15oct 08

Ce mercredi je ne serai pas dans l’hémicycle du Sénat à l’heure du vote sur le plan de sauvetage des banques. Je suis prévu comme orateur d’une réunion en Seine-Maritime  que j’ai déjà ajournée une fois l’an passé pour une question de vote inopiné. Déjà ! On ne sèche pas deux fois une réunion préparée par des dizaines de bénévoles. Mon carton de vote sera donc dans la main de mon groupe. Il s’abstient. Nous n’avons été que six à argumenter et voter afin que le groupe vote contre le plan gouvernemental. Tous les autres se sont prononcés pour l’abstention. Le débat était entre les partisans du vote contre et les partisans de l’abstention. Personne n’a opiné afin que le groupe vote pour, au contraire de ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale. Pour bien comprendre l’ambiance de ce vote des sénateurs socialistes il faut savoir qu’il était lourdement surplombé par le fait que les députés socialistes s’étaient déjà prononcés de leur côté sans consulter personne. En clair voter contre c’était aussi ajouter au désordre socialiste. Cette crainte a pesé lourd dans la décision de nombre de mes collègues. Quelle confusion ! Cette journée a été un moment de déchéance particulière pour notre parti.

CONTRE, BIEN SÛR
Pourquoi faut-il voter contre le plan gouvernemental ? Evidemment personne ne souhaite l’effondrement du système bancaire. Mais son sauvetage ne peut–être un simple exercice technique destiné à garantir les actifs des spéculateurs qui continuent leur sale besogne, que leur banque soit nationalisée ou pas. Le minimum vital pour l’économie du pays est que soit annoncé en même temps un plan de protection de l’économie productive, un plan de soutien à l’activité économique et de protection des salariés. En même temps. On ne peut gérer selon deux logiques la situation. Pour les banques les méthodes du collectif, pour l’économie réelle et les travailleurs les recettes du libéralisme…  qui ont conduit les banques là où elles sont. Pas de plan de protection des banques sans plan de protection des gens. Pas de bouclier bancaire sans bouclier social. Non seulement le plan gouvernemental ne prévoit rien à ce propos mais la seule annonce faite concernant les travailleurs est que le travail du dimanche va être généralisé et donc que la dérégulation du « marché du travail » continue. Voter contre le plan gouvernemental c’est laisser à l’exécutif la responsabilité de ses décisions. De toute façon elles s’appliqueront. S’abstenir c’est dire que l’on ne peut approuver, certes, mais qu’on ne peut condamner non plus. C’est mettre un doigt dans la logique « d’union nationale » que voudrait Nicolas Sarkozy. L’union nationale, c’est la fin du droit de critique, la fin du débat, la solidarité sans alternative, une sorte de mise entre parenthèse volontaire de la démocratie. Un plan de sauvetage des banques, et d’elles seules, mérite-t-il cet effacement des contradictions et objections que cette exclusivité d’intérêt met en scène ? Je ne suis pas d’accord du tout. Certes, je peux admettre que des situations particulières nécessitent une telle union. Par exemple si la patrie républicaine était en danger du fait d’une invasion ou bien si le régime républicain était menacé par des putschistes. Mais le cas présent n’a rien à voir avec cette situation. La difficulté de ce que nous affrontons nécessite au contraire le débat et non son extinction.
UNE BEREZINA
Toute la séquence est un effondrement de la structure socialiste compte tenu de la gravité du sujet et de la situation. C’est sciemment que l’on a laissé le parti à l’abandon. La date du conseil des ministres avancée au lundi, ne pouvait-on convoquer le bureau du parti juste après ? Ne sommes nous pas une direction composée à 95% de permanents politiques qui disposent librement de leur temps ? En maintenant la tenue du bureau du parti au mardi après les réunions de groupes et alors que le vote serait déjà engagé à l’assemblée nationale on a créé une première tout a fait lamentable. Dans la tradition du socialisme français c’est le parti qui tranche les grandes questions d’orientation politique et non les groupes parlementaires. Au contraire par exemple du parti anglais. Pour mémoire, cette question, apparemment anodine dans les logiques simplistes et médiatiques de notre temps, a déjà provoqué de grands remous au PS dans le passé. On se souviendra par exemple que Marcel Déat et sa tendance droitière, qui finit dans la collaboration, firent scission du PS dans les années trente parce qu’ils s’opposaient à ce que le bureau du parti tranche en dernier ressort par rapport au groupe parlementaire… Dans la situation concrète de ce vote, la séquence a donc été la suivante. A l’assemblée nationale, le noyau dirigeant autour de Hollande et Ayrault était favorable au vote du plan Sarkozy. C’est un long débat qui a permis d’obtenir l’abstention comme plus petit commun dénominateur. Une fois cette décision acquise dans ces conditions, toute la planète socialiste a été prise en otage. D’abord les sénateurs sommés de s’aligner. Puis le bureau du parti, suprême expression de ce dernier qui s’est réuni à une heure où il ne lui restait plus que le pouvoir de commenter. Comment aurait-il pu désavouer ses groupes parlementaires ? Même Mauroy a protesté contre cette situation inouïe. Après quoi il a fallu supporter l’expression dans les médias des partisans du vote favorable au plan Sarkozy…. La nuit est avancée. J’apprends que mon camarade Marc Dolez a voté contre le plan Sarkozy à l’assemblée nationale. J’ai le moral en berne mais le geste de Dolez trace un chemin. Certes c’est un chemin de crête. Mais si ce sont les moins fréquentés ce sont aussi, pour cette même raison, les plus courts, souvent.


141 commentaires à “Où est le bouclier social ?”

Pages : « 1 [2] 3 »

  1. 51
    Espinoza dit:

    Mille BRAVO pour votre force de combat pour votre cohérence
    Moi j'ai perdu mon pays entre les mains des néolibéraux soutenus et mis en place par Pinochet, moi j'ai l'exemple de la cohérence d'Allende
    Actuellement je suis accablé par la "chilenisation" des socialistes français
    Aller voir quelle pression Pinochet leur a infligé pour les détruire les centres nerveux! Aller savoir quels pactes on signé pour être aussi dociles aux règles laissés en place par Pinochet -et qui n'ont pas bougé d'un iota- !
    Voir ces socialistes aller à Versailles se comporter comme des « versaillais » !
    Impitoyables contre la volonté du peuple
    Étouffant sa voix non pas a coups de sabres mais des votes électroniquement contrôlés !
    Je m’étonne de la voix plaintive de ces « socialistes » disant l’on est inaudible !
    Comment inaudibles ?
    Vous pensez que nous électeurs de gauche n’entendons pas la grossière façon comme vous laissez par terre le pacte que l’on vous a confié de défendre nos intérêts ?
    Pensez-vous que nous sommes dupes et aveugles ?
    Il n’y aura pas un seul vote pour un candidat qui ait voté avec Sarkozy
    Pas un vote pour ceux qui on permit à Sarkozy d’installer une machine néolibérale au sein de l’Europe
    Pas un vote pour ceux qui nous jettent dans le pire des enfers : la dictature de la finance
    Au Chili les armes pointaient contre nous : nous avions raisons d’avoir peur
    Qui vous pointe avec de telles armes ici aujourd’hui ?
    Ce que vous n’avez pas peur, ce que vous aves des accointances coupables
    Ces versaillais-là doivent être bannis de notre parti par trahison
    Nous –les socialistes- devons avec urgence les mettre à la porte
    Nous sommes minoritaires ?
    Raison de plus !
    Nous n’avons rien à perdre !
    Le peuple nous demande d’être intègres et cohérents
    Là est notre force, non pas chez les traîtres

  2. 52
    4 Août dit:

    "Les Etats, y compris en devenant actionnaires des banques, ont décidé d’accorder, pratiquement sans limites, une garantie publique sur les transactions interbancaires. Or celles-ci atteignent, dans le monde, toutes formes de produits toxiques et exotiques compris (produits dérivés et en particulier les credit default swaps et les collateralized debt obligations, c’est-à-dire les paris pris sur la défaillance des autres et les créances bancaires commercialisées pour transmettre à un tiers le risque de non remboursement du crédit), plus de 2 000 000 de milliards de dollars, selon les chiffres de 2005, qui ont probablement augmenté de 50% depuis. Cela revient à dire que les Etats garantissent des transactions représentant plus de 50 fois le Produit intérieur brut mondial de biens et services, et environ 150 fois le montant des biens produits !

    Les Etats espèrent pouvoir peu à peu dégonfler cette bulle, mais ils le font en commençant par l’alimenter. La réalité est qu’ils refusent de changer de système, et se condamnent eux-mêmes en le faisant. Car nous entrons dans une situation où c’est la solvabilité même des Etats, après celle des banques, des assurances et des entreprises, qui va être mise en cause"

    http://solidariteetprogres.org/article4687.html

  3. 53
    H2 dit:

    @ 4 Août

    Oui, excellent ce texte "4 Août" ! Il faut le lire cet article !

    Je remets le lien suivant : "Comprendre la folie financière...et en rire !" -
    Très pédagogique ! La voilà l'Education Populaire ! (le son n'est pas terrible mais on comprend l'essentiel) Il faut la voir, c'est hallucinant ! Parlez -en autour de vous, distribuez là ! (Je rappelle que je n'ai rien à voir avec ce mouvement politique mais il faut avouer qu'il ne manque pas de pertinence).

    http://www.solidariteetprogres.org/article4676.html

  4. 54
    Denise dit:

    Il faut s'attendre à découvrir qu'a l'origine des sub-primes ce sont des mafieux en cols blancs qui ont mis le désordre dans l'économie !.
    Il faut espérer que tous ces économistes libéraux et leurs modèles mathématiques, ceux qui structurent l'idéologie actuelle vont enfin être remis en cause.

    C'est la complexité des montages financiers qui à fait disparaitre le risque. L'évaluation des risques a été faussée, et cela à permis à des petits malins mafieux de placer délibérément leurs bombes à retardement un peut partout et de s'en mettre plein les poches !

    Il faut savoir qu’en plus des spéculateurs de la racaille libérale il y a aussi la Mafia qui ne se contente plus de prostitution, de drogues ou de trafic d'armes... Ils investissent massivement dans les banques d'affaires !

    Ils se tournent vers la puissance publique, en se contrefoutant du déficit, de Maastricht et tout les saloperies qui étaient bonnes pour les pauvres. Et cette infâme vermine fait main basse sur le pognon. Tout d'un coup on en trouve des milliards... à moins que ces milliards n'existent pas... auquel cas c'est soit reculer pour mieux sauter, soit une fuite en avant.
    L'argent sale ne doit plus jamais venir contaminer l'argent propre !

  5. 55
    Adrien dit:

    Cher Jean-Luc Mélenchon,
    Bravo, encore une fois, pour susciter les analyses et les réflexions au niveau qui sied, à l'occasion de la crise actuelle. C'est bien du côté de l'Europe libérale et de la Mondialisation capitaliste qu'il faut porter son attention, si l'on veut combattre le mal qui ravage le monde avec quelque chance de succés. Le contre-pied des évènements et le revirement des autorités, de part et d'autre de l'Atlantique, en fournissent l'opportunité comme jamais, mais bien peu la saisissent à la hauteur qui convient.
    Ainsi ai-je entendu sur Frace-info le pauvre Hollande ne pas savoir se dépêtrer de l'immanquable question qui fuse des lèvres de tous les thuriféraires empressés : "Reconnaissez-vous les mérites de Sarkozy dans sa gestion actuelle de la crise?". Il eut fallu répondre, avec le même empressement médiatique, que le pyromane s'était soudain déguisé en pompier pour échapper à l'ire de ses concitoyens. Que n'avons-nous observé et entendu de sa part, en effet, sur les mérites de l'endettement à l'anglo-saxone, de la retraite par capitalisation auprés des banques et assurances aujourd'hui sur la sélette, sur la ringuardise du service public opposée au dynamisme du secteur privé, sur l'Europe du monde libéral refourgué à Lisbonne, jusqu'à l'allégeance ostentatoire à Bush aujourd'hui vilipendé par les siens ? Il est vrai que Hollande se sentait probablement mal placé pour évoquer tout celà, lui qui vient de se joindre à la motion du trés libéral Delanoê.
    Je sais que vous n'aimez pas les réactions trop personnalisées, qui détournent l'attention des vrais problèmes, et vous avez raison. Mais la personnalisation à outrance de notre régime et son emprise sur les médias obligent à le combattre là où il porte le fer. Le culot avec lequel Sarkozy occulte son credo d'hier ne saurait se passer des commentaires de l'opinion.
    Voilà un homme qui s'est fait élire en proposant comme recettes celles-là mêmes qui s'écroulent quelques mois plus tard! Mc Kain aura eu moins de chance:...Elles se sont écroulées sur ses pieds! Qui osera enfin dire que notre président n'est qu'un bonimenteur, prêt à délivrer n'importe quel propos, la plupart du temps emprunté (Guaino, Brown,etc.), pourvu que le petit garçon (dixit PPDA) apparaisse en Zorro sur nos écrans TV ?
    A l'exception de vous-même ainsi que de Benoît Hamon qui le doit à la motion qu'il porte, on n'entend guère la gauche porter dans les médias la critique incisive qui s'impose à ce propos.
    Tout celà rappelle le débat du référendum 2005 où vous fûtes le principal héraut de la gauche dont le verbe fit pencher la balance, en montrant le Roi nu qu'était l'Europe libérale proposée aux citoyens. Le vote Néerlandais suivit, et les autorités européennes arrêtèrent les frais. Dans les médias comme ailleurs, un petit nombre d'hommes décidés peut emporter la décision.
    Il en va de même aujourd'hui à propos de la Finance libéralisée qui fut élevée à la hauteur d'une institution par tous ceux qui en profitaient. On ferait aisément comprendre à un enfant que, l'argent n'étant qu'un vecteur d'échange, il ne saurait produire de la valeur sans la prélever sur le travail d'autrui. Aussi primaire que celà soit à reconnaître, les milliards d'Euros prélevés par les banquiers et leurs traders l'ont été sur le travail productif des autres et font donc baisser d'autant sa valeur. A cet égard, l'incitation à s'endetter sert les intérêts du prêteur...et du bonimenteur. (Exemple: j'ai moi-même acquis un appartement que je pouvais payer comptant. Mon banquier me recommanda de garder mon épargne en actions, qui ne pouvait que fructifier, et d'emprunter auprés de sa banque. Résultat:: il m'a fait perdre la moitié du capital en actions et s'est enrichi des intérêts que je continue de lui verser!)
    La prochaine échéance électorale étant européenne (2009), les esprits devraient être mûrs pour une remise en cause de cette Europe convertie à contre temps au libéralisme anglo-saxon et à la mondialisation de l'OMC. Je ne doute pas que vous prépariez cette échéance et que celà passe par une lutte au sein du PS contre les ouiouistes d'antan qui, tels Sarkozy, serviront leur nouveau bol d'eau tiède.
    Mais peut-être faudra-t-il vous préparer à d'autres échéances pour 2012... car le discrédit de la classe politique PS qui n'a rien vu venir en 2005, est tout aussi grand dans l'opinion que celui du bonimenteur UMP qui l'a embarquée dans un cul de sac en 2007. Si gouverner c'est prévoir, il en restera fort peu en 2012 à pouvoir se prévaloir de porter haut et fort, en temps utile,... la bonne parole.

  6. 56
    Dominique dit:

    Le bouclier social ?
    il ne protège pas, il sert à nous "enfoncer bien ça dans le crane" :
    ceux qui ont commencé à travailler avant 16 ans et qui, après 42 ans de boulot, pensaient pouvoir bénéficier de leur retraite vont se prendre du jour au lendemain 1 an de cotisation en plus, grâce à un nouveau tour de passe passe juridique estival, soit 43 ans pour ceux qui ont passé leur jeunesse au turbin.

    Pendant ce temps certains ne parviennent même pas à cotiser leurs 40 ans et le chômage est reparti à la hausse.... où va t'on... et ce n'est pas les députés et sénateurs de gauche qui nous le diront vu qu'ils ne répondent quasiment pas aux mails et courriers qu'on leur adresse... même un si beau cas d'injustice social ne les fait plus réagir, on ne vaut sans doute pas assez de milliards pour qu'on en cause...

    SIGNEZ NOTRE PETITION, MERCI CAMARADES :

    http://www.mesopinions.com/La-modification-des-departs-en-retraite-anticipee-pour-carriere-longue-petition-petitions-6b5068ac8146a65d574ebe0092b830c1.html

  7. 57
    Trois chiffres qui tuent. dit:

    Premier chiffre : 30 milliards de dollars permettraient de nourrir pendant un an les 925 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde.

    Deuxième chiffre : après les émeutes de la faim dans 40 pays en 2008, la communauté internationale a dépensé seulement 6,5 milliards de dollars pour relancer le système agricole de production.

    Troisième chiffre : 3 404 milliards de dollars.

    Pour renflouer les banques privées, les Etats-Unis viennent d’annoncer un plan de 700 milliards de dollars. Pour renflouer les banques privées, les pays européens viennent d’annoncer un plan de 2 000 milliards d’euros, c’est-à-dire 2 704 milliards de dollars. Total : 700 + 2 704 = 3 404 milliards de dollars.

    3 404 milliards de dollars pour renflouer les banques privées !

    http://www.lesechos.fr/info/inter/300301777-les-vingt-sept-a-bruxelles-pour-s-accorder-autour-du-plan-de-sauvetage-des-banques-de-l-eurogroupe.htm

  8. 58
    jennifer dit:

    Et bien comme prévu, les bourses ont rechuté. Et le beau plan de Gordon Brown d'acheter des actions aux banques s'est soldé par une perte de 2, 8 milliards de livres en 2 jours. 2, 8 milliards de pertes payées par les contribuables!

    Wednesday, 15 October 2008
    Posted by Socialist Economic Bulletin

    Bank plan has so far lost taxpayer £2.8 billion in two days

    Socialist Economic Bulletin does not welcome anyone making mistakes in the present economic crisis. Its view is that the economic situation is extremely serious and millions of people in this country, and very many millions internationally, are going to suffer a worsening of their economic position. For those at the bottom of the social system that will translate into terrible hardship, despair, blighting of childrens prospects, rising social abuse, increased crime, in a few cases suicide and all the other manifestations of economic recession.
    It therefore gives it no pleasure to point out what is wrong with the government's economic approach. But it was shown yesterday when Gordon Brown justified the bank package by stating that the government was buying shares'at the bottom of the market'.
    This is exactly what the government should not be getting into. Neither the government, nor anyone else, knows whether the share market in general, or bank shares, are at the bottom - if any minister knows that bank shares are at the bottom then they should immediately purchase them in large quantities in their private capacity and become fabulously wealthy as a result.
    The job of the government is to ensure that the banking system operates - as no economy can function without one. That means it should, if necessary, be prepared to take over the running of failed banks, as it did with Northern Rock and Bradford and Bingley, and it should be prepared to ensure liquidity in the market - which may involve, as the US state is currently doing, lending directly to viable companies.

  9. 59
    Joe Liqueur dit:

    Bonsoir à tous

    Il y a quelques jours j'ai posté ici un lien vers la vidéo intitulée "L'argent-dette" :

    http://www.vimeo.com/1711304

    En complément indispensable je poste donc aujourd'hui un lien vers le débat sur Rue89 :

    http://www.rue89.com/mon-oeil/2008/10/13/largent-dette-video-star-du-net-a-une-sale-petite-odeur

    Le point de vue de Riché est intéressant, ceux des commentateurs aussi.

  10. 60
    robespierre dit:

    mike gallantsay dit:
    15 octobre 2008 à 13:13

    A propos de jetons de présence de maires au conseil d'administration de Dexia:

    Ce qui montre que ces mecs n'ont rien foutu car ils ont validé le "business plan" de dexia (implantation aux USA au travers de sa filiale FSA qui est la vraie raison de la chute de dexia), ce qui montre que ces mecs n'ont rien compris à la Banque et à l'économie en général (alors l'idée de nationaliser les banques non merci, il y a des moyens plus simples plus efficaces et moins onéreux).....

    ce qui montre aussi que tous ces petits roitelets de nos collectivités territoriales et autres organismes divers (HLM,....) sont des pompes à fric pour des notables médiatiques. Tous pourris ? Peut être pas, mais on en est pas loin.

  11. 61
    jennifer dit:

    Le lien donné par 4 aout et conseillé par H2 est très intéressant
    Je cite un passage:

    "Les Etats espèrent pouvoir peu à peu dégonfler cette bulle, mais ils le font en commençant par l’alimenter. La réalité est qu’ils refusent de changer de système, et se condamnent eux-mêmes en le faisant. Car nous entrons dans une situation où c’est la solvabilité même des Etats, après celle des banques, des assurances et des entreprises, qui va être mise en cause. L’on remarque déjà que la garantie des transactions interbancaires à 3 mois par les Etats va très vite coûter des sommes colossales. Le naufrage de l’Islande n’est qu’un cas extrême et prémonitoire."

    Cela revient à ce que je disais plus haut: à force de financer les spéculateurs, l'Etat va devenir insolvable et donc il n'y aura plus de budget pour la guerre (c'est déjà ça) mais aussi pour tout le reste.

  12. 62
    robespierre dit:

    @jennifer

    me permettez vous de vous interpeller ? D'un coté vous penchez pour que les banques soient nationalisées et de l'autre vous reprochez à GBrown d'avoir pris des participations bancaires qui avec la chute des bourses sont dévalorisées d'un point de vue patrimonial pour l'Etat britannique donc pour les contribuables ?

    Comment être cohérent ?

    Vous nationnalisez les banques : et alors, ils se passent quoi ? vous les nationnalisez à quel prix ? que feront les actionnaires de l'argent reçu ? d'autres banques ?

  13. 63
    antoine dit:

    En suite aux sifflements du Stade.
    Alors que vous venez de décider d'utiliser des images télé pour pourchasser des adolescents et les marquer à jamais au fer rouge du terme de Délit, alors que vous savez très bien ce que vous faites et pourquoi vous le faites, faites vous lire ceci par vos serviteurs, à voix haute, salopards de la République :

    Sarkozy, fils de pute, immonde crevure, enculé de nabot,
    Alliot Marie truie ambitieuse et puante, arriviste servile,
    Laporte petit mafieux vulgaire de m****, animal de foire,

    la manière dont vous portez le drapeau français et l'insultez demanderait à ce vous soyez exécutés sur le champ si de malheureux adolescents sont condamnés pour avoir stupidement sifflé par colère.

    !

  14. 64
    Guy PREBET dit:

    Les voila ils sont tous là ceux qui veulent "moraliser le capitalisme" ce systéme s'ecroule et ces anciens adeptes tentent le "bouche a bouche", de la droite la plus extreme à Mr Vals.
    Ce que je crois savoir c'est que ce systeme (le capitalisme)n'est pas "moralisable"
    Les sauveteurs de ce systeme nous expliquent que si nous vivons bien,enfin pour une partie de la population,c'est grace a lui, mais si nous vivons correctement c'est certainement pas grace au capitalisme c'est grace a la republique, au front populaire (merci Mr Blum, pour les conges payées, les 40 heures) au programme du conseil de la resistance (merci por la securité sociale) mais certainement pas grace aux banquiers, et aux liberaux,
    Le temps est sans doute venu de proposer "autre chose" a gauche

  15. 65
    jennifer dit:

    Robespierre
    On nationalise et on vire les dirigeants et l'Etat prend la direction des banques au lieu d'acheter des actions aux banques

    Sur les sifflements au stade: ils vont essayer de retrouver par les caméros vidéos qui a sifflé. C'est incroyable. Comment peut-on empêcher les gens d'exprimer leur opinion. Est-ce un si grand mal que de siffler la marseillaise. Bon en Amérique latine elle est toujours considérée comme un chant révolutionnaire mais quand même la France raciste de Sarkozy on ne peut la défendre et c'est cela qu'ils sifflent.

  16. 66
    France Tunisie dit:

    La désignation des boucs émissaires a commencé.
    Il est absolument honteux de voir le Gouvernement (aidé par certains comme Claude Bartolone) s'en prendre avec virulence et sévérité contre les supporters tunisiens qui ont sifflé l'hymne national alors que les braqueurs de la finance sont sauvegardés. Ce n'est plus deux poids deux mesures, c'est littéralement une déchéance morale pour cette classe politique aveugle.

    Mais le pire c'est que la désignation des jeunes magrébins comme étant la cause des troubles de la Nation est un fil dangeureux car il trouvera un relai chez les électeurs du FN et autres racistes. Quand on connais l'Histoire de l'Europe et des crises du capitalisme, on sait qu'il faut IMPERATIVEMENT se garder de cette dérive mortifère.

    Désigneon les VRAIS COUPABLES, pas les boucs émissaires faciles.

  17. 67
    France Tunisie dit:

    TOUCHE PAS A MON POTE! Un slogan qu'il faut remettre à l'ordre du jour!

  18. 68
    4 Août dit:

    @ Jennifer

    Tu as à moitié raison: la France a été sifflée avant Sarkozy. Le problème est ailleurs.

  19. 69
    jennifer dit:

    Robespierre
    Nationaliser les banques qui sont devenues insolvables (cf ce qui s'est passé en Islande où elles ont complètement fait faillite), c'est-à-dire en prendre le contrôle pour qu'elles continuent de fonctionner, garantir les dépôts des épargnants. Oui, excuse-moi, je reviens sur ce que je disais précédemment: non pas acheter les banques (avec l'argent du contribuable) comme je le disais, mais les récupérer au moment où elles coulent en ne payant pas un centime et aucune compensation pour les actionnaires. Pas un rond pour eux.
    Et surtout virer les anciens directeurs de banque.

  20. 70
    Jean RIGOLE dit:

    Il fallait logiquement voter non !

    Sifflets, matches arrétés, places payées et stades vidées : diversion.
    Le petit agité a encore trépigné...
    Et pendant ce temps là... des gosses crèvent de faim.

    Mesurez les effets sur les bourses,
    Paris à - 6,82 % ce jour.
    Hier, la baisse était due à des prises de bénéfice ! et aujourd'hui ?
    Croire que ce plan sauvera finalement les emplois et empêchera les requins de la finances de spéculer, relève d'une innocence inquiétante.

    La raison tonne en son cratère :
    C’est l’éruption de la fin
    Du passé faisons table rase
    Foule esclave, debout ! debout !
    Le monde va changer de base

    Salut et Fraternité.

  21. 71
    jennifer dit:

    Robespierre
    Nationaliser les banques et garantir les dépôts des clients, et injecter du fric pour qu'elle se remette à fonctionner, à prêter du fric et que la production redémarre, à savoir l'économie réelle. C'est ce qui s'est passé avec Northern Rock, nationalisée en février de cette année. 12 membres de sa direction ont été licenciés, la Banque d'Angleterre a prêté une somme énorme. Résultat: la banque a redémarré, les clients n'ont rien perdu et à l'heure actuelle elle prospère, a repayé une large partie de sa dette à la Banque d'Angleterre tandis que toutes ses consoeurs sont en train de couler.
    Je ne suis pas pour le capitalisme mais l'économie ne peut fonctionner sans banque et je préfère grandement que les banques soient sous contrôle de l'Etat que de spéculateurs véreux. Au Vénézuela Chavez cherche à mettre sous son contrôle la Banque du Venezuela, seul moyen d'avoir un minimum de contrôle sur les entrepreneurs: à qui prête les banques, sous quel taux etc..? ce sont des questions essentielles.
    Qui détient le fric et ce qu'il en fait est déterminant comme nous le savons.

  22. 72
    Jean RIGOLE dit:

    Le problème avec la situation actuelle, c'est que les pyromanes qui ont causé l'incendie... puis attisé les flammes... sont chargés de l'éteindre

    Mercredi 15 Octobre 2008 Extrait de Chronique Agora par Bill Bonner
    (Et il ne me semble pas que ce site soit un joyeux groupe de gauchistes)

    Le plan de renflouement coûtera bien plus de 1 800 milliards

    ** Lundi, Le Monde annonçait qu'il faudrait 1 300 milliards d'euros pour sauver les banques européennes. Selon Libération, le prix grimpe à 1 700 milliards. Quant au Financial Times, il l'annonce comme "le plan de sauvetage européen à 1 873 milliards".

    * Comment se fait-il qu'il coûte plus cher de sauver les banques européennes que les banques américaines ? Les chiffres ne trichent pas, mais les calculs sont tout de même un peu bancals. La France avance 360 milliards d'euros. L'Allemagne a mis un demi-millier de milliards dans le pot de sauvetage. Mais de toute façon, qui tient le compte ? On est en guerre...

    * En guerre... comme en amour... on ne compte jamais les coûts avant que les tirs ne se terminent. Ensuite, bien entendu, vient le temps des regrets...

    * Mais pour l'instant, les marchés sont en pleine euphorie. Alors amusons-nous aussi ; allons faire un petit tour à la fête pour tirer la langue aux fêtards.

    * Nous commençons par souligner l'évidence. Un rebond des marchés actions ne donne pas de raisons de se réjouir. Il donne des raisons de vendre. Vendez les rebonds, achetez les creux. Achetez au plus bas, vendez au plus haut, en d'autres termes. Nous vendons nos actions, d'une manière générale. Et ce rebond est une bonne manière de le faire... parce que nous pensons que ce marché pourrait aller bien plus bas. Le Dow à 5 000, telle est notre cible. Lorsque le Dow passera sous les 5 000, nous serons peut-être tenté d'acheter. Avant ça, ce sera vendre... vendre... vendre.

    * Après tout, M. le Marché est un bon gars. Il vous donne toujours des occasions de sortir... ou au contraire de vous enfoncer. Après que le marché s'est effondré en 1929, par exemple, les prix ont repris 18,8% au cours des deux journées qui suivirent. Bon nombre d'investisseurs pensaient que le plancher avait été atteint ; ils ont profité de l'occasion d'acheter des actions à des prix "cassés" -- pour les voir ensuite divisés par deux... puis à nouveau par deux. Et ils ont dû vivre très longtemps avec leurs erreurs. Les cours ne sont pas revenus à leurs sommets de 20 avant les années 50.

    * Il y a aussi eu un rebond après le Lundi noir de 1987. Les actions ont grimpé de 16,6% durant les deux jours qui suivirent. Cette fois-ci, les achats se révélèrent n'être qu'une erreur de court terme : les actions grimpèrent durant les 12 années qui suivirent.

    ** Le problème avec la situation actuelle, c'est que les pyromanes qui ont causé l'incendie... puis attisé les flammes... sont chargés de l'éteindre. Nous rappelons, par pure provocation, que Goldman Sachs était à la pointe en matière de titres adossés aux créances hypothécaires et de swaps -- le petit bois qui a déclenché la flambée actuelle.

    * Nous rappelons aussi que non seulement Henry Paulson était à la tête de Goldman durant cette période, mais en plus, il poussait la société dans cette direction.

    * Nous rappelons enfin que la banque centrale américaine, la Fed, a maintenu son taux directeur sous le niveau de l'inflation des prix à la consommation durant la majeure partie des six dernières années.

    * Quant au reste des dirigeants de la planète -- ils ne sont guère plus que des badauds imprudents... des gens qui se sont rendus dans la forêt pour voir le feu... puis qui se sont retrouvés piégés par un nouveau front de flammes. A présent, ils sont perdus dans la fumée, et ils sentent la chaleur.

    * Pourtant, on voudrait nous convaincre qu'ils créent un nouvel ordre financier mondial... et qu'il sera stable et prospère. Pour la première partie, nous n'avons aucun doute. Les gouvernements utilisent cet effondrement comme ils ont utilisé l'effondrement des tours jumelles en 2001 -- pour s'accaparer un peu plus de pouvoir. Le poing de la politique écarte la petite main "invisible" de M. le Marché. Les escroqueries subtiles laissent la place au vol grossier.

    * La seconde partie, par contre, est probablement archifausse. Le contrôle gouvernemental de l'économie n'a jamais mené à la stabilité ou à la prospérité. En fait, l'historique est assez clair : plus l'Etat s'en mêle, plus les résultats économiques empirent.

    * Dans les cas extrêmes, durant les 70 années d'expérience soviétique sur l'économie commandée, par exemple, les résultats ont été si spectaculairement mauvais que -- à la fin -- l'industrie soviétique "soustrayait de la valeur". En d'autres termes, elle mobilisait toute une économie pour extraire des ressources précieuses... les expédier... les raffiner et les traiter... et les transformer en produits finis. En fin de compte, lesdits produits finis étaient si mal faits et correspondaient si peu aux attentes du marché qu'ils valaient moins que les ressources qui avaient servi à les fabriquer !

    * Personne ne prévoit de recréer le système soviétique. Au lieu de cela, ils pensent que peut-être, un peu de supervision politique serait une bonne chose. Qui sait ; ils ont peut-être raison. Simplement, nous ne connaissons aucune théorie ou expérience permettant de le penser.

    * Mais les rouages sont enclenchés, et qui sommes-nous pour nous y opposer ? Paulson est occupé à distribuer 700 milliards de dollars (fournis par les contribuables) à ses amis de Wall Street. Les Britanniques essaient de sauver la City. Et les Français ? Rien de ce qui fait le capitalisme de copinage ne leur est étranger.

    * Pour revenir à une question clé : d'où viendra l'argent ? Il n'y a que trois sources. On peut augmenter les impôts ; c'est à oublier tout de suite. Personne ne va augmenter les impôts -- sinon symboliquement, pour punir les riches -- alors qu'une dépression arrive.

    * On peut aussi emprunter l'argent. Mais d'où viendront les 360 milliards d'euros ? C'est Libération qui répète notre question.

    * Le gouvernement va emprunter sur les marchés des capitaux pour financer les banques, répond-on.

    * Mais à qui ? Et à quel taux ? Emprunter de l'argent n'ajoute rien aux ressources financières de la planète ; cela ne fait que prendre l'argent dans une poche pour le mettre dans une autre. En d'autres termes, cela prive les emprunteurs sensés (nous le supposons) pour remplir les poches des initiés et de leurs réseaux. Dans l'ensemble, il n'y a aucune augmentation du pouvoir d'achat ou du crédit disponible. De plus, à mesure que les autorités empruntent de plus en plus d'argent, cela devrait -- logiquement -- faire grimper les taux d'intérêt. Cela devrait ralentir plus encore l'activité économique, aggravant la situation.

    * Cela laisse une troisième possibilité : imprimer plus d'argent.

    * Vendez, cher lecteur. Vendez.

  23. 73
    paul dit:

    Cher Jean-Luc,

    Je vous suis reconnaissant de votre position claire: Il fallait voter "non", mais y pouviez-vous quelque chose? Sarkozy peut fanfaronner, le PS le chouchoute. Ses représentants socio-démocrates ne semblent plus avoir quelque réactivité politique.

    Il y a un oubli à mesure caracteristique des détériorations séniles.

    Peu après la victoire de la droite décomplexée, il n'y a pourtant qu'un an et quelque, le PS reconnaissait que celle-ci avait su adopter le concept de Gramsci de révolution (non, ce n'est pas le mot, mais l'idée y est) culturelle. Qui en parle encore en son sein?

    Le PS se veut réformiste ? Sarkozy occupe le terrain de ce côté.
    Le PS se veut d'opposition ? Bayrou est bien plus audible que Hollande.
    Le PS voudrait retrouver les classes populaires ? Même Besancenot court après et s'en fait rejeter.

    Il en va bien sûr de l'identité du PS, de son existence. Il peut se volatiliser, comme la gauche en Italie.

    Dans une structure en telle déperdition, les défenses égotistes sont vouées à l'échec à très court terme. J'ose espérer que cette motion C, qui peut nous mobiliser, au moins certains d'entre nous, ne se contente pas de déboucher sur une attitude consensuelle dans un congrès X.... Pour l'instant, je ne ressens pas la motivation qui nous animait pour défendre la contribution de Trait d'Union. Il y manque un quelque chose d'impertinence, et, franchement, je ne vous y retrouve pas, M. Mélenchon. J'espère me tromper ?

    Continuons, après, on verra...

  24. 74
    paul dit:

    ... et je persiste dans mon insistance sur la crise culturelle.

    Cet unanimisme sur "l'affaire de la marseillaise sifflée" me débecte. Il suffit maintenant que Sarkozy, avec sa réactivité habituelle, monte sur ses ergots, et hop, tout le monde politique bien-pensant suit.
    Je rappelle ce même unanimisme sur la re-condamnation de Rouillan pour avoir osé penser.
    Je rappelle ces gosses corses, qui ont fait une connerie, dont les conséquences furent gravissimes (envoi d'une pierre sur un bébé qui en est mort), et qui ont été mis en isolement pendant trois semaines pour connaitre la stupide vérité (lequel des deux était responsable).
    J'ai le sentiment, pour avoir essayé d'en toucher quelques mots à plusieurs reprises, que celà n'émeut personne, même sur ce blog.
    Et çà, çà m'inquiète, bien plus que les contorsions médiatiques de Bertrand et Ségolène...

  25. 75
    Joseph dit:

    Bonsoir Jean-Luc,

    A défaut de pouvoir laisser un post sur le fil précédent, je le fais là pour dire que le procès qui t'a été fait est débile, indigne et univoque. Alors Sarkozy peut virer des journalistes, changer des patrons de presse, décider de la présentatrice du 20heures et un socialiste qui n'exerce plus le pouvoir depuis 2002 serait soupçonné d'engager une chasse aux sorcières dont il n'a pas objectivement les moyens ?! Grotesque ! Ton face à face avec Sylvestre n'est pas trop mal, mais tout de même, dans ce cas, qu'une seule réponse : défense en rupture, ces gens là n'ont pas qualité, et qu'ils disent combien ils gagnent, ménages compris, car c'est là que l'infrastructure retrouve la superstructure. Comme le disait Foucault, n'importe qui parle, mais ce qu'il dit, il ne le tient pas de n'importe où. Bon tu as demandé d'argumenter, je vais être court, désolé, mords-y l'oeil !
    Salut et Fraternité !
    pascal joseph

  26. 76
    H2 dit:

    15 octobre 2008 / Vidéo à voir !

    Krach 1995-2008 : Dire La Vérité Au Peuple

    http://www.solidariteetprogres.org/article4696.html

  27. 77
    H2 dit:

    "Les dirigeants européens se sont réunis mercredi sur fond de rechute des Bourses pour reprendre à leur compte la stratégie adoptée par les pays de la zone euro et par le Royaume-Uni face à la crise financière internationale. Objectif principal : rallier l'ensemble des membres de l'UE au plan de sauvetage des banques de 2000 milliards d'euros décidé dimanche lors d'un sommet à Paris."

    2000 milliards ! Et bien ils en avaient du pognon les cons !

    40 ans qu'ils nous disent que les Travailleurs, les Chômeurs, les Handicapés, les SDF, les Malades, les Vieux, les Jeunes, Les Enfants, Les Etrangers, que sais-je encore, coûtent trop chers à la socièté !

    Il va falloir monter au créneau, descendre dans la rue, occuper les plateaux Télés " à la sauvage ", squatter les permanences de l'UMP et le PS !
    L'Hiver sera chaud !

    SANS INVITATION S'INVITER NOUS LE PEUPLE !

    Il va falloir sortir à coup de pieds dans le cul tous LES MONETARISTES de Droite ET de Gauche et réformer le pays selon les désirs, les besoins et les nécessités du Peuple !

    Le premier qui choppe Edouard Baladur par la peau des fesses aura le droit de l'embaumer !
    Ah ! Ah ! C'est une blague évidement !
    Qui oserait se salir en touchant ce flasque ?

    TOUS AU MUSEE GREVIN CES PILLARDS !
    HONTE A CES TUEURS A GAGES QUI RUINENT LES NATIONS LIBRES !

  28. 78
    H2 dit:

    14 JOURS POUR SAUVER TROY DAVIS !

    Amnistie pour TROY DAVIS !

    http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/communiques_de_presse/amnesty_international_france_condamne_la_decision_de_la_cour_supreme_des_etats_unis_de_refuser_la_requete_de_troy_davis

    Pétition à signer et à faire signer :

    http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/peine_de_mort/agir/urgence_pour_troy_davis/appel_au_comite_des_graces

  29. 79
    Les travailleurs pauvres dit:

    Plusieurs organisations d'aide aux démunis constatent un nombre croissant d'appels à l'aide « de personnes qui ne pensaient pas tomber aussi bas ». Martin Hirsch les convie à une réunion de travail sur les effets de la crise.

    « On est habitué à se serrer la ceinture. Depuis quelques semaines, on se la serre un peu plus encore, c'est tout ! » Marie-France Ziemer garde le sourire. Pourtant, avec son RMI, ses deux parents malades, sa fille qui n'est pas encore autonome, et la jeune femme qu'elle héberge, car « sinon elle serait à la rue », difficile de joindre les deux bouts. Cette militante active d'ATD Quart-Monde et adepte forcée des files d'attente des Restos du Cœur d'Epinal, livre un constat sans appel : « Chez les plus démunis, c'est moins marquant, mais il y a une très nette augmentation des appels à l'aide de personnes qui ne pensaient pas tomber aussi bas ». C'est-à-dire ? « Des jeunes couples qui viennent de s'installer, des étudiants, des gens qui travaillent et qui ont des crédits… On le voit bien, ils n'y arrivent plus ces derniers temps ! »

    Les associations de soutien sont d'accord avec ce constat : déjà touchés par la baisse du pouvoir d'achat et la hausse du chômage, ces « nouveaux pauvres » risquent de voir leur situation s'aggraver avec les répercussions de la crise financière mondiale. Le Haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, a d'ores et déjà convié les associations concernées à une réunion de travail sur les effets de la crise fin octobre.

    Une annonce qui tombe à pic, deux jours avant la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, dont ATD Quart-Monde est à l'origine. Son délégué national, Bruno Tardieu, est amer : « Les pauvres se sont faits berner, on les a poussés à consommer, et maintenant il faut voir les chiffres du surendettement (qui a augmenté de 33 % de 2002 à 2006), on a créé la méfiance ». Le dirigeant d'ATD Quart-Monde évoque des conséquences qui sont « plutôt de l'ordre du ressenti » pour l'instant. Mais le Secours populaire, de son côté, chiffre une hausse des appels à l'aide de 15 à 20 % dans ses permanences en un an. Avec, comme le pressentait Marie-France Ziemer, une augmentation très nette des jeunes et des travailleurs pauvres.

    La crise économique risque aussi d'avoir des conséquences sur les associations elles-mêmes. C'est en tout cas ce que craint André Hochberg, président de France-Bénévolat : les associations de soutien sont sous pression, craignant « de servir de variable d'ajustement » dans cette période de restrictions financières, avec une baisse des subventions publiques.

    Charlotte Menegaux.

    http://www.lefigaro.fr/economie/2008/10/15/04001-20081015ARTFIG00532-les-associations-craignent-l-arrivee-de-nouveaux-pauvres-.php

  30. 80
    segolene dit:

    lu dans une depeche AFP:
    " Les médecins traitants pourront toucher jusqu'à 5.000 euros par an en plus de leurs honoraires, s'ils remplissent un certain nombre d'objectifs de prescription et de prévention prévu dans un contrat individuel avec l'Assurance maladie"

    Manifestement franchise pour les uns mais bonus pour les autres!
    La secu va mal mais pas pour tout le monde!

    la ministre de la sante va peut etre ptoposer le même dispositif pour les patients?
    Scandaleux, il faut les virer !

  31. 81
    jennifer dit:

    Salut H2
    Ce que dit Cheminade sur un nouveau Bretton Woods n'est-ce pas lié à l'idée que la domination du dollar et sa surévaluation est la cause de tout?
    Bretton woods "organise le système monétaire mondial autour du dollar américain" (avec un rattachement nominal à l'or). C'est pas mal comme idée mais...
    C'est vrai que les USA ont un outil de domination terrible avec leur dollar grâce à quoi ils font ce qu'ils veulent, le surévaluer et ainsi fausser la concurrence à leur avantage. Ainsi l'économie US vit aux crochets du monde depuis des décennies.
    Mais le problème reste leur appareil productif, leur taux d'investissement qui a baissé depuis des années et qui fait de l'économie US une économie non compétitive (en comparaison de la Chine ou autres pays qui continuent à avoir des taux de croissance énorme, base de leur développement. Il faudrait des lustres pour que les USA puissent redresser cette situation).La crise actuelle ne peut se juger juste que sur la sphère de la circulation ou monétaire, il faut aussi la rattacher à des causes plus profondes au niveau de l'économie réelle.

    Négocier un deuxième Bretton woods reviendrait à renégocier les rapports de forces entre les forces impérialistes. Après la deuxième guerre mondiale ces rapports de force étaient clairement du côté des USA et Bretton Woods n'a fait qu'entériner ce nouveau rapport de force, le refléter et le reconnaître. Là la lutte anti impérialiste n'en est à aucun tournant décisif.
    Par conséquent ce que propose Cheminade me semble juste propagandiste, une idée irréalisable dans l'état actuel des choses. Il dit certes certaines choses justes mais il prend un épiphénomène qui n'est qu'une conséquence, le reflet des rapports de force internationaux comme la cause. Il renverse la causalité.
    Par contre ce qui devrait être fait c'est de dévaluer le dollar, si les USA acceptent de se résoudre à cette solution qui devrait normalement découler de la libre concurrence si elle n'était pas faussée par leur domination du monde (+baisser les taux d'intérêt qui commence à se faire + un certain nombre d'autres mesures). Mais là cela donnerait un coup important à leur hégémonie sur le reste du monde et ce n'est pas donné qu'ils s'y résignent. Et donc ils risquent de plonger encore plus l'économie mondiale dans la crise.
    Ces mesures permettraient de sortir de la crise mais pas de résoudre le problème de fond. Mais à l'heure actuelle l'urgence s'est d'éviter la catastrophe: un nouveau 1929.

  32. 82
    maxou dit:

    bojour à tous,

  33. 83
    Eric dit:

    Je pense qu'il est temps de ressortir la guillotine, car on va trancher dans le vif. La royauté et les courtisans auront la tête dans le panier, et ce ne sera pas celui de la bourse. :))
    Blague à part, il est fort triste de voir cette "opposition" qui ne s'oppose plus. Il n'y a déjà plus de presse dans ce pays, alors sans opposition, la démocratie est vraiment agonisante.

  34. 84
    maxou dit:

    Bonjour à tous,
    Et pendant que la bourse baisse, Les gosses fortunes prennent leur bénéfices !
    C'est un scandale ! comme dirait notre défunt Georges

  35. 85
    Bruno dit:

    Bonjour à tous,
    Au sujet de la vidéo Cheminade (solidarité et progrès) mise en lien plus haut :
    L'argumentaire de la vidéo et les écrits sur le sujet de Larouche invitent en effet à la réflexion. J'ai profité du lien et de l'occasion pour parcourir les sites de Cheminade et de solidarité et progrès, avec un petit détour sur Wikipédia (sorte d'Edwige participative :-). Je m'interroge beaucoup sur les mobiles du personnage. Plusieurs choses me gènent :
    1) des articles cherchant à mettre en doute l'origine humaine du réchauffement climatique, en mobilisant un argumentaire astronomique
    2) un évident "culte de la personnalité"
    3) quelques titres et formules au parfum un peu trop ésotériques à mon gout
    Ces remarques ne suffisent pas bien sûr à invalider l'interpétation proposée pour la crise financière, elles invitent juste à la prudence.

  36. 86
    Nipontchik dit:

    En tout cas le nabot a réussi son coup, un sondage (bidon bien sur mais quand même) lui donne 80 % d'approbation sur la Marseillaise et l'arrêt des matchs en cas de sifflet.

    Et la "gauche" (de Guigou à MGB et Voynet) fonce dans le piège, autoproclamée défenseure des lumpens et des minorités ethniques, elle laisse à la droite la représentation des "braves gens".
    Et le PS poursuit sa transformation en parti démocrate communautariste.

    y en a qui sont vraiment trop cons.

  37. 87
    Bruno dit:

    @Eric
    Je partage pleinement ta tristesse (et pour moi une noire colère) en constatant l'indigne faiblesse de l'opposition. Que veux-tu ? les médias aujourd'hui c'est 3/4 de temps d'antenne ou de colonnes pour Sarko, le gouvernement et la droite et 1/4 pour l'opposition, et parmi ce quart c'est 4/5 de temps pour les socialistes libéraux (Hollande, Delanoé, Moscovici, Valls, Dray...) et 1/5 pour le reste de la gauche. Autrement dit 19/20 des interventions qui globalement approuvent l'idéologie libérale même si bien sûr aujourd'hui il est de bon ton de réclamer régulation et pragmatisme.

  38. 88
    maxou dit:

    Une des premières déclarations de Nicolas Sarkozy a été de dire : (Vous vous attendez à quoi, que je vide des caisses qui sont déjà vides). Ont pourrait le croire, mais les caisses ont été vidées par qui, par les gouvernements précédents, dont il a été membre pendant plusieurs années. Il trouve que les caisses étaient vides et sa première action fut d'offrir 150 millions d'euros de réductions fiscales à ses amis les plus riches, ceux-là même qui jouent avec la bourse actuellement.
    Et puis voilà la crise financière et tous les gouvernements, y compris le nôtre, qui trouvent des dizaines de milliards d'euros, sortis du dessous d'un sabot d'un cheval, pour offrir en cadeau à de mauvais gestionnaires de banque, ces mêmes gestionnaires qui lorsque vous avez un problème de gestion financière avec votre compte, n'hésitent pas à vous multiplier les pénalités et autres agios, avec d'énormes pourcentages, sans aucun sentiment pour votre situation. Il y a bien deux poids et deux mesures. Et que doivent en penser les ouvriers de chez Renault Sandouville, eux qui perdent plusieurs centaines d'euros par mois, parce que leur PDG, au nom de la rentabilité vis-à-vis des actionnaires, a fait un mauvais calcul, celui de rentabilité égal moins d'emplois. Ces mêmes ouvriers et ceux d'autres entreprises de la région Havraise, voient des milliard d'euros passer des caisses de l'État vers les coffres des banques et rien pour eux, pour sauver leur pouvoir d'achat, sans lequel ils ne pourront pas acheter de véhicules Renault.
    Qui paiera la facture au final ?
    Je ne trahirai pas un secret en disant que c'est nous qui allons payer. Et que penser des leçons d'économie libérale données par nos gouvernants aux pays pauvres.
    Si la situation n'était pas aussi dramatique, on pourrait en rire de tous ces dirigeants occidentaux,, pourfendeurs des services publics et qui par la prise d'actions dans les banques, renationalisent tout ou partie, celles qu'ils avaient privatisées. Françaises, Français, bientôt à votre porte-monnaie, nous allons devoir payer.

  39. 89
    DiGeo dit:

    Marx attaque.

    Les ventes du premier tome du Capital de Karl Marx, ont été multipliées par trois en un an en Allemagne et le mouvement s'accélère annonce son éditeur qui déclare: "Marx est de nouveau à la mode".

    Plus qu'une mode ne serait-ce pas une nécessité pour rechercher d'autres voies en opposition au capitalisme déliquescent?

    Petite suggestion d'un tout autre ordre: je ne comprends pas la nécessité de jouer l'hymne national lors de rencontres sportives. Cependant s'il y a obligation pourquoi ne pas le jouer dans sa version reggae façon Gainsbourg.

    Je sais cela peut paraitre un brin provocateur!

  40. 90
    Nipontchik dit:

    Les honteux sifflets du France-Tunisie ne me font pas perdre de vue d'autres scandales (tiré de Bakchich):

    "900 comptes de la Société générale gangrenés par l’argent saleIMMOBILIER / mercredi 15 octobre par Laurent Léger

    Le parquet de Paris a lancé des investigations sur un dossier explosif. Une mégalessiveuse d’argent sale aurait utilisé la Société générale à son insu."

  41. 91
    maxou dit:

    Révolution
    Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, semble courir derrière Olivier Besancenot (LCR). Elle viendra d'ailleurs à Sandouville seulement Mardi, bien après le plus célèbre postier de France (venu voir nos ouvriers le 8 octobre). Plus largement, le PCF semble dépacé sur le chapitre de l'anti-capitalisme, et Mme Buffet tapait donc hier du poing sur la table, martelant à la radio que (le PC reste le grand parti de la révolte). Et quid de la révolution ? Silence sur les ondes. Le seul ayant appelé cette semaine à la révolution, après la multiplication des crises sociale, financière, etc., n'est autre que lex patron-banquier Michel Pébereau ! Alors là, c'est le monde à l'envers !

  42. 92
    Près d'un milliard de personnes menacées dit:

    Près d'un milliard de personnes menacées par la famine.

    La situation de la faim dans le monde est alarmante, a affirmé le rapporteur de l'ONU pour le droit à l'alimentation Olivier De Schutter. La crise a jeté plus de cent millions de personnes supplémentaires dans l'extrême pauvreté, a-t-il dit.

    Plus de 925 millions de personnes dans le monde ne mangent pas à leur faim, indique l'expert de l'ONU dans un communiqué à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation, contre 848 millions l'an dernier. Les progrès pour réaliser les Objectifs de l'ONU pour le Millénaire ont été inversés dans toutes les régions, ajoute le successeur de Jean Ziegler.

    Les brutales hausses de prix alimentaires en 2007 et au début de 2008 ont laissé des traces sérieuses parmi les familles les plus pauvres, même si les prix ont baissé depuis juin 2008.

    Des intiatives doivent être prises par l'Etat afin de s'assurer que les biens alimentaires restent abordables, plaide le professeur belge. Les petis paysans et les pauvres urbains doivent en particulier être aidés par des mécanismes de protection.

    A Londres, l'organisation humanitaire Oxfam a affirmé que l'inflation galopante du prix des aliments de base, comme le riz et les céréales, a poussé cette année 119 millions de personnes de plus dans une situation de famine.

    Dans un rapport distinct, l'organisation CARE international a précisé que 17 millions d'habitants de la Corne de l'Afrique sont menacées par la famine, dont 6,4 millions uniquement en Ethiopie et la moitié de la population somalienne.
    Catastrophes naturelles, conflits, et hausse des prix alimentaires sont autant de facteurs qui, cumulés, ont poussé des millions de personnes vers la famine.

    http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20081016102202727172194810700_brf018.xml&associate=phf0467

  43. 93
    Alain dit:

    A propos de bouclier social : appel à divers futés et bidouilleurs de talent...
    Dans l’émission Ca se discute (du moins je crois qu'elle s'appelle comme ça) d’après le Soir 3 du mercredi 8 octobre (si mes souvenirs sont exacts), intitulée « Etre de droite ces jours-ci » (ou quelque chose comme ça), au milieu d’un aréopage de gens de droite qui se congratulaient tous d’en être, même si c’était de différentes manières, l’ex-ministre Luc Ferry a produit une définition édifiante de cet « être de droite » qui me paraitrait mériter de rester le plus longtemps possible "à l’affiche" sur le net.
    La ligne de clivage entre droite et gauche passe en effet selon lui (qui l’est bien lui-même) entre les gens que la pauvreté et la misère des autres ne gène pas et ceux pour lesquels cela constitue comme un caillou dans la chaussure. Il fallait voir la stupéfaction et entendre le silence qui ont suivi, le temps que quelqu’un reprenne ses esprits pour passer immédiatement à tout autre chose !

  44. 94
    Alain dit:

    qui l'est bien lui même... de droite, évidemment

  45. 95
    J..M.. dit:

    ****
    Jean-Luc Mélenchon, je vous en prie, faite ce qu’il y a à faire, vite, tant qu’il est encore temps :(

    Vous aurez noté j’en suis sûr depuis deux jours, et encore ce matin notamment dans LePoint et Rue89, quelques informations convergentes extrêmement alarmantes sur ce qu’il se passe en réalité notamment dans votre pays. Il ne s’agit pas de capitalisme…

  46. 96
    Bruno dit:

    @Alain
    La définition de Luc ferry est cynique mais elle me semble assez juste, la principale ligne de clivage est bien le rapport aux inégalités : naturelles, justes ou mal nécessaire pour les uns, inacceptables et injustes pour les autres.

  47. 97
    dudu 87 dit:

    Bonjour Nipontchik,

    Suite à notre échange hier, sur le PCF, je suis donc aller à la rencontre...de ce Greg Oxley. Ouf...Tu es sévère lorsque tu dis que je connais mal le PC. Il est vrai, je m'en suis désintéressé pendant de nombreuses années mais le constate que "l'ouverture" de notre Robert et de sa suivante ont fait d'énormes dégâts dans les rangs. Nous trouvons donc devant 3 possibilités (vu de l'extérieur) :
    1) MGB, Gayssot...ect courant derrière le PS;
    2) A. Gérin, retour aux sources;
    3) Cette nébuleuse Troskiste, revenue par la porte de "l'ouverture", pourtant traquée pendant des dizaines d'année.
    Après le PS,...le PC! La cohorte des inorganisés/es va être vraiment...longue et dangereuse...

  48. 98
    paul dit:

    On pourrait penser que la gauche, c'est ceux qui n'acceptent pas que certains aient de plus en plus de cailloux dans leurs chaussures ?

    Dudu, ne penses-tu pas que l'état de la gauche est déjà déorganisé? Une gauche issue du PS, du PCF, du MRC, MARS, etc... ne pourrait-elle faire organisation commune car portant un idéal commun ?

  49. 99
    925 millions meurent de faim. dit:

    “ la FAO, qui prépare pour demain sa journée mondiale contre la faim, constate une augmentation de la faim dans le monde : plus de 925 millions de personnes se couchent tous les soirs la faim au ventre, et meurent lentement dans cette prison.

    Les raisons ? On en connaît plein : le sous-développement, la corruption, la domination de l’Occident, les inégalités du marché, les guerres, la rapacité...
    Mais la raison principale est bien simple : les Etats, à de rares exceptions près, n’ont pas tenu leurs engagements. Les 150 milliards de dollars annuels nécessaires à la mise en place des objectifs du Millénaire n’ont jamais été versés. On n’a même jamais atteint les 100 milliards.

    A l’aune des 3000 milliards de dollars (estimation provisoire), qui viennent d’être versés pour sauver le système bancaire, ce constat est intolérable.

    Certes, on va nous dire que cela n’a rien à voir. On va nous taxer de gauchisme. Les investissements nécessaires à la remise en ordre d’un équilibre mondial n’ont rien à voir avec les dépenses de solidarité.

    Nous n’acceptons plus ce discours. Si la morale et le bon sens n’ont pas suffit à le réfuter, l’actualité récente de la crise financière devrait y parvenir.

    On nous parlera de l’asymétrie entre les riches et les pauvres. On nous dira que les pauvres n’ont aucune chance de s’enrichir quand les riches s’appauvrissent. Foutaises ! Depuis trente ans, les gains de productivité de l’économie vont massivement au capital. La croissance n’enrichit pas les pauvres. Les prédateurs prennent tout.

    On nous dira que l’on investit pour éviter une catastrophe qui pénaliserait tout le monde. Foutaises : le fossé croissant entre les pays prospères et les pays pauvres, et l’omniprésence indécente de nos images représentent un risque bien plus grand.

    On nous dira que les milliers de milliards d’euros qui vont être mobilisés ne coûtent rien, puisqu’il s’agit d’emprunts permettant des investissements (et des actifs pour les Etats). Foutaises encore : le développement humain est tout autant un investissement.

    On nous dira que nous sommes des idéalistes droits de l’hommistes et que les pauvres n’ont pas besoin de notre argent, que la corruption et l’illettrisme gangrènent les efforts de l’Occident. Foutaises. On s’est contenté de verser un peu d’eau dans le sable. Avec 3 000 milliards de dollars, on aurait changé la face du monde.

    On nous dira que les opinions ne sont pas prêtes, que les électeurs sont égoïstes, que les candidats qui auraient promis de financer l’aide au développement auraient perdu les élections. Foutaises toujours : les américains sont très majoritairement hostiles au plan Paulson, la rue européenne commence à réaliser ce qui se passe à à manifester son désaccord.

    La vérité est beaucoup plus simple.

    Les riches viennent de se serrer les coudes. Ils ont paniqué en voyant s’effondrer le monde qu’ils nous imposent depuis trente ans. Ils emploient la puissance publique, et l’argent public, pour tenter de sauver les meubles. C’est de l’abus de biens publics.

    On a pu sauver Wall Street, on pouvait sauver l’Afrique, le Bengladesh ou le tiers monde.

    On ne l’a pas fait parce qu’on s’en foutait.

    Cette crise vient de faire tomber les masques. Les arrogants théoriciens du "libéralisme" sont venus tendre la sébille. Les gouvernements paniqués ont vidé leurs caisses et développé une ingéniosité sans précédent pour leur sauver la mise. Ce monde marche sur la tête.

    Si cette crise ne lance pas le début d’une véritable contre-offensive de gauche, qui se débarrasse à la fois de ses oripaux d’extrême gauche (notamment de ce stupide romantisme) et de ses complexes intellectuels vis à vis des nantis, nous serons des imbéciles finis aux yeux de l’histoire. Pire, nous serons coupables des morts de cette imbécilité.

    Raphael Anglade.

    http://www.betapolitique.fr/3-000-000-000-000-on-pouvait-donc-13687.html#tri

  50. 100
    Nipontchik dit:

    de 1996 à 2000 (affaire corse) j'étais dans la même cellule que N.Borvo (actuellement pdte du groupe au Sénat), je peux te dire que les dégâts idéologiques je les ai vus de près, j'ai donc vu aussi la crise de la fédération de Paris de ces années là, où le PC a perdu l'essentiel de ses forces organisées dans les entreprises

    il est absolument injuste de faire porter le chapeau au seul R.Hue et à ses amis

    MGB aurait pu et du démissionner dès le déclenchement de la guerre au Kosovo (il y avait par ailleurs de bonnes interv à l'Assemblée de Bocquet), elle pouvait encore le faire quand Chevenement a claqué la porte en août 2000

    après c'était trop tard

    Idéologiquement il n'y a pas que la direction qui est touchée

Pages : « 1 [2] 3 »


Blog basé sur Wordpress © 2009/2015 INFO Service - V3 Archive