08sept 11

Rentrée des classes, Fralib, sondages, le miracle François Hollande.

Qui truque un œuf truque un bœuf !

Ce billet a été lu 24 747 fois.

Cette note, mille diables, est encore trop longue ! Quand j’ai attelé ensemble les petits bouts que j’avais préparés, j’ai bien vu que ça débordait de tous côtés. Pourtant, on m’a fait promettre d’être plus bref. Donc, je fais court pour cette introduction. Souvenez-vous, si vous voulez aider mon travail de conviction, de proposer l’inscription à ma lettre de liaison « Le Petit Courrier du blog». On y accède sur cette page même, colonne de gauche. Nous ne sommes encore que quarante mille inscrits ! Il en faudrait cent mille pour jouer correctement le terrain. Comme ce blog a reçu plus de deux millions de visites depuis janvier, je crois que nous avons une belle marge de progression possible, n’est-ce pas ? Je compte sur vous.
Dans cette note, il est question des sondages. Je constate le miracle dont a bénéficié François Hollande. J’analyse les invraisemblances des résultats annoncés et leur caractère idéologiquement orienté. Je me demande pourquoi la loi, si timide, qui encadre leur pratique n’est pas respectée. Que fait la commission des sondages ? Résignée ?
Mais je parle, avant cela, de la rentrée scolaire, du procès des Fralibs et de ma ballade dans la braderie de Lille. Ah ! Je dis aussi mon mot sur l’ambiance du débat politique et sur ma participation à deux émissions samedi et dimanche derniers.

Mardi 6 Septembre. C’est midi. Je suis en route vers le tribunal de Nanterre. Je dois y retrouver les syndicalistes de Fralib, le « thé Eléphant ». On est convenu de se retrouver sur place avec Pierre Laurent et Patrick Le Hyarric, le directeur de la rédaction de l’Humanité. Je fais route avec Laurence Sauvage, Secrétaire nationale du Parti de Gauche chargée des luttes et David Emain. David est professeur. Sa rentrée est en cours. Je lance le sujet. Mauvaise pioche. Très mauvaise ! Son proviseur s’est suicidé la veille de la pré-rentrée ! On se regarde les trois en silence. David nous apprend aussi que c’était un camarade, nouvel adhérent au Parti de Gauche. Personne ne veut en rajouter parmi nous. Mais comment ne pas se poser la question. On devine laquelle. Bien sûr on ne suicide pas pour une seule raison et peut-être l’idée même de « raison » pour un suicide n’a-t-elle  pas de sens dans la plupart  des cas. J’admets ainsi que le suicide stoïcien est l’exception philosophique dans une règle bien plus complexe d’impasses, de lassitudes et de souffrances. Je m’efforçais de me remémorer  le visage du camarade parmi la troupe des têtes dures du Parti dans ce coin de l’Essonne. Je n’y parvenais pas. Aucun des sourires auxquels je pense ne coïncide avec la nouvelle que l’on m’apprend. Du coup on fait le point sur les informations à propos de cette rentrée. La honte.

La rentrée, quel tableau ! Des redoublants mis à la rue parce que les classes sont pleines, des sections de lycées professionnels fermées en nombre faute d’encadrement suffisant, des transports scolaires devenus payant sans prévenir, des enfants expulsés des cantines. En quelques instants les témoignages de mes deux compagnons de voyage me dressaient un tableau terrible de dislocation du système éducatif. Autour de nous dans le RER les oreilles se dressent, les visages se tournent de notre côté. Je vois des gens qui ont envie de dire aussi ce qu’ils savent. On arrive. « Nanterre préfecture ». En haut de l’escalator, on nous attend. Les drapeaux sont là, Aigline les a apportés avec elle. Une grosse brassée de tissus rouges qui donne du Tam Tam dans le cœur. Nous vivons, puisque nous luttons. Chemin faisant, voyant nos drapeaux et ma mine peut-être,  des gens nous font des saluts et disent des bonjours souriants. En route on croise comme ça un groupe de militants de la CGT de l’agro-alimentaire qui nous mettent dans la bonne direction vers le tribunal. Ah oui, ça y est : du dessus du talus qui surplombe la rue on voit les drapeaux syndicaux et les camarades autour des camionnettes. Le vent porte des notes de musique qui sont jetées à grosses beuglées par ces hauts parleurs si caractéristiques.

En un instant, nous voici tous réunis. On s’embrasse on se congratule, on est heureux de se revoir, on se raconte les aventures de la route. Gérard et Olivier, les porte-parole que je connais pour les avoir découverts lors de ma visite à l’usine me semblent insubmersibles. Les Fralib sont venus en mini bus, neuf par neuf, depuis Marseille. Hélène Le Cacheux, du Bureau national du Parti de Gauche, qui milite dans les Bouches du Rhône a fait la route avec eux. Elle a petite mine. Dix heures de voyage, c’est long. Il est vrai qu’en cours de route un camarade a dû être hospitalisé. Ça use. Mais les salariés de Fralib ne se laissent pas faire. J’étais allé les voir sur place, comme un symbole de résistance ouvrière, pour le lancement de la campagne après mon investiture. Ma précédente note est illustrée avec les photos de cette rencontre. Unilever veut fermer l'usine. Noire arnaque.  Le thé serait produit en Pologne pour être ramené en France où se vendent les deux tiers de cette production. On devine pourquoi la firme Unilever, propriétaire de la marque depuis 1972 organise ce déménagement d’une marque née à Marseille en 1892. Un Polonais s’exploite pour moins cher qu’un Marseillais. Après des mois de bras de fer, Unilever licencie tout le monde. La réplique est en place. Les salariés occupent l’usine. Ce matin-là, trois syndicalistes viennent répondre d’une assignation que leur fait la multinationale pour « atteinte à son honneur ». Je me demande quel genre d’honneur Unilever peut réclamer après ce que la firme a fait aux travailleurs de Fralib ? Il s’agit pour elle de faire peur. Et comme sous l’ancien régime, les manants traversent le pays pour aller en justice. Fralib est un haut lieu de résistance ouvrière. Cette lutte ne sortira pas de ma campagne. Je vais la faire avec eux et elles. Ils veulent faire une SCOP. On va voir ce qu’on va voir. Le soir venu, Unilever est débouté pour… vice de forme.

Mercredi 7 septembre, Jérôme Cahuzac, sur France inter. C’est le président socialiste de la commission des finances de l’Assemblée Nationale. Il soutient François Hollande. Ce matin-là, il se prononce pour la taxation des revenus du capital à hauteur de ceux du travail. C’est un événement. A la clef, vingt-deux points d’impôts supplémentaires sur le capital et cent milliards de recettes fiscales, soit le double du service de la dette. C’est aussi la proposition que je répète d’un plateau de télé ou de radio à l’autre, depuis des semaines, au nom du Front de Gauche. On voit toutes les conséquences de cette mesure. Le journaliste en souligne-t-il la plus importante, à savoir que le déficit de l’Etat est effacé dès la première année, à budget constant ? Pense-t-il à faire le rapprochement avec la revendication du Front de Gauche ? Non. Demande-t-il si cette idée est en accord avec François Hollande ? Non. Fait-il seulement une pause pour permettre à l’auditeur de mesurer ce qui vient d’être dit et en comprendre l’implication ? Non, bien sûr. Qu’a-t-il dit ? Rien. Il est passé à la suite. Tel est le « débat » aujourd’hui. Si Cahuzac avait dit quelque chose sur la couleur de la robe de Ségolène ou évoqué la marque de la teinture des cheveux de Manuel Valls, on aurait eu surement des dizaines de dépêches et de brèves de tous côtés. Mais il a seulement parlé de prendre cent milliards au capital. Pffft ! Aucun intérêt!

Cette sorte d’enlisement de l’information politique dans l’anecdotique, en pleine année présidentielle et en pleine crise économique est un drame civique. J’en suis témoin. Dimanche, j’ai passé une heure sur le plateau de « C/politique » avec madame Géraldine Muhlmann. Toutes sortes de sujets sérieux de l’actualité ont été examinés. Précédés de reportages forts et accompagnés de questionnement sans concession intellectuelle. Un rude moment de vigilance et de réactivité pour moi dans la mesure où le journalisme débarrassé de l’agressivité ou des radotages libéraux est bien plus exigeant que certains pugilats confus et sans surprise. Suivez mon regard. Que reste-t-il de cet échange rigoureux dans l’onde médiatique? Rien. Juste les mots qu’il m’a fallu prononcer comme réponse à la question convenue mais inévitable à propos des allées et venues de Strauss-Kahn. Juste cela.

De toute cette masse de choses dites, il ne s’est propagé d’un média à l’autre que quatre pauvres mots sur DSK. C’est à  pleurer ! Il est vrai que ce jour-là motos et caméras coursaient DSK et son épouse, depuis l’aéroport, dans les rues de Paris et jusque dans la cour de son immeuble. L’information étant nulle c’est la meute elle-même qui fit le sujet de l’information : « des dizaines de caméras attendaient DSK à son arrivée etc… ». On devine que toutes ces caméras et les pauvres diables qui risquaient leur vie à slalomer entre les voitures ne se sont pas mis en route de leur propre chef. Des « patrons » en avaient décidé ainsi. Pourquoi ? Qu’espéraient-ils ? Mystère. Je crois que leur but était seulement d’avoir des images que les autres auraient nécessairement. Effet boule de neige. Rien de tout cela n’est bien neuf. Cela justifie la nécessité d’une révolution citoyenne dans les médias pour libérer notre droit à l’information et au débat sérieux qui est aujourd’hui cadenassé par les chaines de cette conception de l’information conçue comme divertissement.

Les deux émissions de ma « rentrée », comme on dit dorénavant, ont été des succès d’audience et j’en suis très satisfait, comme on le devine. « Salut les terriens » a fait son record d’audimat pour une rentrée et « C/politique » son record de rentrée des trois saisons. Je ne m’attribue pas ce résultat, on s’en doute. Car une audience est d’abord le résultat d’un intérêt et de toutes sortes de motivations et d’habitudes. Et tout cela aussi ne cristallise qu’en fonction d’un savoir-faire professionnel de ceux qui conçoivent et mènent ces émissions. Toutefois que j’ai été l’invité et que cela se soit passé de cette façon est aussi une indication. Pour moi, elle vaut sondage à sa manière.  Je ne dis pas qu’elle vaut approbation de mon propos par ceux qui le reçoivent. Mais le fait souligne un intérêt de retour pour la parole politique dissidente. Je suis un dissident dans le concert unanime des amis de la règle d’or, des compagnons de l’austérité, des griots de la loi du marché et ainsi de suite.

Les belles personnes ne réalisent pas comment se construit l’opinion rebelle. Ils ne mesurent pas combien la monotonie des prêchi-prêcha des sempiternels chroniqueurs à vie finit par mettre en alerte les esprits. Naturellement, cela ne se fait pas en un jour, ni d’une pièce. Le doute nait et contamine à proportion de la longueur du mur de certitudes qui est construit autour des cerveaux par l’effet rabâchage. Il en a toujours été ainsi. Peu importe la soutane ou la nature de l’enfer ou du paradis promis par les catéchistes du moment. La lumière perce l’ombre, de toute façon. Et elle nait dans l’esprit des rebelles. C’est eux le bien précieux du départ. Ceux-là n’ont pas désarmé. Là ou d’autres se désespèrent croyant qu’il s’agit d’un crépuscule, je vois moi, au contraire, une aube. Non il n’est pas minuit dans le siècle. Tout au contraire. Je suis optimiste pour cela.

C’est à cet effet auquel je me réfère lorsque j’évoque la comparaison avec la campagne du référendum de 2005. Je parle du fait qui a poussé spontanément des masses de gens anonymes dans une action d’information mutuelle et d’alerte intellectuelle. Le matraquage actuel sur « la règle d’or », la peur du déficit et de la dette pèse lourd aujourd’hui sur les consciences. C’est bien normal. La machine à bourrer les cranes fonctionne à  plein régime. Qui pouvait croire que les intérêts en jeu ne se mobiliseraient pas comme jamais ! Mais la riposte se noue dans le secret des esprits. Elle surgira d’autant plus fortement et soudainement que le système est à bout de souffle. « Règle d’or » ou pas, il n’a pas d’issue à moins de nommer de ce nom le prolongement sans fin des transes de son agonie prolongée. J’invite donc à ne pas ménager ses forces. Les rendez-vous du 27 septembre avec les syndicats de l’Education et celui du 11 octobre avec les centrales ouvrières sont nos rendez-vous d’étape.

La ballade dans la braderie de Lille fut un moment haut en couleur pour la petite délégation qui m’entourait. En fait, au départ, nous étions une bonne vingtaine. Entourés des drapeaux du Front de Gauche, nous étions aussi précédés d’une fanfare. Oui, une fanfare. Une fanfare militante. Son rôle était d’ouvrir la voie, en douceur et en donnant le sourire, dans la foule dense qui vaquait entre les stands et les étals. Toute la question était là : comment passer sans bousculer. Quand l’idée m’est venue de cette manière de faire, j’ai bien vu le scepticisme. Sur le terrain pourtant l’intuition se révéla bonne. Les gens du cru, les familles avec des poussettes, les amis et les adversaires qui baguenaudaient ont échappé aux habituels bouchons, bousculades et piétinements qui sont dorénavant le lot des parcours politiques sitôt qu’il y a foule, caméras et appareils photos. Le plus magique, tout compte fait, ce fut l’endurance et le sang-froid des musiciens que rien n’arrêtait ni ne démontait tandis qu’ils jouaient, juste et beau. Du coup, nous croisions des sourires et des petits bonjours pleins de gentillesse.

Nous fîmes trois haltes sur un parcours qui dura bien plus d’une heure. D’abord à la CGT, puis à SUD Solidaire, et à  la FSU. Enfin nous sommes arrivés dans le superbe stand de la fédération communiste du Nord qui m’avait invité. Une foule dense se pressait là et on me fit bel accueil. Jusqu’au point où le groupe des chanteuses, ce sont trois femmes, pleines d’humour et de dérision, me fit une aubade avec une chanson sur mon cas (je devrais dire sur mon compte !). Auparavant, j’avais marché bras dessus bras dessous avec des camarades du PG du Nord et du Pas de Calais, tenant le bras de  Michèle Demessine qui fut ma collègue au Sénat. Fabien Roussel le secrétaire fédéral du Parti Communiste et Eric Corbeau de la direction nationale du PC nous entouraient. Nous fumes rejoints en route par Marc Dolez, député du département, mon ami et conseiller comme on le sait. Notre petite troupe allait donc se renforçant à mesure qu’on avançait dans les rues. Elle prit bien vite à son tour l’aspect d’une parade de fierté. Puis ensuite, l’atmosphère de la tablée sous le chapiteau se réchauffa encore. Nous revivions comme des plantes en pot qu’on arrose après un petit coup de soif. C’est que cette ambiance de rue si chaleureuse et cette délégation de confiance que l’on voyait et entendait autour de nous, nous faisait l’effet d’une recharge de batterie. Les mauvais jours finiront. Je pris la route du retour en courant, ou presque, vers la gare. Après notre départ éclata un orage terrible. Le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas ne sont jamais loin.

C’est la goutte de sondage qui a fait déborder le vase. C’est « Harris interactive » qui nous provoque. Ça se passe dans « Le Parisien » du 7 septembre. L’institut a sondé 983 personnes selon la méthode des quotas rectifiés maison au doigt mouillé. Un institut très « controversé » comme on dit chez les branchés. Le même tandem avait « vu » Marine Le Pen au deuxième tour en tête du premier tour. Un mauvais gag sans lendemain, qui a pourri l’actualité de la journée des luttes des femmes, cloué tous les débats d’une fin de semaine, faussé tous les commentaires politiques pendant quinze jours. Bidon. Hasard, cette « information » intervenait le jour où ce quotidien présentait sa nouvelle maquette en compétition avec son challenger « Le Journal du Dimanche ». Comme le hasard faisait commercialement bien les choses !

Cette fois, il s’agit de la participation enthousiaste de cet organe de presse à la campagne de François Hollande. Comme tous les autres, il s’agit bien sur de rabâcher que François Hollande a déjà gagné l’élection présidentielle. Mais s’y ajoute, comme le surligne « Le Monde » que Hollande « limite le risque de dispersion des voix à gauche». Il s’agit donc de pousser les feux de la promotion. Hollande « serait le seul à devancer Sarkozy au premier tour de la présidentielle ». Le seul ! En 2007, Nathalie Ségaunes du même journal sommait ceux qui étaient opposés à la candidature de Ségolène Royal de dire pourquoi ils ne voulaient pas de la « seule candidature qui bat Sarkozy ». Pourquoi lire le seul journal qui se trompe tout le temps ? Vaste question. A présent, tout ce qui n’est pas Hollande doit disparaitre. Me voici donc « à la baisse » face à lui, comme dit le facétieux oracle « interactif ». Bien sûr, il en va tout autrement face aux dames qui sont, elles, clouées dans le rôle d’un décor de circonstance. Je progresse face à elles, suivant la logique qui veut que plus le candidat en tête de la gauche est droitier, moins l’autre gauche à d’audience. Comprenne qui pourra ! Pourtant ce sondage ne correspond à celui d’aucun autre institut. Tous les autres, eux, me notent « à la hausse ». Mieux, le jour même, IPSOS publie une vague de sondage qui me place sans changement face à Hollande et en progrès face aux dames. Tandis que Eva Joly est censée être en recul dans les deux cas entre un point et deux points et demi. C'est à dire le contraire de ce que "voit"Harris interactive.  Je m’interroge. Comment des vérités "scientifiques" aussi fondées peuvent-elles être aussi contradictoires? Ce n’est pas la seule discordance, on va le voir.

Pour l’instant, j’en reste à cette édition du « Parisien ». Le plus audacieux est le commentaire. Il fonctionne comme une injonction. En toute neutralité idéologique cela va de soi. Mais assez lourdingue quand même. D’abord il est fait un rapprochement toujours d’aussi mauvais goût avec Marine Le Pen. Ici il s’agit de noter qu’elle « aussi » perd du terrain dans les divinations de leur oracle. Puis vient « l’analyse ». Un copié collé paresseux de la « note de synthèse » du sondeur. Après avoir salué la percée de Bayrou, il est noté que d’autres, comme Hollande et Eva Joly, « avancent des solutions semblant réalistes qui n’entraineraient pas en tous cas un chamboulement du système. » Ah ! Voilà qui est bien pensé et bien dit. Ce que craignent les gens, et surement les lecteurs du « Parisien » tels que cette équipe d’extra lucides se les représentent, c’est de chambouler un système qui marche si bien. Evidemment, dans ce contexte, on devine le sort qui m’est fait. « Ce qui n’est pas le cas de Jean-Luc Mélenchon ni de Marine Le Pen dont les propositions radicales, faire payer les riches pour l’un et sortir de l’euro pour l’autre ne semblent pas avoir convaincu. » Quelle élégance dans le matraquage idéologique ! Tout est dans le « il semble », un dubitatif d’une sublime impartialité.

Et maintenant voici venu l’injonction politique: se mettre au pas. « Le Parisien » me pousse dans le dos vers la cage : « Il apparait même un certain décalage entre les sympathisants du Front de Gauche qui ne nient pas la nécessité de prendre des mesures contre l’ampleur des déficits et le discours volontariste du candidat. ». Car faire payer les riches et réduire les déficits ce n’est pas pareil pour ces  aignlesCes plaisantins prétendent mieux connaitre, que nous, nos sympathisants et électeurs qu’ils respectent si peu et rencontrent encore moins. Tout est dit. De la propagande pour « la règle d’or ». Ce n’est plus un journal, c’est une laisse mentale ! Pour autant, le cas particulier, somme toute assez grossier du journal « Le Parisien » et de « Harris interactive » ne fait que caricaturer un problème plus général. Il ne doit pas faire perdre de vue le grand désordre que les instituts de sondages font régner dans le débat public en le déformant par leurs interventions harcelantes.  Car ces jours-ci, les salles de rédaction viennent d'être abreuvées d'une avalanche de ces « enquêtes ».  L'analyse, même rapide, de ces « documents » révèle une série très ahurissante d'incohérences et d'invraisemblances.

Pourtant, de peur de passer pour « mauvais joueur », où d’être cloué par l’impayable « vous niez la fièvre en cassant le thermomètre », nul ne bronche. Etranges thermomètres, en vérité ! D’habitude deux thermomètres signalent le même degré de fièvre sur l’organisme ausculté. Ici, les thermomètres appliqués au même moment, sur le même organisme, donnent des résultats notoirement différents. Qui a faux ? Le thermomètre ou l’organisme ? « L’organisme » répond l’institut de sondage ! Donc la vérité serait du côté des sondages réalisés le même jour et donnant pourtant des résultats diamétralement opposés. C'est le cas des sondages des instituts LH2 et IPSOS, tous les deux réalisés sur la base d'enquêtes effectuées les 2 et 3 septembre. L'un « voit » Marine Le Pen à 11-12 %, l'autre à 17-18 %. Et Nicolas Sarkozy est dans un cas à 27-29 % et dans l'autre à 22-23 %. Avec de tels écarts (7 points), on est bien sûr au-delà des marges d'erreur communément admises par les sondeurs eux-mêmes autour de 2 ou 3 points. On est donc en pleine divination. Mais le paysage politique ainsi décrit n’a strictement rien à voir selon les deux tableaux.

Si l'on regarde les écarts de scores annoncés pour François Hollande, on constate aussi des écarts colossaux entre instituts : de 28,5 % pour Harris Interactive à 35 % pour LH2. Soit, dans ce cas aussi, près de 7 points d'écarts pour des sondages réalisés à des périodes similaires. En dépit de tels écarts, les journaux soulignent tous avec la même certitude une envolée de François Hollande. Ça va finir par lui porter poisse. « Le Monde » lui reconnait tous les atouts, y compris quand ils sont contradictoires. « Le Monde » prétend en effet à la fois que Hollande est le meilleur pour rassembler l'ensemble de la gauche et pour attirer les centristes ! Croire qu’un tel rassemblement est possible, c’est précisément un thème en débat à gauche depuis quarante ans. Le Monde écrit ainsi dans son édition du 7 septembre 2011 : "Face à Nicolas Sarkozy, François Hollande est le mieux placé dans la perspective de la présidentielle de 2012" [...] M. Hollande bénéficie de quatre atouts. D'abord, il semble le mieux placé pour rassembler le Parti socialiste [...] Ensuite, il paraît mieux à même d'éviter un éparpillement des voix de gauche au premier tour, argument qui pourrait porter si, comme en 2002, le candidat socialiste risquait d'être éliminé dès le premier tour. Si M. Hollande se présente en 2012, les autres candidats de gauche ne totaliseraient que 12,5 % des voix au premier tour. Si c'est Mme Aubry, ces mêmes candidats obtiendraient 14,5 % des voix. Troisième atout de M. Hollande : sa capacité d'attraction sur l'électorat centriste. [...] Enfin, l'ancien premier secrétaire du PS jouit d'une avance sur sa rivale auprès des électeurs les plus « participationnistes » (les plus de 60 ans et les cadres supérieurs). En cas d'abstention importante, ce serait un vrai atout."

Hollande est-il un miracle de la science sondagière ? Il y a des indices qui « semble » le prouver, comme dirait « Le Parisien ». Je voudrai proposer un thème de travail de politologue à ce sujet. Voici le thème. Comment expliquer le miracle qui a permis à François Hollande de prendre instantanément la place de DSK comme candidat favori ? En effet, pendant plusieurs mois, jusqu'à l'arrestation de DSK le 14 mai, les scores annoncés de Hollande dépassaient de justesse les 20 %, en se situant entre 21 et 23 %. Le 8 mai, soit 6 jours avant la chute de DSK, l'institut LH2 donne Hollande à 21 %, distancé par DSK mais aussi et surtout par Martine Aubry. Pourtant, miraculeusement le 19 mai, soit 5 jours à peine après l'arrestation de DSK, Hollande est donné à 29 % par l'Institut IPSOS. Dans la foulée, TNS Sofres le place même à 31 % le 25 mai. Quel discours fondateur a-t-il fait entre les deux ? Quelle proposition novatrice ? Quelle réaction a-t-il eu à un évènement qui justifie cette percée en tête à travers le mur de tous ses rivaux ? Pourquoi le numéro quatre des sondages devient-il le numéro un tandis que le numéro deux fait du sur place ? Voilà ce que nous aimerions savoir. Ses concurrents aussi sans doute. C’est étrange.

Un autre phénomène inexplicable s'est produit au même moment. Les sondeurs ont fait disparaître 10 points d'intentions de votes pour « l'autre gauche ». Dans la quasi-totalité des sondages publiés durant l'année 2010 et le début de l'année 2011, les scores cumulés de Besancenot et de ma candidature dépassaient les 10 %. Avec même des pics à 15 % comme dans un sondage TNS Sofres pour le Nouvel Observateur du 23 février 2011 : face à François Hollande, j'y étais crédité de 7% et Besancenot de 8 %. Ce haut niveau de l'autre gauche était confirmé par les autres instituts, à longueur de sondages.  IFOP affichait des intentions de vote cumulées de l'autre gauche à 13% dans un sondage du 26 novembre 2010 avec 7 % pour ma candidature et 6% pour Besancenot, toujours en cas de candidature Hollande. Mais depuis le retrait de Besancenot et le passage en tête de Hollande, les sondeurs ont littéralement divisé par deux le score qu'ils attribuaient à l'autre gauche. Un sondage IFOP du 21 juillet donnait ainsi un score cumulé de ma candidature et du candidat du NPA à 4,5%. Cette fois ci Harris interactive nous cloue au total à cinq pour cent !

Après avoir « vu » que l'autre gauche baissait en début d'été, dans sa dernière livraison du 2 septembre, l'IFOP analyse désormais que ma candidature est en hausse à 6 %. IPSOS dit de même. L’institut m'attribue entre 1 et 1,5 points de hausse. Est-ce trop pour les chiens de garde ? Le sondage d'Harris Interactive avec « Le Parisien » me « voit » donc en baisse. Il est vrai qu’il faut bien que le total fasse cent pour cent à la fin des tripotages. Car il y a un problème. La disparition de 10 points de l'autre gauche est bien utile pour l’équilibre des comptes de ces bidouillages. Car c’est le moment où vient de surgir miraculeusement un nouveau continent électoral disparu depuis des mois.

C’est l’autre miracle des sondages. La résurrection du Centre. Et quel centre ! Il s'agit de ses multiples têtes, Borloo, Bayrou et Villepin. Le total  a gonflé artificiellement de près de 10 points en quelques semaines. Alors que leurs intentions de vote cumulées dépassaient à peine les 10 % au début de l'année 2011. Elles dépassent désormais les 17-18 % et atteignent même 22 % chez certains instituts. Pourquoi ? Quelle réalité est censée justifier cette poussée ? Quel discours ? Quel acte ? Et comme par hasard Harris Interactive, qui nous voit en baisse, annonce une forte hausse de ces candidats centristes. Donc si on comprend bien, les électeurs de l’autre gauche se sont transformés en électeurs centristes ! Absurde politiquement mais mathématiquement convenable. Mais on voit bien de quel côté tout cela cela pousse.

Il y a enfin une autre bizarrerie significative dans les sondages qui sont publiés. Il s’agit de l'écart considérable entre le total des scores attribués aux candidats de gauche au premier tour et le score attribué ensuite au candidat socialiste qui serait présent au deuxième tour. Pour s’en rendre compte il faut d’abord remarquer l’extrême faiblesse du total gauche au premier tour dans ces enquêtes. En effet la gauche, toutes tendances confondues, y dépasse rarement 40 %. Quelques fois, elle est donnée encore plus bas. Ce résultat résulte évidemment de la sous-évaluation de l'autre gauche. Pourtant le candidat socialiste réapparaît miraculeusement gagnant au second tour ! Il lui est alors attribué de 15 à 18 points de plus que le score cumulé de la gauche au premier tour. Comment est-ce possible ? On connait la rengaine quand on pose la question. Ce serait « l’effet anti Sarkozy » qui unirait le centre et la gauche modérée. Cette convergence rêvée fonctionnerait au détriment de l’autre gauche au premier tour. Puis au détriment de l’UMP au second tour. Tout cela n’est rien d’autre que la mise en musique « chiffrée » d’une orientation politique bien  précise, et bien connue, qui a depuis quarante ans ses porte- parole et ses journaux de référence. Et qui a toujours échoué électoralement. Le record dans cette manœuvre fut celui de Gaston Deferre en 1969 qui fit cinq pour cent sur cette ligne.

Je vais donc saisir la Commission des sondages. Je me situe sur un plan purement scientifique en quelque sorte. J’estime que ces différences d’approches et de résultats posent la question de la méthode utilisée pour y parvenir. Je crois que n’importe quel citoyen est en droit de se poser des questions compte tenu de l’importance reconnue des sondages pour la formation d’une opinion personnelle de nos jours. J’estime que c’est important de connaitre le fin mot de l’affaire puisque ces sondages ont aussi une importance évidente pour tous ceux qui les présentent et les commentent à longueur de journée et de colonnes. Comme il faut éviter les généralisations, toujours mal ressenties, mon intention est de consulter l’autorité de régulation et de contrôle sur le seul cas de Harris Interactive dans la mesure où celui-ci contredit totalement ses collègues. De plus comme ce sondage conduit à une analyse politique qui juge le contenu de ma campagne et pèse sur son orientation. Je vais donc demander à la Commission qu’on me fasse connaitre les coefficients de « pondération » et de « correction » appliqués par Harris interactive sur les chiffres bruts d'intention de vote qu'ils récoltent. C'est d'ailleurs ce que demande une proposition de loi adoptée à l'unanimité par le Sénat.

Ma démarche devrait intéresser la Commission des sondages dans la mesure où il est temps pour elle de revenir sur une scène qu’on pourrait lui reprocher d’avoir déserté alors que de toutes parts montent les critiques. En particulier en ne faisant pas respecter la loi. En effet la plupart des obligations légales ne sont pas appliquées et nul ne semble s’en émouvoir. La loi sur les sondages de 1977 renforcée en 2002 n'impose pas beaucoup de contraintes aux sondeurs et aux médias qui publient leurs sondages. Mais ceux-ci trouvent quand même le moyen de les violer en toute impunité. Pourtant le non respect de ces obligations est puni d'une amende de 75 000 euros par le code électoral. Ces violations ne font curieusement l'objet d'aucune poursuite. Cependant n’importe lequel d’entre vous pourrait bien saisir la Commission et celle-ci devrait alors engager les poursuites.

Voyons ces manquements à la loi. La loi oblige à mentionner "le droit de toute personne à consulter la notice" détaillée du sondage. Or sur les 10 derniers sondages d'intentions de vote publiés pour l'élection présidentielle, 8 ne font pas figurer cette mention. La loi oblige aussi à faire figurer dans la fameuse notice "la proportion des personnes n'ayant pas répondu à chacune des questions". Mais là aussi cette information, décisive pour apprécier la validité d'un sondage et sa portée, est la plupart du temps absente des notices. Notons pour rester justes que l’Institut IFOP est celui qui fait le plus souvent exception dans ce mépris de la loi.

Sans doute la commission aura-telle à cœur de ne pas être jugée complice de pratiques aussi détestables au moins en acceptant d’accomplir sa mission qui est de faire respecter la loi.  Evidemment, je tiendrai ici la chronique de cette démarche et des autres exploits de cette agence de sondage et de son journal de support. Il n’y a pas de raison que mes lecteurs, chaque jour plus nombreux, ne soient pas informés des risques de manipulation que leur font courir certaines lectures et des achats de journaux qui les colportent. Je crois aussi que les entreprises qui font appel aux instituts de sondages pour des enquêtes à caractère plus commercial seront intéressées à savoir ce que valent les méthodes d’enquête de cet institut en particulier, même si c’est dans un autre domaine qui est cependant très sensible. Qui truquerait un œuf truquerait sans peine un bœuf, selon l’adage.  

Puisque le sujet devient sensible, je suis heureux de savoir que va être publié, pour la Fête de l'Humanité, un livre d’analyse : « Sondages – Souriez, vous êtes manipulés », aux éditions Bruno Leprince. 5 euros, comme d’habitude pour les livres de combat militant de cet éditeur. Il s’agit d’un recueil  d'entretiens avec des universitaires spécialistes des sondages. Ils ont accepté de répondre aux questions du Parti de Gauche pour démonter l'imposture en cours. Patrick Lehingue, professeur de sciences politiques à l'université de Picardie, montre concrètement que les sondages sont un produit scientifique de plus en plus frelaté, dont l’élaboration ignore généralement les principes et les enseignements élémentaires de la recherche et de la logique. Rémy Caveng, maître de conférences en sociologie, explique aussi dans ce livre que le sondage est un produit commercial, fruit d’une concurrence féroce et d’un dumping social éhonté. Enfin Alain Garrigou, professeur de sciences politiques à l'université de Nanterre et animateur de l'Observatoire des sondages, explique les dangers du pouvoir actuel des sondages pour la démocratie. S’il fallait un indice de ce danger en toute circonstance, le voici. La jeune révolution citoyenne en Tunisie prépare ses premières élections vraiment libres pour l’assemblée constituante. Les sondages ont été interdits. Devinez pourquoi !


269 commentaires à “Qui truque un œuf truque un bœuf !”

Pages : [1] 2 3 4 5 6 »

  1. 1
    langue-rouge dit:

    Mélenchon, il fait semblant de ne pas comprendre où est le problème. Au delà d'une certaine manipulation à la marge peut-être, les sondages ne font que mesurer un phénomène réel que le FdG ne semble pas pour autant être en mesure de régler. Mais ça changera peut-être, à condition de ne pas prendre son temps à regarder le doigt (les sondages) plutôt que la lune.

    L'électorat de Besancenot ne s'est pour l'essentiel pas reporté pour l'instant sur Mélenchon, peut-être trop républicain et pas assez claire par rapport à son rapport aux institutions. Un peu comme l'essentiel des militants du NPA qui sont partis pour aller...nulle part, ne touvant pas leur compte au FdG.
    Ce que disent les sondages me semble assez juste sur la gauche de la gauche moi qui ai pas mal d'amis dans le milieu anticapitaliste et libertaire, qui ne se confond pas forcément avec celui du FdG (où il y a certes quelques anticapitalistes radicaux perdus dans la masse mais bien plus focalisés pour le pire et pour le meilleur sur le jeu électoral).

    Bref y a du boulot, du vrai. La critique des sondages est juste mais quand elle prend trop de place dans un discours politique et dans une stratégie elle occulte l'essentiel.

  2. 2
    Pascal dit:

    Cher Jean-Luc,
    comme suite logique à votre billet de dénonciation des sondages, je vous conseille de ne plus utiliser dans votre expression publique le terme "institut" de sondages qui a peu à peu été imposé par leurs communicants et qui leur attribue une supposée légitimité scientifique, mais plutôt celui d'entreprise sondagière, car ils ne sont que des marchands au service de leurs clients.
    Gageons que si vous leur en commandiez un, vous verriez votre cote remonter en flèche! (Surtout pour un nouveau client...)

  3. 3
    komorowski dit:

    Sondage et manip.
    En mai 2011 il y a eu des élections fédérales au Canada. Au Québec, les instituts de sondages avec les mêmes quotas de sondés, prévoyaient une poussée en voix du NPD (nouveau parti démocrate) parti de gauche canadien mais seulement le gain de 4 à 5 sièges au lieu d'un seul, après des sondages avec des quotas de 500 personnes par circonscription. En fait ce parti en obtint 53 sur un peu plus de 70 et plus fort encore un ou deux candidats de ce parti qui devaient faire parti des cinq élus ne le furent pas. Le poids des sondages étant tellement fort au soir de leurs élections certains candidats ne se trouvaient pas dans leur circonscription certain d'être largement battu intoxiqué eux mêmes par les sondages.
    Evidemment pour les puissants il faut faire élire, en cas de défaite prévisible de Sarko, celui qui conduira la même politique au service du capital qui de par surcroit permettra, peut être, d'affaiblir durablement l'idéal progressiste dans le pays. DSK étant out il leur faut maintenant soutenir son remplaçant même si il n'en a pas la même envergure mais qui a bien, lui, compris qu'en dehors de l'Europe libérale il n'y a point de salut. En plus en ayant été un bon valet en 2005 lors du référendum ils se doivent de lui renvoyer l'ascenseur pour qu'à l’Élysée il est l'impression d'être devenu enfin important et qu'il liquide tous les acquis sociaux qui font tant de peine aux marchés et surtout aux actionnaires comme ses potes Zapatero et Socratès. Ensuite il sera viré on reviendra aux choses sérieuses mais il aura été président le must pour un énarque !

  4. 4
    JM dit:

    @sondages
    Mon étude statisitique personnelle.
    Echantillon : 11 personnes (collègues et néanmoins amis !) qui en 2010 votaient : 4 PS / 2 Verts/ 1 NPA/ 1 ABST/3FdG
    Aujourd'hui ça ferait : 7 FdG (dont 5 voir 6 archi convaincus / 3 PS / 1 je ne sais pas encore (une des deux qui avaient voté vert : jouable à mon avis).
    Bon c'est un échantillon - qui plus est de profs - qui me subit depuis de longues années mais quand même !
    On progresse, c'est certain ! RDV le 27 Septembre à Paris malgré mes réticenses déjà expliquées sur ce blog!

  5. 5
    Jean-Louis CHARPAL dit:

    Le procès intenté par Unilever est scandaleux et révélateur de l'arrogance des multinationales, piliers de l'oligarchie. Qu'elles osent parler d'honneur laisse pantois.
    D'autre part, les sondages font partie intégrante du lavage de cerveau médiatique. Je souhaite que le FdG soit au 2è tour. Si ça n'est pas le cas, le réveil va être très dur pour tous ces manipulateurs qui prennent les partisans de la vraie gauche pour des canards sauvages !

  6. 6
    Alain44 dit:

    DSK s'est tué lui même, Hollande semble prendre la relève parce que le mieux placé pour les médias et qu'avec lui la politique libérale de rigueur budgétaire de l'Europe sera maintenue et amplifiée. Les socialistes au pouvoir sont nécessaires pour faire passer toutes les pilules amères et après cinq années les électeurs seront contant de retrouver la droite, tout un programme savamment orchestré et ainsi va la vie. Sauf que l'élection n'est pas jouée et que notre champion s'installe dans le paysage à pas tranquilles et décidés et ça c'est gratifiant. JL tient bon.

  7. 7
    Mario Morisi dit:

    Autre mauvaise taupe à débusquer : le choix des priorités dans google et les autres moteurs de recherche. Plus de chronologie, les actus dans le désordre, et toujours les vieilles vidéos qui présentent Jean-Luc comme un hystérique grimaçant. Il n'y a pas moyen de travailler là-dessus ? Et si ceux parmi nous qui ont un peu de temps se penchaient sur la question ?

  8. 8
    QuienSabe_PG66 dit:

    #8
    En voilà une autre vidéo de Jean-Luc Mélenchon et elle est super :
    Je vous invite à la visionner sur ce lien: Jean-Luc Mélenchon invité du Talk Orange-Le Figaro 07/09/11

    Je l'avais mise sur le blog précédent mais je viens de m'apercevoir que Jean-Luc vient d'en ouvrir un nouveau (Il bosse le boss ;-))

    Place au peuple.

  9. 9
    Berdagué dit:

    JM -5-
    Voilà la seule réponse magistrale aux manips des sondeurs de toutes sortes, mème s'ils recueillent des choix, je soupçonne les sondés frondeurs de répondre n'importe quoi, seuls peut-être les sondages sortie des urnes sont valables, et encore pourquoi ne pas attendre le résultat de nos concitoyens, si pas de bourrage des urnes.
    Bravo pour le peuple Tunisien.

  10. 10
    Artenam dit:

    Cher Jean-Luc,
    A la suite de Pascal, je vous propose de vous réapproprier la sentence de Cicéron : "Deux "sondageurs" ne peuvent se regarder sans rire !"

  11. 11
    Jip dit:

    Forcément que l'article est long : il s'intéresse aux contradictions des instituts de sondage ;-)

  12. 12
    Léonard dit:

    Hollande est le candidat des spéculateurs et de la finance, après que DSK l'eut été.
    Pas étonnant qu'il soit adoubé par cette presse au service de cette oligarchie.
    La question c'est comment on court-circuite tout ce bourrage de crâne médiatique pour changer la tendance.

  13. 13
    Delbrayelle Gilbert dit:

    Mario Morisi
    Il n'y a pas moyen de travailler là-dessus ? Et si ceux parmi nous qui ont un peu de temps se penchaient sur la question ?

    Il faudrait que tous ceux qui ont un blog ou un site fassent un lien "Mélenchon vidéo" vers de bonnes vidéos (mais il faut du monde)

  14. 14
    Christian B dit:

    @langue-rouge 2
    ‘’L'électorat de Besancenot ne s'est pour l'essentiel pas reporté pour l'instant sur Mélenchon,’’

    C’est juste ce que vous pensez, ou avez-vous interrogez toutes les personnes concernées ? Je devine la réponse, non. Ce qui est sur c’est que des entités anciennement au NPA sont venus en nombre au FdG, et ça c’est un fait appréciable qui renforce notre unité.

    «peut-être trop républicain et pas assez claire par rapport à son rapport aux institutions.»

    De toute évidence vous n’êtes pas au fait du programme partagé du FdG et de la VI république. Lisez cela, vous serez éclairé sur cette question.
    Vous avez raison il y a du boulot, il faut lire, lire s’informer, dialoguer entre nous pour voir clair. C’est l’essentiel d’avoir tous les éléments réels pour se faire une opinion juste et concrète.

  15. 15
    rienamoi dit:

    "une démonstration de force qui devrait faire méditer le bourgeois..."
    Tous a la fête de l'Huma.

  16. 16
    stephan dit:

    Je vais enfin voter pour mes idées et mes convictions... J'attends cela depuis ces longs moments de liesse populaire, assis sur les épaules de mon père à Bastille, fêtant la victoire de Francois Mitterand. C'est vous dire la désillusion depuis.
    Merci infiniment de nous redonner espoir.
    Je me permets de rajouter un lien vers un jeu de politique fiction (accompagné de son forum) ludique et passionnant.
    Tapez ainsi "Politiquement Incorrect" dans Facebook.
    Ici l'union de la gauche a réussi à remporter les élections plusieurs fois de suite... On peut rêver !

  17. 17
    Julien dit:

    Cette note, mille diables, est encore trop longue ! Quand j’ai attelé ensemble les petits bouts que j’avais préparés, j’ai bien vu que ça débordait de tous côtés. Pourtant, on m’a fait promettre d’être plus bref.

    Que nenni ! Elle est très bien en longueur. On n'est pas aux pièces, comme on dit chez moi.

  18. 18
    Mohand dit:

    Le combat est difficile contre ce système. Mais il commence à être gagné sur le plan culturel et linguistique.
    Voici un bon article sur les sondages et les sondeurs et particulièrement cette entreprise dénommée "Harris Interactive"
    http://www.u-p-r.fr/actualite/france/faux-sondages
    Bonne lecture.

  19. 19
    Sans terre dit:

    Ce blog est, disons, très romanesque. Cependant permettez-moi de lui préférer quelques saillies qui me paraissent autrement productives, du style :
    « Qui a bu la mer doit digérer les poissons » ou encore « je me réjouis de les voir se prendre dans le filet que nous avons été quelques-uns à leur tendre »
    http://www.lefigaro.fr/le-talk/2011/09/06/01021-20110906ARTFIG00388-jean-luc-melenchon-invite-du-talk-orange-le-figaro.php

  20. 20
    Jean Marie dit:

    Hollande, notre Bernadette Soubirous miraculée des marchands de sondages, doit visiblement se chier dans les godasses à l'idée qu'il ne pourra pas boucler son plan de carrière politique sans le support du m****f. Les deux gonzesses ont bien plus de caractère que lui mais n'aspirent pas plus que lui à autre chose qu'à gérer la situation, ça manque de souffle et de vision, sérieusement. Si le peuple a tant soi peu d'intuition, les candidats qui proposent un vrai changement de modèle devraient cartonner et ridiculiser, une fois de plus, les marchands de sondages. Mais ceux ci sont impavides, ne vous inquiétez pas, cela ne suffira pas à les faire évoluer. Il y faudra, comme en Tunisie, la force de la loi.

  21. 21
    Romain Jammes dit:

    On l'aura cette victoire culturelle du "menteur comme sondeur" =)

    Romain
    http://www.romain-jammes.fr

  22. 22
    theuric dit:

    À propos d'une citation de John Swinton, (et non Swayton) ancien rédacteur en chef du New York Times, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880.
    À New York, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880, le célèbre journaliste John Swinton se fâche quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse :

    « Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! » (Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.)

    C'est cadeau, à faire circuler!

  23. 23
    JM dit:

    Melenchon sponsor d'Apple ?

    J'ai rencontré durant mes vacances, dans une profonde vallée des Hautes Pyrénées, une retraitée qui s'était fait offrir une tablette de la marque à la pomme pour pouvoir... consulter ce blog :D
    Ça ne fait pas avancer nos idées (quoique) mais cela veut peut-être dire qu'elles avancent.
    J'espère que cette anecdote vous fera sourire autant qu'elle m'a amusé et fait du bien.

    Cdt

  24. 24
    magneticpole dit:

    Les instituts de sondage sont devenus "les agences de notation de la politique".
    Mais le front de gauche aura le AAA par le peuple !

  25. 25
    Leo dit:

    Les sondages, il faut les lire comme les horoscopes.

  26. 26
    Nadine Stalker dit:

    "Mais le front de gauche aura le AAA par le peuple !"
    C'est qui le Peuple ? Tous ceux qui ne s'intéressent pas à la politique ? L'immense clan des "tous pourri en politique"? Ceux qui ne comprennent rien de ce qui se joue, qui s'en foutent, le seul truc important c'est leurs problèmes à eux?
    La grande majorité des petits bourgeois qui calculent leur retraite dès 20 ans et accumulent en attendant ? Ceux à qui on fait peur avec nos idées de Cocos ? Les "bien installé", les confortables, qui nous regardent de haut comme des enfants turbulents, au mieux, comme des pôvres hères hystériques au pis ? Ceux qui préfèrent virer les Arabes que de se remettre en question ? Ceux pour qui la seule chose importante dans la vie est d'acheter une maison, puis d'y installer des nains de jardin ? Les "petits chefs" de tout poil ?
    Faut pas rêver, la bataille n'a jamais concerné qu'une frange infime de la population, quel que soit le pays!
    Nadine

  27. 27
    MichelD dit:

    Bonjour,
    @jm 24
    "Melenchon sponsor d'Apple ?."

    Un peu du même style, mais plus inquiétant : dans les rayons d'une supérette deux femmes qui placent des produits dans les rayons. Une travaille l'autre détaille sa feuille de paie et râle sur la CSG qui à augmentée en les traitants "d'enfoirés" de baisser son salaire. Un petit mot de ma part au passage, nous discutons sur les présidentielles... Je finis par lâcher le nom de JL Mélenchon :
    - Qui c'est celui-là !
    - Allez sur Google et écrivez (j'épelle) M é l e n c h o n.
    - Oui j'irai voir...
    Par contre DSK, Hollande elles connaissent...

    A+
    Michel

  28. 28
    KOMOROWSKI dit:

    EH oui l'anecdote est tout a fait exacte : les vrais gens comme disait certain ne connaissent pas Mélenchon ou quand ils le connaissent ils disent ah oui le révolutionnaire, on ne peut pas quand même voter pour un révolutionnaire aussi brutal. Comme quoi la com face aux adversaires qui contrôlent tout ce n'est pas simple.

  29. 29
    Berdagué dit:

    "....la bataille n'a jamais concerné qu'une frange infime de la population,quel que soit le pays!"

    C'est pour démentir cette affirmation apparemment vraie que la révolution citoyenne est proclamée.
    En effet votre affirmation fait réfléchir, or il se trouve qu'elle ne s'applique pas à la France, à1789, 93, et à toutes les révolutions du 19ième et en particulier à la Commune qui a fortement étonné par le courage de prendre le pouvoir et de l'exercer en collectif avec non pas une frange mais le peuple en marche et internationaliste, d'autre part elle ferait inclure qu'il existe une avant garde qui est éclairée et donc..., dont les conséquences sont la bureaucratie aussi "éclairée " et juste dans des choix, soit-elle.
    Non, la bataille concerne tous les peuples, qu'il y ait des femmes et des hommes qui nous apportent des armes et des réflexions, pensées, c'est une évidence à prendre en compte, mais la visée universelle pour ces femmes et ces hommes sont leur éthique, certes je rêve là, mais les écrits de Jean-Luc en incluant le modérateur, les commentaires très pointus, la preuve le votre et aussi l'information, l'analyse, que nous mettent en lumière et qui prouve que beaucoup de choses en pensée étaient avancées dans ce 19ième qui n'a rien d'archaïque, cf, Theuric 23, tout ça nous renforce pour l'action.

  30. 30
    MatD dit:

    Moi aussi j'ai un petit sondage à proposer, qui cependant contredit les grands sondages des entreprises sondagières, et est probablement fortement biaisé...
    Depuis la scission de Jean-Luc Mélenchon avec le PS, puis la création du FdG, je sévis aec mes arguments pro FdG chez ma famille et belle-famille. J'ai pu par conséquent relever des changements pour le moins notables :
    contre en 2007 : 5PS/2modem puis sarko/1modem puis Ségo, il sembblerait que l'on passe pour 2012 à : 6FdG(dont 4 convaincus)/2PS.
    Les choses avancent, je vois de plus en plus de personnes autour de moi qui sont convaincus par le FdG, ou du moins pour qui le FdG commence à faire echo. Il est certain que nous sommes une force beaucoup plus importante que ce que l'on veut nous fairre croire. D'ailleurs, ces maquillages visant réduire le FdG ne sont-ils pas la preuve d'une peur et la preuve que nous devenons très, très ambarrassant?...

  31. 31
    Nicolas VDR dit:

    Ils viennent d'annoncer une taxe sur les mutuelles (complémentaires de santé)...Les remboursements de la sécurité sociale ont déjà été fortement réduits pour, semble-t-il, que les mutuelles privées se substituent peu à peu au service public Il semble désormais évident que nos dirigeants ne veulent plus que l'on se soigne, que l'on prenne nos retraites plus tard, donc, que l'on dégage au plus vite. J'en conclu que le gouvernement se livre à une guerre contre son propre peuple et qu'il faudra riposter d'une manière ou d'une autre contre nos agresseurs.

  32. 32
    Achelle dit:

    @ R. Jammes
    Oui, c'est bien d'une lutte pour les mots dont il s'agit.
    Il y a de bonnes propositions dans les messages qui suivent, je récapitule :
    - Entreprises de sondage et non instituts. S'y tenir !
    - Comparer les sondages aux agences de notation, pour faire d'une pierre deux coups.
    - "menteur comme un sondeur"...
    A chacun de choisir sa formule, et de la mettre en circulation.

  33. 33
    Sans terre dit:

    Jean-Luc Mélenchon dresse le constat amer que les deux émissions télé auxquelles il a participé (SLT et C/Politique) n’ont pas eu l’audience escomptée auprès … des médias, en dépit d’un audimat record ! C’est vrai que sur France TV que je visite régulièrement, je n’ai trouvé que ça, peu en rapport d’ailleurs avec ce qui s’est dit dans les émissions considérées :
    http://www.francetv.fr/2012/melenchon-propose-un-plan-de-recrutement-dans-leducation-nationale-3625
    Je m’interroge. Le « discours » de Jean-Luc Mélenchon ne serait donc pas entendu ? Mais alors comment les Jaurès - et tous les autres - s’y prenaient-ils pour se faire entendre, alors qu’ils n’avaient pas la télé, eux ?
    Jean-Luc Mélenchon : « Je crois au bulletin de vote... Je n'ai jamais dit que j'étais pour les barricades, les fusils et le reste... Je veux m'appuyer sur l'instrument du vote et des pauvres... L'idée c'est de mettre le pays en état d'ébullition civique... »
    Ébullition civique ! Tout reste à faire !

  34. 34
    Michèle dit:

    C'est un plaisir de lire l'histoire que vous racontez de vos rencontres et de vos émotions. J'ai retrouvé la fanfare de l'enfance qui rassemble en cadence...
    Vous témoignez qu'il ne suffit pas de dénoncer mais qu'il faut réagir à l'imposture. La sacro sainte méthode scientifique qui préside aux systèmes d'évaluation, n'a jamais été si impunément transgressée comme si l'on assistait à la prise de pouvoir autoritaire des chiffres et de ceux qui les manipulent idéologiquement au mépris des règles communes et de la vérité.
    C'est symptomatique de la décadence des valeurs, de la raison, sinon de la morale laissant se développer la raison et la loi du plus fort en chiffre, ou en capital, impunément.
    Encore une fois, si ces pratiques ont lieu c'est qu'elles payent plus qu'on imagine malgré les risques de procès. C'est l'artillerie de manipulation de l'opinion via les "armées de communicants".
    Au final le sondage d'opinion c'est le bâillon de l'opinion !

  35. 35
    Républicaine dit:

    Pour avoir fait partie d'un panel de sondés avant l'élection de 2002, je peux dire que la méthode utilisée (mais ça a peut-être changé), m'a semblé "dirigée".
    En effet, après les questions récurrentes du début, est arrivé le sujet pour lequel j'étais sondée : à savoir l'élection de 2002. On m'a demandé si j'étais plutôt de droite, plutôt de gauche... A ma réponse on m'a proposé une liste incomplète des candidats pour le premier tour. Ne voyant pas le candidat que j'avais choisi, j'ai demandé à passer la question. Réponse : Impossible, il faut choisir. J'ai donné un nom au petit bonheur la chance. Je ne me souviens pas du résultat de ce sondage. La seule chose que je sais, c'est que Lionel Jospin pourtant prévu au second tour n'y était pas, mais J-M Le Pen, lui y était et les sondeurs ne l'avaient pas vu.
    Dernièrement pour EELV, c'était Nicolas Hulot ! Raté encore.
    Donc les sondages aujourd'hui, qu'ils soient bons ou pas pour le FdG, je m'en fiche comme de ma première brassière et j'invite les électeurs à lire les projets (celui du FdG bientôt en vente à 2€) à se poser la question du monde qu'il veulent, à se forger leur propre opinion et surtout à aller voter aux deux tours.

  36. 36
    vaillant dit:

    Le temps béni où éditer une presse d'opinion coutait 3 fois rien. "Le père Duchesne", révolution 1848 ? Pas le temps de vérifier si je me trompe de révolution.

  37. 37
    breteau jean claude dit:

    La fabrication des sondages version guignols de l'info sur Canal me semble une juste analyse de la manipulation à revoir. Cela dit l'overdose est proche et pourrait être fatale. Ceux sur la farce des primaires sont a déguster sans modération. Comme en 2007, c'est la bourgeoisie qui choisi le candidat PS. N'avait elle pas choisi DSK et préparé un dossier pour le discréditer ce qui était un jeu d'enfants. Pour gagner en 2012, il faut un candidat inattaquable ce que ne prouve pas les déclarations de Royal envers ses "amis" alors que notre candidat en modérant ses indemnités démontre que sa probité est exemplaire. C'est un atout alors que tant à droite et au PS sont dans la recherche de leur seul intérêt.

  38. 38
    Pulchérie D dit:

    Comédie des statistiques
    Fin des années 60, il y a une surproduction de maïs.
    C’était moins grave que les excès de production laitière, les graines ne nécessitant pas la conservation au froid.
    Mais il fallait écouler cette production.
    Une multinationale chargea des épidémiologues (virtuoses de la manipulation des statistiques) d’étudier le développement de l’athérosclérose dans un petit pays, formé de l’accouplement de deux populations culturellement très différentes ; l’une est plus sensible à la publicité (l’étude dira : plus réceptive), et consomme nettement plus de produits à base d’huile de maïs (huile de table, margarine etc) que l’autre,qui préfére traditionnellement le beurre et l’huile d’olive.
    La population consommatrice d'aliments à base de maïs, montre une incidence de phénomènes cardio-vasculaires inférieure de 3 à 4 % à celle des contrées plus rétives aux slogans.
    On ne tient pas compte de faits capitaux : la population « réceptive » vit près de la mer et est plus « iodée »
    que l’autre, laquelle vit d'une industrie plus polluante (charbon, métallurgie). Qu'importe, quelques pourcents en plus d’accidents vasculaires "démontreront" qu’il faut consommer de l’huile de maïs et ses dérivés ; des ligues cardiologiques l'ordonneront, et la cuisine de l’Europe occidentale sera bientôt asservie, pour raisons « médicales » au maïs, à ses prêtres et à ses pompes.
    Plus tard, d’autres statisticiens feront triompher le soja etc.
    Résultats : chute des petites exploitations agricoles, industrialisation massive des produits alimentaires, etc.

    La statistique aboutit aux résultats qui enrichissent les statisticiens.

  39. 39
    Berdagué dit:

    A Arlette Laguillier, de te voir sur ces photos militantes en action, très joyeuse, la place de Lutte Ouvrière dans le Front de Gauche serait un grand soulagement pour le moral et pour la victoire finale, bases claires du Programme sont complètement en phase avec les analyses de Nathalie Arthaud quant aux objectifs, lecture de l'Humanité page5 du 7/9/2011.
    Crois-tu que Jean-Luc Mélenchon le candidat commun est trop respectueux du marché, et de la propriété capitaliste ? Toi qui es retraitée active, ex employée du Crédit Lyonnais, tu sais très bien que la prise de pouvoir collectif de la gestion des banques avec seulement un regard dans les conseils d'administration des trusts privés ne suffit pas, il faut une gestion collective et non "nationalisée seule" des travailleurs des banques, de la citoyenneté, et des politiques élus qui présentent des plans réalistes et justes toujours en phase avec le désir du prolétariat et du peuple. La révolution citoyenne est une révolution, la seule gagnante et réalisable.
    Lutte Ouvrière rejoignez-nous vous avez toute votre place au sein du Front de Gauche.

  40. 40
    Air One dit:

    Dans la même veine que ce que rapporte Jean-Luc de l'attitude de la presse à l'endroit du FdG, le Nouvel Obs'titre "Mélenchon en guerre contre Sarkozy... et les journalistes" et pointe des dissensions avec le PCF au motif qu'aux ateliers consacrés aux médias, "celui du PCF était sagement intitulé : "Comment communiquer avec la presse ?" Celui du PG : "Faut-il faire la guerre aux journalistes ?".
    Ou l'art de transformer un point d'interrogation en affirmation guerrière, et de chercher des dissensions là où il n'y en a pas. Pendant ce temps, ça évite de parler du fond.
    Dans un autre genre, chez Rue89, un numéro spécial dédié à la primaire socialiste avec analyse détaillée des programmes des candidats. L'idée leur a-t-elle traversé l'esprit de les comparer aux autres partis de gauche comme le FdG ? Non, rien, néant.
    Il va falloir jouer des coudes pour instaurer, voire imposer un débat à gauche, de gré ou de force !

  41. 41
    Louis St O dit:

    1 @morvandiau
    « Jean-Paul PLA, conseiller municipal délégué à la ville de Toulouse, présente l'économie solidaire et la monnaie complémentaire locale crées pour la cité »

    J’en ai déjà parlé dans “Le roi est nu !” (255 Louis St O dit: 11 août 2011 à 18h59 - C’est une idée à suivre.)

    8 @Mario Morisi @tous
    « le choix des priorités dans google et les autres moteurs de recherche »

    Écoutez moi bien, tous, il ne tient qu’à nous de modifier l’ordre et donc la priorité des vidéos de JL dans Google.
    Vous ne savez peut être pas, mais c’est le nombre de visites qui fait qu’une vidéo est en tête ou pas. Plus on visionne une vidéo plus elle remonte dans l’ordre d’affichage.
    Donc il suffit que l’on choisisse une vidéo (ou plusieurs) de JL entre nous, et tous ici, allez sur google, choisir la bonne vidéo de JL et l’ouvrir, et je vous garanti, si tous font ça tous les jours, en quelques jours, la vidéo choisie sera en tête sur les recherches de Google.
    Croyez moi, j’ai personnellement un site perso sur la généalogie et il m’est très facile de le placer en tête lorsque l’on tape mon nom.
    Maintenant, il faut que quelqu’un choisisse une vidéo très pédagogue et pas trop longue et faisant l’expérience. Chacun de nous ira donc tous les jours sur google et ouvrira la vidéo en question. (et même plusieurs fois si il le désire - si il est motivé)
    Ce sera notre réponse au manque d’infos des journaux et autres TV.

    Aller au travail

  42. 42
    Poncet dit:

    Sans doute par prudence excessive, Jean-Luc Mélenchon commet une erreur : "on ne suicide pas pour une seule raison et peut-être l’idée même de « raison » pour un suicide n’a-t-elle pas de sens dans la plupart des cas.".
    C'est de la philosophie, peut-être. Mais la science est très claire sur ce point (Christophe Dejours, spécialiste incontestable de la question, le dit et le répète) : un suicide est d'abord un geste adressé à son entourage. C'est dur à admettre pour l'entourage, qui croit y voir un reproche, c'est sans doute pour cela que Dejours prêche dans le désert... Et pourtant, il faut l'entendre. Le suicide signifie : "Je suis dans une situation impossible et vous ne faites rien pour m'aider. La responsabilité n'est évidemment pas la même, selon qu'on est à l'origine de la situation impossible, ou que l'on a simplement pas vu la souffrance de celui qui la subissait. Mais, autant le dire, l'attitude consistant à dire "il n'y a pas qu'une seule raison", dès lors qu'on connaît personnellement la victime et qu'on aurait pu ne serait-ce que lui parler et l'écouter, a quelque chose de lâche.

  43. 43
    Louis St O dit:

    28 @MichelD

    « Allez sur Google et écrivez (j'épelle) M é l'e n'c h o n. »

    tout est bon sauf

    Allez sur Google et écrivez (j'épelle) b l o g M é l'e n'c h o n.

    Un peu de pub ne nuit pas

  44. 44
    olivier dit:

    1 - Concernant les primaires de la star-ac socialiste : (personnelement je n'y participerai pas sachant que mon candidat au premier comme au 2eme tour sera Jean-Luc Mélenchon). Il faudra surveiller de pres le vote Montebourg, en effet plusieur collègues voterons Front de Gauche et souhaitent voter pour Montebourg au primaire de la star-ac du ps.
    2 - Je conseille à tous de ne pas participer a ces primaires, Holland=Aubry=Zapatero=Papendrous = plan de rigueur=economie de marché=systeme libérale. Le ps n'a pas su faire son auto-critique et de plus est complétement déconécté de la classe ouvrière (il risque de le payer tres cher). Un seul à compris c'est Jean-Luc Mélenchon et en a tiré les conclusions qui s'imposaient.
    3 - Du fin fond de ma campagne le message de Jean-Luc Mélenchon commence petit a petit a faire son chemin, rien n'est joué, les sondages on s'en fou, avançons, argumentons et nous gagnerons.
    Petit message perso : bonjour a JCG fidèle lecteur de ce blog.

  45. 45
    123456789 dit:

    Commençons par le commencement : je n'apprécie pas dutout JL Mélenchon. Je commence ainsi parce que le minimum dans un débat libre, c'est la franchise.
    Une fois dévoilé cet apriori négatif, on peut parler des idées.
    J'écoute et ré-écoute sur Dailymotion le discours de Grenoble (de fin août). Il y a plein de bonnes choses malheureusement engluées dans un discours autoritariste. Je vais positiver en essayant de les extraire de leur gangue liberticide.
    Par exemple : JL Mélenchon dit "c'est la confiance du peuple qu'il nous faut gagner car en lui résident toute possibilité de développement, toute richesse, toute intelligence, tout le futur. Le reste n'est rien".
    Formidable slogan humaniste ! La solution est dans le peuple. Le peuple a la solution en lui. Donc chacun doit avoir confiance dans le peuple.
    Et c'est là que tout commence à dériver. Une petite fraction de ce peuple souverain s'organise en parti politique. Donc cette fraction commence à s'éloigner du peuple en s'enfermant dans cette organisation. Puis à l'intérieur de ce parti, certains chercher à monter à la tribune. Donc ceux-là s'éloignent du reste du parti. Quelques uns parviendront à se maintenir à la tribune et à créer une distance avec les autres prétendants. Ils parachèveront ainsi leur éloignement des autres prétendants, eux mêmes déjà éloignés de la base, elle-même déjà éloignée du peuple.
    Et du haut de sa tribune le "Numéro Un" exortera ses troupes à obtenir la confiance du peuple. Depuis l'âge des cavernes rien n'a donc changé. Le plus fort a toujours eu la confiance des masses dominées. Lorsqu'il en a douté, il s'est mis en quête de restaurer cette confiance. Et lorsqu'il a été convaincu de l'avoir perdue, il s'est mis à contraindre le peuple par la force.

  46. 46
    Nathencolère dit:

    Que je suis contentée ! Je pensais dans mon coin, qu'un des premiers ennemis à abattre pour les présidentielles était justement les Sondeuses : "déf : petite sonde utilisée pour des forages peu profonds". Et en effet, c'est sans aucune profondeur. Les journalistes passent des heures à commenter cette mascarade et cela brouille les cartes. C'est pourquoi je dirais aussi : C’est la goutte de sondage qui a fait déborder "la vase". Les sondages se sont bien trompé concernant DSK, ils ne peuvent prévoir pas l'imprévisible.

  47. 47
    Jean-Louis CHARPAL dit:

    On mesure de plus en plus le caractère totalitaire du système économique mondial lorsqu'on prend conscience que l'oligarchie, à travers les médias et les sondagiers, s'est emparée de la majorité des cerveaux.
    Les fascistes classiques se sont bien embétés (je préfère préciser que c'est du second degré) à vouloir contrôler les corps en entier, les personnes dans leurs totalité. Ca a obligé à mobiliser des armées (chars et avions notamment), des polices féroces et constamment aux aguets, construire des camps etc...
    Le capitalisme sauvage qui s'est provisoirement imposé partout dans le monde, a été beaucoup plus malin, tout en étant tout aussi odieux. Même s'il ne répugne pas ici ou là à faire la guerre, car il faut bien rentabiliser les capitaux "investis" dans l'armement, il a réussi à soumettre des peuples entiers sans tirer un coup de canon ou de fusil.Il s'est borné, en se payant la presse, au sens littéral du terme, à s'emparer des cerveaux.

    On en a un bel exemple sous les yeux, avec tous les peuples d'Europe à genoux et bientôt à plat ventre, devant la nouvelle idole qui s'appelle "austérité".
    Les démocraties, qui de ce fait, sont hélas en pleine décadence, ne pourront relever la tête qu'en revoyant de fond en comble le finacement et le fonctionnement des médias et de leur appendice sondagier calamiteux.
    En clair et pour tout dire : remplacer la désinformation par l'information, sans laquelle la citoyenneté ne peut tout simplement pas s'exercer.
    NB : concernant les sondages, il y a longtemps, mais je n'avais encore jamais osé le dire à personne, que je suis partisan de leur interdiction totale un an avant une élection comme celle de 2012.

  48. 48
    L dit:

    De la souffrance des situations impossibles liées ou non à l'activité professionnelle mais sans occulter ce dans quoi nous vivons: une culture du mépris de la personne humaine. L'appel des appels.
    http://www.appeldesappels.org/

  49. 49
    vaillant dit:

    @(42) Louis ST O
    "manque d'infos des journaux et autres TV"

    Vu hier soir vers 21H sur I-TéLé un reportage sur les livres des différents candidats, celui de Jean Luc bien en vue, à une place privilégiée, un "traitement inégal" des candidats en notre faveur, çà méritait d’être signalé.

  50. 50
    Cronos dit:

    @ 34 Sans terre dit:
    "Je m’interroge. Le « discours » de Jean-Luc Mélenchon ne serait donc pas entendu ? Mais alors comment les Jaurès - et tous les autres - s’y prenaient-ils pour se faire entendre, alors qu’ils n’avaient pas la télé, eux ?"

    Tout d'abord Jean jaurés et Léon Blum étaient Parlementaires ils avaient donc la vitrine des débats et par la même celle des journaux, ces deux grands orateurs pouvaient prendre la tribune de l'assemblée pour s'exprimer tout comme Victor Hugo le fit lui même. Jean Jaurés avait un journal à lui pour s'exprimer.
    Je me tue depuis des mois à dire que JL Mélenchon doit créer un journal hebdomadaire, son journal de campagne mis en vente dans les kiosques NMPP à un prix dérisoire (60 cents), et vendu à la criée sur les marchés par les militants. Le journal "l'Humanité" est par trop marqué, et, les gens n'osent pas l'acheter et se promener avec de peur d'être pris pour des communistes (je m'excuse auprès de mes camarades communistes, mais c'est bien la vérité), il est considéré être fait par et pour les communistes.

    @ Monsieur Gabriel Amard,
    la création d'un journal ne passera pas inaperçu dans la sphère médiatique, surtout s'il s'appelle Le peuple ou Le nouveau combat. Un journal est un outil de propagande merveilleux.
    C'est un journal de format tabloïd de 16 pages en quadrichromie sur un papier journal ordinaire, nous avons largement la matière pour le remplir pendant des mois, nous pourrons faire passer les informations occultées
    C'est financièrement faisable, je peux le prouver quand vous voulez, il y a différents moyens de réaliser le montage financier sans avoir à emprunter un centimes aux banques, la réalisation technique peux être réalisé par des adhérents du parti (dont moi).

Pages : [1] 2 3 4 5 6 »


Blog basé sur Wordpress © 2009/2015 INFO Service - V3 Archive