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Contenu du thème «Chroniques»

juin 09 10

Il y a un vertige de la page blanche un lendemain d'élection. En témoigne ce retour à mon clavier deux jours après un événement aussi considérable que cette élection européenne du 7 juin. S'ajoute à tout ce que l'on devine qui peut bloquer la plume, ce fait, dorénavant, que je ne peux substituer ma parole purement personnelle à celle nécessairement plus lente, parce qu'elle s'élabore collectivement, du Parti de Gauche dont je suis le porte parole. Ce qui suit n'est donc rien d'autre que quelques éclairages.
L'analyse globale viendra, dès que nous aurons fini d'en convenir ensemble, cette fin de semaine. Je commence par quelque chose de personnel. Je suis élu député des 18 départements du grand sud ouest de la France au parlement européen. C'est peu de dire que j'en ressens une immense et existentielle gratitude et fierté. D'autant que je sais à quel point c'est à un spectaculaire effort de mobilisation militante que ce résultat est du. Un effort dont je n'oublie jamais qu'il ne se faisait pas pour une personne. Mais pour une cause. Si bien qu'au moment où je suis chargé d'en assurer la représentation, le mandat ainsi acquis me fait devoir d'une façon spécialement impérative. J'en viens à mes éclairages. Et d'abord à propos du coût du refus par le NPA de l'alliance dans le Front de Gauche. Lire la suite »


nov 06 18

L’automne rougeoie doucement

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De Paris à Montpellier, le soir montant sur les paysages, puis au retour davantage encore dans la fin de matinée ensoleillée, je me dis que décidément, le train vaut mille fois mieux que l'avion. Par-dessus tout en ce moment, c'est le coup d'oeil qui fait la différence absolue. Quelle magie de voir filer notre beau pays en automne ! Les courbes des prairies et les brumes laiteuses qui s'étirent à l'horizon, la splendeur des couleurs rougeoyantes des bosquets de feuillus !

 

Non l'automne, après la toussaint, n'est pas toujours triste ! Il n'y a pas que les feuilles pourries et la gadoue glaireuse des premieres grosses bourrasques. Ce n'est pas ce que je vois à cet instant par la fenêtre de mon wagon. La fatigue immense de ces jours et les frissons du sommeil qui manque suspendent le corps hors de l'instant. Alors l'esprit s'emplit sans entrave des douceurs splendides qui glissent comme un ruban sous mes yeux. En fait, j'ai découvert l'automne il y a peu de temps. Trois ou quatre ans pas davantage. Je l'ai ressenti de cette façon pour la première fois en Haute Saône. J'étais descendu par Belfort sans lever le nez de mes notes puisque comme d'habitude je préparais une réunion. A l'arrivée, mon camarade Jean-Pierre, délégué syndical à l'Alsthom (parmi bien d'autres qualités), m'emmène en voiture jusqu'au lieu du meeting. Chemin faisant sa voix tranquille me montre où regarder. Petit à petit les couleurs et la douceur des choses s'emparent de moi. Ce que j'ai reçu à ce moment ne m'a plus jamais quitté. Je goûte les nuances de l'automne en amateur éclairé. Mon compagnon de route, François Delapierre, sent des fourmis dans les jambes. Il se verrait mieux arpentant les coteaux que le TGV traverse au galop. Du coup, arrivé à Massy je m'arrête pour admirer l'entrée de mon jardinet. Mais là, toujours brisé par le manque de sommeil, j'avais cependant le c?ur guilleret. Bien sûr : je revenais du meeting de la gauche anti libérale. J'avais encore dans les oreilles les clameurs des milliers de personnes qui s'y trouvaient combinées au rock du train ! Et au fond de la tête, le regard de mon ami René Revol, le président du comité du 29 Mai en Hérault. Lire la suite »


nov 06 15

Les parrains vont-ils gagner ?

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Aimez-vous les belles histoires venimeuses ? En voici une admirable dans le style couteaux et rasoirs. J'ai agressé la direction fédérale de l'Hérault. Je dois être puni. Comme je n'ai plus d'enfant à l'école, les parrains menacent mes amis les plus chers et ma fédération. Histoire de m'aider à réfléchir. Peut-être m'avez-vous entendu protester une nouvelle fois contre les incroyables méthodes de la direction de la fédération socialiste de l'Hérault. Laurent Fabius a exprimé les mêmes inquiétudes hier sur France 2. Mais entre temps la pieuvre a étendu ses bras et présenté des offres que l'on ne refuse pas aux gens qui ne peuvent pas les refuser. Dès lors au bureau national, Hollande a demandé la validation de la section déterritorialisée quand bien même ce genre de structure n'existe pas dans les statuts du parti (devant un tribunal rien que ça envoie tout le résultat du vote à la poubelle?). Lire la suite »




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