14août 11

Les agences de notation sont des tigres de papier

Un devoir de résistance intellectuelle

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Je ne suis pas « rentré », comme on dit, même si je suis bien engagé, plusieurs heures par jour, par le travail de préparation des semaines qui viennent. Et mon passage aux « Quatre vérités » de France 2 m’a aussi contraint à un travail de documentation bien envahissant. En mettant de l’ordre dans mes pensées, j’ai pensé que cela pourrait donner quelque chose d’utile de me remettre au clavier. Mon thème de réflexion, au départ portait sur le conformisme intellectuel, étroit et dangereux, des responsables politiques qui se soumettent aux injonctions d’autorités aussi bidons que ces agences de notation. Je mesure l’impact de leur soumission. Elle pousse le commun des mortels à la  résignation au moment où il va être bientôt soumis à un terrible régime de privations de toutes sortes. Comme je fouillais dans les archives de mon blog européen pour trouver la trace du débat sur ces agences de notation ma mémoire a été bien rafraichie. « Triple zéro » titrait au sujet de ces agences  « Libération » du 12 aout ! Et même davantage. Mais la faute à qui, s’il vous plait ?

Combien de fois déjà depuis dix ans ? Combien de « crises » ? Beaucoup. Plus la dérégulation s’avance plus les crises reviennent vite. Les faits que nous avons sous les yeux sont trompeurs. L’esprit s’égare à courir au fil des dépêches d’agences et des déclarations politiques. Un jour ce sont les banques en crise, le lendemain les dettes souveraines, puis ce sont les dettes privées et ainsi de suite. Bien sur chaque aspect du dysfonctionnement du système à son explication localisée, sa dynamique spécifique. Il faut en tenir compte si l’on veut hiérarchiser les répliques et formuler des propositions crédibles. Mais il reste pourtant urgent de ne jamais perdre le fil conducteur général. Ce que nous vivons est une crise du système capitaliste dans son ensemble.  Ce n’est pas la première. Et tant que durera ce système, il en ira ainsi. Le capitalisme est un système hautement instable depuis son origine. Mais cette instabilité a été aggravée du fait même des mesures avec lesquelles les précédentes crises ont été réglées depuis un siècle. J’ai lu dans la presse qu’une sortie de crise comme une  guerre ou une hyper inflation généralisée ne sont pas exclue par quelques analystes qui ne sont pas de mon bord tels qu’Alain Minc ou Jacques Attali. Pour ne pas surcharger cette note je renvoie sur ce point à ce que j’en ai déjà écrit dans des notes précédentes. Je n’en répète qu’une conclusion : le pire ne serait pas qu’il y ait la crise mais que nous soyons incapables d’en tirer un monde nouveau.
Pour l’instant, libéraux et sociaux libéraux ne se préoccupent que d’une chose. Guérir le seul système qu’ils croient indépassable. Le guérir en répondant à ses exigences, d’après ses propres normes. Et nous nous proposons de l’affronter et de soumettre l’action publique à d’autres normes.

Je voudrais m’en tenir au moment. Dans tout ce qui se dit s’écrit et s’échange à propos de la « crise » en cours, il y autant à boire qu’à manger. Du meilleur et du pire. Tout dépend du point de vue sous lequel on se place. Tout est vrai et tout est faux en même temps, pour la raison que c’est selon ce que l’on veut défendre au bout du compte. Il est juste de dire que « l’explication de la crise » est la poursuite de la politique par d’autres moyens. Elle est donc un enjeu. A présent, selon moi, notre première tâche est de résister intellectuellement. Ne rien croire sur parole. Tout vérifier, tout questionner. Ce n’est pas facile car la machine à rabâcher tourne déjà à plein régime. Quand on vous dit que « Standard and Poor’s » déclasse la note des Etats-Unis, tenez compte du fait que le propriétaire de cette agence est un gros républicain, ennemi juré des démocrates. Quand vous voyez les mines pédantes des docteurs « je sais tout » présenter les déclarations de  cette agence comme des faits scientifiquement établis, souvenez vous qu’elle a reconnu s’être trompé de deux mille milliards dans ses calculs à propos des Etats-Unis. Deux mille milliards, rien que ça ! Sous le titre « triple zéro aux agences de notation », une enquête du journal  Libération montre le degré incroyable de suffisance et d’amateurisme de ces agences. 

Pourquoi ce devoir de résistance intellectuelle est-il si  essentiel. Voyons. Une terrible cure d’austérité est en vue. Comme c’est nouveau ! Et comme c’est étrange ! Pour l’essentiel elle consiste à accélérer et approfondir la réorganisation de la société autour des objectifs, des méthodes et des  exigences du libéralisme. Moins d’Etat moins de services publics, plus de privatisation et ainsi de suite. On connait. On pensait avoir atteint une limite. La « crise de la dette » survient à point nommé pour justifier un nouvel et terrible assaut. J’entends déjà le chœur des outragés « comment ? Vous niez la gravité de la situation ? » Et ainsi de suite. Je ne la nie pas. Je pense que le système est très malade et qu’il n’y a pas de guérison en vue. C’est pourquoi je propose de rompre avec ce qui provoque la maladie. C’est cela le projet du Front de Gauche depuis le premier jour. Il n’y a aucune fatalité à devoir subir ce qui se prépare. C’est pourquoi la résistance commence par la contestation, mètre par mètre, de tout ce qui cherche à passer pour une évidence  justifiant « objectivement » la politique de privations qui est annoncée.

La lutte sera longue et il faut prendre tout de suite les bonnes habitudes. Parmi celles-ci, disqualifier la parole des autorités qui prétendent déduire de vérités révélées par des « agences » des politiques aussi cruelles que celles qui sont annoncées. Dans le moment présent c’est sur les agences de notations qu’il faut concentrer les projecteurs. C’est elle dont il faut abattre le crédit et l’autorité dans les esprits. Car face aux dangers que met en scène le système devant les peuples récalcitrant la résignation est souvent au rendez vous. Oui les gens du commun ont peur d’être traités comme des grecs. Et puis ils se représentent le budget d’un pays comme celui de leur famille. Ils se disent « on fait avec ce qu’on a ». Il faut rembourser la dette tout de suite parce que c’est dangereux. Autour d’eux on le répète à l’envie. La machine diffuse du matin au soir des arguments de soumission. Elle fait peur. Et comment se méfier quand le plus important parti d’opposition reprend à son compte les modes de calcul et les normes du système pour faire des propositions de « réduction du déficit » exactement conforme au plan de route fixé par son adversaire. Les gens en déduisent que si tout le monde est d’accord c’est que ça doit être vrai. Avoir eu raison avant l’heure ne nous servira de rien dans ce domaine. Dans un premier temps les crises n’ont jamais incité à l’audace. Cette réalité là pèse lourd sur nos épaules.
  
Pour autant tout est-il écrit ? Non, bien sur ! Car la réalité se moque des schémas qui la décrivent où la nient. Elle fait son chemin sur une ligne de probabilités, plus ou moins grandes, où l’impact de la liberté humaine reste décisif. Car il y a un détail  essentiel. En matière de rapports sociaux, comme c’est le cas en économie, maints grands penseurs négligent de se souvenir que tout commence et tout finit par de l’activité humaine. Ce sont des êtres réels en chair et en os qui produisent, échangent, consentent ou se rebellent. Certes, leur comportement est assez imprévisible! C’est pourquoi les puissants se donnent tant de mal à bourrer les crânes ! Mais pour finir, si forte que soit la part d’illusion que les quidams nourrissent à leur propre sujet comme à propos de la société dans laquelle ils vivent, eux aussi sont pris en main par des nécessités qui parfois finissent par s’imposer à eux. Tout est dans ce détail.

Ce que l’on appelle politique de rigueur est en réalité une politique de privations. L’inconvénient des politiques de privations, pourtant si rationnelles sur le papier, c’est qu’elles s’appliquent à des gens réels qui ne peuvent pas être privés de tout, tout le temps. C’est une limite objective. Dès lors, ils sont contraints de réagir un jour ou l’autre. Leurs réactions compliquent donc tout. Mais surtout, en cela même, elles rendent irrationnelles la prévision qui n’en tient pas compte. Tout le monde connait peut-être l’anecdote qui réjouit les matérialistes de mon espèce. On raconte que des philosophes de l’antiquité discutaient de la réalité. Chacun y allait de sa chanson et brillait selon son génie propre dans l’art de la discussion. Survint Diogène le cynique, libertaire à travers les âges. Son argument fut le suivant : avec un bâton il frappa tous ceux qui passaient à sa portée parmi les faiseurs de discours. La réalité de la réalité était démontrée sans contestation possible par les cris et la fuite des bastonnés. La plupart des raisonnements qui se répètent en boucle ces temps-ci ne résisterait pas à un solide coup de bâton. Tout est rapport de force. Surtout l’économie humaine. Les gouvernements européens, de droite et sociaux libéraux marchent dans les pas de leurs homologues d’Amérique du sud en matière d’aveuglement politique. Leur culture académique, leur mode de sélection, les rend absolument incapables de penser autre chose que la bonne gestion de l’ordre établi. Ce n’est pas seulement leur attachement personnel ni leur intérêt dont je parle ici. C’est de leur conditionnement. Ils ne doutent pas un instant de la formulation des problèmes qui leur sont posés. On leur dit que les agences de notation formulent un diagnostic défavorable. Ils avalent tout rond. Ils ne se posent pas de question. Ils ne se demandent pas qui sont ces agences, quelle valeur ont leurs analyses, à quels intérêts elles sont liées. Ils ne les contestent pas davantage qu’ils n’ont contesté leur système de notation dans les grandes écoles.

Pourtant ce que nous avons tous sous les yeux ne devrait-il pas au moins les intriguer ? Par exemple, la décision de rétrogradation de la note des Etats-Unis, aujourd’hui, est absurde. En toute logique elle aurait du être prise il a bien longtemps. Par exemple ce jour d’aout 1971 où les Etats-Unis ont supprimé la convertibilité du dollar en or, avouant ainsi leur défaut de paiement. Ce sera ce quinze août le quarantième anniversaire de cette décision prise par Richard Nixon. Depuis cette date les Etats-Unis vivent à crédit du reste du monde. Ils manient la planche à billet comme ils veulent, sans contrepartie ni contrôle.  Ils ont ainsi mis en circulation le poison qui gangrène depuis toute l’économie mondiale. Pourquoi alors dégrader les Etats-Unis maintenant ? Par exemple, la baisse de la note aurait pu être décidée quand la banque centrale américaine a décidé de racheter les titres de la dette de l’état pour un montant de 700 milliard de dollars. C’était l’aveu que le papier américain ne trouvait plus preneur dans la quantité voulue, non ? Et ces agences de notation. Pourquoi ne se posent-ils aucune question à leur sujet ? Même « Libération » s’en pose !

Vous en serez bien étonné tout comme je l’ai été moi-même. Mais voila : je ne saurai dire mieux que Nicolas Demorand dans son éditorial sur ces agences de notation. Ce jour là « Libération » avait titré: « enquête sur les agences de notations : triple zéro ». En dehors de « l’Humanité » ce fut le seul acte de résistance intellectuelle au rouleau compresseur des affolements de circonstances. Demorand montre quelle supercherie est la soi disant objectivité de ces agences. Je vais y ajouter, un peu plus loin, en plus de ce que j’en ai déjà dit le même jour aux « Quatre vérités » de France 2. Et comme c’est le jour des compliments, je n’en veux pas à « Libération » de n’avoir rien dit quand ces agences ont vu leur pouvoir étendu en Europe alors que son inamovible correspondant sur place préférait s’occuper de la vie privée des hommes politiques. Plus sérieusement je veux citer la conclusion de Demorand. Je crois qu’elle peut annoncer une prise de conscience dans certains milieux jusque là assez suiviste et conformiste de la presse. Ce serait une bonne nouvelle. Car dans les mois qui viennent au fond, à travers tous les courants et partis il y aura deux camps. Ceux qui décident de s’adapter en accompagnant le mouvement et ceux qui résistent.

J’en reviens à Nicolas Demorand pour citer les dernières lignes de son éditorial. « Prétendre que ces agences disent le vrai est donc une fable, voire une supercherie. Plus grave encore est de leur reconnaitre une telle légitimité et de leur accorder autant d’influence. Pourtant les états pensent aujourd’hui leurs politiques dans le seul but de complaire à ces professionnels du flou. Ici les retraites sont réformées ou les fonctionnaires non remplacés ; là des services publics seront privatisés ou des pans entiers de l’économie dérégulés. La question n’est pas de savoir comment autant de pouvoir a pu être concédé à autant d’amateurs. Mais bien d’imaginer les moyens politiques de ne plus marcher sur la tête. » En toute logique j’attends de lire, dans ses lignes à venir, compte tenu de la gravité du moment, si les propositions des socialistes, à ce qu’on en lit sous la plume de Martine Aubry ou François Hollande, sont à la hauteur de cet enjeu.

Il reste à faire savoir que ces agences de notation
ont reçu des pouvoirs étendus en Europe de la part de la commission et avec l’approbation du parlement européen. Quand ? Il y a…. deux mois ! L’histoire a commencé en fait en Septembre 2010. Cette fois là, le Parlement européen validait la proposition de la Commission et du Conseil de mettre en place d'un "Système européen de surveillance financière". Après le déclenchement de la crise grecque, la thèse des eurocrates était que « c’est de la faute des grecs » ! Strauss-Kahn les avait même accusés d’avoir pour sport national la fraude aux impôts. Donc tous les gouvernements devaient être mis sous contrôle. Le but du dispositif  était évidemment de placer les gouvernements sous surveillance et les budgets votés par les parlements des états-nations sous autorité  européenne. Cela pour garantir évidemment qu’ils soient toujours conformes aux dogmes libéraux. C’est dans cet ensemble de mesures que fut décidé d’autoriser dorénavant les agences de notations à agir sur tout le territoire de l’Union. Elles furent donc dispensées de l’autorisation d’agir qu’instruisaient jusque là au cas par cas, les autorités nationale. En effet, avant cela, le Comité européen de régulation des valeurs mobilières (CERVM) recevait les demandes d'enregistrement et les faisait valider par chaque Etat membre. Désormais, l'Autorité Européenne des Marchés financiers s'en charge seule. Elle délivre ce que l’on appelle un « passeport européen ». Elle est aussi la seule responsable de la surveillance de ses agences de notation! Ce système est directement recopié de celui des Etats-Unis d’Amérique où la « Securities and Exchange Commission (SEC) », organisme fédéral, valide et surveille les agences de notations étatsuniennes, c'est-à-dire les principales d'entre elles au niveau mondial. Il ne fait aucun doute pour moi que cette stricte reproduction des structures participe de la construction discrète du « grand marché transatlantique » sur lequel aucun débat public n’a jamais été possible.

Au cas précis, compte tenu des conséquences d’une notation pour un émetteur de titre d’emprunt, tout ce système aboutit à créer une autorité indépendante avec un gigantesque pouvoir arbitral. Première caractéristique : il s’agit d’un organisme privé.  Deuxième caractéristique, ces agences sont juges et parties compte tenu de leur mode de rémunération. Tout cela ne trouble pas les eurocrates pour qui seul l’état et la puissance publique sont suspects. Quoiqu’il en soit, une fois de plus les protestations ne furent écoutées d’aucune façon. Les moulins à prière de « l’Europe qui protège » continuèrent à tourner en pilotage automatique et les récalcitrants furent tous repeints en « populistes anti-européens » selon les normes en vigueur depuis le référendum de 2005. Je laisse à chacun le soin d’aller demander aux autres partis de gauche ce qu’ils ont voté. Et de vérifier ce qu’ont écrit certains journalistes influents et chroniqueurs célèbres sur ces questions. Ni vu ni connu, personne n’en a plus parlé du fait qu’un règlement se transpose tel quel dans le droit national. Pour les amateurs de recherches fines voici des précisions. L'ouverture des portes de l'UE aux agences de notations est entrée en vigueur le 1er Juin 2011. Le Parlement européen l'a validée en Décembre 2010. L'acte législatif définitif, finalisé en Mai 2011, est le "Règlement (UE) n° 513/2011 sur les agences de notation de crédit." On mesure, sachant cela, ce que valent les cris d’orfraies d’aujourd’hui de quelques uns des nobles personnalités qui pointent du doigt le rôle exagéré des agences de notation. Aucun journaliste perfide n’a encore été leur demander pourquoi dans ce cas ils l’ont rendu possible ! Je signale encore, et croyez bien que j’en suis désolé, qu’à la session où le parlement européen vota tout ce fourbi, il prit aussi la décision d’autoriser la libre circulation des « hedges funds » en Europe. Mais les eurocrates n’en sont pas restés là !

En effet, les agences de notations se sont vues attribuer de nouveaux pouvoirs le 1er Juin 2011, alors mêmes que les précédentes dispositions entraient seulement en vigueur. Ce n’est donc pas sur la base d’un bilan que la décision fut prise. Mais juste par a priori sur leur supposée bienfaisance. Et que décida-t-on ? Que les agences de notations concurrentes enregistrées sont désormais encouragées à émettre des notations même quand personne ne les leur a demandées. Et au moment même où ce pouvoir exorbitant leur était accordé, les institutions européennes diminuaient les leur face aux agences. Citons l’article 23 du règlement qui organise ce renoncement. "Ni l'AEMF, ni la Commission, ni aucune autorité publique d'un État membre" n'ont le droit d'"interférer avec le contenu des notations de crédit ou les méthodes utilisées"! Ainsi une note est un fait réputé objectif, indiscutable ! Les esprits les mieux disposé se diront peut-être que du moment que l’on a contrôlé les méthodes de travail au moment de l’accréditation on peut être partiellement rassuré ! Ce n’est pas le cas. Au moment de l’accréditation d’une agence auprès de l’organisme européen, l’agence de notation peut refuser de donner les précisions qui lui sont demandées sur ses méthodes de travail. C’est le règlement ! Elles peuvent demander à être exemptées de certaines exigences si elles fournissent la preuve que "compte tenu de la nature, de l'ampleur et de la complexité de son activité ainsi que de la nature et de l'éventail des notations de crédit qu'elle émet, ces exigences ne sont pas proportionnées" (article premier, quatrième modification). Et comme si ça ne suffisait pas, un autre pouvoir leur a été donné, celui d’instruire elle-même leur dossier d’agrément. Jugez plutôt. Lorsqu'un groupe d'agences de notations demande à être enregistré auprès de l'AEMF, c'est l'une des agences du groupe, mandatée par les autres agences, qui fournit les informations pour chaque agence. Tout cela est à l’article 15.2 de ce nouveau règlement.

Les appréciations des agences de notation ne sont pas purement indicatives. Elles ont un pouvoir considérable. Il ne s’agit pas d’un pouvoir moral. La note des agences modifie le bilan et donc la valeur et la crédibilité des organismes qui en font l’objet. Par exemple dans les banques. Les agences de notation se sont vues attribuer en 2004, un rôle de quasi-régulateur du système bancaire par les accords dit « Bâle II » sensés garantir la solidité des établissements bancaires. Le risque qu'un emprunteur fasse défaut ou que sa situation économique se dégrade au point de dévaluer la créance que l'établissement détient sur lui est désormais inscrit au bilan des banques. Comment évaluer ce risque ? C’est le travail de notation de nos chères agences ! Les banques pondèrent donc dans leur bilan les encours prêtés selon un système préétabli. La pondération va de 0% (généralement pour les Etats souverains) à 150% pour les dossiers les moins bien notées. Le pouvoir des agences est donc considérable, et davantage encore que ce que l’on peut croire si l’on tient compte de l’effet domino que provoque la dégradation d’un établissement à l’autre. Un tel pouvoir, je l’ai montré, n’est guère encadré. Bien au contraire. Il a été augmenté et libéré de contrôle. A cet abus s’en ajoute un autre. On a des raisons de soupçonner l’impartialité de telles agences dans leurs évaluations.

Posons la question : qui les paie ? Réponses : les "entités qui veulent recevoir une note ou celles qui utilisent la note". Aux deux bouts de la chaine de l’emprunt se tient l’agence et ce n’est pas vraiment comme un arbitre. Celui qui veut émettre un emprunt ne peut le faire sans la recommandation d’une bonne note.  Et les banques qui doivent présenter des bilans doivent « évaluer les risques », ce qui leur permet de modifier leurs taux d'intérêts en fonction de la note. Selon le barème 2009 aux Etats Unis, une grande entreprise doit verser au minimum 70.000 dollars à l'agence de notation au début du processus de notation. Puis elle doit prendre un abonnement de «surveillance». Son prix s'élève à environ la moitié de la somme initiale. A chaque fois qu'elle émettra de la dette sur les marchés, elle s'acquittera en plus d'une commission de 0,045% de la transaction. Les montants sont du même ordre en Europe. Cette description permet de comprendre que ces chères agences n’ont rien d’académies scientifiques mues par le gout du savoir pur. De mauvais esprit feront aussi remarquer que plus la note est mauvaise, plus le taux d’intérêt bancaire est élevé et plus la commission de l’agence est elle aussi, élevée.
 
Pour moi, les agences notation ont donc partie totalement liée au système bancaire et financier. Pour celui-ci, au-delà des peurs et paniques qui sont le propre du métier de trader, un Etat en déroute est une bonne affaire qui produit du taux d’intérêt très juteux. Et le risque est nul comme l’a démontré l’exemple Grec. En cas de panique, les Etats payent l’ardoise. Ca, c’est le comique de situation. Les taux d’intérêt augmentent à cause du risque. Mais le risque est en réalité nul. Premier indice de lézard. Deuxième indice : les Etats Unis ne rembourseront jamais leur dette. Ils ne l’ont jamais fait, raison pour laquelle elle a augmenté jusqu’au point où la voici rendue. Quel est donc le sens de l’injonction qui leur est faites par « Standards and Poor’s » ? Nulle. Tout ce qui compte c’est que la confiance dans la monnaie dollar continue. Et c’est le cas. Les Etats-Unis sont endettés jusqu’au cou et mal notés mais leur monnaie s’apprécie face à l’Euro. La clef de compréhension est dans la politique pas dans l’économie pure et parfaite des manuels.

C’est la stratégie du choc. Encouragés par leur impunité face à la Grèce, au Portugal et à l’Irlande, les maitres de la finance veulent passer aux plus grosses proies. Pour cela, ils amplifient le choc de la menace qu’ils peuvent utiliser. Mais, ce faisant, ils mettent tout le système en danger de rupture et d’effondrement. La limite du test, c’est la docilité des gouvernements. De ce côté-là pour l’instant tout va bien. Partout c’est la même chanson. Il faut « rassurer les marchés ». Le monde à l’envers ! On a vu le banquier central européen donner des ordres au gouvernement italien et être immédiatement obéi ! Pour moi, il faut faire le contraire de ce que font ces gouvernements. Il faut rassurer les producteurs face aux « marchés », c'est-à-dire aux demandes des financiers. Au cas présent, il faut protéger le capital productif et les travailleurs. L’un contre l’étouffement par faute de crédit et de consommation, l’autre contre la précarisation sociale qui l’étrangle. Donc, à court terme, pour sortir de cette spirale il ne faut pas céder mais résister et contre attaquer. On peut éteindre l’incendie avec le retour de l’Etat et de la puissance publique. La banque centrale européenne doit avoir le dernier mot face aux financiers. Elle doit racheter massivement les  dettes souveraines,  laisser filer l’inflation, jusqu'à ce que l’attaque cesse. Faute de quoi la pente prise est sans fin. Là, je parle du court terme. A ce court terme devraient s’ajouter des décisions techniques touchant aux structures et aux moyens dont disposent « les marchés » pour faire régner leur tyrannie. Ce train de mesures serait destiné à donner le signal d’une riposte qui s’étendrait jusqu'à ce que cèdent ou crèvent les agioteurs. Ce qui compte c’est de faire un paquet de mesures de dissuasion. Et non de prendre en catimini et dans le désordre les mesures que nous recommandons depuis tant de temps. Par exemple cette décision de quatre pays d’interdire les « ventes à découvert », technique spéculative spécialement pourrie ! Ou bien aussi la séparation des banques de dépôts des banques d’investissements, comme après 1929. Et ainsi de suite. Je ne vais pas recopier ici tout le programme. Il existe. Il est applicable tout de suite. Il permet de retourner la situation.  Répercuter les couts sur les peuples a une limite. Mais pour l’instant les gouvernants lâches n’ont pas l’air le croire. Ils agissent comme si la résignation des citoyens n’aura pas de bornes. On va voir bientôt ce qu’il en est.

Voila une correspondance qui tombe à point nommé pour éclairer notre contexte. Elle vient d’Amérique du Sud. Présente au meeting de fin de campagne de Cristina Kirchner ce jeudi 11 août à au Théâtre Coliseo de Buenos Aires, Raquel Garrido, porte-parole  internationale du Parti de Gauche m’adresse quelques lignes d’observation.

« Il a été beaucoup question de la crise financière en Europe.  Non pas pour s’en réjouir, bien sûr, – tant la Présidente que le candidat à la Vice-présidence de la République et actuel Ministre de l’Economie Amado Boudou se sont dits désolés du déclenchement de la crise en Europe.  C’est cependant avec beaucoup de fierté que le Gouvernement argentin regarde le vent tourner et confirmer, rétrospectivement, toutes ses propres décisions de sortie de crise.  L’audace a été grande ! D’abord ce fut la rupture avec le FMI et ses politiques d’ajustement structurel. Le rejet de la surévaluation de la monnaie nationale au cours forcé d’un peso pour un dollar. Et surtout la restructuration très réussie de la dette. L’Argentine s’était déclarée en  cessation de paiement en 2002. Elle a rééchelonné unilatéralement sa dette et, comble de tout elle a baissé à 25% de leur a valeur faciale les obligations de l’Etat en 2995 et 2008 ! Le tout en refusant de recourir au marché pour le financement ! Tout cela fait de l’Argentine le lieu précis vers lequel devraient se tourner le regard de tous les Papandreou, Zapatero, Trichet, Merkel ou autre Sarkozy à l’heure où ils devrait faire face à l’attaque spéculative en cours en Europe. Ne nous payons pas de mots. L’expérience Argentine est essentielle pour nous ! Elle a montré que pour affronter toutes les théories de la bien-pensance économique  cela nécessite une volonté très ferme et un engagement total. Nestor Kirchner, avant Christina, y a laissé jusqu’à son dernier souffle d’énergie. En Europe, il est plus que temps de relever la tête et de dire stop aux spéculateurs. Mais qui se prépare à livrer cette bataille si ce n’est le Front de Gauche ? Qui a observé et étudié l’expérience Argentine ? Personne, si ce n’est nous. Dramatique absurdité que de voir la social-démocratie baisser les bras à l’heure où le système en faillite appelle à des décisions courageuses. Terrible perspective que de laisser la droite mener le pillage à son terme avec son nouveau lot de chômage de pauvreté. »

Et pour votre moral à tous, voici encore une correspondance d’Amérique du Sud. Le candidat de la gauche, Ollanta Humala a été élu président du Pérou le 5 juin dernier dans un silence médiatique européen très significatif. Rassurons nous, les insultes ne tarderont pas à venir. Par précaution je tiens à souligner que je ne souhaite pas faire d’Ollanta Humala mon modèle, ni copier son programme, ni rien de semblable comme le jaspineront pourtant bientôt les répéteurs automatique qui entretiennent mon pilori médiatique. Je vous extrais quelques passages du discours prononcé à Lima par Ollanta Humala lors de son investiture le 20 juillet dernier, tel que l’a traduit Françoise Bague. Juste pour le plaisir d’entendre une parole présidentielle sur des valeurs de gauche, dans un pays pauvre, pillé par sa classe dominante, les gouvernements de droite et les sociaux démocrates, corrompus et assassins, au portes de l’empire paranoïaque des Etats unis d’Amérique.

« C'est avec profond respect et ferveur patriotique que je reçois le mandat de Président de la République. Je déclare devant le Congrès, devant les présidents amis réunis ici et devant le peuple péruvien que, fidèle au mandat des urnes et en total respect à l'État de Droit, je consacrerai toute mon énergie à créer les bases nécessaires pour que nous effacions définitivement de notre histoire la face poignante de l'exclusion et la pauvreté en construisant un Pérou pour tous, toujours attentif envers les plus faibles de nos frères. J'exigerai de toute l'équipe qui m'accompagne dans l'Exécutif le même engagement et la même énergie. »

« La démocratie péruvienne sera complète lorsque la justice et la paix sociale, la souveraineté nationale et la sécurité de nos familles constitueront le socle de notre nation, lorsque l'égalité sera le patrimoine de tous et lorsque l'exclusion sociale aura disparu, même dans les endroits les plus éloignés du pays. Nous voulons que l'expression même d'« exclusion sociale » soit effacée pour toujours de notre langage et de notre réalité. J'assumerai cette gageure avec ma parole et avec ma vie. (…) Péruviennes et péruviens ! Le cinq juin une majorité de citoyennes et de citoyens a exprimé son désir de voir que la croissance économique et l'inclusion sociale marchent de paire pour transformer notre pays en une patrie de chances pour tous. (…) La démocratie a exprimé dans les urnes un mandat et ce mandat doit être honnête. Reconstituer la valeur de la parole donnée devant le peuple constitue l'axe de la récupération d'un système de valeurs morales inhérentes à la République.(…) Le grand Nelson Mandela, dans un célèbre discours prononcé dans le cadre de l'UNESCO, a affirmé, avec la conviction qui le caractérisait, que l'égalité, l'équité économique et la justice sociale étaient la base de toute démocratie. Il a dit : « Il n'y a pas démocratie avec de la misère, il n'y a pas démocratie avec des disparités sociales ». Et parce que je crois dans la justice de cette phrase, j'ai juré de respecter et de défendre la démocratie. La fortifier dans ses valeurs égalitaires pour la rendre légitime devant le peuple et il en sera ainsi. »

« Aujourd'hui, devant vous je renouvelle ce serment. Je veux que vous voyiez en moi un véritable soldat de la République, un gardien jaloux de l'État de Droit et un défenseur des droits humains et de la liberté de presse et d'expression. (…) Je veux profiter de cette intervention pour communiquer que le Salaire Minimal Vital des travailleurs soumis au régime de l'activité privée subira une augmentation immédiate de 75 sols à partir d'août et de 75 sols de plus en 2012, pour atteindre ainsi 750 sols.  »

« Les adultes en situation de pauvreté et qui ne reçoivent aucune aide de l'État doivent recevoir la solidarité de la nation. Des foyers dans lesquels se conjuguent l'âge avancé et la souffrance de la pauvreté, exigent une action sociale qu’on ne peut pas reculer. À ces foyers nous ferons arriver les 250 sols du programme PENSION 65. Sa mise en œuvre sera immédiate et nous atteindrons les 800 secteurs les plus pauvres de pays progressivement. Le programme « Crèche Plus » pour les enfants de 0 à 3 années sera également appliqué progressivement dans les 800 secteurs de pauvreté extrême du Pérou, aujourd'hui sur la base du programme ENSEMBLE. Le combat CONTRE la malnutrition infantile sera une priorité, soutenu par la mise en œuvre d'un programme de nutrition infantile qui comprendra des petits-déjeuners et des déjeuners dans les écoles. » (…) Durant les 5 prochaines années nous construirons des hôpitaux dans chacune des 50 capitales de province où ils n’y en a pas encore. Nous réaliserons ainsi notre engagement d'avoir au moins un hôpital dans chaque province du Pérou. (…) »

« Une bonne partie des conflits de la planète sont dus au manque d'eau. Il n'est pas possible que le Pérou que nous voulons construire ne développe pas une politique souveraine d'utilisation des ressources naturelles, une politique qui garantisse l'exploitation rationnelle et équilibrée de l'eau, la terre, les forêts, la biodiversité, le gaz et les minéraux. Ces ressources de tous le péruviens contribueront à l'éradication de la pauvreté et de l'inégalité. On encouragera l'activité privée sur les ressources naturelles, mais celles-ci seront exploitées dans des conditions de respect des populations, des travailleurs et de l’environnement.(…) Le gouvernement en réponse à l'alerte mondiale sur le changement climatique s’engage à renforcer le règlement et se consacrer avec sérieux aux tâches de préservation de notre biodiversité, de la ressource hydrique et des glaciers. La prévention de catastrophes sera une priorité pour nous.  »

« La corruption est pour nous un élément qui affaiblit à l'État et affecte son développement. C'est, par conséquent, un problème de sécurité. En ce sens, je défends l'imprescriptibilité des infractions de corruption attaquant l'État et la déclaration d'inhabilité à perpétuité d’exercer toute fonction publique pour leurs auteurs ou complices; je propose la suppression des peines conditionnelles des condamnations pour corruption afin que la détention soit accomplie effectivement ; et je défends la suppression des revenus pénitentiaires dans les cas de corruption.(…)  »

« À mes partisans je demande responsabilité, loyauté, sacrifice, intelligence et honnêteté. J'appelle l’opposition à la responsabilité. Je lui demande d’être vigilant et que depuis sa position, elle respecte aussi la décision des urnes, sa position et  la nôtre. En terminant ce message je réitère que je suis un soldat de la démocratie.  »


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    hate dit:

    Bravo JL
    J'apprécie votre analyse et je suis convaincu, mais comment faire comprendre le bien fondé de celle-ci à des millions de personnes qui sont abêtis par les émissions télé qui ressassent à temps complet que le seul moyen de calmer le jeu est de baisser la tête et de faire confiance aux traîtres qui nous gouvernent ? Il me semble qu'internet ne suffira pas. Votre présence à la télé étant très rare et jamais aux heures ou le bon peuple est assit devant son écran.
    Salutations J.L. et bon courage.

  2. 2
    vincent Migeat dit:

    "Car dans les mois qui viennent au fond, à travers tous les courants et partis il y aura deux camps. Ceux qui décident de s’adapter en accompagnant le mouvement et ceux qui résistent."

    Cher Jean-Luc,
    Bon résumé de la situation. L'histoire des agences de notation est un cas d'école qui met en lumière la cécité (feinte ou réelle) de nos dirigeants et de nos élites. Nous avions eu peu ou prou le même débat après le premier acte de la crise en 2008. Déjà, les agences de notation avaient été sur la sellette et notre président, à Toulon avait averti du haut d'une tribune restée célèbre, qu'un monde était désormais fini. Quelle blague, non seulement peu à été fait, et encore je suis bon prince, mais comme tu le rappelles dans ton excellent billet, les instances Européennes ont déroulé le tapis rouge aux agences de notation. C'est en rappelant les faits, qui comme chacun sait sont têtus, que la vérité pourra émerger. Leur mise en perspective permet de faire apparaître leur logique, qui est de plus en plus évidente. Nous sommes en face d'un projet qui se construit par petites touches et qui vise tout bonnement à soumettre les peuples.
    Face à cette attaque en règle, nous devons effectivement entrer en résistance. La force de notre verbe, la clarté de nos arguments, le spectacle pathétique de cette crise, serons nos meilleures armes. Essaimons, chacun à sa place, dans son cercle d'amis, son entreprise, sa famille et efforçons-nous de convaincre. L'avenir est de notre côté.

    Bonne rentrée.

  3. 3
    capuano dit:

    J'ai très apprécié votre intervention au journal de France2, je trouve que vous avez un très grand rôle à jouer pour remettre notre pays dans un équilibre acceptable.
    Il y a longtemps que je ne crois plus au discours des politiques de droite et de gauche ('PS). De ce fait, il y a bien longtemps que je ne vais plus voter.
    Aujourd'hui, je pense que vous Monsieur Mélenchon, vous devez multiplier vos interventions dans les médias, avoir des discours simple pour que cela soit compris par le peuple.
    J'envisage même aujourd'hui de représenter le mouvement et les idées qui me conviennent devant les électeurs de ma commune.
    En tout cas, je sais que j'ai une chance en 2012 que cela change, je vais me bouger et faire comprendre à mon entourage qu'il est plus que temps de ne plus faire confiance à la politique destructrice.
    Je suis des vôtres !
    Capuano Nicolas.

  4. 4
    Grégoire dit:

    «La banque centrale européenne doit avoir le dernier mot face aux financiers. Elle doit racheter massivement les dettes souveraines, laisser filer l’inflation, jusqu'à ce que l’attaque cesse.»

    Je ne comprends pas cette idée que l'inflation est une solution. Si laisser filer l'inflation permet d'évaporer les dettes en réduisant la valeur de la monnaie, elle va aussi évaporer la valeur de l'épargne de tous les Français. Or pour moi cette deuxième évaporation est totalement injuste, car ce sont les gens responsables (fourmis) qui épargnent, et les gens irresponsables (cigales) qui vivent à crédit. Le retour d'une forte inflation enverrait le signal que ce qui est bien, ce sont les gens qui vivent à crédit, qui dépensent de l'argent qu'ils n'ont pas encore! Quand on voit d'où est partie la «crise» (le crédit hypothécaire aux États-Unis), ça serait vraiment paradoxal, non?

  5. 5
    marsouin dit:

    bonjour,

    Il faut surtout garder à l'esprit et le rappeler sans cesse que c'est une lutte des classes, une lutte d'un choix de vie mais avant out une lutte idéologique et comme le titre le journal Mediapart : "Eux ou nous".
    Les hommes politiques du bord à Sarkozy et leurs chers amis du CAC 40 et des grands patrons milliardaires anglo-saxons ainsi que des banquiers, c'est à dire des libéraux purs et durs se servent des agences de notation pour asservir les peuples. Ils veulent prendre leur revanche sur tout ce qu'ils ont dû abandonné après guerre, sur ce qu'ils ont dû concédé comme protections sociale, congés payés, retraite,services publics, etc, etc. Ils veulent reprendre la main.
    En France pourquoi croyez-vous que Sarkozy refuse depuis 5 ans un coup de pouce, ne serait-ce que de 1 % d'augmentation du SMIC, en se limitant à appliquer le coût de l'inflation annuelle imposé par la loi?
    Non seulement la crise provient de leur machination à vouloir faire un max de profits jusqu’à avoir été faire s'endetter des gens qui ne pourraient assumer leurs crédits (et sur ce ne pas manquer de rappeler que c'est ce que Sarkozy voulait faire avec les français, les traitant de frileux qui n'osaient pas s'endetter !) Maintenant après avoir reçu l'aide publique, les voilà qui s'attaquent aux pays, allant jusqu’à ordonner les politiques qu'il faudra imposer aux peuples, c'est à dire :
    1/ moins de protection sociale.
    2/ travail jusqu'à 65 ans, voire 67, 68 et certainement que si on laisse faire ce sera 70 ans.
    3/ moins de services publics.
    4/ privatisation de tout ce qu'ils peuvent.
    4/ augmentation de la TVA
    Non il faut stopper ce processus. Il faut arriver à faire comprendre aux français qu'ils sont manipulés, que les dirigeants politiques actuellement aux manettes sont complices de la précarité et de la misère qui se répand de plus en plus en Europe !

  6. 6
    Eric Jamet dit:

    A lire également l'excellent édito de Serge Halimi, dans le Monde Diplo de juillet, intitulé "Ne rougissez pas de vouloir la lune : il nous la faut".
    Bon courage à tous.

  7. 7
    Jean Jolly dit:

    Et oui c'est un bourrage de crânes perpétuel et comme le disait Jacques Généreux, sur une antenne de radio, c'est beaucoup plus sournois et habile que le facisme à la papa qui montre son vrai visage. Pourtant beaucoup de personnages pas toujours démocrates, voire même complètement anti-démocratie, avaient prévenus. Quelques exemples :

    "Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu'il s'agit en fait de l'intégration des pouvoirs de l'état et des pouvoirs du marché."
    Benito Mussolini (1883-1945), Dirigeant Faciste de l'italie de 1922 à 1943.

    "Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence; leur unique objectif est le gain."
    Napoléon Bonaparte (1769-1821), Empereur Français.

    “Si vous désirez être les esclaves des banques, et payer pour financer votre propre esclavage, alors laissez les banques créer l'argent.”
    Josiah Stamp (1880-1941), Gouverneur de la Banque d'Angleterre, 1920.

    "Les nouvelles et la vérité ne sont pas la même chose."
    Walter Lippmann (1889-1974), auteur et journaliste américain.

    "Nous disons aux gens ce qu'ils ont besoin de savoir, pas ce qu'ils veulent savoir."
    Frank Sesno, vice-président du réseau CNN News.

    "Des centaines de milliards de dollars sont dépensés chaque année pour contrôler l'opinion public."
    Noam Chomsky, professeur et auteur américain.

    "Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin."
    Henry Ford (1863-1947)

  8. 8
    citoyenne21 dit:

    @ Grégoire (4)
    Ceux qui peuvent épargner, sont ceux qui ont des salaires encore décents le plus souvent. Et ceux qui prennent des crédits ne sont pas forcément des irresponsables. Peut être tout simplement que leur petit salaire ne le permet pas de faire autrement. Ca ne fait sauter de joie personne d'acheter à crédit, chacun aimerait pouvoir payer cash et n'avoir aucune dette sur le dos !

  9. 9
    Paix68 dit:

    J'étais prête à voter PS, mais l'affaire DSK m'a ouvert les yeux. Aucun des candidats n'a eu de compassion pour la malheureuse victime présumée. Alors que tous connaissent le côté harceleur compulsif de DSK. Ce sont des hypocrites, prêts à installer un pervers présumé, mais bientôt confirmé, au pouvoir.
    Comme beaucoup, c'est à vous que je donnerai ma voix.
    Vos arguments sont pertinents et clairs. Vous avez le courage de vos idées, puisque vous n'avez pas hésité à quitter ce PS.
    I have a dream...

  10. 10
    Jean Jolly dit:

    Et encore d'autres :

    "Nous travaillons présentement discrètement de toutes nos forces, pour retirer du fonctionnement des états nations du monde cette mystérieuse force appelée souveraineté."
    Arnold Toynbee (1889-1975), historien et philosophe anglais

    "Au prochain siècle, les nations comme nous les connaissons seront désuètes. Tous les états reconnaîtront une seule autorité centrale. La souveraineté nationale n'était pas une si bonne idée après tout."
    Strobe Talbot, Secrétaire d'État député pour l'administration Clinton, 20 juillet 1992.

    "La véritable menace pour notre république est le gouvernement invisible, qui comme une pieuvre géante, étends ses tentacules gluants autour de nos villes, états et nations."
    John F. Hylan (1868-1936), maire de New York de 1918 à 1925

    "Les nouvelles sont ce que nous voulons supprimer. Tout le reste est de la publicité."
    Frank Reuven, journaliste, producteur, et ex-president de NBC News

    "L'opinion publique est la clé. Avec l'opinion publique, rien ne peut faillir. Sans lui, rien ne peut réussir. Celui qui manipule les opinions est plus important que celui qui applique les lois."
    Abraham Lincoln (1809-1865), 16e président américain

    "Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir."
    Jean-Paul Marat (1743-1793), scientifique, journaliste et protagoniste important de la révolution française.

    "Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission des devises et du crédit soit restauré au gouvernement comme sa responsabilité la plus évidente et sacrée, toute référence à la souveraineté du parlement ou à la démocratie est inutile et futile. [...] Une fois qu'une nation s'est séparée du contrôle de son crédit, les gens qui font les lois importent peu. [...] Les usuriers une fois au pouvoir détruiront la nation."
    William Lyon Mackenzie King (1874-1950), Premier Ministre du Canada de...

  11. 11
    bigorneau africain dit:

    Tout ce que vous dîtes Jean-Luc, cela fait bien longtemps que j'espérais l'entendre. Il faut donner l'espoir aux citoyens et faire comprendre qu'ils doivent être maître de leur destin.
    Il n'est pas pensable qu'une majorité de Français et autres acceptent des diktats de fausses autorités ont le seul but est de faire progresser le rendement du capital d'une minorité.
    Continuez dans votre détermination, vous gagnerez des adeptes, ne vous fourvoyez pas, gardez la ligne d'une révolution citoyenne. Il faut pousser un tout petit peu pour que cela déclenche.....
    Bonne fin de vacances.

  12. 12
    Jean Jolly dit:

    Et pour finir :

    "Il est défendable que le succès de l'industrie de la propagande à nous persuader, depuis si longtemps, que nous sommes libres de toute propagande, est l'une des réussites propagandistes les plus significatives du 20e siècle."
    Alex Carey, Auteur de "Taking The Risk Out Of Democracy"

    "Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n'était."
    Winston Churchill (1874-1965)

    "La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre contre les Etats-Unis. Une guerre permanente, économique, une guerre sans morts. [...] Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. Une guerre inconnue, une guerre permanente, sans morts apparemment, et pourtant une guerre à mort."
    François Mitterrand (1916-1996)

    "Il est aussi dans l'intérêt d'un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu'il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu'il soit si occuppé à ses tâches quotidiennes qu'il n'aie pas le temps pour la rebellion."
    Aristote (384-322 A. J.-C.)

    “En politique, rien n'arrive par accident. Si quelque chose se produit, vous pouvez parier que cela a été planifié de cette façon.”
    Franklin Delano Roosevelt (1882-1945)

    "Il n'y a pas de mauvais peuple, il n'y a que des mauvais bergers. Un peuple ne se trompe pas, il est trompé."
    Jean-Jacques Servan-Schreiber

    "Il y a deux histoires: l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où se trouvent les véritables causes des évènements."
    Honoré de Balzac (1799-1850)

    "Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire."
    George Orwell

  13. 13
    Fabrice64 dit:

    Marsouin a parfaitement raison, cette crise arrange la classe dominante internationale pour qui les états ne sont que des enclos à parquer les peuples, pour pouvoir les monter les uns contre les autres quand ils deviennent trop remuants (patriotisme guerrier, sports collectifs...). Certains (ou leurs enfants ou petits enfants) rêvent de revanche depuis 1936. Notre président a dit qu'au départ c'était la faute de la retraite à 60 ans en 1981. Il aurait pu remonter plus loin: çà s'est dégradé avec l'abolition de l'esclavage et la limitation du travail des enfants.
    La technique est connue depuis Reagan et Thatcher: on baisse massivement les impôts des plus riches, puis on leur emprunte de l'argent pour leur payer des intérêts et maintenir un peu d'état, puis quand la dette est trop lourde et que l'état est étranglé, on s'adresse au bas peuple en lui disant: "désolé, il n'y a plus d'argent, il va falloir se serrer la ceinture."
    Et il n'y a aucune raison que çà s'arrête tant que le peuple ne sera pas redevenu une masse corvéable à merci.
    Il n'y a rien à attendre des partis dits "de gouvernement" (ceux qui adhèrent)
    Hélas, et là je rejoins Emmanuel Todd, la pyramide des âges en Europe n'est pas celle de l'Amérique du sud, et notre oligarchie se double d'une gérontocratie. La mise en mouvement sera difficile.

  14. 14
    micmousse dit:

    Je ne comprends pas pourquoi Médiapart est souvent si critique envers Jean-Luc Mélenchon :http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article17444

  15. 15
    Gabriel dit:

    Si l'essentiel est invisible pour les yeux, il reste à affirmer que l'essentiel doit être la prédominence de l'homme sur les pouvoirs de l'argent et des instruments mis à son service.
    La conversion intellectuelle demeure l'urgence. Les idées banales, ressassées dans un "politiquement correct " seront mises en brèches uniquement par des journalistes conscients, indépendants, libres. Un boycott des magazines "d'état" s'impose. Ce sont là des rêves inaccessibles. ALors oui, accorder sa confiance à Jean Luc Mélanchon et son parti, dont le discours intelligent, original, volontaire, structuré mais parfois trop " détaillé", peut nous mener sur les routes du refus de l'inacceptable et de la mise en place rapide d'une législation exigeante et contraignante à l'endroit des " adorateurs du veau d'or" et de leurs méthodes, consistant à prendre dans la poche des pauvres pour mettre dans celles des riches. Il est plus que temps.

  16. 16
    Arte dit:

    Allez plus loin sur les agences de notation. Sur la compromission implicite ou non, des hommes politiques que vous combattez. Rappelez que les agences sont payées par les états pour les noter. Dites combien !

    Nous assistons à un gigantesque délit d'initié.

  17. 17
    Lyendith dit:

    On encouragera l'activité privée sur les ressources naturelles, mais celles-ci seront exploitées dans des conditions de respect des populations, des travailleurs et de l’environnement.(…)

    Eh bien, heureusement que ce n'est pas lui que vous prenez pour modèle, ça ne serait pas rassurant. Il me paraît vraiment convenu dans son discours ce Humala.

  18. 18
    le Prolo du Biolo (PG 69) dit:

    @ - 4 - Grégoire

    "car ce sont les gens responsables (fourmis) qui épargnent, et les gens irresponsables (cigales) qui vivent à crédit"

    Peut-être pas aussi manichéenne la réalité ?
    L'endettement des gens n'est pas forcément du à un mode de vie dispendieux.
    Et comme dit Citoyenne21, si les gens étaient mieux payés la plupart n'auraient pas besoin de prêt, et ne demanderaient pas mieux que de payer cash ou que d'économiser. En réalité il s'agit simplement pour l'oligarchie de maintenir debout un système dont l'injustice criante risquerait sinon d'entraîner des remises en question radicales. Sans que cela lui coûte 1 centime. Et donc de trouver la solution adéquate pour cet objectif : le prêt plutôt que l'augmentation de salaire.
    Le prêt a en effet de grands avantages sur l'augmentation de salaire : il ne touche pas aux profits des grands patrons, ça fait marcher le business des banques, et ça assure la paix sociale (quand on a un prêt à rembourser, on hésite à faire grève...).
    Solution idéale donc ! Et qu'on a délibérément favorisée.
    Qui a donc plus à voir avec une arnaque généralisée sur les salaires qu'avec le caractère "fourmi" ou "cigale" des gens.

  19. 19
    Jean Jolly dit:

    @ Fabrice64.
    Complètement d'accord avec ton commentaire, je n'en tire qu'un extrait "et notre oligarchie se double d'une gérontocratie".
    Lorsque l'on pense à cette "pauvre" Margaret qui croupit dans un institut spécialisé puisque atteinte de la terrible maladie d'Alzheimer qui pourrait s'apparenter, ironiquement, à la maladie de de "la vache folle" dans son cas, je ne peux que la citer pour essayer de comprendre ce qui la motivait à l'époque et qui ne semble pas porter bonheur a priori.
    "C'est excitant d'avoir une vraie crise entre vos mains, quand vous avez passé la moitié de votre vie politique à vous occuper de questions assomantes comme l'environnement."
    Margaret Thatcher, première ministre britannique de 1979 à 1990
    Il y a de quoi finir à l'asile après tant de bassesses philosophiques et franchement inhumaines de la part d'une élue du peuple.

  20. 20
    Jean-Louis CHARPAL dit:

    Je regarde par la fenêtre, il pleut. Un peu inhabituel en plein mois d'août. Mais je crois comprendre pourquoi. Demorand commence à comprendre les abérrations du système financier mondial : ceci explique cela.

    @4 Grégoire
    Concernant l'inflation, en plus de ce qui a déjà été dit en réponse, j'ajouterai que pour tous ceux qui résistent et contestent le dogme ultra libéral, l'inflation n'est pas une fin en soi. Il en est de même du déficit budgétaire. Il ne s'agit pas d'un objectif, ni de s'en réjouir, mais de dire : il faut tourner le dos à l'austérité pour les masses et à l'opulence pour les ultra riches, afin d'inverser la vapeur. Prospérité et aisance relatives pour la masse de ceux qui travaillent dans l'économie réelle, et régime sec pour les profiteurs et parasites de l'économie virtuelle, qui sont les nouveaux rois fainéants.
    Pour ce faire, il faut relancer la machine. Si cette relance, qui passe par une revalorisation significative du pouvoir d'achat et du niveau de vie, engendre un peu d'inflation et un certain déficit budgétaire, ça n'est pas un drame, car c'est dans une perspective dynamique et pour la bonne cause.
    Keynes a dit des choses fort pertinentes là dessus. Je vous invite Grégoire, à le lire ou le relire.

  21. 21
    jean Marie dit:

    1) on signe des accords de libre échange déséquilibrés qui provoquent les délocalisations et donc la perte des recettes fiscales sur les sociétés (et sur les emplois perdus).
    2) on baisse les impôts des riches soi disant par "peur qu'ils expatrient leur capital", ce qu'ils font néanmoins (dans les paradis fiscaux)!
    3) on emprunte aux "marchés" l'argent des impôts qu'ils ne payent plus (pour ce faire il aura quand même fallu s'auto-interdire d'utiliser les services de la banque centrale).
    4) on sert des intérêts au lieu de rembourser la dette (à ce jour nous aurons bientôt payé plus d'intérêts cumulés que nous n'avons emprunté de capital!).
    5) on crée des organismes indépendants (BCE, agences etc) qui amplifient la situation (euro fort, notes basses etc) et dictent leurs solutions (privatisations, austérité, suppression des droits du peuple).
    6) on verse des larmes de crocodile pour expliquer qu'il n'y a plus le choix (avec grande aide des médiacrates du "siècle").
    7) on va fêter ça dans les bons restaurants (le triomphe du fascisme économique et le passage conjoint du SMIC sous la barre du prix du menu), avec truffes et roteuses, en note de frais, entre UMP/PS, MEDEF et 40 du CAC.
    Easy mon cher!

  22. 22
    Alain44 dit:

    Nous sommes à un moment que Naomi Klein appelle "la stratégie du choc", c'est à dire que la population, tétanisée par la peur de l'avenir, va être contrainte d'accepter les mesures de rigueur que vont infliger nos gouvernements aux peuples.
    Comme le disait si bien Henri Labotit, devant une situation difficile; deux solutions: la fuite ou la lutte. Je crois que le moment de la lutte est arrivé puisqu'il n'y a pas de fuite possible.
    Le pouvoir de la finance doit être repris en main par le peuple, exactement comme le service de l'eau et l'électricité et arrêter de vouloir faire de l'argent comme seule source d'activité. Nous sommes loin de l'économie réelle et complètement manipulés par un système technicien qui nous fait ressembler plus à des rats de laboratoire qu'à des êtres humains autonomes.
    La crise peut être l'occasion de ramener l'économie à sa juste place, car qu'elle soit de gauche ou de droite, le résultat sera toujours le même pour une société n'ayant pour seul horizon que de produire et consommer.
    Fiers de notre grandeur et de notre valeur progrès, nous avons négliger d'observer les autres peuples qui par leurs manières de vivre auraient pu nous donner des conseils. Il est trop tard pour beaucoup d'eux hélas!

  23. 23
    toto dit:

    En voila un qui parle un peu comme Jean-Luc: «On laisse les marchés sans gendarme ni radar!»
    Article Libé.fr. Candidat à la primaire socialiste, Arnaud Montebourg se prononce pour le «démantèlement des agences de notation» et «l'interdiction de la spéculation sur les marchés financiers».
    Ce serait pas mal s'il devenait le primat à la primaire P.S. Surtout si par malheur nous n'étions pas présents au deuxième tour, hypothèse que nous refusons bien entendu. Mais quand même s'il fallait discuter le moment venu nous pourrions lui prêter une oreille attentive sans crainte de trop nous compromettre. Oui je sais les "puristes" vont me tomber dessus.

  24. 24
    Philo EP dit:

    Eh bien c'est plaisant de lire enfin un politique qui sort enfin de la clique habituelle. Sinon les réformes préconisées sur le monde de la finance sont exactement les mêmes que celles préconisées par Joseph E Stiglitz dans "le triomphe de la cupidité", qui n'est autre que le prix Nobel de l’économie 2001 qui avait prévu toute les crises actuelles.
    Bref comme il est ci bien dit ici, il est venu le temps de la résistance intellectuelle, ne baissons pas les bras, nous sommes bien plus nombreux qu'on pourrait le croire, énormément de gens ne sont pas dans l'asservissement et l'abrutissement, mais ne se manifestent juste pas pensant que la politique et également inutile (qui pourrait vraiment leur donner tort). Il faudrait simplement réussir à s'organiser.
    Parlez, débattez sans tabou, sans omettre aucun sujet, abandonnez toute conception de vérités et d'unique pensée, lisez (philosophie, économie, science), écoutez des musiques moins abrutissantes et faciles simplifiant le jeu des maisons de disques, abandonnez les clichés, réfléchissez, réfléchissons, bref cultivez-vous, cultivons-nous, sans limite, et sans jamais s'arrêter, jusqu’à ce qu'enfin nous puissions repartir sur une "croissance" de la réflexion et de l'intelligence, qui est désormais devenue sujet de moquerie au sein de la société.
    Sinon "la stratégie du choc", est ce une dédicace à Naomi Klein ?
    Sinon je crois que M. Mélenchon est le seul candidat concrètement contre ce qu'on appelle "la privatisation des profits et la socialisation des pertes", qui a déjà sévi lors du renflouement des banques et qui sévit dans la crise actuelle, telle que la Grèce. Le banquier/trader/etc. qui prend les profits, le contribuable qui paie les pertes, fantastiquement écœurant. Ce que tout les gouvernement tentaient de justifier (renflouement) pendant les crises par des discours de deux heures se résume à cette phrase. Le socialo-communisme seulement dans les moments ou il sert la finance.

  25. 25
    Alexis DENIS dit:

    Ahurissant ! La préoccupation principale des français (sondage de ce week end) est la réduction de la dette publique. Et voilà ! Les médias ont bien fait leur travail. Inutile d'expliquer ce qu'est la dette aux Français. On leur a inculqué qu'il fallait avant tout la réduire. C'est d'ailleurs ce que répètent les gestionnaires du PS. Une cure de désintoxication s'impose.
    Avant tout, il faut à terme que les états soient indépendants du marché pour leurs besoins de financement et redeviennent maîtres de la création monétaire.
    Sinon, il y a plein de solutions pour arrêter la spéculation. Par exemple, pourquoi peut on arrêter les ventes à terme 15 jours seulement, et non pas définitivement. etc.

  26. 26
    JeanNimes dit:

    Attention ! Les agences de notation ont une influence directe sur les établissements financiers soumis aux prescriptions de "Bâle II" mais leur influence va bien au delà et touche toutes les entreprises. Depuis 2006, la Commission européenne a décidé d'utiliser les règles comptables IFRS établies par un organisme privé (les meilleurs économistes ultralibéraux font partie de son conseil d'administration, c'est une SA) basé en Angleterre (quand on veut connaître ces règles il faut les acheter, très cher).
    Au cœur de ces règles, il y a celle que les actifs d'une entreprise ne valent que leur prix sur le marché au jour le jour (et non pas comme c'était dans le droit français au prix d'achat). Ainsi tous les jours la valeur d'une entreprise peut varier en fonction des cours de bourse et des notes données aux entreprises par les agences de notation qui contribuent à ces "prix du marché".
    Cette mesure était si catastrophique qu'au début officiel de la crise (en septembre 2008) Sarkozy a proposé de la suspendre parce qu'elle entraînait par contagion une dégringolade irrépressible de la valeur de toutes les entreprises. Mais cette règle n'a pas été vraiment suspendue, à ma connaissance, mais qui peut savoir ces choses là, à part les techniciens ?

  27. 27
    Laurige dit:

    Tout le monde a bien compris que les agences de notation faisaient partie du système financier international. Ce sont des sociétés par actions dont le capital appartient à l'aristocratie financière, qui vendent leurs services à tout ceux qui ont investi massivement dans l'espoir d'en retirer un intérêt substantiel. Mais il est dommage que l'on ne pratique pas l'examen critique des critères avec lesquels ces agences notent les investisseurs institutionnels.
    Par ailleurs il est hasardeux de parler d'effondrement du capitalisme. La grande crise des dettes actuelle peut déjà déboucher un un effondrement du capitalisme financier. Reste l'économie réelle, qui elle n'est pas morte et fournie l'argent à l'économie fictive !

  28. 28
    Marco dit:

    Merci Monsieur Mélenchon pour vos analyses et votre combativité, bonjour à toutes et à tous,
    "Car dans les mois qui viennent au fond, à travers tous les courants et partis il y aura deux camps. Ceux qui décident de s’adapter en accompagnant le mouvement et ceux qui résistent."
    Me définissant personnellement comme un républicain (par opposition notamment aux libéraux et aux sociaux-libéraux) avant ou plutôt que comme de gauche ou de droite, je ne peux m’empêcher de relever avec plaisir cette phrase.
    Sans vouloir nier les différences du Front de Gauche avec d'autres courants républicains comme les Chevènementistes voir même jusqu'à DLR, je rêve de voir les intellectuels et politiques républicains capables d'assumer dans un appel les points de convergence sur leurs analyses et le futur cadre (à l'intérieur duquel leur divergences se confronteront via le nécessaire débat démocratique et le vote des citoyens). Peut-être tout cela deviendra-t-il plus évident au fur et à mesure que s'approfondira la crise ?
    N'y aurait-t-il pas moyen de faire avancer certaines idées en leur donnant le sceau de l'approbation de nombreux alternatifs tout en tenant à distance l'infréquentable FN ?
    Juste un petit exemple de l'ouverture d'esprit que nous devons tous cultiver :
    Qui a observé et étudié l’expérience Argentine ? Personne, si ce n’est nous.
    Lu ce printemps sur un blog proche de DLR.
    PS: je ne roule pour aucun parti/groupe, j'attends volontiers les arguments de chacun contre mon post, mais merci de ne pas m'attaquer sur ce point.

  29. 29
    Michel S. dit:

    Je sais bien, Jean Luc, qu'il est difficile de ne pas repartir à la bagarre compte-tenu de la gravité de la situation. Mais, calmos, tu sais que si l'on démarre sans échauffement, c'est le claquage garanti.
    Si tu ne l'a pas encore fait, va faire un tour sur le site de Mediapart. Deux articles cette semaine (E Plewnel et M Orange) ont déclenché une vague de commentaires (plus de 1 100 en 2 jours, du jamais vu...) et il y a la-dedans, au minimum, quelque chose comme un sondage. Lire quand même les articles avant.
    A lire et réfléchir, mais c'est valable pour tout le monde.

  30. 30
    alexis denis dit:

    Il serait intéressant que le Front de gauche mette au point quelques vidéos simples pour expliquer comment un état, des états peuvent retrouver l'autonomie financière, l'évolution de l'écart de revenus, l'assistanat des riches, etc. S'inspirer par exemple de l"argent dette" que l'on peut voir sur dailymotion et qui montre comment les états ont perdu le pouvoir de créer la monnaie.

  31. 31
    SANZ Daniel dit:

    Décidément ce blog se transforme de plus en plus en donneurs de leçons, satisfaisits, commentaires paraphrases, donneurs de bons points à J.L.M de la part d'internautes d'une certaine classe sociale qui en outre se renvoient la balle. Certains n'hésitent pas à citer des économistes de droite comme Keynes. Je ne vois pas actuellement dans ces participations un public pour que notre représentant fasse un bon score. Par chance J.L.M. va s'adresser aux électeurs de toutes les composantes du Front de Gauche, c'est ce qui compte. Pour les moyens, je suggère encore et toujours qu'il lance une souscription pour louer ou créer une radio en ondes courtes entendue sur le territoire national et outre mer.

  32. 32
    Alexandria dit:

    @ Grégoire 14 août 2011 à 11h22
    «...car ce sont les gens responsables (fourmis) qui épargnent, et les gens irresponsables (cigales) qui vivent à crédit »
    Si vous voulez bien déplacer votre regard de quelques centimètre, vous constaterez que ce sont les gens qui en ont les moyens (fourmis) qui épargnent, et les pauvres (cigales ? certes, comme le dit le poète “la misère est plus supportable sous le soleil”, ou quelque chose comme ça...) qui vivent à crédit.
    Depuis le temps que Jean-Luc Mélenchon dénonce l'appauvrissement des salariés, qui ne sont pas des producteurs, aux yeux de la caste des “kleptocrates”, mais des “charges” qu'il faut toujours dégraisser davantage, la “variable d'ajustement ” dans le processus de production de plus-value. Le crédit facile, menant au surendettement, ce sont bien les banques qui l'ont mis en place (juteux intérets – pardon, mon circonflexe ne fonctionne plus), pour pallier l'incessante baisse des salaires. Alors oui, une inflation si possible maitrisée est un moyen, moins violent que le défaut brutal, de rééquilibrer la répartition des richesses nationales.

  33. 33
    Arlequin dit:

    "Les gens en déduisent que si tout le monde est d’accord c’est que ça doit être vrai…"
    Et cela ne peut que conforter les valets du capitalisme, le combat s’ annonce rude.

    "Parlement européen l'a validée en Décembre 2010" qui a voté pour et contre ?…
    Les agences de notation. L'intérêt essentiel c’est de permettre aux banksters de jouer les Ponce Pilate, aux gouvernements à leurs bottes de se défausser de leurs responsabilités ! c'est la même engeance.
    C’est la stratégie du choc.
    Revoir la Conf. De Naomi Klein (1h40 en VO sous-titré français)
    http://www.youtube.com/watch?v=MKeiChMRWTU

  34. 34
    vaillant dit:

    Les Français en majorité s'informent uniquement par les médias traditionnels. La quasi totalité des médias (presse écrite, quotidiens, mensuels, féminins, gratuits, radios, chaines télé, instituts de sondage, maisons d'édition) est de plus en plus concentrée entre les mains d'un nombre de plus en plus restreint de propriétaires : Arnaut-Bolloré-Bouygues-Lagardère-Dassault, milliardaires du CAC40 eux-mêmes dépendants de l'état pour leur commandes. Les télé et radios publiques sont devenues d’État depuis que Sarko nomme les directeurs a la place du CSA. L'AFP pour la première fois depuis la guerre est capitalisée. Aux dernières nouvelles, les banques s'en mêlent. Le Crédit Agricole achète la Voix du Nord. Dans ce contexte les journalistes n'ont plus d'espace de liberté. Le droit a l'information est un droit constitutionel. Article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme. Pour ce faire, l'information doit être complète, honnête et pluraliste. Si les commentaires sont libres, les infos sont sacrées. Ne pas relayer L'intervention de Mélenchon sur la crise au 4 vérités est une faute professionnelle. D'une manière ou d'une autre, nous devons obtenir des propios des médias qu'ils remplissent leurs fonctions en cessant leur blackout systématique du Front de Gauche.

  35. 35
    kalamar31 dit:

    @Vaillant et à tous

    Vous pouvez en effet relayer les propos de Jean-Luc Mélenchon tenus lors de l'émission les 4 vérités du 11 août, en diffusant le texte de cette émission partout ou vous pourrez:
    http://gerard.abeille.com/pub/textes/20110811-Emission_les_4_verites_sur_France_2.pdf

  36. 36
    Poitevin coeur fidèle dit:

    Utopiste? Peut-être ! Ne serait-il pas possible d'envisager pour étayer notre désir de convaincre et d'interpellation du futur votant de 2012, d'émettre une invitation à ces merveilleuses personnes de bonne volonté d'Amérique du Sud en France par le Front de Gauche ou du Parti de Gauche à défaut, avec au besoin une petite souscription à l'appui ; Imaginons Cristina Kirchner ou Ollanta Humala voire les deux, venir discourir au sein d'un grand meeting de gauche, le système médiatique ne pourrait pas en faire fi et cela dépasserait les frontières de l'Internet. Quid de l'audace et du courage Argentin pour la reprise en main de leur pays ?

  37. 37
    vaillant dit:

    J'ai oublié. Dans le classement mondial pour la liberté de la presse publié en novembre 2010 par RSF, la France a dégringolé au 44ème rang derrière des pays comme la Namibie ou le Mali.En 2002 elle était 11ème, en 2003 26ème (Sarko est ministre de l’intérieur), en 2006 35ème(Sarko va être élu), en 2011 on sera derrière la Syrie ?

  38. 38
    ETIENNE dit:

    Félicitations pour un type en mode "pause" je vois que les devoirs de "résistance" de vacances sont faits et rédigés dans la joie et la bonne humeur, en tous les cas ils me (comme à bien d'autres, au Demorrand) seront aussi profitables qu'à vous.
    Je crois que je vais vous attribuer un triple A amplement mérité, même si je n'ai pas été reconnu par les autorités, mais là c'est cadeau.
    Bonnes vacances à ceux qui en ont, sinon allons tous au Front de Gauche et Résistons.

  39. 39
    vaillant dit:

    @ Kalamar 31
    Je sais mais là où j'habite les gens sont tellement imprégnés de propagande CAC40 qu'ils n'ont plus la possibilité intellectuelle d'entendre notre vérité.

  40. 40
    graine d'ananar dit:

    Article passionnant, merci à vous !
    Mais ce passage est incompréhensible : "L’Argentine s’était déclarée en cessation de paiement en 2002. Elle a rééchelonné unilatéralement sa dette et, comble de tout elle a baissé à 25% de leur a valeur faciale les obligations de l’Etat en 2995 et 2008 !"
    Serait-il possible de le rendre intelligible ?

  41. 41
    Louis St O dit:

    36 @Poitevin cœur fidèle
    « d'émettre une invitation à ces merveilleuses personnes de bonne volonté d'Amérique du Sud en France par le Front de Gauche ou du Parti de Gauche à défaut, avec au besoin une petite souscription à l'appui ; Imaginons Cristina Kirchner ou Ollanta Humala voire les deux»

    En principe, les présidents se doivent d’être neutres sur les élections d’autres pays, donc vous avez raison c’est un peu « utopiste »

    25 @Alexis DENIS
    « La préoccupation principale des français (sondage de ce week end) est la réduction de la dette publique »

    En effet beaucoup de gens pensent que la première chose à faire est de réduire les déficit sans penser une seule seconde que la diminution des services publics, des profs, etc. c’est eux qui en seront les premières victimes et en plus ils ne comprennent pas quand on leur dit que le déficit n’est pas important.
    Donc maintenant quand on parle déficit, je ne les contredits pas, je dis que pour supprimer le déficit il ne faut pas réduire les dépenses mais augmenter les recettes en faisant la liste des impôts et niches fiscales que l’on a fait cadeaux aux riches et aux grandes entreprises ces 10 dernières années, pour combler le déficit.
    De Plus Jean-Luc Mélenchon viens de nous donner un bon argument avec « l’Impôt Privé » des banques et de Total que je n’hésiterais pas à évoquer la prochaine fois.

    24 @Philo EP
    Je suis entièrement d’accord avec toi, pour ceux qui ne l’ont pas lu, « Le triomphe de la cupidité » de Joseph E. Stiglitz qui n’est pas « Bolchevique » comme dirait JL, est un peu gros (500 pages) mais se lit facilement et je n’ai jamais autant marqué de pages que dans ce livre tant ce qu’il disait ou prévoyait était proche de nos idées.

  42. 42
    le Prolo du Biolo (PG 69) dit:

    @ - 31 - SANZ Daniel

    "Pour les moyens, je suggère encore et toujours qu'il lance une souscription pour louer ou créer une radio en ondes courtes entendue sur le territoire national et outre mer."

    A mon avis tu lis trop de romans d'espionnage...
    "Ici Londres, ta-ta-ta-tsoin"

  43. 43
    HYBRIS dit:

    @ Grégoire 4

    Votre post suscite plusieurs réactions négatives. La mienne le sera également.
    Pour ajouter aux arguments en faveur d’une démarche qui prend le risque de l'inflation, je voudrais citer « La courbe de Phillips » rappelée par Chouard (le lien sur sa vidéo est passé récemment sur ce blog). Selon Phillips on observe presque toujours une relation inverse entre le niveau de chômage et celui de l’inflation.
    Autrement dit, quand il y a de l’inflation le chômage tend à baisser et inversement, une inflation basse ouvre la voie au chômage.
    Chouard conclut qu’en donnant à la BCE la mission unique de lutter contre l’inflation on a sciemment voulu maintenir un volant de chômage élevé. Compte tenu du cynisme des belles âmes qui gouvernent l’Europe, ça ne me semble pas impossible.

  44. 44
    Louis St O dit:

    39 @vaillant
    « les gens sont tellement imprégnés de propagande CAC40 qu'ils n'ont plus la possibilité intellectuelle d'entendre notre vérité »

    Entièrement d’accord avec vous Vaillant, lorsqu’il m’est arrivé d’envoyer des texte de Jean-Luc Mélenchon à des personnes que je savais ne pas accorder d’importance à JL, dans plus de 90% des cas ils m’ont avoué ne pas avoir lu le texte (et je suis sûr, simplement parce que c’est JL), quand aux 10% restant beaucoup d’entre eux n’ont pas voulu reconnaître qu’il ne l’avait pas lu, mais ont utilisé une pirouette pour refuser d’en parler.

    @Kalamar31
    Je ne sais pas si c’est une bonne idée, mais pour forcer la main de ce qui se refuse de lire un doc de JL, il serait intéressant, de mettre par exemple l’ « Invité » à la place de JL et ne dévoiler le nom qu’a la fin.
    « RS : Merci Jean-Luc Mélenchon. »
    Je suis sûr que « certains » septiques qui ne l’on jamais lu, et qui ne voient JL qu’à travers les petites phrases choisies à la télé, pourraient changer d’avis.

  45. 45
    graine d'ananar dit:

    Comme mes commentaires ne paraissent pas ou sont supprimés quand ils ne font pourtant que répondre à d'autres commentaires (concrètement, à Michel Giacomazzi et Ermler, fil précédent) je me contente donc de réagir exclusivement (s'il m'est permis ?) à l'article de Jean-Luc Mélenchon :
    1/ "Demorand" ne prend qu'un "R", comme "Morandini"...
    2/ A propos du nouveau président péruvien vous écrivez : "Rassurons nous, les insultes ne tarderont pas à venir".
    Je peux vous assurer de ceci : avant son élection, France Info -et son correspondant sur place, dont j'ai (préféré) oublié le nom- s'est fait un devoir de de le traîner dans la boue.

  46. 46
    David dit:

    Merci Jean-Luc pour la retranscription du discours d'Humala.

  47. 47
    antigone dit:

    @44Louis St O
    Oui nous avons tous le même problème : comment atteindre nos amis et contacts ?
    Moi ce que je fais c'est que je choisis un passage choc dans chaque nouveau post mais pas trop long et bien adapté à mon destinataire ou ayant rapport avec une conversation que nous aurions eue, je l'envoie avec en lien (seulement) l'article (toujours excellent du blog). Et là je suis sûre qu'ils le lisent. Je leur fais, en somme, un (tout) petit digest ou une mise en bouche et idée par idée, ils le digèrent mieux. Car ceux qui ne lisent pas et ne regardent pas les vidéos sont légion et pourtant c'est à eux qu'il faut s'adresser.
    Bon courage à tous.
    Depuis 6 mois, je compte 5 conversions franches et massives, dans mon entourage, avec ce système, dont 1 socialiste quand même!

  48. 48
    marc dit:

    L'attitude de Nicolas Demorand est révélatrice que les idées du Front de Gauche avancent.
    Demorand est certes un laquais, servile et pusillanime mais il est cultivé et plus intelligent que la plupart de ses confrères. Il a compris avant les autres. Sa réaction est plus un symptôme qu'une cause.
    Il faut s'en réjouir mais pas en être dupe. Il mange chez Rotschild.

  49. 49
    Jean Jolly dit:

    @ vaillant.
    C'est pourquoi je ne donnerai jamais un centime à quelque média que ce soit, sauf la redevance qui est obligatoire et que je trouverais justifiée si elle ne servait pas à engraisser les larbins du genre Pujadas, c'est bien sûr l'exemple le plus souvent cité mais cela concerne tout un panel de bons à rien plus ou moins connus, pas de chance pour lui mais faut dire qu'on se demande s'il ne le fait pas exprès, et puis j'imagine que son salaire exorbitant comporte la clause de "tête de turc".
    Plus sérieusement, l'information des citoyens, désormais nommée "média" à cause du progrès technologique et donc de la pluralité de ses moyens de propagation, était considéré comme le quatrième pouvoir d'après la constitution française. Qui détient ce pouvoir actuellement, hormis la finance, les marchands d'armes et autres pantins politiques ?
    Nous voici donc dans un système dictatorial qui ne dit pas son nom par souci de "libéralisme" qu'ils disent. Chouette ! Désormais, nous pouvons nous passer les menottes nous-même et nous bâillonner. C'est un progrès indéniable. Bon ! Si l'on pouvait instituer le suicide comme moyen de réduire la dette de la sécu et donc de l'État, ce ne serait pas plus mal, qu'ils se disent toujours les bougres d'ânes.
    Pas de bol, nous refusons d'entrer dans le rang. Même avec nos tout petit cerveaux uniques, contrairement à l'alien Sarkozy qui en possède au moins cinq (d'après sa dulcinée), nous arrivons à penser nous aussi.
    Donc, j'imaginerais bien un pôle journalistique rémunéré par nos impôts (donc fonctionnaire) mais inscrit dans la nouvelle constitution comme étant totalement libre de pensée et d'écrire, d'interviewer, de filmer en toute indépendance de l'État.
    C'est bien sûr résumé car l'espace ne se prête pas à un développement complexe mais l'idée est lancée et j'imagine que d'autres l'ont fait avant moi.

  50. 50
    marechal dit:

    @Sanz daniel
    Hé oui j'ai la même impression que toi camarade, pour tout dire je suis assez mitigée, me disant qu'après tout la castagne démarre et qu'on a besoin de monde, de beaucoup de monde à faire cogiter pour gagner la révolution citoyenne (ben oui jusqu'à ce que je m'arrête un peu après ton post personne n'en parle (à part bigorneau).
    Ni révolution citoyenne, ni constituante (je suis tête de pioche je la veux la constituante pour l'abolition des privilèges).
    Ce n'est pas entre 15 et 20% qui serait une belle victoire, en vu des législatives, comme je l'ai déjà lu dans un post du billet précédent. C'est gagner qu'il faut !
    Alors vive la crise puisque tout le monde y va de son petit commentaire, elle va peut être nous rendre service puisqu'en collant des affiches on va aussi pouvoir coller dans les têtes qu'il la faut la révolution citoyenne pour arrêter de payer pour des spéculateurs incompétents : dans la vie quand tu prend un risque, si tu te plante, tu paies. C'est pas compliqué à dire ça à tout le monde ; aux collègues, amis, potes, passants, femmes de chambre, filles de joie, ex Straus-Khanien ou en passe de le devenir, flics, anarchistes déglingués, tête de noeud et son attaché case, mouton dans la rue où dans les prés. Même mon chat qui me regarde d'un air bête il comprendrait davantage que pas mal de ces gens dont je te passe la suite de ma liste.

    @ génialle
    Pour ce qui est de distribuer nos tract et journaux à la sortie des primaires du PS, ce que je ne manquerait pas de faire, je met au point un rajout : il s'agira pour ceux qui vont voter à cette bouffonnerie qui les tuera (je l'espère) de faire un peu de peinture en choisissant l'intensité du rouge (plus ou moins rose ou carmin etc...) bref une petite leçon d'Arts Plastiques genre théâtre de rue qui sera aussi une façon de rendre à ce parti sa démocratie participative et si y en a qui veulent payer pour un reliquat sec les sous iront au PG.

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