02nov 12

Un novembre Moch

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J’écris ces lignes depuis mon séjour de repos, traditionnel à cette époque de l’année : la campagne. Je crois que j’ai raté le meilleur de l’automne. C’est-à-dire le moment où les feuillages virent au feu dans les forêts de feuillus. Ce que j’en vois à présent me semble plus piteux. Mais il pleut, c’est vrai. Le ciel est bas, la lumière pauvre, le ciel sale dégorge sans grâce. C’est le mois du ressac dans la nature. Je n’y ai jamais été à l’aise. C’est un temps de cimetière et programmé comme tel par les êtres humains depuis des millénaires. Prenons la vague comme elle est. Demain il fera beau de toute façon.

Je me mets en retrait de l’actualité et de son commentaire ces temps-ci. Il me faut rattraper les retards liés à mes voyages et préparer les suivants. Mais surtout il me faut écrire tout ce que je dois produire pour être dans le rythme de la vie du Parti de Gauche. C’est dense : il tient son congrès en mars prochain et des assises pour l’éco-socialisme dans un mois. Ce sont deux moments fondateurs pour nous compte tenu du fait, je le rappelle, que notre formation n’a que quatre ans ce mois-ci. Elle n’est pas achevée, loin de là. Et le Parti de Gauche n’est pas une fin en soi. Juste un outil, une étape dans la refondation de la grande force de gauche dont nous avons besoin pour changer le futur.

Le syndrome Jules Moch

Que se passe-t-il ? Je crois que les chefs socialistes se font un drôle d’idée du moment politique. Ils pensent que la société « penche à droite ». Ils s’expliquent de cette façon le succès de Valls qui rend tout le petit monde des importants malade de jalousie. En fait, la société réclame de la décision et de l’action. Ne pas confondre. A moins de considérer que savoir ce que l’on veut et le faire est une attitude de droite ! Ce n’est pas notre façon de voir, en tous cas.

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En attendant c’est surtout à la tête du dispositif gouvernemental que cette approche fait le plus de dégâts. Il y règne donc dorénavant un syndrome Jules Moch, du nom du ministre de l’intérieur socialiste qui, à la Libération, se fit une réputation en réprimant avec cruauté les grèves ouvrières comme garantie de l’appartenance au bon camp de l’ancienne SFIO. Nous y voilà. Avec l’affaire Notre-Dame-des-Landes et avec l’extradition d’Aurore Martin.

En témoigne l’incroyable déploiement de force contre les occupants de la zone réservée au prétendu futur aéroport Notre-Dame-des-Landes. Comment ont-ils pu croire que cela ne serait pas le point de départ d’un nouveau divorce à gauche ? D’abord au gouvernement. Le parti des Verts-Europe-Ecologie se met en mouvement. Qui peut croire que cela ne va pas ouvrir une contradiction dans le gouvernement d’autant plus crue que le responsable de tout ce gâchis est le premier ministre en personne. Ensuite sur le terrain. Pour des dizaines de milliers d’écologistes de toutes les organisations et associations, cette décision et sa mise en œuvre déclenchent un haut le cœur. L’onde de choc de ce mouvement de menton totalement contre performant va parcourir tout le pays. Déjà l’annonce de la manifestation citoyenne du 17 novembre engage un processus de mobilisation générale dans nos rangs. Je vois bien comment les comités de base du Parti de Gauche se sont déjà mis à l’œuvre, alors même qu’ils étaient sous pression pour répondre à l’appel des syndicats pour la journée d’action du 14 novembre.     

Mais le syndrome Jules Moch est dorénavant profondément engagé. En atteste l’expulsion honteuse d’Aurore Martin. Je sais que bien des lecteurs seront surpris de me voir en défense d’une militante du Parti indépendantiste basque Batasuna. Ceux-là vont apprendre à me connaître autrement que sous le jour des caricatures qui circulent à mon sujet. En toute circonstance je défends le droit pour chacun d’être traité à égalité de droit. Je sais parfaitement que ce Parti est interdit en Espagne. Mais il est légal en France. Et cela me suffit pour défendre le droit à la liberté d’Aurore Martin, citoyenne française. Et ce n’est pas un détail à mes yeux qu’elle soit française. Totalement. Avec la totalité des droits qui s’attachent à ce statut. Les républicains de mon acabit doivent donc mettre leur point d’honneur à défendre cette femme à qui d’aucuns nient ses droits d’une manière qui semble lui nier aussi sa carte d’identité. Pour le reste, toute indépendantiste basque qu’elle soit, je note qu’elle n’a jamais incité personne à la haine ethnique, ni fait aucune des mauvaises blagues sur Durafour ou les pains au chocolat volés. Elle n’a jamais menacé les porteurs de Kippas ni les femmes en foulards dans la rue. Tous ceux qui se sont abaissés à ces activités sont libres en France. Elle est poursuivie en Espagne pour avoir participé à des réunions publiques d’une organisation interdite. Ce qui provoque, en Espagne une inculpation de « faits de participation à une organisation terroriste, et terrorisme » ! L’Espagne fait bien ce qu’elle veut et je note que ce n’est pas toujours brillant. Tout cela à l’abri et sous le prétexte d’un mandat d’arrêt européen. Mais d’où vient qu’un mandat d’arrêt européen permette la déportation d’une citoyenne française qui n’est sous le coup d’aucun acte illégal dans son pays ni d’aucune activité que son pays condamne ? Elle vient d'être interpellée dans les Pyrénées Atlantiques à l’occasion d’un contrôle routier auquel elle n’a nullement cherché à se soustraire. Et la voilà immédiatement extradée en Espagne où elle est aujourd'hui passible d'une peine de 12 ans de prison. Elle sera traduite devant des juridictions d'exception, alors même que nous, Français, récusons les juridictions d’exception et les avons toutes supprimées, sous François Mitterrand ! Le plus choquant de cette affaire c’est de voir la différence de traitement du dossier entre hier et aujourd’hui.

En 2011, Guéant et Sarkozy avaient reculé devant la mobilisation des nombreux soutiens de gauche comme de droite en défense de la militante politique. Eux, Valls et Hollande n'ont pas hésité une seconde à livrer, sous couvert d'un mandat d’arrêt européen, une citoyenne française poursuivie pour des faits parfaitement légaux dans notre pays. C’est un nouveau seuil franchi contre l’identité traditionnelle du mouvement socialiste en France. Les désaccords politiques que nous avons avec Aurore Martin et son parti sont une chose bien connue. Mais ils ne constituent pas une raison pour accepter que le droit de tous soit bafoué à travers celui qui est dénié à Aurore Martin. Ni pour que nous acceptions maintenant la criminalisation des activités militantes, syndicales et associatives que nous combattions sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Autrefois le Parti socialiste était sur ce sujet extrêmement pointilleux. Il a changé de camp. Les dirigeants français viennent de remettre une pièce dans la machine à taper sur les indépendantistes basques espagnols. Alors qu’il s’agit d’une citoyenne française, c’est d’Espagne dont il est question ici. Il faut en mesurer toute la signification. En exécutant sans discuter une extradition de cette sorte les responsables français viennent de faire le jeu de ceux qui n’acceptent pas la trêve proclamée par ETA en Espagne. Ils refusent de donner une chance à sa décision de renoncer à la lutte armée. Ils vont contre le sens du vote récent au pays basque espagnol qui a validé cette démarche. C’est donc davantage qu’une démonstration de force à bon marché qu’ils font.

Des nouvelles de l'astre mort

Ces jours-ci, je me suis mis en retrait. Je ne veux pas que soit brouillé le message de ce qui se passe d’essentiel pour nous. Car pour tout le mois qui vient de s’écouler, l’essentiel de l’activité politique du Front de Gauche s’est joué dans les assemblées parlementaires. C’est peut-être pourquoi nous avons bénéficié de moins d’attention encore que d’habitude. Le gouvernement et ses groupes parlementaires reçoivent tous les feux de la rampe. Il n’empêche c’est là que ça se passe pour nous. Les votes sur les sujets essentiels se font à l’occasion de cette session. Ils vont définir notre profil politique. Pour l’instant nous marchons d’un bon pas, bien groupés sur l’essentiel. Mais il ne faut pas se cacher que le vote sur le budget est une épreuve compliquée. La pression qu’exercent sur nous les chefs socialistes est terrible.

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C’est leur façon de faire. Les dirigeants socialistes manient d’un même geste le fouet le plus outrageant et la pause unitaire. Ainsi de l’indépassable Bruno Le Roux, ci-devant président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Il dénonce mes « invectives » après mon passage à France inter. Mon diagnostic sur l’état du mouvement socialiste et le problème qui nous est posé de ce fait : invective. Il y oppose des considérations pontifiantes sur le nécessaire respect que l’on se devrait à gauche. Ceux qui se sont donnés le ridicule de ne pas inviter le Parti de Gauche à leur congrès par pur sectarisme, donnent des leçons de respect ! Tels sont les dirigeants socialistes d’aujourd’hui.

J’ai osé dire que la social-démocratie est un astre mort. Je persiste et signe. J’ai osé dire qu’il n’y avait plus de projet social-démocrate et montré à quels abimes conduit la politique des Papandréou, Zapatero et Socratès ! Je persiste et signe. Il n’a rien à répondre sur le fond du sujet. S’il y avait de quoi il le ferait en une phrase j’imagine ? Mais non. Juste des formules de convenances et l’agitation des vieux mantras du culte qui serait dû aux vieilles badernes parce qu’elles commandent. Que pouvait-il dire d’autre ? Quelqu’un pense-t-il que Bruno Le Roux a une idée sur quelque chose ? D’où cela lui viendrait-il ? De sa brillante trajectoire bureaucratique depuis Léo Lagrange jusqu’au meurtre du père Bonnemaison ? Ou bien des dons de prévoyance qu’il a manifesté avec son livre annonçant la grande crue de la Seine en 2010 sur le modèle de celle de 1910 ? Tout Bruno Le Roux est dans cette allure mi chair, mi poisson qui est le style du moment, à l’image des deux hommes forts de l’époque, Jean-Marc Ayrault et François Hollande. Bruno Le Roux prend donc son air de vieux fauteuil Louis XV outragé pour m’admonester. Les naïfs habituels n’ont pas eu le temps de me demander d’y « aller moins fort » avant de bénéficier du spectacle de la violence de leurs altesses les chefs socialistes. Ainsi quand nos sénateurs votent contre la prétendue loi de tarification « sociale » de l’énergie. Ils sont aussitôt accusés d’être les agents de l’UMP !

« Vous avez voté avec l’UMP » accusent les chefs socialistes, la lèvre vibrante d’indignation ! Sans oublier les lourdes insinuations sur le rôle mystérieux des privilèges des agents d’EDF dans la décision de nos sénateurs. Mille mercis d’avoir pris les choses sur ce ton, cher Bruno. Le sénateur du Front de Gauche le moins belliqueux vient de comprendre tout à fait qui vous êtes ! Car la réplique n’a pas tardé. Aucun(e) n’a supporté ce ton. « Ceux qui ont eu la majorité au Sénat sur le traité européen, la loi organique et compagnie avec la droite sont-ils bien placés pour faire ce reproche ? » ont-ils répliqué. Nous serions donc condamnés à voter tout et n’importe quoi du moment que les socialistes le décident et que leur commensaux le supportent ? J’ai bien écrit : « N’importe quoi ». Car c’est ce qu’ont voulu nous faire avaler les socialistes. Leur tarification n’a de sociale que le nom. Elle impose un malus, c’est-à-dire une punition par les coûts aux locataires dont les logements sont mal isolés. Mais sans prévoir la responsabilité des logeurs. Et sans prévoir non plus un bilan généralisé de la situation actuelle ni des travaux à faire pour l’avenir dans ce domaine. Ainsi la responsabilité des propriétaires n'est pas engagée pour améliorer l'isolation des logements. Les locataires restent démunis face à leur facture énergétique. En effet, à usage équivalent, les logements les moins bien isolés, souvent ceux des ménages les plus pauvres, se verraient appliquer un malus supérieur. Autrement dit la loi socialiste garantit l’impunité à long terme des bailleurs. Ce n’est pas tout. Le texte était enfin l'occasion pour le gouvernement de Jean-Marc Ayrault de faire passer des mesures de libéralisation du marché de l'énergie. Pourtant ils avaient combattus la loi "NOME" (Nouvelle Organisation du Marché de l’Energie) quand ils étaient dans l’opposition. Pour quelle raison aurions-nous du les suivre dans ce genre de reniement ? L'écologie ne peut être le faux nez de la libéralisation des marchés et du démantèlement de l'égalité républicaine. Comment un Bruno Le Roux a-t-il pu croire qu’il pouvait nous contraindre ? Je vais le dire.

Dans la haute hiérarchie socialiste, l’idée est de nier le Front de Gauche. Et bien sûr d’abord le PG puisqu’il a fourni le candidat qui a incarné cette formule politique à l’élection présidentielle. La hantise que le Front de Gauche représente a été bien résumée dans un article du « Monde » rapportant une remarque de François Hollande selon laquelle la nouveauté de la situation à gauche vient du fait que le Front de Gauche « cherche davantage à être une alternative qu’un aiguillon de la majorité socialiste ». Le but est donc de diviser cette nouvelle force. Comment ? En isolant les « méchants PG » des « gentils PC avec qui on peut parler ». A partir de là toutes sortes de « journalistes » passent leur temps à donner cette signification au moindre débat entre nous, à la moindre divergence. Peine perdue. Le principal résultat de cette trouvaille est de renforcer sans cesse les liens au sein du Front de Gauche où l’on a parfaitement identifié la manœuvre. Il y eut donc une certaine surprise quand nos groupes s’abstinrent dans le vote sur la confiance au gouvernement. Elle marqua le début de la nouvelle période politique au moment solennel où elle se mettait en place. Les chefs socialistes pensaient que « tout rentrerait dans l’ordre » ensuite. Le vote favorable de notre groupe sur le collectif budgétaire en juillet en donna l’illusion. Ce que nous en avions dit pour expliquer ce vote et mettre en garde ne fut pas pris au sérieux. Les chefs socialistes pensent que tout est une comédie dont ils tirent les ficelles en tenant les caisses par où ils pensent tenir les moyens de convaincre. Erreur qui n’a pas fini de nous ouvrir des brèches. Puis ce fut un échec complet quand les agents d’influence socialistes activèrent leurs réseaux syndicaux les plus coopératifs pour tenter de disloquer l’appel à la manifestation du 30 septembre contre le traité européen. Mais là encore les fils de la dépendance ont été repérés et nous gagnions du temps pour la suite.

Le but des chefs socialiste était que l’échec de la manifestation du 30 septembre permette de faire passer le vote du traité comme un événement sans importance, une formalité. Exactement comme ils y étaient parvenus pendant la campagne présidentielle en substituant le débat sur la viande hallal à celui sur le « mécanisme européen de stabilité ». Rééditer l’enterrement du sujet : c’était la ligne prescrite d’en haut. Là était alors le bras de fer ! Les fanfarons des sommets socialistes avaient déjà annoncé « à peine cinq dissidents » dans leurs rangs pour le vote. Plusieurs plumes complaisantes ou facilement intoxiquées avaient relayé « l’information ». Il s’agissait de briser le moral de ceux qui comptaient résister. Ce fut tout le contraire. Notre démonstration de force dans la rue a donné un autre contexte au vote à l’Assemblée. Il a renforcé le camp du refus ! Le vote à l’Assemblée permit de montrer les limites du contrôle de l’appareil politique socialiste. J’ai observé attentivement ce qui se passait et comment le dispositif se mettait en place contre nous pour bien en comprendre les rouages et les personnages clés. J’étais alors certain qu’ils n’anticiperaient pas la suite. Non seulement à cause de leur arrogance mais parce que progressivement ils perdent le contrôle de ce qu’ils font. Je ne suis plus sûr que quelqu’un contrôle vraiment ce qui se passe à l’heure qu’il est. Par conséquent nous avons l’opportunité de mettre davantage de coups au but. Et un Bruno Le Roux à la manœuvre au parlement n’est pas précisément ce que je peux considérer comme un problème angoissant. Tout le monde comprend je suppose ? Ce qui se joue en ce moment est décisif.

Notre groupe à l’Assemblée s’est abstenu sur la partie recette du budget. Puis il a voté contre la loi de programmation budgétaire. Et contre la loi de financement de la Sécurité sociale. Sans aucune réaction du côté des grands chefs socialistes. C’est un bon signal du fait qu’ils ne sont plus dans le rythme. La seule réaction observée est qu’ils ont durci le régime des mauvais traitements contre les initiatives de nos parlementaires. Excellente leçon de choses. Car ceux-ci ont durci en retour leur détermination à se faire respecter. L’épisode sur la prétendue tarification sociale de l’énergie va marquer le paysage.  Car à présent arrive le vote général sur le budget dans son ensemble.

Le grand jeu recommence. Avec en toile de fond les prochaines municipales, les chefs socialistes font la tournée des oreilles qui peuvent entendre. Douce musique. A condition d’être bien sages, il y aurait des récompenses en 2014. Selon moi c’est peine perdue. D’abord parce que en 2014 il n’est pas sûr du tout que les socialistes soient une fréquentation si populaire que ça. Souvenons-nous du sort qui fut fait aux listes unitaires en 2001, sous le gouvernement Jospin, alors même que tous les comptes publics étaient au vert. La conquête de Paris et Lyon fonctionna comme un écran masquant la débâcle dans des dizaines de communes populaires de toutes tailles. Ensuite parce que tout le monde sait que les socialistes ne tiennent aucune parole ni aucun accord, comme l’exemple leur en vient de haut. Ils ne connaissent que les rapports de force. Bien fou donc qui se fie à leurs caresses et promesses un an et demi avant l’heure. Le plus sage est de refuser la petite musique municipale et de s’en tenir à ce budget pour ce qu’il est : la plus grande restriction de finance publique depuis le milieu du siècle dernier.

Avec ce budget, un cercle vicieux infernal va être amorcé qui va enchaîner récession, endettement croissant et chômage aggravé. Selon moi on ne peut absolument pas laisser passer sans réagir avec une extrême fermeté. Il faut voter contre, résolument. Il s’agit de cette façon de poser un acte politique qui ait un sens clair et compréhensible par tous. Car ce budget va déclencher des luttes et des protestations sociales en chaînes dans tous les secteurs de la société. Nous nous préparons à être solidaire des luttes et non pas du budget qui les aura déclenchées. Pas question d’être pris en otage d’un vote qui liera tous ceux qui ne s’y seront pas opposés. On peut compter sur les chefs socialistes pour le rappeler à chaque occasion. Il n’y a qu’à voir comment est utilisé le vote positif de nos groupes sur le collectif budgétaire pour avoir une idée de ce qui attend ceux qui feront l’erreur de voter en pensant à autre chose. Voter contre le budget a un sens politique clair : un autre budget est possible. Et c’est exactement ce que nous voulons dire et signifier. Voilà pourquoi notre camarade Jacques Généreux et la commission économique du Parti de Gauche ont décidé de présenter un autre budget. Nous sommes capables de gouverner autrement le pays à gauche. Nous ne sommes pas l’aiguillon de l’actuel gouvernement. Nous sommes sa relève. Et d’ici la relève, les groupes se prononcent texte par texte, amendement par amendement pour améliorer tout ce qui peut l’être, comme c’est le rôle de tout parlementaire. C’est simple. 

Oncle Sam et Oncle Ben

Il faut le subir avec patience. Le récit de l’élection présidentielle nord-américaine déroule ses épisodes. Bien des médias suivent de près, comme le chien suit son maître. Le ton est le plus souvent enamouré, juste légèrement tinté d’interrogations bien dosées pour que la trace de la laisse mentale ne se voie pas trop. « I>Télé » se vante même d’être « la chaîne de l’élection américaine ». Rien de moins. Les autres ne le disent pas mais en font tout autant.

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Que voit-on ? La compétition entre un réactionnaire mormon aveuglé de nationalisme le plus obscurantiste et un démocrate à la ramasse qui n’a tenu parole sur presque aucune de ses promesses et rend le monde dans un état pire qu’il l’a trouvé en arrivant. Leur commune intention de maintenir le reste du monde à leur botte, le bilan épouvantable de leurs aventures militaires, l’incroyable dictature de leur monnaie qui déstabilise le monde entier, leurs prisons secrètes, les tortures qu’ils utilisent, l’affreux camp de torture de Guantanamo, leur 19 agences « d’intelligence », leur droit d’entrer dans les comptes en banques de chaque européen, leur droit de contrôle des embarquements à bord des avions qui survolent leur territoires et tous ces indices de la décadence paranoïaque de ce pays, ne seront pas évoqués. Un spectacle beaucoup plus simple a été sélectionné pour nous. Nous ne serons pas désorientés. On nous donnera nos points de repères habituels. Nous disposons donc du frisson convenu, chacun selon son camp. Un Disneyland pur et sans tache. Le grand classique qui nous permet d’être gratifié partout d’un Hollande ou d’un Sarkozy pour tout potage, et pour que rien ne change. Pour nous, à gauche, le « moins pire » est évidemment Obama et l’affreux réac est Mitt Romney. Facile à comprendre. Cinq autres candidats s’agitent en arrière-plan, soigneusement tenu à distance des lumières par la masse de fric qui gorge les deux premiers et la dictature du format médiatique qui ne saurait aller, même dans la « première démocratie du monde » au-delà de deux candidats. Deux candidat c’est le maximum de ce qui peut entrer dans le cerveau de la ménagère de moins de cinquante ans telle que se la figure les marchands de temps de cerveau disponible. Au moins ne font-ils pas semblant comme en France d’avoir des conseils supérieurs machin chose et autre « haute autorité » prétexte à bonne conscience et occasion de belles prébendes. Je crois que je préfère leur grossièreté à la sophistication de l’art de prendre les gens pour des imbéciles qui caractérise notre système.  

Pour le démontrer je fais un petit retour en arrière. Il s’agit des passages médias des candidats à l’élection présidentielle en France. La statistique officielle vient juste d’être donnée et un des commentateurs de ce blog nous l’a signalée très récemment. « En 2012, quatre candidats dépassent les 100 passages : Nicolas Sarkozy (290), François Hollande (246), Marine Le Pen (166) et François Bayrou (128). Ils comptabilisent 830 interventions contre seulement 108 pour les deux « petits », Philippe Poutou (49) et Jacques Cheminade (45). Entre les deux, un groupe intermédiaire où l’on retrouve Nathalie Arthaud (64), Nicolas Dupont-Aignan (68), Eva Joly (87) et Jean-Luc Mélenchon (95) qui se répartissent un total de 695 passages. » Ces chiffres montrent l’ampleur de la spoliation dont nous avons fait l’objet au profit d’un quatuor prévu de longue main et installé dans le paysage quoiqu’il soit advenu ensuite, c’est-à-dire même si la campagne électorale, les meetings et même les sondages disaient autre chose. Ces chiffres confirment bien la thèse sur l’origine préfabriquée de l’information politique. Et ceci jusqu’au détail. Ainsi de l’opération « dédiabolisation » de Marine le Pen, véritable promotion de la candidate d’extrême-droite. C’était avant qu’elle mette en cause les kippas et quand elle se contentait de montrer du doigt les musulmans. N’était-elle pas délicieuse ? Certains médias écrits n’avaient-ils pas même relevé son « érotisme » ? En tous cas les chiffres parlent. Elle a obtenu presque le double de mes passages à la télé. Mais surtout elle a eu droit à 166 passages quand son père en obtenait 94 à l’élection présidentielle précédente, en 2007… Pourquoi ? Pourquoi cette soudaine faveur ? Devinez.

J’en reviens à l’élection nord-américaine. J’ai trouvé un bon résumé de ce que je voudrais dire des débats entre l’oncle Sam et l’oncle Ben. Je l’ai lu dans  le supplément « New York Times (international weekly) » du Figaro, le 26 octobre dernier, sous la plume de monsieur Scott Shane.
« Imaginez un candidat à la présidentielle américaine abordant sans tabou le problèmes et insistant sur le retard des Etats-Unis par rapport à des puissances économiques comparables. Ce candidat hypothétique pourrait ainsi s’engager à inverser la situation calamiteuse de la pauvreté infantile en s’indignant que parmi les 35 pays les plus avancés l’Amérique occupe la 34ème place juste devant la Roumanie. Il pourrait s’attaquer à la politique éducative en observant que son pays ne se classe que 28ème pour le taux de scolarisation des enfants de quatre ans. Il pourrait encore évoquer la mortalité pour laquelle les Etats-Unis font pire que 48 autres pays et territoires ou signaler qu’en terme de mobilité sociale contrairement à une croyance fortement répandue, les Américains se trouvent à la remorque de la majorité des Européens, des Australiens et des Canadiens. Un tel candidat pourrait essayer d’enflammer son auditoire avec une figure de rhétorique bien connue en campagne : « America is indeed number one » (« l’Amérique est toujours la première ») serait-il en mesure de clamer : elle excelle à emprisonner ses citoyens forte d’un taux d’incarcération bien supérieur à celui de la Russie, de Cuba, de l’Iran ou de la Chine ; elle brille loin devant le Mexique, deuxième pays au monde touché par l’obésité ; et consomme deux fois plus d’énergie que l’Allemagne. Ce type de candidat est quasiment inimaginable au regard de la culture politique des Etats-Unis. Les américains exigent constamment d’être assurés que leur pays, leur réussite et leurs valeurs sont extraordinaires. Les candidats et les présidents obtempèrent généralement, MM Obama et Romney en tête. »
Quand vous verrez reprendre le spectacle des marionnettes nord-américaines pensez-y !


264 commentaires à “Un novembre Moch”

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  1. 101
    shakti dit:

    @tresorteo, 17h 20 et adrien
    Complètement d'accord avec vous.
    Bien sur qu'il faut une télé de gauche! Il y a bien des télés, des radios, des journaux de droite, pourquoi nous en priverions-nous ? Quand au Etat-Unis, il y a eu un très bon reportage sur Envoyer Spécial, concernant les étudiants surendetté (certain à vie). Les banques prêtent au étudiants de forte somme d'argent sans se préoccuper de savoir si ceux-ci sont solvables. Et voila, l'école une marchandise comme une autre. ça pourrait être bien la cause d'une prochaine crise.

  2. 102
    libreux dit:

    @54tresorteo et @alain11
    Vous êtes amusants, à vous lire on a l’impression que JL ne veut pas de télé de gauche. Vous avez une idée de ce que coûte votre histoire ? Quand on voit comment JL s’est démené durant cette campagne pour arriver à se faire entendre et tout ce qu’il a subit, franchement comment pouvez-vous penser que cela relève du claquement de doigts ? Pensez-vous sérieusement que l’on se soit privé par négligence d’une chaine de télévision ? La télé de gauche sur le net a le mérite d’exister. Si vous pensez en être capables retroussez vous les manches et apportez votre contribution. Je vous rappelle que l’ensemble des partis qui constituent le Front de gauche ne dispose pas des mêmes budgets que l’UMP ou le PS. Le journal "Le monde diplomatique" où l’on trouve de vrais articles écrits par d’honorables journalistes est actuellement en difficulté financière, il fait appel aux dons des lecteurs. C’est vous dire qu’aujourd’hui les gens qui s’inscrivent dans la probité ont beaucoup de difficultés à survivre.

  3. 103
    jnsp dit:

    Quelques chiffres officiels.
    Pour ce qui concerne les revenus déclarés le PC au niveau central est le 3eme parti.
    Le Parti communiste a reçu 3,7 millions d’euros de subventions publiques directe en 2012.
    Le PC a pu bénéficier de 19 millions d’euros de cotisations des élus et adhérents, ainsi que de 4,9 millions d’euros de dons de personnes physiques soit 23 millions d'euros remboursée à 50% par l'état (15,2 millions de déductions fiscales aux donnateurs), soit en tout 16 millions de subventions directes ou indirecte.
    Le budget du PC est de plus de 30 millions d'euros en 2012, ce n'est pas un parti pauvre.
    Je n'ai pas de chiffres pour le parti de gauche.
    Il y aurait donc une possibilité de démarrer un média sérieux au même niveau que les autres média de droite.
    L'argument du coût ne tient pas, les problèmes sont ailleurs et pour ce qui est de renvoyer l'auteur d'une proposition à ses propres forces, cette remarque est absolument nulle (cf libreux 12h50), les membres du parti de gauche et les sympathisant ne reçoivent aucune subvention par exemple. Le problème serait surtout celui du contenu qui pour fonctionner devrait s'éloigner de la propagande univoque pour aller vers une réelle diversité des points de vue qui accepterait la discussion sans renvoyer les trublions à leurs propres forces.

  4. 104
    Roland011 dit:

    102 - libreux à 12h50
    Tout a fait d’accord avec cela.
    1er point il faut trouver des financement a long terme et d’un niveau pertinent, c'est-à-dire très important.
    2em point des lecteurs (pour un journal) et des auditeurs (pour une radio ou une télé) la aussi d’un niveau conséquent (important) et dans la durée. C’est, pour le moins, plus qu’un pari risqué vue le constat qui peut être fait sur ce qui existe déjà : l’huma, le mode Diplo, Politis, Fakir, le grand soir (sur le net) etc.. faisons vivre (selon moyen de chacun) l’existant et faisons de la pub pour ceux-là. Faut pas rêver (pas trop) Qui va « se brancher » avec un journal d’opinion ? Et de gauche en plus ! Les groupies de droite, ou de centre droit, allons allons du calme. De l’utopie, mais réaliste. Cordialement

  5. 105
    naif dit:

    @Jean-Luc Mélenchon écrit:
    "Le récit de l’élection présidentielle nord-américaine déroule ses épisodes. Bien des médias suivent de près, comme le chien suit son maître. Le ton est le plus souvent enamouré, juste légèrement tinté d’interrogations bien dosées pour que la trace de la laisse mentale ne se voie pas trop."
    Lorsqu'ils commentent la vie en Chine ou en Russie ils sont beaucoup plus incisifs. Ils ont du mal à trouver des dissidents aux USA. Sur 300 millions d'habitants pas un "pékin" pour dénoncer un bidule. Rien, nada... Une semaine de préparation pour tous les grands défenseurs de nos libertés (Cohen, Pujadas...) pour nous raconter les résultats qui seront nickels, serrés, palpitants et sans tricheries, d'une parfaite organisation malgré Sandy. Comme d'hab nous n'aurons pas le taux de participation à ces élections, ça ferait tâche. Des Américains "rebonds" comme ils disent. Ils s'ébaudissent devant la dissidence d'Ola Abbas (la présentatrice de télé syrienne) qui n'en pouvait plus de mentir, la pôvre. Elle ne pouvait rien contrôler, elle recevait les infos par les agences financées par le Quatar ou Aljazeera Tv. En France les présentateurs ne contrôlent et ne vérifient rien, reçoivent leurs infos par les agences (AFP, REUTER, CAPA...), mentent souvent par omission, par habitude, par idéologie, ne parlent pas le Syrien et ils sont toujours là! Quand la communication est parfaitement alignée sur les enjeux politiques, économiques et géostratégiques qui en découlent on comprend mieux les postures, la prose et les images portées par les journalistes "Groniqueurs".

    "Je crois que je préfère leur grossièreté (des USA) à la sophistication de l’art de prendre les gens pour des imbéciles qui caractérise notre système." Jean-Luc Mélenchon
    Moi aussi !

  6. 106
    costerousse 34 dit:

    Bonjour Jean-Luc, j'aimerai bien lire (ou entendre) la voix du front de gauche sur les aspects "du mariage pour tous" et précisément sur les prises de postion de toutes les églises. Des amis nous accusent de ne pas réagir sur les propos dignes du 19è siècle sur le sujet. Merci.

  7. 107
    Invisible dit:

    J'aimerais savoir la position du Front de Gauche par rapport aux établissements d'excellence (éducation nationale) créés sous le règne de Sarkozy. Pour l'instant, le gouvernement poursuit l'action. Sur France Inter, à 13h21, Naïma Charaï, présidente de l’Agence pour la Cohésion Sociale et l’Egalité, nous l'a confirmé. J'imagine que ça doit être difficile d'y mettre un terme brutalement mais cette dame n'a pas eu de formule pour nous faire entendre une autre conception de l'éducation pour tous.
    Que feriez-vous, Jean-Luc, sur ce sujet ?

  8. 108
    j.lou dit:

    Sur Monsieur le premier flic de France.
    Il ne vous aura pas échappé que Mr Valls d'origine espagnole ne pensait pas du tout à Mr Moch mais plutôt à Mr Clémenceau dont il se croit le fils spirituel.

  9. 109
    Ouilya dit:

    Concernant le mariage pour tous. C'est comme le droit à l'avortement, ce n'est qu'un droit et pas une obligation. Où est le problème ? Si je ne me trompe pas, la France est un pays laïque et la laïcité c'est la séparation de l'église et de l'état. Que l'église condamne cette loi, on s'en tamponne le coquillard, elle ferait mieux de s'indigner contre la pédophilie de ses prêtres qui en l’occurrence est un grave délit, voire un crime puni par la Justice !
    A part ça, des idées à échanger, des propositions d'actions ?

  10. 110
    jean ai marre dit:

    @ J L Mélenchon :
    "Il y règne donc dorénavant un syndrome Jules Moch, Avec l’affaire Notre-Dame-des-Landes et avec l’extradition d’Aurore Martin."

    J'ai dit (@ 69) ce que je pense de l'extradition de cette militante d'ETA. Sur ce blog, Sonia Bastille, avec la rigueur de magistrate nous explique que le mouvement est "normal". Ce que Sarko et Guéant n'ont pas réussi, Valls l'a fait. Le syndrome de la la mocheté. En 1946, le député socialiste Jules Moch, a envoyé 60 000 CRS contre les mineurs grévistes, 6 morts parmi les travailleurs !
    J'ai bien peur que la castagne, comme l'a dénommé Jean-Luc nous la re-découvrions en 2013.

  11. 111
    FORT dit:

    @105 costerousse 34
    Pour ma part je pense qu'il faut considérer que la question du "mariage pour tous" fait partie d'une tentative de diversion du PS pour eluder le débat populaire sur le TSCG et ses conséquences budgetaires pour les classes populaires. Pour moi cete loi doit ètre votée mais le moment choisi pour la faire voter est un véritable rideau de fumée pour masquer les trahisons du parti socialiste. C'est un aspect à ne pas négliger. D'autes pourront le faire beaucoup mieux que moi.

  12. 112
    naif dit:

    La polémique concernant le mariage pour tous, aura au moins le mérite de clarifier les appartenances gauche/droite. Si l'économie n'y parvient pas toujours, l'homosexualité, la peine de mort, la religion, l'immigration... font mouche à chaque fois. On tombe les masques: les faux-nez de droite comme de gauche explosent en plein vol, les fausses répulsions s'attirent, les cris d'orfraie se tordent à se nouer comme dans un tableau de Soutine pour ne faire qu'une seule et même grimace, les voiles se dévoilent, les "hanoukkia" s'allument, les hosties collent aux palais. Bref, la réaction est en marche. FN/UMP/Religions même combat et il en est ainsi depuis la nuit des temps. On va quand même rire quand certains vont découvrir qu'ils n'avaient rien à faire à droite comme à gauche, quand d'autres vont se retrouver avec leur épouvantail. Halloween le retour ! Vous avez aimez celui des enfants vous allez détester celui des parents.

  13. 113
    Edrobal dit:

    Amère désillusion pour tous ceux qui croyaient que voter Hollande au second tour donnerait du poids au FdG. J'ai dit et répété avant le vote que ce n'était pas dans l'esprit de la 5ème République et que, personnellement je ne voyait pas l'intérêt de voter pour quelqu'un qui avouait n'être pas "dangerous" pour la finance.
    Les faits me donnent raison encore plus vite que je le pensais et, par certains côtés, Hollande est pire que Sarkozy. Le "syndrome Jules Moch" est une bonne image de ce qui se passe et va continuer. NDDL, GPDS... bien des initiales à mettre sur les cercueils des illusions déçues ou sur les étendard de la révolte.

  14. 114
    jnsp dit:

    Presque tout le monde sur ce blog était pour un referendum sur le tscg, pourquoi pas sur le mariage pour tous et l'adoption par les couples homosexuels ?

  15. 115
    Roland011 dit:

    @112 Edrobal à 17h12
    "Amère désillusion pour tous ceux.. et gna etc."

    M’enfin ! Stop et re-Stop a ce machin. Personne ici, je pense, n’avais d’illusion (même au singulier) il fallait dégager l’autre, point. Basta c’est fait.
    Revoir l’argumentaire de 45 Gerard Blanchet à 13h49 qui après beaucoup d’autres redit cela. Cela montre l’arnaque Hallande et peut peut être, Ouvrir les yeux et plus d’une partie citoyenne de la population (effet Dracula). Pi après, Yapluska gagner du monde a gauche FdG et la, ben, c’est pas gagné

  16. 116
    pionpion59 dit:

    L'expression d'"astre mort" a été utilisée par l'historien Romain Ducoulombier dans son livre Camarades ! (Perrin, 2010) consacré au congrès de Tours en 1920 et aux origines du PCF. C'est même la première ligne. Et c'est un retournement intéressant. Un débat devait avoir lieu entre lui et M. Mélenchon lors du Salon d'histoire de Blois le 19 octobre sur "fascisme et communisme" mais il n'a eu lieu qu'en présence de Pierre Laurent, M. Mélenchon étant alors en Amérique Latine.

  17. 117
    Odile dit:

    En avant, calme et droit. C'est possible encore, pour le moment. Ce gouvernement a tendance à nous exaspérer. Ne tombons pas dans ce piège à 2 balles. Nous sommes là, compétents et motivés. Ils perdent les pédales, c'est leur problème. Le FdG n'a aucune responsabilité dans ce foutoir. Le président de la république peut toujours nommé un autre 1er ministre afin d'appliquer un programme qui soit véritablement équitable en matière de justice sociale et écologique. Je ne vois que nous comme alternative au sein de la Gauche Française. Cela est un fait. Pas forcément réjouissant puisque les forces réactionnaires sont, elles, multiples. L'arrogance des chefs du PS semble bien établie. Ils ne se remettent jamais en question ces gens-là ! La route continue, la Vie aussi. Fraternellement.

  18. 118
    Diogene dit:

    En plein naufrage de la nation, l'orchestre joue pour ne pas créer de panique, et permettre aux nantis d'accéder aux canots de survie car bien sur, il n'y en a pas pour tout le monde. Bref, un capitaine de pédalo aux commandes, et pour notre malheur, aux ordres de ses armateurs. Un capitaine qui jette a l'eau une passagère coupable de rien. Décidément, les Girondins ont repris le pouvoir, et il n'a jamais été au service du plus grand nombre, mais très hypocritement le masque voltairien se porte bien rue Solferino !

  19. 119
    thery dit:

    Bonjour a tous bien heureux de lire de nouveau Jean Luc et vous camarades a plus.

  20. 120
    Fab dit:

    Bonjour,
    Ce serait bien de mettre un lien concernant les passages des candidats pour que l'on puisse répercuter cette information précieuse. Merci

  21. 121
    zousch dit:

    Le changement, dites moi Mr Mélenchon, c'est quand ? S'il faut attendre l'avènement du FdG, je suis partant. Mais attention, une seule ligne, droite et pas à droite ni de droite. Exit Ayrault, Hollande, Sapin, Aubry et Desir et ceux que j'oublie.

  22. 122
    olivier dit:

    Oui je suis d'accord avec ce que tu dis à propos des Notre Dame de Nantes et de Aurore Martin, je sais que pédagogiquement il faut rappeler les différences de fonds qui nous séparent du PS, mais deux remarques, ne saurait il pas plus avantageux politiquement de dénoncer le PS et surtout Hollande comme l'agent vendus aux intérêts américains en démontrant que l'ensemble des élites politique, hormis les élus du FdG ont trahi et trahissent les Français aux intérêts américains à travers les traités européens et notamment à travers l'euro, d'une part, et d'autre part, que l'expulsion de Aurore Martin n'est que la conséquence de l'espace Schengen et de la construction européenne qui a dépossédé la France de son indépendance en matière de politique intérieure ? Faire de Hollande un simple valet au service des américains et des grands groupes financiers qui pillent notre nation, ainsi on n'aurait plus besoin de se démarquer d'une autre gauche puisque ce serait plus la gauche au pouvoir, CQFD

  23. 123
    Jean Jolly dit:

    Les USA, cette "démocratie" qui loue la baie de Guantánamo de 121 km2, pour la modique somme annuelle de 4000 dollars (non encaissée par le gouvernement cubain), pour y torturer des êtres humains. Il y a tout de même des restants de l'opération "Paperclip" mitigés d'un non respect de la personne humaine dans cette volonté de maintenir cette horreur.

  24. 124
    Paul Volfoni dit:

    Ce soir, 4 nov, j’ai écouté sur BFM notre adversaire qu’est le FN. Il faudrait absolument, dès maintenant, se détacher du PS, arrêter de le soutenir même à demi-mot car sinon je pense que la France qui souffre assimilera malheureusement le Front de Gauche à un allié indirect du PS ou de l’establishment. J’ai peur que les gens qui souffrent se tournent vers eux plutôt que vers nous. Pour clarifier notre différence, il faudrait absolument éviter que des candidats en 2014 appartenant au FdG soient associés à des listes PS. On doit pouvoir affirmer qu’on est vraiment différent et qu’on apporte des solutions concrètes. La lutte contre le chômage et la misère qui est la suite logique des politiques austéritaires décidées en haut lieu doivent être la priorité, le combat à mener en premier. C’est sur ou avec une sécurité matérielle que pourront se développer les idées progressistes pour les minorités et c’est quand on a le temps et les moyens qu’on a le temps de penser, de s’informer pour comprendre ou de se former pour évoluer. Avec l’insécurité matérielle, la peur du lendemain, la solidarité régresse et les idées simplistes ou nauséabondes progressent faute d’alternatives. Le parti, dans le FdG, qui a le plus à perdre pour sa survie économique est le PC qui a encore beaucoup d’élus locaux. La clé de tout est : comment assurer financièrement la pérennité des composantes du FdG si le nombre d’élus chute. Aujourd’hui je ne vois pas de solution mais je constate que les idées négatives croissent pendant que les bourdes du PS augmentent.

  25. 125
    ric hunter dit:

    Entièrement d'accord avec @Paul volfoni (123). Après le passage de la Le Pen sur BFM, il est impératif que nous nous démarquions du PS dès maintenant car les médias ne se gêneront pas de montrer des incohérences d'attitudes envers le PS, ce qui fera le jeu du FN.

  26. 126
    libre62 dit:

    Pour notre part, l'automne ne nous a pas privés du plaisir de la randonnée itinérante, devenue "militante" depuis que nous connaissons le Front de Gauche! De bonnes discussions avec les gens rencontrés sur le chemin en Haute Normandie, et même le 'Qu'ils s'en aillent tous!" de notre ami laissé en cadeau à un hôtelier sur le passage qui nous a confié "avoir voté Mélenchon"... On lâche rien!

  27. 127
    Odile dit:

    Depuis quand notre action s'inscrit-elle en fonction des postures du F.N. ?

  28. 128
    Pierre de Marseille dit:

    @Paul Volfoni à 21h03,
    Bonsoir,
    Je pense qu'en 2014 les propositions du Front de Gauche se démarqueront tellement du programme PS que la question de l'assimilation de nos idées à leur cause ne se posera plus. Notre programme de Gauche sera nettement lisible face aux menées sociales libérales de l'actuel gouvernement et les électeurs seront informés par nos militants et nos campagnes.
    Vive la 6ème République, Vive la sociale

  29. 129
    Magda Corelli dit:

    @Sébastien 14 et Annie 57
    Allons, allons il faut retrouver le moral, il n'y a rien de mieux que l'indignation perpétuelle et la lutte pour se sentir vivant !
    En vrac. Bruno Le Roux il faut comprendre qu'il est bas de plafond ? Expression utilisée par l'historien Henri Guillemin (mon nouvel amoureux) pour juger l'intelligence de Napoléon.
    J'ai été ravie par la réaction de Jean Luc Mélenchon à la tribune des 89 patrons. Pas seulement des bons à rien mais des individus indécents. J'entends dire souvent que ces patrons font travailler des millions de salariés. Je réponds que ce sont les salariés qui travaillent pour eux, pour leurs actionnaires. S'ils sont désolés de leur verser moins de dividendes, qu'ils mettent à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale de leurs Sociétés la baisse de leurs salaires dont les montants dépassent l'entendement. Oser nous ponctionner encore mais ils nous cherchent ou quoi ?

    @93 Glières
    Oui, oui Notre Dame des Landes c'est une histoire de gros sous et la lettre de Patrick Warin n'empêchera rien. La lutte toujours, je ne vois que ça. Courage à ceux qui sont sur place.
    Au sujet des USA, félicitations pour la revue A gauche et les articles qui nous éclairent sur ce pays. Belle présentation, très lisible. Je la fais circuler. Amitiés à tous.

  30. 130
    fernand dit:

    Effectivement, comment ne pas voir un lien entre des votes défavorables au gouvernement dans les assemblées d'une part et Notre Dame des Landes / Aurore Martin d'autre part.
    Le gouvernement, poussé dans ses derniers retranchements, a choisi l'ordre républicain, le durcissement, ça marche toujours. Devons-nous lui offrir cette planche de salut ?
    J'ai bien peur que la côte de popularité de J. Moch n'ait été au plus haut en 1948.
    Please Jean-Luc Mélenchon ne leur fait pas ce cadeau, ils ne le méritent pas.

  31. 131
    carlo dit:

    @ Odile
    Depuis quand notre action s'inscrit-elle en fonction des postures du F.N. ?

    L'action du FdG n'a pas à "s'inscrire en fonction des postures du FN", mais son discours ne peut pas méconnaître une réalité, à savoir qu'une partie de l'électorat populaire -dont la (re)conquête est indispensable pour accéder au pouvoir- vote aujourd'hui pour le FN. Ce vote a certes une composante xénophobe mais il exprime aussi un profond rejet de la dérive européiste cautionnée par l'UMP et le PS. C'est sur ce point que le FdG aurait intérêt à se repositionner rapidement au lieu de donner le sentiment de partager les illusions de la gauche boboïsée déjà représentée par Les Verts et le PS.

  32. 132
    Lilly54 dit:

    Bonjour Amis,
    Cette nuit Valls a encore fait procéder à l'expulsion de sans abris et des membres de l'Association qui les soutiennent. Il y avait une dizaine d'enfants. La nausée au bord des lèvres, ya basta ! Et je pense que sous peu nous serons gouvernés par les patrons et les curés sous le contrôle de l'Allemagne. Car les ravis d'Hollande auraient-ils pu imaginer qu'ils avaient élu Louis Gallois comme Président de la République ? Le réveil va leur sembler rude. Nous, nous sommes déjà tellement éveillés que nous aurions bien envie de nous rendormir afin de penser qu'il ne s'agit que d'un cauchemar. Quant à NDD, s'il m'est permis d'en dire un mot, de bien curieuses informations nous parviennent du net sur le préfet de cette région qui travaillait chez Vinci et qui administre à présent les autoroutes. Conflit d'intérêt ?

    [Edit webmestre : Ce n'est déjà pas très fin de colporter des rumeurs en les rebaptisant "informations", mais encore faudrait-il le faire correctement. Ce n'est pas le préfet qui est un ancien de Vinci, c'est l'ancien préfet qui travaille désormais dans une filiale de Vinci (ASF). Ce n'est pas tout à fait la même chose.]

  33. 133
    Etienne Servant dit:

    Cher camarade citoyen Mélenchon.
    J'ai beaucoup d'admiration pour toi, il ne t'a pas échappé, toi qui est au parlement Européen que l’initiative citoyenne européenne, instaurée par le traité de Lisbonne, ouvre la voie à une forme plus directe de participation politique à l’échelle européenne. Cet instrument de démocratie participative permet en effet, selon des modalités récemment adoptées, à un million de citoyens provenant d’au moins un quart des États-membres, de demander à la Commission européenne de proposer un texte législatif.
    Une constitution étant par définition un texte législatif, pourquoi le Front de Gauche ne se lancerait pas dans l'écriture d'une constitution pour l'Europe avec les militants des autres pays et de la soumettre une fois rédigée au parlement ?. Avec les réseaux sociaux il maintenant possible de lancer des grands projets à l'image de ce que sont en train de réaliser actuellement les Islandais, et dont à mon avis tu ne parles pas assez. Je voudrait connaître votre point de vue sur cette idée au Front de gauche, elle est peu folle je l'avoue, mais qui ne tente rien n'a rien, et avec les réseaux sociaux et internet tout est possible, y compris de faire avancer les idées.

    Amitiés fraternelles

  34. 134
    LucieK dit:

    Des nouvelles de l'astre mort dans l'indispensable Canard Enchaîné.
    Dans la page 2 de cette semaine, on y apprend que seulement 85 000 votants ont participé à la désignation du nouveau premier secrétaire, soit la moitié des militants (170 000 adhérents selon les chiffres officiels). A titre de comparaison, au dernier congrès de Reims pour départager M. Aubry et S. Royal, il y avait 130 000 votants.
    Parmi cette proportion faramineuse de militants motivés au point d'aller voter, on dénombrerait "au moins" 60 000 élus ou collaborateurs d'élus. Donc ne reste que 25 000 votants qui sont de "simples" militants, ie qui ne dépendent pas directement du PS. Le Canard en conclut que ça fait grosso modo 250 par département, "pas plus qu'une grosse amicale de boulistes..."
    On y apprend aussi qu'une élue de Bourgogne a dit à la tribune "sa joie de [s']exprimer au congrès du Parti national-socialiste"... (pour dire au congrès national du parti socialiste, vraisemblablement) Oups...

    @odile
    Non effectivement nous ne nous positionnons pas en fonction de ce que raconte le FN. Cependant, nous devons quand même nous démarquer du PS sous peine de couler avec lui alors même que nous nous opposons à la plupart de ce qu'il propose, affirmer notre opposition à l'Europe telle qu'elle est construite, et à l'Euro tel qu'il permet un contrôle non démocratique de la communauté que nous formons. Et ce avec l'appui de tout ceux qui sont fâchés mais pas fachos, selon le mot de la campagne des législatives. Et le FdG le fait déjà, le seul problème est que tout le monde, manifestement, s'en fiche.

  35. 135
    ARCADIO Monique dit:

    Je suis d'accord avec pierre Kerzec et personnellement je pense qu'il faut rapidement débattre au Congrès de notre position pour les municipales. Comment pourrions nous faire admettre que nous faisons listes communes alors que sans être une opposition déclarée, nous sommes contre la politique menée actuellement, votons contre le budget, soutenons les luttes contre la casse industrielle, sommes contre le TSCG, avec ses répercussions sur les communes. Bref autant de points sur lesquels la politique menée n'apporte pas les bonnes réponses et dans le même temps nous allier au PS. Sur le terrain bien sûr il y a des militants sincères avec qui on peut travailler mais il n'empêche qu'ils n'ont pas d'influence actuellement sur leur gouvernement. Alors pour ceux qui ne sont pas au fait des problèmes politiques, ils ne feront pas la différence et ne comprendront pas : Comment le FdG peut -il être pour ce pourquoi il est contre ? ou du moins allié, si ce n'est par électoralisme, nous enlevant notre crédibilité.

  36. 136
    Claude DELORME dit:

    A propos du " Mariage pour tous" pour les homosexuel-les. L'Eglise est remontée comme un pendule parce que derrière ces mots elle entend aussi "mariage des prêtres". Bon sang, mais c'est bien sûr, comme on dirait dans le film "le graphique de Boscop". Mais plus grave, ce rassemblement de la détestation contre tous ce qui est "autre" donne le coup d'envoi et constitue un tour de chauffe réactionnaire de ce que sera la campagne sur le droit de vote des étrangers aux municipales si tant est que d'ici là Hollande et Valls n'y renoncent.
    Salut à tous et toutes.

  37. 137
    Philippe 13 dit:

    @Lilou 45
    Il faut des idées nouvelles, des partis nouveaux. C'est la logique de la vie. Evoluer avec son temps. Moi le mot "communiste" me gène et pourquoi donc ?
    Car à force d'avoir une étiquette du passé on ressasse et il y a plus important que de ressasser et de piétiner sur place. Et les communistes méritent mieux que d'être assimilés à des nostalgiques d'un passé archi-révolu.
    Soyons sérieux on ne lutte pas contre la droite ronflante et contre le pouvoir économique en agitant un drapeau du Ché. Personnellement je suis contre les mythes, les images idylliques, les slogans trop faciles, en fait contre le bling bling (et oui !) tapageur. Si du "passé faisons table rase" commençons avec nos propres "croyances".
    Bonne journée

  38. 138
    Paul dit:

    Cher Jean Luc Mélenchon, voici une petit histoire que j'ai entendu hier soir. Très ordinaire il y'a de ça encore quelques mois, on aurait pu penser ne plus en réentendre de semblables aujourd"hui. Et pourtant. Hier soir donc, je suis allé voir un chanteur malien et son groupe jouer de manière très modeste dans la maison d'amies, qui s'étaient organisés pour pouvoir offrir une date dans ma ville aux musiciens venus de si loin et ayant tant besoin de jouer en Europe. Et même si ces gars ne sont pas n'importe qui et jouissent d'une renommée dans tout notre continent mais aussi aux USA et en Afrique évidement, il n'est pas toujours aisé pour eux de jouer dans de bonnes conditions. D'où ce petit concert "de maison" d'hier. Mais au delà de la leçon musicale qu'ils ont donnés (toute la musique moderne vient bien de là : l'Afrique) je me suis laissé entendre dire, à l'entracte, que les gars en arrivant à l'aéroport CDG avait eu quelques mésaventures. Lesquelles ? C'est simple, la douane leur ont demandé ce qu'ils venaient faire en France, eux leur répondent qu'ils viennent jouer. La douane leur rétorquent "eh bien prouvez le : jouez". Il se sont exécutés, comme ça en plein aéroport. Et celui qui n'avait pas ses instruments, que lui à dit de faire la douane ? De danser. Sachant qu'aucun n'est danseur évidement, mais dans le cerveau d'un douanier tout ça est bien semblable apparemment. Et c'est ce qu'il à fait. Voilà, la douane ou peut être était ce la paf, en tout cas il s'agissait des autorités française, s'est bien amusée et nous rappelle une fois de plus de bien mauvais souvenirs. Lorsque j'ai demandé aux musiciens confirmation de cette histoire, il m'ont répondus que "ce n'est pas grave" en gros, ils étaient déjà content d'être passés. Ben tiens. Cette situation ne peut plus durer. Aucune justification sur terre n'existe pour l'humiliation. L'humiliation de voir son pays en crise par la faute de notre gouvernement précédent et l'humiliation d'être considéré comme un jouet, comme un rien, pour rester poli, une fois qu'on va dans ce pays où là seulement il y'a du travail et de l'argent pour vivre. Je vous ai entendus parler du Mali dernièrement et c'était bien. Comme quand vous avez mentionné le Honduras, le Paraguay et les autres. Nous n'oublions personne. Il est tant au Front de Gauche de prendre un position forte vis à vis de l'Afrique. Voie démocratique sinon rien. Il faut rendre hommage à ses grands, Sankara,...

  39. 139
    el jefe dit:

    camarades,citoyens
    En Grece Syriza appelle au renversement du gouvernement! ici

  40. 140
    Courrierlecteur dit:

    "Car à présent arrive le vote général sur le budget dans son ensemble.[...]Le grand jeu recommence."

    Bonjour,
    Outre le "jeu" politique du PS (instrumentalisation des municipales de 2014) évoqué dans le billet, on peut aussi observer, esquisser une étude du plan de communication et des éléments de langages élaborés par le gouvernement, les médias, pour faire passer, dans le vote du budget, la rigueur, les régressions sociales et l'austérité. Le rapport "Gallois", artifice qui place la barre très haute dans les régressions sociales et l'austérité (30 milliards de baisse de "charges") permet d'être critiqué par le gouvernement pour le faire ainsi apparaître, lui donner une image de gouvernement"socialiste", tout en faisant une politique de droite, en faveur du patronat
    Au "Hit parade" des éléments de langages martelés par le gouvernement et la presse viennent en tête, en ce moment, les mots ou expressions: compétitivité, coût du travail, déficit de la sécurité sociale, et aussi, bien sûr: dette. (Ce dernier mot semble être délaissé en ce moment). Pour contrer ces éléments de langage, peut-être serait-il bon de réfléchir aussi à des formules, des mots, des expressions, pour faire passer des "idées clefs". Ainsi au mot compétitivité peut-être pourrait-on le mettre en opposition avec "nivellement par le bas". Au mot coût du travail, la réponse peut être coût du patronat, coût pharaonique des dirigeants des grandes entreprises. Et pour déficit de la sécu, la fermeture des entreprises:coût de l'insécurité sociale.
    Tout ceci n'est qu'une esquisse de formules, sans aucunes prétentions, pour participer, lutter, à un modeste niveau, au "grand jeu" (du serrage de vis). Ce n'est qu'une proposition d'idées, un début de réflexions qui méritent, peut-être, d'être développées, collectivement, pour faire passer au mieux des messages en soutien à notre déjà fort talentueux porte parole.

  41. 141
    Invisible dit:

    Jean-Luc, vous écrivez : "Je crois que je préfère leur grossièreté à la sophistication de l’art de prendre les gens pour des imbéciles qui caractérise notre système."
    Mais aurions-nous fait 11,11% dans leur système ?

  42. 142
    turmel jm dit:

    Arcodio @ 135
    Puisque que certains (e) commencent à en parler je veux bien donner mon avis sur le sujet des Municipales de 2014.
    Le TSCG va impacter fortement les décisions dans la gestion des municipalités PS/ PCF/ VERTS cela est une évidence. En temps voulu, nos instances (PCF) devront se prononcer,mais j'estime que le dernier mot doit revenir aux adhérents de chaque municipalité qui devront prendre leurs responsabilités par vote à bulletin secret. Oui à la poursuite de la liste sortante, ou,Oui à une liste spécifique FdG. Ne sont ils pas les mieux placés pour juger de la gestion, pour connaître le ressenti de la population, et pour s'expliquer auprès d'elle de leur choix éventuel..?
    Il n'est pas possible de prendre une décision " d'en haut" qui puisse s'appliquer pour tous" en bas. " Alors,il y aura certainement des situations compliquées pour des gens qui, comme moi vont se battre afin que dans ma Municipalité nous nous orientons vers une liste FdG. Ce n'est pas gagné d'avance je peux vous l'affirmer(...) Si mon point de vue ne trouvait pas l'écho que je souhaite, respectueux de la démocratie je prendrai acte, mais je serai dans l'incapacité de faire campagne,et par voie de conséquence je me mettrai en retrait. Se serait une décision tout à fait individuelle libre à chacun (e) d'agir selon sa conscience.Mais nous n'en sommes pas là, beaucoup" d'eau va passer sous les ponts "d'ici 2014, et je pense que nous avons des dossiers beaucoup plus urgent à traiter,ainsi que des luttes à mener.

  43. 143
    Jean Louis CHARPAL dit:

    @ 140 Courrierlecteur-11h43
    Excellente idée de remplacer le mot compétitivité par l'expression "nivellement par le bas". C'est tout l'enjeu de la libre circulation des marchandises, de la concurrence soi disant libre et non faussée : mettre en concurrence des travailleurs ayant acqui des droits par des décennies de luttes, avec des travailleurs n'ayant presque aucun droit. But de la manoeuvre: faire baisser toujours plus les revenus du travail dans le monde, quitte à ruiner de nombreuses entreprises et à désindustrialiser. Par ailleurs, il faut rétorquer au "coût du travail" dont on nous rebat les oreilles le "coût du capital spéculatif" ou le "coût du capital spéculatif non imposé" en précisant que l'un coûte infiniment plus que l'autre !

  44. 144
    Alain Doumenjou dit:

    J'approuve entièrement la stratègie adoptée par le FdG tant au parlement que dans les medias ou sur le terrain, depuis l'élection de F Hollande.
    En nous déclarant "ayants-droit" de la victoire plutôt que dans l'opposition, durant les premiers mois du gouvernement PS, mais en ne lâchant rien sur nos positions, notemment par les votes de nos parlementaires et la manifestation réussie du 30 septembre,nous avons évité le procès d'intention, marqué notre terrain et préparé celui de nos actions futures en montrant notre sens des responsabilités.
    A présent, le gouvernement et le PS ayant largement montré (sans la moindre surprise pour aucun d'entre nous) la nature explicite de la politique, délibérément orientée contre les travailleurs et en faveur du capitalisme le plus brutal, qu'il a choisi de mener, il me semble que le moment est venu sans attendre davantage, de mettre fin à ce que j'appellerai "la phase de vigilance préalable", pour passer à la suivante, levant toute ambiguïté quant à notre opposition au pouvoir en place en train de détruire sans état d'âme la démocratie et clairement indentifié et situé dans le camp de la droite la plus soumise et zèlée à la dictature des marchés et des nantis.
    Le candidat Hollande avait promis le changement à ceux qui se berçaient encore d'illusions, son gouvernement fait pire que d'agir dans la continuité de ceux qui l'ont précédé, en assènant au pas de charge des mesures que ses prédécésseurs n'auraient osé prendre qu'à pas feutrés.
    Non ! Nous ne sommes pas, ni ne seront jamais, un "aiguillon" de nature à réorienter un pouvoir qui s'égare, il s'agit d'un pouvoir qui a choisi sa route et son camp et qui ne se laisse aiguillonner que par les forces qui le conduisent toujours plus à droite et contre le peuple républicain qu'il ose encore avoir l'hypocrisie de prétendre incarner.
    Il est l'ennemi résolu de ce "peuple de gauche" qu'il affirme encore reprèsenter et qu'il n'a cessé de trahir et qu'il s'efforce de briser, il est donc à combattre sans ménagement.
    Ceux qui l'ont soutenu de bonne foi rejoindront la gauche combattante et unitaire que nous sommes en train de construire, les autres auront choisi leur camp et seront des adversaires à traiter comme tels.
    Le temps de nous positionner le plus clairement me semble venu car celui du combat avance à grand pas, d'autant plus vite que les désastre inévitables à venir ne tarderont pas à provoquer en face une panique propice à tous...

  45. 145
    Antraigues dit:

    Superbe billet. Je tiens à vous rassurer, Jean-Luc Mélenchon, car vous n’avez pas raté le meilleur de l’automne, du moins en Ile de France, où pendant votre séjour aux amériques les belles journées se sont comptées sur les doigts d’une main.

    @ SoResistance (message n°4).
    Le lien intéressant vers Sud Ouest que vous nous proposez est révélateur et confirme l’analyse de Jean-Luc Mélenchon. Je cite Marie Noël Lienemann : « Il falloir commencer à discuter avec les communistes et les Verts parce qu’on a gagné de peu, rappelle-t-elle. On ne serait pas majoritaires sans leurs voix. Et on ne va pas pouvoir gouverner tantôt en fâchant les uns, tantôt en fâchant les autres, parfois en fâchant tout le monde.» Les communistes et les verts, bien sûr, pas les autres. Madame Lienemann ne participerait- elle pas elle aussi à cette stratégie de division contre le FdG ?

  46. 146
    vert pomme dit:

    Je comprends tres bien qu'on puisse aimer une personne du meme sexe. C'est tout à fait normal et naturel, non ? Les limites ? Ben, c'est prive,non ? Par contre que vous vouliez tous le mariage, moi qui aie fait la bêtise une fois ! P 58 du programme du FdG "Le droit au mariage et à l'adoption sera reconnu aux couples homosexuels. Les femmes lesbiennes auront accès à la procréation médicalement assistée". Si vous avez cru que Hollande tiendrait cette promesse là comme il n'a pas tenu les autres, c'est pas la faute du PG ! Bien sur que les maires et les cures c'est une manip socialistement assistée !

  47. 147
    Nicolas G30 dit:

    C'est quoi ce cinéma autour du rapport Gallois, sous Sarko 1er, on avait eu aussi des rapports, des commissions, pour mieux préparer l'opinion à des réformes, inévitables, bien sûr. Gallois recommande 30 millions d'économie supplémentaires, avec les 30 du budget austéritaire, cela fait 60 comme l'on préconisé les 98 patrons. C'est sûr qu'un pédalo, ça navigue à vue, faut pas en demander plus. C'est bien Moch tout ça, et ça fait beaucoup, Notre dame des landes, gaz de shistes, expulsions, Aurore, Rom, austérité, pacte de régression sociale,... je crois que le vaccin anti-PS sera terrible cet hiver.

  48. 148
    furby dit:

    Un point de vue sur le mariage pour tous. Actuellement le non-débat est caricaturé à l'extrème : " T'es religieux tu es contre/ tu es de gauche, tu es pour". C'est donc un non débat. Pourquoi ne pas entendre ceux et celles qui comme moi bien à gauche athé/es qui se posent bien des questions sur le gommage des généalogies, des identités père/mère qu'une minorité imposerait à la majorité sous couvert d'égalité. Pourquoi ne serait-il pas possible d'organiser un référendum sur cette question ? Le problème n'est pas dans le mariage mais dans la filiation. Devons-nous accepter d'être "Parent A ou Parent B". Personnellement, la négation des différences est une négation des origines. Quelle société peut-on imaginer quand un chat peut aussi bien être un chien où un oiseau. Désolée de heurter certains mais je devais le dire. Ne laissons pas le terreau des vérités être récupéré par les conservatismes de tous poils. F.Furby

    [Edit webmestre : Eh bien vous l'avez dit. Mais n'imaginez pas que le débat va pouvoir se tenir ici. D'abord parce que vos considérations sont hors-sujet par rapport au contenu du billet, ensuite parce que ce n'est pas le lieu.
    Donc, avis aux amateurs, il n'y aura pas ici de débat sur les problèmes de filiation liés au mariage pour tous.]

  49. 149
    Nejbe dit:

    @Pierre34 3 novembre 2012 à 16h07
    "L'action sur le terrain est un ciment très fort, elle permet à chacun de trouver sa place [....] La réalité du terrain [.....] est que de nombreux non-encartés s'engagent fortement pour le changement. On ne pourra pas éluder indéfiniment qu'ils existent, parfois plus nombreux, sur certains territoires que les militants encartés actifs. De nombreuses associations, collectifs de sans partis se sont créés un peu partout et participent activement à l'action politique du Front de Gauche. La revendication générale est de trouver un cadre à une demande qui nous est posée souvent, comment adhérer au Front de Gauche ? La réponse ne peut pas être, comme je l'ai entendu souvent, qu'ils adhèrent à un parti ! La question que je pose, voulons nous vraiment devenir un grand mouvement de masse ?"
    @Gérard Blanchet 3 novembre 2012 à 17h47
    "Cela a toujours existé les "compagnons de route" mais justement dans sa construction le front de gauche doit aller au delà du cartel des organisations, et trouver les formes pour que ces camarades "non encartés" nombreux soient des militant-e-s à part entière."

    Et oui, compagnon de route et militante de la gauche radicale non-encartée depuis près de 40 ans, je commence à douter d'une réelle volonté de cette gauche radicale de devenir un grand mouvement de masse ? Je ne reviendrai pas sur les traditionnels clivages sectaires entre trotskistes de tous poils, communistes et autres toujours très vivaces dans les collectifs, associations, syndicats qui, trop souvent, cassent les revendications et les luttes légitimes, les actions de terrain ! Ces querelles de chapelle bloquent depuis des décennies le vrai débat vers un grand mouvement de masse pour le changement. Pour avoir accompagné, cette année, le Front de Gauche qui a réussi le tour de force de rassembler des milliers de gens de gauche de toutes tendances, encartés et non-encartés, y compris des socialistes et des écologistes bon teint, j’étais remplie d’enthousiasme à l’idée que nous pouvions réussir à faire entendre nos idées ensemble, et sur la durée. Par ailleurs, j’ai aussi accompagné plusieurs mouvements qui revendiquaient des idées et des perspectives très proches de celui-ci – quoique avec des approches très différentes -: les "Indignés" et le "Collectif Roosevelt 2012". Pas assez de mots pour relater mon expérience et conclure! Mais voulons-nous...

  50. 150
    Site de dons dit:

    Toujours un pur plaisir de lire un article de cette qualité. Je pense qu'il faudrait essayer de composer un groupe avec un reel esprit de Gauche et essayer de se defaire de cette pseudo gauche qui gouverne notre pays.

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