15juin 10

Foot, Belgique, stagiaires, routiers

Jour de mouise ordinaire

Ce billet a été lu 8 276 fois.

J’écris ces lignes depuis mon banc à Strasbourg au parlement européen. Dans cette note ça parle de football, de la Belgique et des stagiaires. Je vous signale que la lettre de liaison numéro un de ce blog vient de paraitre et qu’elle est envoyée à ceux qui se sont inscrits en utilisant le formulaire à droite de l’écran en pied de page. Il en paraitra une par semaine. Je suis sûr que tous ceux qui se sont inscrits depuis des mois sans rien voir venir ont dû être bien surpris. Puis ravis, je le souhaite. Ma lettre s’appelle le « petit courrier du blog de Jean-Luc Mélenchon ». On dira : « le petit courrier ». Et c’est une merveille. Ceux qui s’inscrivent peuvent donc faire un bout de chemin avec moi. Ca peut être intéressant. De toute façon si ça ne leur convient plus, hop, ils peuvent se désinscrire. On va voir ce que ça donne.

Ces footballeurs sont vraiment nazes ! Attention, je ne me risque pas à donner un avis sur leurs talents de joueurs. Je ne connais rien à l’art de pousser une balle au bout du pied. Je ne parle même pas d’un membre de l’équipe ou d’un autre en particulier ! Je ne connais pas leurs noms ! J’ai même oublié celui du gars qui s’est fait offrir une gamine prostituée pour son anniversaire. Et aussi celui du rigolo qui s’est moqué de moi sur « Canal plus » en prétendant que j’étais un menteur parce que, parlant de moi il a déclaré : « lui aussi sa maison vaut des millions ! » Pauvre garçon ! Toute sa tête est dans ses pieds, ça s’entend ! Des millions ma maison ! Même avec ma maison de campagne ça n’en fait pas un de million, tant s’en faut ! Ce type n’arrive pas à croire qu’on puisse vivre en dessous du million d’euros quelque part. Non, je ne parle pas de tout ça. Je sais juste que ces machines à sous sur patte qui suivent le ballon, souvent de loin, ne se prennent pas pour rien ! Donc ils ne veulent pas rencontrer la Secrétaire d’Etat, madame Rama Yade ! Et quoi encore ? Ces gens ont perdu tout sens commun. Cette femme représente notre pays que cela nous plaise ou pas ! A l’étranger on respecte son pays en respectant ses représentants. C’est comme ça chez les gens civilisés. Ceux là ont été lobotomisés par le fric. Ils finissent par me révulser ! Même en politique on évite de critiquer son pays à l’étranger. Et quand on le fait, à gauche, on s’arrange pour inclure sa critique dans un champ plus large (le capitalisme, l’impérialisme, bref tout ce dont notre droite est la représentante en France comme il y a en a partout ailleurs). Si nous en sommes capables, alors que nos empoignades sont si vives, qui sont ces gens pour se donner des airs et refuser de rencontrer celle qui nous représente tous ? Parce qu’elle a fait des remarques sur leur hôtel ! Décidément c’est le cauchemar ces garçons ! On aurait dû leur dire qu’elle était la représentante de la banque de France, ils auraient compris de quelle autorité il était question puisqu’ils se moquent de celle de leur pays ! Le fric pourrit tout, c’est sûr !

Je suis dans l’hémicycle à Strasbourg. Mon collègue Elie Hoarau, député réunionnais du Front de Gauche bataille sur le budget européen. Il est teigneux Elie. Il ne se laisse pas faire. Même s’il sait comme moi quelle vaste mauvaise blague est cette discussion puisque le parlement n’a aucun pouvoir d’amendement. Mais le sujet, par contre, est grave. Depuis les accords de libéralisation signés entre l’union européenne qui nous protège d’un côté et, de l’autre, la Colombie et le Pérou, tout un ensemble de bouleversements se dessinent. Côté latino, cet accord est un coin enfoncé dans les institutions régionales qui ont volé en éclats entre ceux qui voulaient signer l’accord et ceux qui ne le voulaient pas pour protéger leurs productions locales. Le socialiste péruvien, Alan Garcia et le proto fasciste colombien Alvaro Uribe ont bien tiré dans le dos de leurs collègues. Ils ont signé l’accord. Mais nous aussi, les Français, nous allons déguster. Car les « régions ultra périphériques » de l’union européenne comme la Guadeloupe et La Martinique sont sacrifiées. Toutes les productions à l’exportation comme la banane se jouent au dumping social. Si mal traités qu’ils soient les paysans antillais sont des nantis par rapport aux malheureux péruviens et colombiens. Les prix de revient sont sans commune mesure. Un idiot m’a dit une fois : « en baissant les prix des marchandises on augmente le pouvoir d’achat des consommateurs sans augmenter le poids des salaires dans les coûts des entreprises !» Intelligent, non ? Problème : cette façon de baisser le prix des marchandises fait qu’il n’y a plus de salaires et donc plus personne pour acheter ! C’est la contradiction de base qui mine le modèle capitaliste de production et d’échange ! On n’aura même pas la consolation de se dire que ça pourrait pousser au développement des cultures locales vivrières. C’est tout le contraire ! Parce que cela aussi sera importé. L’igname, la patate douce, tout cela aussi se joue au dumping social ! Bref, j’arrive ici pour m’entendre jouer la musique ordinaire de « l’Europe qui protège », cette mascarade ! Les Antilles françaises vont bientôt voir se démanteler tout ce qui a été acquis en deux siècles de lutte pour l’égalité. Mais c’était l’égalité avec la métropole qui était en vue. Là, ils vont être mis à égalité avec les misérables du Pérou et de Colombie qui peinent et suent du sang pour ces cultures qui vont ruiner les autres. C’est beau comme de la concurrence libre et non faussée. Dites merci à ceux qui vous ont amené là !

Il y a eu des élections en Belgique et les séparatistes flamands les ont gagnées. Comme l’a dit leur dirigeant, il s’agit d’un processus « d’évaporation » de la Belgique. Cet homme fait le gentil. Il a gagné mais il propose aux autres de prendre le poste de premier ministre. On se demande pourquoi. Les socialistes se disent prêts à gouverner avec ces flamands séparatistes très très à droite. Rien ne peux plus surprendre de leur part ! En Slovaquie, ils ont gouverné avec l’extrême droite. En Israël aussi !
J’ai déjà dit ici même ce que je pensais de cette affaire de Belgique. Evidemment il faut inscrire notre action dans le cadre d’un respect intransigeant des frontières. Il ne peut pas y avoir d’exception à cette règle. Pas à cause des Belges mais à cause des Allemands, des Hongrois et de quelques autres qui ne se sont jamais vraiment accommodés de certaines frontières. Inutile de créer des précédents. Mais que se passe-il si les Flamands font « s’évaporer » la Belgique ? C’est cela qui peut nous concerner. Les Flamands ont déjà bien rassemblé en un tout cohérent les institutions loufoques de ce royaume de circonstance. Je dis de circonstance parce que je n’oublie jamais que ce royaume fut inventé par les Anglais pour tenir les Français à distance des ports trop proches de leur île. Bref, pendant ce temps les Wallons, se sont dispersés. Leurs chefs sont infestés d’hyper fédéralisme micro local à la sauce des balivernes bien connues sur ce thème. Cinq ou six niveaux d’institutions se superposent, suintant comme un puits de pétrole dans le golfe du Mexique un clientélisme infect. Le reste suit : école, mutuelles, assurances, hôpitaux tout est réparti entre soi et communautarisé à mort et de pallier en étage remonte dans la main des partis politiques, nouvelles tribus qui s’entretiennent à coup d’allégeances clientélaires davantage que de n’importe quoi d’autre qui ait seulement l’apparence d’une idéologie.
On a compris que je suis un « rattachiste », comme on dit. Si les Flamands s’en vont, si la Belgique « s’évapore », alors que les Wallons viennent avec nous. Ce serait la conclusion d’une pente prise il y a des siècles et maintenue sans désemparer dans les sentiments populaires des Wallons comme des Français. Mais ces sentiments affectueux ne me font pas perdre de vue ce qui est l’essentiel à ce moment précis.
La balkanisation à laquelle pousse le modèle européen commence donc en Belgique. Pour moi ce n’est pas un cas isolé ni une exception en Europe. La dynamique interne à l’union européenne pousse à cet émiettement des Etats nations qui n’est que la forme territoriale de la concurrence généralisée. Le bon échelon subsidiaire pour ce modèle, c’est la grosse région, le land, la province d’ancien régime. Naturellement la résistance du matériau national est d’autant plus faible que la nation est récente ou que son unité est fragile historiquement. Dans la liste des fragilités il y avait en premier lieu les états multinationaux. Du type Tchécoslovaquie. La partition a été quasi immédiate. Vient la Belgique. A venir ensuite, l’Italie, créé en 1860 et tenaillée par le séparatisme de la Ligue du nord, l’Espagne, déjà profondément clivée par les autonomies de Catalogne, Pays basque et ainsi de suite, puis aussi le Royaume pas si uni que ça des Anglais, des Ecossais et ainsi de suite. Ce qui se passe en Belgique est un symptôme de la régression européenne. Pas une singularité. Ou bien on peut dire que c’est la forme singulière d’un processus général. Il est invariant d’échelle. Dans la logique du « plus de marché, moins d’Etat », la concurrence des territoires est la règle, dans les nations et entre elles. Ne vous moquez donc pas de l’affaire belge, suivez là comme on surveille un thermomètre.
La question du fractionnement des Etats est devenue universelle, d’ailleurs. Sous les coups de boutoirs de la concurrence généralisée, dès qu’un avantage en nature se constate quelque part « le territoire » affiche une volonté d’autonomisation croissante pour bénéficier seul de l’avantage. Vous avez remarqué ? Je mets des guillemets à « territoire » ! C’est naturellement parce que je parle de la population qui s’y trouve et davantage encore de l’invention par ses élites d’une identité « territoriale » spécifique. Il y en a toujours une  disponible en remontant s’il le faut jusqu’aux branches si différentes des arbres dans lesquels se perchaient nos ancêtres simiesques ! Le mot « territoire » est devenu une euphémisation des vocables identitaires et ethnicistes. Ceux là sentent trop le maurassien qui sommeille dans chaque apologiste des « territoires » et autre « terre qui ne ment pas ». Pour cette raison même ceux là sont aussi d’ardents européistes fanatiques du principe augustinien de « subsidiarité » que la démocratie chrétienne a réussi à faire passer du droit canon de l’église à la novlangue européenne sans que personne ne s’en rende compte. Bien sûr, la « concurrence des territoires » est le vecteur délicieux d’une naturalisation, en quelque sorte, de la concurrence libre et non faussée.
Mais c’est aussi une stratégie de contrôle lourdement pratiquée par l’empire nord américain pour balkaniser ceux qu’il affronte. Il y a toujours un kosovar de service pour faire office de tireur dans le dos. En Amérique latine, la CIA souffle sur les braises et nourrit les portefeuilles des plus extravagants indépendantismes micro locaux. C’est une caractéristique universelle. Du Tibet à la Bolivie, l’empire défend de malheureuses minorités opprimées qui ont pour commune caractéristique d’être tout à fait conformes à la théorie du « choc des civilisations », d’être donc des champions du « nous et eux » que décrit Samuel Huntington, et surtout de menacer de l’intérieur un ennemi de l’empire.

Vous savez tous ce qu’est un stagiaire ? Oui ! Il y en a partout. Et tout le monde a au moins un jeune à la maison qui est stagiaire. Garçon ou fille, tous sont soumis à ce bizutage professionnel de longue durée. Vous n’en savez rien, mais la droite au Sénat a commencé à détricoter l'embryon de statut des stagiaires qui avait été acquis de haute lutte en 2006 sous le gouvernement Villepin. Par exemple il y avait obligation de rétribution à partir de 3 mois de stages. Quel privilège ! Tellement rigide ! Les modernes étaient révulsés par cet archaïsme. Les salauds l’ont rêvé, la droite la fait. Le prétexte est toujours du même bois ! Que disent ces messieurs dames qui trouvent que ça fait trop cher de l’esclave ? Ils pleurent, comme d’habitude, et ils frappent cruellement comme à regret ! C’est pour leur bien que les stagiaires doivent être maltraités ! C’est trop cher regrettent-ils ! Toujours trop cher ! Ils disent redouter que ce coût terrible réduise l’offre de stage ! Ces braves gens, au cœur si grand, ont donc voté le 30 avril au sénat une proposition de loi pour exclure certaines formations de ces droits. Dans le paquet il y a, notamment les étudiants en travail social, c'est-à-dire les futurs assistants sociaux par exemple. Ca suscite une levée de bouclier chez les étudiants concernés. Mais pourquoi donc, grand dieu ! Quelle ingratitude pour leurs bienfaiteurs ! Ne comprennent-ils pas que s’ils doivent demain s’occuper des pauvres autant qu’ils le soient eux-mêmes pour mieux comprendre la situation. Bon ! Assez plaisanté jaune. La vraie question est : pourquoi personne ne vous parle-t-il de cela ? Devinez ! Parce que les rédactions de vos journaux favoris sont remplies jusqu'à la gueule de stagiaires. Pendant l’été et pendant les vacances c’est mêmes eux qui font tourner les boites. Je n’ai pas eu besoin de chercher bien loin les deux témoignages que vous allez lire. Compte tenu des perfidies très caractéristiques de la mentalité anti politique que contiennent ces deux textes vous allez comprendre que ce sont des stagiaires journalistes. Attention ce ne sont pas des étudiants en journalisme ! Leurs études sont achevées. Une nouvelle occasion de confirmer tout ce que j’ai dit à propos des conditions de travail dans cette profession et le poids qu’elles pèsent dans la qualité de la production de la matière première de la citoyenneté qu’est l’information.

Le témoignage de Mathieu, 24 ans, diplômé du CELSA. « 398,13 euros. C’est le jackpot que je gagne, chaque mois, en stage dans une grande agence de communication. Autant vous dire qu’à 24 ans, je ne suis pas prêt de rembourser la dette que j’ai contractée pour payer mes études. Quand les politiques se saisiront-ils enfin du scandale des stages payés au lance-pierres ? Je suis dans une grosse boîte qui tourne essentiellement grâce aux stagiaires. Le travail de formation, pourtant inhérent à la progression du stagiaire, a été totalement dévoyé. Celui-ci est considéré comme un employé à part entière. On pourrait s’en féliciter, si le salaire suivait ! Que nenni ! On nous demande de  mouiller la chemise mais nous n’avons même plus les moyens de nous en offrir ! Un jour, mon chef m’a demandé en toute tranquillité d’effectuer une veille de l’actualité financière le week-end, et de lui envoyer ma note pour le dimanche soir. Motif : « il y a un sommet super important ; il faut que tu sois en alerte ». Quand je lui ai rétorqué que je n’étais pas censé travailler le week-end, a fortiori vu le montant de ma « gratification », il m’a répondu le plus sérieusement du monde : «C’est toi qui devrais nous payer pour être ici. Tu ne te rends pas compte de tout ce qu’on t’apprend » ! C’est vrai : ils m’auront appris que le combat pour le progrès social avait encore un sens.
Il est véritablement urgent de revaloriser de façon substantielle le salaire minimal des stagiaires. 30% du SMIC, c’est beaucoup trop peu. On nous rétorque que si l’on augmente trop la gratification, les entreprises n’embaucheront plus de stagiaires ! C’est faux ! Car les boîtes qui abusent le plus de stagiaires sous-payés sont de grosses sociétés qui ne peuvent pas se passer d’eux, et qui seront donc toujours prêtes à en prendre, tant que ça leur coûtera moins cher que d’embaucher des jeunes en CDD !
Les conséquences de la politique salariale actuelle sont socialement désastreuses. Concrètement, quels jeunes, aujourd’hui, peuvent véritablement se permettre de faire un stage de 6 mois dans une agence de communication, dans le secteur culturel, dans l’humanitaire ou dans le journalisme ? Réponse : les fils à papa ! Car même s’il est attiré par ces métiers, un boursier n’envisagera tout simplement pas cette éventualité, une telle indemnité ne lui suffisant même pas à se nourrir. C’est ainsi que la reproduction sociale fonctionne à plein, entre ceux qui, soutenus financièrement par leurs parents, se résignent à accepter ces stages mais retardent leur autonomie, et ceux qui renoncent à se tourner vers certains secteurs, faute de moyens. Au prix d’y laisser leur rêves… »

Le témoignage de Mathilde, 23 ans, diplômée de l’université Paris-Dauphine  « Tu vas enchaîner les stages et un jour ça mordra à l’hameçon. »  Phrase d’accueil pour la jeune diplômée que je suis au début de mon stage de fin d’études.
À première vue, on pourrait donc croire que les employeurs ne sont pas familiers du concept de convention de stage. Grossière erreur. Ils connaissent au contraire trop bien les rouages administratifs des établissements d’enseignement supérieur : ces derniers « permettent » maintenant aux diplômés de conserver leur statut d’étudiant une ou deux années après leur fin de cursus. La recette est simple : les jeunes en galère qui arrivent sur un marché du travail ravagé, voire fictif, payent une partie des droits de scolarité de leur école, en échange de quoi ils « ont la possibilité » d’obtenir une convention et donc de faire des stages. J’insiste sur le caractère ironique des expressions entre guillemets.
Car ce système revient tout simplement à contraindre les jeunes à payer des droits de scolarité pour faire des stages dont les indemnités tournent souvent autour de 400 euros mensuels. De là à parler d’exploitation, il n’y a qu’un pas.
« Mais c'est la crise » : le sempiternel refrain des employeurs pour justifier le nombre de stagiaires dans leurs entreprises. Elle a bon dos la crise. Certaines entreprises tournent avec un taux de stagiaires avoisinant 40% de leur personnel : la faute à la crise. Des instituts d’enseignements supérieurs poussent des jeunes Bac+5 à postuler à des stages sous-payés : là encore la faute à la crise.
Inutile de préciser par ailleurs que ce système est condamné à perdurer. Car en effet qui aurait intérêt à le dénoncer ? Les hommes politiques bien contents de trouver des petites mains surdiplômées pour répondre à leur courrier ou les entreprises de médias tout aussi reconnaissantes de la serviabilité de jeunes journalistes désespérés ?
Ces messieurs qui nous exploitent, ceux-là mêmes qui parfois se fourvoient en leçons de morale sur les plateaux de télévision n’ont souvent pas beaucoup de scrupules. La génération de 68, celles des valeurs, de l’entraide et de la liberté, a-t-elle à ce point changé pour abuser remords des jeunes d’aujourd’hui ? Il y a quarante ans, nos aînés réclamaient plus de liberté. Nous aujourd’hui réclamons simplement du respect. »

Ici dans l’hémicycle, il est question du temps de travail des chauffeurs routiers. Tout le monde devine que « l’Europe qui protège » est mobilisée pour réduire toutes les limitations au temps de travail. Des « indépendants », bien sûr ! En vain mon collègue allemand, ancien syndicaliste s’emporte-t-il pour rappeler que le but du droit social est de protéger les gens fusse contre eux-mêmes ! En face, des esclavagistes raffinés plaident pour le droit des petites entreprises, des « indépendants » et bla bla bla ! Parlent ensuite des députés barbares, baltes, évidemment, qui dénoncent la volonté de tout codifier, tout encadrer ! A vomir ! Et maintenant voila une série de ratiocineurs ! « Comment savoir si quelqu’un est en train de nettoyer son camion ou la voiture de sa femme » ! « Il faut cesser de faire monter les coûts de transport », « il faut laisser chacun organiser sa vie comme il l’entend ! Qu’est ce qui vous permet de dire que des travailleurs indépendants vont prendre des décisions qui leur sont défavorables en ce qui concerne leur sécurité ? ». Impossible de prendre la parole. Impossible de fendre le rideau de l’eau courante de ces sornettes cruelles. Je me souviens de ce soir de débat sur une loi d’amnistie au Sénat. J’avais bataillé pour faire retirer du champ de l’amnistie les patrons  routiers condamnés pour avoir fait travailler leurs employés au-delà des limites. J’avais eu une large majorité. Tout le monde savait de quoi on parlait. Quelques temps auparavant un gars stupéfait avait tué dix personnes en s’endormant à son volant ! Grands dieux que fais-je ici ? Je sors respirer…
Tout va de mal en pis sur le continent. Mais les élites hallucinées qui gouvernent et toute la superstructure des institutions, belles personnes, médias et ainsi de suite continue à débiter avec ardeur les sottises qui nous ont conduites jusqu'à ce point.


87 commentaires à “Jour de mouise ordinaire”

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  1. 1
    Fabien dit:

    Avez vous ceci?
    Après votre remarquable émission sur @si :
    Une sortie de Jacques Attali qui peut faire mal : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=8341

  2. 2
    DavaiDavai dit:

    Oui j'avais suivi l'émission sur Public Sénat et j'ai été particulièrement surpris par la prise de position de Jacques Attali. Ce qui est aussi remarquable est le mépris avec lequel JP Elkabbach traite son invité Paul Jorion. L'émission dans son intégralité est ici http://www.pauljorion.com/blog/?p=12775

  3. 3
    des pas perdus dit:

    Si tout va de mal en pis, il serait peut-être temps qu'une formation de gauche milite pour quitter l'UE, non ?

  4. 4
    4 Août dit:

    Ah! Maintenant que l'article parle de la Belgique, je vais pouvoir reposter ce qui est tombé dans le trou de mémoire sur l'ancien fil:

    Blog de JFK.

    La leçon du scrutin belge: Le grand repli identitaire

    Malgré l’excellent score obtenu par les socialistes francophones belges, le véritable échec de la social-démocratie est sans doute là : ce n’est pas elle (et d’ailleurs ce n’est pas la gauche en général) qui capte principalement l’expression des rages et des fureurs engendrées par la faillite financière et morale du système néolibéral, ce sont les nationalismes et les régionalismes ethniques – Italie, Flandre -, les extrêmes droites xénophobes – Hollande, Autriche, Hongrie, Norvège – et même, dans certains cas – Tchéquie ou Pays-Bas – des populistes ultra-libéraux.
    Un peu comme dans les années 30 et pour des raisons assez semblables.

    http://www.jeanfrancoiskahn.com/La-lecon-du-scrutin-belge-Le-grand-repli-identitaire_a161.html

  5. 5
    ydaho dit:

    Les footeux se sont conduits en goujats irresponsables, c'est clair, d'autant qu'il lui doivent quelques avantages non négligeables..
    Le reste est du meme acabit, c'est d'une tristesse "ordinaire" lamentable ! ce pays sombre...

  6. 6
    Alin dit:

    @ Jean-Luc Mélenchon:

    Vous dites "On a compris que je suis un « rattachiste », comme on dit. Si les Flamands s’en vont, si la Belgique « s’évapore », alors que les Wallons viennent avec nous. ".

    C'est un point de vue qui se défend, mais vous oubliez quelque chose de très important : si les Flamands s'en vont, si vous rattachez la Wallonie, qu'est-ce qu'on fait de Bruxelles? Une ville Etat? Quelque chose comme Singapour? Bruxelles ne fait pas partie de la Wallonie et même si elle se trouve géographiquement en Flandre, elle est peuplée à 90% de francophones (avec bien plus de liens avec les wallons) et c'est une région à part entière, comme la Flandre et la Wallonie.

    Il va falloir trouver une solution pour cette ville! Ne résumez pas la Belgique à la seule Flandre et seule Wallonie. Il y a encore nous, bruxellois, en plein milieu et bien pris aux piège...

  7. 7
    esion dit:

    juste un ptit mot pour les stagiaires. Effectivement vu d'un certain angle de vue, c'est de l'exploitation et au final le stagiaire apprend plus sur le tas que de ces pairs.
    Mais pour le cas particulier de l'étudiant en travail social (mon cas): je ne dis pas que je suis contre d'être rémunéré, seulement il y a des occasions formidable d'apprendre au contact d'ASS (assistant de service social) dans le milieu associatif (un peu plus militant qu'une structure de collectivité locale). Seulement voilà, le budget est limité et parfois même le faible coût que représente un stagiaire et ben c'est pas possible.
    Mais j'assure que l'ideal serait d'avoir quand un rémunération. Pas facile.
    merci encore Mr Mélenchon

  8. 8
    Michel D dit:

    Mon pauvre Jean Luc, je vois que ton chemin, et donc le mien, n'est pas prêt de se dégager. Surtout ne baisse pas les bras, car nous sommes nombreux à compter sur des courageux comme toi. Garde cette hargne. Et à bientôt pour les prochaines luttes, prochains meetings.

  9. 9
    Didier HACQUART dit:

    A propos des stages, voici un autre exemple...

    Ma fille est étudiante infirmière dans un IFSI. Elle doit faire dans le cadre de sa formation un certain nombre de stages. Ils sont rémunérés....

    L'indemnité est en effet fixée par semaine de stage à : 23 Euro en première année ; 30 Euro en deuxième année ; 40 Euro en troisième année.

    A ce tarif, cela ne paye même pas les frais d'essence (en province) pour aller travailler, y compris de nuit en 3ème année...

    Les stagiaires qui apprennent leur métier constituent aussi très souvent un renfort de main d'œuvre très utile (35h00 par semaine) dans les services qui en manquent.

    Pour autant, infirmière reste un beau métier utile qui plait à ma fille !...

    DH

  10. 10
    Benjamin Ball dit:

    C'est chouette que tu parles des stagiaires Jean-Luc. Les copains de génération précaire trouvaient que le PG était un peu trop silencieux sur ce problème, ils vont être contents.

    Juste une petite note je crois que celui qui s'est moqué n'était pas un footballeur mais un "humoriste" pas très drôle d'ailleurs, cela ne change rien l'indécence du bonhomme le show business dans son ensemble (que ça soit du foot, ou des aboyeurs professionnels), gagne un peu trop d'argent pour donner des leçons de morale aux rares politiques qui s'insurgent de leurs rémunérations excessives.

  11. 11
    Michel dit:

    Remarques de bon sens sur le foot. C'est remarquable car il est de bon ton de ne pas se moquer de ce "sport" si populaire. J'aime la gauche de Mélenchon. Quand il le faut elle ne brosse pas dans le sens du poil.

  12. 12
    cvnes dit:

    j'ai vu et entendu sur canal + la pauvre réponse de cet humoriste nourri au lait de "vivendi". Elle ne mérite pas que nous nous y attardions, sinon quelle fut soufflée par JM Aphatie. Si Jean-Luc Mélenchon continue il va finir par devenir un spécialiste de football. Attention toutefois de ne pas mettre tous les footeux dans le même sac. Ils sont capables de générosité, de fraternité et de solidarité. Quand des pratiquants bénévoles invitent à leurs frais des équipes palestiniennes par exemple. Sinon félicitations pour les paroles de stagiaires. Même si nous savons, il est bien de nous faire une piqure de rappel. Édifiantes.

  13. 13
    Jean-jacques COLIN dit:

    Effectivement la première édition du petit courrier est arrivée et c'est bien agréable de vous lire aussi de cette manière.
    Pour les fouteux, nous sommes nombreux a être d'accord avec vous, mais c'est l'opium du peuple. Pendant qu'ils se passionnent pour leurs "vedettes" et leurs frasques ils ne sont pas dans la rue a défendre leur retraite.
    Rama Yade a eu bien raison de faire sa recommandation et elle ne perd pas grand chose a être snobée par "ces stars de caniveau".

  14. 14
    Pierre B. dit:

    A propos des socialistes wallons n'oubliez pas que contrairement à la France nous avons un système de scrutin proportionnel. Les deux grands gagnants des élections sont les nationalistes de la NVA en Flandre et le PS en Wallonie ; la démocratie veut que les gagnants des élections gouvernent et de surcroit quand il s'agit d'une victoire importante comme celle-là. Si les types de partis gagnants sont très différents au nord et au sud (chaque région ayant des partis différents), la logique démocratique veut qu'ils doivent tout de même trouver un accord et former un gouvernement. C'est un des inconvénient de notre système mais on peut difficilement le reprocher au PS... Enfin, refuser de s'allier avec la NVA ce serait lui faire une publicité monumentale et s'assurer qu'elle fasse un score encore bien plus écrasant aux prochaines élections !

    Au nord comme au sud les scores des partis d'extreme gauche ont nettement évolué. Cela dit ils restent très faibles car la Flandre est plutot de droite et en Wallonie le PS est encore considéré par beaucoup comme le parti qui défend les travailleurs (en partie à tort sans doute mais il est tout de même bien plus à gauche que le PS français). Une bonne initiative à signaler : en Wallonie tous les partis d'extreme gauche excepté le plus gros se sont alliés pour ces élections en formant... le "Front des gauches".

    J'espère que vous continuerez à nous inspirer. Bonne continuation.

  15. 15
    thaixl dit:

    Tout à fait d'accord avec cvnes : le foot (et le sport) peut être un réel moyen de créer du lien entre les personnes... quand il est débarrassé de l'argent. Des jeunes de Norrent-Fontes dans le Pas-de-Calais organisaient il y a quelques jours un tournoi entre locaux et migrants... Voilà du positif !

    L'article : http://terreerrance.wordpress.com/2010/06/14/jour-de-foot-hier-au-stade-pour-des-habitants-et-des-migrants-unis-sous-les-memes-couleurs/

    Le reportage sur France 3 régional : http://jt.france3.fr/player/regions/?jt=20100612&id=b59a_1920

  16. 16
    Pierre L dit:

    Jean-Luc Mélenchon dit :
    "Cette femme représente notre pays que cela nous plaise ou pas ! A l’étranger on respecte son pays en respectant ses représentants. C’est comme ça chez les gens civilisés. Ceux là ont été lobotomisés par le fric. "

    Heureusement, en cette période de rigueur, de réduction de dette et de serrage de ceinture,
    Rama Yade donne l'exemple.

    Mes respects, Madame la secrétaire d'Etat.

  17. 17
    Christian Jeannot dit:

    Les footballeurs..."français" ?
    Contester la nationalité d'un joueur, comme on l'a vu récemment dans la presse, du fait de sa couleur, de ses mœurs, ou de sa religion quel qu'elle soit est une posture raciste et d'extrême droite. C'est l'évidence même. Par contre, faire jouer des hommes sous les couleurs françaises alors qu'ils ont déserté la patrie fiscale pour échapper à l'impôts, après avoir bénéficier de formations, des infrastructures et d'encadrements payés avec l'argent du contribuable est proprement scandaleux ! Là il y a traitrise et entrave à la morale. En résumé, seuls les joueurs qui payent leurs impôts en France devraient avoir la possibilité de représenter la France lors de la coupe du monde de football. C'est aussi et surtout ça l'identité nationale.

  18. 18
    Lettre aux Aveugles dit:

    Si je comprends bien les Belges ont voté ces derniers jours National / Socialiste et ces deux partis vont gouverner ensemble pour faire évaporer le Royaume de Belgique ? C'est bien ça ? Et la République certains y pensent où Bruxelles est la prochaine Sarajevo sur la carte européenne de M.Freddy Heineken ?

    "Régionalisme, sécessionnisme, fédéralisme : l’Europe de Leopold Kohr, projet d’un fascisme universel"
    http://www.solidariteetprogres.org/article3467.html

  19. 19
    FG dit:

    Avec le numéro du canard de cette semaine qui révèld que Rama avait une chambre plus chère que celle des joueurs, sa défense prend sérieusement l'eau. Ou part en fumée comme les 12000 € de cigares de mr Blanc payés par le contribuable.

  20. 20
    Eric C dit:

    Dans le sens de Christian Jeannot (post 17) : que tous ceux qui pratiquent l'évasion fiscale soient déchus de leur nationalité française, que leurs biens en France soient confisqués, que leurs entreprises soient nationalisées ou redistribuées aux salariés et qu'ils soient interdit de territoire jusqu'à ce qu'ils payent ce qu'ils doivent à la collectivité.

  21. 21
    chrisdenice dit:

    Tout à fait d'accord avec vous M. Mélenchon en ce qui concerne votre analyse sur les joueurs de foot que tous les médias encensent sans vergogne. Le pire, c'est qu'ils sont également (et surtout) encensés par les prolos (dont je suis, sauf pour les encenser), ceux-là même qui vont devoir bosser jusqu'à 62 ou 64 balais en fermant leurs gueules de peur d'être virés. On s'étonne en voyant cela que les mêmes qui avaient des illusions (politiques au sens noble du terme) il y a quelques 20 ans les aient perdues...J'avoue que je fais partie de ceux qui les ont perdues. Je suis devenu anesthésié mais encore conscient de l'être. Bonne continuation cher Jean-Luc.

  22. 22
    jean-marc dit:

    "que le but du droit social est de protéger les gens fusse contre eux-mêmes"

    La société avait pour habitude de pratiquer en ce qui concerne le travail des négociations syndicales, on peut observer qu'avec l'europe tout cela ne tiens plus. Il faut évidemment dénoncer cela, et réaffirmer la primauté du dialogue social "élargie", d'ailleurs pourquoi ne pas créer des groupes sociaux par exemple pour analyser les pratiques des banques de maniere à en faire des groupes de pression ? Une façon d'étendre l'action syndicale qui se concentre sur les rapports de travail à d'autres pan de la societé et de la vie, je pense que cela serait positif pour faire avancer les idées. La démocratie ce n'est pas uniquement "voter", c'est avant tout avoir les moyens de comprendre ce qui se passe, on peut être tout aussi puissant sans être président de la république, imaginer que les gens comprennent qu'il faut séparer les banques de dépot, de crédit et d'affaires et que fort de cela il choississe de vider leur compte pour aller dans celle qui va bien, ne croyez vous pas qu'il s'agit là d'un pouvoir qui peut aussi contraindre à faire réflechir ?

  23. 23
    Tristan Haute dit:

    Bonjour
    J`aimerai faire quelques remarques sur le communiqué du PG au sujet des résultats des élections en Belgique.
    Si vous indiquez les scores du PS, du MR et de la N-VA au niveau régional, vous indiquez les scores du PTB, du Front des gauches, du Sp.a ou du CD&V au niveau national, ce qui n`est pas pertinent. En effet les partis se présentent souvent dans une communauté. Par exemple le Front des Gauches ne se présentait qu`en Wallonie et à Bruxelles. De plus, vous n`indiquez que le score du PTB dans les régions francophones. Pour rappel le PVDA et le PTB forment un même parti et le PVDA s`est présenté en Flandre. Vous oubliez aussi de parler de la gauche radicale flamande(notamment du CAP qui ne s`est présenté qu`au Sénat et du LSP).
    De plus, si on additionne les scores des partis de la gauche radicale en province de Liège, ils auraient, à quelques dizièmes près, pu obtenir un siège comme le PP(Parti Populfre, droite) l`a fait dans la circonscription du Brabant Wallon.

    Tristan Haute
    militant du Parti de Gauche
    étudiant à l`IEP de Lille

  24. 24
    Marie dit:

    - -Footeux...et respect...de la personne ?...de la fonction ?...</em
    : "..Il n'est pas nécessaire, parce que vous êtes duc,que je vous estime;mais il est nécessaire que je vous salue.
    ....Mais si vous étiez duc sans être honnête homme,je vous ferais encore justice;car en vous rendant les devoirs extérieurs que l'ordre des hommes a attachés à votre *naissance, je ne manquerais pas d'avoir pour vous le mépris intérieur que mériterait la bassesse de votre esprit." extrait de "Discours sur la condition des Grands" de Pascal.
    Ô Webmestre, ne bloquez pas ce texte sous prétexte qu'il est du XVII° siècle ! Il est fort d'actualité !
    *position statutaire dans la République (mais si la République n'est plus que l'ex-république, et fort corrompue : argent démesuré, système clanique, passe-droits et prébendes ? qu'en penser ?)
    - Europe ultra-libérale; absence de limites...=) absence de frontières...pour le fric-virtuel, mais pas pour les personnes, pourtant en nomadisme forcée, pour survivre tout simplement ! [le nomadisme High Tech., c'est autre chose !]...et risque de partition, et de régression sous couvert de modernité =) disparition du Bien Commun, de la Solidarité inter-générationnelle =) peur, replis sur systèmes communautaires ; ethnicisation des conflits - =) En effet, la Centrale Innomable Anonyme a travaillé au corps, non seulement l'Amérique du Sud, mais aussi l'Europe de l'Est...ainsi que quelques sectes US d'ailleurs! [Evidemment, notre universalisme, notre laicité, et notre égalitarisme, ils n'aiment pas trop !]...L'EU n'est pas un lieu démocratique (cf les premières notes de JL Mélenchon après son élection au "Parlement européen)...un gouvernement mondial (cher à Attali : après la guerre (!) probablement) le serait encore moins. Ce gouvernement d'élites serait encore plus tout-puissant. Les peuples n'auraient qu'à courber l'échine, en remerciant les nouveaux dieux de leur faire l'aumône !
    Comment revoir cette chose motifère qu'est l'UE actuelle ? Comment bazarder ce GMT, qui va arriver trés vite, et aggraver le processus paupérisation-totalitarisme ?
    - Stagiaires non rémunérés : Cela existait déjà dans les métiers plus manuels..Maintenant," on" s'attaque aux Bac +5...Au moment où sans coup férir, "on" annonce une retraite par le biais de la" grande faucheuse" : partir les pieds devant, à pas d'âge : les assureurs, déjà en ordre de bataille, en salivent d'avance ! : cela leur fera des fonds pour spéculer ! sans gagner plus, et pour calencher plus vite" !

  25. 25
    Jean-Sébastien Jamart dit:

    Merci de soutenir les rattachistes wallons qui sont souvent très à gauche ! J'espère pouvoir voter pour vous en 2012 !

  26. 26
    Tristan Haute dit:

    Bonjour
    J`aimerai revenir sur la question belge. Pour être franc je ne suis pas un rattachiste convaincu. Je tiens quand même à la Belgique même si, comme beaucoup d`autres Etats en Europe, c`est une construction historique récente. D`ailleurs, en 1830, les français avaient soutenu sa création(face à un royaume des Pays-Bas, à l`époque créé, lui, par les anglais).
    Selon moi, ce n`est pas l`affirmation de différences linguistiques et culturelles qui a poussé au séparatisme. C`est avant tout un sépartissme économique voir politique comme en Italie(Ligue du Dord) ou en Amérique du Sud(cf, un article du "Diplo" de juin 2010 à ce sujet). La langue n`est qu`un prétexte. Des néerlandophones s`affirment aujourd`hui comme "belges néerlandophones" et prônent une solidarité entre les communautés. L`affirmation de différences culturelles ou linguistiques n`a pas nécessairement pour effet la concurrence entre les régions.
    Dans votre théorie de "balkanisation de l`Europe", vous affirmez que l`émiettement déclenche une concurrence accru. Si ces composantes émiettées sont intégrées dans un ensemble démocratique supra et sont solidarieres entre elles, il n`y a plus concurrence.
    De plus je ne vois pas pourquoi les identités nationales seraient supérieures aux identités régionales. Elles sont toutes aussi construites historiquement et sociologiquement. Les frontières d`un Etat-nation ou d`un territoire sont impossibles à déterminer tellement les identités se chevauchent.
    On ne peut étendre, comme vous le faites, le concept d`Etat-nation au niveau européen ou mondial. La Chine a davantage les caractéristjques d`un empire que d`uun Etat-nation: sa domination n`est pas uniforme sur son territoire par exemple. Je soutiens les démocrates tibétains et ouïgours qui réclament r minima une autonomie culturelle(et un régime démocratique), considérant que réprimer une culture(la pratique d`une religion et/ou d`une langue) n`a aucun intérêt et ne peut que renforcer la haine. Ces langues et ces cultures sont une richesse que le jacobinisme ne doit pas détruire. Le risque est un système à la chinoise où il n`y a aucune décentralisation(mais de la déconcentration, ce qui est une pure façade comme les préfets en France). Ce système serait centralisateur, autoritaire et non démocratique puisqu`il ne respecterait pas la souveraineté populaire(ici la voix d`une partie du peuple, la minorité doit avoir des droits").
    Quant à l`instrumentalisation, il est clair que, dans certains cas, elle est manifeste mais il ne faut pas non plus généralisée et basculée dans la théorie du complot.
    Si vous voulez approfondir ce thème et vous exprimer à ce sujet, l`association "De Toutes Les Couleurs", dont je suis le président, organisera un débat "Faut-il avoir peur des régionalismes?" à Sciences-Po Lille, probablement à la rentrée(fin septembree) et peut-être avec un député de l`ALE.
    ...

  27. 27
    Nadège dit:

    Oui, enfin vu le prix à son hôtel à elle, "en temps de crise", elle aurait mieux fait de ne pas la ramener et d'aller camper!

  28. 28
    julie dit:

    @Carol Deby p.195 (fil précédent)
    élections en Belgique: merci pour ces éclaircissements! effectivement, j'avais vu ce rapprochement improbable selon les premières informations de divers médias, mais cela m'a semblé si incongru qu'il me fallait la voix et l'opinion de notre belge du blog. Le fait que le N-VA a contribué à la diminution du Vlaams-Block (extrême-droite) fait penser à la politique de Sarko par rapport au FN. Est-ce vraiment une bonne voie? La scission ne semble pas à l'ordre du jour et je m'en réjouis, tant pis pour la tendance rattachiste... Pour la vraie gauche, il n'y a rien a en tirer de positif, les combats identitaires n'ont jamais fait avancer la lutte contre les exploiteurs de tout genre.
    Concernant l'attitude de nier le droit à une existence propre uniquement du fait de la façon dont le pays a été fondé me semble proprement arrogant et mal venu. Peu de pays européens d'après guerre ont eu la chance de se retrouver dans des frontières sûres et reconnues, le cas de la Belgique n'est pas si absurde que ça.
    D'ailleurs, le cas de Bruxelles serait insoluble dans une scission....

  29. 29
    ab1818 dit:

    Vous allez penser que ces lignes sont hors sujet, pour vous convaincre du contraire, il vous faudrait aller seulement quelques instants dans un super marché petit ou grand, pour y observer le rayon des biscuits, gaufrettes, gâteaux secs ou autres. Vous y constaterez que tous les rayonnages et la quasi-totalité des emballages sont estampillés LU, LU, LU, LU. Et bien, il en va de même dans nos journées, « nos rayonnages d’information » où, nous passons de tout foot à tout tennis, tout rugby, tout « crise », tout mensonge, tout trader, ainsi que Tout privatisation, eau, transports, gaz, électricité, enseignement, retraite, etc… En fait, un Tout de Rien, du vent, de la misère, du désœuvrement pour tous. Mais où est donc passé le Tout nommé bon sens paysan avec dose d’humanisme.
    Demandez donc -le petit courrier- pour sortir de cette République de petits LU ! Demandez -le petit courrier- ....

  30. 30
    Thaumasios dit:

    @ Christian Jeannot (17) et Eric C. (20)
    Oui, oui, oui ! Trois fois oui !
    Les évadés fiscaux interdits de territoire tant que leur dette n'est pas payée, avec nationalisation de leurs biens, capitaux et propriétés !
    Il est temps que la peur change de camp.

  31. 31
    Denis dit:

    Merci Mr Mélenchon pour votre empathie à l'égard d'une partie de la francophonie belge. N'oublions cependant pas, qu'en région de Bruxelles-Capitale et sa périphérie, résident également un très gros million de francophones. Je vous rejoins à 100 % sur votre analyse capitalo-égoïste mais, si vous n'étiez pas au courant ? Sachez également que les nationalo-flamingants sont encore plus vicieux que vous ne pourriez l'imaginer. En effet, non contents de ne pas avoir le courage d'assumer le poste de premier ministre, ils revendiquent la scission du pays en deux parties, niant de-facto l'existence Constitutionnelle de la 3ème région bxloise précitée, afin de l'enclaver et surtout, d'en accaparer les richesses (le PIB par habitant en région de Bxl-Capitale est quasi le double de celui de la région flamingante). En tout état de cause, merci une fois de plus, de bien vouloir attirer l'attention du gouvernement français sur l'urgence de ce qui se passe ici. Un Belge, francophone bruxellois et, de coeur Français, plus que jamais.

  32. 32
    misterachel dit:

    Mr Mélenchon,

    C est pour des saillies comme celle que vous avez fait sur les footballeurs que je vous apprécie..
    Continuez a être le poil a gratter de la pensée "correcte " quelle soit bourgeoise ou ouvrière.

    En chaque Républicain il y a un petit Mélenchon qui sommeille.
    cordialement

  33. 33
    Marie dit:

    ça va en fâcher certains, mais c'est un axe du problème à ne pas négliger...Car, un idéal, constructeur de la personne, a été, encore une fois, perverti ! Ouvrons nos yeux !
    big bizness, mafias et entreprises transnationales...et, les pauvres refoulés plus loin...
    http://www.lemonde.fr/sport/article/2010/06/10/la-coupe-du-monde-une-alienation-planetaire_1369964_3242.html

  34. 34
    Henri dit:

    Cher Jean-Luc,

    Non, le PS wallon de Elio Di Rupo ne va pas gouverner avec la NVA de Bart De Wever, il ne le fera que si, et seulement si, chacun des deux partis met des hectolitres d'eau dans son programme. inutile de dire que ce n'est pas gagné d'avance. D'autres alliances sont possibles et c'est certainement ce qui va se produire. A moins de se renier, Monsieur De Wever ne peut accepter la moindre once du programme de gouvernance du PS (il a d'ailleurs fort aimablement qualifié le programme de celui-ci de "farfelu")

    Quant à la gentillesse de la NVA qui propose à M. Di Rupo le poste de premier ministre, c'est, comme le disait un dessin de Pierre Kroll, parce que Bart De Wever souhaite être le dernier ministre de la Belgique.

  35. 35
    Toto dit:

    A propos de Rama Y., ce qui devient véritablement exaspérant au-delà de la polémique est l'omniprésence de notre gouvernement à chaque événement sportif ! Si ce n'est un chancre qui vient se coller sur les uns, c'en est un autre autre qui sous couvert d'expertise vient occuper les micro de la presse de marché ! On peut ne pas aimer l'attitude des joueurs de foot (Qui rendent mal la pareille à un gouvernement qui ne cesse de cajoler les millionaires avec ou sans pattes) mais il faut quand même remarquer dans cette histoire le bienfait qu'il y a à voir la fatuité médiatique de l'omni-UMP mise au tapis !

  36. 36
    laforcedupeuple dit:

    Et que pensez-vous de la décision de chérèque à peine réélu par seulement 1500 permanent de la cfdt dont 57% ont votés pour l'augmentation du nombre de trimestres de cotisation, donc de reculer l'âge légale de départ en retraite, mais aussi, et par voie de conséquences, de diminuer le montant des pensions. Et tout cela, sans même vous parler de la diminution (dans un premier temps) de la pension de réversion et qui à pour but final de la supprimer. 750 personnes ont décidé pour 65 millions de Français, ont décidé contre tout un Peuple, contre toutes chances de partage des richesses que NOUS produisons, et nous ont ôté tout espoir d'un avenir meilleur pour tous.
    Ils se sont ranger bien en rang derrière sarkozi et son gouvernement, ils se sont ranger derrière le medef (celui qui les finances), ils se sont ranger derrière le libéralisme et le capitalisme. De bons toutous à leur mai-maitre!
    Comme en 1994, comme en 2003, ils ont encore aujourd'hui, en 2010, TRAHIS LE PEUPLE DE FRANCE !

  37. 37
    jennifer dit:

    La proposition d'Hortefeux de déchoir de leur nationalité française d'éventuels délinquants, puis de les expulser du territoire rappelle les lois raciales et antisémites sous Vichy qui ont permis de faire révoquer la nationalité française d'au moins 15000 personnes, dont plus de 7000 Juifs avant de les déporter vers des camps d’extermination nazis.
    Comme il dit, Hortefeux: il veut briser des tabous!

    http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=768

  38. 38
    Du Calme dit:

    Le gouvernement propose de mettre l'âge de la retraite à 62 ans.

    Sur France Info la journaliste posait la question à Bartolone : "Puisque l'on vit plus longtemps, n'est-ce pas logique de repousser l'âge de départ à la retraite ?".

    C'est logique si on pense que la vie est faite pour travailler, jusqu'à ce que mort s'ensuive.

    C'est illogique et pervers si on pense que la vie est aussi faite pour...vivre.

    Mais où est donc passé le ministère du temps libre ? Ce temps libre qu'on aurait pu enfin avoir ?

  39. 39
    BA dit:

    Il y a un énorme problème en ce moment même, sous nos yeux.

    Mardi 15 juin :

    - Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,738 %.

    Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

    - Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,451 %.

    - Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,484 %.

    - Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 9,082 %.

    Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne voient leurs taux d’intérêt qui explosent : ces quatre pays foncent vers le défaut de paiement.

  40. 40
    Al dit:

    Bonjour à tous,

    je suis assez surpris par certains propos de Jean-Luc Mélenchon :
    "Cette femme représente notre pays que cela nous plaise ou pas ! A l’étranger on respecte son pays en respectant ses représentants. C’est comme ça chez les gens civilisés. Même en politique on évite de critiquer son pays à l’étranger".
    Je ne vois pas en quoi, à l'étranger, on devrait s'abstenir de critiquer son pays, quand ledit pays mène une politique profondément injuste, il est au contraire de notre devoir de la dénoncer, voir de s'excuser pour les répercutions qu'elle entraine. Ces propos frisent le nationalisme. Non ! je respecte mon pays si celui-ci mène une politique que je considère comme étant juste, sinon rien de m'empèchera de clamer haut et fort et en tous lieux ce que je pense et de ses représentants et de leur façon d'agir.

  41. 41
    Descartes dit:

    @JLM

    Tout à fait d'accord avec l'analyse de Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il signale combien le "projet européen" prépare l'émiettement des nations et l'émergence d'unités "provinciales" recroquevillées sur leurs petites spécificités locales. L'Europe, c'est la mort de l'idée de "solidarité universelle" (celle qui a présidé à la constitution des états-nations).

    Cependant, je pense que Jean-Luc Mélenchon ignore un point fondamental dans la constitution des états-nations, et c'est la logique du brassage des populations. La France bénéficie d'une unité forte parce qu'elle a historiquement disposé d'un Etat qui n'a eu de cesse d'enlever les barrières à la circulation des personnes. L'ordonnance de Villiers-Cottêrets, qui en 1539 impose dans tout le royaume une langue administrative commune, la constitution par la révolution et l'empire d'une administration territoriale uniforme, l'école de la République conçue comme un outil pour transmettre à tous les petits français un bagage commun leur permettant de communiquer, la conscription utilisée pour arracher les jeunes hommes à leurs "pays" et les obliger à se mélanger aux autres, voilà quelques uns des outils que la République a utilisé pour s'assurer qu'un français puisse, sans obstacles, s'installer dans tout point du territoire sur un pied d'égalité. Ce n'est pas un hasard si les régions ou des mouvements autonomistes subsistent sont celles où l'endogamie et le rejet de "l'estranger" reste puissant (Corse, Pays Basque, Bretagne). Là ou le brassage des populations s'est fait, le séparatisme n'a plus de sens. Imagine-t-on un "Front de Libération de l'Ile de France" défendant les droits sacrés des "iledefrançais de souche" ?

    Alors, le "rattachisme"... pourquoi pas. Mais à une condition: qu'il soit bien compris que le rattachement d'un territoire à la République ne peut se faire que si l'on fait tomber les barrières qui pourraient empêcher le brassage des populations. Pas de droit local faisant une différence entre "locaux" et "estrangers". Pas de langue officielle ou de droit séparé restreignant les droits de ceux qui choisiraient de s'y installer... derrière le "respect des spécificités locales" se cache le danger du communautarisme. La situation belge montre bien combien ce danger est réel.

    PS: Le webmestre de ce site m'ayant demandé de me limiter au commentaire des messages de Jean-Luc Mélenchon et m'ayant interdit de rebondir sur d'autres messages, je suis dans l'impossibilité d'engager un débat sur ces questions ou de répondre à vous éventuelles réactions. Si vous le souhaitez, vous êtes par contre les bienvenus à commenter sur mon blog personnel.

  42. 42
    turmel jean michel dit:

    Des pas perdus pose la question : quitter L UE!
    Moi j éssaie dans mon parti,le pcf,autour de moi,de poser une quetion qui de fait,risque de donner satisfaction à celles et ceux qui estiment que c est la seule solution. Je veux parler de la dette faramineuse.Si l on estime pouvoir faire une réelle politique de gauche en maintenant les memes règles de remboursements,alors nous sommes des MENTEURS! Javoue que je n ai pas de réponse bien claire sur le sujet.J ai pour ma part une idéee.La dette est détenue à 63 p cent par des..investisseurs étrangers,en réalité des institutions financieres sauvaient à coup de milliards par les états..En 2009 la france a remboursé à ces capitalistes 45.6milliards d euros,rien qu en service de la dette..cela pouvait créer 1 million d emplois. Et bien,si l on disait et proposait de dire:STOP vous avez suffisamment reçu!. Le scénario serait certainement le suivant pour le gouvernement FdG:La France mis au ban des nations.Certainement exclue de L UE et du FMI,poursuivie devant les tribunaux par les fameux investisseurs. Et elle ne pourrait plus emprunter pendant trente ans comme l Argentine,Mexique, qui ont fait défaut sur leur dette Je suis pret à m affronter ce genre de décision Nous avons des atouts, qui plus est, commercer avec les pays émergents, le Vénézuela etc ne serait pas interdit car les capitalos ne nous feront pas de cdx..Voila,une démarche qui à coup sur est de mon point de vue,révolutionnaire, et peut répondre à l intérrogation de : pas perdus. qu en pensent les partisants du fdg que je souhaite: front populaire..Allez Olivier rejoint nous..

  43. 43
    Pulchérie D dit:

    @ tous,

    Je rappelle que David Garcia a publié un solide article dans le Diplo de juin 2010 :"Intouchables parrains du football mondial (p. 27).
    Un tableau saisissant des activités de la FIFA, de son président J.Blatter, "l'idylle entre les marques et la Fifa" et la masse de billets mis en circulation durant cette idylle qui semble se porter mieux que jamais.

    Cet article est mis en ligne par le Diplo :

    http://www.monde-diplomatique.fr/2010/06/GARCIA/19214

  44. 44
    olivier dit:

    Merci ! mon commentaire ne fera pas avancer le débat mais je tenais juste à signifier mon soutient à ton action, à l'action du Front de Gauche.

  45. 45
    Delbrayelle Gilbert dit:

    Eh bien voilà c'est fait...
    La mobilisation faible et l'embrigadement des esprits par les medias complices ont eu raison des progrès sociaux acquis de longue lutte.
    Vous travaillerez plus longtemps en gagnant moins pour une retraite diminuée.
    C'est honteux.
    Le manque de mobilisation aussi est honteux.
    Le consommateur individualiste a pris la place du citoyen.
    Mais il n'est peut-être pas trop tard si le foot et les vacances laissent encore de la place dans les cerveaux disponibles pour la réflexion citoyenne.

    Gilbert, retraité citoyen en colère

  46. 46
    Delbrayelle Gilbert dit:

    Il faut absolument que les partis politiques et le syndicats fassent monter la colère pour réussir la mobilisation du 24 juin. Monsieur Mélenchon, occupez l'espace médiatique !
    Conférence de presse médiatisée du Front de Gauche ! C'est le moment d'engager la dynamique gagnante du Front de Gauche !
    Colère !

  47. 47
    Maxime dit:

    Bonjour,

    Étant actuellement stagiaire, je ne peut que aller dans le sens de Mr. Mélenchon. Mettez-vous dans notre peau 5 mins et vous comprendrez un peu notre délicate position… je m'explique: étant sympathisant du PG, je suis plutôt enclin à dénoncer ce système. J'aime clamer "Il faut refuser le contrat de stagiaire à 400€, c'est néfaste à tous les niveaux. Ça enferme les étudiants dans une précarité qui nuit à leurs études, dévalue la valeur du travail des vrai employé qui devraient faire notre boulot et permet au patron d'échapper aux charges…
    Maintenant que j'ai dit ça, que faire? Ne pas boucler mon Master 2 en ouvrant ma grande gueule? Ou bien accepter un stage sous payé?
    J'ai bien sur pris la seconde option en me disant que 6 mois c'est pas la mort…mais que je ne suis pas prêt à repartir pour la même chose une fois mon diplôme en poche. Seulement est-ce rendre service aux futurs étudiants qui viendrons après moi? Comment agir vraiment et concrètement pour bouger le truc alors que ce que tous le monde reproche précisément à l'université c'est de ne pas créer des ponts avec le monde du travail?

  48. 48
    Du Calme dit:

    Pour les stagiaires en rogne (et je les comprends) pourquoi ne pas publier une base de données des entreprises qui emploient des stagiaires, et les indemnités qu'ils octroient ? En attendant que le gouvernement change.
    Dans un pays où j'ai travaillé, il m'était impossible de prendre un stagiaire si je ne pouvais pas lui donner une indemnité, fixée par règlement. Et ça fonctionnait très bien.

  49. 49
    JACQUES dit:

    J'étais socialiste et je ne comprends plus ce parti. Son président ne vise que ses intérêts personnels et, à force de compromis, le PS est devenu un parti collabo. Les Wallons et Bruxellois de Belgique sont de fait des citoyens de seconde classe. Plutôt que résister et de se tourner vers l'alliée qu'est la France, les partis traditionnels francophones choisissent la voie de la collaboration avec les néo-nazis.
    Bientôt, nous devrons porter une étoile jaune frappée d'un coq rouge. La presse francophone est aux ordre de ces partis traditionnel et manipule l'opinion publique de façon éhontée. Nous avons besoin de l'aide de la France.

  50. 50
    Gonivar dit:

    Votre analyse de notre "histoire belge" (et plus particulièrement wallonne) est remarquable. Elle prouve que les Français de l'Hexagone ne sont pas tous ignorants de ce qui se passe ici. Je me réjouis de voir enfin disparaître le tabou du rattachisme et je rêve déjà de fêter le 14 juillet ailleurs qu'à Liège... Que les citoyens français cependant ne se formalisent pas de la tiédeur voire de l'hostilité affichées par de nombreux Wallons envers cette idée d'union franco-wallonne. Le matraquage des médias belgicains, les complexes de petit frère, les réflexes du "clientélisme micro-local" font encore des ravages. Mais les consciences évoluent rapidement. L'erreur historique du mouvement rattachiste a sans doute été sa transformation en parti politique. Le Rassemblement Wallonie-France multiplie les catastrophes électorales parce qu'il représente l'option la plus radicale, celle d'une fusion complète dans le système français. Cette option est trop neuve, trop rapide et intellectuellement trop républicaine pour beaucoup de Wallons attachés à leur autonomie communale, à leur "baron" local, à leur réseau scolaire etc. Mais j'ai bon espoir de voir les grandes formations politiques (PS et MR) évoluer vers cette option d'une Belgique française.

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