06oct 12

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Après ma participation en soutien à la manifestation syndicale du 9 octobre à Paris, je m’envole mardi soir pour l’Argentine puis l’Uruguay à l’invitation de la présidence argentine. Je vais donc être absent de France pendant plusieurs jours. Ce n’est pas très reposant mais ça me permet aussi une pause dans la frénésie de l’activité quotidienne. J’y aspire comme chaque fois que je tiens le devant de la tranchée trop longtemps. Depuis la mi-août j’ai été emporté dans un rythme qu’il est temps de ralentir. La tranchée sera tenue, je le sais. La distance n’est plus un obstacle à la présence, vous aurez l’occasion de le vérifier. Ce voyage entre aussi dans la préparation de la tenue du Forum Mondial de la révolution citoyenne. J’y travaille ferme pendant la seule année où je ne suis pas avalé par les campagnes électorales. Le président équatorien, Rafael Correa, en suit personnellement la mise en place et il accueillera à Quito en avril prochain la première session de ce forum mondial. Je vais donc présenter l’idée partout où l’on m’invite.

Je reviens sur le débat à propos du traité européen. C’est long mais c’est de l’argumentaire à ré-utiliser sans modération et sans droits d’auteur. Vous êtes au courant ? « Le Monde » décide de me faire une grosse guerre du fait de mon conflit politique avec Paulo Paranagua l’un des « journalistes » le plus grossièrement militant de la place.

Du coup, c’est un post très long. Mais c’est le genre de ce blog encore pour quelques temps. Ça me donne l’occasion d’une nouvelle organisation de ma page d’accueil dont je vous fais juge. Ça se présente comme trois billets au lieu d’un mais le compteur est unique et l’accès aux commentaires également.

Une première et une nouvelle somme toute assez consternante quand même : le gouvernement s’est couché devant « les pigeons ». Quelle puissance que celle de l’argent ! Il a suffi de cinq jours pour faire éclater l’incurie d’un bricolage fiscal de plus. Dommage que les ouvrières de Sodimédical ne soient que des femmes sans fortune. Trente deux décisions de justice favorables n’ont pas suffit à les sortir d’affaire. Et le gouvernement n’a strictement rien fait pour elles. Les pigeons du jour ne sont pas ceux qu’on croit. !

L'Europe maltraitée. Ayrault en apnée.

Le gouvernement a choisi de brutaliser le Parlement sur le traité budgétaire européen. Il a déclenché la procédure d'urgence qui annule la navette entre les deux assemblées. Rien ne justifie une telle précipitation. Si ce n'est l'incapacité du gouvernement à argumenter sur le Traité. L'Assemblée nationale votera mardi 9 octobre. L'examen du projet de loi au Sénat doit commencer moins de deux heures après le vote de l'Assemblée. Et le vote au Sénat est prévu pour vendredi 12 après-midi. C'est-à-dire que le Sénat débattra moins de 48h sur ce texte. Le coup de force ne s'arrête pas là. A l'Assemblée, c'est du grand n'importe quoi. La règle d'or prévue par le traité sera intégrée à une loi organique. Mais les députés vont commencer le débat sur la loi organique dès lundi, c'est-à-dire avant d'avoir voté le traité qui la rend nécessaire ! Cette bousculade en dit long. Le gouvernement est très mal à l'aise. On le comprend. En ouverture du débat à l'Assemblée le 2 octobre, Jean-Marc Ayrault a dû enfin avouer que le texte du traité est « identique » à celui signé en mars par Nicolas Sarkozy.

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Dos au mur, le premier ministre a été contraint de mettre fin à ces mensonges répétés depuis des semaines. Ainsi, la vérité est dite. C’est bien le traité Sarkozy que défendent désormais Jean-Marc Ayrault et François Hollande. C’est bien le traité Sarkozy que le Parti socialiste s’apprête à adopter main dans la main avec l’UMP. Contrairement à ce que dit Ayrault, ce n’est pas une première étape dans la réorientation de l’Europe. C’est la poursuite pure et simple de la même politique européenne : l’austérité généralisée.

Les socialistes ne brillent pas d’imagination pour dissimuler leur piteux ralliement au traité Sarkozy. Ainsi Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée : « On peut toujours se livrer à je ne sais quelle exégèse ou ergoter à l’infini. Pour ma part, je dirai d’emblée que ces textes ont changé de nature du fait même de leur insertion dans un paquet européen plus large. En ce sens, ils n’ont rien à voir avec ce qui était proposé par la précédente majorité. » Ou encore : « Les interprétations d’un texte peuvent être multiples. La politique que vous avez menée pendant cinq ans et celle que vous vous apprêtiez à appliquer sous les auspices de ce traité sont totalement contraires à ce que nous voulons mettre en œuvre ». Alors pourquoi voter le même texte ? C'est absurde ! Il faut dire qu'après tant de tangages, les socialistes hésitent encore entre deux stratégies contradictoires. La première consiste à dire que le traité n'est pas si important, qu'il ne change pas grand-chose. Le même Bruno Le Roux a ainsi déclaré qu'il ne mérite « ni excès d'honneur, ni indignité ». Mais dans le même temps, le PS s'affole et dramatise le débat jusqu'au ridicule. Ainsi Elisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée, a cru voir arriver l'apocalypse : « Ne pas ratifier ce traité serait un désastre pour notre pays, cela provoquerait une implosion de la zone euro, sonnerait le glas de la monnaie unique et, par contrecoup, ferait sombrer l’Union européenne ». Diantre ! Rien que ça. Mais alors comment la même Elisabeth Guigou peut-elle affirmer quelques minutes plus tard que « le traité budgétaire n’est pas une innovation » et que « la portée du traité budgétaire ne doit pas être surestimée » ? Il faudrait savoir !

Pour notre part, nous savons. Les députés Front de Gauche l’ont expliqué à la tribune. Nous sommes radicalement opposés au traité et la logique d'austérité qu'il contient. Donc nous votons contre. Ceux qui sont pour l’austérité et l’Europe libérale votent pour. Il n’y pas d’entre-deux à gauche. En effet, dans la discussion générale, Marc Dolez a démontré en quoi ce traité et l'austérité sont absolument incompatibles avec une politique de progrès social. Il a aussi rigoureusement démonté le "rideau de fumée" que constitue le pacte de croissance en mettant en lumière sa dimension ultralibérale. En effet, ce pacte de croissance prône la libéralisation accrue des secteurs des transports et de l'énergie. Et c'est avec ce pacte que François Hollande et Jean-Marc Ayrault veulent camoufler leur renoncement ! Les députés Front de Gauche ont utilisé toutes les armes à leur disposition y compris les motions de procédure. Ainsi, ils ont déposé une motion de rejet préalable du traité. Elle a été rejetée par tous les autres groupes. Tous, y compris le groupe Europe-Ecologie-Les-Verts. Ce groupe s'apprête pourtant à rejeter le traité. Mais il rejette aussi la motion qui rejette le traité. Un entortillage du cerveau est à craindre !

J'en profite pour signaler qu'au Sénat, la présidente du groupe Front de Gauche a écrit aux autres parlementaires de gauche pour leur demander de signer la motion référendaire qu'elle a rédigée. En effet, pour que cette motion puisse être débattue en séance publique, il faut trente signataires. Notre groupe en compte vingt. L'exigence du référendum peut rassembler au-delà. En tout cas, ceux qui ont dit vouloir voter contre le traité ont l'occasion d'aller au bout de leur logique. Je pense en particulier à Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Pierre Chevènement et Jean-Vincent Placé. Ils sont contre le traité. Sont-ils prêts à demander un référendum ? Nous avons porté cette question du référendum dans le débat à l'Assemblée. Le gouvernement a fait preuve d'une grossière mauvaise foi. Ainsi, Bernard Cazeneuve, ministre des affaires européennes a cru bon d'expliquer qu'il n'y avait pas besoin de référendum parce que « une grande consultation populaire a eu lieu qui a conduit les Français à se prononcer pour un Président de la République et pour une majorité au sein de l’Assemblée nationale ». Il lui reste à se souvenir que dans cette élection, les Français ont écarté celui qui avait signé le traité en débat ! Quant à Jean-Marc Ayrault, voici ce qu'il a répondu à notre interpellation : « Alain Bocquet a demandé, au nom du groupe GDR, la tenue d’un référendum. Il y en a déjà eu deux sur l’Europe, mais à chaque fois, il était question d’un transfert de souveraineté. On peut parfaitement défendre, et cela a été mon cas, que le vote populaire soit nécessaire dans ces circonstances. Si nous devions demain discuter – il a été question tout à l’heure des propositions allemandes – d’un nouveau traité impliquant des transferts importants de responsabilités et de souveraineté, à l’évidence, et même en Allemagne où on ne le pratique pas régulièrement, un référendum serait nécessaire ». C'est grotesque ! En 2008 le traité contenait un transfert de souveraineté et Ayrault a voté pour changer la constitution pour que cela soit compatible. Au moment où il a déposé sa motion référendaire le texte ne comportait plus de difficulté sur ce point. Bref, Ayrault était pour un référendum en 2008. Il sera pour un référendum la prochaine fois. Mais pas aujourd'hui ! Voila ce que vaut la "constance" et la "cohérence" de Ayrault qui sur France 2 le 27 septembre déclarait contre moi : « Je préfère la constance plutôt que les coups politiques ».

En fait, le PS n'arrive pas à convaincre. Il en est réduit à faire appel à la discipline. Ainsi, Bruno le Roux, le président du groupe PS à l'Assemblée a adressé une lettre très sèche à tous les députés socialistes. Voici ce qu'il écrit : « Je tiens à te rappeler que l'article 17 de notre Règlement prévoit que l'unité de vote est la règle. Les questions qui engagent le groupe sont librement débattues mais une fois la position du Groupe arrêtée, la discipline de vote et d'expression est une règle impérative. » Erreur monsieur le président, le mandat impératif n’existe pas en République et ceux qui font pression peuvent être lourdement condamnés en justice pour cela.

Ayrault va donc faire voter ce traité avec l'appui de la droite. Depuis des semaines, ses principaux dirigeants affirment qu'ils voteront le traité budgétaire. Mes camarades de la Télé de gauche ont compilé en vidéo plusieurs de leurs prises de positions. On les comprend, c'est leur traité, celui signé par leurs chefs Merkel et Sarkozy. C'est d'ailleurs ce qu'a dit Valéry Giscard d'Estaing sur Europe 1 le 2 octobre : « Il ne faut pas dire des choses inexactes, c’est exactement le même texte ». Giscard d'Estaing est ensuite complètement sorti de son devoir de réserve de membre du Conseil constitutionnel pour défendre le traité. Tous les chefs de l'UMP l'ont répété en cœur. Ce traité leur convient parfaitement. Jean-Louis Borloo a ainsi proprement ridiculisé Jean-Marc Ayrault et la soi-disant renégociation du traité à la tribune de l'Assemblée. Il a aussi déclaré à l'adresse du Premier ministre : « Vous allez avec ardeur défendre ce traité paraphé par le président Nicolas Sarkozy. Je rappellerai tout de même ce que vous écriviez le 22 février sur votre blog, où vous dénonciez "le carcan budgétaire concocté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel et qui étend l’austérité infligée à la Grèce à toute la zone euro" ». Avant lui, Christian Jacob, président du groupe UMP, s'en était donné à cœur joie : « Monsieur le Premier ministre, vous pouvez, sur ce sujet, compter sur le vote du groupe UMP, favorable au traité lui-même et favorable à la règle d’or. Nous le ferons car nous assumons les choix de Nicolas Sarkozy et les choix de la majorité d’hier ». Puis, il a énuméré la longue liste des prises de positions socialistes contre la règle d'or pendant la campagne électorale en commençant par François Hollande : « Souvenez-vous de ses tirades : "Moi, Président, je renégocierai le traité budgétaire". Ou encore, le "Pas une voix socialiste n’ira à la règle d’or". (…) Et puis, il y a vous-même, monsieur Ayrault, le 21 février, à cette place comme président du principal groupe d’opposition, qui déclariez : "Nous n’acceptons pas d’enfermer les peuples dans une camisole, fût-elle cousue de fil d’or." Voyez où vous en êtes, monsieur le Premier ministre… Les plus incisifs diront que vous vous êtes renié ; les plus réalistes, que vous avez avalé de belles couleuvres. La réalité, c’est simplement que le Président de la République et votre gouvernement ont accepté une politique et un traité sans en changer une seule virgule. Il n’y a aucune nouvelle perspective, et vous vous bornez à défendre celles voulues, initiées et décidées par Nicolas Sarkozy ! »

La droite va voter un traité de droite, c'est normal. Ce qui est anormal c'est que Jean-Marc Ayrault vienne au secours de l'UMP. Il permet à l'UMP de se rassembler alors qu'elle se déchire sur son futur président. Il permet à l'UMP de faire voter son traité comme si elle avait gagné l'élection. La droite compte profiter de la situation à fond. Ainsi, après les présidents de groupes, ce sont ses comptables de choc qui sont intervenus. Ils ont exigé une application très stricte de la règle d'or. Ainsi, Gilles Carrez, président UMP de la Commission des finances de l'Assemblée : « L’article 3 du traité est extrêmement contraignant. Il prévoit des mécanismes de correction automatique des écarts de trajectoire. Il va falloir décliner l’article en droit interne. La décision du Conseil constitutionnel du 9 août dernier a proposé deux options : la révision de la Constitution ou une loi organique. Vous avez choisi cette dernière, c’est votre droit, mais j’ai été très surpris des propos tenus par Pierre Moscovici, la semaine dernière : s’adressant, de façon peut-être un peu subliminale, aux membres de la majorité qui ont des doutes, il leur a expliqué benoîtement que ce n’est pas grave puisqu’il ne s’agira que d’une loi organique, que ce ne sera pas dans la Constitution et qu’on va donc pouvoir contourner les règles prévues. Sa présentation était vraiment un déni de vérité parce que, loi organique ou pas, l’article 3 du traité est extrêmement rigoureux. C’est d’ailleurs une bonne chose. (…) C’est donc vraiment une illusion que de présenter la déclinaison en droit national à travers une loi organique comme une manière d’affadir la rédaction de l’article 3 et les contraintes qu’il introduit". Puis, le député Charles Amédée du Buisson de Courson : "La vérité est donc la suivante : que les règles qui figurent dans les articles 3 et 4 du traité soient intégrées dans la Constitution ou dans la loi organique, elles s’appliquent aux lois de programmation des finances publiques comme aux lois de finances et aux lois de financement de la sécurité sociale. Le mensonge du candidat François Hollande a été de faire croire que la règle d’or ne s’appliquerait pas si elle n’était pas intégrée dans la Constitution. C’est tout à fait inexact ». Dans leur délire anti-dépenses publiques, ces libéraux ont reçu le soutien de la députée FN Marion Maréchal-Le Pen. Enfermée dans une position ultranationaliste, elle a aussi défendu l'austérité en répétant les arguments faux et dogmatiques des ultra-libéraux : « Bien sûr, il existe une véritable nécessité d’arrêter la folie du déficit. Je suis d’accord avec vous, il faut arrêter de subir le poids écrasant des intérêts de la dette. Je me considère d’autant plus fondée à le dire que c’est ma génération qui paiera les errances et les folies des gouvernements successifs ».

En fait, le débat sur le traité européen se joue à présent dans les assemblées parlementaires où nos élus sont très actifs. Je n’ai pas besoin de faire le doublon. On pourrait même me le reprocher. D’une façon générale, après le succès de la manifestation du 30 septembre et les revigorantes vagues de haine aveuglée que cela me vaut, je crois qu’il faut laisser se mettre en place la nouvelle donne. D’après moi elle va se placer sous l’autorité de la force de premier rang qu’est le mouvement social. J’ai déjà dit comment selon moi, pan par pan, toute la société va être traversée par la prise de conscience des dégâts de l’austérité. Rien ne sert de s’imaginer accélérer ce processus. Au contraire il faut qu’il diffuse bien dans les consciences. Et notre force politique doit accompagner le mouvement au rythme de celui-ci en explorant et éclairant les chemins de passage. La discussion du budget et de la loi de financement de la sécurité sociale va être le moment d’une nouvelle bascule de la situation. « En l’état » comme l’ont dit Pierre Laurent et Christian Picquet, je crois que nos députés et sénateurs ne la voteront pas. Mais je n’ai pas encore de certitudes sur le sujet. Je ne vois pas l’intérêt d’aller plus vite que la musique. Pour l’instant nous en sommes au chapitre fondamental, celui du traité européen. Ce débat doit vivre sa vie jusqu’au bout et nous devons nous comporter tout le long comme des citoyens qui donnent sa chance en permanence au débat et à la démocratie. Le faire c’est souligner le contraste avec les brutalités de Ayrault et la violence unilatérale des médias de l’ordre établi. Pourquoi ? Parce que nous préparons l’avenir, celui de nos propres gouvernements qui agiront en cherchant continuellement à provoquer des débats les plus larges pour polariser la société. Et parce qu’à chaque étape, des milliers de gens apprennent et se forment une opinion construite. Le pitoyable numéro de Jean-Marc Ayrault à la tribune de l’Assemblée pour présenter le traité a été vu par des milliers de gens. Il a fait autant pour nous que bien des tracts. Les moqueries humiliantes de la droite ont fait voler en éclats la pauvre ligne de défense du gouvernement. Elle consistait à vouloir faire croire à un texte « renégocié ». Comment on-t-ils pu croire que cela tiendrait ? Le flot de paroles creuses avec lesquelles le Premier ministre a interminablement fini son discours a fini de clouer au sol la défense du texte. « Libération », qui n’est pas le pire journal anti-gouvernemental, titre que le débat du traité a été « mal traité ». Le reste de l’analyse est à l’avenant. Qui peut les contredire au PS ? Personne. D’ailleurs personne ne le fait. « Le Monde » révèle que François Hollande compte qu’une fois sorti du débat sur le traité tout sera plus simple pour lui. C’est dire le degré d’aveuglement qui le frappe.

La vérité est que le débat européen était le plus mauvais moment pour nous. Le risque était immense que le texte passe en silence et que nous soyons isolés. Le risque était que nous ne parvenions pas à ouvrir la brèche du débat. La manifestation du 30, dans tous ses aspects, a réglé cette difficulté. A présent, c’est au mouvement social lui-même que le gouvernement va être confronté du fait du budget et de la douche froide qui se prépare avec la conférence sociale. C’est une plus rude et puissante réalité. D’autant qu’elle est fécondée par notre propre renforcement dans la période.

Cette fin de semaine, dans les localités vont avoir lieu les manifestations et actions voulues et organisées par les comités unitaires contre le traité. La FSU qui avait insisté à juste titre pour que des mobilisations locales soient possibles va jouer un rôle de maillage du terrain qu’aucune organisation politique n’est capable de tenir au même niveau d’intensité qu’elle. Ces actions incluront l’interpellation des parlementaires. C’est décisif. Lisez ce petit témoignage pris dans les commentaires de mon blog pour mieux comprendre comment une opinion de résistance se construit, de façon certes moléculaire, mais si bien enracinée du moment qu’on se met en mouvement. « Nous sommes d'une petite commune du Médoc, Lacanau, et nous sommes montés une poignée sur Paris ce jour là pour dire « non » au traité, non à Hollande, en étant conscient que beaucoup de nos camarades n'avaient pas les moyens financier de partir. Mais au retour nous avons été assaillis de commentaires flatteurs de la part de nos concitoyens ! Ça y est ! Ils se réveillent, déjà circule une pétition des élus du Médoc qui sera adressée à notre députée socialiste qui a déjà voté non au MES. Dans toutes les circonscriptions de Gironde le même travail est fait ! Voilà le travail et les retombés de notre manif. Il faut médiatiser les pressions contre les élus socialistes qui voteront le traité, qu'ils se sentent sur la défensive et honteux de leur vote (…) Il faut qu'ils aient honte de brader notre souveraineté et organiser le soir du vote à l'assemblée Nationale des rassemblements devant leur permanence ! Non le peuple n'oubliera pas ! »

Cette interpellation des élus est décisive. Elle leur permet de les sortir de l’ambiance ouatée dans laquelle ils vivent d’ordinaire. A gauche, tous les parlementaires qui voteront contre le traité s’inscriront dans une logique positive de préparation de l’avenir. Car, bien sûr, tout ce qui est prévu par les partisans du traité échouera. Le chômage et les déficits vont augmenter. Ayrault va s’user plus vite que la savonnette à laquelle il essaie de ressembler. C’est déjà bien engagé. « Le Nouvel Observateur » a déjà tourné la page. Euro-RSCG, la fameuse agence de communication, est en plein branle-bas de combat. Manuel Valls est l’homme fort qui monte dans cette mouvance là. Ce n’est pas un artefact. Il épouse la décadence sécuritaire de son temps. Les autres ne sont que des variantes d’un même credo sec et absurde : « Pas plus de 3% de déficit ». Ils sont l’austérité. Lui est ailleurs. Mais cette ascension creuse le gouffre qui va séparer les sociaux-libéraux de notre gauche. Je ne m’en réjouis pas. Je le constate. Et je mesure les dégâts. La glissade des socialistes vers l’idéologie sécuritaire valide les pires maladies de l’esprit public. Elle rend notre tâche plus difficile.

Voyager pour apprendre et penser

Je pars donc une nouvelle fois pour l’Amérique du sud. J’avais accepté il y a déjà quelque temps une invitation à participer à un colloque sur la modernité et le monde multipolaire dont les principaux invités sont des intellectuels influents notamment dans notre gauche. L’occasion était trop belle d’en faire la connaissance personnelle en même temps que de m’obliger à un travail intellectuel plus sophistiqué que les rudes empoignades dont je suis le protagoniste. Mais il y a davantage aussi. Je compte utiliser mon séjour pour approfondir ma connaissance de la nouvelle loi argentine contre la concentration des médias et pour favoriser le pluralisme.

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Une loi de même inspiration se joue aussi en Equateur et la plupart des régimes de la révolution citoyenne cherchent tous à régler par le haut la crise de l’uniformité médiatique que nous subissons nous aussi sans vouloir l’admettre ni même en débattre. Je pense faire provision d’exemples concrets et d’inspiration. De là je ferai le saut en Uruguay où je vais me faire enseigner par les amis du « Frente Amplio » les méthodes et l’organisation qui permet à cette gauche-là de réunir des sociaux-démocrates aux anciens Tupamaros en passant par les trotskistes et les communistes dans un même cadre politique depuis tant d’années. Et cela en parvenant à sélectionner en commun ses candidats à toutes les élections. Et de les gagner notamment deux fois de suite à l’élection présidentielle. Je n’en dis pas davantage pour l’instant. Cela me permet de vous dire que je suis solidaire de toutes les formes de la révolution démocratique en Amérique du sud et pas seulement de mes camarades vénézuéliens. Et qu’il y a apprendre dans chacune d’entre elle en tenant compte de leur points communs en dépit de leur diversité. Ces points communs passent par des lignes de fractures de la société qui sont aussi présentes chez nous, sous nos yeux.

Les nouvelles de la dernière ligne droite de l’élection présidentielle au Vénézuela signalent un climat très tendu. Jeudi, Chavez a réuni des masses immenses à Caracas. Le candidat commun de la droite de l’extrême-droite et des socialistes est lui aussi très actif. Les sondages placent toujours Chavez en tête. Mais les indices de tentatives de coup de force se multiplient. On parle ici d'un écart final d'environ 5 points. Certains scénarios évoquent moins de 5 points. Les anti-chavistes cultivent la diffusion d’une information selon laquelle l’écart serait encore plus faible. Cette insistance, dans ce contexte signifie une situation où la droite ne reconnaîtrait pas sa défaite et descendrait dans la rue pour déclencher des émeutes. Elles seraient, bien sûr, sans issue. Mais elles gâcheraient la victoire acquise et permettraient une hystérisation de la presse mondiale et des réseaux d’influence de l’empire. En fait le candidat réactionnaire, Capriles-Radonsky ne dit jamais explicitement qu'il reconnaîtra les résultats donnés par le Conseil national électoral. Il dit qu’il reconnaitra « ceux du peuple ». Une formule très ambigüe dont on comprend pourtant bien la finalité. Cela laisse entendre qu'ils sortiront dans la rue pour contester les résultats si Chavez gagne avec moins de 55 % des voix. D'ailleurs, la droite fait circuler un message en ville pour que ses militants sortent dimanche à partir de 16 heures pour fêter la victoire… avant la déclaration des résultats par le Conseil national électoral. Il n’y a pas de consigne concernant les nôtres. Les prochaines heures sont donc lourdes d’angoisse.

Le Monde veut me poursuivre en justice !

Le journal « Le Monde », sous la signature de Gilles Paris, me réserve un encadré sous le titre « Jean-Luc Mélenchon, le « Monde » et le Vénézuela ». Je choisis de le reproduire in extenso pour vous en rendre juge. « Co-président du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon exècre la couverture que Le Monde consacre au Vénézuela du président Hugo Chavez et le fait savoir bruyamment. C'est son droit le plus strict. Pour M. Mélenchon, toute critique de l'expérience "bolivarienne", qu'il dépeint lui-même avec un sens assez limité de la nuance, ne peut relever que de l'ignorance, ou de la volonté de nuire.

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C'est son point de vue. L'histoire prendra parti lorsque l'heure viendra du bilan définitif de l'ancien militaire à la tête de ce riche Etat pétrolier d'Amérique latine. Faut-il, pour autant, pour défendre M. Chavez, recourir à l'une de ses faiblesses, le goût immodéré de l'invective ? Telle est la ligne que semble se donner l'ancien candidat à l'élection présidentielle française. La fin, pourtant, ne justifie pas les moyens. Lorsque Jean-Luc Mélenchon en est réduit à diffamer publiquement, à plusieurs reprises, un journaliste du Monde, qu'il qualifie notamment de "terroriste repenti" et de "criminel repenti", il s'éloigne de la gravité qu'il revendique comme boussole de son action politique. Et piétine des principes que Le Monde, comme tout autre, entend voir respectés. »

« Le Monde » veut être le journal de référence de notre pays et de bien des manières il l’est en effet. Il doit donc en accepter les servitudes. Notamment il doit se refuser à ce qui est le propre d’un journal d’opinion, qui relève d’une autre légitimité, c’est-à-dire la répétition d’un angle exclusif à propos d’un sujet. Or les papiers du « Monde » sont tous, exclusivement critiques et même insultants souvent à l’égard du Vénézuela. Pas seulement critiques mais militants. Le dire ne signifie pas que je sois hostile à toute critique comme le prétend Gilles Paris. La différence, en toute hypothèse, est que je suis un militant engagé aux côtés de Chavez comme c’est bien mon droit et que rien ne m’oblige à produire des critiques contre lui pour que mon point de vue soit valide. Ce n’est pas le cas d’un journaliste, me semble –t-il. Quelqu’un peut-il proposer à ma lecture une seule ligne de Paulo Paranagua, le « journaliste » du « Monde », qui ne soit pas à charge sur le sujet ? Dès lors qu’il agit comme un militant peut-il se plaindre qu’il reçoive la réplique d’un militant qui ne se laisse pas impressionner par son arrogant usage de la qualité de journaliste ? Par contre, en dépit de mon soutien déterminé à Hugo Chavez je n’ai jamais caché les critiques que je fais à propos de ses relations avec Ahmadinejad, président de l’Iran, critiques dont on m’a dit que Fidel Castro les faisait aussi, ce que les lecteurs du Monde ne sauront jamais. Mais si j’ai, moi, un rapport critique à mes propres engagements si fermes qu’ils soient, tel n’est pas le cas de Paulo Paranagua. Ainsi un militant politique comme moi assume-t-il une position plus ouverte qu’un « journaliste » tel que monsieur Paulo Paranagua. « Le Monde » sait parfaitement quel genre de problème pose sa couverture de la situation au Vénézuela. Ceux qui ne le sauraient pas n’ont qu’à aller consulter dans les services concernés du journal.

Quant à moi, je répète ce que j’ai dit sans qu’on puisse me contredire : Paulo Paranagua a été membre d’une organisation dont les méthodes de combat incluaient le meurtre d’agent de police et de gardien de banque. Est-ce faux ? Si c’est faux pourquoi Gilles Paris ne le dit-il pas ? Il ne le dit pas parce que c’est vrai et qu’il le sait. Monsieur Paulo Paranagua a été emprisonné pour cela au régime de droit commun. Est-ce faux ? Si c’est faux pourquoi Gilles Paris ne le dit-il pas ? Cette seule situation, sans que j’ai besoin d’en ajouter davantage dans les détails dont je dispose, suffit à pouvoir caractériser, dans l’esprit de polémique qu’il a lui-même créé, de « terroriste repenti ». Car c’est une chose d’être un guérillero qui affronte des militaires et la police politique et une autre de s’engager dans des actions du type de celles qu’a mené le groupe dont a été membre monsieur Paulo Paranagua. Tout cela ne serait jamais venu sous ma plume tant de fois, et sans que le journal « Le Monde » ne réponde jamais, si monsieur Paranagua avait eu la pudeur d’éviter de faire la leçon à tous ses anciens camarades de l’époque en plus de ses autres méthodes bien connues en Amérique du sud sur l’art du journalisme tel qu’il le comprend. Car des hommes et des femmes que les circonstances ont conduit dans les impasses du terrorisme de l’ultra gauche en Amérique latine il y en a eu beaucoup. J’en ai connu et j’en connais encore quelques-uns. Je sais parfaitement faire la différence entre eux quand il y en a. Par exemple, je fais une différence fondamentale entre les nobles cœurs qui ont tiré au bazooka sur le convoi de Pinochet, ce que j’approuve, et ces personnes qui ont tirés sur des gardiens de banque ou des policiers dans la rue. Hier comme aujourd’hui je n’ai pas cessé un seul jour d’être politiquement et philosophiquement en opposition radicale à ce type de méthodes. La règle est à présent de considérer que la page est tournée même si elle ne tournera en fait jamais pour certains, soit qu’ils soient psychologiquement détruit par le remord de leurs actes, soit qu’ils en soient morts, soit que d’autres en aient été les victimes. Cette règle a son prix : personne ne fait la leçon aux autres, surtout pas ceux qui ont eu tort et dont les actes ont couté si cher à tout le monde !

Le journal « le Monde » est-il prêt à étendre sa mansuétude pour ces méthodes à d’autres conflits ? Je note que l’intransigeance, que je ne partage pas, qui s’applique à Cesare Batisti ne sévit pas contre Paulo Paranagua. Et si monsieur Gilles Paris pense éclairant de citer le président du Vénézuela comme « ancien militaire », pourquoi serait il interdit de citer monsieur Paranagua comme ancien « terroriste ». Si le mot choque, comment faut-il nommer le type d’activité auxquels il participait, dans ce groupe-là en particulier ? Dois-je l’appeler « noble guerrier à la retraite» ? Et si le médiateur du Monde considère son long dénigrement contre moi comme une médiation il ferait bien de préciser entre qui et qui il l’opère. Et pourquoi j’en suis exclu quoique lecteur assidu comme des milliers de gens qui lisent ce journal et ne supportent pas son engagement vulgaire et grossier dans l’antichavisme primaire et sa mansuétude à l’égard d’un « journaliste » qui se contente de recopier les argumentaires de la pire réaction. Gilles Paris pouvait rêver meilleur rôle que celui qui lui a été confié avec cette commande de circonstance pour un cas aussi glauque que celui de Paulo Paranagua. Je le dis avec gravité et parce que je sais parfaitement bien que « Le Monde » même quand je suis en désaccord absolu avec lui, ce qui est très souvent le cas en politique et en économie, n’est pas réductible aux obsessions d’un individu perdu d’honneur dans toute l’Amérique du sud de notre gauche, Paulo Paranagua.

A présent je lis dans « le Monde » qu’il est question d’engager des poursuites contre moi à ce sujet. C’est un acte militant du journal qui me consterne. Je ne souhaite pas ce conflit. Je ne le cherche pas. Mais s’il doit avoir lieu j’y suis prêt. Après tout, pourquoi pas ? Le bilan de Paulo Paranagua, sa vie, son œuvre, sa relation aux Amériques du sud, ses réseaux d’avant et d’à présent, son embauche au « Monde », tout cela peut intéresser beaucoup la jeune génération de militants qui apprendra ainsi beaucoup sur une époque, ses réseaux, ses permanences et ses déchéances. Et cela permettra de mieux comprendre comment fonctionnent certaines officines de la bonne conscience et leur indignation à géométrie variable devant certaines formes de combat politique.

Mais puisque je suis sur les méthodes et même sur les principes, comme dit Gilles Paris, comment ne pas revenir sur le traitement qu’ont eu à subir les cent vingt économistes qui se sont exprimés contre le traité européen au moment où ils ont transmis une tribune au journal « Le Monde ». Voici ce qu’en dit un des mes interlocuteurs dans ce groupe. « Le texte a été modifié, coupé, caviardé, sans nous prévenir. Je vous mets en pièce jointe le texte initial avec en rouge les coupures du « Monde » : quasiment tous les aspects propositionnels ont été virés pour en faire un texte de pure contestation. Ils ont aussi enlevé la référence aux prix Nobel d'économie : on voit donc bien que la manœuvre visait à limiter la crédibilité et la portée du texte. Alors que j'ai eu le rédac chef des pages « opinions » du « Monde » pendant le bouclage, il ne m'a jamais dit que le texte serait coupé ni qu'il était trop long. Nous avons découvert la version aménagée par Le Monde au moment de sa parution. Autre problème : les signatures du texte. C'est seulement au moment du bouclage qu'il nous a prévenus qu'il ne pourrait mettre que 6 signataires dans la version papier sur les 120, alors qu'il avait le texte depuis 10 jours. Nous nous attendions à en publier une trentaine et avions donc fait une liste de 30. Nous lui avons fait en urgence une liste de noms respectant au mieux les équilibres partisans et associatifs de notre tribune. Il m'a confirmé au téléphone qu'il respecterait cette liste. Résultat il met 11 noms, qu'il choisit lui-même sans respecter notre liste ! Il s'est notamment permis de retirer Frédéric Boccara (commission économie du PCF), alors que nous l'avions mis parmi les 4 premiers signataires. « Le Monde » devait mettre dans la version papier l'adresse du site web contenant les 120 signataires. Ils ne l'ont pas fait et n'ont pas mis non plus la liste sur le site web du Monde. » Voila un témoignage direct et vécu, non ? Si ce que j’ai dit du traitement de notre tribune pouvait faire croire au cas particulier, voilà qui montre une méthode généralisée. Les « principes », disiez-vous ?


445 commentaires à “Je ne suis pas un pigeon. Je m’envole, mais je reviens.”

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  1. 1
    Nicolas VDR dit:

    Jean-Luc Mélenchon invité par la présidence argentine !
    Nos médias "impartiaux" ne vont pas tarder à dégoiser sur le régime de ce pays...

  2. 2
    tidivoit dit:

    Il est bien temps que l'esprit public renaisse en France. Merci le Front de Gauche, merci Jean-Luc Mélenchon.
    J'étais à la manifestation du 30 septembre: pourquoi aucun média ne dit-il que ce fut un succès éclatant? Pourquoi le nombre des personnes se trouve sous-estimé? Pourquoi tout se passe-t-il comme si la démocratie et le débat n'avait plus droit de cité en France en 2012. Nous sommes revenus à l'Ancien Régime, avec d'un côté, la classe médiatique, économique, politique, de l'autre, les misérables, qui peuvent soit se taire, soit se taire. Les importants feraient bien de se préoccuper de ceux qu'ils exploitent, parce qu'il y a un moment où la trahison ne peut plus se cacher.
    Face à cela, je ne reste pas les bras croisés. Je contacte mes collègues dans l'entreprise, je vais tracter le samedi, je transmets les analyses et l'information par internet à ceux qui n'ont pas la force de la trouver eux-mêmes. Et cela marche! Nous sommes désormais un petit groupe et ceux qui ont montré un intérêt, œuvrent eux aussi à résister.
    Oui ce serait bien que tout cela se règle régulièrement, par le débat et le dialogue. Il ne s'agit que de prendre en compte l'intérêt général que diable! Est-ce si difficile? Non, et donc l'intérêt général l'emportera tôt ou tard. Nous ne lâcherons rien. Une seule consigne: "n'attendez pas les consignes".

  3. 3
    Flo dit:

    Quand on a voté socialiste longtemps, et que l'on croit encore à la signification de ce mot, le spectacle de la semaine à l'Assemblée fait vraiment mal au coeur. Heureusement vos analyses et votre combat me redonnent un eu d'espoir quand même.

  4. 4
    Ludovic dit:

    Merci Jean-Luc pour ces explications. Je suis outré par les manoeuvres du gouvernement pour accélérer le vote du traité, si je comprends bien, c'est tout juste s'ils ne voteraient pas la fameuse loi organique avant même que le traité soit officiellement accepté. Je dirais bien qu'il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais je ne donne pas cher de celui là... Bon voyage

  5. 5
    Jean-Louis MAURICE dit:

    Je suis toujours fier d'avoir, par mon vote, fait partir Sarkozy et sa clique du pouvoir.
    Je suis de plus en plus déçu d'avoir contribué à y mettre Hollande et sa bande solférinesque...

  6. 6
    Catherine Melin dit:

    @Jean Louis MAURICE
    Quel choix avions-nous ? Pourquoi être déçu ? Nous le savions à l'avance, n'est ce pas ? L'important n'est-il pas de rester debout, de continuer à avancer et de faire un pas, encore un pas....

  7. 7
    naif dit:

    Ah; la névrose des hommes/femmes politiques de'gauche" sortis des grandes écoles ! Faire mieux que la droite une politique de droite. Comment résoudre ce vieux complexe. Réponse: Faire voter le TSCG par les socialistes et rien que les socialistes et ses satelittes écolos et RdG. Pouvoir tancer la droite en leur disant: Na ! nous avons voté votre traité sans avoir besoin de vos voix ! Ils sont vraiment incurables et tordus. Leur" besoin obsessionnel de reconnaissance" par leur modèle libéral est insondable.
    Concernant les journalistes. J'entends que la doite revendique une parité des journalistes de gauche et de droite dans les grands médias. Elle affirme qu'aujourd'hui prés de 80% des journalistes sont de gauche. Les bras m'en tombent. Question: combien de directeurs, rédacteurs en chef, éditorialistes renomés, "grosniqueurs" à perpète sont-ils de gauche? Que je sache ce sont bien eux les décideurs de publication, les faiseurs d'opinion. Quant aux journalistes de terrain ou de bureau et que l'on ne voit jamais; ils font ce qu'on leur demande et dans le sens demandé. Ils sont payés pour ça, non !
    Dans ce métier aussi la névrose est la même. Comment un journaliste de gauche sorti des grandes écoles peut-il être meilleur que son alter-ego de droite. En s'auto-flagellant pour acquerir de la crédibilité. Puis en tapant sur son camp pour montrer qu'il peut faire une meilleure information de droite que son confrère.

  8. 8
    AirOne dit:

    Le Monde est un torchon, en voila de nouvelles preuves.
    Je gage qu'avec ce que JL Mélenchon sait de leur "journaliste" la menace de plainte n'ira pas au bout, dans leur propre intérêt.

  9. 9
    chris dit:

    La conception du débat démocratique pour Le Monde c'est 99% d'articles pro TSCG sans arguments de fond et 1% de tribunes tronquées anti TSCG qui pourtant avancent de vraies analyses. Comme ça à la fin ils peuvent dire qu'ils présentent toujours les deux points de vue...Sinon, je suis moi aussi effaré par votre description de l'attitude des socialistes cette semaine. Ca n'est évidemment pas la première fois, l'histoire se répète sans fin (voir par exemple cet article intéressant et le montage qui l'accompagne où on vous retrouve ainsi que certains des économistes de l'appel des 120) jusqu'à quand ? jusqu'à ce que le Front de gauche devienne enfin le premier parti de gauche ? J'espère qu'il ne faudra pas une explosion sociale dramatique pour que ça arrive.

  10. 10
    Chistine dit:

    Voter le traité de la droite, les masques tombent.
    Marre de la politique politicienne à l'ancienne.C'est en effet un spectacle affligeant, pour notre représentation nationale,que de voir les retournements de vestes et la duplicité.On savait bien qu'il n'y avait rien à attendre d'Hollande, mais on s'attendait quand même à un minimum de tenue, d'honneur dans cette " gauche",
    Mais quand on se souvient de l'attitude des dirigeants socialistes à Hénin- Beaumont, on n'est pas surpris.

  11. 11
    Jean Louis CHARPAL dit:

    Je plains Jean-Luc d'être plus ou moins contraint par devoir de " s'informer sur la désinformation ", de lire Le Monde. Personnellement j'éprouve pour ce "journal" depuis 20 ans, le plus profond mépris. Je serais incapable, même 5 minutes, de tenir "cette chose" entre mes mains. Je ne lui pardonnerai jamais d'avoir été en France un des promoteurs les plus décisifs de la pensée unique qui est en soi une monstruosité et une insulte à la démocratie qui suppose le pluralisme et la confrontation libre des idées. La pensée unique, c'est pour moi une évidence, est le socle des régimes totalitaires, et la cause de toutes les décadences. Je pardonnerai jamais au Monde d'avoir poussé sans relâche la gauche molle, qui n'avait pourtant pas besoin de ça, dans les bras de l'ultra libéralisme le plus réactionnaire, présenté comme une évidence qui ne souffait aucune interogation et aucune discussion. Son arrogance, sa morgue, sa malhonnêteté intellectuelle sont insupportables. Son mépris du peuple, des injustices sociales, des inégalités, son admiration stupide de la dictature des marchés aussi. L'idée centrale de ce canard boiteux consiste à croire, très bêtement,que si la droite dure et la gauche molle s'entendaient sur le dogme ultra libéral, tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Comment peut-on croire à de telles balivernes ? Alors que si on regarde ce qu'il y a eu d'incontestablemente positif entre 1945 et 1975 (je ne parle pas du tout d'un âge d'or qui n'a jamais existé) on constate que ce fut le résultat d'une confronttion dialectique, parfois très dure, entre une droite molle (décrédibilisée pendant l'occupation) et une gauche dure. La pensée unique, qui a momentanément prospéré partout, et qui a voulu abolir toute contestation du désordre établi, se solde par un désastre. Il suffit d'ouvrir les yeux sur le vaste monde. Pour cela lisez Le Monde Diplomatique ou l'Humanité mais pas ce canard dont je conteste qu'il soit de "référence".

  12. 12
    Républicaine dit:

    Ayrault en apnée. Normal quand on s'embarque sur un pédalo en pleine tempête et qu'on n'a pas prévu de plan B. reste à savoir s'il aura du souffle !

  13. 13
    Zap Pow dit:

    Le Monde, ce n'est pas le journal qui ouvre ses colonnes à des collectifs d'anonymes ? Dont les articles à propos de Jean-Luc Mélenchon sont pleins de citations d'anciens proches anonymes, de cadres anonymes, de députés tout aussi anonymes, et qui bientôt sans doute usera du "on dit que", "certains pensent que"… Ça en dit long sur l'éthique de ce journal.

  14. 14
    flo dit:

    Que font les peuples vivant sous une dictature pour communiquer leur point de vue lorsqu'ils n'ont pas accès aux médias ? Ils réinventent : le journal mural par exemple.

  15. 15
    Arsène dit:

    Il ne faut pas en vouloir à Hollande ; il a eu le coup de foudre quand il est allé voir Angela, il ne savait même plus s'il devait être à sa droite ou à sa gauche, du coup on lui a fourgué une chape de plomb en la faisant passer pour une règle d'or.

    Plaisanteries à part, j'ai écouté l'allocution de Borloo, si ça n'avait pas déjà été mon choix, il m'aurait convaincu de voter "NON" à la ratification du traité. Mon plus grand regret c'est que même si nous avons un référendum à son sujet, ça ne changera probablement rien à la situation des peuples des états qui l'ont déjà ratifié et qui souffrent le plus de l'austérité.

  16. 16
    Invisible dit:

    Selon Ayrault, les 4 millions de voix du FdeG recueillies sur une très longue campagne et nombreux meetings ne légitiment pas Jean-Luc Mélenchon, par contre une pétition vite-fait de pigeons de mauvaise foi l'arrête en chemin !
    Il y a deux poids et deux mesures !
    Par contre, au bénéfice des socialos, j'aime à croire que les arrestations de flics ripoux de Marseille et de commerçants fraudeurs du Var sont bien liées au changement de gouvernement. Il me semble, mais je peux me tromper, que la république se pourrissait sous Sarkozy par un système d'accointances et de fermement d'yeux...
    Me trompé-je ?

  17. 17
    jean ai marre dit:

    @ j l Mélénchon:
    "Ayrault va donc faire voter ce traité avec l'appui de la droite."

    Jean Luc, je suis surpris par ta phrase, ne serait il pas mieux d'écrire :
    "Ayrault va donc faire voter ce traité de la droite avec l'appui des socialistes". C'est plus exact, non ? Pour être cohérent avec ceux qui disent que les verts, par ce qu'ils ne votent pas le traité devraient quitter le gouvernement, je dirais que les socialistes parce qu'ils étaient à l'époque contre ce traité, devraient quitter ce gouvernement social-démocrate, qui n'a rien de socialisant.

  18. 18
    roussel dit:

    Merci Jean-Luc, merci pour tout !
    Merci de nous avoir redonne l'espoir que nous arriverons a recreer un monde plus juste et plus respectueux. Tu nous montre le chemin, nous te suivons. Portes bien haut ton panache rouge, nous nous y rallierons...
    Bon courage a toi Jean-Luc, et a tous et toutes du Front de Gauche.

  19. 19
    jpp2coutras dit:

    Le Monde, le Figaro et consorts : journaux de "révérence" ? ou résonnateurs de pensée de la société anonyme ultralibérale?
    mais qui lit encore ces papiers à part ces mêmes anonymes?
    Grâce au foisonnement des avis lus ici, mon attention se porte désormais depuis longtemps sur l'Humanité, Politis, le Monde Diplo (un autre "monde") la Décroissance Alternative Libertaire et divers feuilles décapantes; ça fait déjà beaucoup en plus du web et bien sûr de ce blog qui nourrit notre résistance.
    Résistance à tous ces tordus du bulbe! et merci Jean-Luc Mélenchon pour ce FdG qui nous ranime.

  20. 20
    breteau jean claude dit:

    Cher camarade,jean luc, nous pourrions écrire des pages sur les turpitudes du ps depuis trop longtemps.C'est vrai cette derniere semaine dépasse de loin tout ce que l'on a connu.Hollande ne fait méme plus du Hollande et marche dans les pas de Sarko.Pouvions nous prévoir le pire du pire ? Cependant,oui nous avons eu raison de virer l'autre, ça satisfait 55%de nos concitoyens, qui sont trés mécontent du remplaçant.Une question se pose,ou doit ont situer ce ps.Beaucoup ici le disent rien nous donne à voir ce parti à gauche.Comme la droite et les centristes, il méne une politique au service des nantis,les petites mesurettes égratignant leurs priviléges subissent une rapide reculade faisant des perdants les vainqueurs du jour chaque jour.J'aimerai que soit expliqués clairement les raisons conduisant à le marquer à gauche ou est notre intérét , notre position est difficile et je pense qu'elle est un frein à la prise de conscience.Certe si le ps n'est plus de gauche nous ne pouvons plus prétendre étre des ayant droit de la victoire.L'alliance du pouvoir avec toutes les droites, contre le peuple de France, ne modifie t-elle pas la situation politique en profondeur, mais le peuple de gauche n'est pas orphelin, nous existons, alors que les chances de voir réussir la gauche s'amenuiseent de semaine en semaine.Ne devons nous pas sortir de ce qui ressemble à un guépier ?N'oublions pas que les fascistes sont en embuscade sans créer d'inquiétude du coté de la bourgeoisie.Renforçons notre concept de révolution citoyenne avec courage,larguons les amarres du bateau ivre qu'est devenu le ps.

  21. 21
    izarn dit:

    Je signale que le Traité, est un acte international, mais non Européen. Et que de cette sorte, il est illégal.
    Le MES n'est pas Européen, mais un organisme financier had-oc international.
    Le mensonge de base c'est de faire croire qu'il s'agit de l'Europe. Non, c'est un Traité International imposé par le "marché" pour faire baisser les taux qu'ils imposent de manière criminelle et irresponsable aux états. Ce Traité va à l'encontre des Traités Européens et des décisions à l'unanimité. La Grande Bretagne et la république Tcheque on refusé ces textes. Donc ils ne seront jamais inclus dans les traités européens.
    C'est du pipeau. D'une certaine manière, Moscovici à raison...

  22. 22
    Michel Berdagué dit:

    Nous sommes avec l'internationale, face aux voliences que cette société capitaliste en stade suprême certes- mais en fin de règne- qui s'est étendue dans tous les continents, de faire un voyage en Amérique qui résiste et agit et applique des programmes libérateurs non bureaucratiques nous permet d'être dans un état d'esprit de conquêtes et nous libère des intox matraqués. Déjà nous avions le kit montrant toute l'importance stratégique de ce continent ainsi que les reportages des responsables P.G. sur place. De ne pas rester isolés et échanger pour s'opposer et décrypter les visées impérialistes de nous mettre en esclavage ou en dépendance telle que les maîtres et leur politique seront reconnus comme indépassables, c'est excellent pour l'union des forces du tavail. Surtout qu'avec ce G.M.T. articulé avec son bras armé l'OTAN et une U.E.toute soumise ayant cassée toute République et surtout la nôtre avec des avancées historiques universalistes et dont sa Défense, son budget, sa diplomatie, ses décisions ne sont pas une directive du Pentagone, de dire qu'il y a une volonté stratégique de nous soumettre à un seul pouvoir comme à une seule pensée comme à une seule économie n'est pas de l'ordre du fantasme, du délire ou de la non croyance au complot, pourtant les faits, la réalité prouvent qu'il y a bien un chef d'orchestre avec un seul soliste et qqs accompagnateurs dont la France et les gouvernements successifs y compris ce dernier. Ce traité s'ins crit dans cette stratégie.

  23. 23
    LucieK dit:

    Argumentons, argumentons, pour ce que nous sommes entendus... nous argumenterons quand même !
    Il paraît que nous avons un gouvernement de gauche. ça reste encore à prouver. Quand je pense que j'ai voté pour eux, ça me rend malade. Oui bien sûr, c'était pour dégager Sarkozy. Et nous avons eu un bref répit. En pensant qu'ils seraient peut-être, malgré toutes les évidences, à terme, éventuellement, moins bêtes qu'ils n'en avaient l'air.Très bref. En fait ils sont plus bêtes qu'ils n'en avaient l'air.
    Je ne sais pas ce qui me retient de manger ma carte électorale. Peut-être le fait que je vais tenter une fois encore (mais pas la dernière !) de convaincre quelques uns de mes concitoyens. Et si je ne les convaincs pas, peut-être vais-je réussir à planter quelques idées, qui en les arrosant de temps en temps, croîtront et fleuriront au printemps ?
    Allez, bon voyage, et reviens-nous vite tout de même.

    PS : Bénédiction à qui a suggéré l'idée des paragraphes

  24. 24
    Sophie Clerc dit:

    J'admire l'art brillant, Monsieur Mélenchon, que vous avez de river leur clou à ces journalistes de mauvaise foi sans perdre de votre temps de parole. Du grand art, voyant à qui vous avez à faire. Vous parvenez à tout dire, à les enfoncer, à les démasquer, à les neutraliser, à les anéantir pour un instant, ces détracteurs toxiques à la Cohen. A informer votre public contre vents et marées, clairement, répétitivement. Malgré eux.
    Ces malhonnêtes ne confirment jamais, ne vous donnent aucun accusé de réception ni commentaire de ce que vous venez de démontrer. Vous avez raison, ils le savent, mais tentent de passer outre. Posent leur question idiote suivante. Vous, vous ne les suivez pas - c'est ce qui me réjouit chaque fois - ne vous laissez pas diriger, vous redites et complétez votre propos. Vous enfoncez le clou. Vous placez avec à-propos et une extrême rapidité ce que vous tenez à dire, anéantissez d'un mot, d'une interjection, l'absurdité qu'on vous oppose. Cherchent-ils à vous tourner en ridicule - c'est eux qui tombent à plat. De la haute voltige encore une fois, dont je tiens à vous faire un immense compliment. Il y va de l'information mille fois répétée sur un système de suppression qui, sans ces exercices, passerait inaperçu de beaucoup. C'est parce que vous maîtrisez cet art de la communication qu'"ils" - les détenteurs du pouvoir financier et politique - vous combattent avec autant de moyens et d'efforts, de calomnie et de passage sous silence. Ils vous craignent.

  25. 25
    clem dit:

    @chris (10)
    Effectivement l'article et surtout le montage vidéo que vous signalez vaut la peine, déjà parce que l'analyse est très proche de celle de Mélenchon (à part peut être sur l'euro), qu'on y retrouve Généreux, Lordon et d'autres, et puis surtout, tout ce qui est dit dans ce billet sur l'attitude des socialistes est illustré de façon spectaculaire, notamment par l'épisode de 97 et du pacte d'amsterdam. C'est juste effarant.

  26. 26
    Gilbert Duroux dit:

    Je suis surpris par l'attitude de Gilles Paris qui, autrefois, faisait des comptes-rendus plutôt sympathiques des manifestations sociales, notamment lors du mouvement des intermittents et précaires. Est-ce une règle générale ou la nature humaine qui fait que lorsqu'on prend des responsabilités et qu'on grimpe dans la hiérarchie on donne des gages et l'on change son comportement ? M. Gilles Paris, n'oubliez pas d'où vous venez.

  27. 27
    danj dit:

    Un peu en décalage ce soir: juste un rappel sur nos"médias".
    Universités du MEDEF 2012 intervention de Gerhard Schröder à propos de l'UE:"La mise en oeuvre ne pourra être effectuée qu'à partir du moment où la société exerce elle-même une pression en ce sens. A vous d'exercer les pressions afin que la mise en oeuvre soit possible. Par ailleurs nous avons besoin de l'accompagnement des Médias. La responsabilité des Médias consiste à demander une telle mise en oeuvre. L'opinion publique ne doit pas accepter la non-mise en oeuvre, c'est ce que les Médias doivent mettre en avant". Ite Missa Est. CQFD!
    Bon courage à tous les Résistants!

  28. 28
    DUDU73PG dit:

    Jean Luc dit :
    "Comment ne pas revenir sur le traitement qu’ont eu à subir les cent vingt économistes qui se sont exprimés contre le traité européen au moment où ils ont transmis une tribune au journal « Le Monde ». Voici ce qu’en dit un des mes interlocuteurs dans ce groupe. « Le texte a été modifié, coupé, caviardé, sans nous prévenir. Je vous mets en pièce jointe le texte initial avec en rouge les coupures du « Monde » : quasiment tous les aspects propositionnels ont été virés pour en faire un texte de pure contestation. Ils ont aussi enlevé la référence aux prix Nobels d'économie : on voit donc bien que la manœuvre visait à limiter la crédibilité et la portée du texte...."

    Quelqu'un peut-il mettre en ligne ce texte initial avec les "marques de révisions" opérées par " Le Monde " pour bien illustrer sur cet exemple précis comment ce journal abuse ses lecteurs et manipule l'opinion ?
    Munis de ce texte nous pourrions tous faire acte de désintoxication (et de l'éducation populaire) auprès des lecteurs "du Monde" de notre entourage qui ont encore des illusions sur ce quotidien de référence au dessus de tout soupçon

  29. 29
    mathias95 dit:

    Le Monde se rapproche de plus à une caricature, à celle qu'il dénonçait dans un temps pas si lointain, un temps ou ses journalistes avaient encore une éthique professionnelle....Ces manipulations,ces falsifications sont consternantes, si cette dénonciation ne venait pas de la plume de Jean-Luc Mélenchon, nous aurions beaucoup de mal à la croire. On attend une réaction indignée de nos aboyeurs de service, toujours prompts à défendre la vertu, à lutter contre l'injustice et prêts à dénoncer toutes les manipulations....
    Nous attendons donc celle des Cohen, des Getta, des Aphatie et consorts...Quant au débat sur le traité, la tambouille, les renoncements, les parjures des dirigeants socialistes, ils nous apparaissent affligents et ne méritent pas que l'on s'y attarde. Ce qui nous importe aujourd'hui, c'est notre travail d'explication individuel, collectif auprès d'une population de plus en plus dépitée. Ne doit-on pas envisager la création d'un journal,qui multiplie l'offre démocratique, un autre journal de gauche qui exprime une autre sensibilité, il y a de la place, sachant que 90% de l'information est vérolée par les puissances d'argent, nos concitoyens attendent autre chose...

  30. 30
    SoResistance dit:

    Bon séjour en Amérique latine Jean Luc ! Et espérons que Chavez remporte les élections demain ! Même s'il n'existe pas de régime parfait, les révolutions citoyennes latino-américaines sont un exemple pour nous qui devons construire le vrai socialisme du XXIème siècle !
    Vamos a luchar y a triunfar !

  31. 31
    Paysé dit:

    Bravo encore une fois pour la qualité de cette rédaction et pour les précisions qu'elle contient.
    Ca fait du bien de voir autant d'élans de vérités au milieu de toute cette hypocrisie qui ravage l'esprit critique et la peur de celui-ci dans notre pays.
    Comme d'habitude, bien que déja plus ou moins renseigné, je ressort de ma lecture encore plus indigné et révolté qu'auparavant! Pourtant j'imagine toujours avant chaque clic ne pas pouvoir l'être plus!
    J'ai pas finis de fouler le goudron de Toulon avec des banderolles...
    Et bien qu'entouré dans notre région de trop nombreux fachos sous le paradoxe de notre si beau soleil qui ne leur donnent même pas belle mine, je suis souvent rassuré de voir malgrès cela qu'un nombre insoupçonné de langues se délient et défendent les valeurs du Front de Gauche.
    Nous y arriverons camarades.. nous y arriverons!

  32. 32
    Hugo (étudiant en biologie) dit:

    Je savais que "le Monde" était un des gardiens de la pensée dominante mais qu'il soit à ce point méprisant envers ses interviewés et ses lecteurs. Et bien ça me fait penser que je suis bienheureux de ne pas l'acheter ! Je vais devoir convaincre mon père de ne plus le prendre pour le journal de référence, soit disant "neutre" dans ses analyses.

  33. 33
    Khajidu dit:

    Bonjour,
    A lire tout cela, les bras m'en tombent. Je n'avais jamais vu un tel degré de grotesque (il n'y a pas d'autre mot, à part peut-être'lamentable'), tant de la part du PS que des journalistes, depuis la campagne. Je ne sais pas comment vous faites. J'ai moi-même rencontré des gens avec le même genre de mentalité, mais eux avaient l'excuse d'avoir 12 ans. Je ne peux donc que compatir, et vous souhaiter bon courage.

  34. 34
    Guy-Yves Ganier d'Emilion dit:

    @ DUDU73PG

    L'Huma a publié le texte original en mettant en gras quelques-uns des passages supprimés par Le Monde et en rétablissant la liste des signataires. Pour découvrir le caviardage dans toute son ampleur avec les marques de révision, voir le lien suivant..

  35. 35
    teresa dit:

    Le Monde est im-Monde ! De plus en plus avec les "chiens de garde" et d'autres journaux qui se disent penchant à gauche, de la droite, ok. Toutes ces accusations prouvent que enfin, il y a limite pour nous démarquer d'eux les gôchaux. La gauche molle est récupérée par ces journaleux libéraux avant tout et l'on ne lit que peu de différence entre eux. Très bien votre séjour en Amérique du sud. Et viva Chavez. Le mouvement social continue de toutes façons. Le peuple sera le plus fort car leurs mensonges et dérives commencent à nous faire rougir de plus en plus. Ils nous aident à consolider la gauche, celle que l'on voit dans la rue et celle qui grandit en silence. Pigeon vole ! ça leur va bien, ce jeu. On va les plumer !

  36. 36
    Jean Louis CHARPAL dit:

    Sur le site d'orange, on peut lire d'habitude les dépêches de l'AFP, qui ne sont pas toujours, loin de là, exemptes de critiques. Mais, ce qui n'arrange rien, de plus en plus souvent sont mis en ligne des articles du Figaro (Dassault journal) et des Echos (journal d'Arnault le belge). De quel droit un tel choix ? Pourquoi, par respect du plus élémentaire pluralisme démocratique, ne pas publier des articles de L'Humanité, du Monde Diplomatique ou de politis ? Ce matin, sur ce site, j'ai pu lire un article des Echos sur le Vénézuela. Sidérant ! Moi qui ai lu un article honnête dans le Diplo du mois dernier, à charge et à décharge, mais où tous les points positifs étaient mentionnés sur la base de chiffres attestés par des organismes internationaux reconnus, j'ai cru qu'on parlait d'un autre pays et même d'une autre planète ! Rien n'est à mettre à l'actif de Chavez. D'après ce "journaliste", Chavez a tout raté, absolument tout. De son côté, Télérama, qui m'agace avec son air de ne pas y toucher,mais qui penche à droite de plus en plus après avoir joué, il y a bien logtemps, les "chrétiens de gôche", relaie complaisamment un reportage de Canal + où Chavez est descendu en flammes. Ce qui amuse grandement ces grenouilles roses de bénitier. A la fin de l'article, il y a bien cette interrogation : mais pourquoi diable (si j'ose dire) Chavez est-il si populaire ? Mais le reportage est agrémenté de 2 "T", le nec plus ultra ! Dans le car nous menant à Paris pour la manif, un camarade du parti de Gauche m'a passé le contenu de projet de loi argentin devant mettre fin à la pensée unique, aux situations de monopole et garantir le pluralisme médiatique.
    Je pense que ce texte est accessible sur internet. Nul doute que toutes les démocraties devront un jour ou l'autre, et la France aussi, bien sûr, s'attaquer au problème et le régler par une Loi volontariste et qui renverse vraiment la table. Jean-Luc nous donnera sans doute toutes les précisions utiles à son retour. Mais il est impensable que notre pays, celui des droits de l'Homme, celui où tant d'écrivains ont porté si haut la liberté d'opinion et d'expression, et où ont eu lieu tant de révolutions, n'existe pour ainsi dire plus une presse libre reflètant toutes les opinions. Mais seulement une machine à laver les cerveaux !

  37. 37
    Erick dit:

    Qu'attendons-nous de couvrir le Monde de nos courriers ? Demandons des comptes à M. Gilles Paris concernant son journaliste réactionnaire ? Oui, il serait intéressant de le prendre à son propre jeu, que la justice se penche sur le passé de Paranagua.
    D'autre part, il me semble de notre devoir d'aller sévir dans les forums de la presse bourgeoise où la haine anti-chavez se déchainera. Le net est un âpre terrain de combat quand il s'agit d'aider des pays amis mais éloignés. Le kit fourni par le P.G. suffira à balayer les arguments des va-t-en guerre de la toile, et de démonter les mensonges, point par point.

  38. 38
    Ouilya dit:

    Bonsoir cher tous,
    Je crains que le Venezuela ne soit agressé ouvertement par les ennemis des peuples et de la Démocratie si Chavez est réélu, ce qui est fort probable. Nous sommes en train d'assister à une véritable guerre entre la Haute Finance et le reste de l'Humanité. Se profilent des guerres entre les possédants ayant les moyens de laisser libre court à leur barbarie et les populations qui oseront se lever contre la barbarie. On ne pourra plus reculer, ce sera une question de survit. Parfois je rêve que les gens abandonnent l'argent pour reprendre le troc, puisque nous sommes le nombre, se serait à nous d'imposer. Quel extraordinaire révolution ça ferait.
    Merci cher Jean-Luc d'exister et de nous apprendre à exister. Que ce voyage réponde à tes attentes et profite à nos projets "l'Humain d'abord". Sois prudent Camarade, tu est trop précieux pour tous et very dangerous pour les barbares atteints de folie et de haine.

  39. 39
    Humaniste dit:

    @11 Jean Louis CHARPAL a oublié la Chappe de plomb en matière de justice ou ce journal droitier c'est rangé du côté des bourgeois en diffamant un directeur d'enquête qui a été à l'origine de l'arrestation du tueur en série de la région toulousaine. Ce gendarme en retraite anticipé n'a pas voulu se coucher car il avait soulevé des affaires de moeurs liées à ces 195 disparitions non élucidées, dont plusieurs meurtres et assassinats, classés suicides et pour lesquels les dossiers sont définitivement refermés, condamnant une deuxième fois les familles des victimes ! Ce même directeur d'enquête lynché par ce journal a gagné le procès qu'il leur a intenté sans que celui-ci diffuse sa condamnation avec la même dimension que les attaques qui faisaient la Une de l'époque ! Depuis je ne lis plus ce torchon partisan et suis d'accord avec JL Charpal pour l'Huma et la le M.D.

  40. 40
    Pinatel dit:

    Cher camarade,
    Je note avec intérêt l'objet de votre visite en Uruguay. J'espère que vous nous communiquerez les précieux enseignements que vous en tirerez.
    Le Front de gauche mise depuis ses débuts sur l'accroissement de la réflexivité critique du peuple. Dans cette optique, il serait naturel d'associer la masse des militants, à laquelle j'appartiens, à l'enseignement des méthodes qui font vivre une coalition politique. L'instruction de la base est le meilleur gage de la durabilité du front. Faites déborder ce savoir de l'appareil et partagez le aux gens de terrain! Nous pourrons ainsi éventuellement organiser des formations au sein des comités sur ce sujet.
    Je me mêle aux messages d'encouragement pour vous signifier notre ardeur au combat!

  41. 41
    Jean-Louis50 dit:

    A propos de l'article de Paranagua sur Chavez une analyse de Michel Collon.
    L'ex-president Jimmy Carter assure que le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde et qualifie le système électoral etatsunien comme un des pires au Monde.

  42. 42
    Magda Corelli dit:

    Le journal Le Monde me lève le coeur depuis un certain temps.Se souvenir des photos glamour de Marine Le Pen. Jean-Luc Mélenchon dérange et tout est fait pour le discréditer. J'espère qu'Hugo Chavez sera réélu pour le mieux être des plus pauvres des vénézuéliens mais il devrait aussi préparer sa succession. Un même homme au pouvoir trop d'années ce n'est pas bon. Nous avons connu ça en France avec FM. Belle manifestation dimanche dernier, j'étais avec Attac, touchée par toutes ces personnes qui venaient de très loin et qui s'étaient imposées des sacrifices financiers pour alerter sur les conséquences futures du traité Merkozy !
    Grâce à Jean Luc Mélenchon, à la teneur de ses discours (discours du Panthéon) je viens de découvrir une pépite sur Internet. Un historien (gauche catholique) a fait dans les années 197O une conférence sur Robespierre particulièrement décoiffante. Il s'agit d'Henri Guillemin. Que d'intrigues et de bassesses pendant cette révolution et toujours les mêmes personnages à l'oeuvre comme maintenant.

  43. 43
    Jean Jolly dit:

    Tout d'abord bravo à Marc Dolez pour son discours parfait, clair, net et précis devant les députés de l'Assemblée Nationale (trois pelés et quatre tondus), a priori on se demande pourquoi il faut en élire 577, mais bon, admettons que le débat sur la souveraineté nationale ne les intéresse pas ou encore qu'ils avaient du lait sur le feu ou peut être les gamins à aller chercher à la sortie de l'école... qui sait ?
    Un grand merci aussi à la Télé de Gauche qui concocte des vidéos tirées de l'actualité qui échappe le plus souvent à la masse abrutie par les divers "réality-shows" et autres pubs débiles, quand ce n'est pas par les jeux du cirque et donc des magouilles inhérentes. Ces documents peuvent sembler anodins de prime abord mais accumulés et classifiés ils finiront par devenir une véritable banque de données qui serviront de preuves indéniables face à l'habituel déni de vérité dont sont coutumiers les politicards malhonnêtes libéraux (je ne cite pas de partis ni de noms, ils sont facilement reconnaissables).
    Quant aux manières que notre médiacratie a de traiter les informations relatives aux démocraties mondiales, il est étrange de considérer les USA comme étant un pays démocratique puisque la torture et la peine de mort sont des méthodes couramment employées, sans parler de l'ingérence US qui est pratiquement devenue la solution finale, unique et acceptée sur notre planète. Et puis n'oublions pas leurs alliés, les "princes" d'Arabie Saoudite, du Qatar et du Koweït, s'il fallait les "bazooker" ces dictateurs il en faudrait un paquet de bazookas, et puis nous avons pour principe de convaincre par les arguments et non pas par les armes (létales).
    Jean Plantu, Paolo Paranagua ou Gilles Paris, et leurs multiples collègues, ont leurs armes lourdes... très lourdingues, les nôtres sont moins massives mais beaucoup plus affûtées, donc incisives et finalement décisives.
    Et puis si j'étais eux, je ne me réjouirais pas d'appartenir à la profession journalistique dans un pays classé au 44 ième rang mondial de la liberté de la presse... perso je me ferais le plus petit possible.

  44. 44
    Claude Andrée dit:

    Le billet de Pierre Marcelle sur le TGSE dans Libération en version non abonné.
    Stabiliser, coordonner et gouverner quoi, au juste ?

  45. 45
    Claude Andrée dit:

    @Jean Louis CHARPAL
    Ça fait longtemps que de par chez nous, on nomme le Monde le journal de révérence et pas le journal de référence!

  46. 46
    Alain Tétart (60)(73 ANS) dit:

    @Sophie Clerc dit:6 octobre 2012 à 19h30 Vous enfoncez le clou. Vous placez avec à-propos et une extrême rapidité ce que vous tenez à dire, anéantissez d'un mot, d'une interjection, l'absurdité qu'on vous oppose. Cherchent-ils à vous tourner en ridicule - c'est eux qui tombent à plat. De la haute voltige encore une fois, dont je tiens à vous faire un immense compliment.
    Une des spécialités de Socrate fils de sage femme et qui est la maïeutique (l'art de faire accoucher), comme en plus notre représentant maîtrise l'art de la dialectique il arrive à nous faire croire que sa façon d'échanger ou de discourir est naturelle alors qu'en réalité c'est un travail énorme qui est derrière tout cela ! oui du grand art !

  47. 47
    Claude Andrée dit:

    Si vous êtes en région parisienne, François Delapierre vous invite à participer à la soirée sur le Venezuela organisée dimanche 7 octobre à 18h à l’Usine, 8 rue Chassagnolle.

  48. 48
    Michèle dit:

    De fait N. Sarkozy dégagé, tout reste en place pour pérenniser la politique au service de l'hyperlibéralisme via le Traitré. Ce n'est effectivement pas une affaire d'homme mais de position politique vis à vis du capitalisme financier. Ce n'est même plus une question de gauche ou de droite puisque la corruption a gagné le mot gauche et que la droite ne renvoie pas à la droiture grâce au Monde notamment. Le combat contre la dictature financière pour sauver l'homme et la planète n'est pas tant une question d'idéologie que de vie ou de mort.
    Ironie du signifiant l'Argentine et son peuple ont mis l'argent, la dette, en cause et sa dictature dont "l'uniformité médiatique" au service de la "pensée unique" est l'émanation. Alors merci camarade de faire le déplacement et d'honorer cette invitation décisive pour solidariser les peuples décidés à se débarrasser des encombrants riches et sans valeur.

  49. 49
    Espéranza dit:

    Hier j'ai vu Stéphane Lefol répondre à une question de journaliste à savoir:pourquoi qu'une motion dans le cadre de la préparation du congrés du ps,pourquoi n'entends nous pas les socialistes qui ne veulent pas voté le Traite européen.
    Réponse nous avons déjà accordé beaucoup de temps aux débats ex;primiaire campagne éléctorale;Mianrenant on agit ?
    Je suis heureuse que les socialistes sans le savoir réinventent le centralisme démocratique.Pas une tête ne doit dépasser.
    Mais en défénitif pour faire quoi au juste ?dire comme Mr Sapin que nous avons besoin des patrons!
    et des ouvriers pour faire tourner les usines et de leurs salaires pour acheter nous n'en avons pas besoin?

  50. 50
    Flo dit:

    @clem(25) merci pour le lien sur le petit film sur le tscg et les socialistes, il est vraiment pédagogique sur la crise et l'austérité généralisée, et très percutant effectivement sur les revirements socialistes. On ne luttera contre la désinformation ou la pensée unique des journaux "de référence" comme Le Monde que par ce genre d'initiatives, qui rejoignent celles très fréquentes de la Télé de gauche, et les blogs comme celui-ci ou d'autres.

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