26juin 13

L’été finira bien par arriver

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Je vais ralentir la cadence de parution sur ce blog puisque sans doute ce sera bientôt l’été pour de vrai. Je vais pouvoir mettre de la distance avec mon quotidien acharné. Mais avant cela il ne faut pas abandonner les combats en cours. C’est pourquoi je renvoie à ce qu’écrit mon avocate Raquel Garrido sur le procès que madame Le Pen lui intente. La tentative de faire taire la défense d’un avocat ou de l’intimider par une poursuite judiciaire est un fait d’une exceptionnelle rareté et gravité. J’ai noté quels médias étaient présents à la conférence de presse organisée sur le thème. Car à peine quelques heures après le résultat de Villeneuve sur Lot et leurs meuglements solennels, les vaches sacrées paissaient déjà ailleurs.

Je prolonge aussi mon post sur l’affaire Kerviel. Pour cela je pars de la loi bancaire en cours d’examen et je m’intéresse au contexte de l’action de la Banque en cause, la Société Générale au moment où elle décide de faire de Kerviel un coupable idéal.

Avant de dételer, je vais faire encore une session à Strasbourg et encore avant cela, cette fin de semaine, je conclurai deux grandes fêtes populaire: celle du « Travailleurs Catalan » dans les Pyrénées orientales et celle de Lézan dans le Gard organisée par mes amis communistes. Là j’aurais l’occasion de développer ce que je pense du moment et de ce que nous devons faire selon moi. Puis j’irai aux journées d’été du Parti de la Gauche européenne à Porto où je dois conclure le meeting du vendredi. De là je rentrerai à Paris pour boucler une valise au long cours avant d’aller à Quito, en Equateur, où se travaille la déclaration à propos du forum de la révolution citoyenne. Après quoi j’irai au forum de San Paolo, comme l’an passé, mais en compagnie d’éminents amis vénézuéliens si tout se passe comme prévu. Je pense que je resterai un peu sur place à Quito, pour souffler et me soustraire à la hargne médiatique qui m’accable ici, où que j’aille et quoique je fasse, toujours sur « l’à côté » qui, bien sûr, « révèle » l’essentiel. Exemple récent. Sans doute l’avez-vous ignoré mais de mes cinq heures au salon du Bourget, le « Lab d’Europe 1 », un vieil ennemi traditionnel très proche de la droite extrême, a extrait quelques secondes du travail d’une caméra de « France 2 » dont j’avais accepté l’accompagnement. Les images sélectionnées sont présentées pour souligner ma préférence pour la classe affaire en avion. Elle est réelle. On s’intéresse moins à ma description de la maltraitance des passagers de la classe économique ! Elles ont fait le « buzz » comme on le dit. Mes « goûts de luxe » ont été aussitôt pointés dans le JDD. Lequel de ces clowns voyage comme moi en métro et en bus dans Paris ? Lequel de ces pitres voyage en classe éco quand il fait des voyages ? Et combien se paient leur billet d’avion eux-mêmes ? Aucun bien sûr. Le « Lab d’Europe 1 » est spécialisé dans ce genre de montage provocant à mon sujet. Une sorte de « petit journal » en plus gras, plus trivial et en moins drôle.

L’essentiel pour moi, cela aura été le résultat de l’élection partielle de Villeneuve. Je crois que, comme la plupart d’entre vous, je comprends parfaitement bien ce qui s’est passé là-bas une fois de plus. Je vois, comme beaucoup d’entre vous, comment le contexte et le mélange qui conduisent à ce deuxième tour est dorénavant très fermement installé. Certes c’est l’UMP qui a gagné le siège. Mais c’est le Front National qui a la victoire politique. En tous cas cela ne doit pas nous conduire à sous-estimer nos propres responsabilités. Je vais y venir. Mais avant cela, encore une fois je dis que le pilonnage médiatique qui accompagne la montée en puissance incontestable du Front national joue un rôle décisif dans ce processus.

La lepénisation médiatique

L’évolution d’un Robert Ménard n’est pas anecdotique mais révélatrice de ce qui se passe dans cette profession. De « Reporters Sans Frontières » (que je n’assimile pas à sa trajectoire) au Front National à Béziers en passant par l’apologie du Dalaï Lama comme prétexte à la haine quasi raciste anti chinoise, comment ne pas voir les ingrédients qui ont coagulés dans cet esprit perturbé ? Comment ne pas percevoir l’arrogance sectaire et normative des maitres de plateau télé qui se perdent ensuite dans leurs certitudes aveuglées ? Comment ne pas y voir un écho du sentiment de toute-puissance que leur donne le narcissisme télévisé. Comment ne pas sentir l’affichage du sentiment d’appartenir à une profession dépositaire et véhicule de la vérité ? Ménard n’est pas une exception. Il est juste très visible. Mais il n’est pas si caricatural. Il s’agit d’une vague profonde ! Les adeptes du Front National sont désormais bien plus nombreux qu’on ne le croit dans les rédactions où dominait la droite et dans celle où l’on déteste les musulmans. Dans les sommets c’est une autre paire de manches. A l’abri d’un noir corporatisme de caste qui interdit toute critique des contenus et des censures, opère une mince couche dirigeante de médiacrâtes dont les atavismes encouragent le pire. Bref: un certain nombre de médias sont directement responsables de la cristallisation de l’opinion qui s’opère du côté du Front National. Comment ?

Ils fonctionnent comme coagulateur de miasmes. Comme un prescripteur qui diffuse un angle de vue sur toute la scène médiatique. Par contamination, il formate un « air du temps » exclusivement profitable à l’ecosystème culturel du Front National. Dans la plupart des situations, la paresse intellectuelle, le régime de peur sociale régnant dans maintes rédactions, et le panurgisme compulsif expliquent ce que les vendettas personnelles et les accointances politiques ne suffisent pas à décrire. Mais dans quelques cas notoires il s’agit d’une orientation qui se déduit de la matrice éditoriale elle-même. L’idéologie d’extrême droite prolifère sur un terreau culturel bien connu et bien décrit depuis longtemps. Cinq condiments essentiels s’y trouvent. Il y a d’abord, bien sûr, l’état de détresse sociale accompagnée par la peur du déclassement dans les catégories sociales dites « moyennes ». Ensuite le fantasme du « déclin national », toujours mis en scène de façon catastrophiste. Puis l’antiparlementarisme et la disqualification permanente du « politique » toujours présenté comme impur et corruptible. Il y a aussi la mise en scène nostalgique d’un état de nature bienfaisant malheureusement ignoré. Et enfin il y a la figure  l’ennemi de l’intérieur infiltré et tout puissant : juif, franc-maçon, musulman. Ces éléments se retrouvent tous ensemble dans certaines publications de référence, à l’exception de l’anti-sémitisme que, pour l’instant, aucune n’assume. Mais, quand bien même la diffusion de cette sous couche est-elle éparpillée au gré des titres et des moments, elle ne manque jamais de fusionner dans les esprits. Surtout depuis que la dédiabolisation de Marine Le Pen est martelée et que ses thèmes sont banalisés sur le mode par exemple des « unes » de l’Express. Comment oublier dans ce registre le « sondage exclusif » du journal « Le  Monde » dont les questions, la mise en page et la présentation constituent à eux seuls un cas d’école. Lisez cette accroche : « Un Français sur deux considère aujourd’hui que le déclin de la France est «inéluctable». Une proportion qui monte à 77% chez les partisans du Front national. Ils sont également très nombreux à considérer la mondialisation comme «une menace», à juger que la France doit «se protéger», et qu’elle a besoin d’un «vrai chef». Les politiques, l’islam et… les journalistes sont voués aux gémonies. Les conclusions de la grande enquête Ipsos pour Le Monde, réalisée avec le Cevipof et la Fondation Jean Jaurès, montrent que, chez les Français, le ressentiment cède à l’hostilité, et le repli à la grande crispation identitaire. Un tableau très sombre analysé par l’historien Michel Winock et commenté par José Bové, Pierre Laurent, Ségolène Royal, Jean-Louis Borloo, Jean-François Copé et Marine Le Pen. » Oui ce jour là même l’appel au chef avait été « sondé », c’est-à-dire suggéré comme chacun le sait.

Mais tout cela ne nous dispense pas de nos propres responsabilités. Je ne parle pas des responsabilités locales. Abandonnés à eux-mêmes les militants locaux ont fait du mieux qu’ils pouvaient. Cela ne veut pas dire que j’approuve ce qui s’est fait mais je veux respecter et saluer le dévouement qui s’est exprimé sans relâche. Je parle ici du niveau national et je m’inclus donc dans les reproches que je nous fait, cela va de soi.
L’auto critique que nous devons faire est d’abord que cette élection partielle n’a pas été traitée comme une élection nationale ! Et cela alors même que l’alerte avait déjà été donnée avec l’élection dans l’Oise elle aussi cantonnée au niveau local. De son côté le Front national a piloté sa campagne avec tous les moyens du national et sous sa vigilance. Comment faisons-nous pour traiter et préparer avec un soin de notaire chaque manifestation nationale de notre mouvement et abandonner aux hasards locaux et à ses moyens très modestes une campagne de ce type ? Le fond de l’affaire, au niveau national, est politique. Il faudra avoir le courage de l’aborder. La discussion qui opposait « le coup de balai » que j’avais prôné au nom du PG et celle de la « truelle pour construire » portée par la direction du PCF et la gauche unitaire de Christian Piquet, si elle devait être minimisée en public dans le contexte inopportun de la préparation de la manifestation du 5 mai n’en est pas moins concernée ici. On ne pourra pas dire que le thème local fut « le coup de balai » ni « la gauche sans complexe et sans casserole » que j’avais porté à Hénin Beaumont comme ligne de campagne. Elle nous avait pourtant permis de gagner 1000 voix en trois semaines. Cette orientation me parait tout à fait indiquée quand est en jeu dans une élection de ce type la masse des désemparés et désorientés dégoutés par la situation et qui cherchent une issue positive. Tout ce qui ressemble à un accommodement avec le système tout ce qui se réfère à l’ancien monde politico institutionnel est disqualifié à juste titre dans ces milieux très divers socialement et donc peut captables par les discours catégoriels des campagnes électorales classiques.

L’illusion est de croire que nous pourrions grappiller des électeurs aux socialistes convaincus, par de bonnes manières et un parler doux et complice. Ceux-là ont encore voté à 21 % pour le candidat du parti de Cahuzac, sans état d’âme. Mais ceux-là aussi auraient peut-être bougé davantage s’ils avaient été secoués par une interpellation spécifique, venue de notre niveau national et s’ils avaient senti qu’ils pouvaient jouer un rôle plus fondateur que de reconduire sans cesse le même paysage. De son côté le Front national a fait ce double travail en direction des désorientés d’une part et des électeurs traditionnels de la droite d’autre part. Personne ne lui ayant demandé de compte sur l’implication de ses proches dans les aventures de Cahuzac, pas même le journal « Le Monde » qui avait sorti l’affaire de façon très soudaine et très documentée, Marine le Pen a eu les mains libres. Et de même à propos du meurtre de Clément Méric. J’ai subi dix fois plus de buzz à propos de sièges d’avion en classe affaire ou éco que n’en ont donné mes articles fouillés et argumentés ou ceux de mon ami Alexis Corbière montrant les liens entre le parti des Le Pen et le meurtrier.

A côté de cela, peut-être lui a-t-on facilité la tâche en publiant un tract en arabe que j’avais d’abord pris pour un faux quand on me le montra ! Je pense qu’il s’agit d’une erreur qui mérite d’être discutée sur le fond. Car quelles sont les motivations des camarades qui peuvent croire qu’il y a des « citoyens français d’origine maghrébine » qui ont besoin de lire notre message dans une langue qui n’est pas la leur, à supposer qu’ils la lisent, et plus encore qu’ils la lisent dans le dialecte choisi ! Bien sûr je sais bien que les rédacteurs n’avaient pas l’intention d’aider madame Le Pen. Mais les camarades ont-ils compris que c’est bien ce qui s’est passé et surtout comprennent-ils tous, au niveau local et au niveau national, pourquoi c’est bien le cas ? Et surtout pourquoi c’est inacceptable dans tous les cas ?

Comme je l’ai dit pour commencer mon propos je crois que la façon dont nous avons tourné le dos au niveau local en le laissant se débrouiller du défi interpelle notre difficulté à trancher des questions moins compliquées qu’il y parait d’abord. Or, on ne peut pas faire exister plusieurs stratégies de combat en même temps. Déjà le concert de critiques confuses à propos de la ligne dite « Front contre Front » a tétanisé la parole et la réflexion ! L’application de la ligne inverse, sans le succès de la première, va-t-elle aussi bloquer le débat ?  En tous cas le drapeau levé par nous dans la campagne présidentielle, les enseignements de mes débats avec madame Le Pen, puis ceux de ma présence à Henin-Beaumont semblent devenus bien éloignés des acquis de notre famille politique. Est-ce parce qu’ils ont été mis de côté après Henin-Beaumont ? Qu’ont produit alors les sempiternelles injonctions de « montrer plutôt d’abord le contenu alternatif de nos propositions » ce qui ne m’a jamais paru contradictoire ? En tous cas je note que « Le Monde » peut dorénavant se permettre aussi de dire qu’aucune grande « voix forte et légitime à gauche ni à droite n’a pris en charge le combat contre le Front National » pour finir d’effacer du tableau notre combat récent, sans ressentir le besoin de mentionner « le contenu alternatif de nos propositions concrètes ».

Mon intention n’est pas ici de sanctionner des débats du passé récent dont il est évident que les évènements ont suffi à les trancher. Mon souhait est que la leçon serve et que nous prenions les combats en main d’une façon plus collective pas seulement quand il est question de moi, mais dans tous les cas où l’avenir de notre projet est engagé.
La responsabilité de notre déconvenue locale à Villeneuve est exclusivement d’ordre national. Nous n’avons été les jouets d’aucune fatalité. Nous sommes une force nouvelle. La difficulté à aborder un combat nouveau est naturelle. Elle ne doit pas nous complexer. Mais le contexte et sa dangerosité ne nous permet aucun des conforts que les autres peuvent se permettre. Nous cacher nos erreurs ne serait pas à la hauteur de l’événement et du seuil qu’il contient. Sur le terrain, cette fois ci, le Front national a pris la main comme alternative au système. Et cela dans un contexte qui aurait permis que soient exploitées toutes les potentialités d’une ligne qui avait prouvé sa force d’entrainement dans la spectaculaire manifestation du 5 Mai. Seuls les naïfs pouvaient croire que nous recevrions de l’aide de la sphère médiatique pour cibler le Front national et contrer son avancée. Une fois de plus, comme à Hénin-Beaumont, et comme je l’avais dit, ce fut le contraire, notamment dans la presse régionale cette petite tyrannie intolérante avec nous et complaisante avec le système qui les gave. La confusion stratégique, les atermoiements tactiques et les illusions sur l’adversité nous exposent à de terribles déconvenues que la gravité de la situation ne permet pas. D’autres partielles auront lieu. Il faudra se souvenir de celle-ci. D’autres élections arrivent. Il faudra aussi se souvenir de comment nous avons perdu celle-ci.

De Kerviel, de la banque et des banksters

Ce mercredi 26 juin, le Sénat examine en deuxième lecture la fumeuse "loi bancaire" de François Hollande. Mes lecteurs savent que François Hollande a complètement renoncé à son discours du Bourget de la campagne présidentielle. Nous sommes bien loin de ce 22 janvier 2011 où le candidat du PS déclarait "Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance". J'en dis un mot et j'en profite pour revenir sur cette banque particulière qu'est la Société Générale.

Cette loi est un coup de pistolet à bouchon dans la guerre contre la finance. Je l'ai déjà dit ainsi que mes camarades et d'autres économistes comme Frédéric Lordon. L'économiste du CNRS et de la Paris School of Economics Gaël Giraud aussi. Il a produit une longue note d'analyse du projet de loi bancaire. Cette note, écrite en décembre dernier, a beaucoup circulé. Et pour cause, en 27 pages, elle montre combien le projet de loi Moscovici-Hollande ne changera rien ou presque. Gaël Giraud résume ses 27 pages de la façon suivante : "On montre qu'il est nécessaire de scinder les activités bancaires pour au moins 5 motifs distincts, répondant à 5 problèmes majeurs qui affectent aujourd'hui l'activité bancaire et pénalisent l'économie française. On rappelle les différentes manières de scinder déjà envisagées (Volcker, Vickers, Liikanen, Glas Steagall Act), et on les compare au projet de loi actuel. L'examen de celui-ci révèle que, dans son état actuel, il ne résout aucun des 5 problèmes mentionnés, et s'avère même cumuler toutes les faiblesses des projets antérieurs sans hériter d'aucune de leur qualité. La note se termine par l'examen des objections formulées par le secteur bancaire à une scission effective, et conclut qu'aucune de ces objections ne légitime un refus de scinder les activités bancaires". Le bilan est donc piteux.

L'absence de séparation entre banque d'affaires et banque de détail (celle qui gère vos petites économies) est le reniement majeur de François Hollande. C'est aussi l'une des faiblesses principales du projet de loi. C'est tellement vrai que les députés de la commission des Finances de l'Assemblée nationale se souviennent encore de la provocation du patron d'une des très grandes banques française. Le 30 janvier dernier, lors de son audition dans le cadre de l'examen du projet de loi bancaire, ce PDG avait avoué sans gêne que le projet de loi Moscovici n'obligerait la banque à filialiser que 0,75% de ses activités… Même pas une pichenette ! Ce patron, c'était Frédéric Oudéa, actuel président directeur général de la Société Générale.

La Société Générale ! C’est le moment d’en parler après l’avoir beaucoup évoquée dans ma précédente note. La SoGé fait parti des trois plus importantes banques françaises. A eux seuls, les actifs détenus par la Société Générale représente l'équivalent de 55% de toute la richesse produite en un an dans notre pays. Ces dernières décennies, la banque s'est développée vers des activités de marché de plus en plus risquées et spéculatives. La chronologie est très clasique : privatisation à la fin des années 1980 sous Chirac, montée en puissance des activités de banque d'investissement avec sa filiale SGCIB (Société Générale Corporate & Investment Banking) dans les années 1990, internationalisation dans les années 2000. C’est là que commence les points de contacts dangereux. Cette internationalisation se fait certes en Europe mais aussi sur le marché américain. Voila comment arrivent les crédits subprimes. En 2012, la situation est la suivante, le Produit Net Bancaire de la banque, c'est-à-dire l'équivalent de son chiffre d'affaires, se répartit de la façon suivante. Un tiers (32,7% exactement) pour l'activité de banque de détail en France, c'est-à-dire la gestion des économies et des prêts aux particuliers et entreprises. 19,8% pour la même activité à l'international. Au total, seulement la moitié de l'activité de la banque est constitué d'activités de prêts aux ménages et aux entreprises de l'économie réelle. L'autre moitié se décompose de la façon suivante. Les prestations de services financiers spécialisés et d'assurance comptent pour 14%. La gestion d'actifs compte pour 8,7%. Et l'activité de banque de financement et d'investissement représente 24,8% ! C’est de cette partie que peut venir le danger c’est a dire le gouffre où seraient englouties vos économies. Un quart de l'activité de la banque sont employés à la spéculation. La loi bancaire de Moscovici n'obligera pourtant la banque à isoler que que moins de 1% de son produit net bancaire et non 25% !

Dans sa note, Gaël Giraud révélait un autre détail passé inaperçu sur la Société Générale. Il intéressera tous ceux qui ont lu mon billet sur l'affaire Kerviel. Gaël Giraud rappelle que "la Société Générale doit sa survie au contribuable américain : sur les 80 milliards de dollars apportés par le budget fédéral fin 2008 lors du sauvetage [de l'assureur américain] AIG, 12 milliards étaient dus par AIG à la banque française". L'économiste rappelle cet épisode de la crise des subprimes pour montrer que Moscovici à tort quand il défend le "modèle universel des banques françaises". En parlant ce langage, Pierre Moscovici ne fait que reprendre l'argument des grandes banques françaises, BNP et Société Générale en tête. Les banques plaident qu'elles ont mieux résisté à la crise des subprimes que les banques américaines car elles étaient à la fois des banques d'affaires et des banques de détail. Elles répètent ce mensonge pour s'opposer à une séparation stricte entre leurs activités. Ce refrain, Gaël Giraud montre que c'est un mensonge et que le prétendu "modèle" des banques françaises n'en est pas un.
Il rappelle surtout que la Société Générale a failli perdre beaucoup d'argent dans la crise des subprimes fin 2008 aux Etats-Unis. 12 milliards de dollars au moins du seul fait de ce que lui devait l'assureur AIG. On est bien loin des deux petits milliards d'euros de pertes reconnues en France par la banque au début de la même 2008 année au titre des subprimes pour 2007.
A ce moment là, en janvier 2008, la Société Générale perd 6,4 autres milliards d'euros qu'elle impute à Jérôme Kerviel. Certes comme je l’ai dit elle prend soin de déduire de cette perte les gains de Kerviel pour 1,5 milliards d'euros. Reste donc au total 4,9 milliards d'euros de perte. Voila des montants qui paraissent déjà un peu plus en phase avec les pertes que la Société Générale a failli essuyé à la fin de l'année 2008 à cause des subprimes, non ? La banque a-t-elle fait porter à Kerviel le chapeau d'autres pertes réalisées à cause des subprimes ?

Les dernières révélations de Médiapart rendent la question encore plus légitime. Jérôme Kerviel a été condamné sur la base d'un enregistrement de l'interrogatoire réalisé par la Société Générale elle-même. La banque a remis les bandes audios à la justice. Mais les avocats de Jérôme Kerviel n'y ont pas eu accès avant le premier procès. Officiellement, il leur a été répondu que "la demande de copie de ces deux scellés apparaît sans objet, leur retranscription figurant dans la procédure". Or les retranscriptions aussi ont été elles aussi fournies par la banque ! Les avocats de Jérôme Kerviel ont fini par avoir accès aux bandes audios dans le cadre de la procédure d'appel. Et ils les ont fait analysées par des experts. Le résultat est saisissant, dit Martine Orange de Médiapart qui a mené l’enquête !

Vendredi dernier, Mediapart a ainsi révélé la chose suivante : "à l’écoute, tout paraît bizarre. Là où la transcription dactylographiée donnait l’impression d’une conversation suivie et complète, les enregistrements –éclatés en plus de 360 fichiers– renvoient des dialogues confus, inaudibles et surtout ponctués d’importants blancs ou silences". En "reprenant les heures et les dates du début et de la fin des enregistrements", les experts concluent qu'"il devrait donc y avoir 8h54 min d’enregistrements." "Or la sommation de la durée des fichiers sur les seuls enregistrements en présence de Jérôme Kerviel est de 6h10mm, ce qui permet de conclure qu’au minimum 2h44mm sont manquantes". Et Mediapart s'interroge à juste titre sur ces "étranges silences". Qu'y a-t-il sur les 164 minutes manquantes ? Qu'a dit Jérôme Kerviel pendant tout ce temps ? Quelles questions lui ont été posées ? Qu'ont dit les dirigeants de la banque qui l'interrogeaient ? Les bandes audios ont-elles été volontairement coupées pour taire des passages compromettants pour la banque ? Ou pire, pour monter de toute pièce un récit accablant pour Jérôme Kerviel ?

L'affaire est grave. Quelle confiance avoir dans les dirigeants des grandes banques en général et de la Société Générale en particulier. Leur business model flirte souvent avec la légalité. Si le mot bankster a été si souvent utilisé pour les désigner ce n’est pas par caprice. A mi-chemin entre banquiers et gangsters le mot désigne bien un type de façon d’être. Comme je l’ai déjà écrit, dans les suites de la fraudes imputées à Kerviel, la Société Générale a été condamnée le 4 juillet 2008 à 4 millions d'euros d'amendes pour "défaillance de ses systèmes de contrôle" par la Commission bancaire française, l'autorité de régulation des activités bancaires. A l'appui de sa décision, la Commission bancaire pointait que "les défaillance relevées, en particulier les carences des contrôles hiérarchiques, se sont poursuivies pendant une longue période, à savoir l'année 2007, sans que le système de contrôle interne n'ait permis de les déceler et de les corriger". Elle relevait surtout "des carences graves du système de contrôle interne, dépassant la répétition de simples défaillances individuelles". C'est donc bien un système qui était pointé du doigt. Un de mes commentateurs de la note précedente, tartampion écrit a ce sujet : « J'ai été prestataire de service dans la salle des marchés de la Société Générale, avant l'affaire Kerviel. La sécurité informatique interne y était limite inexistante: pour ceux qui connaissent le métier, on faisait des telnet directement en root sur les serveurs, et les mots de passes n'avaient pas l'air de changer souvent. Cela signifie qu'il n'y a pas de traçabilité fiable des opérations commises par les gens du backoffice. Si Jérôme Kerviel a fait un séjour au backoffice, il a donc acquis des accès lui permettant de faire par la suite tous les trafics possibles sans avoir à pirater quoi que ce soit: il lui aura suffit d'exploiter la négligence omniprésente en matière de sécurité informatique, qui est assez éloignée de l'état de l'art en la matière. Il m'a été difficile de comprendre pourquoi c'était si laxiste, mais maintenant ma conviction est qu'on savait bien que sécuriser un accès risquait de couper la route à quelqu'un qui faisait des sous. Je ne peux pas imaginer que cette situation n'était pas voulue. »

Ce n'est pas tout, en 2011, l'Autorité des Marchés Financiers a condamné deux sous-filiales de gestion d'actifs hautement spéculatifs de la Société Générale à 2.5 millions d'euros d'amende. Ces sous-filiales géraient des produits financiers structurés comme les ABS, les CDOs…. Elles ont été condamnées pour "manquement à leur obligation de contrôle des risques". Il s'agit de SGAM-AI et de SGAM, créées et largement contrôlées par les dirigeants du groupe. Les deux premières lettres de leur sigle SG renvoyant directement au initiales de la banque Société Générale. La première filiale, SGAM-AI a même perdu 5 milliards d'euros entre 2007 et 2008 du fait de ses investissement dans des produits dérivés liés aux subprimes comme l'a révélé à l’époque « Libération » qui titrait "le nouveau fiasco à 5 milliards de la Société Générale". C'est l'équivalent de la fraude imputée à Jérôme Kerviel. La Société Générale elle-même a été visée en mai 2011 par une plainte pour fraude déposée par l'Agence fédérale de financement du logement (FHFA). Cet organisme du gouvernement états-unien considère la Société Générale et seize autres établissements financiers comme responsable de la crise des subprimes. Enfin, la Société Générale fait partie des nombreuses banques assignées à comparaître dans l'affaire des manipulation de taux du Libor. Ce taux d'intérêt interbancaire a fait l'objet de manipulations et de fraudes d'une telle ampleur que le scandale est désormais appelé "Liborgate" en référence au scandale du "watergate" qui poussa l'ancien président états-uniens Nixon à la démission en 1974.

Pendant que Jérôme Kerviel conteste son licenciement aux prud'hommes, la fête continue pour les dirigeants de la Société Générale. Bien sûr, l'ancien PDG Daniel Bouton est parti. Mais le suivant s'en donne à cœur joie. Le 13 mai dernier, Frédéric Oudéa, a ainsi vu son bonus augmenter de 75% ! Au titre de l'année 2012, il devrait ainsi toucher à 1,194 millions d'euros de rémunération variable contre 682 770 euros au titre de l'année 2011. Le PDG a même poussé la provocation jusqu'à proposer que sa rémunération soit convertie en actions revendables entre 2014 et 2016. Il espère ainsi profiter d'une hausse du cours de bourse pour empocher un jackpot encore plus juteux. Ces gains s'ajouteront à un salaire fixe d'un million d'euros par an, le gouvernement Ayrault n'ayant rien fait pour limiter les rémunérations extravagantes des grands patrons. Sur les salaires des grands patrons comme sur la loi bancaire, le PDG de la Société Générale peut dire merci à François Hollande et Pierre Moscovici. Les électeurs de Villeneuve sur lot avaient-ils une raison d’élire un député de plus pour soutenir cette politique ?

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138 commentaires à “L’été finira bien par arriver”
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  1. Vallerustie dit :

    Bonsoir ami(e)s et camarades.
    Vous avez déjà tout dit sur ce blog. Je suis d'accord avec certains commentaires et pas avec d'autres, bien sur.
    Bon, encore merci à Jean Luc, un très grand merci !
    Bonne vacances à vous, Jean Luc et à vous tou-te-s. Si vous ne partez pas, je vous souhaite le meilleurs été possible. L'automne n'est pas très loin et les luttes vont, je l'espère, s'amplifier.
    Courage.
    No pasaran

  2. Stéphane dit :

    Les électeurs socialistes seront les derniers à nous rejoindre. Ce sont les électeurs du Front National qu'il faut convaincre d'abord.

  3. jean ai marre dit :

    @ 52 Stéphane
    Les électeurs socialistes seront les derniers à nous rejoindre.
    Les électeurs socialistes, qui sont ils ? Des citoyens qui croient encore à la Gauche. Je parle de ceux qui n'ont pas de carte, qui ne payent pas d'adhésion au PS.

    Ce sont les électeurs du Front National qu'il faut convaincre d'abord
    Pourquoi existerait il une hiérarchie ? Qui sont ils ces électeurs du Front National ? A part les durs, ce sont des citoyens ordinaires qui en ont marre des combines électoralistes, qui sont dépités par les discours sans suites, des promesses non tenues, qui ne croient plus aux politiques et qui pensent que ceux qui n'ont pas gouvernés peuvent changer les choses.
    Et nous face à ça ? Il nous faut changer de registre. D'abord, se faire respecter, nous sommes la Gauche, pas l'extrême gauche. Assez de jouer avec l'invective. Parler dru oui, mais fini les tous pourris. Il nous faut crédibiliser l'homme politique. Pour ça, parler programme, programme et encore programme, simplement d'une façon ordinaire afin qu'il soit intuitivement compris par tous. Le reste c'est de la haute stratégie et le quidam s'en moque.
    Rappelons nous le : Nous on peut

  4. JULES IMPRÉCATEUR dit :

    Le chaos de la « démocratie représentative » et l'autonomie du corps électoral.
    Nous vivons dans une monarchie, quel que soit l'adjectif accolé, il s'agit d'une monarchie, la tête d'une oligarchie élective, cheville ouvrière de ceux qui détiennent le Pouvoir réel : les détenteurs des capitaux. Ce système a été mis en place à la suite d'un coup-d'état en 1958, avec la SFIO « à l'avant garde de la V° République (sic) ». Les codes électoraux ont été conçus de façon à désigner pour une durée déterminée, l'alternance de deux regroupements politiques droite et gauche (Bonapartisme bipolaire) par la mise à l'écart des citoyens, le peuple représenté dans le corps électoral, entre deux échéances électorales.
    Entre deux élections, l'imposture démocratique consiste à confisquer le débat par médias interposés, entre les deux partis dominants, laissant de côté les citoyens, choisissant les thèmes de débat, manipulant les initiatives, le calendrier, le rouleau compresseur des interlocuteurs experts officiels expliquant au « bon peuple » ce qu'il convient de penser.
    L'instrumentalisation du Front National pour déterminer l'alternance des partis au pouvoir, avec la complicité des médias et des journalistes connivents « dédiaboliseurs », aboutit au résultat illustré à Villeneuve sur Lot, un chaos (abstentions, blancs et nuls, votes FN), la « lepenisation des esprits » aboutit à la banalisation des idées « nationales et socialistes » sous des oripeaux de respectabilité.
    La tâche première consiste à réfléchir sur les perversions de la démocratie dite « démocratie représentative » qui aboutit au résultat que l'on voit. Il nous faut préparer, dans la perspective d'une Constituante pour une VI° République, les conditions d'une expression permanente des citoyens, leur droit à l'information, leur droit au débat non usurpé par les médias, leur droit de participation à la décision et au contrôle de son application.
    L'avertissement de Villeneuve sur Lot...

  5. j-jour dit :

    Comment ça des vacances? J'ai l'appréhension que des mauvais coups risquent d'être glissés pendant cette période, où plus de gens encore ont le dos tourné et l'idée que Jean-Luc Mélenchon se retire même très temporairement m'inquiète un peu, je l'avoue...
    Un détail le chiffonne, il me semble qu'il y a une confusion en train de se créer voire d'être exploitée par le FN à propos des tracts en arabe, et d'ailleurs La pavana (20) dans son commentaire demande un éclaircissement sur la phrase de Jean-Luc Mélenchon à ce propos: "A côté de cela, peut-être lui a-t-on facilité la tâche en publiant un tract en arabe que j’avais d’abord pris pour un faux quand on me le montra !..."
    Si j'ai bien compris, ce ne sont pas les faux tracts du FN à Hénin Beaumont dont il est question ici mais ceux de Villeneuve élaboré par le PCF local?

  6. henri dit :

    Depuis 11 ans que je fais le même trajet pour me rendre à mon travail, j'ai eu le temps de m'habituer aux affiches du Front National et du MIR. Maintenant les affiches ont changé "la Force de la France, l'Amour de la France" affiche de Troisième Voie", les fascistes sont devenus une force dangereuse et organisée, je suis bien d'accord pour dire que notre mobilisation est déficiente.

  7. Gilbert Delbrayelle dit :

    @Jean ai marre
    ...Assez de jouer avec l'invective. Parler dru oui, mais fini les tous pourris. Il nous faut crédibiliser l'homme politique...

    Oui, le parler dru et crû, le coup de balai et surtout le Front contre front ont montré leurs limites et je suis assez peiné de voir Jean-Luc Mélenchon railler la pédagogie en disant "Qu’ont produit alors les sempiternelles injonctions de «montrer plutôt d’abord le contenu alternatif de nos propositions". A Hénin-Beaumont, je ne crois pas que ce soit la stratégie Front contre front qui a permis de gagner 1000 voix mais plutôt l'immense travail d'explication des militants (tractages, porte à porte) boostés par la forte présence de Jean-Luc. Notre programme n'est tout simplement pas connu et il n'est que survolé dans les passages-médias de nos responsables. Dire que "de l'argent, il y en a" ne suffit pas. Il faut développer et expliquer en détail encore et encore les propositions dans les émissions et dans les tracts. Mettre en avant ce qui préoccupe les Français : smic, pouvoir d'achat, retraites, chômage.

  8. brigitte dit :

    Pour expliquer le tract en arabe, c'est un sympathisant du Front de Gauche d'origine maghrébine qui est venu le proposer au local pendant la campagne. En quelques lignes il expliquait pourquoi il fallait voter FdG. Sur le moment nous l'avons accueilli avec plaisir, toute aide était la bienvenue et et nous étions contents d'avoir un contact avec des habitants de Villeneuve que nous avons du mal à toucher. Apparemment nous avions tort. Voilà toute l'histoire.

  9. alain31 dit :

    @Jean ai marre (53) et Gilbert Delbrayelle (56)
    Vous m'inquiétez. Qui a dit ou écrit "tous pourris" ? Pas le Front de Gauche, pas Jean Luc Mélenchon que je sache. Le balai, le "qu'ils s'en aillent tous", concernent un système, une oligarchie, une classe. Le "tous pourris" se place sur un autre terrain.
    Quant au parler cru, il signifie parler vrai et direct. Ménager les personnes sensibles au PS en enrobant notre critique de sucre ne peut que nous desservir en laissant supposer une proximité avec le gouvernement social-libéral. Ce parler cru, vrai, ne nous dispense pas de débattre sur un ton correct avec ceux qui au PS ou à EELV ont des positions convergentes avec nous sur certains points, mais pas en se liant les mains avec le mortel "faire gagner la gauche" qui obscurcit le sens de notre opposition à la politique libérale du gouvernement, et qui tend à maintenir les illusions sur l'équipe au pouvoir.
    Quand au "Front contre front", ce n'est pas ce que je comprends être l'orientation défendue par Jean Luc Mélenchon. Cette expression "Front contre front" renvoie à deux erreurs symétriques que nous évitons. Un, nous combattons le front national mais pas en nous isolant (tout le monde républicain a sa place dans le combat contre l'extrême droite disions nous au lendemain de l'assassinat de Clément Méric) et, deux, nous le combattons sans dévier de notre cible principale : la finance, l'oligarchie financière, le capitalisme (donc pas d'alliance, de front uni avec les socio-libéraux, ni avec le droite "républicaine" résiduelle, sous prétexte d'une réduction de cible à l'extrême droite que nous analyserions comme le danger principal du moment - nous n'en sommes pas là ; ce n'est pas le FN qui licencie, casse le code du travail, s'attaque aux retraites, au revenus, à la santé...).
    Mais peut-être, mes camarades, vous ai-je mal compris, ou peut-être est-ce moi qui n'ai pas compris la pensée que notre hôte exprime dans ce billet.

  10. Jérôme V. dit :

    "L’été finira bien par arriver"
    Oui, et votre enthousiasme m'aide à entreprendre la lecture de votre article après le travail et le temps à vivre aussi, écouter de la musique, s'informer. Le zapping de Canal+ par exemple, tellement édifiant...
    Merci, la lutte continue

  11. Adrien dit :

    A Lou passejaïre post 50
    A ta juste question voici la liste sur ce site "à qui appartiennent les médias".

    Juste description du résultat des élections de Villeneuve et excellente conclusion "Les électeurs de Villeneuve sur lot avaient-ils une raison d’élire un député de plus pour soutenir cette politique ?"
    Bonnes vacances en Amérique Latine Cher Jean Luc et recharges bien tes batteries car on va en avoir besoin.

  12. Magda Corelli dit :

    Je suis allée sur le site de Raquel Garrido. C'est une histoire de fou. Je lui ai mis un mot de soutien. Il faut y aller nombreux.

  13. rodfab dit :

    Je ne pense pas que les élections locales existent encore à notre époque. Sur la forme elles existent bien sûr mais sur le fond plus vraiment. Seul le maire sortant est jugés sur son action, ses adversaires sont eux jaugés sur l'image nationale de leur parti.

  14. teresa dit :

    L'abstention est fabriquée. Nous entendons souvent dire les gens, que la gauche et la droite c'est pareil, que la lutte des classes c'est dépassé ! Il est certain que tout a été fait pour que ce soit ainsi (bipartisme). Ceux qui tirent les ficelles de cette déconvenue sont les oligarques financiers du capitalisme bien installé dans sa pensée unique dite libérale. C'est ainsi que le FN se fabrique : le sauveur de tous. Plus vous êtes écrasés dans cette vie, plus votre espoir se cristallise sur cette bouée lancée pour vous noyer et non pour vous sauver. Nous pouvons toujours nous remettre en cause, mais ce système est pervers. Il est urgent d'installer au plus vite des Assemblées Constituantes citoyennes, en vue d'une VIème République. Nos objectifs communs, nos actions individuelles, collectives, nous convergent dans nos diversités respectives. Ils nous enrichissent et consolident notre fraternité indispensable pour ce monde plus humain qui nous tenaille tous et surtout les plus défavorisés : chômeurs, petits salaires, invalides, sans papiers etc. Nous devons marcher ensemble pour rester debout.

  15. pascal des landes dit :

    Bonsoir camarades et amis,
    Pour le décrochage estival de Jean-Luc Mélenchon, ce sera certainement un temps de réflexion pour lui, mais il serait bon qu'une permanence des écrits de ce blog reste, car, justement parce que c'est l'été, la disponibilité de chacun s'accroît pour réfléchir et prendre conscience, lorsque bien-sûr on travaille.
    Ensuite il faut arrêter de s'affoler dès que le FN fait un score, car c'est de cet affolement que nait le danger réel. Le FN combattons le sur sa politique sociale, sur la question des femmes, sur son rapport avec le patronat, le droit qu'il instrumentalise, sur son double discours. Mais de grâce, arrêtons de nous affoler. Le réduire à néant, c'est en gagnant des militants à la base, que nous le réaliserons. Sur le terrain, dans les communes. Il n'y a pas eu d'erreur commise, simplement, avec le PS, la confrontation comme avec la finance doit avoir lieu. Après tout ils ont choisi un camp qui n'est pas le nôtre, et aux municipales, pourquoi aller ramasser avec eux la claque qu'il vont prendre? Les militants des petites communes, bougeront avec nous dans quelques temps, à condition qu'on leur dise clairement que c'est sur notre ligne que se construisent les équipes et non sur le défaitisme social et économique PS. C'est la seule voie qui peut créer une situation nouvelle au PS. Chez nous, nous n'avons rien à gagner à rester dans l'opinion publique comme l'annexe turbulente, surtout pas sur le local. SI le PS venait à changer, alors il serait toujours temps de rouvrir le dialogue.
    Aujourd'hui, que peuvent penser les gens qui apprennent que Cahuzac s'exprimait à l'assemblée, pendant que Strauss-Kahn dissertait au sénat ! C'est ça qui nous endommage. C'est ça et l'austérité qui font enfler Le Pen comme Bruning en Allemagne en 1932. Quant aux médias et à quelques ridicules pantins néo bitterois, ils se rangent toujours du côté du plus fort. Moralité ? soyons plus fort, de plus en plus fort !

  16. Le Roy dit :

    Bonjour. L'histoire des tracts en Arabe est symptomatique, comme vous le dites, d'un esprit de combat parfois désorganisé. Moi-même j'attends pour me rapprocher de mon antenne locale (dans le Finistère) que celle-ci ait réglé ses "petites" chamailleries internes. Toutefois il faut prendre ces faits pour ce qu'ils sont : des accidents isolés, aussi dramatique fussent-ils. Dans l'ensemble je trouve le discours des "encartés" que je croise construit et bien dans la ligne du PdG et le fait même que vous insistiez sur l'esprit d'initiative de chacun est ce qui fait la force de nos troupes ! Quelques rappels de stratégies ne seront toutefois pas mauvais il me semble....

  17. JULES IMPRÉCATEUR dit :

    Le Conseil National de la Résistance constituait un Front Républicain parce que son programme était républicain et progressiste. En 2002 la soumission sans condition au vote Chirac a été une reddition, il ne s'agissait pas d'un Front Républicain fondé sur des valeurs et un programme républicain et progressiste.
    L'adoption d'une ligne « social libérale » a ouvert la voie au dé-tricotage des acquis sociaux, au démantèlement des services publics par les privatisations, à l'ouverture des vannes à la spéculation financière, à la « lepénisation des esprits ». Nous en payons le prix, il ne s'agit pas d'un simple problème de tactique électorale.
    Sur la durée, la voie s'est dégagée pour les idées « respectabilisées » de l'extrême droite qui ont gangrené l'espace politique. Il nous faut faire Front … de Gauche, pour empêcher la diffusion de la contamination.

  18. Le Roy dit :

    Jean-Luc, ne parts pas trop vite en vacance car je suis certain que tu aura beaucoup à dire sur cette journée mouvementée du 27 Juin : entre Cahuzac qui continue à mentir daans le plus grand mépris des institutions et DSK qui prend la défense de la finance internationale il y a du grain à moudre. Parfois je m demande : dans quel monde ils vivent ?

  19. Vernon Latham dit :

    Peut-être, peut-être que l'été finira bien par arriver. Pour l'instant, quoi qu'en dise le calendrier, nous sommes en automne et nous allons vers l'hiver. Pas que je sois défaitiste, juste fatigué.

  20. danielfleury49 dit :

    Je me suis autorisé à désherber mon potager, où les oiseaux finissent de manger mes cerises. Saine respiration face aux débats qui nous agitent ici et là sur les futures municipales et font tanguer la barque du Front de Gauche. Tu vas sans doute te rendre en latine amérique, loin des crues du lot et du pays de Villeneuve. Et pourtant ces débats sont essentiels, comme l'étaient ceux qui nous ont fait avancer ensemble il y a un an, ceux qui ont accouché de "textes stratégiques". Il faudra bien reprendre entre nous tous, le balai, l'aspirateur ou la truelle, et cesser de faire comme si on pouvait reprendre le chemin sans rejeter un oeil sur la carte. Juin 2012 n'est plus. Une année d'imposture du PS, une année d'avancées sociales libérales, une année de politique mortifère européenne, une année de Cahuzaqueries et manif pour tous est passée par là. Et nous ne changerions pas un tant soit peu de cap ? L'autonomie conquérante est plus que jamais la voie à Gauche, la parole forte et la critique claire. Nos propositions n'en trouverons que mieux leur truelle.

  21. Jean-michel F dit :

    Lot-et-Garonnais, ayant participé ponctuellement à la campagne des législatives sur Villeneuve sur Lot, je ne partage qu'une partie de ton analyse.
    Plusieurs points que tu as soulevés sont réels. Le tract rédigé en arabe, je m'en suis expliqué aussi en coordination départementale, c'était une erreur importante (ce que j'ai expliqué dès que j'ai eu connaissance de son existance sur place) sauf que ce tract n'a eu qu'une distribution confidentielle, aucun des 16 autres candidats n'a mentionné l'existence de ce tract donc il n'a eu aucune influence sur la campagne. Tu te doutes bien que s'il avait été dans les mains du FN ou de la presse locale cela aurait eu des répercussions immédiates, l'occasion aurait été trop belle pour eux.
    Sur place, il a fallu se débrouiller tout seuls ! Les camarades qui se sont chargés de la campagne au quotidien ont fait de leur mieux. Seulement, à aucun moment le national ne s'est senti concerné. Il s'agissait quand même de la circonscription de Cahuzac. Plusieurs d'entre nous se sont sentis abandonnés. Il me semble que mettre le paquet sur cette circonscription, comme tu l'avais fait en juin 2012 ailleurs, était important. Au départ de la campagne, nous étions plusieurs à dire qu'il fallait vite que le national s'en mêle mais voilà personne n'est venu nous aider.
    Je l'ai dit, je n'étais pas seul, j'étais en colère que personne dans nos responsables nationaux n'est su prendre l'initiative de faire de Villeneuve sur Lot la priorité du Front de gauche pour 4 petites de semaines de campagne. Le FN, l'UMP et le PS ont eu droit chaque jour de 1/4 à 1 page par jour dans le Sud-Ouest, leur national s'est impliqué. Certes, nous étions pas dans un territoire favorable au Front de gauche mais si l'on ne doit engager des forces que quand on est sûr de faire un bon score cela va à l'encontre de notre "maxime", nous sommes une force autonome et conquérante. ce fut donc une campagne "gentillette" loin des enjeux que...

  22. couvreur dit :

    Bonjour
    Je crois que concernant le positionnement national face à une élection partielle et particulière comme celle de Villeneuve sur Lot, ne doit pas à mon avis servir de base pour repenser le sens du Front de Gauche.
    J'ai été dès la situation de 2007 après les présidentielles pour la construction démocratique d'une force alternative populaire sociale et révolutionnaire. Je rappelle que l'essentiel des partis politiques qui forment le Front de Gauche, une grande majorité de militant(e)s ont voulu garder les organisations politiques auxquelles ils appartenaient. Je le regrette, mais je respecte le choix majoritaire de mes camarades qui ont validé le Front de Gauche tout en gardant le PCF.
    Il faut l'accepter et voir comment on avance ensemble sinon c'est ensemble que nous perdrons la confiance des électeurs de gauche et tout ce qu'apporte quand même le Front de Gauche même avec pour le moment ces limites. C'est pour cela qu'il ne faut pas être surpris que parfois il y a des divergences entre nos formations sur l'orientation politique face au pouvoir et au capital. Je le répète les militants de nos partis ont fait des choix, il faut surtout les respecter.
    Jean Luc je te souhaite de bonnes vacances revient en pleine forme pour préparer les combats futurs de la rentrée.
    En toute amitié.

  23. Jeanne Moll dit :

    Franchement Jean-Luc vous pourriez vous casser le dos en classe éco pour faire pauvre ! À l'instar de Hollande qui prend le train au lieu de l'avion mais avec des mesures de sécurité qui coûtent plus cher que le ticket d'avion !
    Ils ne font pas le buzz sur les 7 millions annuels de salaire de Carlos Ghosn !
    Je partage votre analyse critique des élections de Villeneuve. Nous ne sommes pas perçus comme le recours possible et il faut s'interroger. En ce qui me concerne, j'ai zappé la pauvre drague des socialistes. De base et de "gauche". Je travaille au niveau des quartiers et des gens normaux. À mon humble avis, plus nous nous démarquerons de la politique politicienne et du PS, plus nous serons crédibles. Ainsi que notre position à propos de l'Europe. Le FN est une vraie menace mais bien amplifiée par les sondages pourris et les medias. Là est notre ennemi puissant et difficile à contrer. Nous devons trouver des moyens d'expression choc et réviser nos méthodes. Soyons offensifs, imaginatifs et facétieux !
    Prenez soin de vous, la rentrée va être chaude !

  24. jcmig dit :

    Je pense qu'il ne faut pas laisser dire n'importe quoi par les autres politiques comme ce matin sur FR2 où Mr Lagarde (centriste) s'est permis de comparer J.Luc au FN en ce qui concerne l'Europe disant que M.Melenchon voulait sortir de l'Europe comme le FN. Moi j'appelle ça de la diffamation avec la complicité du journaliste qui n'a pas relevé ou qui aurait du relever que c'était faux s'il avait été un bon journaliste. Il faut que cesse ce genre de désinformation et je pense que le Front de Gauche devrait attaquer plus souvent en diffamation ce genre d'annonce.

  25. vm dit :

    Bien d'accord avec Alain31 (22h51), Adrien 23h36, rodfarb (0h13), pascal des landes (0h36) et tous les militants de bonne volonté !
    Il n'y a pas de divergence de fond entre les différentes composantes du Front de gauche, mais des différences d'habitudes et de culture militantes. Soulever des montagnes genre Kerviel/SG-Lagarde reste esssentiel. Le problème de l'heure est bien de percer le mur du décervelage organisé, y compris l'illusion entretenue par la "gauche" du PS qui essaye encore de faire croire que c'est "la gauche" qui gouverne. Balai ou truelle, tout est bon. Tant que la gauche sera assimilée au PS et à son gouvernement dans l'esprit des population, nous aurons du mal à faire connaître et soutenir largement notre programme sur toutes les questions économiques, sociales, écologiques etc.
    Voici l'adresse (gratuite) d'un état des lieux clair et précis, dans l'édito de Serge Halimi sur le site du Monde diplo. Je cite l'avant-dernier paragraphe : " La « dictature de fait » peut néanmoins compter sur les grands médias pour confectionner les sujets de diversion qui retardent puis dévoient les révoltes collectives, qui personnalisent, c’est-à-dire dépolitisent, les scandales les plus criants. Eclairer les vrais ressorts de ce qui se trame, les mécanismes grâce auxquels richesses et pouvoirs ont été captés par une minorité contrôlant à la fois les marchés et les Etats, réclamerait un travail continu d’éducation populaire. Il rappellerait que tout gouvernement cesse d’être légitime quand il laisse se creuser les inégalités sociales, entérine l’affaissement de la démocratie politique, accepte la mise sous tutelle de la souveraineté nationale."

  26. fauve dit :

    Bonjour
    Passez de bonnes vacances cher Jean-Luc, et revenir en forme pour la rentrée. Tes troupes aussi vont recharger les batteries, car ce mois de juin a été riche en événements.
    Concernant le résultat de Villeneuve sur Lot c'est en grande partie la faute du gouvernement PS, si il avait fait une vrai politique de gauche aujourd'hui on ne verrait pas le FN au 2eme tour d'une élection.
    Merci cher Jean-Luc de vos commentaires toujours bien écrits.

  27. lemetayerv dit :

    D'accord avec Nick (43)
    Il y a deux difficultés concernant les élections passées récemment et à venir. Première difficulté, voir et construire la politique différemment. C'est notre espoir mais les habitudes sont dures à perdre car elles s'inscrivent dans le temps et la rangaine. La deuxième, pourtant il en avait déjà été question lors des legsilatives et qui avait été posée mais apparemment pas retenue et pas mise en place : la parole nationale, des meetings nationaux... sur des enjeux dits locaux. Faire connaître aussi les personnes qui se présentent, par des affiches, des tracts (brefs, consit et clairs), des meetings... Je pense que les vacances de Jean-Luc Mélenchon, seront très instructives, non seulement, sur le plan de l'organisation des luttes mais aussi sur l'organisation de la constituante et de la VIème république grâce à ce qui existe déjà dans le monde. L'explication, l'application et l'innovation de l'expérience des peuples qui se réveillent contre ce système capitaliste et libéral sera une force supplémentaire. Et en dernier lieu, l'éducation populaire se fait sur le long terme car ici nous n'avons pas la culture de la discussion constructive. Elle se fait en générale sur deux positions : ceux qui auraient raison et ceux qui auraient tort, ce qui limite les échanges à des impasses. Apprendre à débattre, à écouter, à argumenter, à s'appuyer sur des expériences (bonnes ou mauvaises), à trouver concensus que ce soit en politique ou dans la vie en générale, là se trouve la clé de l'émancipation de notre libre arbitre en tant que peuple.

  28. Citoyen93 dit :

    Le FN est un chien agressif. Il ne faut pas baisser les yeux, ne pas lui tourner le dos et ne pas fuir, sinon il attaque. Sa "pensée" repose sur le rapport de domination, ça n'a rien à voir avec du courage, c'est un comportement de bête sauvage. Regardons-les comme ils sont pour diminuer notre peur et les vaincre. Cessons de croire aux légendes médiacratiques qui nous les présentent comme des sortes de preux, de purs, et autres chevaliers sans peur et sans reproche. Regardons leurs cadres, leurs argentiers, toute cette cour de petits chefs en mal de pouvoir qui fait tourner le "paquebot". Qui dans l'Armée, qui dans l'Eglise, qui dans tel cabinet ou fief du RPR, qui dans telle baronnie locale de l'industrie, des médias, des lettres.... a raté une ascension à laquelle il aspirait. Ceux-là donc rejettent à un moment ce système qui les a frustrés, ils se retrouvent à le contester mais pas pour demander le partage et la solidarité - oh non - ils tiennent par dessus-tout à leur niveau de domination sociale déjà très - trop - importante. Tellement jaloux d'eux-mêmes qu'ils passent l'essentiel de leur temps dans les compétitions internes - judiciaires au besoin - pour l'argent et le prestige. Quel média nous en parle, pendant qu'on nous emm**** tous les jours avec une fausse chamaillerie "entre Pierre et Jean-Luc"? Combien au fait voyagent en "classe éco" sur leur clique de 40 dirigeants ? Ca représente combien de villas, de bateaux et de domestiques, tous ces sales gosses de la Vème et du bon vieux capitalisme colonial. Et arrêtons de dire qu'ils ne sont pour rien au capitalisme actuel tel qu'il s'exerce : ils le pratiquent tous les jours dans leurs entreprises et exploitations - je l'ai vécu plusieurs fois - mais avec le racisme et le sexisme en plus. Bien sûr qu'eux aussi s'attaquent aux retraites, sinon en 2010 pourquoi avoir appelé à casser les grèves et punir les syndicats mobilisés. Dévoilons toute cette imposture.

  29. henri dit :

    Ce matin, j'ai pris le temps de lire ces affiches de troisième voie à savoir : "La force du peuple, l'amour de la France" mais aussi "leurs profits c'est notre crise, notre colère sera leur salaire" et un appel à la grève générale. Ainsi, troisième voie nons seulement est un mouvement fasciste et violent mais il a l'ambition de pénétrer les entreprises et de convaincre les salariés à suivre ses mots d'ordre. Inquiétant pour notre démocratie, l'extrême droite est une réalité de notre quotidien.

  30. cata dit :

    Deux mois sans blog, c'est pas possible, d'autant que le mois de juin n'est pas fini et que la rentrée risque d'être agitée. Voilà qui va encore faire les affaires du FN si la vraie gauche n'est pas capable d'avoir une position claire sur le sujet euro/europe.
    Allez courage JLM!

  31. jeannine dit :

    La confusion stratégique,les atermoiements tactiques et les illusions sur l'adversité nous exposent a de terribles déconvenues que la gravité de la situation ne permet pas
    voila c'est clair, c'est aussi un bon sujet de réflexion pour revoir sa copie pendant les vacances, allongés sous un pin parasol pour certains,un tilleul pour d'autres,loin du vacarme des grandes villes et de leurs paillettes.Hors compétition ,nous les militants nous attendons beaucoup de cette réflexion estivale ,et nous espèrons pouvoir continuer notre combat dans l'unité avec tous les partenaires du F de G ,en se respectant bien sur dans nos différences,mais surtout, surtout en faisant en sorte de ne pas décevoir cet immense espoir du peuple de Gauche.Bonne réflexion a tous

  32. Genialle dit :

    Comme quoi les leçons du passé ne nous apprennent jamais rien. L'Etre Humain me désole a un point. A chaque fois qu'il y a une crise les gens votent extrème droite, ils repartent dans leur travers sans même avoir réfléchi. Pas la moindre petite hésitation et l'histoire bégaie a nouveau. Ne me dites pas que des personnes qui ont eu de la famille tué dans des camps ou même des origines Israélites peuvent voter pour ces caricatures d'hommes. Ils ont une cervelle ? Désolée mais je suis (non pas en colère) mais écoeurée, laminée, par ces histoires d'argent, de pouvoir, de stupidités, de petitesse. Au 21ème siècle nous en sommes encore là. Pas tous heureusement.
    Courage à tous. Et bonne vacances a Jean-Luc Mélenchon.

  33. Roro 19 dit :

    @lou passejaïre
    Salut ami, je vois que tu vas bien. Je partage totalement ton point de vue, le FdG a besoin de travailler sur l'Europe bien que le PG à avancé sur cette question. Il faut envisager le fait que l'on soit obligé de se soumettre ou se démettre et alors la question de la sortie de l'Euro nous sera de fait imposée. Il faut être prêt à l'assumer. Je ne développe pas mais il faut préciser les choses, continuer à travailler, convaincre aussi. J’espère qu'on se reverra et qu'on sera fin prés sur ces questions pour la campagne des Européennes. A un de ces jours.

  34. cr_sud dit :

    @Roro 19
    Il me semble que ce qui est très important pour tout un chacun est de démontrer comment pourraient se dérouler les divers scenarii de sortie de l'euro, avec analyses économiques qui vont avec. Et démontrer les étapes, les éventuels écueils que nous pourrions rencontrer, les points de blocage, les alliances avec les autres peuples qui pourraient également le décider. Les conséquences pour les gens en terme de dette, d'épargne, de commerce avec les autres pays. En terme de monnaie, les implications. Que devient le Livret A de Mr X, le PEL de Mme Y, l'emprunt immobilier contracté avant. Quelles représailles nous aurions à essuyer. Les implications sur le stock de dette publique actuel, etc. Et surtout comment nous en sortons et les effets bénéfiques pour notre économie. En effet, les médiacrates sont tous à l'unisson avec les gens du système à ne pas envisager cette sortie de l'euro. En faisant peur aux gens. Ce serait vraiment instructif pour chacun d'avoir ces analyses de la part de J.Genereux, Lordon, Sapir et de préparer les européennes. Afin de démystifier.

  35. jean ai marre dit :

    @ 57 Gilbert Delbrayelle, @59 Alain, @75 VM,
    Percer le mur du décervelage organisé , bien sur c'est important, mais comment ?
    Au FN ils sont 3 à occuper le terrain, Marine Le Pen, Philippot et Aliot, avec il est vrai le relais des média. Pourquoi au Front de Gauche, Jean-Luc est seul à monopoliser les micros ? Comment tout seul peut il occuper tous les terrains ?
    Gagner la bataille des idées, oui, le couplet je le connait depuis des décennies et je le propose, mais lorsque un quidam rentre dans dans l'isoloir, pas sur qu'il vote suivant l'analyse politique et la conscience de classe. Il vote suivant son analyse et son sentiment subjectif de sa situation et celle de ses proches. Il est temps de poser les pieds sur terre, de laisser les analyses savantes et combinées aux stratèges de la politique, réunis en congrès. Nous savons @ Alain que les tous pourris n'ont pas été prononcés par Jean-Luc, mais les termes de salopards sont repris en boucle et assimilés aux hommes politiques de tous bords.
    Comment ne pas associer les Cahuzac, Guéant, Sarko, Tapie, Balladur, DSK, dans la même nasse ? Le FN se nourrit de ses états. Le pékin sans culture politique (mais c'est un électeur) en fait un paquet cadeau et les renvoie tous en y ajoutant, les Hollande, Mondebourg, Sapin, Moscovici, Copé, Villepin. Voila la réalité. Il ajoute : tous pareils et dans le meilleurs des cas il ne va plus voter. Dans le pire des cas il vote FN.
    C'est cela qu'il faut avoir à l'esprit. Sinon comment expliquer que Jean-Luc se casse le cul à défendre les salariés et que la Marine rafle la mise ? Et si y ajoute les transfuges R Hue et Anna Rosso-Roig qui passent de gauche à droite, la coupe est pleine. Le vote de Villeneuve c'est aussi cela. Pourquoi les votent socialos sont allés au FN ? Il est urgent de prendre notre autonomie, de s'afficher : la gauche, de rouler pour nous, de refuser le terme d'extréme gauche, de parler programme, encore.

  36. jackyn dit :

    Il ne suffit pas de réclamer la présence des responsables politiques du Front de gauche à chaque élection (ils n'y suffiraient d'ailleurs pas) mais d'occuper le terrain toute l'année, créer des point fixes là ou on rencontre les citoyens (marchés, grande surface, manifestation associatives divers, fetes de village, vide grenier) il faut s'immerger dans la population en permanence en plus des traditionnels portes à portes (difficile quant on est peu dans de grandes agglomération). Pour l'instant les autres formations délaissent ce terrain sauf en période électorales. Occupons le terrain, un mot là, une reflexion ici,montrons que nous ne sommes pas prés de la population mais que nous sommes la population. Soyons populistes.

  37. Dionys dit :

    L'autocritique amorcée est lucide, courageuse, vitale, sur notre responsabilité concernant la politique menée par le Front de gauche en tant que tel, mise en évidence, en particulier, lors des partielles de Villeneuve s/Lot. Le débat est déjà bien amorcé par endroits, mais tout va si vite. Faut aller plus loin. Il est grand temps de le faire vivre pleinement, ce Front de gauche qui a tant à donner. Avec ses forces, ses blessures, ses divergences, les accords fondamentaux qu'il a su mettre en lumière. "Quand les blés sont sous la grêle..."
    Et si, comme à Besançon, partout où c'est possible, naissaient des fêtes du Front de gauche. Et si, juste avant l'été, les fêtes locales historiques portées, depuis si longtemps, par nos amis communistes, devenaient des fêtes du Front de gauche.
    Fraternellement !

  38. pichot mont dit :

    Je ne crois pas trahir la pensée de Jean Luc en disant que nous n'avons pas su voir le processus engagé à Villeneuve dans sa globalité. Les moyens mis en oeuvre par le FN ont, comme d'habitude, été relayés par les médias et... "une maille rongée emporta tout l'ouvrage", si j'ose dire. Nous devons reconnaître que le FG doit mener la bataille dans toutes les directions : mettre au grand jour les turpitudes de l'extrême droite, expliquer aux citoyens la mécanique mise en oeuvre par la finance, relayée par les médias à sa botte, étendre nos relations avec tous les acteurs de la gauche anticapitaliste(syndicats / associations,etc.) et que tout ça crée bien des engagements. Comme j'ai,pu l'écrire par ailleurs, l'ennemi principal, la première ligne active contre le peuple est bien le FN et ses satellites. L'expérience piochée dans l'histoire nous indique qu'il nous faut faire front avec à la fois tous les acteurs de la gauche, non seulement en France mais dans toute l'Europe... mais réunir tout le monde n'est pas une mince affaire. Ne perdons pas courage !

  39. Florent dit :

    L'heure actuelle est a l'insécurité et a la peur pour les classes populaires et les classes moyennes inférieures qui ont peur du déclassement. Insécurité culturelle, insécurité physique, et surtout insécurité sociale en terme d'avenir. Le FN apporte l'idée de l'ordre qu'on le veuille ou non même si cela nous parait absurde, il apporte un langage sans concession envers ce qui déstabilise les moins politisés d'entre nous. Tant que le Front de gauche sera libertaire nous ne parlerons pas a la masse immense des gens qui sont soit abstentionniste, soit dépolitisé, soit porter sur l'extrème droite. Il est vital pour notre pays que la gauche cesse d'être celle qui ouvre les bras aux immigrés, qui donne des allocations pour acheter la paix sociale au lieu d'agir sur les salaires. Nous devons arréter de faire les autruches ne voyez vous pas nos compatriotes originaire du Maghreb porter des t shirt a la gloire du pays d'origine de leurs grands parents parfois comme une insulte pour certains a notre pays commun. Il y a une grave crise du vivre ensemble nous devons comprendre et trouver des solutions mais ne pas fermer les yeux. Si l'ordre vient de l'extrême droite se sera la guerre civile c'est a nous la gauche d'apporter une perspective stable et ordonner du progrès social et non pas du seul progrès sociétal qui est nécessaire mais pas dans ces conditions de crise.

  40. Sophie Clerc dit :

    Si les foules se tournent vers l'extrême droite, c'est probablement parce que ses solutions sont simplistes. Quand on va mal et qu'on est fatigué, on s'appuie sur un gros bras bien carré, et on stoppe la machine à penser. Qu'est-ce qui s'est passé en Allemagne à l'époque? Rien d'autre. Pour être suivi par des foules épuisées, il faut du simple, du répétitif, du facile. Du positif immédiat. (Le drame, c'est que les esprits dictatoriaux comprennent et parviennent à appliquer ce principe avant les gens honnêtes, ne faisant pas dans le détail et n'expliquant rien, ce qui leur donne une apparence de calme bienfaisant, de permanence et de solidité. Le piège.) La réussite réside pleinement dans les caractéristiques de la communication.

  41. Poncet dit :

    Florent, je crois que tu confonds le Front de gauche et une certaine frange socialisante de la population, disons les classes encore aisées "de gôche".
    Tu écris : "Tant que le front de gauche sera libertaire nous ne parlerons pas a la masse immense des gens qui sont soit abstentionniste, soit dépolitisé, soit porter sur l'extrème droite". Et ceux qui ont voté pour Jean-Luc à la présidentielle ? Regarde les résultats commune par commune : ils ont été les plus nombreux là où Le Pen a eu ses moins bons résultats ; là où sont concentrées les populations immigrées, aussi. Jean-Luc Mélenchon a obtenu ses meilleurs résultats dans les anciens "bastions" communistes, notamment en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne, et dans beaucoup de banlieues ouvrières... et "immigrées".
    Bien sûr, nous ne devons pas oublier les classes sociales aisées "de gôche" qui peuvent, à un moment ou un autre, voter pour nous, mais hésitent pour l'instant entre le conformisme tiède du vote PS et une fascination malsaine pour la famille Le Pen. Mais ils ne sont pas le coeur de nos forces, ils ne sont pas notre base la plus solide. Celle qui votait vraiment à gauche et qui maintenant s'abstient, quand on ne lui offre plus une vraie gauche. Celle qui n'est pas tentée par l'extrême droite, contrairement à ce que racontent les importants, parce qu'elle sait bien, intuitivement, que l'extrême droite ne lui promet que des malheurs supplémentaires. Et c'est d'abord pour cette France là que doit être construit notre discours. "La gôche" finira par suivre.

  42. Jocy dit :

    Je n'ai pas regardé les pitreries mensongères de Cahuzac, j´étais plus intéressée par l'analyse de DSK en tant qu'ancien directeur du FMI, sur les paradis fiscaux et les jeux de la finance internationale, et sur les modes d'action et les éventuels pouvoirs du FMI. Nous, le monde, en sommes à ce point d'aliénation au dieu fric ? Je me l'imaginais déjà, mais là, bien étalé, assez clairement expliqué, même si en plus on sait bien qu'il ne nous dit pas tout ! Maintenant, je me demande si le FMI n'a pas été créé pour aider, faciliter, "la grande finance" dans ses transactions. DSK dit (+ ou -) : sachant tout cela, d'aucun peuvent décider d'aller à la pêche et d'autre de faire une révolution. J'aurais bien aimé lire, ou entendre, vos commentaires à ce sujet, mais je peux attendre la rentrée. Très bonnes vacances pour vous Mr Mélenchon !

  43. Posta56 dit :

    A force de ménager la chèvre et le chou, le FdG perd en visibilité; tant que nous n'oserons critiquer très clairement, radicalement (arrangements en vue des municipales?) la politique des socialistes au pouvoir, tant qu'on attendra que les solfériniens détruisent complètement l'idée même de gauche (c'est en bonne voie), tant que nous ne nous appellerons pas Front du Peuple, tant que nous ne ferons pas connaître notre programme par une radio libre et/ou une télé libre, vu que les médias boycottent toutes les initiatives du FdG, nous ne répondrons pas au ras-le-bol de la population qui n'en peut plus et se retournera vers le FN. Allons-nous attendre patiemment l'étincelle qui va mettre le feu aux poudres? Comme au Brésil? Pourvu que l'été n'arrive pas à la Saint Glin Glin!

  44. marie11 dit :

    Je suis frappée par le pessimisme des commentaires de ce billet, qui a suivi le concert de louanges du précédent sur Kerviel. Preuves de la force de conviction de Jean-Luc qui nous entraîne et que je n'ai jamais eu à désavouer. La question de la communication devient cruciale (sans parler des médias et de la presse, dont on n'attend plus rien), alors j'interviens à mon petit niveau de militante en zone rurale où afficher est difficile et coûteux (multiples villages, des kms à parcourir etc.), et je me range à la suggestion de Michel Cornillon (msg42) qui proposait un autre style d'affiche moins institutionnel et moins connoté "parti politique" avec la culture qui va avec.
    Ainsi, lors de l'ANI, j'affichais et mes 2 enfants lycéens m'ont fait la remarque que dans leur classe personne ne savait ce que signifiait "MEDEF", alors ils m'ont aidé à imprimer des bandes où on remplaçait "le Medef" par "les patrons" (empêchons les patrons de faire la loi), ce que mes camarades militants ont désapprouvé (on ne fait pas l'amalgame entre le Medef et tous les patrons etc.), mais je l'ai fait quand même, car on sait ici que les patrons, ce ne sont pas le boulanger ou l'artisan mécano ou menuisier du village. Bref tout ça pour dire que j'approuve la proposition de revoir notre campagne d'affichage en forme de slogan plus libre sous forme d'écrit du style de Ben, où les mots percutent (marre des assistés, arrêtons les dividendes aux banquiers). Bon Ok je n'ai pas la formation et compétence, mais vous voyez l'esprit. Des slogans courts, humoristiques et qui tranchent avec les affiches politiques habituelles.
    Voilà, je suis peut-être hors sujet et fais confiance au WB que je salue au passage pour son boulot de qualité, et son humour percutant. Bel été à tous, et repos à notre porte-parole qui doit prendre soin de lui

  45. Suticos dit :

    Effectivement, il y a un besoin de clarté, vis à vis de l'oppression de l'union technocratique ultra libérale qui tue notre démocratie, mais pas seulement, vis à vis de ce parti de droite au pouvoir aussi.
    Faites un petit tour sur Légifrance pour voir la Loi du 14 Juin 2013, promulguée en catimini et dans le silence médiatique et même politique (même de notre part) et serrez les dents parce que à partir du 1er Juillet, les plans de saccages massifs (appelée poétiquement sauvegarde de l'emploi) passent du contrôle judiciaire au contrôle de Michel Sapin, parce que depuis le 17 Juin, application immédiate de la loi, le contrat de travail et le salaire, deviennent parmi les éléments les moins protégés du droit français (prescription raccourcies à deux et trois ans), parce que à partir du 1er Juillet, on peut modifier votre contrat sans demander votre avis, ou plutôt si vous formulez un avis contraire à la volonté patronale (sous couvert de négociation avec un syndicat représentatif de couleur orange à tendance jaune) vous avez droit à un licenciement que vous n'aurez pas le droit de contester, parce qu'à partir du 17 Juin, il existe des barêmes prud'hommaux ridiculement bas.
    A partir du 1er Juillet, la chasse au salarié est ouverte.
    A venir, massacre sur les retraites, haro sur la sécurité au travail, mais basse sur l'indemnisation du chômage. Plus que jamais nous devons cesser toute équivoque. Rien à faire, à voir ou à espérer avec le PS.

  46. Jean Pierre L dit :

    Quelques réflexions a posteriori sur la campagne de Villeneuve sur Lot.
    17 candidats et une direction départementale du PCF peu convaincue par la pertinence du FdG. Hormis les camarades PC unitaires bien connus, la présence du PC sur le terrain a été disons aléatoire. Une candidate GU enthousiaste, déterminée, courageuse mais sans directeur de campagne expérimenté. Un PG pugnace mais tiraillé en interne (faire venir Jean-Luc Mélenchon ? ne pas le faire venir ?). En face, des médias oscillant entre hostilité et indifférence, essentiellement intéressées par le futur score du FN qui fera descendre sur le terrain Collard et Phillipot. Le Front de Gauche aura pu fonctionner grâce aux bonnes volontés individuelles mais sans stratège expérimenté (que possédait le candidat FN avec celui qui avait conduit la partielle de l'Oise). Enfin les arrières pensées concernant les futures municipales. Le score est décevant mais pas si mauvais au final et les directions nationales aux abonnés absents. Pour finir, le tract en Arabe, très confidentiel, était il si erroné après le discours de Marseille ? L'unité est bien un combat.
    Salut et fraternité.

  47. la pavana dit :

    Merci Brigitte58
    Pour l'éclaircissement. Cela explique aussi pourquoi Jean-Luc Mélenchon estime que dans ces élections vous n'avez pas eu le soutien FdG national. Vous deviez être bien seuls. Personne pour dire attention ! Il faut dire que certains quartiers nous sont fermés et qu'en effet un représentant de ce quartier a cru bien faire. Vous avez essuyé les plâtres. Nous saurons quoi ne pas faire aux municipales.
    J'ai également envoyé un soutien à Raquel Garrido!

  48. Titoune dit :

    La classe affaire, ma fois si c'est tout ce qu'ils trouvent contre vous, c'est vraiment dérisoire.
    La percée du Front national. Bravo merci les médias de tous poils seulement cette fois ça fait vraiment peur alors ça commence a s'agiter, il est temps. Au lieu de lui dérouler le tapis rouge et de vous diaboliser alors que vous grimpiez dans les sondages lors de votre campagne qui restera la plus belle de toutes les campagnes nous n'en serions pas là, donc ce qui s'est passé à Villeneuve aura donné à réfléchir un peu tard. C'est ainsi. En ce qui concerne nos comités FdG, c'est certain que nous fonctionnons à l'impro et sans encadrement, très isolés et en plus avec peu de militants impliqués mais pas toujours bien formés, nous en avons tous fait les frais à divers moments, mais nous apprenons. Il est certain que vous ne pouvez pas faire tout le boulot partout, l'important est de comprendre pour éviter de reproduire nos manquements. En ce qui concerne notre Front de Gauche, nous saurons que nous n'avons pas le droit à l'erreur. Il nous faut être au top partout et surtout puisque nous faisons plus peur que le FN, en espérant que cela s'inverse comme cela semble s'amorcer.
    Que l'été vous soit enchanteur et vive les classes affaires profitez en bien.

  49. Victor dit :

    Bonne trêve d'été, Jean-Luc. Merci pour le formidable travail d'éducation politique populaire que vous abattez et pour votre irréductible courage militant. En vous lisant j'ai pensé à ceci, J'écoutais dernièrement la Le Pen sur France Inter au journal du matin. Pas un journaliste ou chroniqueur présent pour oser la reprendre ou la questionner sur son programme d'expulsion des travailleurs étrangers chômeurs. Ecoeurant. Je partage votre critique des médias et celle concernant les faiblesses du FdG lors de la campagne électorale à Villeneuve sur Lot.

  50. vm dit :

    @cr_sud 15h52
    Et autres (oui, partout des Fêtes du FdG !). A propos des discussions sur l'Europe et l'euro, de la marche à suivre, de notre position à bien penser et préciser (par opposition à la propagande simpliste du FN), il y a déjà (en plus de F. Lordon) un document collectif intéressant, publié sur le site de Michel Husson, qui justement fait un peu le tour des différents scénarios et a l'avantage d'être déjà ciblé euro-gauche du sud.
    Salut et fraternité à tous !


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