17juin 10

Retraite à 62 ans, finance et dérives, Strasbourg morne plaine

Jour de cendres!

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J’interromps la diffusion de la note précédente, qui ne sera restée que 48 heures, pour réagir ici à l’annonce du gouvernement sur les retraites. Je m’adresse à tous ceux qui hésitent : le 24 juin, tous dans la rue ! Au nom de la dignité ! Pour montrer, et d’abord à soi-même, que nous ne sommes pas devenus un peuple d’animaux que ses maîtres tondent sans qu’il regimbe ! Par fidélité aux combats des anciens qui se sont crevés la peau pour ce droit. Et pour leur foutre la peur du siècle, aux autres, à ceux qui ont décidé de nous faire ça ! Il nous faut être plus nombreux que les gouttes d’eau dans la pluie le 24 juin. Que tout le monde jusqu’au bout de l’Europe nous entendent crier ! On criera pour ceux qui peuvent pas, ou qui ne peuvent plus !

Dans cette note je parle de ce plan gouvernemental pour vous donner une première batterie d’arguments. Puis je colle le post que j’ai écrit ce matin à Strasbourg et que j’avais prévu de passer demain. A propos du fric et de la finance vus du parlement européen et de la commission. Je parle aussi de notre programme contre eux, et des gesticulations de « l’Europe qui protège » sur le sujet dans l’hémicycle en ce moment.

Jour de cendres. Bien sûr la bataille n’est pas finie. On va se taper. Le 24 juin c’est crucial. Mais quand même, ils ont osé ! Faut-il qu’ils se sentent forts ! Ne perdez pas de vue que c’est la première fois qu’on rembobine le fil d’une conquête sociale de cette ampleur dans ce pays. La retraite à soixante ans c’est plus qu’un acquis social. Davantage que des années de manifestations, pétitions, votes et cortèges syndicaux depuis 1910. C’était alors la première loi sur le sujet organisant une retraite à soixante cinq ans. La victoire du passage à soixante ans ce fut en 1983, avec le programme commun de gouvernement de François Mitterrand et Georges Marchais! C’est une façon de vivre en société. C’est fini. Les libéraux ont décrété la fin des jours heureux. Nicolas Sarkozy l’a fait ! Pour rien ! Car rien ne sera réglé par cette réforme qui prétend tout arranger. Notez que Fillon, en 2003, aussi prétendait avoir tout réglé sur le sujet! Et d’abord on se demande d’où sort cette nouvelle date butoir : 2018 ! C’est nouveau ! Le débat s’organisait parfois sur la date invoquée par le Conseil d’orientation des retraites : 2050 ! Et d’autres fois c’était sur les annonces et références du gouvernement lui-même : « 2020 ou 2030 ». J’avais ironisé sur ce blog à propos de ces dix ans d’écart dans les prévisions. D’ailleurs le plan Fillon de 2003, avait été calculé pour 2020 ! Voila un  nouveau calendrier ! Il faut recommencer tous les comptes et comparaisons. Ca doit être étudié pour, je suppose. Car depuis le début la méthode de communication est très importante dans le déploiement du gouvernement! Des annonces à petite dose pour que les gens s’habituent, des effets de pipeau. Tout ça pour endormir. En tous cas une première évaluation montre que rien n’est vraiment réglé dans cette affaire. Sans le siphonage du fond de réserve des retraites créé par Jospin, les comptes ne seront pas à l’équilibre après 2018. Mais le système sera alors tellement mal en point tellement peu attractif que la capitalisation aura tout l’espace. Quelle erreur ce serait. Tenez : encore aujourd’hui la preuve est faite avec l’affaire de la marée noire ! J’espère que vous connaissez le rapport entre ces deux questions. Sinon le voici : 17 % des revenus des fonds de pensions anglais sont constitués par les dividendes de BP. Les retraités anglais vont trinquer à cause de vulgaires mouettes en Louisiane !

Mais ce qui est certain c’est que ça va faire mal à ceux sur qui ça s’abat. L’injustice est totale. 90 % des efforts seront fournis par les travailleurs. Mais  le capital et les hauts revenus ne règleront que 10 % de la facture. C'est-à-dire  seulement 4 milliards d’euros sur les 42 milliards à faire cracher à l’horizon 2018. Pour se faire une idée sérieuse de ce que représentent ces quatre milliard «  d’efforts » il faut se souvenir que la droite au pouvoir depuis 2002 a déjà donné 30 milliards d’euros par an de baisses d’impôts aux plus riches ! L’injustice sociale est donc consacrée reine en France par le président Sarkozy! Faisons le bilan rapide. Pour avoir une retraite à taux plein  à 62 ans, il faudra avoir travaillé sans interruption depuis l’âge de 19 ans et demi ! Ceux qui n’auront pas le nombre de trimestres cotisés suffisant touchaient quand même leur retraite à taux plein à partir de 65 ans. Ce n’était déjà pas génial. Maintenant ce sera 67 ans !

Quand aux mesures prises pour tenir compte de la pénibilité du travail c’est la honte totale. On se souvient que les syndicats acceptaient d’en discuter à condition que l’évaluation de cette fameuse pénibilité si particulière soit faite par métier c'est-à-dire collectivement. Le Medef ne voulait rien savoir. Il voulait une évaluation individuelle. Nous objections que cela revenait à constater les dégâts au lieu de les prévenir. Mais jamais nous aurions pensé que le gouvernement se moquerait du monde de cette façon ! Oui c’est bien en constatant les dégâts que cette pénibilité sera reconnue. Ces travailleurs qui pourront partir plus tôt seront en effet choisis « individuellement » parmi… les invalides et victimes d’accidents du travail ! Grand foutage de gueule. Et c’est à peine 10 000 salariés pourraient ainsi partir avant 62 ans ! Mais la encore tout est dans la manière de faire. Se moquer du monde comme ça c’est l’équivalent d’un coup sur la tête !

Les fonctionnaires, eux vont se faire détrousser : ils vont cotiser « comme le privé ». Gros argument destiné à provoquer des jalousies et rivalités en montrant du doigt ceux qui se gobergeraient sur le dos des autres. Rappelons que les deux caisses de retraites n’ont rien à voir. L’augmentation des cotisations ne fait pas rentrer un sous de plus dans la caisse du privé. Ni dans celle du public non plus d’ailleurs. En fait il s’agit tout simplement d’une baisse de salaire. Les fonctionnaires coûteront moins chers à l’Etat d’un côté puisqu’on déduit leurs cotisations du salaire. Et de l’autre la diminution de leurs droits permettra de nouvelles économies encore, cette fois-ci sur les pensions à verser. Un rasoir à deux lames en quelques sortes. Après quoi on ose nous parler de l’augmentation de 1% sur le dernier taux de l'impôt sur le revenu qui s’applique à la dernière partie du revenu du haut salaire ! Ca ne fera en aucun cas une baisse de revenu de 3 % comme pour les fonctionnaires !

Et par dessus le marché, il y a le non dit de cet exercice comptable borné. Celui dont j’ai déjà traité ici. C'est-à-dire l’impact sur les autres comptes sociaux des mesures prises dans le compartiment des retraites. Dans le domaine de la vie en société et des mécanismes de solidarité, tout se tient. Les autres comptes sociaux vont se dégrader brutalement à cause de cette réforme ! Cela à cause de l’allongement du chômage de très longue durée des seniors. Ils n’ont plus de travail dès cinquante trois ans actuellement ! Qui va les prendre en charge pendant deux ans de plus ? Et puis il y aura aussi des dépenses maladies supplémentaires ! Mais oui, messieurs les bons esprits, la maladie aussi! Cela non seulement pour ceux qui ne travaillent plus et se rongent les sangs mais aussi pour ceux qui travaillent au delà du raisonnable et s’épuisent plus vite !

Mais pourquoi tout cela ? Puisque cela ne règle rien au plan comptable. Selon moi, c’est seulement un signe donné à la finance mondiale. Et il fallait que ce soit maintenant, juste avant l’été et ce fichu mois de juillet où arrivent à échéance 59 milliards d’euros de dettes qu’il va falloir refinancer. Et comme la madame Merkel a poignardé toute l’Europe avec son plan de super austérité, il faut suivre, quand on ne veut pas rompre avec le système ! Surtout que la même madame Merkel présente aussi sur le marché 30 milliards de dette allemande à refinancer à la même date. La compétition est donc réelle. C’est l’escalade des souffrances affichées. La finance gouverne, règne, domine tout. Les gouvernements sont comme des caniches aux ordres devant elle. Il faut résister. Mais pas qu’avec des mots en général. A notre tour, nous devons dire expressément comment nous allons retourner le rapport de force. Nous devons savoir quelles mesures précises nous allons leur appliquer, pour leur faire rendre gorge. C’est ce que nous avons fait au Parti de Gauche le 12 juin dernier.

Donc les oreilles des financiers ce week-end ont dû vaguement siffler. Nous tenions notre forum « gouverner face aux banques ». Le texte adopté à cette occasion est essentiel pour nous. Vous le trouvez en version téléchargeable sur ce blog. Il s’agit de présenter nos principes, nos méthodes et nos mesures concrètes pour affronter la tyrannie des établissements financiers. C’était le bon moment. Notre intention est d’être très concrets. De faire preuve en quelque sorte de cette « radicalité pragmatiques» dont nous voulons faire notre marque de fabrique. Mais pendant ce temps les grandes banques du monde se sont elles aussi exprimées. Elles l’ont fait par l’intermédiaire de l’Institut international de la finance qui regroupe les 400 plus grandes banques mondiales. Il est présidé par le patron de la Deutsche Bank. Bien sûr elles ont pleuré leurs vives réticences contre le durcissement de la réglementation bancaire à l’étude au sein du G20 et du comité de Bâle sur les normes bancaires. Vous voila prévenus. Le syndicat du crime financier est réuni. Il prétend ou menace que le projet de nouvelles normes bancaires, amputerait de 0,6 points la croissance des USA et de la zone euro. Les banques prétextent qu’en les obligeant à augmenter leurs réserves et à réduire les risques, ces normes freineront le financement de l’économie. Alors que ce sont les banques elles-mêmes qui freinent ce financement en orientant prioritairement leurs capitaux vers la spéculation plutôt que vers l’économie productive. Mais l’essentiel c’est le geste. Cette coalition pour annoncer la confrontation avec les Etats. Les financiers n’avaient pas trop de raison de s’inquiéter.

D’autant qu’ils avaient eu une pure joie en apprenant ce qui venait de se conclure à l’assemblée nationale. Jeudi 10 juin on y a voté la loi bancaire bidon de  Christine Lagarde. Ils peuvent dormir tranquilles. La nouvelle « loi sur la régulation bancaire et financière » est un texte vide. Il se contente de créer des « autorités de régulation » comme seuls les libéraux ennemis de l’Etat « bureaucratique et inefficace » savent pourtant en créer. Mais surtout, lors du débat, le gouvernement a refusé toute mesure contraignante pour les banques. C’est madame Lagarde elle-même qui a refusé de plafonner les commissions prélevées par les banques sur les paiements par carte bleue auprès des commerçants. C’était pourtant un amendement UMP.

C’est elle aussi qui a refusé d’interdire comme l’Allemagne les ventes à découvert et les ventes à terme. Ce sont des techniques qui permettent aux spéculateurs d’acheter des titres sans payer, et sans payer séance tenante. De cette façon ils peuvent spéculer sur l’évolution du cours dans le temps sur les titres de dette publique et les titres d’assurance qui s’y rapportent.

Et voici la cerise sur le gâteau. Cette grande équipe qui prétendait « moraliser le capitalisme » a refusé de reconduire la taxe sur les bonus versés par les banques. Cette taxe annoncée à son de trompe il y a un an par Nicolas Sarkozy ne s’appliquera donc que sur les bonus 2009 ! Et son effet sera nul pour les banques. En effet on doit savoir qu’elles ont obtenu, en contrepartie de cette pénible obligation, le report d’un an de leur cotisation au fond de garantie des dépôts, pour un montant à peu près équivalent. Passez muscade !

C’est un indice de ce qui se passe partout à propos de finance. C’est à dire qu’après les remuements et cris d’orfraie au début de la crise, on revient à l’habitude : tout faire pour protéger ces pauvres banquiers et leurs combines mortelles. La dernière livraison du « Monde Diplomatique montre comment cette protection est parfois directement monnayée au plus haut sommet de l’Etat. Mais évidemment il parle des Etats Unis ! Car ce n’est pas chez nous que ça se passerait.

A Strasbourg, on a aussi délibéré sur ce qu’il fallait faire avec les super produits toxiques de la finance que sont les « produits dérivés ». Ces « dérivés », tout le monde en a entendu parler maintenant. Vous savez ce que c’est. L’équivalent financier d’une maladie sexuellement transmissible. Pourtant « L’Europe qui protège » se préoccupe d’organiser leur avenir. Ici à Strasbourg, nous avons donc été régalés d’un rapport du député de droite Langen Werner. On se pince. Non ce n’est pas une mauvaise blague. D’ailleurs ce n’est pas une première. La Commission européenne s'est déjà prononcée sur les actions "en faveur de marchés de produits dérivés efficaces, sûrs et solides". Et pourquoi pas des voleurs aimables, sûrs et sérieux. Cette œuvre surréaliste s’est logée dans deux communications, en juillet et en octobre 2009. Elle a souligné que les produits dérivés sont "utiles à l'économie" puisqu'ils permettent à des agents qui ne sont pas prêts à assumer les risques de certaines activités économiques de les transférer vers d'autres agents économiques prêts à les accepter. Superbe définition euphémisée pour décrire le mode de transmission honteux des mistigris véreux de toutes sortes.

J’explique. Voila comment ça marche. J’ai des reconnaissances de dette de Pierre Paul et Jacques. Trois nuls, plus ou moins fiables financièrement. Voici la cuisine du dérivé qui commence. Je prends un petit bout de la dette de chacun d’entre eux, je les mélange avec un autre bout de dette plus sexy et hop j’appelle le tout avec un nom exotique, genre « Speedy plus/plus » et je vous les vends. Je prends votre fric et vous vous avez sur les bras mes trois nazes. Peut-être que vous êtes une fine mouche. Vous saviez tout sur mes trois drôles mais ça vous semble quand même un placement valable. Soit vous ne le saviez pas parce que c’est trop compliqué à comprendre et que votre banquier vous dit que « Freddy plus/plus » c’est du bon de chez bon, et que vous le croyez sur parole. Voila. Ca c’est le principe de base. Découper, mélanger, emballer. Après il y a mille façon d’appliquer cette idée. Jusqu'à la nausée ! C’est naturellement un système promis à mal tourner.

Notre chère Commission Européenne elle-même a fini par s’en rendre compte.  Elle constate que les produits dérivés ont particulièrement contribué à la crise financière. Tiens sans blague ! Elle dit pudiquement que cette méthode a « créé des interdépendances de plus en plus fortes entre les acteurs du marché ». Wah ! C’est bien dit. Ca veut dire que tout le monde se retrouve avec des parts de mauvais payeurs dans son portefeuille d’action. Et si un se casse la figure, tout dégringole dans des dizaines d’endroits à la fois. C'est-à-dire partout où les titres pourris ont été mélangés à d’autres dans des emballages qui les dissimulaient. Voila pourquoi on dit qu’ils sont « toxiques »

Le volume total de ces petites merveilles en circulation dans le monde n’est pas une petite chose, figurez vous. Ces produits dérivés de « gré à gré », c'est à dire négociés directement entre les tripoteurs du marché et qui ne sont soumis à aucune règle, étaient, fin 2009 de 605 milliers de milliards de dollars selon la Banque des règlements internationaux. Je suis sûr que ce genre de chiffre ne signifie rien pour une écrasante majorité d’êtres humains qui ne peuvent même pas se représenter ce que cela veut dire. Et moi non plus ! La Commission dans sa communication estime qu'il est nécessaire de changer sa conception selon laquelle les instruments dérivés ne nécessitent qu'une réglementation légère. Tel quel ! Elle pense même qu’il faut une législation qui permette la transparence. Ouh ! la ! la ! Et même une législation qui permette aux marchés d'établir correctement le prix des risques. Chers marchés, on avait failli oublier de les encenser un peu au passage, voila, c’est fait. Wee! Toutes sortes de dispositions ultra techniques sont donc prévues.

Je ne vous les inflige pas. Ce n’est pas mon sujet ici. Je veux juste faire le point pour répondre à la question de savoir si tous ces beaux esprits savent qu’ils sont dans une crise majeure ou s’ils pensent que c’est juste un incident de parcours. Ici la lecture du texte est claire. Ils ne se rendent pas compte. Ils se contentent d’organiser la suite de la fête sans trop bousculer les habitudes. Déjà c’est une drôle d’imprévoyance d’imaginer qu'il peut encore exister des produits dérivés « non normalisés », c'est à dire négociés en toute opacité directement entre deux acteurs qui n’en parlent à personne alors même que de leur bonne santé dépend le sort de dizaine d’autres montages financier. Que veut dire cette différence faite entre les produits dérivés pour les entreprises et ceux pour les banques? Ce n’est pas tout aussi toxique dans les deux cas ? Pourquoi n’y a-t-il pas d’interdiction pure et simple de certains produits spécialement spéculatifs bien connus. Je pense ici aux fameux contrats d’assurance sur les emprunt d’état qui sont revendus à des gens qui ne sont pas les préteurs et qui n’ont donc comme intérêt que de voir couler le débiteur pour toucher l’assurance et réaliser un profit monstrueux. Pourquoi ne pas restreindre le champ d'intervention des produits dérivés, pour interdire notamment leur utilisation sur les obligations d'Etat ? Bref, pourquoi ne rien faire sur les sujets qui ont occupé l’actualité et dont on nous avait dit que dorénavant tout serait tenu à l’œil. Parce que tout ce que la finance compte d’agent d’influence s’est mobilisé pour faire barrage aux tentations de régulation avec lesquelles les bons esprits ont amusé la galerie ces derniers temps.

Ici, je veux illustrer la clause « d’autorisation préalable » que nous avons retenu dans notre texte « gouverner face aux banques ». Voila de quoi il s’agit. L’exemple de ces dérivés montre que la planète de la finance a toujours une main d’avance sur les Etats pour trouver de nouvelles combines. Le temps qu’on découvre les produits, le temps qu’on les réglemente, dix catastrophes ont eu lieu. Donc nous proposons de renverser le principe ordinaire qui est : "tout ce qui n’est pas expressément interdit est permis". En matière de finances ce serait, avec nous : "tout ce qui n’est pas expressément permis est interdit". Donc toute nouvelle trouvaille à mettre sur le marché serait soumise à autorisation préalable. Et qui posséderait des titres non autorisés après s’en être procuré ailleurs serait puni.


213 commentaires à “Jour de cendres!”

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  1. 1
    Boutemy dit:

    Pour les éminents économistes qui nous gouvernent... l'alternative est on ne peut plus simple: Soit ils sont compétents, soit ils ne le sont pas... S'ils sont compétents et qu'ils laissent faire, ils sont complices... que fait-on d'eux? S'ils sont incompétents et qu'ils s'accrochent à leur maroquin... que fait-on d'eux?
    En attendant, continuons à rigoler en attendant la crise suivante

  2. 2
    sylvie boussand - PG03 dit:

    Bonsoir, ou plutôt, bonjour !
    je venais de finir la lecture attentive du document sur les retraites élaboré le 4 juin, tombé aujourd'hui, enfin, hier, dans ma boite mail. Nous sommes donc raccord sur la thématique. Je garde le document sur les banques pour plus tard dans la journée.

    Je suis depuis ce matin (annonce entendue à la radio, en allant au boulot…) dans une rage froide. Le fait qu'ils OSENT ne me surprend pas ; la fameuse phrase d'Audiard me trotte dans la tête depuis pas mal de jours. Mais le pire, car c'est une insulte à notre intelligence, ce sont les "explications" et les justifications : inepties sur contre-vérités, à hurler ! D'où la rage froide. A ce stade de mépris, car c'est bien de mépris dont il s'agit, ne restent que deux options : pleurer et s'écrouler, ou alors… la rage froide. Je prends la deuxième, elle me servira et je pense qu'elle pourra aussi servir à beaucoup de moteur pour les mois à venir. A ce stade de provocation, la réponse doit être à la hauteur. Avec dignité et dans l'unité, si c'est possible.

  3. 3
    Jérémie Bude dit:

    Comme vous l'avez dit, on ne sait pas si ces "beaux esprits" pensent que la crise est systémique ou s'il s'agit d'un incident de parcours qui ne sort pas du dogme du marché autorégulateur. Nous sommes évidemment d'accord sur le caractère systémique de la crise, d'un niveau mondial.

    C'est pourquoi je m'interroge sur la portée d'une action nationale, alors que les banques, elles, agissent au niveau mondial. Il est cependant normal que les mouvements citoyens émergent nationalement, seulement il ne faut pas perdre de vue qu'une telle réglementation ne peut se faire qu'en coordonnant les efforts au niveau européen dans un second temps et au niveau mondial dans un temps ultime, pour ne pas laisser l'opportunité aux "beaux penseurs" de dire :"Vous comprenez.... la compétitivité française...". C'est là qu'on voit l'échec total de l'Europe quand on a un Fillon qui rejette la taxe carbone pour ne pas sacrifier la compétitivité des entreprises françaises.

    Au vu du travail qui reste à faire, le combat face à la résignation est permanent, c'est pourquoi je suggère de donner des espoirs de coordination transnationales aux citoyens pour asseoir la crédibilité d'un changement proche.

  4. 4
    André Assiétoi dit:

    La seule question qui se pose maintenant : comment déborder les bureaucraties syndicales le 24 ?
    Parce que Jean-Luc Mélenchon est bien gentil de nous dire qu'il faut être nombreux le 24, mais si au bout de la journée on s'entend dire "rentrez chez-vous et rendez-vous en septembre pour une nouvelle promenade digestive entre Bastille et Nation", c'est pas la peine.

  5. 5
    Un membre du PCF dit:

    Je crois que le 24 juin, il faut les faire trembler. Tous dans la rue.

    La bourgeoisie au sens marxiste veut nous asservir car il n'arrive pas à s'enrichir autrement qu'en cherchant l'argent des travailleurs du public comme du privé. Crise systémique du capitalisme qui nous conduira soit à l'hyperinflation et la misère pour tous soit à la guerre. Le vieux Barbue disait que pour changer les choses, il fallait que le prolétariat s'unisse.

    Pour Lénine, il lui faut un parti de masse de braves ouvriers et employés qui ont encore du temps qui forment les esprits (au sens de Gramsci), impose une d'hégémonie culturelle dans la société, élisent leurs meilleurs représentants qui seront mandatés pour exprimer la pensée collective, organiser la lutte des classes avec les syndicats de masse et exprimeront les revendications locales, nationale et international du prolétariat afin d'en finir avec le capitalisme (abolition de la propriété privée des moyens de production, du libre marché, de la concurrence, du parlementarisme bourgeois et de l'Etat bourgeois : les 5 piliers du Capitalisme) et de mettre le peuple au pouvoir.

    Ca fait un peu Orthodoxe tout ça, mais au moins, c'est clair.

    Faisons tomber ce gouvernement de renégat. Au Japon, il est tombé pour moins que ça. Changeons la donne.

  6. 6
    Un membre du PCF dit:

    "La crise, c'est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître". Gramsci.

  7. 7
    garincha dit:

    Le jour de cendre, se sera demain, lorsqu'on on aura mis le feu à la societé ultra libérale dans laquelle on survit!

  8. 8
    Sha dit:

    67 ans pour la retraite à taux plein ?
    C'est bien mais pour moi qui a été au chomage, je serais mort avant, alors on se bouge contre cette reforme qui avantage encore une fois les même ; les hauts revenus.

  9. 9
    evelyne dit:

    je suis dans l'ensemble d'accord sur les commentaires, mais le 24 juin être une fois de plus dans la rue pour marquer le refus cela ne semble plus émouvoir le pouvoir en place

  10. 10
    des pas perdus dit:

    Si la réforme passe, imaginons le passé...

  11. 11
    Tenshu dit:

    Je suis assez d'accord, nous serions 3 millions le 24 que je ne suis pas sur du résultat. Trop bien rodés ces manifs ne font plus peur, il et temps d'inventer des moyens de mobilisations qui fassent un peu plus trembler nos dirigeants.

  12. 12
    Benjamin Ball dit:

    Dans la ligne de ce que Tenshu, je vous conseil d'aller faire un tour sur le blog de Corinne Morel Darleux qui parle de la grève générale prévue pour le 29 juin en Espagne, ainsi que d'un sondage où 67% des personnes interrogées pensent que le moyen le plus efficace pour faire plier le gouvernement français sur les retraites c'est la grève générale.

    http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?post/2010/06/13/Gr%C3%A8ve-g%C3%A9n%C3%A9rale

    Je serai comme beaucoup d'autres dans la rue le 24 juin mais pas pour donner un chèque en blanc aux syndicats, ils doivent tenir compte des revendications de la base tant sur le fond que sur les modes de revendication.

    Une proposition : la grève générale doublée, d'une grève des loyers, reconductible jusqu'à retrait total de la réforme ainsi que quelques autres (une fois que le rapport de force sera en notre faveur il faudra en profiter pour rétablir les acquis bousillés par ce gouvernement). Doubler la grève générale avec une grève des loyers est indispensable pour que le plus grand nombre puisse faire la grève de façon prolongée.

  13. 13
    Bernard Samson dit:

    Hum!
    "Les retraités anglais vont trinquer à cause de vulgaires mouettes en Louisiane ! "
    Pas très heureuse, cette formulation. Qu'en pense Martine Billard?

  14. 14
    tenshu dit:

    C'était, il me semble, un trait d'humour Bernard ;)

  15. 15
    laetSgo dit:

    je crois aussi que seule la grève générale parviendra à renverser le rapport de force. Pour autant, l'absence de mobilisation le 24 serait un signal dramatique envoyé au gouvernement (continuez votre opération de laminage, on s'en fout...). Donc 24 ok, mais après ? ce sont les salariés qui doivent lancer le mouvement, une grève générale n'a jamais été décrétée par la tête d'un parti ou d'un syndicat : ça doit partir de la base !
    faites donc tourner cet appel de la CGT GoodYear http://bellaciao.org/fr/spip.php?article103318
    Action, résistance !

    PS : et n'oubliez pas les vuvuzelas pour faire encore plus de bruit jeudi prochain :-)

  16. 16
    Guy Nicolas dit:

    Bonjour Jean-Luc,

    Je suis entièrement d'accord avec vous sur le thème du billet. Comme un commentaire plus haut, je suis dans une rage froide que j'ai de plus en plus de mal à contenir. Juste un petit bémol qui concerne la marée noire que vous semblez traiter à la légère. Il s'agit d'un pb majeure. la fuite est de l'ordre de 5 600 000 de litres par jours (10 Amoco cadiz par jour) Et la fuite pourrait durée 2 ans. D'après certaines de mes lectures (je ne suis hélas pas fin connaisseur du sujet) on parle de gaz hautement toxique mais surtout qu'il n'existerait qu'une seule méthode pour ferme le trou : la bombe atomique... qui pourrait tout aussi bien crever la croute et empirer la situation... Cette marée noir concerne le monde entier, car les courants marins vont nous apporter toutes ces saloperies. L'impact va être mondiale d'ici peu...

    A part ca merci pour le travail que le PG fournit. Vous êtes mon dernier espoir d'une société meilleure pour mes enfants...

  17. 17
    jorie dit:

    Bernard samson, je suis d'accord avec toi....Notre Mélenchon se läche un peu trop ! la mort des mouettes signifie surtout la destruction d'un écosystème vital pour les gens de louisianne et de floride et pour la mer en général, et nous en souffrirons tous. Secondo, les pauvres retraités floués le sont, non pas à cause de la survie des mouettes, mais à cause des fonds de pension par capitalisation. C'est ça qu'il faut dénoncer, parce que c'est ce qui nous attend et que souhaitent tous les vautours des assurances privées....Observez la pub, ils s'engouffrent déjà sur le déremboursement des médicaments, et maintenant, ils s'avancent à grands pas sur la retraite par capitalisation. On nous habitue peu à peu à ce démantèlement d'une république solidaire et sociale. Peut être faudrait il anticiper là dessus en dénonçant les victimes de ce système (enron, general motors etc....) une liste des braquages de ces capitalisations serait la bienvenue. Et puis.....j'adore les mouettes comme tous les êtres vivants. Attention au pari écologique que nous devons tous assumer.

  18. 18
    laforcedupeuple dit:

    Mais pourquoi-donc continuer dans cette voie qui ne mène à rien ?

    Nous le savons tous, une journée de mobilisation sans lendemain immédiat (je devrais plutôt dire une journée de promenade), ne change absolument rien aux mesures antisociales et régressives mises en place par ce gouvernement diabolique qui est voué à lucifer, et qui représente le capitalisme.
    Le jeudi 24 juin, comme d’habitude, ni suffira pas. Il faut enchaîner avec le vendredi 25, le samedi 26, le dimanche (et OUI) 27 juin. Paralysons notre pays pendant déjà ces 4 jours et la peur du lendemain, j’en suis convaincu, changera de camps.

    Ensuite, pourquoi attendre septembre ?
    Au contraire, la meilleur période pour se faire entendre et reprendre le contrôle, est bien la période estivale !
    Imaginez cette France tant visitée par les touristes…Pas de transports aériens, pas de transports ferroviaires, pas de transports maritimes, pas de transports routiers…Le PEUPLE partout dans les rues de France hurlant sa colère, des banderoles et pancartes EXIGEANT la démission de Sarkozy et de son gouvernement. Le PEUPLE réclame à juste titre une élection anticipée, montrant du doigt ceux qui assassinent nos droits, nos acquis, ceux qui chaque jour nous affament un peu plus et nous jettent sans vergogne à la rue, sous les ponts, sur les trottoirs parce que nous ne pouvons plus faire face financièrement à leur appétit toujours plus vorace.

    Imaginez une France de partage, une France de justice sociale, une France où plus personne, quelque soit son âge, ne serait abandonné et laissé pour compte. Une France reconstruite par le PEUPLE et pour le PEUPLE dont NOUS, le PEUPLE, serions fiers.

    Non camarades, je ne rêve pas. Plus que le droit, nous en avons le devoir !

  19. 19
    André Assiétoi dit:

    Le grand problème, c'est que ces jours de grande promenade dans la rue, on ne fait rien de plus au nom de l'unité syndicale... avec le syndicat jaune qui signe tous les documents que le MEDEF lui présente.
    Faudrait peut-être redéfinir cette notion de l'unité syndicale. L'unité pour quoi ?
    L'unité ne doit pas être une fin en soi...

  20. 20
    Eric dit:

    LE 24? Avec ceux qui ont voté le prolongement?

    Le VER est Dans le fruit!
    Comment pourrais-je manifester mon souhait de retrait de ce plan en étant dans le cortège de ceux qui en congrès ont voté pour l'allongement de l'age de la retraite!
    Jean Luc, comment ne pas voir que le principal obstacle a une vraie mobilisation, ce sont les sociaux libéraux et ces syndicats qui pronent la modification du plan du gouvernement; tu l'as dit toi même; ce plan n'est que là pour indiquer aux financiers la soumission du gouvernement, Alors au moins qu'il y ait un Parti qui indique la voie et non pas des chemins de garage, avec comme meneurs ceux qui disent vouloir allonger l'age de la retraite!

  21. 21
    thierry MONCHATRE PG38 dit:

    TOUS DANS LA RUE LE 24 JUIN 1984....heu non 2010
    Étonnant non cette erreur, le sujet n'était pas le même me direz vous...
    D'accord c'est pourquoi je n'écris pas sur le contenu du projet de loi, de ses conséquences dramatiques, Jean LUC l'explique mieux que moi, mais sur les moyens à mettre en place pour lutter contre ce crachat à la gueule que vient de nous envoyer SARKOZY et ses adeptes néolibéraux....
    Donc JUIN 1984, je travaillais à PARIS comme moto-crotte, une entreprise privée (de tout pour les salariés) sous contrat avec la ville de PARIS. Ordre émanant de la mairie de faire descendre dans la rue les salariés et surtout les cadres sur lesquels l'œil du château veillait. Cette pression la droite l'a mise partout ou elle pouvait, les moyen aussi ont été mis.....RESULTAT.....PLUS d'1 MILLION DE PERSONNE DANS PARIS
    NOS RETRAITES NE VALENT ELLES PAS UNE MOBILISATION IDENTIQUE?
    SOMMES NOUS PLUS MAUVAIS QUE LA DROITE?
    Alors je propose, oui moi petit militant PG, je PROPOSE que nos représentants syndicaux, nos représentants politiques se rencontrent et organisent et y mettant les moyens (surtout financier, ne me dite pas que les moyen ne change rien, j'ai l'impression d'entendre LUC CHATEL) pour que nous convergions tous ensemble sur PARIS
    Faisons comme les huissiers, après trois avertissements ils viennent frapper à votre porte, frappons à la porte de SARKO avant la saisie.
    Ils faut que nous puissions aider financièrement ce qui ne peuvent payer un déplacement, la solidarité aussi dans la lutte.
    CA SUFFIT, ON RELEVE LA TETE ET ON HURLE DANS LES RUES DE PARIS DEBUT SEPTEMBRE

  22. 22
    pichenette dit:

    17 juin 18 juin 1940, en écho le devoir des consciences ne peut-être que de refuser les potions servies et quitter des postures serviles.
    Intéressant ce matin sur France Cult'les paroles de JL Debré sur le Gaullisme et l'actualité politique et le cours d'histoire de M Cordier!
    Quant au texte de Jean-Luc Mélenchon, ce dernier n'a pas besoin d'utiliser le mot galvaudé de transparence pour clarifier la situation. Grand merci à lui ainsi qu'au faiseur de belles photos égayant les chemins des raisonnements souvent sombres du réel, des escaliers tournoyant aux magistrales grilles carcérales écrasant l'homme ponctuel.
    Entre les préservatifs poreux d'Europe laissant filer les "MST" des produits dérivés toxiques sous l'oeil hagard des pantins élus et le secret défense relatif au nucléaire convoquant à la DST des responsables du réseau SDN, un pas, la même démarche, la complète régression de la place des valeurs humanistes et de celle du vivant quelqu'il soit, ainsi que de la Connaissance.
    Tout fragmenter. Tous les choix politiques actuels sont des bombes.
    Quant au 24 juin, plus que du nombre pensons à du spectaculaire non violent mais percutant. (le nombre est toujours sujet à controverse, que les frileux restent chez eux, ils risquent de s'enrhumer, ne les sollicitons pas, ils seraient trop heureux).
    En 1940, les convaincus n'ont pas compté sur les autres, mais sur leur conscience, bizarrerie en voie de disparition.

  23. 23
    pascal dit:

    605 milliers de milliards de dollars,impossible a écrire en chiffres enfin moi je sais pas.ensuite nous avons Christian blanc qui lui se fait une note à nos frais de 12000 euros de cigares, mortel ! juste avant monsieur woerth nous a offert une jolie "retraite juste,économique et sociale" arfff. certains ministres renoncent à leur retraite parlementaire sur demande de fillon hourra! vives eux! seulement c'est trop tard. La suggestion pour une grève européenne (on peut rêver) me parait pas mal surtout pour dénoncer et les faire descendre de leurs planète. Je pense que les pauvres sont beaucoup plus nombreux que les escrocs qui nous gouvernent.(quoique). On se croirait au XVI siècle avec un roi (sarko), et sa cour...
    j'attends donc la reforme de l'Élysée "mes chers concitoyens la vie au palais n'est plus possible moi et mes ministres avons pris la sage décision de nous installer à.......VERSAILLES " je suis chauffeur de bus,une inquiétude me submerge.Serais-je capable de piloter une chaise à porteur

  24. 24
    Roland011 dit:

    Bonjour,
    Indignations concernant les retraites, évidentes et bienvenues -- mais, a mon modeste avis, ils ne vont pas moufter, même avec une grosse manif (ce qui n'exclue pas) C'est inscrit dans le programme des droites, casser méthodiquement tout ce qui fait social -- CNR -- Talonnette, contrairement a des idées émises, réussit assez bien son programme, retour a l'ancien régime.

    Ce billet est principalement axé sur "la finance", c'est LE sujet (sans exclusive) important et déterminant qui conditionne beaucoup d'autres. Il est assez bien expliqué, documenté,.... sur l'arnaque gigantesque actuellement e oeuvre 635 000 milliard de dollar de "pourri" dans les bilans bancaire (réévaluation), les gouvernements pris a la gorge incapables de réagir sainement (normal ils sont tous ou quasi néocon) nous somme pratiquement a l'échelle mondiale dans un système de "cavalerie", ça va très mal atterrir.
    C'est un virage a 180° qu'il est nécessaire de faire, hors, qui s'en préoccupe, qui va le faire, qui en parle ?
    Bravo a Jean-Luc Mélenchon de le mettre en lumière
    Et, peut être, rêvons, que les groupuscules stop les petites querelles byzantines, et s'occupent enfin de l'essentiel

  25. 25
    rscarcpac dit:

    Je crois que Jean-Luc Mélenchon confond titrisation et produits dérivé : les produits dérivés, ce sont l'ensemble des produits genre CDS, c'est-à-dire un système de pari/assurance sur les autres opérations un peu plus réelles de la finance (type prêt). Le fait de découper les dettes et de les remélanger en paquets compliqués, c'est la titrisation. Je crois bien que les deux (produits dérivé et titrisation) sont distincts.

  26. 26
    rscarcpac dit:

    Guy Nicolas (post 17) confond litres et barils (c'est d'ailleurs bien compliqué toutes ces unités avec en plus le gallon qu'utilisent les américains d'où nous viennent la plupart des infos sur cette marée noire). On est loin de 10 amoco cadiz par jour. Ce qui est dangereux en ce moment, c'est surtout que la fuite peut durer très longtemps. La plus grosse catastrophe pétrolière de tout les temps, c'est Ixtoc 1, une plate forme qui a pété dans le golfe du mexique et qui a laché son pétrole pendant 10 mois avant qu'on ait réussi à boucher le trou. Cet Ixtoc 1 aurait laché un peu plus de 2 amoco cadiz.
    http://www.nytimes.com/interactive/2010/05/10/us/20100510_OIL_TIMELINE.html

  27. 27
    fafoua dit:

    L'explication par "ils ne se rendent pas compte" ne me convainc pas. J'espère me tromper, mais je crains que certains dirigeants libéraux semblent prêts à créer le chaos dans l'économie, dans la géopolitique et dans les esprits. L'attaque de la Grèce, qui est l'origine de la République, est symboliquement parlante. Lorsque la République défend l'intérêt général, les dirigeants libéraux défendent des intérêts particuliers, alors tant qu'ils ont la main, ils attaquent la République. Le ver est dans le fruit. Nul besoin de coup d'Etat, de se constituer en cagoule ou ligue fasciste, d'asséner "Plutôt Hitler que le Front Populaire". Il a suffit de trahir le référendum constitutionnel. La technocratie européenne s'est alors installée aux commandes et attend que les Républiques tombent comme des fruits trop mûrs. Elle prépare l'avènement d'une "gouvernance" apte à enfin satisfaire l'union des grands capitalistes.

  28. 28
    max dit:

    La seule question qui se pose maintenant : comment déborder les bureaucraties syndicales le 24 ?
    Parce que Jean-Luc Mélenchon est bien gentil de nous dire qu'il faut être nombreux le 24, mais si au bout de la journée on s'entend dire "rentrez chez-vous et rendez-vous en septembre pour une nouvelle promenade digestive entre Bastille et Nation", c'est pas la peine.

    effectivement ça va servir a quoi cette manif ou plutot "ballade" devrai-je dire le 24 ?
    eh ben comme d'hab a faire une journée "publicitaire "pour les grandes conf syndicales qui n'en ont rien a foutre de la retraite a 60 ans.... certaines meme (CFDT par exemple)sont pretes a accepter l'alongement de la durée de cotisations et c'est ces syndicats la qui vont nous defendre ?
    Une telle remise en cause auraient du les faire sortir de leurs gonds et au minimum les faire appeler a la greve generale !
    mais non trop dependants du MEDEF et des gouvernements (eh oui les syndicats actuels touchent pas mal de tunes de l'ETAT sous des formes diverses et faut bien payer les chauffeurs de ces messieurs) ils se contentent d'une 24 heures mais vous allez voir ce que vous allez voir,qu'ils ont dits sur les plateaux des 20 heures !
    j'aurais bien aime aussi Jean-Luc Mélenchon t'entendre reclamer cette greve generale!
    mais non juste un "venez nombreux "
    la tu m'as vraiment decu et meme si tu dis souvent que c'est pas a toi de le faire mais au syndicats, en tant que resistant a un projet tu devais la demander car seule une greve generale d'ampleur pourrait changer la donne !
    si ca reste a des petites 24 heures et c'est a mon avis ce qui va arriver la "chose " est pliée et tous ce qu'on racontera c'est que du baratin !
    ps : je n'irai pas le 24 faire le "clown " ds la rue !

  29. 29
    janba dit:

    @max
    Il serait temps de STOPPER l'ANTISYNDICALISME PRIMAIRE

  30. 30
    Stépahe dit:

    Le problème c'est qu'on va se faire b..... par la CFDT et consort.... Donc y pas d'arrangement tous dans la rue et pas un jour tous les deux mois....

  31. 31
    langue-rouge dit:

    @ laetSgo post 16
    Pas les vuvuzélas § Tout sauf ça ! Ou alors ce sera vraiment la fin des slogans politiques. Dans les stades de foot en afrique du sud on n'entend que ça et si nos manifs doivent ressembler à ça, ce sera vraiment la fin des slogans politiques.

  32. 32
    cvnes dit:

    Quelles que soient les divergences sur la conduite des luttes syndicales, il est bon de se rappeler qu'en manifestant le 24 juin nous voulons dire avec force que nous ne renonçons pas, que par delà de nos appréciations différentes nous sommes dans un mouvement qui aspire à des changements sociétaux fondamentaux tels que ceux que le PG préconise pour les banques et la finance. Démissionner sous prétexte ou prétendre que ce n'est pas la bonne stratégie d'action, c'est laisser le champ libre au libéralisme, à la social démocratie, c'est faire croire qu'il n'y a plus d'opposition forte à la politique du gouvernement, laisser se développer les idées du FN, décourager définitivement ceux qui sont indécis, fatalistes, pessimistes. C'est nous engager dans une voie ou nous renoncerions à transformer et nous créerions des obstacles encore plus grand pour l'union au sein du Front de Gauche. Alors cessons de nous comporter en censeurs de ceux qui osent, qui luttent et faisons en sorte que le 24 juin soit un début ou une continuation de l'espoir. Et ce même si nous sommes impatient tant la douleur et la misère sont notre vie quotidienne. Un mouvement n'est pas fait pour ajouter de la misère à la misère, il est fait pour combattre et aussi tant faire se peu épargner le peuple de souffrances tant il en endure. Si grand soir ou jour doit venir construisons le pour qu'il ne soit pas un éternel recommencement.

  33. 33
    langue-rouge dit:

    @ andré assietoi post 4
    « La seule question qui se pose maintenant : comment déborder les bureaucraties syndicales le 24 ?
    Parce que Jean-Luc Mélenchon est bien gentil de nous dire qu'il faut être nombreux le 24, mais si au bout de la journée on s'entend dire "rentrez chez-vous et rendez-vous en septembre pour une nouvelle promenade digestive entre Bastille et Nation", c'est pas la peine »
    Euh non pas d’accord. Chaque chose en son temps. Avant de penser à déborder les directions syndicales il faut d’abord leur sucer la roue comme diraient des cyclistes et profiter de l’aspiration ou plus précisément de la dynamique pour les déborder éventuellement. Parce que si le 24, on est 1 ou 2 millions seulement on ne les débordera pas sachant qu’en plus les collectifs retraites sont au stade du balbutiement et que les vacances approchent.
    Il faut être un minimum conscient que cette journée du 24 ne peut pas donner une grève générale reconductible vu la proximité des départs en vacances. Ce serait même suicidaire de se lancer dans une action aussi compliquée sachant que nous n’aurons pas une deuxième chance. La vraie bataille aura lieu à la rentrée et c’est à nous de faire comprendre que cette journée d’action a d’abord pour objectif d’entretenir la pression. Mais entretenir la pression, poser les jalons d’une rentrée sociale chaude c’est réussir la journée du 24 et pour la réussir nous ne pouvons pas répéter encore et encore que les directions syndicales ne sont pas à la hauteur même si nous le pensons. Ce serait tout simplement démobilisateur et cela nous mettrait dans l’incapacité de déborder par la suite les directions syndicales.

    @max post 30
    Toutes les grèves générales dans l'histoire ont début suite à une journée d'action appelée par les directions syndicales. Refuser dans un réflexe gauchiste d'y aller en tant que militant c'est tout simplement se condamner à l'impuissance.
    Une grève générale ça ne part pas de rien et ça ne partira certainement d'une initiative de la seule gauche radicale. Il faut nous appuyer sur les initiatives appelées par les directions syndicales. Il y a un temps pour la construction et un autre pour la critique.
    Critiquer avant de faire c'est se condamner à ne rien faire.

  34. 34
    max dit:

    @ janba
    Il serait temps de STOPPER l'ANTISYNDICALISME PRIMAIRE

    desole janba j'ai ete delegue syndical pendant 15 ans dans mon entreprise et je connais parfaitement les rouages et les contradictions de ces grandes centrales syndicales
    je ne fais pas,comme tu dis, de l'antisyndicalisme primaire, je deplore simplement les initiatives sans lendemain de ces syndicats qui sont plus preoccupes de leurs aparatchiks que des ouvriers et salaries qu'ils sont charges de defendre..
    si ce ne sont pas eux qui doivent declencher une risposte,mais le peuple lui meme comme semblent le penser certains içi,alors a quoi servent-ils ?
    SI aujourdhui le monde du travail est si meprise par les patrons c'est,ne t'en deplaise,que nous avons des syndicats qui ne sont plus a la hauteur et ressemblent de plus en plus a cette soi disant "goche " qui ne fait qu'accompagner les decisions scandaleuses et douloureuses d'une droite brutale et sans scrupule.

  35. 35
    indfrisable dit:

    Je ne comprends toujours pas pourquoi on analyse pas assez l'outil principal de la finance et de l'entreprise : la manipulation des consciences par le management.
    Les incontournables impératifs liés au projet ("Quel est votre projet? Quels sont les objectifs?") ont remplacé le "désir de" s'engager dans un domaine.
    Pourquoi le management a-t-il ravagé nos cerveaux, pourquoi ces méthodes de travail à la dure issues semble-t-il des camps d'extermination nazis et du taylorisme ne sont pas plus mis en déroute par une voix collective?
    De fait, si trop peu de critiques ou d'hommes politiques vont affronter ces méthodes pour les dénoncer publiquement, c'est à croire que les partis sont eux-mêmes soumis à des logiques de management, et qu'il doivent s'émanciper de ces méthodes douteuses.

  36. 36
    matin brun dit:

    QUESTION: et ce faire de l'antisyndicalisme que de hurler sa colere quand des délégués syndicaux CGT (je suis adhérent CGT) retire le préavis posé pour le 24 sur pression patronale et n'en n'ont pas posé lors de la dernière journée d'action?
    -quand le délégué syndical est élu conseillé municipal PC?
    Donc après avoir été privatisé par le conseil général socialiste, nos instances syndicales se couchent devant le patronat et m'empêche d'être en grève le 24. atteinte à mon droit de grève de la part d'un élu PC et délégué syndical CGT. Il mériterait de perdre tous ses mandats
    Bon défilé le 24 mes camarades

  37. 37
    Hold-up dit:

    Bonjour,

    Le tractage doit se faire à destination des jeunes, de la jeunesse, ce sont eux en premier lieu qui mourront à la tâche demain - même si je n'oublie pas les autres générations. Mais c'est TOUS ENSEMBLE qu'il faut être présents et offensifs.

    TRACTER devant les LYCÉES généraux et professionnels, les FACULTÉS, Les CENTRES d'apprentissages, les PÔLES -EMPLOI, les USINES et les ENTREPRISES et pourquoi pas à la sortie des boîtes (Night club) au risque de se prendre des volées de bois verts. Cela aurait le mérite au moins de frapper les esprits.

    La Jeunesse doit se représenter elle-même, venir en masse comme lors du combat contre le CPE (Contrat premier embauche) qui voulait donner des miettes comme salaires aux jeunes déjà largement floués.

    Dans la nouvelle contre-réforme du gouvernement ce sont les ouvriers et les petits employers qui vont devoir payer 20 milliards tandis que les hauts revenus eux ne paieront que 600 millions !

    Hurlons notre révolte mais ordonnons-nous dès maintenant pour mener méthodiquement ce combat.

  38. 38
    vivalarevolution dit:

    merci mr Mélenchon,
    mes parents qui votaient à l'udf depuis 20 ans, viennent de me dire qu'il voterait pour vous si vous vous présentiez...
    ça fait rudement plaisir
    courage et bientôt la barre des 15 sera dépasser

  39. 39
    laforcedupeuple dit:

    Mon plein accord avec ce que dit max #37.

    Je pense en plus, que la grande erreur à été de séparer les pouvoirs syndicaux et les pouvoirs politiques.
    Qui peut encore croire aujourd'hui qu'un syndicaliste ne fait pas de politique et inversement?
    Un bon exemple à suivre...Mr- Olivier Besancenot que beaucoup considèrent comme un très bon syndicaliste, mais qui est aussi un très bon politique. Certes, sur un plateau TV, lorsqu'on veut bien l'invité (fait beaucoup trop rarissime), il est beaucoup plus calme que Mr- Mélenchon, mais il parle toujours avec une grande conviction et énormément de réalisme. Alors à votre avis, c'est une Qualité ou un défaut ?
    Lui, ne trahit jamais. Consultez donc le site national du NPA.
    Il est temps d’en finir avec ce Parti 2 Gauches. L’ouverture sans sectarisme doit se faire à toutes les autres composantes de la Vraie Gauche qu’elle soit politique ou associatives.
    Evidement cela implique de ne pas faire d’alliances de convenances personnel et donc de fermer la porte aux centristes, au PS et à Europe Ecologie tout en s’ouvrant au parti des Verts.
    Le problème de l’écologie nous concerne tous. Il n’y a pas besoins d’un parti voué au libéralisme qu’est E-E.

  40. 40
    Julien A dit:

    Le système financier dans sa globalité est un schéma de Ponzi, une sorte de pyramide sans base que l'on commencerait par construire par la pointe avec une base en construction perpétuelle exponentiellement instable. L'issue certaine de cette escalade irresponsable c'est la guerre, pour les parasites de la finance qui en sont les investigateurs la guerre permet d'évacuer tous les malheureux qui sont arrivés trop tard lorsqu'il n'y a plus rien à redistribuer. Alors on recommence à construire une nouvelle pyramide de Ponzi et ainsi de suite jusqu'à la prochaine guerre, la finance ne crée pas seulement les guerres elle s'en nourrit c'est son carburant. Derrière ce terme générique "la finance" se cachent des hommes avec une identité parfaitement connue, le rôle de la gauche radicale lorsqu'elle prendra le pouvoir sera de mettre hors d'état de nuire ces voyous. La lutte sera longue et il faudra faire front à un nouveau fléau, le syndrome du larbin qui a contaminé une proportion non négligeable de la population, ce même fléau qui a propulsé le valet de la finance à l'élysée, contre les intérêts de tous.

  41. 41
    HYBRYS dit:

    Parlementaires UMP, réfléchissez bien car on va se souvenir de vous ….

    Vous êtes député de droite ?
    Vous envisagez de voter la fin de la retraite à 60ans ?

    Vos électeurs vont se souvenir de vous dans votre circonscription, d’ici environ deux ans.

    Mais les Français vont se souvenir de vous beaucoup plus longtemps, comme l’un de ceux qui pour la première fois dans l’Histoire de la République, voire de l’histoire de France, auront aboli une grande loi sociale.

    Si vous cédez au mépris de classe ou à la lâcheté face à Sarkozy et consorts, vous en paierez le prix politique et moral ; faites-nous confiance…

  42. 42
    AUSSEUR Robert dit:

    Je ne vois qu'une réponse appropriée = Retour aux bases du " programme du CNR = Nationalisation des banques, du crédit, des assurances !.... Entre-autres.......mesures...! Nationalisons les secteurs clefs de l'économie !
    Que le peuple reprenne "SES" affaires en mains et ne se laisse plus déposséder par tous ces inssatiable, assassins = assoiffés de fric !
    Que le peuple sache enfin qu'il ne doit pas autant "DELEGUER ", sans contrôler au plus près,"nos" eprésantants !
    Reconstituons, avec celles et ceux, qui se reconnaitrons dans le contenu du programme du CNR une large union ! = La patrie des droits de l'homme est menacée = Il faut réagir à la mesure de la guerre sociale qu'on nous fait !
    Nous comptons 20 000 mortes, morts des conditions de travail infernale, des conditons de travail et de détentions insupportable, plus les mortes et les morts de la misère !
    A moin que de cultiver une grande indifférence = Nous devons dire stop = Ou alors = Le talion = Tout de suite !
    .......De plus en plus : Le peuple va vouloir vivre !.........D'expédiants........! = Y aura des bandits des deux côtés ?
    Avant d'arriver à la cheville des nantis = il y a de la marge !
    le prolo

  43. 43
    cvnes dit:

    Bien sûr, comme le souligne Jean-Luc Mélenchon et le PG nous sommes à un tournant sociétal décisif ou la classe des banquiers et financiers tente de réduire en poussière toute velléité de luttes de la classe ouvrière. Il semble d'ailleurs que la propagande des médias en leur faveur, n'est pas assez crédible à leur grand dam. Étant toujours syndiqué et ayant assumé quelques responsabilités, j'ai souvent été confronté au grand révolutionnaire du matin, donneur de leçons qui voulaient tout casser et quand il se retrouvaient devant des difficultés abandonnaient très vite au nom de "tous des cons". Ou alors continuaient seuls des batailles en nous accusant de traites à la classe ouvrière. Il faut donc être prudent quand nous énonçons que les dirigeants sont bureaucrates, vendus, etc... Cela peut-être vrai, mais c'est contre productif, et ne fait pas avancer le débat, ni les luttes.
    En réponse @ 41 je suis pour une séparation (une indépendance) du rôle des syndicats et de celle des partis politiques. Nous voyons où cela conduit en pays sociaux démocrates cette allégeance pour ne pas dire confusion, et où comment cela c'est passé dans l'ex URSS. De même dans les pays capitalistes avec des syndicats patronaux tel que celui des camionneurs au Chili.
    Il est utopique à mon sens de penser qu'un syndicat de classe comme la CGT ne puisse pas être traversé par tous les courants de pensée et ne sache pas que toute prise de position influe sur le politique,l'organisation de la société. Et si elle peut paraitre à certains, frileuse ou bien que ses dirigeants ont des comportements condamnables, pour autant, il me semble qu'elle tente d'agir en tenant compte du rapport de force. La mutation des composantes du travail : du productif vers les services, l'individualisme, la globalisation de l'économie, ont affaibli, j'espère provisoirement les capacités de réaction aux coups portés par le libéralisme. Toutefois, jusqu'à maintenant ses positions de la CGT, si nous pouvons les contester, ont un contenu de classe et en ce qui concerne les retraites des solutions proches, sinon complémentaires à celles du PG tant sur le constat désastreux du projet gouvernemental, que sur les solutions touchant aux retraites par répartion.

  44. 44
    JP.Rougier dit:

    Contester dans la rue oui, d'accord, mais il faudrait trouver d'autres moyens de saper cette économie. Les états utilisent l'embargo, ou d'autres mesures économiques, n'y aurait-il pas moyen de faire pression sur les entreprises pour déprécier le cours de leurs actions. Se servir de la consommation pour passer des accords avec les entreprises (ou des banques) qui veulent arrêter cette compétition sans fin... Bref court-circuiter les politiques.

  45. 45
    marsouin dit:

    d'accord : #
    20
    laforcedupeuple dit:
    17 juin 2010 à 9h57

    LaetSgo a raison, cela vaut vraiment le coup d'être lu et entendu...
    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article103318

    et je propose même de retenir la même date que les Espagnols, c'est le moment de faire converger la colère des peuples pour changer de politique et changer l'orientation de cette Europe qui mettra les peuples à genoux une bonne fois pour toutes........après il sera trop tard, nous vivons les derniers soubresauts de notre liberté !

  46. 46
    marsouin dit:

    il faut interpeller la jeunesse car c'est ELLE qui devra bosser pour des prunes et pas jusqu'à 67.................mais 70, 75 ans comme on peut déjà le constater aux USA, en Angleterre et ailleurs !
    Il faut une grève générale et massive de toutes et tous et de tous les âges.

  47. 47
    Michel Matain dit:

    Jean-Luc Mélenchon
    En matière de finances ce serait, avec nous : "tout ce qui n’est pas expressément permis est interdit". Donc toute nouvelle trouvaille à mettre sur le marché serait soumise à autorisation préalable. Et qui posséderait des titres non autorisés après s’en être procuré ailleurs serait puni.

    Excellent : ça pourrait être un des rôles nouveaux dévolus à la Banque de France ainsi qu'à la BCE. En plus du fait que le travail déjà effectué par la Banque de France pour noter les entreprises serait rendu public. Parce qu'il faut le redire bien haut : la Banque de France effectue déjà ce travail d'une agence de notation. Le service public dans la perspective dun gouvernement de gauche a du travail sur la planche.

  48. 48
    Alexandre dit:

    Bonjour,

    Il arrive que l'on trouve des coquilles dans les articles. Cette fois-ci je me permets de faire remarquer une erreur qui relève de la faute grammaticale ; c'est dans le premier paragraphe : "que tout le monde jusqu'au bout de l'Europe nous entende", conviendrait davantage que "entendent", puisque "tout le monde" est singulier. Selon le sens, je suis d'accord que cela fait plusieurs personnes mais l'accord doit être grammatical.

    Respectueusement.

  49. 49
    serge dit:

    bonjour

    le plus drôle est qu'il y a 1 ou plusieurs syndicats qui ont été écouté les "aristocrates " du ministère du travail leur expliquer que la retraite à 60 ans était morte...

    pauvre syndicats ! venir jouer les intermittents du spectacle dans la mauvaise pièce du gouvernement Sarkozy

    Sarkozy est le plus mauvais des hommes politiques ! il obtiendra plus de pauvres avec ses réformes !

    plus de chomeurs
    plus de rmistes
    plus d'inegalités
    plus de mal logés

    à il est beau le Sarkozysme....

    courage !

  50. 50
    Jake dit:

    Le problème avec les gens de gauche, c'est qu'on ne comprend pas grand chose à leurs discours (et je ne parle pas des cocos qui nous citent du Marx ou du Lénine à tour de bras), alors que le discours de nos amis de droite est simple et compréhensible: "travailler plus pour gagner plus", "tu vis plus longtemps, tu bosses plus longtemps"
    Nous autres, pauvres abrutis, les damnés de la terre, on aimerait des explications simples à tout ceci.
    Pour que les gens se mobilisent, il faut qu'ils comprennent pourquoi il faut se mobiliser. Où est l'argent ? combien? pourquoi peut-il suffire à financier nos retraites? DU CONCRET !
    Ce qui m'intrigue: On nous parle de milliards et milliards de dettes; Qui sont les créanciers ? qui encaisse nos impôts in fine?
    Celui qui arrivera à nous faire comprendre, et prendre conscience, de tout cela, aura des chances d'entraîner la France dans la rue.

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