07juin 14

De l’Histoire au présent

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Des circonstances personnelles me tiennent éloigné de France pour quelques jours. J’écris entre mes devoirs. N’étaient-ce les rendez-vous que j’ai dû annuler, j’en serais tout à fait content. Car comme on le sait, la distance n’est rien désormais. On suit tout de près, même de loin. Mais la distance kilométrique suggère son équivalent intime : mettre à distance. L’exercice tient davantage de la philosophie pratique (que valent les autres ?) que de l’art de voyager. N’empêche : d’où je suis, je vois la mer et ça aide. Les côtiers et les insulaires savent de quel remède il s’agit. Regarder les vagues moutonner, c’est les faire entrer dans l’esprit et, de là, dans tout le corps. Il peut en résulter une plage aussi lisse que fraîche. Il est vrai qu’à présent on voit les déchets suivre le fil de l’eau jusqu’au sable. Notre civilisation est celle des déchets massifs. Il faut bien que ça finisse quelque part, et mieux vaut cela que les gires sans gestion qui défigurent les océans. Je laisse donc les ordures médiatiques accumulées en six mois de campagne revenir aux lisières de l’esprit qui les avaient écartés par hygiène mentale. Je suis comme brûlé, et il m’en cuit de retrouver ces sortes de remugles. Mais il faut traiter.

Cette fois-ci je n’écris que peu. De toutes les farces que je vois de loin, toutes ne m’émeuvent pas de même. D’aucunes sont bénignes, comme ces célébrations reconstruites du débarquement en Normandie. Si notre tour vient, on passera davantage de temps à célébrer celui de Provence où s’illustrèrent les maghrébins, et on célébrera ceux qui s’enrôlèrent avec Leclerc ou la Résistance plutôt que de se trouver des bonnes raisons à faire les lâches qui « ne peuvent pas partir tout de suite ». Et on mentira moins sur la chaude amitié de ceux qui tentèrent de nous imposer une administration d’occupation, pactisèrent avec Pétain et sa bande jusqu’à la dernière minute et tentèrent même d’éliminer De Gaulle au profit de marionnettes comme le général Giraud ou cet amiral collabo Darlan, fort heureusement expédié au diable par les gaullistes d’Algérie. Mais puisqu’il s’agit d’Histoire et de sa pertinence à construire les représentations et rites du présent, comment nommer la sidération qui m’a saisi comme tant de gens en découvrant le carnaval de François Hollande et de sa petite équipe qui gesticule dans des habits trop grands ! La carte de France comme un légo pour technocrate ! L’estomac se soulève. On transpire, on reste sans voix. Tout ce qui peut être fait pour empêcher cette vivisection de notre pays doit être mis en branle-bas de combat.

Penser la France

Je crois que l’Histoire de France n’était pas enseignée, ni sa connaissance vérifiée, pour la promotion Voltaire à laquelle appartiennent ceux qui commandent dans notre pays à cette heure. C’est pourquoi l’équipe de bons amis qui tient tous les leviers de l’État pense qu’il est possible de traiter la carte de France comme un plan de table dans le beau monde. Pris dans leurs jeux, absorbés par leurs bonnes et mauvaises raisons, obsédés par leurs complots ou leurs projets de pantouflage, les importants ont consterné tout le pays. Même les pires dévots du régionalisme ne se retrouvent pas dans le pâté confus qui leur est servi. Tous les autres, ceux qui aiment notre pays, quel que soit leur bord politique, tous ceux qui connaissent son Histoire, tous ceux qui savent comment les structures de l’État et de la République sont un vin longuement muri venu d’une vigne bien longtemps travaillée, tous ceux-là commencent par tourner le regard de honte et de peine.

Comment avons-nous pu élire une telle bande de bons à rien ! Depuis Charles VI, a-t-on jamais vu un monarque aussi absent de sa tête ? Le premier était un fou que l’on plaignait quand « le mal » lui revenait. Il admit ce que l’occupant voulait : que le roi de France était dorénavant Anglais. L’actuel veut faire l’Allemand. La France des Länder ! Qui lui apprendra que les Länder sont le résultat de l’impuissance séculaire des élites politiques allemandes à se construire en Nation ? Qu’ils restent un casse-tête institutionnel pour la gestion du pays dans les domaines aussi sensibles que l’éducation par exemple ? Que ces Länder furent récrés après-guerre, sur la base de la carte d’ancien régime, pour mieux contrôler les tentations hégémonistes qui pourraient resurgir ? Qui explique à ces petits marquis désinvoltes que le sud de l’Europe, c’est-à-dire l’intérieur des frontières de l’Empire romain, est fait de cités et de citoyens quand l’au-delà des « limes » est fait de hordes et de tribus ? Qui va leur expliquer pourquoi nous notons sur nos bâtiments publics « Liberté-Égalité-Fraternité », message universaliste ouvert à tout être humain, et que les réunificateurs de l’Allemagne contemporaines firent graver sur le Bundestag : « au peuple allemand » ?

Supprimer les communes, c’est araser la base de la démocratie réelle et historique, celle du temps long où se construisit la conscience collective de nos peuples. C’est de l’addition des cités qu’est venue l’idée d’un ensemble plus vaste qui nécessite des droits égaux pour être viable. L’édit de Caracala étendant la citoyenneté romaine à tout l’Empire a mille ans d’avance sur la sauvagerie confuse des hordes qui n’avait pas l’ombre d’une idée sur ce que le mot « universel » veut dire. L’État démocratique est l’enfant de la cité civique. De là au département, il n’y a qu’un pas de logique politique. La nécessité d’ensemble plus vaste que la cité ne se discute pas sérieusement. La réponse révolutionnaire des républicains est le département. C’est la proximité et l’anomie ethnique qui rend possible cet échelon en le rendant acceptable par tous. Je ne rappelle tout cela que comme introduction à des débats qui vont dorénavant structurer l’esprit public. Bien sûr : ce qu’ils ont entrepris est odieux. Bien sûr que c’est dans toute l’Europe que les froids bureaucrates de la Commission exigent cette destruction des échelons de base de la démocratie. Bien sûr que tout va de mal en pis avec ces élites politiques et sociales du type « promotion Voltaire » sans conscience historique ni même nationale.

Pour autant, la lutte est nécessaire et elle est aussi une opportunité. Ne vous en désolez pas, vous qui me lisez. La cohérence du projet libéral exige de briser tout ce qui unit pour mettre en scène une compétition généralisée. Cette compréhension, à mesure qu’elle avancera, nous permettra de construire une conscience collective affinée et argumentée. Jamais nous ne pourrions avoir ce débat « à froid ». L’odieux projet de Hollande est une occasion de rétablir dans le grand nombre l’idéal universaliste de la République une et indivisible. Nous allons pouvoir transformer en un ridicule archaïsme la sale petite musique des néo-modernes pour qui la différence prime sur l’universel, le local prime sur le global, la racine tournée dans l’ombre confuse des humus prime sur le feuillage tourné vers la lumière de la lune et du soleil. Le débat ne sera nullement abstrait. Pour l’instant, ce qui se voit se discute entre gens qui comprennent ce qui est en jeu. Mais cette compréhension va s’étendre et percoler en profondeur quand les citoyens vont réaliser que la structure des administrations et de l’État va devoir se disloquer pour correspondre à ce bricolage. Ce n’est pas seulement la mise en compétition des territoires mais la destruction de l’État qui est engagée. Dès lors, la nature de nos tâches et de notre programme en est modifiée. C’est à l’échelle du problème politique, constitutionnel, républicain et national posé que doivent être formulées les questions en débat et les réponses proposées.

Pourquoi 14 régions et non plus 22 ? Et pourquoi pas 13 ? Ou 15 ? Peu importe. C’est d’avoir l’air allemand qui compte. François Hollande explique dans sa tribune que les régions « seront ainsi de taille européenne et capables de bâtir des stratégies territoriales ». Des stratégies territoriales ! Quel jargon pour habiller le féodalisme ! Mais les 22 régions françaises sont déjà plus grandes que les Länder allemands idéalisés par les perroquets médiatiques ! Elles font en moyenne 25 000 km² contre 21 000 km² pour les Länder d’Outre Rhin. Mais pour finir, que valent ces prétendus arguments quand on les compare aux faits qui sont censés en être déduits ? Si François Hollande considère la taille d’une région comme déterminante, pourquoi va-t-il laisser le Nord Pas-de-Calais dans ses limites actuelles ? C’est pourtant, par la taille, l’une des régions les plus petites du pays. Elle s’étend sur 14 000 km², près de 7 fois moins que la nouvelle méga-région Poitou-Charente–Limousin– Centre ! De même, pourquoi laisser la Bretagne d’un côté et les Pays-de-la-Loire de l’autre au lieu de créer une de ces prétendues « région de taille européenne » en fusionnant les deux ? Et que dire des péroraisons sur le « mille-feuille » français ! Où est l’aberration sinon dans les ajouts baroques et post féodaux de l’aménagement du territoire à la sauce néolibérale qui organisent le désert français avec ses métropoles, et autres bidouillages féodaux ? Communes, départements et régions peuvent former une construction harmonieuse si l’on ne s’acharne pas à y ajouter des structures qui les neutralisent, les doublonnent, les enchevêtrent ! 

Un embrouilli désastreux

En mai, lors de sa rencontre avec la délégation du Parti de Gauche conduite par Gabriel Amard et Danielle Simonnet, François Hollande avait promis une réforme « proche, simple et démocratique ». Sa nouvelle carte et sa tribune indiquent tout le contraire : le nouveau paysage territorial sera plus éloigné des citoyens, plus complexe, et moins démocratique.

La méthode opaque du redécoupage signe l’état d’esprit de la réforme : tenir le peuple à distance. Pour la proximité, le mensonge saute aux yeux quand on voit la taille des nouvelles régions. Où sera la proximité dans une région qui ira du Gard aux Hautes-Pyrénées, de Nîmes à Tarbes ? Ou dans une région qui ira de Chartres à La Rochelle ? François Hollande annonce que ces nouvelles régions auront compétence pour les routes, les bus, les collèges. Ces compétences sont aujourd’hui gérées par les conseils généraux, à l’échelle des départements. Demain, elles seront gérées à plusieurs centaines de kilomètres de distance. Les collèges de Moulins-sur-Allier seront gérés depuis Lyon, à 200 kilomètres ! Les routes du Gers seront gérées depuis Montpellier, à moins que ce ne soient les routes du Gard qui soient gérées depuis Toulouse, dans les deux cas à 300 kilomètres de là. Que vont devenir les personnels qui travaillent à l’entretien des routes, des collèges et des lycées ? Devront-ils accepter des mutations à plusieurs centaines de kilomètres ? Et sur quelle base seront harmonisées les conditions sociales des agents des différentes régions fusionnés ? Par le haut ou par le bas ?

La course au gigantisme ne se limite d’ailleurs pas aux régions. François Hollande veut aussi faire grossir les intercommunalités. Les Communautés de Communes ne pourront plus compter moins de 20 000 habitants contre 5 000 aujourd’hui. Pourquoi changer ce découpage alors que les électeurs viennent de voter pour élire leurs représentants dans ces instances il y a à peine 3 mois ? Et que la carte des intercommunalités du pays a été revue de fond en comble ces dernières années suite à la réforme Sarkozy ?

Ce ne sera pas plus simple non plus. Fusionner des régions ne rend rien plus simple. Déjà, les problèmes s’accumulent : Quel nom pour les nouvelles régions ? Quelle préfecture de région entre Toulouse et Montpellier ou entre Metz et Strasbourg par exemple ? Comment harmoniser les vacances scolaires entre les écoles, collèges et lycées de Basse-Normandie actuellement en zone A et ceux de la Haute-Normandie, aujourd’hui en zone B ? Surtout, François Hollande prévoit de supprimer les Conseils généraux. Mais leur suppression n’est pas prévue avant 2020. En effet, il faut pour cela changer la Constitution, et François Hollande n’a pas de majorité pour le faire. Donc les départements continueront à vivre. D’ailleurs, les élections départementales auront bien lieu en 2015. Mais ils seront progressivement vidés de leurs compétences dès l’an prochain. Au profit de qui ? François Hollande lui-même ne sait pas bien répondre. Sa tribune est d’un flou artistique. Au début, ça parait clair : « les grandes régions auront davantage de responsabilités. Elles seront la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation et d’emploi, pour intervenir en matière de transports, des trains régionaux aux bus en passant par les routes, les aéroports et les ports. Elles géreront les lycées et les collèges ».

Puis, ça devient vite encore plus confus : « la création de grandes régions, et le renforcement des intercommunalités absorberont une large part des attributions [du conseil général]. Mais cette décision doit être mise en œuvre de façon progressive car le conseil général joue un rôle essentiel dans la solidarité de proximité et la gestion des prestations aux personnes les plus fragiles. […] Du temps est nécessaire et de la souplesse est indispensable. Une large initiative sera laissée aux élus pour assurer cette transition. Certaines métropoles pourront reprendre les attributions des conseils généraux et toutes les expérimentations seront encouragées et facilitées ». Vous avez compris quelque chose ? Le seul point à peu près clair, c’est que les compétences seront réparties entre collectivités à la carte entre seigneurs locaux. Ici, c’est la région qui s’en occupera mais ailleurs, ce pourrait être l’intercommunalité ou une autre « expérimentation ». Sans compter que François Hollande annonce la suppression des conseils généraux mais précise dans sa tribune que « le département en tant que cadre d’action publique restera une circonscription de référence essentielle pour l'État, autour des préfets et de l’administration déconcentrée avec les missions qui sont attendues de lui » !

Reste la démocratie. Ou plutôt : les reculs démocratiques. François Hollande et Manuel Valls ont déjà annoncé qu’ils ne voulaient pas de référendum. Ni sur la réforme des compétences, ni sur le découpage. Ensuite, François Hollande souhaite reporter les prochaines élections prévues en mars 2015 à l’automne 2015. Après les municipales et les européennes, faut-il y voir une volonté de repousser la prochaine sanction électorale ? L’objectif est clairement affirmé par François Hollande dans sa réforme : il veut « moins d’élus ». C’est déjà ce que voulait Nicolas Sarkozy. François Hollande reprend le même discours. Et il ne prend pas de gants : les 4 000 conseillers généraux disparaîtront en 2020. Et le nombre d’élus régionaux sera lui aussi réduit parfois drastiquement puisque François Hollande veut limiter leur nombre à 150 par région fusionné. Or, aujourd’hui, par exemple, Poitou-Charente, Limousin et Centre comptent à elles trois 174 élus. Il faudra donc revoir aussi la répartition des élus régionaux entre départements puisque aujourd’hui les conseillers régionaux sont élus sur une base départementale. Qui perdra ? Les territoires ruraux évidemment. Et la démocratie. Car moins d’élus, ce sont moins de citoyens en charge de représentation de leurs compatriotes ! Bien sûr, les « petits partis » verront leur représentation réduite d’autant.

Cette réforme est bricolée dans le cadre de la politique d’austérité, cela va de soit. Le gouvernement prévoit de réaliser 11 milliards d’euros de coupes dans les budgets des collectivités locales. C’est la déclinaison du plan d’austérité de 50 milliards de Manuel Valls. C’est une somme considérable. L’enjeu est donc de réduire la démocratie pour pouvoir couper en silence dans les services publics locaux. Car le gouvernement sait que sa réforme en elle-même ne rapportera rien. Le secrétaire d’État chargé de la réforme avait parlé de 12 à 25 milliards d’euros d’économies espérées une fois la réforme achevée. Le président de l’Association des départements de France, pourtant lui aussi membre du PS, avait parlé de « chiffres farfelus ». Déjà, le gouvernement est revenu à une fourchette de « 10 à 12 milliards d’euros ». Au fur et à mesure, le montant baissera. Car même réformé, il faudra quand même acheter des trains régionaux, entretenir les routes, verser les aides sociales aux personnes âgées, construire des collèges, etc. Et la réforme va même engendrer des coûts supplémentaires. Les élus régionaux viendront de plus loin, ce qui coûtera plus cher. Les fusions de régions et l’aspiration de compétences des départements vont entraîner une révision complète de la signalétique. Il faudra mettre le logo des régions à la place de celui des départements dans tous les collèges du pays par exemple.

Cette réforme va plaire à la Commission européenne. Elle l’a voulue. François Hollande n’en avait nullement parlé dans la campagne présidentielle. Par contre, la réforme territoriale figure dans les recommandations que la Commission européenne adresse à la France. C’était déjà le cas l’an dernier. C’est encore le cas dans les recommandations qu’elle a adressés lundi 2 juin après-midi, veille de la tribune de François Hollande. Que dit la Commission ? Elle appelle « à intensifier les efforts visant à obtenir des gains d'efficacité dans tous les sous-secteurs des administrations publiques, y compris par une redéfinition, le cas échéant, de la portée de l'action des pouvoirs publics […] ; à fixer un calendrier clair pour le processus de décentralisation en cours et à prendre des mesures préliminaires, d'ici à décembre 2014, en vue d'éliminer les doublons administratifs, de faciliter les fusions entre les collectivités locales et de préciser les responsabilités de chacun des échelons des collectivités locales ; à fixer un plafond pour l'augmentation annuelle des recettes fiscales des collectivités locales tout en réduisant comme prévu les subventions octroyées par l'État ». Voilà à quoi obéit François Hollande ! Les despotes de la Commission veulent venir finir ce que Brunswik n’était pas parvenu à faire : intimider la France républicaine au profit des délires provincialistes. La prochaine étape sera l’instauration d’une « règle d’or » pour les collectivités, pour les obliger à baisser leurs dépenses au fur et à mesure que l’État baisse ses subventions. Et cela aura des conséquences directes sur le prix de la cantine dans les établissements scolaires, sur l’entretien de la voirie, sur le réseau d’aide à domicile, sur les investissements publics en matière d’accueil des personnes âgées dépendantes, de bâtiments scolaires, etc. Une fois de plus, l’affaiblissement de la démocratie est le compagnon de l’austérité. Les deux marchent ensemble. De l’Europe aux communes.

Cette réforme doit être combattue. Pour autant, faut-il être partisan du statu quo ? Oui, les institutions du pays doivent être réformées. Tout le monde en convient, semble-t-il, puisque cette « réforme » est engagée ! Mais qui en a l’autorité sinon le peuple lui-même, qui doit refonder les institutions ? C’est pour cela que la France a besoin d’une Assemblée Constituante et d’une nouvelle République. François Hollande préfère l’opacité, les copinages, les duchés d’Ancien Régime et le fait du Prince qui décide seul de la carte des régions. Face à cela, je ne sais comment porter remède sinon qu’avec le fer rouge de l’action populaire et l’insurrection civique. Je compte bien que la révolte des élus locaux nous aide à renverser ce projet funeste et ceux qui l’ont conçu. 

Vivement la fin

Je vois bien comment, dans la panique finale d’un devoir ni fait ni à faire, François Hollande a, pour finir, redécoupé les régions : comme il gérait les congrès du PS. Les barrons du Nord Pas de Calais, d’Aquitaine ou de Provence-Alpes-Côtes d’Azur ont su peser suffisamment pour convaincre Hollande de les laisser tranquilles. De même que Ségolène Royal a su mettre tout son poids dans la bataille pour hériter de la nouvelle plus grande région de France ! Les vieilles gloires du PS n’ont pas eu droit au même respect. L’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault voulait la fusion de la Bretagne avec les Pays-de-La-Loire. Il avait même le soutien de la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu. Mais ils n’ont pas eu gain de cause face au ministre Le Drian. Celui-ci s’est encore une fois comporté d’abord comme un baron local breton, et François Hollande a suivi l’avis de son copain du club deloriste « Témoin » et des trans-courants du PS des années 80 que celui de son ancien Premier ministre. Et au cas précis pourquoi ces micmacs ? Pour tenir compte de la façon de heurter le moins possible les indépendantistes bretons qui veulent de Nantes mais pas des allogènes qui infestent le reste des pays de Loire ! On en est là, sous Hollande.

Après les socialistes affligés ils faudrait un club des consternés. Tout le PS y serait inscrit d’office. Jusqu’aux lapins les plus timides se désolent. Ainsi le maire PS de Tulle, Bernard Combes. C’est lui qui a succédé à François Hollande à la mairie de la ville. Il a exprimé sa « déception ». Il parle d’un découpage « improbable et informe », précisant que la Corrèze n’a « pas sa place » dans la méga région Poitou-Charente –Limousin–Centre. Selon lui, « Il n'y a pas de réalité géographique, sociologique, démographique et économique ». Quitte à voir le Limousin disparaître, il plaidait pour un rattachement à l’Aquitaine pour aller dans le sens du « tropisme du sud-ouest » de son département et faire partie d’une région dominée par une capitale « de taille européenne » comme Bordeaux. Ici, le ridicule finit le travail que la raison commence sans peine à propos de ce projet grotesque. François Hollande sait-il qu’une semaine avant son redécoupage se tenaient des élections européennes ? Il est personnellement intervenu pour maintenir le mode de scrutin inventé par la droite qui découpe le territoire en sept immenses circonscriptions. Grâce à ce maintien, le Front national a cinq élus de plus que dans une circonscription unique. Mais une semaine après le vote, il n’a tenu aucun compte de ce découpage pour redessiner la carte des régions. Ainsi, les régions Picardie et Champagne-Ardenne, qui sont dans deux circonscriptions européennes différentes, se retrouvent fusionnées ! Et la circonscription Massif Central–Centre se retrouve éclatée entre la nouvelle région Rhône-Alpes–Auvergne, et la méga-région Poitou-Charente–Limousin-Centre. Ce sont 5 des 7 circonscriptions européennes métropolitaines qui sont ainsi démembrées ou remembrées. Pauvre François Hollande. Tête vide, mains confuses. Vivement que ce soit fini.


115 commentaires à “De l’Histoire au présent”

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  1. 1
    Christophe dit:

    Monsieur Mélenchon,
    Je crains malheureusement qu'il ne soit illusoire de croire à une révolte des élus locaux.
    La France va subir cette réforme et toutes celles que ce président encore plus ridicule que le précédent va nous imposer. Il y a deux ans j'ai voté pour vous et ensuite pour ce pauvre type pour éliminer le nabot. La prochaine fois, si vous n'êtes pas au second tour, je n'irai pas voter. Quelles qu'en soient les conséquences.

  2. 2
    PASCALE.DE dit:

    Et oui, pauvre France, les peuples ne sont plus écoutés, une chose compte, leur fric, ils disent la dette que l'on va laisser (mais cette dette c'est pas la notre), par contre notre terre mère c'est la notre, et là ils s'en foutent. Jamais on ne les entend parler de cette terre que l'on va laisser à nos enfants, monde de fric, monde pourri, les peuples n'en peuvent plus de se serrer la ceinture, mais eux, tournent leurs têtes. Honte a eux, un jour ils seront jugés.

  3. 3
    Christiane DIDIER dit:

    Bonsoir Jean Luc,
    Je viens de lire attentivement la description très détaillée de ce qui nous attend. Merci pour cette contribution. Elle nous éclaire mais ne nous rassure pas du tout. Espérons ce fameux sursaut dont les français sont capables quand il y a péril en la demeure ! Comme si on n'avait pas déjà assez du FN et des medias pourris pour nous pourrir la vie. Souhaitons une réaction forte, rapide et unie aux côtés des personnels des administrations territoriales actuelles, qui ne manqueront pas de réagir, en tous cas je l'espère vivement. Merci encore pour ce texte que je vais m'empresser de partager. Revenez nous vite dans notre bel hexagone, avant le pugilat !

  4. 4
    Suticos dit:

    Salut Jean Luc, et encore merci pour ton courage politique.
    On va encore te charger de tous les maux, te taxer de "conservatisme", de "populisme", "d'extrêmisme", de tout et son contraire, dire que tu te trompes de cible en critiquant notre si gentil président démocrate, si copain avec le gentil empereur du monde, Saint Barack Obama.. Heureusement que tu es là pour parler politique parce sinon quelle curieuse époque où la dictamolle semble s'emballer. En une semaine, juste après le choc des élections, j'apprends successivement l'agression en plein centre ville de Rouen et en plein après midi, de deux militants communistes, puis apparemment sans rapport, que la nouvelle convention UNEDIC qui prévoit que les indemnités que les salariés pouvaient espérer obtenir aux Prud'hommes retomberont ipso facto dans l'escarcelle de Pole Emploi, la création des nouveaux duchés, la dépénalisation des infractions au droit du travail, la réforme à la baisse de l'aide juridictionnelle, le tout dans une ambiance de rabachages incessants de l'héroisme américain jusqu'à la nausée.
    Visiblement tout va bien puisque nous vivons dans un monde libre et que c'est bientôt la...

  5. 5
    Connolly dit:

    Il n'est nul besoin d'être indépendantiste et donc contre les départements pour se prononcer pour le rattachement de la Loire Atlantique au reste de la Bretagne. Il est même possible d'être membre actif du FdG pour ce faire (et je suis loin d'être le seul en Bretagne).
    Juste un rappel historique : ce n'est ni le Traité de 1532 ni la Grande Révolution (via la création des départements) qui a amputé la Bretagne de Nantes et son territoire mais un certain Pétain en 1941 !

  6. 6
    Adrien dit:

    Pour moi, ma seule région c'est la France, une et indivisible dans sa ligne humaniste et universaliste.

  7. 7
    chrsitine dit:

    J'en rêvais, Hollande Le Médiocre l'a fait, nous permettre de revenir dans la lutte avec un combat pour la nation et l'indivisibilité de la République.

  8. 8
    Anny Paule dit:

    Bonsoir, et merci, une fois encore !
    Je n'ai plus les références exactes en tête, mais j'avais lu des documents et écrit un article relatif à l'éducation en 2000. Des "organes", tels l'OMC, l'UNICEF, mais aussi Trilatérale et Bilderberg réclamaient déjà (depuis 1994) la disparition des pouvoirs centraux et des Etats et annonçaient que "seuls les pays qui auraient su réformer leur administration centrale" bénéficieraient de certaines largesses. Les premières lois de décentralisation obéissaient déjà à ces principes. La suite logique est celle à laquelle nous assistons. Le problème majeur revient à trouver tous les moyens de privatiser loin de tout contrôle citoyen. Hollande est dans cette ligne. Il pense être le bon élève de ce libéralisme fou prétendant que "l'éducation est, avec la santé le derniers bastion à prendre pour une progression à deux chiffres", dans le cadre d'institutions rénovées et décentralisées. Ce qui se fait en ce moment précis obéit à des règles dictées depuis plus de 20 ans. Si les citoyens ne bougent pas, ce sera pire que tout. La dictature est en marche, le GMT est un exemple, le FN favorisé en est un autre. Révolution citoyenne !

  9. 9
    cram cram dit:

    On se pince. On se pince tous les jours pour être sûr qu'on ne rêve pas, que c'est vrai, que c'est ça que ça a signifié avoir voté Hollande ! Voleurs de mots, voleurs de rêves, voleurs d'histoire, voleurs tout court. Il y a du monde au portillon du Club des consternés

  10. 10
    Laurent dit:

    Moi c'est plus important que ça. Je crois que jamais plus je ne voterai pour les socialistes. Parce qu'on parle de Hollande qui nous fait du mal mais il ne faudrait pas oublier que ce n'est possible qu'avec la complicité des élus socialistes à l'assemblée. S'ils le voulaient ils pourraient faire plier Hollande.

  11. 11
    Courrierlecteur dit:

    "[...]mettre à distance. L’exercice tient davantage de la philosophie pratique (que valent les autres ?) que de l’art de voyager. N’empêche : d’où je suis, je vois la mer et ça aide. Les côtiers et les insulaires savent de quel remède il s’agit."

    Oh que oui ! La mer, c'est si bon, pour se ressourcer. Et mon premier commentaire est pour te dire que je suis bien heureux de sentir que cette mise à distance te soit bénéfique Jean-Luc. Quand un porte parole est attaqué grossièrement, bien au-delà de ses idées, de ses valeurs, de ses opinions, par des perfidies médiatiques les plus viles, je me sens personnellement attaqué, blessé, moi aussi. Et pourtant, la proximité n'est pas la même. Je ne suis pas exposé en première ligne du front. Bon repos de l'esprit. Je n'ose pas dire bon repos tout court, puisque tu es encore au travail. Merci à toi.

  12. 12
    jeannine dit:

    Si notre tour vient, on passera plus de temps a célébrer celui de Provence ou s'illustrèrent les maghrébins et on célebrera ceux qui s'enrôlèrent avec Lecler ou la Résistance et toute la suite de votre propos a ce sujet

    Merci Monsieur pour cette vérité clairement énoncée, merci pour eux exemple, mon beau-frère d'origine Espagnole, français d'Algérie, croix de guerre étoile de bronze à 20ans et qui ne la portais pas car les magrhébins, sénégalais, et autres "colorés" n'avait même pas la reconnaissance de la "Nation" quant a leur droit élémentaire a une même retraite de combattant, ce qui le révulsait lui, engagé dans la bagarre a 18 ans. Décidément, Monsieur, vous êtes le vrai porteur d'histoire de France.

  13. 13
    Amine dit:

    Terrible bêtise programmé par ce président toujours aussi ridiculement attristant, vivement le réveil du peuple, je crois encore au grand soir et heureusement que vous êtes là Monsieur Mélenchon pour nous donner une attache a cette sphère politique nauséabonde et dénuée de volonté. Merci Monsieur Mélenchon, merci

  14. 14
    Vince dit:

    Bonjour M. Jean-Luc,
    Je fais court mais fort. Merci. Qui peut savoir ce qu'il y a derrière un merci ? Comment vous exprimer, M. Jean-Luc, la confiance que j'ai en vous et que bien des gens, même non militants, comme moi, partagent ? Confiance n'est pas assez pour qualifier mon sentiment, mais l'est peut-être déjà de trop pour les Cincinatus des temps modernes, pour ceux qui sont animés d'un simple sentiment de devoir. J'ai voté pour le FdG à chaque élection, je continuerai à le faire. L'avenir m'apparaît orageux, le monde persiste dans la folie, l'heure est aux tremblements. Pas de grands mots inutiles, car derrière ça, des vies humaines. Faut-il que l'être humain soit à ce point stupide pour prendre l'Histoire à la légère ? Une chose que je ne m'explique pas, le score du FdG aux européennes. Ca a été un coup pour tous, militant ou pas. A cela est venu s'ajouter celui du FN, qui ne me semble pas être contestataire. D'ailleurs, que cela soit le cas ou pas, 25% des votants on osé mettre le bulletin dans l'urne. Comment diable leur expliquer leur sottise? Je crains qu'il s'agisse d'un travail de longue haleine, rempli d'universalisme, auquel...

  15. 15
    gp91 dit:

    Avec cette réforme, ils ne perdront que 14 régions au lieu de 21. Ce sera moins pire. Lamentable.

  16. 16
    L'écossais dit:

    Merci Jean-Luc de nous éclairer encore, même si ça paraît bien long avant la chute. Une agonie. Mais bon, vous aviez pronostiqué la promo de Valls, et ses promesses totalement creuses qu'il tiendrait jusqu'au bout. Jusqu'à présent vous avez eu raison sur toute la ligne y compris votre crainte du FN. Le feuilleton des régions est à nous faire pisser de rire si ce n'était si grave. La haine qui est distillée à votre égard par des relais bien conscients de leur nuisance, finira par se retourner, mais que de patience. La lecture de Médiapart me ramène sans cesse à vos commentaires concernant les dérives que vous dénonciez avant tout le monde. Avant d'être terrassé, le monstre se déchaîne. Bon courage et merci.

  17. 17
    Pierrot de Pont dit:

    Encore un grand merci pour, entre autres, cette dénonciation de ce redécoupage-tripatouillage des régions dont l'absence de cohérence autant que de nécessité atteste du caractère d'enfumage politicien destiné à détourner des réalités essentielles des Français (emploi, pourvoir d'achat, santé,...). Avec pour conséquence certaine de détourner plus encore les citoyens de cette (leur) politique et favoriser, par dépit, la montée du FN. Plutôt que de céder à ce dégoût ambiant, ne serait-il pas plus utile, profitant de cette période éloignée d'échéances électorales importantes, de s'attaquer enfin, collectivement et démocratiquement, à la construction de cette 6ème république sans laquelle rien de décisif et marquant ne pourra politiquement être entrepris de manière durable, en organisant, sur plusieurs mois et dans des formes à adapter progressivement, des assises populaires pour la mise en place d'une constituante qui permettraient de jeter les bases de l'avenir que nous voulons construire, et surtout de celui dont nous ne voulons plus. Mettre un peu de concret sur cette notion abstraite de Constituante.

  18. 18
    magda corelli dit:

    Reposez-vous bien Jean Luc. La mer vous convient mais dommage pour les détritus. En tout cas elle vous inspire une très belle entrée en matière. Je vous en prie ne ruminez plus ces traitrises, ces bassesses médiatiques dont vous avez fait l'objet. Tout va s'effondrer comme un jeu de cartes. Je trouve suspect les dernières décisions de la BCE et merci dans un prochain billet de nous expliquer le pourquoi et le comment. La réforme territoriale à venir (dans le but de tout privatiser) est demandée parl'UE ? On s'en doutait. Le caniche s'exécute. Bravo de mettre les points sur les i à propos du débarquement. Bien sûr vous allez être critiqué mais qu'importe les vérités doivent êtres dites et entendues. Nous vous attendons combatif et en pleine forme pour nous aider à ne pas baisser les bras et surtout la tête.

  19. 19
    Axel dit:

    @ Connoly
    Il serait plus juste de dire que Vichy a mis en œuvre la première régionalisation, supprimée après la guerre. Pétain aurait bien mis la Loire Atlantique en Bretagne, mais les réalités très concrètes de l'occupation allemande et le jacobinisme de l'administration l'ont empêché d'aller jusqu'au bout de son idée de provincialisation ethnique de la France. Après libre à vous de soutenir cela. Le Parti de gauche est logiquement plus clair sur cette question que le Front de gauche qui allie des positions qui peuvent être distinctes sur certaines points (comme sur le nucléaire).

  20. 20
    mad madeleine dit:

    Je suis tellement désolée de voir mon Limousin natal, terre occitane, rattaché à des régions qui ne lui ressemblent pas. L'Aquitaine n'en veut pas, je ne suis pas surprise.
    Quant aux mers et océans détruits et salis, quelle désolation !
    Et la télé, que de banalités. Hélas pour ceux qui pour diverses raisons ne peuvent ni sortir, ni voyager !

  21. 21
    Guilloux dit:

    Encore une fois un grand merci pour cette chronique que personnellement j'attendais avec impatience. Cette remarquable dénonciation de l'infâme réforme territoriale est un véritable cri d'alarme. Nous sommes beaucoup dans les commémorations en ce moment, et effectivement nous vivons un moment historique qui pourrait annoncer une véritable débacle avec une montée du facisme, une démission des "élites" et une atteinte aux fondamentaux de la République. Vivement la VIe République.

  22. 22
    Sylvain dit:

    On patauge en pleine transformation de l'Etat en entreprise selon les canons de la gouvernance du "corporate state"... On discerne clairement le "management by objective" à l’œuvre.

  23. 23
    Olivier dit:

    Merci monsieur Mélenchon pour cette note. On reste les bras ballants, mais pas trop longtemps parce qu'il y a tant à faire ! Merci, plus largement, pour l'extraordinaire travail de réflexion et de partage que vous accomplissez. Je suis universitaire, enseignant dans la supposée meilleure université du monde (Cambridge) et j'ai souris quand vous avez dit sur Mediapart qu'un homme politique n'a pas à se substituer aux sociologues, aux anthropologues. Entouré de chercheurs, je n'en connais aucun qui soit capable de produire des analyses aussi fouillées que les vôtres, et sur tant de sujets divers, histoire, géopolitique, économie de la mer, politique. Je suis époustouflé par votre capacité à intégrer tant de connaissances pour en faire la synthèse.
    Je suis moi-même spécialiste des Lumières française. Eh bien vous avez transformé ma compréhension de mon propre champ d'études en m'initiant à Robespierre entre tant d'autres choses. Nous les chercheurs n'avons que ça à faire tandis que vous passez votre vie en lutte. Où trouvez-vous le temps et l'énergie? C'est tout simplement prodigieux. Merci infiniment!

  24. 24
    JaB dit:

    Les régions. Énorme, mais c'est là la solution ! C'est là où les mobilisations des mettings de J-L Mélenchon et de ce qu'il nous y apprends, informe, est la plus forte, la plus sérieuse, comme la plus festive et aussi la plus entrainante (je suis intermittent du spectacle). Aurait-on oublié Lille et toute la foule restée dehors de n'avoir pu y entrer. Aurait-on oublié la Bastille, Toulouse, Marseille et tout les autres lieux, mais, et surtout aurait-on oublié ces moments magiques où, unis de cette même intentionnalité, tout nous semble possible ? L'instant est là ! Jean-Luc prépare la bouteille Des paroles et des actes, on va la boire ! Je disais, je suis intermittent du spectacle, je le suis depuis cinquante années. Le mouvement intermittents, artistes, précaires et sans papiers s’amplifie, les festivals de l'été uns à un s'annulent et, les scènes, places publiques de toutes les régions, de notre bel hexagone de la culture, deviennent lieux de paroles, de mouvements. Il est temps a ce que la culture soit l'acte fontateur de la liberté, l’égalité et la fraternité, entre tous les peuples. L'action est là, l'action prend toutes les formes de...

  25. 25
    Jacques dit:

    Pour illustrer ce qui nous attend avec le regroupement obsessionnel présent chez nos élites et déjà en application dans les anciens organismes publics gangrénés par la gestion néolibérale voici l'histoire d'une plaque de visite PTT en chaussée qui claque à chaque passage de véhicule. A qui le signaler ? Le seul lien externe qui existe c'est l'agence commerciale qui est plus préoccupée à vendre des abonnements. Sur l'annuaire plus de CCL ni de CPE. Rien. Alors on prend son téléphone et on appelle le 1013. On vous dit envoyez un mail à une adresse que l'on vous donne. Le jour d'après le mail vous est retourné pour adresse qui n'existe pas. On rappelle et on apprend que la plaque située à Montpellier est du ressort de Limoges ! La plaque claque depuis 6 mois et aucun bout de ciel bleu se présente pour le moment. Voilà le résultat du fameux souci de simplification. Citoyens méfiez-vous des soi-disant règles de gestion qui vous simplifieraient la vie !

  26. 26
    jeanne dit:

    Cher Jean-Luc dans la symphonie des Merci qui surgissent de tous les coins reçois le mien. Que cette musique te dise la tendresse, la confiance, la chance de pouvoir réfléchir "vigoureusement" en partageant tes écrits. Oui nous étions un peu impatients de te voir resurgir sur nos écrans ! Un peu anéantis, nous reprenons la route avec ce magnifique bâton de pèlerin qu'est "l'humain d'abord" plus aiguisés, plus lucides, plus exigeants dans les combats proches.

  27. 27
    STUBERT Michèle dit:

    Merci pour cette analyse du tripatouillage des régions!
    J'étais à la manif des retraités à Paris le 3 juin. Une très belle réussite. Plus de 20000 vieux (j'ai 72 ans, mon mari 76) qui savent encore marcher et qui représentaient chacun au moins 2 autres "vieux" qui ne se déplacent plus (merci)! En tous cas à Mme Hidalgo qui a modifié et allongé notre parcours. Vous n'en parlez pas. Bien sûr, vous ne pouvez parler de tout, mais les médias en ont très peu parlé aussi, alors qui va le faire ? Ne nous oubliez pas, nous les vieux qui coûtons si cher, paraît-il à l'état, alors que nous aidons nos enfants à se loger et à vivre (mon fils gagne 1200 € dans la région parisienne), comment se loger et manger avec cette somme sans l'aide des parents ? Quel incapable ce Hollande!

  28. 28
    Connolly dit:

    @Axel (commentaire 19)
    "Pétain aurait bien mis la Loire Atlantique en Bretagne".

    Sauf que la Loire Inférieure (et non la Loire Atlantique) était déjà en Bretagne et ce depuis 1790 et malgré la IIIe République dite radicale que l'on donc saurait accusé d'avoir encouragé l'"ethnicisme". C'est donc bien le gouvernement de Vichy sous la pression allemande qui a non pas refusé de joindre la Loire Inférieure à la Bretagne mais bien amputé la région de son 5e département, et ce pour des raisons économico-administratives, argument bien souvent mis en avant (notamment par un camarade du PG dernièrement) par la plupart des détracteurs du projet d'unification de la Bretagne historique (laquelle a donc existé jusqu'en 1941 ! Ce ne serait donc pas un retour au Moyen Age ou à l'ancien régime) Le problème est que vous raisonnez comme si cela n'était nullement le cas, comme si la Bretagne n'avait jamais compté 5 départements. Conclusion, je ne crois pas que le PG (sachant qu'en Bretagne certains membres du PG abondent dans mon sens) soit "logiquement" plus clair sur cette question que le reste du FdG.

  29. 29
    Lilly54 dit:

    Bonjour Jean-Luc, bonjour Amis. Je comprends ce besoin immense de se déconnecter du tumulte, de se débarrasser de ce sentiment d'impuissance qui nous a tous envahis ce dimanche noir. Il nous faudra encore bien de la patience, bien des efforts pour continuer la lutte. Mais nous la poursuivrons car nous sommes encore tous là, résistants et têtes dures. Je suis effarée par l'aplomb et l'assurance avec lesquels les deux présidents de régions Lorraine et Alsace se mettent d'accord pour fusionner. Tous les deux, seuls, organisant des conférences de presse pour leur propagande relayée par tous les journaux locaux. Là encore, une seule opinion, là encore la TINA. Alors pour les citoyens, une seule exigence : Le referendum ! Ces deux là comme tous les autres se sentent investis de pouvoirs exceptionnels. Qui les a élus pour défigurer la France ? Je suis en rage. Je ne sais ce qui sortira de ces rencontres avec les socialistes affligés. Jusqu'où sont-ils capables d'aller ? Qui fera entendre raison à E. Cosse qui brille par sa naïveté. J'ai lu l'analyse du PG via le blog de Coquerel. Excellente analyse. Le cadre fixé pour les discussions est le seul possible, le seul crédible. Merci...

  30. 30
    Scaultz Patricia dit:

    Je te remercie Jean-Luc de nous donner ta force car il y a des moments difficiles où on se croie tout seul à penser que l'on doit se battre encore. J'ai vu mon administration les PTT vendu sous Mitterrand et ce qu'elle est devenue. Des cours qui nous servaient de lavage de cerveaux et nous parlaient sans cesse de concurrence. La concurrence n'existe pas elle est faite pour amener les gens a consommé plus, et 20 ans plus tard on va avoir un monopole des communications avec des actionnaires plus riches que jamais alors que cet argent devrait servir au peuple. Et ce n'est pas fini la sécu va suivre, les routes nationales etc....Nous allons vers un esclavage et le traité transatlantique en fait parti. Comment réveiller le peuple qui prend sa dose tous les jours vers des médias mis au service de cette grande machination.
    Je voterai pour toi au premier tour mais je ne voterai plus socialiste. Je t'embrasse et je reprend ma canne pour servir l'humanité.

  31. 31
    palumbo viviane dit:

    Merci Jean-Luc, au risque de répéter ce que les commentateurs ont écrit ici, heureusement que tu es là que tu as quitté tout comme moi le PS en 2008, le seul qui vaille car le seul qui a fait ce qu'il a dit, le seul qui respecte la parole donnée et qui continue de se battre un peu comme un Don Quichotte moderne contre des moulins à vent oui mais aujourd'hui l'écosocialisme fait son chemin dans les têtes et un jour prochain les citoyens comprendront que tu disais vrai, la politique est comme la vie même, il faut avoir un peu de "bouteille" pour faire passer ses idées et les tiennent, celles du PG n'ont que cinq ans autant dire hier !

  32. 32
    Jean-Marc Sorel dit:

    Il me tardait de vous lire, prenant aujourd'hui 60 ans je suis anéanti depuis ce 25 mai. Que d'espoir avez- vous mis en nous en levant une armée de 4 millions de citoyens aux présidentielles. Et qu'est devenue cette armée, ce Front de gauche.
    Je partage l'analyse de Stathis Kouvélakis membre du parti grec Syriza qui interpelle sur Mediapart la responsabilité des partis du Front de Gauche "l'échec du Front de Gauche en France-et c'est intéressant de comparer avec Syriza- vient du fait que le Front de Gauche n'a pas réussi à trancher un problème que Syriza a tranchė dès les premières années de son existences, à savoir son rapport avec la Sociale Démocratie. On a vu lors des Municipales l'incohérence des diverses composantes du Front de Gauche avec le Parti Communiste qui a eu une stratégie à géométrie variable ou une absence de stratégie qui a complètement brouillé le message et qui a fait apparaître le Front de Gauche comme un parti avec un pavillon de complaisance où on fait des alliances avec le Parti Socialiste quand ça nous arrange mais qui d'un simple point de vue électorale et opportuniste n'est pas un bon calcul."
    Tout mes espoirs sont dans le Parti...

  33. 33
    sergino dit:

    La « réforme » territoriale à la sauce hollandaise est une continuité de la politique d’austérité qui démantèle, peu à peu, tous les services publics et notamment ceux de proximité. C’est le cas dans la culture et plus particulièrement dans le spectacle vivant, où la réduction drastique des budgets par ses principaux financeurs, les collectivités locales, produit une véritable casse de la profession et notamment parmi les intermittents. D’autant plus que leur nouveau régime d’assurance chômage amplifie ce désarroi social. C’est pourquoi, à Montpellier, le Mouvement unitaire a entamé une grève à l’occasion du 1er festival important en France, le Printemps des Comédiens. Et cette grève est menée pour dénoncer en fait cette politique d’austérité assénée conjointement par le gouvernement, les syndicats patronaux et des syndicats de salariés. Ce mouvement en lutte est donc exemplaire à suivre et il est temps que toi, le PG et le FdG au niveau national, apportiez un soutien public et un éclairage politique sur ce qui se passe à Montpellier. Jean-Luc, désolé pour le caractère impétueux de ce dernier paragraphe, c’est un appel au secours que je lance, la culture est réellement en...

  34. 34
    PhilF dit:

    Bravo à Jean-Luc Mélenchon pour son opposition claire et argumentée à la réforme territoriale de F. Hollande. Quel fossé entre un homme qui connait son pays et respecte son histoire et un homme qui panique et veut réformer pour réformer sans but ni méthode. Trop peu de citoyens prennent le temps de lire les hommes politiques comme Mélenchon et s'arrêtent à l'image faussée présentée dans les media.

  35. 35
    chan dit:

    La culture, la raison, la justice, l'héritage des Lumières sont foulés au pied au nom de ce qu'ils postillonnent sans cesse : compétitivité. Votre blog de 23 mai était magistral, comme ce dernier. Mais quel écho ? Le Mélenchon bashing continue dans les médias, et le sommeil de la raison engendre des monstres.
    Sur le vote FN, il faut lire si ce n'est déjà fait l'excellent livre "En finir avec Eddy Bellegueule" d'Edouard Louis.
    Merci au France3 soir d'hier qui a rappelé le sacrifice des dissidents antillais qui rallièrent la résistance (médaillés 73 ans plus tard, pour les survivants!)

  36. 36
    sinnaz dit:

    Qu'elle est indigeste la sauce "hollandaise", elle est au goût de l'UE mode libérale, le beurre ranci dans les frigos et la poudre d’œufs de poules "désanimalisées", un vrai crève-cœur, un véritable poison qu'on nous administre comme la potion de Monsieur Purgon. Dans tout ce galimatias, votre voix nous sauve et devient un contre-poison essentiel, alors on se dit que tout est encore possible, que dans tous ces commentaires (du blog) plein d'humanité transparaît, et que même si on a raison, il faut que les autres arrivent à s'en persuader. Merci de nous avoir donné tant et tant de raisons de croire en l'espoir et en l'humanité, même si les temps sont durs, la flamme vacille toujours.
    @D'accord avec tout ce qu'a dit Olivier 23.

  37. 37
    Nicks dit:

    La France est une et indivisible. Toute tentative pour la démanteler doit être combattue inflexiblement, y compris quand quelques gogos abusés par les benêts rouges viennent nous raconter qu'il faut "réunifier" un bout de notre pays. Toute centrifugation vers le régionalisme menace notre lutte contre le néolibéralisme en préfigurant les préférences et les égoïsmes qui seront exprimés demain au nom d'une appartenance factice. L'universalisme français ne peut cohabiter avec un retour de la féodalité qu'elle soit bretonne ou occitane. Le découpage en départements a permis la continuité territoriale, largement imputable au CNR. Il faut remettre l'accent sur cet échelon de proximité plutôt que d'essayer de le faire disparaître au profit de quelques barons et d'agitateurs en mal d'identité. Je me fous pas mal de savoir s'il y a un historicisme de la Bretagne, de la Savoie ou du Limousin. Ce qui importe c'est que ce pays demeure uni face à l'offensive qu'il subit chaque jour.

  38. 38
    Patrick Depoix dit:

    Cher Jean-Luc, merci. Merci pour ce rappel historique avec l’hégémonie du concept des Landers. L'Histoire nous est bien courte de mémoire et nous n'en avons pas fini avec cette obsession du Saint Empire Germanique issu de l'héritage mis en charpie après Charlemagne voulant reconstruire l'Empire. Je relis actuellement les périple de Guillaume de Rubrouck à la cour Mongol et déjà ce Saint Empire abcédait tout le monde au nom d'une religion. Rien n'a changé aujourd'hui, on parle bien de la même religion qui guide les forces en mouvement jusqu'à l'écart de la Turquie de l’Union Européenne. Ta plaidoirie est un phare pour tout ceux qui auraient oublié cet horizon si brumeux. Que l'idéal dont tu parles revienne dans nos conscience au plus vite, ça urge!

  39. 39
    M.A. Buonarotti dit:

    J. Duclos en 1963 dans "Gaulisme Technocrate Corporatisme" (Ed. Sociales) rappelle toute l'importance de la Représentation Communale et nous met en garde sur sa liquidation programmée.
    Sur le fond, rien n'a changé. Par contre le contexte s'est boulversifié. Après avoir réduit la laïcité à l'âge de pierre en Irak, Lybie et Syrie, de nouvelles ellipses stratégiques, à la disposition d'experts, œuvrent en souplesse à la mutation française et (comme on veut tuer son chien etc.) bombardent le pays d'innombrables dispositions contradictoires qui soldent l'universalisme de 89. Les peuples ne sauraient disposer d'eux- même. Les superstructures technocratiques y veillent !
    La guerre économique en constitue le sujet pour ceux qui se projettent vers l'horizon. Espérer la révolution citoyenne c'est bien, la vivre, c'est mieux !

  40. 40
    Truhania dit:

    Oui reposes toi bien, Jean Luc, tu auras besoin de toutes tes forces pour refonder le Front de Gauche. Personnellement je ne sais pas ce que j'ai le plus de mal à digérer, notre résultat, celui du FN ou encore notre candidat Alexis Tsipras qui appelle les eurodéputés à voter pour le représentant des paradis fiscaux l'eurodéputé PPE Jean Claude Juncker. Vraiment j'ai mal à ma gauche.

  41. 41
    Coxnubuk dit:

    Ah, j'avoue que ça fait du bien de vous relire. C'est vrai que le seul point fort de Hollande est de réussir à faire l'unanimité contre lui. Cela dit le Front de Gauche doit aussi réussir à faire son autocritique car ses résultats aux européennes sont décevants. Le parti communiste et ses positions opportunistes en sont évidemment pour grande parti responsable, mais la position floue vis à vis de l'Europe le sont aussi. Osons parler cru et dru de protectionnisme écologique (taxe au km des marchandises), de protectionnisme social (taxe fonction des normes sociales des pays producteur de la marchandise importé), de reprise en main de l'outil de création monétaire aux banques, et poursuivons le débat engagé sur l'impérieuse nécessité de transition écologique. Parlons aussi de représentativité et rompons avec ces marchandages de postes en limitant les mandats dans la durée et dans les fonctions. Tout de suite. Courage ! Et encore bravo pour votre effort permanent de pédagogie populaire.

  42. 42
    Cam Yves dit:

    Oui Jean-luc, la défense de la nation une et indivisible est nécessaire, ainsi que celle de l'Etat souverain démocratique. Seule la démocratie peut par le débat public élaborer les politiques utiles à tous. Elle est inséparable de la construction de la 6è république. Sa tâche est d'inverser le politique actuelle, agir au bénéfice de toute la population contre les féodalités financières privées et pour cela de conquérir du pouvoir.
    Mettre le salaire et la réduction du temps de travail au centre des luttes, développer la protection sociale et les services publics. Edifier des Etats-Nations démocratiques et instaurer des protections sociales est le mouvement actuel de l'histoire, sauf en Europe et en France ! Persévérez M. Mélenchon, sans familiarités.

  43. 43
    fadila dit:

    M. Mélenchon, vous avez raison de dénoncer la réforme territoriale puisqu'il s'agit ici de défendre notre démocratie locale, pour autant vous ne devez pas oublier la défense de notre modèle social : la défense des acquis sociaux, sécurité sociale, retraite, conventions collectives dont le gouvernement Hollande poursuit le démontage systématique; la défense et la reconstruction de l’école républicaine, de l’égalité de tous devant l’instruction publique laïque et gratuite. Enfin, il faut dénoncer les traités européens et lutter pour une Europe des nations souveraines contre l’UE au service du capital financier. De fait, M. vous devez répondre à une double aspiration : un « État social » (le fascisme n’est pas à nos portes (10% des inscris) mais ce qui est à la porte des gens, c’est la misère et pas d’avenir pour leurs enfants. Et ça, ça suffit !) et un État-nation pleinement souverain. Si un véritable Front se constituait, c'est celui de la République démocratique et sociale. Un Rassemblement unitaire sur cette base, voilà qui pourrait au lendemain des élections européennes offrir un cadre de regroupement pour organiser la résistance nécessaire et passer à l’offensive...

  44. 44
    naif dit:

    "Je laisse donc les ordures médiatiques accumulées en six mois de campagne revenir aux lisières de l’esprit qui les avaient écartés par hygiène mentale."

    Va t-on, un jour se doter d'une stratégie de communication vis à vis des médias ? Il y a déjà trop longtemps que nous avons négligé cet aspect essentiel en démocratie. Il fût un temps où les militants du PCF se désintéressait de cet outil qui était attribué aux méthodes capitalistes. Nous faisons les mêmes erreurs quand nous amalgamons les outils avec le contenu. J'entends que certains reprochent le "management par objectifs" qui sévit en entreprise. C'est comme si nous condamnions le marteau du chaudronnier sous prétexte qu'il aurait servi lors d'un crime. Avoir un projet, une stratégie, des objectifs et un plan d'action associés n'a rien de compromettant. C'est le contenu du projet et des objectifs qui font la différence et non les mots "management" et "objectif". Ne contribuons pas au vol des mots.
    Moi aussi je me sens "comme brûlé, et il m’en cuit de retrouver ces sortes de remugles."

  45. 45
    Connolly dit:

    @Nicks (N° 37)
    "Toute tentative pour la démanteler doit être combattue inflexiblement, y compris quand quelques gogos abusés par les benêts rouges viennent nous raconter qu'il faut "réunifier" un bout de notre pays".

    Merci pour le "gogo". Cela en ferait beaucoup au sein du FdG en Bretagne ! Sauf que nous n'avons pas attendu les "benêts rouges" pour nous prononcer pour la réunification de la Bretagne. Et je ne vois en quoi celle-ci remettrait en question l'unité nationale, puisqu'il s'agit seulement de revenir à une situation que la Grande Révolution, elle-même, avait mis en place, à savoir une Bretagne à 5 départements. Ce qui signifie que, ce faisant, la Grande Révolution avait respecté l'histoire de la Bretagne.
    Tout dans la vie, cher ami, ne doit pas se réduire à des considérations bassement économico-administratives. Les régions, ne vous en déplaise, ont le droit au respect pour ce qui est de leur culture et de l'histoire. Avec votre discours ultra-jacobin, sectaire et condescendant, ce n'est pas 6% que le Fdg ferait en Bretagne mais à peine 2% !

  46. 46
    TISSOT dit:

    Salut,
    Oui ils (le pouvoir avec ses soutiens) iront jusqu'au bout ! Dans mon activité syndicale nous sommes aux premières loges avec la création de la métropole de Lyon dans la casse et l'adaptation du pays au dogme néo-libéraux et à la soumission à la commission européenne. La semaine dernière Colomb lors d'une réunion inter syndicale, nous a ressorti tous les poncifs de ceux-ci, et bien sûr le dette, à rembourser comme horizon, sans dire notamment que pour les prêts toxiques ils sont les premiers responsables et veulent s’amnistier ainsi que les banques. L'alliance PS, EELV, UDI, droite diverse et 3 élus PCF dans l'exécutif, oui 3 ! A rajouter le soutien d'organisations syndicales pour appliquer cette contre réforme amenant que des régressions sociales, le schéma est celui appliqué pour la privatisation de France Telecom, La Poste, EDF-GDF, etc. Et pour piloter la partie fusion, une vice présidente de droite... Inutile que mobiliser dans de telles conditions. Lors d'un rencontre avec le PCF, ils veulent organiser une risposte pour refuser, mais aux questions que font vos élus dans l’exécutif de Colomb ?
    Salut et fraternité.

  47. 47
    Respect dit:

    @Truhana
    "...notre candidat Alexis Tsipras qui appelle les eurodéputés à voter pour le représentant des paradis fiscaux l'eurodéputé PPE Jean Claude Juncker."

    Non bien sûr ! Pour bien comprendre que les médias, les solfériniens et Gérard Filoche sont des expert en déformation de propos, rends-toi sur le blog de celui-ci et dans son billet du 5 juin, lis son commentaire n°11 (avec l'interview d'Alexis Tsipras) et les deux autres qui suivent. Faut-il avoir de la sympathie pour un enfumeur comme lui qui, parce qu'il écrit des billets qui pourraient être écrits par des sympathisants du FdG, répand son venin sur celui-ci ? Pour moi il n'est qu'une caution de gauche de ce parti de droite complexée qui tient plus que tout à cette étiquette de gauche pour continuer à faire voter en leur faveur les électeurs non politisés qui se veulent "quelqu'un de bien" ou qui veulent faire croire qu'ils le sont. Les égoïstes qui ne tiennent pas à une meilleur répartition des richesses mais ne veulent l'avouer aux autres tiennent eux aussi plus que tout à l'image de gauche du parti solférinien. Voir le nombre de personnes connues parmi les artistes et les écrivains qui soutiennent...

  48. 48
    Laurent dit:

    Je suis tellement en colère, que je pense que Hollande devrait être déféré devant un tribunal populaire pour haute trahison et félonie, comme Pétain. Il à détruit la gauche, tué les rêves de millions de gens, installé le FN, continué un politique de droite sous le masque de la "gaudroite" et cerise sur le gâteau le 6 juin asservit la république aux têtes couronnées européennes, lèche les botte de SAM qui se fout de notre gueule en voulant déclencher un conflit en Europe à son profit, j'en passe, car il n'y a pas de fin. Après le destructeur de droite, le massacreur de gaudroite. Où cela va-t-il s'arrêter? qu'est-ce qu'on peut faire? Ils se tiennent le ventre de rire, nous on pleure.

  49. 49
    Hold-up dit:

    Le projet politique des oligarchies occidentales qui veut détruire les nations et plus particulièrement la république française via leur projet de marché transatlantique, prend directement sa source chez les idéologues néolibéraux, notamment dans le livre " La décomposition des Nations " écrit par Léopold Kohr vers 1945 et publié en 1957. Si nous voulons penser la contre-attaque philosophique et politique, autant consulter la matrice intellectuelle qui permet aux néolibéraux d'aujourd'hui et de tous bords - Sarkozy versus Hollande et consorts - de mettre en œuvre point par point, dans l'ignorance totale des peuples et des citoyens, le projet politique de Léopold Kohr. Connaissez-vous la carte "Heineken-Wesselink" qui propose de fragmenter les nations en micro-états de 5 millions d'habitants en moyenne ? Toute source documentaire est critiquable. Je n'adhère pas à la conclusion finale de l'article proposé à la sagacité des lectrices et des lecteurs. Les esprits éclairés sauront trier le grain de l'ivraie.

  50. 50
    fabien P dit:

    Bonjour et merci de tout cœur pour votre lutte au quotidien et votre franc parler qui permet un certain nombre de concitoyen de se faire entendre, mais à quand un post sur cette nouvelle coupe du monde de football, symbole d'une toute puissance financière au détriment des peuples ? Cela serait le bienvenu je pense, en temps qu'homme de gauche.
    Fraternellement

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