25nov 07

Samedi, je me trouvais à la réunion organisée par le club « A gauche maintenant ». La table ronde finale traitait de la force politique nouvelle à construire à gauche. Je remarque que cette question de la recomposition de la gauche mobilise. A Clermont Ferrand, il y a quinze jours il y avait six cent personnes pour participer au débat sur ce sujet entre Patrice Cohen Seat et moi. A Lyon, plus de deux cent alors même que l'information avait été fort modestement donnée. Le 5 décembre prochain je serai à Torcy, de nouveau avec Patrice Cohen Seat. On va voir. Mais je sais que le thème ne parait plus aussi éloigné des préoccupations ordinaires après ce que nous venons de vivre. Tout le monde a sur l'estomac la « quinzaine sans gauche » que nous venons de subir. Bien sur je mesure ce que ma phrase a d'injuste. La solidarité active des communistes et des trotskistes n'a pas manqué. Mais celle des socialistes ? Les dirigeants ont été en dessous de tout. A Paris, le jour de la manifestation, nous étions bien seuls dirigeants socialistes à part Henri Emmanuelli, moi et nos proches du bureau national du PS.  Et pour le peu qu'ont fait les autres, les médias ont tué leur parole en y opposant systématiquement celle de Manuel Valls. Lui et moi sommes les deux figures opposées du désaccord avec la ligne « d'opposition en gants blancs » de l'équipe qui dirige le PS aujourd'hui. Je note qu'il est davantage sollicité que moi par les médias pour s'exprimer…Y a-t-il une raison « objective » à cette préférence ? Oui, bien sur. Valls vient compléter le tableau dont les propagandistes du gouvernement avaient besoin pour briser la résistance morale des grévistes. Il leur fallait montrer un front sans faille de tous les gens « raisonnables », « qu'ils soient de droite ou de gauche »…Tel est le fond du rêve totalitaire dont le projet se met en place. « Il n'y a qu'une politique possible. D'ailleurs tout le monde est d'accord la dessus.  La preuve il y a des gens de droite et de gauche pour le dire. Donc ceux qui ne  sont pas d'accord  sont des fous, des khmers rouges », et ainsi de suite.

JUSQU'A LE PEN….mais pas plus loin

Au cours de cette grève nous aurons été une nouvelle fois les témoins impuissants de la « conformisation » du système médiatique français. Bien sur ce n'est pas un processus univoque. Par exemple « Le Monde » n'a pas refusé de s'excuser pour avoir publié que les étudiants avaient enfermés les journalistes dans un enclos en fil de fer barbelé, alors qu'il s'agissait d'un simple dessin de barbelé sur le sol.  Et samedi soir, sur France 5, dans l'émission « Revu et corrigé » Paul Amar a présenté un montage très critique des accroches sur la grève par les journaux télévisés. C'était tout à fait impressionnant : même référence continuelle à «la galère», même harcèlement unilatéral sur les responsabilités des grévistes et l'exaspération des usagers, même silence total sur la responsabilité du gouvernement et du président. A un autre moment de cette émission l'équipe de « Revu et corrigé » a présenté le calcul du temps accordé dans ces mêmes médias au fond du dossier par rapport au temps consacré à mettre en scène le conflit et les incidents que provoquent les formes d'action choisies. C'était effrayant. 20 % en moyenne pour le fond, 80 % pour la forme ! Comme je me trouvais sur ce plateau je dois dire que j'ai bien observé comment les trois journalistes qui étaient là ont réellement débattu entre eux à propos de cette situation. Ils n'étaient pas d'accord. Et je crois qu'ils ont bien compris le message que j'ai exprimé au moment où je leur ai dit qu'ils s'aveuglaient s'ils ne voyaient pas combien la méfiance et la colère à leur égard monte de tous côtés alors même  tout le monde est demandeur d'une presse libre et indépendante et ne conteste plus le fait que ce soit possible. Ca m'a amusé de leur dire qu'ils ne cessent de nous demander, à nous « les politiques » comme ils disent, « d'écouter les gens » alors même qu'eux ne le font pas et se murent dans une solidarité professionnelle inconditionnelle dès qu'apparaît une interpellation. Les signes d'espoir sont là. Par exemple c'est le SNJ du journal « Le Parisien » qui a demandé audience à sa direction après la publication de la une sous le titre « STOP » montrant des milliers de gens bloqués sur les quais de métro. Pour ma part je crois que nous pourrions bien et beaucoup avancer vers une presse réellement libre et indépendante si les professionnels étaient plus libres de leurs décisions à propos de leur travail. Et plus encore si ceux-ci prenaient en main eux même la résistance au nivellement en disposant des temps et des moyens pour  donner leur point de vue a ce sujet. En attendant le résultat de la situation est consternant. On s'en rendait bien compte en voyant ces quatre journalistes face à Le Pen chez Moati.  Il se trouve que je les connais tous les quatre. Je sais parfaitement qu'aucun d'entre eux n'a la moindre complaisance pour ce que représente Le Pen. De plus ce sont des gens mordant, parfois jusqu'à la pose.  Cette fois là ce fut un naufrage face au leader d'extrême droite. Sur les deux sujets réels de l'actualité, c'est-à-dire la grève des transports pour la défense des régimes spéciaux de retraite d'un côté  et la loi Pécresse sur l'université de l'autre, tout le monde était d'accord sur le plateau ! Adieu la période ou Le Pen affrontait des plateaux rageurs et ultra réactifs. Là, il a pu insulter tranquillement les étudiants en grève et les cheminots sans qu'un seul des quatre journalistes ne pipe mot. Moati continuait à faire des moulinets singeant une passion totalement absente du plateau et que lui-même n'éprouvait pas davantage que les autres. Personne ne relevait aucun des bobards de Le Pen sur les « privilèges des cheminots », les étudiants « bourgeois-gauchistes » et ainsi de suite. Tous étaient d'accord sur tout. Car la musique de Le Pen, et les paroles aussi, étaient dans l'air dominant de la quinzaine. J'ai vu la « LePenisation » des esprits atteindre ceux qui en sont pourtant parmi les adversaires les plus résolus.  Pour se rattraper sans doute du malaise ainsi créé on a vu quelques astuces à deux sous du type « donc, finalement, vous êtes du côté de la réforme de madame Pécresse » destinée à mettre Le Pen dans l'embarras d'approuver le gouvernement. Ce reflexe aussi, produit un effet calamiteux. Une extension du champ du consensus a quelqu'un dont il était convenu qu'il serait toujours hors jeu : « tout le monde est d'accord même Le Pen ! ». Et justement c'est le problème. Comment se fait-il qu'une politique avec la quelle Le Pen est d'accord ne fasse pas douter de leurs certitudes ceux qui comprennent le danger qu'est Le Pen ?

LA LOI PECRESSE et les mots

Sur le plateau de la 5, à « Revu et Corrigé », il y a eu une séquence sur le contenu de la loi Pecresse réformant l'enseignement supérieur. C'est déjà pas mal. Mais il n'y a pas eu le temps d'entrer dans le débat sur ce contenu. C'est pourtant indispensable. Car sinon les mots employés ne veulent rien dire. Par exemple : les universités pourront choisir librement leur enseignants et la rémunération de ces derniers. Elles pourront faire appel à des financements privés. Soit. Mais comment comprendre ce que ces mots impliquent quand on n'est pas un spécialiste de ces questions ? Je voudrai éclairer ici quelques éléments du contexte dans lequel intervient la réforme de l'enseignement supérieur en France. Le premier élément de ce contexte c'est la poussée qui s'exerce en vue de la marchandisation du secteur du savoir. Il faut savoir qu'il y a ici un financier enjeu colossal. Les dépenses d'éducation dans les pays développés s'élèvent à 1 500 milliards de dollars. Seuls  21,9 milliards sont aujourd'hui captés par le marché privé de l'éducation. La perspective de gain de parts de marché est donc immense pour les marchands dans les systèmes éducatifs. Leur tache depuis près de vingt ans a été d'obtenir un consensus sur les principes à placer au poste de commande. Et la première d'entre elle : légitimer la logique de marché dans un domaine où personne n'avait jamais imaginé qu'elle aurait une place naturelle… Les agents d'influence sont parvenus à leurs fins. En Europe aussi, l'affaire est dans le sac. Le modèle mondial de la concurrence entre universités est dorénavant la norme acceptée. En mars 2001 à Salamanque les principales institutions européennes d'enseignement supérieur ont créé l'Association Européenne de l'Université. La déclaration finale adoptée ce jour là est très claire sur l'objectif de création d'un marché des universités par leur mise en concurrence. Voyez plutôt : « Les institutions d'enseignement supérieur acceptent les défis de l'environnement concurrentiel dans lequel elles opèrent au niveau national, européen et mondial [...] La dynamique requise pour l'Espace Européen de l'Enseignement Supérieur restera inopérante, ou provoquera une concurrence inégale, si se maintiennent l'excessive réglementation et la mainmise financière et administrative qui pèsent actuellement sur l'enseignement supérieur en de nombreux pays. »  On voit que le moteur désigné est la concurrence et plus du tout l'émulation, la qualité de la transmission du savoir, l'élévation du niveau de formation de l'ensemble de la population. La Concurrence est bonne en soi et elle est une finalité de l'action universitaire. C'est cette logique dont se réclame la loi Pecresse : « Leur gouvernance renforcée, les universités seront en mesure d'exercer des compétences nouvelles leur permettant d'affronter dans les meilleures conditions la concurrence internationale » (exposé des motifs)

L'ARGUMENT DU DECLIN

Pour faciliter la manœuvre, la ministre a du faire elle-même un procès en règle des résultats de l'université française et jouer à fond de la fibre « décliniste ». On remarquera a quel point la méthode est la même dans tous les secteurs. La catastrophe en vue, le déclin engagé sont l'argument de départ qui justifie l'action et permet de stigmatiser les opposants. Le drame est que dorénavant personne ne réplique, ni l'homme politique sur le plateau, ni le journaliste. Tout se vaut, personne ne bosse les dossiers, le tout est de parler et de « débattre », même pour dire tous la même chose, sans rien vérifier des prémices de la discussion. Et pourtant….« Le nombre d'étudiants étrangers a tendance à décroître » affirme ainsi la ministre dans le dossier de presse du projet de loi. La vérité est exactement à l'inverse. La France est dans le peloton de tête de l'OCDE pour l'accueil d'étudiants étrangers : largement au dessus des Etats-Unis, et du Japon et des pays du nord. Le taux d'étudiants étrangers est passé de 7 % en 1998 à 12 % aujourd'hui. Pour les seules universités, on est passé de 8,5 % à 15 % d'étudiants étrangers. Au niveau doctorat, les universités françaises comptent 35 % d'étudiants étrangers. Le CNRS (certes hors université) compte 25 % de chercheurs étrangers. Et les résultats du système sont remarquables. Ainsi dans le secteur névralgique des diplômés en sciences, la France dans le peloton de tête de l'OCDE. Elle compte en effet 3 750 diplômés en science pour 100 000 actifs de 25/34 ans, dont 40 % de femmes. Nous sommes donc le troisième pays de ce classement, très largement devant les Etats-Unis, l'Allemagne, le Japon, et devant le Royaume Uni. Les Etats-Unis comptent 2 200 diplômes en sciences pour 100 000 actifs de 25/34 ans : soit 40 % de moins que la France.

LE MODELE PECRESSE

Quelles sont les caractéristiques du modèle de marché que l'on retrouve dans le texte de la loi Pécresse ? J'en reviens aux mots que j'évoquais plus haut. Les universités seront « libres » de fixer leurs propres objectifs dans un encadrement national réduit, leur pilotage est « ouvert » à des personnalités extérieures, notamment issues du secteur privé, leur financement est ouvert au privé (via les fondations).Elles pourront recruter, gérer et rémunérer « librement » leurs personnels. Concrètement cela signifie la libération complète du recrutement de non titulaires et la fixation de la politique indemnitaire à la discrétion du président. C'est exactement ce modèle qui a été adopté aux Etats-Unis et en Angleterre non seulement pour l'enseignement supérieur mais aussi pour le secondaire (trust college de Blair et charter schools américaines où les établissements sont affiliés à des financeurs privés). Les conséquences mécaniques du dispositif de concurrence entre universités installée avec ces règles de fonctionnement sont très bien connues. Pas de mystère ! C'est elles qui vont dorénavant se déployer en France. La concurrence pour attirer les financements privés  va conduire à une sélection et à un rétrécissement des champs de formation et de recherche en fonction de l'intérêt des financeurs. La concurrence pour recruter les meilleurs professeurs produira  une surenchère indemnitaire et un mercato des professeurs dans laquelle les petites universités seront incapables de suivre. A terme ce sera aussi la concurrence pour sélectionner les étudiants. La pression pour sélectionner les étudiants sera d'autant plus forte que l'Etat attribuera les moyens en fonction des résultats. Sarkozy l'a écrit noir sur blanc dans sa lettre de mission à Pécresse datée du 5 juillet 2007 : « allouer les moyens attribués aux établissements d'enseignement supérieur en fonction de leurs résultats, en matière d'accès de leurs étudiants au diplôme et d'insertion de leurs diplômés sur le marché du travail ». Au total toutes ces nouvelles « libertés » sont de la même eau que celles appliquées à tous les secteurs avec le même dogmatisme au nom d'une vision idéologique fanatisée d'après laquelle seul le marché est source de progrès et de dynamique. Dans ce domaine comme dans tous les autres c'est le contraire qui va se passer.  Le gâchis à venir c'est la sélection à l'entrée de l'université et à la sortie sur des critères non éducatifs  donc la restriction de la ressource intellectuelle du pays. C'est l'orientation de la recherche vers les champs de mode ou d'intérêt provisoire des financeurs de fondation, donc son rabougrissement. Et ainsi de suite. L'esprit n'est pas une marchandise et le savoir ne le devient qu'en s'appauvrissant. Et la France n'a pas d'autre matière première pour rester la cinquième puissance du monde…


94 commentaires à “Le samedi d’après”

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  1. 1
    natleval dit:

    J'aimerais bien que l'on parle de la fin de la grève des transports. On n'y comprend rien. Qui a gagné? Sarko? cela semble vrai et pourtant... ce n'est pas si vrai que cela à regarder de plus près. Ils ont suspendu leur mouvement, cela veut-il dire qu'ils ont accepté le principe de la réforme? Bon il y avait une impasse certes...

  2. 2
    Hervé dit:

    J'ai vu l'emisison de Amar ce dimanche.
    Je voulais juste vous dire merci.
    Ca m'a fait un bien fou d'entendre un socialiste se lever contre l'injustice sociale et défendre les syndicats (et notament la cgt)...

    Mais après votre intervention une question, toujours la même m'est venu.
    A quand la création d'un parti à la gauche de PS ? A quand un Die Linke français ?

  3. 3
    Robert dit:

    @ H2

    Merci pour la référence concernant les propos de Dutreil. J’ai été un lecteur régulier de Charlie, mais j’ai de plus en plus de mal avec Val, qui entre deux éclairs de génie se complait dans le nombrilisme, l’enfoncement de portes ouvertes, les sermons à deux euros et le copinage douteux avec la gauche chic et molle de Libé et autres clowns du show-biz audiovisuel. Mais je continue à apprécier les papiers de Bernard Maris, souvent pertinents et percutants. Sans oublier l’excellente chronique de Pelloux. Pour ce qui est du papier de Marianne, je pense moi aussi qu’il aurait été plus judicieux de faire un petit résumé, ou de renvoyer à la lecture de Marianne, quoique ce canard m’insupporte au plus haut point. JFK, c’est un peu comme Val, entre deux éclairs de génie, c’est une bouillie intellectuelle extrême-centriste assez affligeante.

    A part ça il me semble que l’établissement d’un contre-pouvoir au niveau mondial relève de l’utopie. Seuls les Etats ont le pouvoir politique nécéssaire pour établir un contre-pouvoir. C’est pourquoi le monde actuel a plus que jamais besoin de grands Etats puissants. La “confrontation entre le pouvoir financier et le pouvoir politique”, on y est déjà, et depuis longtemps - et même depuis que la finance existe, autrement dit depuis la Renaissance. En lui-même cet affrontement est “naturel”. Tant que le pouvoir politique a le dernier mot, il n’y a pas de lézard. Le problème, c’est que le pouvoir financier est en train de prendre le dessus. Plutôt que de confrontation, il faut désormais parler de collusion. C’est une véritable perversion ; une dérive mafieuse. C’est la responsabilité des (vrais) socialistes d’inverser la tendance. Il ne s’agit pas de mettre en cause la finance, mécanisme essentiel de l’économie de marché moderne dont nous sommes, nous autres (vrais) socialistes, les meilleurs défenseurs (j’insiste). Il ne s’agit même pas de mettre en cause le pouvoir financier, qui en lui-même n’est ni vertueux ni pervers - l’argent n’a pas d’odeur… Il s’agit “seulement” de soumettre le pouvoir financier - et plus généralement économique - au pouvoir politique. Rétablir la primauté du pouvoir politique, tel doit être notre objectif.
    Mais pour que le pouvoir politique soumette le pouvoir financier, il faut que le pouvoir politique soit plus fort que le pouvoir financier. D’où l’impérieuse nécéssité de renationaliser dans les secteurs stratégiques, et si possible au niveau européen. Le Belge n’a pas tort quand il écrit dans son langage fleuri que “les bourges ne comprennent que la force”… Les droitiers, généralement de mauvaise foi, se voient déjà au goulag en lisant ça - il faut dire que tu le cherches un peu, Belgo ; “les bourges”, c’est qui au juste ? Figure-toi que selon ma définition, j’en suis, avec mes 1 600 euros par mois et surtout avec mes ascendances. Enfin, Le Belge, t’inquiète, je ne te ferai pas de procès d’intention. Je ne vois pas des staliniens partout. Et le fait est qu’il s’agit d’un rapport de force.

    En bref, H2 : “un contre-pouvoir au niveau mondial”, c’est au mieux de l’utopie, au pire un miroir aux alouettes pour gogos ségolâtres. Pour faire pièce aux anarcho-financiers, il faut (re)nationaliser massivement, si possible dans le cadre d’un Etat européen. En revanche François Morin fait bien de souligner l’importance du changement intervenu en 1972. Il faut que je creuse le sujet.

    Au fait, la Constituante européenne, ça n’a pas l’air de passionner grand monde. Pourtant les socialistes auraient tout intérêt à proposer une sortie de crise par le haut. Militer pour un référendum, c’est tout à fait nécéssaire, mais certainement pas suffisant.

    @ Belgo

    Tu dois pouvoir venir en aide au camarade sénateur embêté avec son éditeur de texte ?

    @u camarade sénateur

    Comme souvent, votre prose est des plus rafraîchissantes. Merci de (re)mettre ainsi les points sur les "i" concernant les enjeux de l'éducation et du savoir, et aussi de lever un coin du voile sur ce pseudo-argument du déclin, cette stratégie misérable suivie par la droite dans tous les domaines. Je tenais simplement à faire la remarque suivante : dessiner des barbelés sur le sol et y mettre des journalistes, c'est d'un goût extrêmement douteux… Même si je partage entièrement votre point de vue sur l'attitude des médias vis-à-vis des grévistes. Il y avait dans le dernier Canard un excellent dessin de Pétillon intitulé : "la grève vue par les télés". On y voyait un journaliste et un JRI se ruer sur des "usagers" avec micro et caméra : "Pouvez-vous nous donner votre sentiment d'usager pris en otage par les grévistes ?" Tout est dit.

    Le Canard m'a déçu ces derniers temps en prenant la défense de BHL (aïe aïe aïe) et en se joignant à la guérilla médiatique anti-chaviste (voir l'"interview presqu'imaginaire du 21/11). C'est un peu désolant. N'empêche, le Canard reste un journal sans pub. Un vrai vrai journal, quoi…

  4. 4
    Robert dit:

    Une idée, Hervé : et si on adhérait directement à Die Linke ? Je me renseigne pour voir comment ça se passe.

  5. 5
    anny paule dit:

    Cela fait toujours du bien de vous lire...

    Le traitement médiatique de l'actualité est effectivement purement scandaleux, tout comme l'attitude du PS, (ligne Hollande et compagnie), qui ne devrait plus même avoir le droit d'être nommé comme tel... Le silence dont il a fait preuve en ces temps légitimement troublés est inacceptable: c'est soit un blanc seing au gouvernement avec lequel il pactise, soit un mépris social absolu pour une large majorité de notre base populaire.

    La gauche de gauche pourrait avoir de beaux jours devant elle à condition qu'elle soit capable, cette fois-ci, de s'unir sur un projet commun de société.
    Les meetings auxquels vous faites allusion rappellent ceux de l'automne dernier, ceux de l'avant Saint Ouen (9 et 10 décembre), ceux qui reflétaient l'espoir et l'enthousiasme populaires... Il semblerait que cette flamme ne soit pas totalement éteinte malgré les aléas subis (merci, au passage, au PC! et même à la LCR! d'avoir si bien joué la division au nom d'intérêts personnels!).

    Il est une question qui me tarraude à ce sujet: il existe, à ce jour, plusieurs rassemblements: de "maintenant à gauche", à "à gauche maintenant, en passant par "alternative à gauche" et "gauche alternative", certains se réclament des "collectifs du 29 mai", d'autres prétendent incarner la pluralité, d'autres, enfin, se regroupent autour du "bovéisme" sans Bové...

    Comment construire un mouvement populaire visible et lisible dans un tel contexte? Il reste du chemin à parcourir et des clarifications à faire. Serons-nous capables de nous rassembler réellement et de faire abstraction d'idéologies souvent mises en avant, mais douteuses et nuisibles si l'on pense Unité...?

    Pourtant, l'urgence est grande, et chaqu jour que nous perdons profite à nos dangereux adversaires!

  6. 6
    Michel dit:

    "On remarquera a quel point la méthode est la même dans tous les secteurs. La catastrophe en vue, le déclin engagé sont l’argument de départ qui justifie l’action et permet de stigmatiser les opposants."
    Et le prochain "secteur" sera probablement la Sécu. On connait les stratégies des militants de la désorganisation, des prédateurs prêts à saigner la proie, on voit où le gouvernement se dirige avec ses lois votées régulièrement sous prétexte de combler un trou fantasmatique (et bien sûr sans aucun succès) alors qu'on laisse s'installer le pillage systématique... Mais personne ne bouge... curieux...

  7. 7
    Gemini dit:

    Je ne suis pas d'accord.
    Si on veut faire baisser le chomage, il faut que l'entreprise participe à l'élaboration des programmes. Ce n'est pas avec un diplome d'ethnologie qu'on trouve un emploi. Je connais des gens qui ont "glandé" en fac de lettre pour finir boulanger ou plombier. Ils sont d'une inculture crasse mais l'Etat leur a payé quelques années de vacances. C'est la société qui est lésée dans ce cas. L'entreprise en finançant, pour partie, l'université empèchera cette gabegie.

  8. 8
    DiGeo dit:

    Monsieur le sénateur,

    Je ne fais pas preuve d'originalité en vous disant à mon tour merci pour la capacité que vous avez à démonter le système qui étouffe la vie politique dans ce pays.
    Vous participez à bon nombre de rencontres à gauche de la gauche et dans les médias. Chaque fois votre parole y est forte.
    Il m'apparait que vous êtes la personnalité la mieux à même d'incarner et de fédérer toutes ces énergies a gauche de la gauche.
    Je forme le souhait que vous soyez le porte parole de l'antisarkosisme pour faire simple.
    Je crois que l'identification d'un mouvement, quel qu'il soit, est d'autant plus audible dans les médias qu'il est incarné par un porte parole.
    Evidemment cela ne ce décrète pas, reste à trouver la voie.
    Mes respects Monsieur le Sénateur.

  9. 9
    Gemini dit:

    C'est un délire purement franco-français cette histoire du savoir qui n'est pas une marchandise. C'est une marchandise à partir du moment où on est rémunéré en fonction de son savoir. C'est évident. Sinon, vivez de savoir et d'eau fraiche.

  10. 10
    Anne dit:

    Pour une fois, j'ai regardé Revu et corrigé (en général, je fuis cette émisssion, son présentateur et ses invités). Et je me dis que, comme d'habitude, c'est dans les émissions où on a le temps de parler qu'on est le plus utile. Ca nous change de Mélenchon chez FOG ou Mélenchon chez Ardisson...

    Je suis contente de cette émission de dimanche et contente de voir que Jean-Luc Mélenchon commence enfin à piger le fonctionnement des médias et le pourquoi de leur ronronnement linéaire incessant. Il n'est jamais trop tard pour comprendre.

    Le reste est parfaitement expliqué au quotidien sur http://www.acrimed.org ou http://www.vivelefeu.blog.20minutes.fr

    Quand on a peu d'espace médiatique pour s'exprimer, il faut privilégier les émissions longues ou les émissions où un temps donné est attribué pour un entretien (je pense notamment à l'émission de Ruquier dans laquelle il faut exiger de passer dans les 1ers invités pour éviter de passer ensuite à l'antenne à 2H du matin). Danielle Mitterrand est passée la 1ère samedi dernier, et je pense que cela fut utile. Elle a pu placer quelques trucs pas dénués de sens pour la gauche dans une émission à forte audience, notamment auprès d'un public assez jeune.

    Le Monde ne s'est pas excusé. Le Monde a coupé aux ciseaux l'article de sa journaliste (de même qu'il avait coupé aux ciseaux la tribune d'Emmanuelle Béart qui reprenait le terme de "meute" utilisé par Boutin pour parler des sans-logis (et non des "mal-logés" !) de la rue de la Banque...

    Le Monde a ensuite été allumé par Schneidermann sur son site http://www.arretsurimages.net. Pris en flagrant délit de censure, Le Monde s'est ensuite fendu d'un correctif totalement bidon.

    Le Monde est un journal aux ordres. Pro Sarkozy, pro Medef, anti Chavez (carrément anti Chavez)... Quelques-unes de ses journalistes vedettes sont payées à faire des livres de commande à très très gros tirage qui racontent entre autres informations authentiques que Hollande et Royal n'étaient pas amis avec DSK et Sinclair car Hollande est beaucoup plus à gauche que DSK... Hollande qui n'a encore rien trouvé d'autre à dire ce matin sur Inter que : "il faut que les violences cessent à Villiers-Le-Bel. Les gens ont le droit de vivre en paix. Il est inimaginable qu'il y ait des émeutes dans ce pays à cause d'un accident de la route". Ce type est vraiment pire que 10 François Chérèque réunis dans un même conflit social. Pour moi, François Hollande est ce qui se fait de plus jaune dans ce pays. Le social-traître par excellence.

    Quant à Valls, on sait maintenant, qu'il a refusé l'Intérieur, à la suite de Dray, portefeuille qui va sans doute, après les municipales, revenir à Dati qui a un mal fou à se dépétrer de la réforme de la Justice. Est-il vraiment utile de s'attarder sur Valls ? Ou sur Dray qui ambitionne de devenir 1er secrétaire, animateur d'une équipe composée de tous les "réformateurs", "rénovateurs" et autres "jeunes lions" au bord de la crise de nerfs, comme il l'a confié à Laurence Ferrari sur Canal + (bref de reprendre son rôle de 1er des porte-parole, comme lors de la campagne présidentielle... et avec le grand succès qu'on sait...).

    Sur Inter, les vieux militants socialistes qui appelaient ont tous menacé François Hollande de quitter le navire. Je note que François Bayrou, qui vient de se faire lâcher par Cavada - qui attend lui aussi un portefeuille pour bientôt - a donné une longue interview je ne sais plus où en privilégiant les thèmes de l'injustice sociale et des dégâts de la mondialisation.

    Il est à prévoir que Bayrou va aller de plus en plus à gauche, sachant que la place de l'opposition est désormais vacante...

    Pendant ce temps-là, Ségolène Royal aura tout le loisir de chercher un nouveau slogan publicitaire pour le titre de son prochain livre et François Hollande fera des ateliers de la rénovation en présence d'un public, certes restreint mais très motivé : lui-même.

  11. 11
    Anne dit:

    Sinon, concernant l'émission de Moati, il n'est pas un hasard que tous sur le plateau étaient d'accord avec les réformes de Sarkozy. Moati n'avaient pas choisi ces journalistes très complaisants avec le pouvoir par hasard.

    La plupart d'ailleurs rendent grâce à Sarkozy d'avoir ramener les électeurs de Le Pen vers la droite, y compris par une sarkozisation extrême, et donc dangeureuse, des esprits.

    L'émission de Moati est en fait menacée de supression (l'argument serait les mauvaises audiences). Donc depuis 2/3 émissions, Moati se couche. Car Moati sait très bien que ne ce ne sont pas les audiences qui sont en cause... Mais plutôt la pluralité des opinions qui pouvaient jusqu'ici s'exprimer dans son émission.

    Si Moati ne veut pas finir comme Schneidermann, il sait ce qu'il lui reste à faire. D'ailleurs, il ne doit son maintien - à mon avis - qu'au soutien bienveillant de quelqu'uns de ses frères toujours en grâce auprès du pouvoir...

  12. 12
    Souvarine dit:

    Bonjour camarade Mélenchon,

    Sur le parti de gauche: Tu serais prêt à lacher ton fauteuil de sénateur PS pour rallier un parti de la gauche anti libérale?

    Sur la loi Pécresse: quand je lis par ci par là sur la toile, les réactions de strausskistes par rapport à la loi Pécresse, je suis effaré! Ils sont pour! Que font ils encore au PS? Pourquoi n'adhèrent ils pas au MODEM?

    Amitiés Socialistes,
    Souvarine

  13. 13
    sdf de la gauche dit:

    Il est maintenant urgent que la vaie gauche se recompose, à l'image du parti Die Linke allemand.
    Des centaines d'ex militants PS qui ont rendu leur carte, ne supportant plus d'être représentés par E; Valls, S. Royal, ou F. hollande attendent un signe des leaders Mélenchon, Emmanuelli, Quiles, Lienneman, Vidalies etc...
    Une conférence de presse en parallèle d'une enième jounée journée nationale du PS, une négociation avec le PC, une partie des verts, le MRC, la LCR, pourquoi pas, un congrès fondateur, et des candidats aux électiosn européennes, voire municipales, et la gauche revivra.
    Courage, franchissons la ligne, c'est notre seul espoir.

  14. 14
    vaudioux dit:

    Les positions des chefs du ps pendant la grève montrent qu'il est temps de se tirer du parti et d'en creer un autre qui s'appellerait tout simplement la gauche, comme en Allemagne.

  15. 15
    tenshu dit:

    Bonjour sénateur,
    Pour tes images :

    1 - en dessous de l'espace texte destiné a saisir ton article, utilise l'interface pour envoyer ton image en cliquant sur parcourir et en sélectionnant ton image de ton ordinateur, voir image :
    http://img248.imageshack.us/img248/1093/capture1pd0.png

    2 - Une fois l'envoi terminé tu devrais avoir l'image qui apparaît avec comme option de l'afficher en taille originale (attention à ne pas coller des images géantes) ou une miniature (conseillé), de faire un lien vers l'image de grande taille ou vers une page.
    Une fois tes choix fait clic sur "envoyer dans l'éditeur", voir image :
    http://img151.imageshack.us/img151/1748/capture2ov0.png

    3 - l'image apparaît maintenant dans ton article mais le texte n'est pas ajusté comme tu le souhaites (oui sinon il n'y aurait pas de problème), sélectionne l'image en cliquant dessus, clic sur le pictogramme image. Sélection l'alignment : Left (ou gauche)
    Tu peut ajouter des marges (sur l'image j'ai mis 5), voir image :
    http://img206.imageshack.us/img206/5087/capture3xm2.png

    4 - Clic sur ok
    Hey ton image et maintenant entouré de texte, voir image :
    http://img210.imageshack.us/img210/2274/capture4pp2.png

    Si tu as d'autre question mon mail est ouvert à tout heures...

  16. 16
    tenshu dit:

    Sénateur j'ai fait un commentaire sur ton problème d'image
    il n'apparaît pas il a du passer dans les commentaires indésirable (spam)

    Je te l'envoi par mail

  17. 17
    H2 dit:

    Pour que l'on comprenne bien le "post" de Robert, je me permets de remettre les propos de l'Ancien Ministre de la Fonction Publique. Elles tombent à pic ! Je dois avoir un sixième sens. (Note abrégée visible sur la page antérieure)

    Que disait en 2004 lors d’un ” Think Tank “, un club de réflexion prôche de la majorité UMP, le Ministre de la Fonction Publique, M. Renaud Dutreil au Café Restaurant Pépita à Paris ?

    Ceci :

    ” Le problème que nous avons en France, c’est que les gens sont contents des services publics. L’hôpital fonctionne bien, l’ école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d’une crise majeure - c’est ce que fait très bien Michel Camdessus- mais sans paniquer les gens ; car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues.”

    Source : Hebdomadaire Charlie Hebdo en date du 27.10.04

    Vous aurez compris dans quel but il s'agit de propager les mensonges à la pelle.
    Dénigrer, Alarmer, Privatiser. Tel est la devise !
    A croire que même morts, ils voudront encore faire du pognon.

    J'ai moi aussi entendu ce Monsieur Hollande, Premier Secrétaire du Parti de Centre, ce matin.
    Pathétique ! Une flaque de flan !
    Je dirais même plus. Minable et honteux.
    Il fallait voir la gêne occasionée du coté des journalistes à la botte et de M.Hollande lorsque le porte-parole du réseau "Sortir du nucléaire", Stéphane Lhomme est apparu à l'antenne. Fureur cachée du journaliste et appui de Monsieur Hollande à la politique de M.Sarkozy en matière de dissémination radioactive en direction des dictatures.
    On se demande avec quoi M.Hollande est en désaccord avec le Président -de -quelques- Français. Il faudra qu'il le dise avant 2012, car en ce qui concerne Mars, pour le PS c'est déjà cuit !

  18. 18
    Anne dit:

    C'est bizarre, il est 12H49, et on a toujours pas entendu Manuel Valls dire "que les émeutiers de Villiers-le-Bel qui s'excitent suite à un accident routier méritent une comparution immédiate. "

    Bah, alors, Manuel, qu'est-ce qui se passe : t'es malade ?

  19. 19
    Denis Collin dit:

    Cher Jean-Luc,

    Tu écris: "Les dirigeants ont été en dessous de tout. " Et bien je ne suis pas d'accord du tout. il n'ont pas été "en dessous de tout"; ils se sont comportés en briseurs de grève, du début à la fin. Quand Hollande la veille de la grève dit qu'il que ce soit fini en 24h, il n'est pas "en dessous de tout". Il joue sa partition d'homme de droite à peine repeint en rose (il suffit d'ailleurs de te lire pour savoir ce qualification est en dessous de la réalité!). Quand tous se relaient pour dire qu'ils sont pour la réforme des régimes spéciaux mais pas tout à fait d'accord avec la méthode, cela veut dire qu'ils approuvent Sarkozy sur le fond. Hollande, Ayrault, Dray, etc. ne sont pas des amis qui se trompent, des amis peu fiables, mais des adversaires, occupés à planter des couteaux dans le dos des travailleurs en grève. Leur couleur n'est pas le rose mais le jaune.

    Il en faut faire avec les euphémismes trompeurs. La candidate du PS, Royal, a confirmé ce qu'on pressentait: elle a exactement la même politique de Sarkozy. Elle l'a encore rappelé à propos de la loi sur l'unoversité. Est-elle "en -dessous de tout"? Non, elle est de droite. Et entre deux droites, nous n'aurons plus à choisir. J'en assez de voter pour des gens qui me crachent au visage et servent la soupe à la réaction.

    Pour moi, le PS, c'est fini, sans rémission. Et je me demande ce que tu peux encore y faire. La tactique doit maintenant s'effacer devant l'exigence de clarté politique indispensable pour commencer à reconstruire ce qui doit l'être.

    Denis Collin

  20. 20
    tenshu dit:

    @ anne :

    tu as sûrement dut le rater hier a Capital :

    Manuelito trouve formidable l'immigration choisie "une chance pour la france, un enrichissement économique et culturelle"

    L'immigration jetable espagnole "oui c'est un très bonne exemple des mesures dont il faut s'inspirer celle de zapatero, celle de blair en angleterre notamment"
    Adhésion également au principe de quota pour les immigrés

    Il a dit a de la villardière qu'en gros les mesures hortefeux vont dans le bon sens
    Elle sont peut être pas assez protectrice pour les étrangers

    Quoi ce "socialiste" est complice du dumping social, de la concurrence salariale.
    Dehors les démocrates dehors!

  21. 21
    sdf de la gauche dit:

    Finalement, pour faire bouger nos leaders rétifs à l'idée de quitter le PS et de construire quelque chose de solide, ne pourrait-on pas faire une pétition, un site internet qui interpelle...
    Il faut vraiement faire quelque chose, ça ne peut plus durer....

  22. 22
    sdf de la gauche dit:

    il y a peut-être un moyen, appuyer le mouvement gauche avenir pour le transformer en vrai parti politique.

    http://www.gaucheavenir.org

  23. 23
    Claire Strime dit:

    Cette grève des transports aura été une sorte de "cheminots pride" qui n'a pas débouché sur grand chose, on ne peut pas dire que le mouvement ouvrier ait gagné grand chose sauf montrer qu'il existait (ce que tout le monde sait sauf peut-être les dirigeants d'1 grand parti de gauche).
    Et puis il y a ceux qui pour la première fois pour des festivités de ce type ne se sont pas joints au défilé. Pas la peine que j'en rajoute, vous qui les connaissez de près, trouverez les qualificatifs.
    Et puis autre chose qui me concerne personnellement: ayant réussi un concours de la territoriale, je me suis porté candidat pour bosser au conseil général de l'Essonne (après notamment y avoir été encouragé par une syndicaliste de la CGC rencontrée à un débat avec Juppé sur les discriminations-dans un cadre professionnel je précise), le conseil général de l'Essonne se vantant de favoriser l'emploi des handicapés (dont je suis, reconnu officiellement par 1 cotorep,etc...). Je n'ai essuyé qu'une nouvelle lettre de refus.

    Mais bon le conseil général de l'Essonne, c'est peut-être pour vous comme la rue de solférino, déjà une autre planète?

  24. 24
    ZorbaBis dit:

    Triste ambiance non autour de ce nouvel envoi du Sénateur ?

  25. 25
    julie duran dit:

    sujet technique suite à la note de Jean-Luc Mélenchon aux lecteurs habiles:
    j'aimerais aussi que l'on puisse IMPRIMER
    les textes et commentaires pour lecture papier, est-ce possible?

  26. 26
    yves le henaff dit:

    Le Samedi d'Avant
    (20-30 ans auparavant)

    Enfin, enfin...

    tout cela n'est pas nouveau, non?
    On parlait de l'Americanisation de l'Enseignement Superieur, il y a plus de 25 ans... du temps de la Reforme Fouchet (?) - Monsieur Jean-Luc - en depit de son jeune age - doit s'en souvenir.
    Donc, Sarko peut avoir son "moment americain" et s'eclater YouTube... qui n'est pas pret?
    Sarkozy n'est pas Thatcher: on en reparlera dans 5 ou 10 ans, c'est certain - mais, Inch'Allah :-)

    Cela ne justifie rien - evidemment. Mais, cela ne justifie surtout pas cet etonnement, faussement naif: "vraiment, il est de droite? "..." vraiment, ils font tout cela..."

    Et de Gaulle [Charles]... On oublie tout?

    Sur le fond, de la lutte: Denis Collin a raison:
    " le PS, c’est fini, sans rémission."

    Yves Le Henaff
    yveslehenaff@yahoo.com

  27. 27
    carlo dit:

    @SDF de la gauche
    "Finalement, pour faire bouger nos leaders rétifs à l’idée de quitter le PS". Et pourquoi ce serait à JL Mélenchon, H. Emmanuelli, Benoît Hamon ou Gérard Filoche de quitter le PS plutôt qu'à Manuel Valls et G. Gorce?

  28. 28
    Lorca Fred dit:

    Sur Sarko et les grèves voir http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-982565@51-973287,0.html

  29. 29
    aziz ioualalen dit:

    j'ai suivi l'emission de paul amar...il invte une journaliste de liberation à la place du directeur de l'humanite...certes, il ajoute de maniere hypocrite... le directeur de l'huma aura l'occasion de revenir dans l'emission mais pour le theme de ce dimanche il prefere l'avis de la journaliste de libe qui comme chacun sait "combat le liberalisme"...
    en fait mon intervention dans ce site c'est pour denoncer le mensonge de cette "journaliste" mme murielle gremillet à savoir que b. thibault a appele à voter pour le oui à la constitution europeenne...cette " journaliste" ment deliberement elle sait que b. thibault ainsi que la direction confederale voulait que la cgt en tant qu'organisation syndicale ne donne pas de consigne de vote...position qui a ete mise en minorite heureusement...
    aziz ioualalen ancien delegue syndical cgt a l'assedic de nanterre.

  30. 30
    Ruru dit:

    @ Mister Perjo
    Si tu veux donner du "Monsieur" à Jean-Luc Mélenchon écrit le "M." et non pas "Mr."

    @ Julie
    On n'imprime pas pour protéger les arbres.

    @ tous

    Thibault a compris le piège tendu.

    Plan A du pouvoir:
    Le pouvoir souhaitait un conflit dur et long. Un combat perdu d'avance à cause des médias et des déclinologues, parce que les gens n'ont pas les moyens d'une grève longue, parce que les Français n'y croient plus etc...
    Pour le pouvoir, la défaite devait être la plus cuisante possible afin de siphonner tout le reste des acquis ensuite. Thibault n'a pas voulu tout engager pour ne pas être complétement rétamé pour la suite. Il a donc lâché un peu pour ne pas tout donner.

    Plan B:
    Faire passer Thibault pour un jaune et laisser filer dans les médias le fait que le pouvoir se félicite de cette victoire derrière une vraie fausse modestie. Ainsi, la prochaine fois, personne ne voudra suivre un responsable syndical repeint en jaune, ayant voté OUI, invité à la Rochelle et responsable du trou dans la couche d'ozone.

  31. 31
    spinoza dit:

    merci pour ton energie et la justesse de tes propos.
    un super boulot pour le livre”en quete de gauche”
    qui une est (pour moi)une excellente analyse argumenter et non une critique de sur les individus en responsabilite;
    la sociale-democratie vient de loin!
    un petit militant syndical de base
    spinoza

  32. 32
    Thierry Ternisien d'Ouville dit:

    Dur à vivre le comportement des dirigeants du PS, aux exceptions près que vous avez citées. Certains, dont Waals et Hollande, se sont comportés en vrais briseurs de grève. Face à leur abandon de la politique et leur conversion au management à la Blair, j'en viens à me dire qu'ils seraient plus dangereux que Sarkozy au pouvoir.
    http://tto45.blog.lemonde.fr

  33. 33
    sdf de gauche dit:

    réponse sur le ps : il faut le quitter parce que les socio-libéraux et les royalistes sont majoritaires, quoi qu'on fasse, ils ont la force de frappe médiatique. Rester ne fait que renforcer cette force de frappe médiatique, il faut clarifier le rapport de force. Un grand parti, La Gauche, avec ce slogan, la gauche, la vraie ! Que j'ai hâte d'y prendre ma carte !

  34. 34
    Zorba dit:

    Je vais sans doute en surprendre plus d'un, mais je trouve très bien tourné le texte du Sénateur au sujet de l'émission télévisée avec Le Pen. Son analyse est très pertinente, mais peut être trop pessimiste ; n'est-il pas envisageable de penser que la contradiction avec les thèses lepénistes est moins rude de nos jours simplement parce que les propos du borgne sont devenus sans intérêts, d'une fadeur évidente, tout simplement parce que avec l'age, la faculté d'éructer de JMLP s'est émoussée ? Bref, il beugle de moins en moins fort, avec de moins en moins d'éloquence (forte qualité chez lui malheureusement) et de moins en moins d'audience, d'ou par symétrie le plus faible échos - légitime et salutaire en tant que tel - à la contestation de ses élucubrations racistes et médiocres. Là c'est peut être moi qui suis optimiste me direz-vous... Entendons nous bien, je ne suis pas en train de dire qu'il qu'il faut "tolérer" les idées du borgne, mais simplement qu'elles sont devenues quasiment inaudibles.

    Sur la Loi Pécresse, les observations de J-L M sont intéressantes pour la plupart. Mais je n'arrive pas trop à comprendre l'une de ses constatations finales quant au risque [d'une] "sélection à l'entrée et à la sortie sur des critères non éducatifs". Pourquoi ? À causes de droits d'inscription trop élevés ? La Loi les encadre bien,non ? En les maintenant à des niveaux accessibles. Des mécènes privés et "intéressés" auront quand même comme objectifs de former "les meilleurs", quelque soit leur origine... Alors ?

  35. 35
    Devisti Shiva dit:

    Un /plusieurs/ grand Parti à Gauche,Socialistes, communistes, Les Vrais,
    Depuis que je suis en France, je l'ai souhaité.Mais cette fois, c'est pour de bon !
    Membre de Parti communiste ouvrier d'Iran, Je milite ici pour les vrais valeurs socialistes qui sont pratiquement perdu en France.Tout est à reconstruire. Vous pouvez aussi utiliser les méthodes politiques et organisationnelle de PCOI,qui gagne de plus en plus de terrain parmi le peuple iraniens :
    http://www.wpiran.org
    C'est ça aussi d'être internationaliste
    ............Shiva

  36. 36
    Zorba dit:

    Je suis d'accord avec l'analyse de "sdf" (jespère qu'il ne s'agit que d'une image) dans son post n° 33.
    Séparez-vous non d'un chien ! Tirez les conséquences de vos désaccords abissaux. Comment faire "militer" (et gouverner ?!) ensemble Manuel Valls et le Sénateur Mélenchon ?

    Alors que chacun pousse sa pierre de son côté, suivant ses convictions, et ça n'en sera que plus clair pour les électeurs.
    Si c'est votre tendance "à gauche" qui s'en va pour créer un nouveau mouvement "à gauche", certes me direz-vous, elle devra abandonner la puissance, les rouages, l'organisation, etc... d'un appareil puissant (sur ce plan là) comme le PS ; mais bon, à vous d'assumer.
    Puisque vous pensez que la "crise sociale", que la "casse sociale" (sans parler du casus beli pour vous de la ratification parlementaire du TE de Lisbonne), sont à leur paroxisme, alors allez-y, lâchez vous, exprimez vous.
    Je ne serais pas parmi vos partisans dans une telle hypothèse mais au moins j'aurais de la considération pour le courage et la cohérence de votre démarche.

    Et alors, on pourra compter les bouses à la fin de la foire...

  37. 37
    Le Marcassin dit:

    Oui et de cette manière c'est tout à fait évident que nous sommes partis pour une ou deux générations de pouvoir " sarkoziste " in fine.
    En affaiblissant le Parti Socialiste, c'est un blanc-seing offert à la droite.

  38. 38
    Zorba dit:

    Le PS n'est-il pas déja très faible voir même paralysé en l'état actuel ? Ses tiraillements internes sont les ailes du goéland de Baudelaire...

  39. 39
    Le Marcassin dit:

    Mmmh, je constate, avec une certaine délectation, que notre sinistre Belgo version trois zéro s'est rappelé au bon souvenir de ses petits camarades de combat sur le post précédent...
    Wikipédia, ça roule toutjours ? Les méchants du Rotary, les franc-maçons et tout ça quoi...
    Bonne digestion.

  40. 40
    MichelD dit:

    Bonsoir,

    A propos de l'impression des articles :
    Impression page

    il faut mettre à jour les fichiers single.php (article seul), post.php et éventuellement theloop.php.

    Bref, tout est expliqué sur la page du lien ci-dessus.

    MichelD

  41. 41
    Alex dit:

    PRIMORDIAL SOS DEMOCRATIE !

    S'organise la riposte face au déni de démocratie que représente la ratification, en plus sans débat, d'un Traité européen, faussement qualifié de "mini", à propos duquel tous les juristes s'accordent pour dire qu'il reprend dans son intégralité la Constitution massivement rejetée par référendum en 2005. Parlez-en sur vos blogs et sites citoyens, c’est important !

    Il a été mis au point un petit argumentaire pour mobiliser l'opinion, l'informer. Il est à diffuser MASSIVEMENT.

    ====> Le diaporama à diffuser est ICI : http://test.antemia.eu/html/16/File/referendum.pdf

    ouvrez-le et copiez le sur votre ordi pour l'envoyer en pièce-jointe ou diffusez directement par mail le lien url

    Participez ainsi à la "CHAINE du REFERENDUM" : chacun envoie à au moins 10 de ses connaissances ce diaporama (petit fichier pas lourd qui s'ouvre donc facilement). Tout peut aller très vite, on peut toucher beaucoup beaucoup de monde et changer la donne.

    Plusieurs milliers d'internautes sont déjà dans la chaîne !

    Mobilisons-nous contre la pire et la plus violente atteinte à la démocratie de la Vè République. Ne laissons pas tomber la souveraineté populaire, c'est trop grave !
    Et ne comptons pas sur une presse servile pour faire naître le débat ou même seulement dire la vérité aux Français.

    ====> RAPPEL : Le diaporama à diffuser est ICI : http://test.antemia.eu/html/16/File/referendum.pdf

  42. 42
    Xavier DUMOULIN dit:

    Samedi encore : Hollande flanchant mais toujours flambant !

    Le PS planchait samedi sur la nation républicaine - celle du " vouloir vivre ensemble " et du " plébiscite de tous les jours " - chère à Renan aux antipodes - on ne le dira jamais assez - de la conception nationaliste ethnique. Ses ouailles étaient partagées sur l'opportunité de la rencontre mais François Hollande a tenu parole. Dans l'ancienne cité des papes, ils devaient être cinq cents à débattre avant que ne sorte la fumée blanche. De quoi peut-il bien s'agir? D'une réhabilitation, d'un approfondissement, d'une actualisation de la pensée socialiste? Et qu'attend-on de cette démarche? Qu'elles en seront les retombées concrètes?

    Près de cent ans après Jaurès qui commenta dans " L'armée nouvelle " sa proposition de loi sur l'organisation de l'armée, déposée à la chambre en 1910, le parti socialiste se ressourcerait utilement à la relecture de cet ouvrage majeur dans l'évolution du socialisme français. Il y trouverait les raisons oubliées de l'indépendance nationale car "jamais un prolétariat, qui aura renoncé à défendre, avec l'indépendance nationale, la liberté de son propre développement, n'aura la vigueur d'abattre le capitalisme"... Toutes les réflexions sur l'Etat, en tant qu'expression du rapport des classes, conduiront les théoriciens et les militants socialistes d'inspiration marxiste, dans la lignée de Jaurès, à s'interroger sur les spécificités nationales de formations sociales imprégnées des conquêtes démocratiques, ouvrières et sociales. L'accomplissement du socialisme dans l'épanouïssement de la république, constitua naguère la clé de voute d'un socialisme démocratique auquel se rallièrent, dans les années soixante, les partis communistes occidentaux avec l'idée de la transition démocratique dans le cadre national sous l'influence du concept gramscien d'hégémonie idéologique réinvesti par les tenants de la voie pacifique et pluraliste vers le socialisme, cet approfondissement théorique du marxisme, réconciliant d'une certaine façon ce dernier avec la pensée républicaine.

    Aujourd'hui, à l'heure de choix décisifs pour notre destin qui a parti lié avec celui de l'Europe, cette réflexion sur la place de la nation n'est pas sans lien avec la conduite à tenir vis à vis du traité adopté au sommet de Lisbonne et soumis à la ratification des Etats, tant sur la forme (respect de la souveraineté populaire) que sur le fond (prise en compte de l'intérêt des nations et des peuples). C'est une exigence politique concrète. Mais les commentateurs ont beau jeu de moquer le décalage de la thématique nationale avec l'actualité sociale car, pour ne pas rester dans le paraître et le verbe mais bien au contraire rentrer de plein fouet dans les enjeux concrets des modes de coopération des nations européennes, dans leurs capacités de promotion d'un modèle économique et social, rempart contre la mondialisation libérale, et dans l'affirmation d'une diplomatie libre de toute allégeance à la puissance dominante, François Hollande aurait fait preuve de plus d'intelligence et de courage en réfléchissant d'abord au fond de la question pour en tirer ensuite les conséquences utiles dans un débat majeur pour l'avenir de la gauche, de la République et de l'Europe.

    Avec "Jacques Mandrin", "on voudra bien nous pardonner cette faiblesse (parler de la France, de sa grandeur, de sa vocation, cela a un sens), et accepter que nous ayons pris au pied de la lettre, sans ironie et sans distance aucune, les mots de François Mitterrand, ses premiers mots, à l'Elysée : " Amour sacré de la patrie..." Quand on dit " La France ", nous n'avons pas le soupir dédaigneux, mêlé d'un haut le coeur discret, de tant de chroniqueurs à la mode ; et quand la France est humiliée, avilie, nous n'avons pas envie de rire(1)". Mais en guise de chant du cygne, François Hollande veut-il vraiment renouer avec ce sentiment national avant de passer le flambeau tel un soldat tombé au champ d'honneur?

    Après la capitulation sur le dossier du traité, François Hollande n'est vraiment pas convaincant quand il confond l'Europe de la concurrence libre et non faussée (protocole 6 du nouveau traité) avec l'intérêt de ses peuples(2)! Ce colloque déserté et creux sur la nation annonce -t- il une nouvelle retraite où en rajoute-t-il à la confusion ambiante? Quand l'ennemi conduit la charge avec autant de détermination, on attendrait une défense capable de résister à l'assaut. Après la trahison du premier quarteron de généraux et la désertion du second, serait-ce le repli en masse d'un bataillon sous la conduite calamiteuse d'un chef battant retraite et s'épuisant en vaines conjectures comme pour masquer sa déroute et feindre de combattre. C'est peu de dénoncer avec Jean Luc Mélenchon l'absence des généraux dans les dernières manifestations(3). Pourtant, à l'heure de la bataille des idées et de la guerre de position théorisée par Gramsci, le vide conceptuel sidérant sur la nation, la république et l'Europe augure mal de la capacité à vaincre.

    On se souvient du discours de Ségolène Royal sur la reconquête des symboles nationaux en réponse à celui de Nicolas Sarkozy sur l'identité nationale(4). Il choqua une gauche qui avait tout simplement oublié le mot de Jaurès :

    " Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup d'internationalisme y ramène ".
    Xavier DUMOULIN "Blog citoyen, socialiste et républicain" http://sr07.unblog.fr

    (1) Extrait de Jacques Mandrin, Le socialisme et la France, Le Sycomore, 1983, sous la plume du regretté Pierre Guidoni et de Didier Motchane, ces deux mentors du CERES qui mettaient en pratique la théorie et desquels nous sommes redevables de leur contribution respective à la connaissance de l'"Histoire du nouveau parti socialiste" et des "Clefs pour le socialisme".

    (2) Protocole n°6 : « Le marché intérieur, tel qu'il est défini à l'article 3 du traité sur l'Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n'est pas faussée. A cet effet, l'Union prend, si nécessaire, des mesures dans le cadre des dispositions des traités, notamment l'article 308 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. »

    (3) "M. Sarkozy est un stratège politique, il a décidé une offensive politique", a poursuivi M. Mélenchon, présent dans les manifestations ces derniers jours. "En face, on aurait dû avoir un dispositif de combat avec des argumentaires et une présence physique et médiatique. Au moment de la bataille, quand les généraux ne sont pas là et le matériel non plus, on est en droit de dire qu'il y a un problème".

    (4) Selon Gérard Noiriel "un examen attentif des discours de campagne montre donc que la définition royalienne de l'identité nationale s'inscrit dans le prolongement de la perspective jaurésienne. Elle est appréhendée sous l'angle du patriotisme et non du nationalisme ". G Noiriel, A quoi sert " l'identité nationale ", AgonE, 2007.

  43. 43
    Zorba dit:

    Pour imprimer un article, le plus simple n'est-il pas de faire un copié/collé ?
    (Passer sur le texte que l'on veut conserver en cliquant sur la souris ; une fois que le texte est "tout noir", faire un clic droit avec la souris, sélectionner "Copier" ; en parallèle, ouvrir un nouveau document vièrge dans Word ; aller sur ce document, faire à nouveau un clic droit avec la souris et choisir "Coller").

    Et Hop, le texte apparait dans un joli fichier Word ! Vous pouvez donc le modifier, changer la police, modifier à votre guise la mise en page, etc... Le paradis !
    Je fais ça depuis des années !

    Je crains néanmoins de passer pour un neuneu, tout le monde connait ça me semble-t-il.

    Salut

  44. 44
    rosay dit:

    Il y à longtemps que j'ai demandé la démission de hollande, mais le fromage doit être bien bon ,puisqu'il y reste.
    D'autre part ,le comportement des leaders du.P.S., est vraiment à l'identique des députés,qui ont donné les pleins pouvoirs a Pétain.
    .
    L'esprit de ce propos évoqué par Henri Emmanueli, avant le vote du 29 mai
    avait à l'époque crée dans les médias un tollé général, obligeant Henri à
    s'excuser envers les NULS du P.S. qui voulaient faire passer le oui à n'importe quel prix, mème aux prix de la HONTE.

    Aujourd'hui toute HONTE bue,les mèmes recomencent avec le mini-traité de Lisbonne

    Car, dans une proportion a l'identique de notre temps, la République Française se comporte comme le régime de Vichy.

    Paradoxalement ,la refondation du P.S. ou de la gauche en particulier,devrait partir " du document élaboré" après la guerre de 39/45,à savoir ; Programme du Conseil National de la Résistance.

    S.F.A.S.Rosay.

  45. 45
    Zorba dit:

    Purée ! Avec Xavier DUMOULIN, ça rigole pas, c'est du lourd. Voilà au moins des arguments puisés à de bonnes et belles sources et exposés avec fougue et talent.
    Je suis en désaccord avec bon nombre des points de vue de Monsieur DUMOULIN, mais au moins s'exprime-t-il avec une qualité, une rigueur et une précision dont bon nombre d'habitués de ce blog devraient s'inspirés.

    Quit à dit "à commencer par toi !" ? Je suis pas loin d'en convenir.
    L'adresse de son blog a rejoint avec gourmandise la liste de mes favoris.

  46. 46
    kalmos dit:

    M. Le Senateur,

    Attention aux raccourcis faciles.....vous dites:

    "Ce reflexe aussi, produit un effet calamiteux. Une extension du champ du consensus a quelqu’un dont il était convenu qu’il serait toujours hors jeu : « tout le monde est d’accord même Le Pen ! ». Et justement c’est le problème. Comment se fait-il qu’une politique avec la quelle Le Pen est d’accord ne fasse pas douter de leurs certitudes ceux qui comprennent le danger qu’est Le Pen ?"

    Ce raisonnement est plus que léger et peut facilement vous êtes retourné....

    Je suis plutôt d'accord - et je suis loin d'être le seul à gauche - avec la loi Pecresse et je combattrais toujours Le Pen et ce qu'il représente. De même, vous aviez la même position que Le Pen sur le TCE et vous n'avez rien a voir avec lui.

  47. 47
    dom dit:

    MASSACRE DU DROIT DU TRAVAIL : G. FILOCHE demande qu’on l’aide !

    Trois questions lui ont été posées sur le forum en direct du nouvel.obs.com cet après-midi :

    Q - A votre avis, pourquoi cette omerta des médias, des partis politiques, des syndicats, sur cette casse programmée du Code du Travail alors qu’elle concerne des millions de salariés ?

    R - Je n’arrive pas à me l’expliquer !

    Q - Si l’ordonnance du 12 mars 2007 est confirmée "hors délai", l’article 38 de la Constitution ne prévoit-il pas qu’elle ne pourra être modifiée que par la loi, auquel cas toutes les modifications en cours, devraient passer par le Parlement ?

    R - Il faut voir tous les recours possibles, mais pour l’heure, IL FAUT SONNER LE TOCSIN avant le 4 DECEMBRE 16 H. AIDEZ-MOI auprès de vos élus, de vos syndicats, etc...

    Q - Avez-vous alerté le PS et les syndicats sur la casse du Code du Travail qui se prépare ? Votre article d’hier, sur les détails, article, par article, fait froid dans le dos. Que vous-ont-ils répondu ?

    R - Je ne fais que cela, AIDEZ-MOI !

    Bref, "notre" parti politique devient sourd-muet sur la question ! C’est grave !

  48. 48
    Zorba dit:

    Excellente observation kalmos au sujet du TCE, de Le Pen ET de J-L Mélenchon. Bravo !

  49. 49
    4 Août dit:

    @Zorba

    Normal que DUMOULIN soit dans tes favoris:
    Il a le même style d'écriture que toi, utilise les mêmes qualificatifs, fait les mêmes fautes d'orthographe... Un clone ?

  50. 50
    Zorba dit:

    C'est trop d'honneur que tu me fais là " 4 Août..."
    Oups ! J'oubliais la sage "jurisprudence Carlo". Pardon. Je m'empresse à nouveau de t'ignorer.

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