13déc 08

Je rentrais du congrès du Parti Communiste. Il neigeait sur Paris. Je pensais à ce que j’ai vu. Pendant ce temps, le métro cahotait. Je faisais le bilan de la journée avec Eric Coquerel, le secrétaire national aux relations extérieures du Parti de Gauche. Autour de nous les gens parlaient des courses de Noël! Bon. Que va-t-on trouver dans nos souliers au pied du sapin? 

VU DU CONGRES

Tout ce que disent et discutent les communistes nous concerne, pour peu qu’on soit de gauche. Tout simplement parce que ce dont ils traitent c’est de la vie, la terrifiante crise qui s’avance, la politique pour changer l’ordre injuste des choses. Vu? Ca n’a rien à voir avec leurs scores aux élections, le bilan de l’union soviétique et ainsi de suite. C’est de la pensée. Mais un chapitre particulier de leur discussion nous implique. Impliquer c’est plus fort que concerner. C’est le chapitre sur les élections européennes et la stratégie du PCF à ce propos. Et les congressistes communistes ont délibéré. Incroyable Parti Communiste. Ils votent ligne à ligne (elles sont numérotées), page par page, amendement par amendement. Certes avec des boitiers de vote. Mais ça dure. Mais pas trop. Mais quand même. Un pour, un contre, pour chaque amendement! Donc il faut être patient. Il leur faut trois jours pour venir à bout de leur texte…Ca peut faire sourire. Moi ça me stupéfie. Rien à voir avec l’incroyable foire qu’est un congrès socialiste où trois mille personnes parlent en même temps pendant que défilent à la tribune des rangées de camarades qui font des vocalises. J’ai terriblement pratiqué et aimé ça. Mais en voyant ces communistes, leur «ruches», leurs amendements et leurs votes ligne à ligne, j’étais pétrifié. Comme par un retour au réel. A la pudeur après l’obscénité. Si j’étais encore membre du PS je courrai dire aux camarades ce que j’ai vu. «Camarades, vous êtes devenus fous! Un congrès appartient aux congressistes» Bon. Je perdrai mon temps, je le sais bien. Les socialistes se fichent totalement de leurs propres textes. Ils ne les lisent pas. Même quand ils les signent. A la suite de cette introduction je vais vous faire lire ce qu’en écrit le bulletin de Julien Dray, à propos du dernier «texte d’orientation» du conseil national du PS. Même «Libération», qui fonctionne souvent (mais pas toujours, et je citerai des noms le jour où je voudrai leur nuire) comme l’organe central de la droite du PS, avait trouvé ce Conseil National nul à pleurer. Même eux n’en peuvent plus! Mais les socialistes se fichent tellement des textes qu’ils ne se donnent même plus la peine de traduire ceux qu’ils signent en anglais. En anglais! Ca ne les dérange pas. En fait ils doivent avoir honte de ce qu’ils signent. Donc ils ne le traduisent pas. Donc les prolétaires qui le souhaitent peuvent aller lire le texte du communiqué des sociaux démocrates réunis à Madrid sur le site de leur parti préféré… en anglais. Ca les respecte! Ils sont traités comme des cadres supérieurs du PS. Ils lisent l’anglais. Un jour ils arriveront eux aussi à penser en anglais et ce sera le paradis libre et non faussé. «L’europe c’est important, c’est vital, c’est un projet en soi» et gna gna! En anglais. Je publie donc aussi à la suite. Quelqu’un fera l’effort de traduire ça pour nous? Bon les communistes ont voté à plus de soixante dix pour cent en faveur de la ligne qui propose un Front de gauche aux élections. Ca c’est le fait politique du week end. Mais comme ils sont plus forts en discussion qu’en médias, les communistes ont oublié de dire quel était l’objet de leur congrès. Quel en était le but ? Donc ils se sont mis à la merci du premier venu capablesde fournir un sujet médiatique aux médias. Suivez mon regard. Un bon sujet médiatique est: «le PC est mort, la preuve ce sont des communistes qui le disent». Et ainsi de suite. Gardons notre sang froid. Ca dure juste quelques heures. Puis revient la parole au terrain. Ca nous laisse une chance de nous faire entendre au contact. Juste pour dire qu’il existe enfin une alternative à la droite et aux sociaux démocrates libéraux. Le front de gauche des communistes et du parti de gauche. Un front ouvert, bien sur. Incomplet, bien sur. Mais un Front. Il existe vraiment. C’est un point d’appui vital. Ca va fonctionner. Les rieurs vont changer de camp!

DO YOU SPEAK INGLISCH, CAMARADE?
 

PES Leaders’ statement on the Lisbon Treaty

The PES respects the result of the Irish referendum. But the PES also respects the completed ratification of the Lisbon Treaty in 23 Member States of the European Union. The PES firmly

believes that the ratification process should continue so that all 27 Member States can pronounce themselves on the Lisbon treaty.

The Lisbon Treaty is a far better treaty than the Nice Treaty. It serves European citizens better, is better for the democratic and transparent functioning of EU institutions, and better for our collective ability to face global challenges. The Treaty enshrines a European Charter of Fundamental Rights, complementing in their context each Member states’ national, regional and local laws, and sets out the fundamental role of the social market economy and important objectives such as full employment. The PES believes that a solution can be found for Ireland and for the EU. We welcome the European Council’s commitment to define “the elements of a solution” and a roadmap at their next meeting on 11-12th December. We urge the forthcoming Czech Presidency of the European Union to play a positive role in facilitating the implementation of a commonlydefined

solution and roadmap. In these times of financial and economic turmoil, it is even more important that the European

Union should have the necessary democratic institutions and instruments to work in the interests of Europe’s citizens.


 

CA LES GONFLE, EUX AUSSI!

Et voici ce qu’écrit le bulletin de Julien dray, l’ancien porte parole du PS à propos du texte du Conseil national du PS.

«Le conseil national de samedi dernier a mis un terme au congrès de Reims. Pour que ce terme soit positif et permette de relancer une dynamique de travail collective, il fallait que l’expression qui en découle – le texte d’orientation de la nouvelle direction – soit lui-même un modèle, et de la méthode, et de l’orientation politique, à suivre pour les prochaines années. Force est de constater qu’il échoue sur les deux tableaux. Pire encore : il constitue une régression notable par rapport à ce que le parti avait produit ces dernières années. Et un démenti flagrant à la volonté proclamée de rassemblement de Martine Aubry et des camarades qui la soutiennent.

Passe la forme, la graphie – les nombreux coquilles, fautes d’orthographe et autres anglicismes, que certains camarades ont sévèrement pointés, et qui sont sans doute à mettre sur le compte de la précipitation qui a présidé à l’élaboration de ce manifeste. Même si il aura fallu attendre l’ouverture du conseil national, samedi matin, pour qu’il soit diffusé aux membres des instances nationales du PS !

Passent encore les facilités oratoires nombreuses, les satisfécits vagues, les exhortations velléitaires, les condamnations morales, qui donnent l’impression, à tort ou à raison, de témoigner de l’impuissance de ceux qui les profèrent, ou de leur incapacité à formuler clairement une position sur un sujet donné. A ce titre, on aurait sans doute pu se passer de l’évocation de « défis sans précédents dans l’histoire de l’Humanité », de l’appel à une « transformation réelle et profonde » de la République, à une « politique de l’immigration humaine et digne », sans beaucoup plus de précisions. On aurait pu s’abstenir aussi de proclamer solennellement, et non sans un certain ridicule, que « le moment est venu que se lève une nouvelle génération d’hommes et de femmes de gauche », ou d’asserter doctement que « la rénovation doit être profonde » – surtout pour conclure quelques lignes plus loin sur les bénéfices d’un « parti campé sur ses valeurs de toujours » ! On aimerait quand même savoir ce que sont « des réformes audacieuses », même si on apprécie l’audace. On espère qu’on ne peut pas « combattre la droite » autrement que « vigoureusement ». Pour tout dire, si on aime bien la « nouveauté », on persiste à penser qu’elle ne constitue pas un qualificatif si définitif qu’il suffise de le placer plusieurs dizaines de fois dans un texte pour en garantir la qualité.

Passent donc ces défauts de forme, même si, à force de s’accumuler, ils finissent par grever le fond. En particulier, il est difficile de ne pas être préoccupé par l’incapacité de ce texte à définir autrement sa vision du socialisme du XXIème siècle que par une formule au contenu pour le moins imprécis : « un socialisme de gouvernement clairement ancré à gauche ». Ou par des slogans dans l’air du temps, laborieuse tentative de calquer les tics de langage de l’UMP – le « socialisme décomplexé ».

On aurait pu faire l’impasse sur tout cela, si la vision développée dans ce manifeste avait été prometteuse, « ambitieuse », pour reprendre un adjectif qui y est souvent utilisé. Mais ce ne sont pas précisément ces qualités qui frappent d’abord le lecteur. C’est l’impression désagréable de lire une compilation, plate et atténuée, de tout ce que le parti socialiste a pu faire de convenu ces dernières années. L’impression, pour être précis, de tourner en rond, de ne pas échapper à une pensée sans doute pleine de bonnes intentions, mais déjà dépassée – et pour cause, puisqu’elle a accompagné nos derniers échecs aux élections nationales. Soyons honnêtes, cette impression de doux ronronnement quelque peu soporifique est parfois démentie – mais non pas pour de bonnes raisons.

L’attention du lecteur est soudain alertée quand, parvenu au chapitre, quand même cardinal, des relations internationales, il lit une longue envolée sur la nécessité pour l’Europe de « faire entendre une voix forte contre l’unilatéralisme américain et son discours de choc des civilisations », autrement dit de s’opposer au bushisme … plus d’un mois après l’élection d’un certain Barack Obama à la Maison Blanche. Ce président des Etats-Unis qui est prêt à entamer des discussions avec l’Iran. On sait gré à la nouvelle direction du PS de ne pas céder à l’emballement parfois irrationnel de l’obamania. Mais avouons qu’à ce degré de sang-froid, on n’est pas loin de l’autisme pur et simple … L’attention du lecteur est à nouveau sollicitée quand il se rend soudain compte de grands absents, expédiés en une ou deux phrases : la culture, uniquement évoquée comme « dimension essentielle de notre projet », ou encore l’enseignement supérieur et la recherche, convoqués de manière périphérique sur leur apport à la croissance et la seule question de leur démocratisation.

Admettons, enfin, que l’on tolère les coquilles, le style alternativement emphatique et technocratique, les insuffisances sur l’éducation et la culture, les bourdes sur l’international. Admettons. On n’en serait pas moins en droit d’attendre une grande pertinence, une puissance de proposition inattaquables dans le domaine économique et social. Cette direction ne se revendique-t-elle pas de la « vraie gauche » du parti ? Le lecteur indulgent se concentre donc sur ces volets du texte. Mais il n’est pas certain que son indulgence résiste longtemps à cette dernière épreuve. Car il devra s’infliger la douteuse opposition entre « économie réelle » (le bien) et finance (le mal), comme si le patron de « PME », parangon (dans ce texte) de la première, était toujours un apôtre de la question sociale, comme si par ailleurs on pouvait imaginer une économie de marché sans capitaux ! Il se confrontera, surtout, à la régression politique majeure que constitue le retour à une vision misérabiliste d’un monde coupé en deux, entre les inclus, et les exclus – dont le PS doit exclusivement s’occuper. C’est ainsi que l’on parle de politique salariale sans proposer autre chose que l’augmentation du SMIC ou la « revalorisation des petites retraites ». C’est ainsi, surtout, que l’on tombe dans le piège grossier qui nous est tendu par la droite, en délaissant totalement les classes moyennes, sans chercher à créer une vision de la société qui rétablisse leur alliance objective avec les classes les plus démunies.

Mais ce n’est pas tout. Ce qui décourage définitivement le lecteur le mieux attentionné, le plus ouvert, de valider ce texte, c’est sa destination véritable, qui apparaît progressivement au fil de la lecture, et qui explique peut-être d’ailleurs pourquoi tant de thématiques sont bâclées. Cette destination est limpide : c’est l’empêchement. Ce texte a été écrit pour empêcher une certaine catégorie de socialistes de le voter. D’ailleurs, et ce n’est pas un hasard, il ne devient précis et anguleux que quand il s’attache à des positions inverses de celles de la motion E. Tout y passe : les critiques voilées contre la supposée présidentialisation du parti (« le débat argumenté plutôt que la démarche personnelle ») ; la réactiva­tion de l’opposition stérile entre parti de militants et parti de supporters (« nous n’admettrons pas de voir notre parti [...] au service d’une candidature ») ; le refus de l’allègement du prix de la cotisation ; le refus proclamé de toute alliance avec le MoDem (tout en précisant de manière ambiguë que ce parti prône « aujourd’hui » une politique économique et sociale opposée à la nôtre, sans aller jusqu’au bout de ce qu’implique cet aujourd’hui). On ne reviendra pas sur ce qu’a de comique cette vertueuse interdiction, au regard des alliances pratiqués ça et là par ses propres promoteurs.

(…) Curieux objet que ce texte qui fait le choix formel de l’inventaire, plutôt que de se concentrer sur quelques points nodaux d’un projet d’ensemble, et qui échoue en définitive à être détonnant, conquérant, ou même simplement un tant soit peu précis et convainquant, sur la grande majorité des sujets abordés.(…).


 


90 commentaires à “Retour du congrès communiste”

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  1. 1
    Jennifer dit:

    De toute façon Dray a tort de croire que cela va changer avec Obama. Il prend le même ministre de la défense Robert Gates. On met les mêmes et on recommence mais cette fois on change de pays. Maintenant c'est: Sus à l'Afghanistan! C'est vrai qu'il faut libérer les femmes des talibans. C'est juste humanitaire.

    Et bien non contents d'envoyer leurs propres troupes, les nord américains font pression pour que ce soit la France et l'Angleterre qui prennent le relai en Afghanistan. On verra si l'unilatéralisme dont parle Dray est fini.

    http://www.lefigaro.fr/international/2008/12/12/01003-20081212ARTFIG00260-paris-et-londres-confrontes-au-dilemme-afghan-.php

  2. 2
    Christian C dit:

    « Amis du monde de l’éphémère en vérité je vous le dis ! Au jour de ma fin ultime, je quitterai cette croûte terrestre. Ainsi fait, je serai porté par la grâce, et m’élèverai vers les cieux jusqu’à atteindre l’Empyrée des dieux. »
    Quel phénomène visible pourrait accréditer la thèse d’une quelconque déification, lorsque il est fait appel à une disparition subreptice, propre à mystifier la crédulité et l’objectivité d’un peuple prêt à croire l’absurde d’une situation.
    D’après les écrits de Diogène Laërce, à la veille de sa mort, Empédocle prêt à toutes les extravagances, pour fournir les preuves de ses assertions, gravit les pentes de l’Etna. Arrivé au faîte du cratère, il se précipita dans la fournaise, laissant aux hommes qui désiraient ardemment le sanctifier, l’aura de sa divinité. Ô combien les apparences se retournèrent contre lui, quant à l’instant crucial, juste avant qu’il ne se précipitât dans l’abîme, il perdit une vulgaire sandale. La marque de la raillerie d’un monde divin qui le refusa, et le renvoya à sa pitoyable déchéance. Celle de n’être qu’un mortel.

    Jean-Luc Mélenchon le PS n'est-il pas arrivé à cela?

  3. 3
    Jennifer dit:

    Toujours dans les bonnes nouvelles, les chemins de fer italiens et allemands demandent à ce que la SNCF soit "libéralisée "en ce qui concerne le transport de voyageurs! Rien que ça! Et alors notre Sarko keynésien que va-t-il répondre?

  4. 4
    Jennifer dit:

    Dans la rubrique "atteinte aux libertés démocratiques et à la liberté d'expression" que Sarkozy alimente quasiment quotidiennement maintenant, des militants sont accusés d'injures publiques envers la police.

    http://www.liberennes.fr/libe/2008/12/sans-papiers.html

  5. 5
    Christian C dit:

    @ jennifer

    Il va te répondre que c'est prévu.
    Il te faudrait lire ou relire les directives 91/440 et les suivantes, 95/18 et 95/19, jusqu’au Livre Blanc de Juillet 96 édictés par l’Union “Libérale” Européenne, qui instaurent la garantie d’un droit d’accès et de libre concurrence, sur notre territoire comme ailleurs, aux entreprises ferroviaires privées et publiques de tous les Etats membres. Qui délimitent les droits de gestion des entreprises ferroviaires de manière qu’elles puissent faire preuve de plus compétitivité. Qui imposent une comptabilité distincte entre les infrastructures du rail, par exemple chez nous RFF, et les prestataires de service qui auront, au titre de la libre concurrence, à rouler dessus. Qui affirment que les sillons et les fréquences de passage seront vendus au plus offrant sans ordre ou priorité. (Bonjour le prix d’un billet le vendredi soir entre 16h00 et 19h00!). Qui manigancent en outre, et là c’est plus grave, sous couvert d’un ordre de salubrité publique et de gestion saine, le désengagement des responsabilités régaliennes et financières de l’Etat, le relayant au rôle tant décrié de celui qui à l’instar de Ponce Pilate, s’en laverait les mains et laisserait faire les choses.
    On se trouve tout simplement en présence d’un dogme porté par la volonté politique des dirigeants libéraux européens, et qu’en l’occurrence comme il en est pour tous les dogmes, on se fiche pas mal des dégâts qu’il peut occasionner, (La preuve est là aujourd’hui devant nos yeux), tant qu’ils maintient à flot la minorité doctrinale qui en jouit et profite a satiété, ne laissant bien évidemment que les quelques restes mineurs aux tristes déshérités.

    Le pire est à craindre, puisque rouler sur les rails reste une mission dangereuse et que la sécurité ferroviaire, qui n’est pas une mince affaire, sera mise à mal. Il y aura des morts un jour à l’ouverture du journal de TF1 et comme d’habitude on cherchera le coupable. Et comme d’habitude on dira responsabilité humaine. Et comme d’habitude on restera, ils resteront aveugles face à la vrai réalité. La responsabilité des dirigeants européens. Libéraux de droite qui préfèrent le fric à l’intérêt des hommes.

    Il n’est que de reprendre les propos de Denis Kessler ancien vice-président du MEDEF.

    Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance… Il est grand temps de réformer et le gouvernement s’y emploie… La liste des réformes? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception… Il s’agit aujourd’hui de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance.

  6. 6
    S.M dit:

    Cher senateur, Leader de PG,
    D'abord,felistons nous pour le front de Gauche! ensuite je souhaite connaitre votre analyse sur les révoltes de La Grace, et, et la raison de votre silence à ce sujet!?
    guyssou

  7. 7
    Wieland dit:

    Juste un test

  8. 8
    Yves le Henaff dit:

    God Save Mélenchon :-)
    en anglais...
    (comme il dirait: ils vont nous filer la peste.)

    En espanol, encore: mais, en anglais...
    Is Segolene King good for the Socialist Party?

    We can do it...
    I mean: " tout est possible with le Parti of the Left..."
    Pauvre France.

    Yves le Henaff

  9. 9
    GILLES BOULIN dit:

    Cher camarade Jean-luc Mélenchon,

    Avez-vous rencontré une délégation du Parti ouvrier indépendant ?
    Afin de rassembler toute la gauche du non.
    Quelle sera la suite que vous allez donner à cette rencontre.

    Dans l’attente de votre réponse, qui je l’espère pour ma par sera positive.

    Un républicain socialiste

    Gilles Boulin

  10. 10
    clarazed dit:

    À propos de la privatisation de la SNCF, on reverra avec profit (si je puis écrire !) ”The navigators” de Ken Loach.
    À la lecture d’un exemple de didactisation, sur le site de l’Académie de Grenoble (http://www.ac-grenoble.fr/ses/Content/Pratique/terminal/TD/navigators.htm), on comprendra l’attaque frontale des néolibéraux contre l’enseignement actuel des sciences économiques et sociales au lycée.

  11. 11
    curtillat andré dit:

    D'après le Canard et repris par Sine hebdo il parait qu'en CHINE on appelle notre petit Timonier,notre Lider minimo "L'idiot en colère " Le sens de l'observation ces Chinois.

  12. 12
    Jennifer dit:

    Les sites Internet racistes pullulent sur le Web. Les militants du MRAP en ont recensé plusieurs centaines. Les plus nombreux distillent un racisme subtil, avec des termes codés à l'intention de leurs lecteurs, difficiles à attaquer en justice, mais qui ne trompent pas le MRAP et les antiracistes.

    D'autres atteignent un tel niveau de haine qu'ils n'arrivent même pas à la masquer. Parmi ceux-ci, un certain « Boris Le Lay » s'épanche sur différents sites, passant d'un hébergeur à l'autre, d'un site à l'autre, pour échapper aux poursuites et signalements.

    Lié aux courants racistes du nationalisme breton, défenseur de la « pureté de la race blanche », il s'affirme maintenant proche de Kemi Seba, au nom d'un l'anti-impérialisme et d'un anti-sionisme dont il forge les masques d'un antisémitisme délirant.

    C'est pour cette raison que le MRAP a effectué un premier signalement au parquet concernant le blog http://borislelay.blogspot.com en septembre 2008

    Conséquence ou non de ce premier signalement, ou d'autres, ce blog devrait migrer à une nouvelle adresse.

  13. 13
    rosay dit:

    Il n’est que de reprendre les propos de Denis Kessler ancien vice-président du MEDEF.

    Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance… Il est grand temps de réformer et le gouvernement s’y emploie… La liste des réformes? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception… Il s’agit aujourd’hui de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance.

    n'oubliez pa

  14. 14
    Jennifer dit:

    Une avocate, commise d'office à Guantanamo, proteste contre les conditions des procès. Apparemment, c'est un vente de révolte qui se répand parmi les avocats de Guantanamo.
    A voir

    http://www.liberation.fr/monde/0601457-je-suis-a-guantanamo-pour-defendre-la-constitution-americaine

  15. 15
    Jennifer dit:

    je voulais dire un "vent" de révolte

  16. 16
    Lol dit:

    Tu cires trop les pompes du PcF qui est cliniquement mort, mais le docteur PS maintient en vie le patient à l’aide d’un acharnement thérapeutique efficace et papau-compatible. L’objectif des tacticiens (donc pas les royalistes) du PS étant assez simple, ils ne veulent pas qu’une force crédible et moderne de gauche se mette en place et entretiennent la division avec un PcF qui reste stalinien. Y a qu’a voir la haine qu’on TOUS les partis (et leurs amis) de gauche pour ce dernier, Verts pour commencer car très démocratique, NPA/LO/POI par ce que trotskiste, et Sympatisant PS, idem verts. Je parle même pas de la planète alter….
    Comment peut-on former un front avec le parti qui sème le plus de zizanie à la gauche de la gauche ?

    De tous les alliés potentiel le pcf est celui qui sent le plus le formol, atention à la contamination.

  17. 17
    curtillat andré dit:

    Je souhaitais qu'on accueille fraternellement les camarades de Bella ciao qui viennent zoner sur ce blog(comme par exemple La Louve dont les posts -en longueur -sont dignes des discours fleuve des années 50 dans les pays dits socialistes) Car ils ont des choses à nous dire et réciproquement des choses à entendre.Mais à les suivre un peu sur leur site je les trouve de plus en plus furieux de chez furieux et un tantinet paranos.Au motif par exemple que le PC louerait son ancien immeuble du 120 rue Lafayette au PG et la resuçée de l'éternel complot des liquidateurs du Parti resurgit de façon délirante ! Est-ce que la construction du socialisme aurait à voir avec des histoires de mur?

  18. 18
    Claude Denoun dit:

    Bonjour
    J'ai un peu le sentiment que J L Mélenchon a pour le PCF les "yeux de Chimène" je comprend aisément qu'un front de gauche doit se faire avec tous ceux qui veulent y participer, mais les alliances privilégies d'appareils nous ferons retomber dans les pires travers,il est temps de définir clairement le but et les limites de ce "front commun"
    Cordialement
    Dédalus

  19. 19
    Jennifer dit:

    Oui mais il faut bien aussi que les appareils s'entendent quand même, non?
    De toute façon dans la politique on ne peut pas faire autrement que d'avoir des appareils ou pour dire autrement, créer des partis. Ici nous sommes depuis longtemps toute une mouvance qui tourne autour de Jean-Luc Mélenchon. Certains s'impatientaient de discuter et voulaient passer à l'action. Et oui, il faut bien un jour que tout cela se cristallise et donne un résultat concret sinon cela devient très frustrant. Nous sommes au stade du passage à l'action.
    Et pour les européennes, il faut quand même bien passer par des alliances entre partis si on veut que cela mène à quelque chose.

  20. 20
    Carol DEBY, Liège dit:

    Cher Monsieur Mélenchon,

    C'est avec une grande joie que je constate que le PG se rapproche du PCF.
    Un nouveau Front de gauche se dessine (l'ancien étant le Front Popu).
    Vous êtes l'artisan de ce rapprochement.
    Toutes mes félicitations et ma bénédiction athée (bénédiction vient de
    "bene dicere" : dire, souhaiter de bonnes choses).
    Ne pas oublier les autres partis qui se disent de gauche, mais montrer une prudence de chat.

  21. 21
    Lionel PG dit:

    Rappel : Article 19 de la déclaration universelle des droits de l'homme :

    Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

    Actualité :

    Deux salariés de Michelin licenciés pour avoir osé critiquer l'entreprise, ils auraient nui par ces critiques (pas même des injures) à "l'image" de l'entreprise avec laquelle ils aurait un contrat de "loyauté".
    Ainsi toujours au premier degré, toujours de plus en plus bassement, sans vergogne ni même honte du ridicule le patron cherche-t-il t à écraser l'ouvrier, ailleurs le ministre à mépriser le fonctionnaire, l'agent des forces de l'ordre à humilier le prétendu suspect.

    Et il n'y aurait plus de lutte des classes !
    Merci messieurs les puissants de penser à notre place.

  22. 22
    Michel Darribehaude dit:

    Puisque personne n'en a encore proposé, voici une traduction en français du texte du PSE :
    "Déclaration des leaders du PSE sur le Traité de Lisbonne
    Le PSE respecte le résultat du référendum irlandais. Mais le PSE respecte également la ratification du Traité de Lisbonne maintenant achevée dans 23 Etats membres de l'UE.
    Le PSE a la ferme conviction que le processus de ratification doit se poursuivre afin que l'ensemble des 27 Etats membres puissent se prononcer sur le Traité de Lisbonne.
    Le Traité de Lisbonne est bien meilleur que le Traité de Nice. Il sert les citoyens européens de façon plus satisfaisante, et il favorise le fonctionnement démocratique et transparent des institutions de l'UE, ainsi que notre capacité collective à faire face aux défis mondiaux. Ce traité consacre la Charte Européenne des Droits Fondamentaux, en complétant dans leur contexte les lois locales, régionales et nationales de chaque Etat membre, et présente le rôle fondamental de l'économie sociale de marché ainsi que des objectifs importants tels que le plein emploi. Le PSE a la conviction qu'une solution peut être trouvée pour l'Irlande et l'UE. Nous nous réjouissons de l'engagement du Conseil Européen à définir "les élements d'une solution" et une feuille de route lors de leur prochaine réunion des 11 et 12 décembre. Nous en appelons à la future Présidence tchèque de l'UE de jouer un rôle positif en facilitant l'application d'une solution et d'une feuille de route définies en commun. En ces temps de remous économiques et financiers, il est encore plus important que l'UE ait à sa disposition les institutions et les outils démocratiques nécessaires pour oeuvrer aux intérêts des citoyens européens."
    Tout le monde pourra apprécier le sens profond et les implications de cette déclaration !

  23. 23
    4 Août dit:

    "Une chose est sûre, l'Europe, fantôme au contours très indéfinis, commence à prendre l'allure d'un avenir fait de résignation et de répression. Sa principale préoccupation désormais sera de contenir les mécontentements des plus nombreux, mis au ban de la société. Car tous les politiques ont admis le fait qu'une partie de la population crèvera de faim. "

    http://www.marianne2.fr/Emeutes-en-Grece-il-y-aura-contagion-s-il-y-a-structuration_a94243.html

  24. 24
    flo dit:

    Monsieur Mélenchon,

    Je vous admire et vous soutiens.
    Mais, de grace.
    Combien de temps allez vous publier des billets consacrés à ruminer la bêtise et la malhonneteté des structures de ce parti ?

    Voulez vous bien lever le nez de ce PS que vous avez quitté, je vous le rappelle, pour apporter une voix saine et à gauche sur des sujets plus grands, qui nous concernent tous.
    Je comprends que vous soyez encore marqué, et torturé en les voyant comme ça. Mais, s'il vous plait, vous avez quitté le parti pour ne plus avoir à les souffrir.
    Vous voulez rassembler à gauche pour vomir sur le PS ? non.
    Pour etre libre d'offrir et de partager des analyses, des propositions et des moyens d'action sur l'ensemble de la société française, et même européenne.

    Pas un mot sur la grece !?
    Pourtout je lis ailleurs que vous étiez présent lors d'une manifestation de soutien. Rien là dessus, pas un mot.... Silence !?
    C'est moins important que les tartufferies grotesques d'abrutis qui s'accrochent pathetiquement à un bout de pouvoir qu'ils n'ont plus ?
    Rien sur le climat sécuritaire, pas un mot sur les fascismes qui montent en europe comme en suisse ou sur les récents sommets européens, silence sur les lois terroristes ..
    Je commence à me demander si je ne me suis pas trompée de Parti en raliant le PG...Ca suffit comme ça ! ;)

    Allez, au boulot !

  25. 25
    23creuse 23 dit:

    jlM,si tu pouvais aller chercher ailleurs que chez Dray des arguments pour démontrer l'incohérence de la ligne Aubry-Delors duParti "dit"Socialiste (PdS)-pour autant,par ailleurs,que çà fasse avancer le "shimbilik"-quant au combat pour l'unité de la riposte "durable"aux capitalistes.
    Dis nous plutot,camarade,ce que tu penses de l'organisation programmée, du POI,d'une "marche" -manifestation à Paris contre les licenciements (voire l'appel sur le site POI Bagnolet) et en général de l'état des discussions avec ce Parti.
    Parce qu'en cas de blocage nous autres adhérents pourrions peut-être avoir notre mot à dire ...non !

  26. 26
    Adouai dit:

    Le PSE respecte le résultat du référendum irlandais.
    Mais le PSE respecte aussi la ratification du Traité de Lisbonne (TL) effectuée dans 23 pays membres de l’UE. Le PSE croit fermement que le processus devrait continuer pour que l’ensemble des 27 pays membres puissent se prononcer eux-mêmes sur le TL.
    Le TL est de loin meilleur que le Traité de Nice. Il sert mieux les citoyens européens, meilleur pour le fonctionnement démocratique et transparent des institutions de l’UE, et meilleur pour notre capacité à faire face aux problèmes globaux. Le Traité contient une Charte Européenne sur les Droits fondamentaux, complétant dans leur contexte les lois locales, régionales et nationales des Etats membres, et il met en avant le rôle fondamental de l’économie sociale de marché et d’importants objectifs comme celui du plein-emploi. Le PSE pense qu’une solution peut être trouvée pour l’Irlande et pour l’UE. Nous accueillons favorablement l’engagement du Conseil Européen à définir « les éléments pour une solution » et une feuille de route dans le cadre de leur prochaine rencontre du 11 et 12 décembre. Nous appelons la prochaine présidence Tchèque de l’UE à jouer un rôle positif dans la mise en place d’une solution définie en commun ainsi qu’une feuille de route.
    Dans ces temps de crises économique et financière, il est crucial que l’UE se dote des institutions démocratiques et des instruments lui permettant de travailler dans l’intérêt de ses citoyens.

    Désolé si c'est déjà fait...

  27. 27
    Michel D. dit:

    Les universités ne font pas beaucoup parler d'elles à propos de la casse des services publics et de leur résistance, mais cela ne saurait tarder. A suivre...

  28. 28
    enzo d'aviolo dit:

    et si on arrêtait d'en parler de ce parti inutile, qui plus est pour donner la parole à Dray ce segolâtre invétéré.
    je préfère les post sur l'avenir, sur le parti de gauche, ses projets, ses alliances, ses espoirs.

  29. 29
    carol dit:

    entièrement d'accord avec flo (post 23)
    on nous attend sur les urgences sociales, nous avons besoin de prises de position lisibles et visibles..
    j'espère voir plus d'interventions médiatiques mais pas seulement de l'excellent Jean-Luc Mélenchon,aussi des différentes personnalités afin que nul ne pense qu'il s'agit du parti du seul Mélenchon

  30. 30
    Wieland dit:

    @ Carol DEBY

    Je n'ai pas eu la même perception que vous à propos du PG qui se rapprocherait du PCF. Je crois plutôt comprendre que ce qui motivait la création du PG dont la motivation de M. Mélenchon aussi, était de lancer un premier urgent message à la formation d'un front de gauche, un front le plus large possible. Naturellement ce message s'adressait à tous et à toutes les formations, sans exclusive, politiques, politisées et individus. Il va de soit que pour ce faire, les acteurs se devaient de se rapprocher les uns des autres et du PG.
    Il n'y avait à ce moment là, dans le paysage politique, aucun observateur ni acteur prêt à jour le rôle de rassembleur qui présente les possibilités applicables et réalisables tout de suite.
    Résultat. Le PG est positionné malgré lui comme une gare de triage pour tous les véhicules qui transitent par lui. Il devient le noeud nécessaire à la circulation des idées, des stratégies et des choix.

    Je dirais que c'était une question d'angle et d'acuité de vue qui permettait plusieurs anticipations pour établir une stratégie. Mélenchon avait il eu, ce 8 novembre cette étincelle en quittant le PS. Ce scénario devait certainement le hanter depuis des années. Aujourd'hui, les facteurs, comme la crise financière, venait de lui apporter l'outil décisif.
    Mélenchon. Un sacré artisan de la Politique !

    Je ne suis peut-être pas très subtile dans mes analyses, mais il semble apparaître, au fil des jours, que la volonté du PG depuis le début, est de miser sur un front de gauche sans porter atteinte à l'identité de chacun.
    Cet garantie réaffirmée maintes fois dans les communiqués et dans les déclarations de Jean-Luc Mélenchon séduit et tranquillise. On ne peut que s'en réjouir.

    Sans doute certains puristes de ces multiples écoles du Marxisme du 19eS comme la LCR ou le NPA ont voulu orienter l'opinion publique sur leur manières de lutter. Il n'est en rien menacé. Seules à ses prérogatives, il faut résister surtout quand il veut faire dire au PG ce qu'il n'a pas dit et croire au gens ce que le PG n'est pas.

    Je constate deux éléments qui ont joué en défaveur momentanée du NPA, futur parti et LCR en fond ruiné par ses actionnaires de la pensée.
    Besancenot, figure de vedette du NPA en gestation, célèbre, OB était trop préoccupé par le profilage de sa personne et de son parti ensuite. Il avait alors perdu de vue certains vides sur l'échiquier global et le paysage politique qui, il fallait le dire, était en train de changer rapidement. Le Congrès PS de Reims, s'il était fragilisé par des courants et contre-courants internes qui se sont cristallisés par la Crise financière, allait dans le même temps fragiliser toutes les autres formations dit révolutionnaires qui sont par ricochet questionnées sur leur détermination et leur capacité de réponse. Alors OB et NPA aurait dû s'en inquiéter.
    On voit là, une défaillance qui ne pardonne pas même si le leader est excellent et qu'il capte une brillante audience. Cette défaillance va décider bien des choses que sa stratégie aura du mal à rattraper.

    Hors, que s'était-il passé ?
    Mélenchon, bon statège mais aussi bon diplômate n'avait pas attendu pour communiquer et dire le premier sur ce qu'allait être son parti. Ouvertement, le message allait faire son travail de fond: Un parti de gauche ouvert, rassembleur, républicain, anticapitaliste. Un parti de gouvernement.
    Sur le propre terrain de Besancenot qui avait choisi son profilage à plus long terme dans l'organisation des assemblées publiques en nombre (ce qui est une bon travail du modèle classique des anciennes formation et d'unique possibilté des associations civiques. Tout droit de la notion et justification du "être sur le terrain).
    De ce fait, même si Besancenot était devenu une personne médiatisée donnant un grand impact sur le spectaculaire, son parti ne l'est pas cependant, du moins si peu qu'il ne semble pas exister. Dans l'ombre, la LCR continue ses luttes intestines avec ses thèses, anthitèses, réthoriques et analyses. Un vrai travail sacerdotal des premiers jours du Marxisme.
    Sur ce plan, NPA a perdu un round face au présent.

    On peut ensuite comprendre les tumultes que cela avait pu soulever au sein de l'ancienne maison LCR, et tous ceux qui applaudissait l'émergence de PG pouvaient être vus comme des traitres ou aveugles. Evidemment, d'yeux, il ne fallait en avoir que pour NPA et ses difficultés à naître.
    Les courants LCR qui avaient cherché les moyens et les modalités de ce rassemblement tant attendu par les citoyens et syndicats, ont eu raison dans leur sentiments que l'heure n'était pas à l'hésitation. Il fallait soutenir PG de manière sincère et déterminé. L'enjeu dépasse l'évènement Mélenchon qui quitte le PS.
    Comme dans toute entreprise, le pilotage ne peut plus se faire par un seul individu de quelque carrure qui soit. Une autre raison aussi qu'un tel évènement ne se reproduit pas de sitôt, sachant par ailleurs, que l'histoire s'écrit d'abord au présent.

    Deuxième temps: Mélenchon annonce la première échéance: Un front de gauche au gouvernement.
    Nous voulons, gauchiste de la VIe internationale reprendre le pouvoir à la droite néo-libérale.
    Avons nous une meilleure méthode que les élections ? Les théories révolutionnaires auront elles le terrain favorable pour mener la révolution au
    succès ? Avec qui ? Comment ?
    Renoncer à toute participation parlementariste ou gouvernementale.
    Quels arguments acceptables pour ceux qu'on prétend défendre ?
    C'est tout de suite que les gens veulent changer de direction au pays, pas lorsque les théories marxistes auront mûri. Les gens vivent et pensent avec le contexte présent. Quelle réponse ?

    A gauche, cette question est un éternel questionnement, même parmi les léninistes.
    Pourquoi ? Moi je dis que les chefs de formation de la gauche radicale de nom, ne sont pas prêts à laisser gouverner les leurs qu'ils n'ont pas choisis eux-même.
    Les manoeuvres l'ont démontré, ils n'acceptent pas les procédés démocratiques d'une primaire qui donne à connaître la mesure des engagement et les réelles orientations des candidats. Ils travaillent leur concurrence avec le facteur temps et avec l'amassage d'estime au travers de leurs apparitions en public qu'ils traduisent en légitimité dans leur bilan
    .
    Ces leaders veulent être des têtes de listes, des candidats naturels.

    Alors, nous voilà en présence des candidats naturels, têtes de listes naturelles derrières lesquelles les troupes se partagent les mérites hiérarchisées.
    Cette réalité, hélas, perdure pour notre perte, mais elle est ce que la société petite bougeoise a produit. La plupart des militant n'ont jamais connu les affrontements et la préacarité généralisé. Nous sommes des partis instruits intellectualistes et bienpensants avec, à notre actif, toutes les revendications normées d'une gauche normée de la société post moderne.
    Pour la population de marge la plus visible, il est certain que nous paraissons très révolutionnaires. Méprise. Il veulent une révolte et nous pensons révolution.

    Le PCF, moribond sans doute, rigide certainement, conscienceux jusque dans le creusement de leur tombe. Bref, il a été le plus promt à s'aligner dans cette offre d'un front large de gauche. Cela peut s'expliquer par de nombreuses raison, n'empêche que sa démarche rapide, grâce aussi à son calendrier, il a su conclure sur l'essentiel.
    Parce que s'il somnole et qu'il laisse passer l'instant de cette chance, alors échu à tous les partis, il continuerait probablement son dramatique plongeon.
    Que le PCF capitalise un si mauvais score aux présidentielle, peu importe, son implantation n'est plus géographique, il est dans l'esprit des gens de gauche quel que soit leur étiquetage. Le Communisme restera le ferment substratifié du leur quotidien. La seule chose qui manque au PCF, c'est les bras et les jambes pour qu'il puisse se ré-animer et suivre son époque. Il est le contraire d'une LCR prête à devenir NPA-fourre-tout, avec un programme fourre-tout qui s'agite tous azimuts et qui prône la pureté des intentions.

    ...........................................................................................................................................

    A propos de l'éditorial de Julien Dray, celui-ci laisse échapper sa propre incrédulité vis à vis de ce nouveau gouvernement du PS. Incrédulité justifiable. Son diatribe image son indigestion très colorée de tout ce que les socialistes sont racontés pendant le festival du film de Reims. Monsieur Dray n'a jamais été à gauche bien qu'il tente de le laisser penser. Sa déception qui tire sa cause de cette direction qu'il récuse serait une méprise ou un mensonge de plus pour lui-même. C'est un élu d'obédience droitière et moraliste qu'i bat le pavillon Royal ou Aubry.
    Où êtes-vous Monsieur Dray ?

    Pour être malaisé, il l'est incontestablement et je suis bien content que le nombre de Julien Dray s'accroisse avec ce même malaise accentué. Ce serait signe qu'une bonne fraction du PS est en train de s'appliquer une tentative de thérapie.
    On verra ce qu'elle donne avec le temps. Les Européennes nous livreront d'autres analyse d'ici là.

  31. 31
    4 Août dit:

    "Dans ces temps de crises économique et financière, il est crucial que l’UE se dote des institutions démocratiques et des instruments lui permettant de travailler dans l’intérêt de ses citoyens."

    Tient... Ils ont trouvé le plan B ?
    Ah ah, quelle bande de rigolos au PSE !
    Démocratie... Intérêt des citoyens... Ils parlent bien de l'Europe, là ?

  32. 32
    Yves Le Henaff dit:

    Victory at Republic !

    http://socialistworker.org/2008/12/11/victory-at-republic

    (eh oui, Jean Luc: in English, again)

    Les travailleurs de Chicago montrent la voie;
    et ce qu'il faut vraiment dire:
    que ce soit en espagnol, English ou French: on s'en fout.

    Yves Le Henaff

  33. 33
    carola dit:

    lamentable texte du PSE. Ils se réjouissent de l'arrivée du futur président tchèque de l'Union européenne. Mais ont-ils bien lu -évidemment s'ils ne lisent déjà pas leurs textes en anglais- ils lisent encore moins le tchèque. Ce futur président de l'UE a déclaré, en août 2008, qu'il "était le cinquante-unième Etat des Etats-Unis". c'est clair, c'est net. Il est aussi pour l'installation de missiles anit-imissiles sur le sol européen.
    Il étati vraiment temps que nous constuisions ce parti de Gauche. Car de nombreux citoyens tchèques et slovaques nous attendent.

  34. 34
    carola dit:

    lamentable texte du PSE. Ils se réjouissent de l'arrivée du futur président tchèque de l'Union européenne. Mais ont-ils bien lu -évidemment s'ils ne lisent déjà pas leurs textes en anglais- ils lisent encore moins le tchèque. Ce futur président de l'UE a déclaré, en août 2008, qu'il "était le cinquante-et-unième Etat des Etats-Unis". c'est clair, c'est net. Il est aussi pour l'installation de missiles anti-imissiles sur le sol européen.
    Il étati vraiment temps que nous constuisions ce parti de Gauche. Car de nombreux citoyens tchèques et slovaques nous attendent.

  35. 35
    sibemol dit:

    Quelle tristesse, quitter le PS pour tenter de réinventer le PCF...

    Tu aurais bien fait de prendre une année sabbatique pour aller prendre des cours de SVT et de physique, ça mettrait peut-être un peu de modernité dans tes "réflexions"...

    Là franchement, il ne manque plus que le manteau et les lunettes carrées, et avec la neige on se croirait au Kremlin dans la force de sa gloire...

  36. 36
    Jennifer dit:

    Voici le message vidéo de militants du Brésil et du Venezuela au nouveau Parti de Gauche francais, réalisé par l´école populaire de Vive TV
    cf la 2ème vidéo

    http://www.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=section&layout=blog&id=9&Itemid=94

  37. 37
    Christian C dit:

    @ 35 Sibémol

    Quel honneur de se produire sur ce blog. Sibémol se la joue. Une dose d'audace un soupçon d'irrévérence et le tour est joué. Qui es-tu Simébol pour oser? Jean-Luc Mélenchon un apparatchik du PC. Amusant. Sitôt que l'on se place à gauche c'est pour rejoindre le PC. Sais-tu Simébol l'érudit de service d'où vient cette signification de gauche. La droite, dextre d'où vient le terme dextérité et la gauche, senestre d'où vient les termes sénile ou sénescence et etc...
    Le roi Louis le seizième fit porter serment à la constituante. Invitant ceux qui étaient de son rang à se placer à droite et ceux qui étaient opposés à lui, à se placer à gauche. La droite? Les aristocrates et les bourgeois. La gauche le peuple et ces représentants.

    Où était donc le PC en c'est temps là?

  38. 38
    Christian C dit:

    Je corrige mes fautes, comme d'autres devraient corriger leurs actes
    Senestre d'où viennent les termes....
    Et:
    Où était donc le PC en ces temps là

  39. 39
    commandant P. dit:

    la France aide Lula a avoir un sous-marin nucléaire ?

  40. 40
    commandant P. dit:

    Le président brésilien Lula promet un sous-marin nucléaire "à brève échéance" à ses militaires

    Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, a promis ce jeudi à ses militaires que le pays concrétiserait "à brève échéance" son projet de sous-marin nucléaire.

    "Les accords pour la construction du premier sous-marin brésilien à propulsion nucléaire deviennent chaque jour plus concret. Dans quelques années, le Brésil fera partie du groupe restreint des pays qui le possèdent", a déclaré le président dans un discours prononcé 10 jours avant la visite du président français, Nicolas Sarkozy.

    Le projet de sous-marin nucléaire fait partie des négociations d’un accord militaire avec la France, qui pourrait être signé lors du séjour du président français à Rio de Janeiro, les 22 et 23 décembre prochains.

    Dans un entretien récent, le ministre brésilien des affaires stratégiques, Roberto Mangabeira Unger, avait indiqué que les négociations pour la coopération militaire entre le Brésil et la France étaient "avancées".

    De son côté, le ministre brésilien de la défense, Nelson Jobim, a indiqué que l’accord avec la France prévoit l’achat de sous-marins classiques pour surveiller le littoral du pays et protéger les gigantesques réserves de pétrole situées dans des eaux profondes du plateau continental.
    Référence :

    CadenaGlobal (Vénézuela)

  41. 41
    Tudieu dit:

    @ Carol Deby : contrairement aux idées reçues, le Front Populaire n'a pas été initié par Léon Blum qui avait un mal de chien à engager son parti, mais par le PC, qui a pris de court la SFIO et les radicaux socialistes.Cela dit, en deux mois, tout était promulgué, et encore suite à une généralisation des grèves.La suite, on la connait : "fuites des capitaux", inflation qui a vite bouffé les augmentations de salaires, et haine du patronat et de la bourgeoisie vis à vis de la semaine de 40 heures (la semaine anglaise) et des 15 jours de congé payés.

    Ca ne vous rappelle rien ?

  42. 42
    GDP dit:

    Bourré de fautes d'ortographe, ce texte, comme dirait Peillon, hihi! Mais non, je plaisante : je ne relève qu'une faute récurrente, cher ami Mélenchon. Gaffe, tu confonds pour les verbes le futur et le conditionnel. Par exemple, tu aurais dû écrire : "je perdrais mon temps" (conditionnel), et on "perdrai" (futur). Et toc de toc!

  43. 43
    Hugo Chavez dit:

    Très intéressant ce vote ligne par ligne, cela évite d'avaler des couleuvres en votant une motion portée par une personnalité.

    Dans ce sens, il faudrais d'ailleurs éviter la création de courants dans un parti, les courants ne peuvent déboucher que sur des divisions, des guerres de clans stériles et finalement l'occultation du débat d'idées.

    Rêverait on un jour d'un monde sans partis politiques, mais avec uniquement des débats d'idées ?

    Les bonnes idées se trouve parfois au endroits les plus inattendus, au PC par exemple, le vote ligne par ligne est à réfléchir pour la structure de fonctionnement du PG.

    A ce propos :

    LE SAVIEZ VOUS ?
    Selon un récent sondage, 86% des chinois sont satisfait de leur gouvernement, en France c'est seulement 29%.
    (A lire, relire, et à méditer...)

  44. 44
    La période 1979 - 2008 est finie. dit:

    Articles « Nasdaq » et « Bernard Madoff » sur Wikipedia :

    Le Nasdaq, sigle de National Association of Securities Dealers Automated Quotations, est le deuxième plus important, en volume traité, marché d'actions des États-Unis, derrière le New York Stock Exchange. Le Nasdaq est le plus grand marché électronique d'actions du monde.

    Bernard Madoff est l’ancien président du conseil des directeurs du Nasdaq. Bernard Madoff était l’un des financiers les plus respectés des Etats-Unis. Bernard Madoff était l’un des financiers les plus dignes de confiance.

    Dans la réalité, Bernard Madoff a réalisé un montage financier frauduleux, une chaîne de Ponzi, qui a entraîné la perte de 50 milliards de dollars. Bernard Madoff risque 20 ans de prison.

    Selon un agent du FBI, Bernard Madoff aurait reconnu les faits et s'attendait à son arrestation. Il aurait également indiqué à ses collaborateurs la semaine précédente qu'« il était fini ».

    Non, Bernard.

    C’est la période 1979 – 2008 qui est finie.

    La période 1979 – 2008 avait commencé par l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher, puis de Ronald Reagan.

    La période 1979 – 2008 aboutit à un désastre sur tous les plans : un désastre économique, un désastre financier, un désastre social, un désastre environnemental, et, surtout, un désastre moral.

  45. 45
    Rosa-Flora-Louise dit:

    @je rentre du congrès du parti communiste, il neige sur Paris... Moi j'ai suivi jour après jour le congrès sur mon écran internet. Tout n'était pas parfait, mais il est fait d'êtres humains imparfaits, alors... Depuis quelques temps la gauche s'éparpille en recherche d'une vraie gauche. Sur les blog des socialistes, en tous cas dans ma région, silence sur le congrès du Pc. Bavardages, mots d'esprit, mais sur le congrès rien ! La nouvelle alliance ou plutot les projets communs avec votre Parti de Gauche me plait davantage que les accords électiraux de dernière minute avec un Ps qui n'attend que la mort définitive du PCF. oui, j'ai lu avec plaisir ce retour du Congrès dans le métro et Paris sous la neige. Vite, vite, nous ne referons pas le monde, c'est le monde qui a changé, vite, vite, agissons. Chaque jour nous annonce des chomeurs en plus, chaque jour des gens sont à la rue. Les humanitaires ne sont pas la solution, elle est politique la solution. Courage à nous tous.

  46. 46
    Jennifer dit:

    Effectivement le PS s'enferme dans une sorte d'autisme. Il ne s'intéresse à rien de ce qui se passe à gauche, ni même du côté des écologistes. Ils croient sans doute que tout seul il va y arriver. A part leurs alliances de fait avec Bayrou, ils sont isolés et les élections européennes risquent d'être une vraie catastrophe pour eux. Ils descendent la pente. C'est bien pour cela qu'il faut un vrai pôle à gauche.
    Qu'en est-il du NPA? Jean-Luc Mélenchon disait il y a quelque temps que début décembre, ils devraient discuter de leur tactique pour les européennes. Bon c'est sûr qu'ils préparent leur congrès de fondation. Peut être on en saura plus en février quand ils auront été officiellement créés?

  47. 47
    4 Août dit:

    "Le nouveau rapport (de l'OCDE) va plus loin dans l'analyse des mécanismes qui engendrent la pauvreté et les inégalités : il montre aussi que les politiques fiscales et sociales redistributives ainsi que le développement des services publics sont des moyens efficaces pour les combattre."

    http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=4240

  48. 48
    Laurent Dumortier-Mely dit:

    A l'heure où le PG s'interroge sur son propre fonctionnement interne, je voudrais donner mes commentaires de militant PCF sur le congrès du PCF.

    Comme vous le soulignez à juste titre, la discussion approfondie sur le texte de la "base commune" et son amendement "ligne à ligne" représente à mon avis une très forte implication des communistes jusque dans les détails du texte, la possibilité de ré-orienter la base commune sur certains points où un consensus peut être trouvé, bref, une bonne manière de faire une véritable "synthèse" si chère aux socialistes. Ce peut être un exemple pour les statuts du PCF.

    Mais les statuts du PCF contiennent à mon sens quelques "eceuils" à éviter. Ainsi le Conseil National (parlement du PCF) élabore un texte de base commune. Toutes les sensibilités du PCF (le mot tendance y est tabou) y sont représentées, le texte se veut donc consensuel, au risque d'être parfois un "consensus mou" incapable de trancher certaines grandes orientations.
    Des textes "alternatifs" peuvent également être rédigés. Mais ils ne sont pas sur un pied d'égalité, il y'a d'un côté le texte du conseil national, consensuel et rassembleur, et de l'autre côté, les textes alternatifs, de ceux qui n'acceptent pas le consensus. Le débat de fond entre les textes est biaisé dès le départ. Et ce encore plus dans un parti avec une forte tradition de "centralisme démocratique" où nombre de militants ont voté la texte du conseil national parceque c'était le texte du conseil national sans même l'avoir lu.

    De même, la volonté consuellement amène à mettre en oeuvre une commission d'amendement chargé de proposer une liste commune regroupant toutes les sensibilités et faisant consensus. Et ce, avec le risque que ceux finalement non retenus crient à la "purge" comme on a pu le voir.
    En réalité, les "purgés" ont constitué des listes alternatives à celle de la commission des mandats (même réflexion que sur les textes alternativs à celui du conseil national) et ont été finalement élus... Il n'y avait pas besoin de crier au loup, mais le mode de désignation, avec une commission des mandats permet tous les fantasmes, alors qu'avec un mode de scrutin de liste et prime majoritaire, on serait arrivé pratiquement au même résultat....

  49. 49
    Laurent Dumortier-Mely dit:

    Une seconde remarque : quelqu'un parle plus haut d'éviter la création de courant dans un parti.

    Je pense que dès qu'il atteint une taille critique, la création de courant ne peut pas être évitée. Au PCF, il n'y a officiellement pas de courant et toutes les directions successives et un grand nombre de militants s'attachent à ce qu'il n'y en ait pas.

    Résultat, en lisant la presse, on vous donne le catalogue des courants au PCF avec leurs dirigeants et ils ont présentés des listes au congrès, sans parler des amendements issus de militants "anonymes", mais identitques à la virgule prêt remontant de sections de toutes la france.

    Les tendances sont inévitables dans un parti d'un certain poids. Mieux vaut l'accepter, faire avec et l'organiser qu'un système hypocrite et mal adopté comme au PCF (voir mon article au dessus).

    Néanmoins, je parle d'un parti "d'un certain poids", je pense que cela ne concerne pas le PG dans l'immédiat. Même si je lui souhaite d'atteindre un jour une taille telle que cela finisse par le concerné.

  50. 50
    Quatre vérités dérangeantes dit:

    Quatre vérités dérangeantes à propos du changement climatique.

    Article écrit par Gwynne Dyer, journaliste indépendant et historien, spécialiste des questions militaires, Japan Times, 7 décembre 2008.

    Voilà à peu près deux ans de cela, j’ai pris conscience que les militaires de divers pays avaient commencé à élaborer des scénarios sur les changements climatiques. Des scénarios qui se basaient sur les travaux des scientifiques prévoyant une hausse des températures, la baisse du rendement de l’agriculture, et d’autres conséquences. Les militaires examinaient leurs implications politiques et stratégiques. Ces scénarios prédisaient la multiplication des États faillis en raison de l’incapacité des gouvernements à nourrir leur population, des vagues de réfugiés climatiques aux frontières des pays plus fortunés, et même des guerres entre pays qui partagent les mêmes cours d’eau. J’ai alors commencé à interroger tous ceux que je pouvais rencontrer. Non seulement des responsables militaires, mais aussi des scientifiques, des diplomates et des hommes politiques. Dix huit mois plus tard, après environ 70 entretiens, réalisés dans une douzaine de pays, j’en suis arrivé à quatre conclusions que j’étais loin d’anticiper lorsque j’ai entamé ce travail :

    1- Les scientifiques ont vraiment peur.

    Les observations au cours des deux ou trois dernières années leur donnent à penser que tout se déroule beaucoup plus rapidement que ne le prévoyaient leurs modèles climatiques. Mais ils sont face à un dilemme. Au cours de la dernière décennie, ils ont dû lutter contre une campagne fort bien financée qui visait à semer le doute sur la réalité des changements climatiques.

    Aujourd’hui, les peuples et leurs gouvernements sont à l’écoute. Même aux États-Unis, le quartier général du déni des changements climatiques, 85 % de la population voit cette question comme un problème majeur, et les deux candidats à l’élection présidentielle ont promis durant la campagne des réductions de 80 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050.

    Les scientifiques sont réticents, on le comprend, à annoncer publiquement que leurs prévisions étaient fausses, que la situation est vraiment bien pire, et que les objectifs devront être révisés. La plupart d’entre eux attendent de disposer d’une preuve incontestable montrant que le changement climatique intervient plus rapidement que prévu, même si en privé, ils s’affirment convaincus que c’est bien le cas.

    De ce fait, les gouvernements, bien qu’ayant enfin pris conscience du danger, continuent de viser des objectifs de réduction des émissions obsolètes. Pour éviter l’emballement du réchauffement de la planète, le véritable objectif requis serait probablement une réduction de 80 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, et la quasi disparition de l’usage des combustibles fossiles (charbon, gaz et pétrole) d’ici à 2050.

    2- Les militaires ont raison.

    L’alimentation est la question clé, et la situation de l’offre alimentaire mondiale est déjà très tendue. Nous avons consommé environ les deux tiers des réserves mondiales de céréales au cours des cinq dernières années, et ne disposons plus que d’environ 50 jours de stock. Même un seul degré d’augmentation de la température moyenne de la planète se traduirait par une diminution de la production alimentaire dans presque tous les pays qui sont plus proches de l’équateur que des pôles, et qui abritent la quasi-totalité des greniers à blé de la planète.

    Pour cette raison, le marché international des céréales va disparaître par manque de marchandises. Les pays qui ne pourront plus nourrir leur population ne seront pas en mesure de se procurer le nécessaire pour se sortir d’affaire en important leurs céréales, même s’ils disposent de l’argent pour ce faire.
    Les réfugiés affamés se répandront à travers les frontières, des nations entières vont s’effondrer dans l’anarchie - et certains pays pourraient être tentés de s’accaparer les terres ou l’eau de leurs voisins.

    Ce sont là les scénarios que le Pentagone et d’autres états-majors étudient aujourd’hui. Ils pourraient commencer à se concrétiser aussi rapidement que d’ici 15 à 20 ans. Si ce type de désordre se répand, il n’y aura que peu de chances de conclure ou de maintenir des accords mondiaux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et éviter la poursuite du réchauffement de la planète.

    3- Il existe un point de non-retour au-delà duquel le réchauffement devient inéluctable.

    Nous sommes probablement en route pour le dépasser. Ce point de bascule, c’est celui où le réchauffement d’origine anthropique (d’origine humaine) déclenche une libération massive de dioxyde de carbone des océans dont la température s’élève, ou des rejets de dioxyde de carbone et de méthane provoqués par la fonte du pergélisol, ou les deux phénomènes ensemble. La plupart des climatologues pensent que ce point se situe légèrement au dessus des 2 degrés de réchauffement.

    Un fois ce point dépassé, l’humanité perdra le contrôle : la réduction de nos émissions pourrait ne pas parvenir à arrêter le réchauffement de la planète. Cependant, nous allons presque certainement outrepasser la date limite. Nous ne pouvons pas retrouver les 10 années qui ont été perdues, et au moment où un nouvel accord remplaçant celui de Kyoto sera négocié et mis en oeuvre, il ne restera probablement pas assez de temps pour arrêter le réchauffement avant d’avoir atteint le point limite à ne pas franchir.

    4- Nous devrons tricher.

    Au cours des deux dernières années, plusieurs scientifiques ont proposé plusieurs techniques de « géo-ingénierie » destinées à combattre la hausse de température. On pourrait par exemple répandre dans la stratosphère une sorte d’écran chimique temporaire de protection solaire par l’ensemencement avec des particules de soufre. Nous pourrions également épaissir artificiellement les nuages maritimes de basse altitude pour qu’ils reflètent plus la lumière du soleil. Ce ne sont pas des solutions permanentes ; tout au plus des moyens de gagner un peu de temps pour réduire nos émissions sans provoquer l’emballement du réchauffement.

    La situation devient très grave, et nous allons probablement assister aux premières expérimentations avec ces techniques dans un délai de cinq ans. Il existe une possibilité de trouver l’issue de cette crise, mais elle n’est pas aisée et il n’y a aucune garantie de succès. Comme le dit l’histoire de l’Irlandais face à un voyageur égaré : " Pour aller là, Monsieur, moi je ne serais pas parti d’ici. "

    http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/eo20081207gd.html

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