11mar 12

Prenons nos dispositions pour le 18 mars !

L’insurrection c’est maintenant

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Vous êtes dorénavant trente mille chaque jour à passer me rendre visite sur ce blog ! Je me sens donc un devoir encore plus fort de renouveler mes publications, même si le passage ici va dans toutes les rubriques et pas seulement à la une. Le Webmestre assure fidèlement le service de mise en page et l'écrasante gestion des milliers de messages qui sont postés. Cette note réjouira ceux qui me demandent souvent d'écrire plus brièvement. Mais je ne promets pas que ce soit plus simplement. Car j'écris de retour d'une grosse journée de présence studieuse. D'abord à la réunion du Front de Gauche des sports. Ensuite à la réunion nationale de l'association des associations. Un jour comme les autres : beaucoup de travail et de fraternité militante. Le service de protection rapprochée est parmi nous mais les camarades mettent leur point d'honneur à m'entourer comme avant. Hier j'ai reçu au courrier un cadeau hors du commun venant d'un camarade électeur. Il s'agit d'une plaquette de poésie de Paul Eluard : « Corps mémorables », édition achevée le 24 septembre 1948. La merveille est aussi que l'exemplaire comporte une signature manuscrite de Paul Eluard lui-même. Depuis je suis sur un petit nuage.

Le 18 mars prochain, avec l'appel du Front de Gauche à une marche sur la Bastille, un événement d'un genre nouveau va avoir lieu. Un genre tout à fait nouveau. A quand remonte la dernière manifestation politique, à l'appel d'une organisation politique, sur un mot d'ordre politique ? Je n'en ai pas de souvenir. Mais si je devais fouiller, je me reporterais aux plus chaudes heures de notre histoire : mai 1968, mai 1958. Une autre nouveauté doit être prise en considération. C'est la première fois qu'une campagne électorale se donne un tel moyen d'expression. C'est donc que cette campagne ne ressemble à aucune autre jusque-là. Et s'il en est ainsi c'est parce que jamais une campagne électorale n'a eu lieu dans un tel contexte. L'ampleur de la crise économique et financière en fait une crise politique. La preuve qui le montre et le résume est que, précisément, cet appel à la marche sur la Bastille connaît un grand succès d'enthousiasme. De partout il y a mobilisation, et les initiatives les plus diverses y préparent avec ardeur. De tous côtés, bien au-delà des cercles militants la date est connue et fait parler ! Cela montre qu'il y a une perception au niveau du grand nombre du caractère spécial du moment et que cela doit se traduire par des méthodes d'action qui y correspondent.

Le contenu de la marche est révolutionnaire. Il s'agit d'affirmer notre volonté de tourner la page des institutions actuelles et de passer à une nouvelle République. Une République sociale qui élargisse le champ de la démocratie en France. En ce sens il s'agit d'une insurrection citoyenne. Pacifique, calme, organisée, dirigée vers un objectif respectueux de la règle démocratique du vote au suffrage universel pluraliste. Une insurrection dont le rendez-vous opérationnel est le vote à l'élection présidentielle. Mais une insurrection. En quoi en est-ce une ? Le but et le moyen nous l'indiquent. Le but : le changement institutionnel. Le moyen : l'action du peuple lui-même se dressant contre un ordre inique. S'il en est ainsi c'est que nous partageons le constat de dangerosité du cadre actuel pour régler les problèmes urgents que le pays doit traiter. Le partage des richesses, la démocratie dans l'entreprise, la parité dans toutes les instances de représentation, la souveraineté populaire sur le parlement et de celui-ci sur toutes choses, ne peuvent être réalisés dans le cadre des institutions actuelles. Pire, celles-ci y font obstacle. Cette question ne concerne pas seulement le cadre national. Au contraire notre insurrection civique vise le pouvoir autoritaire qui s'impose à nous depuis les institutions actuelles de l'Union Européenne et contre lesquelles nous sommes rendus impuissants du fait de notre monarchie quinquennale. La gravité particulière et actuelle de la situation résulte de la signature du nouveau traité européen le premier mars dernier. Le gouvernement du pays consent  un renoncement à la souveraineté budgétaire du pays sans même l'excuse de la transférer à une autre instance démocratique. Cela permet de bien comprendre la légitimité de notre insurrection. La constitution de 1793 l'exprime bien : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

A vrai dire, la conduite de notre campagne fait de cette marche une étape à l'intérieur d'une séquence maîtrisée de longue main. Le Front de Gauche a été constitué comme l'instrument politique d'un projet. Je ne parle pas du contenu du programme « L'Humain d'abord » qui en est l'expression à une étape du parcours, celle qui commencerait concrètement avec notre gouvernement. Ce projet c'est d'assumer le sens du refus de 2005 face au projet de Constitution européenne devenu depuis le Traité de Lisbonne sous l'empire duquel nous vivons. C'est le projet d'un changement profond de la règle d'organisation de la société. L'actualité et l'importance d'un tel projet est démontrée par le sort subi par ceux qui ont accepté la règle du jeu actuelle. Il s'agit de la Grèce ! Mais aussi du Portugal, de l'Italie et de l'Espagne, pour ne citer que des voisins. Pour le futur de la France, il faut placer côte à côte le fait que les agences de notations veulent frapper notre pays et qu'un plan d'austérité terrible est programmé par le nouveau traité européen signé par Sarkozy. On devine ce qui attend notre pays s'il ne se prépare pas à résister et à contre attaquer, c'est-à-dire à proposer et à s'appliquer une autre règle du jeu.

J'ai promis, quelques lignes auparavant, un résumé de notre plan d'action dont la campagne présidentielle a été le cadre et l'instrument. Jusqu'en juin 2011 nous avons travaillé au rassemblement des forces de la gauche du « Non » autour d'un programme partagé et d'une candidature commune à l'élection présidentielle. Sur la place Stalingrad, le 29 juin dernier, nous avons lancé ce rassemblement. Puis nous l'avons développé jusqu'à la Fête de l'Humanité. Ce fut la période où le contenu du programme partagé a été bouclé et rendu public. Puis, tandis que se déroulait les primaires socialistes, nous avons ancré notre action sur le terrain. Nous avons permis que son contenu s'incruste dans le sol social du pays en organisant une diffusion massive du programme « L'Humain d'abord ». Ce fut le temps des premières assemblées citoyennes et des premiers meetings de popularisation. Nous sentions que la rencontre s'étendait en profondeur, que le discours touchait une masse de gens. Cette période nous a permis de faire comprendre notre différence d'approche avec le programme d'action du PS. Une démonstration argumentée a ainsi commencé à se diffuser. Elle a forgé des liens solides de convictions et de confiance. Nous avons alors avancé dans les esprits alors même que la tenue des primaires socialiste absorbait pourtant tout l'espace médiatique. Nous avons fini l'année avec le sentiment d'une force grandissante dont attestait déjà le niveau de participation à nos réunions et meetings.

En janvier, forts de cet ancrage, aidés par le succès de l'émission « Des paroles et des actes » sur France 2, nous avons lancé toute notre force dans la bataille contre l'extrême-droite. Compte tenu du processus d'extrême-droitisation dans lequel entrait alors l'UMP et son candidat, chaque pierre lancée atteignait deux cibles à la fois. Cette phase du combat nous permit de gagner en autorité et en confiance. L'affluence exceptionnelle à nos meetings, réunions et assemblées citoyennes, les soutiens financiers nous ont vite montré que nous avions franchi un nouveau pallier de mobilisation et de prise de conscience. L'évolution des propos de notre concurrent socialiste, les postures de notre adversaire de droite nous ont prouvé que le mouvement des esprits les conduisaient eux-mêmes à s'adapter et à valider notre tonalité, fusse à leur corps défendant. En se tirant une balle dans le pied sur le plateau de France 2 et en vacillant, puis en se faisant enfermer dans la position cruelle que l'on connaît sur le droit à l'avortement, la famille Le Pen nous a permis de prendre la main sur elle. Ce succès foudroyant sur le secteur où nous avions pris l'offensive et où nous étions pourtant presque seuls en lice nous a propulsé plus avant dans l'opinion. Et cela est depuis, une source supplémentaire de légitimité et de dynamique. C'est avec ces atouts en main que nous lançons l'étape suivante de notre marche. Le 18 mars est à la fois un point d'aboutissement de cette période et le point de départ de la suivante qu'il s'agit de porter à un plus haut niveau politique ! Celui de l'insurrection civique. A vous mes chers lecteurs de multiplier les initiatives de toutes tailles et de tous ordres pour rendre visibles et désirables l'insurrection que le 18 mars va impulser. A suivre ici et sur le site « place au peuple ».

Une fois n'est pas coutume et j'espère qu'il ne m'en voudra pas, je veux compléter le propos que je viens de tenir par un texte qui m'a paru bien résumer ce que j'aurais aimé dire et ce que je voudrais faire comprendre. Il s'agit de l'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin paru dans « L'Humanité » du jeudi 8 mars dernier. Le titre résume bien le lien avec ce que je viens d'écrire : « Insurrection : acte I ».  Comme il y est question de moi, je prie mes lecteurs de me pardonner l'immodestie qu'il y a  dans ce « donné à voir », ici, au milieu de mes propres lignes. Voici le texte de cet éditorial.

« Nous avons allumé la lumière. » Prise isolément, cette phrase que Jean-Luc Mélenchon distille çà et là pour expliquer la démarche fondamentale et presque fondatrice du Front de Gauche peut paraître présomptueuse. Elle ne l'est pas. Héritiers que nous sommes d'une illustre tradition politique qui a toujours marié la justice à l'égalité et fiers – oui fiers ! – de notre axiome marxien adossé aux piliers des concepts républicains, nous entendons cette phrase du candidat à la présidentielle comme l'un des plus beaux symboles du renouveau "de la" politique. Celui du retour à "quelque chose" d'assez sacré : l'Idée. Mais aussi celui du début "d'autre chose" : une gauche à la main ferme. »

« Le peuple a de la mémoire. Alors que nous vivons le temps des remuements essentiels (la crise, le capitalisme, le développement, etc.), nous connaissons l'histoire contemporaine qui, trop souvent, a vu la gauche s'accommoder du "principe de réalité", provoquant ce que certains pouvaient considérer comme un éternel recommencement : une espérance suivie d'une déception… À moins de sept semaines du premier tour de l'élection présidentielle, cette hypothèque sur l'espoir semble levée par la dynamique et la crédibilité du Front de Gauche. Si nous n'aimons guère accorder trop de place aux logiques des sondages, néanmoins, les toutes dernières enquêtes d'opinion réchauffent le cœur et l'esprit et témoignent que le Front de Gauche vient de gravir une marche importante, comme nous le pressentions. Qu'on se le dise, le citoyen candidat Mélenchon vient en effet de franchir la barre des 10% d'intentions de vote ! La gauche de combat, soutenue par un corps électoral solide, est de retour ! Il était temps. Non ? »

« Ne le cachons pas. La verve et l'intelligence oratoire de Jean-Luc Mélenchon ne sont pas pour rien dans l'accélération de ce processus populaire, dont nous ne mesurons pas encore toutes les possibilités. Lui-même le répète à souhait : "Nous défendons des idées, pas un guide suprême ou un leader." Tous les artisans de la campagne du Front de Gauche présents sur le terrain peuvent en témoigner. Grâce à la diffusion dans le corps social d'un discours de très haute ampleur programmatique, associé à l'élaboration d'arguments offensifs qui ne cèdent plus un mètre de terrain à qui que ce soit, tout devient possible, y compris l'appropriation et la diffusion des idées. On ne s'indigne plus seulement, on propose, on politise. L'ambition est si énorme que nous en tremblons de désir. Pour la première fois depuis des lustres, une grande partie du peuple de gauche, jadis déçu, parfois désespéré parce que trahi par la mise en œuvre systématique d'une véritable pédagogie du renoncement, se sent de nouveau concernée. Ce n'était pas "la" politique qui les avait quittés, mais la confiance dans sa capacité à changer leurs vies. Ils savent désormais qu'ils ont un rôle à jouer… »

« Il y a du bonheur à réinventer l'à-venir. Le Front de Gauche, qui voit plus loin que l'horizon et affranchit ceux qui ont souffert d'années d'humiliations, a pour objectif de réveiller et/ou d'éveiller les consciences. En y parvenant, il redonne aussi de la dignité à tous les citoyens, il les aide à devenir eux-mêmes des acteurs d'idées et des propagateurs du bien commun. "Le Front de Gauche, c'est quelque chose de plus grand que nous", clame Mélenchon. Ce quelque chose porte un nom : la révolution citoyenne. Et une méthode : l'insurrection civique. Nous en vivons l'acte I. Tôt ou tard, par la Raison et le Combat, cette insurrection bousculera puis renversera l'hégémonie de la gauche gestionnaire. Oui, la lumière est allumée ! » Merci pour ce résumé si bien dit de ce que nous pensons tous qui nous assemblons de meeting en meeting, de réunions en réunions, de collages en tractages !

Le PS et le Mouvement de Jean Pierre Chevènement ont annoncé avoir signé un « contrat de législature » qui « fonde leur alliance pour 2012 ». On connaît donc le choix de Chevènement un mois après le retrait de sa candidature. Ce n'est pas un accord de coin de table. En effet cet « accord politique et électoral constitue le contrat de législature entre les deux partis et fonde leur alliance pour 2012 ». La centralité de la question  européenne avait déjà été rangée au magasin des accessoires en 2007. Il en est de même cette fois-ci. Un flot de bonnes et saines pensées contre le capitalisme et les autres malheurs du temps garnissent utilement la capitulation sans condition de l'ancienne sentinelle inflexible. Du refus de l'Europe du Traité de Lisbonne, il ne reste que d'émouvants et dérisoires coups de menton favorables à « une parité monétaire plus juste », « un soutien prioritaire à l'investissement et à la recherche pour les PME » et à « une politique de croissance (…) à l'échelle européenne ».

Bien-sûr le PS et le MRC conviennent que le traité récemment conclu est "inacceptable" et "doit être renégocié". Avec le président François Hollande c'est comme si c'était fait. Il s'est bien gardé de leur préciser que son porte-parole a déjà bien expliqué qu'il ne s'agira pas d'un nouveau traité mais d'un texte additif se prononçant en faveur de la croissance. Mais peut-être les chevènementistes n'avaient-ils pas envie de le savoir ou bien même le savaient-ils déjà. Après qu'ils ont rappelé leur opposition à Maastricht, le document ouvre une nouvelle étape qui gomme la précédente. Il déclare que les deux partis « doivent approfondir ensemble leur vision de l'Europe ». Il est temps en effet "d'approfondir la vision", deux mois avant de gouverner ensemble et après qu'on a passé six ans à cela depuis 2005 ! Mais précisément, c'est tout cela qui est fini. Car le texte se propose "d'approfondir la réflexion" jusqu'à un niveau de profondeur  inouï : « en dépassant les oppositions du passé ». Pour moi l'opposition du passé ne peut se régler que sur une seule base : le respect de la décision du vote des français. Mais Hollande ne veut pas de référendum sur le nouveau traité. Et Jean-Pierre Chevènement, docilement, n'en parle plus. 

L'autre volet des reniements est, par contre-coup pour les alliés écolos du Parti socialiste. Car Hollande et son allié se prononcent « pour une politique énergétique innovante en matière d'énergies renouvelables, et vigoureuse en matière d'économies d'énergie ». Ce qui est excellent, mais ne mange pas de pain. Car le même document précise le point de vue du parti de Jean-Pierre Chevènement. Celui-ci estime « qu'il ne doit pas être porté atteinte à notre industrie nucléaire et à ses capacités, à ses yeux garantes d'une électricité moins chère et moins polluante ». Comment cela est-il conciliable avec un accord de législature qui l'unit par ailleurs à des gens qui pensent exactement le contraire ? Une telle ratatouille est servie à la veille du premier anniversaire de la catastrophe de Fukushima. Nous n'en tirons donc pas du tout la même conclusion. Car un an après avoir commencé, les effets de la catastrophe nucléaire de Fukushima durent toujours. Cela devrait suffire à montrer l'urgence d'un débat honnête en France sur l'énergie et plus globalement sur la transition énergétique. Et il doit être tranché par le peuple souverain, notamment sur le nucléaire, par référendum. Le Front de Gauche est le seul à le proposer. Je déplore que l'UMP, le FN et le Parti socialiste le refusent. Mais je regrette surtout que l'accord de législature entre le PS et Jean-Pierre Chevènement n'en dise mot. L'importance du sujet devrait interdire que des accords politiciens se substituent au débat public sur le fond et au vote démocratique. Je n'en apprécie que davantage la déclaration de Paul Ariès en faveur de la candidature commune du Front de Gauche. Car s'il est vrai que nous ne sommes pas d'accord sur bien des points, il n'en reste pas moins que notre position ne demande à personne de renoncer à ses convictions ni au moyen de les voir l'emporter. 

Au final, cet accord fonctionne comme une caricature de la "Gauche plurielle". Car à l'époque on pouvait penser que l'on avait fait pour le mieux en juxtaposant les programmes. Il est vrai aussi qu'on n'avait guère eu le temps de faire autre chose du fait de la dissolution surprise de l'Assemblée Nationale décidée par Chirac. Mais aujourd'hui on a l'expérience des inconvénients de cette méthode. Recommencer une erreur de méthode de sang-froid c'est seulement signaler qu'on est intéressé à obtenir le même résultat. Lequel ? Donner les pleins pouvoirs au parti qui dirige le gouvernement. C'est d'autant plus pitoyable que cette fois-ci le programme ne prévoit aucune sorte de conquête sociale comparable aux 35 heures ou à la CMU, ni aucune conquête institutionnelle comparable à la parité comme ce fut le cas avec le programme de Lionel Jospin.

Du passage de Nicolas Sarkozy dans l'émission « Des paroles et des actes » mercredi, on ne semble avoir retenu trois jours après que ses regrets d'avoir fêté sa victoire au Fouquet's et passé ses vacances sur le yacht de Bolloré. Pourtant, au milieu de ce numéro de repentance très convenu, Sarkozy a fait plusieurs déclarations et propositions qui méritent d'être prises très au sérieux. Elles dessinent un programme du candidat Sarkozy assez sinistre.  Il a notamment annoncé le plus grand plan social de ce début d'année en programmant une nouvelle hémorragie de 40 000 emplois publics. Mais dans les collectivités locales. Sans que cela n'ait visiblement ému grand monde, notamment chez les socialistes, pourtant concernés au premier chef. Personne ne sait d'ailleurs comment Nicolas Sarkozy compte s'y prendre pour qu'un gouvernement supprime ainsi des postes dans les collectivités locales qui gèrent leur propre personnel. Il a d'ailleurs aussi indiqué qu'il allait plus largement « poursuivre la réduction des effectifs de la fonction publique ». Les 150 000 postes supprimés depuis cinq ans ne sont donc qu'un début.

Sarkozy a aussi prévu de poursuivre sa thérapie de choc libérale en intensifiant sa chasse aux "assistés". Il n'a évidemment pas parlé des fraudeurs du fisc que le gouvernement exonère régulièrement de poursuites pénales, surtout s'ils ont beaucoup fraudé. C'est un des constats inouïs du dernier rapport de la Cour des comptes : plus vous volez le fisc moins vous avez de chance d'être poursuivi pénalement ! D'ailleurs Sarkozy a bien rappelé qu'« il n'y a pas eu de cadeaux aux riches ». Ceux qu'il a désignés comme assistés sont les bénéficiaires du RSA dit "socle ". C'est-à-dire ceux qui ne travaillent pas. Pour une personne seule, c'est 475 euros par mois.  Deux fois moins que le seuil de pauvreté. Pour eux, Sarkozy propose de généraliser un travail forcé dit d'intérêt général de 7h hebdomadaire. Jusque-là, le "travail d'intérêt général" désignait une sanction pénale. Personne ne sait d'ailleurs dans quels secteurs devra s'exercer ce travail forcé, et avec quel encadrement. Les gestionnaires du RSA, c'est-à-dire les départements vont ainsi devoir gérer le travail forcé d'un million et demi de personnes. Et le projet UMP précise que des pénalités de 100 euros par mois seront appliquées à ceux qui refuseront le travail forcé. Avec les suppressions de postes prévues par Sarkozy dans les collectivités locales, cela promet ! A moins que le président candidat n'ait justement prévu de faire exercer certaines fonctions des collectivités par les bénéficiaires du RSA.

Ce soir-là, les immigrés étaient aussi dans le collimateur de Sarkozy. L'extrême-droitisation de son discours est désormais très avancée. Il a d'abord affirmé : « Si on ne maîtrise pas l'immigration, est-ce qu'on ne va pas à la faillite ? » Comme Mme Le Pen, il ignore l'étude que l'université de Lille a réalisée pour son gouvernement en 2009 et qui conclut que les étrangers rapportent 12 milliards par an aux comptes publics. Ils touchent en effet pour 48 milliards de prestations chaque année mais reversent 60 milliards en impôts et cotisations. Sarkozy a poursuivi ainsi : « Nous avons trop d'étrangers sur notre territoire et nous devons en accueillir moins ». Exactement ce que raconte Marine Le Pen. Et pourtant il y a moins d'étrangers aujourd'hui en France (5,8 % de la population) qu'il n'y en avait en 1975 (6,5 %) et en 1990 (6,3 %) ! Mais Sarkozy pense pourtant que « nous devons diviser par deux le nombre d'étrangers que nous accueillons ». Marine Le Pen va encore plus loin et propose de ramener ce nombre à 10 000 entrées par an. Mais ni l'un ni l'autre ne dit comment il compte s'y prendre. 65 000 entrées concernent chaque année des ressortissants européens. Marine Le Pen compte-t-elle interdire aux européens d'entrer en France ? Et ce n'est pas tout. Chaque année, autour de 50 000 entrées concernent des étrangers membres de la famille d'un Français, que ce dernier fait venir. Là aussi comment Sarkozy et Le Pen comptent-ils s'y prendre ? Vont-ils interdire à des milliers de Français de vivre en famille ? Enfin, 50 000 autres entrées concernent des étudiants. Comment y renoncer ? Faut-il rappeler le nombre d'étudiants étrangers qui deviennent des prix Nobel, des médailles Fields ou des médailles d'or du CNRS ? Ont-ils entendu parler du dernier prix Nobel de médecine, Jules Hoffmann, qui était un étudiant étranger avant de devenir français ?

Mais il y a plus odieux encore. C'est la volonté annoncée de Sarkozy de limiter l'accès des étrangers au minimum vieillesse et au RSA. Il a fixé les conditions suivantes : 10 ans de résidence régulière en France et au moins 5 ans de travail. Le caractère universel des droits serait ainsi sabordé. On exigerait des étrangers beaucoup plus que des français pour accéder à des droits sociaux fondamentaux. Les étrangers payent pourtant les mêmes impôts et cotisations que les français. Cette "discrimination", car c'est bien cela que Sarkozy veut institutionnaliser,  est une brèche vers la préférence nationale défendue par le FN. Dès le lendemain Louis Alliot, numéro 2 du FN, s'est d'ailleurs empressé sur « France Inter » de remarquer que Nicolas Sarkozy proposait de légaliser la préférence nationale. Car en effet, celle-ci est aujourd'hui contraire à la loi et même à la constitution qui garantit l'égalité en droits quelle que soit l'origine des personnes.
 


1  138 commentaires à “L’insurrection c’est maintenant”
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  1. bibi dit :

    890@steph :
    En 1995 nous sommes voisins de palier en région parisienne, travailleurs au smic à 1000€ net,......Oui, cette affaire est proprement scandaleuse et mérite l'attention des personnes de gauche.

    1) D'abord 1000 € en bossant, ce n'est pas suffisant pour vivre correctement
    2) Avoir 100 000 euros d'avance quand on bosse à 1000 €, c'est un rêve éveillé : ça n'existe que dans les séries américaines...
    3) Admettons que tous les 2 vous gagniez 1700 € par mois (comme ça, au hasard !).
    Toi, tu restes locataire, ton voisin emprunte pour achèter son appart...
    20 ans après, il a fini de rembourser (avec les intérêts qu'il a payé, il la payée 2 fois son appart...).
    Il est donc propriétaire d'un appart qui a pris de la valeur : Il a quasi doublé.
    Dans une société normalement constituée, les salaires ont également doublé. Entre 1982 et 2002, hausse de 135% du smic (1982 : 479 € 2002 :1154.27 (39h))
    Question de choix de vie...
    Où est ton problème ?
    Le véritable problème c'est : les conditions d'accès aux crédits, le coût exorbitant du foncier, la spéculation immoblière

  2. Olivier dit :

    Bonjour Jean-Luc,
    Merci pour vos notes qui sont toujours aussi intéressantes. Vous faites un travail remarquable !
    A un mois des élections, m'apprêtant à vous donner ma voix, je ne peux me forcer à ignorer les alarmistes qui m'avertissent que si le Front de Gauche arrivait au pouvoir, ce serait rapidement le chaos, non pas par mauvaise gestion, mais tout simplement parce que, par exemple, la bourse chuterait très fortement dans les jours suivant votre élection, des faillites en chaîne se produiraient, les investissements cesseraient, des flux financiers énormes se dirigeraient vers l'Angleterre et l'Allemagne actuellement dirigés par des vautours. Les conséquences immédiates pourraient être catastrophiques, car notre économie n'est sans doute pas prête à absorber ce contrecoup. La rapacité capitaliste aurait rapidement raison de notre petit pays impertinent. En fait, il semblerait que sans les autres pays, il serait difficile de procéder à l'assainissement économique, politique et écologique que nous prônons.
    J'ai résumé ce qu'on me répond quand je fais part de mon engouement pour le FdG. Que répondez-vous à ces considérations ?

  3. Menjine dit :

    Steph
    Je renchéris sur Ydaho qui a tout juste. D'autant qu'à Paris intra muros dans certains arrondissements, maintenant personne de "normal" ne peut plus être propriétaire sauf à rembourser 2 salaires par mois ! ni locataire puisque la mode est à la location à la semaine pour les étrangers de passage.
    En banlieue et dans les arrondissements accessibles on ne pourra plus continuer à augmenter, et si une nouvelle République s'instaure et veille au grain tu verras ça va baisser.
    L'ennemi ce n'est pas le gars propriétaire de l'appart qu'il habite, c'est le banquier!

  4. Jean-François91 dit :

    @905 jnsp et quelques autres
    De même qu'il y a des personnes qui achètent du blé/du riz pour manger, et d'autres qui en achètent pour spéculer, il y a les personnes qui achètent une maison/un appartement pour se loger et celles qui achètent "dans l'immobilier" pour avoir une rente ou pour spéculer. Le marché immobilier est un des nombreux casinos qui nous entourent. Les personnes qui ont acheté pour se loger, que ce soit à l'Ile de Ré à Toulouse ou à Paris, ne sont en rien responsables de ce que le marché dans leur secteur explose. Leurs revenus sont peut-être moyens, la valeur virtuelle (=spéculative) de leur logement, ils n'en voient pas la couleur tant qu'ils se contentent d'y habiter. Un ménage strasbourgeois sans voiture qui vendrait son appart d'usage à Strasbourg pour acheter "l'équivalent" pour habiter à Toulouse n'est certainement pas spéculateur.
    On peut dire la même chose sur les terres agricoles tant qu'elles sont pour l'usage et pas pour la rente ou la spéculation.
    On retrouve la distinction toujours valable établie par Marx entre valeur d'usage et valeur d'échange, et entre les échanges Marchandise1=>Argent=>Marchandise2 opposés à ceux Argent1=>Marchandise=>Argent2 (où bien sûr Argent2 - Argent1 = gros profit)

  5. bibi dit :

    @Menjinet:
    "L'ennemi ce n'est pas le gars propriétaire de l'appart qu'il habite, c'est le banquier!"
    Voilà une parole qu'elle est enfin sage !

    925@Olivier
    La bourse chuterait très fortement : C'est l'affreuse peur qu'ils agitent sous notre nez ?
    Moi la bourse, ça ne me touchera pas. Les faillites en chaine ? pourquoi ? les gens ne consommeraient plus alors que leur pouvoir d'achat augmenterait ?
    Les flux financiers disparaitraient : Jean-Luc Mélenchon et même Sarko ont expliqué qu'on pouvait récupérer cet argent (ce fût d'ailleurs le même discours en 1981... on connait la suite : quel chambardement ?!?)
    La rapacité capitaliste, dites vous, aurait rapidement raison de notre pays... 5ème puissance économique quand même. Non, la rapacité capitaliste ne peut se passer de notre "petit" pays...
    Les peuples des autres pays n'attendent qu'un geste de la France, modèle social, pour nous suivre !
    Ayez plus confiance en votre coeur et votre raison qu'aux arguments de leurs portefeuilles gavés !
    Nous sommes le peuple... nous sommes la société !
    Prenons le pouvoir !

  6. Zapping dit :

    L'intégralité du discours de Jean-Luc Mélenchon à Clermont-Ferrand hier soir est publié sur le Blog :
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/03/14/discours-au-meeting-de-clermont-ferrant/

    Hauts les coeurs ! Ardents à la lutte ! A la Bastille !

  7. Jérémy dit :

    "L'orientation économique d'ajustement budgétaires durs qu'impose la Commission Européenne n'a rien à voir avec la relance dont a besoin l'économie en tps de crise comme ceux que nous traversont actuellement. Tant qu'il y aura des commissaires européens social-démocrates, les socialistes seront complices des mesures d'austérité" Willy Meyer, eurodéputé d'Izquierda Unida (Source)
    Le camarade Meyer met le doigt sur un point majeur: c'est la Commission Européenne qui décide, pas les parlements européen et nationaux.

  8. Jean Jolly dit :

    Si ce n'est déjà fait voici le discours de Dédé Chassaigne.

  9. jnsp dit :

    925 @Olivier
    Peut-être exagère-tu un peu mais il est bien possible que si les financiers craignent le FdG (sa politique) il y ait des réactions de sabotage économique.
    Que faire ?
    J'aimerais bien moi aussi avoir une réponse autre qu'un mantra du style "Les peuples des autres pays n'attendent qu'un geste de la France, modèle social, pour nous suivre !"
    C'est sûr il y aurait un moment difficile à passer, casser le pouvoir financier ça ne se passerait pas dans la douceur mais si on acceptait ce passage difficile peut-être serait-il possible de changer le rapport de force.
    Comme tu le vois je n'ai pas de solution.

  10. Genialle dit :

    @917 Nafissatou
    Oui, l'UMP a lancé les chiens. Ils sont aux abois, bonne nouvelle, cela va se retourner contre eux. Tant pis.
    Courage à tous.

  11. Alain Tétart (60)(73 ANS) dit :

    @haroche @Olivier
    Même pas peur !
    Pas vu les chars Russes à Paris en 81 alors pourquoi les prévoir demain ? d'autre part avez autant de millions que ça à la bourse pour avoir peur d'un effondrement de celle ci ? bien sur que si le Front de gauche passe, il y aura un petit mouvement mais comme on dit : "on ne perd rien en bourse du moment que l'on ne vend pas" ! alors attendez un peu avant de vendre! les cours remonteront comme ils remontent toujours ! en plus ceux qui risquent un peu plus ce sont les fonds de pensions américains et personnellement ça ne me touche pas car ils sont les premiers à partir en foutant ainsi en l'air les entreprises qui ont cru se sortir d'affaires en sollicitant leurs fonds !
    Enfin il faut savoir que celui qui n'avance pas recule et nous avec Jean-Luc Mélenchon nous préférons avancer donc on n'a pas de pétrole mais nous aurons bien les idées pour faire face à une nouvelle république, courage ça ne sera pas pire qu'aujourd'hui !

  12. JaB dit :

    Combien seront-ils dimanche ? Combien serons-nous dimanche ? A trois jours de la date et vu l’ampleur des rassemblements des meetings successifs chaque fois plus suivis, cette question, tout le monde se la pose..! Nous.. bien sur, mais aussi les adversaires, les concurrents, sans compter les média avides de gros titres vendeurs. Au delà du plaisir que nous pouvons avoir de leurs angoisses certaines dans l’attente de cette démonstration à venir, quelle que soit l’affluence à la Bastille voilà un évènement qui à son issu et toute la semaine prochaine va faire couler beaucoup d’encre, va faire réagir de tout cotés... Il ne faut surtout pas nous attendre à ce qu’ils en restent immobiles ou muets (d’effrois ? !) Ils nous faut nous préparer à bien des attaques et les devancer en réfléchissant aux réponses à leur faire… Car ce rassemblement si important soit-il, n’est pas encore la victoire. Il signe juste en quoi la période qui suit, (quelle super stratégie de calendrier..) sera celle de l’équité de parole. Mais nous, nous aurons eu l’avantage d’aligner celle du plus grand nombre, celle du peuple qui en appelle à une VIe République pour l’humain d’abord ! Celle dont nous nous devons de faire écho partout et partout encore… jusqu’au 6 mai ! On lâche rien !

  13. bruletout dit :

    Il faudrait rappeler votre convaincant billet de 2009 concernant la vidéo sur le trucage par Hollande des élections internes, vidéo qui commence à faire du bruit.

  14. J-jour dit :

    @ Haroche qui est bien l'un des rares ici à penser que les médias mettent Mélenchon en avant:
    Que dites-vous des chiffres avancés par ce commentateur Hervé D ici ?

  15. Jérémy dit :

    Le 29 mars, grève générale suite à l'appel des syndicats. À noter que la parti frère du PS, le PSOE, ne soutiendra et ne participera pas à celle-ci, mais cette même grève est soutenue par nos camarades d'Izquierda Unida.
    Luchemos por nuestro futuro! Place au peuple!

  16. Fred Barbosa dit :

    J'ai publié un texte, suite à l'article de Barbier, sur le site de l'express.fr. Le texte a été accepté et publié. Vous le trouverez ici. La photo qui va avec est assez bonne je crois.

  17. Héloise dit :

    A propos des sondages : ils sont comme la coquille de l'oeuf : un jour elle explose, et la vérité de l'opinion éclate... Il semble même que tous les silences organisés contre la volonté populaire vont produire l'effet contraire : le 18 on va faire entendre "ça" en direct dans la rue une première fois !
    Il est important que les falsifications politiciennes du message des "nonistes" soient démenties dans la rue.
    "Nous" ne sommes pas contre "l'Europe", nous voulons faire une VIè République qui prenne le leadership des révolutions nécessaires à l'Europe !

  18. sergio dit :

    @ didier- 941 : ce n'est pas seulement la campagne de Jospin qui n'était pas à gauche mais aussi son bilan, ce qui est aussi grave. Il a ratifié avec Chirac (cohabitation) le traité libéral de Lisbonne de 3% de déficit à ne pas dépasser + suivre les recommandations financiaristes habituelles anti-services publics; il a privatisé et il a laissé se produire les licenciements boursiers massifs. La page est tournée aujourd'hui grâce au Front de Gauche et à sa campagne d'une qualité et d'une force nouvelles en France et en Europe.
    Au cas où ça n'aurait pas été déjà dit : "Le Monde" de ce soir fait une double page sur l'envol de Mélenchon dans les sondages et les mobilisations multiples dans tout le pays. ça vaut peut-être le coup de l'acheter ?
    Clermont hier a été magnifique. Que les Verts, ex-socialistes, trotskystes, républicains de gauche et progressistes passent au FdG est heureux et inévitable. Et que ce soit au détriment de Hollande entre autres, est nécessaire ; tout comme au détriment de l'abstention des résignés. On ne pouvait plus vivre des élections truquées où la seule alternative était de tout perdre pour des notables vendus à la finance ou pour es financiers extrême-droitisants.
    Il nous faut progresser encore même si on sait très bien que les sondages minorent notre crédibilité et participent honteusement à la censure contre les forces vives de la raison et de la République. On pourra être au 2e tour la force alternative au charlatanisme UMP et Modem. Et le PS nous rejoindra en laissant les hyperlibéraux et corrompus de côté.

  19. lagarde dit :

    Le ralliement électoraliste de Chevènement à Hollande ne doit pas nous faire oublier que beaucoup de chevènementiste sont dégoutés de la position écœurante de leur représentant.
    Pourquoi ne pas les inviter par voie de presse, à la radio, enfin de façon très médiatique, à rester cohérent avec leur démarche politique initiale anti maastrichienne et leur dire qu'ils seront les bienvenus pour venir prendre la bastille avec le FdG pour continuer à lutter ensemble contre cette Europe d'austérité ?

  20. mercure40 dit :

    Bonjour à toutes et à tous
    Sur francetv.fr, programme du 18 mars à Paris, ici
    Résistance Résistance Résistance

  21. Jérémy dit :

    Le PS nous ressort l'argument du vote utile, et personnellement la question que je finis par me poser c'est s'ils ne sont pas à côté de la plaque et ne saisissent pas l'engouement pour le Front de Gauche, son candidat et son programme. Parce que si ceux qui avaient l'habitude de s'abstenir à cause du spectacle bipartisan décident de voter Mélenchon au 1er tour, et donc si le Front de Gauche parvient à mobiliser un part importante du corps électoral, le score du FN pourrait tous simplement baisser! Et puis vu le nombre restreint de candidatures à Gauche cette année, je ne crois à la "dispersion" des voix. Mieux vaut faire valoir un vote en adéquation avec nos convictions et notre vision du monde. Je voterai pour le Front de Gauche et le programme que défend si bien JL Mélenchon, et ça ne sera pas le PS qui dictera mon choix; autant ma voix ne leur appartient pas, autant elle n'appartient pas au Front de Gauche. Un citoyen décide en âme et conscience.

    Luchemos por nuestro futuro! Place au peuple!

  22. Claude46 dit :

    Ah ça ira! ça ira! ça ira ! Pour le SMIC à 1700€, pour la retraite à 60 ans à taux plein, pour la VIe République...
    Dimanche 18 mars, à la Bastille ! Et dès le 22 avril, le vote Jean-Luc Mélenchon pour que les idées de la vraie gauche
    gagnent... Ah ça ira ! ça ira ! ça ira !

  23. r07 dit :

    Bonjour à tous
    Au lieu de regarder les sondages, regardons les nombres et les rapports de forces. J'ai pas osé mettre tous les résultats, mais consultez les.
    2002 c'est d'abord l'abstention record (11 698 956 électeurs ne se sont pas déplacés) en général c'est autour de 7 ou 8 millions. Puis le nombre de vote blancs ou nuls (997 262).
    Le faible score de Jospin est lié à sa campagne (pas un programme de gauche) sa stratégie (je reste premier ministre), sa certitude ("chirac est vieux et battu"). L'écart de 200 000 voix avec Le Pen est là.
    Ce qui à tendance à prouver que sans une campagne claire (on ne convainct pas), sans une stratégie réfléchie (on ne rassemble pas). C'est,de mon point de vue, ensuite un peu gros de mettre la défaite sur Madame Taubira, M Mamère ou Chevènement.
    Ma conclusion : Le vote utile, c'est voter pour ses convictions et cela permet de lutter contre l'abstention. L'abstention est le vote des non convaincu(s).
    Les candidats qui le ne sont pas clairs et convainquants ne peuvent s'en prendre qu'à eux mêmes. Et devraient s'interroger au minimum sur la pertinence de leur projet et de leur stratégie.

    Bien à vous tous.

  24. Pablo dit :

    A tous ceux qui ont peur de ce que la droite et la finance sabote et fasse des coups bas quand (notez je ne dis pas "si" ;-)) nous prendrons le pouvoir:
    Ce n'est pas comme si on parlait dans l'abstraction et dans l'inconnu; des programmes de gauche, écologiques, souverains, de developpement endogène, constituante pour refonder la République, etc, il y en a eu d'appliqués déjà.
    Pas en France, certes, mais il suffit de regarder là bas pour avoir une idée de ce qui pourrait se passer:
    1. on peut être certains que la droite et la finance fera tout (y compris le crime) pour faire échouer le projet.
    2. malgré celà, il es possible de triompher, d'appliquer le programme, et de produire du bien être général.
    Donc, pas de panique (ni de naïveté).

  25. Patrice C. dit :

    Comme le dit le billet du blog : l'insurrection c'est maintenant. Ca veux dire quoi : il faut se mobiliser et dénoncer la main prise par cette oligarchie, celle aussi des médias et des sondages. C'est à nous aussi de prendre le peu de temps de parole que l'on peux avoir à la radio (RMC info, France inter, Europe 1...) et expliquer notre point de vue. Interpeler les journalistes, expliquer, tracter, trouver des idées. Il faut se mobiliser au maximum : c'est maintenant qu'il faut attaquer et ne pas attendre que les choses se fassent.
    Il faut le faire et on pourra être fier de nous ensuite d'avoir chacun mis une pierre à l'édifice que l'on est en train de construire.

    Résistance.

  26. Oliv dit :

    Mes amis,
    Je ne sais toujours pas si je pourrai être avec vous à Paris ce 18. Fauché que je suis, assez fou pour m'être mis à mon compte.
    J'en crève de ne pas en être, c'aurai été ma première, unique et dernière marche de cœur. J'hésite encore à prendre le train sans billet. Imbécile honnête que j'ai appris à être. J'ai bien l'impression que l'envie sera plus forte.
    Si je n'en suis pas, soyez-y pour moi.
    En deuze : mon frangin, mon meilleur adversaire intellectuel pense que le probléme est la souveraineté et l'Euro. Suivant M. Asselineau (qui est un trés bon historien mais nos opinions divergent sur le coupable) Pour moi c'est le capitalisme en premier. J'arrive à résumer qu'il n'a pas tout à fait tort, et que nous ici avons tout à fait raison.
    Il me dit Jean-Luc Mélenchon ne pourra rien faire car nous sommes 27 et c'est Washington qui pilote bruxelle... C'est pas faux., Mais c'est pas vrai.
    Et je ne trouve pas les mots. N'est pas Mélenchon qui veut. Ma chère maman me tire les larmes en me disant que les politiques, c'est tous les mêmes, et mes deux meilleurs potes me disent qu'ils voteront Vert par conviction et blanc au second tour et que c'est toujours le fric et le pouvoir d'abord pour eux. C'est dur. D'être traité de Rouge, de coco, et j'en suis fier. Et Staline, et le goulag etc etc... Et on veut pas vivre en dictature ! Vous y êtes déjà bande de thons ! Propagande efficace.
    Désolé pour ce post pas constructif mais c'est ma 2eme famille ici, j'avais besoin de vous dire.
    Pour moi, c'est le FdG ou la guerre mondiale dans peu de temps.

  27. j'arrive du FAME à Marseille, virtuellement bien sûr, Jean-Luc Mélenchon a encore été brillant. C'est clair : il a étudié tous les dossiers, tous. Il a réponse à tout, mais pas au sens vulgaire du ballot qui croit tout savoir et cause, non au sens du militant sérieux qui a étudié avec les travailleurs et syndicats impliqués, tous les dossiers et y apporte une réponse politique.
    et la public est sous le charme, c'est confondant.

  28. françois dit :

    PG972
    Merci pour tous les liens; Merci.
    Je suis malheureux de pas aller à la Bastille, 7 000 KM.....

  29. dlauren dit :

    Bonsoir,
    L'étincelle pour l'embrasement est proche mais svp, pas maintenant!
    L'UMP va lâcher les CRS à la moindre manif contestataire puis profiter de troubles pour s'afficher en garant de la sécurité, pour décrédibiliser les syndicats... Il n'attend que cela.
    Ne tombons pas dans ce piège énorme, dangereux et contre-productif! NON!
    Les syndicats doivent se contenir, courage un dernier effort! La libération approche.

  30. naif dit :

    @JaB (942)
    " Combien serons-nous dimanche ? A trois jours de la date et vu l’ampleur des rassemblements des meetings successifs chaque fois plus suivis, cette question, tout le monde se la pose..!... les adversaires, les concurrents, sans compter les média avides de gros titres vendeurs".

    Hum. Je vous fait le pari que les médias avides de gros titres vendeurs, minimiseront ou ne parlerons peu de la prise de la Bastille. Il trouveront bien un trubilion ou une cabine téléphonique agressée en direct. Vendre, oui ça les intéressent mais faut pas pousser. Les gros titres seront du style "pour en finir avec le FdG." Mettez vous dans la tête que même le fric ne les fera pas vendre la corde qui les pendra.C'est un dicton bon que pour les cupides, pas pour les idéologues.

    La défaite du PS en 2002.
    Ce n'est ni Chevènement, ni Jospin, ni sa phrase "ce n'est pas un programme socialiste". C'est Chirac et sa campagne contre l'insécurité menée depuis le 14/07/2001 et la certitude pour les électeurs de gauche que le 2ème tour était joué d'avance. Ils ont donc fait l'impasse sur le 1er. Les médias ont matraqué à partir de septembre 2001 jusqu'au 22 avril 2002 sur les faits divers. La conjonction des deux phénomènes a fait passer Le Pen devant Jospin.
    Je ris quand j'entend que c'est la remise en cause de Schengen qui fait monter NS dans les sondages. Savez vous que 70% des électeurs ne savent même pas de quoi il s'agit.
    Si demain on annonce que NS a perdu avec cette proposition, ce sera là aussi une erreur d'analyse. Au même titre que la défaite du PS en 2002.

  31. steph dit :

    @olivier A ceux qui comme à toi me disent que l'arrivée au pouvoir du Front de Gauche provoquerait une riposte telle que la France en pâtirait etc... Je réponds que ce sont des raisonnements de résignés, voire plus de collabos ! Ces gens-là n'ont pas fait le constat de la crise dramatique dans laquelle le capitalisme international nous plonge toujours plus profondément :
    - crise sociale : les inégalités explosent et la moitié moins riche ne cesse de perdre en pouvoir d'achat (cf le probleme du prix des maisons et des loyers que j'abordais : l'INSEE n'accorde qu'une fraction dérisoire du "panier des ménages" au logement ; ce qui implique une sous-estimation importante de la perte de pouvoir d'achat des locataires et primo-accédants, surtout chez les jeunes)
    - crise écologique : la capitalisme productiviste détruit l'écosystème ! Changement climatique, acidification des océans, couche d'ozone, pollution, perte de biodiversité, pesticides, etc etc
    - crise démocratique : l'oligarchie et les instances internationales non élues (FMI, BCE, MES, etc) font que "l'etat ne peut plus rien"
    Ne pas entrer en résistance contre cette agression du capitalisme, c'est faire acte de collaboration ! Oui, la résistance n'est jamais facile, et on prendra des coups. Mais on a prévu la riposte (cf "Nous on Peut !" de Généreux) et on est courageux ! Nous vaincrons parce que nous sommes un peuple déterminé et instruit !

  32. JaB dit :

    jprissoan (69)
    j'arrive du FAME à Marseille, virtuellement bien sûr, … Jean-Luc Mélenchon a encore été brillant. c'est clair : il a étudié tous les dossiers, tous. Il a réponse à tout, mais pas au sens vulgaire du ballot qui croit tout savoir et cause, non au sens du militant sérieux qui a étudié avec les travailleurs et syndicats impliqués, tous les dossiers et y apporte une réponse politique.

    De même. Et c’est vrai. Comment fait-il ? C’est fou la masse de dossiers, de problèmes et de sujets que JL maîtrise techniquement sur le bout des ongles. Je ne vois qu’une explication. Il a réussi à avoir une vison claire de cette imbrication de la situation qui lui permet cela. En tout les cas avec lui, les débats en face à face entre candidats s’annoncent, hum ? Je crois bien et même j’en suis sur, que les adversaires et concurrents ne se sentent pas à la hauteur. Leurs coach-communicants doivent certainement dépenser une énergie folle pour tenter de les élever dans la connaissance des dossiers, mais peine perdue … c’est cette vision qu’ils leur manquent..

  33. l'hallebardier_95 dit :

    @986_r07
    J'abonde complètement à votre analyse. En effet, les absentionistes sont bien celles et ceux qui se sont désintéressés de la politique du seul fait de partis de gauche qui au pouvoir n'ont pas rempli correctement leurs objectifs. A l'opposé, la droite se retrouve toujours en majorité dans les isoloirs car elle sait qu'il y va de la sauvegarde de ses privilèges et sait entraîner derrière tous les frileux et les tièdes prêt à obtenir des miettes un peu plus grosses. Alors, il y a eu un déséquilibre numérique en 2002. En 2005, rebelote, DSK, Fabius, Aubry, et FH ont sabordé la campagne de SR. Par ailleurs, la gauche devrait avoir un impératif le souci d'éducation populaire permanent, s'y abstraire c'est laisser le champ libre à la manipulation ambiante media, publicité qui conduit à l'anesthésie et à la sclérose des citoyens pour un maintien en l'état de l'ordre établi. Aujourd'hui, ce sont ces abstentionistes d'hier trouvant dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon sur la base du programme du FdG des motifs de mobilisation que la tendance peut être complètement renversé. Le vote dynamique c'est celui qui s'opère sur la conviction et non celui qui ne s'arqueboute que sur le rejet ne serait-ce que celui de NS!.

  34. Maurice dit :

    Le meeting de Clermont a encore montré que l'horizon de J-L se situe au-delà de la mêlée. Il manie avec brio les ficelles d'un programme qui permettra de remettre l'humain au coeur du débat. Merci à lui et à vous tous de porter haut et fort ces revendications. Résistance!

  35. henri dit :

    Si vous voulez mettre fin aux balivernes de certains internautes qui ont pour but de nous égarer, faites comme moi racontez une tranche quotidienne de votre vie et vous n'aurez pas de mal à trouver les raisons de voter Front de Gauche, demain j'ai pris la décision d'écrire aux socialistes et à leur candidat pour leur expliquer la nécessité de la retraite à 60 ans, pour ma part je suis bien le dindon de la farce, j'aurai 43 ans et 10 mois de versements de cotisations à 62 ans, à ce jour j'ai 54 ans et ma retraite aura fondu comme neige au soleil, d'un taux de remplacement de 75% en 2002, je partirai avec un taux de remplacement de 59 à 61% en 2019 en ayant perdu une sur côte de 230,00 € par mois. Mais je pense à notre jeunesse qui entre dans la vie active à 27 ans en moyenne et qui ne cotise que très tardivement. Ne vous perdez pas dans des discussions inutiles, notre préoccupation, notre programme et notre persuasion collective, le reste n'est que futilité. En outre, des vestes après des élections, j'en ai une collection dans mon armoire, ce qui ne m'empêche pas de continuer à lutter, pourchassé pour mes convictions, isolé voire insulté j'ai toujours rendu coup pour coup, faites de même et vous serez plus détendu.

  36. genevrieres dit :

    Je vous écoute attentivement chaque fois que vous passez à la télé. Quelque chose me dérange. Vous ne parlez jamais du sort des hôpitaux (infirmières, infirmiers, patients). Je viens de passer 2 semaines a l’hôpital (cardiologie), cela va très très mal ! Manque de personnel, (les services sont obligés de faire appel aux intérimaires, ou bien aux infirmières d'autre service ou bien ils rappellent ceux qui se sont fait plus de 10 h la journée, pour faire la nuit)
    Evidemment les patients en supportent les conséquences. Les repas, vous n'avez pas de sucre ou bien de vinaignette (en portion) ça manque, les portions sont comptées donc si il y a des patients supplémentaires et j'en viens a quelque chose de très important, pour le malade, le lit ! Horreur, après 2 semaines vous rentrez chez vous la peu des fesses en sang ! (j'ai eu de la chance je ne suis restée que 2 semaines, après, c'est l’escarre assurée). Les literies seraient a changer et embaucher des infirmières. M. Mélenchon, il ne faut pas nous oublier.

  37. gabriela dit :

    Il faudrait faire partager partout cette vidéo. Sarko reprend mot par mot Mélenchon, et Copé s'était moqué de cette même idée.

  38. yann guérin dit :

    Nous avons un nouvel allié : Michel Sapin.
    Lire l'article du le site de Marianne 2 ou il est démontré par Sapin lui même que le programme de Hollande sur le plan économique est une copie quasi conforme de celui de Sarkozy.

  39. CJ7556 dit :

    Thèmes de campagne: Hier la planification écologique et aujourd'hui l'eau et l'environnement; parfait. Nous avons besoin de l'équivalent sur l'école et l'université (pas principalement tourné vers les enseignants). A mon avis, il faut revenir, pour les nouveaux venus, sur les explications données en début de campagne.
    Vote utile: le vote Front de Gauche est doublement utile - pour sortir de la politique actuelle mortifère pour le plus grand nombre et - pour mettre en place une politique alternative qui donne des perspectives positives à tous les Français.
    FN: Je comprends l'utilité politique de la poursuite du combat anti FN, mais c'est aux autres partis "démocrates" de s'y coller maintenant et il me paraitrait plus interessant d'utiliser notre temps disponible d'expression et d'écoute pour approfondir les thèmes du programme.

  40. rebelle dit :

    Bonjour à toutes et tous,
    France 1995, grande année, digne d’un millésime, qui a vu le peuple travailleur faire reculer les projets néfastes d’un Chirac et d’un Juppé pourtant « droit dans ses bottes ». Victoire de millions de salariés mobilisés du privé et du public (cheminots en tête) dans le même objectif, défense la retraite et la sécurité sociale.
    Les « vaincus » de l’époque ont vite tiré la leçon de cette séquence historique, diviser, diviser, encore et toujours, monter les Français contre les immigrés, les travailleurs contre les chômeurs, le privé contre le public, les usagers « pris en otage » par les grévistes, etc...
    Un travail programmé dans la durée, méticuleusement orchestré, avec des moyens (médias) tout acquis à la cause. Exemple, pour le cheminot que je suis, un spécial figaro daté du 15 février 1999 jetant l’opprobre sur les cheminots et leur temps de travail (29h/semaine), sans oublier les attaques incessantes sur les régimes spéciaux pointés comme des privilèges, etc...
    Toute les couches de la population y sont passées, chacune en a pris pour son grade ; culpabilisation ça s’appelle.
    Oui, un énorme travail d’intoxication, à tous les niveaux de la société, dans le seul but, prévenir un nouveau 1995.
    Monsieur Sarkozy et sa caste ont, avec grand talent et succès, appliqué une stratégie * qui l’a conduit là où il est (présidentielle 2007). Depuis il a décliné sans faillir une politique de dislocation du tissu social avec la démolition des services publics (école, santé, transports, etc...), la destruction séquentielle de la sécurité sociale et des régimes de retraites, etc...
    Bref l’instauration insidieuse d’un régime de 3D, Dépendance, Discrimination, Désunion tendant à remplacer notre modèle républicain Liberté, Egalité, Fraternité.
    Et comme...

  41. pichenette dit :

    Immense élan porté par le Front de Gauche pour donner à la France le Renouveau dynamique dont elle a tant besoin. Arrêter ainsi la liquidation du pays et la dépression d'une majorité de la population!
    Quel dommage que de nombreux commentaires font état d'une grande envie de venir dimanche caresser la Nation, flirter avec la Bastille et ne peuvent venir pour des raisons financières! pas toujours aisé de mettre en place la solidarité, voir s'il y a du covoiturage, tout dépend de la distance.
    Et si les prodigieux techniciens avec caméras et ordi dans un camion recevaient les messages de sympathie et d'adhésion à la marche ? Parler parler, ne rester pas isolé(e)s peut-être une solution!
    Et les salariés d'Arcelor Mittal à Paris ont été accueilli par des bombes lacrymogènes: le savoir faire Français!

  42. hussidf dit :

    Eh oui! Un meeting sensationnel à la hauteur de nos attentes. A côté on entend crier dans l'eau un François hollande à l'agonie pour un vote utile.
    Et bien voici une anecdote.
    Lorsque l'on demande à un fumeur :
    "Dis-moi la cigarette est dangereuse pour la santé?
    - Oui. quelle question idiote!
    - Pourquoi n'arrêtes-tu pas ? si je suis idiot
    - Je suis dépendant de la nicotine.
    - Et le Parti socialiste t'es conscient que ce n'est pas bien pour la sa....oh pardon pour la société?
    - Oui t'as raison c'est pas le top, mais tu sais, j'ai peur.
    - Alors pourquoi ne t'écartes-tu pas de ce parti?
    - En fait je ne sais pas.
    - Tu sais je crois que t'es aussi accro aux médias et à leur formatage qu'à la nicotine"
    Alors votez utile!

  43. ermler dit :

    Petites réflexions personnelles sur la forme et le fond..
    Mon étourderie m'ayant fait rater hier soir le début de Clermont-Ferrand (merci ydaho!), je me suis farci en apéro la fin du meeting de Hollande. Deux orateurs, deux publics. Contrastes.
    Le premier, crispé sur son pupitre, l'oeil rivé sur son discours crie très fort. La voix part de la gorge. Stridente, désagréable. On souffre presque avec lui. Le second a appris que c'est du "ventre" que ça doit sortir. La voix se déploie, tonne sans jamais crier. Le corps se meut, le visage exprime. Un bonheur pour l’auditeur.
    Le premier, dans un discours mille-feuilles, scande en alternance des formules générales et des mesures "concrètes". Le second déploie une pensée, déroule un argumentaire... L’un débite un inventaire, l’autre dessine un projet… Deux mondes.
    Dans la salle. Rassemblement de fans clubs à Marseille. Tee-shirts à l’effigie du candidat, sourires en formes d‘affiches, applaudissements programmés : on guette le moment pour envoyer la salve.
    A Clermont, on est concentré, on écoute. On s’imprègne. On sent une parole, une pensée, un combat qui circulent dans les têtes et les cœurs. Ici on n’est pas « fan », on est citoyen. Quant le premier crie « François président ! », le second répond « résistance ! »
    A la fin, l‘homme de Marseille, épuisé, aphone écarte les bras seul face la foule avant... d’aller signer des autographes. L‘homme de Clermont, épanoui, fier du devoir accompli, rejoint ses camarades sur la scène, réintègre le collectif en chantant l’Internationale.
    Le premier, drapeau blanc, nous dit « venez à moi !»
    Le second, drapeau rouge, nous dit « je suis des vôtres ».
    Quel bonheur et quelle chance d’être à la Bastille le 18 !

  44. yann Guérin dit :

    Une vidéo à voir aussi : les métallos d'Arcelor Mittal de Florange accueillis par les CRS devant le QG de Sarko.

  45. Pierre, Charles dit :

    Sorry, je suis belge francophone et n'ai donc pas voix au chapitre. Mais tout de même, jean-Luc Mélanchon quelle justesse d'analyse et quelle franchise dans le ton. La seule chose qui me chagrine un peu c'est que, comme chez nous, il y a relativement peu de gens en France qui y entendent grand'chose quand on leur parle de macroéconomie: en fait, c'est à peine s'ils sont accessibles au débat d'idée. En deux mots: cela les emm**** et ils décrochent en moins de trois minutes. J'ai vu cela même chez des gens qui avaient d'appréciables connaissances techniques dans des domaines relativement pointus. Cela me fait craindre que ceux-là même (l'ensemble des salariés et des ayant-droits découlant du travail à un titre quelconque) s'effraient des propos de Jean-Luc Mélenchon et soit s'abstiennent soit votent PS voire pour la Le Pen sur la base de quelque slogan simplificateur.
    En tout cas, si par extraordinaire, vous ne vouliez plus de Jean-Luc Mélenchon, nous, nous le voulons bien car j'ai beau apprécier notre Elio national, le PS belge est lui aussi devenu un PS d'appareil qui semble ne plus trop bien savoir non plus vers où diriger son action.

  46. Ydaho dit :

    [...]

    [Edit webmestre : Attention ! Vous n'avez pas de chance, pour des raisons personnelles je ne suis pas d'humeur ces jours-ci à supporter longtemps votre humour de cour d'école. D'autant plus que vos commentaires aussi nombreux qu'inutiles m'occasionnent un travail supplémentaire dont je me passerais volontiers. Avertissement sans frais, donc, avant la porte. Définitivement cette fois !]

  47. Lilly54 dit :

    Fille de sidérurgiste, petite fille de mineur, j'ai vu la lorraine dépérir. J'ai vécu les mêmes luttes que celles menées par les camarades de Florange. Je pleure à la vue de ces images. Des ouvriers en grève depuis 4 semaines accueillis par les CRS et la lacrymo. Ce sont des pères qu'on insulte et la Lorraine toute entière. Il est temps ! Il est grand temps !

  48. ydaho dit :

    Plaisanterie mise a part, Oliv, essaye le co-voiturage ! Il y a un post pour ça sur place au peuple ! fonce !

  49. Lesver dit :

    @Olivier
    Répond leur simplement que qui ne tente rien n'a rien. Le TINA est le mal de nos sociétés modernes ! Si on baisse les bras d'avance, rien ne changera. De plus, les financiers ne feront pas une croix sur leurs intérêts en France du jour au lendemain, ils se plieront face à la puissance politique pour ne pas tout perdre, certes de mauvaise grâce, mais ça marchait comme ça et ça aurait dû toujours être le cas depuis l'instauration de la république.
    Pour tes amis écolos, dis-leur que le (néo)libéralisme ne sera jamais l'ami de la Nature. Il faut qu'il se rassemble avec nous, qu'on renverse cette société du profit et de la fast finance. Passe-leur le meeting de Clermont-Ferrand, ils verront que leur combat politique est aussi le nôtre, bien plus présent chez nous que dans les accords politiciens et vides de sens des "autres".
    Notre force est collective ! ^^

    @WM, merci pour le "ménage" même si bcp de coms intéressants sont passés à la trappe. Marre de ces imbéciles heureux (in)utiles qui, ne sachant plus quoi faire pour arrêter l'hémorragie, viennent nous polluer ici.


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