31mai 11

Les Grecs, les Espagnols, Cohn-Bendit et nous

Même pas peur !

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J’ai fait cette note après m’être déjà beaucoup exprimé la semaine passée grâce aux invitations de plusieurs médias. Je l’ai donc limitée à quelques questions sur lesquelles je vois se nouer des changements de longue portée. La volatilité de la situation politique en Europe s’accroit sous nos yeux. J’en suis souvent ébahi. Chaque pays marque à son rythme des changements de saison politique. Et chaque situation nationale influe et contamine l’ensemble des autres pays où nombreux sont ceux qui regardent lisent, écoutent pour savoir ce qui se passe. A l’Europe absurde des puissants et de leur politique cruelle s’oppose dorénavant une autre Europe, celle d’en bas. Celle-là fraternise et se solidarise. Les indignés de tous les pays s’unissent de cœur. Mais je parle aussi du vote chez les Verts. Et des problèmes des discussions dans le Front de Gauche. Tout bouge, tout avance.

Cohn Bendit a subi un rude revers lors du vote des adhérents des Verts-Europe Ecologie. Il est ainsi mis en échec dans son projet d’OPA sur la formation écologiste. Je pense ici bien sûr à la ligne centriste qu’il assume ouvertement. Mais je pense aussi à son plan de retrait de la candidature écologiste à l’élection présidentielle sous le prétexte du « danger Front national » qu’il ne combattait d’ailleurs jamais concrètement. En ce sens, sa déroute est une bonne nouvelle politique pour les gens qui partagent mon engagement. Ce n’est pas une appréciation sur sa personne, évidemment. Je le dis alors même qu’il n’a jamais été spécialement correct avec moi. Mais l’échec de la ligne centriste et la victoire d’une direction jeune qui ringardise les vieilles astuces politiciennes protège l’avenir et la diversité de l’écologie politique. Vous savez ce que j’en dis de longue date. Pour moi les points d’accroches communs avec Le verts-Europe écologie sont plus nombreux et légitimes qu’avec le PS dominé par les sociaux libéraux. L’espace culturel commun s’ouvre d’ailleurs plus facilement aussi avec l’intuition communiste. Je pense à la sensibilité à propos des biens communs de l’humanité. Nous sommes là plus proches les uns des autres  qu’avec la logique intrinsèquement productiviste de la ligne des socialistes actuels. En effet ceux-ci refusent de faire bouger par les rapports de force avec le capitalisme financiarisé le curseur du partage des richesses. Ils en rabattent donc et se limitent à proposer le fumeux « partage des fruits de la croissance ». Sans toucher bien sûr à la clef de répartition du gâteau. Ils se condamnent donc au productivisme comme cœur de leur stratégie de compromis social. Ceci posé je ne rêve pas. Les Verts-Europe écologie assument un anti communisme spontané assez agressif. Les dernières cantonales l’ont assez bien rappelé. Pour autant je ne suis pas dissuadé d’essayer de les convaincre comme j’avais tenté de le faire aux régionales. Un jour ou l’autre une coalition avec eux pourrait-être la formule de rechange pour une autre majorité à gauche que celle aujourd’hui dominée par l’hégémonie des sociaux libéraux. La mise à l’écart de Cohn Bendit par les adhérents eux-mêmes raccourcit le chemin qui nous sépare. 

A Deauville les martiens se sont réunis. Seuls des extra-terrestres peuvent tenir une réunion comme celle–là. Je veux dire des gens qui ne semblent rien savoir de ce qui se passe vraiment. Et qui ne se posent aucune question sur eux-mêmes. Quand le G8 a commencé, sous Giscard, mais les convives n’étaient que cinq, la réunion pesait 70 % du PIB mondial. Aujourd’hui à peine 40 %. Le G8 ne représente que 13 % de la population mondiale. Et il exclut les grands pays émergents, Chine, Inde, Brésil et Afrique du Sud. Ceux là sont les invités du deuxième service, réunis pour faire des phrases sous le nom de G20. Cette faiblesse n’enlève rien à la morgue. Le G8 prétend décider du cours politique, diplomatique et sécuritaire du monde. Signal de très mauvaise santé : ce directoire de l'oligarchie mondiale ne  peut plus se réunir sans mobiliser une véritable armada pour sa protection. D'habitude si économe en fonctionnaires, Sarkozy n'a reculé devant aucune dépense publique pour conjurer le risque. 12 000 policiers et gendarmes mobilisés. Et combien d’autres panoplies : batteries de missiles Crotale, navires de guerre en alerte sur les cotes, hélicoptères et drones, en veux-tu, en voila ! L’ardoise est lourde pour ces bavardages de prestige. Pour loger 2500 membres de délégation et 3 500 journalistes, il en aura coûté au moins 20 millions d'euros au contribuable. Soyons mesquins : cette somme aurait pu financer 500 postes de profs pendant un an !

Tout ça pour quoi ? D'abord des promesses en l'air pour les révolutions arabes. Le G8 a promis 40 milliards de dollars d’aides pour la Tunisie et l'Egypte. Mais sans aucun engagement précis. Pas de répartition entre pays bénéficiaires. Pas de répartition précise entre les contributeurs. Pas de calendrier de versement. Finalement une promesse qui n’engage que ceux qui veulent y croire. Une promesse pour communiqué final et journalistes pressés. Car on sait ce que valent les promesses du G8. Déjà en 2005 au G8 de Glenneagles en Ecosse, 25 milliards avaient été promis pour l’Afrique … mais seulement 11 milliards ont effectivement été versés six ans après ! La seule précision apportée cette fois-ci est que l’essentiel de l'aide consistera en des prêts du FMI et de la Banque mondiale. Quel cadeau ! Le FMI ! Tant vaut dire confier au loup le secours aux moutons. On connait le prix du ticket d’entrée avec ces gens. Là où ils viennent la démocratie et la souveraineté du peuple disparaissent.

Les conclusions du G8 sont grossièrement marquées par le point de vue des Etats-Unis d'Amérique. L'indignation à géométrie variable fonctionne à plein régime sur les révolutions arabes. Le G8 appelle à l’arrêt immédiat de l’usage de la force en Libye et en Syrie, mais exprime une simple "préoccupation" sur le Yémen. Et il ne dit pas un mot des oligarques d'Oman et de Bahreïn qui répriment leurs peuples. Les USA ont même obtenu du G8 qu'il exprime son soutien au travail du Conseil de coopération du Golfe, qui est pourtant l’organe des dictatures pétrolières du Golfe. Le "deux poids, deux mesures" est aussi tangible sur le conflit israélo-palestinien. Le G8 renvoie dos à dos Israéliens et Palestiniens dans la responsabilité du blocage actuel. Mais il relaie la demande israélienne pour « la libération inconditionnelle et sans délai du soldat Gilad Shalit », alors qu'il ne mentionne pas la demande de libération du jeune franco-palestinien Salah Hamouri alors même que la présidence est française. Et pas un mot pour une demande élémentaire : la fin du siège de Gaza. Autre signe d'alignement du G8 sur les préoccupations des services paranoïaques états-uniens, la déclaration finale insiste lourdement sur les menaces nucléaires de l’Iran et de la Corée du Nord, et sur la lutte contre le terrorisme. Le G8 lance même un appel à la paix en Afghanistan, mais bien sûr sans aucune remise en cause de l’occupation par les Etats-Unis et l’OTAN qui a conduit à une guerre enlisée sans perspective, sans objectif claires et sans ennemi nommé. Tout cela est d’une banalité et d’une platitude totale. Et d’une inefficacité qu’il n’est même plus besoin de commenter.  

Mais le catéchisme a été répété avec enthousiasme, dans un mépris absolu des dégâts déjà occasionnés par son application. Les récitants ont psalmodié leurs mantras. Car même s'il n'est plus censé s'occuper d'économie, domaine désormais dévolu au G20, le G8 n'a pas pu s'empêcher de faire un plaidoyer pour ses dieux coutumiers, le marché et la concurrence libre et non faussée et autres merveilles bien connues. « le G8 réaffirme son engagement durable en faveur de marchés libres et ouverts ». « L'OMC joue un rôle déterminant pour prévenir le protectionnisme.. »« Nous réaffirmons notre engagement en faveur du processus de libéralisation du commerce ».  Rappelons pour l’humour (noir) que ce jamborée était placé sous l’exergue : "Nouveau monde, nouvelles idées" ! Waaaah ! Les nouvelles idées super neuves que voila ! Et pour finir d’être édifiés, apprenez que les Etats-Unis ont même obtenu que la « liberté religieuse » soit mentionnée parmi les objectifs des révolutions arabes. Personne n’a dû leur dire que c’est au contraire la séparation du religieux et du politique et la laïcité, mot horrible naturellement absent du texte en dépit de la présidence française, qui sont portées par les franges les plus avancées des révolutions arabes, notamment en Tunisie. Tout cela, vous pouvez courir pour en trouver la trace dans les médias de masse. Comme d’habitude, le bétail a reçu ses aliments préférés : des niaiseries destinées à le distraire. La grossesse de l’épouse du chef de l’Etat, les images des allées et venues des puissants et des phrases creuses censées résumer les travaux.
 
Les illuminés de « l’Europe qui protège » poussent la Grèce vers l’effondrement. L’Union menace de ne pas verser la suivante tranche de prêts à la Grèce, vous l’avez su. Elle est accusée de ne pas respecter les conditions fixées par l'Union  Européenne et son bras armé le FMI. Ces derniers la menacent de suspendre le versement de l'aide s'ils n'obtiennent pas des garanties supplémentaires Sachez que ce scénario  a un précédent. Il a eu lieu en Argentine. Après plusieurs plans d'austérité successifs qui l'avait étranglée, l'Argentine a été précipitée dans la chute le 5 décembre 2001 par le FMI qui décida de suspendre le versement d'une nouvelle tranche d'aide. A l'Argentine déjà asphyxiée, le FMI reprochait aussi de ne pas avoir respecté les engagements d’austérités prévues. On ne voit d'ailleurs pas quelles garanties la Grèce pourrait encore donner puisqu'elle en est à son quatrième plan d'austérité. Ou plutôt si. On voit trop ce qui pourrait arriver. Car désormais la troïka infernale FMI-Commission européenne-BCE exige des garanties institutionnelles. Autrement dit une mise sous tutelle de l'Etat grec par un instrument de pillage légal. Il s’agirait d’une agence indépendante de gestion des actifs publics grecs mis en vente. Cet organisme comprendrait des représentants des pays créanciers. Ceux-ci conduiraient les privatisations à la place du gouvernement, en utilisant les actifs publics en garantie ou en hypothèque des prêts accordés à la Grèce. L'Europe propose donc aujourd'hui de devenir propriétaire de la Grèce en échange de la poursuite de son « aide » ! Cette incroyable arrogance, cette atteinte sans précédent à la souveraineté d’un pays est un précédent stupéfiant. Je ne sais ni combien de temps, ni combien d’énergie seront nécessaires pour en faire prendre conscience ici, alors que les journalistes répètent comme des disques que les Grecs « l’ont bien cherché », et ainsi de suite. Avez-vous entendu Jean Michel Aphatie faire ses blagues à deux balles sur le sujet ? Quelle délicatesse ! « C’est pas les conneries qu’on entend sur le FMI qui est responsable de cette situation, c’est eux qui ne payent pas leurs impôts ! » Et les petits bourgeois gavés qui l’entourent de rire à gorge déployée avec de mines de connaisseurs ! L’horrible bonne conscience des collaborateurs de l’occupant banquier me donne la chair de poule. Demain ils applaudiront les armées de technocrates apatrides qui viendront, un par ministère, comme en Grèce,  saigner notre pays. Car bien sûr, comme va le monde et l’Europe, nous serons tous des grecs un jour ou l’autre. Il ne manque pas d’admirateur du « courage » de Papandréou pour en faire autant. Ni de griots prêts à soutenir la main qui frappe !

Je prends date en vous racontant comment l’affaire se noua en Argentine. Si j’y reviens c’est parce qu’il en fut question sur le plateau de Taddéï l’autre soir. Mais la circonstance ne me permit pas de rappeler à monsieur Bourguignon, l’économiste, pourquoi j’étais si sûr de mon affaire concernant la nocivité des politiques d’austérité du FMI appliquées à des économies nationales déjà anémiées. De 1991 à 2001, l'Argentine a vécu une décennie de politiques libérales et d'austérité. Elles étaient consacrées à maintenir la parité absurde entre le peso argentin et le dollar américain. Une politique monétaire rigide, centrée sur la stabilité de la monnaie et la lutte contre l'inflation. Elle était censée rassurer les investisseurs ! La même politique que celle de la Banque centrale européenne avec l'euro. Asphyxiée, l'Argentine a plongé dans la récession en 1999-2000. En effet, chemin faisant, une envolée du dollar sur les marchés financiers finit de rendre intenable le cours forcé de la monnaie argentine. Comme l'a subi la Grèce suite à la crise de 2008 venue des Etats-Unis. L'Argentine a alors demandé l'aide du FMI. Lourde erreur. C’était déjà un Français qui officiait, monsieur Michel Camdessus, actuel conseiller de Nicolas Sarkozy pour la  dette de l’Etat. Et aussi conseiller du pape pour les questions sociales. Mais oui ! Celui-là ne voulut tenir compte d’aucune réalité. Le dogme c’est tout ! L’Argentine fut donc soumise à une nouvelle cure particulièrement violente d'austérité. Avec des plans successifs d'économies et de privatisations. Original, non ? Comme en Grèce cela a logiquement aggravé la récession et plongé des millions d'Argentins dans la misère. Jusqu'à ce que l'austérité devienne intenable avec le plan "Déficit zéro" de « l’homme de l’année » à Davos, le ministre des finances, l’ultra libéral Domingo Cavallo. Ca ne s’invente pas ! « Déficit zéro » ça vous dit quelque chose ? La fameuse règle d’or des allemands dorénavant inscrite dans notre Constitution.  La suite je l’ai racontée plus haut dans ce texte. Et que le FMI précipite le défaut de paiement du pays en dénonçant le non respect des engagements du plan d'austérité. Le scénario qui menace les Grecs est donc déjà écrit et s'est déjà réalisé. En Argentine, une banque de dépôts a fini par craquer. Les petits bourgeois et le peuple travailleur descendit dans les rues et tapaient les casseroles. Il occupait sans relâche les places et rues autour du palais présidentiel. Leur mot d’ordre : « qu’ils s’en aillent tous ! ». Un chaos total. Puis après trois présidents de la république en trois mois, la délivrance, l’effondrement du système politique. Avec seulement 24% des voix face à un bonze du système, Carlos Menem qui en avait recueilli 40 %, la rupture est venue là-bas, au second tour, d'un "outsider" hors système, Nestor Kirchner, figure atypique de l'aile gauche du péronisme. Depuis l'alternative y est toujours en construction mais la page du libéralisme est tournée.

« Qu'ils s'en aillent tous !", l'Europe y vient, petit à petit. En Espagne et en Grèce, je vois le mot d’ordre, et l’idée, se faire son chemin parmi les foules de précaires de tous âges assemblés sur les places. A cette heure, non seulement la mobilisation ne faiblit pas mais elle s'amplifie. Ce qui est tout à fait remarquable puisque les objectifs précis énoncés par les plateformes adoptées sur le tas ne semblent fixer aucun horizon de délais ou de moyens d’action autre que celui d’occuper la place. Le mouvement des jeunes chômeurs de la Puerta del Sol à Madrid s'est étendu comme on le sait à plusieurs villes d'Espagne. Et il a reçu le renfort d'assemblées de quartiers impliquant la population bien au-delà de la jeunesse. En Grèce, des dizaines de milliers de personnes sont mobilisées sur la place du Parlement pour refuser tout nouveau pas dans le dépeçage du pays. Elles réclament un référendum sur le nouveau plan d’austérité. Comme en Islande. « Le Figaro » raconte que les manifestants criaient : « quelle heure est-il, quelle heure est-il ? L’heure qu’ils s’en aillent ! ». Et maintenant voici tous ces grands démocrates, ces prix de vertu de la liberté chez les autres, les bons esprits de l’Union européenne, donneur de leçons à Caracas et bla bla qui sont  au pied du mur ! Allez ! Montrez que vous respectez vos principes ! Faites voter ! Osez le faire !
 
La solidarité avec les Espagnols et les Grecs s'est exprimée en France. Ce dimanche, plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées place de la Bastille. Pour moi, en ce 29 mai, cette solidarité exprimée avec les Espagnols et les Grecs en lutte pour leur souveraineté avait une portée particulière. Je n’oubliais pas que c’était le sixième anniversaire du rejet de la Constitution européenne par les Français. Non, je n’oublie pas. Vaille que vaille je fais ce que je peux, avec mes amis, pour que le souvenir, mais surtout la leçon, de cette violence ne se perde pas. J'ai écrit à ce sujet une tribune qui a été publiée samedi dans Marianne. C'était une manière pour moi de dire que l'absence de démocratie réelle que dénonce les Espagnols et désormais les Grecs nous concerne aussi directement. La droite ici a commencé à sentir le danger révolutionnaire de cette conjonction de la révolte sociale et de l'aspiration démocratique. Alain Juppé s’en est fait l’écho, dimanche sur Canal + : "je ne crois pas à un été européen après le printemps arabe". "Il y a un point commun, c'est le chômage. Grosse différence, c'est la démocratie. Nous nous l'avons, eux (les pays arabes) ne l'ont pas, ils se battent pour ça". Je ne sais pas si Juppé s'est rendu compte de l'énormité qui consiste à vanter la démocratie dans notre pays le jour anniversaire d'un vote populaire piétiné par son parti politique.

Il ne s’en souvient pas. Voila ce que je crois ! Comme beaucoup d’autres, à droite et à gauche, il ne veut pas s’en souvenir. Je vois là une véritable crise d’amnésie chez tous ces gens face à un souvenir qui les traumatise encore. Le traumatisme de leur défaite. Puis, celui tout aussi glauque, de leur forfaiture ensuite. Il a d'ailleurs senti qu'il ne pourrait pas s'en tirer aussi facilement. C’est pourquoi sans doute il a cru bon d'ajouter : "Il y a des enseignements à tirer de ce mouvement. D'abord le sentiment d'injustice devant la cupidité sans limites des plus riches (…) et puis la précarité grandissante des plus pauvres. C'est une interrogation sur le fonctionnement de la démocratie elle-même (…) Aujourd'hui, la démocratie représentative – on élit quelqu'un et on lui donne carte blanche pendant cinq ans – ca ne marche plus". Ces propos sont assez stupéfiants. Le mouvement espagnol et sa réplique naissante en France ont déjà commencé à produire leurs effets politiques. Tout cela ne fait que commencer ! Je sais très bien quelle est la faiblesse actuelle de ce mouvement en France, et la façon avec laquelle il est ignoré des grands partis et de quelques petits également. Ce qui compte à mes yeux c’est qu’il se soit amorcé. La marée ne monte jamais d’un coup. Les vagues vont et viennent. Ce qui compte c’est le sens général du mouvement et du cycle. 

Au Parti de Gauche, nous nous lassons de lire, ici et là, des commentaires et des réactions à propos de la négociation dans le Front de gauche sur les élections législatives. Ces échos, très éloignés de la situation véritable, créent une mauvaise ambiance, sans raison, parmi les équipes départementales des trois partis. Ils ralentissent l’intégration des nouveaux arrivants dans notre Front. Ils donnent surtout une très mauvaise image, très politicienne de nos échanges. Pour essayer d’éclaircir l’atmosphère et faire connaitre la réalité telle quelle est, je publie de façon exceptionnelle un document adopté par la réunion de notre bureau national ce weekend. Mon intention est de prouver qu’on peut et veut avancer aussi vite que possible pour mettre en ordre notre dispositif commun. Ce texte présente les dix propositions du Parti de Gauche pour finaliser la négociation du Front de Gauche sur les élections législatives. Elles montrent, contrairement aux rumeurs de "gourmandise" de notre parti, une clef de répartition des candidatures qui témoigne de notre raison. Elle est de surcroit extrêmement proche de la première proportion présentée par Pierre Laurent lui-même. En atteste la dépêche AFP du jour où nous avons, lui et moi, tenus une réunion publique à Limoges, à l’invitation de « Limousin terre de gauche ». Je résume en trois chiffres cette proportion : 70 % pour le PCF, 20 % pour le PG, 10 % pour GU et les nouveaux alliés.  De plus notre parti est prêt cette fois-ci encore à se porter en avant pour régler les problèmes qui pourraient surgir avec nos alliés. Si je publie ce texte et si je me porte en ligne, c’est que je veux contribuer, de toutes les façons possibles, au succès de cette dernière discussion. Je souhaite que tout soit en ordre dès la fin du processus de vote interne des communistes, de la Fase et de Convergences et Alternatives qui vont tous trois délibérer d’ici au 18 juin. Je crois utile de faire connaitre ce texte pour aider à faire baisser les inutiles tensions que j’ai vues se créer ces jours derniers en permettant à chacun d’apprécier la réalité tout a fait surmontable de nos difficultés. A deux doigts du but de rassemblement de l’autre gauche, je crois que la cause mérite un effort de compromis général.

Voici le texte des propositions du Parti de gauche. « Le Front de Gauche est aujourd’hui une réalité politique incontournable. Il a progressé à chaque élection et est devenu, à l’issue du scrutin des Cantonales, la deuxième force à gauche. Il a été présent dans toutes les mobilisations sociales et citoyennes et en a lui-même initié. Dans un contexte de crise du système capitaliste, de révolutions et de résistances citoyennes mais aussi de montée en Europe de mouvements d’extrême droite, il est toujours plus indispensable qu’il poursuive sa démarche lors des échéances électorales de 2012 dont nous savons qu’elles peuvent se révéler décisives pour le pays. Les forces qui composent actuellement le Front de Gauche, – la Gauche unitaire, le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche – ont donc pour responsabilité historique de concrétiser cet immense espoir. Chacune d’entre elle prendra, sous des formes de consultation différentes, des décisions sur cette question au mois de juin. C’est dans ce cadre et dans un esprit constructif que le Bureau national du Parti de Gauche a souhaité faire une offre à ses partenaires. Ces dix propositions, dont la plupart sont des rappels de textes et de principes déjà actés par les partenaires du Front de Gauche, ont pour seul objectif de lever les dernières difficultés et de permettre l’entrée du Front de Gauche, d’un Front de Gauche élargi, en campagne dans les meilleures conditions possibles.              

LES 10 PROPOSITIONS DU PG POUR FINALISER UN ACCORD DU FRONT DE GAUCHE

1  – Le texte « stratégie » déjà adopté par les trois composantes du Front de Gauche le 31 mars 2011 et publié.
2 – Le « programme partagé », qui aujourd’hui ne comporte plus de points de désaccord, et est actuellement en cours de finalisation.
3 – Sur ces bases, la proposition immédiate d’élargir le Front de Gauche aux forces qui se disent disponibles, dont récemment  la FASE et Convergence & Alternative. A cette fin,  nous proposons d’entamer  immédiatement avec elles les discussions programmatiques qu’elles mettent en débat. Toujours sur ses bases stratégiques et programmatiques, le Front de Gauche continuera jusqu’au bout à proposer au NPA une alliance pour les présidentielles et législatives.
4 – Le Front de Gauche appelle immédiatement à un élargissement à toutes les personnalités qui souhaitent œuvrer à son succès. Nous rappelons notre accord commun pour la mise en place d’un collectif national où elles seront associées. Plus largement, le Front de Gauche appelle à s’ouvrir à toutes les citoyennes et les citoyens qui le souhaitent à travers des Front de Gauche thématiques et des assemblées citoyennes partout en France.
5 –Le BN du Parti de Gauche rappelle l’approbation, le 22 janvier dernier lors du vote des délégué-e-s au CN, de la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon pour porter les couleurs du Front de Gauche l’élection à la Présidentielle.
 6 – Sur la question des législatives, le Bureau national du Parti de Gauche décide de gestes importants pour permettre le règlement rapide des négociations en cours. Nous proposons donc que, tout en garantissant une représentation respectueuse de toutes les composantes possibles du Front de Gauche, une très large majorité de circonscriptions soit attribuée au PCF. Le PG propose une nouvelle répartition sur le plan national avec 70 % des circonscriptions France Métropolitaine pour les candidatures proposées par le  PCF, 10 % pour celles proposées par Gauche unitaire et les forces qui pourraient rejoindre le Front de Gauche, et environ 20 % pour les candidatures proposées par le Parti de Gauche, chacune des forces étant responsable de la parité dans le choix de ses candidatures. Nous souhaitons également que le choix des suppléances participe également le plus possible à la diversité politique de notre alliance.  
En tenant compte des discussions en cours, des demandes de candidatures incontournables déjà faites par ses partenaires, le Bureau National du Parti de Gauche s’est attaché à établir une liste de candidatures en partie modifiée. Elle devrait permettre d’acter très rapidement cet accord dès lors que chacun y met du sien. Elle est basée sur ses implantations réelles et sur l’apport qu’elles représentent pour le Front de Gauche en termes de dynamique locale. Elle sera envoyée à ses partenaires et publiée le lundi 30 mai.     
7 – Les partenaires du Front de Gauche doivent avoir pour volonté partagée de permettre à minima la réélection des actuels parlementaires du Front de Gauche, ou de leurs successeurs, à l’assemblée nationale et au Sénat. C’est pourquoi  nous devons avoir pour principe de « réserver » les circonscriptions de nos sortants dès lors qu’ils se revendiqueront clairement de l’étiquette commune du Front de Gauche. En conséquence, le Parti de Gauche demande que soient impérativement validés, les candidat-e-s qu’il désignera dans les trois circonscriptions de ses sortants. Cette logique doit se décliner pour le Sénat où l’existence d’un groupe Front de Gauche sera déterminante à condition qu’il  représente le plus possible notre diversité politique. C’est pourquoi la condition d’un accord aux sénatoriales implique de présenter partout en France, dans les configurations d’alliance qui seront choisies localement, des candidatures Front de Gauche en adoptant le même principe que les législatives soit la reconduction de nos sortant-e-s lorsqu’ils ou elles se présentent ce qui est notre cas en Essonne.         
8  – Sur les questions du financement  des partis politiques qui dépend du résultat aux législatives, le Parti de Gauche propose à toutes les forces actuelles et à venir du Front de Gauche de mettre en place une association de financement commune technique qui pourrait permettre de déconnecter les questions financières des questions de répartition de circonscription. Nous sommes y compris prêts à mettre en place cette solution avec les seules forces qui le souhaiteraient.
9 – Pour prétendre représenter le Front de Gauche, l’ensemble des candidatures  intégrées dans  l’accord national du Front de Gauche devront obligatoirement se déclarer sous l’étiquette politique commune « Front de Gauche soutenu (ou proposé) par le PCF, PG, GU (plus les autres forces qui pourraient nous rejoindre) » comme cela a été acté dans les négociations en cours.
10 – Nous voulons mener campagne en donnant déjà à voir notre conception de la république et de la démocratie. C’est pourquoi le Bureau national du Parti de Gauche rappelle son attachement à une campagne présidentielle et législative collective et unitaire. A cette fin nous appelons à la mise en place de collectifs de circonscription ouverts à toutes celles et à tous ceux qui souhaiteront mener, dans le même élan, la campagne présidentielle et législative. Sur le même principe que le collectif national de campagne tel que validé dans notre texte stratégie, ces collectifs de circonscription devront être présidés par une personnalité du Front de Gauche qui ne soit pas la ou le candidat(e) à la législative ni de son parti. (La liste des circonscriptions proposées sera disponible sur le site du PG) »


135 commentaires à “Même pas peur !”

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  1. 1
    Gilbert Duroux dit:

    "Toujours sur ses bases stratégiques et programmatiques, le Front de Gauche continuera jusqu’au bout à proposer au NPA une alliance pour les présidentielles et législatives".

    Présenté comme ça, c'est pas une alliance que vous proposez au NPA, c'est une demande de ralliement.

  2. 2
    nuria valverde dit:

    en réponse à G Duroux
    "3 – Sur ces bases, la proposition immédiate d’élargir le Front de Gauche aux forces qui se disent disponibles, dont récemment la FASE et Convergence et Alternative. A cette fin, immédiatement avec elles programmatiques qu’elles mettent en débat. Toujours sur ses bases stratégiques et programmatiques, le Front de Gauche continuera jusqu’au bout à proposer au NPA une alliance pour les présidentielles et législatives."
    alliance : union contractée, accord...
    ralliement : action, signe, etc...

    " nous proposons d’entamer les discussions"
    Le NPA a toute sa liberté pour entamer ou non s'allier ou non se rallier ou non. Ce qui est primordial actuellement c'est l'union qui donne de la force au Front de Gauche.
    Les 10 propositions ne sont pas des injonctions mais bien des bases sur un principe de projet commun, des axes politiques.
    A nous de soutenir ces principes rassembleurs.

  3. 3
    jacques87 dit:

    Gilbert Duroux
    Alors après Onfray qui n'est pas le bon parce qu'avant il en a soutenu d'autres, maintenant c'est la forme de l'appel qui ne va pas. Décidément ça me rappelle vraiment quelques vieux stals que j'ai bien connus.
    Allez, n'aie pas peur Camarade, ce n'est que le monde nouveau qui est en marche.
    Pour l'Europe de Maastrich, non c'est non !
    Pour l'Europe des Indignés, c'est oui tout de suite !

  4. 4
    Michèle dit:

    Si je comprends bien les guerres coloniales d'antan voient leur prolongement dans une annexion financière et une nouvelle forme d'esclavage des populations. Les chaînes des esclaves font place à la chaîne de la dette que les gouvernements légaux contribuent à fabriquer avec la médiatisation complice visant à soutenir la fatalité. La publicité pour les objets de consommation témoigne de cette modélisation d'un homme dont l'idéal est référé à cette économie.
    La colonisation financière de la Grèce c'est très exactement son appropriation par les puissances financières mondiales. Le sang qui coule est celui des populations réprimées par les gouvernants des pays où l'insoumission gronde.
    Vous concluez sur les dix travaux du Front de Gauche. Au travail, vite !

  5. 5
    4 Août dit:

    Chez Taddeï, l'anecdote d'un participant à propos d'un G20 en Amérique est assez représentative : réunion secrète du G2 USA-Chine de laquelle Obama sort avec une mine déconfite...

  6. 6
    Jake B dit:

    Ce que j'aime sur ce blog, c'est que sur tous les points majeurs abordés par Jean-Luc Mélenchon, les premiers commentaires se déchirent sur les alliances et ralliements.
    Pas très sérieux tout çà!

  7. 7
    sha1966 dit:

    @Jake B:
    Et bien oui même au bord du gouffre, certains sont capable d’ergoter sur la façon de tomber.
    Mettez un peu votre petit ego dans votre mouchoir puis dans votre poche ! Il y a une occasion unique en 2012 de réellement faire changer les choses.
    Plein de gens l'avaient aussi demandé en 2005 après le referendum, mais non il ne s'est rien passé.

  8. 8
    Philippe Eric dit:

    Bonjour d'Allemagne,
    Les points donnés par Jean Luc Mélenchon sont là pour exprimer nos idées, construire, débattre, etc....
    Mais nous avons tous compris j'espère, que maintenant c'est ensemble qu'il va falloir travailler. Nous voulons tous la même chose: un changement radical de ce système. Pour qu'il se déroule de manière souveraine, élevons nos consciences. Ne tournons plus autour du pot. C'est ce qui nous est demandé. Agissons ensemble pour que ce monde soit une « Histoire » partagée équitablement. C'est pour cela que nous avons besoin de toutes nos forces.
    Philippe

  9. 9
    Denis Meriau dit:

    Juste un mot pour signaler qu'il existe un site qui s'appelle justement (un hasard ?) "même pas peur"

    Ce site a été créé par des jeunes qui en ont marre d'entendre dire que la politique n'intéresse pas les jeunes :

    http://www.2012memepaspeur.net/analyses.php?id=19

  10. 10
    de passage dit:

    Qui peut me dire comment protester auprès de Ruth Elkrief (BFM) pour les propos scandaleux, ignobles de l'omniprésent monsieur Godet ?
    Marre de toujours voir les mêmes "économistes" invités sur les plateaux. Il y a d'autres sons de cloches, que je sache!

  11. 11
    cincinnatus35 dit:

    Avertissement à Jean-Luc Mélenchon pour son passage sur RTL ce mardi soir, cave Robert Ménard.
    Jean-Luc est donc invité pour la tranche d'info 18-19h. Un passage intéressant dans la mesure où peu de passages des représentants de l'autre Gauche sur cette radio, la première radio de France (enfin soit dit en passant plus que sur les radios du service public) à une heure de grande écoute notamment de tous ceux qui rentrent du travail.
    Bien, mais attention à la fin de cette heure d'infos, il y a un billet d'humeur d'un polémiste, précisément de celui qui a été choisi par les auditeurs de l'émission "On refait le Monde" de la veille.
    Hier soir, comme souvent, c'est donc l'inimitable Robert Ménard qui a été choisi et va faire la chronique. Je pense qu'il est inutile de présenter ce messie (sic) de la pensée politique, un petit tour par Wikipédia rafraîchira sur le parcours très en slalom de ce personnage très trouble qui, comme d'autres, a traversé toutes les lignes en fonction des vents porteurs avec l'arrogance et le verbe haut et grossier de son intérêt bien compris.
    Actuellement son créneau porteur, son fonds de commerce, c'est faire la promo du nouveau Front National (finalement retour aux sources familiales après avoir divagué dans les brumes gauchistes et libertaires). Hier soir, il a d'ailleurs associé, à propos des résultats des élections italiennes, le besoin de moralisation en France à la réussite du Front National.
    Mais là n'est pas uniquement le danger. C'est aussi un ennemi violent et agressif de JL Mélenchon. Il me semble qu'il y a déjà eu des confrontations houleuses et la raison, ou pour dire plus vrai le prétexte, de ce mercenaire était le Tibet. Et ce soir Robert Ménard qui va prendre la suite de Jean Luc l'attend et connaissant sa violence verbale, peut vraiment salir et même détruire en quelques phrases le discours de JL Mélenchon. Il aura le dernier mot sans contradiction possible.
    Il l'attend...

  12. 12
    Berdagué dit:

    Nous avons besoin de toutes nos forces, cherchez l'erreur qui au gré du vent mauvais s'éparpille dans des postures de crainte de se rallier au Front de Gauche de faire une alliance historique avec ce Front créé, qui en 2011, ni en 2012, ne demande et surtout pas une allégeance aux trois partis ensemble ou en combinatoire.
    Ce qui est sur, c'est la réalité des forces réunies laissent libres, en vraie concurrence loyale et non faussée, tout groupe, parti, associations d'apporter au pot commun du meilleur, là il faudrait un sacré passage à effectuer et s'assoir sur des divergences qui font bien l'affaire des maitres du monde qui s'y connaissent, eux, dans l'affrontement de classes.
    C'est plus qu'une demande, un désir, une exigence du peuple, de son prolétariat et pas seulement dit de gauche de s'offrir un Front d'union, ça urge.

  13. 13
    lisou19 dit:

    Il y a des posteurs formidables sur ce blog qui comme moi sont avides d'informations sur l'évolution. Toute la différence avec les blogs de droite et d’extrême droite c'est cette diversité si riche à mes yeux qui caractérise la vrai gauche. C'est un bonheur pour moi de vous lire. Il y a,"tambien" une qualité des propos tenus extraordinaire. Continuez comme ça, "nom de dieu" comme on dit en Limousin. De la discussion jaillit la lumière, Jean-Luc Mélenchon n'a jamais dit que, seul, il détenait la vérité. Vive Vous!

  14. 14
    Delbrayelle Gilbert dit:

    de passage dit :
    Qui peut me dire comment protester auprès de Ruth Elkrief (BFM) pour les propos scandaleux, ignobles de l'omniprésent monsieur Godet?
    Marre de toujours voir les mêmes "économistes" invités sur les plateaux. Il y a d'autres sons de cloches, que je sache

    Oui, sauf que là, la confrontation fut très utile et Godet a été complètement déstabilisé par Jean-Luc Mélenchon.
    (contrairement à l'entre-soi du scandaleux C dans l'air)
    Ah si Calvi pouvait inviter Filoche ou Généreux!

  15. 15
    Jake B dit:

    Quand on voit le nombre d'hommes politiques qui pensent que le système politique actuel n'est plus viable, que la finance doit être réformée en profondeur, que l'Europe déconne à plein tube, etc..., donc des gens qui sont globalement d'accord avec le Front de Gauche, et que ces gens seront incapables de mettre leurs egos de côté pour créer un grand rassemblement populaire capable de battre les conservateurs PS et UMP, on finit pas désespérer de la politique.
    Cela restera une lutte d'hommes et non une lutte pour les hommes.

  16. 16
    Jake B dit:

    Une haridelle a refait le Printemps !
    Un peu rosse la carne de Morano! Faire virer une employée du Printemps de Nancy pour une remarque!
    Quand on ne supporte pas la critique, on change de métier.
    Encore une qu'il faudrait virer du gouvernement. on éconnmiserait quelques sous.
    Et par la même occasion, on y ajoute Longuet qui avait oublié que lui aussi avait fait un séjour en Tunisie

  17. 17
    antoine dit:

    Un très bon documentaire de Fernando E. Solanas raconte le saccage argentin.
    Il mériterait de passer sur LCP avec un débat à la clé. Le feront-ils?
    En tout cas, j'invite tous ceux à le voir sur Dailymotion et le fait raconté plus haut par Jean Luc Mélenchon.
    Un jour, y'aura t-il un documentaire pour montrer comment Sarkozy et ses amis financiers saccagent la France, l'Europe et le monde?

  18. 18
    Née un 19-Août dit:

    Les diverses composantes de la Gauche Alternative doivent bien comprendre que ce qui les rassemble est infiniment plus important pour la suite des événements et de l'Histoire, que ce qui les sépare.

    L'unité est le mot clé. Unité dans la diversité. Là où les gens sont unis, ça marche. Là où règne la division et la sédition, c'est la chute assurée. Le mouvement espagnol de gauche alternative, "Izquierda Unida", le porte dans sa dénomination même : "Gauche Unie".

    Pour ma part - mais ce n'est que mon opinion - je suis prête à laisser tous les sièges que veut le PCF, pourvu que nous soyons tous unis comme un seul homme derrière Jean-Luc pour les présidentielles. Mais ce n'est là que mon avis. L'analyse qu'il nous a donnée sur les actions du FMI en Argentine et qui se reproduisent en Grèce, devrait suffire à convaincre qu'il est un candidat brillant, humain et pragmatique. (Pas comme les Martiens qui peuplent le G8 et le G20.)

    L'urgence de la situation exige l'unité, plus que jamais, si nous voulons réussir. La fenêtre de tir de 2012 est étroite, à moins que les événements méditerranéens s'étendent chez nous et l'élargissent. Tant de choses peuvent se passer avant ! Regardez tout ce qu'il s'est passé en 5 mois depuis le début de l'année 2011 ! Et je crois que ce n'est pas fini. Ca ne fait même que commencer.

    Qu'ils s'en aillent tous !
    Mélenchon, présidons !

  19. 19
    Jean-François dit:

    Pour l'union la plus large, un socle de mesures permettrait de s'attaquer d'emblée au libéralisme impérialiste et "devrait" rassembler la vraie gauche :
    1) Le retrait immédiat (bon, le temps de faire leurs bagages) d'Afghanistan.
    2) L'arrêt immédiat de l'agression militaire contre la Libye.
    3) Le retrait immédiat de l'OTAN.
    4) Le retrait de secteurs vitaux de l'économie de la concurrence libre et non faussée (santé, éducation, transports publics, énergie...)
    5) Des mesures immédiates pour recouvrer la souveraineté publique sur le crédit (sortir du traité de Lisbonne, réquisitionner la Banque de France...)
    Logiquement, ces points ne devraient pas poser de difficultés.
    Mais même après le piètre résultat du libéral D C-B à Europe-Écologie-les-Verts, les mesures 3) à 5) risquent de ne pas passer chez eux, qui, pour rester de "bons européens", voudront respecter l'OTANisme viscéral des autres pays, qui, pour rester de "bons-européens", ne voudront pas dénoncer le traité de Lisbonne, qui, pour respecter la concurrence, ne voudront pas entraver le libre marché.
    "Les Verts-europe écologie assument un anti communisme spontané assez agressif." rappelle Jean-Luc. C'est le problème avec toute idéologie émotionnelle.
    Un consumérisme plus ou moins libéral, aussi "vertueux" soit-il, ne remplacera pas une solide reréglementation et une véritable réappropriation des biens communs. Mais pour cela il faudra accepter de déplaire aux tenants du tout-marché.
    Pourtant on sait que du charbon vient d'Australie brûler dans des centrales allemandes.
    Pourtant on peut lire dans l'Humanité de ce matin que seulement 30% des produits alimentaires consommés au Portugal viennent du Portugal, contre 75% avant son entrée dans l'UE. Ce n'est pas ce qu'on appelle "produire local".

  20. 20
    Gilles Péris dit:

    de passage
    Qui peut me dire comment protester auprès de Ruth Elkrief (BFM) pour les propos scandaleux, ignobles de l'omniprésent monsieur Godet ?
    Marre de toujours voir les mêmes "économistes" invités sur les plateaux. Il y a d'autres sons de cloches, que je sache !

    Faut leur écrire. Mais c'est sans espoir, BFM est un média ultra libéral qui n'a aucune envie d'entendre d'autres sons de cloches.

  21. 21
    Gilbert Duroux dit:

    3 jacques87
    "Alors après Onfray qui n'est pas le bon parce qu'avant il en a soutenu d'autres, maintenant c'est la forme de l'appel qui ne va pas. Décidément ça me rappelle vraiment quelques vieux stals que j'ai bien connus".

    Celle là, c'est la meilleure ! Je suis stalinien parce que je demande à ce qu'on ne présente pas les choses de manière stalinienne. Désolé, pour moi une alliance ne consiste pas à imposer un point de vue, sinon, c'est une demande de reddition en rase campagne. Comment peut-on imaginer une seconde que cette façon de proposer l'alliance puisse aboutir à une réponse positive ?
    Donc, plutôt que dire "Toujours sur ses bases stratégiques et programmatiques, le Front de Gauche...", j'aurais plutôt proposé l'accord de la manière suivante : "Sur des bases stratégiques et programmatiques partagées, le Front de Gauche..."

    Pour revenir à Onfray, je maintiens qu'on ne peut pas prendre au sérieux un type tellement léger politiquement qu'il change 3 fois de candidat au cours de la même campagne. Mais si vous pensez qu'on a besoin de girouettes pour gagner...

  22. 22
    MOREAU dit:

    Vous êtes un parfait écho de la France d'en bas quand vous vous réjouissez de la discréditation de l'écologie libérale à travers l'échec de Daniel Cohn Bendit, dès lors vous incarnez cette France et j'aimerais que vous l'incarniez entièrement : l'écologie pour vos analyses est à l'origine une poésie parmi toutes et ne peut pas être une politique en faisant cavalier seul, et le libéralisme ne peut plus permettre depuis la crise la plus grave depuis plus d'un siècle la réalisation de la rencontre des poésies et de leur public, la réalisation des objectifs, des travaux, des activités, de la classe créative de la culture réelle ; d'ailleurs les libéraux ne proposent aucune politique réellement démocratique de la culture et ceci recoupe ce que j'avais conclu en 2009. Vous incarnez donc bien la France d'en bas, mais votre critique porte sur un homme surtout alors qu'elle devrait porter sur l'échec du libéralisme en dénonçant la politique monocratique culturelle et en proposant l'alternative du Front de Gauche à cette politique monocratique de la culture qui n'a jamais cessé d'abîmer la République depuis la fin de la seconde guerre mondiale malgré la révolution de 68, ce qui démontre l'insuffisance des révolutionnaires d'alors. Le peuple français a manqué de vigilance quant à la démocratie de la politique de la culture, il ne faut jamais s'illusionner en ne faisant progresser qu'une seule poésie, les poésies sont, les poètes le savent, indissocialbles, la poésie est indivisible, les poésies d'importance différente sont toutes complémentaires pour la société, le monde, tels qu'ils doivent être.

  23. 23
    Alin dit:

    Que des bonnes nouvelles en ce début de semaine: http://goo.gl/kJiD7 À Brest et Plouzané, les élus BNC rejoignent le Parti de gauche.

    Continuons!

  24. 24
    polo dit:

    Bonjour,
    Je viens d'apprendre que mon PDG, Mr Varin du groupe PSA avait vu sa rémunération quadruplée entre l'année 2009 et l'année 2010.
    Moi, lorsque j'ai passé mon entretien annuel de fin d'année, on m'a gentiment fait comprendre que le groupe était encore fragile, et que par conséquent les augmentations serait plus que limitées.
    Alors que pourtant, j'ai travaillé dur, 12h/jour en moyenne, des week-end y compris, j'ai sacrifié pas mal ma vie de famille, parfois ma vie sociale, et malgré tout ça, j'aime mon métier, c'est une passion.
    Alors aujourd'hui, une fois de plus, je me sens humilié par ma propre entreprise.
    Je regarde donc ma maigre augmentation de salaire complètement absorbée par l'augmentation du carburant, de l’électricité, d'un plein de course, des impôts...
    Cela fait déjà quasiment 2 ans que chaque mois je dois puiser dans mes économie pour réussir à le boucler.
    Alors je te le dis avec des larmes dans les yeux, je voterai pour toi Jean-Luc, tu es le seul à nous défendre, à nous comprendre, à te battre en notre noms à tous, nous les anonymes qui faisons pourtant tenir debout notre beau pays.
    Alors courage ! Ne lâche jamais, nous n'avons que toi. Merci d'exister au milieu de ce désert politique.

  25. 25
    Marcailloux dit:

    Gilbert Duroux dit:(#21)
    Pour revenir à Onfray.....
    Si vous estimez, comme je l'estime moi même, que Michel Onfray n'a pas plus de valeur dans ses opinions politiques que mon coiffeur, alors n'en faites pas l'hypercentre de votre acrimonie.
    Onfray est un excellent - à mon sens- commentateur des philosophes qui ont apporté leur contribution à notre civilisation, et ne constitue pas pour autant un maitre à penser de nos opinions politiques. Ne confondez pas notoriété et crédibilité universelle. Laissez le à son rang de simple électeur et lisez ses livres, si cela vous chante, pour ce qu'ils prétendent être, c'est à dire des ouvrages de vulgarisation de la philosophie.

  26. 26
    COLLONGE Maddy dit:

    Il y a fort longtemps que je n'avais commenté. Pour conforter l'esprit de rassemblement du billet, j'ai le plaisir de vous annoncer la naissance des Ami-e-s du Front de Gauche de la Montagne Thiernoise (dans le Puy-de-Dôme), ou encarté-e-s ou pas dans un des partis du Front de Gauche, nous œuvrons ensemble sur des thématiques : santé, éducation, services publics, territorialité, emploi, baisse du pouvoir d'achat, etc... sur l'ensemble de notre canton. Au lieu de nous "prendre le nez" et de "chipoter", nous travaillons pour notre avenir et celui des générations à venir. Le Front de Gauche n'est pas un simple comptage de voix, mais une opportunité à saisir pour vivre la gauche autrement.

  27. 27
    maxou dit:

    Bonjour à vous,
    comme d'habitude excellent billet de Jean-Luc Mélenchon,
    J'ai une question posée à Georges Séguy dans une revue et qui est toujours d'actualité :
    Quels principes, valables pour le combat progressiste aujourd'hui, tirerais-tu de l'expérience ?
    Réponse de Georges Séguy. L'exemple de l'année 2010, avec la bataille pour maintenir les droits à la retraite intacts, en particulier pour la retraite à soixante ans, a prouvé de choses. Premièrement qu'il est possible de réunir, malgré toutes les difficultés, les salariés, toutes organisations syndicales comprises, pour faire face à une attaque du pouvoir contre les conquêtes antérieures. Seconde chose : il n'a pas été possible de gagner parce que, sur le plan politique, nous n'avons pas eu ce qui aurait augmenté considérablement notre puissance : l'accord politique, à gauche, pour prendre en charge cette bataille. La question est toujours d'actualité.

  28. 28
    redline69 dit:

    Merci Jean-Luc Mélenchon de nous tenir informer des discussions et des décisions entre les 3 partenaires du FdG !si je comprends bien la Fase va pas tarder à nous rejoindre ? enfin j'espère.
    Sur le sujet des Verts, je relève la big claque que vient de se manger sieur Cohn Bendit. En effet je pense qu'après la surprise DSK, nous avons droit à la surprise Cohn Bendit. Ceci dit, ce qu'il dit est très intéressant et démontre que les Verts sont peut être plus près de nous et du FdG que de cette organisation "allié" du PS qui n'a plus l'allant qu'on lui a connu. Cohn Bendit, à vouloir attaquer de front Jean-Luc Mélenchon, aurait mieux fait de se rapprocher de nous. Maintenant son électorat qui ne s'est même pas trop déplacé peut nous rejoindre utilement car nous ne proposons pas une cuillère à soupe du potage du PS !
    Notre coalition est à même de porter un message écologique plus sérieux que celui de Mr Hulot qui fût l'intime des puissants et des médias! Cohn Bendit, comme Hulot sont des agents de groupe de pression. Ils arrivent avec des solutions toutes prêtes au soir de l'élection.
    sauf que là, il y a erreur de casting, çà ne marche plus... les gens sont pas trop idiots. Le travail de fond du FdG donne les gages du sérieux et de la profondeur d'action possible.
    L'avantage de Jean-Luc Mélenchon et du FdG, c'est justement qu'il donne de l'importance au 1er tour et qu'il plante pour l'avenir !

  29. 29
    sylvie boussand - PG 03 dit:

    @ polo 24
    il y a en France des milliers de "polo", merci de les représenter avec ces mots vrais, des mots qui n'ont nul besoin de sondages pour dire à quel point une bonne partie de la population, trop souvent silencieuse et donc ignorée, en a marre (je suis aussi une "polo").

  30. 30
    jean ai marre dit:

    A Deauville les martiens se sont réunis.

    Même les martiens auraient fait mieux.
    A peine sortis de la salle que chacun fait bande à part.
    Merkel qui décide (peur électoraliste oblige) de sortir du nucléaire et lance un plan sur la recherche des énergies renouvelables. On a oublié les CO2 produits par les centrales à charbon !
    Mais elle n'a pas oublié de planter les copains et de prendre de l'avance sur les futures énergies.

  31. 31
    guillot dit:

    jacques 87 @3

    Ce n'est un secret pour personne les désaccords de stratégie entre le PCF (plus le FdG) et le NPA. Le PCF est d'ailleurs le 1er à en faire état dans les médias au début du mois et à l'occasion d'une rencontre entre le NPA et le FdG. Cela justifie-t-il le refus d'une candidature unitaire ? Pour le PCF, oui, puisqu'il refuse d'emblée cette "cacaphonie" que signifierait la présence de deux stratégies diffèrentes à l'intérieur d'une même alliance ("il n'y pas place pour deux crocodiles dans le même marigot"; proverbe sénégalais).
    Pour le NPA, sa stratégie est de refuser de mettre la main dans le camboui d'un moteur, celui d'une nouvelle version de la gauche plurielle (perspective adoptée par le PCF à l'occasion de son CN du 27 janvier).
    S'appuyant sur une aspiration unitaire à gauche de la gauche (moins évidente qu'en 2007), le PG propose au NPA comme perspective un ralliement sur les bases stratégiques et programmatiques du Front de gauche. Ce qui revient à lui demander de s'asseoir sur ses textes fondateurs : indépendance vis à vis du PS et des institutions (et de rendre impossible la suite : assemblée constituante, gouvernement de rupture anticapitaliste, etc...)
    Proposer ou faire pression sur le NPA pour qu'il rejoigne le front de gauche, c'est jusqu'à présent lui demander de renoncer à son projet d'une force anticapitaliste indépendante du PS et des institutions de la V° république, puisque le PCF ne veut pas de cacaphonie stratégique. Il n'y aura certainement pas d'unité aux présidentielles, même si elle se réalise, comme nous le constatons régulièrment, à la base ou dans dans les mobilisations (excepté sur le nucléaire)

  32. 32
    jean ai marre dit:

    @ J L Mélenchon :
    Le G8 renvoie dos à dos Israéliens et Palestiniens dans la responsabilité du blocage actuel.Et pas un mot pour une demande élémentaire : la fin du siège de Gaza.

    On peut tout comme vous se poser la question : veulent ils la paix ? ou pour qui roulent ils ?
    Une autre voix ose se faire entendre. Elle salue l'idée que l'ONU pourrait faire sienne : la reconnaissance de l'Etat de la Palestine aux cotés de l'Etat d'Israël.
    Cette autre voix : Une Autre Voix Juive (de gauche) dénonce le gouvernement israélien qui réclame pour toute avancée vers la paix, la reconnaissance par la Communauté Internationale de cet état en tant qu'Etat Juif.
    Si l'Etat d'Israël était considéré comme Etat Juif il est certain que cet état continuerait à étendre sa politique de colonisation de toute la Cisjordanie en niant les droits nationaux du peuple palestinien.
    Voila peut être pourquoi cher Jean Luc, le G8 ne pipe mot.

  33. 33
    Boom dit:

    A JLM:

    Vous dites
    Le scénario qui menace les Grecs est donc déjà écrit et s'est déjà réalisé.

    Rien n'est moins sûr! Comme je l'ai écrit plusieurs fois ici, le problème de l'Europe (et des PIIGS) n'est pas tant la quantité de dettes, mais bien le manque de solution. C'était facile de laisser tomber l'Argentine, quelles étaient les conséquences pour les banques? Aucune ou presque, tout le monde avait déjà quitté le pays, le "cancer" etait donc isolé, près à être pulvérisé par le FMI.
    Aujourd'hui, dire aux banques en Grèce "partez! vous ne servez à rien!" c'est bien gentil mais après? On peut prendre le courage qu'on veut pour affronter les banques, sauf que si la Grèce qui l'Europe... l'Irlande voudra probablement suivre, puis le Portugal et pourquoi pas l'Espagne? Si l'eurozone explose, que reste-t-il de l'économie européenne? Et si l'économie européenne s'effondre, que restera-t-il de l'économie mondiale dont elle constitue 35%?
    Le problème de l'Europe n'est donc pas la quantité (astronomique) de dettes en soi, mais bien le manque de solutions intelligentes. Austérité ou pas, solidarité ou pas, révolution citoyenne ou pas, quelles sont les solutions pour à la fois éviter l'effondrement de l'économie européenne, et se délester de toutes ces dettes?
    La vérité, c'est qu'il n'y en a pas. Et Merkel le sait bien, à l'instar de tous ses petits camarades du G8 et du FMI. Vos craintes sont donc superflues. Le FMI et l'UE avec lui, sont face à un problème inextricable. Au contraire de ce que vous dites, c'est donc inédit et historique.

  34. 34
    gp91 dit:

    Lu ce matin dans le journal Grec ekathimerin, les bonnes recettes de la troika (fmi, bce,eu) :
    -remplacement d1 fonctionnaire sur 10;
    -baisse des salaires, primes évaporées, blocage des salaires de 2 à 5 ans.
    -fermeture des entreprise publiques.
    -investissements publics limités à 1 milliards par an.
    Pendant ce temps 280 milliards sont passés en Suisse.

  35. 35
    Blanche de Marseille dit:

    Même si je ne dispose pas de tout le temps nécessaire pour tout bien lire en détail, je suis très intéressée aussi par les coms - je viens de lire que Ménard serait sur plateau ce soir et qu'il est l'ennemi de Jean-Luc Mélenchon. Autant je peux être amusée par le plateau du samedi qui oppose Eric Zemmour à Nicolas Domenach, autant Ménard m'insupporte ! Je ne l'ai jamais perçu comme quelqu'un de sincère dès les débuts, ne sachant s'il était de droite ou de gauche tant ses propos, ses questions alambiquées et sournoises peuvent être interprétées dans tous les sens - de préférence le plus mauvais quand il est ennemi - Il n'y a pas photo entre lui et Jean-Luc Mélenchon que j'écouterai avec plaisir, même si trop vif parfois, il y a la sincèrité chez lui - et ça c'est primordial à mes yeux :-)

  36. 36
    Marcailloux dit:

    @ redline69 qui dit: (#28)
    Merci Jean-Luc Mélenchon de nous tenir informer des discussions et des décisions entre les 3 partenaires du FdG ! si je comprends bien la Fase va pas tarder à nous rejoindre ? enfin j'espère.
    Soit. Mais qui connait la FASE, le CUE, le PAC et tutti quanti de ces groupuscules frileux dans leur idéologie de carton pâte ? Pas un électeur sur cent ne saurait donner le nom de son principal responsable. Et vous ne vous étonnez pas après ça que les sondages - quoiqu'on en pense - auprès des électeurs réels n'atteigne pas les 10% pour un tel attelage ?.
    C'est aux citoyens qu'il faut essentiellement parler, de leurs problèmes, de leurs espoirs, des solutions à construire. Les discussions internes aux appareils n'intéressent que les militants et les permanents, pas les électeurs. Nombre d'électeurs ont probablement voté extrème gauche aux précédentes présidentielles plus par protestation que par conviction car le PS leur avait semblé s'éloigner d'un véritable programme socialiste.
    Relisez le message réaliste de polo #24 et vous saurez ce qui concerne les électeurs.
    Maintenant il y a, à gauche - donc vraiment socialiste aux yeux des électeurs-, le PG puis le PCF, alors pourquoi rester à la remorque de partis qui de toute façon ne feront que ramasser les miettes aux prochaines élections.
    J'ajouterai qu'un nombre probablement très important d'électeurs renaclent à voter pour un candidat qualifié d'extrème gauche, surtout si celui ci est en position de gouverner.
    Quand il s'agissait de protester en votant Laguiller ou Besancenot, chacun savait que la seule conséquence était le message envoyé au PS.
    Avec Jean-Luc Mélenchon, ce n'est plus pareil, si on vote pour lui, c'est dans l'espoir - même faible mais réel - qu'il soit présent au second tour. Or dans l'esprit de beaucoup, l'hypothèse d'un représentant de l'extrème gauche leur semble rédhibitoire. C'est une image encombrante.
    Jean-Luc Mélenchon me semble être entravé par un noeud gordien.

  37. 37
    andré69 dit:

    Certes, les revendications autour d’une « Réelle Démocratie » constituent la spécificité et même pour certains la première priorité du printemps espagnol et européen. De même que l’indépendance vis-à-vis des partis politiques, syndicats et associations. Pour autant, il est peu contestable que ces révoltes de la jeunesse trouvent leurs origines dans le chômage de masse et la précarité galopante. Les rassemblements qui se rattachent à « Réelle Démocratie Maintenant » doivent donc « coller » à cette réalité, s’ils veulent recevoir le soutien d’un nombre toujours plus grand de citoyens de toutes les générations. Il faudrait donc sans trop tarder, dans les débats sur les places, être plus précis et concret sur ce que nous dénonçons, sur ce que nous devrons exiger, donc sur nos revendications par rapport au chômage et à la précarité.
    Sur ce thème, sous le titre «Votre révolte est légitime, indispensable et urgente », voir quelques informations, analyses et revendications argumentées, destinées, parmi d’autres, à alimenter les prises de paroles ou les débats dans les commissions et les rassemblements « Réelle Démocratie Maintenant ».

  38. 38
    de passage dit:

    L'employée licenciée "grâce" à Nana, la harengère du Toulois, est mère et soutien de famille. Merci qui? Merci madame la secrétaire d'État à l'apprentissage et à la formation professionnelle.
    Albane pourra être formée au respect des nouveaux Saigneurs!
    Appel aux Nancéens : venez "gueuler" devant le Printemps.

  39. 39
    jean ai marre dit:

    J L Mélenchon :
    Cohn Bendit a subi un rude revers Pour moi les points d’accroches communs avec Le verts-Europe écologie sont plus nombreux et légitimes qu’avec le PS dominé par les sociaux libéraux.

    Cécile Duflot, motion maintenant fait 50,25 (D. Voynet, N Mamère, J V Placcet) et la motion CETT (Cohn-Bendit, José Bové) 23 %, et si on regarde de plus près, les soutiens à Eva Joly semblent supérieurs à ceux de N Hulot...
    Autre sujet de réflexions, il semblerait que Cécile Duflot, venant de la gauche du parti à su cristalliser les idées alors que le rouquin incarne plus une dérive droitière, et en plus ce mauvais perdant boude...

    Le futur débat pourrait porter sur le contrat et les alliances avec le PS. Je pense que nous ne sommes pas au bout des surprises.
    Le Front de Gauche sous l'impact des communistes, du Parti de Gauche et entrainé par J L Mélenchon pourrait enregistrer de nouveaux venus...

  40. 40
    Arte dit:

    Le peuple dans la rue, à Athènes, à Madrid, à Paris...
    Ce peuple, jeune, qui manque de démocratie. Le peuple serait-il populiste ?
    Bienvenue le temps où ceux qui furent "traités" de populistes, seront appelés comme relais politiques d'un mouvement que le pouvoir ne peut plus comprendre.

  41. 41
    Nicolas B. dit:

    J'écoute en ce moment RTL, les quelques phrases que peut dire Jean Luc Mélenchon ! Que diable va t il faire dans cette galère, mais il parlera cinq minutes, voir 10 ? car il y a la pub, l'actualité, la météo, les interviews, Johnny, etc... pitoyable.
    Vivement La Radio Populaire pour donner la parole comme sur la Puerta del Sol à tous ceux qui veulent et aux autres partis politiques.

  42. 42
    Alin dit:

    La "frenchrevolution" en direct, sur le web.
    http://monsieurjo.com/2011/05/31/frenchrevolution-on-live-streaming/
    C'est beau, la technologie :-) Mais si vous êtes à Paris, sortez dans la rue!

  43. 43
    Pulchérie D dit:

    Cher J-LM,
    Merci pour ce tour d’horizons englobant la politique européenne, très lumineux et très optimiste.
    Il est certain qu’une puissante vague de contestation déferle, « des rues d’Athènes à celles de Reykjavik » (Tony Wood)
    Je me permets de faire une addition, concernant les résultats des élections italiennes, dont tu n’aurais pu tenir compte au moment où tu as envoyé ton texte. En Italie aussi, la gauche triomphe. Et, Piazza del Sol, à Madrid, les « indignés » ont décidé la prolongation de leur occupation.
    Mais puis-je combler une lacune ?
    Il s’agit de l’évolution de la prise de conscience sociale et de l’éclosion d’un esprit de révolte au Royaume-Uni, suscités par les réductions spectaculaires, en novembre 2010, de budjets de première importance,comme l’éducation. Dès décembre 2010, les étudiants de sa Gracieuse Majesté manifestaient leur colère. Ce n’était que le prélude à d’autres troubles, concernant une plus large couche des populations britanniques, qui iraient en s’amplifiant depuis le début de cette année.
    Il faut lire l’article consacré ce mois-ci dans le Diplo, page 20-21 : « Le mouvement social britannique sort de sa létharrgie », par Tony Wood (rédac’chef adjoint de la New Left Review de Londres).
    Oui, le mouvement de contestation, sorti spontanément de l’Europe d’en bas, grandit de manière encore brouillonne, mais ne peut que s’organiser.
    On attend que des propositions bien construites soient proposées aux innombrables acteurs des « sittings » hellènes, ibériques et gaulois. Elles inspireront les futurs indignés italiens et britanniques.
    Et de telles propositions pourraient être celles du FdG.

  44. 44
    Née un 19-Août dit:

    29 @ sylvie boussand - PG 03 (#29) et @ polo (#24) :
    "Alors je te le dis avec des larmes dans les yeux, je voterai pour toi Jean-Luc, tu es le seul à nous défendre, à nous comprendre, à te battre en notre noms à tous, nous les anonymes qui faisons pourtant tenir debout notre beau pays.
    Alors courage ! Ne lâche jamais, nous n'avons que toi. Merci d'exister au milieu de ce désert politique."

    Polo, vous exprimez exactement ce que je pense vis-à-vis de Jean-Luc. Ce n'est pas de l'idolâtrie, ni même l'attente du Messie Sauveur, rien de tout cela. C'est juste que je suis profondément désespérée lorsque je songe que d'ici quelques semaines, je serai en fin de droits. Que j'ai subi la précarité pendant des années et que maintenant, on qualifie mon parcours professionnel certes atypique de "instable" à cause de cette même précarité, que c'est la raison pour laquelle on ne veut pas me recruter ! Comme si j'avais voulu la précarité... C'est la double peine.
    Alors oui, j'encourage à fond toutes les bonnes volontés qui luttent où qu'elles soient pour que le monde change. J'encourage Jean-Luc dans son combat, que bcp de gens qui le critiquent ne seraient pas capables de mener et/ou n'en auraient pas le courage. Car il faut un courage un peu particulier pour faire ce qu'il fait et dire ce qu'il dit.
    J'ai une pensée particulière pour Albane, dont j'ai lu l'histoire. Cette NM, c'est une vraie (insérez ici le qualificatif que vous jugerez approprié). Je ne poste pas ce que je pense d'elle - le webmestre me censurerait ! (Et il aurait raison, mais vous voyez tous ce que je veux dire.)
    Qu'ils s'en aillent tous ! Et NM la première. Directement à Pôle Emploi.

  45. 45
    antigone dit:

    @Gilbert Duroux
    Qu'est-ce qui peut dans ce programme être rejeté par le NPA? N'est-il pas temps de se rallier justement sous la bannière de la révolution citoyenne? Ne craignez -vous pas qu'on en ait ras-le-bol de l'attitude du NPA, depuis l'après référendum? Nous voulons l'union et la convergence de nos luttes, de nos revendications, de nos espoirs, nous voulons qu'elles aboutissent et passent enfin devant le "social libéralisme" du PS, pour représenter la gauche anti libérale unie.
    Merci de votre compréhension, camarade.
    Une ex-électrice du NPA et ex verte et ex PC(avant) pour les mêmes raisons.

  46. 46
    Pearle dit:

    Parole de belge : Berdagué a raison "union fait la force" et ça urge vraiment parce que depuis 2005, et surtout 2007 ça commence à bien faire. Les Français seraient-ils masochistes de subir si stoïquement tant d’ignominie (là je reprends les paroles d’un ami français avec qui je correspondais, il l’appelait l’innommable...). Bergagué a encore raison lorsqu’elle vous dit que les divergences font bien l'affaire des maîtres du monde qui s'y connaissent, eux, dans l'affrontement de classes. Nous en savons quelque chose. Souvenez vous de José Bové "le collectif unis avec Bové", un coup dans l’eau, puis un peu plus tard, s’étant rallié à Europe Ecologie, oui,cela reniait quelques uns de ces principes, mais en fin de compte qui, si ce n’est José Bové, aurait dénoncé l’infiltration de l’EFSA par l’ILSI ? Qui d’autre l’aurait fait, les Belges ? Non. Trop occupés, ou trop dociles. Les commissaires européens des pays de l’Est ? Non plus, ceux–ci trop aveuglés par les jets de poudre aux yeux, par le statut promotionnel que représente pour eux cette intégration à l’Ouest, n’ont pas comme nous conscience des changements surtout ravageurs qu’a provoqué l’Europe dans nos pays. Ci-dessous voilà le lien de José Bové à propos de cette scandaleuse main mise de l’agro-industrie dans nos sociétés de protection des consommateurs. Sans lui cette brèche vers plus de clarté ne se serait pas ouverte et c’est pourtant un problème essentiel de santé publique, nous commençons peu à peu à enrayer cette machine infernale qui allait de l’empoisonnement de nos aliments parfois jusqu’à 10 additifs nocifs, nous poussant ainsi aux portes des médecins (profession libérale) puis vers les pharmacies qui vendent eux les produits sensés nous soigner (et la boucle est bouclée). Pour savoir ce que nos décideurs permettent qu’on nous intègre à nos aliments (y compris ceux des tout petits) il faut se procurer le guide de Corinne Gouget : Additifs alimentaires : danger. Le guide indispensable pour ne plus vous empoisonner. Ed. Chariot d’Or. Car si on nous décore nos emballages d’une série de E 200 machin et autres, personne jusque là ne nous a donné les clefs à décrypter. Devant toutes ces menaces et le reste, mieux vaut donc rester groupés...

  47. 47
    Robin CIPOLLA dit:

    Merci, Antigone baby gone.
    Bon, au niveau de la cuisine le PCF devrait être satisfait : avec 2,5% Jean-Luc Mélenchon leur file 70 % des élus aux législatives ! C'est généreux.
    Bravo encore à Jean-Luc Mélenchon qui écrit et signe que les Verts sont anti-communistes. Enfin, la réalité incontournable est dite et gravée dans le marbre. C'est déplorable mais ainsi. L'équité subjective a remplacé l'égalité objective. Les écologistes sont ainsi... ils préfèrent les oiseaux (et le les aime) aux gens.
    Je suis exactement comme "antigone", ex-vert, ex-PC, ex-NPA et je me demande encore une fois sur ce site, quelles nationalisations, Jean-Luc Mélenchon ? Les écoles, les lycées, les hôpitaux, les maisons de retraites, les crèches, les HLM, vas tu en faire construire sans qu'ils soient privés ?
    Car elle est là, la question. Quelle part de collectif même si la majorité ne veut pas d'égalité pure ?

  48. 48
    redline69 dit:

    Ce sont les petits ruisseaux qui forment les grands fleuves !
    La Fase à autant d'importance à mes yeux que le PG par exemple ou la GU. L'important est de partager une vision sur des axes précis de réforme et non pas de rester dans la cire du PS englué jusqu'au coup dans un libéralisme presque aussi fort que celui de l'UMP !
    D'ailleurs, ancré dans sa vision de droite, le programme du PS n'est qu'un pale enrobage des positions actuelles du FMI et de l'Europe des banques et des assurances.
    Le pouvoir revient aux électeurs à chaque élection ! Et s'ils le souhaitent, s'ils en on le courage et s'ils ne se laisse pas berner par les personnes expliquant que plus aucune reforme n'est possible, alors le FdG rassemblé écrasera les libéraux stériles.
    L'effet catalyseur, même de petits partis ou d'associations n'est pas à négliger ! Sauf à vouloir se renier ! Pour une vraie gauche qui s'assume et qui n'est pas la remorque du PS, votons pour le Front de Gauche !

  49. 49
    Boom dit:

    @ André69
    Pour autant, il est peu contestable que ces révoltes de la jeunesse trouvent leurs origines dans le chômage de masse et la précarité galopante.

    Exactement. 200% d'accord. Et où se trouve l'origine du chomage, et de la précarité galopante ? Dans le capitalisme lui-même, ainsi que Marx l'expliquait. Ainsi, les révolutions arabes, le mouvement naissant des "Indignés", mais aussi toute révolution trouvent leur origine dans le capitalisme, et plus exactement dans son effondrement. Jaurès disait que le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage, mais il faudrait rajouter qu'il porte aussi en lui la révolte et même la révolution.
    Une révolution citoyenne? Elle serait le résultat d'une volonté populaire. Autrement dit, il faudrait que le peuple déteste le système suffisamment pour se révolter contre lui, même lorsque celui-ci fonctionne bien. Typiquement en Espagne, il y a encore 5 ans, tout le monde était beaucoup trop heureux de la croissance économique à 5%, des marchés immobilier et actions en pleine euphorie. Soudain, aujourd'hui, oups, le système capitaliste ne réalise plus sa fonction et les gens sont dans la rue révoltés contre les conséquences d'un système qu'ils adoraient hier!
    Clairement, comme vous le dites André69, il n'y a aucune volonté là dedans, c'est la force des choses qui a poussé les "indignatos" dans la rue (tout comme les révoltés dans les pays arabes). Et à ce titre ils ne mettront fin au système capitaliste qu'en apparence, révoltés qu'il sont contre le fait que le système ne fonctionne plus. Une révolution citoyenne oui, mais certainement pas volontaire.

  50. 50
    Jean Louis CHARPAL dit:

    Ce qui s'est passé à Deauville est la énième démonstration de l'ineptie du système ultra libéral. Dans l'organigramme de la dévolution des pouvoirs mondiaux la hiérarchie, à mon sens, est la suivante :
    1) l'oligarchie (multinationales + spéculateurs)
    2) Le FMI et L'OMC
    3) Les gouvernements (ou associations de gouvernements comme l'Europe).
    Le grand principe directeur de tout ça étant résumé par l'équation : Fric = Pouvoirs. Pouvoirs étant au pluriel, car qui détient les capitaux, d'après le dogme, détient sans limite, ni contre pouvoir, tous les pouvoirs : politique, économique, social, écologique, éducatif, culturel, médiatique.
    Les deux axes stratégiques de l'oligarchie: faire se battre entre eux les travailleurs de tous les pays. C'est la guerre économique conduite par l'OMC, qui fait chaque année des millions de morts, et dont le Général en Chef est "PS" (Monsieur Lamy).
    Faire disparaître des cerveaux toute notion d'intérêt général, détruire les services publics, asservir les peuples et les appauvrir toujours plus. C'est le rôle du FMI (dont l'ancien responsable était "PS" - no comment).
    Les gouvernements (parce qu'ils sont tous acquis à l'ultra libéralisme) n'ont plus qu'un pouvoir, important certes, mais dénué de toute autonomie et dirigé uniquement contre les peuples. Collaborer à soumettre l'Humanité au dogme.
    Que faire ? Relire ou lire le "Discours Sur la Servitude Volontaire" de La Boëtie, texte génial que tout être humain devrait connaître par coeur. Que l'Humanité se révolte pour abattre un système assassin, humiliant, aliénant et totalitaire ! Aucune voie ne doit être écartée. Les urnes, la rue, les grêves, que ce soit dans un pays, ou dans le plus de pays possibles.

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