14fév 14

François l’Américain

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François Hollande est un atlantiste de très longue date. Sa visite d’Etat aux Etats-Unis est pour lui une apothéose personnelle. Sur le plan politique, elle vaut certificat de bonne conduite délivré par l’Empire. Assorti d’un adoubement pour bons et loyaux services par le parti démocrate américain. A bouche que veux-tu avec Obama, Hollande s’est aussi livré a d’écœurantes scènes de fraternisation avec des patrons français et américains parmi les plus discutables, évadés fiscaux, délocalisateurs et sangsues de la défiscalisation. Tout cela a consterné les gens simples qui en ont été rendus témoins devant leur télé. Mais le plus méprisable de ces jours sans gloire restera son ralliement public sans condition au projet du Grand Marché Transatlantique. Est-il normal qu’un sujet aussi important, jamais évoqué par le chef de l’Etat en France ou devant les Français, soit abordé dans ces conditions ? Sous une signature conjointe avec le président de la partie contraire dans la négociation ? Et sur un mode aussi peu respectueux de l’intelligence de ses compatriotes ?

La réplique, nous venons de la lui donner au Conseil régional ile de France. A l’initiative de notre groupe, l’assemblée a adopté une motion déclarant la région Île-de-France « zone hors Grand Marché Transatlantique ». Et l’assemblée a donné mandat à Jean-Paul Huchon, de retour du voyage officiel, d’exiger l’arrêt des négociations. Le PS, incapable de se mettre d’accord, grâce à la résistance de sa gauche, s’est effondré devant la coalition d’arguments que nous avons formé avec les Verts et le groupe du PCF. En effet, cette fois-ci, le PCF d’Île-de-France a résisté aux injonctions du PS. Un petit signe encourageant dans une semaine si pitoyable de démonstration de subordination. On vient de le voir avec un retour sur l’affaire du logo du Front de gauche à Paris et dans les grandes villes. Hélas, alors qu’on croyait en avoir fini, nous y sommes replongés. Le PS a imposé au PCF parisien de rompre l’accord, pourtant a minima, passé avec ses partenaires sur ce sujet deux jours avant. Et il a imposé à Pierre Laurent lui-même un meeting avec Anne Hidalgo dans le vingtième arrondissement où il n’y a aucun danger pour la gauche qui s’y trouve ultra majoritaire. Mais c’est l’arrondissement de la tête de liste du Front de gauche, Danielle Simonnet. Qui paie commande. Résultat : la confusion est à son comble. Nos électeurs, à juste raison, se demandent à quelle sauce seront préparées les élections européennes et si nous allons devoir y supporter de nouveaux arrangements avec les socialistes et leur Europe. Comment aller les rassurer et les entraîner, flanqués des co-listiers de Jean-Marc Ayrault, Anne Hidalgo et de combien de ministres et de députés qui soutiennent la politique de droite du gouvernement en France et en Europe ?

Ici je vous fais une revue de détail de l’humiliante prestation présidentielle et de ce qu’elle annonce pour le pays. Puis je raconte un peu de mon stimulant séjour en Haute-Vienne, Creuse et Dordogne. Et j’évoque le retour épuisant à la « crise du logo ».

Le nouveau démocrate

François Hollande a été le premier Français à traduire la doctrine du « nouveau parti démocrate » de Bill Clinton dans les années 80. Il est celui qui, dorénavant, la met en œuvre en France des années après qu’elle ait sombré en Europe dans le social-libéralisme le plus échevelé et le plus droitier. Cette visite d’Etat a donc été une orgie d’atlantisme bu cul sec et à grands traits.

Face au pouvoir étatsunien on peut dire que François Hollande s’est montré de la plus extrême complaisance. Bien sûr on ne pouvait rêver qu’il importune Obama sur les droits de l’homme à Guantanamo ou dans les couloirs de la mort. Ni sur la chasse à Assange ou Snowden. En effet les droits de l’homme sont un sujet réservé à la Chine, à Cuba et ainsi de suite. De même, je n’espérais pas qu’il ait le cran d’aborder avec son ami le problème que pose son refus de signer les conventions sur les armes bactériologiques ou les retards dans la destruction des armes chimiques. Ou de signer l’une des conventions internationales que les Etats-Unis refusent de signer, comme celle sur les libertés syndicales, les droits des enfants ou les mines antipersonnel. Oublions le temps où la France respectait ses propres engagements au point de militer pour eux. Pourquoi Hollande y serait-il plus fidèle dans ce domaine que dans n’importe quel autre ?

Mais quand même ! Il y avait à dire sur les intérêts fondamentaux de notre pays dans sa relation aux USA. La presse de révérence s’est bien gardée de lui demander des nouvelles de ce qui a été dit à propos de l’espionnage des français par la NSA. La surveillance insupportable des citoyens par les autorités est également un sujet réservé à la Chine et à Cuba. Hollande a donc pu se débarrasser du sujet avec une simple mention vide de sens. Une petite tirade vite pondue, mal traduite de l’anglais, récitée à partir du catalogue des répliques offert par les ambassadeurs US en Europe. Pas de surprise : c’est celle que répètent, au mot près, tous les perroquets européens à l’exception de madame Merkel qui a l’habitude de se faire respecter. Jugez plutôt du vide : "Il y a une confiance mutuelle qui a été restaurée (et) qui doit être fondée à la fois sur le respect de chacun de nos pays et également sur la protection de la vie privée (…) A la suite des révélations de Snowden, nous avons établi une clarification entre le président Obama et moi-même sur le passé.» Le français approximatif sent sa mauvaise traduction. Le résultat est simple : les USA ne se sont pas excusés pour avoir espionné la France, ses ambassades et plusieurs millions de Français. Et ils n’ont pris aucun engagement pour le futur à ce sujet. Hollande ne leur a pas demandé non plus pourquoi il été poussé par la CIA au ridicule d’intercepter l’avion d’Evo Morales pour en déloger un Snowden qui ne s’y trouvait pas. Et il n’a d’ailleurs jamais exprimé de regrets de l’avoir fait. De toute façon il s’est assis sans état d’âme à la même table que le chef des espions nord-américains. Le général Keith Alexander était en effet présent au dîner d'Etat. Il a mangé de bon appétit. Tranquille. Ni regrets ni excuses.

Mais le comportement du président avec nos compatriotes sur place pose aussi problème. Il s’est comporté comme si les Français ordinaires expatriés n’existaient pas. Seul comptait le « monde des affaires ». Jusqu’à cette phrase ridicule de madame Fleur Pèlerin selon laquelle Hollande serait « venu donner des preuves d’amour aux patrons » ! De fait, le maximum d’égards a été réservé à ses éléments les plus discutables. A San Francisco, Hollande a donné une accolade à Carlos Diaz, un des leaders du mouvement des Pigeons de novembre 2012. Sa mascarade, organisée au compte des fuyards du fisc, a couté des milliards au budget de l’Etat et aux contribuables. Une accolade ! Comme au banquet des anciens à Tulle ! Au diner d’Etat, Pierre Gattaz était invité. On se demande pourquoi. Si Thierry Lepaon avait fait partie du voyage aurait-il dîné lui aussi ? Si oui, pourquoi n’a-t-il pas été invité ? Lui, ou Berger ou Mailly ? Le président « social-démocrate » ne croit pas que les syndicalistes des deux rives de l’Atlantique doivent être honorés et leur rencontres favorisées ? Il n’invite donc que les patrons ? Hollande avait-il besoin de surligner cette préférence devant la communauté française à San Francisco ? Pourquoi avoir parlé de « cet avantage d'avoir eu le président du Medef tout au long de mon déplacement. » Une bonne blague comme à Tulle aux vœux de la chambre de commerce ? « Vous pouvez l'applaudir. » rajoute le montreur d’ours. « Il sera même dit que j'ai fait applaudir le président du Medef » se congratule le jovial tout pétaradant. « Je ne doute pas qu'il me rendra la pareille le moment venu, ça fait partie du pacte de responsabilité, j'imagine ». Que de choses dites des plus inacceptables sur le mode de la petite blague ! Dans les chaumières, la télé en a diffusé des images qui ont beaucoup choqué. A gauche, mais aussi à droite, nombreux ont trouvé que c’était vraiment trop. Gattaz, lui, ne s’est pas trompé sur l’aveu de faiblesse que tout le comportement du président exprimait. Il s’est donc permis ce que personne ne fait jamais : ouvrir une polémique de politique intérieure à l’étranger depuis l’intérieur du voyage officiel auquel il était associé. Et il l'a fait sur un mode spécialement hostile à notre pays. Car pleurnicher sur le gouvernement « par la contrainte » c’est apporter très directement de l’eau au moulin du french bashing ordinaire aux Etats-Unis et dans les milieux anglo-saxons.

Et le Grand marché transatlantique ? Pour moi c’est l’évènement ! C’est la plus importante des annonces faites par François Hollande. Il  n’en a jamais parlé en France ni aux Français. Et là, tout d’un coup, juste avant de partir pour les USA, il fait une apparition spectaculaire sur le thème. Il co-signe avec Barack Obama une tribune où il annonce son ralliement au projet de Grand Marché Transatlantique. On y cherche en vain la moindre allusion, si légère soit-elle, à la moindre réserve, fusse à propos de la fameuse « exception culturelle ». Cette tribune est parue avant même le début de la visite du Président français aux Etats-Unis d’Amérique. Comme un visa politique. Lundi 10 février, dans « Le Monde » et le « Washington post », le maître et son fidèle porte-serviette français ont ainsi écrit que « le partenariat pour le commerce et l'investissement que nous cherchons à mettre en place entre l'Union européenne et les Etats-Unis constitue une vraie opportunité pour tirer parti des millions d'emplois que représentent déjà, de part et d'autre de l'Atlantique, les échanges entre l'UE et les Etats-Unis. ». Le raisonnement est bancal : si ces échanges « représentent déjà » des millions d’emplois à quoi servira l’accord ? Comment cet accord pourrait-il « tirer parti » d’une situation qui existe déjà ? Mais si on était méchant, c’est-à-dire totalement lucide, on dirait que, précisément, ce n’est pas une promesse, comme pourrait le croitre un lecteur rapide. C’est un aveu : il s’agit bien de tirer parti des emplois qui existent déjà en leur infligeant un meilleur niveau d’exploitation capitaliste. Quoiqu’il en soit, le plus important est que François Hollande présente cet accord comme une « vraie opportunité ». C’est toute une vision du monde qui s’exprime.

Sur ce sujet aussi Hollande en rajoute désormais sur son orientation libérale. Le lendemain, ce mardi 11 février, lors de sa conférence de presse commune avec Barack Obama à Washington, il a donc appelé à « aller vite » dans les négociations entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique : « nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations ». Vous avez bien lu, François Hollande veut aller vite pour éviter les oppositions à ce Grand Marché Transatlantique. Car il connaît la réalité aussi bien que nous. L’accord ne sera pas conclu avant les élections européennes du 25 mai prochain. En conséquence, le prochain Parlement européen aura le pouvoir de rejeter l’accord conclu. Les élections européennes deviennent donc dès lors un référendum pour ou contre ce grand marché. Avec François Hollande, le PS choisi le « oui » aux côtés de la droite et du MEDEF. Son espoir est que personne ne s’en rende compte. On peut donc compter sur lui et sur le chœur des médias européiste (un quasi pléonasme) pour étouffer autant que possible l’enjeu. Pour notre travail, c’est une opportunité. Le retournement du couvercle du « oui-oui à l’Europe qui nous protège » a déjà fait ses preuves : il nous aide à cumuler l’énergie du « non » dans un même rejet du système politique et de sa deuxième peau médiatique. Le résultat est inéluctable. « Libération » avait injurié la gauche du « non » au lendemain du résultat. Il nous a ensuite poursuivis de sa morgue, de toute sa suffisance dogmatique et de toute sa capacité de manipulation visuelle et autres. Le lectorat du journal s’est effondré. Mais nous sommes montés à quatre millions de voix au premier tour d’une élection présidentielle ! A qui le tour ?

A Washington, François Hollande a vraiment été « the holly good felow », le « sacré bon gars » du MEDEF. En effet, le Grand Marché Transatlantique est une vieille revendication du grand patronat européen. Il figure encore au cœur de la longue « déclaration commune » qu’ont rédigée le 5 février dernier, le MEDEF et son homologue allemand, le Bundesverband der Deutschen Industrie (BDI). Cette déclaration commune balaye tant de sujets ! On peut dire qu’il s’agit d’un manifeste ! Il appelle à davantage d’austérité et de « compétitivité » en Europe. Et l’appel à la formation du Grand marché avec les Etats-Unis d’Amérique se trouve incrusté dans une ode au libre-échange. La « recommandation n°8 » (ben voyons !) appelle ainsi à « avancer vers l’ouverture des marchés mondiaux pour le commerce et l’investissement » et à « combattre le protectionnisme commercial ». Puis, le grand patronat français et allemand appellent à « conduire des négociations pour un accord commercial et d’investissement transatlantique (TTIP) dans une perspective de croissance et de création d’emplois : un TTIP réussi devrait prévoir une ouverture complète et réciproque des marchés ». Complète et réciproque rien de moins ! Voici pour le principe.

Quant aux détails, c’est affreux ! Les voici : « en dehors de l’élimination des barrières tarifaires, l’accord doit permettre de démanteler les barrières commerciales existantes du fait de normes et de règles différentes. » démanteler toutes les lois et règlements votés par les parlements nationaux, ouvrir une voie d’avance victorieuse à tous les contentieux que les firmes nourriront contre les états, voilà le projet ! Tout est à l’avenant : « Les marchés publics doivent être ouverts à tous les niveaux, ce qui signifie par exemple la non-application, aux entreprises européennes, des clauses de préférence nationale. Les services financiers doivent être inclus dans la négociation. Celle-ci doit permettre une meilleure harmonisation de règlementations multiples. De plus l’accord devrait également obtenir l’harmonisation des procédures de dédouanement ». Et le MEDEF français et le BDI allemand insistent sur le fait que « cet accord constituerait un progrès significatif pour le développement de règles mondiales ». En fait, il s’agit de réussir ce que l’organisation mondiale du commerce (OMC) ne parvient pas à faire pour le dérèglement mondial et la domination des normes anglo-saxonnes. Barack Obama n’a pas dit autre chose lorsqu’il a rappelé que ce « partenariat transatlantique de commerce et d’investissement serait le plus important accord de libre-échange jamais conclu puisqu’il couvrirait près de 50% de la production économique mondiale, 30% du commerce international et 20% des investissements directs étranger ». Voilà le projet que François Hollande est allé approuver chez le maître américain ! Voilà le cœur de ce que nous allons combattre dans les urnes des élections européennes.

Sur la route, entre cerise et grenade

Cette semaine, la forme physique n’était pas celle qu’il aurait fallu. Je n’arrive pas à me débarrasser des suites du coup de froid de Marseille et de son eau glacée. On a donc décidé de limiter mes sorties en meeting à trois rendez-vous locaux au lieu des sept prévus et organisés. Pour les amis sur le terrain c’est une grande déception, et je demande qu’ils trouvent ici l’expression de mes regrets les plus sincères. Mais si je vous dis, moi, que je ne peux pas en faire davantage, quoique j’en aie eu tellement envie, c’est, croyez-moi bien, que je ne le peux plus. Pour autant, j’ai encore bien goûté le succès de mes trois rendez-vous de cette semaine à Limoges, Guéret et Bergerac. Partout, des foules de visages amis ont bondé les lieux de rendez-vous. A Limoges, dans le local de campagne du Front de gauche, autour du communiste Gilbert Bernard et de la pégiste Danielle Soury, on était comme sardines en boîte, dans une chaleur humaine tropicale. Gilbert, Danielle et moi nous étions perchés sur un rebord de mur pour nous adresser à nos amis joyeux et même chantant. A nos côtés sont venus les dissidents d’Europe Ecologie-les Verts. La moitié des effectifs locaux avait en effet voté la participation à notre liste indépendante et autonome. Désormais, eux aussi partagent avec nous ces élans collectifs de militantisme populaire de masse que nous retrouvons à intervalles réguliers depuis la présidentielle de 2012. Ils s’y sentent comme des poissons dans l’eau. Comme elles sont loin les froideurs clientélistes et bureaucratiques des faces de pierre du PS local ! Eux sont le froid de la fin qui essaie de tenir en laisse à clou tout ce qui veut vivre ! Cette joie d’être ensemble sentie en Haute-Vienne, je l’ai retrouvée à Guéret dans la Creuse puis à Bergerac en Dordogne. Elle est notre dénominateur commun. Elle vainc tous les obstacles et toutes les mesquineries.

Je parle ici des croches pieds qui m’ont été faits tout au long du parcours par une presse vrombissante sur « l’affaire du whisky de Périgueux ». Elle permettait en effet de mettre en scène mon « incroyable brutalité », comme dira un petit socialiste dans sa pelisse de « journaliste local ». Aucun, bien sûr, ne s’est soucié d’aller voir de plus près qui sont les individus concernés. Ma seule colère est que de tels olibrius aient été supportés dans notre parti si longtemps alors qu’ils terrorisaient les gens normaux et se comportaient de façon aussi inacceptable avec les autres camarades, notamment en matière de machisme ! Leur départ est vécu comme une libération par de nombreux militants, pour de très nombreuses raisons dont je ne veux pas surcharger ce récit. Leur notoriété d’un jour n’est due qu’à l’occasion fournie de me montrer du doigt. C’est vrai : qu’une chèvre bêle « mééé mééé » à mon passage et il y a toujours un « journaliste » disponible pour noter « mais, mais… » et suggérer que ma présence suscite des réticences ! A ce fond de scène se sont ajoutés, en Creuse et en Dordogne, les oukases des appareils communistes départementaux. Incompréhensible. Qu’ils fassent alliance c’est leur affaire, mais pourquoi me tirer dessus d’une façon qui les discrédite autant ? En Dordogne, de façon incroyable, le secrétaire fédéral communiste a même appelé à ne pas venir à mon meeting ! Le même qui ne m’a pas invité une seule fois à venir en cinq ans se plaint de ne pas m’avoir assez vu sur place ! Et cela après publication dans la presse d’une lettre ouverte écumante de fiel. Peine perdue ! Les militants communistes ont été partout au premier rang sur scène et dans la salle. A Guéret, les communistes sont d’ailleurs plus nombreux sur la liste du Front de gauche que sur celle des socialistes ! Les consignes d’appareils ont été tout simplement ignorées. Et à Bergerac, que la salle était comble ! « Sud-Ouest » titre « Mélenchon en force à Bergerac ». A bon entendeur, salut ! Le Front de gauche et l’élan de 2012 ne sont la propriété d’aucun appareil ni sa rente électorale privatisée. Localement, personne ne s’y trompe. Les ralliés sont surcajolés par les socialistes dans l’unique but de disloquer le Front de gauche. Mais au prix de quelle humiliation pour les communistes de base ! Entendre les refrains sur « davantage de service publics » quand on décide de participer a des listes qui ont renouvelé les contrats de privatisation de l’eau avec Véolia ou la SAUR comme c’est le cas à Guéret et à Bergerac, c’est dur à supporter.

Et bien sûr, après l’excitation clochemerlesque sur Périgueux, il a bien fallu en revenir à mon mot d’ordre : « moins de whisky, davantage de politique ». La presse locale est vite passée à autre chose, c’est-à-dire à ce qui signale un fait local : le nombre des personnes qui se sont déplacées pour s’inclure dans nos réunions publiques. De mon côté, je n’ai tenu aucun compte des médiocres. J’ai constaté avec jubilation l’échec des consignes d’appareil et l’impuissance d’une direction nationale qui ne contrôle plus rien et doit couvrir les excès locaux les plus stupides politiquement. Mais je ne me suis pas arrêté à si peu. J’ai donc appelé publiquement avec force au succès des listes dirigées par les maires sortant communistes de Dordogne. Mais j’ai surtout salué spécialement nos amis de Sarlat. Ils font en effet une liste autonome autour de la communiste Annick Legoff et des camarades du NPA, avec l’appui du PG !

Mon trajet a donc porté ses fruits. Les démonstrations de force ne sont pas les miennes, il faut bien le comprendre. Les gens qui se déplacent connaissent bien le contexte local et ses embrouilles parfois misérables. C’est leurs regards qu’il faut consulter pour comprendre ce qui se passe. Les nôtres sont des gens dont l’esprit critique est ouvert. Ils regardent tout ce qui se met en travers du sillon politique ouvert avec la présidentielle comme un insupportable retour à l’impuissance politique qui régnait avant cela. Aucun appareil ne peut se mettre en travers de cet élan. La preuve par Limoges, Guéret et Bergerac. Les gens se déplacent, donc, mais c’est pour faire une démonstration pleine de sens politique. Ils n’assistent pas à une réunion : ils s’impliquent dans une action politique dont je ne suis que le porte-parole irréductible. Que je survive politiquement, que je sois en progrès, paraît-il, dans les enquêtes, et tienne bon face à tant d’outrages, tant de médiocrités politiciennes et médiatiques, ne renforce pas seulement le respect qui se porte vers moi venant des nôtres : cela leur donne confiance en eux-mêmes, car eux-mêmes ne veulent pas céder non plus et se sentent encouragés par mon mépris pour les douceurs de la subordination. Et comment prouver qu’il y a toujours une gauche dans le pays sinon en le montrant par sa participation personnelle ?

Evidemment, de mon côté, je veille à jouer pleinement le rôle du collectif, comme patrimoine commun de cette nouvelle gauche en construction. A Limoges, je soutenais une tête de liste communiste comme je l’ai fait déjà à Tarbes, Pau et Calais. A Guéret, un dirigeant national du PG ; à Bergerac, une tête de liste Europe Ecologie-les Verts. Partout où l’on fait le choix de l’autonomie à gauche et de la radicalité concrète, je prends ma part du combat, du mieux que je peux, sans tenir compte de l’étiquette ni du dosage des listes. En attestent mes tournées sur le terrain. En témoigne ce fait que le Parti de Gauche étudie la possibilité de proposer mon soutien écrit à tous ceux qui le souhaitent du moment qu’il respecte ces quelques principes d’action.

Dans cette tournée j’ai pris la mesure de la nouveauté qu’est notre présence. Je n’en donnerai que l’exemple de Guéret. Le premier évènement sur place c’est qu’il existe une deuxième liste à gauche. Du jamais vu depuis une éternité. L’état-major local du PS n‘y croyait pas. La soirée à laquelle j’étais invité était consacrée à la présentation de la liste. Un coup de tonnerre dans le ciel sans nuage de la domination permanente du PS local. Ce PS que j’ai connu à Guéret remuant et parfois anticonformiste est aujourd’hui muet et routinier. C’est un parti pauvre en militants mais riche en clients. Une petite chose anémiée, sans débat, sans enjeu sinon sa perpétuation qui est aussi celle des mêmes aux mêmes places. Un zeste de goujaterie en plus, peut-être ?

De notre côté l’ambiance est à l’inverse ! David Gipoulou, la tête de liste, est un ancien socialiste, membre fondateur du PG ! Une forte tête tranquille. Sa liste unit le PG, le NPA et des écologistes devenus indépendants. Mais le plus spectaculaire est que sur 33 membres de la liste, il y a 13 communistes militants ! Ils sont en rupture avec la décision locale acquise par une majorité d’une voix, bien malade, en faveur de la subordination aux socialistes. Au final, ça fait une liste très bien ancrée à gauche et très fortement marquée par l’action syndicale et associative. A cet événement s’en est ajouté, le soir même, un autre. Christian Audoin, notre leader au Conseil régional, l’organisateur de notre percée à 20 % aux élections régionales, est venu donner le parrainage de « Limousin terre de gauche » à la liste de David Gipoulou. Cela faisait beaucoup d’émotion dans un même moment, dans un même endroit. Sans savoir, bien sûr, ce que sera le résultat, nous savons que nous avons déjà fait d’immenses bonds en avant. L’indépendance est conquise, le programme unit des consciences éparses, le travail de terrain met en mouvement et il éveille les consciences. Ainsi, le plan de marche est tenu. 

Retour forcé à la crise du logo

Le matin de mon retour de Bergerac, il y avait une grande agitation sur les listes de discussion du parti. L’affiche officielle d’Anne Hidalgo à Paris venait de sortir, ornée du logo Front de gauche. Elle est vécue dans nos rangs comme une gifle très dure. Après quinze jours d’attente, nous avions eu la publication d’un texte cauteleux, en pur charabia, dont on nous a d’abord annoncé que son application rendrait tout plus clair. Ensuite, lundi, Marie Pierre Vieu prenait des engagements fermes au nom de la direction communiste, devant les responsables communistes parisiens, devant Eric Coquerel, secrétaire national de notre parti, et Martine Billard, notre co-présidente. Le logo ne serait pas mis sur les documents officiels de la campagne socialiste. C’est-à-dire aucune affiche officielle, profession de foi, bulletin de vote. Une confirmation écrite était annoncée pour le lendemain. Cette disposition ne serait pas étendue à toutes les villes, mais elle le serait cependant là où les communistes font liste commune avec des ministres du gouvernement. Certes, c’était là une réponse à minima, mais elle permettait de tourner la page. En fait la réponse écrite et « claire » de la direction communiste est bien venue le mercredi. Elle a été publiée sur les murs de Paris : sous le visage de la candidate du PS, sur l’affiche officielle, on peut voir le logo du « Front de gauche ». Retour à la case départ, mais cette fois ci avec une duperie organisée. A cette heure, j’avoue ma perplexité. « La crise est derrière nous », avait pourtant déclaré Pierre Laurent. Je ne m’attendais pas à ce retour volontaire dans la crise. Pourquoi ce revirement ? J’essaie de le comprendre.

Pitoyable direction du PCF de Paris qui n’ose plus s’afficher sous son seul nom, ni assumer ses choix politiques sous son propre drapeau. Mais que le dépit ne nous égare pas. Je dis que le piège, ce serait de confondre ce pauvre avatar parisien avec le parti informel des communistes que je rencontre partout sur le terrain. Ceux-là tiennent parole, et restent faits de fraternité, d’honnêteté et de courage individuel. Le devoir d’unité et l’exigence de clarté peuvent marcher de pair. Avec tous ceux qui le veulent, de quelqu'horizon qu’ils viennent à gauche, il faut continuer à ouvrir la marche sur cette ligne de crête.

Pour le reste, à quoi bon discuter encore ? Je pense que nombre de citoyens qui s’intéressent au sujet se sont fait leur idée sur ce naufrage. Le problème, ce n’est plus tant l’exécutant de la manœuvre. Le problème vient plutôt des commanditaires à qui cette manœuvre profite. Madame Hidalgo le sait parfaitement : ce n’est pas le Front de gauche qui est sur sa liste. Doit-on en déduire qu’elle veut utiliser notre sigle pour détourner des électeurs en les trompant ? Madame Hidalgo est la bénéficiaire de cette tentative de détournement de suffrages. Mais l’a-t-elle sollicité ? Voilà la question qu’il faut se poser. Il ne faudrait pas accuser et découvrir ensuite que chacun, et même elle, aura été manipulée. Pour ma part, je n’imaginais pas Anne Hidalgo dans ce rôle médiocre. Ce n’était pas l’idée que je me faisais d’elle. De toute façon, la réplique viendra.

Elle viendra dans les urnes. Tout le monde le sait. D’où la hargne des socialistes et de leurs supplétifs sur le terrain. Le résultat nous sera acquis à proportion de la difficulté que nous aurons surmontée. La construction politique, qui résultera du travail accompli sous notre drapeau indépendant, élargit les rangs des têtes dures et l’influence de nos idées. D’ores et déjà nous sommes la troisième force dans les enquêtes, si orientées qu’elles soient. Oui, c’est dur pour nous. Nous affrontons toutes les difficultés habituelles plus une armée de tireurs dans le dos. Et la tenaille est de retour. D’un côté, des sondages aux questions bien orientées, où n’est jamais évoqué le nom du Front de gauche (le staff d’Hidalgo y veille avec soin) ni le mien, qui appuie pourtant très visuellement la liste de Danielle Simonnet. Celle-ci est présentée comme « liste PG », comme si nous étions seuls en lice. De l’autre côté de la pince, c’est de nouveau la mise à l’écart médiatique et le harcèlement de la bien pensance. Tous jouent la bienveillante cécité avec un PS parisien donné gagnant d’avance, pour qui cette élection est vécue comme une formalité.  

Mon principe est le suivant : les dirigeants communistes parisiens font bien ce qu’ils veulent, c’est leur droit le plus strict. Mais ils n’ont pas le droit de nous impliquer dans des combinaisons avec les socialistes dont nous ne voulons pas. La conclusion qui s’impose c’est qu’il ne sert à rien de continuer à travailler comme nous le faisons, car nous sommes les dupes de ce système. Il n’a rien à voir avec la méthode de la révolution citoyenne dont il est l’antithèse. Et ce qui nous intéresse, nous, c’est tout ce qui, dans le processus électoral, permet la marche de la révolution citoyenne. C’est-à-dire tout ce qui fait avancer la conscience et la maitrise par le grand nombre du processus politique pour sortir de la « crise économique ». Certes, nous allons avoir de belles percées locales sur notre ligne là où nous sommes présents en tête de liste ou derrière un communiste, un NPA ou un Vert. Mais, globalement, le résultat est illisible pour l’alternative que le Front de gauche avait pour objet d’incarner, du fait de ces municipales à géométrie variable. Quelle image reste-t-il de notre sigle après un tel traitement ? Je ne sais pas. Je sais seulement pourquoi et comment on en est arrivé là. Tous nos niveaux d’action doivent donc en discuter. Cela n’est pas réservé aux militants des partis concernés. Les citoyens engagés devraient y prendre leur part. En tous cas, les organes de coordination comme notre Conseil national de ce week-end vont y réfléchir. Comment reprendre le fil de la construction politique pour laquelle nous avons fait tant d’effort depuis cinq ans ? Comment trancher les divergences d’analyses et de stratégies dans une coalition comme le Front de gauche sans une organisation commune ouverte à toute personne qui en fait le choix, sans être pour autant membre d’un de nos partis ? Bref, comment la stratégie qui a présidé à la construction du Front de gauche peut-elle reprendre son cours en dépit des blocages d’appareil ?


277 commentaires à “François l’Américain”

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  1. 51
    Nicolas B dit:

    Encore une fourberie de plus, avec le logo FdG, ces fourbes de gauche veulent duper les citoyens en discréditant nos candidats, j'espère qu'ils paieront cher leur duperie et que cela se retournera contre eux. C'en est tellement minable, j'en suis triste pour nos camarades communistes qui partagent nos valeurs de l'humain d'abord. En tout cas d'accord avec Jacques aucune compromission avec ces listes du parti solférinien, surtout quand il y a des gouvernants, il faut pouvoir le dire dés le premier tour et ne pas entretenir la moindre suspicion qu'il ne manqueront pas d'utiliser. Merci pour toute cette énergie et engagement que vous mettez dans la bataille camarade Mélenchon, ménagez vous sereinement, les listes autonomes donnent du baume au cœur, sans ces trahisons, la dynamique du FdG aurait été plus belle encore. Cela prouve que nos adversaires pro-atlantistes ne nous sous estiment pas, et que nous sommes bien en résistance pour cette VIe République, avec les traîtrises des collabos. L'histoire se répète sous une autre forme, une oligarchie veut imposer son ordre mondial avec soumission et exploitation des peuples, pour son seul profit,en utilisant tout ce qu'il y a...

  2. 52
    Courrierlecteur dit:

    Logo. La colère, la déception, l'amertume, chez certains d'entre nous, devant l'usurpation de l'étiquette, du logo FdG, est compréhensible. Au delà du dévoiement des valeurs et de l'embrouille et de la confusion que cela peut créer chez certains électeurs, cette usurpation fielleuse du logo d'un mouvement concurrent, par un parti politique jadis puissant, n'est-ce pas le signe précurseur de son profond déclin, voire de sa chute ? Ils en sont donc là au PS, à "Parasiter le Sigle" du seul adversaire à leur politique en faveur des puissants, à jouer de la confusion, de l'embrouille pour mener campagne maintenant. Minables! Et le pervers pépère de leur parti, en plus des largesses sidérantes accordées au patronat sans contrepartie, redouble encore d'embrassades et de signes de séduction pour cajoler les électeurs de droite. Quelle trouille ils doivent avoir les solfériniens, pour être tombés aussi bas.
    [...]

  3. 53
    Sylvain COSTET dit:

    " Les citoyens engagés devraient y prendre leur part. En tous cas, les organes de coordination [...] vont y réfléchir ".

    Sauf qu'on sait tous que ce n'est pas avec les mêmes qu'on fait du nouveau. Dans notre département par exemple, la "coordination" a fait tout ce qu'elle a pu depuis 2 ans pour empêcher d'émerger les groupes de base constitués, comme le nôtre, de membres de partis et de "non-encartés" rassemblés sur la base des valeurs du programme "l'humain d'abord" et appliquant le principe selon lequel "la consigne est qu'il n'y a pas de consigne" (cf nos statuts), et non comme cartel de partis plus préoccupés de promouvoir et pérenniser leur organisation que de mettre en pratique la révolution citoyenne. À ceux qui doutent de la possibilité de repartir sur des bases démocratiques qui permettent à tous les "citoyens engagés" de participer, je signale qu'un certain nombre de groupes fonctionnent déjà ainsi, plus ou moins isolément, et plutôt bien. Le rejet des partis par les citoyens (notamment les jeunes) étant quasi total, seule une structure sur un modèle (la révolution citoyenne) dégagé de leur emprise (et donc des "blocages d’appareil") et dont ils seront maîtres, pourra fédérer les gens de gauche. Il semble que malheureusement, au vu des réticences que suscite la position de MC Vergiat, on ne soit pas près de s'orienter dans le bon sens.

  4. 54
    maximilien R dit:

    L'argent. Pour les dirigeants du PC l'argent que leur procure pour le parti les élections et leurs élu(es) prime avant toute considération idéologique. Ceci expliquant cela. Mais jusqu'a quelle bassesse sont ils prêt à aller ? Toute est la question ?

  5. 55
    Morvan dit:

    Depuis un certain temps, je me demande si les citoyens ne pourraient pas adhérer directement au Front de Gauche, dès lors qu'ils sont partisan de son programme. Je ne suis pas tout seul à penser ainsi.

  6. 56
    Cram cram dit:

    Presque rien vu du voyage au Etats-Unis de notre président, sauf sa visite de la maison de Jefferson : un petit garçon gauche comme à une distribution des prix, ne sachant que faire de ses bras, et ne laissant pas terminer le traducteur, tant il était ému et fier,... sous l'oeil narquois du grand matou Gripeminaud ! On sent que ça va bien se passer en effet ces négociations transatlantiques et qu'il saura défendre le bout de gras national, on se sent immensément rassurés !

  7. 57
    educpop dit:

    La révolution est une guerre contre un ordre établi, le refus de cet ordre devient la priorité tellement sa nocivité est établie pour ceux qui le subissent. La révolution vient du peuple et l'ordre est celui des nantis, comme toujours. Ceux qui sont théoriquement dans un camp mais qui se rallient à l'autre sont des traîtres. Pourquoi faire comme si la politique permettait de considérer la traitrise comme une stratégie possible ? Pour la masse ses gens ces subtilités sont le signe d'une duplicité généralisée et c'est ce qui discrédite la politique même quand elle est sincère. L'ordre établi a montré sa volonté de maintenir ou de précipiter les peuples dans la soumission et la précarité, la révolution est donc en marche. A quoi les traîtres peuvent-ils donc s'attendre ?

  8. 58
    Glières dit:

    @sebidf (50)
    La réponse est simple. Jean-Luc Mélenchon est trop grand pour eux et leurs petites affaires. Sa dimension à lui, Jean-Luc Mélenchon, c’est celle du peuple. Son destin va-t-il épouser celui de la France ? Cà dépend désormais des décisions qu’il va prendre dans les jours et les semaines à venir, et des événements politiques, économiques et sociaux auxquels nous n’échapperons pas.

  9. 59
    Courrierlecteur dit:

    Pour les européennes, (dans une moindre mesure pour les municipales) la bataille semble là: sortir de l'ombre les négociations sur le Traité de libre échange entre l'Europe et les Etats-Unis et s'y opposer fermement. Un très grand bravo aux élus Parti de Gauche et Alternatifs pour la bataille qu'ils ont menée, avec succès, au Conseil régional d'Île-de-France. Bien sûr que "ce vote montre qu'une majorité de gauche alternative est possible pour stopper les politiques libérales et productivistes mise en œuvre par le gouvernement en France et en Europe." Mais encore il démontre que le sujet, n'a rencontré aucuns votes d'opposition. Quels embarras chez ces élus qui se sont abstenus. Halte aux cachoteries ! Haltes aux embrouilles sur un sujet aussi grave. S'il faut mener bataille contre ce projet (en profitant de la vitrine des européennes) pourquoi ne pas constituer un Front républicain ? Ou un Front des Citoyens ? En plus de cela, cela obligera les partenaires, d'où qu'ils viennent, à se définir clairement en opposition à ce Traité (et à la politique du gouvernement), contrant ainsi les embrouilles (sigle), magouilles et autres tambouilles électorales.

  10. 60
    palumbo viviane dit:

    Quoi qu'on puisse en dire ou en penser, pour moi, il n'y a plus que Le PG et ses co-secrétaires, ses responsables, ses adhérents qui soient encore honnêtes, droits, et surtout non corrompus à l'exercice de trahison ambiant ! Alors amis et camarades, on relève la tête, et on fonce ! Les honnêtes gens comme nous entraîneront derrière eux un peuple affamés de droiture et surtout d'idées qui nous débarrasses enfin de ce capitalisme financier qui fait travailler l'argent en lieu et place des gens et qui, de toute façon va dans le mur (il y est déjà en Grèce, et on voit oû cela mène puisque des enfants le paient au prix fort, ne mangeant plus à leur faim). Alors ne lâchons rien !

  11. 61
    Alain Doumenjou dit:

    Qu'est ce que le GMT ? Un projet de traité de libre échange aux effets nocifs ? Non, c'est l'incarnation même de ce qu'est devenue L'Union Européenne, l'apothéose de ce pourquoi elle est à l'oeuvre depuis des années, ce par quoi elle parachève la construction de ce qui constitue son essence et sa finalité : c'est à dire une machine bien huilée et implacable au service d'une entreprise totalitaire conduite par une oligarchie et un Empire, pour asservir les peuples par la misère et la précarité, liquider la démocratie et en finir une bonne fois pour toute avec le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.
    Qu'est-ce que le gouvernement solférinien au pouvoir ? Un gouvernement de droite ? Non, un gouvernement fantoche aux ordres de ses Maîtres, qui obéit et gère selon ce qu'on lui ordonne de faire. Que sont ceux qui font alliance avec ce fantôme? Des traîtres ? Non, de pitoyables pantins que l'Histoire balaiera. Ayons sans cesse à l'esprit ces quelques notions qui éclairent le réel de la situation. Certains d'entre vous cherchent un nom pour un rassemblement de combat, pourquoi pas tout simplement "Révolution(ou Résistance) Citoyenne" ?

  12. 62
    ARAMIS dit:

    Ex secrétaire de cellule PCF devenu responsable associatif, Mélenchonniste forcené depuis le rejet du TCE et sympathisant du PG depuis sa création, je vois bien, là, les contradictions du PC qui m'ont amené à le quitter. Dommage ! Par contre, je reconnais bien aussi la combativité d'un Mélenchon qui m'avait au départ surpris (j'avais des réserves par rapport au député socialiste), puis galvanisé et enfin convaincu de sa détermination et de la droiture de ses engagements, lors de notre combat commun contre le TCE. Tous ceux qu'il dérange, voudraient tant qu'il trébuche afin que ce qu'il démontre régulièrement, cesse de devenir évident et de mettre (par la même occasion) en évidence leurs propres manques et combativité. Nous sommes là (rue, internet, familles) derrière toi, Jean-Luc, et je suis persuadé qu'on arrivera à renforcer le PG ET LE FdG, pour une possible victoire en 2017.

  13. 63
    Le Cher à Gauche la Vraie dit:

    Devant la trahison inouïe de quelques directions locales du PCF, dans le sillon suicidaire du 1er d'entres eux à savoir P Laurent et ce pour quelques plats de lentilles, quelques petits strapontins minables et éphémères en échange d'avoir vendu leur âme au Diable social-libéral en trahissant Notre belle cause commune, si je vois une seule affiche du PexS, du PCF rallié honteusement à eux avec le logo du FdG (et j'ai un immense respect pour ces milliers de militants communistes qui se battent avec nous, auprès de vous contre l'avis de leur direction pour sauver Notre Bien commun à savoir Le Front de Gauche et qu'est-ce que c'est dur et comme c'est courageux) , j'ai envie de coller juste à côté une pastille : "Attention, ceci est une contrefaçon, un piège tendu aux braves gens comme vous qui pensez et espérez "L'Humain d'abord". Ne tombez pas dedans". Courage Monsieur Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes dans le Vrai et vous avez mon plus profond respect. Prenez soin de vous.

  14. 64
    Guy-Yves Ganier d'Emilion dit:

    Pour visionner l'ensemble du débat sur le GMT au Conseil régional d'Île-de-France, l'archive vidéo du débat CR 21-14 (début vers la minute 182) est disponible sur le site du CR de l'IdF. Le vote lui-même a lieu vers la minute 250.

  15. 65
    pascal des landes dit:

    Bonsoir à tous camarades,
    Révolution citoyenne, voilà un joli mot d'ordre, pour cette opposition de gauche que nous sommes et qui n'ose plus se réclamer du FdG puisque cette appellation est frelatée par ces ralliements de fortune d'une partie de l'appareil PCF. Personnellement, je ne souhaite pas que l'on parle de résistance citoyenne. Assez résister. Nous résistons depuis des années avec nos syndicats et organisations pour finalement sans cesse reculer dans une guerre de position que nous perdons faute d'offensive et de riposte. Le PCF est aussi responsable quant à son appareil de cette situation. Organisons la riposte avant de nous voir une nouvelle fois pilonnés par la droite et son nouvel allié PS. Révolution Citoyenne, parce que nous devons opposer à cette caste oligarchique, et à cette classe qui nous dépossède de la rue pour accroître ses privilèges, une force capable de reprendre partout sur le territoire pignon sur rue et démocratiquement. Le gisement de partisans n'est plus dans les appareils et les organisations. C'est ce peuple de collègues et de voisins. Parlons leurs, convainquons... ils deviendront vite des camarades.

  16. 66
    henri dit:

    Pour ma part pour les élections municipales je reste à la maison puisque les appareils communistes locaux ont préféré une alliance avec le socialiste bien rosé sortant et le centre droit alors que toutes les conditions étaient réunies pour une liste autonome Front de Gauche créditée dans les sondages d'opinions à 18% dès le premier tour. D'ailleurs les communistes les plus actifs localement partagent mon opinion. Le PCF paie en interne un lourd tribut à des décisions opportunistes qui confirment la fin d'un parti de militants voire à vocation de masse à un parti d'élus.

  17. 67
    CLERC Philippe dit:

    Le PCF dont je suis membre est malheureusement manipulé par ces élus qui ne se sont toujours pas rendu compte que dans les mairies à direction PS auxquelles ils participent ils servent à rien. Sauf a ramasser des indemnités qu'ils ne reversent pas si souvent au Parti. A nous militants de faire le ménage.

  18. 68
    Suticos dit:

    A Rouen, aussi, les commnistes ont rejoint la liste PS et ce matin j'ai eu la désagréable surprise de lire un quatre pages en papier glacé, expliquant que le vote et le combat Front de Gauche, c'est l'alliance dès le premier tour avec le PS. Le Parti de Gauche, seul avec Ensemble désormais essaie d'exister et de constituer une liste. Si on y arrive, je suis d'accord avec Pascal des Landes, plus la peine d'utiliser un nom sali. Front de Gauche n'est plus utilisable et compréhensible. Révolution Citoyenne, voilà qui est clair.

  19. 69
    Alain Doumenjou dit:

    Cette histoire du Logo embarqué de force par des pirates sur un navire qui n'est pas le sien, outre ce qu'elle révèle sur le comportement de faux-monnayeur de Pierre Laurent à l'égard de la parole donnée, me paraît être une connerie politique de première grandeur de la part des faussaires. Aucun électeur susceptible de vouloir voter pour le Front de Gauche ne s'y laissera prendre en voyant le portrait de la ravissante solférinienne sur l'affiche, ou alors que le Grand Cric me croque, mille sabords ! Ne prenons pas nous mêmes les électeurs pour des c..! Les nombreux commentaires lus sur des sites qui ne nous sont pas spécialement acquis, montrent que la magouille est perçue par la plupart pour ce qu'elle est. Mais que les solfériniens (Hidalgo n'est pas à ce titre une mi-portion) s'emparent de notre logo parce qu'ils le voient comme un "must" dans leur campagne, c'est un hommage que le vice rend à la vertu et, au lieu de nous nuire et de leur servir, me paraît plutôt de nature à avoir l'effet rigoureusement inverse. Je ne suis pas expert en "communication", mais je n'aurais jamais prôné un coup tordu pareil dans une campagne.

  20. 70
    Jeanne MOLL dit:

    Merci de bien cibler l'enjeu des Européennes sur le TAFTA. Nous devons aussi être extrêmement clairs sur la souveraineté populaire et tacler le FN dans les grandes largeurs en décortiquant leurs votes au Parlement européen.
    Aiguisons les couteaux sans état d'âme. PCF et PS sont des partis d'élus dont la base électorale s'effondre. Laissons-les monter sur le Titanic et ouvrons-nous à la population, aux 40% de dégoûtés qui ne votent plus dont de nombreux jeunes. CGT ou PCF, ça branle dans le manche. Des fédérations ont demandé des comptes à Lepaon sur sa présence au CRIF et pas avec les Good Year. Des cocos se désolidarisent carrément de la grande endive qui les dirige. Tout cela va se recomposer. Réfléchissons aux meilleurs moyens d'y arriver sur des bases claires sur l'Europe, l'Euro et l'écologie sinon on aura les mêmes tracas. Sinon, faites attention à vous et continuez de nous représenter au-delà des mesquineries des petits bras qui se gardent des places, les gens ne pas stupides !

  21. 71
    Chris_84 dit:

    L'utilisation FdG se devrait dêtre autorisée avec l'accord des partenairres de FdG, et inscrit en tant que tel dans les statuts du FdG. En ce sens je rejoins Philibert974 @25. Cela supprimerait le cas qui vient de se produire à Paris. Mais d'un point de vue pragmatique, trop tard pour éviter l'embrouille pour ces municipales.
    Pour le scrutin européen, il me semble que l'élargissement au plus grand nombre de gens, potentiellement non encartés comme moi, qui adhèrent aux valeurs mises en avant par le FdG, peut être organisée dans les statuts. Je rejoins la proposition de @6 Glières (qui fait penser au CNR et au dit plateau !) et 22 Francis. Défendre l'idée de la 6ème république, de la révolution citoyenne, combattre le GMT pour notre souveraineté républicaine, ne peut souffrir de subir dans notre stratégie, les décisions inacceptables de quelque appareil en son sein (comme le PCF 75). Changeons tout de suite le logo pour un "Front de la Gauche Républicaine" ou autre, et coupons l'herbe sous les pieds des usurpateurs. Et organisons ce choix très vite par un scrutin citoyen, pourquoi pas par internet !

  22. 72
    Francis dit:

    Je pense qu'on ne peut pas considérer le PCF comme étant une entité monolithique. Il existe aujourd'hui dans ce parti des militants qui portent en eux l'histoire révolutionnaire de notre peuple et c'est vrai qu'ils cohabitent difficilement avec ceux qui n'ont jamais su ce que la théorie marxiste signifiait. L'utilisation du logo Front de gauche par les fonctionnaires parisiens du PCF pourrait être une péripétie si elle n'avait une signification bien plus profonde. En fait la question de fond, celle qu'il est impossible de pousser sous le tapis est celle de la vision du monde. Nous disposons aujourd'hui d'une théorie globale avec l'écosocialisme. Elle conditionne sans conteste la pratique politique que doit développer aujourd'hui le mouvement progressiste. Or cette théorie novatrice qui va s'avérer incontournable dans le proche avenir n'est pas majoritairement partagée dans les cercles dirigeants du PCF et cela essentiellement parce qu'elle oblige a des pratiques démocratiques en rupture avec les habitudes réformistes. JL Mélenchon a raison de poser la question du dépassement des partis. Nous avons une théorie générale du monde, construisons le mouvement qui va...

  23. 73
    bertgil dit:

    Le Front de gauche a du plomb dans les ailes depuis sa création et pas depuis que les communistes ont montré leurs vrais visages. Il faut abandonner à contre coeur ce FdG qui a été un formidable espoir pour tous ceux qui sont sincérement de gauche. Il faut toujours regardé la réalité en face et ne pas s'en dénier. La direction du PC avait choisi l'option FdG, Celle ci avait trés bien fonctionnée pour l'élection présidentielle. Pour les municipales, la direction communistes, forte des résultats de JL Mélenchon a négociée avec le PS, le sauvetage de ses élus. La contrepartie, c'est l'abandon de JL Mélenchon et la casse du FdG. Avec un tel partenaire pas besoin d'ennemis.
    Pour rebondir, JL Mélenchon avec le Parti de gauche doivent dans tous les meetings et médias dénoncer l'infamie du PC et du PS. Je pense qu'il ne sert à rien de se battre pour le logo FdG. Vous ne pourrez pas empécher ceux qui en faisaient partie de s'en prévaloir. C'est une façon qu'a le PC pour le discréditer et le casser.
    Attention à la décision de vote au 2éme tour des municipales. Il est à espérer qu'on ne demandera pas aux électeurs du FdG un vote utile en faveur du PS, ça serait la goutte d'eau qui...

  24. 74
    lemetayerv dit:

    Dans le FdG, il y a un mouvement qui a été créé justement pour les personnes qui n'ont pas l'esprit partidaire, ce qui est mon cas et qui s'appelle "ensemble". C'est le moyen qui a été trouvé afin de pouvoir adhérer au FdG sans être tributaire d'un parti (un parti pour moi est conformiste) et j'y ai trouvé non seulement ma place mais aussi la liberté de m'exprimer, de militer comme je le souhaite et sans contrainte dans l'esprit du programme l'humain d'abord, l'éco-socialisme, la révolution citoyenne. Le fait de n'appartenir à aucun parti mais à un mouvement citoyen, j'ai l'impression que l'on m'écoute plus, qu'on prend en compte plus les nouvelles idées que si j'étais dans un parti : la nouveauté peut-être, la fraicheur, l'ouverture d'esprit qui ne se trouve pas forcément dans un parti, échange et débat sans honte, sans peur d'être vilipendée. Donc comme je ne suis pas frustrée car je m'y sens bien. Je suis plus combative et je suis enfin représentée. Je ne me sens plus une militante anonyme et seule. Pourvu que ça dure et que l'esprit parti politique ne viennent pas le gâcher.

  25. 75
    orchidee dit:

    Que de questions vous vous posez, monsieur Mélenchon dans votre dernier article sur les mésalliances qui font que le front de gauche restera toujours sali. Je n'étais pas heureuse de savoir qu'au 17 janvier, vous aviez du à contre cœur, faire rizette à un traitre, pour obtenir de lui sa parole de ne plus utiliser abusivement le logo Front de gauche avec Hidalgo et ailleurs. Combien, j'ai compris que là, beaucoup de vos sympatisants, dont moi, ont pu douter même de vous, puisque vous acceptiez de vous soumettre, contraint et forcé par certains de vos partenaires mal intentionnés à votre égard, je sais que meme au PG, certains n'aimaient pas votre franc parlé, alors que c'est justement ce franc parlé qui a fait que 4 millions d'électeurs vous ont suivi pour la présidentielle. La solution à ce problème, c'est que les amis du Front de gauche, organisent un référendum révocatoire pour exclure toute personne qui sans l'accord de toutes les organisations et amis du Front de gauche se permettraient d'utiliser le logo sans l'accord de tous les autres. Ainsi, on verrait le Front de gauche, allégé de ses tares, s'envoler vers de belles promesses de succès futurs.

  26. 76
    jeannine dit:

    Je ne veux pas être désespérante, mais c'est ce qui vient de se passer dans ma ville voisine. Pour commencer un esprit citoyen avec des réunions constructives (parait-il) et puis les municipales arrivent et la tentation très grande plus quelques ambitions, les voici qui s'émancipent des partis et accouchent d'une liste. Bref, conclusion, 3 listes de gauche face a une de droite. Bravo. Il y a vraiment des claques qui se perdent non ?

  27. 77
    mafifan dit:

    @38
    "...Souhaitons à nos camarades réunis ce week-end au Conseil National du PG d'être lucides, courageux et créatifs pour imaginer la structure qui devra vite prendre le relais du Front de Gauche..."

    Ne faudrait-il pas trouver une autre structure pour notre opposition de Gauche ? Le nom même de Front de gauche, comme je l'ai entendu souvent, est mal compris par des gens qui sont très éloignés de la politique et qui mélangent volontiers tout ce qui s'appelle Front !

  28. 78
    Mauro dit:

    Très d'accord avec ton analyse Jean Luc (comme souvent, mais pas toujours), que ca soit sur le social liberal Hollande, sur le PCF, et sur tout le reste. Moi ce qui est clair, c'est que dans élections, entre socialiste, modemiste, umpistes, ou FNistes, je voterai blanc, car je ne soutiens aucun programme de ces partis et je ne vote pas pour le moins pire, mais pour mes ideaux. Donc, c'est FdG, EELV, ou les autres partis de gauche, sinon rien. Sinon, pour l'affaire du logo dont le PCF a eu l'immense audace et malhonnêteté d'utiliser alors que le Parti de Gauche est contre, cela m'a fait penser a l'affaire des faux tracts, c'est a peu pres la meme chose : tromper les electeurs, en disant qu'un parti soutient un autre parti, ou qu'une personne a dit des choses qu'elle n'a pas dites, pour gagner des voix en depit d'un procede malhonnête, et d'un délit.

  29. 79
    sylvain dit:

    Hollande, le technocrate des technocrates, et sa clique d'amateurs ambitieux n'ont jamais opéré de fracture avec le pouvoir précédent de l'incompétent agité Sarkozy. Il n'y a pas d'autre ambition chez ces nains politiques que la leur propre et quand on pense au général de Gaulle, farouchement opposé à l'hégémonie américaine parce que trop conscient du vice caché, on se frotte les yeux de voir les guignols qui nous gouvernent faire l'apologie de l'Atlantisme les uns après les autres. Le sort en est désormais jeté, la France a divorcé de sa politique mais les Français ne sont pas responsables de la séparation. Il n'y a plus d'envie, plus d'argent, plus de projet dans les cartons vides et pour une fois dans le mano à mano droite/gauche, il n'y a même pas de reprise envisageable par la droite du pouvoir perdu par la gauche. Les citoyens, lassés d'être consommateurs, ne veulent plus suivre la mascarade puante. Je ne sais pas si c'est bon signe?

  30. 80
    michelle Devauchelle dit:

    Bon je persiste et je signe, y a vraiment des choses qui foutent de mauvais poil. Hollande/Obama et le vote de l'UE sur le dumping.
    Lu attentivement tout. Sentiment du côté "clochemerlesque" (pas seulement à Périgeux) mais de toute ces petites (ou grandes) choses qui induisent pertes de temps, tracas, inefficacité, et sans doute fatigue et épuisement. Mais sans doute est-cela la politique ? Ainsi que les commentaires et bien ri. Certains ne seraient-ils pas un peu "faillots" avec vous M. Mélenchon ? Ou alors tellement fans, qu'ils ne mesurent pas combien cette attitude de groupie peut faire douter de la stabilité de leur engagement politique ?

  31. 81
    Ouilya dit:

    Bonjour,
    Je partage l'approche faite par Reneegate de prendre à contre pied et à travers l'humour et la moquerie cette histoire de détournement de logo. Ce qui prouve que Jean-Luc Mélenchon n'est pas si seul qu'on veut nous faire croire et que sa manière de faire et d'être suscite un intérêt non négligeable auprès des Français et une certaine jalousie de son charisme. L'ennemi est souvent un proche politique.
    Jean-Luc, cher camarade, nous sommes fiers de toi et nous sommes très nombreux derrière et à côté de toi. C'est le moment pour nous militants, d'être créatifs.

  32. 82
    Citoyen Pat dit:

    Notre pays traverse un tsunami néolibérale d'une extrême gravité depuis la Libération et le CNR. Jamais les reculs sociaux n'ont été aussi imposants. Jamais le pays ne s'est porte aussi mal. Et le futur s'annonce une catastrophe pour l'immense majorité de nos concitoyens et de notre beau pays la France. Et que fait la direction du PCF à Paris ! Les dirigeants EELV ! Les pleureuses du PS ! Rien. Ils se couchent lamentablement. Minables. Lâches.

  33. 83
    François (un autre) dit:

    A La Rochelle, la situation est pourrie, pire qu'à Paris, c'est dire.
    J'ai envie de proposer la fondation d'un collectif pour un front du peuple, avec des conditions sérieuses pour adhérer et rester membre. Aucune compromission avec des libéraux, quels qu'ils soient. Trop de gens se cachent sous notre drapeau parce qu'il reste le seul propre. Sinon, comment expliquer à l'électeur, sur le marché, qu'une "fusion technique" pour 3 sièges sur 49 n'est pas une trahison ?

  34. 84
    Willia dit:

    Bonjour Camarades, bonjour Jean-Luc,
    C'est la triste réalité que de voir comment F. Hollande ses ministres, ou plutôt ses valets, car il se comporte bien comme un roi, ou moarque qui n'a plus de ministres mais des "valets" qui se couchent devant lui, et qui lui obéissent au doigt et à l'œil, que ce soit des soi-disant socialistes ou des écolos, ils n'y voient que leurs propres intérêts et se fichent du tiers comme du quart de la situation des ouvriers, des pauvres demandeurs d'emploi, font semblant d'ignorer toute la magouille au sein de ce gouvernement corrompu jusqu'à la moelle. Je suis désolée de voir aussi comment se comporte les dirigeants à la tête du PC qui se met avec les socialistes même quand s'il s'agit des municipales où ils n'obtiennent que des places subalternes, où bien souvent ce sont des PS qui commandent et décident de tout, dans certaines de ces villes où cette cohabitation existe, j'en ai pour preuve une dont je fais partie, c'est Monsieur le Maire socialiste avec des conseillers municipaux UMP, quelques communistes, et un Président de Région UMP, qui s'en va avec Monsieur Hollande en Amérique. FdG et rien que FdG.

  35. 85
    Michel JACQUOT dit:

    Militant syndical à la retraite, je suis profondément déçu du glissement droitier blairien de toute cette vieille France de gauche qui ne sait plus guère où elle va. J'en ai marre aussi de voir partout traiter de gauche de la gauche, voire d'extrême gauche, des mouvements qui sont simplement la gauche telle que je l'ai toujours respectée, des gens obligés de prendre une nouvelle étiquette pour dire simplement ce qu'on disait avant, une gauche qui sait dire non et faire none face au grignotage de ce qui formait notre république sociale. Il est temps de réagir, plus que temps, peut-être même un peu tard. Je suis des vôtres, impuissant à ce jour mais fidèle aux choix de toute une vie.

  36. 86
    RV dit:

    Je pense qu'il faut être dans les équipes pour faire changer les choses. Nous pouvons toujours critiquer, à juste titre, il faut se mettre en position de pouvoir faire évoluer les choses, même très modestement. C'est mieux quelque fois d'atténuer les douloureuses décisions.

  37. 87
    Michel Durand dit:

    Je ne vois qu'une solution, exclure les dirigeants du PC du Front de Gauche. On ne peut travailler avec des traitres qui passent leur temps à nous tirer dans le dos.

  38. 88
    eric91 dit:

    Cette coalition de partis qu'est le Front de Gauche ne veut plus rien dire ! Iĺ n'en faut désormais plus qu'un seul et que ceux qui tiennent aux idées qu'il défendra abandonnent définitivement leur étiquette d'origine, car Pierre Laurent et sa clique par leurs magouilles et trahisons indignes viennent de le démontrer, le Front de Gauche n'a définitivement plus de sens politique. Ce n'est qu'à ce prix que nous retrouverons la lisibilité minimum indispensable au commun des mortels pour devenir éligibles.
    Salutations républicaines.

  39. 89
    Glières dit:

    @78 Mauro
    En effet, faux tracts distribués par le FN et utilisation abusive du logo FdG par le PC relèvent d’une même intention qui est de tromper les citoyens. Une similitude de moyens qui n’est pas nouvelle et qui me fait penser à un ouvrage interdit vingt ans en URSS et publié en occident en 1960. Lisez ou relisez Vie et destin de Vassili Grosman. Quand vous aurez commencé vous ne décrocherez plus.

  40. 90
    Floreale Savarre dit:

    Nombreux sont toujours les Français, de toutes origines, à revendiquer des principes de partage, de solidarité, de sobriété, de dignité, d'indépendance nationale et qui vivent avec indignation la forfaiture d'un Hollande et les combines de divers appareils. Ils identifient dans le Front de Gauche, en tous cas au PG, une ligne intègre, cohérente, ferme et digne, et une sortie de la nasse néolibérale. Ils sauront le manifester par leurs votes, par leurs manifestations s'il le faut. Au PS comme au PC chacun a son libre arbitre et l'exerce, ce qui en conduira plus d'un à se rallier au PG. Tant pis pour les cuisines malodorantes des laquais de l'oligarchie. Qui en a conscience et redouble de manipulations. Ma défunte mère, née dans la paysannerie de l'Ouest profond catholique, femme à principes intègre et indépendante, disait "Quand on a fait ce qu'on pouvait on a fait ce qu'on devait". Continuons à faire, comme nous le pouvons, ce que nous devons, sans compromissions, quelles que soient les difficultés. Nos concitoyens sont nombreux qui ressemblent à ma mère.

  41. 91
    gus003 dit:

    J-Luc, vire Laurent au plus vite ce qui donnera de la luminosité à la vraie gauche et évite d'appeler les Mamères et consort qui sont des traitres en puissance, la santé et la crédibilité du PG est à ce prix..

  42. 92
    Vassivière dit:

    @5 Albert
    Moi aussi j'ai derrière moi deux générations de communistes, résistant-e-s, syndicalistes, et 25 ans au PCF moi-même. C'est justement parce que je me sens l'héritier de ces hommes et femmes qui ont lutté toutes leurs vies pour un idéal de liberté, de justice, d'égalité, contre tous les privilèges de castes et les politiciens opportunistes que je poursuis le combat hors du PC actuel. Les petits arrangements, les mensonges, le double langage permanent, le contenu même de l'Huma est une insulte à leur mémoire.

  43. 93
    MEIER dit:

    Merci Jean-Luc, oui, merci de continuer à ne rien lâcher dans ce monde politico financier people pourri, oui, il faut continer à dénoncer les coups foireux, mafieux de la bande Medef gouvernementale et de ses alliés, soits disants communistes, mon oeil, promotions personnelles, places au chaud, et oui il y a des malhonnêtes partout, c'est la mode dans tous les domaines. Continuons à nager à contre courant, hurler contre la haine et le racisme, on n'entend que vous Jean-Luc, j'entend le Parti de gauche riche de gens qui ont l'éthique, l'humain, le bonheur d'être ensemble, vissé au coeur. Oui, Jean-Luc, vous êtes le seul à ne pas avoir une langue de bois, une politique politicienne, communiste de toujours, je me retrouve dans tous vos discours, comme jamais je ne m'y suis retouvée, oui, continuez, vous soufflez une brise d'humanité et d'espoir pour les pauvres, les exclus, les généreux, les sans papiers, l'humanité, et cette brise deviendra une bise qui rasera sur son passage tous ces mordus de la finance, ces traitres, ces opportunistes. Prend soin de toi, car c'est dur de ramer à contre courant, mais les fourmis sont là et oeuvrent. Merci.

  44. 94
    Delpeyroux Alain dit:

    Je ne suis pas certain que seule la direction du PC Parisien soit pitoyable. Sont également pitoyables ceux qui à la direction nationale sont incapables de la moindre cohérence politique et ont perdu tout sens de l'éthique. Ceux là même qui nous expliquent que le Front de Gauche serait un outil mis à la disposition des partis politiques membres qui l'utiliseraient ou pas au grès de leur intérêt propre. Le choix fait par la direction du PC d'une stratégie à géométrie variable et donc de sortir de celle du Front de Gauche en certains endroits est affligeant et dramatique. Un pied dedans un pied dehors en nous narguant n'est plus acceptable. Puisqu'ils se sont mis eux même hors jeux qu'ils y restent. In fine, nous aurions fait, ferions et ferons mieux sans eux. Je suis triste et en colère

  45. 95
    françois 70 dit:

    Il faut rompre de toute urgence avec l'appareil solférinoïde du PCF. Aller aux européennes avec lui conduirait à un désastre politique.

  46. 96
    Jean-Paul dit:

    Après quelques péripéties informatiques, je renoue avec ce blog. Oui Jean-Luc, c'est vraiment un désastre que ce spectacle auquel nous assistons : François tout d'abord, bien sur, mais aussi le Front de Gauche qui n'est plus ce qu'il a été, cet espoir magnifique d'un "vrai" changement. Oublié les grands meetings de la campagne électorale, celui de Marseille en particulier, où j'étais présent. Issu du PS que j'ai quitté, écoeuré par les magouilles et les petits conflits d'intérêts, j'avais savouré ces instants fugaces et retrouvé des élans militants disparus. Aujourd'hui je m'interroge. Et plus simplement je dis à tous les copains, notamment mes amis du Parti Communiste : Reveillez-vous !

  47. 97
    Emmanuel dit:

    Sympathisant Front de gauche/Parti de Gauche ne me demandez surtout pas (plus) au second tour pour ces municipales, et à aucune autre élection à venir de voter pour le parti socialiste, ses listes, ses représentants. Ma colère face à ces traitres, ces affameurs, ces serviteurs du libéralisme, de la finance s'est transformée en haine. Je ne peux plus regarder les actualités, rien qu'à voir leurs visages réjouis et sans scrupule de fortes émotions m'envahissent
    S'y ajoutent aujourd'hui ces dirigeants du parti communiste incapables de rester fidèle jusqu'au bout à leur idéaux, qui pour conserver leurs places, leurs indemnités se renient, et trahissent leurs camarades et leurs électeurs. Ils me dégoûtent. De trahir ne leur suffit pas il faut qu'en plus ils tentent de duper des électeurs plus naïfs, sans doute fragiles -ceux là même qu'ils sont censés défendre, protéger par leur représentation- en utilisant le logo du front de gauche. ils m’écœurent.
    Plus de compromission. Merci.

  48. 98
    Papa dit:

    Voila les conséquences d'avoir voulu "nationaliser" les municipales ! Le sectarisme semble être devenu la ligne de conduite de certain.
    Dans ma commune de 76.000 habitants, nous avons une liste comprenant le PCF, le Parti de Gauche, le PS, la LCR, avec une tête de liste le maire sortant du PCF. Si je suis Jean-Luc nous devrions virer le PS. Alors que dans les faits ceux-çi ont correctement appliqué le programme municipal. Et bien non ! Je refuse totalement le sectarisme et suis en accord avec cette union, n'en déplaise aux laudateurs actuels.
    Relisez Lénine et son "un pas en avant un pas en arrière" !

  49. 99
    Brigitte dit:

    Je trouve que l'appellation de "porte serviette" attribuée à Hollande est vraiment soft. Je dirais plutôt qu'il est considéré comme un chien loup qui ira mordre là où on le lui demandera. J'avais déjà une honte incommensurable de la représentation de la France faite par Sarko. Mais je crois que Hollande "moi président" est encore plus désespérant !

  50. 100
    Nicks dit:

    @Papa
    Où voyez vous du sectarisme dans l'appel à rassembler une opposition de gauche ? Si dans votre ville le PS a appliqué un programme de gauche et que l'union s'est faite naturellement avec la gauche locale, il n'y a pas de motif à rejeter localement le PS. Là où l'exclusion doit être de mise c'est quand ce sont clairement des solfériniens avec leur programme néolibéral qui sont aux manettes, comme à Paris par exemple. Dans ce cas, on ne peut pas qualifier autrement l'attitude de certains éléments du PC comme honteuse et révoltante, parce qu'elle sème la confusion, discrédite la ligne politique du FdG, qui est pourtant la bonne, à savoir celle de l'autonomie et de l'alternative de gauche.

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