15juin 11

Chirac et Hollande et vice versa, Fondation Hulot et la dette, la Grèce ne veut pas mourir

Contre l’austérité en Europe !

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Communiqué du Parti de Gauche – 19 juin 2011

"Le Parti de gauche se réjouit  du vote clair des adhérents communistes en faveur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Le choix définitif formulé ainsi par le PCF après celui de la Gauche Unitaire, de la FASE et, naturellement, du Parti de Gauche, donne du sens à la dynamique politique du Front de Gauche engagée depuis les dernières élections européennes.  Cela confirme bien qu’il existe à gauche  une alternative unitaire et conquérante face à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen.  Un autre vote à gauche est possible, celui pour une révolution citoyenne pacifique et démocratique qui mettent fin au règne de l’oligarchie en France.
 
Le Front de Gauche peut désormais se lancer dans la campagne présidentielle et législative fort de tous ses atouts. Il incarne l’unité, comme va le confirmer dans les jours à venir son élargissement à plusieurs mouvements politiques. Il est le seul à appeler à une implication populaire forte à travers des assemblées citoyennes. Il est le seul, enfin, à porter l’ambition de regrouper une majorité pour gouverner la France sur un programme de radicalité concrète,  sociale, écologique et républicaine.
 
Le Parti de Gauche est heureux aujourd’hui car il s’est créé dans cet espoir et n’a jamais eu de cesse  d’en faciliter l’avènement.  Ses militants sont fiers que le candidat à la présidentielle du Front de Gauche vienne de ses rangs.
 
Mais ils savent désormais que Jean-Luc Mélenchon ne sera plus leur porte-parole mais celui du Front de Gauche tout entier. Pour eux et avec eux, il parlera à tous les citoyens pour qu’ils fassent naitre la nouvelle République du partage et de la planification écologique."

25Ici juste un mot amusé sur les sorties de Chirac qui ont tant embarrassé ce malheureux François Hollande. Et puisque je suis sur son cas, je dis ce que je pense de la trouvaille de ce dernier qui propose de mettre dans la Constitution une sottise régressive. Après cela je dis un mot d’une note de la fondation Hulot à propos de la façon de financer l’avenir sans creuser la dette. Et comme il est question de dette publique et de ce qu’il en coute de la confier aux banques privées, je me fais le relais de l’appel de Mikis Théodorakis et des Grecs qui se battent contre la mort lente qui leur est infligée. Puis je viens sur une remarque de campagne et je clos avec un extrait de l’interview de Clémentine Autain dans Médiapart, après le vote de la Fase pour intégrer le Front de Gauche. C’est long. Mais ça m’inspirait.

Je ne crois pas que Chirac ait perdu la tête en disant vouloir voter Hollande. En tous cas pas sur ce coup là. Hollande est juste un prétexte pour Chirac. Pas finaud, le camarade prétexte, d’ailleurs. Il faut regarder l’image et le voir fuir, un sourire gêné sur les lèvres, comme si son hôte avait bu et lui faisait honte. Ce n’est pas une attitude très républicaine que celle-là! Venant d’un ancien chef de l’Etat, même de droite,  il fallait juste répondre quelque  chose du genre : « j’en serai très heureux » ou quelque chose d’approchant. Ca n’engage pas beaucoup, mais en République on ne méprise pas un électeur qui vient vers vous. S’il y a erreur, il suffit de le dire : « Mais voyons monsieur 15Chirac, je suis socialiste et j’ai un programme à gauche, vous le savez bien ! » Un sourire, une blague et tout est net. Le pire est de raser les murs pour se cacher derrière les affiches ! Mieux aurait valu réfléchir et rebondir plutôt que d’essayer de jouer monsieur « je n’y suis pas, ce n’est pas moi ». Mon idée est qu’il existe une droite qui ne trouve pas son compte dans le mélange qui fait tourner le moteur Sarkozyste. Le libéralisme à la sauce sécuritaire discriminatoire  ce n’est pas la tasse de thé de bien des gens même, à droite. A sa façon, un peu déjantée, Chirac exprime cela. D’après moi ce n’est pas fini, même si Villepin, qui incarnait ce rejet traditionaliste, est aujourd’hui le pestiféré de la droite qui a le bras long. Vous en verrez bientôt d’autres signes. A observer sans y toucher. Plaisir des yeux, c’est tout. Sauf si c’est une occasion de marquer un point. Et là c’en était une. Personne ne me fera croire que Hollande est un foudre de guerre et encore moins un ami du « classe contre classe ». Après tout, Jouyet, l’ancien ministre de Sarkozy, n’est-il pas son conseiller ? Dans cette circonstance, pour un homme connu pour son goût des blagues et des réparties de fin de banquet, c’est pauvre ! Hollande aurait du sauter sur l’occasion et renvoyer la balle en soulignant que cette déclaration était un désaveu de plus de la présidence de Nicolas Sarkozy. Mais ces candidats à la primaire sont obnubilés par leur nombril et le quand dira-t-on de leurs perfides concurrents. Ce pauvre Hollande voulait juste qu’il ne soit pas dit qu’il est le candidat de Chirac. Petits bras ! Il fallait marquer le point contre Sarkozy ! Sinon, à quoi ça sert que Chirac se décarcasse ?

François Hollande veut constitutionnaliser le dialogue social. Il le proclame dans « Le Monde » daté du 15 juin. Cette soudaine poussée de réforme constitutionnelle pour quelqu’un qui est par ailleurs partisan du maintien de la cinquième république mérite attention. Je remarque, en lisant son texte, l’habituelle mise à l’index de la grande révolution de 1789 dont seraient sortis tant de maux, c’est bien connu. Et14 de tous, le pire, celui d’avoir désigné pour unique souverain le peuple, considéré comme un tout. Hollande note donc fielleusement : «  Dans un pays comme le notre, qui depuis la révolution se méfie des corps intermédiaires, cette évolution ne va pas de soi » En effet, et tant mieux ! Reste que cette envie de réforme constitutionnelle est sans doute destinée à mettre en scène son identité de social-démocrate. Mot creux, s’il en est un, dans les conditions politiques de la France.  Mais l’adjectif en France n’a pas du tout le sens qu’il a dans le nord de l’Europe. L’étiquette est seulement un marqueur de bon aloi. Elle permet de signaler, à qui de droit, un goût extrême pour le compromis. On sait comment fini ce genre de crédo : le compromis devient souvent une fin en soi, indifférente au contenu sur lequel s’accordent les parties prenantes. C’est précisément cela que François Hollande propose.

Il faut examiner de près sa tribune dans « Le Monde ». Pour cela il faut laisser de côté ses polémiques assez convenues avec Nicolas Sarkozy. Ecartons aussi les gavantes logorrhées sur la « méthode » Hollande. Juste trop pompeux et carton pâte. Voyez plutôt. « Ma conviction, écrit Hollande avec la gravité que l’on devine, est que la gauche a besoin d’un pays en mouvement et en confiance. Elle doit lui parler franchement en force politique libre de ses conclusions, pas en autorité froide et encore moins en interlocuteur complaisant » C’est beau comme de l’antique à conditions de comprendre ce que cela peut bien vouloir dire de concret. Laissons tout cela. Allons au cœur de sa proposition.

« La Constitution devrait garantir à l’avenir une véritable autonomie normative aux partenaires sociaux. (…) Concrètement le gouvernement et le parlement seraient juridiquement liés par le contenu de conventions signées entre partenaires10 sociaux sur des sujets bien précis et après vérifications des mécanismes de représentativité ». Aucun républicain, me semble-t-il, ne peut être d’accord avec une telle idée. Avant de dire pourquoi, je commence par noter que ce n’est pas le plus urgent en matière d’édiction des normes sociales dans notre pays. La première tâche est de rétablir la hiérarchie des normes  détruite par Nicolas Sarkozy. Il s’agit de redonner aux accords de branche la primauté sur l’accord d’entreprise. Et aussi d’interdire les conventions de gré à gré dérogatoires à ces accords que les lois de monsieur Xavier Bertrand ont rendues possibles. Résumons, pour tous ceux qui sont un peu éloignés des subtilités de cette matière. Cela signifie qu’il faut mettre le droit qui s’applique aux travailleurs à l’abri du rapport de force toujours plus défavorable quand il s’organise en face à face, de patron à employé, que lorsqu’il se construit à l’échelle de la branche d’activité, niveau auquel les syndicats sont plus forts et organisés. Que Hollande ait oublié cela ne me rassure pas. Mais je lui accorde le bénéfice du doute sur ses intentions réelles.

Pourquoi refuser cette idée que l’accord entre « partenaires sociaux » s’impose aux assemblées et au gouvernement ? Pour cela voyons comment les choses se passent aujourd’hui. Lorsqu’un accord est signé et qu’il comporte une modification du code du travail ou d’un quelconque régime général d’obligations, cet accord est soumis au parlement pour recevoir force de loi. Dès lors son contenu bénéficie à l’ensemble des travailleurs. Cette méthode combine donc démocratie sociale et 18démocratie parlementaire. Elle fait que dans notre pays 90 % des travailleurs bénéficient par extension des avantages négociés. Et comme aucun accord ne peut être inférieur à l’existant garanti par la loi, la situation est meilleure en France qu’ailleurs et notamment dans les pays de la divine sociale démocratie. En effet dans ces pays, on ne bénéficie de l’accord que si l’on est membre du syndicat qui a signé et, ce n’est pas rien, si le patron est membre du syndicat patronal qui a signé. Dans ces conditions 25% des bienheureux travailleurs du Danemark, qui ne connaissent pas la « méfiance des corps intermédiaires » comme les Français, ne bénéficient d’aucune convention collective. Hollande oublie d’en parler. Donc une fois l’accord négocié, il arrive devant le parlement. Que se passe-t-il ? Le plus souvent fonctionne un petit chantage que j’ai bien connu sur mon banc de sénateur : « vous devez voter sans toucher à rien car c’est un compromis ». Pas question.

J’ai toujours récusé cet argument. Je disais : « cet accord concerne deux partie prenante. Ici je représente la tierce partie, c'est-à-dire la société tout entière qui n’était pas à la table de la négociation ». Cela ne voulait pas dire que pour finir je ne votais pas le texte proposé. Mais cela impliquait d’affirmer que personne n’est au dessus du peuple souverain tout entier et que l’intérêt général résulte de l’action législative et non de la négociation particulière. Je crois que c’est là toute la différence 21entre un régime de corporation et la République. Hollande prétend le contraire. La loi, qui s’applique à tous, serait faite dans le rapport de force d’une négociation entre salariés et patrons. On se contenterait de vérifier la représentativité des contractants ? Et la conformité au reste du droit ? Et l’intérêt général ? Et le soutien en dernier recours du législateur de gauche à ses camarades en entreprise pris à la gorge par un rapport de force défavorable ? Tout cela est balayé d’un revers pour une trouvaille de communication. Le parlement, déjà abaissé par la constitution de la cinquième République, serait transformé en chambre d’enregistrement des rapports de force de la lutte de classes ! Bonjour la modernité !

« Financer l’avenir sans creuser la dette ». C’est le titre d’une note de la « Fondation pour la nature et l’homme », la fondation de Nicolas Hulot. Je viens de la lire après que Corinne Morel Darleux, la secrétaire nationale du Parti de Gauche pour les luttes écologistes ait attiré mon attention dessus. Je sors de cette lecture confirmé 26dans mon intuition sur la convergence qui ira s’accentuant entre partis écologistes. Nous qui venons de la tradition sociale et républicaine du combat progressiste, nous avons fait notre métamorphose écologiste. Non par effet de mode mais en approfondissant le contenu de nos projets et analyses du présent. L’interpellation écologiste nous a bien évidemment guidés dans notre démarche. Elle est venue des rangs de nos fondateurs, comme vous le savez. Pour finir, l’élection comme co-présidente du Parti de Gauche de Martine Billard, députée écologiste de Paris est la marque d’un engagement désormais identitaire. Mais du côté d’autres portes d’entrées écologistes, par exemple celle de Hulot, on voit comment la réflexion conduit jusqu’aux solutions hier réservées à des courants comme le notre. Par exemple, dans cette note de « veille et propositions », la Fondation de Hulot propose de revenir sur l’interdiction d’emprunter directement auprès de la banque centrale française. C’est là briser le cœur du système actuel. Comme nous, ses rédacteurs pointent la responsabilité de l’endettement privé dans la crise. Comme nous ils pensent que les dépenses de long terme ne peuvent être confiées au secteur privé. Ils se prononcent donc pour une banque d’investissement financée directement par des emprunts à la banque de France. En ligne, ils argumentent pour une planification de ces investissements. Le cœur de cette note est dans l’objectif suivant : « la politique monétaire au service de l’avenir ». Ces mots pourraient être les nôtres comme le sait  qui a lu les documents de notre forum de juin dernier « gouverner face aux banques ». De cela je tire qu’en dépit des apparences et de la confusion tout à fait évidente, pour l’instant, chez les Verts Europe Ecologie, il faut suivre attentivement et sans sectarisme ce qui se dit et s’écrit dans cette mouvance. A l’horizon de moyen terme, l’écologie politique passera entièrement sur la ligne de la radicalité concrète. Là sera l’axe de recomposition de la gauche capable d’unir l’intuition communiste et l’horizon républicain du socialisme.

Note du webmestre

Le 12 juin 2012

En juin 2011, nous avions relayé ici l'appel de Mikis Théodorakis en accord avec son contenu ponctuel. Grand compositeur engagé à gauche, auquel le ministre de droite M. Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication, a remis les insignes de Commandeur dans l'Ordre de la Légion d'Honneur, la plus haute distinction française, le 26 mars 2007, Théodorakis est aussi l'auteur du célèbre hymne du Parti socialiste.

Nous ne savions rien des propos qu'il a tenus au soir de sa vie concernant les juifs. Connaissant la perfidie de ceux qui voudraient assimiler notre publication d'un appel sans rapport avec le problème posé à une approbation de l'ensemble des positions de son auteur et lassés par les calomnies dont nous sommes harcelés, par mesure de prudence et conformément à nos principes, nous avons décidé de retirer la référence de ce blog.

Ne méprisez pas vos propres efforts, mes chers partenaires lecteurs. Car je lis dans les commentaires que d’aucuns soupèsent la présence sur le terrain et l’activité sur internet. Ce n’est pas moi qui vais dire qu’il faut négliger le contact humain et la présence de terrain. Je passe ma vie à ça, toujours par monts et par vaux. Mais les communautés de lecteurs internet ne sont, pas du tout, passives. Elles valent celles que l’on croise dans la rue. Parfois elles sont plus ouvertes. Pour ma part je lie donc 27étroitement les deux faces de notre militantisme, dans l’idée que je me fais de notre capacité à impacter la société. Etre interpellé sur internet par une liste de diffusion, puis fidélisé par ces lectures régulières, librement consenties est équivalent à une bonne discussion sur un marché ou au porte à porte. A maints égards cependant, le contact par internet peut être dans bien des cas, tout à fait structurant. Il peut ouvrir une relation intellectuelle approfondie. Combien parmi nous sont passés de ce blog à celui d’autres amis que je signale, ou bien à des rendez vous consistants comme ceux que l’on peut avoir avec Lordon et d’autres que signalent mes commentateurs. Je crois que la toile sera notre ligne arrière de résistance quand va déferler la propagande payée par les 21 ou 23 millions d’euros que l’UMP et le PS vont mettre chacun sur la table. Ce défi me remplit d’allant. J’aime l’idée de défier une telle armada. Je m’imagine par avance leur déconfiture. Comme en 2005 ! Les voir vaincus par cette chaine humaine de simples dévouements, ruses, humour et habileté m’enchante. Je ne veux pas vous le cacher car j’appartiens à la vieille école celle qui dit que « l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ». Comment dire la même chose en langue contemporaine ? Hum, je crois bien que cela se dit de même.

Notre campagne est autant l’objet de l’élection que peut l’être son résultat. Je le dis, et répète. Car la partie qui se joue enjambe les calendriers courts. La crise actuelle en Europe et son dénouement, c’est l’affaire d’une décennie. A chaque étape ce qui compte c’est l’énergie, la détermination, la compréhension de la situation et le savoir faire qui s’accumulent de notre côté. Voila exactement ce que nous avons à faire, nous tous. Et pour le reste : chacun à son poste de combat. Depuis son ordinateur chacun d’entre vous, et même bien isolé, chacun peut faire porter loin sa voix. De mon côté voici ce que je peux dire : s’il s’agissait demain matin de prendre en main les commandes, je saurais quoi faire et par quel bout commencer le travail. Nous aurions l’équipe pour le faire. Ne doutez pas un instant de notre totale détermination et du soin que nous apportons à notre préparation. Je suis certain qu’en agissant sous l’empire de la radicalité concrète, c'est-à-dire en nous demandant à chaque pas comment nous mettrions en œuvre ce que nous disons, nous mettons de notre côté de la force de conviction et de l’efficacité.

Chers médiacrâtes ! Quel ravage ne fera pas leur habitude de rouler dans les rails !  Ici, il s’agit de deux stars du reportage politique mondain, Sylvie Pierre19 Brossolette et Michel Revol. Je suis tombé dessus par hasard. Je n’avais pas acheté le journal pour cela ni pour la brève vacharde me concernant, finalement assez routinière. Non, « Le Point » fait cette semaine un numéro très excitant sur l’avant garde des sciences en France. Certes le titre est un peu racoleur, mais le contenu est très  tonique. Une bonne vulgarisation, que les scientifiques vont détester, mais qui permet au commun des lecteurs de se tenir un peu informés et de courir voir ailleurs pour en savoir davantage.  Pour une fois, les déclinistes avaient été enfermés au chenil. Il se trouve que la une mettait en exergue l’idée d’immortalité des humains, frontière qui me fascine depuis cette phrase lue dans Condorcet qui affirmait un optimisme humaniste radical en affirmant que les êtres humains vaincraient aussi la mort. Ce que je crois en effet. J’ai donc acheté le numéro pour cela, et, bon lecteur, je me suis aussi attardé aussi sur les autres pages. Dont celles consacrées à Martine Aubry. Un assez bon « copié-collé » de ce qui peut se lire sur le sujet depuis un mois un peu partout. Mais juste au détour d’une phrase, dans les plans sur la comète que les deux extra lucides devinent à propos des intentions de Martine Aubry, on apprend qu’elle pourrait rester à la tête du parti tout en étant candidate, histoire de mettre au point « une sorte de programme commun avec les Verts et le PC ». Ce n’est pas du journalisme politique, ça ?

Hum. On en est gêné pour eux. Qui se charge d’informer ces deux importants d’une toute petite modification intervenue depuis trois élections et nommée « Front de gauche » dans laquelle le PCF est la figure centrale ? Par la même occasion peut-être 30pourrait-on aussi leur faire savoir que la déclaration politique commune de ce Front de Gauche exclut ce genre de « programme commun » avec le PS. Mais surtout ne leur dites pas qu’il y a un programme partagé du Front de Gauche. Ca leur ferait un trop gros choc. Ces deux « hibernâtes » ont bloqué leur pendule en 1998, juste avant la gauche plurielle. L’idée que les choses aient pu changer ou que quelque chose d’autres soit en cours ne les atteint même pas. C’est tellement exotique de lire ça ! Mais qu’on se le dise. La page est tournée. Une nouvelle, toute neuve commence à gauche. Je donne ici le lien avec le blog de mon ami Eric Coquerel qui est l’homme de la première ligne et des tricotages fins dans cette longue marche qui nous a conduit jusqu’à ce point où nous voici rendu, si près du but unitaire que nous nous sommes fixés et que tous les importants ignoraient, à moins qu’ils ne le trouvent ou bien impossible ou bien dérisoire. Cette semaine, ils ne le savent pas et d’ailleurs ça ne les intéressent pas, c’est la semaine décisive, en tous cas pour nous. Et ça ne se passe pas devant la porte du tribunal à New York.  Lecture intéressante, dans ce sens, celle de « Médiapart ». Il s’agit d’une interview de Clémentine Autain, par Stéphane Alliés, réalisée à la fin du Conseil d’animation national de la Fase, après le vote de ses adhérents en faveur de l’adhésion au Front de gauche. Voici un extrait de cet entretien.

« C'est la première fois de sa jeune histoire que le Front de gauche s'agrandit, composé depuis les européennes de 2009 du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, du PCF et de Gauche unitaire, petite composante issue de l'ancienne LCR. Samedi, la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), qui comprend notamment d'anciens communistes, a voté à environ 60% pour rejoindre ce rassemblement, au terme d'une consultation interne à laquelle environ 900 personnes auraient participé. D'autres groupes de la gauche radicale pourraient suivre le même chemin, en particulier des déçus du NPA, à l'instar du courant “Convergences et alternative”, qui a quitté l'organisation anticapitaliste en février. Entretien avec Clémentine Autain, co-directrice du mensuel Regards et figure de la Fase.

Médiapart : « Votre mouvement, la Fase, vient de choisir de rejoindre le Front de gauche et de soutenir Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Pourquoi? »

Clémentine Autain : « Nous mesurons l'urgence à sortir de l'alternative, qui n'en est pas une, entre une droite dure et une gauche molle. Les plans de rigueur, ce n'est pas notre horizon. Que faire? Le NPA, dans sa majorité actuelle, a tourné le dos au rassemblement et choisi de faire cavalier seul. Quant à Europe Ecologie-Les Verts, même s'il reste en son sein une tendance de gauche antilibérale, il contribue à polariser la gauche au centre. Aujourd'hui, le Front de gauche est le cadre le plus unitaire pour une transformation sociale et écologique. S'il n'est encore qu'un cartel d'organisations, il a exprimé sa volonté de s'ouvrir. Nous avons donc lancé une consultation interne à la Fase pour savoir si nous voulions travailler avec le Front de gauche ou intégrer ce cadre pour contribuer à le changer : c'est la deuxième option qui l'a emporté. Partout où cela sera possible, nous chercherons à fédérer plus largement, comme en Limousin ou en Aquitaine. Quant à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon apparaît comme le candidat qui peut porter cet espace commun. Sa candidature présente un atout de taille, historique : elle est en passe d'obtenir l'accord du PCF. »

Médiapart : « La Fase appelle de ses vœux à un «Front de gauche transformé». Qu'entendez-vous par là? »
Clementine Autain : « Ne pas en rester à une alliance de partis. Le Front de Gauche s'est engagé à lancer des assemblées citoyennes et à s'ouvrir à d'autres forces. Cela doit se traduire dans les faits. Il faut impérativement s'adresser à tout l'arc des forces, du NPA à la gauche d'EELV, en passant par les déçus du PS. Selon nous, ce rassemblement ne doit pas être seulement organisationnel, il doit viser tous ceux et celles qui sont en dehors des partis, qui partagent nos convictions mais ne souhaitent pas adhérer au PG ou au PCF. Il faut dépasser la frontière entre le social et le politique, et permettre à des syndicalistes, des militants et des personnalités du mouvement social d'en faire partie. Pas seulement pour distribuer des tracts ou remplir une salle de meetings mais pour être pleinement acteurs d'un nouvel espace politique. »

Médiapart : « Les principales composantes du Front de gauche refusent pourtant de faire de ce rassemblement une nouvelle force à part entière, avec des adhésions directes… »
Cléméntine Autain : « Elles appellent à des assemblées citoyennes. Bien sûr, il y a des ambiguïtés et toutes les composantes du Front de Gauche ne sont pas forcément sur la même longueur d'onde à ce sujet. Il faut trouver ensemble les formes concrètes de l'inclusion des individus et de l'élargissement. Du côté du Front de gauche, des pas significatifs ont été franchis, et la Fase veut participer à ce travail d'invention d'un espace politique à la hauteur des enjeux. Nous vivons un terrible paradoxe : on voit une droite très contestée, une social-démocratie en échec, une crise du capitalisme, des luttes sociales, et une gauche radicale qui ne casse pas la baraque. On n'a pas encore trouvé le sésame. Tout comme dans le reste de l'Europe, où l'on plafonne aux alentours de 5%. Ce qu'il faut fédérer, ce n'est pas simplement nos organisations, mais le peuple. »


437 commentaires à “Contre l’austérité en Europe !”

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  1. 51
    odp dit:

    "en affirmant que le êtres humains peuvent vaincre la mort. Ce que je crois".

    Faut faire quand même attnetion ou la MIVILUD va débarquer...

  2. 52
    avionnette dit:

    d'accord sur tout sauf sur l'immortalité. jean luc passe vite dessus et l'on ne sait pas vraiment s'il soutient cette quête.
    cela étant, ce serait un non sens total que de le faire, comme l'a dit précédemment aurélien. L'immortalité est une "illimitation" qui n'est pas compatible avec notre monde fini, question physique. Gageons par ailleurs qu'une fois cette prouesse réalisée, nous serons tous dépressifs et demandeur d'un retour à la mortalité.

  3. 53
    Jean Jolly dit:

    @ alan.

    pourquoi le PC ne veut il pas entendre parler d'une adhésion directe au Front de Gauche ?

    Si tu penses à la formation d'un parti unique pour dissoudre les divers pourcentages des autres afin d'obtenir un potage plus ou moins bien mixé à la mode PS ou UMP, je comprends le PC car il vaut mieux conserver son identité que de le vendre aux détriments de ceux que l'on est censé représenter.

    Le Front de Gauche a ceci d'exceptionnel, il demande à chaque formation ou parti politique d'exposer les arguments qui les séparent sans pour autant imposer une intégration définitive, d'où un pacte qui agglomère les idées sans les souder.

    Le Front de Gauche doit représenter la démocratie en plus de la diversité contrairement au bi-partis actuels.

  4. 54
    Christian B dit:

    la présence sur le terrain et l’activité sur internet.

    Face à la désinformation gigantesque des médias, qui va croitre encore avec la campagne de 2012. Pour éviter de disperser les énergies, pour que cette richesse que nous partageons ne s'éparpille pas, il serait bien que chaque citoyen engagé dans le FdG puisse disposer d'armes (à effet Dracula) pour faciliter la la contre argumentation ambiante néolibérale.
    Ces aides seraient le résultat essentiel sous une forme simple, intelligible et évidente de toutes les précieuses analyses économiques sociales que nous fournit Jean-Luc Mélenchon et tous les acteurs engagés dans cette lutte citoyenne, et le programme partagé.
    Cette forme pourrait être sous forme de schéma cartographique et chronologique, de bandes dessinées etc. qui démontreraient la situation réelle, et les moyens d'y répondre.
    Que ce soit sur le terrain ou sur internet, il faut faire en sorte que chacune, chacun accède à ces informations.

    Mélenchon Présidons.

  5. 55
    Chouette dit:

    Excellente nouvelle de la part de nos amis de la Fase. Que d'énergies ! C'est sympa le Front de gauche !
    Et comme le dit Clémentine Autain : "Il faut impérativement s'adresser à tout l'arc des forces, du NPA à la gauche d'EELV, en passant par les déçus du PS" puisque :
    EE-LV avec Front de gauche et NPA, "ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait", comme disait Mark Twain.
    Plein soutien aussi à nos amis grecs qui souffrent et luttent. J'y vois l'agrandissement des fissures du capitalisme qui va s'effondrer soit par les procès qui commencent à être intentés aux banques (mairie de Saint-Etienne, conseil général de Seine-Saint-Denis) ainsi qu'aux agences de "rating" américaines (député de Bloc de gauche et économistes portugais) soit par les révoltions citoyennes qui lui porteront l’estocade.
    Changeons vite de système avant qu'il s'écroule !
    Mélenchon, Présidons !

  6. 56
    AG91 dit:

    Concernant N. Hulot tout de même ne soyons pas si naif Mr Mélenchon : comment son programme pourrait il briser le coeur du système bancaire quand on sait qui finance sa fondation ? Le document dont vous parlez est plus alambiqué que cela et ne rompt en rien avec le capitalisme, il prône certes une moralisation avec des mesures globales mondiales. Là vous m'inquiétez en voyant un possible rapprochement avec quelqu'un qui ne veut pas du tout se positionner politiquement. D'autres eelv devraient selon leur logique politique, nous rejoindre comme S. L'homme.
    C'est la première fois que je suis inquièt de ce que vous écrivez ici mais seulement sur ce sujet.
    Merci pour l'énergie que vous nous communiquez mais faut il mettre toutes nos énergies sur une future élection présidentielle ? N'est ce pas cautionner le système qui de toutes façons ne nous est pas favorable.
    Les luttes avancent et se moquent des urnes en ce moment, non ?

  7. 57
    julie dit:

    Solidarité avec les mouvements sociaux.
    Je ne sais pas s'il y a eu un écho au congrès de la Ligue des Droits de l'Homme le WE dernier sur ce blog. C'est vrai que c'est une vielle dame, mais les prises de position peuvent rejoindre les nôtres.
    voir ici

  8. 58
    Jean Jolly dit:

    Pour répondre à Jean-Luc quant aux moyens pédagogiques disponibles et utilisables sur le net pour confondre le "profiteur" du "profité"... nous nous y employons activement mais sans doute pas assez à la mesure de la tâche.

  9. 59
    olivier dit:

    Le problème de la Grèce se sont les agences de notation qui se permettent de donner des notes qui ensuite influent sur le taux de crédits qui entraine les pays dans une spirale infernale. Personne n'explique ce que sont ces agences de notation. Qui les dirige ? De qui sont elles constituées. Quels sont les barèmes de notation, quelle légitimité elles ont puisque non élu. Elle font pourtant la pluie et le beau temps. Jean Luc il est temps de l'expliquer dans les médias. Il faut interdire les agences de notation

  10. 60
    Gilbert Duroux dit:

    59 AG91
    C'est la première fois que je suis inquiet de ce que vous écrivez ici mais seulement sur ce sujet".

    Sur ce sujet précisément, ce n'est pas la première fois que Jean-Luc Mélenchon surprend par le choix de ses interlocuteurs privilégiés du côté de la boutique concurrente. Souvenez-vous lorsqu'il avait sollicité - en vain - Cohn-Bendit au lieu de s'adresser à Duflot.
    Cet appel du pied à Hulot, l'écolo-tartuffe, alors que EELV est en pleine primaires, est pour le moins troublant.

  11. 61
    Jean Jolly dit:

    @ Gilbert Duroux.

    Tu as oublié Bové dans ton exposé anti Front de Gauche... en parlant "d'écolo-tartuffe".

    Tu en as d'autres de ce genre d'"écolos" ?

  12. 62
    AG91 dit:

    @60
    Nous sommes bien d'accord mais la c'est si mal connaitre ceux qui sont derrière Hot cad encore et toujours les puissances financières. J'ai lu la plaquette de Hulot fort bien ficelée en effet mais rien sur le type de société proposée. Oh bien sur il a à son service une armada de polytechniciens.

  13. 63
    FGcoco 42 dit:

    On ne peut pas vouloir l'élargissement du Front de Gauche au-delà des partis et formations qui l'ont créé (Pcf, PG, GU) et exclure a priori les bonnes volontés qui veulent s'y intégrer en participant à sa dynamique ! Quoi qu'il en soit, c'est dans l'action et la durée que se fera le tri entre les simples opportunistes et ceux qui sont convaincus que le programme populaire partagé est la clé d'entrée d'une nécessaire et vraie transformation économique et sociale. En attendant, et même si les grands média et les médiacrates sont silencieux sur le sujet, il y a la consultation des 134 000 communistes sur la stratégie du Front de Gauche et la candidature de jean Luc Mélenchon à l'élection présidentielle qui débute aujourd'hui 16 juin dans toutes les fédérations départementales... à suivre

  14. 64
    Rachel dit:

    @60 Gilbert Duroux
    Il n'a jamais voulu s'allier à Europe Écologie, mais avec les Verts, avant que ces derniers ne fusionnent avec les libéraux d'EÉ. Il s'était retrouvé face à Cohn-Bendit lors d'une interview, et en avait profité pour faire une proposition aux Verts, pas à Cohn-Bendit ! Si vous voulez nous combattre, faites-le au moins honnêtement ! À moins que vous n'ayez aucun argument honnête pour nous combattre et qu'il ne vous reste donc plus que les fourberies, à l'instar des dirigeants et militants de LO qui répètent en boucle que Jean-Luc Mélenchon sera ministre dans un gouvernement PS. J'ai parfois envie de crier dans un mégaphone à 10 cm de leurs têtes que "Non ! Il a répété dix fois que non !". Et encore, ça ne servirait à rien.

  15. 65
    Sébastien dit:

    Les photos de lecteurs de ce blog me manquent!
    Cette excellente initiative d'illustrer les billets avec des photos en Creative commons était quand même plus intéressante que Jean-Luc en manif, Jean-Luc avec ses amis, les affiches du PG, etc.
    Je me souviens par exemple d'une glace en train de fondre sur un trottoir pour illustrer un paragraphe sur la déliquescence de la politique française. Excellent et j'en redemande.
    Merci de perpétuer ce pas de côté.

  16. 66
    le Prolo du Biolo (PG 69) dit:

    @ - 56 - AG91

    "Concernant N. Hulot tout de même ne soyons pas si naif Mr Mélenchon"

    Il ne s'agit pas d'être dupe de Hulot ou de pactiser avec lui, mais de constater que s'il tient un discours plus radical depuis quelques temps c'est qu'il existe à EE-Les Verts un courant de Gauche assez important pour qu'il se croit obligé d'en tenir compte.

    Que l'existence de ce courant soit ainsi confirmée est assez positif pour les futures recompositions politiques nécessaires à Gauche, et Jean-Luc a donc raison de dire qu'il ne faut pas rejeter les Verts en bloc car il y a là des forces de réserves pour le Front de Gauche.

    Au-delà de ça, qu'une éventuelle recomposition ne puisse être véritablement conduite qu'avec Cécile Duflot, et non avec Hulot, est une évidence.
    Je ne pense pas qu'elle échappe à quiconque, et à Jean-Luc encore moins qu'à d'autres...

  17. 67
    Rachel dit:

    Concernant Hulot et tant d'autres gens d'EÉLV, je préfère garder le bénéfice du doute. Penser que tous les écologistes d'EÉLV sont de sales menteurs, des traîtres à la botte du Capital, ou de vulgaires opportunistes est à mon sens une erreur. Je pense plutôt que beaucoup d'entre eux - pas tous, malheureusement - manquent foncièrement de culture politique et historique et restent de grands naïfs qu'il faut éduquer. Peut-être qu'Hulot lui-même en fait partie, qu'il est tout-à-fait honnête et sympathique bien qu'étant tout à fait à côté de la plaque en pensant pouvoir appliquer un programme écologiste et social en s'alliant avec les libéraux du PS et du Modem qui défendent le Traité de Lisbonne... Il a peut-être pactisé avec de gros capitalistes en gardant toute sa candeur, qui sait ? Et ne peut-il pas le regretter ? Traître un jour, traître toujours est une maxime barbare. De même, que faire avec ces milliers de pauvres écologistes qui tout bonnement se font avoir ? J'en ai souvent rencontré qui n'avaient aucune idée du paysage politique actuel et de ce qu'était le Traité de Lisbonne. Leur ignorance n'avait d'égal que leur dévouement à la cause écologiste. Souvent entrés dans le militantisme par la cause écologiste, il manquent parfois cruellement de repères politiques. Que faire ? Les laisser dans leur ignorance ou les interpeller sur les contradictions d'EÉLV et les instruire sur la situation politique actuelle en leur offrant de nous rejoindre ? Ne vous détrompez pas amis de gauche, des milliers de gens d'EÉLV sont dans ce cas, et leur dévouement mérite qu'on ne les laissent pas se casser la figure ; et c'est ce qui arrivera s'ils ne nous rejoignent pas, inévitablement. Imaginez leurs têtes quand ils se rendront compte que tout ce pour quoi ils se sont battus est tout simplement inapplicable, dans le cas où le PS gagnerait !

  18. 68
    Benoît dit:

    Je me suis souvent demandé, après avoir longtemps voté pour les Verts, s'il valait mieux envisager l'avenir sous l'angle de l'écologie, enjeu majeur des années (et siècles) à venir, avec toutes ses implications économiques, ou sous l'angle du politico-social. À la réflexion, s'il y a une catastrophe écologique, la Terre, la vie, le monde animal et végétal en pâtiront, comme ils en ont pâti à cause de météorites ou d'explosions volcaniques, et tout continuera avec ou sans nous, comme tout a continué après les différentes vagues d'extinction. Par contre, ceux qui risquent de ne pas continuer en cas de catastrophe écolologique, ce sont bien nous-mêmes! C'est nous qu'il faut protéger, notre propre écosystème qui crée les conditions de notre propre existence. Dès lors, il existe deux solutions: laisser les choses se faire toutes seules, et alors soit personne ne survivra, soit ne survivront que les Forts (mais lesquels? nous? les Américains? les Chinois?) au détriment de tous les autres. Soit, par nécessité, il faut trouver une forme de gestion collective des biens qui profite à tous, et que cela puisse durer. Dans tous les cas, c'est bien le politique qui doit être l'axe autour duquel doit s'organiser tout le reste, y compris l'écologie. De mon point de vue, on ne peut être de gauche sans être profondément écologiste, puisqu'ils nous faudra nécessairement trouver une solution pour gérer et répartir les biens naturels entre tous. Tout autre solution ne sera ni de gauche, ni écologiste. D'aucuns disent : "la décroissance ou la barbarie". On n'en est pas si loin.

  19. 69
    Aurélien Lafarge dit:

    Pour rebondir un peu sur les questions écologiques, à lire et à faire partager absolument au plus de monde possible, cet longue interview de Bernard Laponche, physicien nucléaire, ancien travailleur du CEA, qui remet correctement les pendules à l'heure sur le choix du nucléaire en France et ailleurs :
    http://www.telerama.fr/monde/bernard-laponche-il-y-a-une-forte-probabilite-d-un-accident-nucleaire-majeur-en-europe,70165.php

  20. 70
    jacques87 dit:

    Bonjour à toutes et à tous,
    A propos de l'usage d'internet, à faire bien sûr en complément de l'action militante de terrain, je pense qu'un serveur internet peut être un excellent outil pédagogique, pour expliquer clairement ce qu'est le front de gauche, ce que sont ses différentes composantes, ce que sera le plan d'action quand nous aurons gagné les élections, comme le demande "glière dans son commentaire (40) " quels seront les référendums qui vont être organisés, et quelles seront les positions, communes ou celle de chacune des composantes, avec des accès sur des textes plus approfondis, sur des débats en cours sur un sujet donné... en fait organiser toute cette masse d'informations pour permettre à de nouveaux "curieux" de venir s'informer sans qu'ils aient à lire toutes les chroniques depuis le début. Même si c'est un plaisir qu'ils goûteront quand ils seront devenus comme nous "accros" aux billet de Jean-Luc Mélenchon, mais aussi de faire son chemin vers plus de connaissance (une sorte de wikipédia de l'histoire de l’émancipation des peuples), sans oublier de pouvoir y trouver des nouvelles des mouvements en cours : l'Islande, que s'est-il passé, où en sont-ils, et nos amis américains du Wisconsin, etc. C'est sûr que celà représente du boulot de rédaction, de mise en forme, et que si chacun de ceux que ça intéresse s'y met, nous pouvons le faire, car nous sommes riches de savoir faire et d'engagement, et sur ce point, nous n'avons pas à avoir peur des millions d'euros de l'UMP ou du PS.
    Une dernière chose à propos de l'invitation de yann (28) qui dit :
    Jean Luc... rejoins-nous sans ton drapeau et viens discuter de notre avenir à tous !
    L'avenir s'écrit aujourd'hui et tous les citoyens sont concernés. http://reelledemocratie.fr/

    Pourquoi vouloir que Jean-Luc Mélenchon laisse son drapeau, moi (nouvel adhérent du PG) je n'ai pas honte de notre drapeau, et je ne suis pas gêné par celui de nos partenaires du FdG. Cela dit je soutiens aussi...

  21. 71
    Boom dit:

    @ JLM

    Vous dites
    "après tant d’explications ici et de longueur de colonnes d’arguments, je ne crois pas être arrivé davantage que d’autres à faire reculer le niveau des préjugés"

    Pour vous, les grecs n'y sont pour rien dans ce marasme, tout leur a été imposé "par-dessus" et "malgré eux". Comme s'il avaient vécu dans une dictature où il n'y avait pas d'alternative ? Mais quand même ! Il n'y a pas de parti communiste chez eux ? On voit les anarchistes sans cesse à la télé se battre contre les policiers durant les manifs. Comment peut-on dire que les grecs n'ont jamais apprécié ce système, et n'ont jamais choisi la situation dans laquelle ils sont ?
    Leur situation est exactement la même que celle de l'Irlande, le fameux "Tigre Celique" (on rigole bien). Ne me dites pas que les irlandais n'ont pas choisi leur avenir ! Non seulement ils l'ont choisi, mais plusieurs fois de suite, et surtout ils l'ont aimé et plébiscité ! Pourquoi à l'époque la vraie gauche criait-elle unanimement que ça allait finir mal, et qu'aujourd'hui alors que l'heure des comptes est arrivés, on se retrouve à dire que c'est une situation injuste. Et on pourrait dire la même chose de l'Espagne ou du Portugal !

    Il n'y a rien de plus juste dans ce qui est en train d'arriver ! Les Grecs, les Espagnols, les Irlandais et tous les autres ont bien voulu croire au système quand les prêts bancaires tombaient du ciel comme la pluie non ? Aimer le système capitaliste serait donc sans conséquences ? Moi je dis, qu'ils paient leur bêtise, ça leur apprendra.

  22. 72
    Jean Louis CHARPAL dit:

    @19 marc - 15 juin 2011 à 17h03

    Vous signalez, à juste titre, les ravages dans l'esprit d'un grand nombre de nos concitoyens du mot "dette" utilisé sciemment par les désinformateurs de service pour culpabiliser les gens et paralyser toute tentative de chercher les vrais coupables de la situation. Cela permet de plus, de justifier les politiques délirantes des Diafoirus dignes de Molière du FMI, de l'UE et de la BCE.
    Je suggère que dans nos démarches citoyennes, destinées à ouvrir les yeux de nos contemporains, on utilise le terme de "dette fictive" et lorsqu'on est en présence de familiers (copains, collègues, amis, membre de notre famille), on utilise celui "d'endettement bidon".
    Vous verrez ça n'est pas inintéressant. Quand vous commencez par affirmer que la dette, dans toute les démocraties, est fictive, ou que l'endettement est bidon, vous retenez tout de suite l'attention de votre (ou de vos) interlocuteur. Une fois "le pied dans la porte", il est facile d'aller plus loin en expliquant que pour les Etats, emprunter n'est pas une faute, et que si ceux-ci pouvaient emprunter auprès des banques centrales (soumises cette fois au pouvoir politique) et de banques nationalisées, ça ne serait plus un problème.
    Ajouter ensuite (oui, je sais, ça fait un peu recette de cuisine), que si les inégalités des salaires et des revenus étaient énergiquement réduites, la fraude et l'évasion fiscale réellement combattues, l'économie serait irriguée d'un sang neuf, comblant tous les déficits. Les Etats dans ce cas, auraient beaucoup moins besoin d'emprunter et ne s'adonneraient plus à une "cavalerie" qui ne profite qu'aux banquiers d'affaires (spéculateurs en bon français).
    Donc, parler de dette fictive et d'endettement bidon me paraît parlant et mobilisateur. Maintenant si vous trouvez mieux, pas de problème...

  23. 73
    Wawa dit:

    La vie éternelle oui bien sur, c'est bien le but ultime de l'Homme. Pour cela il faudra que l'humanité face le choix du bien, que chacun de nous fasse ce choix de bonté et d'amour fraternelle. Ce choix porte un nom, c'est la pénitence, elle n'est pas dolorisme, elle est le choix de la femme et de l'homme de bonne volonté du bien actif, renoncement à l'égoïsme, à la lâcheté et à la peur. Ce n'est pas la foi qui sauve, ce sont les actes.
    Fraternellement.

  24. 74
    Menjine dit:

    On peut dire que la transformation de la nature pour servir aux besoins des hommes nécessite d'avoir une conception collective de son appropriation et de la répartition des biens ainsi produits, mais aussi conjointement une conception écologiste de cette emprise.
    Les écologistes qui ont fait cette analyse, qui sont de gauche ont rejoint M.Billard au parti de gauche.
    Le front de gauche, lui aussi, a réfléchi à cette question écologique et au Parti Communiste Français c'est,entre autres, Chassaigne qui a mené la réflexion.
    Ceci pour dire que si M. Hulot en vient à des conceptions "réservées jusqu'à présent à des courants comme le nôtre" c'est qu'il y a une certaine force de la réalité bien plus qu'une évolution de sa pensée, et qu'Hulot et les siens ont une belle habileté rhétorique et quelques capacités de calcul politicien. Encore un effort pour devenir de gauche, camarades EELV!
    Ce n'est tout de même pas parce que Mme Le Pen veut sortir de l'Europe de Lisbonne que l'on irait envisager des alliances avec elle. Jusqu'à preuve du contraire, les écolos ne sont pas de gauche, voir Montreuil par exemple !
    Et cette espèce d'appel du pied à une grande alliance sympathique d'Hulot à Autain que j'ai cru lire dans le billet de Mélenchon et dans certains commentaires me font douter de la stratégie même du front de gauche,Emmanuel Dang Tran a un discours plus cohérent, mes craintes d'une dérive droitière et personnelle se sont réveillés depuis ce billet.
    J'espère me tromper.

  25. 75
    Rachel dit:

    @74 Menjine : si vous pensez que Mélenchon accepterait de s'allier à des libéraux, rassurez-vous ! On souhaite simplement que les écologistes d'EÉLV qui tiennent des discours de plus en plus clairement de gauche, aillent jusqu'au bout de la logique écologiste en abandonnant toute idée d'alliance avec les libéraux du PS et du Modem, et en admettant enfin que le Traité de Lisbonne rend leurs propositions inapplicables, pour enfin nous rejoindre. Le libéralisme économique et le productivisme qui va nécessairement avec sont incompatibles avec l'écologie politique ! Oui ou non ? Mélenchon veut leur faire dire oui, les ramener à la raison tant qu'il est encore temps. S'ils disent non, nous les combattrons férocement.

  26. 76
    breteau jean claude dit:

    la Grèce en court de pillage, a la manœuvre le FMI et la BCE ne sont pas seuls, des banques françaises sont a l'affut, la BNP, le Crédit Agricole, la Société Générale. Nous n avons pas de moyen d'agir contre le FMIi ou la BCE par contre il est possible aux clients des 3 organismes financiers de retirer leur argent en ne laissant qu'un euro et d'ouvrir un compte dans une banque nationalisable en solidarité avec les Grecs. Les voyous ne doivent se sentir a l'abri de la colère des peuples. Des artistes, des footballeurs, dont la plupart sont issus de milieu populaire, ceux qui sont exaspérés par le libéralisme dévastateur peuvent manifester ainsi leur soutien a Mikis et ses amis.

  27. 77
    Gilbert Duroux dit:

    64 Rachel
    Il n'a jamais voulu s'allier à Europe Écologie, mais avec les Verts, avant que ces derniers ne fusionnent avec les libéraux d'EÉ. Il s'était retrouvé face à Cohn-Bendit lors d'une interview, et en avait profité pour faire une proposition aux Verts, pas à Cohn-Bendit ! Si vous voulez nous combattre, faites-le au moins honnêtement !

    Ce procès en malhonnêteté, je pourrais vous le faire. Où voyez-vous que je cherche à vous combattre (et d'abord, c'est qui "vous" ?). Je ne fais que rappeler ce qui a fait débat parmi les lecteurs assidus de ce blog. Oui, je maintiens que Duflot était l'interlocutrice à privilégier. Pour deux raisons : Cohn-Bendit ne cesse de tirer le mouvement écologiste vers la droite et Duflot est la n° 1 des Verts (elle vient d'ailleurs de f... une branlée à Cohn-Bendit qui n'a recueilli qu'un quart des voix sur sa motion).
    Alors je vous prie de rembarrer vos accusations gratuites. Le débat, c'est pas le béni-oui-oui.

  28. 78
    Pier7 dit:

    Bonjour à toutes et tous, camarades

    Quant à l'immortalité, nous avons trouvé : "Le cadavre est à terre mais l’idée est debout".

  29. 79
    Rachel dit:

    @77 Gilbert Duroux
    Et qu'en savez-vous que le PG n'a pas tenté de contacter Duflot à maintes reprises ? Utilisez google si vous avez des doutes ! Il s'agissait d'une émission de radio, une opportunité en somme pour lancer un appel aux militants des Verts. J'ai bien l'impression que vous cherchez toujours la petite bête, et que vous refusez de réfléchir à certaines choses, ne faites pas l'innocent...

  30. 80
    breteau jean claude dit:

    a boom
    Sauf il y a ceux qui encaissent sans rien faire et ceux qui paient par leur travail leur impôt ce sont ceux la qui créent les richesses sans pouvoir en profiter.

  31. 81
    Gilbert Duroux dit:

    #61 Jean Jolly
    Tu as oublié Bové dans ton exposé anti Front de Gauche... en parlant "d'écolo-tartuffe". Tu en as d'autres de ce genre d'"écolos" ?"

    1) Bové (quoi que je puisse penser de sa dérive), c'était pas le sujet, c'est de Nicolas Hulot que Jean-Luc Mélenchon causait.
    2) De quoi parles-tu lorsque tu parles d'exposé anti Front de gauche ? Il faut se mettre à genou devant le maître et dire amen, sinon on est anti FG, c'est ça ? C'est ça ta conception de la vie démocratique d'un parti ?

  32. 82
    odp dit:

    Une question pour marc 15 et JL Charpal 72 à la suite ces débats de "dette fictive" ou de "masse monétaire en circulation". Moi qui suis aux 3x8 pour un SMIC avec en plus un emprunt sur le dos, je voudrais savoir si vous pourriez me faire des virements réguliers de "masse monétaire en circulation" et/ou prendre en charge ma "dette fictive". Parfois il faut quand même arrêter le délire.

  33. 83
    J.C. dit:

    Au sujet de l'Homme immortel.

    Je suis enchanté de voir ce point abordé par un politique. Qui plus est de la vieille école! M. Mélenchon ne cesse de me surprendre.
    Les dirigeants politiques et les militants sérieux doivent prendre conscience que nous ne sommes qu'à quelques décennies de voir apparaître certaines choses que d'aucuns qualifieront de science fiction. Notamment, des intelligences artificielles aussi/plus intelligentes que des êtres humains, ou encore une compréhension quasi-totale du cerveau humain et des mécaniques de groupes sociaux (grâce à l'explosion des réseaux sociaux). On peut imaginer un super-ordinateur qui puisse prédire l'évolution de la société humaine plusieurs siècles à l'avance.

    Certaines associations de scientifiques commencent déjà à jeter les bases d'une éthique pour les robots (puisqu'ils vont très bientôt être sujets à la douleur et aux sentiments). Étonnant n'est-ce pas?

    Bref, il est vital, en tant que citoyens et politiques, de commencer à se questionner sur tout cela.
    Croire qu'il s'agit de contes de fées, et prétendre repousser à plus tard ces questions qui vont nous exploser au visage d'ici à peine 40 ans serait aussi idiot que de penser que les énergies fossiles seront inépuisables (ce qu'on pensait pourtant il y a moins de 15 ans).

  34. 84
    Menjine dit:

    Pour moi il s'agit d'en finir avec le capitalisme. C'est à cette aune que se jugent les possibilités d'alliance ou de concours dans un front politique d'organisations ou d'individus.
    Que Verts et Europe Ecologie fassent tous les petits pas qu'ils veulent, et qu'ils s'approchent de la gauche comme la flèche de Zénon s'approche de la cible sans la toucher, je ne voterai pas pour eux ni pour des coalisés avec eux si la rupture avec le capitalisme, c'est à dire avec l'exploitation de l'homme par l'homme, c'est à dire avec le système dénoncé ici à longueur de blog, n'est pas ce qui prime.
    Si les forces de réserve du Front de gauche doivent faire dériver celui-ci vers une perpétuation du système avec un nouveau personnel même très sincère, très peu pour moi, j'ai déjà donné en 1981.

  35. 85
    vincent (vost) dit:

    Encore un billet riche d'informations et d’éducation/vulgarisation citoyenne. Merci Jean Luc Mélenchon.
    Sur le sujet de la victoire de l'homme sur la mort cette question me fascine aussi. Une veille sur les progrès de la science ne laisse aucun doute sur l’avènement imminent d'une nouvelle humanité potentiellement immortelle.
    Les questions anthropologiques et éthiques que cela soulève sont cruciales. Le sujet n'est pas anecdotique. L'humain post moderne, occidental ayant pris le chemin de l'individualisme et de l’égotisme se complaît dans un simulacre d'humanité. Alors immortel, je crains le pire.
    Les heureux désordres sociétaux que nous observons aujourd'hui sont peut être le fait des humains les plus résilient face à la destruction de la perception cognitive et collective des valeurs humanistes universelles. L'outil de cette destruction est la médiacratie. Le bourrage de crâne, le dressage, l'acceptation de la soumission aux plans les plus violents des DRH des plus ou moins grandes sociétés, le mépris de soi, tout cela est distillé par le système médiatique moderne, cheval de Troie au service des monstres du néo libéralisme, sortes de léviathans narcissiques pervers. Ainsi l'idée de l'homme machine, l'humain "augmenté" le multi tasking sont partout dans le discours contemporain, bientôt on nous vendra cette "merveille d'immortalité" sans que jamais les questions fondamentales ne soient soulevées.
    cf biblio par ex :La Revanche du serpent ou la fin de l’homo sapiens (Debré) - La société du mépris de soi (Chevallier) - La méthode 6 Ethique (Morin)

  36. 86
    Jean Jolly dit:

    @ Gilbert Duroux.

    Pas du tout mais lorsque l'on réfléchit à quoi sert EELV, il y a de quoi se poser des questions. Entre un Noël Mamère qui dit rouler à vélo alors qu'il se déplace en taxi, un Hulot qui lui aura circulé dans tous les types de véhicules à moteurs existants à travers la planète, un Cohn-Bendit qui ne sait pas pourquoi ou pour qui il roule, un Bové qui prend la voie de ce dernier, une Éva Joly bien meilleure magistrate que politicienne et pour couronner le tout une Cécile Duflot qui prend la grosse tête... la planète attendra avec ces écolos-bobos.

  37. 87
    Papa dit:

    En allant voter ce matin, j'ai pris mes responsabilités en toute connaissance de cause. Et contrairement à certains camarades je ne suis pas resté enfermé dans une position de défense dogmatique, qui conduit au sectarisme, et non plus d'être sur une position révisionniste. Nous ne nous baignons jamais dans la même eau.
    Certains estiment que nous risquons de reproduire 81 et ses désillusions mais le contexte n'est plus le même.
    En 81, il n'y avait pas de Front de gauche. Cet outil aujourd'hui existe au grand dam et de la droite et vis a vis des sociaux démocrates. Oui la droite peut avoir peur.
    Nos accords pour les législatives peuvent créer les conditions pour obtenir un fort groupe Front de gauche à l'assemblée nationale. Encore convient-il que tous ensembles nous en soyons persuadé.
    La candidature de Jean-Luc Mélenchon peut être le facteur de mobilisation de tous ceux qui subissent les méfaits de la politique de Sarko et ses malfrats. Voila pourquoi j'ai voté ce matin pour la candidature de Jean-Luc.

  38. 88
    marc dit:

    @ odp 82

    Il est vrai que cette affaire de dette est tellement surréaliste que l'esprit rationnel résiste à y croire. Je vous invite à lire l'excellent livre récemment publié par ATTAC sur la dette publique (voir site d'ATTAC).
    S'agissant de la dette française qui s'élève à 1500 milliards €. (En fait la masse monétaire)
    Or depuis 1973 la France a payé 1500 milliards € d'intérêts à des banques privées.
    Si nous avions pu nous financer auprès de la Banque de France, notre dette serait nulle. Ce sont les intérêts qui font la dette dans un infernal effet boule de neige.
    Les traités européens obligent les états à se financer (très cher) auprès des banques privées au lieu de se financer (gratuitement) auprès de la banque centrale. Pour la France cela a commencé par une loi du 4 janvier 1973 à l'initiative de Pompidou (banquier de profession), Giscard d'Estaing, et Jacques Delors.
    Les états européens ont renoncé (de leur plein gré) au pouvoir de battre monnaie.
    Ce qu'aucun roi, sous l'ancien régime n'avait jamais accepté, la république y a consenti, trahie par son oligarchie.
    Aucune émancipation politique ne sera possible sans un minimum d'éducation populaire sur ces affaires financières.

  39. 89
    Nicolas B. dit:

    "La crise est derrière nous ! Le chômage recule... nous avons sauvé le système bancaire...". Bref c'est eux les plus forts ! Faudrait faire une vidéo, digne d'un grand bétisier, pour enregistrer cette méthode coué, avec les dates et les médias, les philosophes, les économistes qui reprennent en cœurs histoire de ne pas oublier. En attendant comment ils vont nous expliquer que ça va aller mieux pour la Grèce et le peuple grec surtout.
    Pour ce qui est de vaincre la mort, je ne pense que cela soit si important, cela enlèverait de la valeur à la vie et il faudrait reculer encore l'âge de la retraite pour certains. Tâchons de vivre dignement en mesurant chaque instant à sa juste valeur.
    Nous sommes à l'aurore d'un grand jour du vote communiste, j'ai bon espoir, Mélenchon Présidons !

  40. 90
    BODIN Stéphane dit:

    Au sujet de l'Homme immortel :
    Je crois qu'en effet on est à la veille de l'émergence d'un homme "augmenté" (pas seulement immortel, mais aussi cyborg, génétiquement sélectionné etc.) Les techniques sont toutes quasi prêtes : tri génétique, reproduction contrôlée, contrôle du cerveau, robotique, nanotechnologies, chimie etc.
    Le problème c'est que cette révolution ne sera pas myrifique. Y'en n'aura pas pour tout le monde. Les chanceux (les riches) vivront plus longtemps. L'espèce humaine se scindera. Les allumés du transhumanisme méprisent déjà les autres. Le pire des fascismes se prépare.
    Je recommande à ceux qui s'intéressent à ces questions, par exemple les mises en garde de Paul Ariès contre le Transhumanisme, ou ce récent documentaire excellent (récemment diffusé sur France 2) "Un homme presque parfait" (de Cécile Denjean).

  41. 91
    Pierre dit:

    Bonjour à toutes et à tous,
    Juste pour dire à Redline n°88 : t'as raison. C'est ça, le Front de Gauche. Ex-coco et motard en colère (il y a des manifs samedi 18 juin en France, voir le site de la FFMC, contre la politique irresponsable du gouvernement en matière d'insécurité routière), je me retrouve dans ce FdG, tel qu'il est. Touchez à rien. On fait simplement comme en 2005 au referendum.
    Bon courage
    Pierre

  42. 92
    redline69 dit:

    @papa
    Merci Papa de nous avoir fait suivre votre cheminement jusqu'a votre vote final.
    Maintenant, réjouissons nous !
    En effet, hormis à la marge de la marge, les deux candidats en lice (Mélenchon et Chassaigne) sont inscrit nettement et au grand dam de Gerin et autres acrobates au sein du Front de gauche. C'est çà la grande nouvelle !
    Déjà malgré la présentation bizarre de Gerin, le PCF souhaitait majoritairement le regroupement sous le drapeau du Front de gauche, de plus, à plus de 60% lors de leur dernière consultation les PCF ont soutenu Jean-Luc Mélenchon. Restait le vote des militants du parti comme Papa qui font le choix en conscience et dans le respect de la lutte partagée et de mener à bien la consultation. Papa apporte son soutient à Jean-Luc Mélenchon, c'est un choix d'union de la vrai gauche !
    Mais si Mr Chassaigne sortait du chapeau, personnellement je le soutiendrais aussi loyalement comme vient de le faire Papa en votant Jean-Luc Mélenchon. C'est la réciprocité intelligente au service de nos luttes ensemble. Même si moi je suis pas PCF.
    Cordialement

  43. 93
    jacques87 dit:

    @Christian B (90)
    Article Les salades de Fukushima en bas à gauche de la page 5 du Canard enchainé qui parle des mesures effectuées par l'IRSN (Institut National de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) et qui nous indique que la CRIIRAD (laboratoire indépendant) s'est aperçu que les niveaux de contamination indiqués étaient des moyennes sur 6 à 10 jours pour des périodes débutant avant le passage du nuage, que sur tout le sud ouest (probablement la zone la plus touchée en France) les prélèvements ont été fait sur un seul site, et que l'analyse a été stoppée pendant 7 jours à partir du moment où on a détecté de l'iode 131. Au fait, on ne pourrait pas porter plainte contre ces organismes de contrôle qui ne contrôlent pas pour mise en danger de la vie d'autrui, et au passage contre les Wauqiers, Copé et autres journaliste du Figaro pour diffamation envers des bénéficiaires du RSA accusés sans preuve d'être des profiteurs et des assistés ?

    A quand une grande manif de soutien à nos amis Grecs, Islandais, Tunisiens, Espagnols...
    Et pour dire aux médiocrates (j'aime bien ce mot - merci) que votre Europe, vos dettes, votre mépris, c'est fini, on n'en veut plus, allez ouste, du balais !

  44. 94
    Jake B dit:

    A propos de l'immortalité.
    La médecine nous conduit à vivre de plus en plus vieux. Les politiques tentent de nous faire crever avant l'âge.
    Et si tu as réussi à résister jusqu'à l'âge fatidique (je ne le dis pas, çà peut encore changer) alors t'as pas de quoi te payer une maison de retraite, payer ta bouffe et tes médocs. Alors, dites moi, à quoi çà sert tout çà ?
    L'immortalité, c'est de mourir pour une cause juste. Alors, qu'est-ce qu'on attend ?
    Jake

  45. 95
    jean ai marre dit:

    @ 71 Boom
    Il n'y a rien de plus juste dans ce qui est en train d'arriver

    J'apprécie votre assiduité, et je serais encore plus heureux (le bonheur) si vous lisiez les posts qui vous sont adressés.
    Par exemple @ 14 et pour aider votre culture politique, @ 18. Il me semble que vous mélangez tout que vous faites un bel amalgame entre le peuple et ses dirigeants. C'est pour cela que je vous propose de lire mon post @ 18. Les grecs vont ressourcer la démocratie.par qu'ils ont été bafoués et passés au yeux du monde pour des fainéants.
    Qui a menti sur les comptes financiers de l'état grecs ? Le peuple grec a t-il choisi démocratiquement ? Le peuple grec a-t il triché ? Pourquoi les experts ne s'attaquent pas à la dépense militaire (4 % du PIB) ?
    Et enfin je souhaiterais vous soumettre deux autres points pris au hasard illustrant le déni de démocratie.
    Le traité de Lisbonne, que le peuple français par vote démocratique a refusé, le gouvernement l'a ratifié.
    Par vote démocratique le peuple Islandais a refusé de payer la dette. Portez vous le même discours que pour la grèce ?
    Dans quelques jours l'état grec va être voué aux enchères, tout va se brader. Résultat : les citoyens grecs vont se trouver étrangers sur leur sol.

  46. 96
    ermler dit:

    @ redline 69 (88)

    Pas d'accord du tout avec votre analyse sur la construction du Front de Gauche.
    Le temps n'est plus à la préservation des pseudos identités de chacun ou de leurs prétendue liberté d'action. Ces mots n'ont aucun sens dans le contexte actuel. Le Front de Gauche n'est pas une PME où chaque petit actionnaire surveillerait l'autre pour l'empêcher de tirer la couverture à soi. Cette vision boutiquière, si elle n'est pas dépassée rapidement, sonnera le glas du Front de Gauche et de nos belles et justes espérances !
    Tous les mouvements populaires qui se dessinent un peu partout de part et d'autre de la méditerrannée ou depuis des années en Amérique latine montrent la même chose : les peuples ne cherchent plus à s'identifier à une chapelle idéologique de quelque nuance qu'elle soit. Il veulent un mouvement fort, rassemblé et refondé qui opposera à la catastrophe libérale une alternative démocratique de justice sociale assez puissante pour casser les reins aux oligarchies qui les dominent et les méprisent. Point !
    On se moque bien que PC, PG, GU ou FASE conservent leur identité ! (La quelle ?)
    Alors oui, je suis (comme Mélenchon et Autain) partisan de l'adhésion directe à un Front de Gauche élargi, non pas seulement à toutes les chapelles de la gauche émiettée, mais à tous les citoyens désireux d'en finir avec le libéralisme.
    Non, comme beaucoup d'autres citoyens, je n'ai pas envie de m'étiquetter FASE, GU, PG ou PCF pour celà ! Pour moi, la révolution citoyenne c'est aussi le dépassement des étiquettes, des partis de gauche à l'ancienne. Sans cette révolution-là le Front de Gauche continuera à stagner et Mélenchon et les militants encartés auront beau se décarcasser, la dynamique tant attendue ne se produira pas.

  47. 97
    lilou dit:

    @ Papa (87).

    Dans 1 heure je vais allé voter comme toi, pour les même raisons, dans le même esprit. Je pense que beaucoup de camarades ne connaissent pas bien J-L Mélenchon ou par sectarisme ne veulent pas le connaitre. La victoire du peuple de gauche ne s'obtiendra que par sa candidature et par le Front de Gauche.

  48. 98
    Mario Morisi dit:

    Bonjour

    Petit à petit, la bataille idéologique et sémantique s'installe au bon endroit, à l'endroit où le PG, le FdG et nous tous ici avons voulu installer le champ du combat.
    Lisez ça dans Marianne...
    http://www.marianne2.fr/Sondage-80-des-Francais-pour-un-protectionnisme-europeen_a207348.html

  49. 99
    Boom dit:

    @ "Jean ai marre"

    J'ai bien lu vos lignes ne vous inquiétez pas pour ça. Alors où s'arrêtent les incantations et où commencent les démonstrations rigoureuses? Evidemment qu'il n'y aucun plaisir à voir les gens souffrir, et il y a beaucoup de gens qui souffrent en Grèce. Mais arrêtons-nous deux minutes sur les faits.
    C'est bien beau de dire que la démocratie ne fonctionne pas, qu'il faut modifier les institutions en introduisant par exemple un système de sanctions pour les politiciens. Mais qu'est-ce qui empêchait les grecs - dans le cadre le système actuel - de les sanctionner en 2009? Ils savaient pourtant tout déjà! Le trucage des comptes, l'endettement excessif, l'évasion fiscale, les caisses vides, les mensonges. Elle est où la sanction? Ils sont combien en moyenne à manifester lors des "impressionnantes" journées de grève générale? Peanuts! 10.000 en moyenne sur les 9 premières grèves! Quelle sanction, ça fait froid dans le dos!
    Je vous rappelle à cette occasion que la Grèce est endettée à hauteur de 350 milliards d'euros. Qui peut (sans rire) penser que cet argent sera remboursé un jour? Je peux vous le dire, à l'heure où on parle, le marché de CDS montre qu'il y a 81.5% de chance que la Grèce fasse défaut dans les 5 ans. Voilà la vérité!
    Je n'attends qu'une seule chose, c'est qu'on me démontre qu'il existe une solution à ce problème respectant une logique raisonnable. Je l'ai dit plusieurs fois, Jean-Luc est un maître dans l'art des démonstrations. Il isole le problème et propose une solution. C'est d'ailleurs exactement comme ça que Sarko a convaincu lors du débat télévisé du second tour en 2007. Alors où sont-elles passés ces démonstration concernant la Grèce? Démontrez-moi qu'on peut sortir de cette folie par le haut! Ce jour là, oui, je le promet, je ferais un copier/coller du post, car il s'agira d'un moment de génie.

  50. 100
    Michel matain dit:

    Depuis ce matin les communistes membres du PCF sont invités à voter pour leur candidat à la présidentielle.
    Le choix qu'ils vont faire ne sera pas seulement Mélenchon ou Chassaigne mais pour ou contre le Front de Gauche.
    Parce que, dans les circonstances actuelles, si André Chassaigne était désigné candidat, il ne serait plus que le candidat du seul PCF. C'est bien pourquoi, André Gérin s'est décidé à soutenir Chassaigne. Si Chassaigne était désigné, l'accord sur les législatives (en voie de concrétisation) n'aurait plus aucun sens, chacun reprendrait son chemin de son côté. On se retrouverait dans le même schéma qu'en 2007, on rejoindrait le club des gauches désunies (Grèce, Portugal quoique dans ce pays, ça s'arrange : après avoir appelé à voter socialiste à la dernière présidentielle, le Bloc des Gauches semble revenir vraiment à gauche et vouloir aujourd'hui une alliance avec le PCP...). Les communistes français doivent avoir bien clairement en tête que la désignation d'un candidat communiste comme candidat du Front de Gauche à la présidentielle en plus des 80 % de candidats communistes aux législatives, ferait du Front de Gauche une annexe du PCF. Ce qu'aucun des partenaires non-communistes du Front de Gauche n'accepterait. Le PCF doit accepter d'être partie prenante d'un mouvement sans en être le seul initiateur et le seul chef d'orchestre. Son identité ne disparaitra pas pour autant, pas plus qu'aucune des identités présentes dans le Front de Gauche. Son influence non plus : d'autant plus qu'historiquement celle-ci n'a jamais été lié à la présence ou la non-présence d'un candidat communiste à la présidentielle. Alors je souhaite, pour que 2007 reste un mauvais souvenir, que les communistes fassent le choix du Front de Gauche en votant pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

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