16déc 08

Bon! Monsieur Darcos a cédé. Il reporte son plan de réforme du lycée. Excellent. C'est le premier recul du gouvernement Sarkozy. Donc c'est un événement. Cependant les jeunes, les parents et les enseignants veulent lui donner le coup de grace. Politique, il s'entend. Ils ne sont pas tranquilles tant qu'il est là. Pourquoi pas? Personne n'a le droit de chercher à les en dissuader. C'est eux qui ont su quoi faire jusque là. Notre devoir est seulement de les aider. D'une façon ou d'une autre je crois que nous pouvons aussi, tous, dire merci aux jeunes grecs. La peur qu'inspire leur mouvement a trouvé son écho dans le bureau de Sarkozy à l'heure où il a décidé de reculer…Quelqu'un doit aller dire à ces jeunes grecs qu'ils ont gagné à Paris!  Merci les grecs! Pourtant nous n'étions pas si nombreux que ça dans la rue l'autre soir devant l'ambassade de Grèce. Il est vrai qu'il faisait un froid sibérien. Communistes, NPA, PG, anarchistes, SUD, Unef (en nombre), Attac… Chacun avait mis son point d'honneur à avoir sa délégation, même limitée. Personne ne s'est demandé pourquoi les socialistes n'étaient pas là. Dans cette note je parle des grecs. Mais avant je dis encore un mot sur ce blog. Et ensuite j'évoque les conclusions du congrès communiste.

QUI JE SUIS

Ce n'est pas grave mais c'est quand même une difficulté. Je suis à la fois l'auteur des notes politiques de ce blog, rédigées selon l'inspiration du moment et, de fait, le porte parole identifiant d'un nouveau parti politique, le Parti de Gauche (PG). Il est essentiel de parvenir à faire comprendre que la parole d'une personne n'est pas celle du Parti. Ce serait réducteur pour le Parti. On comprend pourquoi. Mais aussi pour la personne. Ce point est moins clair? Précisons alors: une personne est à la fois moins qu'un collectif, comme le bon sens le signale, mais aussi davantage que lui puisque le collectif n'existerait pas sans l'autonomie des personnes qui le constituent. Cette autonomie est donc un bien précieux pour le collectif aussi. Je mesure la difficulté de ces distinguo, quand la facilité c'est déjà de nommer le Parti de gauche en disant «le parti de Mélenchon». Je l'entends trop souvent. Et d'ailleurs je mesure bien que ce n'est pas totalement innocent. Réduire le Parti à ma personne c'est déjà se débarrasser des autres personnes qui constituent le parti tout autant que moi. c'est du coup mettre de côté l'ambition globale de ce Parti, à commencer par celle que signale son nom, la volonté d'être un parti «creuset». C'est pourquoi je demande à mes amis ne ne pas céder eux-mêmes à la facilité de nommer au premier abord le parti autrement que par son nom. Et la même chose à nos partenaires. Qu'il faille souvent mieux situer ensuite, bon, je l'admets. Je ne suis pas raide de la nuque au point de ne pas le comprendre. Le Parti de gauche est neuf. Son existence n'est pas encore connue de tous. Je le sais. Ca complique la tache parfois. La mienne en particulier devant cet écran. Pourtant ça ne m'empêchera pas de donner quand même ici des avis politiques. Et je m'en remets aux lecteurs du soin de ne pas confondre ce que je dis avec l'expression du Parti de gauche.

La thèse de l'effondrement.

Je n'ai pas l'intention de répéter ici de manière nécéssairement suffisante les analyses détaillées qui peuvent se lire de tous côtés. Je me contente banalement d'un résumé: un pays torturé à mort par le néo libéralisme se prend de plein fouet la première vague de la crise. C'es trop. La chaîne rompt par son maillon le plus faible. Ici c'est la jeunesse. La jeunesse est le maillon faible dans beaucoup de pays et c'est une banalité de dire pourquoi il en a été ainsi à toutes les époques. Cependant il n'est pas indifférent d'y regarder de plus près. La jeunesse étudiante, c'est celle qui est la plus représentative de la «classe moyenne» qui a fait les beaux jours du modèle néo libéral et de l'ancienne sociale Démocratie. Le déclassement social des diplômés est donc un phénomène qui a une grande portée symbolique et culturelle dans les représentations collectives de cette catégorie sociale. Quand je vois le système grec craquer à cet endroit du champ social j'y vois la confirmation de la thèse que j'ai déduite de l'observation des révolutions démocratiques de l'Amérique Latine. Dans tous ces pays le choc décisif est venu du moment où la classe moyenne locale a «laché le système». Son décrochage a provoqué immédiatement une confrontation violente dont le système politique en place ne s'est pas relevé. Soit qu'il se soit écroulé séance tenante, soit qu'il ait été volatilisé aux élections suivantes. Il est important de rappeler que Moralès ou Chavez ont été élus tous deux, dès le premier tour avec des scores sans précédent. Il est important de rappeler qu'il s'agissait bien d'éléctions générales et non d'un putsch à la suite des évènements violents déclenchés par les pouvoirs en place. J'ai noté et rabaché ici que toutes ces révolutions démocratiques ont eu pour slogan commun : «qu'ils s'en aillent tous», avec des variantes d'un pays à l'autre, antienne qui était opposée à la totalité de la superstructure représentative des pays concernés, syndicats inclus. Bien sûr cela doit être modulé cependant par la nature de ces syndicats dans le contexte local. N'empêche. La conséquence est que partout, à la suite de l'écroulement du système politique et de la victoire éléctorale, les nouveaux pouvoirs ont dû bricoler, chemin faisant, la construction d'un nouveau Parti de Gauche. Car partout le constat a été que sans Parti pour articuler l'action au pouvoir et le mouvement de la société il est impossible de conduire en profondeur une révolution démocratique qui s'appuie à intervalle régulier sur le suffrage universel. Une remarque essentielle à ce propos. Partout ces nouveaux partis se sont édifiés comme des fronts regroupant toutes les formations et les groupes qui dans la période précédente s'étaient opposés à la droite et à la social démocratie. Le plus souvent aucun d'entre eux n'avait prévu ou préparé quoique ce soit pour être une relève politique et n'imaginait même pas qu'il puisse l'être un jour tant ils étaient occupés aussi à se combattre mutuellement. Dès lors, privé du nombre suffisant de cadres et sans expérience, la tache de construction d'un nouveau parti fédérateur a été d'autant plus ardue que partout c'était déjà le «parti au pouvoir», avec tout le clientélisme que cela suscite. Cette difficulté n'est réglée nul part encore aujourd'hui et elle pèse sur le processus dans tous les pays. C'est elle qui condamne Chavez et Morales, mais aussi tous les autres dirigeants à une hyper présence médiatique personnelle qui permet d'atteindre directement la masse de la population, faute de relais suffisant. Mais cette méthode aggrave souvent le problème initial. Le courtcircuitage des structures intermédiaires faibles ou inefficaces les bloque dans leur développement. Il crée le sentiment que le parti n'existe que par le président et pour lui au point que cela finit par être en partie vrai. Ma conclusion de tout cela consiste à répondre concrétement à chacun des points soulevés par ces observations. Le parti, le Front, la double rupture avec la droite et la social démocratie libéralisée, tout cela est dans le mode d'emploi de la création du Parti de gauche en France et la constitution d'un premier front d'action politique pour les éléctions européennes n'est donc pas un simple épisode électoral. Car, bien sûr le scénario grec va se reproduire partout en Europe. Pour les mêmes raisons qui ont déclenché les évènements grecs. Faute de débouché politique, «l'ordre sera rétabli» en Grèce. Probablement. Puis la pente de la droite sera de faire du maintien de l'ordre, du renforcement de l'ordre la revendication qu'elle voudra incarner. Les sociaux démocrates vont courir derrière. Souvenons nous de l'Etat d'urgence en France et de sa prolongation avec l'aval de toutes les belles personnes… Face à de telles situations, on sait que la société a sa propre capacité de résistance. On l'a vue quand des centaines de gens sont descendus dans les rues pour calmer les émeutes en banlieues françaises. Mais cela ne suffira pas. Dans le dédale des campagnes de presse et le défilé des enfumeurs sur tous les médias, il faut qu'il y ait en permanence des «éclaireurs» sur le terrain, vecteur d'action consciente, porteur d'explications et d'informations qui aident à réfléchir et à tirer les évènements de notre côté. C'est la formule du parti de Gauche: «une société mobilisée, des citoyens motivés».

DES MIETTES AUX MORCEAUX

Le thème de «l'émiettement» de l'autre gauche est en train de devenir la tarte à la crême de la fin de trimestre médiatique à propos de la gauche. On peut comprendre que le feuilleton des luttes du PS ne fasse plus recette. La thèse du congrès de glaciation finale au PC ayant fait long feu, la nouveauté, au sens sanguinolant que ce mot prend dans l'univers médiatique devient rare. La présentation d'une gauche en miettes aux alentours de l'astre mort de la Rue de Solférino est donc très «tendance». Sans excessive paranoïa, remarquons que la thèse sert admirablement bien l'idée qu'aucune alternative à Sarkozy n'est possible. Dans l'ambiance actuelle elle donne aussi un rôle apétissant aux feux follets de la politique, ces personnalités auto proclamées représentatives, absolument et volontairement seules, qui sont finalement totalement dévastatrices dans l'autre gauche dès qu'il s'agit de stabiliser un processus ou de construire une démarche dans la durée. Pour ces personnes, le processus n'est jamais le bon, la démarche n'est jamais celle qui devrait se développer. Peut-être que si on leur confiait le baton de commandement ce serait mieux. Tellement mieux. Mais peut-être pas. Il y a des esprits faits de ce bois: rien n'est jamais bien. Ceux là donc alimenteront sans fin la chronique de l'échec permanent voulu et annoncé par les chiens de garde du système. Il n'en reste pas moins que la thèse de l'émiettement ne résiste pas à l'observation un tant soit peu rigoureuse. Je vois le contraire. Le NPA est à la fois la suite de la Ligue Communiste. En cela il n'ajoute rien à l'émiettement. Mais il est aussi davantage en ceci qu'il donne un cadre commun à des dizaines de personnes et petits groupes qui étaient éparpillés jusque là. La «Fédération» en gestation va réussir à regrouper à la fois un parti, «les Alternatifs» et d'autres groupes qui sans cela seraient aussi inclassables que destructurant du fait même de leur caractéristiques. Qu'on en juge. Les "communistes unitaires" qui souhaitent y participer seront à la fois membres du PC pour certains et exérieurs à lui pour d'autres. Même situation pour les écolos de gauche qui choisissent d'en être. Le regroupement de cette nébuleuse dans une même structure, si étrange qu'elle paraisse en effet d'abord, est cependant une simplification qui facilite le travail commun de l'autre gauche. Peut-être cette Fédération voudra-t-elle participer au Front de gauche aux européennes? Ce serait parfait. Bien sûr la difficulté ce serait alors le statut de ses membres qui auront une double appartenance avec des partis aussi divers que le Parti Communiste, déjà engagé dans le Front de Gauche et les Verts, engagés avec Cohn Bendit et Waechter. C'est pourquoi dans ce domaine comme dans tous les autres j'en reste à ce qui est réel et concret. Au cas particulier, le réel électoral et politique de cette future fédération, c'est le parti des Alternatifs. C'est lui qui a fourni l'encadrement de la campagne de José Bové en 2007. Son réseau d'élus, même modeste est une réalité active. Ses membres assument les décisions collectives du Parti. Pour moi ce sont des critères décisifs pour l'action commune. Sinon comment faire? A qui parler? Qui engage qui? Comment décider une action? Comment faire des listes et proposer des candidats? Donc le tableau global n'est pas celui qui nous est vendu médiatiquement. Après cela où est l'émiettement ? Le club de Robert Hue et Jean-Claude Gayssot? Précisément c'est un club. Pas un parti. François Hollande aussi crée un club en Janvier. Aucun n'entre, à cette étape, dans le champ politique autonome qui inclut la participation aux élections européennes. Dès lors dans ce paysage, la naissance du Front de Gauche pour ces élections est le premier pas décisif qu'il fallait franchir. J'affirme qu'il modifie le champ politique de la gauche.

LE FRONT DE GAUCHE

Le vote du Congrès communiste à propos du Front de Gauche aux élections européennes a été décisif. On me dit que les communistes avaient déjà pris leur décision à ce sujet à l'occasion de leur Conseil national le 24 octobre dernier. Je le sais mieux que personne. Cette décision est passée inaperçue des commentateurs qui ne s'interressent qu'à ce que la télé résume pour eux (alors un CN du PC à la télé, n'en parlons pas!). Mais nous, les PRS de l'époque et les amis de Dolez, nous étions tous très émus. Nous avions enfin la réponse à l'interpellation que mon livre «En quête de gauche», notamment, avait lancée et que le texte de la Convention de PRS «La gauche d'après» avait résumé. Nous savions donc que si le congrès socialiste s'achevait dans la déroute que nous sentions déjà monter, une alternative était désormais possible. Cela ne préjugeait pas du résultat du Congrès socialiste. Mais ca lui donnait une autre place, plus relative. Mais justement! Parce que nous prenons les textes au sérieux et tout autant ceux qui les adoptent, nous savions qu'on ne pouvait pas préjuger non plus de ce que serait la conclusion du Congrès communiste sur ce point. Le débat des communistes se déploie à travers un espace qui va de la reconduite du cours traditionnel de l'alliance habituelle à gauche avec le PS et ses satellites radicaux et Verts à une affirmation identitaire radicale. Entre ses deux poles il y a des espaces absolument communs et des points d'opposition totale. En formulant sa stratégie des «Fronts» l'équipe de Marie Georges Buffet a mis en place une boite à outil accessible à chacune des composantes du débat communiste. Je n'idéalise pas du tout cette situation. Je la constate. J'en prends acte. Je pars d'elle. Je sais très bien que dans la vision des communistes chaque «front» dont il est question est un moment provisoire et circonscrit. Mon pari est qu'ils peuvent être davantage si le résultat est au rendez vous de la première étape. Le bon résultat de la première étape serait que le vote des européennes confirment l'opposition des Français à l'europe libérale. Alors nous serions tous mis au pied du mur de nos responsabilités, non pas entre nous, mais devant le pays. Donc cela implique que la direction du PS soit battue dans les urnes par le Front de Gauche. Ce n'est ni une rancoeur ni une règlement de compte que j'affiche là. Il s'agit de politique et d'analyse électorale. Il n'y a de majorité contre l'Europe libérale que si la direction du PS est battue dans les urnes. C'est ce qu'a montré le vote du référendum de 2005. Quand je dis qu'une victoire sur ce terrain pourrait produire davantage que ce que l'on peut imaginer ou discuter à cette heure, je n'exclus rien. Je veux dire que le Front de gauche peut devenir peut-être un Front durable dans le temps, avec tous les dévellopements que cela peut contenir. Mais je suis certain que rien n'est seulement imaginable sans franchir correctement la première étape, la première fois, le premier Front. Si je me laisse embarquer dans des constructions idéales, «un grand parti commun tout de suite»,des exigences maximales, «un programme global sur l'Europe», rien ne commencera jamais. Et donc il n'y aura rien à construire que des phrases. C'est pourquoi je regrette tant de n'avoir pu rencontrer André Gérin, comme je lui en ai fait de nombreuses demandes avant le congrès communiste. Je voudrais qu'il comprenne exactement à quoi il a faire avec le PG, plutôt que d'en rester à l'appréciation érronnée dont il part pour faire son analyse de la situation. Ce dirigeant communiste se trompe au sujet de la ligne que porte le Parti de Gauche. Premièrement nous ne sommes pas en train de construire un  «PS bis». Certes, nous en sortons pour beaucoup d'entre nous. Mais nous en sortons…Et le Parti de gauche intègre d'ores et déjà bien d'autres cultures de gauche. Deuxièmement notre but n'est pas de fusionner nos partis respectifs. Nous croyons nous, comme à une ligne de départ, à la nécéssité de créer une nouvelle identité de gauche qui n'est pas seulement la juxtaposition des anciennes. Nous comprenons que André Gérin et ses amis veuillent de leur côté prolonger et actualiser l'identité communiste. Ce n'est pas notre affaire. Je veux dire que nous n'avons pas d'intervention dans ce débat. Donc, il peut lui aussi admettre que nous soyons attachés à l'idée de cette nouvelle identité de gauche autant que lui à la sienne. Troisièmement, le but du Parti de gauche ne peut pas être de prendre au PC je ne sais quoi de son influence. André Gérin pense-t-il que nous ne sommes pas au courant des la situation réelle des partis de gauche aujourd'hui, en général et dans l'autre gauche en particulier? Nous avons un diagnostic commun à ce sujet avec la direction du PC. Nous avons besoin d'une dynamique commune pour aller, chacun sous ses drapeaux et à sa façon, à la conquête de la confiance et de l'entrée en action des désabusés, désorientés, désemparés. Le temps des patrimoines électoraux est terminé. Le PS ne va pas tarder à s'en rendre compte. La masse des Français ne sait de quel côté se tourner pour faire face à la crise. Dans cette démarche il est vital d'être chacun soi-même. Et de ne pas se raconter d'histoires à dormir sur de prétendus batailles d'influence entre des forces qui mourraient d'isolement, de divisions et d'impuissance si elles étaient incapables de proposer autre chose qu'elles mêmes aux Français.


470 commentaires à “Merci, les Grecs!”

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  1. 1
    Nipontchik dit:

    Pas grand chose à voir a priori avec le sujet mais 1 bonne nouvelle sur le plan de l'actualité des partis politiques européens:

    "Ukraine: le parti du président Iouchtchenko au bord du schisme
    13:07 | 16/ 12/ 2008

    KIEV, 16 décembre - RIA Novosti. Viatcheslav Kirilenko, leader de la fraction pro-présidentielle au parlement ukrainien, a présenté sa démission, une partie des députés du parti ayant décidé d'entrer dans la coalition "orange" contre l'avis de Viktor Iouchtchenko, annonce mardi le service de presse de Notre Ukraine - Autodéfense populaire.
    Le 9 décembre, le bloc de Ioulia Timochenko, celui de Vladimir Litvine et des députés du NUAP ont formé une nouvelle coalition parlementaire visant à prendre la relève de celle qui s'était effondrée début septembre.
    L'accord ad hoc n'ayant pas été signé en raison de divergences au sein du NUAP, M. Kirilenko a déclaré que la coalition était nulle et non avenue.
    Le 15 décembre, une partie des députés du NUAP s'est réunie avec les blocs Litvine et Timochenko afin de soutenir l'entrée dans la coalition. L'autre partie du groupe parlementaire a rencontré le même jour le président Iouchtchenko, qui se serait opposé à sa création.
    37 députés du NUAP sur 72 ont soutenu mardi l'entrée du parti dans la coalition.
    "Au terme du vote, Viatcheslav Kirilenko a annoncé sa démission en tant que chef de file de la fraction", stipule le communiqué. "

  2. 2
    Parlons franchement! dit:

    "Troisièmement, le but du Parti de gauche ne peut pas être de prendre au PC je ne sais quoi de son influence. André Gérin pense-t-il que nous ne sommes pas au courant des la situation réelle des partis de gauche aujourd’hui, en général et dans l’autre gauche en particulier? Nous avons un diagnostic commun à ce sujet avec la direction du PC. Nous avons besoin d’une dynamique commune pour aller, chacun sous ses drapeaux et à sa façon, à la conquête de la confiance et de l’entrée en action des désabusés, désorientés, désemparés. Le temps des patrimoines électoraux est terminé. Le PS ne va pas tarder à s’en rendre compte." (Jean-Luc Mélenchon)

    Ah sénateur Mélenchon, vous n'êtes pas le Président Mitterrand! (qui à Vienne en 1972 lors d'1 réunion de l'internationale socialiste...)!
    Oui il faut (comme au temps de G.Marchais, du Programme commun et d'Elkabbach) mettre "cartes sur tables".

    Je me souviens (nostalgie...) d'affiches collées sur tous les murs de France et de Navarre fin 1980 "Que Mitterrand et Marchais se rencontrent!"

    Bégaiement de l'histoire?

  3. 3
    Attali retourne sa veste. dit:

    Le 24 janvier 2008, Jacques Attali remet à Nicolas Sarkozy un rapport intitulé « Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française ».

    Dès la page 8, Jacques Attali s’en prend à l’Etat :

    « N’ayant pas abandonné un modèle hérité de l’après-guerre, alors efficace mais devenu inadapté, la France reste très largement une société de connivence et de privilèges. L’État réglemente toujours dans les moindres détails l’ensemble des domaines de la société civile, vidant ainsi le dialogue social de son contenu, entravant la concurrence, favorisant le corporatisme et la défiance. Alors que notre époque requiert du travail en réseau, de l’initiative et de la confiance, tout se décide encore d’en haut, tout est contrôlé dans un climat de méfiance générale. Les dépenses publiques françaises sont les plus élevées de tous les pays de l’OCDE et augmentent encore plus vite que la production. »

    Quand on lit certaines décisions demandées par le rapport Attali, on croit rêver ! Jacques Attali demande à Nicolas Sarkozy :
    - de transférer encore plus de compétences de l’Etat vers les collectivités territoriales,
    - de ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois qui partent à la retraite.

    DECISION 251 :
    Les transferts de compétences de l’État vers les collectivités territoriales doivent être accompagnés d’un abandon effectif de la mission correspondante par les services de l’État, et du redéploiement de l’intégralité des agents de l’État concernés, pour éviter les doublons entre les actions de l’État et des collectivités territoriales.

    DÉCISION 252 :
    Utiliser les gains de productivité définis plus haut pour mettre en oeuvre de manière systématique le principe du non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite, sans nuire à la qualité des services.

    http://www.liberationdelacroissance.fr/files/rapports/rapportCLCF.pdf

    L’idée générale du rapport Attali, c’était: « Moins d’Etat. Toujours moins d’Etat. C’est comme ça que nous nous en sortirons. »

    En septembre 2008, patatra ! En septembre 2008, le système financier mondial s’effondre !

    Que fait alors Jacques Attali ?

    Jacques Attali écrit un livre, puis il fait la promo de son livre en répétant : « Plus d’Etat ! Bien sûr qu’il faut plus d’Etat ! Je l’ai toujours dit ! »

  4. 4
    Alain dit:

    Pourquoi ne pas participer à "la fédération", au même titre que les alternatifs ?

  5. 5
    Nipontchik dit:

    Je ne sais pas si Attali a vraiment retourné sa veste (ou alors il l'a tellement retournée, que comme dans la chanson, il va devoir passer à autre chose), il était pas étatiste keynésien socialisant en 1975?

    Mais par contre, (j'en reviens au fil précédent), si le discours de Lafontaine le 15 octobre dernier au Bundestag est socialiste, alors moi je suis le Dalaï Lama!

    Blague à part c'est 1 débat très sérieux à avoir au sein des forces européennes se réclamant du progrès (à supposer qu'1 telle eurogauche existe, ce qui est très loin d'être évident) et au delà (parce qu'1 discours ultraradical à Paris ou Caracas et 1 tout autre à Berlin ou Bruxelles choquerait mon universalisme jacobin "made in France"). Le fait que cette info soit passée sur 1 blog plutôt centré sur les microconflits internes à la place Fabien n'est qu'1 ruse de la raison).

  6. 6
    Christian C dit:

    La presse bien pensante s'offusque plus d'un laché de godasses que d'un laché de bombessssssssssssssssssssssssssss......

  7. 7
    Nipontchik dit:

    Dans la série girouettes...(le reste de la dépêche AFP est sans intérêt):

    " échange entre Cohn-Bendit et Sarkozy
    AFP
    16/12/2008 | Mise à jour : 12:56
    .
    (…)
    En retour, le président français a tourné en ridicule le fossé qui existe selon lui entre le leader écologiste lors des dîners et déjeuners en privé et la "caricature" qu'il donne de lui en public. "Vous êtes une personne courtoise, tolérante, sympathique lorsqu'on vous invite à dîner, lorsqu'on vous invite à déjeuner, mais dès qu'il y a une caméra de télévision sous votre nez, on a l'impression que vous devenez comme fou", a-t-il souligné.

    "Je vous connais depuis longtemps, on se téléphone souvent, vous êtes venus trois fois à l'Elysée", a-t-il rappelé, soulignant qu'il n'avait "pas refusé" l'escorte de motards la dernière fois, "ce qui montre une certaine capacité à se mettre dans l'ordre républicain"."

  8. 8
    curtillat andré dit:

    Les interventions de JLMsur ce blog qui devraient servir à relancer la discussion sur tous les sujets d'actu (comme on le réclame ici même) me font beaucoup penser au bloc -notes d'un certain Mitterrand dans l'Unité hebdo du PS d'alors ;le lyrisme littéraire en moins,mais rien à envier au François pour ce qui est de l'acuité de l'analyse politique Peut être faudrait-il faire un peu plus court (car n'est-ce pas "qui ne sut se borner ne sut jamais écrire" je plaisante) peut-être faudrait-il d'autres intervenants pour éviter les écueils évoqués par Jean-Luc Mélenchon lui même Et cela lui permettra de souffler !

  9. 9
    Parachute doré. dit:

    Après avoir laissé l’entreprise Rhodia en quasi-faillite, le PDG Jean-Pierre Tirouflet avait touché un parachute doré de 2,1 millions d’euros ! Scandale !

    Saisi par un actionnaire, le tribunal de commerce de Nanterre vient de prononcer un jugement historique : le nouveau PDG de Rhodia, Jean-Pierre Clamadieu, par ailleurs président de la commission développement durable du Medef, et Yves-René Nanot, ex-vice-président de Rhodia, en seront pour leurs frais de 2,1 millions d’euros. Ils devront rembourser sur leurs deniers personnels le parachute doré octroyé à leur prédécesseur !

    « Le tribunal fonde sa décision sur le fait que Tirouflet, mandataire social, n’était pas salarié et avait démissionné après la quasi-faillite de Rhodia. Deux arguments repris dans le nouveau code du Medef, à ce jour adopté par 25 entreprises du CAC 40. Le nouveau code du Medef invite les sociétés en Bourse à ne plus consentir de parachute doré aux patrons qui partent de leur propre chef ou qui ont échoué, et préconise le non-cumul des statuts de salarié et de mandataire social. »

    http://www.liberation.fr/economie/0101305799-rhodia-piege-par-le-parachute-dore-de-l-ex-pdg

  10. 10
    Nipontchik dit:

    "Le temps des patrimoines électoraux est terminé. Le PS ne va pas tarder à s’en rendre compte. La masse des français ne sais de quel côté se tourner pour faire face à la crise. Dans cette démarche il est vital d’être chacun soi-même." (Jean-Luc Mélenchon)

    Dans un recoin de leurs neurones, les Aubry-Hamon-Mauroy-Dray-Montebourg doivent avoir gardé un vague souvenir des discours mitterrandiens des années 70. Après tout même Carrefour, Auchan et autres Casino s'adaptent à la crise et revoient leurs modèles marcatiques en proposant des programmes à coûts bas (low cost).
    S'adapter ou périr...c'est peut-être darwinien et la social-démocratie en a été incapable en 1932 mais...

  11. 11
    Nipontchik dit:

    mercatiques et pas marcatiques (on n'est pas des marcassins!)

  12. 12
    Carol DEBY, Liège dit:

    Sur le précédent forum, un participant avait fourni un URL où l'on pouvait lire
    le texte traduit en français, d'un discours prononcé en octobre 2008, au Bundestag par Oskar Lafontaine,. Voici le texte d'une intervention plus récente (26 novembre 2008),également traduit en français.

    http://www.france.attac.org/spip.php?article9306
    Bonne lecture.

  13. 13
    Carol DEBY, Liège dit:

    A Nipontchik(5)

    Dans son intervention du 26 novembre 2008, Lafontaine insiste : la crise que nous vivons n’est pas technico-économique, mais est bien une crise de l’Ordre économique et social, d’une ampleur mondiale, remettant en question l’orientation des valeurs de la Société.
    Plus loin il affirme :
    « Le néolibéralisme repose sur trois principes: Premièrement, il a demandé la dérégulation. Aujourd'hui tout le monde parle de régulation. Deuxièmement il a demandé la privatisation. Nous demandons de nouveau la responsabilité publique pour les secteurs des services. Au lieu de la privatisation nous demandons de la démocratie économique avec cogestion et participation des employés. Cela c'est un autre concept de société.
    Troisièmement et surtout, le néolibéralisme demandait la flexibilité. Nous demandons au lieu de ça des emplois – maintenant vient l'essentiel: il n'en a pas encore été question du tout aujourd'hui -, sur la base desquels l'on peut aménager sa propre vie, fonder une famille et aussi la nourrir. Cela c'est le défi dont il faut parler aujourd'hui. »
    Lafontaine disserte ensuite sur ces points.

    Il me semble que voilà un discours de gauche.

  14. 14
    Nipontchik dit:

    @carol deby, tu ne donnes pas ton sentiment sur le discours du 15 octobre...

    le discours du 26 novembre est mieux, il ne prend pas pour modèles Adam Smith ou l'Europe de Jacques Delors

    surtout, son ton modéré peut se comprendre dans la mesure où il s'agit semble-t-il avant tout de critiquer les mesures prise par des gvts CDU-SPD ou SPD depuis 15 ans, ce qu'il dit n'est pas faux mais serait en France, jugé comme insuffisant voire 1 peu à côté de la plaque (comme le leitmotiv du PS contre le TEPA au début de la crise financière)

    depuis, les éléphanteaux du PS et Bayrou sont bien plus radicaux que ça (en paroles bien entendu! éloignés du pouvoir ils estiment pouvoir se permettre quelques effets oratoires) d'ailleurs Sarkozy lui-même a été parfois anticapitaliste dans les mots ces derniers mois,

    il est vrai que l'Allemagne a encore des excédents commerciaux alors que la France continue de creuser son déficit commercial (voir Les Echos de mercredi 10 décembre), la crise n'a donc pas encore la même gravité

    de gauche oui mais pas spécialement socialiste (dans le sens d'1 perspective même lointaine d'appropriation collective des moyens de production), même avec le correctif du 26/11 je reste dalaï lama!

  15. 15
    Claude EG dit:

    Oui,

    Mais le front politique de gauche ne suffira pas. Il faut aussi un front social.

    Sinon, comme en Grèce, on va vers l'affrontement.

    Tout à fait en accord avec les propositions de base de votre nouveau parti... Reprennons-les pour armer les Etats Généraux qui doivent avoir lieu dès mai 2009.

    Le recul du gouvernement sur les lycées n'est qu'un leurre et la grève annoncée pour le 29 janvier par les syndicats ne sera pas assez forte si elle n'est pas reconductible...

    La validation de la RGPP sera pour cet été: prenons l'initiative avant.

    Au PG et aux autres d'investir cet outil :

    http://www.etatsgeneraux2009.fr à faire circuler!

  16. 16
    langue-rouge dit:

    Une analyse un peu longue pour ce blog mais intéressante d'un dirigeant de la LCR Bouches-du-Rhone.

    Le Parti de Gauche : questions, ambiguïtés, certitudes

    Par Samy Johsua, Marseille

    Avertissement : Le parti de Gauche a proposé « d’élargir » l’alliance en cours de construction avec le Parti Communiste en vue des élections européennes. Le texte qui suit n’aborde pas cette question qui est en discussion au sein du NPA, mais s’attache à la discussion de fond, dépassant les péripéties tactiques d’une élection précise.

    Le Parti de Gauche (PG) lancé par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez tiendra son congrès au début de 2009. C’est à ce moment là que l’on pourra juger de son programme et de son profil dans le détail. On sait déjà que c’est une bonne nouvelle que cette rupture, même tardive, qui renforce le camp de ceux qui ne baissent pas l’échine face à Sarkozy. Mais restent les discussions sur le fond.

    Dans l’immédiat, seul un « 4 pages » donne des indications (la plupart des citations ci-dessous en sont tirées). Dans la loi du genre, ce document mêle des propositions immédiates (qu’au NPA on appelle « plan d’urgence ») et des formules d’ambition plus générale. Dans ces conditions, les commentaires ci-dessous prennent le risque parfois de verser dans le procès d’intention. Que les militant-e-s du PG veuillent bien ne pas en prendre ombrage, il leur suffira alors de lever les malentendus. D’une manière plus générale, c’est ce qui explique le titre de cette contribution. Il y a de vraies demandes de clarification qui se posent à la lecture de ce court texte, et il y a ce qui m’apparaît (peut-être à tort donc) déjà comme des ambiguïtés. Puis il y a quelques certitudes qui résument l’essentiel des débats stratégiques qui, pour l’heure, séparent le NPA du PG.

    Le positionnement écologique

    Dès son lancement, le PG a tenu à se positionner clairement en faveur d’une « politique écologiste ». Ainsi le document du PG résume : « Il promeut une politique écologique basée sur un autre modèle de développement économique, social, environnemental à l’opposé du modèle productiviste…Nous affirmons l’urgence de changer rapidement les modes de consommation et de production forgés par le capitalisme. Nous nous prononçons pour une planification écologique au service d’un autre développement, d’un « alterdéveloppement ».

    Malheureusement, on ne sort en rien des généralités en répétant ce qui relève désormais du tout venant de tous les discours des partis politiques, de gauche comme du centre et de la droite. Le PG est-il favorable aux conclusions du Grenelle de l’environnement, salué en son temps par le PS et aussi par le PC et les Verts ? Est il favorable en particulier à la marchandisation de l’air et à l’instauration de mécanismes capitalistes pour faire face à la crise écologique (taxe carbone par exemple) ? Le reste de son positionnement « altermondialiste » laisse supposer que non. Ça ira mieux en le disant. Mais si c’est dit, on voit mal comment, sur une question aussi décisive, l’alliance stratégique en cours avec le PCF pourrait ne pas en souffrir. De plus (et surtout) on ne sache pas que les camarades du PG aient une position nette sur le nucléaire. Sur France 24 Jean-Luc Mélenchon déclarait : « En France, nous avons un métro d’avance avec le nucléaire (même si le nucléaire pose des grands problèmes). Mais nous devons aussi faire deux choses : premièrement, sortir de la consommation du pétrole, et, deuxièmement, sortir du nucléaire ». Le « aussi » donne toute l’ambiguïté de la position. Dans un cas (« un métro d’avance ») le PG fait partie de la même famille que le PC, et le même mouvement l’éloigne pour le coup non seulement du NPA, mais de toute possibilité de prendre au sérieux les déclarations « écologistes » du nouveau parti. Dans l’autre (« sortir du nucléaire ») il rejoindrait le NPA sur une question décisive, mais s’éloignerait autant du PCF.

    Le « dépassement du capitalisme »

    Les porte-parole du PG ont multiplié les déclarations hostiles au système capitaliste. Déclarations bienvenues, mais qui demandent à être clarifiées. Il s’agit d’une question stratégique capitale : le PG est-il anticapitaliste au point d’en souhaiter le détruire ? Est-il partisan d’une société socialiste ? Dans le désastre que constitue l’évolution continue vers le centre du PS, on peut saluer à juste titre des déclarations qui sonnent fort contre le capitalisme. Mais ce n’est sans doute qu’un effet de miroir, et il n’est pas certain du tout que le positionnement réel du PG ne soit pas un pâle keynésianisme visant à endiguer le capital, ou, au maximum, au partage du pouvoir avec lui (la fameuse « économie mixte » alpha et oméga de la social-démocratie de l’après-guerre). Voilà ce qu’en dit le PG : « En affaiblissant les moyens publics d’intervention économique, de solidarité et de redistribution, il veut substituer le client au citoyen, le contrat à la loi, la différenciation des droits au principe d’égalité et aux exigences de l’intérêt général. Pour atteindre l’objectif d’émancipation que nous visons, nous ne pouvons ni accepter ce système, ni nous contenter de l’amender et de l’humaniser ; nous devons le dépasser et proposer un autre développement qui fixe de nouvelles limites à la sphère marchande, ouvre de nouvelles perspectives à la sphère publique, propose de nouvelles formes de propriété de l’entreprise plus démocratiques, transparentes et plus relocalisées. Nous voulons engager de manière urgente la profonde redistribution des revenus entre le capital et le travail ». Bien entendu beaucoup de ce qui est dit est partagé au NPA, puisqu’il s’agit par là de limiter la nocivité du capitalisme. Mais au-delà ? Peut-on réellement définir un « intérêt général » qui dépasse la lutte des classes (dont au demeurant, on ne prononce pas le terme) ? Faut-il « dépasser le capitalisme » (formule identique à ce qui se dit désormais au PCF) ou faut-il une rupture ? Les positions du PG sont, sur ce point, identiques à celles de Die Linke, présentées par Lafontaine lui-même comme celles d’une « vraie social-démocratie ». On ne peut pas se contenter de « nouvelles formes de propriété de l’entreprise plus démocratiques, transparentes et plus relocalisées, d’un nouveau partage capital-travail ». Il faut enlever la propriété aux grands capitalistes. Il est remarquable que les termes « classiques » du socialisme (« rupture avec le capitalisme », « nationalisation des grands moyens de production et d’échange », pourtant présents lors du Congrès d’Epinay du PS) ne soient pas utilisés. Sur ce point, décidemment, on ne peut pas classer le PG dans les anticapitalistes au sens commun du terme, qui signifierait non seulement qu’on en condamne les excès, mais les fondements mêmes. Peut-être le programme plus complet qui sera adopté en 2009 sera t-il plus précis. Mais il convient à ce point de se souvenir que Jean-Luc Mélenchon n’a pas trouvé justifié de voter contre la nouvelle déclaration de principes du PS (celle qui achève la conversion écrite à l’économie de marché et élimine toute référence aux classes et à leurs luttes). Il s’est abstenu. Et pas pour de médiocres raisons tactiques. Il n’a cessé de revendiquer au contraire combien cette abstention était justifiée sur le fond, sans se décider à juger ce qui l’emportait entre ce qu’il condamnait et ce qu’il approuvait, dans un texte pourtant éclatant de reniements.

    Tout cela a sa traduction dans l’extraordinaire modération des mesures proposées dans ce paragraphe particulier, qui n’apparaît « radical » qu’à cause du tapage médiatique de la pensée unique libérale, si justement attaquée par Mélenchon. Mais que nos ennemis communs s’effarouchent de la moindre critique sérieuse du capitalisme ne conduit pas, dans un débat de fond, à ne pas prendre au sérieux les positions très classiquement social-démocrates du PG. Ainsi ce qu’il convient de discuter avec nos camarades ne sont pas d’abord les rythmes ou les moyens : mais le but lui-même. Le but est-il plus « réaliste » que le nôtre (qui serait « utopique » donc) ? On sent bien que l’espoir du PG est le retour de la politique de l’après-guerre, sans saisir ce que, dans l’histoire du capitalisme, ces années ont d’exceptionnel. Notre conception est que l’espace pour une telle politique qui laisserait intacts les rapports de production (au sens fort du terme) du capitalisme est désormais réduit à la portion congrue. L’ironie de ce débat est que les analyses sur la crise de la social-démocratie du sénateur Mélenchon lui-même fournissent nombre d’arguments en ce sens. Mais voilà : on peut poser les termes de l’analyse de manière correcte et se perdre volontairement dans la suite de la démonstration, par simple peur de la conclusion inévitable.

    De l’Europe

    S’il y a un thème qui agit comme un drapeau pour le PG, c’est bien la lutte contre l’Europe libérale, que nous avons menée en commun en 2005. Mais il y a une logique aux positions de fond adoptées, sur l’Europe aussi, soit que ces positions se situent dans la volonté de « dépasser » le capitalisme, soit, peut-être, que le PG cherche par avance à les rendre compatibles avec les positions du PCF (qui lui-même cherche à ne pas rompre de trop avec le PS, une chaîne mortifère sur laquelle je reviens ci-dessous), tout comme avec celles de Die Linke et du Parti de la Gauche Européenne (bien plus timorées). Voilà ce que dit le PG : « Nous voulons une réorientation profonde de l’Union européenne afin d’en faire un espace démocratique et social respectant la souveraineté populaire…Un processus démocratique doit enfin s’ouvrir pour permettre aux citoyens européens de faire prévaloir l’intérêt général ». C’est tout ? C’est tout. Certes il faut y ajouter le rejet du Traité de Lisbonne. Mais alors, et les autres traités ? Mais la sortie de l’OTAN (et pas seulement le refus de la domination US) ? Encore « l’intérêt général » ? Pas de Constituante ? Ce dernier point d’ailleurs est décisif. Le PG attire des souverainistes convaincus, hostiles évidemment à tout enracinement populaire, par en bas, à une entité dont ils réfutent le principe même. On ne peut pas lutter seulement contre la politique libérale actuelle de l’UE. Ce sont ses fondements mêmes qui sont libéraux. La seule issue pour aboutir à l’Europe sociale qu’on demande de concert, NPA et PG, est une mise à plat globale, donc une Constituante qui aura le loisir de dénoncer l’ensemble des bases constitutives de l’Union. Et cela non au nom d’un repli sur les frontières nationales, mais d’une ouverture internationaliste, européenne et mondiale.

    Des élus et de leur cotisation

    « La cotisation élu est fixée à : 20 % des indemnités d’élu. » annonce fièrement le texte du PG. Prenons l’exemple d’un député européen, pour ne fâcher personne. Indemnité mensuelle (brut) : 6.952,91 € ; indemnité mensuelle représentative de frais de mandat : 3.500 € brut ; indemnité journalière pour frais de bouche et de logement : 251 €. 20% de ceci, c’est pas mal. Mais à qui fera t-on admettre que le député en question a vraiment besoin des 80% restant ? Pourquoi ne pas prendre une règle simple : les élus sont rétribués au salaire moyen du pays. Le reste va au parti qui lui a permis d’être élu. Trop simple peut-être ?

    De la République Sociale

    Le chapeau qui coiffe ensemble l’appel à « l’intérêt général » (et non à la lutte de classes et à l’anticapitalisme) d’un côté, et de l’autre l’hésitation sur la profondeur de la révolution sociale et démocratique nécessaire en Europe, est ce qui fait le cœur de cible du PG, la « République Sociale ». Citations : « Nous voulons une refondation républicaine de la démocratie…Nous entendons rétablir la prééminence de la démocratie parlementaire à l’opposé de la logique présidentialiste, revaloriser la portée du suffrage universel et fonder une VIe République. Nous considérons que la défense et la promotion de l’égalité des droits se concentrent dans l’exigence intransigeante de la laïcité dans l’organisation républicaine de la société, ainsi que dans celle de l’égalité entre hommes et femmes. ». Dans l’histoire du pays, la référence à la République n’est pas vaine, certainement. Mais elle est et demeure ambiguë. La Montagne Jacobine dont Mélenchon se veut le successeur s’oppose à juste titre aux ancêtres de nos « libéraux », la Gironde. Mais la « prééminence de la démocratie parlementaire » que le PG revendique contre le présidentialisme (à juste titre) fut aussi, toujours, appelée à la rescousse contre toutes les révolutions, et pas plus tard qu’en juin 68. Faut-il rappeler que la Constitution de 1793 promulguait le « droit à l’insurrection », y compris contre l’Assemblée elle-même ? Certes l’ajout de « Sociale » à « République » n’est pas anecdotique. Mais ça dépend de quelle République on parle. Celle de la Commune de Paris (lancée elle aussi au nom de la République) n’est pas celle de Thiers (évidemment) mais pas plus celle de Clemenceau. Autrement dit, au-delà de la forme républicaine, c’est le contenu social et la forme d’organisation du pouvoir (d’en bas ou d’en haut ?) qui sont premiers. La République Française réellement existante, telle qu’elle s’est imposée depuis la Troisième République, est consubstantielle du libéralisme politique et économique, comme d’ailleurs du colonialisme et de l’impérialisme. Rompre avec le capitalisme, aujourd’hui, suppose inévitablement de rompre avec la forme politique qu’il s’est choisi pour asseoir sa domination.

    « Intérêt général, intérêt du capital » était-il crié dans les années 70. C’est vrai ou non ? On peut objecter, à juste titre, que l’évolution du capitalisme dans la phase globalisée et néo-libérale abandonne même le drapeau fictif de « l’intérêt général » ; et que toute émancipation socialiste ne doit pas prendre en charge le seul l’intérêt du statut de prolétaire, mais doit viser à émanciper la société toute entière, donc prendre effectivement en charge un réel « intérêt général ». Certes. Mais cette objection ne prend son sens que si l’on choisit d’abord l’option de la non compatibilité constitutive des rapports de production capitalistes avec toute émancipation réelle et durable.

    Les conséquences de ces débats sont immédiates. J’en donne trois exemples. Que faire de la puissance militaire de la France ? Sommes nous pour un abandon unilatéral de l’arme atomique ? Plus profondément encore, sommes nous pour la condamnation de l’impérialisme français, certes moins puissant en général que l’étasunien, mais pas pour les populations qui en subissent directement les effets ? Sommes nous pour le droit à l’autodétermination des colonies de la France ? Deuxième exemple, celui des « langues minoritaires » dont le droit à l’enseignement public a été combattu avec la dernière vigueur par Jean-Luc Mélenchon, allié pour l’occasion à des élus de droite. Question marginale ? Révélatrice en tout cas. La position de Jean-Luc Mélenchon est totalement opposée à l’héritage qui est le mien (et j’espère celui du NPA), celui de la Commune de Paris. Laquelle, on s’en souvient, au titre toujours de la république sociale appelait à en finir avec la « République une et indivisible » au nom d’une « Fédération de Communes », librement associées. Et qui, de plus, instaurait un droit de révocation des élus et une démocratie de base. Troisième exemple enfin, la question des étrangers. Des groupes issus du chevènementisme ont rallié le PG ou s’apprêtent à le faire. Et sur cette question, majeure, ils emportent avec eux l’hostilité au droit de vote des étrangers. On ne sait pas quelle sera la position du PG sur cette question. On sait en revanche que le sénateur Mélenchon s’est à plusieurs reprises prononcé en faveur de ce droit de vote, et n’a pas manqué une occasion de soutenir le combat de RESF. Et c’est tout à son honneur. Mais il y a une logique à sa position « républicaine ». Il ne peut pas pousser cette position humaniste jusqu’à ce qui serait indispensable : la régularisation de tous les papiers sans condition et surtout la libre circulation et d’installation de tout être humain, pour commencer en France et Europe. Franchement, comment mener une campagne européenne conséquente si, à la directive de la honte que nous combattons ensembles, on n’oppose pas la seule position qui soit cohérente ? Sinon, comment éviter l’infernale spirale du « contrôle », donc de la police et de la justice, si on interdit ces droits d’une manière ou d’une autre ?

    De l’alliance avec le PS Après tout ceci, la divergence bien connue du PG avec le NPA concernant un gouvernement avec le PS apparaît comme une conséquence presque normale. Voilà la position résumée du PG : « Le PG est un outil pour battre la droite et conquérir la majorité politique autour d’un programme républicain de dépassement de la logique capitaliste…La conquête du pouvoir d’Etat par le suffrage universel n’est efficace que si elle s’appuie sur des citoyens mobilisés et acteurs de leur propre changement…Le PG a vocation à devenir majoritaire et à prendre des responsabilités gouvernementales en s’appuyant sur une mobilisation massive, populaire et citoyenne. » Outre que le terme revient de « dépassement de la logique capitaliste » (mais comment même l’imaginer sans détruire la propriété privée des grands moyens de la production, autrement dit du capitalisme en majesté ?), on voit bien là que le PG n’a tiré aucune leçon sérieuse des expériences de l’Union de la Gauche et de la Gauche Plurielle. On attend toujours un bilan circonstancié de la participation de Jean-Luc Mélenchon au gouvernement d’une des principales puissances capitalistes et impérialistes, sous la direction de Lionel Jospin. Sera t-il « globalement positif » ? Une partie du débat entre nous est de portée historique, et touche à la priorité donnée aux mouvements de masse, extra institutionnels, ou à l’occupation des centres de pouvoir parlementaire pour qui veut aboutir à révolutionner le système. Mais dans la conjoncture, ce débat se double d’une esquive. Tout se passe comme si le problème à résoudre à gauche était né après 2002, avec l’accentuation du virage social-libéral des sommets de le gauche. Et que, partant, le retour aux années fastes où ceci ne s’était pas encore vérifié était la solution. Sans même discuter du fond de cette position, il y a là un paradoxe. Le départ de Mélenchon du PS s’est accompagné de l’affirmation juste, et répétée à l’envi, que « 80% du PS était acquis au social-libéralisme », que l’évolution du parti était irréversible, que Ségolène Royal y était victorieuse. On pourrait alors s’attendre à ce que le PG en tire les conséquences, sinon pour toutes les générations à venir, du moins en ce qui concerne ce parti là, dans cette période là, et en vienne à la conséquence inévitable : une alliance gouvernementale et parlementaire avec le PS tel qu’il est n’est pas envisageable. Mais c’est ce que le PG se refuse obstinément à dire, tout comme le PCF sur cette même question. Jusque dans les détails d’ailleurs. Dans « LibéToulouse », Jean-Christpohe Sellin au du PG affirme : « Toulouse n’a pas élu le Parti socialiste pour les municipales, mais une équipe de femmes et d’hommes de la gauche plurielle. Je reste donc au côté de Pierre Cohen pour mettre en œuvre les orientations de gauche choisies par ce peuple souverain ». On ne sache pas pourtant que le sort des toulousain-ne-s se soit un tant soit peu amélioré depuis la prise de fonction de la nouvelle équipe

    Comme le NPA l’a indiqué à maintes reprises, ce n’est pas la question abstraite « gouvernement ou pas » qui est en discussion à gauche (comment un parti politique pourrait-il ne pas postuler à voir ses idées mises en œuvre ?) mais pourquoi gouverner, et donc avec qui. Mélenchon s’abstenant sur la déclaration de principes du PS, voilà une position cohérente avec la volonté de gouverner à nouveau avec Aubry et Royal. Le PG y ajoute une petite musique qui consiste à laisser entendre : à condition que les rapports de force changent. Et s’ils ne changent pas ? La réponse est donnée par Die Linke qui gouverne déjà avec le SPD en position subordonnée à Berlin, et pour une politique libérale. Et elle est donnée par le PG lui-même qui n’a abandonné aucun des exécutifs régionaux ou de grandes villes en France, où pourtant le rapport de force ne lui est nulle part favorable. Dans ces conditions, tout au plus peut-on le créditer d’une volonté de rééquilibrage de ce rapport de force. L’histoire est sans fin : en 1981 l’argument avait déjà servi à un PCF bien plus puissant qu’aujourd’hui pour entrer dans le gouvernement de Mitterrand. Avec les résultats que l’on connaît, pour lui-même et pour les travailleurs de ce pays.

  17. 17
    Le ché dit:

    Bonjour, le problème du "parti de gauche" pour moi est qu'il me parait social-démocrate aussi et les grandes lignes tirés par JLMelenchon me paraissent bien ambigues ! Un parti républicain ; qu'est-ce que cela veut dire ? Cela me parait vouloir dire" franchouillard et replié sur soi" alors que les solutions me paraissent mondiales et surtout écologiques plus qu'économiques car il faudra baser notre futur sur la décroissance plutôt que la croissance perpétuelle qui est insoutenable car sinon il nous faudra cinq planètes comme la terrre pour que tout les peuples aient notre niveau de vie. Nous devons arrêter de dévaster la planète et de l'épuiser ! Le ché.

    Notre Site Web : http://npatroyesaube.canalblog.com/

  18. 18
    Jacques Attali a tout prévu. dit:

    2009 commencera avec deux seules certitudes : cela sera l’année mondial de l’astronomie, et celle de la plus longue éclipse solaire du 21ème siècle. A part cela, tout le reste est incertain et s’organise autour de cinq enjeux essentiels, dans l’ordre croissant d’importance : qui gagnera les élections européennes de juin ? Qui sera le vainqueur des élections allemandes de septembre ? Quel sera l’attitude des pays pétroliers face à la baisse des cours ? Quelles seront les prochaines mauvaises surprises financières mondiales ? Quelles seront les prochaines manifestations du terrorisme ?

    On peut imaginer à partir de cela deux scénarii principaux :

    Le plus vraisemblable verra le nouveau président américain réussir à financer de grands travaux publics par l’épargne chinoise et pétrolière. L’Europe, démontrant par une campagne électorale chaotique son incapacité à parler d’une seule voie, n’attirera pas les capitaux du monde et s’installera dans la récession, pendant que les pays émergents, pris dans les rets d’innombrables manifestations de violence, (en Chine, en Inde, en Ukraine, au Pakistan, en Corée, au Maghreb) verront fuir leurs capitaux et ses élites.

    Le moins vraisemblable verra les responsables des principaux fonds souverains comprendre que le déficit public américain est intenable, que le système fédéral de réserve est en faillite, que l’Amérique ne pourra jamais payer sa dette, que placer ses capitaux en bons du Trésor américain est très dangereux, que plus personne à Washington ne contrôle plus rien, entrainant une hausse du cout de la dette, une chute du dollar et une faillite de l’état fédéral, suivi d’une hyperinflation planétaire.

    Pour mesurer la façon dont on s’approchera de l’un ou de l’autre de ces deux scénarii principaux, il faudra surveiller la confiance des marchés dans la capacité d’emprunt de l’Etat fédéral américain ; elle se mesure à court terme par le taux d’intérêt des bons du trésor (les T bills) et à long terme par le prix des options de vente à terme de ces mêmes bons. Plus ce prix monte, plus le second scénario devient probable.

    Et ces prix disent tout : Les investisseurs ont si peu confiance dans les autres placements qu’ils sont prêts à investir aujourd’hui à 0 % dans des bons du Trésor américain. A l’inverse, le prix des options à terme sur ces bons ne cesse de monter. Autrement dit, l’Amérique, considérée comme bientôt en faillite, reste pourtant l’ultime placement encore acceptable.

    Tout est dit.

    http://blogs.lexpress.fr/attali/2008/12/lannee-t.php#comments

  19. 19
    Benji dit:

    Et merci aux Irlandais en 2009, je l'espère très fort ! Qu'on envoie balader tous ces eurocrates antidémocrates.

    Vive la République, vive la Nation !

    http://www.levraidebat.com

  20. 20
    Rosa-Flora-Louise dit:

    Peut-on être communiste en France et rêver d'un vrai projet de gauche ? oui
    Peut-on être communiste et rester libre de s'exprimer ? oui
    Peut-on être communiste et être à la fois dans le doute et les certitudes ? oui
    Peut-on être communiste en dépit du silence des médias sur notre Congrès, sur ce que nous sommes vraîment ? oui
    Oui et merci Jean Luc de parler de nous car nous ne sommes sommes pas les militants bornés englués dans un passé où n'apparaissent que les erreurs d'autres pays mais jamais nos temps forts. Nous sommes des hommes et des femmes tout simplement, présents quand ils le peuvent là où le peuple souffre. Rosa F.L.

  21. 21
    clarazed dit:

    Oskar Lafontaine semble l’objet de quelques procès d’intention. N’oublions pas qu’il est délicat de vouloir comparer l’Allemagne et la France. Malgré la proximité géographique et les nombreux échanges, les deux pays ont des cultures, culture politique incluse, fort différentes.
    Dans le futur programme du parti "Die Linke" (prévu pour 2009 [1]), devrait figurer une phrase : la bourgeoisie et le capital ont "fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange" ; ils ont "substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l’unique et impitoyable liberté du commerce.” Je sais bien, citer le "Manifeste du Parti Communiste"... ça n’est pas forcément être de gauche...

    [1] En mars 2007, seules de grandes lignes programmatiques (programmatische Eckpunkte) ont été publiées lors du congrès qui réunissait la WASG (Wahlalternative Arbeit und Sozialgerechtigkeit / Alternative électorale travail et justice sociale) et le Linkspartei (Parti de Gauche) (anciennement PDS [Partei des Demokratischen Sozialismus / Parti du socialisme démocratique]).
    Pour ceux qui comprennent l’allemand, le texte se trouve sous :
    http://www.die-linke.de/index.php?id=377

  22. 22
    Nipontchik dit:

    Quant à moi j'ai jugé ce que disait Lafontaine en lisant ses 2 textes (ou plutôt ses traductions) des 15 octobre et 26 novembre, qui ne sont pas exactement du même tonneau, c'est celui du 15/10 qui a été critiqué en France (celui du 26/11 je le qualifierais de "pas terrible" sans +).

    Je lis suffisamment l('allemand (évidemment si c'tait du russe ou de l'espagnol...) pour comprendre à peu près ce qu'il y a là dedans:

    "Errichtung einer gerechten Weltwirtschaftsordnung: Dazu gehören die Kontrolle und Regulierung der internationalen Finanzmärkte, Stopp der Privatisierung der öffentlichen Daseinsvorsorge, Überführung wichtiger Naturressourcen in Staatseigentum, eine umfassende Entschuldung armer Länder, die Anhebung der Entwicklungshilfe auf über 0,7 Prozent des Bruttosozialprodukts der Industriegesellschaften. Nachhaltige Entwicklung sowie die Wiederherstellung und der Ausbau sozialer Rechte müssen die kapitalorientierte Neoliberalisierung ersetzen. Davon muss sich auch die deutsche Politik in den Vereinten Nationen, der WTO und der Weltbank sowie in bilateralen Verträgen und europäischen Abkommen gegenüber Lateinamerika, Afrika und Asien leiten lassen."

    donc contrôle et régularisation du marché finnacier international, arrêt des privatisations et si je traduis bien, qqch comme coordonner la politique de l'Allemagne avec l'Afrique, l'Asie et l'Amérique latine dans l'ONU, l'OMC, la Banque mondiale

    Ce que vient de faire le Président Correa d'Equateur en arrêtant de payer la dette indue au FMI ça a plus de gueule, non?

  23. 23
    Nipontchik dit:

    Dans le Monde de ce soir, évidemment on pense immédiatement à demander à l'ami J.Bové ce qu'il peut bien faire avec 1 tel larbin du système euroatlantique:

    "Comment jugez-vous globalement la présidence française de l'Union européenne ?

    Daniel Cohn-Bendit : La présidence française a eu beaucoup d'énergie, elle a réagi avec volontarisme et un peu au bluff dans la crise géorgienne, où elle a permis d'aider à arrêter l'offensive russe, elle a bien joué son rôle de médiateur honnête, elle a pris des risques tous azimuts pour répondre à la crise financière et à la crise climatique, et s'en sort difficilement parce qu'elle a misé sur une Europe des gouvernements qui la soumettait à l'unanimité. Donc on a un paquet climatique en deçà des nécessités.

    David : La présidence écoulée est-elle de nature à renforcer l'influence de la France au sein des institutions européennes, influence mise à mal par le non au référendum ?

    Daniel Cohn-Bendit : Disons que la présidence a redonné un peu de crédibilité à la France grâce à l'activisme de son président, au savoir-faire du ministre de tutelle Jean-Pierre Jouyet, et à la présence de certains ministres français. "

  24. 24
    Tudieu dit:

    Hum ! Quel bon miel je trouve sur ce blog !

  25. 25
    Pierre L dit:

    Face à la crise
    Appel des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA.

    La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, en sont les premières victimes. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité. Surmonter cette crise implique des mesures urgentes d’une autre nature que celles prises par l’Etat et les entreprises, pour être au service de l’emploi et des rémunérations.

    C’est pourquoi, les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) appellent les salariés du privé et du public, les chômeurs et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009 : elle donnera lieu dans tout le pays à des grèves et des manifestations. Elles appellent à agir massivement et interpeller les responsables gouvernementaux, les responsables patronaux et les employeurs pour :

    - défendre l’emploi privé et public ;

    - lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;

    - exiger des politiques de rémunérations qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;

    - défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale ;

    - des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité.

    Les organisations syndicales rendront publique le 5 janvier 2009, une déclaration commune développant leurs propositions et revendications.

    Paris, le 15 décembre 2009

    source :
    http://www.cgt.fr/spip.php?article35472

    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Claude EG dit:
    16 décembre 2008 à 15:09
    Le recul du gouvernement sur les lycées n’est qu’un leurre et la grève annoncée pour le 29 janvier par les syndicats ne sera pas assez forte si elle n’est pas reconductible…

    D'accord avec vous, mais cela n'empêche pas de participer à cette journée, nous devons faire feu de tout bois, et les grands incendies commencent souvent par de petites étincelles.

  26. 26
    clarazed dit:

    @ Nipontchik. Le ”davon” a son importance. Ce qu’il vient de citer dans la phrase précédente, à savoir remplacer le néolibéralisme capitalistique par le développement durable et le développement des droits sociaux, c’est cela qui doit, aux Nations-Unies, à l’OMC, à la Banque mondiale, dans les accords bilatéraux et les traités européens, présider à la politique allemande vis-à-vis de l’Amérique latine, de l’Afrique et de l’Asie.”
    Sûr qu’arrêter de payer la dette indue au FMI ça a de la gueule et la création du Sucre donc !

  27. 27
    dudu 87 dit:

    Bonsoir à vous,
    Le 13 mai 1968¨, la grève de 24 heures n'était pas reconductible au départ. C'est la base qui en a décidé autrement...Ce sont les entreprises où la conscience de classe était la + élevée qui ont démarré les 1°.Certaines sont venues dans l'action 8 jours plus tard voir +.

  28. 28
    dudu 87 dit:

    Pierre L
    Ouf! même la CGC est dans le coup!

  29. 29
    dudu 87 dit:

    Alors une question: Les partis politique dit "de gauche" doivent-il être présents avec leurs banderoles dans les manifs?

  30. 30
    4 Août dit:

    Concernant la "tentative" d'attentats (© France Info) à Hausmann, je crois qu'on va servir de -l'-ultra-gauche-islamiste à la gueusaille "terrorisée" à tous les repas. A suivre...

    http://www.parismatch.com/parismatch/Dans-l-oeil-de-match/Reportages/Des-explosifs-decouverts-dans-un-magasin-a-Paris/(gid)/61762/

  31. 31
    Christian C dit:

    Ca y'est la France a peur. Après les godasses dans la gueule de Bush. Les pains de dynamites découverts au Printemps. Sitôt Alliot Marie renforce ses troupes. L'actualité s'emballe. Vigipirate puissance plus rouge que rouge. L'actualité s'emballe. Réunion au sommet place Bauveau. L'actualité s'emballe. Elle s'emballe pour qui? Des vieux pains de dynamite même pas amorcés. Tant mieux. Mais pourquoi désamorcés? Rendus inoffensifs par la volonté des poseurs. Ca pu le barbouze à plein nez. Faire peur sans commettre de dégâts. Pas de morts tant mieux. Mais l'actualité s'emballe au profit de qui? Sûr qu'Alliot Marie s'appuiera sur cet événement pour déployer ses forces à l'attaque des ultras. C'est son job. Elle est là pour ça!

    Déployer ses troupes pour maîtriser la RUE.

  32. 32
    wave dit:

    Jacques Attali?
    Voici comment il explique ses propres contradictions, c'est édifiant:
    http://www.dailymotion.com/video/x7pzfa_zemmour-vs-attali_news

  33. 33
    Pierre L dit:

    à dudu 87,

    merci pour votre rappel à propos de 68.

    Je pense qu'une participation massive à la journée du 29 janvier est très importante, elle mesurera le degré de ras-le-bol qui règne dans ce pays, redonnera confiance à beaucoup et permettra d'envisager plus clairement les actions à venir.

    vous dites :
    Alors une question: Les partis politique dit “de gauche” doivent-il être présents avec leurs banderoles dans les manifs?

    Pourquoi pas ? Cela se fait, les partis défilants derrière les syndicats.

  34. 34
    rosay dit:

    Bonsoir, par pitié cessez de nommer S......, à chaque fois que ce nom est présenté vous lui faite de la pub, comme les pubs fabriqués par les dictateurs.
    Essayez," ce gouvernement qui pu la droite faschiste et ressemble beaucoup au gouvernement de Vichy."
    à + Rosay.

  35. 35
    Pierre L dit:

    à rosay (16 décembre 2008 à 19:19)

    j'aime bien "le régime qui étend sur nos vies son emprise" ou une de ses variantes, "Le régime réactionnaire qui prétend régner sur nos vies".

    Droits d'auteur ici :
    http://www.bakchich.info/rubrique103.html

  36. 36
    Christian C dit:

    SARDANAPALE: définition. Personnage puissant, qui mène une vie luxueuse et dissolue.

    SARDANAPALE: historique: Souverain assyrien fictif dont il est à maintes reprises fait état chez les auteurs grecs. Ils le décrivent comme le dernier roi d’Assyrie, succombant à la révolte du satrape de Médie, Arbakês. Après de longues luttes, il s’enferma dans Ninive, dont les murs furent rompus par une inondation du Tigre. Se voyant perdu, il fit élever un immense bûcher,où il perit avec ses femmes et ses trésors.

    Cette fiction n’est pas dépourvue de fondements puisque le nom de Sardanapale vient de celui d’Assurbanipal.

    ASSURBANIPAL: Roi d’Assyrie. Sous son règne, l’Assyrie s’élève au dessus de tout. Vainqueur du pharaon Néchao, elle s’établit en basse Egypte, Memphis est prise et Thèbes pillée et détruite. Ruine les Elamites et étend sa renommée jusqu’à l’Ouest de l’Asie mineure. C’est l’Apogée de la puissance Assyrienne. Incapable de lutter sur plusieurs fronts Assurbanipal se contente d’envoyer de l’aide à son frère. Mal lui en fit, son frère s’allie aux Elamites et aux Arabes et se retourne contre lui. Enfermé dans sa capitale, il se suicide dans l’incendie de son palais.

    SARKONAPALE : définition. Personnage puissant qui mène une vie luxueuse et dissolue.
    SARKONAPALE: Roi de France. Sous son règne la puissance de l’argent s’élève au-dessus de tout. Vainqueur du PS, il intégra à sa court des ministres fellons. Le Modem est pris et le PS pillé et détruit. Ruine le monde ouvrier et étend sa renommé jusqu’à l’Ouest de l’Atlantique. C’est l’apogée de la puissance de l’argent. Incapable de lutter sur plusieurs fronts Sarkonapale se contente d’envoyer de l’aide à ses satrapes Mal lui en fit, ses satrapes s’allient aux forces de gauche et aux progressistes et se retournent contre lui. Enfermé dans sa capitale, il se suicide dans l’incendie de son palais.

    Alors pourquoi ne pas l'appeler SARKONAPALE.
    Le supplice du Pal. Du Pal Sarkozy. Non c'était son père. Alors pour lui on rajoute un E
    E comme Encu....

  37. 37
    Jennifer dit:

    Aujourd'hui, 16 décembre, à Dunkerque des camps entiers de réfugiés ont été rasés au bulldozer à Loon-plage et à Grande-Scynthe, mettant à la rue des centaines de réfugiés, et ce en période de grand froid!

  38. 38
    dudu 87 dit:

    @Pierre L
    Je tutoie facilement, alors il t'est permis...
    Ma question sur la présence des partis avec leurs banderoles n'est pas innocentes! Tu sais bien indépendance syndicale exige...
    Pour ma part aucunes objections même si certains se font botter les fesses, suis mon regards!
    A mon avis d'autres organisations et/ou associations vont suivre, pour les "politiques" nous verront...
    En tout cas cette journée doit être...IMMENSE!

  39. 39
    curtillat andré dit:

    Fais gaffe Christian,en Sarkonapalie tu peux friser la correctionnelle..

  40. 40
    Jennifer dit:

    d'accord avec Christian C. Cela a l'air cousu de fil blanc de dire que l'attentat si amateuriste d'aujourd'hui serait le fait des "ultras" comme ils disent. Ca sent le barbouze à mille lieux, voire le fascho qui veut qu'on s'engage encore plus en Afghanistan contre les terroristes. Ils nous prennent vraiment pour des enfants. J'espère bien que l'ensemble de la population ne gobe cette histoire d'ultra comme ceux de Tarnac. Bon ici sur le blog on est convaincus mais que pense le reste de la population.
    En plus évidemment MAM va en profiter pour faire de la chasse au faciès suivant l'amalgame selon lequel terroriste=musulman=arabe. Ca tombe bien, d'ici que les jeunes de banlieue se joignent aux lycéens qui ne veulent pas se laisser embobiner par Sarko et comptent continuer à se battre!

  41. 41
    dudu 87 dit:

    Jennifer,
    J'entendais ce matin N.Moréno lancer un appel aux parents d'élève du secondaire que c'était (aux parents) leur devoir de rappeler leurs enfants à + de discipline envers l'état. Autrement dit arrêter de faire grève!

  42. 42
    Les deux Daniel Cohn-Bendit. dit:

    Vifs échanges entre Daniel Cohn-Bendit et Nicolas Sarkozy au parlement européen.

    Le président français a tourné en ridicule le fossé qui existe selon lui entre le leader écologiste lors des dîners et déjeuners en privé, et la « caricature » que Daniel Cohn-Bendit donne de lui en public.

    « Vous êtes une personne courtoise, tolérante, sympathique lorsqu’on vous invite à dîner, lorsqu’on vous invite à déjeuner, mais dès qu’il y a une caméra de télévision sous votre nez, on a l’impression que vous devenez comme fou », a souligné Nicolas Sarkozy.

    « Je vous connais depuis longtemps, on se téléphone souvent, vous êtes venu trois fois à l’Elysée », a-t-il rappelé, soulignant que Daniel Cohn-Bendit n’avait pas refusé l’escorte de motards la dernière fois, « ce qui montre une certaine capacité à se mettre dans l’ordre républicain ».

    Auparavant, le président du groupe socialiste Martin Schulz avait déjà tourné en ridicule le fait que la présidence française ait « changé » l’ancien leader de Mai 68, escorté par des policiers lors d’un déjeuner à l’Elysée. « Regarde comme les temps changent : en mai 1968, c’était la police qui courait derrière toi, maintenant c’est toi qui cours derrière la police », a lancé Martin Schulz à l’intention de Daniel Cohn-Bendit.

    http://www.liberation.fr/politiques/0101305990-vifs-echanges-entre-cohn-bendit-et-sarkozy-au-parlement-europeen

  43. 43
    clarazed dit:

    @ Nipontchik 23 - C'est drôle, tout à l'heure sur France Info, un journaliste a demandé à Cohn-Bendit pourquoi il avait été si virulent contre Sarkozy ! Comme quoi tout dépend de là où on se place...
    Et puis, à propos de Darcos : la TV, une fois à la botte du gouvernement, se fera un plaisir de "préparer " les esprits à l'indispensable réforme ou plus exactement, à la casse de l'école publique, gratuite, laïque et républicaine. Vous avez dit "laïque et républicaine" ?

  44. 44
    dudu 87 dit:

    Jennifer
    Plus de 500 manifestants sont venus soutenir les inculpés de Tarnac, hier, à Limoges. L'événement s'est déroulé sous la pluie et sans violence.
    http://www.lepopulaire.fr/editions_locales/limoges/_nous_ne_lacherons_pas_le_morceau_@CARGNjFdJSsEEx8HAh4-.html
    Je rajouterai que la population du village et des environs n'a pas apprécié les méthodes des forces de l'ordre. Ici, les souvenirs des GMR et des Nazis sont encore très vivantes et pour cause, Tulles, Oradour....

  45. 45
    Jennifer dit:

    @ Jean Luc Mélenchon

    Je partage votre analyse de la situation au Venezuela. Oui il y avait une absence de cadres intermédiaires et oui cela a favorisé le clientélisme, à savoir que des tas d'arrivistes se sont déclarés chavistes pour avoir des postes dans l'appareil d'Etat à tous les niveaux intermédiaires, et n'ont rien fait pour la révolution soit par incompétence, non conviction ou purement parce qu'ils en ont profité pour tirer la couverture et le fric (du pétrole) à eux. La révolution bolivarienne est bourrée de corruption et cela perpétue ce mal endémique hérité de la 4ème république, qui a complètement infecté les mentalités.
    Oui cela contraint Chavez et Morales à une "hyper présence médiatique personnelle qui permet d’atteindre directement la masse de la population, faute de relais suffisant". Mais je ne suis pas sûre que c'est cela qui aggrave le problème initial, comme vous dites. S'il y a courtcircuitage des structures intermédiaires c'est parce qu'elles sont gangrenées par la corruption. Pendant ce temps-là à la base, de nouvelles structures sont crées, comme les conseils communaux, les missions qui sont la démocratie du peuple qui prend ses affaires en main. Certes cela ne va pas assez vite sans doute, mais la démocratie et le fait de se gérer soi-même prend un long temps.

    Juste pour dire que je ne serais pas aussi catégorique que vous sur la critique de Chavez, critique qu'on retrouve souvent. Parfois certes, il peut être barbant dans ces "alo presidente" mais la plupart du temps, il est très formateur, il montre les perspectives, arme les gens. Il n'a pas encore la grosse tête et ne se la joue pas, et ceci après 10 ans de pouvoir. Il aurait pu s'en fiche à un moment des pauvres et concilier avec l'ennemi, "s'adapter". Non il garde le cap: les pauvres avant tout.
    Bon il fait des erreurs et le fait de ne pas avoir de plan d'urbanisation en est un majeur pour lequel il a payé un prix cher aux dernières élections.

    Pour le PSUV, il est en voie de construction comme le PG. Ils apprennent la politique et j'espère aussi que le PG ne se laissera pas dominer par les ténors et permettra à tous de prendre la parole, d'exprimer ses doutes etc...

  46. 46
    Jennifer dit:

    Dudu 87
    Et bien j'espère que les jeunes feront bien ce qu'on fait en général à l'adolescence: ne pas écouter ses parents et faire ses expériences par soi-mêmes, y compris même si ce sont des erreurs. Les jeunes ont raison et c'est aux parents de les soutenir.

    500 à Tarnac c'est super mais à l'échelle de la France est-ce assez pour tourner l'opinion en leur faveur. Je ne sais pas comment cela a été relayé par les medias. Sûrement cela a été tu comme d'hab avec ce régime si "démocratique" qui nous gouverne. Il y a des milliers de godasses qui mériteraient d'être jetées. A quand une manif avec tatanes contre Sarko?

  47. 47
    Carol DEBY, Liège dit:

    Le signataire Démocratia repasse par une crise paroxystique.
    Demain, il faudrait l'éloigner de la bécane de la clinique, tandis que le modérateur
    fera son boulot.
    Salut les copains.
    Mélanchon, courage.

  48. 48
    65h/ semaine? dit:

    Et encore de bonnes nouvelles nous parvenant de Bruxelles:
    pour nous remercier d'avoir été des vaches à lait pour sauver le système,
    projet de directive européenne pour permettre d'allonger de 48h à 65h la durée hebdo du temps de travail.
    A lire sur http://libestrabourg.blogs.liberation.fr/actu/2008/12/leurope-sociale.html
    JE PEUX PLUS BLAIRER CETTE EUROPE DE MERDE.

  49. 49
    Jennifer dit:

    Mais non Democratia: on attend qu'une chose c'est que le censeur de ce blog fasse bien son boulot, à commencer par toi!

  50. 50
    Caty Bruniquel dit:

    Bonjour,
    Je n'ai peut-être pas une grande pratique d'Internet, mais je pense qu'un blog politique comme le votre est une denrée rare. Le plus souvent, à mon avis, les hommes politiques confondent site et blog et ne livrent que des propos convenus, voire de simples reprises de déclarations ou d'interviews. Vous prenez le risque d'avoir une écriture plus personnelle et c'est pour cela que je vous lis régulièrement. Il n'y a aucune ambigüité. C'est pour avoir votre avis que je consulte votre blog. Si je veux avoir des infos sur le Parti de Gauche, je vais sur leur site, pas sur le votre

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