06août 11

Entre pause et reprise

Le roi est nu !

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8 Août 2011 : Communiqué
Il est temps de résister à la finance !

C’est comme un vertige que ces informations sur la nouvelle bouffée de délire morbide de la sphère financière. En abaissant la note des Etats-Unis d’Amérique une agence de notation a franchi une limite au delà de laquelle il n’y a guère de retour en arrière possible. Avant la reprise, en pleine pause, j’ai donc pensé utile de marquer le moment par ces quelques lignes. J’ai cru les devoir aux cinq mille personnes qui viennent quotidiennement, en plein été, circuler dans les pages de ce blog comme sur une de ces agoras de notre temps dorénavant familières.

Qu’une seule fois il ait été dit, par une autorité du système lui-même, que les Etats-Unis ne sont plus un placement sécurisé et c’est tout un univers qui prend fin. Si le roi est nu aux yeux de tous, ne fût-ce qu’un instant, il devient impossible d’ignorer ensuite, quoi qu’il fasse, qu’il n’est qu’un homme comme les autres. Car tout l’édifice financier mondial repose en dernière instance sur un pur article de foi à propos de la valeur refuge d’une monnaie, le dollar, dont tout le monde sait pourtant qu’elle ne vaut peut-être pas le prix de l’encre et du papier avec lesquels elle est fabriquée. Au même moment, et ce n’est pas un hasard, l’Euro trébuche une fois de plus, montrant qui avait raison entre ceux qui criaient à la guérison du fait de leur remède de cheval et ceux qui soulignait l’impasse aggravée. Ainsi, en plein mois d’août, aux Etats-Unis et en Europe, c'est-à-dire au cœur du cœur du système capitaliste mondialisé, un monde s’étouffe tout seul sous l’effet de ses propres normes, mensonges et règles absurdes. Ah oui ! Comme nous avons en vain décrit, analysé, décortiqué et prédit, des années durant, les effets à venir de la ronde aveuglée des capitaux fictifs et des capitaux flottants ! Comme nous avons alerté, tant de fois, contre la cancérisation générale de l’économie par cet épisode de financiarisation si spécial de l’histoire du capitalisme ! Ce travail de l’altermondialisme n’enlève rien à l’effet de stupeur que provoque la confirmation de nos thèses par les évènements de ces derniers jours. Ce qui est en jeu ce n’est pas seulement une crise au sens que l’on donne à ce mot pour désigner un dysfonctionnement majeur avant un retour à l’état antérieur. Bien sur un énorme bug est en cours. Il touchera la planète entière du fait de l’imbrication des systèmes locaux dans le réseau monde. Mais la suite ne pourra ressembler à ce que nous avons connu. Par exemple, la hiérarchie de l’économie mondiale va être bouleversée. J’ai publié ici même, il y a deux ans, une note à ce sujet pour présenter la thèse d’une « bifurcation » de l’économie monde et donc du centre de la civilisation humaine. Naturellement tout ceci ne veut pas dire que le système capitaliste soit éternel et que seuls son organisation et sa hiérarchie pourraient être modifié. On peut imaginer qu’à la faveur des désordres et des dislocations qu’une crise majeure provoquerait, les sociétés elles mêmes bifurquent et s’orientent sur d’autres valeurs et modes sociaux que ceux dans lesquels nous avons vécu jusque là. En effet pour l’instant nous ne considérons que l’aspect financier de la dislocation du système. Mais la dimension autrement plus violente et décisive qu’est la crise écologique continue son œuvre. Et les mêmes dirigeants incapables qui se montrent impuissants à maitriser des choses aussi banales que des dettes souveraines le sont bien davantage pour prendre les décisions de long terme que la crise écologique exige.

Naturellement la plupart des gens ne comprennent rien à ce qui se passe et ils n’auront guère moyen de le faire compte tenu des refrains déjà mis en circulation. La propagande dominante s’arcboute sur les thèses qui ont conduit à la catastrophe : « il faut faire des sacrifices, il faut rembourser la dette » bla bla. Bien sûr, la Grèce ne remboursera jamais, bien sûr, les Etats-Unis non plus. Bien sûr que la suite va mal tourner et toutes les tensions s’aggraver dans les nations et entre elles. Sauf si ! Sauf si tout pouvait continuer comme avant. Si l’illusion pouvait durer. Si chacun voulait bien « faire semblant », comme avant. C’est à quoi ils travaillent. C’est ce qu’ils appellent « regagner la confiance des marchés ». Encore une minute monsieur le bourreau ! Mais nous, nous savons.

Ces jours-ci le monde franchit un seuil. Une nouvelle saison de l’histoire est vraiment engagée. Nous n’en serons pas spectateurs mais acteurs. Une dure séquence est à venir. Je ne l’aime pas, mais je n’en ai pas peur. L’expérience accumulée par l’examen de tant de situations dans le monde, le refus du confort de courir avec la meute des importants nous ont bien préparés. Ils me  font voir ce qui vient sans surprise et bien équipé de solutions. Cependant, comme il est étrange de lire, parfois sous la plume de nos pires détracteurs, des phrases et des idées qui hier encore nous étaient reprochées comme la preuve de notre « archaïsme ». Je pense par exemple au journal « Le Monde ». Il prête à l’économiste Daniel Cohen, dont il est précisé qu’il est membre du conseil de surveillance de ce quotidien, une analyse où la BCE devrait fonctionner comme une « bombe nucléaire » pour faire « capituler les marchés ». Comment ? En achetant massivement les titres de dettes souveraines chaque fois qu’une tension anormale apparaitrait en sorte que les « marchés » sachent que la banque centrale « aura toujours le dernier mot ». C’est exactement ce que nous disons sur tous les tons, depuis le début de la crise grecque. Et qui nous vaut d’être classé à « l’extrême gauche » par ce journal. Et comme il est frappant de lire, dans la même page, une démonstration chiffrée du fait que jamais la dette grecque ne pourra être payée, même en une génération ! Avons-nous jamais expliqué autre chose ?

Pourtant, avoir eu raison ne nous vaudra aucun avantage particulier. L’histoire n’est pas un colloque savant. La lutte va s’aiguiser, les rapports de force se tendre ! Dans l’immédiat voici les deux camps possibles: capituler ou résister.

L’occasion est belle, puisque me voici parmi vous mes chers lecteurs, de recommander aussi quelques vidéos que j’ai eu, enfin, le temps de regarder et qui m’ont plu ou fait sourire. Ce sont des vidéos dont je suis le protagoniste. Nul narcissisme dans ces recommandations. Juste une marque de gratitude pour ceux qui se donnent la peine de les réaliser, sans qu’on leur demande rien souvent, et qui ne demandent d’ailleurs rien en retour. On ne me croira peut-être pas mais je ne connais pas toujours les auteurs et parfois ceux-ci n'ont jamais pris contact directement avec moi. Sans consignes ni directives, avec intelligence et humour, elles déploient une véritable ligne de front pour informer, convaincre, ou contre attaquer, selon l'humeur de ses concepteurs. Ainsi quand quelqu'un que je ne connais pas, et qui n'est peut-être pas de mon bord, réplique à cet article plein de sous entendus venimeux au sujet de ma visite au quartier de la Paillade. Parfois c'est tout un travail structuré et inscrit dans la continuité qui se réalise. Ainsi cet observatoire de la propagande et des inepties anti melenchon (OPIAM) que je ne découvre que cet été. Ou cette série de zapping sur les marqueurs de notre programme. Loin d'être accessoires, ces initiatives ont leur propre espace et leur impact n'est pas négligeable. Ainsi de cette interview du "professeur Mhelan Chang", hilarante mais sérieuse, qui a reçu trois cent mille visiteurs.

Bien sur, l’équipe de campagne qui se constitue petit à petit tâche de coordonner tout ce qui se réalise et dont elle est informée. Mais je suis très attaché à la spontanéité et à la liberté de ces sortes d’initiatives. Elles offrent  parfois des plaidoyers inattendus. Par exemple celui que reprend sur son blog mon ami Alexis Corbière à propos de mon supposé machisme ! Je découvre à la fois que la critique existait et quelle réplique il peut y être fait. Ou bien à propos de ma rencontre avec Eva Joly à Avignon. J’ignorais qu’il y eût des images. J’ai aussi été assez impressionné par cette vidéo que je n’avais pas regardée, sur ma position à propos du salaire maximum. Et, parce qu’il m’a fait du bien, je vous propose ce lien vers un reportage sur notre meeting du 29 juin place Stalingrad. Juste un beau moment !


362 commentaires à “Le roi est nu !”

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  1. 1
    jefmergen dit:

    bonjour
    Depuis le temps que tout fut dit, ici même, sur ce sujet...
    Malgrès les baveuses explications télévisuelles des quelques "économistes" autorisés, le mur est bien là et on fonce dedant pour la plus grande joie de ceux qui vont encore tirer les marrons du feu.
    Prêt à parier que les états vont encore renflouer ces marches boursiers sordides.
    Nos dirigeants m'écoeurent et la Règle d'or pour l'UMP et le PS pas émergé de la fange.
    Encore un petit effort d'attente et nous seront les seuls crédibles, au Front de gauche !

  2. 2
    jennifer dit:

    Terrible cette crise. Des rebondissements en série. Sarkozy et tous les dirigeants tremblent en ce moment. Particulièrement l'Europe. Si seulement cela pouvait détourner leur attention de la Libye et des bombardements. Au fait ça coûte combien tous ces bombardements "humanitaires"?

  3. 3
    JBL dit:

    Merci à vous d'être vous.
    Avoir raison aujourd'hui, effectivement, laisse un goût amer.
    Bah, continuons tout de même, car beaucoup d'entre nous n'avons rien à perdre, plutôt tout à "gagner".

  4. 4
    Jonathan L. dit:

    Merci pour le petit "coucou", ça fait plaisir de voir que même en "pause", vous êtes en mode "play"
    Ce ne sont pas les seules fois où les idées du PG et du FdG sont ainsi détournés de leurs sources et de leurs applications. Il y en a malheureusement bien d'autres et pas des moindres.
    Je citerai également:
    - Le ratio plus bas-plus haut salaire
    - La taxe sur le profit
    - La désinformation assumée sur les mots "Populisme ? J'assume !", qui signifiaient que Jean-Luc Mélenchon "acceptait" de se faire insulter - alors qu'on se méprenait déjà sur ce terme ambivalent -, et à quoi on a voulu faire signifier "En effet, vous avez raison, je suis un démago en puissance"
    - La fin du nucléaire
    - Sa soit-disante sympathie pour les régimes dictatoriaux, comme la Chine ou Cuba, prétextée après un constat qui est apparemment mal passés pour certaines figures institutionnelles, soit des faits de boycott dans une remises de récompense, et un virage idéologique et politique salvateur là où on prétend que se trouve les pires travers humanitaires (ouais, y parait !)
    Mélenchon, présidons!

  5. 5
    Jiemel dit:

    Cette crise fait peur. Je crains qu'il ne soit trop tard pour y échapper. Cependant le changement même s'il fait peur est nécessaire. Le capitalisme est à l'agonie, sous respirateur artificiel. Reste à ce que le médecin ne déclare la mort clinique pour confirmer. Bref. Toutes mes condoléances !
    Rendez-vous pour l'enterrement prévu fin avril début mai 2012. Après ça, la vie continue !

  6. 6
    Louis Dominique dit:

    Oui le système craque et c'est dangereux pour notre confort, oui ce qui arrive aux grecs nous pend au nez. Mais dans le monde entier çà craque et les gens refusent la fatalité des marchés. En Espagne encore aujourd'hui, une révolution est en marche. Même en Israël, les gens se sont levés avec des slogans faisant référence à l'Egypte. Aux USA, je ne pense pas non plus que les gens vont se laisser tondre comme des moutons ou se jeter dans les bras des tea-party, çà va bouger aussi.
    Alors, non, ce n'est pas nous les Français qui allons avoir peur d'une révolution. Ne restons pas crispés sur l'élection présidentielle (élection piège à con). L"essentiel est ailleurs et cela pourrait bien aller beaucoup plus vite que le calendrier électoral pépère.
    Ouvrons les yeux (je vois aussi avec plaisir que Jean-Luc reste bien éveillé même en vacances) et ne laissons pas faire les banksters: refusons leur hold-up, calmement mais fermement!

  7. 7
    Bubu dit:

    Combien de temps va durer encore cette mascarade? Qui osera le premier dégainer l'arme de la fiscalité dite confiscatoire qui ferait fuir les riches? Mais pour aller où maintenant? C'est le moment ou jamais de reprendre l'argent là où il est, et qu'ils s'en aillent tous!

  8. 8
    Christian B dit:

    Dans les période de crise, l’histoire nous montre que les puissants n'hésitent pas utiliser des solutions de dernier recours les plus effroyables, la guerre ou/et la dictature fasciste.
    Pour cela, il faut une population majoritairement ignorante, servile et apeurée, bref toutes les conditions favorables pour faire accepter l’inéluctable réalité qu'on leur impose.
    Sachant que la majorité des médias sont à la botte du pouvoir, et que la majeure partie des gens ignorent les tenants et les aboutissants de la situation, les conditions semblent favorables.
    Alors vite, les assemblées citoyennes, il faut crever l'abcès de l'ignorance et de la fatalité, avant que la situation ne s'envenime et ne s'emballe, car apprendre à naviguer dans la tempête sera plus périlleux.

  9. 9
    4 Août dit:

    Pour le fun, voici un exemple de la propagande pro-banksters. Il s'agit de l'économiste Nicolas Bouzou, qu'on a bouffé matin-midi et soir sur toutes les ondes hier, et qui voit dans l'arrêt des soins contre la gastro une des solutions de désendettement face à la crise.
    « en 2007/2008 on avait une crise financière qui a débouché sur une crise bancaire qui avait déclenché une crise économique. Aujourd'hui, on a une crise de surendettement des Etats, qui potentiellement, on n'en est pas là, pourrait déclencher une crise bancaire et économique. Il faut sans doute jouer sur les retraites, on a commencé avec les retraites, mais il faut aller plus loin. Mais la route est tracée. Il faut maintenant commencer à agir en matière de dépense maladie. Il y a des médicaments qu'il faut arrêter de rembourser. Quand vous avez une gastroentérite, ça se soigne en buvant de l'eau. Donc ça, il faut arrêter de rembourser parce qu'on n'a plus les moyens ».
    On pourrait en rire, mais...

  10. 10
    jennifer dit:

    La question de la crise ne peut être résolue simplement par la redistribution mais par une politique d'investissement et de relance de la croissance, même si ce mot semble déplaire à tant de gens.
    A l'heure actuelle c'est la question des immenses déficits budgétaires qui sont en cause. Or il est faux de croire que c'est ce que préconisait Keynes. Une politique d'investissement c'est ce qu'a appliqué la Chine et c'est en ce sens qu'elle a appliqué Keynes (selon une lecture correcte de celui-ci), et la Chine n'a pas un déficit budgétaire important.
    http://socialisteconomicbulletin.blogspot.com/2011/08/financial-crash-and-macro-economic.html

  11. 11
    Michèle dit:

    Bonjour et merci pour cette intervention fort utile pour pointer la valeur relative de l'événement. Alors les américains "vivent au-dessus de leurs moyens" eux-aussi, c'est "noté", mais est-ce un scoop? Ce qui est inquiétant c'estque ce système est entré en décompensation et sa folie se révèle avec ses ravages du fait d'une injonction paradoxale: Faire confiance à ceux qui nous trahissent.
    Précarité jusque dans la pause, au cœur des sacro-saintes vacances! Décrétées purificatrices sinon saintes chez nos gouvernants alors qu'on tire à balles sur les manifestants qui protestent contre la hausse des prix du transport en avion.
    Oui, il importe de logifier tout cela, de contenir cette folie avec les mots d'une raison.
    Non, le monde n'est pas fou, c'est le capitalisme qui décompense.

  12. 12
    Arlequin dit:

    Nous entrons progressivement dans un « pré-totalitarisme » et la social-démocratie, comme dab, accompagne le mouvement.
    Un exemple ? Voir les vidéos ci-dessous sur la Souffrance au Travail et ses conséquences sur l’ensemble de la société
    Rien n’est irréversible : cela dépend de chaque citoyen(ne)
    J'ai très mal au travail | Christophe Dejours - 12 vidéos de 12’
    http://www.youtube.com/watch?v=BLet1cNcGlw&feature=BFa&list=ULBFUsHmaM3jg&index=9

  13. 13
    maitrekanter dit:

    "Utiliser la BCE comme une bombe pour faire capituler les marchés"

    Que la BCE puisse prêter directement, ce qu'elle fait en partie, peut sembler plus juste, mais reste condamnable.
    La France ou l'Allemagne bénéficient de la bienveillance des marchés, mais cela ne les écarte pas pour autant de la spirale de l'endettement qui justifie les cures d'austérités. On ne résoud pas le problème en substituant le contribuable aux banques peu enclines à acheter des actifs pourris.
    Le capitalisme est en crise, qu'il crève, on s'en passera. L'actionnaire n'a pas besoin du peuple pour sombrer avec lui. Inutile de jouer les prolongations, façon soc-dem.

  14. 14
    rosay dit:

    Bonjour à tous,
    Certes la situation générale risque de devenir plus grave que nous ne le pensons chacun dans notre petit coin, si non tant mieux, mais au cas où, ne serait-il pas plus sage de s'y préparer ?
    Songez fortement à la Révolution Citoyenne tant attendue et vous y préparer sérieusement, même en ne pensant qu'aux élections à venir 2012.
    Rosay à +

  15. 15
    rodriguez dit:

    C'est peut être jour de chance.
    Le capitalisme donne l'image d'être toujours sorti triomphant des luttes idéologiques qui lui ont été portées durant le siècle dernier. Les propositions de remplacements, trahies par des régimes indignes ont été mal menées et déconsidérées par ce que mal interprétées. Pourtant, je reprends espoir car depuis 40 ans je m'étais pronostiqué que l'arme infaillible contre le capitalisme existait et que c'était le capitalisme. Et plus il est sauvage, et plus il est auto destructeur ! Basé sur le déséquilibre, sur la stratification des richesses, il subit des tensions énormes chaque fois qu'une strate change de position. Les pays dits émergents vont prendre la place des "anciens". Les nouveaux patrons vont retourner l'exploitation sur leurs anciens maîtres. Les producteurs vont devenir décideurs. Les pauvres des anciens pays riches vont devenir encore plus pauvres, ceux des pays en développement vont subir l'exploitation draconienne du système. Mais un jour, le déséquilibre ne pourra plus être suffisant, il n'y aura plus assez de différence entre exploiteurs et exploités. Le capitalisme succombera de ne pouvoir exister. Ce sera dur, très dur ! Peut être pourrons nous hâter cette déconfiture par une action universelle, peut être pourrons nous protéger les plus démunis par une politique sociale.

  16. 16
    JeanLuc dit:

    @ 4 Août,

    Dans le genre médaille d'or de la connerie, le sieur Nicolas Bouzou en mérite une de poids ! Y-a-t-il un lien vers le média où ce triste sire s'est exprimé, il convient de l'encadrer !

  17. 17
    Bigorneau Africain dit:

    Encore une preuve que le monde capitaliste vit sur du vent, qu'il fait peur aux petites gens pour mieux les exploiter par la suite.
    L'Amérique mal notée qui fait la leçon au Monde, les Israéliens qui manifestent contre la vie chère en ne voulant pas voir la misère des Palestiniens, la Grèce qui coule, l'Italie le Portugal et l'Espagne qui tremblent, Les Syriens et les Afghans qui sont tués, le Magreb qui ne sait plus où il en est (l'Islamisme pur et dur veille). Les Chinois exploités par leurs capitalistes et tous les autres.
    Heureusement la France est notée AAA, les vacances peuvent continuer. Les matins qui déchantent c'est pour demain.

  18. 18
    MichelD dit:

    Ne parlons pas de la dette sans dire le pourquoi et le comment de la dette.
    De tout temps les princes ont voulu asseoir leur puissance en créant leur propre monnaie, sous Giscard, la France a perdu sa puissance financière en supprimant à l'État de créer sa monnaie (et les autres responsables des autres Pays européens ont fait de même (bien sûr)). Ce qui ne coûtait que le prix d'impression a été remplacé par les intérêts servis aux banques. Et les banques depuis se gavent sur notre dos.

    De nos jours il en est de même avec l'Europe, ou les États bien sûr, mais également la banque centrale européenne ne peuvent pas (traité de Mastrich) créer monnaie, mais doivent passer obligatoirement par les banques. Ainsi, la BCE imprime les billets, elle les donne aux banques aux taux de 1% et les banques les prêtent aux États qui veulent emprunter au taux de 4% ou 5% voire plus selon le Pays ! Facile pour les banques non ?

    En 2002, la France avait une dette de 10%, aujourd'hui 87%. Il n'est donc pas inutile, à chaque fois, de répéter :
    - effondrement en dix ans des recettes générées par l’impôt sur le revenu, passées de 80 milliards à 37 milliards l’an passé à cause de la multiplication des niches fiscales en tout genre,
    - défiscalisation des heures supplémentaires (4 milliards) (sans compter les chômeurs supplémentaires),
    - amendement Copé, à lui seul il coûte déjà quelques 20 milliards d'euros de taxe en moins pour les entreprise,
    - TVA sur la restauration qui, depuis son instauration en 2007, coûte bon an mal an 4,5 milliards d’euros,

    Pour mémoire la France paie (2010) 50 milliards d'intérêts sur les emprunts (le budget de E.N. est de 60 milliards)...

    Or, s’agissant de ces choix et de bien d’autres, les politiques ont clairement la main et quels sont les hommes politiques qui pourraient s'engager autrement ?

  19. 19
    toto dit:

    Cette phrase de Jean-Luc, extraite du texte ci-dessus, est un formidable raccourci annonciateur de la mort certaine de l'animal blessé mais encore rugissant qu'est le systhème capitaliste
    Ainsi, en plein mois d’aout, aux Etats unis et en Europe, c'est-à-dire au cœur du cœur du système capitaliste mondialisé, un monde s’étouffe tout seul sous l’effet de ses propres normes, mensonges et règles absurdes.
    Ce monde s'étouffe tout seul comme un pendu au bout de sa corde. Les normes, mensonges et règles absurdes sont constitutifs de la pathologie qui gangrène le système. La bête se meurt baignant dans l'émanation putride de sa propre décomposition. L'humanité est à l'aube d'une ère nouvelle, nous avons la solution. Mélenchon présidons!

  20. 20
    A-J Holbecq dit:

    Bien sur ce n'est pas le seul modèle applicable si, comme l'écrit J-L Mélenchon " les sociétés elles mêmes bifurquent et s’orientent sur d’autres valeurs et modes sociaux que ceux dans lesquels nous avons vécu jusque là.", mais les lecteurs intéressés pourront lire sur le site " http://www.ecosocietal.org/ " l'intégralité de " Une alternative de société, l'écosociétalisme" (préface de Patrick Viveret)

  21. 21
    grd13 dit:

    Marx à dit: "Le capitalisme porte en lui les germes de son autodestruction."

  22. 22
    francis dit:

    Ces zozos qui pérorent au quotidien sont tellement imbibés par leurs certitudes, ce qui arrive et va arrivé est tellement prévisible que le "programme" de ce serpent capitaliste qui continue à se mordre la queue finira bien par s'autodétruire complétement.
    Merci à toi, JL, de rester sur le pont, mais repose-toi car ça va tanguer à la rentrée.
    Bonnes vacances.

  23. 23
    Annie (PG36) dit:

    Je me suis permise d'en faire un copier/coller sur mon blog, en mettant certaines phrases en gras+rouge pour les mettre en valeur.

  24. 24
    rosette dit:

    "un monde s'étouffe tout seul sous l'effet de ses propres normes"
    Oui, mais n'oublions pas à quel prix. Au prix de la misère qui grandit et qui laisse sur le carreau de plus en plus de citoyens. Leur situation réclame une urgence sociale : laquelle? comment ? avec qui ? avec quoi ?
    Développer l'économie solidaire, développer d'urgence l'acceuil des S.D.F. Comment ? Mettre en place le partage des richesses, vite. Comment ?
    Tout cela pour savoir comment remedier à l'urgence sans attendre la Revolution Citoyenne. Merci pour vos réponses.
    Rosette

  25. 25
    le Prolo du Biolo (PG 69) dit:

    Vote utile, union nationale et collaboration de classe. J'ai idée qu'on n'a pas fini d'en entendre parler de ce genre de fadaises, ici et là-bas.

    "Obama demande à tous les partis politiques de s'unir pour sauver l'économie américaine".
    Sans bien entendu changer l'ombre d'un yota dans ses analyses, vu que c'est bien connu nous avons affaire à une fatalité qui nous tombe des nuages et sur laquelle par définition nous n'avons aucune prise. Juste la faute à pas de chance, et à rien d'autre.
    On croirait du Hollande ou du Sarkozy.
    Leur système a échoué mais il faut se regrouper avec eux pour continuer de plus belle et sans rien en changer.
    Espérant on ne sait quelle intervention divine pour changer le cours du destin.
    Et sous leur direction évidemment, vu qu'il ne leur viendrait pas une seconde à l'esprit qu'après leur échec retentissant il leur faut laisser la place à plus compétents qu'eux.
    Puisqu'on vous dit qu'il n'y a pas d'alternative !

  26. 26
    Alexandria dit:

    Ne vous réjouissez pas trop vite, camarades... Vous avez déjà essayé de faire virer à 180° un paquebot à pleine vitesse ? Autre métaphore : « Il est encore fécond le ventre dont est sorti la bête immonde... »
    Note dégradée aux USA => l'occasion pour quelques détenteurs de CDS de faire un peu plus de gras sur le dos des peuples. Et avant que la très dogmatique Europe tourne casaque concernant les politiques d'austérité qui mettent les peuples sur la paille, il y aura bien d'autres peuples qui seront lessivés. La Grèce (dont les fondamentaux ne sont pas pires que ceux de la Grande-Bretagne, au hasard) a servi de galop d'essai parce que sa dette est minuscule (3% du PIB de l'Europe, je crois). C'est comme pour la lessive : faites un essai de votre détachant toxique sur un petit morceau caché de votre vêtement. Si ça marche, allez-y franco (sans allusion à l'extrême-droite, bien sûr...). Et ça a marché : nos « élites » au service de l'oligarchie financière ont fait le contraire de ce qu'il fallait faire, comme espéré et prévu, elles cassent toute possibilité de redémarrage en tarissant la consommation ; les goinfres nantis peuvent s'attaquer aux autres : Portugal, Espagne, Italie, Belgique (qui va plutôt mieux depuis qu'elle n'a plus de gouvernement, mais ça, c'est un mauvais exemple pour les autres, alors on va attaquer – provenance de l'attaque, au hasard : la Grande-Bretagne...) et bientôt la France, et, morceau de roi, l'Allemagne qui n'a de cesse que de mettre à genoux ses partenaires européens, et va bientôt perdre de la sorte tous ses clients... Quant à la G.-B. (Grande Bretagne, pas Gueule de Bois), on lui fout la paix : la Finance, ce n'est pas Wall Street, c'est la City...
    Z'en faites pas, y'a encore du gras à faire avant la chute...
    Qu'ils s'en aillent tous !

  27. 27
    José dit:

    "Car tout l’édifice financier mondial repose en dernière instance sur un pur article de foi à propos de la valeur refuge d’une monnaie, le dollar, dont tout le monde sait pourtant qu’elle ne vaut peut-être pas le prix de l’encre et du papier avec lesquels elle est fabriquée."
    Il faudra donc réduire les coûts de fabrication: fournitures, impression. Peut-être demander un devis à la Chine?

  28. 28
    BURIDAN dit:

    Ce papier mérite une vive réaction. Car au travers de la baisse de la note attribuée aux Etats-Unis, c’est la politique d’Obama et la personne même de ce président atypique qui est visé.
    Les haines raciales et anti sociales s’expriment indirectement au travers des agences de notation. Elles préparent un retour de flamme très violent. La droite américaine biche de voir ce Don Quichotte qui voulait offrir à tous ses concitoyens une protection sociale et plus d’égalité désavouée par ses propres troupes.
    J. L. Mélenchon, en se réjouissant trop vite, fait le jeu de cette droite immonde qui contribue à appauvrir les plus pauvres, à activer les famines aux travers de ces fameuses agences de notation.
    Quant au rachat des dettes souveraines au travers de la BCE c’est simplement stupide car les fonds déplacés ne serviraient qu’à accroître la servitude des pauvres de l’UE. La solution me semble résider dans le simple refus du remboursement des dettes, dans la mise hors la loi des agences de notation, dans la totale ouverture des frontières, dans l’abandon d’une monnaie référence et des valeurs, dans une conception renouvelée de la démocratie passant non par des candidats autoproclamés mais s’inspirant de l’antique démocratie grecque (tirage au sort des responsables parmi des candidats compétents).
    Pour l’instant il est du devoir des citoyens de dénoncer avec vigueur ce système qui ne relève pas de la démocratie. Qui dirige les agences de notation ? Les décisions de la BCE relèvent elles de représentant démocratiquement mandatés ? etc.

  29. 29
    galanga dit:

    N'ayons pas peur.
    N'ayons pas peur de demain.
    N'ayons pas peur de ne pas savoir ce que nous réserve encore la crise financière.
    N'ayons pas peur de ces manipulations des "puissants" de la finance pour nous mettre à genoux.
    C'est à nous, tous ensemble, d'instiller en eux la peur du Peuple.
    Réfléchissons. Préparons. Planifions. Et Mélenchon, présidons.

  30. 30
    stonewing dit:

    Votre "président atypique" n'est qu'un "Oncle Tom", comme l'étaient ses prédécesseurs, tous au service de leurs maîtres de Wall Street, des marchands d'armes et des pétroliers.

  31. 31
    Scenarandco dit:

    "Avant la reprise, en pleine pause, j’ai donc pensé utile de marquer le moment par ces quelques lignes. J’ai cru les devoir aux cinq mille personnes qui viennent quotidiennement, en plein été, circuler dans les pages de ce blog comme sur une de ces agoras de notre temps dorénavant familières."
    C'est d'un homme d'état. Ma voix vous est acquise.

  32. 32
    Henri-Georges Naton dit:

    Juste un truc qui rentre en résonance avec ce qu'il se passe :
    Je suis en train de lire Croc-Blanc à mes enfants. Et dans la préface de cette édition je retrouve une perle qui, je trouve, colle bien à notre époque troublée :
    "Pas de quartier! Il nous faut tout ce que vous possédez. Nous ne nous contenterons de rien de moins. Nous voulons prendre entre nos mains les rênes du pouvoir et la destinée du genre humain. Voici nos mains, nos fortes mains! Elles vous enlèverons votre gouvernement, vos palais, et toute votre aisance dorée, et ce jour viendra où vous devrez travailler de vos mains à vous pour gagner du pain, comme fait le paysan dans les champs, ou le commis étiolé dans vos métropoles. Voici nos mains; regardez-les: ce sont des poignes solides."
    Jack London en 1905, devant un club de riches New-Yorkais

  33. 33
    Genialle dit:

    "Israël: la contestation sociale est sans précédent"
    Oh, miracle aux pays des miracles. Les Israéliens sortent dans la rue pour eux, en disant ici c'est l'Egypte! Allez un pas de plus vous verrez les palestiniens avec vous.

    @ Buridan
    Je suis plutôt d'accord avec toi. Car les "républicains" sont la lie de ce pays.

    @ Alex
    Pour la G.B elle brûle : "Le quartier de Tottenham a été secoué par des pillages et des incendies de véhicules"
    Le paquebot va surement se transformer en Concorde (l'avion) car les évènements sont là! Et pas après-demain.

  34. 34
    Normandie-Niemen dit:

    Je me désolais depuis avant-hier de pouvoir lire une de vos réactions à la sinistre farce qui se joue, une fois de plus, devant nos yeux. Je plaisante.
    Cette évolution triste, mais - historiquement ? - nécessaire, me facilite le travail de persuasion des aveugles qui ont peur de la lumière du jour. Vous parliez dans un de vos blogs récent d'une accélération de l'histoire. Celle-ci semble vous donner raison.
    Et ce que vous écrivez fait écho en moi : capituler ou résister.
    C'est la motivation de mon pseudo. En écho à une place sur laquelle vous avez tenu un discours qui m'a rappelé les accents de Malraux lors de son discours prononcé à l'occasion du transfert des cendres de J. Moulin au Panthéon. J'en ai d'ailleurs ensuite regardé la vidéo.
    Des résistants. Seuls - qui aurait misé au cours de 1942 à la victoire des troupes soviétiques sur les forces du Reich, apparemment invincibles, parce que, en partie, présentées comme telles? - mais déterminés.
    Mais, je m'égare...
    Très bonnes vacances à vous.

  35. 35
    paloma dit:

    J'aime beaucoup le terme de cleptocratie pour désigner les marchés financiers, agences de notation, etc. Encore plus parlant qu'oligarchie.
    Un lien vers cette vidéo d'où je viens de l'entendre: http://www.dailymotion.com/video/xkb7oi

  36. 36
    Arlequin dit:

    @Paloma :
    Merci pour cette vidéo : c'est révélateur et cela démontre aussi que même aux US certains ne sont pas dupes des manoeuvres actuelles de la "haute finance" ces vampires comme disait le "vieux" Marx !

  37. 37
    BURIDAN dit:

    @ stonewing
    Sauf qu'Obama gêne tellement les maîtres de Wall Street, les marchands d'armes et les pétroliers qu'ils se liguent en ce moment pour le faire tomber.
    Attention aux retours de bâton. Je n'approuve pas plus que vous la politique américaine en Afghanistan par exemple. Et déteste tout autant les pétroliers et Wall Street. Mais il faut de temps en temps voir le dessous des cartes et comprendre qu'Obama, tout Oncle Tommiste qu'il soit, n'en est pas moins le premier à essayer d'instituer une politique réellement sociale. Ce que refusent avec violence tous les lobbies financiers (banques et assurances).
    Un peu de largeur de vue est parfois utile pour sortir des dogmes!

  38. 38
    marechal dit:

    Je découvre avec stupeur Nicolas Bouzou, et le traitement de faveur dont il semble bénéficier de la part des médias. Tout un symbole quand on pense à certaines joutes orales de notre porte-parole avec les interviewers qui l'interrompaient sans cesse à certain moments-clés.

    @ buridan
    Je ne vois pas où Jean-Luc Mélenchon fait le jeu de cette droit immonde. J'aimerai une explication (au webmestre : promis que je ne m'emporte pas même si Cronos est dans le coin...).

  39. 39
    Menjine dit:

    Le capitalisme est à l'agonie. Nous ne pourrons nous réjouir que quand il sera mort.
    Pour cela il va falloir l'y aider à trépasser ! Vite et sans lui laisser la possibilité de ressusciter le troisième jour.
    La "bombe nucléaire " de Daniel Cohen (même si elle avait déjà été préconisée par Mélenchon) consistant à faire intervenir la BCE en rachetant les titres des dettes souveraines ressemble à une "bombinette" si elle n'est pas accompagné d'un puissant mouvement populaire, une lame de fond.
    Il va falloir passer à la castagne, déterminer le projet. Dire et répéter que nous n'en sommes plus au moment de colmater la crise, mais au moment possible de la lutte finale.
    Ce moment ne viendra pas de soi-même il faut l'aider à advenir, massivement, et pas seulement par un jeu de mesurettes fiscales.
    Je pense que les choses s'accélèrent et qu'ils va nous falloir être à la hauteur, c'est pas gagné.

  40. 40
    BURIDAN dit:

    @ Marechal
    Clairement : pour vous Obama est il le copié/collé de Bush ?
    Je précise: je suis totalement opposé à sa politique internationnale. Mais la raison de la chute de la note américaine par les fameuses agences (dont vous semblez être le soutien objectif ici!) est directement lié à sa politique sociale intérieure.
    En essayant d'instituer un régime de sécurité sociale, Obama s'est mis à dos les banques et les assurances qui gèrent les agences de notation. La nouvelle du recul de la note américaine n'a donc rien de surprenant et était, pour l'observateur, impartial prévisible.
    La seule conséquence de cette notation est la mise en attente des réformes sociales entreprises aux USA par Obama contre vent et marée.
    Vous en réjouissez-vous ?
    Obama comme tous les puissants de la planète est sous le joug de trois agences de notation et du FMI. C'est ce crypto-pouvoir capitaliste qu'il faut combattre avec énergie. Maintenant et sans attendre! La lutte est mondiale. Et tous les combats nationalistes sont d'arrière garde.

  41. 41
    Bruno dit:

    Face à cette crise, non pas du capitalisme mais du néo-libéralisme, le vrai communisme tel phœnix doit renaître de ses cendres. Comment réagir aujourd'hui face à une Europe émiettée, embourbée dans ses considérations anti-sociales, avec un Euro qui pourrit tout. Le communisme, pas le sovié-toc, le vrai devrait être un contre-pouvoir économique. Arrêtons d'aliéner les ouvriers, employés, travailleurs avec les chimères de la consommation à outrance avec des crédits trop faciles qui entretiennent la crise et gonflent les portefeuilles financiers. Crédits, qui depuis l'obligation d'avoir un compte en banque, ne cessent d'augmenter pour les salaires les plus précaires (malheureusement). Sans le crédit le peuple serait libre de manifester sa colère, un ouvrier qui ne doit rien au capital, est un ouvrier libre. Libre de ces choix de ses actions syndicales de sa grève contre un système inique.
    Alors réveillons-nous, nous les "sans-rien-du-tout" pour casser la crise avec nos armes, en refusant le système. Les états du monde s'en porteront d'autant mieux, la crise et la dette effacée par un mouvement universel qui refuse cette société de consommation imposée par ceux qui en tirent un maximum de profit avec un minimum de risques.
    La crise se sont les pauvres qui chaque jour avec leurs crédits revolving, leurs cartes à paiement différé qui la produit, au profit des établissemnts financiers, banques et assurances qui n'ont plus que le nom. Réinvestissons dans le social, dans nos propres entreprises, notre agriculture. Ne laissons plus faire les autres à notre place !
    BRUNO

  42. 42
    le Prolo du Biolo (PG 69) dit:

    @ - 39 - BURIDAN

    "Mais il faut de temps en temps voir le dessous des cartes et comprendre qu'Obama n'en est pas moins le premier à essayer d'instituer une politique réellement sociale..."

    Sauf que les principaux contributeurs financiers de sa campagne étaient les banques, et qu'il dépend donc d'elles aujourd'hui tout autant que les autres. En fait en soutenant Obama les milieux financiers n'ont cherché qu'à mettre en place le candidat le mieux placé pour servir leurs intérêts cette année-là.
    C'est-à-dire moins usé et vilipendé, et plus présentable face au suffrage universel, que Mac Cain et son clan de "républicains" mais, compte-tenu du système de financement et de lobbying en place, tout aussi pieds et poings liés vis-à-vis d'elles que les Bush et consorts.
    Un peu comme DSK, avant qu'il ne chute. Cet autre grand homme "de Gauche" promu d'un coup super candidat pour remplacer Sarkozy en chute dans les sondages, mais en réalité soutenu par la même oligarchie et les mêmes intérêts économiques.
    Et penser dans ces conditions que Obama allait pouvoir changer quelque-chose au système U.S. était sans doute très audacieux, quelle que soit par ailleurs la sincérité personnelle plausible du bonhomme.
    Dernière preuve en date, le ralliement d'Obama avec armes et bagages (genre Papandréou) au plan de réformes "républicain" : pas d'augmentation des impôts pour les plus riches, poursuite de la réduction des moyens et du rôle de l'Etat, etc.
    Et pour ce qui est donc de s'attacher à "voir le dessous des cartes", peut-être n'avez-vous pas regardé d'assez près ?

  43. 43
    BURIDAN dit:

    @ Menjine
    Non le capitalisme, hélas, n'est pas à l'agonie. Il a muté et se pare d'un nouveau masque.
    Jamais il n'a été aussi florissant: chaque jour les transactions boursières, les plus-values, les bénéfices augmentent.
    Et cet argent signe une exploitation croissante des plus pauvres, l’appauvrissement des ressources naturelles et une détérioration de notre environnement. La Chine, les pays d'Asie, et même tous les pays "modèles" d'Amérique latine n'ont de cesse que d'entrer dans la danse de la grande compétitivité. Hélas pour notre petite planète!
    Pour ce qui est du rachat des dettes souveraines par la BCE, je suis d'accord avec vous.
    Mais, au fond, plutôt que de passer par la case "rachat", ne serait il pas plus simple de mettre hors-la-loi, une fois pour toutes, ces agences de notation ?

  44. 44
    breteau jean claude dit:

    Si je partage l'idée de Marx je suis aussi convaincu que le capitalisme dispose de suffisament de réserves pour tenir encore longtemps. Il a des milliers de milliards a bruler pour faire face. Il lui suffira ensuite d'accélérer l'exploitation des esclaves que nous sommes pour se refaire une petite santé. Mieux vaut ne pas attendre son écroulement naturel. Quant aux bavards nombreux dans les médias, ils sont discrédités et ne s'en relèveront pas. Contrairement a ce que je lis souvent ici, il faut faire confiance au peuple. Rappelons nous 2005. La bourgeoisie est devant un mur et ils ont usé beaucoup de cartouches. UMP, centristes, PS, Verts ne sont plus crédibles. La tentation fasciste est surement présente mais très risquée même si l'UMP se recycle dans ce sens. A une fausse question sur la confiance des Français tronquée par l'absence du FdG sur les politiques pour sortir de la crise, la reponse est sans appel c'est non. C'est plutôt une bonne nouvelle qui ouvre bien des perspectives non ? Marchons, marchons, pour Mélenchon.

  45. 45
    le Prolo du Biolo (PG 69) dit:

    @ - 36 - Paloma
    Cleptocratie et pleurnicheurs du 11 Septembre. Merci à toi pour cette vidéo !
    Non seulement le terme de cleptocratie est bien vu mais je suis plus que très surpris d'entendre une telle analyse, quasi "Mélenchonienne", de la crise et de la dette U.S., développée sans complexe et sans détour par un journaliste financier sur une chaîne de télé américaine.
    On se prend à rêver d'entendre enfin ces mots en France sur TF1 ou sur le service public.

  46. 46
    Lyendith dit:

    @ MichelD 18

    En 2002, la France avait une dette de 10%
    Oulah ! Sarkozy a certes fait exploser la dette, mais pas à ce point-là ! En 2002 elle était plutôt de l'ordre de 60%.

    @ Buridan
    Obama est peut-être plein de bonne volonté mais ses échecs et renoncements répétés (Guantánamo, la santé, le contrôle des banques, et ça) montrent bien que sans implication populaire, un président seul ne peut rien. Quand Obama a proposé sa réforme de la santé, ce ne sont pas seulement les Républicains mais aussi des citoyens qui sont descendus dans la rue pour la dénoncer, certains comparant même Obama à Hitler ! Le succès relatif du Tea Party n'est pas un hasard.
    Parce que les Américains sont habitués, encore plus depuis Reagan, à considérer qu'État et redistribution=dictature, marchés et privatisation = démocratie (il suffit de lire un article de Newsweek pour s'en convaincre : un Chávez est classé dictateur parce qu'il a nationalisé le pétrole et redistribué les terres…) Et restent persuadés qu'une élection avec deux partis fort peu différents, financés par les entreprises à coups de milliards, est démocratique.
    En dehors de ça, son « Justice est faite » après l'exécution sommaire de Ben Laden et sa prolongation du Patriot Act m'empêchent de trouver Obama sympathique. Pour moi ça reste un libéral pur-jus, juste un peu moins pire que d'autres.

  47. 47
    BURIDAN dit:

    @ le Prolo du Biolo

    Dont acte! Je suis d'accord avec votre analyse pour ce qui concerne le ralliement contraint d'Obama au (voir le nombre de démarches et de concertation qu'il a fait pour simplement avoir l'appui de son propre camp) d'Obama au plan de réforme républicain... Contraint et forcé par les démocrates...
    Maintenant si vous pensez qu'Obama et Bush c'est blancs bonnets, libre à vous...
    Pour l'instant ce qui me semble le plus important c'est le rôle des agences de notation (dont vous ne dites pas un mot évidemment!). Le dessous des cartes le voilà!

  48. 48
    Spoutnik dit:

    @ jefmergen,
    Arrêtez d'emprunter le vocabulaire du FN ("UMP/PS") c'est vraiment insupportable sur les forum de gauche, des fois on croirait être sur le figaro.fr!

  49. 49
    BURIDAN dit:

    @ Lyendith
    Je vous rejoins complètement. Et pour ce qui concerne Ben Laden et le Patriot act j'en ai des nausées!
    Seulement le un "peu moins pire" est descendu en flamme par les agences de notation.
    Et là les faits sont éloquents: Obama dérange. Et les agences de notation sont les officines du capitalisme le plus dur.

  50. 50
    Robin dit:

    C'est marrant mais les discours me rappellent 2008. En 2008 on voyait partout sur le net des analyses disant que le système était foutu, que ça s'effondrerait etc. On voit le résultat 3 ans après. Oh bien sûr la situation économique mondiale n'est pas brillante. Mais franchement, on baisse la note des US et c'est la fin du système ? C'te blague !

    Et là une autre blague relevée dans le texte "Ces jours-ci le monde franchit un seuil. Une nouvelle saison de l’histoire est vraiment engagée. Nous n’en serons pas spectateurs mais acteurs". Ah bon les citoyens vont arrêter de consommer, bouffer du TF1, et du McDo et n'auront plus le derrière sur leur siège et le cerveau dans leur écran plat ?
    Y a des doux rêveurs ici, et encore plus quand ils imaginent que ça n'est pas l'UMP qui va gagner en 2012. Le Monde change oui, mais pas dans le bon sens, et c'est aussi parce que les citoyens ne sont que spectateurs (à part quelques indignés ici et là qui grappillent des cacahuètes mais que ça se passe en Israël est un plaisir, ne le boudons pas !)
    Et non le roi n'est pas nu, juste un peu moins bien habillé (mais il en a encore, vous le verrez dés demain...). Simplement le roi va changer, il va devenir asiatique et non plus occidental. L'échiquier va rester le même. Le peuple est nu, ou en tout cas finira ainsi, essoré au profit du système.

    PS (si je puis me permettre) : pour parler de la vidéo de la fin, je trouve personnellement le défilé du 14/07 inutile et scandaleux, alors que de surcroit je ne suis pas du tout persuadé qu'en cas de vrai conflit on ne se fasse pas ratatiner en moins de 2 (y à qu'à voir déjà notre lamentable prestation quand on essaye d'écraser quelqu'un qui est bien plus petit que nous, comme la Libye ou ailleurs).

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