03mai 12

Retour d’une lutte de travailleuses

En préparant dimanche

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1er_mai_25J’ai rédigé ces lignes au retour de mon rendez-vous avec les ouvrières de Sodimédical dans l’Aube. Je reparlerai de cette visite à cœur fendre. Des femmes courageuses, abandonnées sans paye depuis sept mois, jetées comme des chiffons par des patrons voyous, un ministre des finances qui laisse la loi et les décisions de justice être piétinés, une usine comme neuve grassement subventionnée sur fonds publics et pourtant vide. Un cauchemar. Dimanche on va régler les comptes. La moitié du chemin sera faite. Restera à faire l’autre moitié. Celle qui consistera pour les nouveaux pouvoirs publics à faire respecter la loi, punir les voyous. Et peut-être même décider les mesures qui rendront ce genre de situation impossible à l’avenir. Dimanche, le vote sanction sera un encouragement et un déblocage. Qu’il reste à faire beaucoup ensuite est dans l’ordre des choses. Mais il faut faire son ouvrage en commençant par un bout si l’on veut pouvoir finir à l’autre. Dans cette note je reviens sur l’analyse des résultats électoraux. Tel qu’est fait mon emploi du temps je ne pourrai sûrement pas me remettre devant mon clavier avant minuit ce vendredi. Ces mots seront donc les derniers peut-être avant la libération. Prenez-y votre part. Au deuxième tour on élimine. C’est le cas de le dire !

Pour illustrer ce billet, des photos du 1er mai 2012 à Paris où le Front de Gauche est venu en nombre aux côtés des manifestants puis a défilé à la fin des cortèges syndicaux jusqu'à la Bastille. Photos : S. Burlot et www.photosdegauche.fr

J’ai dit ici, déjà, que la lecture d’un résultat électoral est un enjeu idéologique. C’est toujours l’idéologie dominante qui gagne la partie visible. C’est elle qui rabâche ses refrains. Elle parvient ainsi à fixer non 1er_mai_04seulement les esprits qui en sont gavés mais aussi et surtout, elle ordonne le débat public lui-même en lui enjoignant son cadre et ses thèmes. C’est une très ancienne affaire que celle-là. Lire un résultat c’est raconter l’Histoire de son temps. Depuis longtemps on observe que l’histoire conservée est le plus souvent celle qu’écrivent les vainqueurs. La science historique est récente et souvent reléguée au profit de versions simplifiées et politiquement correctes selon l’air du temps. Si Néron est si mal vu dans l’histoire, depuis l’antiquité, c’est parce que les récitants qui travaillaient pour les pouvoirs du moment ont ramassé en un seul récit tous les ragots qui traînaient sur son compte, et jusqu’aux plus absurdes comme celui qui lui attribue l’incendie de Rome elle–même. Je cite cet exemple pittoresque et lointain pour faire sourire mon lecteur avant d’en revenir à notre quotidien étouffant. En faisant du Front National le centre de toute l’élection, les marionnettistes sont parvenus à effacer la question sociale que nous étions parvenus à ramener dans le débat. La vieille ruse a fonctionné de nouveau à plein régime pendant quinze jours. Les ravages sont immenses. Les blessures et les régressions innombrables. L’abaissement de l’esprit public, souillé par le flot de propos officiels xénophobes et les grossiers bidouillages, est terrible. La banalisation des « lepénismes » est un 20120501_0309désastre qui marquera les esprits les plus faibles pour longtemps. Le Sarkozysme s’achève ainsi dans une ambiance glauque et les odeurs d’égoût.

Mais à côté de tout ce qui nous échappe de cette façon, parce que cela nous pleut dessus à grosses cordes, il y a la ligne de résistance que nous nous pouvons installer. Du moins dans nos propres esprits. C’est d’ailleurs l’essentiel. Cette résistance c’est celle qui se constitue quand on prend le temps de l’analyse et du débat argumenté. Je sais que des dizaines de réunions de bilan du premier tour ont eu lieu dans les partis du Front de Gauche ou bien en réunions publiques communes. L’examen ville par ville et parfois bureau par bureau est souvent très éclairant. Il montre une réalité bien différente du discours dominant. De toute part j’entends confirmer que l’avancée de l’extrême-droite se fait par transfert de voix de la droite. Et le nombre des localités et bureaux de vote où la course-poursuite entre nous et l’extrême-droite a été visible est considérable. Cette partie-là est jouée en dynamique. Il ne suffit pas de regarder les chiffres du moment, il faut aussi observer les évolutions et les tendances. 1er_mai_01Il est important et très formateur de faire cet examen et d’en parler tranquillement. Car c’est de cela que nous pouvons ensuite tirer des objectifs de travail et une compréhension approfondie de notre terrain d’action. Je mentionne ce point car une leçon se dégage de tout ce que je lis et entends. C’est l’importance de l’intervention des militants sur le terrain. C’est un fait bien plus neuf qu’il n’y paraît. J’ai connu l’époque où l’opinion était très cartellisée. On bougeait des gens, à la marge. C’était, pour finir, décisif ! Mais cela ne concernait pas des pans entiers de population comme ce peut être le cas aujourd’hui. Nombreux sont les témoignages qui l’attestent. Des escouades de quelques militants, parfois seulement deux partant en campagne en voiture de village en village, ou bien de porte en porte dans un quartier populaire ont conquis des centaines de personnes. Elles n’avaient vu personne avant cela ni discuté de politique avec personne, parfois depuis bien longtemps. Le déclic ne se faisait pas selon la loi du dernier qui a parlé. Pas du tout. Il s’agit d’autre chose. Des retours à gauche, des retours aux urnes, de l’intérêt. Tout simplement parce que les filets d’eau tiède de la télé et de la radio, s’ils imprègnent évidemment beaucoup le terrain sur lequel ils se déversent, ne parviennent pourtant pas à le construire stablement. Ce que l’on retient d’un conditionnement ce sont des préjugés et des réflexes conditionnés. Rien que la verbalisation et le contact ne puisse retourner en quelques instants. L’effet Dracula s’applique aussi à l’esprit de tout un chacun. Les grandes peurs périssent d’être reconnues dirait Albert 1er_mai_08Camus. Et de même les préjugés placés sous la lumière de sa propre raison.

Pour ma part, je ne me contente pas de ce qu’on me dit, ni même de mes intuitions tirées de l’expérience. Je travaille à partir des tableaux de résultats comparés. Et je lis beaucoup de presse régionale. Car à mesure que les jours passent, il se produit un effet de vérité très intéressant sur les résultats électoraux dans la presse régionale. Jour après jour, cas par cas, sont démentis les emballements convenus qui ont été le refrain des analystes et experts qui ont péroré toute la semaine passée. Vu du terrain, la fable de la « vague Le Pen », comme dit avec une stupeur jubilatoire le « Nouvel Observateur » son allié objectif, est un phénomène pour le moins contrasté. C’est ce que montre, sur le site web de « La Montagne », le bilan de Sébastien Besse. Même si nous ne connaissons pas les communes dont il est question, son récit permet de comprendre quelles évolutions s’observent dans les bureaux de vote populaires. On y voit au contraire clairement dessinée la course de vitesse entre l’extrême-droite et le Front de Gauche. Et nos percées, souvent décisives. « Si Hollande est en tête partout, note « la Montagne », Mélenchon et Le Pen signent aussi des scores importants. Les bassins miniers toujours à gauche mais plus protestataires. L'enracinement à gauche se confirme et s'amplifie. (…) Autre constante dans ces bassins, la poussée de la gauche de la gauche et du Front national, qui progressent 1er_mai_02quasiment dans toutes les communes, parfois très nettement. À Lamontgie, Marine Le Pen culmine à 23,3%, soit +12,3 points par rapport à Jean-Marie Le Pen en 2007. Jean-Luc Mélenchon atteint les 16% alors que Marie-George Buffet s'était contentée de 2,93%. À Jumeaux, Le Pen signe aussi un gros score avec 23,2%, soit + 8,1 points. Mélenchon parvient à 16 % contre 2,45 % à Buffet en 2007. À Brassac-les-Mines, le candidat du Front de gauche pointe également à 16% et Le Pen, 16,9%, frôle les 7 points de plus que son père. « La gauche, au total, approche des 58% », signale au passage le maire (PS) André Tapissier, président de la Communauté de communes Bassin minier Montagne. À Auzat-la-Combelle, très fortement ancrée à gauche, Mélenchon récolte 20,7 %, (+ 13,7 points par rapport à Buffet). Le FN passe de 9% à 19,5%. « Il y a là une vraie tradition minière et ouvrière où les électeurs se retrouvent plus facilement dans des thèses de rupture à gauche mais qui, au second tour, votent pour le candidat de gauche arrivé en tête », commente André Tapissier. Mélenchon explose les compteurs à Esteil avec 28,3% et se retrouve deuxième, devant Nicolas Sarkozy (8,3 %). Cette commune est, par ailleurs, la seule où Le Pen connaît une baisse (6,7 %, soit moins 3,4 points). À Messeix, Mélenchon et Le Pen sont au coude-à-coude, le premier obtenant 13,5% (+ 8,34 points) et la seconde 13,2% (+ 4,92 points). » Pourtant la seule leçon que tire le socialiste local c’est la percée du FN. « La poussée du FN, générale sur tout le canton, a été une surprise », souligne le maire, Gilles Battut (PS), conseiller général de Bourg-Lastic, qui dresse un constat : « La droite classique n'a pas fait le même nombre 1er_mai_06de voix que d'habitude ».

Même constat, quand bien même ne connaîtrait-on pas, là non plus, les lieux dont il est question, dans « L'Indépendant » analysant les résultats de l’Aude. Sous le titre « L'autre Front « populaire » », c’est le même écart avec le discours dominant sur l’hégémonie lepéniste.  « Même si le Front de Gauche et Mélenchon n'ont pas transformé l'espoir né de sondages flatteurs, du côté des militants communistes, peu habitués à pareille fête, on est ravi du score décroché dans le département 13,15% contre 11,10% au plan national ». « L'avancée est énorme depuis 2009. Grâce au Front de Gauche, la gauche tout entière représente 46% contre 42% en 2002 », commente Amandine Carrazoni-Omari du Parti ommuniste. Dans l'Aude, Mélenchon a visiblement bénéficié du gros travail militant de certaines composantes du Front, notamment dans la Haute-Vallée et dans les Corbières. Il réalise son meilleur score sur le canton de Lagrasse avec 20,23% devançant nettement Marine Le Pen (15,38 %). Il est ainsi premier dans les communes de Maironnes, Treiziers et Montirat. Tout comme sur les sommets de Bugarach où il partage la victoire avec Hollande (41 voix) devant Le Pen (23) et à Fontjoncouse, avec 20 voix contre 12 à Le Pen et 6 seulement à Hollande. Il fait jeu égal avec Marine Le Pen à Lagrasse même (55).Dans la Haute Vallée, on peut citer plusieurs communes où il devance le FN à Axat, Rennes-le-Château, Rennes-les-Bains, Roquetaillade, Montazels ou encore Alet-les-Bains. Dans le Carcassonnais, on notera aussi sa victoire à Lastours avec 33 voix devant Hollande 23. Amandine Carrazoni explique ces bons résultats ponctuels par « une bonne implantation de 20120501_0341certains militants du Parti de gauche très actifs. On a eu pas mal d'adhésions de jeunes. On fait des bons scores là où on a travaillé de façon unitaire. »

Ces exemples illustrent en l’étendant le sens du coup d’œil que nous avions jeté sur les quatorze grandes villes sur dix-sept de plus de 150 000 habitants où nous avons battu le Front National. Car non seulement nous l’avons battu mais il y a nettement reculé par rapport à son score de 2002. Les villes étant des avant-postes je considère ces résultats comme des indicateurs du futur en vue pour nous si nous ne lâchons rien. Tout ceci étant lu, goûtons à présent le sel de cet article du « Midi Libre » ! Sous le titre « Une vague bleue Marine » dans le Gard ? Non, sire, une vaguelette », Nathalie Balsan-Duverneuil signe une sorte de petit brûlot. « Halte au feu ! écrit-elle. En matière de politique et de résultats électoraux de l'extrême-droite, on a vite fait de s'enflammer. Mais il est toujours intéressant de comparer les chiffres exacts avec l'évolution des populations inscrites sur les listes. Et, en analysant les chiffres (1) avec plus de précision, le constat est considérablement plus nuancé qu'annoncé. En effet, en 2002 dans le Gard, Jean-Marie Le Pen (FN) et Bruno Mégret (MNR) recueillaient à eux deux 89 712 voix sur 445 562 inscrits. En 2012, Marine Le Pen (FN) obtient certes 106 646 voix (soit 16 934 voix de plus), mais pendant ce temps-là, le nombre d'inscrits sur les listes électorales a atteint le nombre de 513 138, soit 67 576 électeurs de plus. Le vote extrême-droite augmente de 0,5% des inscrits dans le Gard depuis 2002. Dans le Gard, en 2002, Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret récoltaient les suffrages de 20,2% des inscrits sur les listes électorales. Pour tomber à 13,1% des inscrits en 2007. Et la "vague" annoncée pour le premier tour du scrutin de dimanche amène Marine Le Pen à une augmentation de seulement… 0,5% des inscrits, à 20,7%. On est loin du tsunami. Et à regarder le scrutin à l'échelle nationale, on constate que l'augmentation du vote d'extrême-droite croît moins vite dans le Gard que dans l'ensemble du pays. Nous sommes en effet passés de 13,3% des inscrits pour l'extrême-droite en 2002, à 8,6% en 2007 pour terminer à 13,9% en 2012. Une augmentation de 0,6%. Dans le Gard, le vote pour la gauche radicale augmente pendant la même période de… 2,5 %. En précisant les choses, et en comparant l'évolution de l'extrême-droite et celle de la gauche radicale on observe un autre phénomène intéressant, pas, ou peu mis en évidence par les médias. En 2002, dans le Gard, Arlette Laguiller (LO), Olivier Besancenot (LCR), Daniel Gluckstein (PT) et Robert Hue (PCF) obtiennent à eux quatre 47 208 voix, soit 10,5% des inscrits du département. Contre 9,5% des inscrits du pays. Et en 2012, Nathalie Arthaud (LO), Philippe Poutou (NPA) et Jean-Luc Mélenchon (FdG) obtiennent à eux trois 61 892 voix, 20120501_0396soit 12% des inscrits du département. Contre 10% dans tout l'hexagone. (…) Malgré le "bruit" médiatique, les choses ne sont pas toujours ce qu'on croit. (1) : Sources : chiffres définitifs du Ministère de l'Intérieur »

Cette sorte de revue de presse qui fait justice des refrains mondains à propos du Front National ne serait pas complète si je n’y ajoutais ce point de vue paru dans « Le Figaro ». Je l’ai retenu car il nous rend justice à propos d’un argument mille fois rabâché sur le parallèle entre les électeurs du Front National et ceux du Front de Gauche. Je sais bien que je n’ai pas à convaincre sur ce sujet ceux qui me lisent. Mais je crois utile de citer une analyse qui peut ensuite servir d’argumentaire ici où là et qui ne vient pas de nos milieux. Sous le titre « Vote contestataire, les enjeux de la bataille », Jérôme Sainte-Marie, directeur du département opinion de l'institut de sondage CSA, « souligne les différences d'opinions et sociologiques entre les partis de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon ». On va voir que si ce n’est pas tendre pour nous ce n’en est pas moins instructif. « La victoire sans appel de Marine Le Pen sur Jean-Luc Mélenchon dimanche dernier, à l'issue d'un duel qui a marqué toute la campagne, constitue une donnée essentielle pour le prochain quinquennat. À l'orée d'une période qui sera, quel que soit le vainqueur du second tour, celle de la contrainte budgétaire et de la mise sous tension du modèle social français, la maîtrise de l'hégémonie idéologique sur les représentations des catégories populaires est l'enjeu décisif pour les deux forces principales politiquement contestataires. Ceci est d'autant plus important pour l'avenir de la société française en général qu'il s'agit de deux courants politiques parfois stigmatisés ensemble sous le terme polémique de « populisme », mais dont l'analyse des opinions et même de la sociologie indique qu'ils sont irrémédiablement distincts dans leur origine comme dans leur orientation. L'approche dite du « fer à cheval » prétend faire du Front National et du Front de Gauche deux forces convergentes au-delà des faux-semblants. Comme toute pensée paradoxale, elle a l'apparence de l'intelligence, mais sa réalité est bien plus décevante. Tout d'abord, le sondage réalisé le jour du vote par l'institut CSA indique que seuls 12% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon annoncent comme second choix possible, ou plutôt s'il avait été possible, un vote Marine Le Pen. De manière symétrique, seuls 15% de ceux ayant voté pour Marine Le Pen auraient sinon choisi Jean-Luc Mélenchon. Nous sommes bien en présence de deux groupes qui se vivent comme différents, et dont la zone d'intersection est électoralement marginale. » 

« Le contraste entre ces électorats est particulièrement net au regard de la motivation de leur vote. Le 22 avril, deux enjeux ont justifié leur choix pour les électeurs de Jean-Luc Mélenchon : le pouvoir d'achat, les inégalités sociales et l'emploi, seuls 3% d'entre eux citant l'immigration. Ce sujet est, à l'inverse, la raison avancée par 66% de ceux ayant voté pour Marine Le Pen, très loin devant tous les autres thèmes proposés. Ce n'est plus une différence, c'est une opposition absolue, en 20120501_0342parfaite résonance avec l'antagonisme du discours des deux candidats sur ce sujet. Pour autant, la structure des deux électorats présente quelques analogies.

Comme ceux de Marine Le Pen, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon appartiennent le plus souvent aux catégories populaires. Il s'agit, dans un cas comme dans l'autre, pour les deux tiers d'entre eux de personnes en activité, alors que 47% des électeurs de François Hollande et 56% de ceux de Nicolas Sarkozy sont des inactifs, retraités, personnes au foyer ou étudiants. On trouve également parmi eux, même si cela est plus marqué parmi l'électorat frontiste que chez celui du Front de Gauche, une proportion relativement faible de personnes disposant de revenus supérieurs à 3 000 euros. Un tel constat peut paraître évident, il souligne cependant l'inanité de la représentation du vote mélenchoniste comme le produit d'une tocade de « bobos » – si tant est que ce terme renvoie à une quelconque réalité sociologique, hors une poignée de quartiers centraux. »

« Une autre dimension rapproche les deux électorats, c'est la part d'espoir investi dans le vote. Dans le contexte actuel de crise, elle est au global relativement faible, seuls 33 % des Français pensant le jour du vote que leur situation personnelle s'améliorera si leur candidat était élu, au lieu de 50 % qui le disaient le 22 avril 2007. Seuls deux groupes se distinguent par une réponse majoritairement positive, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et ceux de Marine Le Pen. On mesure là surtout l'intensité de l'investissement dans le vote, et la volonté de croire dans le pouvoir du politique, qui caractérise ces deux groupes 20120501_0416ayant déjà mêlé leurs suffrages lors du référendum de 2005 concernant le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, à l'issue d'une campagne contre la technostructure européenne. »

« Entre ces deux forces très motivées, plaçant à des degrés divers les deux candidats du second tour sous surveillance, et voyant dans le scrutin actuel un tour de chauffe pour d'autres combats, la partie n'est pas égale. Jean-Luc Mélenchon a plus que quintuplé le nombre de voix de Marie-George Buffet de 2007, mais c'est au prix de l'absorption de la plupart des voix recueillies par la gauche radicale, dont le total n'est que de 12,8 % des suffrages exprimés, soit plus qu'en 2007 (7,7%), mais moins qu'en 2002 (13,8%). À l'inverse, le score de Marine Le Pen est une indéniable réussite, bien au-delà du record précédent de 2002 en termes de nombre de voix. Son succès principal n'est pourtant pas là, mais d'avoir recueilli deux fois plus de suffrages parmi ceux qui estiment faire partie des classes populaires ou défavorisées. Cette domination frontiste chez ceux qui constituent, de façon subjective, la classe socialement dominée est une cruelle réalité pour le Front de Gauche. L'utilisation stratégique du thème de l'immigration par Marine Le Pen comme par Jean-Luc Mélenchon – la première pour diffuser une lecture nationaliste des phénomènes économiques et sociaux, le second pour unifier les revendications des catégories défavorisées – a produit des effets manifestement inégaux. La préparation d'un troisième tour social, pour paraphraser la gauche radicale, s'en trouve d'autant éloignée, mais le hiatus entre le discours des pouvoirs et la subjectivité populaire n'en est en rien réduit. Le succès de Marine Le Pen est d'avoir recueilli deux fois plus de suffrages parmi ceux qui estiment faire partie des classes populaires ou défavorisées. Cette domination frontiste est une cruelle réalité pour le Front de Gauche. » Sans vouloir faire une lecture de détail, je ne contesterai cependant pas que nous n’ayons pas atteint le but visé. Et c’est cruel en effet. Mais je n’oublie pas quelle difficulté ce serait de résoudre en une élection et trois ans d’existence ce que l’extrême-droite a construit depuis 1971. Elle court devant, c’est sûr. Mais nous courrons aussi. Mais nous courrons plus vite qu’elle ! Nous la rattraperons donc. Telle est la situation que montre la prolongation des tendances actuelles.  

Il y a des compliments pour lesquels on se ferait tuer. Tel celui mis en ligne le dimanche 29 avril dernier dans « Charlie Hebdo ». Signé Cavanna. Je ne dis pas que ce soit pur blanc-seing, loin de là. Mais quand même ! Lisez. « On a beau être revenu de tout. On a beau ne plus croire à rien. On a beau savoir que derrière tout ça il n’y a que baratin et jolis mouvements de menton, on a beau, on a beau, merci à l’artiste qui sut faire renaître pour nous, fût-ce l’espace d’un instant, les grands frémissements populaires, les forêts de poings fermés dressés parmi l’océan des drapeaux rouges, les « Internationale » qui ne se bêlaient pas comme des cantiques… Merci, camarade Mélenchon. Tu nous as fait rêver, c’est toujours ça de pris. « Romantisme révolutionnaire ». C’est ce qu’on te reproche. Et d’où voudrait-on qu’il vienne, le romantisme ? De la soumission résignée à l’état de fait ? Du soutien passionné à l’un des gestionnaires pépères qui étalent leurs tronches sans conviction au coin des rues ? Bien sûr, on n’y croit pas vraiment, on vibre, on s’entreregarde, on se marre, elle est bien bonne… La Révolution, rien que ça ! Avec la majuscule. La VIème République. Bien sûr, on votera utile, on garde les pieds sur terre. Ça n’empêche pas de se laisser fouetter le sang par ce dandy cravaté comme un Robespierre qui n’a pas la trouille, en pleine crise économique généralisée, d’appeler à foutre les patrons en l’air au nom d’un communisme ingénu fleurant le dix-neuvième siècle.

On se résignait à un Hollande-ou-Sarko sans surprise, à peine si l’on attendait de la petite Le Pen, successeur de son papa, qu’elle produise quelques intermèdes bruyants pour réveiller un peu ce combat de chiens fatigués autour d’un os aride. Tu nous as réveillés, camarade ! La bonne blague serait que tu sois élu au premier tour ! En tout cas, dès aujourd’hui tu existes, je me retiens d’y croire mais je ne peux empêcher cette jubilation rigolarde de m’illuminer l’intérieur. Éveille les jeunes, rajeunis les vieux, secoue-nous le cul, rue, piaffe et gueule. Si 20120501_0430ce n’est, comme l’insinuent ceux qui n’aiment pas cela, que l’image de toi que tu veux donner, vive l’image, elle me convient, elle vaut bien les mornes gueules des sauveurs diplômés de la patrie. »

Moins drôle, bien moins sympathique : voici une mise en garde. Comme vous le savez bien des socialistes peuvent être absolument déloyaux de toutes les façons possibles. Une nouvelle manœuvre de leur part a été inaugurée en Essonne. Elle consiste à utiliser ma prise de position à propos du deuxième tour de l’élection présidentielle pour faire croire qu’elle s’applique à leur candidat local à l’élection législative. On se pince, mais c’est possible. Cette filouterie, un candidat aux élections législatives pour le PS, Malek Boutih, vient de la commettre. Il reproduit sans me consulter et sans donc mon autorisation ma photo et mes propos dans son matériel de campagne pour l’élection législative dans laquelle il voudrait succéder à Julien Dray. Comme vous le devinez, il s’agit de créer de la confusion parmi les électeurs. Bien sûr, je ne soutiens d’aucune manière M. Boutih aux élections législatives. Je souhaite au contraire que les électeurs ne le choisissent pas. J’ai une bonne raison au moins, en plus de ce que ce genre de méthode laisse prévoir de son sens moral en politique. Cette raison c’est qu’il y a dans cette circonscription un candidat du Front de Gauche. Et pas n’importe lequel ! Notre candidat dans cette circonscription, c’est François Delapierre, qui a été le directeur de ma campagne présidentielle. Je vous met donc en garde. Soyez attentifs. L’utilisation de mon nom, de mes photos ou d’extraits de mes textes et déclarations doivent toujours être examinés dans le contexte. D’une façon générale ne croyez pas ce que disent les socialistes surtout s’ils sont candidats.


621 commentaires à “En préparant dimanche”

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  1. 1
    afournier dit:

    Difficile de faire confiance au PS. Ça ne va pas faciliter la clarté de la position du Front de Gauche aux législatives tout ça...
    Avec les médias qui vous présentent comme le bagage accompagné des socialistes,
    il va falloir mettre les choses au clair publiquement et avec le PS.

    Le 1e tour des législative a commencé au soir du 22, une bataille chasse l'autre.

  2. 2
    Yann Dantal dit:

    On va bosser pour ces élections, il faut tous bosser....
    Il faut trouver les mots d'odres simples contre le front national, les mots d'ordre pour le partage des richesses, pour la laicité, des mots également pour défendre la "liberté d'entreprendre"...
    On relève la tête...

  3. 3
    Lilly54 dit:

    Bonsoir Jean-Luc, Vous avez bien travaillé. Vous nous avez manqué car ces 15 jours furent, pour les militants que nous sommes terriblement frustrants. Mais nous sommes toujours là ! A demain donc pour la matinale et le meeting en soirée. Et puis le silence descendra de nouveau. Et ce dimanche nous ferons ce que nous devons faire car après avoir analysé, réfléchi, soupesé, nous sommes nombreux ici à dire qu'il faut aller voter contre Sarkozy. Et nous n'en pesnons pas moins de celui dont nous allons mettre le bulletin sous enveloppe. Lundi nous nous remettrons au travail car beaucoup de questions restent en suspens et beaucoup de luttes nous attendent. Bonne nuit à vous et à toute votre équipe ! RESISTANCE

  4. 4
    Yann Dantal dit:

    Beaucoup se posent la question de la manière la plus efficace de t'utiliser sur le terrain Jean Luc. Des idées surgissent:
    Te faire élire à l'assemblée pour coordonner le groupe front de gauche.
    Mener une campagne nationale pour tous les candidats du front de gauche.
    Etre un étendard international.

  5. 5
    jprissoan (69) dit:

    cher Jean-Luc Mélenchon, vous écrivez : "J’ai dit ici, déjà, que la lecture d’un résultat électoral est un enjeu idéologique". Je me permets dès lors de signaler les analyses que je livre sur mon site et qui sont pétries de cet enjeu. Il y en a déjà quatre, d'autres viendront. J'ai été un des premiers a dire que la comparaison avec 2002 imposait la prise en compte des voix MNR de Mégret, et que, donc, il n'y a pas record historique de l'extrême-droite. Il y a même reflux, léger mais réel, dans son bastion mosello-alsacien.

  6. 6
    thery dit:

    Bonsoir mr Mélenchon je viens de lire votre long billet fort intéressant et comme d'habitude intelligemment disséqué! Vrai dimanche ont expulse le petit du château et lundi matin au boulot pour les législatives dans un 1er temps la majorité de l'assemblée a gauche pour faire en sorte que le peuple récupère ce qui lui a été volé, toutes ses force vives! remettre de l'ordre,du bon sens dans l'organisation des entreprises d’État volées par les actionnaires l’école la justice la sécurité sociale la justice et tous ce qui a été démoli : EDF, GDF, SNCF, Pôle emploi, la retraite! mon dieu la liste est trop longue! ! ! quel dégat et quel boulot nous allons avoir pour remettre la France debout et faire voir a l’Europe que le programme du FG est le meilleur pour L'Humain !

  7. 7
    Denise Marsetti dit:

    Merci camarade ! On continue...

  8. 8
    SCARPA dit:

    S'ils pouvaient reprendre les idées et non pas votre image!

  9. 9
    ChrM2012 (2B) dit:

    Merci Jean-Luc pour hier, aujourd'hui et demain. On lâche rien. Résistance !

  10. 10
    Françoise32 dit:

    Jean-Luc, merci pour ce billet toujours plein d'enseignements.
    Avec toi je continue la route, on élimine et on résiste.
    J'ai renoué avec l'espoir d'une éthique en politique grâce à toi et je veux faire partie de ce mouvement que tu mets en place depuis quelques temps déjà et qui s'amplifie. Merci.

  11. 11
    Mat dit:

    Jumigny (02, 41 inscrits, 35 votants), FN en tête régulièrement... Mais cette fois... Sarko 11, LaTeigne 10, Mélenchon 10,... Hollande 0... Chez nous la recomposition de la gauche a plutôt pas mal marché, maintenant en route pour la reconquête des égarés chez les racistes.

  12. 12
    julie dit:

    Clin d’œil du soir: les bons résultats dans l'Aude dans des communes dont les noms rappellent la longue dissidence des cathares, seraient-ils un bout du fil de cette histoire?

  13. 13
    Pierre dit:

    Ne manque-t-il pas quelquechose dans l'analyse de l'influence du front national ?
    Les meetings de Le Pen n'ont jamais rassemblé plus de qq milliers de personnes. C'est ridicule par rapport au nombre de ses électeurs. Pourquoi ? N'est ce pas parce que le front national est le parti du repli sur soi, de la peur de l'autre autant que de l'étranger, de la peur de tout ce qui peut changer. Peur au point de ne pas se déplacer pour soutenir son candidat (il est vrai que dans ses meetings on y trouve des gens peu recommandables)?

  14. 14
    Dominic dit:

    Grand merci à Jean Luc pour sa précieuse lumière, sa finesse d'analyse, son sens si aigu du mouvement historique dans lequel nous sommes embarqués.
    Hélas cette emprise croissante de Le Pen sur une partie de la classe ouvrière est une réalité inquiétante, mais nous avons les armes pour faire front, au moins localement.
    Une question me revient à l'esprit : si on avait appelé à voter blanc au 2° tour, compte tenu de l'attitude de Hollande avec son programme non négociable, Hollande n'aurait-il pas été obligé de le négocier, son programme, pour pomper nos voix, avant le 2° tour, et la presse n'aurait-elle pas été tenue de parler de nous, alors que là, elle nous a complètement enterrés, puisque dès le 22, le FG, pour le PS, c'était du tout cuit, de l'acquis?
    Réponse demain soir, j'espère.

  15. 15
    rouge-gorge dit:

    Je trouve la position très claire, le but est que Sarkozy ne soit pas réélu, pas seulement à cause de l'homme et de son bilan calamiteux, mais surtout pour faire barrage aux sales idées empruntées à la fille du bourreau, qu'il ne manquerait pas d'appliquer.
    Personne n'est dupe, le vote des militants et sympathisants Front de gauche n'est pas vote d'adhésion mais un vote d'éviction. Aux législatives, nous seront présents !

    Merci pour ce morceau de Cavanna, que j'aime lire depuis longtemps.

    Je ne baisse pas la tête, ni les yeux, je garde serrée mon écharpe rouge, je la porte comme un gage de fierté, je n'ai honte de rien, au contraire. C'est mon ressenti depuis les résultats du 1er tour.
    Bien à vous tous.

  16. 16
    Carole dit:

    "L'histoire est écrite par les vainqueurs", certes, mais il est possible aujourd'hui par les blogs, dont le tien, Jean-Luc, si enthousiasmant, de faire émerger plus vite la vérité. Les médias ne pourront plus longtemps continuer à ignorer que les citoyens vont chercher leurs informations ailleurs que dans leurs pages partisanes et frileuses. C'est cela aussi l'insurrection citoyenne. Si je ne me trompe, la formule est de Brasillach et ce ne serait pas une mince satisfaction de lui donner tort!

  17. 17
    Dufond Delair dit:

    Dans la foulée de Cavanna, je veux croire que par centaines de milliers, nous ne nous résignerons pas, ne nous démobiliserons pas, ne désarmerons pas. Camarade Mélenchon, tu as tracé notre ligne de front, et, plus encore que derrière, nous sommes et serons à ton côté, les deux pieds dans la lutte des idées. Même cette bataille au fond n'est pas tout à fait perdue, et les masques de l'ennemi tombent les uns après les autres, à mesure qu'il montre ses forces véritables. Mais le peuple ne s'y trompera pas toujours, et notre opposition sera farouche. Cultivons notre puissance. Que l'exploit semble magique aux rêveurs et aux incrédules, il n'en est pas moins profondément grave et réel : la plèbe a trouvé son tribun, et l'espoir ses possibles.
    Confiance et courage à tous, merci à toi, et vice versa.
    En un mot : Résistance !

  18. 18
    ariane Walter dit:

    Bonjour Monsieur,
    un problème me tracasse dont vous ne parlez pas, à ma connaissance. Il s'agit des fraudes électorales et plus particulièrement de celles liées aux votes depuis l'étranger et surtout aux machines à voter. Or à quoi sert-il de militer ardemment si l'on craint de se faire voler comme au coin d'un bois?
    Ces fraudes se retrouvent certes à tous les niveaux et vous les avez connues au PS.
    Si l'on veut de véritables élections démocratiques il faut bcp travailler ds ce sens et qu'il y ait des représentants du FdG ds tous les bureaux. Sarkozy, en particulier, serait capable de tout.
    J'ai commencé une action dans ce sens pour créer une liste citoyenne qui obtienne l'interdiction des machines à voter. Ne suivons pas la pente des US!
    En ce qui concerne votre dernier billet, j'admire votre ardeur à être sans cesse sur le terrain là où votre présence doit apporter grande consolation. J'ai bcp aimé aussi le texte qui parle de votre romantisme révolutionnaire. Oui, tout cela a existé et existera encore.
    Bien à vous, courage !

  19. 19
    jacques bounoume dit:

    Ha ha ! la derniere ligne du billet de Jean-Luc Mélenchon me plaît beaucoup... allez dimanche on vire le gnome au parfum d'égout, et après,on continue le combat...
    Vive la sixième République..

  20. 20
    Genialle dit:

    Le troisième tour a commencé ! bravo d'être en avance et vigilant. Merci pour cette prose toujours aussi sympathique et solide.
    courage à tous.

  21. 21
    mlmercier dit:

    J'attends avec impatience la journée de dimanche qui verra je l'espère la sortie du Président et de sa clique. En attendant, je continue d'inciter à voter pour Hollande pour virer la droite et ensuite rendez-vous aux législatives pour le Front de gauche. J'ai 56 ans et je suis contente de convaincre des jeunes autour de moi, de leur expliquer pourquoi il n'y aura pas de Ministres du Front de Gauche si Hollande gagne. J'ai été agréablement surprise par le débat d'hier soir et de l'énergie de Hollande, Sarko a eu bien du mal à être crédible. L'espoir est enfin revenu. Merci pour cette campagne. Nous allons gagner et continuer, le changement est en route. Marie-Line

  22. 22
    François de Nîmes dit:

    Tout comme Lilly54, j'ai trouvé le temps très long depuis 10 jours. J'en ai profit pour lire, écouter ou ré-écouter des interventions sur le blog. Mais quelle différence entre les assemblées du Front de Gauche et les 2 meetings d'aujourd'hui. Toulouse : je n'ai pas pu tenir bien longtemps et "heureusement" que j'avais écouté quelques minutes de Sarko à Toulon pour me confirmer qu'il fallait absolument tout faire pour s'en débarrasser.
    Salut et fraternité !

  23. 23
    Pierre dit:

    Et maintenant les législatives : comment éviter le vote utile (le vote efficace pour un président inefficace) ? Beaucoup de personnes voulaient voter Mélenchon et ont voté Hollande. D'autres, peut être aussi nombreux ont voté Mélenchon après avoir hésité jusqu'au dernier moment. C'est le cas d'un collègue et qu'est ce qui a emporté sa décision : c'est l'économie. Ce n'est pas le programme avec lequel il est d'accord, c'est qu'il a fini par comprendre que c'est économiquement possible. N'oublions pas que tout le monde dit le contraire (l'importance jugée vitale de combler le déficit). Je pense que la campagne des législatives devrait davantage porter sur l'économie, sur le cancer que représente la finance. Nous avons des idées à opposer à l'idéologie libérale et nous ne pourrons pas gagner si nous les faisons pas progresser. Et la planification écologique est la seule idée nouvelle de la campagne. L'avons nous suffisamment défendue ? Cette idée qui est la seule qui réponde à la fois à la crise financière, à la crise sociale et à la crise écologique.
    Et si on parlait plus du programme du front de gauche et un peu moins de Le Pen ?

  24. 24
    Menjine dit:

    Je suis un peu sur ma faim pour une fois après ce billet. Je trouve très bien de regarder à la loupe les chiffres, de bien voir quel est leur enjeu politique selon la façon dont on les lit, et cela ne fait pas de mal de se faire du bien en lisant Cavanna.
    Mais, une fois que l'on a dit que l'on allait dégager Sarkozy, et cela a été fait dès le dimanche soir, les questions ont surgi, le blog en a été plein, la question du vote Hollande pour dégager Sarko, ne laisse pas quela question "quid de voter Hollande?" se pose pour qu'advienne ce que beaucoup d'entre nous ont en vue : la VIème République Sociale, écologique.
    Le ralliement de Bayrou obscurcit encore plus le paysage, on a l'impression que le projet Hollande affirmé au début de la campagne :"je ne bouge pas et je rallie de l'extrême gauche à Bayrou" est en train de s'accomplir avec notre bénédiction, sans que la moindre analyse critique et concrète de la situation concrète, comme disait Plékhanov, ne nous soit proposée.
    Nous avons fait les réunions de bilan dans nos organisations, mais j'aurais aimé avoir quelques analyses de votre part. Tout au long de la campagne vos billets nous ont permis de nous cultiver, d'apprendre, de devenir réactifs et de savoir agir avec pour seule consigne de ne pas avoir de consigne, mais au moins on avait des éclairages, aujourd'hui je nous trouve un peu dans le pot-au-noir, dimanche on aura viré Sarko mais après?...

  25. 25
    Éric RAVEN dit:

    Merci Jean Luc Mélenchon, pour votre engagement et cet éclairage parfait dans l'analyse du moment précis ce cette campagne et aussi du combat qui nous reste à poursuivre avec toute la vigilance et la rigueur requise.
    Tout ce travail de fond vous honore et nous éclaire, certain que la suite vous donnera raison. Maintenant vite, que vienne le temps suivant, le temps du déploiement des idées généreuses du FdG.
    Salut et fraternité

  26. 26
    gabriela dit:

    Ton analyse est très claire, mais aussi il faudrait dire que le FN a conté sur l'appui de tous les médias, et les gens que seulement s'informent d'après eux, c'est normal qui votent contre nous et pour eux, vu l'image et les analyses faites à notre égard et à le leur. C'est pour quoi je renouvelle mon proposition d'avoir une radio de portée nationale.
    La lutte sera longue et rude, mais on a des militants et le FN n'en a pas. Donc, ce sont les militants sur le terrain qu'auront 5 années d'avance sur le FN pour 2017, à condition de militer de façon ininterrompue. Les consciences gagnés pendant ce temps là, ne pourront pas se défaire dans une campagne médiatique, si forte soit elle.
    Pour que nous restons mobilisés il nous faut Jean Luc, Clémentine, Pierre, etc. de façon ininterrompue aussi, et une radio c'est la meilleure façon pour le faire, la plus directe et à porté de tous. L'éclairage sur les différents aspects de la politique quotidienne que nous reprendrons pour aller convaincre chaque jour de ces 5 années à venir, seront la clé de la victoire. Personne d'autre en France à la force militante que nous avons, il nous faut l'utiliser, et la force des fourmis c'est le travail quotidien et la patience. Profitons de cet atout que sommes les seuls à avoir!
    Crece desde el pie la mañana, crece desde el pie, no hay revoluciones tempranas, crecen desde el pie!

  27. 27
    jefmergen dit:

    Merci Cavana, ça ne se refuse pas.
    Merci d'exister Jean-Luc Mélenchon.
    Plus Ferrat que trompette mal embouchée.
    Je me permet de sourire au "vote annoncé" de Bayrou... un coup de dent qui me plait, au bon moment.
    Espèrons que F.Hollande ne ratera pas la marche, que ce quinquennat ne nous démoralisera pas.
    Et puissions nous avoir un groupe puissant à l'Assemblée Nationnale.

  28. 28
    Pierre dit:

    On a beau ne plus croire à rien.
    J'en était là il y a quelques semaines. 20 ans de découragement après 20 ans de militantisme. Et puis quelques signes : d'abord mon fils, avec qui j'ai très peu parlé de politique (il a grandi pendant ma période de découragement), qui me parle de Mélenchon et puis des livres dans la librairie près de chez moi (tient il existe des économistes qui sont contre l'économie libérale !) et puis les meetings sur internet (dans la foule de celui de Montpellier, j'aurais du reconnaître du monde: impossible, c'était plein de jeunes).
    Merci pour cette spendide campagne qui m'a redonné l'espoir.

  29. 29
    Pierre Sauvêtre dit:

    Précipitez sur notre blog de bataille idéologique dans l'interprétation des résultats du premier tour.
    Plein de bisous à Jean-Luc et à tous!

  30. 30
    hélène dubéros dit:

    J'ai la même inquiétude exprimée par plusieurs sur ce blog.
    Dans ma ville, la municipalité de droite a décidé du vote électronique sans aucune concertation avec la population. J'ai le sentiment désagréable que l'on peut "voler" mon vote sans que je puisse rien faire. Bon, je vote quand même, et dimanche j'irai appuyer sur le bouton Hollande, j'ai même une procuration, mais je préfère et de loin, les bulletins que l'on dépouille devant tout le monde.

  31. 31
    Hase dit:

    Nous avons rassemblé 11 pour cent d'électeurs à la force de nos petits bras et de nos petits mollets et, surtout, grâce au talent, que personne ne récuse, de notre porte-drapeau.
    J'exagère à peine mais Le Pen ramène 18 pour cent d'électeurs sans trop se bouger;
    Conclusion: le vote de gauche est un vote de culture, de réflexion, de conscience, le vote Le Pen est un vote viscéral.
    Le leçon à tirer: cultivons, discutons (sans se fâcher), éduquons les jeunes.
    Les communistes n'avaient pas tous le certificat d'étude mais ils avaient une culture politique exemplaire.
    On a confisqué sa culture au peuple: reprenons-là.

  32. 32
    sab dit:

    Merci, c'est toujours un bonheur que de vous lire, nous savons tous que notre vote de dimanche n'est juste qu'un "appuyage" sur le bouton siege ejectable de Sarko et non pas une adhésion au PS qui commence ces actions de traîtrises ! je crois qu'ils n'ont pas compris que notre vote n'est pas une adhésion a leur programme il faudrait peut etre leur dire franchement, mais'il faut en passer par là... nous sommes tous engagés selon nos moyens physiques et possibilités pour les legislatives, le travail de pedagogie va s'amplifier mais je me demande parfois, si un reformatage des cerveaux ne sera pas necessaire, des connections ont dues etre cassées à l'ecoute des discours haineux de la droite extreme et l'extreme droite ! la violence des esprits et la surchauffe est partout et avec des propos inacceptables de la part de leurs candidats ils sont confortés dans leurs délires par les journalistes qui les encensent .. pauvre France qui souffre il faut vraiment lui donner la solution pour s'en sortir, je m'engage à vos cotés depuis quelques mois et je continuerai a m'investir avec mes amis du front de gauche, je pense que le probleme chez nous, s'est d'etre vraiment des tetes dures et de croire en l'humanité, en la bonté et la fraternité et on ne lachera pas prise tant qu'on aura pas gagné le combat contre la haine, pour la justice et le partage, pour notre terre dégradée et salie, pour le bien de tous et de l'humain d'abord.

  33. 33
    Omar dit:

    Super billet.
    L'analyse des résultats électoraux est extrêmement intéressante et en particulier celle concernant le Gard, département qui n'est vraiment pas sorti grandi de ce 1er tour... merci à vous.

  34. 34
    vert pomme dit:

    Mais c'est vous qui la menez la danse idéologique
    ça me frappait la façon dont la doublePen reprenait les thèmes de vos discours
    Elle se calque sur vous un peu comme ces candidats ps qui poussent pour etre sur la photo.
    Oui oui d'accord c'est grave la bete immonde
    Mais cette impression de cinema, de faux, de chiqué, de surjoué, je ne peux m'empecher de la ressentir! Une mauvaise actrice de télé réalité qui récite mal son texte pour gagner sa part de soupe.
    vous pouvez compter sur nous

  35. 35
    chti'lulu dit:

    Camarade, c'est toujours stimulant de vous lire. J'espère que vous continuerez régulièrement vos billets par la suite. Ils sont source de réflexion et constituent une base argumentaire solide pour les sympatisants et militants. Semons patiemment et sans relâche nos belles idées, ellles finiront par germer dans les cerveaux sclérosés par les pensées dominantes insufflées par les media de masse. Ne nous lâchez pas car nous sommes nombreux à vous suivre. Engagez-nous dans une course de fond vers les prochaines présidentielles et nous la gagnerons ensemble ! J'ai une rêverie de Gauche, pas de social-démocratie.... Aux urnes citoyens !

  36. 36
    Alexandria 34 dit:

    25 Menjine 4 mai 2012 à 0h23
    « Le ralliement de Bayrou obscurcit encore plus le paysage, on a l'impression que le projet Hollande affirmé au début de la campagne :"je ne bouge pas et je rallie de l'extrême gauche à Bayrou" est en train de s'accomplir avec notre bénédiction, sans que la moindre analyse critique et concrète de la situation concrète, comme disait Plékhanov, ne nous soit proposée. »

    Ce n'est pas un "ralliement", c'est un vote contre, et il s'en explique clairement : « Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs […]. L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau « Douane » écrit en Français et en Arabe, qui ne voit à quels affrontements, à quels affrontements entre Français, cela mènera ? » Puis il exprime son désaccord avec le programme de F. Hollande, tout en précisant qu'il le croit mieux à même de susciter ce qu'il appelle une "union nationale". Concept fumeux. Mais il est très clair sur son rejet absolu de Sarkozy.
    Espérons que d'ici dimanche l'avance de Hollande ne s'effrite pas davantage, et que les votes électroniques ne soient pas trafiqués...

  37. 37
    seb dit:

    Merci mr Mélenchon de mener ce combat à nos cotés. J'attends le moment où il faudra dire non aux (très probables) mesures libérales de F. Hollande. Nous sommes tous certains que cela arrivera. A moins qu'il faille prendre l'initiative ? Votre force nous sera précieuse durant la bataille.

  38. 38
    Michel H dit:

    Étant électeur de la 10e circo. de l'Essonne et ayant reçu ce tract nauséabond des socialistes qui usurpe les photos et déclarations de Jean Luc et Pierre, je suis atterré par cette basse manoeuvre. Ainsi, ils pensent récupérer pour les législatives, et pour leur candidat parachuté, Malek Boutih, notre volonté de battre Sarkozy. C'est une honte, et ma colère est grande. Décidemment, ils sont prêts â tout pour le pouvoir, leur égémonie, pour tromper les électeurs. Quand on lit dans ce papier auquel on veut nous associer que ce Boutih dit (accrochez-vous...) "je ne suis pas de ceux qui pensent que le dénigrement est utile, vous êtes aptes à juger la présidence sortante, je préfère vous faire part de ma connaissance de François Hollande...Il s'est préparé des années pour cette responsabilité, sa volonté et sa pondération en font un chef d'état qui sera utile au pays, il saura donner l'exemple et démontrer que les élites doivent servir la France et non pas s'en servir..." Ah bon! Quant on combat Sarkozy c'est du dénigrement! Et il faut voter pour quelqu'un qui ne pense qu'à ça depuis des années, et en plus qui sera une élite pondérée! Je rève! Ou plutôt je cauchemarde! Les capitalistes et autres rapaces de la finance doivent trembler de peur en lisant ça! Ou plutôt bien se marrer! Avec ce genre d'arguments on est quand même à des années lumières de notre révolution citoyenne et de la 6e république. Dimanche il va vraiment que je me fasse violence pour...

  39. 39
    Christian dit:

    On pourrait penser, Jean-Luc, en lisant tes analyses des résultats du premier tour, qu'il y a un électorat qui serait éternellement de droite, par une sorte d'atavisme, et qu'il se baladerait entre la droite et l'extrême droite. Si c'était le cas, les éditocrates qui nous serinent que la France est à droite, avec un total des voix de droite à 56%, auraient raison et la gauche non libérale ne pourrait jamais prendre le pouvoir. Je ne pense pas que c'est ce que tu veux dire. On a depuis depuis 1988 une extrême droite entre 15 et 19% aux premiers tours. Je pense qu'il y a encore du travail à faire en s'adressant non aux électeurs du FN mais à nos concitoyens qui par les jeux de la Vème et les médias pensent qu'il y a "trop d'immigrés". Ce qui fait voter en masse pour le FN ce sont ces "énergumènes" comme tu disais qui leur semblent faire la loi et qui font subir la stigmatisation à la majorité de "non français de souche" respectueux des lois. Je pense qu'il est temps de dire qu'il y a un problème d'intégration pour quelques uns de nos concitoyens, qui a des racines sociales et historiques (logement etc.) et non un problème d'immigration en général. Mais il faut proposer des réponses à ce problème qui puissent paraître crédibles à l'électorat populaire qui subit les petits caïds.

  40. 40
    Amandine dit:

    L'excellence de cet article est notable (mais habituelle).
    Le billet de Cavanna est chargé de sens et d'émotion. En somme à l'image de notre campagne, et de la manière dont vous l'avez porté. Je fais partie de ces très jeunes qui auront été marqués pour la vie, au fer rouge. Je ne m'étendrai pas ici, pas maintenant, sur tout ce qui s'est forgé en moi depuis deux ans grâce à vous. Peut-être plus tard, après décantation. Mais j'aimerais simplement vous remercier, du fond du cœur et le poing levé.
    Ce n'est qu'un début.

  41. 41
    MICHEL D dit:

    Toujours précieux et à point venus tes billets J.Luc,nous en faisons notre miel que nous essaierons de déguster avec un maximum de personnes de bonne volonté. Pas question de relacher la vigilence envers les socialos.Quelle pitié cette foule blanchâtre à Toulouse ! Ne parlons pas de la médiocrité de l'orateur...A Marseille,le 1er mai,ce minable de Menucci,flanqué d'Andrieux et consorts se faisait interviewer devant caméra,bouffi de suffisance. Partis aussitôt le caméraman éloignée.Nous étions face è face de part et d'autre du défilé des syndicats.Les ps silencieux derrière leur banderole,blafards comme leurs drapeaux.Et nous,le FdG,cocos et pg à l'unisson,chantant l'internationnale avec les syndicalistes qui passaient devant nous et du plus loin que les sons nous parvenaient.En face : bouches cousues,pas un seul prêt à chanter ! Chez nous,ça discutait,jeunes et moins jeunes,c'était gai et animé dansle soleil.Ceux qui défilaient entre nous,regardaient tous de notre côté sans calculer ceux d'en face :une vraie jouissance!Et le copain qui criait toutes les 5 mn dans leur direction :le smic à 1700 euros ! Et on ne vote pas le mes etc,etc....Or donc,pas question de lacher...JAMAIS.

  42. 42
    CHERVET dit:

    Allez, il va falloir mettre du rouge au Palais Bourbon !
    Il faut dire que le P.S. ne doit pas être majoritaire. On ne veut pas d'un parti majoritaire.
    5è République + Quinquennat + Parti majoritaire = désastre assuré.
    Il faut lutter contre le FN mais aussi contre l'anti-communisme de beaucoup de Français. Beaucoup de savent même pas ce qu'est le communisme. Beaucoup confondent Marxisme avec Terrorisme. C'est dire !
    Et pensez à adhérer au parti !

  43. 43
    Bob dit:

    Excellent.
    Et toc !
    Cela fait des années que je suis convaincu que le terme bobo est une invention du Tea Party français et des commères de la péroraison droitière qui veulent le créer.

  44. 44
    STRATÈGE dit:

    En disant que les ouvriers qui soutiennent le Front National sont tous des fachos on les rejette définitivement dans les bras de Le Pen. Il faut les convaincre qu'ils se trompent de combat. Qu'ils appartiennent à notre famille et que leur place est parmi nous. Je pense qu'une partie d'entre eux est récupérable.

  45. 45
    kontarkhosz dit:

    Je ne peux donner un blanc seing à Hollande, en l'espèce, il ne s'agit pas de sa personne, mais du courant social démocrate qu'il représente qui ne fait que s'accomoder et accompagner l'économie de marché, là où en Europe, ce courant est venu aux affaires,laissant derrière lui,des pays exsangues, livrés aux détrousseurs de cadavres, que sont les banques et les marchés spéculatifs.
    Le PS ne peut demander au FdG d'avoir une mémoire de poisson rouge, et ainsi feindre l'amnésie et la politique austèritaire que ses frères de l'international socialiste ont mis en place dans leurs pays respectifs, d'ailleurs je me demande en quoi ceux de Solférino seraient différents de cette fratrie.
    J'ajoute,que faute de programme attractif ce parti à transformer ce deuxième tour en un référendum pour ou contre Sarkozy, favorisant ici l'idée restrictive du "moins pire". Voilà où nous aura mené cette campagne électorale, la belle affaire que ce moins pire, si il nous conduit sur les brisées d'un cataplasme qui a partout échoué, faute de attacher à vaincre le mal à sa racine. Autant la droite est dans son rôle et a parti lié avec ce capitalisme outrancier,autant la gauche sociale démocrate n'aura qu'à y laisser des plumes, à emprunter les chemins peu vertueux de ce concept économique du marché libre et non faussé, qui tire tout le monde vers le bas. Soit ce courant fait son aggiornamento, soit il laisse des millions de travailleurs sur le bord de la route faute de leurs parler et les abandonnant à Le Pen.

  46. 46
    diotime dit:

    @Pierre 0 h 40
    Moi c'est tout le contraire. Depuis 2005 : commentaires de l'actualité en famille, il y avait du septicisme, une remise en cause genre "cesses de nous casser les pieds, y a que toi pour penser ça". Solitude. Rien n'y faisait : l'exemple de l'Amérique du Sud, le mouvement de bascule en train de se produire, le système de solidarité institué après 1945 : même incrédulité. Puis le FdG, nous alors avons entendu par un autre que moi, les mêmes thèses les mêmes discours. Je viens d'apprendre qu'un de mes enfants "l'air de rien" a fait campagne dans la famille. Argument " tu sais d'habitude je ne suis pas d'accord avec mes parents mais là je crois qu'ils ont raison : Il faut voter Mélenchon". Depuis cette campagne,pour la jeunesse la ligne d'horizon s'éclaircit : une autre politique est donc possible.Et ca M Mélenchon c'est votre victoire. Le résultat de votre pédagogie. Enfin ils entendent un argumentaire et y adhérent. Peut être pourriez vous nous aider dans la fonction parentale en glissant un mot sur les jeux vidéos pour qu'ils déconnectent plus souvent ? Je plaisante.
    La presse parle peu du mouvement étudiant du Québec qu'un post a signalé lors d'un article précédent. Même ennuis qu'ici et l'UE n'y est pour rien, c'est donc bien un mouvement mondial G Nadeau-Dubois de la CLASSE dit "ils ont peut être les plus grands journaux...mais nous avons le souffle le plus long..et surtout nous avons raison" Nous teindrons donc la...

  47. 47
    FOCCOF dit:

    Voter « anti-système » le jour où on propose de changer le système, c'est étrange... c'est anarchique ! Quand on est vraiment « anti système » : on vote pour la Révolution.
    Il y a quand même des suffagistes du FN qui pourraient comprendre cette logique non ?

  48. 48
    Jean Luc dit:

    J'attends avec impatience votre discours demain place Stalingrad. Notre combat ne fait que commencer : Contraindre Hollande,si il est élu dimanche, à pratiquer une vraie politique de gauche, ramener dans le giron du FdG les vrais travailleurs perdus, trompés par NS et phagocytés illico par les appétits xénophobes des sirènes du FN, donner du poids à notre lutte lors des prochaines élections législatives, préparer 2017. Bref des combats à mener avec enthousiasme et détermination. A demain Jean- Luc et chers camarades place Stalingrad.

  49. 49
    Even dit:

    M. Mélenchon,
    Je me permets de vous écrire afin de vous témoigner ma sympathie à votre égard. Je ne me considère pas comme un sympathisant du Front de Gauche, ni même de gauche, mais plutôt comme un citoyen sans étiquette politique. Je voulais vous féliciter pour le combat que vous menez, ainsi que l'ensemble des membres du FdG, notamment dans votre lutte inlassable envers le FN, qui aurait du être mené par tous les républicains dignes de ce nom.
    Maintenant, pour ce qui concerne l'avenir, j'espère vivement que vous serez candidat aux Législatives afin de porter la voix du peuple au sein de l’Hémicycle, à l'instar des autres députés du FdG. Le jeu démocratique y gagnerait et les aspirations des ouvriers et des gens modestes seraient davantage prises en compte.
    Encore une fois, bravo pour votre belle campagne et pour avoir eu l'intelligence d'unir toutes les composantes de la gauche du PS. Espérons que cette unité perdurera.

  50. 50
    Romuald dit:

    En disant que les ouvriers qui soutiennent le Front National sont tous des fachos on les rejette définitivement dans les bras de Le Pen. Il faut les convaincre qu'ils se trompent de combat. Qu'ils appartiennent à notre famille et que leur place est parmi nous. Je pense qu'une partie d'entre eux est récupérable.
    Je ne sais pas c'est une question de sémantique peut être, on les appellerai "nationalistes conservateurs autoritaires" je ne suis pas sûre que cela change grand chose...
    Bien que je partage le même pays, peut être même les même "souffrances" économiques que des gens pro FN, je ne suis pas familier de leur colère. Sur quel ton il faut leur dire l'ennemi ce n'est pas l'immigrés, ton voisin etc ? Quand eux pensent que le problème c'est le banquier ou l’immigré ou le musulman ou le voisin, voir tout cela à la fois.
    Je pense que le temps est au combat et à la lutte politique, pas question de tomber dans le piège de la compréhension de "ces gens qui souffrent".
    S'en est assez de faire comme si ce qu'ils proposent est acceptable ou compréhensible. Au nom de je ne sais quelles souffrances ! Ce ne sont pas des idiots, ils assument leur positionnement politique et idéologique et les conséquences : Nous en face ! Pour dire NON ! Cela suffit ! Nous avons entendu leur haine depuis 2000, en bien des langues, tons et formes. Cela en est assez ! Leur souffrances, leurs peurs névrotiques ? Qu'ils aillent en parler à des psychologues !...

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