06oct 12

Je ne suis pas un pigeon. Je m’envole, mais je reviens.

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Après ma participation en soutien à la manifestation syndicale du 9 octobre à Paris, je m’envole mardi soir pour l’Argentine puis l’Uruguay à l’invitation de la présidence argentine. Je vais donc être absent de France pendant plusieurs jours. Ce n’est pas très reposant mais ça me permet aussi une pause dans la frénésie de l’activité quotidienne. J’y aspire comme chaque fois que je tiens le devant de la tranchée trop longtemps. Depuis la mi-août j’ai été emporté dans un rythme qu’il est temps de ralentir. La tranchée sera tenue, je le sais. La distance n’est plus un obstacle à la présence, vous aurez l’occasion de le vérifier. Ce voyage entre aussi dans la préparation de la tenue du Forum Mondial de la révolution citoyenne. J’y travaille ferme pendant la seule année où je ne suis pas avalé par les campagnes électorales. Le président équatorien, Rafael Correa, en suit personnellement la mise en place et il accueillera à Quito en avril prochain la première session de ce forum mondial. Je vais donc présenter l’idée partout où l’on m’invite.

Je reviens sur le débat à propos du traité européen. C’est long mais c’est de l’argumentaire à ré-utiliser sans modération et sans droits d’auteur. Vous êtes au courant ? « Le Monde » décide de me faire une grosse guerre du fait de mon conflit politique avec Paulo Paranagua l’un des « journalistes » le plus grossièrement militant de la place.

Du coup, c’est un post très long. Mais c’est le genre de ce blog encore pour quelques temps. Ça me donne l’occasion d’une nouvelle organisation de ma page d’accueil dont je vous fais juge. Ça se présente comme trois billets au lieu d’un mais le compteur est unique et l’accès aux commentaires également.

Une première et une nouvelle somme toute assez consternante quand même : le gouvernement s’est couché devant « les pigeons ». Quelle puissance que celle de l’argent ! Il a suffi de cinq jours pour faire éclater l’incurie d’un bricolage fiscal de plus. Dommage que les ouvrières de Sodimédical ne soient que des femmes sans fortune. Trente deux décisions de justice favorables n’ont pas suffit à les sortir d’affaire. Et le gouvernement n’a strictement rien fait pour elles. Les pigeons du jour ne sont pas ceux qu’on croit. !

L'Europe maltraitée. Ayrault en apnée.

Le gouvernement a choisi de brutaliser le Parlement sur le traité budgétaire européen. Il a déclenché la procédure d'urgence qui annule la navette entre les deux assemblées. Rien ne justifie une telle précipitation. Si ce n'est l'incapacité du gouvernement à argumenter sur le Traité. L'Assemblée nationale votera mardi 9 octobre. L'examen du projet de loi au Sénat doit commencer moins de deux heures après le vote de l'Assemblée. Et le vote au Sénat est prévu pour vendredi 12 après-midi. C'est-à-dire que le Sénat débattra moins de 48h sur ce texte. Le coup de force ne s'arrête pas là. A l'Assemblée, c'est du grand n'importe quoi. La règle d'or prévue par le traité sera intégrée à une loi organique. Mais les députés vont commencer le débat sur la loi organique dès lundi, c'est-à-dire avant d'avoir voté le traité qui la rend nécessaire ! Cette bousculade en dit long. Le gouvernement est très mal à l'aise. On le comprend. En ouverture du débat à l'Assemblée le 2 octobre, Jean-Marc Ayrault a dû enfin avouer que le texte du traité est « identique » à celui signé en mars par Nicolas Sarkozy.

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Dos au mur, le premier ministre a été contraint de mettre fin à ces mensonges répétés depuis des semaines. Ainsi, la vérité est dite. C’est bien le traité Sarkozy que défendent désormais Jean-Marc Ayrault et François Hollande. C’est bien le traité Sarkozy que le Parti socialiste s’apprête à adopter main dans la main avec l’UMP. Contrairement à ce que dit Ayrault, ce n’est pas une première étape dans la réorientation de l’Europe. C’est la poursuite pure et simple de la même politique européenne : l’austérité généralisée.

Les socialistes ne brillent pas d’imagination pour dissimuler leur piteux ralliement au traité Sarkozy. Ainsi Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée : « On peut toujours se livrer à je ne sais quelle exégèse ou ergoter à l’infini. Pour ma part, je dirai d’emblée que ces textes ont changé de nature du fait même de leur insertion dans un paquet européen plus large. En ce sens, ils n’ont rien à voir avec ce qui était proposé par la précédente majorité. » Ou encore : « Les interprétations d’un texte peuvent être multiples. La politique que vous avez menée pendant cinq ans et celle que vous vous apprêtiez à appliquer sous les auspices de ce traité sont totalement contraires à ce que nous voulons mettre en œuvre ». Alors pourquoi voter le même texte ? C'est absurde ! Il faut dire qu'après tant de tangages, les socialistes hésitent encore entre deux stratégies contradictoires. La première consiste à dire que le traité n'est pas si important, qu'il ne change pas grand-chose. Le même Bruno Le Roux a ainsi déclaré qu'il ne mérite « ni excès d'honneur, ni indignité ». Mais dans le même temps, le PS s'affole et dramatise le débat jusqu'au ridicule. Ainsi Elisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée, a cru voir arriver l'apocalypse : « Ne pas ratifier ce traité serait un désastre pour notre pays, cela provoquerait une implosion de la zone euro, sonnerait le glas de la monnaie unique et, par contrecoup, ferait sombrer l’Union européenne ». Diantre ! Rien que ça. Mais alors comment la même Elisabeth Guigou peut-elle affirmer quelques minutes plus tard que « le traité budgétaire n’est pas une innovation » et que « la portée du traité budgétaire ne doit pas être surestimée » ? Il faudrait savoir !

Pour notre part, nous savons. Les députés Front de Gauche l’ont expliqué à la tribune. Nous sommes radicalement opposés au traité et la logique d'austérité qu'il contient. Donc nous votons contre. Ceux qui sont pour l’austérité et l’Europe libérale votent pour. Il n’y pas d’entre-deux à gauche. En effet, dans la discussion générale, Marc Dolez a démontré en quoi ce traité et l'austérité sont absolument incompatibles avec une politique de progrès social. Il a aussi rigoureusement démonté le "rideau de fumée" que constitue le pacte de croissance en mettant en lumière sa dimension ultralibérale. En effet, ce pacte de croissance prône la libéralisation accrue des secteurs des transports et de l'énergie. Et c'est avec ce pacte que François Hollande et Jean-Marc Ayrault veulent camoufler leur renoncement ! Les députés Front de Gauche ont utilisé toutes les armes à leur disposition y compris les motions de procédure. Ainsi, ils ont déposé une motion de rejet préalable du traité. Elle a été rejetée par tous les autres groupes. Tous, y compris le groupe Europe-Ecologie-Les-Verts. Ce groupe s'apprête pourtant à rejeter le traité. Mais il rejette aussi la motion qui rejette le traité. Un entortillage du cerveau est à craindre !

J'en profite pour signaler qu'au Sénat, la présidente du groupe Front de Gauche a écrit aux autres parlementaires de gauche pour leur demander de signer la motion référendaire qu'elle a rédigée. En effet, pour que cette motion puisse être débattue en séance publique, il faut trente signataires. Notre groupe en compte vingt. L'exigence du référendum peut rassembler au-delà. En tout cas, ceux qui ont dit vouloir voter contre le traité ont l'occasion d'aller au bout de leur logique. Je pense en particulier à Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Pierre Chevènement et Jean-Vincent Placé. Ils sont contre le traité. Sont-ils prêts à demander un référendum ? Nous avons porté cette question du référendum dans le débat à l'Assemblée. Le gouvernement a fait preuve d'une grossière mauvaise foi. Ainsi, Bernard Cazeneuve, ministre des affaires européennes a cru bon d'expliquer qu'il n'y avait pas besoin de référendum parce que « une grande consultation populaire a eu lieu qui a conduit les Français à se prononcer pour un Président de la République et pour une majorité au sein de l’Assemblée nationale ». Il lui reste à se souvenir que dans cette élection, les Français ont écarté celui qui avait signé le traité en débat ! Quant à Jean-Marc Ayrault, voici ce qu'il a répondu à notre interpellation : « Alain Bocquet a demandé, au nom du groupe GDR, la tenue d’un référendum. Il y en a déjà eu deux sur l’Europe, mais à chaque fois, il était question d’un transfert de souveraineté. On peut parfaitement défendre, et cela a été mon cas, que le vote populaire soit nécessaire dans ces circonstances. Si nous devions demain discuter – il a été question tout à l’heure des propositions allemandes – d’un nouveau traité impliquant des transferts importants de responsabilités et de souveraineté, à l’évidence, et même en Allemagne où on ne le pratique pas régulièrement, un référendum serait nécessaire ». C'est grotesque ! En 2008 le traité contenait un transfert de souveraineté et Ayrault a voté pour changer la constitution pour que cela soit compatible. Au moment où il a déposé sa motion référendaire le texte ne comportait plus de difficulté sur ce point. Bref, Ayrault était pour un référendum en 2008. Il sera pour un référendum la prochaine fois. Mais pas aujourd'hui ! Voila ce que vaut la "constance" et la "cohérence" de Ayrault qui sur France 2 le 27 septembre déclarait contre moi : « Je préfère la constance plutôt que les coups politiques ».

En fait, le PS n'arrive pas à convaincre. Il en est réduit à faire appel à la discipline. Ainsi, Bruno le Roux, le président du groupe PS à l'Assemblée a adressé une lettre très sèche à tous les députés socialistes. Voici ce qu'il écrit : « Je tiens à te rappeler que l'article 17 de notre Règlement prévoit que l'unité de vote est la règle. Les questions qui engagent le groupe sont librement débattues mais une fois la position du Groupe arrêtée, la discipline de vote et d'expression est une règle impérative. » Erreur monsieur le président, le mandat impératif n’existe pas en République et ceux qui font pression peuvent être lourdement condamnés en justice pour cela.

Ayrault va donc faire voter ce traité avec l'appui de la droite. Depuis des semaines, ses principaux dirigeants affirment qu'ils voteront le traité budgétaire. Mes camarades de la Télé de gauche ont compilé en vidéo plusieurs de leurs prises de positions. On les comprend, c'est leur traité, celui signé par leurs chefs Merkel et Sarkozy. C'est d'ailleurs ce qu'a dit Valéry Giscard d'Estaing sur Europe 1 le 2 octobre : « Il ne faut pas dire des choses inexactes, c’est exactement le même texte ». Giscard d'Estaing est ensuite complètement sorti de son devoir de réserve de membre du Conseil constitutionnel pour défendre le traité. Tous les chefs de l'UMP l'ont répété en cœur. Ce traité leur convient parfaitement. Jean-Louis Borloo a ainsi proprement ridiculisé Jean-Marc Ayrault et la soi-disant renégociation du traité à la tribune de l'Assemblée. Il a aussi déclaré à l'adresse du Premier ministre : « Vous allez avec ardeur défendre ce traité paraphé par le président Nicolas Sarkozy. Je rappellerai tout de même ce que vous écriviez le 22 février sur votre blog, où vous dénonciez "le carcan budgétaire concocté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel et qui étend l’austérité infligée à la Grèce à toute la zone euro" ». Avant lui, Christian Jacob, président du groupe UMP, s'en était donné à cœur joie : « Monsieur le Premier ministre, vous pouvez, sur ce sujet, compter sur le vote du groupe UMP, favorable au traité lui-même et favorable à la règle d’or. Nous le ferons car nous assumons les choix de Nicolas Sarkozy et les choix de la majorité d’hier ». Puis, il a énuméré la longue liste des prises de positions socialistes contre la règle d'or pendant la campagne électorale en commençant par François Hollande : « Souvenez-vous de ses tirades : "Moi, Président, je renégocierai le traité budgétaire". Ou encore, le "Pas une voix socialiste n’ira à la règle d’or". (…) Et puis, il y a vous-même, monsieur Ayrault, le 21 février, à cette place comme président du principal groupe d’opposition, qui déclariez : "Nous n’acceptons pas d’enfermer les peuples dans une camisole, fût-elle cousue de fil d’or." Voyez où vous en êtes, monsieur le Premier ministre… Les plus incisifs diront que vous vous êtes renié ; les plus réalistes, que vous avez avalé de belles couleuvres. La réalité, c’est simplement que le Président de la République et votre gouvernement ont accepté une politique et un traité sans en changer une seule virgule. Il n’y a aucune nouvelle perspective, et vous vous bornez à défendre celles voulues, initiées et décidées par Nicolas Sarkozy ! »

La droite va voter un traité de droite, c'est normal. Ce qui est anormal c'est que Jean-Marc Ayrault vienne au secours de l'UMP. Il permet à l'UMP de se rassembler alors qu'elle se déchire sur son futur président. Il permet à l'UMP de faire voter son traité comme si elle avait gagné l'élection. La droite compte profiter de la situation à fond. Ainsi, après les présidents de groupes, ce sont ses comptables de choc qui sont intervenus. Ils ont exigé une application très stricte de la règle d'or. Ainsi, Gilles Carrez, président UMP de la Commission des finances de l'Assemblée : « L’article 3 du traité est extrêmement contraignant. Il prévoit des mécanismes de correction automatique des écarts de trajectoire. Il va falloir décliner l’article en droit interne. La décision du Conseil constitutionnel du 9 août dernier a proposé deux options : la révision de la Constitution ou une loi organique. Vous avez choisi cette dernière, c’est votre droit, mais j’ai été très surpris des propos tenus par Pierre Moscovici, la semaine dernière : s’adressant, de façon peut-être un peu subliminale, aux membres de la majorité qui ont des doutes, il leur a expliqué benoîtement que ce n’est pas grave puisqu’il ne s’agira que d’une loi organique, que ce ne sera pas dans la Constitution et qu’on va donc pouvoir contourner les règles prévues. Sa présentation était vraiment un déni de vérité parce que, loi organique ou pas, l’article 3 du traité est extrêmement rigoureux. C’est d’ailleurs une bonne chose. (…) C’est donc vraiment une illusion que de présenter la déclinaison en droit national à travers une loi organique comme une manière d’affadir la rédaction de l’article 3 et les contraintes qu’il introduit". Puis, le député Charles Amédée du Buisson de Courson : "La vérité est donc la suivante : que les règles qui figurent dans les articles 3 et 4 du traité soient intégrées dans la Constitution ou dans la loi organique, elles s’appliquent aux lois de programmation des finances publiques comme aux lois de finances et aux lois de financement de la sécurité sociale. Le mensonge du candidat François Hollande a été de faire croire que la règle d’or ne s’appliquerait pas si elle n’était pas intégrée dans la Constitution. C’est tout à fait inexact ». Dans leur délire anti-dépenses publiques, ces libéraux ont reçu le soutien de la députée FN Marion Maréchal-Le Pen. Enfermée dans une position ultranationaliste, elle a aussi défendu l'austérité en répétant les arguments faux et dogmatiques des ultra-libéraux : « Bien sûr, il existe une véritable nécessité d’arrêter la folie du déficit. Je suis d’accord avec vous, il faut arrêter de subir le poids écrasant des intérêts de la dette. Je me considère d’autant plus fondée à le dire que c’est ma génération qui paiera les errances et les folies des gouvernements successifs ».

En fait, le débat sur le traité européen se joue à présent dans les assemblées parlementaires où nos élus sont très actifs. Je n’ai pas besoin de faire le doublon. On pourrait même me le reprocher. D’une façon générale, après le succès de la manifestation du 30 septembre et les revigorantes vagues de haine aveuglée que cela me vaut, je crois qu’il faut laisser se mettre en place la nouvelle donne. D’après moi elle va se placer sous l’autorité de la force de premier rang qu’est le mouvement social. J’ai déjà dit comment selon moi, pan par pan, toute la société va être traversée par la prise de conscience des dégâts de l’austérité. Rien ne sert de s’imaginer accélérer ce processus. Au contraire il faut qu’il diffuse bien dans les consciences. Et notre force politique doit accompagner le mouvement au rythme de celui-ci en explorant et éclairant les chemins de passage. La discussion du budget et de la loi de financement de la sécurité sociale va être le moment d’une nouvelle bascule de la situation. « En l’état » comme l’ont dit Pierre Laurent et Christian Picquet, je crois que nos députés et sénateurs ne la voteront pas. Mais je n’ai pas encore de certitudes sur le sujet. Je ne vois pas l’intérêt d’aller plus vite que la musique. Pour l’instant nous en sommes au chapitre fondamental, celui du traité européen. Ce débat doit vivre sa vie jusqu’au bout et nous devons nous comporter tout le long comme des citoyens qui donnent sa chance en permanence au débat et à la démocratie. Le faire c’est souligner le contraste avec les brutalités de Ayrault et la violence unilatérale des médias de l’ordre établi. Pourquoi ? Parce que nous préparons l’avenir, celui de nos propres gouvernements qui agiront en cherchant continuellement à provoquer des débats les plus larges pour polariser la société. Et parce qu’à chaque étape, des milliers de gens apprennent et se forment une opinion construite. Le pitoyable numéro de Jean-Marc Ayrault à la tribune de l’Assemblée pour présenter le traité a été vu par des milliers de gens. Il a fait autant pour nous que bien des tracts. Les moqueries humiliantes de la droite ont fait voler en éclats la pauvre ligne de défense du gouvernement. Elle consistait à vouloir faire croire à un texte « renégocié ». Comment on-t-ils pu croire que cela tiendrait ? Le flot de paroles creuses avec lesquelles le Premier ministre a interminablement fini son discours a fini de clouer au sol la défense du texte. « Libération », qui n’est pas le pire journal anti-gouvernemental, titre que le débat du traité a été « mal traité ». Le reste de l’analyse est à l’avenant. Qui peut les contredire au PS ? Personne. D’ailleurs personne ne le fait. « Le Monde » révèle que François Hollande compte qu’une fois sorti du débat sur le traité tout sera plus simple pour lui. C’est dire le degré d’aveuglement qui le frappe.

La vérité est que le débat européen était le plus mauvais moment pour nous. Le risque était immense que le texte passe en silence et que nous soyons isolés. Le risque était que nous ne parvenions pas à ouvrir la brèche du débat. La manifestation du 30, dans tous ses aspects, a réglé cette difficulté. A présent, c’est au mouvement social lui-même que le gouvernement va être confronté du fait du budget et de la douche froide qui se prépare avec la conférence sociale. C’est une plus rude et puissante réalité. D’autant qu’elle est fécondée par notre propre renforcement dans la période.

Cette fin de semaine, dans les localités vont avoir lieu les manifestations et actions voulues et organisées par les comités unitaires contre le traité. La FSU qui avait insisté à juste titre pour que des mobilisations locales soient possibles va jouer un rôle de maillage du terrain qu’aucune organisation politique n’est capable de tenir au même niveau d’intensité qu’elle. Ces actions incluront l’interpellation des parlementaires. C’est décisif. Lisez ce petit témoignage pris dans les commentaires de mon blog pour mieux comprendre comment une opinion de résistance se construit, de façon certes moléculaire, mais si bien enracinée du moment qu’on se met en mouvement. « Nous sommes d'une petite commune du Médoc, Lacanau, et nous sommes montés une poignée sur Paris ce jour là pour dire « non » au traité, non à Hollande, en étant conscient que beaucoup de nos camarades n'avaient pas les moyens financier de partir. Mais au retour nous avons été assaillis de commentaires flatteurs de la part de nos concitoyens ! Ça y est ! Ils se réveillent, déjà circule une pétition des élus du Médoc qui sera adressée à notre députée socialiste qui a déjà voté non au MES. Dans toutes les circonscriptions de Gironde le même travail est fait ! Voilà le travail et les retombés de notre manif. Il faut médiatiser les pressions contre les élus socialistes qui voteront le traité, qu'ils se sentent sur la défensive et honteux de leur vote (…) Il faut qu'ils aient honte de brader notre souveraineté et organiser le soir du vote à l'assemblée Nationale des rassemblements devant leur permanence ! Non le peuple n'oubliera pas ! »

Cette interpellation des élus est décisive. Elle leur permet de les sortir de l’ambiance ouatée dans laquelle ils vivent d’ordinaire. A gauche, tous les parlementaires qui voteront contre le traité s’inscriront dans une logique positive de préparation de l’avenir. Car, bien sûr, tout ce qui est prévu par les partisans du traité échouera. Le chômage et les déficits vont augmenter. Ayrault va s’user plus vite que la savonnette à laquelle il essaie de ressembler. C’est déjà bien engagé. « Le Nouvel Observateur » a déjà tourné la page. Euro-RSCG, la fameuse agence de communication, est en plein branle-bas de combat. Manuel Valls est l’homme fort qui monte dans cette mouvance là. Ce n’est pas un artefact. Il épouse la décadence sécuritaire de son temps. Les autres ne sont que des variantes d’un même credo sec et absurde : « Pas plus de 3% de déficit ». Ils sont l’austérité. Lui est ailleurs. Mais cette ascension creuse le gouffre qui va séparer les sociaux-libéraux de notre gauche. Je ne m’en réjouis pas. Je le constate. Et je mesure les dégâts. La glissade des socialistes vers l’idéologie sécuritaire valide les pires maladies de l’esprit public. Elle rend notre tâche plus difficile.

Voyager pour apprendre et penser

Je pars donc une nouvelle fois pour l’Amérique du sud. J’avais accepté il y a déjà quelque temps une invitation à participer à un colloque sur la modernité et le monde multipolaire dont les principaux invités sont des intellectuels influents notamment dans notre gauche. L’occasion était trop belle d’en faire la connaissance personnelle en même temps que de m’obliger à un travail intellectuel plus sophistiqué que les rudes empoignades dont je suis le protagoniste. Mais il y a davantage aussi. Je compte utiliser mon séjour pour approfondir ma connaissance de la nouvelle loi argentine contre la concentration des médias et pour favoriser le pluralisme.

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Une loi de même inspiration se joue aussi en Equateur et la plupart des régimes de la révolution citoyenne cherchent tous à régler par le haut la crise de l’uniformité médiatique que nous subissons nous aussi sans vouloir l’admettre ni même en débattre. Je pense faire provision d’exemples concrets et d’inspiration. De là je ferai le saut en Uruguay où je vais me faire enseigner par les amis du « Frente Amplio » les méthodes et l’organisation qui permet à cette gauche-là de réunir des sociaux-démocrates aux anciens Tupamaros en passant par les trotskistes et les communistes dans un même cadre politique depuis tant d’années. Et cela en parvenant à sélectionner en commun ses candidats à toutes les élections. Et de les gagner notamment deux fois de suite à l’élection présidentielle. Je n’en dis pas davantage pour l’instant. Cela me permet de vous dire que je suis solidaire de toutes les formes de la révolution démocratique en Amérique du sud et pas seulement de mes camarades vénézuéliens. Et qu’il y a apprendre dans chacune d’entre elle en tenant compte de leur points communs en dépit de leur diversité. Ces points communs passent par des lignes de fractures de la société qui sont aussi présentes chez nous, sous nos yeux.

Les nouvelles de la dernière ligne droite de l’élection présidentielle au Vénézuela signalent un climat très tendu. Jeudi, Chavez a réuni des masses immenses à Caracas. Le candidat commun de la droite de l’extrême-droite et des socialistes est lui aussi très actif. Les sondages placent toujours Chavez en tête. Mais les indices de tentatives de coup de force se multiplient. On parle ici d'un écart final d'environ 5 points. Certains scénarios évoquent moins de 5 points. Les anti-chavistes cultivent la diffusion d’une information selon laquelle l’écart serait encore plus faible. Cette insistance, dans ce contexte signifie une situation où la droite ne reconnaîtrait pas sa défaite et descendrait dans la rue pour déclencher des émeutes. Elles seraient, bien sûr, sans issue. Mais elles gâcheraient la victoire acquise et permettraient une hystérisation de la presse mondiale et des réseaux d’influence de l’empire. En fait le candidat réactionnaire, Capriles-Radonsky ne dit jamais explicitement qu'il reconnaîtra les résultats donnés par le Conseil national électoral. Il dit qu’il reconnaitra « ceux du peuple ». Une formule très ambigüe dont on comprend pourtant bien la finalité. Cela laisse entendre qu'ils sortiront dans la rue pour contester les résultats si Chavez gagne avec moins de 55 % des voix. D'ailleurs, la droite fait circuler un message en ville pour que ses militants sortent dimanche à partir de 16 heures pour fêter la victoire… avant la déclaration des résultats par le Conseil national électoral. Il n’y a pas de consigne concernant les nôtres. Les prochaines heures sont donc lourdes d’angoisse.

Le Monde veut me poursuivre en justice !

Le journal « Le Monde », sous la signature de Gilles Paris, me réserve un encadré sous le titre « Jean-Luc Mélenchon, le « Monde » et le Vénézuela ». Je choisis de le reproduire in extenso pour vous en rendre juge. « Co-président du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon exècre la couverture que Le Monde consacre au Vénézuela du président Hugo Chavez et le fait savoir bruyamment. C'est son droit le plus strict. Pour M. Mélenchon, toute critique de l'expérience "bolivarienne", qu'il dépeint lui-même avec un sens assez limité de la nuance, ne peut relever que de l'ignorance, ou de la volonté de nuire.

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C'est son point de vue. L'histoire prendra parti lorsque l'heure viendra du bilan définitif de l'ancien militaire à la tête de ce riche Etat pétrolier d'Amérique latine. Faut-il, pour autant, pour défendre M. Chavez, recourir à l'une de ses faiblesses, le goût immodéré de l'invective ? Telle est la ligne que semble se donner l'ancien candidat à l'élection présidentielle française. La fin, pourtant, ne justifie pas les moyens. Lorsque Jean-Luc Mélenchon en est réduit à diffamer publiquement, à plusieurs reprises, un journaliste du Monde, qu'il qualifie notamment de "terroriste repenti" et de "criminel repenti", il s'éloigne de la gravité qu'il revendique comme boussole de son action politique. Et piétine des principes que Le Monde, comme tout autre, entend voir respectés. »

« Le Monde » veut être le journal de référence de notre pays et de bien des manières il l’est en effet. Il doit donc en accepter les servitudes. Notamment il doit se refuser à ce qui est le propre d’un journal d’opinion, qui relève d’une autre légitimité, c’est-à-dire la répétition d’un angle exclusif à propos d’un sujet. Or les papiers du « Monde » sont tous, exclusivement critiques et même insultants souvent à l’égard du Vénézuela. Pas seulement critiques mais militants. Le dire ne signifie pas que je sois hostile à toute critique comme le prétend Gilles Paris. La différence, en toute hypothèse, est que je suis un militant engagé aux côtés de Chavez comme c’est bien mon droit et que rien ne m’oblige à produire des critiques contre lui pour que mon point de vue soit valide. Ce n’est pas le cas d’un journaliste, me semble –t-il. Quelqu’un peut-il proposer à ma lecture une seule ligne de Paulo Paranagua, le « journaliste » du « Monde », qui ne soit pas à charge sur le sujet ? Dès lors qu’il agit comme un militant peut-il se plaindre qu’il reçoive la réplique d’un militant qui ne se laisse pas impressionner par son arrogant usage de la qualité de journaliste ? Par contre, en dépit de mon soutien déterminé à Hugo Chavez je n’ai jamais caché les critiques que je fais à propos de ses relations avec Ahmadinejad, président de l’Iran, critiques dont on m’a dit que Fidel Castro les faisait aussi, ce que les lecteurs du Monde ne sauront jamais. Mais si j’ai, moi, un rapport critique à mes propres engagements si fermes qu’ils soient, tel n’est pas le cas de Paulo Paranagua. Ainsi un militant politique comme moi assume-t-il une position plus ouverte qu’un « journaliste » tel que monsieur Paulo Paranagua. « Le Monde » sait parfaitement quel genre de problème pose sa couverture de la situation au Vénézuela. Ceux qui ne le sauraient pas n’ont qu’à aller consulter dans les services concernés du journal.

Quant à moi, je répète ce que j’ai dit sans qu’on puisse me contredire : Paulo Paranagua a été membre d’une organisation dont les méthodes de combat incluaient le meurtre d’agent de police et de gardien de banque. Est-ce faux ? Si c’est faux pourquoi Gilles Paris ne le dit-il pas ? Il ne le dit pas parce que c’est vrai et qu’il le sait. Monsieur Paulo Paranagua a été emprisonné pour cela au régime de droit commun. Est-ce faux ? Si c’est faux pourquoi Gilles Paris ne le dit-il pas ? Cette seule situation, sans que j’ai besoin d’en ajouter davantage dans les détails dont je dispose, suffit à pouvoir caractériser, dans l’esprit de polémique qu’il a lui-même créé, de « terroriste repenti ». Car c’est une chose d’être un guérillero qui affronte des militaires et la police politique et une autre de s’engager dans des actions du type de celles qu’a mené le groupe dont a été membre monsieur Paulo Paranagua. Tout cela ne serait jamais venu sous ma plume tant de fois, et sans que le journal « Le Monde » ne réponde jamais, si monsieur Paranagua avait eu la pudeur d’éviter de faire la leçon à tous ses anciens camarades de l’époque en plus de ses autres méthodes bien connues en Amérique du sud sur l’art du journalisme tel qu’il le comprend. Car des hommes et des femmes que les circonstances ont conduit dans les impasses du terrorisme de l’ultra gauche en Amérique latine il y en a eu beaucoup. J’en ai connu et j’en connais encore quelques-uns. Je sais parfaitement faire la différence entre eux quand il y en a. Par exemple, je fais une différence fondamentale entre les nobles cœurs qui ont tiré au bazooka sur le convoi de Pinochet, ce que j’approuve, et ces personnes qui ont tirés sur des gardiens de banque ou des policiers dans la rue. Hier comme aujourd’hui je n’ai pas cessé un seul jour d’être politiquement et philosophiquement en opposition radicale à ce type de méthodes. La règle est à présent de considérer que la page est tournée même si elle ne tournera en fait jamais pour certains, soit qu’ils soient psychologiquement détruit par le remord de leurs actes, soit qu’ils en soient morts, soit que d’autres en aient été les victimes. Cette règle a son prix : personne ne fait la leçon aux autres, surtout pas ceux qui ont eu tort et dont les actes ont couté si cher à tout le monde !

Le journal « le Monde » est-il prêt à étendre sa mansuétude pour ces méthodes à d’autres conflits ? Je note que l’intransigeance, que je ne partage pas, qui s’applique à Cesare Batisti ne sévit pas contre Paulo Paranagua. Et si monsieur Gilles Paris pense éclairant de citer le président du Vénézuela comme « ancien militaire », pourquoi serait il interdit de citer monsieur Paranagua comme ancien « terroriste ». Si le mot choque, comment faut-il nommer le type d’activité auxquels il participait, dans ce groupe-là en particulier ? Dois-je l’appeler « noble guerrier à la retraite» ? Et si le médiateur du Monde considère son long dénigrement contre moi comme une médiation il ferait bien de préciser entre qui et qui il l’opère. Et pourquoi j’en suis exclu quoique lecteur assidu comme des milliers de gens qui lisent ce journal et ne supportent pas son engagement vulgaire et grossier dans l’antichavisme primaire et sa mansuétude à l’égard d’un « journaliste » qui se contente de recopier les argumentaires de la pire réaction. Gilles Paris pouvait rêver meilleur rôle que celui qui lui a été confié avec cette commande de circonstance pour un cas aussi glauque que celui de Paulo Paranagua. Je le dis avec gravité et parce que je sais parfaitement bien que « Le Monde » même quand je suis en désaccord absolu avec lui, ce qui est très souvent le cas en politique et en économie, n’est pas réductible aux obsessions d’un individu perdu d’honneur dans toute l’Amérique du sud de notre gauche, Paulo Paranagua.

A présent je lis dans « le Monde » qu’il est question d’engager des poursuites contre moi à ce sujet. C’est un acte militant du journal qui me consterne. Je ne souhaite pas ce conflit. Je ne le cherche pas. Mais s’il doit avoir lieu j’y suis prêt. Après tout, pourquoi pas ? Le bilan de Paulo Paranagua, sa vie, son œuvre, sa relation aux Amériques du sud, ses réseaux d’avant et d’à présent, son embauche au « Monde », tout cela peut intéresser beaucoup la jeune génération de militants qui apprendra ainsi beaucoup sur une époque, ses réseaux, ses permanences et ses déchéances. Et cela permettra de mieux comprendre comment fonctionnent certaines officines de la bonne conscience et leur indignation à géométrie variable devant certaines formes de combat politique.

Mais puisque je suis sur les méthodes et même sur les principes, comme dit Gilles Paris, comment ne pas revenir sur le traitement qu’ont eu à subir les cent vingt économistes qui se sont exprimés contre le traité européen au moment où ils ont transmis une tribune au journal « Le Monde ». Voici ce qu’en dit un des mes interlocuteurs dans ce groupe. « Le texte a été modifié, coupé, caviardé, sans nous prévenir. Je vous mets en pièce jointe le texte initial avec en rouge les coupures du « Monde » : quasiment tous les aspects propositionnels ont été virés pour en faire un texte de pure contestation. Ils ont aussi enlevé la référence aux prix Nobel d'économie : on voit donc bien que la manœuvre visait à limiter la crédibilité et la portée du texte. Alors que j'ai eu le rédac chef des pages « opinions » du « Monde » pendant le bouclage, il ne m'a jamais dit que le texte serait coupé ni qu'il était trop long. Nous avons découvert la version aménagée par Le Monde au moment de sa parution. Autre problème : les signatures du texte. C'est seulement au moment du bouclage qu'il nous a prévenus qu'il ne pourrait mettre que 6 signataires dans la version papier sur les 120, alors qu'il avait le texte depuis 10 jours. Nous nous attendions à en publier une trentaine et avions donc fait une liste de 30. Nous lui avons fait en urgence une liste de noms respectant au mieux les équilibres partisans et associatifs de notre tribune. Il m'a confirmé au téléphone qu'il respecterait cette liste. Résultat il met 11 noms, qu'il choisit lui-même sans respecter notre liste ! Il s'est notamment permis de retirer Frédéric Boccara (commission économie du PCF), alors que nous l'avions mis parmi les 4 premiers signataires. « Le Monde » devait mettre dans la version papier l'adresse du site web contenant les 120 signataires. Ils ne l'ont pas fait et n'ont pas mis non plus la liste sur le site web du Monde. » Voila un témoignage direct et vécu, non ? Si ce que j’ai dit du traitement de notre tribune pouvait faire croire au cas particulier, voilà qui montre une méthode généralisée. Les « principes », disiez-vous ?


445 commentaires à “Je ne suis pas un pigeon. Je m’envole, mais je reviens.”
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  1. pichenette dit :

    Gros Ouf ! Il était impossible de ne pas avoir des craintes, il y a peu nous prîmes quelques coups..

    Ce qui lie tous ces combats, c'est le partage des richesses en redonnant à l'humain sa place dans des écosystèmes qu'il ne faut pas épuiser mais rendre aux générations futures meilleurs!
    Ce qui sépare ce sont les conditions géographiques, historiques, culturelles pour faire simple et donc les moyens pour parvenir aux objectifs fixés.
    Le don d'ubiquité étant rarissime, des choix s'imposent régulièrement avec questionnements, cela ne signifie pas que l'on choisisse de délaisser une autre proposition mais on ne peut pas être à plusieurs lieux à la fois.
    Qu'une équipe soit allée sur place, tout là-bas à la pêche aux infos, c'est salutaire car les journalistes d'investigation ne sont pas très bien reconnus, restructurer les médias par des réformes donnerait de l'air, question qui n'est pas à l'ordre du jour.
    Ce samedi matin, de 8h à 11h, 3 heures d'écoute très intéressantes sur France Culture (possible sur le site de réécouter), du viol extractif de l'uranium au Mali, aux rêves éveillés en passant par un forum sur le journalisme, ses conflits d'intérêts et, des analyses sur les gauches, beaucoup de matières chaudes à discussion (villageois africains informés sur la radioactivité, démarches pour que les choix soient démocratiques mais élus cajolés.. l'absence de complément d'objet...).
    Démocratie et nucléaire ça a pas mal de degrés d'incompatibilité pour qui a un discernement non faussé..
    Que ce soit déjà un tabou de l'évoquer est assez parlant.
    Il est important de prendre en compte des remarques bien expliquées comme celle de Cécile 63, les bonnes volontés solides ont besoin de soutien pour faire face à la médiocrité ambiante et aux risques réels latents. Si tant de mains mettent dans l'urne des cendres de raisonnement plutôt que des graines d'espérance, pourquoi?
    Les preuves alimentent les paranos; des sourires larges et grimaçants de dents écarlates parlent aux mains...
    Voyager, à condition de ne pas se mettre les fesses sur un transat aux bords d'une piscine bleue sans horizon sans contact avec le pays, voyager quelque soit les distances "forme la jeunesse"...Alors bel envol collectif!
    Faisons vivre ces mots: biens collectifs, intérêt général, services publics, harmonie, mesure.

  2. Cécile 63 dit :

    @JL Charpal, 11h37: Euh, si je peux me permettre, on s'en fout que les médias déforment les propos de Jean-Luc, l'important c'est qu'il les tienne. On est grands, on sait aller aux sources. Le raisonnement qui dirait: "de toute façon la presse va déformer ses propos en les caricaturant et donc qu'il ait d'emblée un discours caricatural n'est pas bien grave" me semble un peu juste. Il ne faut rien lâcher non plus sur la rigueur intellectuelle dont Jean-Luc sait si bien faire preuve et qui parle au plus grand nombre, quoi qu'en disent les contempteurs du peuple pour qui il faudrait soit-disant toujours tout simplifier pour qu'il comprenne. C'est cela qui a fait la force de ses meetings, c'est pour cela que je suis là plutôt qu'endormie au pays des bisounours, moi et de nombreux autres qui n'avaient jamais fait de politique de leur vie. Nous y tenons, aux "nuances" que tu sembles considérer comme secondaires dans la guerre contre l'impérialisme et la non-pensée dominante. Justement parce que ce sont ces nuances, cet esprit critique salutaire qui nous feront gagner la guerre contre l'abrutissement programmé des masses, et qui donneront envie à des citoyens de plus en plus nombreux de s'engager à nos côtés dans cette lutte. On ne gagnera pas la guerre en ayant recours aux armes de l'ennemi (simplification à outrance, discours réducteur, refus de la contradiction) mais en construisant nos propres armes alliant réflexion et action, lucidité et courage, réalisme et enthousiasme, intelligence et mobilisations de masse. Évidemment que l'union internationale est souhaitable dans notre combat, encore faut-il avoir quelque chose à unir. Il faut donc d'urgence à la fois continuer à construire notre Front de Gauche (ce qui n'est pas encore tout à fait acquis, je ne sais pas si tu as remarqué) et commencer par mettre en place des convergences européennes dans les luttes contre l'austérité qui se développent un peu partout. Démarche qui me semble l'exact inverse du regardage de nombril dont tu sembles m'accuser. Et non, je ne suis pas une gamine perdue en l'absence de Jean-Luc, il me semble juste que si je crie toute seule dans mon coin "Grève générale européenne le 14 novembre! Non à l'austérité! Construisons l'Europe des peuples!", cela risque d'avoir un tout petit peu moins d'impact que si c'est lui qui le dit. Chacun son boulot, selon ses compétences et ses possibilités, chaque poste étant tout aussi respectable que tous les autres:...

  3. jean ai marre dit :

    Chavez élu, re-re-élu faut il dire. Ouf, car cette campagne a été difficile, la presse étant de l'autre bord. Tous les coups ont été distribués, le fameux 200 000 Dollars pour que son concurrent se retire !
    Reste maintenant le plus difficile à faire : donner la parole au peuple et assurer le développement économique.

  4. Raul dit :

    Je suis uruguayen habitant a Paris et je suis fier de savoir que la prochaine escapade latinoamericaine aura une escale dans ma ville de Montevideo. L'experience du glorieux Frente Amplio est precieuse pour comprendre les ressorts et la dynamque qu'implique l'union de toute la gauche (partis, syndicats et associations).

    Je ne sais si Pepe Mujica pourra t accueillir, mais c'est un homme de lutte(s) unique.

    Buen viaje et au retour!

  5. eric91 dit :

    Très heureux pour les Vénézuéliens, mais ici on a Hollande, Merkel, Parizot, la démente et L'ue.... Assez d'idolâtrie Chavesque ! L'urgence est ici et maintenant!
    L'Humain d'abord, chez nous et tout de suite!

  6. Titi dit :

    Lorsque je pense au TCSG, il m'arrive de me demander pour qui j'ai voté au deuxième tour. Je n'en suis plus très sûre. Pourtant, il me semblait être allée aux urnes avec beaucoup d'entrain à l'idée de virer l'autre. Pourquoi me suis-je mise naïvement à crier de joie au moment des résultats ? Pourquoi ai-je perdu mon temps à trinquer ce soir-là ? Qu'est-ce qu'il m'a pris ?

    Je me pose ces questions chaque fois que je sors de chez moi. Car à Saint Etienne, un très triste spectacle se déroule depuis cet été : les Rroms ont été chassés d'une périphérie salubre où ils disposaient de l'eau courante et potable, et contraints de migrer provisoirement en centre-ville, de s'installer dehors et dormir à la belle. Quelques jours après, ils ont dû reprendre leurs affaires - quelques sacs de vêtements récupérés ça et là, de vieux matelas... - pour migrer à nouveau sous escorte policière vers un "terrain" (le terme "décharge" serait plus approprié) en périphérie de la ville, sans eau courante ni électricité. Et puis, re-belote : on les re-chasse de ce terrain, ils se ré-installent donc sur les places centrales (Hôtel de Ville, Carnot) faute d'un endroit où ils pourraient vivre dignement. Les enfants qui étaient scolarisés ne le sont plus. Ils sont réduits à faire la manche. Ce cirque qui dure depuis plusieurs mois rappelle les sombres heures du Sarkozysme. Sauf que cette fois les acteurs de ce cinéma sont socialistes (puisque le maire, Maurice Vincent, en est, en fidèle relais de Manuel Valls).

    Comment ces gens-là osent-ils s'appeler "socialistes" et se réclamer de Jaurès ?

    Quant au Traité européen, n'en parlons même pas. Je crois que tous les dirigeants et élus PS complices du désaveu du programme de leur propre candidat ont éliminé tous les miroirs de leurs domiciles. Car comment se regarder en face dans une telle situation ?

    Les socialistes voulaient-ils acheter ma voix d'enseignante aux prochaines élections en embauchant 40 000 profs, sans autre mesure pour redresser l’Éducation nationale qui a subi les pires coups durant le précédent quinquennat ?
    Ils n'auront plus ma voix.

  7. henri dit :

    Chavez est élu avec 55% des voix et un corps électoral qui a voté à 81% des inscrits, si la lutte est chez nous, l'expérience Vénézuelienne est à méditer, la semaine dernière je donnais Chavez gagnant avec 10 points d'écart, la réalité du Vénzuela est la suivante, la jeunesse est avec Chavez qui a émancipé son peuple des Etats Unis d'Amérique et qui a permis à des millions de miséreux de vivre dignement. Vous ne devez pas trop vous creuser la tête, en 1997 lors de mon voyage au Vénézuela, un peu moins de 10% de la population détenaient tout le pays et si je le pouvais je vous ferez parvenir un album photos de la misère au quotidien, d'alors, face à la richesse non contenue.
    Le Vénézuela c'est un espoir parmi tant d'autres avec une réalité, la politique de Chavez est reconnue démocratiquement par son peuple au grand désespoir de nos médias et gouvernants européens.
    Alors, continuons nos luttes et espérons que nous arrivons un jour à mettre fin au discours insupportable qui nous laisse comme seule issue la misère européenne.

  8. Bonjour Jean Luc, Bonjour à Tous
    Superbe victoire pour Hugo Chavez, Vive la révolution citoyenne !
    Bon voyage Jean Luc en Argentine et Uruguay et merci pour ton travail que tu vas mener, pour le forum Mondial de la révolution citoyenne, et pour nous Tous, car tu es déjà le meilleurs et plus on s'instruit sur la révolution Citoyenne, plus Nous serons, tous plus fort, grâce à ta soif d'apprendre, à ton talent d'écrivain, dans ton blog si instructif, et tes livres,
    Les personnes qui trouvent que Jean Luc s'éloigne de la France à un moment inopportun, on t-il le culte de la personnalité, au point d'ignorer que le Front de Gauche est une coalition de huit partis et que tous, ont des leaders capables de soutenir nos députés et sénateurs dans la lutte contre ce mauvais traité Européen.
    Bien à tous, les camarades
    Colette

  9. Invisible dit :

    Nous, Front de Gauche de France, avec notre Jean-Luc Mélenchon au style controversé, aurions-nous joué un rôle international d'observateur étranger ? Hé, hé, la France, quand même !
    Le Caprilès, il a décidé finalement de s'avouer vaincu avec fair-play. Faut reconnaître !
    On est plus qu'un battement d'aile de papillon, je crois.

  10. Masson Françoise dit :

    Notre Ami Jean Luc doit être heureux de la victoire de Hugo Chavez. Si cela pouvait ouvrir les yeux à nos concitoyens.
    Merci pour votre travail Monsieur Mélenchon
    Françoise

  11. jean ai marre dit :

    @ 156 eric91
    " mais ici on a Hollande, Merkel, Parizot, la démente et L'ue. "

    Sans idolâtrie, Chavesiène si Hollande, Moscovici, et les autre de la social démocratie étaient au Vénézuela, ils seraient catalogués.......de droite §

  12. annie dit :

    Un immense bravo à M. Dolez pour son intervention sur le TSCG à l'Assemblée !

  13. phil68 dit :

    La victoire de Chávez au Venezuela est l'info du jour. Félicitations au peuple vénézuélien pour le résultat mais aussi pour le calme, la transparence et la dignité dans lesquelles ce sont déroulées ces élections. Félicitations aussi aux 2 candidats qui ont appelé au calme et au respect de la décision populaire.
    Maintenant, je suis partagé quant à la force de l'implication du FdG dans ces élections. Si nous avions bien sûr raison de soutenir Chávez, je ne me souviens pas avoir vu le FdG s'impliquer autant dans la campagne de D. Rouseff au Brésil ou de C. Kirchner en Argentine, deux dirigieants de la gauche latino-américaine desquels nous pouvons aussi nous revendiquer. En ce sens, le voyage en Argentine puis en Uruguay que vous avez de prévu cette semaine est très positif.
    Soyons clair : Si Chávez à fait de grandes choses pour son pays, et en particulier les plus défavorisée, il a aussi fait d'énormes bourdes politiques en se montrant complaisants avec des régimes indéfendables comme le régime Iranien (point sur lequel vous vous êtes clairement désolidarisé de Chávez... mais que nos médias aiment à oublier) et aussi en transformant la liste des signataires appelant au référendum révocatoire de 2004 en liste noire. Sans parler des questions de sécurité... Bref, de graves erreurs politiques qui font hélas de Chávez le dirigeant de la gauche sud américaine le plus contesté... mais aussi le plus contestable (même s'il vaut bien sûr mieux qu'une droite dure avançant masqué...).
    En affichant ce soutien aussi fort à Chávez, soutien qui n'a pas eu son équivalent lors des élections Brésiliennes ou Argentine, le FdG associe davantage son image à Chávez (qui a mauvaise presse chez nous) à celle positive d'un Lula. Ne serait-il pas plus utile pour notre combat (au niveau de la comm) que la presse puisse vous qualifier de "Lula français" plutôt que de "Chávez français" ? Demandez à la majorité des Français : Aimeraient-ils un Chávez français ? La réponse serait non. Aimeraient-ils un Lula français ? La réponse serait oui ! Et ce ne serait là en rien trahir nos idéaux, j'en veux pour preuve le fait que, bien que Capriles se soit revendiqué de Lula, ce dernier à soutenu... Chávez !
    Encore hier dans Dimanche+, votre soutient à Chávez a été utilisé par Cohn-Bendit pour tenter de vous discréditer... est-il utile de donner à ce point le bâton pour se faire battre ? Bref, si ce soutien honore votre sens de l'intégrité, était ce stratégiquement le...

  14. Discrit dit :

    Mais expliquez-moi pourquoi ces ânes ne comprennent-ils pas le langage de Jean-Luc Mélenchon et ceux qui l'accompagnent dans la lutte?
    Cela me semble clair pourtant!
    Je vous accompagne, je soutiens Jean-Luc Mélenchon dans tous ces débats d'idées, je le remercie pour sa clarté et son savoir, Quel bonhomme! quel courage, quelle finesse d'esprit et d'analyse, je ne suis pas élogieuse, non je suis tout simplement réaliste.

  15. LOISEAU dit :

    Je ne regrette pas d'avoir viré "Badinguet", mais socialiste au 2éme tour je n'aurais jamais voulu. C'est la 5éme qui veut ce système électoraliste de voleurs.

  16. DUDOGNON Marie-France dit :

    Très heureuse d'apprendre la victoire de Hugo Chavez, j'ai envie de l'ecrire sur ce blog; merci Jean-Luc de nous avoir sensibilisé sur cette importante élection où le candidat de la revolution citoyenne était face au représentant de tous les autres partis; J'ai vu la semaine derniere un reportage à envoyé special sur les ecoles en Italie (region de Naples) où les enfants de 10 ans travaillent au lieu d'aller à l'ecole, les salles de classe sont quasi desertes: résultat de cette politique honteuse qui est menee en Europe; Je suis allee en voyage à Cuba j'y ai vu des écoles au contraire bien garnies. Toute la classe mediatique qui a vite fait de parler de Castro comme un horrible dictateur ferait mieux de faire la part des choses; Hasta la victoria siempre

  17. henri dit :

    Ne confondons pas expérience et modèle, les Françaises et les Français n'ont pas besoin de modèle, ils décideront de leur société émancipatrice à un moment donné, ni Chavez, ni LULA ne sont des modèles, ils sont des expériences démocratiques qui ont réussi dans leur pays et qui ne sont pas transposables en Europe du moins pour certains aspects.
    En dernier lieu, Jean Luc Mélenchon s'est engagé à titre personnel dans son soutien à Chavez et pas au nom du Front de Gauche et de ses composantes. Malgré tout, je souhaite que Chavez aille plus loin dans la recherche de la démocratie pour son pays et pense à l'avenir pour une nouvelle victoire.

  18. Michel Berdagué dit :

    Que nous ne restions isolés pas dans notre petit Hexagone pris dans les sables de la mouvance sous tutelle de l'U.E. et Commission évaluatrice et donneuse d'ordres et tel des femmes libres et des hommes qui ne le sont pas moins partent dans d'autres continents non pas planqués des numéraires mais s'enrichir par le vécu des révolutions citoyennes, c'est d'une normalité de révolutionnaire ayant conscience de l'internationalisme fraternel et de classe. Surtout que s'envole Jean-Luc après la Manifestation pour l'emploi et l'industrie de demain, je ne vois pas en quoi il y aurait un défaut d'action et de réflexion, il y en a plus d'un et d'une,ici qui aimerait dire de vive voix aux Camarades en Lutte leur soutien fraternel, et de les assurer que nous sommes en route pour nous renforcer et d'arriver au : " prenons le pouvoir". Mais que chez nous après 10 longues années de droite avec les 5 dernières très dures et que les prochaines s'engagent encore plus dures, le mouvement en France manque de force dans le rapport du même nom, Cependant avec toutes les manifestations et luttes les engagements se feront et en masse, là c'est une certitude, quand ? personne ne le sait mais ce que nous savons c'est que nous n'attendrons pas 5 années de casse et d'abrutissement.
    @Cécile63, tes réflexions et analyses sont pertinentes et à prendre en compte mais là où tu affirmes qu'avant tu ne faisais pas de politique, dans le réel et la réalité tu en faisais où plutôt laissais faire une politique désastreuse et contre les intérêts de ta classe laissant la bataille en presque victoire à la Warren Buffet, bravo pour ton engagement et tu te prépares pour une grêve et pourquoi pas en novembre et comme tu le sais camarade y a intérêt à la gagner. crois moi y a pas de consigne et aucune mais qu'est -ce qu'il y a comme actions, marches incessantes,très endurantes, actions contre les agences de notation, réunions en assemblées citoyennes discussions et lectures approfondies études des finances de la haute, renseignements et confrontations des infos, décryptages, bref c'est un boulot jour et nuit....du fait de l'incurie des mass média.

  19. Menjine dit :

    C'est fait, ça y est le M.E.S. vient d'être signé par les 17 pays qu'il concerne. Belle conférence de presse avec nombreux journalistes, pratiquement pas d'échos en ce 8 octobre (juste une petite phrase sur France info qui m'a alertée).
    Le traité MES est introuvable pour nous autres vulgaires pékins sauf en anglais. Et il paraît que le peuple reste souverain !

  20. Hold-up dit :

    "Récoltant plus de 7,44 millions de voix, contre 6,15 millions à M. Capriles, le président Chavez a rassemblé plus de suffrages que lors de sa précédente réélection, en 2006, lorsqu'il avait pourtant battu l'opposant Manuel Rosales de plus de 25 points, avec 62 % des voix " dixit Le Monde (!) ce matin
    Viva ! El pueblo unido jamás será vencido ! Quelle joie ce matin à l'annonce de la bonne nouvelle ! Cela va clouer le bec putride du "parti médiatique (à la botte de l'Empire)". Hier encore sur France Culture, une pitoyable émission pérorait et ronronnait sinistrement sur le leader démocratique du Vénézuéla et à nouveau le Président de la République Vénézuélienne. L'émission tentait laborieusement d'agiter de vieux épouvantails pour effrayer les oiseaux naïfs. Rien n'y aura fait ! Bravo au peuple Vénézuélien, définitivement autonome, conscient et libre, tout à fait débarrassé de l'influence néfaste de la propagande ridicule des officines en tous genres.

  21. ducrotois dit :

    Bonjour monsieur
    Je reviens sur l'affaire Peugeot pour vous demander si le président de la république a un droit de regard, direct ou détourné, sur la publicité à la télévision ? Ne pourrait il pas entraver, d'une façon ou d'une autre, la pub Peugeot ? Aider à la vente les véhicules fabriqués en France ? Par avance merci.

  22. Titi dit :

    Une forte pensée pour nos camarades vénézuéliens qui ont encore fait le bon choix. Longue vie aux (vrais) gouvernements de gauche !

  23. Pierre Pifpoche dit :

    Merci beaucoup, Jean-Luc Mélenchon, pour la rigueur philosophique et le courage intellectuel de vos démonstrations écrites et oralement radio-diffusées, de grande qualité de vérité, qui font du bien dans un mensonge médiatique absolutiste environnant.
    Le combat du Vénézuela et de l'Equateur, de l'Argentine et de l'Amérique de Sud fait partie de notre combat en France et en Europe pour l'homme d'abord plutôt qu'une toute puissance d'un pouvoir financier éliste. Merci.
    Une petite critique toutefois qui dépasse le cadre de ce billet et des débats si difficiles en cours. Je suis d'accord quand vous critiquez la confusion de genre dangereuse des pouvoir théocratico-religieux absolus. Comme on le voit en Asie et aussi la confusion des genres avec Poutine. Faudrait-il pour autant défendre une théocratie intellectualisto-matérialiste à mes yeux aussi brutale pour la spiritualité et la culture tibétaine telle que celle pratiquée par Pékin ? Je pense que non, et il me semble que, parfois, vous le faites pourtant.
    Quand vous réduisez le dalaï-lama à un homme du passé partisan d'un féodalisme théocratique, je ne peux que mal vous suivre, face à ce que je regarde comme un terrorisme culturel des dirigeants de Pékin. Certes, l'évolution et le progrès social et politiques sont nécessaires. Mais, quelques soient les excès de part et d'autres, il importe à mes yeux que les bouddhistes tibétains et leur représentant spirituel n'aient pas moins de droits culturels, philosophiques et religieux que les autres convictions philosophiques et religieuses dans le monde, même si ces convictions sont à vos yeux arriérées, ce que, à mes yeux, elles ne sont pas. Pour moi, Pékin me semble un régime théocratique absolutiste parmi d'autres, comme l'était malheureusement aussi le régime stalinien, quels que soient les progrès sociaux. Le marxisme est utile à mes yeux quand il n'est pas lui-même érigé en religion philosophique unique, ce qui est parfois le cas.

  24. educpop dit :

    Le peuple uni ne sera jamais vaincu, encore faut-il qu'il combatte. La différence entre le Venezuella et et la France c'est que ici le peuple est indifférent à la lutte que mène son parti. C'est drôle comme l'histoire se renverse, est-ce que ce ne sont pas les Européens qui aujourd'hui cherchent à sauver leur modèle social, qui ont dans le temps exporté là bas leur modèle colonisateur réactionnaire ? Le souvenir de la colonisation Espagnole et portugaise est certainement une des clés qui permettent de comprendre la mobilisation populaire pour se débarrasser de l'emprise du FMI.
    Cependant, aujourd'hui la fraternité entre toutes les victimes de la pensée unique ultra libérale réconcilie les mondes anciens et nouveaux. Si j'étais le capitalisme j'aurais peur. Mais on est dans le temps vraiment long, or il y a urgence pour que le peuple ne soit vaincu chez nous sans même le savoir.
    Quel défi ! accélérer le rythme de l'histoire. Je comprends la hâte de Jean-Luc Mélenchon pour construire des liens, c'est un travail de prophète, un espoir immense. De tout coeur vas-y, ne t'occupe pas des signaux, met le charbon.

  25. Alain Tétart (60)(73 ANS) dit :

    Décidément ce Montebourg est d'une incompétence certaine en matière économique, et bien entendu le patron de chez Peugeot s'engouffre avec plaisir dans cette porte ouverte par Montebourg.
    La première des choses qu'il faut que vous sachiez c'est que le prix de revient n'a rien à voir avec le prix de vente et aussi étonnant que cela puisse vous paraître je vais essayer de vous en faire la démonstration !
    La grave erreur de Montebourg concerne la compétitivité des entreprises, et vous avez pu voir les patrons de Renault, Peugeot etc n'avoir que ce mot à la bouche lors de l'inauguration du salon de l'auto. Jean-Luc Mélenchon a été très clairvoyant pendant sa campagne quand il nous disait que les entreprises devaient fabriquer ce que les clients voulaient et non pas essayer de vendre à leurs clients les produits que ces fabricants savaient faire, et ça, c'est la base même du marketing ! Comme Peugeot continue à fabriquer les petites voitures qu'il sait faire mais qui se trouvent sur le même segment que les petites voitures japonaises ou coréennes, Peugeot est bien obligé de descendre ses prix pour vendre, à tel point que Peugeot va finir par nous offrir une 307 si vous achetez chez lui une Mercedes de haut de gamme, alors à l'évidence nos constructeurs ne gagnent plus d'argent, ils sont bientôt obligés de vendre à leurs prix de revient donc ils ne gagnent plus de pognon à nous vendre leurs petites voitures et pendant ce temps là, Mercedes fabrique des voitures haut de gamme qui sont demandées par des gens qui ne sont pas gênés dans les entournures et Mercedes se fait un paquet de pognon en vendant des voitures dans le monde entier alors que nos fabricants français se battent à coup de remises pour vendre les leurs !
    L'état n'a pas à rentrer dans ce système économique pour essayer de préserver des emplois chez nous car ce n'est que reculer pour mieux sauter ! vendre des remises plutôt que des voitures va irrémédiablement à la faillite donc si l'état met le doigt dans l'engrenage c'est de l'argent perdu pour nous tous car c'est notre pognon que l'état va distribuer, alors qu'il suffirait d'obliger nos fabricants à faire les véhicules que les clients réclament. Continuer de tirer les prix sur les bouteilles de bières, c'est une absurdité quand on sait que les canettes sont remplacées avantageusement par les boîtes en alu ! CQFD. Vous ne vendrez jamais de chaussures en 39 si vos clients chaussent du 44 !

  26. ermler dit :

    Cinq mois déjà !
    Pour ceux qui n'auraient pas tout bien suivi, je m'autorise une modeste synthèse du bilan de monsieur "Le changement c'est maintenant car mon ennemi c'est la finance et d'ailleurs moi, président, je...".
    - Moi, président, je m'étais engagé à renégocier le traité européen de Sarkozy - Merckel et je vais le faire voter sans en changer une virgule.
    - Moi président, je m'étais engagé à interdire les licenciements boursiers et je ne l'ai pas fait
    - Moi président, je m'étais engagé à doubler le livret A et je l'augmente de...25%
    - Moi président, je m'étais engagé à taxer les revenus du capital à hauteur des revenus du travail et je ne le fais pas.
    - Moi président, je me couche devant une nuée de "pigeons" qui ne veulent pas payer de taxe sur la plus-value de la vente de leurs start-up, car les campagnes internet façonnées par quelques boutonneux cupides m'impresionnent bien plus que 80 000 citoyens manifestant dans les rues de Paris.
    - Moi, président du changement, je copie sans honte les "recettes" éculées de l'ultra -libéralisme Sarkozyste en faisant baisser le "cout du travail" par la diminution des cotisations patronnales que je compense par une hausse de la CSG payée par tous les salariés !
    - Moi, président, je vais couper drastiquement et durablement dans les budgets sociaux, culturels, de la santé, des transports... car pour moi, le changement c'est l'austérité remplacée par... l'austérité.
    - Moi président, je fais la promotion de mon ministre de l'intérieur qui prend des mesures follement énergiques contre la crimininalité en évacuant des camps de rom et en réalisant de gigantesques coup de filets contre... onze djihadistes amateurs éparpillés au quatre coins de la France.
    - Moi, président, j'ai augmeté le smic d'un carembar par jour et fait baisser l'essence de quinze malabars par mois...
    - Moi, président, je suis lâche, cynique et parjure et je vous remercie encore d'avoir voté pour moi.
    - Moi, président "normal" je n'aime pas le Président Chavez, parce que lui tient ses promesses (ce qui est tout à fait "anormal'"!) et que le peuple, qui lui fait confiance, l'a réélu à 55%... ce qui ne risque pas de m'arriver un jour.

  27. Jean Emmanuel dit :

    A en croire un article du Point, certains du PS seraient sur le chemin de changer d'avis. Voici l'article.
    Sur le traité, le comportement de Fabius montre ce que j'ai toujours pensé de lui, que son Non de 2005 n'a été qu'un prétexte parce qu'il pensait qu'il serait désigné à la candidature par les militants.
    Sur Chavez, ça fait parler la preuve c'est que Canal+ en fait un doc dans la semaine.

  28. Patrice C. dit :

    Je ne sais pas à quoi jouent les socialistes :
    En 2002 ils ne sont pas au second tour de la présidentielle et pour cause ils ont fait une politique de droite (privatisation, traité non renégocié)
    En 2012 ils recommencent. Mais qu'ont ils dans leur tête ? A quoi jouent-ils ? Quand on est de gauche on fait une politique de gauche.

  29. ermler dit :

    @ Patrice C. 18h59
    Je ne sais pas à quoi jouent les socialistes... Mais qu'ont ils dans leur tête ? A quoi jouent-ils ? Quand on est de gauche on fait une politique de gauche...

    Oui, mais ça fait juste 30 ans que les socilalistes ne sont plus de gauche. Donc, quand on est plus de gauche, forcément, on fait un politique de droite. Qu'est-ce qui vous étonne ?

  30. Dauphinoise dit :

    @ laurent à 11h52
    Tu peux écouter sur là-bas.org l'émission de Daniel Mermet, ses journalistes étaient présents à la manif et qui ont interviewé plusieurs personnes. C'est d'ailleurs le seul endroit où tu trouveras quoi que ce soit.
    A propos de la réélection de Hugo Chavez, lu dans le Huffington Post Québec: "L'Agence France presse rapporte ainsi la déclaration par courrier électronique de porte-parole pour l'Amérique latine du département d'État américain, William Ostick : « Nous pensons que l'opinion des plus de six millions de personnes qui ont voté pour l'opposition devra être prise en compte à l'avenir ».
    Peut-être que ce représentant pourraient dire la même chose à Hollande à propos de millions de personnes qui ont, par dessus le marché, contribué à son élection, non ?

  31. Michel Berdagué dit :

    Pitoyable, à nos frais Matignon téléphone aux Socialistes qui en pleine conscience vont voter Non, il les harcèle. Socialistes tenez bon nous sommes là nous sommes des millions et plusieurs millions qui vont nous rejoindre, nous n'avons aucun poste à vous offrir seulement une reconnaissance qu'il existe des Socialistes pour une République Sociale.

  32. Patrice C. dit :

    @ ermler :
    Malheureusement je ne plus étonné mais j'en ai marre d'entendre dire que les socialistes sont de gauche, du coup le Front de gauche passe pour beaucoup pour un parti extrême.

  33. Toto dit :

    Bravo Chavez.
    Il faudrait que le Monde se décide enfin de changer de correspondant !

  34. gabriela desde Uruguay dit :

    Est.ce qu'il y a une façon de connaître votre agenda en Uruguay? Je voudrais tant avoir la possibilité de vous écouter directement! Donnerez vous une conférence ou quelque chose comme ça?
    Merci pour l'info

  35. ermler dit :

    Incroyable ! je viens de visionner la fin d'un reportage du journal France 2 sur la victoire de Chavez.
    Le journaliste avoue s'être "trompé" lorsque, lors de précédents reportages, il avait affirmé : 1. Que 80% des vénézuéliens vivaient sous le seuil de pauvreté (en réalité 26% contre 46% avant l'arrivée de Chavez !) 2. Qu'il n'y avait qu'une seule ligne de chemin de fer reliant Caracas au reste du pays, alors qu'il y en a "plusieurs".(commentaire dixit).
    Deux gros mensonges (parmi tant d'autres) sobrement "rectifiés" APRES l'élection.
    Arrive-t-il à ces pseudos journalistes du service public de vérifier leurs informations avant de colporter des mensonges aussi énormes sur un régime ? Non, car il exècrent ce régime et que -bien entendu- ça doit les dispenser de faire leur travail ! Toujours facile après, de rectifier, sans même s'excuser.
    Existe-t-il un comité d'éthique des médias chargé de contôler les mensonges répandus en toute impunité par les journalistes (à part Acrimed) ?
    Vive les révolutions citoyennes au Vénézuela, en Amérique latine et partout ailleurs (bientôt !)

  36. Toto dit :

    Quand j'entends parler Montebourg, cela me fait penser à un vieux sketche de Font et Val : "Monsieur le ministre, la parole est à votre cravate comme d'habitude..." ! Ce mec s'adore n'imaginant même pas à quel point Hollande le méprise pour l'avoir foutu là avec un ministère à l'intitulé ronflant le pompeux cornichon !

  37. JN93 dit :

    Nous aurions aimé donner l'exemple, et c'est eux qui nous le donnent. Vive le peuple Vénézuélien ! Et que les autres se couchent devant tant de lucidité !

  38. Béa dit :

    A propos de Chavez, ce soir sur Canal "spécial investigation" Chavez : le grand mensonge.
    A voir et à commenter demain car de ce que j'ai pu en entendre tout-à-l'heure sur "28 minutes" cela va encore être orienté. De plus cette journaliste "Caroline du Saint" s'en et pris à jean-Luc Mélenchon. Donc à nos postes ! soyons vigilants.

  39. Victor D dit :

    Yen a marre d'entendre le mot compétitivité, et de leur doctrine libérale qui ne fonctionne pas. Il faut baisser les charges bla bla bla... avec un ami du front du gauche ont en a marre d'entendre ces arguments à la noix. On nous cite souvent les vertus de l'Allemagne et bla bla bla... Dans la famille Europe et bien je prends le Portugal. La Balance commerciale de ce pays que j'aime est excédentaire et largement depuis 2 ans environ et pourtant le chômage explose, les jeunes sont obligés de partir à l'étranger, et la crise économique est plus terrible que sous la dictature sous St Lazare. Ils détruisent tout les services publics rien que d'en parler j'en ai mal au coeur. Comment l'expliquez vous Messieurs les libéraux ? Svp Monsieur Mélenchon contrer ces arguments de la compétitivité.
    Merci d'avance !

  40. jnsp dit :

    @phil68 à 14h21
    En quoi le régime iranien est-il indéfendable ?
    Il faudrait un peu se réveiller, vous vous sentez sans doute plus proche de Allende, de Mossadegh, Thomas Sankara, Patrice Lumumba et bien d'autres. C'est triste à dire mais il y a un moment précis où la tolérance, le respect du droit ne fonctionne pas ou plutôt si il fonctionne très bien et permet d'éliminer les gêneurs.
    Pour le cas précis d'Ahmadinejad, il a beaucoup de points communs avec Chavez, il défend l'indépendance de son pays, il distribue une partie des revenus pétroliers aux iraniens, même si il doit y avoir des détournements, il est probablement entouré de traitres potentiels.
    Pour nuancer, rien n'est sûr, cf affaire iran-contra.

  41. Toto dit :

    @ Béa
    Pourquoi se fatiguer à regarder Canal ? Pire que TF1 et Charles de Villeneuve (?) qui ont le courage de leur parti pris ! Il ne suffit pas d'avoir la tenue réglementaire du légionnaire médiatique pour faire du journalisme différent. Canal + c'est l'attrape nigaud des beaufs qui se croient un peu chic !

  42. Dim dit :

    @JNSP
    Le régime iranien est indéfendable car les curés et le pouvoir, ça ne fait jamais bon ménage. De plus les dernières élections remportées par Ahmadinejad ont été truquées, il n'est donc pas légitime.

  43. Paisgresinhol dit :

    @ ermler et Patrice C
    Attention quand même à ne pas confondre droite capitaliste et droite nationaliste. En matière d'économie, c'est vrai, le PS à viré à droite. Mais j'étais quand même bien content de "sortir" l'UMP aux présidentielles, vu la tournure prise par les évènements. Le PS permet quand même d'instaurer un climat national un peu mois malsain. Quoique vous me direz que Valls a déjà fait pas mal de conneries! Et puis, qui sait? Il va y avoir plusieurs élections d'ici à 2017. Il peut donc se passer pas mal de choses, surtout si le PS s'affole face, espérons le, aux succès à venir du FdG. Sous la pression, on peut les obliger à mettre la barre à gauche. C'eût été impossible sous un gouvernement de droite dure.

  44. Menjine dit :

    A propos de l'actualité de la Cour des comptes:
    Il y a un rapport de la cour des comptes qui signale le salaire exorbitant de l'ancien directeur de sciences Po Paris, qui s'il n'était pas mort et que JL Mélenchon avait été Président aurait eu à s'inquiéter : 505 806 euros par an (en dessous des 75% de Hollande).
    Pour mémoire, le salaire d'un professeur des Universités de classe exceptionnelle (au Collège de France par exemple ou 10% des profs d'une université donnée environ) est de 61 848 euros, celui d'un prof de 1ère classe de 54540 euros et celui d'un professeur de seconde classe ou d'un maître de conférence de première classe est de 45120 euros annuels, ceci en fin de carrière au denier échelon.
    Le salaire de feu le dernier directeur de sciences Po était donc plus de 10 fois supérieur au salaire d'un professeur des universités lambda en fin de carrière (bac+8 minimum, thèse, plus concours, plus recherche chaque année pendant quarante ans)
    Sachons et cela nous intéresse, nous les gens du FdG, que Science Po est d'un statut bizarre: fondation privée, elle émarge à des subventions publiques incroyables, or les étudiants doivent s'acquitter d'environ 3000 euros par an.
    Le feu Président avait fait sa pub sur les "bourses" accordées aux gens des banlieues et s'était fait un tremplin médiatique de ces bourses. Les universités publiques étant priées d'avoir la même politique charitable, alors qu'elles sont exsangues. Ce que nous voulons c'est l'égalité, non ?
    En ce début de quinquennat d'un soi-disant homme de gauche, rien n'évolue du point de vue universitaire: collusion entre privé et public, haro sur l'Université, et Science Po continue à former les "élites". Celles de l'ENA dont la majorité écrasante des étudiants admis provient de sciences Po Paris, maintenant la Magistrature (regardez, il n'est plus nécessaire d'être un spécialiste formé au droit pour intégrer l'Ecole de la Magistrature). Enfin, cette école forme journalistes et think-tankeurs, vous savez les spécialistes de C dans l'air. Ceux qu'on dénonce ici. Devinez qui est candidat ? Notre cher Reynié de C dans l'air. Il y a aussi Jean-Claude Casanova dont on parle, etc. Le rapport de la Cour des comptes révèle en creux la collusions des intérêts de ceux qui se prétendent l'élite. Mais l'élite c'est nous, le FdG, si nous sommes capables de comprendre les rouages de cette société formant les dociles dirigeants du système. Qu'ils s'en aillent tous...

  45. jnsp dit :

    @ Dim 8 octobre 2012 à 22h06
    C'est à cause de propos comme les vôtres, simplistes et caricaturaux, que le front de gauche reste minoritaire, je vous conseille de prendre connaissance de photos ou Chavez embrasse une croix ou fait un discours au dessus d'une image du christ peut-être celà vous rendra-t-il plus mesuré.
    Pour ce qui concerne Ahmadinejad et les élections truquées vous agissez comme si vous étiez le vaillant porte-voix des atlantistes de gauche et de droite, je n'aime pas les régimes religieux mais si cela correspond à la volonté d'un peuple j'accepte.
    À moins que votre seule référence en Iran soit la petite minorité occidentalisé dont les manifestation sont si bien médiatisées par les mêmes média que vous critiquez surement; et à raison, par ailleurs, si proche de notre bien-pensance confortable, et bien non ! le monde est diversité même si on peut souhaiter une convergence.
    Cette convergence ne peut se produire que dans le respect des différences et la discussion.
    Pensez-vous que les élections ne sont pas truquées en France?

  46. Diogene dit :

    @Dim 192
    Cures et pouvoir, comme presse et finance font au contraire " bon ménage" pour les tenants de la finance. L'état subventionne "la diversité de la presse" pour 550 millions d'€/an, on attend toujours la diversité. Le régime du Concordat s'applique toujours sans que cela interpelle la majorité des élus de la république. Bref, on a du pain sur la planche.
    Chavez est repasse, le peuple a confirmė encore une fois que les inégalités ne sont pas d'essence divine. Ça commence a bouger, ne gâchons pas par l'impatience (justifiée) notre si belle progression. On le veut, on le fait, on ne lâche rien ni personne de notre camp, on travaille a agrandir notre nombre, c'est ça notre boulot ! Lorsque notre taille le permettra, c'est a dire lorsque dans le pays notre programme sera l'option du vrai changement, les digues tomberont d'un coup.
    En attendant la constituante, on continue le travail dans les bons comme dans les mauvais moments.

  47. marechal dit :

    @ Ermler
    Existe-t-il un comité d'éthique des médias chargé de contrôler les mensonges répandus en toute impunité par les journalistes (à part Acrimed) ?
    Non en effet, du moins je ne connais rien de cela. Le seul comité d'éthique serait des journaliste qui fasse leur boulot, c'est à dire qu'ils prennent suffisamment leur charge au sérieux et comme un devoir, plutôt que d'abuser de leur liberté de dire n'importe quoi. Il en existe tout de même quelques uns, heureusement. Mais comme par hasard ceux là ne passent pas aux heures de grande écoute, et ne font l'objet d'aucune promotion. Est-ce à dire que cela est voulu que nous ayons en France une presse aux ordres ? que cela est comploté...? Je crois pour ma part que nous avons affaire à une bande de feignasse qui ne savent que se répéter entre eux et qui ne sont pas foutus de se remettre en question même en admettant s'être planté : bref, il est impossible de parler "d’éthique" à ces gens là. Un mot qui contient plus de six lettres ça leur colle la migraine...

  48. Magda Corelli dit :

    Merci Diogène pour votre précédent post. Je fais une consommation immodérée de toutes les conférences de ce grand historien qu'était Henri Guillemin. Une révélation pour mon entourage aussi. Quelque part il cite Barrès : la première condition de la paix sociale est que les pauvres aient le sentiment de leur impuissance. Eh! bien la victoire de Chavez rend obsolète cette terrible citation. Bravo au peuple vénézuélien !

  49. sylvie crettaz-frieri dit :

    Faites nous signe, Mr Mélenchon, nous les Français d'Uruguay, on veut vous saluer, svp.

  50. Libre penseur dit :

    @186 à 20h53
    J'ai vu les deux reportages. Les chiffres du premier m'étonnaient fortement. Mais alors craignant probablement des suites au niveau diplomatique, l'aveu de tromperie sur l'information dans l'édition de 20h d'aujourd'hui était carrément ubuesque ! Je n'ai jamais rien vu de pareil et cela m'a entièrement convaincu si je ne l'était pas encore qu'il y a bel et bien une collusion pour discréditer Chavez alors qu'il réalise ce qui se rapproche le plus d'une vraie démocratie avec un réel enracinement au sein du Peuple.
    Notre Peuple de France si il fut attentif ce soir devrait se poser de vraies questions : alors ces journalistes de la télévision, libres d'expression ou valets du pouvoir ? Les hommes libres feront inlassablement leur travail pour toujours servir les droits de l'Homme, là où les valets s'arrêteront, crieront au scandale et intenteront forts procès pour mieux étouffer toute parole libre.


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