04jan 11

Manuel Valls, les 35 heures et le PS

Militants socialistes ! Demandez l’asile politique au Front de Gauche!

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Quelle honte que ce propos de Manuel Valls lorsqu’il propose de remettre en cause les trente-cinq heures ! Honte quant au fond du sujet, bien sûr. Mais aussi par sa désinvolte ignorance du sujet ! Le fond d’abord, bien sûr. La diminution du temps de travail est le fil conducteur de la lutte qui a constitué le salariat en classe sociale revendiquant des droits collectifs. Rien de moins. Valls n’est plus dans cette histoire.

Mais ce qu'il dit tombe à pic pour l'aile la plus dure de la droite dans ce moment. Le "débat" sur ce sujet était en effet bloqué par le ministre Xavier Bertrand, qui n'est pourtant pas un petit saint en la matière et qui a déjà fait beaucoup de mal sur le sujet. La sortie de valls montre qu'il y a une faille dans l'opposition et qu'une partie peut être entrainée sur le terrain ou Copé voulait aller. Dans ce contexte, le propos de Manuel Valls n'est pas une bourde ni une sottise de plus mais un vrai coup de main donné à ce qu'il y a de pire en face de nous dans la majorité gouvernementale de droite.

La diminution du temps de travail est pour les travailleurs le retour sur effort des gains de productivité réalisés grâce à l’intensification du travail et l’élévation technique des procès de production. Quand cette diminution se fait sans perte de salaires cela correspond à une forme de répartition de la richesse entre capital et travail. Entre le début et la fin du vingtième siècle le temps de travail annuel des sociétés européennes a diminué de moitié tout en produisant une prodigieuse augmentation des biens produits. On travaillait trois mille heures par an au début du 20ème siècle, puis autour de deux mille deux cents heures par an dans les années 1950. On en est à mille six cents ou sept cents par an aujourd'hui. La même tendance est observée dans l'ensemble des pays développés. A qui doit revenir ce temps gagné ?  C’est la première fois qu’une personne se réclamant de la gauche, je n’ose pas dire du socialisme ni de son parti officiel, ose proposer que ce soit au capital au détriment du travail. C’est une nouveauté qu’un dirigeant socialiste propose d’annuler une conquête sociale d’un gouvernement socialiste au sein duquel il a travaillé. C’est inouï que ce soit sur un tel thème fondateur de la pensée socialiste. Mais le pire peut-être, compte tenu de l’outrage et de la provocation, c’est que tout cela soit fait sous une forme aussi désinvolte sans le minimum de connaissance technique sur le sujet pour argumenter. J’ai été parlementaire pendant le débat de ces lois sur les trente-cinq heures et j’y ai participé intensément. A l’époque le courant « la gauche socialiste » avait bataillé des années durant au sein du PS pour obtenir l’inscription de cette réforme dans le programme. Notre expert était Gérard Filoche. J’avais déposé avec son aide soixante quinze amendements au texte lors de son passage devant le Sénat. Je mentionne ce fait pour dire qu’une heure de révision de mes fiches m’ont replacé dans l’ambiance du débat d’alors. Comment se fait-il que Valls qui était à l’époque chargé de la communication du gouvernement Jospin ne se souvienne de rien et n’ait pas consacré dix minutes à s’informer du dossier si son intention était de remettre en cause une réforme aussi emblématique ? D’où vient cette désinvolture ?

Je demande que l’on examine attentivement ce qu’il dit ce dimanche 2 janvier 2011 : "Oui, nous devrons déverrouiller les 35 heures qui n'existent déjà plus réellement puisqu'elles ont été mises en cause progressivement depuis 2002" "Cela doit permettre aux Français, pour ceux qui ont la chance d'avoir un emploi, de travailler davantage -deux heures, trois heures…- sans avoir recours forcément aux heures supplémentaires qui ont beaucoup coûté à l'Etat". Tissu de sottises. Il n’existe aucun verrou aux trente-cinq heures. Trente-cinq heures c’est une durée légale. Au-delà on est payé en heures supplémentaires. La possibilité de travailler en heures supplémentaire n’a pas cessé d’être augmentée par la droite depuis le vote de la loi. Le contingent d’heures supplémentaires auquel peut être contraint un travailleur est passé de 130 heures à 220 ! Donc personne n’est jamais empêché de « faire deux ou trois heures de plus » comme l’insinue Valls ! Les français travaillent déjà plus de trente cinq heures en réalité. En moyenne ils travaillent quarante et une heures. C’est donc la rémunération de ces heures supplémentaires qui est en cause d’abord.

La diminution du prix de ces heures supplémentaires est l’obsession de la droite depuis 2003. Quatre lois y ont pourvu ! Jusqu'à l’abjecte loi de Xavier Bertrand en 2008. Je l’ai combattue au Sénat à l’époque et je vous jure que ce Bertrand s’est comporté comme le roi des tartuffes dans ce débat ! Elle a permis de passer tous les salariés aux « forfaits jours » (et non plus seulement les cadres). Elle a surtout ouvert la possibilité de fixer « par accord d'entreprise » le niveau du contingent d'heures supplémentaires et le prix de ces heures supplémentaires à tout juste 10 %, là où le taux légal par défaut est de 25 % pour les 8 premières heures et 50 % au-delà sans oublier les repos compensateurs. On imagine le genre « d’accord d’entreprise » qui permet aux travailleurs d’être d’accord pour être payé moins qu’avant. C’est ce qui s’est fait chez Continental avant que le patron ne ferme quand même la boite après avoir fait suer le burnous.

L’action de gauche ne peut-être de demander qu’on cesse de payer plus cher ces heures supplémentaires au-delà de la durée légale. C’est tout le contraire ! Il faut les renchérir pour que le salarié qui les fait soit mieux payé et que le recours aux heures supplémentaires soit dissuasif pour l’employeur. La phrase de Valls qui dit que les heures supplémentaires « ont beaucoup coûté à l’Etat » oublie de dire pourquoi il en est ainsi. Elle avalise donc la manœuvre de son auteur. Car si ces heures coûtent à l’Etat c’est parce que Nicolas Sarkozy a décidé de faire cadeau des cotisations sociales sur ces heures supplémentaires et de défiscaliser le revenu des travailleurs sur ces heures-là ! Enfin notre rôle à gauche est de lutter pour que la durée maximale de travail hebdomadaire soit raccourcie. Elle est aujourd’hui de 48 heures en France. « L’Europe qui protège » autorise 72 heures si un pays le décide ! Décision prise grâce à l’appui de Nicolas Sarkozy alors que tous ses prédécesseurs l’avaient refusé aux demandeurs, les… « socialistes » anglais ! Plus cette durée maximale légale  est proche de la durée hebdomadaire légale plus il est difficile de recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à l’embauche. Voila la ligne constante de la gauche syndicale et politique depuis plus d’un siècle de luttes sociales. Manuel Valls a  le droit de ne rien savoir sur le sujet. On ne peut pas tout savoir. Mais s’il décide d’entrer dans cette matière, il n’a pas le droit d’arriver, les mains dans les poches, pour proposer de faire du mal à des millions de travailleurs sans s’être même soucié des faits dont il traite !

En fait Manuel Valls est un symptôme révélateur de l’état du PS. Le parti s’est soit disant remis au travail. Et bien pas Valls et combien de dirigeants qui ne connaissent rien à la condition sociale du peuple réel. Ce parti est déserté par ses adhérents. Il n’en reste que 65 000 à jour de cotisations. Moins du tiers d’entre eux se déplace pour aller voter les textes d’un programme dont ils viennent de constater encore une fois qu’il n’engagera aucun de ceux qui sont candidats à être leur représentant dans l’élection présidentielle. A peine un tiers de ses dirigeants se déplace pour aller voter ce programme au conseil national du parti. La semaine de la rentrée, alors qu’un de ses dirigeants candidat déclenche une polémique inouïe, il n’y a pas de bureau national. Mais qu’est-ce que ça change ? Quand il y en a un la première secrétaire elle-même n’y vient pas toujours !

Manuel Valls montre que la décomposition politique de la direction socialiste continue. On pouvait penser qu’après avoir fourni 20 % du gouvernement Sarkozy le contingent des retourneurs de veste était épuisé. Non. Il y a pire. Pire que les opportunistes carriéristes, il y a ceux qui font leur la ligne dominante de la social-démocratie européenne. Elle détruit l’Etat providence qu’elle a créée en endossant les habits de la modernité et du « réformisme ». Papandréou, Strauss-Kahn, Valls, ce sont les faces d’une même réalité. Ce que j’ai démontré dans le livre « Enquête de gauche », réalisé en 2007 avec le journaliste Michel Soudais, est confirmé et amplifié. Le PS est un astre mort. Sans le chantage de ses dirigeants au « vote utile » et leur utilisation cynique du diable lepéniste, les militants et les électeurs viendraient par milliers demander l’asile politique au Front de gauche ! J’annonce à tous ceux qui en ont assez de vivre dans la honte de se demander chaque jour quelle horreur réactionnaire va débiter un de ses dirigeants qu’ils seront accueillis avec amitié au Parti de gauche où ils seraient bien plus utiles qu’à porter les sacoches de cette équipe de tireur dans le dos des travailleurs.

Illustrez mes prochains billets du blog, faites connaitre votre travail d’image ! Comme je vous l’ai annoncé, je propose de devenir les illustrateurs de mes prochains billets à ceux qui ont des images à montrer ! Il s'agit de me faire parvenir, par messagerie électronique, une petite série de photographies qui, selon vous, apportent un regard original, personnel ou tout simplement esthétique sur la vie. Je sélectionnerai ce qui me convient, selon mon humeur et ce que vos images m’auront inspiré de connexions lointaines avec mes thèmes. Car naturellement il n’y a aucune obligation à ce qu’il y ait un lien entre vos photos et mes textes. Vos photographies, vos images,  figureront tout au long d'un des billets, comme je le fais d'habitude avec mes propres clichés et ceux que j’emprunte au hasard de mes passages sur la toile où sont mes amis. Bien entendu, votre participation est bénévole. De mon côté,  je m'engage à ne faire aucun usage commercial de vos clichés et images, cela va de soi. En revanche, vous vous engagez à ne nous communiquer que des photographies dont vous êtes l'auteur et qui sont par conséquent libres de droits. Je les publierai donc sous licence Creative Commons.

Il vous appartiendra de vous assurer, le cas échéant, que toutes les personnes figurant sur les photographies sont informées que ces photographies seront publiées sur mon blog, et qu'elles y consentent librement, sans rémunération d'aucune sorte. Donc mieux vaut éviter les thèmes et sujets non maîtrisés… A noter, cette restriction ne s'applique pas à "l’image d’un groupe de personnes sur un lieu public … à la condition que l’image ne centre pas l’attention sur l’une ou l’autre d’entre elles". Vous devinez que dans tous les cas, nous éliminerons les photographies qui ne respecteraient pas la dignité et l'intimité des sujets photographiés. Je ne prends aucun risque sur ce point. Vous serez crédités pour votre témoignage : votre nom (et éventuellement un lien vers votre blog) apparaîtra en tête du billet où vous aurez été choisis pour illustrer. Format recommandé : Photographies numériques au format JPG (Jpeg), d'un format supérieur à 800×600 pixels, d'un poids n'excédant pas 1,5 Mo. Adresse d'envoi: illustration@jean-luc-melenchon.com


335 commentaires à “Militants socialistes ! Demandez l’asile politique au Front de Gauche!”
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  1. Peska dit :

    Je me demande si au lieu de perdre du temps à taper sur Valls et à reprendre l'argumentation de la campagne de 2007 opposée au "travailler plus pour gagner plus" de Sarkozy, il ne serait pas plus habile de dire :
    - les 35 heures ont-elles profité à tous les salariés ? Ah non ? Et pourquoi ?
    - Combien les 35 heures ont-elles coûté ? A qui cela a-t-il profité ? Et avec l'argent des impôts payés par qui ?
    - Les 35 heures n'ont pas servi à partager des richesses crées mais la productivité des salariés. Au profit de qui ?
    - Alors, profitons de cette énormité de Valls pour faire campagne sur l'augmentation des richesses et sur sa juste répartition. Ainsi, nous tisserons ensemble durée du travail, emploi, pouvoir d'achat, retraites et sécurité sociale.
    Attention aux panneaux. Attention de ne pas servir de faire valoir à la droite qui va nous resservir les mêmes thèmes.
    PS : Personnellement, je ne perds jamais de vue que l'approche du pouvoir d'achat et de la durée du travail dans la perspective de la croissance retrouvée, de la production imbécile d'objets inutiles, du gaspillage, du pillage de ressources et d'essoufflement de la planète est une mauvaise perspective. Je regrette que Jean-Luc Mélenchon ait déjà oublié son formidable discours lors du Forum Écologique du PG du Sénat.
    Jean-Luc Mélenchon, j'aimerais que tu sois là où l'on ne t'attend pas.

  2. Descartes dit :

    @Gilbert Duroux (#92)

    Il y a une chose que n'a toujours pas compris certain "philosophe", c'est que la diminution du temps de travail ne s'oppose pas aux augmentations de salaires. Les 35 heures, c'est la durée légale. Rien n'empêche d'en faire plus, et c'est même théoriquement plus avantageux pour le salarié puisque qu'au delà de 35, c'est des heures supplémentaires majorées.

    Le certain "philosophe" reste en effet perplexe. Tu dis toi même qu'on a le choix: on peut travailler 35 heures (la durée légale), et alors on a le salaire de base, ou alors on choisit de travailler plus, et le salaire augmente. En d'autres termes, on peut avoir les 35 heures ou le complément de salaire, mais on ne peut avoir les deux. La diminution du temps de travail s'oppose donc bien à l'augmentation de salaire...

    C'est d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon qui le dit, pas moi: il s'agit de repartir "le retour sur effort des gains de productivité réalisés grâce à l’intensification du travail et l’élévation technique des procès de production". On peut toucher ce retour sous forme de réduction du temps de travail ou sous forme salariale (ou sous un mélange des deux). Mais on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre...

    @jean ai marre (#94)

    On peut constater que dans d'autres pays, qui ont diminués le temps de travail pour tts les catégories, le taux de chômage a baissé.

    Pourrait-on avoir un exemple ? Une référence statistique ? Parce que je ne vois pas très bien quels sont ces "autres pays" auxquels tu fais référence. Tu parles de l'Allemagne, mais je ne vois pas d'où tu sorts que le chômage a baissé comme conséquence de la réduction du temps de travail.

  3. Descartes dit :

    @argeles39 (#98)

    La réduction du temps de travail n’a jamais provoqué de stagnation, elle s’est, au contraire, toujours accompagné de gains de productivité sans cesse croissants. C’est toujours le cas.

    L'un n'empêche pas l'autre. Les "gains de productivité" peuvent se faire dans un contexte de stagnation. Et l'histoire économique montre que les réductions du temps de travail (celles de 1936 et de 1999, sans aller plus loin) ont eu des effets plutôt négatifs sur la croissance, tant du point de vue de l'offre que de la demande.

    Si on ne partage pas le travail et les richesses, on accepte qu’une partie sans cesse croissante de nos concitoyens soit sans travail, à fortiori dans le cadre néolibéral du libre échangisme.

    Tu trouveras sur mon blog (ici) une réfutation de cette idée malthusienne. Le partage du travail, n'en déplaise aux chrétiens sociaux, n'améliore pas l'emploi.

    A mon sens il faut passer aux 32 heures mais avec une reconquête du tissu industriel et agricole et en augmentant les salaires pour donner du pouvoir d'achat.

    Rends toi compte du non-sens que cela est du point de vue économique: à un moment où le coût pour éduquer et former un travailleur explose du fait des besoins de plus en plus pointus, tu voudrais que toute cette compétence ne soit utilisée que 32 heures par semaine (et sur une quarantaine d'années au mieux...) ? Et en plus en augmentant les salaires ?

    Oui, il faut une rupture. Une rupture qui permette de travailler plus en travaillant mieux. Et qu'on arrête de croire que seul le loisir a une valeur, et que moins on travaille, mieux on se porte... Osons poser la question de fonds: pourquoi faudrait-il faire du "travailler moins" un idéal ?

  4. Stéphane dit :

    Monsieur,

    j'ai eu l'occasion de vous écouter ce matin sur France Inter.

    Étant pourtant de gauche, je désapprouve votre point de vue sur la réduction du temps de travail. Le fait est, la France souffre du manque de compétitivité engendré par les 35 heures, car nous savons tous que les 35 heures n'ont pas créés d'emplois, mais simplement forcés les salariés à produire autant qu'avant en 4 heures de moins.

    Au lieu de chercher des solutions éphémères telles que des avantages fiscaux aux entreprises, pourquoi ne pas chercher à améliorer la productivité des travailleurs français de telle manière à ce qu'ils soient compétitifs face au marché du travail asiatique ?

    Je tiens a préciser que je suis moi-même un "Français de l'étranger". J'ai quitté mon pays il y a de cela maintenant bientôt quatre ans, et quand j'entends tout ce que j'entends, ça ne me donne vraiment pas envie de rentrer...

    Salutations,
    Stéphane

  5. MuyFifi dit :

    Jean-Luc,

    Je vous ai écouté attentivement ce matin sur France Inter et j'ai une fois de plus apprécié le fonds et la forme de vos propos. Ca fait du bien à entendre ça donne envie d'espérer.

    J'ai cependant envie de réagir sur Cuba. Dictature ou pas dictature à la sud américaine mais pouvoir despotique ça sûrement ("le despotisme est un gouvernement qui ne respecte pas les libertés des individus et dont le principe est la crainte" - Montesquieu).
    J'ai eu la chance d'aler à Cuba il y a quelques années. Le moins que l'on puisse dire en constatant l'état de délabrement général des villes et des campagnes, en discutant avec des cubains de leur vie au quotidien... c'est que la priorité actuelle du pouvoir politique n'est ni le bien être ni la liberté du peuple... Un peuple admirable d'humanité malgré toutes les privations et les menaces...

    Un petit bouquin que j'ai trouvé fort instructif "Mes Années Cuba" Eduardo Manet (Livre de Poche) par un des acteurs du gouvernement révolutionnaire.

    Bonne Année 2011 à vous et à tous les visiteurs du blog.

  6. JIEL dit :

    Après les propos de M.Aubry sur les retraites, maintenant Valls sur les 35 heures. Pour moi le PS est définitivement rangé au même niveau que l'UMP et je ne voterai plus jamais pour eux.
    2012 ce sera J-L Mélenchon ou personne !

  7. Antoine dit :

    @Descartes

    Et l'histoire économique montre que les réductions du temps de travail (celles de 1936 et de 1999, sans aller plus loin) ont eu des effets plutôt négatifs sur la croissance, tant du point de vue de l'offre que de la demande.

    Corrélation n'est pas causalité.

    Osons poser la question de fonds: pourquoi faudrait-il faire du "travailler moins" un idéal ?

    Il y a deux insuffisances dans cette question :

    - Il ne s'agit pas du travail, mais de la nécessité de travailler pour gagner sa vie. Chacun est libre d'occuper son temps (soi-disant "non-travaillé" !) comme il l'entend, y compris à du travail "économiquement productif" (ce qui inclut les activités ménagères, etc.). Ce qui est en question, c'est la norme de quantité de travail donnant droit à une rémunération "entière" (une unité de salaire, et là on voit un deuxième très gros problème qui est l'immense variabilité des rémunérations) : c'est donc bien une question règlementaire et légale, pas un questionnement existentiel et philosophique.

    - Il y a plusieurs genres de "travail", et il est évident que là où une partie de la population peut trouver du plaisir et de l'intérêt (extra-financier) à exercer son activité professionnelle, ce n'est pas le cas de larges franges de la population qui sont contraintes à exercer des travaux extrêmement inintéressants voire pénibles. Il faut rappeler la distinction faite par Hannah Arendt entre travail (labeur) et oeuvre. L'ouvrier, traditionnellement, semble (?) avoir été du côté de l'oeuvre, mais la révolution industrielle l'a fait basculer du côté du labeur (du prolétariat, dont une des caractéristiques d'après Stiegler est de priver le travailleur de ses savoir-faire, qui sont source du plaisir de travailler).

  8. michel samson AET 49 dit :

    ça commence a me gonfler.
    Un peu d'histoire.
    Le PS. Gaston de la Cannebière a fait en 1969 5% à la présidentielle (déjà droito-centriste)
    Je n'ai jamais voté pour le sphynx; je lui reprochais les guillotinages de son ministère de l'intérieur (époque Algérie).
    Être au PS, la seule définition réelle était d'etre d'abord anti-coco. Après, dans la F C P E (ma seule carte en son temps) je me suis rendu compte que c'étaient des guignols pour qui paraitre était être. Ces feignants passaient leur temps en combines pour virer tel département qui n'avaient pas l'heur de leur plaire au c a. Rien sur le fond que de la forme mais ces feignasses n'avaient même pas fini leur cours de com "pour les nuls".
    Après le 10 mai nous n'étions pas beaucoup a dire mais mais mais... Taisez vous ils sont là pour nous... laissez leur le temps.
    On a vu la suite...le grand ministère de l'éducation nle enterré avec le ministre qui allait bien... de reculades en reculades sur la laïcité...le voile... zut.
    J'avais vendu le programme commun et j'ai gardé la barbe en disant que je la raserai quand la gauche serait au pouvoir; mon boss de l'époque (résistant et 2éme DB) m'a dit "tu pourras t'en faire un slip avant que ca arrive".
    C'est vrai que le 10 mai 81 je ne l'ai pas coupée en disant "ça la gauche ? ce n'est que des opportunistes mangeurs de caviar".
    La droite, ces gens là ne sont pas des ânes, ils sont élus pour casser toutes les avancées sociales de notre pays, mensonges, cynisme, pognon et s'ils perdent leur fric ils pleurent comme des gamins qui ont perdu leur bille pour que le bon peuple paie leurs avidité qué se vayan....
    Les diseux. Fidèle de ce blog j'en ai ras le bol de ces intellos, on croirait entendre ces socialos de 81 tout expliquer pour mieux nous enfumer. J'aime bien ce blog mais j'aimerais un jour avoir tout le monde visu pour savoir "qui pue des pieds".
    En bon laïc je suis maintenant pour la rémission des péchés de Jean-Luc Mélenchon (passé Ps).
    A+ sans dout car le chemin sera long...

  9. Jonathan L. dit :

    @ jpduf [96]: Tu pense vraiment que l'intervention de ce matin (ou une autre?) montrait que notre cher Jean-Luc Mélenchon pourrait freiner son parti à l'arrivé? Chacun des (ou presque) pièges tarabiscotés du "journaliste" ont été évités et retourné contre l'assaillant, et tout particulièrement avec les question trop ouvertes pour des sujets pourtant bien précis et clarifiés à contre-coeur par les chiens des médiacrates lorsque l'évidence même, la réalité, les poussent à accepter que ça fait parti de leur devoirs. (comprenne qui voudra :)) Ne perd pas espoir cher ami car Jean-Luc Mélenchon est certes pour le moment presque seul sur la scène "médiatique" qu'on lui impose de facto (mais comme il l'explique très bien, personne ne l'oblige à quoi que ce soit) il n'empêche que, lorsque le FdG aura continué de prendre de l'importance, les autres talents du FdG seront également appelés à disserter avec les thèmes sur lesquelles ils brillent de par leur pertinence et le coeur qu'ils mettent à faire connaître les attitudes citoyennes à adopter impérativement.

    @ Descartes [103 ; 106] : C'est toujours agréable de te lire tant tu n'avance rien sans élément concret. Pas toujours explicité mais concret avant tout. Il semblerai malgré tout que tu ai de base reçu ou glaner un enseignement qui t'incite à penser que l'homme, sans entrer dans la problématique philosophique que ça appel, n'est pas avant tout orienté par son flair sensible et curieux.
    J'évoque cette impression car d'une part tu semble réfuter que travailler moins n'est pas un idéal souhaitable, et parce qu'elle révèle un fait social très récent et propre à notre époque abrutie de trop de "biaiseries" sophistes: nous, le peuple, sommes considérés tel des bêtes de somme dociles mais bornées, influençable via leur émotions. À l'heure où tous converge vers l'automatisation du travail dans tout les secteurs c'est un mouvement naturel que d'aspirer à l'utile, au simple, mais en rejetant toute...

  10. argeles39 dit :

    @ Descartes # 103

    J'ai bien compris ta position, ce n'est pas la première fois que tu la défends (de mémoire nous avons déjà eu des échanges sur ce thème, ici et/ou sur ton blog).
    Je suis parfois d'accord avec tes analyses (ton dernier billet sur ton blog au sujet de la démocratie directe, j'en partage l'essentiel) mais sur ce coup là on a une vraie divergence de vue. Mais passons, ce n'est pas très important.
    En revanche il y a une question que je pose dans le précédent post à laquelle tu ne réponds pas :
    Si on ne partage pas le travail et les richesses, on accepte qu’une partie sans cesse croissante de nos concitoyens soit sans travail, à fortiori dans le cadre néolibéral du libre échangisme.
    Alors qu’elle solution pour les exclus du travail, RSA et restaurants du cœur ?

    A moins que tu considères qu’augmenter la durée légale du travail soit une solution pour aller vers le plein emploi?

  11. 4 Août dit :

    @ 104
    Stéphane dit:
    5 janvier 2011 à 17h04

    Au lieu de chercher des solutions éphémères telles que des avantages fiscaux aux entreprises, pourquoi ne pas chercher à améliorer la productivité des travailleurs français de telle manière à ce qu'ils soient compétitifs face au marché du travail asiatique ?

    Vous vous dites "de gauche", mais vous utilisez les éléments de langage de l'UMP. Enfin passons.
    Pour être "compétitifs" face aux Chinois, il faudrait, à la louche, fournir 30 fois plus de travail (à 1500€ + charges) qu'un Chinois à 100€. On fait comment ?

  12. Gavroche dit :

    Mr Descartes

    Le problème dans votre beau discours du "travailler ++", c'est qu'il est tout simplement faux car non-vécu par des millions de travailleurs. Par contre la carotte devant au 1er janvier et derrière à la St Sylvestre, ça c'est une réalité que nous vivons tous les jours. En fait le slogan devrait plutôt être "travailler + pour gagner pareil voire moins". La fameuse argumentation simpliste comme quoi le travail n'est pas un gâteau que l'on se partage - et qui est utilisé à tour de bras par les néo-libéraux - ne fonctionne plus. Il va falloir trouver une argumentation plus pertinente.

    Je vous concède que ce n'est pas sur un blog que l'on peut débattre d'un problème aussi complexe que la répartition du temps de travail, mais SVP ne tirez le diable par la queue !

    Enfin, si vous pensez que le salut de l'homme ne peut s'exprimer qu'au travers de la valeur travail en oubliant tout le reste (la famille, l'école, les arts, les sciences, etc.), je pense que vous feriez mieux de prendre de suite votre carte de l'UMP. Personnellement, je préfère consacrer un peu plus de temps à tout le reste sans essayer de me gaver par tous les moyens pour je ne sais quel intérêt bassement matériel. Je veux tout simplement un toit pour m'abriter et faire manger ma petite famille à sa faim. Seulement, force est de constater que depuis 8 ans, j'ai de plus en plus de mal à joindre les deux bouts pour un travail de plus en plus important et stressant.

    Ce monde là n'est pas une fatalité, il est la résultante d'un système basique de vases communicants et du "vouloir toujours plus" pour sa petite personne alors que l'on est bientôt sept...

  13. Descartes dit :

    @Antoine (#107)

    Corrélation n'est pas causalité.

    C'est vrai. Mais dans le cas de la réduction du temps de travail, l'effet sur la croissance n'est pas une simple corrélation, puisqu'on peut décrire le mécanisme par lequel l'effet se produit, qui est la modération salariale d'un côté (donc une réduction de la demande) et l'effet à la baisse sur la productivité (qui est un effet sur l'offre).

    Quant à la question de fonds sur le travail, il faut effectivement savoir de quoi on parle. Le travail implique d'abord une activité obligatoire (que ce soit légalement ou économiquement). Un plaisancier aura beau faire objectivement les mêmes gestes qu'un matelot, l'un travaillera et l'autre pas.

    Les catégories de "labeur" et "œuvre" auxquelles tu fais référence me semblent esquiver un élément essentiel dans le travail, qui est sa valeur sociale. Un travail à priori désagréable, pénible et même dangereux peut être source de plaisir du fait de sa valeur et de son contenu social. Prends par exemple les mineurs. Difficile d'imaginer un travail plus pénible, plus désagréable, plus dangereux. On est là dans le "labeur" dans toute sa magnificence. Et pourtant, le mineur est l'un des travailleurs qui s'est le plus battu pour pouvoir continuer à exercer son métier, et dont la reconversion a été psychologiquement la plus difficile. Comment expliquer à partir de la description de Anna Harendt que l'on puisse être attaché à un tel métier ?

    Le travail est en plus d'un fait économique un fait social. Le travail est l'élément structurant des rapports sociaux. C'est à cette aune aussi que la question du temps de travail doit être considéré.

    @argeles39 (#110)

    A moins que tu considères qu’augmenter la durée légale du travail soit une solution pour aller vers le plein emploi?

    Bien sur que non! Si l'on veut aller vers le plein emploi, c'est la politique industrielle qu'il faut considérer.

  14. Sitting Bull dit :

    Oh! Manu! Caisse tu dis là? Qu'avec le salaire garanti et les protections sociales (qui nous restent encore!) on ne pourra pas battre la Chine et l'Inde sur leur propre terrain? "Travailler plus pour gagner moins"?...pour ceux qui "ont de la chance" d'avoir un travail comme tu le précises élégamment sur les antennes d'Europe 1.
    Encore une fois, au risque de rabâcher, the solution demeure le rétablissement de l'esclavage! Allez, qui va se jeter tête baissée dans cette voie? Strauss-Kahn peut-être?

    Comme il a été dit dans plusieurs des commentaires précédents, c'est des mecs qu'ont jamais bossé qui avancent des inepties pareilles... ils ne voient que la "grandeur de la France"... pas la souffrance des Français qui bossent avec une pelle, sur une chaîne de montage, aux caisses des super-marchés, au volant de leur camion, dans un central téléphonique, sur une table de coulée, dans une boîte esclavagiste de nettoyage, à la traite des vaches, dans une usine de l'agro alimentaire...et la liste est encore longue!

    Marre de voir que ce sont ces gens là qui paient au Portugal, en Grèce, en Irlande (et même chez nous!) pour renflouer des putains d'actionnaires et de financiers véreux qui ont mis à terre le système bancaire...alors, oui, il faut que ça s'arrête. virons-les tous!

  15. marj dit :

    La diminution du temps de travail n'a cessé au cours du siècle car l'augmentation de la productivité a été immense
    Nous travaillons moins mais nous produisons beaucoup plus, comme l'a expliqué Mélenchon: les richesses crées et amassées sont énormes et nous pouvons effectivement gagner plus et travailler moins ("c'est pas parce que les patrons disent l'inverse que c'est vrai"!dixit le même Mélenchon)
    D'autre part, l'organisation du travail, les concentrations et la mécanisation visent automatiquement à baisser les besoins en main d'oeuvre, c'est une des contradictions du système capitaliste : diminuer la main d'oeuvre car elle est "coûteuse" alors qu'en même temps, c'est le travail humain qui créé les richesses et fournit la plue value d'ou la baisse tendancielle du taux de profit (Marx). Pour lutter contre, les capitalistes jouent sur l'intensité du travail, l'allongement de sa durée (réforme des retraites ou remise en cause du temps hebdomadaire de travail par ex) ou même la réduction simple du salaire..et je rajoute la spéculation. Pour autant, loin de régler les problèmes, ceci entretient la crise car moins de pouvoir d'achat entraîne la baisse de la consommation (compensée temporairement par l'usage débridé du crédit) et alimente une armée de chômeurs...tandis que la finance prospère, se déconnecte de la réalité jusqu'au prochain krach (qui viendra) et qui sait la prochaine guerre ? A moins que...nous nous réveillions...

    Car, par ailleurs, le travail est nécessaire à l'épanouissement de l'être humain, il permet au citoyen de se réaliser en contribuant aussi au développement de la société...mais cela nécessite de bonnes conditions de travail, avec du temps libre pour faire autre chose (loisirs, famille, culture, associations etc) et surtout la possibilité de donner du SENS à ce que l'on fait. Or, l'organisation actuelle du travail, la violence du système font que de moins en moins de gens donnent sens à ce...

  16. Antoine dit :

    @Descartes

    Le travail implique d'abord une activité obligatoire (que ce soit légalement ou économiquement). Un plaisancier aura beau faire objectivement les mêmes gestes qu'un matelot, l'un travaillera et l'autre pas.

    Il n'y a pas d'obligation stricte (enfin, pas dans une situation non-despotique). Il y a des contraintes que l'on peut faire bouger (et qui bougent d'ailleurs sans nous : cf. l'exemple de la photographie cité plus haut, ou bien l'informatique avec le logiciel libre). L'obligation vécue à travailler est en réalité une contrainte (à la fois carotte et bâton, selon le mécanisme des affects) pour "gagner sa vie". Frédéric Lordon explique cela très bien dans Capitalisme, Désir et Servitude (excellent bouquin, vraiment). D'où la question du revenu universel, qui pourrait (?) permettre de relâcher la containte.

    Les catégories de "labeur" et "œuvre" auxquelles tu fais référence me semblent esquiver un élément essentiel dans le travail, qui est sa valeur sociale. Un travail à priori désagréable, pénible et même dangereux peut être source de plaisir du fait de sa valeur et de son contenu social.

    Tout à fait, mais il faut séparer 1) le travail comme activité générale, et 2) la nécessité ou contrainte d'exercer un certain type de travail, durant une certaine durée, pour vivre décemment.
    On peut être pompier volontaire et en tirer un certain plaisir, voire une certaine fierté. Ce n'est pas la même chose que d'être réduit à risquer sa vie pour la gagner.

    Ensuite, la valeur et le contenu social d'une activité sont le produit de conventions valides à un instant donné dans un milieu donné. Ces conventions ne sont pas "naturelles" : le système éducatif et politique du XIXè siècle organisait le patriotisme (sa valeur sociale), ce qui a permis que des millions de soldats acceptent d'aller se faire tuer en 14-18.

  17. rachid dit :

    Tiens ce n'est pas dans l'agenda et je viens de tomber par hasard sur jean luc mélanchon qui va démarrer une interview sur europe 1 :-)

  18. Lyendith dit :

    Concernant la réduction du temps de travail…
    Une question : à quoi sert d'améliorer la productivité si ça n'a aucune incidence sur la charge de travail nécessaire ? Et pourquoi considérer qu'il n'y a pas de vie en dehors du travail autre que les «loisirs» et la télé ?
    Ah oui ! La compétitivité puisque les Chinois sont en pleine croissance, il faut s'abaisser à leurs normes sociales pour rester com-pé-ti-tif ! Mais la croissance ne reviendra plus chez nous, quelque soit la politique économique alors il serait temps de sortir de cette foutue logique de «croissance» et de «compétitivité», sans quoi on reste dans la même logique productiviste, de gauche ou pas.
    Produire beaucoup… pour quoi ? Pour être compétitif… pour quoi ? Pour pouvoir produire plus… pour quoi ? Pour rester compétitif… pour quoi ? Pour pouvoir produire encore plus.
    Pourquoi réduire le temps de travail donc ? Pour briser cette logique précisément. Pour moi la croissance ne doit être qu'une étape.
    C'est aussi pour ça que je suis favorable au revenu d'existence, attribué à tous ceux qui en feraient la demande. Niveau financement ? Disons 1200€ x ~50M de personnes «financièrement autonomes», ça fait dans les 60 milliards € ; auxquels ils faut enlever toutes les allocations qui deviendraient de facto inutiles, ainsi que les frais administratifs économisés. Ça réduit pas mal la facture.
    En dehors de ça, on travaillerait le nombre d'heures qu'on veut, le nombre d'années qu'on veut.
    Bien sûr de la richesse devrait toujours être produite pour pouvoir continuer à financer le revenu, MAIS le chômage ne serait plus synonyme de m**** financière. Plus besoin donc d'accepter des emplois chiants et inutiles, et par extension de créer de tels emplois.
    Il y a bien sûr un pari : que les gens continueraient à travailler non pas pour avoir une aumône à la fin du mois mais parce qu'ils en ont envie. Au final ça serait tout bénef.

  19. rachid dit :

    Bonjour monsieur Mélanchon,

    Il a eu la main un peu lourde Nicolas Demorand il y a 5 minutes sur Europe 1 : "Vous n'avez jamais été élu au suffrage direct ". Les journalistes sont de plus en plus ignorants. Vous vous êtes pas mal énervé !
    Ca va encore faire un sacré buzz.

  20. janba dit :

    je viens d'écouter l'émission sur Europe 1 et je dis avec force : Honte à N. Demorand !

  21. jean ai marre dit :

    @ 102 Descartes

    " Pourrait-on avoir un exemple ? Une référence statistique ? Parce que je ne vois pas très bien quels sont ces "autres pays" auxquels tu fais référence. Tu parles de l'Allemagne, mais je ne vois pas d'où tu sorts que le chômage a baissé comme conséquence de la réduction du temps de travail."

    On peut constater que dans d'autres pays, qui ont diminués le temps de travail pour tts les catégories, le taux de chômage a baissé.
    Faut aller voir sur : http://stats.oecd.org/Index.aspx?DatasetCode=ANHRS (durée annuelle, et sur la page suivante, durée hebdomadaire)
    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&plugin=1&language=fr&pcode=teilm020
    Fondation européenne :Enquête sur les options pour l'emploi de l'avenir dans 15 Etats
    http://www.eurofound.europa.eu/pubdocs/2001/58/fr/1/ef0158fr.pdf

    Bonne lecture.

  22. patrick18 dit :

    Jean-Luc tu est l'homme qu'il nous faut, le monde marche sur la tète et tu te bas pour une justice humaine.
    Merci et beaucoup de personnes sont avec toi et derrière toi. Ne nous lâche pas stp.

  23. Greg dit :

    Je viens d'écouter JL Mélenchon sur Europe 1 avec Nicolas Demorand il y a 10 minutes.
    Je suis écoeurer, Demorand a fait ce qu'il avait en tête, c'est à dire rechercher l'affrontement avec Mélenchon.
    La fin du débat est particulièrement chaude entre les deux hommes.

    On va encore voir à la télé que Mélenchon est contre les journalistes, qu'il les détestent, parce que à mon avis on va en entendre parler. J'espère me tromper.

    Je crois que cet ingrat de Demorand à manquer de respect à JL Mélenchon (car c'est bien de ça dont il s'agit), pour la raison que ce dernier lui avait fait la critique des médias en général sur la division de la classe sociale la plus importante en France, c'est à dire le salariat, (actifs, chomeurs, retraités= 40 à 42 millions) et qu'il en rendait les médias en partie responsable.

    JL Mélenchon répondait à la question de Demorand qui se demandait pourquoi le milieu populaire étaient si divisé politiquement.

    Demorand ne l'a pas supporté, c'est trop pour lui le pauvre, il fallait qu'il défende sa caste pourri de médias dominants.
    Je suis dé-gou-té.

    Total soutient à Mélenchon.

  24. marj dit :

    Comparer des temps de travail n'a aucun sens si on ne prend pas en compte le taux de productivité et le taux d'emploi...
    Il vaut mieux travailler moins mais tous et mieux !
    D'autre part, pour garder son taux de profit, le capital a tendance à rattrapper la baisse du temps de travail par l'augmentation de la productivité pour éviter d'augmenter le coût du travail, comme la hausse des salaires par l'inflation...

  25. Fabienne dit :

    Tenez bon Monsieur Mélenchon, Vous avez tout a fait raison concernant la manipulation de l'opinion par les medias nationales qui sont les reines des petites phrases condescendantes et méprisantes dès qu'il est question des partis de gauche, de l'expression de leurs idées ou de leur fonctionnement. Nous ne sommes pas dupes.
    J'aime votre discours clair, vrai, honnête, et humain. une valeur qui disparait.
    Ce soir vous avez un peu donné prise à leur provocation. Ils cherchent a vous déstabiliser pour vous decridibiliser par votre attitude parce que c'est tout ce qu'ils peuvent faire face à votre discours et les flagrantes vérités que vous dites. .. gardez cette hauteur qui vous va bien
    et merci d'exister.

  26. Lejeun dit :

    Arrêtez de jeter des fleurs au camarade Mélenchon. Il n'en a pas besoin.
    Le mieux que vous avez à faire pour le soutenir est de vous battre sur votre lieu de travail, d'adhérer au PG....

  27. Fred Barbosa dit :

    Je viens d'écouter l'intervention de Mr Mélenchon sur Europe 1. Demorand a été odieux. Avec son petit sourire narquois il a essayé de prendre Mr Mélenchon de haut. Manque de pot, Mr Mélenchon a sérieusement chauffé la pièce a la fin de l'émission.
    2011, année de la castagne on vous dit.

  28. patrick18 dit :

    Je viens de voir la video sur Europe 1 avec l'autre idiot de journaliste de Demorand. Ce journaliste se prend pas pour une m****.
    Chapeau Jean-Luc.

  29. FREECHTI dit :

    toutes ces interventions sont très éclairantes pour moi qui n'ai pas fait beaucoup d'études (ouvrier spécialisé avec un CEP et un CAP)
    quelles richesses dans les réflexions et quelle humilité constructive de tout un chacun autour de Jean-Luc Mélenchon et de ce qu'il défend et représente,merci à toutes et tous !
    mais...........passée cette satisfaction intellectuelle de ne plus se retrouver seul dans mes positionnements,un intervenant a retenu mon attention et me fait craindre le feu de paille en 2012..........
    Notre ami Jean-Luc Mélenchon est très brillant et charismatique,et je crois en sa probité intellectuelle mais ne faudrait-il que l'équipe qui est autour de lui puisse se faire mieux et plus identifier,au risque de faire passer son combat pour le combat d'un homme seul ?cela ne risque t il pas de faire le jeu d'une certaine presse ?

    d’autre part sur le faux débat des 35 heures là comme sur les retraites dans lequel le clergé de la sainte finance essaie de mettre la famille de gauche en contradiction,je pense qu'il faut revenir sur des questions fondamentales de société donc de principe : travailler pour qui et pourquoi ?
    l’humanité peut elle s'émanciper dans la marchandisation jusqu'à l'individu ?
    35heures ou 60 ans,le problème n'est il pas de pouvoir s'arrêter de travailler autant qu'on veut et quand on veut avec un minimum décent pour vivre dans la dignité dans un monde possédant les ressources nécessaires par une production et une consommation raisonnées adaptées à des besoins réels et vitaux?

    la révolution citoyenne se fait dans les têtes,pour moi les positions du PG sont euro compatibles dans la mesure elles mèneront à l'universalité des valeurs républicaines héritières des lumières qui ont largement débordé les frontières nationales en leur temps
    ce point me parait important le diable étant dans le détail, si l'on veut rallier à nous tous les progressistes de gauche pour gagner cette révolution citoyenne,il faudra devienne aussi un...

  30. cvnes dit :

    Je suis de ceux qui ont fait parti des négociations des 35 heures dans une grande entreprise, lors de leur mise en œuvre. Ce fut un combat acharné. C'est accord dans un premier temps a incontestablement été bien accueilli par l'ensemble des salariés. Mais comme tout acquis, il arrive que les salariés oublient de lutter pour maintenir la portée de celui-ci, l'améliorer. Le patronat n'a eu de cesse de tenter de récupérer cet acquis (même imparfait), tant en emploi, qu'en modification de "process" de production ou de services. (évolution de la financiarisation des entreprises) Or les salariés ont des cultures d'entreprises. Il leur est parfois difficile (à juste raison) d'accepter des modifications alors que ce sont ces cultures ouvrières qui ont créé les richesses de ces entreprises.
    En fait, il semble que trois problèmes sont liés au temps de travail si nous voulons l'aborder convenablement
    1/ le temps de travail légal (soit les 35 heures actuellement)
    2/ le durée du temps de travail "continu" (comprenant nb de jours travaillés à la suite, le nb d'heures/semaine, les heures supplémentaires, etc.)
    3/ Le temps que je qualifie "hors travail" qui doit aussi être l'objet d'une attention particulière, et qui s'il dépend pour beaucoup du pouvoir d'achat, ne peut pas être seulement un espace de consommation.
    De plus le contenu du travail, son objet, la santé au travail, sa finalité doivent aussi entrer dans notre réflexion, sinon le temps de travail réel ou légal se vide en grande partie de sens.
    Cela demande une autre répartition capital-travail, mais évidemment aussi penser l'organisation de la société différemment.
    C'est pour cela que j'assimile la déclaration de Manuel Valls, comme une guerre au salariat en nous culpabilisant. Elle s'apparente à "travaille et tais-toi.". En plus viennent les lois liberticides et contraignantes pour tenter de nous empêcher de vivre debout,

  31. Jakar dit :

    Je viens de voir la séquence Mélenchon/Demorand sur Europe 1, et ce qui s'est passé est juste scandaleux !
    On voyait clairement qu'il voulait en découdre avec Jean-Luc Mélenchon, moi qui pensais que ce type était un homme cultivé et intelligent, en fait il ne sait même pas que les députés européens sont élus au suffrage universel direct. Heureusement qu'il n'est que journaliste politique...
    Et dire que ce sont ces gens qui ont pour mission de nous fournir une information claire et objective, ça montre le niveau.

  32. Sophie-PG44 dit :

    Je viens de voir la vidéo de l'émission avec N.Demorand, que je ne pouvais déjà plus supporter depuis longtemps, Mais que font des types aussi méprisants au micros de stations nationales ! Il est la preuve (s'il en fallait encore une) que tous ces médias n'ont plus aucune valeur et se discréditent en voulant faire du spectacle grâce à des journalistes aussi imbéciles qu'incompétents !
    Je suis révoltée ! Bravo Jean-Luc d'avoir résisté à ce roquet !

  33. vicmarnin dit :

    Voila l'accueil réservé à un homme politique qui titille,trop à leur goût, les journalistes.
    Dirait-il si vrai pour provoquer de telles manières?
    http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/L-interview-d-Europe-1-Soir/Videos/Melenchon-DSK-represente-si-mal-la-gauche-361805
    Quel scandale!
    Qu'ils s'en aillent tous !
    2011 sera véritablement l'année de la castagne !
    Tous derrière Mélenchon et changeons cette société pourrie et malodorante de fric !

  34. JCR dit :

    Bonsoir,
    Demorand est allé trop loin. Il a été totalement discourtois. Cela est inadmissible. Vous avez trés bien répliqué, il n'a pas fait le poid ! Je ne partage pas vos idées. Je suis plutôt de droite, mais vos propos m'ont interpellé, et je suis séduit par votre franc parler qui n'a rien de populiste mais qui pose de vraies questions dans une France où nous devons tous nous préoccuper du volet social, et de la place de l'Homme.
    Bien à vous.

  35. Yves Resse dit :

    Ce ne sont plus des journalistes !
    Ce sont des amuseurs ou animateurs, on sent bien que l'intérêt est dans le spectacle (voir les gesticulations), pas dans l'information.

  36. cvnes dit :

    Comme bien d'autres, je viens de regarder la vidéo du 18/20 d'Europe 1. Mr.Demorand vise peut-être le journal de TF1 ? Quel mépris pour un élu du peuple ! Mais quand vous n'êtes qu'un médiocre, à défaut d'intelligence, il faut montrer toute son allégeance à ceux qui le paye. La vacuité, d'un cerveau flasque. Surement, les paroles de Jean Luc Mélenchon pleines d'humanité, de respect, de dignité pour ceux qui souffrent et luttent lui étaient insupportable. C'est ce qui a coup sur à fait peur à ce bon "larbin" de l'idéologie dominante. Radio MEDEF

  37. CNR dit :

    La nouvelle est de taille même si elle n'est peut-être pas majeure. La CGT et Bernard Thibault en tête n'assistera pas à la mascarade Elyséenne des voeux. Cet acte symbolique fera chaud au coeur des syndiqués ou non qui se sont mobilisés pendant des mois contre la réforme des retraites de ce pouvoir libéral qui piétine sans vergogne jour après jour les acquis sociaux, continue de démanteler les services publics, divise le peuple, ruine le pays. Les autres syndicats y participeront, c'est malheureusement regrettable mais pas étonnant.

  38. Jean-François dit :

    Je viens de visionner ce soir les 2 émissions de la journée (France Inter ce matin et Europe 1 avec N. Demorand ce soir) et çà fait un bien fou d'entendre le camarade Mélenchon ! Enfin quelqu'un qui est en capacité de secouer toute la gauche... et de moucher tous ces nantis qui nous méprisent... et ce, malgré les coups bas (les journalistes ne sont pas les seuls à les donner, évidemment).

    Pour moi, c'est très clair : tu es le candidat naturel pour porter les couleurs du Front de Gauche aux élections de 2012. "Y'a pas photo" comme on dit. Et pourtant, je suis un petit élu local PCF, en Limousin. Ici, nous avons réussit à faire l'unité PG - PCF - NPA et Alter écolos pour les élections régionales. Au delà du beau résultat que nous avons ainsi obtenu, un véritable espoir d'une autre politique est vraiment né. La donne est en train de changer...

    Je fais partie de ceux qui aspirent maintenant (et se battent pour) l'idée de construire, ensemble, une nouvelle force politique commune, capable d'être devant le PS. Une confédération (comme l'ANC) ou un mouvement (appelons-la comme on veut), regroupant les partis de la "vrai gauche", des associations progressistes et des citoyens qui ne se reconnaissent pas dans cet éclatement de petits partis, mais commencent à s'identifier au Front de Gauche.

    Nous avons bien été capable de gagner le NON au TCE, alors on doit bien y arriver à le construire notre Die Linke à la française, non ?

    Tiens bon Jean-Luc,
    "Qu'ils s'en aillent tous et Vive la Révolution Citoyenne !"

  39. mylydy dit :

    Juste un petit mot de soutien par rapport à votre dernière interview eurpe1 avec M.Demorand, qui fut tout bonement odieux et irrespectueux (et puis quelle est cette tenue jogging pour recevoir un homme politique, il se croit où?)

    Déjà que c'est un judas de france inter vis à vis de Didier Porte, ça ne m'a hélàs pas étonné qu'il vous manque de respect, mais à ce point...

    Enfin bref, je vous soutiens et reste fidèle lectrice de ce blog, merci pour l'espoir que vous incarner en France.

  40. Jim Delarche dit :

    J'ai 34 ans, je suis sympathisant socialiste.
    Je viens de terminer la lecture de votre livre: "Qu'ils s'en aillent"
    Je l'ai lu en une soirée, j'étais scotché! Je savais que ça allait me plaire, mais à ce point...
    Ca fait du bien! Ca donne envie de se battre pour 2012.
    La Révolution citoyenne propose enfin une véritable alternative au grand capitalisme destructeur.
    Ne nous trompons pas, cette alternative est plus que possible: une grande majorité des citoyens se reconnaît dans les idées de la Révolution citoyenne.
    J'y crois et le temps de l'action est venu pour chacun. Pour ma part, je recommande la lecture de votre livre à tous mes proches, je me renseigne pour adhérer au PG et en 2012 je ne défendrai pas le projet du PS mais j'oeuvrerai pour la mise en place de la Révolution citoyenne. Les vrais socialistes suivront. Et les autres? Quils s'en aillent...à droite!
    Continuez votre action.
    Vous êtes l'étincelle qui rallumera les consciences.
    Le grand feu de joie, de solidarité et d'égalité qui réchauffera la France éclairera à n'en pas douter les autres peuples européens.

  41. Hern dit :

    Plutôt que d’écouter les bétises de Manuel Valls, ou celle de Nicolas Sarkozy et François Baroin, il faut mieux consulter les statistiques de l’OCDE pour savoir quel est le temps de travail hebdomadaire moyen en France (38 heures par semaine depuis 2002).

    En Allemagne, le temps de travail est plus ou moins de 36 heures, sur la même période. Les Hollandais ne font même pas 31 heures hebdomadaires !

    En terme de productivité, l’heure de travail en France est supérieure à l’Allemagne, alors que le PIB par habitant est inférieur. Ce n’est donc pas la faute des travailleurs si l’économie française est moins performante que sa voisine, ce doit donc être celle des chefs d’entreprise, et de la politique économique, qui peinent à résorber le chômage (en 2009, 9,5 % pour la France contre 7,5 pour l’Allemagne).

    «Les pays qui ont le plus réduit le chômage sont ceux qui ont augmenté le temps de travail», disait Nicolas Sarkozy en juillet. Les chiffres de l’OCDE nous montrent exactement l’inverse.

    «Les 35 heures ont détruit la compétitivité» continuait Nicolas Sarkozy en pensant que les citoyens sont incapable de vérifier les données par eux-même : La compétitivité française s’est au contraire améliorée de 1997 à 2002. Pendant toutes ces années la France avait un excédent extérieur compris entre 20 et 30 milliards d’euros. Depuis 2003 (retour aux 38 heures), le solde extérieur n’a cessé de fondre, pour se transformer en un déficit croissant à partir de 2005, atteignant plus de 40 milliards en 2009.
    Non les 35 heures ne sont pas responsables de tous les malheurs du monde.
    Arnaud MOUILLARD

  42. Miskiti dit :

    Je viens d'écouter l'enregistrement de votre intervention sur France Inter. J'ai apprécié votre énergie, votre ton et vos arguments. J'ai hâte de vous entendre au Forum de Grenoble à la fin du mois ; je suis sûre que vous y serez aussi convaincant.

  43. Hold-up dit :

    Je viens de regarder la vidéo d'Europe 1. Il ne faut pas être naïf sur ce coup-là. Il est bien évident que M.Demorand ancien élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, licencié en philosophie, agrégé de lettres modernes et ancien professeur en classe préparatoire aux grandes écoles sait parfaitement ce que c'est qu'un système de domination idéologique et culturelle ! Il fait semblant de faire l'innocent en faisant diversion, en raillant son interlocuteur. Il nie qu'il y ait un appareil idéologique dominant pour contrôler, pétrir les foules, les rendre impuissantes et démunies - La bonne blague ! M. Demorand plein de morgue continue en plus de propager caricaturalement la fausse nouvelle, le mensonge éculé qui voudrait, au contraire de la réalité, que M.Mélenchon n'ait pas été élu au suffrage universel tandis que bien évidemment il l'a été et il est l'élu du suffrage universel. J'en sais quelque chose puisque j'ai voté aux élections Européennes pour M.Mélenchon et que M.Mélenchon a été élu dans le Grand Sud Ouest. Tout cela M.Demorand le sait bien sûr, mais il fait semblant de ne pas le savoir car tout le monde se passe le mot dans les médias. Il faut répéter le mensonge autant de fois qu'il le faudra pour tenter de discréditer le Parti de Gauche et le Front de Gauche auprès des électrices et des électeurs.C'est exactement ça un appareil idéologique dominant ! M.Demorand en fut ce soir une parfaite illustration. Une illustration grasse et ridicule en sportwear. Un grand morceau d'anthologie de la mauvaise foi dominante. Nous aussi M.Demorand, " On connait la chanson " - Nous aussi, nous ne prendrons pas d'air, on prendra la colère directe du suffrage universel par le bulletin de vote !

  44. ddmm dit :

    Puisque Demorand à dit qu’il était un lecteur régulier du blog de Mélenchon, il lira peut etre nos messages le concernant :
    Demorand ! Tu as un niveau de chiottes, ceux qui te payent t’utilisent comme tel !
    Nous aussi!

  45. NanardEnPétard dit :

    Voila ce que c'est de faire de la radio sur la même antenne qu'Elkabbach, c'est contagieux !
    Deux énormes bêtises dites coup sur coup à l'antenne et pas un mot d'excuse sinon ce :'arrêtez de me pointer du doigt", une vielle technique de diversion de petit loubard de banlieue (riche) qui n'a trompé personne.
    Il sont dans un état nos médias, mon dieu, j'aimerais pas y faire le ménage... Pourtant faudra bien que quelqu'un s'y mette un jour...Courage Jean-Luc, il y en aura d'autre mais on est avec toi. Vive notre élu du peuple !

  46. LE GALL dit :

    Arriviste méprisant, cet individu qui se donnait des grands airs sur France Culture est venu à la "soupe" sur une chaîne privée. Il ne se rend même pas compte que cette attitude inqualifiable démontre par l'absurde ce que J.L Mélenchon nous dit depuis des mois à propos des "journalistes"; je mets des guillemets car je ne confonds pas ce genre là avec les journalistes qui se déplacent sur le terrain ou qui enquêtent sérieusement...Il est la caricature du parisianisme bobo qui est de plus en plus insupportable. J'admire Jean Luc de ne pas l'avoir "claqué".

    Le mieux que vous avez à faire pour le soutenir est de vous battre sur votre lieu de travail, d'adhérer au PG.
    à Lejeun: bonne idée mais quand on envoie un mail au PG 14 personne ne répond.

  47. Yannick dit :

    "Le peuple qui ne vous a jamais élu"
    Une erreur de malade, ce type ne prépare t'il rien du tout, arrive t'il au travail sans avoir la moindre connaissance du sujet ?

    Si j'arrive au taf dans les même dispositions que ce Mr (j'ai failli écrire journaliste...), je suis viré demain... Il sera encore là lui...

  48. Sylvain67 dit :

    On arrive !
    Secrétaire de section du PS et Conseiller municipal en Alsace, ma décision et prise : dès la fin des cantonales j'aurai enfin le plaisir de pouvoir militer dans un vrai parti de gauche, avec vous.
    Petit à petit, la mort du la social-démocratie avance, ce n'est qu'une question de temps pour retrouver avec le PG un grand et fort parti vraiment de gauche.
    Merci à vous !

  49. yan dit :

    @ Hold-up:
    "Une illustration grasse et ridicule en sportwear".. absolument, totalement juste. Et j'agrée aussi à l'ensemble de votre post. Une belle illustration du livre "Les chiens de garde" d'Halimi...

  50. jpjeudy dit :

    J'espère que tous les amis qui écrivent ici ce soir ont aussi pris la peine d'aller sur le site d'Europe 1 dire à Mr Demorand ce qu'ils pensent de lui. Je l'ai fait en lui disant qu"il en était au degré 0 du journalisme,de la provocation et de l'incompétence ! Jamais il n'aurait osé traiter ainsi un responsable du PS ou un membre du gouvernement. En fait,Demorand a fait la parfaite démonstration de ce qu'expliquait justement JL Mélanchon sur la formidable bataille idéologique mise en place par les puissants pour convaincre le peuple qu'aucune autre politique n'est possible. Bataille dans laquelle Mr Demorand en bon petit laquais du groupe Lagardère tient toute sa place. Mais avec des méthodes qui font à côté de lui, de Mr Pujadas un (presque) gentleman


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