27avr 13

Le 5 mai, j’ai mon mur de cons dans la tête

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Drôle d’ambiance. Comme avant un orage, on voit le ciel se couvrir. L’eau qui sature déjà le ciel fait un effet de loupe et l’on voit de loin comme de près et maints détails se distinguent mieux qu’à l’ordinaire. Pleuvra ou pas ? Orage ou pas ? Souvent le temps ne se laisse pas prévoir, même quand il semble évident. Mais à partir de bien des nuages, il devient de moins en moins probable qu’un coup de vent suffise à purger l’air. Notre 5 Mai est un rayon de soleil salvateur.

Le gouvernement Hollande est le plus grand diviseur commun qu’on ait jamais connu à gauche. Le président qui « n’est plus socialiste » de son propre aveu à la télévision, creuse un fossé dans la gauche politique et syndicale avec une ardeur qui l’empêche d’entendre craquer le système qu’il mine mais qui le porte. Combien de temps compte-t-il gouverner contre ceux qui l’ont élu ? D’où lui vient cette illusion que la droite l’épargnera une fois qu’il aura affaibli son camp au point d’être emporté par une bourrasque ? Parce qu’il prépare le terrain d’un gouvernement d’union nationale ? Ou un gouvernement des démocrates « contre les extrêmes » ? Comment peut-il croire que le seul chantage pourra remettre en mouvement tous ceux qui se sentent trahis et offensés par la volte face sur l’amnistie ? Funeste erreur et illusion de celui qui croit que la fonction présidentielle crée à elle seule le rapport de force qui la fait vivre. Illusion classique de ceux qui « ne croient pas à la lutte des classes » et pensent que les jeux et astuces politiciens font et défont tout ! Incapables d’imaginer un autre futur les solfériniens rabâchent les formules éculées du passé : risettes et calinettes pour les puissants, coups de triques pour les autres. Faibles avec les forts, durs avec ceux qu’on a rendu faibles !

balai_07Le refus de l’amnistie sociale, la lâche soumission à l’opération de criminalisation du syndicat de la magistrature sont les deux faces d’une même médaille noire. Je le dis bien fort : un local syndical est lieu privé inviolable, les méthodes de caméras cachées sont des méthodes de voyou sans limite, pratiquée par des voyous, ou en tous cas des gens qui ont une intentions préétablie qui est sans rapport avec l’enquête journalistique. Si l’on admet d’incriminer pour un « mur de cons » en affiche, on admettra d’incriminer pour le mur de cons que nous avons tous dans la tête. La ligne de l’ultra droite solférinienne de Manuel Valls qui a déjà gagné à propos de l’amnistie, triomphe dans le lâchage des magistrats syndiqués montrés du doigt par la droite. Manœuvre ! Manœuvre ! Le 5 mai on manifeste pour la Nouvelle République, aussi pour une magistrature libre de se syndiquer, libre de se moquer. Même cruellement, même injustement. Le syndicalisme des magistrats a tous les droits du syndicalisme en général ! Où va-t-on si l’on perd de vue cela ? Dans quel genre de société allons-nous vivre si la liberté de conscience et son expression sans limite dans un lieu privé est bridée par la crainte de poursuites publiques et de punitions professionnelles ?

La définition du parti solférinien ? Il n’a de socialiste que l’adresse du siège qui a hébergé cette idée jusque-là. La voix froide et vide, Alain Vidalies, ministre des relations avec le parlement, avocat des causes syndicales et du droit du travail toute sa vie professionnelle, disciple avéré de Jean Poperen l’homme du contrat social, la mort dans l’âme pour qui le connaît, annonce que le gouvernement demandera le rejet de la loi d’amnistie. On devient un solférinien quand de gré ou de force on renie les fondamentaux élémentaires du socialisme. Ceux qui refusent de voter la loi d’amnistie se perdent moralement et politiquement. 

La volte-face tout azimut du PS nous met tous en grand danger. Elle démoralise et désorganise la gauche. La droite et l’extrême-droite enflent mécaniquement d’autant. Dans ces conditions notre devoir est d’être les déclencheurs et les rassembleurs pour tous ceux qui veulent continuer le combat et la résistance quel qu’ait été leur vote au premier tour de l’élection présidentielle. Tel est dorénavant le rôle du 5 Mai. La Nouvelle République à laquelle nous aspirons n’est pas une cause qui nous appartient comme un thème de communication ou d’agitation. Elle est l’enjeu de la période si l’on veut une sortie par le haut de cette situation affreuse où la droite et les solfériniens ont enfermé le pays.

Je crois que quelque chose se sent de cela en voyant avec quelle rapidité se mobilisent les listes d’appel à la marche citoyenne du 5 mai. Ça se voit à l’énergie qui est mise pour prévoir trains, cars et co-voiturages ! Et même pour arriver à l’heure, c’est-à-dire à 13 heures 30, qui n’est pas si commode à tenir. A voir la diversité des personnalités et groupes qui décident d’appeler.

DPDA : des révélations et des décryptages inédits

Comme on le sait après avoir battu un record d’audience dans l’ambiance détendue de l’émission de Ruquier « on n’est pas couché », j’ai participé à une émission qui a battu elle aussi son record d’audience : « Des paroles et des actes » présentée par David Pujadas. Le fait a donné lieu à plusieurs commentaires de presse et même à des analyses plus fouillées. Et aussi à une interview de la responsable de la rédaction politique de France 2, Nathalie Saint-Cricq, dans le journal solférinien « Le affiche-langoureauNouvel Observateur ». A mon tour, j’ai pris le temps de réfléchir le clavier à la main sur ce que j’ai vu et vécu. J’ai donc noté quelques idées que je vous propose en partage.

D’après moi, conçue comme je l’ai vécue, le but d’une telle émission n’est pas d’aider le téléspectateur-citoyen à comprendre la pensée de quelqu’un et d’en mesurer les limites éventuelles ou bien d’en comprendre la place par rapport au moment ou aux débats en cours. Et de camper un « bon sens », sorte d’idéologie implicite, opposable aux dénis que révèle toute personne qui n’en admet pas l’évidence. Si la vérité est pré-établie tout alors se joue sur un autre plan. Il s’agit seulement de mettre en valeur le « journaliste », petit futé qui pose la question qui tue. Le procédé est tantôt frontal comme le fait François Lenglet avec ses « graphiques », tantôt induit sournoisement. Mais c’est un procédé idéologiquement fondé.

Scène type de cette manière de faire. Nathalie Saint-Cricq m’interroge sur l’expression du « balai ». Folle originalité ! L’attaque fait partie des éléments de langage des argumentaires de la rue de Solférino et de l’entreprise de communication Euro-RSCG. Il est en effet déjà en circulation depuis quinze jours. A question rabâchée, réponse rabâchée ! Mais madame Saint-Cricq m’interrompt. Elle proteste contre mon début de réponse : « Oui je sais, vous l’avez déjà faite » et elle se met à réciter toutes mes réponses sur le sujet dans d’autres émissions ! Dans ces conditions elle fait à la fois la question et la réponse. Que veut-elle de plus ? Des aveux ! Je devrais avouer qu’elle a raison. Que son interrogation bidon sur ma violence est fondée. Ou bien entrer dans son jeu de psychologisation de la politique à quoi est exclusivement consacré sa séquence. Ça m’a rappelé la remarque du journal « Le Monde » à propos de mon prétendu refus de publier mon patrimoine après que je l’ai fait une nouvelle fois assorti de remarques ironiques. « Il s’en est tiré par une pirouette… » avait enragé le plumitif social libéral du journalissime.

Dans ces conditions, qu’ils le veuillent ou non les journalistes vedettes changent de rôle ! Ce ne sont plus des journalistes mais des procureurs à charge ! Charge permanente où tout est preuve qui se doit d’être accablante. On me pose une question ? J’y réponds ? Oui mais j’ai déjà répondu sur le sujet et c’est donc bien la preuve que j’ai tout préparé d’avance. Et ainsi de suite. Mais faire le procureur est un métier qui respecte des procédures et s’appuie sur des codes connus et partagés. Ici c’est n’importe quoi, sans foi ni loi. La preuve ? Dès le lendemain, interrogée par l’édition en ligne du « Nouvel Observateur », madame Nathalie Saint-Cricq reprend le grand air de la calomnie de « Libération ». Lisez : « J’ai regardé toutes les dernières émissions auxquelles il a participé. J’ai vu son vocabulaire évoluer. Il avait parlé de "purification éthique" et décrit le ministre Pierre Moscovici comme un "salopard". Il a un peu rétropédalé. Il a dû sentir qu’il était allé un peu loin. » Il n’y a pas besoin d’en dire davantage. Quel rapport entre ce type de comportement qui consiste à propager un faux connu comme tel et la prétendue « éthique journalistique » dont tous ces gens se gargarisent ? Surtout en prétendant m’avoir entendu le dire « dans les toutes dernières émissions » Bien sûr dans cette anecdote n’oublions pas le « journaliste » du « Nouvel Observateur » qui pose la « question », qui sait très bien que c’est la réponse est bidon mais ne pipe mot !

Pour que mon lecteur bénéficie d’une information, voici une dernière anecdote qu’il ne trouvera nulle part ailleurs qu’ici. Comme le déclare Nathalie Saint-Cricq nous nous connaissons depuis plus de vingt ans. Sans créer une familiarité, cela autorise des rapports plus directs qu’avec d’autres. C’est pourquoi je l’ai admonestée par texto pour lui dire comme je trouvais choquant qu’elle recommence dans le « Nouvel Observateur » le bobard sur la « purification éthique ». Comme ses collègues du Monde publient les textos que je leur envoie pour dire que je ne veux pas leur répondre, je prends la liberté de publier l’un de ceux qu’elle m’a adressé « Je n’ai jamais dit ça… J’ai dit « purifier ». Jamais éthique. Je les appelle. » Puis, deux heures plus tard : « Ils vont rectifier. Ils sont approximatifs ».  Chacun appréciera ce qu’il est permis de faire à un « journaliste » en matière d’approximation. Et voici la chute de l’histoire. C’est Saint-Cricq qui avait raison. Elle n’avait pas dit cela comme ça. La rédaction du « Nouvel observateur » a donc corrigé dans l’après-midi. Mais elle s’est bien gardée d’avouer à ses lecteurs son trucage précédent. Amis qui avez la sottise de lire « le Nouvel Observateur » vous voici mis en garde une fois de plus sur la valeur des informations et des méthodes de ce journal !

L’émission elle est donc bâtie sur une image préconstruite. Il s’agit de repeindre à la case « Mélenchon l’agressif ». Tout est donc construit sur ce thème. Depuis l’introduction de Pujadas parlant de moi : « Il tonne, il éructe… », une vraie caricature. Vous savez tous que « éructer » veut dire « roter ». Mesure-t-on la violence du procédé ? La grossièreté de la méthode est renforcée tout au long de l’émission par la réalisation : tous les gros plans sont sur mon visage dans les moments tendus et jamais un sourire dans les mêmes conditions. Et dans le même temps défilé de tweet hostiles en bas de l’écran alors que la tweetosphère est pourtant dominée par les soutiens. On comprend sans avoir besoin d’un dessin la manœuvre : tout est mis en œuvre pour décrédibiliser ma parole et ma personne, tout le temps, quoique je dise. La cible est le petit bourgeois naïf et les communicants qui répandent les rumeurs dans les milieux clef de la période, la classe moyenne supérieure qui hésite. Car elle est à cette heure l’enjeu de la stabilité sociale. Quand elle va craquer tout ira à terre. D’ici là il faut la tenir en main par la peur « des extrêmes ». M’extrémiser voilà l’affaire. Fut-ce en dramatisant un balai.

La séquence de madame Saint-Cricq qui ouvre la soirée après l’introduction de David Pujadas est tellement exemplaire de tout cela. Si l’on examine son  contenu on est frappé par le fil conducteur inquisitorial et l’obsession de la « prise à revers » caractéristique de la volonté de montrer qu’il faut « démasquer », « révéler » un secret inavouable : caméra caché, interviews recomposées de communistes qui me critiquent, soirée mondaine de « GQ » où l’on sous-entend que j’irais en cachette de mes électeurs. Tout doit montrer que je suis insincère, faussement révolté et ainsi de suite. Cette feuille de route est connue et se répète dans la bouche et sous la plume de quelques personnes bien typées. Ici il en va de même. Ce n’est un secret pour personne que les maîtres d’œuvre de l’émission, certains de ceux qui sont sur le plateau et d’autres importants dans la régie, sont des PS patentés. Cela ne les détermine pas, bien sûr, car ce sont d’abord des professionnels du spectacle. Mais j’affirme que cela les influence assez pour que cela compte et se sente à la réalisation. Et, non moins naturellement, cela conditionne la façon pour moi de préparer une telle émission et même ma façon d’y participer.

Car pour notre école de pensée, il ne faut surtout pas entrer dans le jeu de l’illusion qui est proposée par la sphère médiatique. Car, bien sûr, le média se présente dans ce cas, encore une fois, comme un miroir. Il prétend renvoyer une image et non pas une fabrication pure et simple comme c’est en fait le cas. Il ne faut donc jamais oublier que le média audiovisuel politique est une arène et seulement cela. Les exceptions à cette règle se comptent sur les doigts d’une seule main. Cette émission est une arène assumée. La construction de l’émission est prévue comme telle, de l’aveu même de ceux qui l’organisent. Il s’agit « d’épuiser » l’invité, comme on le dirait du taureau. Neuf personnes à tour de rôle entrent l’une après l’autre en scène. Chacune ressort épuisée après avoir jeté tout son jus en quinze minutes maximum. Chacune, comme c’est bien normal, lutte de toutes ses forces pour se valoriser au dépens de l’invité. D’une façon générale aucun thème précis n’est connu à l’avance ! Certaines indications arrachées par des tractations sans fin et des confidences dérobées peuvent être ensuite totalement fausses. Ainsi de la fameuse séquence Saint-Cricq qui m’avait été présentée comme un « bilan d’un an de de Hollande » et qui fut seulement un récapitulatif de tous les « éléments de langage » hostiles sur mon compte. Tout cela est étudié pour produire un résultat. En fin de parcours l’invité, telle une bête épuisée par la corrida, est censé tomber à terre, vidé, juste bien prêt pour l’estocade. Arrivent alors trois soi-disant « observateurs » qui ont « tout suivi avec attention et vont nous dire ce qu’il faut penser de votre prestation et des points où ils vous ont trouvé flou ou faible ». Je dois dire que quand ces trois là arrivent vous êtes réellement au bout du rouleau. L’émission a duré au total deux heures et demie, j’ai vidé les deux verres d’eau qui m’avaient été servi. Mais je n’ai pas eu l’illusion une seule fois que celui ou celle qui me parlait ferait autre chose que d’essayer de nuire. Ces trois là, pour finir, furent cependant les moins hargneux de la série. Mais je n’ai pas vu en eux, une seule seconde, des juges impartiaux. A cet instant comme tout au long de l’émission, j’ai souri par jeu et par obligation. Mais je n’ai jamais baissé la garde. J’ai mis en œuvre tout ce que j’ai appris dans une vie de militant commencée à l’âge de seize pour affronter des cohues d’adversaires. Bref, je n’ai jamais oublié que j’étais dans une arène. Mirmillons, fauves, reîtres, jusqu’au dernier tout doit être accueilli le glaive au poing. Que des milliers de personnes comptaient sur moi et ma solidité au combat. Et je savais que si je l’emportais, comme ce fut le cas face à Cahuzac, j’aurais au mieux dans les médias du lendemain quelques commentaires à demi moqueur pour saluer mon « show » et réduire toute ma présence à cela. Cette fois-ci encore tout fut consommé comme prévu par nous. A mon désespoir d’intellectuel consterné par le gâchis. Mais à ma vive satisfaction de lutteur.

Car si eux gèrent un spectacle saignant, moi je construis une force. Une force prise dans le grand nombre. En ce sens l’audience de l’émission est importante à mesurer. Nous avons battu un record: 14 % de « parts de marché », soit 3 millions de téléspectateurs. C’est la plus forte audience de l’année. Le pic d’écoute est monté à 3,46 millions à 21h26 et à 26% de part d’audience en fin d’émission. Pour Jean marc Ayrault ce taux a été le 27 septembre 2012 de 12,8 %, soit 3.1 millions de téléspectateurs. Il a été pour le débat Copé Fillon, le 25 octobre 2012, de 9,9 %, soit 2.3 millions de téléspectateurs. Pour Manuel Valls, le 6 décembre 2012 : 12,1 %, c’est-à-dire 2.9 millions de téléspectateurs. Pour Montebourg, le 24 janvier 2013 : 10 %, soit 2.3 millions de personnes. Enfin, et ce n’est pas le moins suave, le 21 février 2013, pour madame la dédiabolisée, Marine le Pen elle-même: 11.7 %, soit 2 634 000 de curieux. Petit bras ! Notre audience est tellement spectaculaire que madame Saint-Cricq doit mettre en garde après s’en être réjouie. Elle déclare au « Nouvel Observateur »: « L'émission a très bien marché. Près de 3 millions de personnes l'ont regardé. Mais ça ne veut pas dire qu'ils adhèrent à ses idées. » Ouf, on aurait eu peur !

J’achève ce chapitre avec un bilan du désastre journalistique de l’émission. Il est vrai qu’elle a été préparée en limite de temps sans doute en raison de changements dont je ne sais rien. J’ai été invité le mardi pour le jeudi et j’ai eu le dérouleur le mercredi en début d’après-midi. Je sais qu’il en a été de même pour la rédaction de France 2 qui a préparé l’émission. Peut-être est-ce là la cause de la bizarrerie du tempo. Seul David Pujadas s’est gardé les bons morceaux, pris dans l’actualité, et sembla parler de quelque chose de réel. Puis il se tint à distance d’un jeu de massacre qui ne tournait pas comme prévu. Il aborda le thème de l’amnistie et du rôle de premier ministre en respectant mes réponses. Les suivants ont accumulés les hors-sol. Encore une fois c’est à la séquence Saint-Cricq que ce fut le plus étrange. Une séquence qui parle de moi sans dire un mot du congrès du parti qui vient de me réélire co-président, ni un mot de l’adoption des thèses de l’écosocialisme qui est pourtant une  nouveauté idéologique. C’est d’autant plus bête que c’était un bon moyen de traiter le sempiternel thème de la divergence avec les communistes autrement qu’en caméra cachée. Et comment comprendre ses interjections à chacune de mes réponses « allez, on avance », « on avance », comme si on était à la chaîne ?

Enfin quand même : une émission qui ne centralise pas un thème sur le chômage le soir où est publié un record en la matière ! Pas un mot sur l’industrie du pays alors que c’est le sujet qui est devenu central. Ou plus exactement seulement un sketch très étroit du faux concret : « Que faites-vous comme premier ministre pour sauver PSA » ? Rien sur EADS, Alcatel, Sanofi, Arcelor, Petroplus. J’en passe et des meilleures. Puis vient l’international avec Jeff Wittenberg. Il s’agissait là encore de faire de l’incident et ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Séquence Chine : on dit du mal de Hollande « qui n’est resté que 37 heures » ou du mal du Tibet à propos de droits de l’homme ? Désespérant ! Les mêmes qui ont fait tout un potage sur « salopards » ne se souviennent pas que la phrase fut prononcée à propos de Chypre ! Rien sur Chypre, rien sur l’Europe, rien sur l’Allemagne. Chaque fois que j’alertais avant l’émission sur la nécessité d’inclure tel ou tel thème, la réponse était invariablement la même : « en deux heures d’émission, vous aurez le temps de l’aborder ». Donc c’est à l’invité d’introduire les problèmes qui comptent et aux journalistes de fourbir les éléments de pur spectacle ! Si bien que si l’on retire « la Corée du nord » de son propos, c’est Jacques Attali qui permit le seul moment d’ample respiration de l’émission au cours duquel j’ai pu parler stratégie du rapport de force, économie de la mer et ainsi de suite au lieu de passer mon temps à répliquer à des caricatures préconstruites. 

Je construis en clivant. L’opinion des indifférents ne m’importe pas. M’importe ceux qui apprennent d’une émission à l’autre. Ils apprennent non seulement nos raisonnements mais à déconstruire la technique du système médiatique. Je ne m’en suis jamais caché, si le message c’est le médium selon la formule de Mac Luhan, détruire le médium, c’est-à-dire sa crédibilité, fait partie du message et de sa pédagogie. Les médiacrates le savent. Ils savent que c’est ma stratégie à leur égard car je l’ai déjà notée noir sur blanc à plusieurs reprises, et déclaré publiquement à plusieurs reprises. Ils réagissent donc sur le mode corporatif et personnel destiné à les victimiser. C’est pourquoi « Le Nouvel Observateur » titre son interview de Nathalie Saint-Cricq en la citant sur ce point « Taper sur le journaliste fait partie de la partition de Mélenchon ». Elle de son côté est militante : ce cri du cœur corporatiste a une visée. M’inclure dans le cynisme de la bonne société: « Je n'ai pas du tout été surprise par ses propos. Je connais Jean-Luc Mélenchon depuis au moins vingt ans. Je savais pertinemment qu’il réagirait comme ça. Taper sur les journalistes fait partie de sa partition. Mais avant et après l'émission, il se montre tout à fait charmant. On a d'ailleurs bien vu que l’extrait du documentaire de Canal+ sur les coulisses de France Inter dans lequel il détaille sa stratégie vis-à-vis des médias ne lui a pas plu. C'est sa mise en scène. » Elle se trompe en croyant que c’est le contenu des images qui m’a contrarié. En fait, je m’en fiche absolument. C’est le côté « image volées » qui m’insupporte. Et Saint-Cricq le sait. Car je le lui ai dit dans ces coulisses d’où elle parvient même à tirer de mon amabilité et de ma courtoisie un argument contre ma sincérité. On revient ainsi au fond de sa séquence : montrer que je suis un simulateur dont elle perce à jour le secret. Mais ce qui m’intéresse de produire, à ce niveau de manipulation réciproque, c’est qu’elle assume un corporatisme qui renforce mon discours. Car la défense de caste des médiacrates par les médiacrates joue intégralement pour notre cause. Y compris dans la profession, y compris à France 2. Y compris sur le plateau où je me trouvais ce soir là. Mais c’est une autre histoire.  

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447 commentaires à “Le 5 mai, j’ai mon mur de cons dans la tête”

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    sylvain dit:

    Franchir le mur du con à la vitesse de la marche du 5 mai!
    Vive le Front de Gauche!

  2. 2
    Alain LOSCO dit:

    Jamais on avait atteint de tels sommets d'ignominie dans les médias, leur bassesse n'a d'égale que leur médiocrité, ha oui vivement un bon coup de balai et l'avènement de la VI ème République

  3. 3
    Tomasz dit:

    Très intéressant avec Attali. Je résume sa principale opposition avec vous, il ne croit pas que votre détermination marchera pour changer l'Europe. Pour les plus intelligents et honnêtes (type Attali), il ne leur reste plus que ça pour être en désaccord avec vous. "Ils ne croient pas".
    Quand on sait le nombre de prophéties où Attali s'est trompé, c'est un signe !

  4. 4
    rayana dit:

    Ne soyons pas sexistes: on a tous un mur de cons et de connes en tête, non ?
    Les médias du service public nous appartiennent. Plus de transparence sur leur fonctionnement serait la bienvenue (audit citoyen ?) Il ne fait aucun doute que là aussi un bon coup de balai s'imposera !

  5. 5
    Claudia1570 dit:

    J'ai été profondément touché par votre prestation. Comment vous avez su ne pas tomber dans les travers de ces soi-disant journalistes politique. Quelle ignoble personne que Atalli. Quel fourbe. Mais je m’interroge sur l'utilité de cette émission? Les citoyens peuvent-ils par ce genre niais se faire une opinion constructive? Mes idéaux se sont construit, grâce à des militants qui ont élevé le débat. Ne perdez vous pas votre temps et votre énergie face à des personnes qui n'ont aucun respect de notre combat. Qui ne souhaitent surtout pas que vous parliez du monde réel du travail, de l'école, des jeunes qui vont mal, de notre planète... Sur le mur du front de gauche j'écris ton nom 6République et le 5 mai j'espère un rassemblement de toutes les forces de gauches afin de crier LIBERTE !

  6. 6
    Gerard Blanchet dit:

    Merci de nous donner ton décryptage de l'émission DPDA. En fait on croyait que c'était Nathalie Saint-Cricq la fautive concernant la "purification ethique" c'était en fait le Nouvel Obs'. Cela me rassure en quelque sorte sur cette personne qui je pense est honnête. Il faut voir la trouille qu'elle avait au début de sa séquence sur ce qu'on lui fait faire et les clins d'oeil qu'elle lançait, à je ne sais qui, quand elle pensait avoir bien fait son travail. Elle aussi, me semble-t-il doit être sous influence pour sa carrière sans doute.
    Vraiment comme je le disais dans ton précédent billet, la lutte des classes s'aiguise et ils sont prêts à utiliser toutes les intelligences de leurs serviteurs pour nous déconsidérer, toi bien sûr mais aussi le Front de Gauche et ce que nous voulons faire non seulement pour notre peuple mais pour tout le genre humain.
    Rassures-toi tu n'étais pas seul dans l'arêne. Nous avons presque autant souffert que toi devant tant d'attaques en meute.
    Le résultat final c'est quand même que les inscriptions pour les transports pour le 5 mai ont fait un bon le lendemain.

  7. 7
    Diogene dit:

    "La classe moyenne supérieure hésite ", "quand elle va craquer tout ira à terre".
    Cette classe à toujours été flattée par la classe dominante, qui pourtant la méprise car elle n'est pas de son "rang", juste bonne à payer comme les pauvres. Cette supercherie intellectuelle, fondée sur l'espoir de rejoindre un jour les nantis, est cruellement démentie par les faits. Cette classe perd son pouvoir d'achat, paye plus d'impôt que les nantis, ne paye pas des conseils en "optimisation fiscale" (doux euphémisme pour dire échapper à l'impôt), et commence à comprendre que la rapacité des puissants s'exerce aussi à leurs dépends.
    Cela demande une remise à plat de toutes leurs certitudes, mais le cheminement se fait, je le constate tous les jours auprès de petits patrons de PME. Les médias font tout ce qu'ils peuvent pour les garder dans le giron de leur raison, mais c'est extrêmement difficile de maintenir les esprits dans des habitudes contraires à leurs interets.
    Après tout, tous ceux qui gagnent moins que 300.000€/an n'ont rien a redouter, bien au contraire, car la redistribution de la plus grande partie de la richesse produite est l'assurance de la retrouver en totalité dans l'économie réelle, donc chez leurs clients plus "étoffes" au lieu de disparaître de façon totalement inutile dans la bulle financière spéculative ou dans les paradis fiscaux. C'est un point important qu'il convient de développer car tous ne sont pas des négriers, mais bien souvent de vrais patrons qui ont créé leur boîte seuls, ils ne gagnent pas des fortunes, développent de vraies compétences, cherchent à développer leur activité, embauchent quand leur carnet sont remplis, et à la différence des PDG gestionnaires de grands groupes, perdent tout sans golden-parachute en cas de mauvaises affaires, ils sont le plus gros employeur de France, ne l'oublions pas.
    Le futur Front du Peuple sera composé de toute la population, il ne faut oublier personne, et notre programme est bénéfique pour au moins 95% de la population, les 5% pénalisés ne seront jamais dans la misère qu'ils font subir à nos millions de pauvres, il ne faut pas les plaindre. L'avenir mobilisera toutes les énergies, elles sont bientôt prêtes.
    Quelqu'un citait Lénine au sujet de la situation révolutionnaire : "c'est quand en haut on ne peut plus, et en bas, on ne veut plus". On me corrigera sur les mots exacts, mais je crois que le premier point est atteint, quand au second, ce...

  8. 8
    Toto34 dit:

    Ecologiste au PG, je ne comprends toujours pas votre discours sur la nécessaire "expansion humaine sur la mer" qui pour moi prend l'allure d'un délire technoscientiste et productiviste, plus qu'une vision réaliste de la situation écologique des mers. Votre discours sur la mer heurte violemment ma philosophie écologiste de fond.
    Le crédo du PG donc ce serait que l'humanité est vouée à une expansion inexorable, voire souhaitable (?). Je me permets de vous demander : jusqu'où ? Vous répétez inlassablement les mêmes arguments : la plupart des gens vivent près des côtes. Oui, tout à fait réaliste, j'en fais partie. C'est la raison pour laquelle les milieux naturels littoraux sont les plus affectés par la pression d'artificialisation. Ce sont les plus fragiles. Attali a parlé de l'importance du développement des ports. Dans le sud nous luttons déjà contre l'extension du Port de Marseille, qui détruit des milieux remarquables en Camargue, l'extension du Port de Sète (qui reste vide malgré tout), et maintenant l'extension du port de Port la Nouvelle, sur des anciens salins d'une richesse faunistique exceptionnelle. C'est donc ça la politique FdG : faire comme les socialistes des tas de nouveaux Grands Projets Inutiles ? Original.
    D'autre part, parmi les nombreuses sources miraculeuses de croissance que vous proposez, j'ai noté que vous citiez à répétition l'aquaculture. Mais savez-vous qu'aujourd'hui l'aquaculture en Méditerranée est déjà devenue une source de pollution majeure ?
    Bref je ne comprends pas ce positionnement caricatural sur la mer, qui me semble beaucoup plus refléter les promesses de quelques lobbyistes représentant les industriels de la mer, qu'une vision cohérente et à long terme de l'écologie politique. Pas besoin de nouvelles conquêtes, apprenons déjà à ne pas gaspiller et détruire ce que l'on a. Nous ne sommes pas des conquérants. Je vous serais gré de faire preuve de plus de cohérence entre vos discours destinés à flatter les décroissants et vos discours destinés à flatter ceux qui pensent que l'humanité doit impérativement occuper toute la place disponible.

  9. 9
    Bracam dit:

    Un grand merci à Jean-Luc pour ce décryptage ! En particulier, je note son commentaire concernant le fait que les "invités" jettent toute leur énergie durant un quart d'heure et s'en vont, il y en a neuf... Puis ce qui finalement est un mensonge de la production qui consiste à prétendre que le temps sera alloué largement à l'invité d'honneur afin qu'il s'exprime sur les thèmes qui lui importent prioritairement. C'est tout de même lui qui compte, se dit-on naïvement, et que l'on suppose convoqué pour parler et non se défendre devant un tribunal !
    Or les intervenants (à charge en général) ont un plan de bataille qui ne souffre aucun écart : où l'invité aurait-il la moindre opportunité pour lancer un sujet qui lui tient à coeur ? Au vu de l'émission, c'est tout simplement non prévu, impossible. Mensonge, calcul profondément pervers, manque de temps ou incompétence des producteurs ? Tout cela à la fois semble-t-il, pour un jeu du cirque au bout du compte indigne. Tenir 2h45 dans ce contexte ? Fabuleux !

  10. 10
    Noëlle Molinelli dit:

    Face aux indignes manœuvres de ces tristes bouffons de la République pour tenter de conserver le plus longtemps possible les privilèges immérités dont ils bénéficient, nous souffrons autant que vous qui nous représentez si bien. Le self-control et la retenue dont vous faites preuve m'impressionnent. Ces pitres sont tellement imbus d'eux-mêmes qu'ils n'ont même pas conscience que "con" est probablement le plus doux des qualificatifs dont nous usons à chacune de leurs lamentables prestations...
    Vivement le premier coup de balai du 5 mai ! Et nous mettrons autant d'énergie dans les suivants car une saleté aussi incrustée en nécessitera certainement d'autres... Merci encore, Monsieur Mélenchon !

  11. 11
    Nkolo Foé dit:

    Qu'ils faisaient pitié, les pauvres contradicteurs! Tant d'effroi dans les regards, c'est un signe qui ne trompe pas.Quand les importants et les belles personnes se font tout petits devant un roc, c'est vraiment marrant.

  12. 12
    SandrineN dit:

    Je l'ai dit dans l'autre billet j'aurais dû attendre un peu alors je le redis ici. Cette émission DPDA était orchestrée par 2 droitards infectes. Pujadas et St Cricq. Sans compter l'autre UMP névrosé d'Apparu qui se dandinait sur sa chaise tel son maître Sarko. L'Attali disjoncté qui ferait pas mal de rester chez lui plutôt que de baver n'importe quoi et les soit disant décrypteurs ma fois être décrypteur ou poissonnier c'est pareil.
    J'attends de digérer cette émission car bien que je connaissais la médiacratie des deux journaleux là j'aurais pensé voir au moins un côté révérencieux de leur part. Que nenni ! Pujadas a passé la soirée à snober Jean-Luc Mélenchon à lui couper la parole ! Pauvre lèche botte médiatique. Quant à l'autre cruche de la St Cricq elle s'est montrée sous son vrai jour, méchante et débile.
    Malgré que je sâche cela, il n'en reste pas moins que j'ai eu mal à l'estomac pendant l'emission. Jean-Luc, ne réponds plus à leurs questions lorsqu'ils te parlent de ton attitude. Laisses un blanc, destabilises-les ainsi jusqu'à ce qu'ils parlent d'autre chose. Car tu perds ton temps et ton énergie. et eux s'en amusent..Continue ainsi, tu a été royal, reste cru et dru ça les remet en place ces chiens de garde !

  13. 13
    Thierry Lefrondeur dit:

    Lenglet est très fort. Il a réussi à arracher un "Monsieur" au rustre Mélenchon. Les autres étaient pas mal non plus, si on considère que la qualité journalistique, dans la grande tradition de la télé-réalité, se mesure au nombre de "clashes" ou de "buzz" qui envahiront bien vite l'internet. Car que demande le peuple de l'arène ? Du Pain et Des Aveux !
    Mais une chose est claire. Ceux qui malgré tout continuent de s'intéresser à la vie politique trouveront mieux leur compte sur les sites comme celui-ci que dans médiacratie médiocrate.

  14. 14
    Diogene dit:

    @toto43 (8)
    La possibilité d'exploiter l'énergie des vagues est toutefois réaliste dans un cadre respectueux de l'environnement, cela ne se situe pas dans la frange littorale ou se concentre la biodiversité mais plus au large. L'aquaculture ne se limite pas, et c'est heureux, a l'élevage intensif littoral de poissons élevés aux granulés, qui impacte très négativement l'écosystème. Le développement portuaire actuel et son cortège d'aberrations est un immense chantier.
    Il est possible d'aller chercher une source d'énergie renouvelable et infinie sans saloper l'environnement, l'eco-socialisme n'est pas un productivisme archaïque, mais la mise en œuvre de l'intelligence au service de besoins humains, dans le respect du seul environnement viable pour nous. La nature n'est pas une Gaia, divinité sacrée, mais notre seul lieu de vie, et pour cela, nous sommes si nous le voulons, capable d'en exploiter les ressources d'une façon responsable et raisonnée.
    Je comprend tes craintes, mais elles ne sont pas incompatibles avec le grand projet maritime explique par JL.

  15. 15
    Khajidu dit:

    Bonjour camarade partageux !
    Je ne m'étonne pas que des journalistes manipulateurs voient en toi un manipulateur. On ne voit guère que soi-même chez les autres. Je ne m'étonne pas non plus que certains soient des solfériniens patentés. Mêmes techniques. Ils se les passent ?
    A te voir demain sur France 3. En attendant, repose toi bien.

  16. 16
    Aveline Monnoyer dit:

    Cher Jean-Luc. Nathalie Saint-Cricq déforme effectivement tes propos, mais attention à ne pas toi non plus déformer les siens. Ce ne serait pas simplement "de bonne guerre" mais indigne de toi.
    Dans le Nouvel Observateur elle n'a pas dit que tu avais parlé de "purification éthique" comme tu l'écris sur ce blog mais que tu avais parlé de "purifier" ce qui, somme toute, est vrai et même si, comme toi, je ne vois pas non plus autre chose que malveillance de sa part de le relever tant ce mot est banal et surtout approprié de ta part.
    Je te suis fidèlement depuis les élections présidentielles, tu m'a réconciliée avec la politique. J'ai une très haute opinion de ton combat et de celui du front de gauche. Je suis belge, vivant à Bruxelles et si l'occasion et la chance m'est donnée de te rencontrer un jour je t'expliquerai (ou te réexpliquerai, je l'ai déjà un jour écrit sur ce blog mais sur la cent et unième page!) comment je me suis débrouillée pour voter pour toi aux urnes lors du premier tour (rien d'illégale je te rassure!).
    On ne lâche rien!

  17. 17
    chani dit:

    @15
    Aveline, tu as du lire l'article aprés modification car il était bel et bien écrit que Jean-Luc avait dit "purification ethique" mais en plus qu'il avait dit "salopard" (or on sait que c'est Delapierre)

  18. 18
    Aveline Monnoyer dit:

    Oups, pardon Jean-Luc, j'ai écrit un peu trop tôt, je n'avais pas encore lu la suite de l'histoire. Autant pour moi!

  19. 19
    Monique dit:

    @Aveline Monnoyer
    Si, si, l'article signé Nathalie Saint-Cricq attribuait bien à Jean-Luc l'expression "purification éthique". L'article a été par la suite modifié. C'est ce qu'explique Jean-Luc dans le paragraphe qui commence par "Pour que mon lecteur bénéficie d’une information"

  20. 20
    Gerard Blanchet dit:

    @ Aveline 0h14
    L'affaire Saint-Cricq Nouvel Obs est plus compliquée. J'explique la manoeuvre dans un commentaire du précédent billet. En fait Le Nouvel Obs a fait dire à NSC "purification éthique" dans la page créée le lendemain de l'émission et cela a été rectifié en début d'après midi samedi. On le voit clairement sur la page en question : "Créé le 26-04-2013 à 12h46 - Mis à jour le 27-04-2013 à 14h26 Le Nouvel Observateur".
    Vigilance citoyenne de tous les instants !

  21. 21
    Alain Gianfrotta dit:

    Merci Jean-Luc d'y croire encore et toujours, et donc de nous aider à faire changer les choses. Nous avons tous des convictions chevillées au corps mais tellement de doutes devant la montagne à franchir. Et pourtant, si tous les opprimés du capitalisme décidaient vraiment d'agir, que d'espoirs pour un avenir tout simplement plus juste. En attendant tous dans la rue le 5 mai.

  22. 22
    Mine dit:

    Prenez soin de vous, et à l'occasion, donnez-moi le nom de votre carburant !

  23. 23
    Gabriela Balkey dit:

    @8 Toto34
    Vous dites la nécessaire "expansion humaine sur la mer", or si je peux me permettre je crois qu'il s'agit plutot d'un fait ineluctable, pas d'une "nécesité". Si je comprend bien, Jean-Luc Mélenchon dit que ce fait a deja commencé et que pour empecher justement ce que vous dennoncés, a savoir une source de pollution majeure, il faut vite reagir et planifier cet avancé de l´homme sur la mer d'une facon écologique. Jean-Luc Mélenchon parle je crois, d'un fait anthropologique que justement a deja commencé et dont personne n'en parle. Si on réussit a maitriser tout ce qu'on peut tirer de la mer d'une facon tres écologiquement planifiée, on pourrait bien trouver la-bas, une source d'emplois énorme. Vous savez bien que dans toute politique de relance il faut une locomotive: il y a des pays oú c'est la construction, d'autres l'automobile, etc. On peut songer a que cette locomotive soit la mer, avec les milliers d'emplois qu'on peut y créer. En fin, si on ne fait rien, la pollution de la mer ne fera que croitre, parce que l'humanité est comme ca. La terre est deja faite, la mer est surement la prochaine frontiére, qui on le veule ou pas, donc, il faut tres vite prendre les mesures nécessaires a fin que la planification écologique l'emporte sur la marchandisation de la mer, que comme vous bien le soulignez est deja a notre porte.

  24. 24
    Clavelito dit:

    En général, je réécoute vos discours et vos divers passages sur les médias pour avoir une deuxième impression "à froid" et bien saisir votre discours. En ce qui concerne DPDA je ne suis pas encore capable d'affronter une deuxième fois ces enragés qui m'ont insupportée à un point que j'ai eu du mal à trouver le sommeil ! Comment avez-vous pu rester calme face à une Mâdame St Cricq imbuvable et toute la sainte clique qui, il me semble, ce soir là, ont scié la branche sur laquelle ils sont assis. Je ne parle pas d'Attali qui a touché le fond en se montrant tel un serpent venimeux qui mord et se défile ! Vous avez fait un travail remarquable et j'ose espérer qu'un gros pourcentage des téléspectateurs aura enfin ouvert les yeux sur ces manipulations médiatiques qui asphyxient le débat et l'intelligence. Je vous souhaite force et courage, nous avons besoin de vous. Si je pouvais, le 5 je viendrais non pas avec un balai (la poussière ça retombe) mais avec un aspirateur afin de pouvoir jeter le sac. Fraternalmente.

  25. 25
    Vincent Christophe LE ROUX dit:

    Vos analyses de débriefing de cette émission, venant après d'autres publiées par des auteurs qui nous sont proches (je pense, entre autres, à une certaine Ariane W qui a publié sur Agoravox très vite après la fin de DPDA mais aussi à Sydney Z ou Alain B.) nous aident à voir un peu plus clair après que ces deux heures et quarante minutes de télé nous aient mis sur les rotules. Vous au premier chef j'imagine mais nous tous qui vous suivons et vous soutenons. Quelle épreuve! Quelle caricature! Quelle abjection! J'avais raison de former de vives craintes avant que ne commence ce que vous appelez, à très juste titre, une corrida télévisuelle. France 2 s'est surpassé. Comme le dit Just Leblanc joué par Francis Huster dans le dîner de cons, "on a repoussé les limites!". Ou comme le disait, à propos du Président Hollande, l'économiste de la Gauche unitaire, Nicolas Béniès, venu aux rencontres citoyennes du Front de Gauche de Loire-Atlantique samedi dernier à Nantes, où le PG national fut représenté par notre camarade François Longérinas, "sans rien attendre ni espérer, on peut être déçu!". Cette maxime est on ne peut plus pertinente pour parler de France 2, qui fut, il y a longtemps, chaine de service public avec ce que cela implique. Mais ça c'était avant, pour reprendre encore les lots d'un autre. Vous avez osé aller au combat en sachant ce qu'il vous en coûterait. Cela nous inspire un respect profond à votre égard. Vous avez tenu tête sans fléchir. Vous n'avez rien lâché. Et ce faisant, vous nous communiquez de la force. On se sent galvanisé après cela. Vivement le 5 mai...

  26. 26
    ariane walter dit:

    Ce que vous décrivez, je l'ai écrit. Je l'ai vécu comme vous, j'ai éprouvé le besoin tout de suite de mettre un mot sous votre article précédent, tant cette émission était insupportable à regarder. Jamais une émission de ce type n'avait atteint ce niveau de bassesse et de violence. Quand autorisera-t-on de cracher ou de frapper un invité qui lui sera ligoté? Mais peu importe. Certains de mes amis socialistes, suite à cette émission, veulent participer à la marche du 5 mai.
    Tout excès est nul et s'annule. Vous avez été par votre conviction et votre talent supérieur à toutes leurs manigances. C'est tout ce qu'on en retiendra. Ils ont si peur qu'ils en perdent la tête.
    La marche du 5 mai approche. Elle soulève de plus en plus d'intérêt et d'enthousiasme. Vous en avez lancé l'idée. Soyez-en remercié.
    Aujourd'hui circulait sur le net un si beau poème que vous aviez prononcé lors du meeting de Clermont-Ferrand en 2012: Aussi noire que soit la nuit, la lumière jamais ne s'éteint et si petite que soit la braise, c'est elle qui met le feu a la plaine....
    Le 5 mai ! Et quel poème ce jour-là ?

  27. 27
    Ema dit:

    Bonsoir,
    Je ne suis pas Française ni journaliste et je n'ai jamais voté à gauche... ça commence mal, n'est-ce pas ? Pourtant, cela fait plusieurs fois que je vois des personnalités politiques ou autres dans cette difficulté à laquelle vous avez été placé par la télévision. Ce qui me fait le plus mal dans tout cette histoire, c'est le fait de ne pas connaître vos idées. J'aime les idées. J'aime l'innovation.
    Je voudrais pouvoir écouter chaque personne exposer son programme au complet. Heureusement, qu'il y a "You Tube" pour me donner des bribes de réponses. A quand un vrai débat intelligent? Dans lequel, l'invité répond à une question importante pour le peuple et qu'en retour on ne lui demande pas la couleur de sa cravate ou le topo de sa dernière déculottée, mais lui oppose (s'il le faut et uniquement, une question supplémentaire pour en savoir plus ou pour obliger la personne à reprendre sa réflexion car il manque des éléments. Un débat constructif. Sans a priori. Je suis désolée pour ce qui vous est arrivé, Monsieur Mélenchon. Comme je le suis pour nombre candidats qui ont subi la même chose.
    Je me demande si quelqu'un va me lire afin de créer une émission de ce type pour le peuple de France et d'ailleurs. Car, franchement, nous avons besoin de réponses. Surtout maintenant.
    Cordialement.
    Ema Sandron

  28. 28
    Thierry Lefrondeur dit:

    @ariane walter
    Et quel poème ce jour-là?

    Peut-être un poème de Joachim Du Balai... :-)

  29. 29
    Charitat dit:

    J'ai pris l'habitude, de longue date, de ne tutoyer que les gens que j'estime et je le dis!
    Il faudrait l'appliquer sur les médias et le faire savoir!
    Quel intérêt de tutoyer tel ou tel "pantin", en poursuivant le raisonnement on pourrait classifier l'intérêt que l'on porte aux "contradicteurs" plus on est courtois plus ils nous indifférent ?
    J'admire ton travail depuis de nombreux mois sur ce site aussi bien qu'à certains colloques (Marseille entre autre) Là, j'ai été un peu déçu, pas sur le contenu mais sur la forme.
    Tutoyer des imbéciles ne grandit pas, soit on appelle les gens par leur prénoms et c'est de l'estime soit on leur donne du Mr ou Mme entre les deux ça passe mal enfin et surtout, n'es-tu pas tombé dans un piège grossier en candidat premier Ministre ?
    Ceci dit les Hautes Alpes aussi seront à Paris Dimanche mon cher Jean-Luc à bientôt donc!

  30. 30
    Gabriela Balkey dit:

    Bien qu'on ne songe a vous dire quoi faire (jamais de la vie!), je partage 100% la tactique proposé par SandrineN (11). J'imagine que vous laissez un blanc. Je ris d'avance. N'acceptant plus de répondre a des questions idiots, peut-être seulemt dire "dés qu'il y aura une question politique je repondrai" ou quelque chose de la sorte. Cela serait magique! Parfois les silences sont si parlantes... Je crois que vous parlez magnifiquement avec vos yeux, avec un de vos regards et du silence vous pouvez dire plus que cent mots. C'est comme dans l'art ou la musique. Une note qui vient aprés un silence est plus fote que celle qui vient aprés une autre note. Une couleur qu'on voit aprés un blanc est plus fort qu'une couleur qu'on voit aprés un autre. De meme peut-être avec les mots.
    Je vous avoue que lorsque j'ai vu DPDA en direct, j'ai ressenti que vous aviez utilisé pendant toute la soiré un ton un peu trop fort mais surtout monocorde (sans modulation, paréil tout le temps) et que cela empechait de comprendre plus clairement vos réponses. Mais j'ai révu l'émission et je trouve que vos messages les plus intéréssantes ont par contre tres bien passés: "moratoire de la dette question de mettre une ambiance de travail avec la finance". Magnifique! L'explication sur la Chine (bien que coupé pour l'idiotie du Tibet) dont je crois que tous les telespectateurs on reagit de la meme facon pensant au journaleux: "laisse lui parler, bon sang!", une explication parfaite! J'ai vraiment apprecié le passage Attali. J'en tire qu'a peu pres il a partagé presque tous vous arguments et qu'a la fin, ce n'était qu'une question de foi pour lui "je crois que vous n'arriverez pas". Le truc Corée a joué completement a votre faveur, dans plusieurs sens, mais surtout grace a votre réaction, encore parfaite! Et hop, mon tweet est passé á l'antenne! et ceci depuis l'Uruguay! LOL

  31. 31
    langoureau dit:

    La Marche pour tous, Contre l'austérité et la finance et pour la VI ième République !
    Peinture de Gilles Langoureau.

  32. 32
    Cecile dit:

    Haha, Joachim Du Balai, bien vu ;-)
    Plus serieusement Jean-Luc. La classe moyenne superieure, il y en a deja qui votent pour toi ! Du moins parmi les ingénieurs. Enfin je connais même un banquier.
    Rien est perdu donc ! A nos balais !

  33. 33
    Philippe DAPER dit:

    Mon cher Jean-Luc Mélenchon,
    J'ai vu l'émission de jeudi et viens de lire vos commentaires sur votre blog. J'ai ressenti exactement les mêmes impressions que vous décrivez. Je venais justement de regarder le docu " Les nouveaux chiens de garde". Comme vous le dites, vous vous êtes retrouvé devant 9 d'entre eux, hargneux, mordants, presque la bave aux babines. J'adhère totalement à vos analyses et vos propositions. Permettez-moi ceci : soyez prudent. Des ennemis à droite, vous en avez. Normal. Des ennemis chez les "solfériniens", cela commence ! Je vous rappelle l'assassinat d'André Cools, le 19 juillet 1991, qui fut un grand président du PS belge. Un homme comme vous l'êtes, qui gênait. Les commanditaires de cet assassinat étaient ces socialistes droitiers que vous dénoncez avec vigueur aujourdhui et vous avez raison de le faire. Mais je vous en prie, soyez prudent. Je souhaite rester en contact avec vous. Amitiés sincères. Philippe Daper, 65 ans, historien, lecteur du "Canard enchaîné" depuis 45 ans.

  34. 34
    Logitor dit:

    Je vous lis souvent. Pour cette fois, je prends la peine de vous signifier mes plus profonds respects et mon admiration pour le combat que vous nous avez montrés à DPDA.
    Pour preuve la réaction de Sapin sur RMC. C'est la déroute totale et il fait la leçon aux médiacrates « Il faut plus parler avec “les” partis de la majorité, les autres partis... Il faut que, ceux qui sont là, soient plus cohérents, qu'il y est plus de capacité de pilotage politique de l'ensemble de la majorité...»
    En filigrane et en d'autres termes, n'oubliez pas que le FdG n'existe pas, n'oubliez pas que certains partis de la majorité ne sont pas dans l'opposition. Et là, on a compris la direction, ils sont déjà dans la vision d'un gouvernement d'union des décomplexés et des complexés. Dès lors, la bande acculée doit s'engager dans des acrobaties inédites, bien loin du mariage pour tous.

  35. 35
    Stèph dit:

    La pédagogie de l'esprit critique commence par la déconstruction de la rhétorique de la mauvaise foi.
    En usant votre temps à tenir constamment à distance la meute des chiens de garde, vous n'avez pas dépensé votre énergie en vain, car vous êtes apparu, tel qu'en vous même, bien plus grand qu'eux.

  36. 36
    Lucide Rule dit:

    D'accord avec Gabriela et Sandrine. Peut-être s'agirait-il d'envisager de ne plus répondre aux provoc. journaleuses sinon par une exigence de ne décider que de parler du fond et rien que le fond. Beaucoup ne vous entendent hélas qu'à travers le petit écran et se font une idée selon ce format perverti. Vous gagneriez, et nous aussi, à n'échanger désormais que sur ce qui nous tient à coeur. Perso, j'ai eu du mal à trouver le sommeil jeudi soir.
    Citoyennement.

  37. 37
    jorie dit:

    Jean-luc, oui, on a tenté de vous lyncher, de vous "démasquer", de vous "coincer", jamais de comprendre vos idées de fond. Peu importe, tout en gardant votre verve, votre calme et votre hauteur, à la 2e écoute de DPDA, ya pas photo, vous l'avez emporté de haute main. En plus, vous les avez déstabilisés. Génial "oui, les droits de l'homme", vous aussi, vous savez déconstruire le format de cette émission. A chaque faille, vous avez rebondi sur notre programme. Bien sûr, ils vous font perdre du temps, mais vous y arrivez quand même, à leur grand désespoir. Ils ne peuvent pas vous réduire,ce sont eux qui se sont démasqués. Pour un intellectuel de votre trempe, vous regrettez de ne pas pouvoir en dire davantage à cause de toutes ces saletés programmées, mais votre message est passé. Restez vous-même, n'importe quel clampin aurait piqué une crise de larmes devant cette férocité, mais vous avez tenu bon.

    @toto34
    L'expansion vers la mer dans la mutation écologique et l'écosocialisme envisagés n'ont rien à voir avec le productivisme. Vous savez bien que la mer est à ce jour un "cloaque", 28500 futs de déchets radioactifs dans la Manche, Fukushima qui fuit toujours dans le Pacifique et l'Arctique contaminé par 17500 futs de déchets atomiques. Au FdG, on défendra la mer, tout autant qu'on l'utilisera, mais fini les pillages de la pêche industrielle qui racle les fonds sur des km, on ne fera pas comme EELV (Cohn-Bendit) enchanté qu'il y ait du pétrole et du gaz sur les côtes chypriotes, on est dans une autre dimension que le productivisme avec ses énergies carbonées. Avec nous, le renouvellement des fonds marins, les énergies hydroliennes, le nettoyage, la décontamination et l'utilisation intelligente des biens pour l'humanité. En ce moment, la mer est massacrée par le système mondial, à moitié privatisée par les pétroliers. Nous avons d'autres ambitions. En plus, c'est un lieu de partage à négocier, à utiliser ensemble (pays du pourtour méditerranéen par exemple). Le capitalisme vert prévoit des "zones protégées" pour rassurer les gogos. Notre vision est bien plus large et plus saine. A chaque étape d'activité, on examinera l'impact écologique, et on adaptera les activités en conséquence. Immense réservoir de recherches, de savoir, d'inventivité. Les pêcheurs côtiers s'y retrouveront et revifieront les territoires, sans passer par les intermédiaires qui les saignent à blanc. L'aquaculture ne signifie pas "granulés". On peut également pratiquer autrement et...

  38. 38
    Gilles Avaullée dit:

    Faites le mur, pas la guerre !
    Saint-Cricq est visiblement perturbée, Môssieur Lenglet se liquéfie dans le tout à l’égo, Wittenberg aborde l’international comme le portrait-sur-mur-syndicaliste qu’il est, Attali vole très au-dessus de la terre et éprouve parfois la nécessité d’y lâcher des crottes…
    Le pire, c’est qu’ils savent. Wittenberg sait que le droit du travail c'est "les droits de l’homme" dans l’entreprise. Il sait aussi qu’aux USA, tout un corpus de textes dérogeant aux garanties constitutionnelles des libertés construit en ce moment même un début de loi martiale. Lenglet sait que la prochaine crise des emprunts étudiants aux USA manifeste un second effondrement économique et politique systémique. Attali sait que l’or réapparaît comme un enjeu majeur de souveraineté au détriment du dollar de la FED. Saint – Cricq sait que Marion Maréchale Le Pen est un produit mercatique et populiste.
    Je défends ici la thèse que la médiacratie « pujadiste » n’a pas peur du FdG, mais qu’elle a en fait très peur de ses maîtres ouvertement radicalisés. Car dans tout ce brouillage orchestré, M. Mélenchon n’a hélas pas eu l’opportunité de rappeler encore une fois l’indispensable repère de nos turpitudes : l’accord du marché transatlantique de 2015 dont Obama a récemment officialisé l’ouverture du bal. La « Crise » anémie l’économie européenne concurrente (en échange d'une domination allemande ?), élimine un modèle alternatif culturel dont la France (avec sa sécurité sociale "hors marché" et ses abondants gaz de schiste non exploités) est emblématique, enfume la perception du pillage sous-traité de la Libye (merci Sarko !) ou le maintien d’un glaive monarchique sur l’Espagne ou mafieux sur l’Italie, permet de convertir un dollar sans valeur en rachetant à vil prix les ports grecs (t’as leur bonjour, Attali !) ou l’or chypriote (salut au 17em salopard !).
    M. Mélenchon, vous est votre équipe êtes des guerriers de paix et de raison. Rendez-vous le 5 mai.

  39. 39
    Magali dit:

    Habitant à plusieurs milliers de kilomètres de Paris, mon balais et moi regrettons de ne pouvoir vous rejoindre le 5 mai sous la banière de la 6ème République. Une République démocratique et sociale, enfin... ça fait 220 ans (au moins !) qu'on en rêve et que, de Girondins en Solfériniens, en passant par les Opportunistes, le peuple de gauche se fait dérober le pouvoir. Merci, Monsieur Mélenchon, de porter, avec courage et sérieux, nos colères et nos espoirs.

    "Il faut qu'un vieux dallage ondule sous les portes,
    Que le lierre vivant grimpe aux acanthes mortes,
    Que l'eau dorme aux fossés,
    Que la cariatide, en sa lente révolte,
    Se refuse, enfin lasse, à porter l'archivolte,
    Et dise: C'est assez !"

    V. Hugo (1837)

  40. 40
    Vernon Latham dit:

    Quel a été l'impact de ce numéro de DPDA dans les consciences ? Positif ? Négatif ? C'est une question que je me pose avec acuité. Le blogueur gauchedecombat vient de sortir un article à propos de l'émission. Il s'y étonne notamment qu'après une émission qui a fait une telle audience, Twitter ait ensuite été inondé de messages violents et négatifs. Il en conclut que nous sommes "dangerous". J'ai commenté ce passage et comme, à ma surprise, le blogueur a été enthousiasmé et a trouvé ma contribution d'une grande pertinence, je vous la soumets à tout hasard.
    Pourquoi tant de gens qui crient sur les toits leur haine de Jean-Luc Mélenchon, du FdG… et qui le regardent ? « Dangerous » est ton hypothèse. J’en ai une autre. Dissonance cognitive. Résistance au changement. Peur, non pas que Mélenchon prenne le pouvoir, mais que sa propre raison accueille ses idées malgré elle. Peur d’être d’accord. Alors, finalement, « dangerous », oui, tu as raison. Mais peut-être sur un plan bien plus profond que la simple opposition politique.

  41. 41
    Larose dit:

    Cher Jean Luc.
    Merci pour cette belle analyse après l'émission de France 2 même si de mon point de vue, le constat est bien plus douloureux que ce que vous laissez entendre. Cette émission était de toute évidence montée au chrono pour vous démolir et je pense qu'Attali était l'exemple le plus frappant.
    En effet, il se présente à vous en annonçant qu'il partage vos constats et votre vision du monde (avec tout de même une pointe d'ironie lorsqu'il vous dit " moi aussi je veux la paix, du travail pour tous etc...) et installe un relatif climat paisible jusqu'à la dernière seconde pour vous balancer la Corée du nord en se levant de son fauteuil.
    Ce genre de prestation ne s'improvise en aucun cas même chez les plus doués.
    J'aurais aimé que vous lui demandiez depuis quand a t-il lâché Sarkozy pour devenir socialiste et serait il "frontiste" si la Marine l'emportait un de ces mauvais jours à venir?
    Je suis par ailleurs enchanté que vous mentionniez la régie car le montage de l'émission était scandaleusement partisan.
    Les petites mimiques de Pujadas en gros plan pour appuyer un " il est lourd ce Mélenchon " et les gros plans sur vous les plus pourris, du jamais vu à la télé française.
    L'affaire Cahuzac était déjà une belle démonstration que ce pays est sous la domination d'un parti unique qui va de l'UMP au PS en passant par le FN, tout ceci vendu par la télé à la solde de cette grande famille politique. Il n'y avait pas un média pour soutenir médiapart tout comme il n'y en a pas un pour ne pas vous anéantir.
    La France est une république bananière bien installée, merci pour votre courage et votre engagement car vous êtes le seul espoir de cette nation en incarnant le front de gauche. Rendez vous le 5 mai.

  42. 42
    maximilien R dit:

    Saint-Cricq fait son show dans la presse écrite. Pujadas fait le clown tous les soirs et Attali devrait être convoquer à l'ambassade de la Corée du Nord.

  43. 43
    Jérémy dit:

    @Larose
    Si, on a quand même l'Humanité qui relaye et défend le FdG, mais qui est en proie à de graves difficultés financières, et justement les militants du FdG doivent tout faire pour que ce journal continue d'exister.
    Médiapart, comme Arrêt sur Images, traitent du fond loin des buzz qu'aiment tant les médiacrates. Franchement, les articles détaillés et les directs gratuits du vendredi sur Médiapart, tout comme les brèves incisives et les débats d'ASI sont un régal. Par contre, c'est plus que désolant de voir ce que nous imposent les chaînes. On nous vantait en 2005 la TNT avec toutes ces nouvelles chaînes, mais celles-ci s'uniformisent toujours plus dans le contenu: rediffusions, télé-réalité, infos restreintes, talk-shows creux, débats politiques trop cadrés, et surtout de moins en moins de science (hormis FR5 etArte), point qui me consterne. Sur Itélé, ils décryptent des tweets sur la politique, bref... Si on a pas Internet, il reste la lecture, mais là aussi, il faut avoir les moyens.

  44. 44
    Arsène dit:

    L'union contre les extrêmes, je vois ça gros comme un paquebot. Sauf que les ultra-libéraux en font partie intégrale des extrêmes, en leur qualité d'ultras. Salopards d'Extrémistes Ultra-Libéraux !
    J'avais noté la violence et la vulgarité de leurs interventions dans DPDA. La dénonciation du parler dru et cru sonne de plus en plus comme l'apologie de la langue de bois. "Vendre la m****, oui, mais sans dire un gros mot" (cf. les alexandrins de Jean Yanne)
    "GQ", je rapproche ça des "émissions de couture" dont il a été question pendant la campagne de 2012. C'est tout bon pour notre cause, si c'est enregistré et diffusé au grand nombre. Ah, ben, c'est abordé plus loin, extra.
    P.S. : Très bon article de Ariane Walter au sujet du DPDA.

  45. 45
    Pablo dit:

    Encore 4 balais à tirer de cette politique socio-libérale ? Dans socio, je mets quoi ? Pas grand chose. Prennons le mariage pour tous ceux qui le veulent (pas moi toujours en union libre). C'est déjà ça mais c'est bien peu.
    Boissy, Front 2 gauche, une deuxième gauche
    Sam Pablo

  46. 46
    robin des voix dit:

    Personne n'a remarqué que Pujadas en employant "il éructe" d'entrée fait une copie collée de MLP un avant et face à vous et au même endroit. C'est grave que de soi-disant journalistes tombent dans les idées du FN bien vite pour vous descendre de cette façon aussi dégueulasse. Ils voulaient tous se payer Mélenchon à n'importe quel prix et n'importe comment. Votre belle analyse de la situation vous rendra meilleur nous en sommes persuadés face à ces petits jeux du cirque qui ne tournent que sur la forme. Continuez d'user d'humour avec ces gens ils ne valent pas la peine qu'on s'énerve tellement ils sont petits ! Tout le monde le voit.

  47. 47
    Emmanuel l'Echassier dit:

    Encourageant de voir les médias si désespérés de voir la gauche radicale légitimée. Ils sont déchirés entre la volonté de nous ostraciser, extrêmiser, par commodité et céder aux sirènes de l'audimat. Continue à tout tirer vers le haut camarade, à ne rien prendre personnellement, à démontrer par la hauteur du sentiment républicain et du "nous" de classe, le minable de ces médias dominants. Bon repos !

  48. 48
    Sophie Clerc dit:

    Le grand riche mise sur le feu de paille.
    Le grand riche préfère le peuple muet et politiquement impuissant. Sachant que dans le peuple couvent la rage de l'exploité et le besoin d'en sortir qu'il nomme jalousie, le grand riche cultive le secret sur sa richesse, et neutralise le peuple par la dépendance. Qu'un tribun se mêle d'éclairer le peuple sur ses manigances, le grand riche le ressent comme une attaque inouïe. Que faire ? Si l'éclaireur est un dictateur en puissance, le grand riche s'accoquine secrètement à lui pour profiter des forces libérées. Si l'éclaireur est honnête, le grand riche fait tout pour détruire l'éclaireur accusé de nuire à ses intérêts. Le grand riche déteste la lumière. Tous les moyens lui sont bons pour tenter de ramener l'ombre. Il cultive le chaos des esprits, fait répandre les rumeurs qui divisent, les termes destructeurs, populisme, antisémitisme, absentéisme, Corée du Nord...
    Son but. Que la population en ait assez, se lasse, se résigne, n'ait plus l'énergie de se battre. Pour ramener l'ombre, le grand riche mise sur la durée. Il a les ressources pour tenir plus longtemps. Il espère toujours que la révolution ne sera qu'un feu de paille. A l'heure de la grande communication par les nouveaux médias de toutes sortes, il va heureusement déchanter, car aujourd'hui, tout se sait. Impossible d'échapper. Fini, le règne de l'ombre !

  49. 49
    Nicolas B dit:

    Avant c'était Cuba, Chavez, le Tibet qui revient dés que l'on parle de la Chine, et la Corée du nord, que l'on jette tel un camouflet, quand on n'a plus rien à dire. Est ce si terrible que ça la Corée du Nord, qu'en connait on ? La caricature américaine officielle ? Quel rapport avec le programme du Front de Gauche ? Faudrait pouvoir développer la prochaine fois et remettre les pendules à l'heure. Je pourrais pas venir cette fois pour le coup de balais, trop loin de France, mais après le coup de balais on passe la serpillère généralement. Que Mme Saint-Cricq se rassure, elle aura encore du travail de haute volée journalistique. Faut vraiment qu'ils soient bien payés pour supporter de faire leur métier de cette façon. Y a t il des journalistes pour s'indigner, un syndicat pour s'offusquer de telles bassesses ? Bravo à Médiapart et à ceux qui résistent face à ce système étouffant.
    En tout cas, merci encore une fois pour pour ce combat en première ligne, votre assurance les a ridiculisés. De tout coeur avec vous le 5 mai.
    Vive la VIe !

  50. 50
    archerducher dit:

    Pas étonnant que le parti communiste soit tombé si bas. Robert Hue ! Lui qui était à la tête, lui qui était à la cérémonie d'investiture de François Hollande, lui qui attendait une place dans le gouvernement, et lui qui s'est abstenu sur une loi anti-salariale. A l'époque ou j'étais au PC, c'est-a-dire l'avant et l’après Marchais, on appelait ce genres d'individus des renégats. Aujourd'hui on dira quoi ? Eh ben rien, du néant, rien que du néant. Ne plus en parler et le renvoyer au guignols de l'info avec sa sacoche en cuir.
    Archerducher

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