02nov 12

Un novembre Moch

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J’écris ces lignes depuis mon séjour de repos, traditionnel à cette époque de l’année : la campagne. Je crois que j’ai raté le meilleur de l’automne. C’est-à-dire le moment où les feuillages virent au feu dans les forêts de feuillus. Ce que j’en vois à présent me semble plus piteux. Mais il pleut, c’est vrai. Le ciel est bas, la lumière pauvre, le ciel sale dégorge sans grâce. C’est le mois du ressac dans la nature. Je n’y ai jamais été à l’aise. C’est un temps de cimetière et programmé comme tel par les êtres humains depuis des millénaires. Prenons la vague comme elle est. Demain il fera beau de toute façon.

Je me mets en retrait de l’actualité et de son commentaire ces temps-ci. Il me faut rattraper les retards liés à mes voyages et préparer les suivants. Mais surtout il me faut écrire tout ce que je dois produire pour être dans le rythme de la vie du Parti de Gauche. C’est dense : il tient son congrès en mars prochain et des assises pour l’éco-socialisme dans un mois. Ce sont deux moments fondateurs pour nous compte tenu du fait, je le rappelle, que notre formation n’a que quatre ans ce mois-ci. Elle n’est pas achevée, loin de là. Et le Parti de Gauche n’est pas une fin en soi. Juste un outil, une étape dans la refondation de la grande force de gauche dont nous avons besoin pour changer le futur.

Le syndrome Jules Moch

Que se passe-t-il ? Je crois que les chefs socialistes se font un drôle d’idée du moment politique. Ils pensent que la société « penche à droite ». Ils s’expliquent de cette façon le succès de Valls qui rend tout le petit monde des importants malade de jalousie. En fait, la société réclame de la décision et de l’action. Ne pas confondre. A moins de considérer que savoir ce que l’on veut et le faire est une attitude de droite ! Ce n’est pas notre façon de voir, en tous cas.

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En attendant c’est surtout à la tête du dispositif gouvernemental que cette approche fait le plus de dégâts. Il y règne donc dorénavant un syndrome Jules Moch, du nom du ministre de l’intérieur socialiste qui, à la Libération, se fit une réputation en réprimant avec cruauté les grèves ouvrières comme garantie de l’appartenance au bon camp de l’ancienne SFIO. Nous y voilà. Avec l’affaire Notre-Dame-des-Landes et avec l’extradition d’Aurore Martin.

En témoigne l’incroyable déploiement de force contre les occupants de la zone réservée au prétendu futur aéroport Notre-Dame-des-Landes. Comment ont-ils pu croire que cela ne serait pas le point de départ d’un nouveau divorce à gauche ? D’abord au gouvernement. Le parti des Verts-Europe-Ecologie se met en mouvement. Qui peut croire que cela ne va pas ouvrir une contradiction dans le gouvernement d’autant plus crue que le responsable de tout ce gâchis est le premier ministre en personne. Ensuite sur le terrain. Pour des dizaines de milliers d’écologistes de toutes les organisations et associations, cette décision et sa mise en œuvre déclenchent un haut le cœur. L’onde de choc de ce mouvement de menton totalement contre performant va parcourir tout le pays. Déjà l’annonce de la manifestation citoyenne du 17 novembre engage un processus de mobilisation générale dans nos rangs. Je vois bien comment les comités de base du Parti de Gauche se sont déjà mis à l’œuvre, alors même qu’ils étaient sous pression pour répondre à l’appel des syndicats pour la journée d’action du 14 novembre.     

Mais le syndrome Jules Moch est dorénavant profondément engagé. En atteste l’expulsion honteuse d’Aurore Martin. Je sais que bien des lecteurs seront surpris de me voir en défense d’une militante du Parti indépendantiste basque Batasuna. Ceux-là vont apprendre à me connaître autrement que sous le jour des caricatures qui circulent à mon sujet. En toute circonstance je défends le droit pour chacun d’être traité à égalité de droit. Je sais parfaitement que ce Parti est interdit en Espagne. Mais il est légal en France. Et cela me suffit pour défendre le droit à la liberté d’Aurore Martin, citoyenne française. Et ce n’est pas un détail à mes yeux qu’elle soit française. Totalement. Avec la totalité des droits qui s’attachent à ce statut. Les républicains de mon acabit doivent donc mettre leur point d’honneur à défendre cette femme à qui d’aucuns nient ses droits d’une manière qui semble lui nier aussi sa carte d’identité. Pour le reste, toute indépendantiste basque qu’elle soit, je note qu’elle n’a jamais incité personne à la haine ethnique, ni fait aucune des mauvaises blagues sur Durafour ou les pains au chocolat volés. Elle n’a jamais menacé les porteurs de Kippas ni les femmes en foulards dans la rue. Tous ceux qui se sont abaissés à ces activités sont libres en France. Elle est poursuivie en Espagne pour avoir participé à des réunions publiques d’une organisation interdite. Ce qui provoque, en Espagne une inculpation de « faits de participation à une organisation terroriste, et terrorisme » ! L’Espagne fait bien ce qu’elle veut et je note que ce n’est pas toujours brillant. Tout cela à l’abri et sous le prétexte d’un mandat d’arrêt européen. Mais d’où vient qu’un mandat d’arrêt européen permette la déportation d’une citoyenne française qui n’est sous le coup d’aucun acte illégal dans son pays ni d’aucune activité que son pays condamne ? Elle vient d'être interpellée dans les Pyrénées Atlantiques à l’occasion d’un contrôle routier auquel elle n’a nullement cherché à se soustraire. Et la voilà immédiatement extradée en Espagne où elle est aujourd'hui passible d'une peine de 12 ans de prison. Elle sera traduite devant des juridictions d'exception, alors même que nous, Français, récusons les juridictions d’exception et les avons toutes supprimées, sous François Mitterrand ! Le plus choquant de cette affaire c’est de voir la différence de traitement du dossier entre hier et aujourd’hui.

En 2011, Guéant et Sarkozy avaient reculé devant la mobilisation des nombreux soutiens de gauche comme de droite en défense de la militante politique. Eux, Valls et Hollande n'ont pas hésité une seconde à livrer, sous couvert d'un mandat d’arrêt européen, une citoyenne française poursuivie pour des faits parfaitement légaux dans notre pays. C’est un nouveau seuil franchi contre l’identité traditionnelle du mouvement socialiste en France. Les désaccords politiques que nous avons avec Aurore Martin et son parti sont une chose bien connue. Mais ils ne constituent pas une raison pour accepter que le droit de tous soit bafoué à travers celui qui est dénié à Aurore Martin. Ni pour que nous acceptions maintenant la criminalisation des activités militantes, syndicales et associatives que nous combattions sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Autrefois le Parti socialiste était sur ce sujet extrêmement pointilleux. Il a changé de camp. Les dirigeants français viennent de remettre une pièce dans la machine à taper sur les indépendantistes basques espagnols. Alors qu’il s’agit d’une citoyenne française, c’est d’Espagne dont il est question ici. Il faut en mesurer toute la signification. En exécutant sans discuter une extradition de cette sorte les responsables français viennent de faire le jeu de ceux qui n’acceptent pas la trêve proclamée par ETA en Espagne. Ils refusent de donner une chance à sa décision de renoncer à la lutte armée. Ils vont contre le sens du vote récent au pays basque espagnol qui a validé cette démarche. C’est donc davantage qu’une démonstration de force à bon marché qu’ils font.

Des nouvelles de l'astre mort

Ces jours-ci, je me suis mis en retrait. Je ne veux pas que soit brouillé le message de ce qui se passe d’essentiel pour nous. Car pour tout le mois qui vient de s’écouler, l’essentiel de l’activité politique du Front de Gauche s’est joué dans les assemblées parlementaires. C’est peut-être pourquoi nous avons bénéficié de moins d’attention encore que d’habitude. Le gouvernement et ses groupes parlementaires reçoivent tous les feux de la rampe. Il n’empêche c’est là que ça se passe pour nous. Les votes sur les sujets essentiels se font à l’occasion de cette session. Ils vont définir notre profil politique. Pour l’instant nous marchons d’un bon pas, bien groupés sur l’essentiel. Mais il ne faut pas se cacher que le vote sur le budget est une épreuve compliquée. La pression qu’exercent sur nous les chefs socialistes est terrible.

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C’est leur façon de faire. Les dirigeants socialistes manient d’un même geste le fouet le plus outrageant et la pause unitaire. Ainsi de l’indépassable Bruno Le Roux, ci-devant président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Il dénonce mes « invectives » après mon passage à France inter. Mon diagnostic sur l’état du mouvement socialiste et le problème qui nous est posé de ce fait : invective. Il y oppose des considérations pontifiantes sur le nécessaire respect que l’on se devrait à gauche. Ceux qui se sont donnés le ridicule de ne pas inviter le Parti de Gauche à leur congrès par pur sectarisme, donnent des leçons de respect ! Tels sont les dirigeants socialistes d’aujourd’hui.

J’ai osé dire que la social-démocratie est un astre mort. Je persiste et signe. J’ai osé dire qu’il n’y avait plus de projet social-démocrate et montré à quels abimes conduit la politique des Papandréou, Zapatero et Socratès ! Je persiste et signe. Il n’a rien à répondre sur le fond du sujet. S’il y avait de quoi il le ferait en une phrase j’imagine ? Mais non. Juste des formules de convenances et l’agitation des vieux mantras du culte qui serait dû aux vieilles badernes parce qu’elles commandent. Que pouvait-il dire d’autre ? Quelqu’un pense-t-il que Bruno Le Roux a une idée sur quelque chose ? D’où cela lui viendrait-il ? De sa brillante trajectoire bureaucratique depuis Léo Lagrange jusqu’au meurtre du père Bonnemaison ? Ou bien des dons de prévoyance qu’il a manifesté avec son livre annonçant la grande crue de la Seine en 2010 sur le modèle de celle de 1910 ? Tout Bruno Le Roux est dans cette allure mi chair, mi poisson qui est le style du moment, à l’image des deux hommes forts de l’époque, Jean-Marc Ayrault et François Hollande. Bruno Le Roux prend donc son air de vieux fauteuil Louis XV outragé pour m’admonester. Les naïfs habituels n’ont pas eu le temps de me demander d’y « aller moins fort » avant de bénéficier du spectacle de la violence de leurs altesses les chefs socialistes. Ainsi quand nos sénateurs votent contre la prétendue loi de tarification « sociale » de l’énergie. Ils sont aussitôt accusés d’être les agents de l’UMP !

« Vous avez voté avec l’UMP » accusent les chefs socialistes, la lèvre vibrante d’indignation ! Sans oublier les lourdes insinuations sur le rôle mystérieux des privilèges des agents d’EDF dans la décision de nos sénateurs. Mille mercis d’avoir pris les choses sur ce ton, cher Bruno. Le sénateur du Front de Gauche le moins belliqueux vient de comprendre tout à fait qui vous êtes ! Car la réplique n’a pas tardé. Aucun(e) n’a supporté ce ton. « Ceux qui ont eu la majorité au Sénat sur le traité européen, la loi organique et compagnie avec la droite sont-ils bien placés pour faire ce reproche ? » ont-ils répliqué. Nous serions donc condamnés à voter tout et n’importe quoi du moment que les socialistes le décident et que leur commensaux le supportent ? J’ai bien écrit : « N’importe quoi ». Car c’est ce qu’ont voulu nous faire avaler les socialistes. Leur tarification n’a de sociale que le nom. Elle impose un malus, c’est-à-dire une punition par les coûts aux locataires dont les logements sont mal isolés. Mais sans prévoir la responsabilité des logeurs. Et sans prévoir non plus un bilan généralisé de la situation actuelle ni des travaux à faire pour l’avenir dans ce domaine. Ainsi la responsabilité des propriétaires n'est pas engagée pour améliorer l'isolation des logements. Les locataires restent démunis face à leur facture énergétique. En effet, à usage équivalent, les logements les moins bien isolés, souvent ceux des ménages les plus pauvres, se verraient appliquer un malus supérieur. Autrement dit la loi socialiste garantit l’impunité à long terme des bailleurs. Ce n’est pas tout. Le texte était enfin l'occasion pour le gouvernement de Jean-Marc Ayrault de faire passer des mesures de libéralisation du marché de l'énergie. Pourtant ils avaient combattus la loi "NOME" (Nouvelle Organisation du Marché de l’Energie) quand ils étaient dans l’opposition. Pour quelle raison aurions-nous du les suivre dans ce genre de reniement ? L'écologie ne peut être le faux nez de la libéralisation des marchés et du démantèlement de l'égalité républicaine. Comment un Bruno Le Roux a-t-il pu croire qu’il pouvait nous contraindre ? Je vais le dire.

Dans la haute hiérarchie socialiste, l’idée est de nier le Front de Gauche. Et bien sûr d’abord le PG puisqu’il a fourni le candidat qui a incarné cette formule politique à l’élection présidentielle. La hantise que le Front de Gauche représente a été bien résumée dans un article du « Monde » rapportant une remarque de François Hollande selon laquelle la nouveauté de la situation à gauche vient du fait que le Front de Gauche « cherche davantage à être une alternative qu’un aiguillon de la majorité socialiste ». Le but est donc de diviser cette nouvelle force. Comment ? En isolant les « méchants PG » des « gentils PC avec qui on peut parler ». A partir de là toutes sortes de « journalistes » passent leur temps à donner cette signification au moindre débat entre nous, à la moindre divergence. Peine perdue. Le principal résultat de cette trouvaille est de renforcer sans cesse les liens au sein du Front de Gauche où l’on a parfaitement identifié la manœuvre. Il y eut donc une certaine surprise quand nos groupes s’abstinrent dans le vote sur la confiance au gouvernement. Elle marqua le début de la nouvelle période politique au moment solennel où elle se mettait en place. Les chefs socialistes pensaient que « tout rentrerait dans l’ordre » ensuite. Le vote favorable de notre groupe sur le collectif budgétaire en juillet en donna l’illusion. Ce que nous en avions dit pour expliquer ce vote et mettre en garde ne fut pas pris au sérieux. Les chefs socialistes pensent que tout est une comédie dont ils tirent les ficelles en tenant les caisses par où ils pensent tenir les moyens de convaincre. Erreur qui n’a pas fini de nous ouvrir des brèches. Puis ce fut un échec complet quand les agents d’influence socialistes activèrent leurs réseaux syndicaux les plus coopératifs pour tenter de disloquer l’appel à la manifestation du 30 septembre contre le traité européen. Mais là encore les fils de la dépendance ont été repérés et nous gagnions du temps pour la suite.

Le but des chefs socialiste était que l’échec de la manifestation du 30 septembre permette de faire passer le vote du traité comme un événement sans importance, une formalité. Exactement comme ils y étaient parvenus pendant la campagne présidentielle en substituant le débat sur la viande hallal à celui sur le « mécanisme européen de stabilité ». Rééditer l’enterrement du sujet : c’était la ligne prescrite d’en haut. Là était alors le bras de fer ! Les fanfarons des sommets socialistes avaient déjà annoncé « à peine cinq dissidents » dans leurs rangs pour le vote. Plusieurs plumes complaisantes ou facilement intoxiquées avaient relayé « l’information ». Il s’agissait de briser le moral de ceux qui comptaient résister. Ce fut tout le contraire. Notre démonstration de force dans la rue a donné un autre contexte au vote à l’Assemblée. Il a renforcé le camp du refus ! Le vote à l’Assemblée permit de montrer les limites du contrôle de l’appareil politique socialiste. J’ai observé attentivement ce qui se passait et comment le dispositif se mettait en place contre nous pour bien en comprendre les rouages et les personnages clés. J’étais alors certain qu’ils n’anticiperaient pas la suite. Non seulement à cause de leur arrogance mais parce que progressivement ils perdent le contrôle de ce qu’ils font. Je ne suis plus sûr que quelqu’un contrôle vraiment ce qui se passe à l’heure qu’il est. Par conséquent nous avons l’opportunité de mettre davantage de coups au but. Et un Bruno Le Roux à la manœuvre au parlement n’est pas précisément ce que je peux considérer comme un problème angoissant. Tout le monde comprend je suppose ? Ce qui se joue en ce moment est décisif.

Notre groupe à l’Assemblée s’est abstenu sur la partie recette du budget. Puis il a voté contre la loi de programmation budgétaire. Et contre la loi de financement de la Sécurité sociale. Sans aucune réaction du côté des grands chefs socialistes. C’est un bon signal du fait qu’ils ne sont plus dans le rythme. La seule réaction observée est qu’ils ont durci le régime des mauvais traitements contre les initiatives de nos parlementaires. Excellente leçon de choses. Car ceux-ci ont durci en retour leur détermination à se faire respecter. L’épisode sur la prétendue tarification sociale de l’énergie va marquer le paysage.  Car à présent arrive le vote général sur le budget dans son ensemble.

Le grand jeu recommence. Avec en toile de fond les prochaines municipales, les chefs socialistes font la tournée des oreilles qui peuvent entendre. Douce musique. A condition d’être bien sages, il y aurait des récompenses en 2014. Selon moi c’est peine perdue. D’abord parce que en 2014 il n’est pas sûr du tout que les socialistes soient une fréquentation si populaire que ça. Souvenons-nous du sort qui fut fait aux listes unitaires en 2001, sous le gouvernement Jospin, alors même que tous les comptes publics étaient au vert. La conquête de Paris et Lyon fonctionna comme un écran masquant la débâcle dans des dizaines de communes populaires de toutes tailles. Ensuite parce que tout le monde sait que les socialistes ne tiennent aucune parole ni aucun accord, comme l’exemple leur en vient de haut. Ils ne connaissent que les rapports de force. Bien fou donc qui se fie à leurs caresses et promesses un an et demi avant l’heure. Le plus sage est de refuser la petite musique municipale et de s’en tenir à ce budget pour ce qu’il est : la plus grande restriction de finance publique depuis le milieu du siècle dernier.

Avec ce budget, un cercle vicieux infernal va être amorcé qui va enchaîner récession, endettement croissant et chômage aggravé. Selon moi on ne peut absolument pas laisser passer sans réagir avec une extrême fermeté. Il faut voter contre, résolument. Il s’agit de cette façon de poser un acte politique qui ait un sens clair et compréhensible par tous. Car ce budget va déclencher des luttes et des protestations sociales en chaînes dans tous les secteurs de la société. Nous nous préparons à être solidaire des luttes et non pas du budget qui les aura déclenchées. Pas question d’être pris en otage d’un vote qui liera tous ceux qui ne s’y seront pas opposés. On peut compter sur les chefs socialistes pour le rappeler à chaque occasion. Il n’y a qu’à voir comment est utilisé le vote positif de nos groupes sur le collectif budgétaire pour avoir une idée de ce qui attend ceux qui feront l’erreur de voter en pensant à autre chose. Voter contre le budget a un sens politique clair : un autre budget est possible. Et c’est exactement ce que nous voulons dire et signifier. Voilà pourquoi notre camarade Jacques Généreux et la commission économique du Parti de Gauche ont décidé de présenter un autre budget. Nous sommes capables de gouverner autrement le pays à gauche. Nous ne sommes pas l’aiguillon de l’actuel gouvernement. Nous sommes sa relève. Et d’ici la relève, les groupes se prononcent texte par texte, amendement par amendement pour améliorer tout ce qui peut l’être, comme c’est le rôle de tout parlementaire. C’est simple. 

Oncle Sam et Oncle Ben

Il faut le subir avec patience. Le récit de l’élection présidentielle nord-américaine déroule ses épisodes. Bien des médias suivent de près, comme le chien suit son maître. Le ton est le plus souvent enamouré, juste légèrement tinté d’interrogations bien dosées pour que la trace de la laisse mentale ne se voie pas trop. « I>Télé » se vante même d’être « la chaîne de l’élection américaine ». Rien de moins. Les autres ne le disent pas mais en font tout autant.

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Que voit-on ? La compétition entre un réactionnaire mormon aveuglé de nationalisme le plus obscurantiste et un démocrate à la ramasse qui n’a tenu parole sur presque aucune de ses promesses et rend le monde dans un état pire qu’il l’a trouvé en arrivant. Leur commune intention de maintenir le reste du monde à leur botte, le bilan épouvantable de leurs aventures militaires, l’incroyable dictature de leur monnaie qui déstabilise le monde entier, leurs prisons secrètes, les tortures qu’ils utilisent, l’affreux camp de torture de Guantanamo, leur 19 agences « d’intelligence », leur droit d’entrer dans les comptes en banques de chaque européen, leur droit de contrôle des embarquements à bord des avions qui survolent leur territoires et tous ces indices de la décadence paranoïaque de ce pays, ne seront pas évoqués. Un spectacle beaucoup plus simple a été sélectionné pour nous. Nous ne serons pas désorientés. On nous donnera nos points de repères habituels. Nous disposons donc du frisson convenu, chacun selon son camp. Un Disneyland pur et sans tache. Le grand classique qui nous permet d’être gratifié partout d’un Hollande ou d’un Sarkozy pour tout potage, et pour que rien ne change. Pour nous, à gauche, le « moins pire » est évidemment Obama et l’affreux réac est Mitt Romney. Facile à comprendre. Cinq autres candidats s’agitent en arrière-plan, soigneusement tenu à distance des lumières par la masse de fric qui gorge les deux premiers et la dictature du format médiatique qui ne saurait aller, même dans la « première démocratie du monde » au-delà de deux candidats. Deux candidat c’est le maximum de ce qui peut entrer dans le cerveau de la ménagère de moins de cinquante ans telle que se la figure les marchands de temps de cerveau disponible. Au moins ne font-ils pas semblant comme en France d’avoir des conseils supérieurs machin chose et autre « haute autorité » prétexte à bonne conscience et occasion de belles prébendes. Je crois que je préfère leur grossièreté à la sophistication de l’art de prendre les gens pour des imbéciles qui caractérise notre système.  

Pour le démontrer je fais un petit retour en arrière. Il s’agit des passages médias des candidats à l’élection présidentielle en France. La statistique officielle vient juste d’être donnée et un des commentateurs de ce blog nous l’a signalée très récemment. « En 2012, quatre candidats dépassent les 100 passages : Nicolas Sarkozy (290), François Hollande (246), Marine Le Pen (166) et François Bayrou (128). Ils comptabilisent 830 interventions contre seulement 108 pour les deux « petits », Philippe Poutou (49) et Jacques Cheminade (45). Entre les deux, un groupe intermédiaire où l’on retrouve Nathalie Arthaud (64), Nicolas Dupont-Aignan (68), Eva Joly (87) et Jean-Luc Mélenchon (95) qui se répartissent un total de 695 passages. » Ces chiffres montrent l’ampleur de la spoliation dont nous avons fait l’objet au profit d’un quatuor prévu de longue main et installé dans le paysage quoiqu’il soit advenu ensuite, c’est-à-dire même si la campagne électorale, les meetings et même les sondages disaient autre chose. Ces chiffres confirment bien la thèse sur l’origine préfabriquée de l’information politique. Et ceci jusqu’au détail. Ainsi de l’opération « dédiabolisation » de Marine le Pen, véritable promotion de la candidate d’extrême-droite. C’était avant qu’elle mette en cause les kippas et quand elle se contentait de montrer du doigt les musulmans. N’était-elle pas délicieuse ? Certains médias écrits n’avaient-ils pas même relevé son « érotisme » ? En tous cas les chiffres parlent. Elle a obtenu presque le double de mes passages à la télé. Mais surtout elle a eu droit à 166 passages quand son père en obtenait 94 à l’élection présidentielle précédente, en 2007… Pourquoi ? Pourquoi cette soudaine faveur ? Devinez.

J’en reviens à l’élection nord-américaine. J’ai trouvé un bon résumé de ce que je voudrais dire des débats entre l’oncle Sam et l’oncle Ben. Je l’ai lu dans  le supplément « New York Times (international weekly) » du Figaro, le 26 octobre dernier, sous la plume de monsieur Scott Shane.
« Imaginez un candidat à la présidentielle américaine abordant sans tabou le problèmes et insistant sur le retard des Etats-Unis par rapport à des puissances économiques comparables. Ce candidat hypothétique pourrait ainsi s’engager à inverser la situation calamiteuse de la pauvreté infantile en s’indignant que parmi les 35 pays les plus avancés l’Amérique occupe la 34ème place juste devant la Roumanie. Il pourrait s’attaquer à la politique éducative en observant que son pays ne se classe que 28ème pour le taux de scolarisation des enfants de quatre ans. Il pourrait encore évoquer la mortalité pour laquelle les Etats-Unis font pire que 48 autres pays et territoires ou signaler qu’en terme de mobilité sociale contrairement à une croyance fortement répandue, les Américains se trouvent à la remorque de la majorité des Européens, des Australiens et des Canadiens. Un tel candidat pourrait essayer d’enflammer son auditoire avec une figure de rhétorique bien connue en campagne : « America is indeed number one » (« l’Amérique est toujours la première ») serait-il en mesure de clamer : elle excelle à emprisonner ses citoyens forte d’un taux d’incarcération bien supérieur à celui de la Russie, de Cuba, de l’Iran ou de la Chine ; elle brille loin devant le Mexique, deuxième pays au monde touché par l’obésité ; et consomme deux fois plus d’énergie que l’Allemagne. Ce type de candidat est quasiment inimaginable au regard de la culture politique des Etats-Unis. Les américains exigent constamment d’être assurés que leur pays, leur réussite et leurs valeurs sont extraordinaires. Les candidats et les présidents obtempèrent généralement, MM Obama et Romney en tête. »
Quand vous verrez reprendre le spectacle des marionnettes nord-américaines pensez-y !


264 commentaires à “Un novembre Moch”

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  1. 51
    Claude DELORME dit:

    Cher Monsieur JL Mélenchon,
    L'expérience de la situation nauséabonde que nous vivons nous éclaire au moins sur un point c’est qu’il existe bien un niveau implicite dans l’idéologie qui fait qu’on peut se dire de gauche, et trouver utile, entre autre, d’approuver le Traité (TSCG).
    Un pamphlet eu été sans doute nécessaire pour présenter le passage d’un niveau progressiste formel très dégradé du PS d’avant les élections au caractère réactionnaire de sa gouvernance présente, c’est à dire un pamphlet pour exposer l’actualité de la scission au sein PS (donc pour une part au sein de la gauche) entre son idéologie implicite de gauche et son idéologie explicite de droite. Scission entre l’idéologie et la norme de conduite associée. Ce pamphlet reste à écrire. Sur le modèle : «De quoi Hollande est-il-le nom ? » De quel renoncement est-il le nom ? De quelle normalité est-il le nom ?
    Vous suggérez "syndrome Jules Moch", ça donne effectivement une idée du problème mais ce syndrome se superpose avec le "syndrome de Vichy" de son prédécesseur et ne l'annule pas. Voilà, ça pue, ça sent Munich. La guerre plutôt que le Front populaire.
    C'est la stratégie de front du Front de gauche qui fera que chacun, quel que soit le terrain où il mène son combat (politique, social, culturel) pourra se retrouver comme à la Bastille en mars dernier. Il nous faut expliciter cette stratégie de front, le terme de gauche associé n'y suffit pas. Cela ne va pas de soi pour les larges masses entretenues dans la confusion. Comment décliner cette stratégie de front sur le terrain de la convergences des luttes sociales sans attendre, le 14 novembre en constituera une étape cela va de soi. Mais aussi, décliner cette stratégie, au plan national, pour que les élections municipales ne se réduisent pas à une bataille pour des places. Dès leur constitution, nos listes devront constituer un espace de démocratie participative au niveau local pour exister. Ici aussi, il s'agira de mettre en accord notre idéologie de gauche avec une conduite pratique associée.
    Bien à vous.

  2. 52
    eric91 dit:

    Merci Jean-Luc pour ces moments d'espoir éclairés de poésie et de vrai plaisir littéraire.
    Revenons sur terre. Avant hier je t'interpellais ici pour réclamer une prise de position, et je l'espère une condamnation vigoureuse et cinglante, de l’accueil réservé à Nétanyaou par Hollande. Belle occasion également de condamner la politique expansionniste et terroriste de l'état Israélien qui s'autorise, comme les Etats Unis sous d'autres cieux, à abattre sans jugement des présumés opposants en terre de Palestine occupée.
    Jean-Luc lis-tu ton blog ? Ou le fameux webmaster, indispensable juge de paix de ces lieux, dont la fonction même l'oblige à se farcir la lecture intégrale de nos modestes proses, ne t'en fait-il pas le compte -rendu ?
    Le silence du Front de Gauche dont tu es le porte parole ne pourrait être interprété autrement que par la cautionnement de ces atteintes au droit international et nous serions un certain nombre à en tirer les conséquences. Trop de temps s'est déjà écoulé dans le silence sur cette attitude.
    Merci de donner de la voix et vite avant que l'actualité n'emporte le sujet pour le remplacer par les frère Karabatic.
    Carton rouge pour ce facho de Vals protégé par la mafia libérale socialo du gouvernement. Les vrais humanistes qui portent encore cette sinistre étiquette vont devoir quitter cet immonde rafiot déjà en perdition.
    Fraternellement.

  3. 53
    gariguette dit:

    Peut-on se nommer socialiste quand on pratique une politique pétainiste (livrer des Français
    à la justice étrangère) c'est de l'usurpation d'identité, y a t-il possibilité de les condamner
    pour usurpation et propagande mensongère, comme la publicité mensongère est un délit?
    Contre la terreur opposons la fureur !

  4. 54
    tresorteo dit:

    A adrien 11
    Ne te fatigues pas, j'ai fait cette suggestion sans succès au PCF de 1969 à 1993, date à laquelle je l'ai quité mais je suis toujours sympathisant. Puis, en 2005, comprenant que JL était présidentiable, j'ai commencé à lire son blog et depuis j'ai refait cette suggestion plusieurs fois. Un commentateur a même écrit ironiquement "pourquoi pas radio Londres". Il y a de la place sur la TNT mais il n'y a pas de volonté politique. JL, les lamentations ne servent à rien devant la sauvage dictature médiatique de droite, ça fait des dizaines d'années que les dirigeants du pc protestent devant le CSA, la haute autorité. Cause toujours. Tu t'indignes sur des sujets que je connais depuis des dizaines d'années. Ne laisse pas les militants seulement avec les affiches et les tracts, internet, donne aux Français les moyens d'être informés justement, contre-attaquer avec des moyens de masse modernes. JL, lance une grande souscription pour créer ou louer une télé sinon je vais finir par croire que tu passes ton temps à perdre.

  5. 55
    Guy-Yves Ganier d'Emilion dit:

    @ eric91
    "Le silence du Front de Gauche dont tu es le porte parole"

    Concernant l'accueil réservé à Netanyahou par l'Elysée, les positions des composantes du Front de Gauche sont facilement accessibles et parfaitement claires. Voici le communiqué du Parti de Gauche, celui du PCF, celui de la Gauche Anticapitaliste. De plus, je ne crois pas qu'il existe de "porte-parole" du Front de Gauche, qu'il s'agisse de Jean-Luc Mélenchon ou d'autres membres de partis composant le Front de Gauche.

  6. 56
    micmousse dit:

    @ LucieK 37
    "...il me semble qu'il faut d'urgence que chacun, à son niveau, fasse tout pour faire rentrer dans les esprits que le PS est une formation politique de droite parce qu'elle mène une politique de droite, quelque soit le nom et la tradition de son parti. Si nous ne voulons pas être entraînés dans leur naufrage, il faut que l'opinion publique comprenne que nous n'avons rien à avoir avec eux "

    Alors non nous ne sommes ni des aiguillons (ce qui insinuerait une même approche de la politique) ni une force de proposition autonome adaptée à leur politique et leur décision, encore moins dans la majorité comme la présidente du groupe CRC au Sénat, Eliane Assassi : "Je demande qu'on nous entende, que les élus communistes, qui ne sont pas dans l'opposition mais dans la majorité, soient entendus".
    Il serait souhaitable que cet éparpillement des explications, cette cacophonie soit réglée pour que le FdG parle d'une seule voix contre le libéralisme prône par toutes les droites et appliqué en France par Hollande et le PS. Je suis clairement dans l'opposition.
    Résistance !

  7. 57
    Annie dit:

    J'ai le cafard car tout est bétonné. Les mots, les actions de la campagne ont été engloutis tout comme les espoirs.

  8. 58
    vert pomme dit:

    Cher JL, au sujet de ce qui peut ou pas entrer dans la tete d'une menagere de 50 ans et sur le fait de prendre les gens pour des imbéciles, voici une courte mais solide analyse sociologique. La ménagère de 50 ans, n'en déplaise au marché en général et à celui du soutien-gorge en particulier, a les memes rêves que les jeunes filles de 20 ans. De l'amour, que de l'amour, toujours. L'amour de l'homme qu'elle aime (en tous cas de la personne qu'elle aime), l'amour de ses enfants, de ses petits enfants, de ses parents, de ses amis. Et par dessus le marché (si), elle veut aussi l'amitié de ses collègues, de ses voisins, de ses concitoyens et des médecins qui la soignent quand elle a besoin d'aide pour eduquer ses enfants, trouver du travail, se faire enlever un sein, aller au cinema. Bref, vivre. Et que lui propose le néo-liberalisme comme compensation quand il lui a coupé avec brutalité tous ces liens d'amour (le compagnon qui s'est tiré une balle dans la tête, les enfants partis chercher un hypothétique travail ailleurs et qu'on surveille avec attention de peur qu'eux aussi les conditions de travail ne vous les suicide, la vieillesse menacée par la pauvreté) du gris infect. Et bien toutes les nuances de gris n'y suffiront pas. Voila ce que veulent les femmes et avec elles, tous ceux qui veulent un monde meilleur. République sociale?nSocialiste ? Communiste ? L'appétit vient en mangeant et le gout de la délicatesse et de la finesse des bonnes choses. Bios, si possible. Voila ce qu'elle veut mettre dans son panier la ménagère (ou le ménager)! Et aux marchés qui veulent tout vendre, elle fait un geste, que rigoureusement ma mère m'a interdit de nommer ici. Bon repos, camarade(s).

  9. 59
    andre curtillat dit:

    Je suis heureux de l'interpellation réitérée d'Eric 91 au sujet de la visite de Netanyaou. C'est bien le même gouvernement pseudo Socialiste qui la même semaine extrade avec un zèle ahurissant Aurore Martin et qui s'aligne toute honte bue sur la politique d'occupation, de colonisation et d'apartheid d'un État voyou. On ne saurait donc faire l'impasse plus longtemps sur cette dernière question.

  10. 60
    naif dit:

    @J.L Mélenchon écrit:
    "Je crois que les chefs socialistes se font un drôle d’idée du moment politique. Ils pensent que la société « penche à droite ». Ils s’expliquent de cette façon le succès de Valls qui rend tout le petit monde des importants malade de jalousie. En fait, la société réclame de la décision et de l’action."

    Oui, mais quelles décisions et quelles actions? Est-ce que le peuple sait, massivement ou à minima majoritairement, ce qu'il veut ? Si tout le monde s'accorde à accéder au bonheur ou au bien être, d'aucuns ne sont d'accord sur les moyens ou action à mener. C'est bien là le problème. Quand la direction du PS pense ou analyse que la société penche à droite c'est qu'eux sont déjà à droite. "S'ils l'observent c'est qu'ils le sont " j'ai appris cela à la maternelle. Mais cela dit, le constater ne permet pas d'affirmer qu'ils ont tort ! En écoutant les émissions avec Daniel Mermet sur les USA " l'Amérique qui flippe ou qui floppe" on peut tout imaginer. L'éternel débat sur "faut-il un état fort ? ou pas d'état du tout" est très prégnant dans notre société, au même titre que celui de gauche/droite, lutte de classes... C'est un peu la même chose avec des couples de mots différents.
    Je viens de relire le "Discours de la servitude volontaire" d'Etienne de la Boétie. Il y a beaucoup à puiser dans sa dissertation. Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer quelques extraits que j'ai réactualiser " la principale raison (du syndrome Jules Moch) est qu'une partie de la population se met au service du pouvoir par cupidité et désir d'honneurs. Si le pouvoir veut maintenir sa domination, il doit trouver un stratagème pour les gens instruits. C'est là le secret et le ressort de la domination, le soutien et le fondement de tout pouvoir : rendre ces gens « complices » du pouvoir, les asservir en leur donnant l'occasion de dominer d'autres à leur tour. Ce sont donc les courtisans qui se font les complices du pouvoir, perdant du même coup leur propre liberté. Certains hommes flattent leur maître espérant ses faveurs, sans voir que la disgrâce les guette nécessairement, devenus complices du pouvoir. Ainsi se forme la pyramide sociale qui permet au tyran d'« asservir les sujets les uns par le moyen des autres ». La résistance et l'usage de la raison sont donc les moyens de reconquérir la liberté car les tyrans « ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ».

  11. 61
    Gerard Blanchet dit:

    @lilou 45
    Je ne dis pas que tous les communistes sont nostalgiques de la Gauche Plurielle mais il y en a quelques un-e-s et qui en ce moment font une expérience accélérée sur la véritable nature de leurs alliés dans les conseils municipaux ou dans les conseils généraux ou régionaux. Je reçois les écrits de la tendance communiste "La Riposte". Je ne sais si c'est ton point de vue mais je respecte complètement ces camarades qui veulent rester communistes. Mais il faut entendre aussi les points de vue de ceux et celles qui malgré la diversité des forces du front de gauche ne veulent pas s'encarter à une de ces forces.
    Cela a toujours existé les "compagnons de route" mais justement dans sa construction le front de gauche doit aller au delà du cartel des organisations, et trouver les formes pour que ces camarades "non encartés" nombreux soient des militant-e-s à part entière.

  12. 62
    hopfrog dit:

    Merci à Jean-Luc Mélenchon pour ce long billet où, comme d'habitude, rien n'est en trop.
    Au sujet des élections étatsuniennes : peu importe au fond lequel des deux candidats gagnera. Certes, l'un est (un peu) "moins pire" que l'autre, mais la différence n'est pas grande. Vu de France, l'utilité principale de cette poussive compétition est de faire oublier beaucoup d'autres questions bien gênantes pour le gouvernement, et qui concernent beaucoup plus directement notre pays : crise économique, politique fiscale et budgétaire, etc.
    Le même rôle de diversion est confié à cet interminable feuilleton du "mariage pour tous". Depuis longtemps cette loi, évidemment nécessaire, devrait être votée ! Mais non, le gouvernement tarde, procrastine et tergiverse, il laisse les opposants à cette loi répéter à satiété leurs arguments d'un autre âge alors qu'il faudrait leur clouer le bec une fois pour toutes en faisant voter la loi.
    Cela dit, pour difficile qu'elle soit, la situation a cependant son bon côté : Hollande et son gouvernement sont déjà largement discrédités, et en position de faiblesse. Les faux-fuyants sont désormais impossibles, et le pouvoir politique va devoir affronter ce qu'il déteste : les chocs frontaux. Bref, la situation intérieure de la France va se rapprocher de celle de ses voisins du Sud : Espagne, Italie, Grèce, Portugal. Il faut d'ailleurs remarquer que les mouvements populaires qui ont lieu dans ces pays sont impitoyablement occultés par les médias français : presque rien sur le remarquable score obtenu par le mouvement Cinq Étoiles en Sicile, encore moins sur les manifestations anti-impôts au Portugal en septembre (10% de la population sont descendus dans les rues !), guère plus sur les émeutes de Madrid. Est-ce que le site du FdG ne pourrait pas créer mettre en ligne les articles de presse et (surtout) les photos et les vidéos correspondantes? Contre l'Europe des eurocrates, la résistance s'organise au niveau européen. Et ça, c'est très important de le montrer !

  13. 63
    F.Ducamp dit:

    Très bien pour les coulemelles, mauvais pour les Droits de l'Homme.
    J'aurais préféré l'inverse.

  14. 64
    jean ai marre dit:

    @ 45 Gerard Blanchet dit
    "il faut que les gens fassent leur expérience eux-mêmes."

    En quelque sorte, il faut payer pour voir. Nous avons payé pour le programme commun, nous avons payé en 1983, et nous payons aujourd'hui, comme nous continuerons à payer en 2017 si nous ne sommes pas capable de relever le défit.
    Comme toi, il y a autour de moi, des gens charmants qui ont voté Hollande. Pas pour la même raison que nous, engagés dans la Gauche radicale. Eux, ils voulaient le changement, ils en avaient assez de l'agité perpétuel qui n'avait pas les bonnes manières d'un président. Ils ont l'esprit formaté par les argumentaires déversés en permanence sur la fatalité dû à la crise, et que la France vit au dessus de ses moyens.
    Ces gens là n'ont pas d'éducation politique, ils n'ont jamais fait une analyse critique. Leurs informations viennent des journaux locaux et des émissions politiques que nous déversent A 2 et les autres chaines .
    Ils sont muets, mais ils réfléchissent, et les idées que nous transmettons, laissent un écho.
    Je suis très satisfait de l'initiative de Jean-Luc. "Voilà pourquoi notre camarade Jacques Généreux et la commission économique du parti de gauche ont décidé de présenter un autre budget."
    J'attends avec impatience ce document qui va être un moment fort, tout comme le processus pédagogique qui suivra. J'en rêve de voir le Front de Gauche armes à la main, et Jean-Luc qui avec sérénité et un calme surprenant (les journaleux) expliquer documents en appui : "nous on peut"

  15. 65
    JONATHAN dit:

    Bonjour les Ami(e)s!
    @eric91
    Si ton interpellation est hautement justifiée, je crois que tes craintes à l'égard de la position du Front de Gauche au sujet du premier ministre israélien ne le soient pas. Le Collectif solidarité Palestine 31 (dont font partie bien des militants du Front de Gauche) a clairement dénoncé l'opération de communication de Netanyahou en appelant à la manifestation mercredi dernier à Toulouse. Du reste, la position du Parti communiste, comme du Parti de Gauche et des autres composantes du Front de Gauche je présume, est constante à l'égard du colonialisme israélien. Bien sûr, nous condamnons fermement la toute nouvelle position de la diplomatie française façon Hollande (dont les renoncements, pour ne pas dire les trahisons, pleuvent tellement fort qu'on ne s'est même plus où donner de la tête) qui consiste à renier le droit des Palestiniens à devenir membre à part entière de l'ONU tout en soutenant la politique du Likoud et de son allié Lieberman au sujet de la reprise des négociations "sans conditions". Cette ligne politique réactionnaire ne fait malheureusement que traduire l'atlantisme transi des amis de la French American Fondation qui peuplent les allées du pouvoir "socialiste" (dont l'approbation du bouclier anti-missile américain donnait déjà toute la mesure). Je ne vois pas comment il pourrait y avoir de doutes sur le fait que Jean-Luc Mélenchon soit au diapason de tous les camarades sur cette question. Mais peut-être n'est-il pas sommé de s'exprimer tout le temps et sur tous les sujets, à plus forte raison quand il s'accorde un repos (très actif quand même) bien mérité.
    Bon courage à tous pour continuer la lutte. On se retrouve tous dans la rue le 14 novembre prochain pour clamer haut et fort que les peuples solidaires de toute l'Europe ne se laisseront pas faire. La peur doit changer de camp.
    Vive la Sociale!

  16. 66
    andre curtillat dit:

    @Jonathan 64
    "mais peut être n'est il pas sommé de s'exprimer tout le temps et sur tous les sujets"

    Le problème c'est que la question palestinienne n'a jamais été traitée sur ce blog ou seulement par des voix réclamant qu'elle le soit. On laissera donc à Jean-Luc le soin d'en décider quand et comment. Mais on ne s'étonnera pas que ceux qui suivent ce blog depuis son premier jour s'impatientent. Et merci au wm d'avoir été bienveillant avec ce "hors sujet" qui ne devrait plus en être très vite nous sommes très, très nombreux à l'espérer.

  17. 67
    marcopolo dit:

    Merci pour ce billet. Les positions politiques se précisent. Toute personne douée de bon sens ne peut qu'y voir clair.
    Pour les autres c'est peut-être une découverte, mais tout arrive ! Depuis le temps que j'observe le PS, je ne me souviens pas qu'il n'ait pas, à un moment où à un autre de son histoire, renié sa parole, allant de traîtrises en traîtrises. Je ne doute pas qu'il y en ait de sincères, mais il leur faut de l'éclairage pour comprendre dans quoi ils ont mis les pieds, et dans ce cas ils vont voir ailleurs.
    Astre mort ? je pencherai plutôt pour un astéroïde en devenir, style comète faisant encore illusion, la queue de la comète donne l'impression de grandeur, mais c'est un écran de fumée. La métaphore prend une drôle d'allure et il faut revenir à nos moutons.
    Le PS n'a plus d'intention socialiste, il gère le capitalisme et en retire bénéfice, du moins le croit-il. La droite prépare ses pions pour remettre en place ses valets, nantie de son petit diable : le PS est en train de lui ouvrir un boulevard, style celui des maréchaux (qui tournent en rond, bien entendu).
    Tout le travail du Front de gauche est là : montrer actions et chiffres en main qu'une autre politique est non seulement possible mais la seule réaliste. Il ne faudra compter que sur notre seule voix pour porter ces solutions. Et balayer la contre-information.

  18. 68
    christian de B dit:

    Plus j'observe leurs décisions et moins j'ai envie de voter pour eux, ceux du dit PS et je crois que quelque soit le cas de figure au second tour je refuserais de voter pour ces voleurs de bulletin de vote. Quand la dite gauche fait la politique de la droite que peut encore faire le citoyen? Se révolter, mais comment? Le bulletin de vote a-t-il encore un sens dans notre dite démocratie appropriée par les mêmes!
    Ils sont de "gauche"? Oui car il n'y avait aucune carrière à droite, ni au centre pour eux, et le FN c'est un peu visible! Et puis faire la même politique sous un emballage différent c'est du bon marketing politique. C'est la politique de l'offre unique, celle qui augmente l'abstention de ceux qui se sentent trahis, non représentés, méprisés.
    Mais il ne faut pas tomber dans leur piège, la route est longue, mais elle vaut d'être poursuivie, nous n'en avons pas d'autre que celle d'être présents partout: les rues, le travail, les syndicats, pour une gauche de front.

  19. 69
    jean ai marre dit:

    @ Jean-Luc Mélenchon :
    "Les dirigeants français viennent de remettre une pièce dans la machine à taper sur les indépendantistes basques espagnols.En exécutant sans discuter une extradition de cette sorte les responsables français viennent de faire le jeu de ceux qui n’acceptent pas la trêve proclamée par ETA en Espagne. Ils refusent de donner une chance à sa décision de renoncer à la lutte armée."

    Aurore Martin est un symbole fort au pays basque. Ce pays basque qui travaille à une paix juste et durable qui redonne espoir à ces familles qui ont soufferts par tant d'années de conflit. Faut il rappeler à Manuel Valls que les mots qui sortent de sa bouche sont les mêmes que ceux que pourraient prononcer Guéant et Sarko ?
    Quelle est la menace de l'ETA sur notre république pour que Valls dise: "Tant que l'ETA n'aura pas restitué ses armes, nous resterons inflexibles". Et pourquoi a-t-il oublié la conférence d'Aiete en octobre 2011, où l'organisation d'ETA a prononcé l'arrêt définitif et irréversible de sa lutte armée ? Valls le catalan ne devrait il pas se souvenir de ce qu'ont enduré les catalans sous Franco ? Il est vrai que ce petit homme a les dents qui raillent le parquet et être au hit parade des sondages vous fait prendre pour un Napoléon.

  20. 70
    Chacmol dit:

    Quelle belle prestation sur France Inter. Belle idée que de présenter avec Jacques Généreux un autre budget concocté par la commission économique du PG. Quand on lit Samuel Huttington Le choc des civilisations, quand on lit Naomi Klein la stratégie du choc, quand on écoute la conférence de Jean-Luc Mélenchon sur la laïcité à Lyon, quand on a lu la pensée de Jean-Luc Mélenchon "le défi de la politique dans un monde multipolaire" (passionnant et éclairant), on comprend parfaitement dans quelle situation nous sommes. Décidément il existe bien une classe de privilégiés (néolibérale), quasi aristocratiques qui ne partageront rien. J’en déduis que nous sommes dans une situation prérévolutionnaire !

  21. 71
    naif dit:

    @ J L Mélenchon écrit:
    "Nous serions donc condamnés à voter tout et n’importe quoi du moment que les socialistes le décident et que leur commensaux le supportent ? J’ai bien écrit : « n’importe quoi ». Car c’est ce qu’ont voulus nous faire avaler les socialistes. Leur tarification n’a de sociale que le nom."

    Et oui ! Si 3 "pigeons" bien gras leurs avaient expliqué qu'avec une baraque super plein pied, avec piscine, jacuzzi, Maserati et voilier à quai, équipée de deux types de chauffage mixtes fonctionnant un à l'électricité et l'autre au gaz; plus panneaux photovoltaïques sans crédit, toutes fenêtres ouvertes, auraient payé le tarif social le moins cher du monde tout en consommant un max ! soit, le mini social du Gaz + le mini social d'électricité + l'achat par EDF (c'est à dire les autres consommateurs) de sa production de courant au prix fort, et bien je vous parie que ce gouvernement n'aurait pas reculé. Ah! non, pas deux fois !

  22. 72
    Pierre Pifpoche dit:

    Merci beaucoup pour la poésie, même un peu tristounette, et merci beaucoup pour l'humour, qui me met en joie.
    "Bruno Leroux prend donc son air de vieux fauteuil louis XV outragé pour m’admonester...". J'imagine bien la scène ! "Le récit de l’élection présidentielle nord-américaine déroule ses épisodes. Bien des médias suivent de près, comme le chien suit son maitre. "
    Et le bilan des médias pour les élections présidentielles est édifiant et pourra leur être jeté à la figure le moment venu, à ces agences de comm. du Front National et des austéritaires. Défendre les autres petits candidats tant maltraités et méprisés rend notre discours d'autant plus crédible : Ils n'ont pas été de justes "professionnels", mais juste des propagandistes du roi-argent.
    Les 34% de confiance pour le premier ministre Jean-Marc Aurault et 36% pour le président François Hollande accordés aujourd'hui par la Sofres, à peine 6 mois après les élections, me remplissent de confiance dans la justesse de "vos" et de "nos" analyses (dont je n'étais pas, à vrai dire, si convaincu quant à la rapidité du désaveu et de la chute !)
    Même si cela ne change encore pas les chiffres de l'insurrection civique et de la mobilisation pour la Révolution Citoyenne vers le Socialisme, et de confiance dans la démarche de "L'humain d'abord", encore à construire dans les luttes, portée par le Front de Gauche, qu'il nous faut à présent bâtir au pas à pas.

  23. 73
    Okidoki dit:

    "Elle sera traduite devant des juridictions d'exception, alors même que nous, Français, récusons les juridictions d’exception et les avons toutes supprimées, sous François Mitterrand !"

    La Cour de Justice de la République n'est-elle pas une juridiction d'exception ?

  24. 74
    jpp2coutras dit:

    "Les dirigeants socialistes manient d’un même geste le fouet le plus outrageant et la pause unitaire."

    Machiavel est leur maître, semble-t-il, biberonnés aux mêmes écoles et infiltrés dans les machines UMP et PS co entretenues par la caste prédatrice pour elle-même. La fin justifie tous les moyens, les détours, les trahisons et les démagogies. Pour eux la politique se résume à ça et tous les coups sont permis pour que au final les citoyens se dégoûtent d'aller voter et ainsi laissent installer une dictature insidieuse qu'ils qualifient de démocratie en usant de jolis mots à contresens pour brouiller les pistes.
    Oui ! Bravo pour un vrai budget aux contours nets (avec J.Généreux on peut s'attendre au meilleur). Présenter des contre-projets audacieux et alternatifs intelligents, c'est lancer des grenades dégoupillées sur l'omerta médiatique à condition de pouvoir les faire bien connaître, à nous de les relayer large ! Nous on peut faire tout autrement pour le bien vivre en commun et on vous le prouve.

  25. 75
    LucieK dit:

    @adrien 11 et tresorteo 54
    Il existe bien une télé de gauche ! C'est sûr, elle est peut-être moins regardée que TF1 ou F2, mais elle propose des vidéos toujours intéressantes.

  26. 76
    Jean Jolly dit:

    Quelle joie de voir enfin notre Front de Gauche se positionner clairement comme étant l'alternative inéluctable à ces alternances bidons qui se succèdent au fil du temps entre deux familles dirigées par la même mafia, sans doute l'atlantisme issue de la Cosa Nostra.
    Nous ne votons pas avec l'UMP, ni même contre le PS, nous voulons parvenir à la justice sociale qui nous revient de droit par le fait même de notre naissance sur cette planète, et donc tous égaux sur ses ressources.
    Le PS ne veut plus être social ni de gauche, qu'à cela ne tienne, nous on peut !

  27. 77
    Sonia Bastille dit:

    @ Jean-Luc Mélenchon @ Tous
    La Cour d'Appel de Pau (arrêt Validation demande d'extradition de novembre 2010) n'a fait qu'appliquer les conventions européennes en matière de coopération policière et judiciaire en matière pénale (Décision-cadre originelle 2002/584/JAI et Décision-cadre modifiée (acte modificatif : 2009/299/JAI)). Convention décision cadre originelle que les autorités Françaises (Présidence de Jacques Chirac et Gouvernement de Lionel Jospin) ont signées lors du Conseil Européen de décembre 2001. Auparavant, la France n'extradait pas ses ressortissants. Le Mandat d'Arrêt Européen (MAE) n'est qu'un outil fer-de lance, parmi d'autres, de l'Espace judiciaire communautaire européen en devenir.
    Ce MAE qui est entré en application le 1er janvier 2004 et remplace les diverses conventions et procédures européennes en matière d'extradition. Dans les précédentes procédures, en droit Français, il était impératif qu'il y ait une décision de l'Exécutif. Depuis 2004, sur la demande d'un pays membre de l'UE. Le Conseil d'Etat dans son avis du 26 septembre 2002 qui précise notamment : "La décision-cadre prévoit qu’un mandat d’arrêt européen peut être émis pour des faits punis par la loi de l’État membre d’émission d’une peine ou d’une mesure de sûreté privatives de liberté devant être interprétée comme « d’au moins douze mois » ou, lorsqu’une condamnation à une peine est intervenue ou qu’une mesure de sûreté a été infligée, pour des condamnations prononcées d’une durée d’au moins quatre mois."

    @Okidoki (72)
    ""Elle sera traduite devant des juridictions d'exception, alors même que nous, Français, récusons les juridictions d’exception et les avons toutes supprimées, sous François Mitterrand !". La Cour de Justice de la République n'est-elle pas une juridiction d'exception ?"

    Tout à fait... Mais il y a aussi la Cour d'Assise spéciale (Jury uniquement composé de Magistrats) qui juge les affaires de terrorisme ou de trafics de drogue et qui rappelle par bien des aspects l'ancienne Cour de Sûreté de l'Etat et qui déroge clairement au droit commun.

  28. 78
    Siamy dit:

    Vous dites Mr Mélenchon: "Les chefs socialistes pensent que la société "penche à droite". En fait la société réclame de la décision et de l'action"
    Par exemple en abrogeant certaine réformes Sarkozystes particulièrement néfastes pour elle (la dite société). Permettons nous d'en faire le décompte et le constat de leur nocivité.

  29. 79
    Mathieu Beau dit:

    @j-jour
    Je suis d'accord sur le marché transatlantique et sur le constat de l'imperialisme. Mais ça tout le monde à gauche le sait et l'approuve. Mais je ne suis pas d'accord, expérience de militant faite, avec les positions manichéennes formulées par les forces à la gauche du PS, et ce pour plusieurs raisons et pas seulement sur l'idéal de l'universalité de la révolution citoyenne à travers les peuples. En premier parce que je pense que ses positions de parlent pas aux gens, ne raisonnent pas. En effet, l'imperialisme culturel (en plus de l'économique, du militaire et donc du géopolique) fait que tout le monde baigne dans l'américanisation. Alors, comment faire croire qu'il y a du mal dans le consensus? Et deuxièmement, car je pense qu'il est toujours préferable de ne pas prendre une position de dénigrement face à un peuple, il faut au contraire éclairer les gens sur le fait que les USA c'est pas seulement de l'ultra capitalisme réganien et des valeurs religieuses conservatrices très fortes. Ca n'est pas que ça et cela n'a pas toujours été le cas. Parler de la politique de 1932 à 1944 avec Roosevelt (ce que J.-L Mélenchon a déjà fait, mais pas assez dans le sens où il faut montrer un autre regard sur les USA), le syndicalisme et le 1er Mai, la révolution de 1776 inspirée des Lumières. Les USA ça n'est pas Mc Do, le christ, le conservatisme et Regan, c'est le Rock'n Roll, les luttes pour les droits sociaux, les luttes contre le rascisme. C'est aussi 14% d'Athée et plus encore de pro-laicité. C'est une quantité d'auteur comme Jack London "Le peuple d'en bas". On peut ajouter Chomsky aussi. Tout est une question de vision et d'interprétation de l'Histoire et personnellement je pense que si l'impérialisme Américain se meurt, il ressemble étrangement à l'impérialisme Européen colonialiste qui se mourait il n'y a pas si longtemps. Et pourtant, l'Europe et la France savent rebondir et sauront le faire car il y a dans les gènes de ces peuples un esprit de justice; il en est de même pour le peuple nord Américain. Je ne dis pas qu'il faille collaborer avec l'impérialisme sans concession, je pense juste que de tourner le dos aux USA, en tant que Patrie, est une erreur du point de vue du sens de l'Histoire. La France peut montrer qu'il est possible d'être ami à la fois avec les pays Sud Américains et à la fois avec les pays Nord Américains et aussi avec la Chine. C'est cet esprit d'ouverture au monde, tout en gardant des...

  30. 80
    Sylvain dit:

    60
    naif, j'aime ton propos parce que je le trouve cohérent et puis parce que je vais te dire franchement, en plus, que j'ai un gros faible pour Sarlat où est né Etienne de la Boétie. Si tu prends le paragraphe 14 de l'intervention de Jean-Luc Mélenchon, au symposium international de Buenos Aires, voici ce qu'on peut lire:
    "Les campagnes politiques progressistes, à l’ère du monde globalitaire, doivent lier trois fils: le programme qui fait appel à la raison, bien sûr. Mais aussi la culture de référence de ce programme c’est-à-dire les valeurs humaines qu’il vise. Et enfin l’histoire politique progressiste qu’il prolonge. Agir dans ces trois registres c’est proposer à chaque être humain une racine politique. Dans l’ère globalitaire l’enracinement politique des citoyens est une construction culturelle active. Elle est indispensable en réponse à la prégnance individuelle de l’ordre globalitaire."
    Jean-Luc évoque à juste titre la raison mais il n'est pas pour le tout rationalisme. Il se réfère aux Lumières mais n'en oublie pas pour autant que l'homme n'est pas qu'une machine à raisonner mais un être sensible. C'est important. Et qu'est-ce que nous propose Jean-Luc pour contrer le discours impérialiste ambiant? La réponse est dans le paragraphe 15:
    "La seconde conclusion est qu’il faut rendre explicite les injonctions implicites de l’ordre globalitaire. Les rendre visibles aux yeux de la conscience individuelle. Les donner à voir dans l’arène publique. Il faut les extraire de leur gangue de consensus lentement instillé par l’ordre du quotidien. Ou trouver notre énergie propulsive ? Dans les consciences ! Il faut pour cela couper la laisse mentale de l’ordre globalitaire. Pour le faire l’action politique progressiste doit donc « conflictualiser » tout ce qu’elle touche !..."
    La résistance et la raison pour la Boétie et "Le bruit et la fureur"(Macbeth, de William Shakespeare (acte 5, scène 5) pour Mélenchon! La Boétie est mort en 1563, Shakespeare naissait un an après, en 1564!

  31. 81
    raphmillon dit:

    Le PS continue d'enfumer le peuple avec sa vrai politique de droite (Valls et les Roms ou l'expulsion d'Aurore Martin, la poursuite de l'Europe libérale avec le TSCG, l'accueil par François Hollande de tous les dictateurs africains, le baratin sur la dette, le dogme de la croissance infinie...). Mais si l'appelation "PS= parti de gauche" persiste dans l'opinion, ce parti social-libéral va nous entraîner vers l'échec avec lui. La riposte sémantique et idéologique doit être permanente. Ce parti a fait le choix de préserver la finance. Il est libéral !

  32. 82
    Zapping dit:

    La vidéo de Jean-Luc Mélenchon invité de "Tous politiques" sur France Inter le 28 octobre dernier est publiée sur le blog :
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/11/04/invite-de-tous-politiques-sur-france-inter/

    Ardents à la lutte !

  33. 83
    Jean Jolly dit:

    @ Sonia Bastille.
    Tu fais bien de rappeler les erreurs de cette Europe que nous ne voulons pas et qu'il faudra tôt ou tard corriger, de bon gré ou malgré. Combien de fois faudra t-il le répéter ? L’Europe n'est pas le pas le problème, ce sont ceux qui sont aux manettes qui nous pourrissent la vie, qui plus est, non élus. La véritable Europe verra le jour où elle sera démocratique.

  34. 84
    Jean Emmanuel dit:

    " La conquête de Paris et Lyon fonctionna comme un écran masquant la débâcle dans des dizaines de communes populaires de toutes tailles."

    Pour ma part j'espère que le baron cumulard Gérard Collomb (PS) se prendra une veste aux municipales. D'un je ne veux plus de cumulard en politique, qu'Hollande tienne sa promesse au lieu de jouer les froussards. De deux son stade à Décines coûte des millions, y'a pas plus urgent à faire que de dépenser l'argent public pour ces bêtises.
    Dans la 13ème circonscription de Lyon, j'espère que le FdG prendra bien soin de vérifier que sur la liste PS il ne soit pas fait mention d'un soutien du FdG. D'ailleurs chaque fois qu'il y a eu des législatives dans la 13ème circonscription de Lyon, le PS s'est fait sortir quand il n'y avait pas de triangulaires avec le FN et je suis persuadé que le stade imbécile de Décines que soutient uniquement le PS a participé à ce que la candidate PS des dernières législatives se fassent sortir dès le 1er tour, ce qui fait nous avions du choisir au second tour entre le FN/UMP. Peu de ressemblance entre les 2 d'ailleurs puisqu'ici c'est la droite populaire de P.Meunier qui est passé

    Sur A.Martin, le MAE est pleinement légal puisque le terrorisme est une clause dérogatoire où il n'est pas nécessaire de réciprocité entre les Etats. En revanche s'il s'agit d'un délit d'opinion, la France peut refuser de délivrer la personne. Par ailleurs c'est le Ministre de la Justice qui est averti de cette procédure par le Procureur donc en l'espèce Mme Taubira. M.Valls n'y est pour rien.

  35. 85
    eric91 dit:

    @ guy yves garnier post 55 et a tous
    Merci pour ta reponse et pour les liens mis. Avant de reiterer ma demande d'intervention sur l'accueil réservé a Netenyahiu, j'avais bien sur fait une recherche sur google et aucune réponse ne me fut proposée excepté une manif contre sa venue. Dont acte et merci au PG de s'etre ainsi exprimé. mais quid du FdG?
    Le public ne comprend pas les finesses de notre force en cours de constitution et les chiens de garde en profitent pour masquer les prises de position qui les dérangent.
    Jean-Luc Mélenchon porte parole. Jean-Luc n'est pas le porte parole du FdG mais de fait l'un des porte parole, et incontestablement, le plus reconnu, c'est ainsi! Il n'y a pas a s'en offusquer, il faut l'accepter et s'en servir dans la limite du temps dont l'homme dispose, qui donne déjà tant, et de facon si brillante, pour la cause commune.
    L'expulsion d'Aurore Martin crée de violents remous dans la coalition gouvernementale et c'est tant mieux. Beaucoup de consciences doivent être froissées et cet evenement ne sera pas sans conséquence. Poursuivons le trace du sillon ceux la qui entrouvrent enfin les yeux finiront alors par rejoindre la seule composante humaniste du monde politique francais.
    La force est avec nous !
    Fraternellement.

  36. 86
    gerlub dit:

    @ Sonia Bastille 3 novembre à 21h56
    Vous avez raison sur les textes. Mais, jamais, je dis bien jamais, qui que ce soit ne sera extradé de France à l'insu du gouvernement et donc avec au moins son accord tacite car il pourra toujours exciper de raisons politiques voire de troubles à l'ordre public pour s'y opposer ou au moins surseoir.
    Franchement, croyez-vous que les gendarmes n'ont informé que le parquet général de Pau ? Sans ne prendre aucune instruction auprès du préfet des P.A. et que lui même n'a pas informé la place Beauveau ?

  37. 87
    Alain Tétart dit:

    @ eric91
    Dont acte et merci au PG de s'etre ainsi exprimé. mais quid du FdG?

    Je crois et j'espère que nous sommes tous ensemble dans le même train, alors que la locomotive du moment soit le PC, ou le FdG, ou un autre cela n'a pas d'importance, puisque nous roulons sur les mêmes rails ! comme dans tous les trains il peut y avoir des wagons qui sont spécialisés et d'autres pas, ce qui nous permet de nous ressourcer de temps en temps et ça me convient tés bien, je suis content de voir dans notre train des érudits de l'histoire de la gauche, comme je suis content de lire et d'écouter Jean-Luc Mélenchon, tout comme je suis content de regarder les analyses économiques de nos spécialistes, ainsi je peux me faire ma propre idée en connaissance de cause, comme beaucoup ce n'est pas que j'aie le cerveau lent mais j'ai passé ma vie à créer, inventer, diriger, et cela ne m'a pas laissé assez de temps pour approfondir mes connaissances politiques et je crois que beaucoup de sympathisants du FdG sont dans mon cas ! laissons les spécialistes nous expliquer et comme je me permet de le faire de temps en temps, exprimons nous sur des sujets pointus ou nous avons la ou les connaissances et ainsi nous amènerons chacun à notre niveau notre pierre à l'édifice. Ce blog c'est un peu une auberge espagnole, et chacun y apportant ce qu'il sait, il peut se servir de ce que savent les autres amis commentateurs, nous espérons que le WM fait d'aussi bonnes synthèses à Jean Luc qu'il sait surveiller les envahisseurs ou les hors sujets, et même si celui-ci n'a pas le temps de lire ou de répondre, ce blog de Jean-Luc Mélenchon est bien un creuset qui nous soude en nourrissant les uns et les autres.
    Nous serons tous prêts à faire feu quand l'engagement le demandera. Nous sommes les seuls à vouloir et pouvoir faire la politique qui convient à l'humain d'abord, alors préparons nous !

  38. 88
    Aline dit:

    Où trouver notre énergie propulsive ? Dans les consciences ! Il faut pour cela couper la laisse mentale de l’ordre globalitaire. Pour le faire l’action politique progressiste doit donc « conflictualiser » tout ce qu’elle touche !..." Jean-Luc Mélenchon

    Parfaitement! Conflictualiser tout ce qu'elle touche. Et pour cela, un exemple, sans tortiller, tous contre Notre-Dame Des Landes, l'entêtement départemental, régional et maintenant national (1er ministre) pour maintenir un aéroport tout aussi inutile, futile que dispendieux, dans le cadre d'une dépense publique de 5 milliards d'euros pour une concession privée, Vinci. L'exercice du pouvoir qui est basée sur la violence montre ainsi la brutalité des hommes/ femmes parvenu-e-s au pouvoir. Au sujet de cet Aurault-port-avions, on trouve des infos partout, si on cherche.
    Pour reprendre la question de propulsion des consciences, chaque lieu de résistance est emblématique, bien mieux que symbolique. Chaque lieu de résistance a besoin d'être soutenu. Fortement. Ouvertement.
    Avant et après le 14 (c'est quoi ça? C'est comme le TSCG, personne, hors réseaux n'est au courant) le 17 ré-occupation de la Zone A Défendre (c'est quoi ça? Ah oui, le bocage breton contre les avions et les voyages). Au fait, sont symboliques, les mots(discours du Bourget) sont emblématiques, les actes (tous les reniements). Et ce, d'où qu'ils viennent. Il y a des sujets de fond(s) comme la planification écologique. Un aéroport, bitume contre légumes, oui ou non?
    Que chacun-e y aille de sa résistance sur les sujets-projets néo-libéraux, où que l'on vive, à côté ou pas, c'est ça la force propulsive du FdG (avancer, la propulsion sert au moins à avancer, je crois). S'emparer de tous les combats. Donc, courir derrière l'actualité ou faire l'actualité?
    P!ace au peuple qui résiste déjà!

  39. 89
    Jack* dit:

    A lire tous ces commentaires il semble que nous soyons nombreux à vouloir de l'action directe. Parce que là, on à quand même bien l'impression de se faire tondre. Vive les réappropriation de l'espace public par le peuple !

  40. 90
    Michèle dit:

    Morose, astre mort, Moch, autant d'expressions qui donnent à ressentir la morbidité du moment politique en France. La maladie est déclarée et c'est au tour des anticorps d'entrer en jeu. Les anticorps c'est exactement ce dont on s'est privés après 81 en oubliant que c'est toujours au peuple de choisir ce qui est bon pour lui. On a cru que les politiques élus étaient les nôtres et avaient le Savoir. On a laissé faire les politiques jusqu'au point de déception extrême du discrédit, du reniement de La politique, jusqu'à l'Apolitisme. Les anticorps c'est le chemin inverse, reconquérir le Droit à la Politique car c'est bien ce dont le TSCG ratifié par le Parlement nous prive: du pouvoir de nos élus et de notre pouvoir de citoyen. La renaissance des assemblées citoyennes et législatives c'est cela enfin, vivement, résolument pour guérir de cette maladie de la résignation en se mobilisant à vie.

  41. 91
    jacquelin dit:

    A propos des USA, j'ai passé un peu plus de 8 mois a Chicago en 1998.
    Ce "pays" est totalement différent de nous, même sous les abords de fonctionnement "normal"
    Le syndrome de fond qui n'est jamais explicite est ce qui reste de la guerre de sécession, le Nord contre le Sud, les non racistes contre les esclavagistes. Ce fond de racisme est omniprésent dans l'inconscient et les raisonnements. Jamais avoué. Tous les prétextes sont bons pour masquer ce fantôme qui ruine toute possibilité de conscience collective sur la situation du pays. Dans n'importe quel camp, avouer une faiblesse c'est se livrer a la force de l'autre camp.
    Et il en découle énormément de refoulements en tous genre, il est extrêmement difficile d'avoir une conversation sur le sens de la vie, sur simplement le ressenti du quotidien.
    Et puis voyageant en touriste de temps en temps, le centre des Etats Unis passé sous silence la plupart du temps pour les observateurs étrangers qui ne s'intéressent qu'aux deux forteresses LA et NY (en gros) j'ai reçu le plus gros choc de ma vie en voyant la misère qui règne dans certains endroits. Même en Roumanie je n'avais pas vu ça. Des gosses pieds nus vêtus avec de sacs de patates, leur père cultivateur sur-équipé et sur-endetté n'avait rien a leur filer a bouffer. Rigolez pas c'est terrifiant. Impossible pour lui de faire autre chose que des patates du fait des prêts et implications des sociétés qui l'ont équipé. Et ses patates ne se vendaient pas.
    Et les infrastructures du pays ? Vous avez vu dans quel état elles sont de toute part ?
    Le plus surprenant est qu'il y a énormément de gens qui savent, qui comprennent l'état de chaque pays, qui savent proposer autre chose ou d'autres voies. Plein d'associations, beaucoup d'autres partis politiques, mais comme le sous entend Jean-Luc Mélenchon, les deux principaux partis drainent les finances de ceux qui les soutiennent, les journalistes étrangers n'ont que peu ou pas accès aux dires des autres partis. Ceci dit, les journalistes américains font parti comme chez nous d'un ordre "non dit" qui conserve les choses en l'état. Toujours ces enjeux du pognon, de la domination.
    C'est bien la le fond de toute motivation aux USA, la domination. Et celle ci n'est due a mon avis que du fait de ce racisme latent jamais exprimé publiquement mais sans cesse conjugué dans le quotidien. Si publiquement c'était le cas, ce pays USA tourneraient rapidement a un fascisme sans précédent.

  42. 92
    Romain dit:

    Bonjour,
    Le gouvernement m'hallucine ! J'avais beau être prévenu je pensais pas qu'il ferait preuve d'autant d'allégeance au système financier. La prochaine étape : il va s'attaquer au code du travail (CDI, 35h, congés,...)
    Il faudra résister !

  43. 93
    Glières dit:

    A quoi ça sert un aéroport ?
    Des centaines d’hectares de terrains expropriés livrés à la spéculation foncière, industrielle, immobilière et financière. Aux marchés truqués, aux commissions occultes, aux compromissions, à la prévarication. Des dizaines de milliards d’euros sur des dizaines d’années. Un terrain d’envol extraordinaire pour les ténors du BTP et de la finance. Une gabegie d’argent public pour autant de bénéfices privés. Une manne colossale pour satisfaire au fil des ans tous les appétits des grands ténors politiques jusqu’aux petits potentats de province. Mais surtout des profits colossaux pour une petite aristocratie de parvenus qui tirent toutes les ficelles derrière leurs marionnettes politiques.
    Ca sert à ça un aéroport…et accessoirement à des avions.
    Il ne faut donc pas s’étonner des centaines de CRS à Notre-Dame-des-Landes. Derrière leurs rangs se profile toujours le mur de l’argent. Comme dans les mines et les entreprises de nos grands-parents. Comme dans nos rues et nos boulevards avant et après-guerre. Comme en Grèce, en Espagne, au Portugal aujourd’hui, et partout ailleurs dans le monde. Quant ils se sentent menacés dans leurs privilèges et leurs intérêts, les nouveaux aristocrates comme les anciens recourent toujours à la violence avec pour motif le maintien de l’ordre, celui qui les sert en même temps qu’il nous asservit. A quand notre tour ? Car il viendra. Malheureusement. Et il faudra résister. On ne lâche rien.

  44. 94
    Jean Louis CHARPAL dit:

    Concernant les Etats-Unis,actuellement en campagne électorale, il ne faut pas tout mélanger: le passé, le présent et l'avenir, les institutions, l'oligarchie au pouvoir et son système socialement sadique,la politique intérieure et la politique étrangère, le peuple américain qui, comme tous les peuples, comprend des êtres humains capables du meilleur et d'autres capables du pire. Ce qui est certain, c'est que le lobbying est une forme de corruption et que dans le contexte de l'immense bond en arrière qu'a engendré partout la sauvagerie ultra libérale, aucun politicien ne peut aller au plan économique et social au-delà du centre droit. Celui qui le ferait serait aussitôt flingué politiquement (voire physiquement...).Il y a donc une lutte factice entre un homme de centre droit, otage de ses banquiers donateurs qui l'entourent de conseillers chargés du retour sur investissements, et un autre qui a un pied dans la droite extrême et un autre dans l'extrême droite. Aucun des deux n'a actuellement la volonté ni la possibilité, de revenir sur un partage des richesses délirant. Les millions de pauvres continueront à souffir et à se trouver devant ce choix enthousiasmant : crever dans la rue ou crever en prison.Quant à la politique étrangère, inutile de jouer les autruches : aucun des 2 candidats ne changera le logiciel impérialiste qui est la seule carte à jouer du pays pour continuer à exister à ses propres yeux et à ceux de la communauté internationale, ni concernant l'Amérique Latine, ne changera le logiciel colonialiste qui ira du harcélement médiatique aux coups d'Etat, le tout piloté par une CIA qui n'a toujours rien compris, ni rien appris. Cela étant, l'amitié entre les peuples doit toujours être présente à l'esprit de tout démocrate progressiste. Il y a aux USA de nombreux citoyens,très actifs et de toutes conditions, qui partagent complètement nos idées. Le cinéaste Michael Moore a fait des films cinglants contre la misère galopante, les injustices sociales et la dictature des marchés. Des manifestations massives ont fait échoué des projets de l'OMC et de nombreux économistes et universitaires (qu'on retrouve souvent dans le Monde Diplomatique) condamnent la brutalité et l'inhumanité d'un ultra libéralisme poussé aux limites de l'absurde. Scott Shane, cité par Jean-Luc, en est un bel exemple. Rien n'empêche qu'à l'avenir émerge un parti réellement progressiste.

  45. 95
    Invisible dit:

    En ce qui concerne la rumeur sur les 35h, des sondages commencent de fleurir. La gent médiatique s'est emparée de l'aubaine et la fait prospérer. Tentons d'y répondre de notre mieux avec une rumeur inverse : les 32h seraient plus pertinentes, tant qu'à faire ! Bon d'accord, ça ressemble à remplir des sacs de sable avant l'inondation... mais c'est mieux que d'avaler la couleuvre sans broncher.
    Pour l'instant, la guerre est médiatique. Tous à nos postes de combat !

  46. 96
    FORT dit:

    Le syndrome Jules Moch, si bien représenté par Manuel Valls, ne pourra etre combattu au PS que par un syndrome nouveau, le "syndrome de 1920", qui a entrainé la scission du parti socialiste en 2 partis, la SFIO et le PCF. L'aile gauche du PS pourrait s'en inspirer pour renforcer le Parti de gauche ou participer au Front de gauche, l'Histoire donne quelque fois de bons conseils !

  47. 97
    Jay dit:

    Chaque fois, j'attends avec la même impatience le nouvel écrit de Jean-Luc. Et je mesure la responsabilité énorme qui est la sienne pour nos luttes. J'ai parcouru rapidement tous les commentaires et remarqué qu'ils vont presque tous dans le même sens. Et cela fait chaud au coeur. Deux dates sont constamment citées, le 14 et le 17 novembre. Nous voilà avertis. Et comme le disait si bien notre candidat "Pas de consignes". Agissons. Peut-être y a t-il un manque de clarté du côté Front de Gauche. Mais chaque partenaire de celui-ci a par ses écrits condamné l'arrestation de Mme Martin, l'entêtement du gouvernement de maintenir cet aéroport (qui ne servira que des intérêts financiers) et j'en passe. Et comme "Invisible" le dit : "tous à nos postes de combat".

  48. 98
    Emmanuel l'Echassier dit:

    Camarade, tu as été exemplaire sur France-Inter. La forme maitrisée, sans emportement (tu fais bien comme tu veux, s'entend) et donc maitrisée, donne une grande puissance à l'argumentation. Merci camarade. Sur le terrain, on se bat !

  49. 99
    Olivier Bonnet dit:

    "Elle sera traduite devant des juridictions d'exception, alors même que nous, Français, récusons les juridictions d’exception et les avons toutes supprimées, sous François Mitterrand !"

    Petite erreur, cher Jean-Luc : par quelle juridiction Yvan Colonna a-t-il été jugé ?

  50. 100
    jpp2coutras dit:

    @Poerre34
    "les cocus comme vous dites, ce sont les électeurs de Hollande au premier tour qui ont crus au Changement".

    En fait beaucoup de militants PS voulaient voter FdG pour tirer à gauche (j'en connais certains, même encartés). On leur a sorti l'épouvantail FN comme on promène la sainte Vierge en procession. Ils ont eu peur d'un nouveau 2002 et le rose leur est tombé des mains, si bien que les sondages qui donnait Jean-Luc Mélenchon potentiellement en 3 avaient sans doute raison!
    Les machines libérales UMP/PS ont tout intérêt à marginaliser, via les médias complaisants, les autres rassemblements pour faire croire qu'eux seuls sont aptes à gouverner et que les autres sont extrémistes, populistes, irréalistes etc: les néo-fascistes d'un côté, les kmers rouges de l'autre, plus des intégristes verts et des inconsistants au centre; ainsi ils pensent danser d'un pied ump sur l'autre psd éternellement jusqu'à la dictature de la finance au service de leur caste de nuisibles.
    C'est mal connaître le Peuple que cela force à s'interroger et à réagir! vive le Front des Peuples!

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