30jan 11

Dimanche 30 janvier Europe 1 organisait un débat entre Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon. Aprés avoir abordé la révolution tunisienne et ses suites, ils ont débattu de la proposition de salaire maximum avancée par Jean-Luc Mélenchon, avant de se confronter sur la situation de la gauche en vue de 2012.


14 commentaires à “Débat entre Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls sur Europe 1”

  1. 1
    jorie dit:

    Jean-Luc Mélenchon l'a emporté, selon moi, sur l'argumentaire : - Salaire maximum à imposer et non à négocier "gré à gré", comme le souhaiteM.Valls, ce en quoi, on retrouve la gauche libérale qui croit aux vertus du contrat ponctuel. Non, M.Valls, cette affaire est trop rude et l'homme bien trop faible dans sa cupidité, pour que l'on n'intervienne pas par la loi. On voit ce qu'a donné la bonne volonté "coopérative" au sein des entreprises. Les salariés sont perdants à tout point de vue. Les conflits d'intérêt sont incontournables. - Pour la Tunisie et l Egypte M.Valls souligne l'inquiétude intégriste. Effectivement, il y a un risque. Mais M.Mélenchon rappelle qu'il faut respecter la volonté populaire et qu'il serait indécent de notre part de refuser une aspiration à la liberté au prétexte que les maghrébins ne seraient jamais assez mûrs pour avoir le droit de la revendiquer, parce que c'est au nom de cette suffisance néocoloniale qu'on flirte constamment avec les dictatures et le résultat, c'est qu'enfinale, on perd toute crédibilité. Ce qu'on gagne "économiquement" par des concessions inadmissibles, de toute façon, on le perd ensuite, parce que la roue tourne. - Enfin, sur l'Europe, il s'agit de souveraineté populaire et de démocratie confisquées par une oligarchie libérale. J'en conclue que M.Valls est sincère par rapport à son chemin idéologique US, social démocrate, et que cette vision ne correspond pas aux aspirations des peuples. sa réforme fiscale ne passera pas s'il ne rompt pas sur le libéralisme. Si le PS est en danger, c'est pas à cause de Jean-Luc Mélenchon, c'est le PS qui doit choisir entre le capital et le travail. Cette réalité n'est pas si complexe que ça.
    Débat correct, Les 2 lignes évidentes, et Jean-Luc Mélenchon nous a déjà éclairés sur ce qui vient d'être illustré. Conclusion: le PS a peur, ok, mais c'est à lui de retrouver ses fondamentaux par rapport au fondamentalisme libéral, l'apparente complexité "des choses" n'est qu'un leurre pour masquer 1...

  2. 2
    Marc DEVIDAL dit:

    En analysant les rouages du modèle économique régnant et contrairement à ce qui est colporté par une presse usant et abusant des raccourcis en ménageant probablement un peu trop les cerveaux de leurs lecteurs, les actionnaires anticipent leurs résultats en terme d'investissement en amont sans attendre forcement les retours du marché. Pour ne prendre qu'un exemple les résultats dans la grande distribution sont déjà garantis par le niveau des achats qui si il est constant mais surtout en progression garantit déjà la rentabilité. Les économies "d'échelles"se font sur les structures et les salariés comme "variable d'ajustement" mais avant même que la marchandise remplisse les gondoles les bénéfices sont déjà là (d'où ces opérations commerciales financées très largement par les fournisseurs eux-mêmes qui appliquent le même style de politique en interne). La réalité vécue par les salariés reposant eux sur la valeur travail est complètement dépréciée par un actionnariat qui restreint à un très petit nombre profite de cette manipulation qui a pour objectif la dé-professionnalisation de pans entiers de notre économie afin de rendre les salariés polyvalents, multitâches en résumé corvéables à merci là ou d'autres le sourire au lèvre dirait "réactifs".Seule une rupture nette avec ce modèle économique et sociétal peut inaugurer un réel changement vécu par nos concitoyens comme tel, ouvrant une ère de partage et de bien-vivre ensemble.Toute stratégie d'accompagnement comme le prônent les leaders socialistes est viciée en son sein car inféodée à la logique libérale est synonyme de renoncement quand aux valeurs sociales pour d'autres considérations plus économiques. C'est ce message que bon nombre d'entre nous ne supporte plus c'est pour plus de reconnaissance de notre statut de travailleurs et au fond d'êtres humains que nous sommes descendus dans la rue par milliers (cf; retraites) existant au-delà de ce que nous consommons.

  3. 3
    SERGE IVANOFF dit:

    Je relève une toute petite phrase dans ce "débat" qui n'était pas duel. un moment vous dites "dès que je vois une soutane,...". je vais essayer de vous aider à vous ouvrir un peu l'esprit. Les religieux sont comme les politiciens, les journalistes, les professeurs et les philosophes. Certains profitent de leur situation pour vendre leur salade, d'autres sont vraiment concernés et responsables de leurs électeurs, auditoire, classe ou amphi et lecteurs. L'Abbé Pierre, Mère Térésa, Soeur Emannuelle ou le Dalai Lama sont certainement plus attentifs aux démunis, à ceux qui souffrent, que certains en cravate. L'ouverture d'esprit est une qualité importante pour quelqu'un désirant assumer des responsabilités politiques. Tous les "soutanés" ne sont pas des antilaïques, évacuez cet ostracisme de votre esprit et vous ne vous en porterez que mieux. Tous les communistes ne sont pas des staliniens, tous les militants socialistes ne sont pas des "social traitres". Il est toujours plus facile d'enfoncer les autres que de se remonter soi-même. Cela n'apporte rien à la société que de trainer qui que ce soit dans la boue. Que certains journalistes soient des flagorneurs professionnels, c'est une évidence. Les "médias" ne sont pas là pour informer mais pour propager les idéologies de leurs patrons. Les "experts" de Calvi sur la 5, toujours les mêmes, ne sont pas plus experts en économie ou politique que x ou y. Mais, comme ils font partie du sérail des "belles personnes", ils ont la parole. Vous faites partie aujourd'hui des "gens que l'on invite" sur les plateaux des médias. Vous faites donc partie du "jeu" médiatique. Pour les flagorneurs, vous êtes un amusement. Un flagorneur est quelqu'un qui vend son âme à celui qui a le pouvoir. Ils ne sont pas dangereux car ils sont achetables et "vestes retournables" à qui le veut. La sincérité, l'honnêteté, le courage et la souplesse d'esprit ne sont pas cotés en bourse et les flagornistes...

  4. 4
    De Coninck Yves dit:

    Je suis persuadé que le camarade Jean Luc est profondément honnête dans ces explications et sur l'avenir de la France. Je souhaite que Jean-Luc soit un peu plus calme et moins agressif dans le ton envers ces interlocuteurs.
    Il peut être aussi percutant en disant les mêmes choses sans que la presse ne retiennent sa verdeur de langage

    Très amicalement

  5. 5
    SABROU dit:

    Ce que je note c'est cette tiédeur de Valls qui pourtant en face de JL Mélanchon essaie de "gauchiser" son discours habituel. ll me semble évident que le parti socialiste ne constitue plus un parti de gauche. Manuel Valls veut se donner une crédibilité (comme son parti) pour reprendre le pouvoir qu'en singeant la droite libérale et c'est ce qui fait tout le drame des (pseudos) socialistes. Je remarque que la seule défense qu'aussi bien l'UMP que le PS vis à vis de Mélanchon c'est le discrédit, mettre le trouble dans le bon sens, créer un vertige par rapport à son programme, voilà ce que le Front de gauche devra éteindre chez les électeurs.

  6. 6
    Ze Fred dit:

    Le réalisme, être responsable, être raisonnable, ça nous tuera ! Je ne veux pas être raisonnable ! J'ai envie de rêver et de faire le con !
    Un dicton de mes camarades libertaires : "Si tu te bats, tu peux perdre, si tu ne te bats pas t'as déjà perdu !" Valls fait passer pour du courage politique toutes ses renonciations...

  7. 7
    MS dit:

    Belle intervention synthese anti social liberale. Mr Valls a,comme sa posture,ses convictions dans les pantoufles !
    Cependant il vaudrait peut etre mieux eviter les clins d'oeils aux autres candidatures telles que celles de Mr Hollande, Mlle Royal et Mme Aubry (siegeant au club tres privé Le Siecle... alors que l'on commence a parler d'oligarchie).
    En ce qui concerne la question du salaire maximum, il apparaitrai plus efficace de definir systematiquement la part des salariés concernés... cela rassurerait l'electeur potentiel qui ne fait pas toujours l'effort d'analyse complementaire d'ou l'utilité d'une com presidentiable! En ce sens, l'idée de definanciariser l'économie doit s'appuyer sur le soutien rhetorique et concret aux pme, également victime d'une sous traitance des plus grosses entreprises, donc du cac40... victime également du sauvetage des banques Sarkozyste qui n'a pas conduit a l'investissement necessaire d'ou le role devoyée de la finance actuelle et la crise qui s'approfondie en France avec ces entreprises aux carnets de commande plein mais sans moyens pour assurer...un scandale. Enfin, les pme représente un electorat significatif, plutot flottant aux gres des propositions que ne manquera pas de courtiser Mlle Le Pen. Salariés et petits entrepreneurs (voir auto entrepreneurs...le seul truc qui ai fonctionner sous le regne de sarkoleon), chomeurs et fonctionnaire ont interet a un Etat fort qui doit rendre la facture d'electricité et de chauffage descente et la grande distribution moins mafieuse, cause pricipel de la difficulté des agriculteurs, permettre un avenir ecologique, une veritable paix sociale qui, qu'on le veuille ou non,le gouvernement de Mr jospin instorait un climat plus sain et moins tendu dans notre pays...
    La refondation republicaine pour se proteger de cette europe liberale qui agresse et contraint de se proteger de tous les imperialismes USA et peut etre Chine a venir (cf finance de la grece et du Portugal).

  8. 8
    VEINBERG VERONIQUE dit:

    Les peuples du monde solidaires contre leurs oligarchies, de toutes natures, voilà le bon angle de vision

  9. 9
    christian d'Alayer dit:

    Débat intéressant qui montre la fracture qui se creuse au PS entre sa droite et sa gauche. Et on voit donc bien qu'il n'y a plus que les élections pour souder brièvement ce parti autour de ses candidats peu renouvelés. En écoutant ce débat, je me suis même surpris à me demander s'il ne fallait pas, une fois pour toute, voter pour casser définitivement le PS entre des libertaires qui rejoindront alors fissa la famille du centre et de vrais socialistes réformateurs qui rejoindront alors le Front de gauche. Puis j'ai pensé à tous ceux qui souffrent, notamment les pauvres, les précaires, les chômeurs et les immigrés, 1/3 du pays environ en comptant les personnes âgées et les enfants et je me suis dit que ce réflexe était idiot...

  10. 10
    carbonnier dit:

    Très bon débat qui permet de saisir à quel point Manuel Valls est un faux cul. Jean-Luc Mélenchon, "bruit et fureur", m'est apparu pourtant un peu trop respectueux des bonnes manières vis-à-vis de cette girouette socio-libérale. Comme vis-à-vis de Aubry ou Hollande. Ces 2 sbires n'ont pas levé le petit doigt pour faire opposition au traité de Lisbonne. Inutile donc de leur donner le sentiment que le peuple de gauche est disposé à passer l'éponge. Je voterai "Front de Gauche", mais ma voix au P.S., plus jamais ! Ras-le-bol des socios-traitres.

  11. 11
    Joannès dit:

    Enfin avec Jean-Luc déjà des propositions claires que tous ceux qui ne vivent que de leur travail comprendront : justice, équité dans les prélèvements sociaux et fiscaux. Même cela M. Valls n'approuve pas et cherche seulement "à noyer le poisson". Mais voilà il se croit encore dans les années passées où la croissance économique pouvait permettre de faire face aux dépenses sociales qui pesaient presque exclusivement sur les revenus du travail. Mais de nos jours la crise économique est bien là et n'en est pas encore àa son point culminant selon beaucoup d'économistes. Donc apparaît énorme aujourd'hui aux yeux des travailleurs ce fossé entre les revenus du travail et les revenus financiers ou fonciers. Bravo Jean-Luc d'avoir fait la démonstration que de ces injustices il y en a assez ! Et pour M. Valls s'il ne veut pas toucher a cette répartition injuste qui arrange les plus priviligiés de la société eh! Bien, qu'il le dise ouvertement et nous saurons qu'il n'a de Socialiste que le mot !
    Mais qu'il n'a pas du tout envie de faire de la justice sociale. Ce serait pluis courageux et moins hypocrite de sa part ! Assez de jouer à l'illusionniste qu'on ne peut pas faire participer l'ensemble des citoyens selon ses moyens !
    Où bien si ces citoyens les plus aisés et les plus riches sont intouchables qu'il nous explique M. Valls si c'est bien sa manière de concevoir la démocratie de considérer plusieurs catégories de citoyens : ceux qui ne peuvent pas payer car ils n'ont rien, ceux qui ne veulent pas payer même avec les gains déjà perçus en se levant tous les matins, et tous les autres ? A méditer, mais je crains que nous n'aurons jamais sa réponse la société à deux vitesses doit très bien lui convenir !

  12. 12
    daniel michelin dit:

    Cette homme au 1er mot, me fatigue, lobotomisé, robotisé à l'école du verbiage politique font de toutes c'est voix atteintes d'un mimétisme énorme, des voix que je ne peu plus entendre.
    Elle sont tellement clairement embourgeoisé que ces voix ne peuvent plus prétendre défendre l'ouvrier ou tout bonnement le peuple de gauche.
    Et dans toutes ces voix, une s'élève, une voie claire qui parle français sans langue de bois et cultivé, une voix que tout le monde peu comprendre.
    Non Monsieur Emmanuel Valls, Excusez moi, mais cette voie n'est pas la vôtre.
    Merci Monsieur Mélenchon.

  13. 13
    Jean-Paul Laroche dit:

    Jean-Luc,
    Sans faire d'analyse en tant qu'ancien, vrai, infirmier psy il serait bon d'être aussi percutant sans l'agressivité que tu utilises vis à vis des médias. Tu as un boulevard devant toi. Reste calme par rapport au provocs qui ne sont là que pour te discréditer.
    Avec tout mon soutien.
    Cordialement.
    JPLaroche

  14. 14
    Valès Maurice dit:

    Jean-Luc Mélenchon est populairement connu, ce qui n'a rien à voir avec le populisme prouvé par de la démagogie politique déclarée des Le Pen. Ils sont les champions de l'amalgame ces Le pen pour attirer des voix, mais il faut voir les textes fascistes de leur programme, pour comprendre. Ce sont les héritiers des Tixier Vignancourt, ou d'autres, d'extrême droite et (voilà l'amalgame) se disent ni de gauche ni de droite (donc de nulle part) mais comptent prendre les voix. C'est intellectuellement malhonnête. Le populisme est fait, dans ce cas, pour enlever la différence énorme et mettre des personnes politiques aux idées opposées dans le même sac. La foi n'est pas la même. A bon entendeur salut.


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