26mai 10

Lettre au Parti Communiste Français

Pendant le choc préparer la suite

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A présent la bataille frontale est commencée avec l'équipe Sarkozy. Son gouvernement annonce la fin de la retraite à soixante ans juste après avoir annoncé la constitutionalisation du dogme de l'équilibre budgétaire, cette folie des monétaristes, que jusque là seul  le soit disant gentil monsieur François  Bayrou proposait. Il faut se mobiliser en masse avec les syndicats! Si nous faiblissons l'adversaire en tirera un profit immédiat!Pourtant, aujourd'hui, ce n'est pas de cela dont je traite sur ce blog. Je vais produire la lettre que le Parti de Gauche vient d'envoyer au Parti Communiste. Ce n'est pas un hors sujet. Tout le contraire. Quand on affronte une politique, un pouvoir, un système il faut aussi proposer responsablement par quoi le remplacer. Nous, nous sommes candidats pour former un gouvernement de Front de Gauche. On peut juger cette prétention démesurée. Mais elle est pour nous responsable, raisonnable et cohérente. Sinon c'est Sarkozy ou DSK. Bon appétit la gauche! Nous voulons ouvrir une alternative. Cela passe par une gestion ambitieuse de l'avenir du Front de Gauche. C'est aussi votre affaire. Ce n'est pas une question de cuisine entre partis politiques. Dans le projet de révolution citoyenne que nous conduisons, l'implication de tous est une nécessité du projet lui-même. Cela passe aussi par une bonne compréhension de ce qui se passe. Sinon comment pourriez vous vous en mêler? 

Lundi donc, mes camarades ont répondu à la lettre que le Parti communiste nous avait adressée. C’est un document collectif signé par deux d’entre nous pour répondre aux usages en la matière : François Delapierre, Délégué Général, Eric Coquerel, Secrétaire national aux relations unitaires. Je décide à mon tour de la publier sur mon blog pour contribuer à notre action car il est décisif pour nous de faire comprendre clairement et directement quels sont nos objectifs en ce qui concerne la stratégie que nous proposons pour que l’autre gauche passe en tête de la gauche. En lisant ce document, si cet exercice ne vous rebute pas trop, vous saurez donc en ligne directe ce que nous proposons de faire. Au passage vous pourrez aussi mesurer la qualité des divers commentaires qui ont été faits de ce texte. Après cette publication je reprendrai le cours de mes commentaires et réflexions à partir de l’actualité. Mais la publication de ce document servira de fond de scène pour que mes lecteurs puissent suivre ce que je dirai plus tard des développements de nos relations à gauche.

"Le secrétariat national du Parti de gauche a étudié avec attention la lettre datée du 12 mai que vous avez rendue publique le 18 mai. Nous avons rédigé une réponse détaillée et argumentée. En effet, il nous est apparu que ce courrier permet d’ouvrir une nouvelle étape de la vie du Front de gauche. Une étape conforme pour l’essentiel aux propositions que nous avons détaillées dans la résolution de notre dernier conseil national du 10 avril dernier.

Pour nous, le PCF est un parti ancré dans l’histoire de notre pays. Son action est un atout incontournable pour la dynamique de gauche en France. Il est notre principal partenaire. C’est pourquoi la lettre du PCF  est si importante pour nous dans le contexte.  A la lecture de ce courrier, nous constatons que le PCF analyse comme nous la stratégie nécessaire pour l’avenir du Front de Gauche. C’est le cas à propos de l’élargissement du Front de Gauche et du « paquet électoral ». Nous jugeons donc très positivement votre courrier. Dorénavant, même si tout reste à organiser,  la voie est libre pour avancer et entraîner ensemble en vue de construire une nouvelle majorité politique à gauche pour notre pays en 2012.

Nous vous répondons sous forme précise pour préparer  avec toutes les chances de succès notre rencontre nationale. Cette rencontre est décisive à nos yeux. Nous voulons un échange sérieux et argumenté, capable de donner lieu à un calendrier de travail et à des conclusions efficaces aussi rapidement que possible. En effet, nous avons besoin de temps pour agir efficacement devant notre peuple. Et il en reste peu. Trop peu pour nous offrir le luxe de nous disputer ou de palabrer sans fin. Il nous faut aller aussi vite que possible à la conquête de la confiance de nos concitoyens ! Ils sont aujourd’hui très désorientés et soumis à un intense conditionnement visant à les convaincre que rien n’est possible en dehors du bipartisme.

C’est donc le moment de dire qu’aucune discussion sérieuse n’est possible sans le respect de chacun. Nous  déplorons donc vos attaques récentes contre le Parti de Gauche en la personne de Jean-Luc Mélenchon et la campagne qui s’en est suivie. Pour la seconde fois en moins de 6 mois et sur un thème identique, notre premier responsable national a été la victime  de mises en cause publiques injurieuses provenant pour la deuxième fois également d’un des deux portes paroles du PCF. On ne peut envisager de laisser s’installer ces méthodes entre nous. Certes, le Parti de gauche ne s’abandonnera certainement pas à répliquer et encore moins à  la surenchère. Nous sommes parfaitement conscients de l’existence de courants qui comptent sur des incidents pour faire capoter une entreprise avec laquelle ils sont en désaccord. Mais si de tels débordements devaient se reproduire sans être désavoués, en dépit de cette solennelle mise en garde cette fois-ci formulée par écrit, nous en conclurons qu’il s’agit d’une ligne d’action délibérée, d’un double langage, et non d’initiatives personnelles comme cela nous a été expliqué. Pour l’attractivité même de notre Front, de tels procédés ne peuvent être banalisés. Aucun désaccord ne le justifierait d’ailleurs. A plus forte raison quand il n’y en aucun sur un point fondamental, comme c’est le cas aujourd’hui entre communistes et partisans du PG.

Pour notre part, nous adressons un message de respect et d’amitié à Marie George Buffet au moment où elle quitte ses fonctions à la tête du Parti Communiste. Nous saluons son inlassable engagement communiste. Nous lui exprimons notre reconnaissance pour sa contribution personnelle décisive et fondatrice dans la création du Front de Gauche qui a rouvert l’espoir à gauche.

Le Contexte et ce qui en découle. Le capitalisme financier est entré en phase extrêmement agressive dans ses prédations sur les peuples. Cette violence, c’est ce que les commentateurs appellent « la crise ». Car ce faisant, il déclenche des effets d’avalanche qu’il ne contrôle pas et qui menacent d’emporter toute l’économie et les sociétés dans un gouffre. Dans ce contexte, les décisions autoritaires prises à l’encontre du peuple grec et plus globalement la volonté de l’Union européenne, du FMI et des gouvernements de soumettre de force les populations à un coup d’Etat social élèvent la responsabilité des forces de gauche. Les nôtres, en particulier, nous qui avons eu la lucidité de nous opposer ensemble victorieusement à la Constitution de l’Europe libérale et autoritaire  en 2005. Nous partageons avec vous pour l’essentiel ce diagnostic et celui des conséquences qui en découlent.

Notre responsabilité est d’ouvrir une alternative là où nous sommes en état de peser sur les événements, c'est-à-dire dans notre pays, dans le cadre de notre démocratie, même très imparfaite, et avec les outils dont nous disposons dans les institutions actuelles. Notre tâche est de construire une nouvelle majorité parlementaire populaire autour de nos propositions. La période réclame des choix clairs : pour répondre aux aspirations populaires, cette majorité devra se constituer sur les bases d’une nette rupture avec la politique européenne actuelle et le système du capitalisme financiarisé et mondialisé. Nous connaissons nos divergences avec les partis sociaux-démocrates sur ce point. C’est une très grande difficulté pour ouvrir une alternative politique ! Car les sociaux-démocrates sont aujourd’hui très largement majoritaires à gauche, en Europe et en France. Le vote des députés socialistes pour le plan de «soutien » à la Grèce, ainsi que l’incapacité des Verts à prendre une position commune, sont éclairants ! Leurs tergiversations sur le dossier des retraites aussi. Et autant de devoir constater ce qui se passe dans les pays agressés par le système financier ! Les politiques d’austérité y sont servilement appliqués par des gouvernements dont les premiers ministres appartiennent au même groupe européen que le PS comme celui de Zapatero en Espagne ou de Papandréou, Président de l’Internationale socialiste, en Grèce. Au total, nous sommes entrés dans un nouveau cycle politique profondément instable. Les scénarios du pire y côtoient les plus grandes opportunités. Dans ce contexte, la social-démocratie est un sévère handicap pour la gauche dans la course de vitesse avec la montée de l’autoritarisme et des nationalismes régressifs en Europe ! Notre défi est de sortir positivement et victorieusement de cette difficulté.

Pour cela, le moyen le plus démocratique est de travailler pour convaincre le grand nombre de changer de majorité à l’intérieur de la gauche. Notre autonomie d’action et de parole d’une part et l’indépendance de nos visées d’autre part sont donc les conditions de base de notre crédibilité. C’est aussi la condition pour que notre devoir d’unité au deuxième tour des élections ne se fasse pas dans la confusion et la négation de ce que représentent nos forces et nos idées dans la société. Cette méthode qui combine identité et unité, c’est celle que nous avons fait vivre pour les élections européennes, avec vous dans 17 régions sur 22 aux élections régionales et dans la totalité des élections partielles. Elle a été comprise et entendue. Nous devons nous y tenir dans les échéances les plus élevées. Nous devons amplifier ses résultats. Nous devons proposer nos candidatures communes non pour nos partis mais pour gouverner autrement notre pays sur un programme distinct de celui de « la gauche solidaire » que domine le Parti socialiste. Nous devons affirmer notre ambition et la soumettre comme telle au verdict des urnes. La révolution à la laquelle nous aspirons est une révolution citoyenne. Tel est aussi le moyen de pour réussir l’implication populaire dont nous avons besoin pour accomplir notre programme : partage des richesses, refondation républicaine des institutions et de la société, planification écologique, sortie du Traité de Lisbonne, ordre international progressiste, paix et désarmement. Voilà l’esprit dans lequel, plus que jamais, nous abordons la période à venir. A présent pour la commodité de notre échange nous vous répondons en reprenant les parties de votre lettre.  

1/ L’affirmation du Front de Gauche hors des périodes électorales

Notre résolution de CN indiquait qu’il était « évidemment nécessaire de faire vivre et élargir le Front de Gauche sans tarder. Cela passe par son engagement, en tant que tel, auprès des mobilisations sociales à commencer par les retraites ».

Dans cet esprit, nous vous avions proposé une présence unitaire du Front de Gauche lors des manifestations du 1er mai sous forme de tract et cortèges communs. Nous avons regretté votre décision de ne pas y donner suite. Nous vous renouvelons la même proposition pour la journée d’action du 27 mai. Ce type de présence dans les luttes est indispensable si nous voulons   affirmer notre ambition d’être le bras politique des mobilisations sociales des travailleurs.

Vous proposez aussi que le Front de Gauche impulse « des ripostes face à  l’offensive des dirigeants capitalistes qui comptent faire payer la crise aux peuples européens ». Nous sommes d’accord. C’est pourquoi le PG avait  proposé en priorité à ses partenaires du Front de Gauche de co-organiser le rassemblement du 28 avril devant le siège de la Fédération Française des Banques. Depuis, vous avez annoncé plusieurs initiatives du PCF seul sur ce thème. Nous en organiserons donc également de notre côté. Nous vous proposons cependant de vérifier si nous ne pourrions pas plutôt les mettre en commun ou en concevoir d’autres.

2/ L’élargissement du Front de Gauche.

Nous avons proposé un «Front de Gauche élargi ». Vous évoquez la nécessité de « nouveaux espaces de développement du Front de Gauche». L’objectif apparait donc le même. C’est donc la forme et la méthode de cet élargissement dont nous devons discuter.

En préalable, vous nous dites que le Front de Gauche ne doit pas préfigurer un  «parti unique».  Ce terme n’a jamais fait partie de notre vocabulaire, fort heureusement. En revanche, oui, nous pensons qu’un parti commun de la gauche d’alternative au capitalisme, un parti commun de la République sociale, annoncée par Jean Jaurès, un parti  de l’écologie, nous permettrait d’accroître notre influence, et d’être plus efficaces. Nous n’avons jamais caché cet objectif en  cofondant le Front de Gauche avec vous. Nous n’avons cessé d’évoquer l’exemple de Die Linke. Nous sommes disponibles pour avancer dans ce sens avec vous,  comme également avec nos autres  partenaires du Front de Gauche et avec toutes les forces de l’autre gauche. Nous n’excluons pas d’être, en vous attendant, à l’initiative de regroupements. Nous avons bien noté  votre refus. Mais nous ne renonçons pas à vous convaincre. Sans en faire un préalable à la construction du Front de Gauche. D’ailleurs pour nous, le Front de gauche est d’ores et déjà une sorte de parti commun. Et tout notre engagement vise à en élargir la base populaire et à fortifier les mécanismes collectifs de décisions. Nous renouvelons notre proposition de constituer un comité national permanent, large, du Front de Gauche doté d’un secrétariat et d’une double présidence.

Notre  Conseil National s’est prononcé pour que  le Front de Gauche dépasse «le statut de simple cartel électoral pour s’exprimer et s’affirmer comme force politique répondant en commun aux défis sociaux, environnementaux et démocratiques». Votre lettre constate aussi cette nécessité. Vous dites que le Front de Gauche ne doit «pas être un cartel fermé». Pour autant nous ne serions pas d’accord pour nier l’importance centrale de nos partis dans le processus, ni leurs responsabilités particulières, ni les capacités d’initiative spécifique qui leur reviennent en propre.

Reste que pour s’élargir, le Front de Gauche doit donc être capable de mobiliser bien au-delà de ses composantes actuelles. A commencer par ceux qui en sont les plus proches. Le Front de Gauche doit donc permettre leur adhésion aux mouvements politiques de l’autre gauche qui le souhaitent, à commencer par ceux avec qui nous avons fait campagne commune lors des Régionales. Sans exclusive, comme vous le suggérez.

Vous appelez à des   « espaces d’engagement » afin que les acteurs des mouvements sociaux, citoyens et intellectuels participent au Front de Gauche. Tout a fait d’accord. Nous renouvelons donc déjà la  proposition de « Fronts thématiques » du même type que celui du « Front de gauche des économistes » créé lors des Européennes. Ils devraient même selon nous être représentés dans un comité national du Front de Gauche.

Dans cet esprit nous avons proposé la possibilité «d’adhésions directes» au Front de Gauche. Vous estimez que cette proposition « ne résout pas correctement la question de l’élargissement ». Pourtant  il nous faudra bien trouver le moyen pour faire du Front de Gauche l’espace d’engagement que recherchent des dizaines de milliers de citoyens qui ne veulent pas pour autant adhérer à l’un de nos partis. Or cette implication citoyenne  ne pourra se contenter  de la participation à des espaces de débat et de dialogues d’un Front qui serait de facto piloté par nos seuls partis. L’adhésion directe est une solution concrète. Nous observons que ces lieux d’action et de réflexion de type comités du Front de Gauche sont tellement évidents  qu’ils  se créent déjà spontanément. Quelle est la proposition concrète alternative ?

3/ Construire un projet politique capable d’ouvrir une alternative dans les échéances de 2012

C’est évidemment un point essentiel. Sans cette perspective tout le reste ne serait qu’une construction purement intellectuelle sans lien avec le réel qu’elle prétend pourtant changer. Il est donc impératif que le Front de Gauche se prépare le plus efficacement possible à ces échéances.

Les candidats communs

C’est pourquoi notre dernier CN a renouvelé la « proposition de « paquet » : engagement à présenter des candidatures communes aux élections cantonales, présidentielle, législatives sur la base d’un programme commun (plateformes partagées) et d’une stratégie commune. Votre lettre parle de « réponses » et du « chemin » pour les porter. C’est une évidence. En évoquant à tour de rôle chaque élection, vous proposez en définitive un  principe de candidature commune à chacune d’entre elle. Nous constatons que nous disons donc la même chose. C’est décisif. Si nous n’interprétons pas correctement votre courrier sur ce point nous voudrions que vous nous le disiez directement et franchement. Car il nous faudrait alors imaginer une autre stratégie de rassemblement électoral à vocation majoritaire que nous ne voulons pas improviser en dernière minute sur la base d’une déconvenue qui serait alors immense et destructrice.

La plate-forme partagée

Nous devons donc rédiger ce que nous avons appelé précédemment ensemble une « plateforme partagée ». Nous devrons y travailler en ayant toujours présent à l’esprit une question simple : quelles mesures mettrait en place   un  gouvernement de Front de Gauche ? Vous proposez de commencer à l’automne 2010. Nous y sommes prêts dès le mois de septembre. Nous pourrions installer, ensemble,  le « Comité de rédaction du programme partagé » à la Fête de l’Humanité au cours d’un rassemblement solennel d’ouverture de ses travaux où serait présenté un document commun de cadrage.

Mais pour éviter toute nouvelle tension entre nous il faut écarter une ambiguïté qui a assombri nos relations l’automne dernier. Vous écrivez que ce doit être « avec le maximum de forces sociales, politiques et intellectuelles ». Nous serons donc clairs : nous ne recommencerons  pas l’épisode des  «ateliers» ouverts au PS et à Europe Ecologie. C’est logique, puisqu’il est ici question de mettre en place le programme de gouvernement du Front de Gauche auquel ni le PS, ni Europe Ecologie ne comptent s’intégrer. Une fois notre programme partagé adopté par nos partis, il sera alors temps de le confronter aux autres projets offerts à gauche.

La Présidentielle

Vous écrivez que la « désignation » d’une candidature à la Présidentielle «ne peut être envisagée qu’en s’appuyant sur un projet et non le précéder». C’est une évidence. Mais, oui, nous avons affirmé que le «principe» de candidatures communes devait précéder l’adoption définitive du projet. C’est affirmer un choix et une volonté. Tout ne s’écroulera pas en dernière minute pour une surenchère ou un point particulier mettant chacun dans l’obligation d’improviser en dernière minute une stratégie de rechange. Les expériences passées démontrent que nous n’avons jamais achoppé sur le programme. D’ailleurs c’est très exactement ainsi que nous avons procédé pour les élections Régionales. Nous avons d’abord acté la stratégie des  listes autonomes et unitaires et le principe de la répartition des têtes de liste. Puis c’est seulement ensuite que nous avons réglé, d’ailleurs assez facilement en quelques jours, la question du programme. Nous n’avons évidemment jamais conditionné ce travail programmatique à la désignation du ou de la candidat(e) de notre choix. Et nous avons accepté que vous discutiez toutes nos têtes de liste alors même que nous n’en avons discuté aucune de celles que vous avez choisies et parfois imposées, sans débat, comme en Ile-de-France.   Dorénavant, compte tenu de votre accord pour des candidatures communes à toutes les élections, la voie est libre pour commencer le travail sur le programme. C’est pourquoi nous vous faisons cette proposition de « comite de rédaction du programme partagé ».

Pour autant, comme vous le savez, le Parti de Gauche propose dans son programme fondamental adopté à son premier congrès la « refondation républicaine des institutions et de la société ». Elle implique la fin de la monarchie présidentielle qu’est la 5e République. C’est une question politique centrale pour nous. Nous vous rappelons vous avoir proposé fin 2009 un premier forum du Front de Gauche centré sur cette question des institutions.  Nous étions tombés d’accord au cours de notre précédent sommet pour organiser cette réunion en février 2010. Si cette réunion n’a pas eu lieu, cela n’est pas de notre fait, mais du vôtre. En tous cas nous n’avons aucune difficulté à affirmer avec vous qu’il faut en finir avec les «excès de personnalisation induits par l’hyper-présidentialisme et revaloriser l’enjeu législatif ». Pour nous, un axe essentiel de notre campagne présidentielle consistera à affirmer qu’en cas de victoire, nous convoquerons une assemblée constituante pour une 6e République parlementaire et sociale. Notre slogan sera de proposer « d’élire le (la) dernier(ère) président(e) de la Ve république ». Cela résonnera en cohérence avec les campagnes des candidats aux législatives.

Il ne s’agit pourtant pas de mener une campagne présidentielle de pur témoignage qui nous réduirait aussitôt au rôle de force d’appoint du deuxième tour et handicaperait lourdement nos candidatures aux élections législatives. Nous aspirons à gouverner notre pays sur le projet que nous défendrons. Le score de notre candidature sera donc fondamental. Notre candidature commune devra donc non seulement être capable de porter notre plate-forme  partagée mais encore de le faire de la façon la plus efficace possible quand au score. Cette candidature devra incarner notre ambition de gouverner le pays. Ce sera un critère décisif d’évaluation de la situation. C’est pourquoi selon nous c’est le rôle d’un(e) militant(e) politique confirmé(e) et non d’une improvisation bricolée sur la base du plus petit dénominateur commun. Quand à l’idée de proposer une personnalité du mouvement social, nous affirmons que sa mise en œuvre soulèvera davantage de difficultés qu’elle n’en réglerait. Surtout pour unifier la diversité des engagements syndicaux et associatifs dans un projet politique. Bref, comme l’a déclaré au « Monde » Gérard Aschieri, ce serait prendre le problème du lien au mouvement social par le petit bout de la lorgnette. Cependant il va de soit que nous sommes disponible pour constater la démonstration du contraire.

Pour finir, en ce qui concerne la date de la désignation, nous avons noté que votre calendrier renvoie votre choix à votre congrès de juin 2011.  Cela implique que la mobilisation civique des cantonales ne devrait pas s’inscrire dans la démarche globale qui conduit à 2012 ? Pourtant cela pourrait aider nos candidats, là où le terrain est le plus difficile, d’être portés par une dynamique nationale globale. Nous le soumettons à votre analyse. Pour sa part le calendrier du Parti de Gauche le conduira à faire ses propositions en début d’année 2011.  

Les législatives

Voyons les législatives, que vous définissez comme la plus importante de ces élections en 2012. Vous dites que «l’objectif partagé pourrait être la réélection des députés communistes et du Parti de Gauche sortants ainsi que la conquête de députés supplémentaires».  Bien-sûr. Mais pas dit ni résumé à cela. Le point de départ c’est que nous voulons gouverner sur notre propre programme. Le reste nous sera donné par surcroit. Le Front de Gauche doit aborder ces élections avec la volonté réelle  de changer la donne à gauche. Pas de se contenter d’annoncer un objectif de préservation des positions actuelles. Et le plus sûr moyen est de changer le rapport de forces au bénéfice du Front de Gauche au soir du premier tour. Ce qui nous ramène à notre propos introductif : on ne peut envisager une alternative à un système qui met en péril l’humanité sans contester aussi l’hégémonie actuelle du social-libéralisme. C’est ce message global que les nôtres attendent et que les citoyens de tous horizons et catégories peuvent valider. La reconduction de nos positions n’est pas un mot d’ordre qui parle aux Français. Nous devons aborder ces élections, en proposant aux Français un gouvernement de Front de Gauche.

Qu’il s’agisse de cantonales, de législatives ou de présidentielle, les préoccupations et la méthode doivent être les mêmes. Par exemple, la personnalisation est aussi un problème au niveau local. L’argument de notoriété et d’impact électoral que vous niez au niveau national ne peut se retourner en son contraire au niveau local. Les candidatures seront donc à examiner ensemble sur des critères liant efficacité électorale, pluralisme et représentativité de chacun. Mais surtout nous devrons,  si nous voulons renforcer « l’influence nationale du Front de gauche », veiller à une stratégie globale sur tout le territoire. Elle devra reprendre les éléments constitutifs de la démarche du Front de Gauche dans la suite des Régionales :

- autonomie vis-à-vis du PS et d’Europe Ecologie par la présentation de candidatures indépendantes au premier tour des élections à venir permettant aux citoyens de choisir entre les deux voies présentes à gauche : transformation ou accompagnement.

- unité de la gauche au second tour pour battre la droite.

La question des candidatures ne peut donner lieu au jeu mortel de l’évitement de la difficulté qui ouvrent la porte à des coups de force de dernière minute pour aboutir. Il ne peut être question de se défausser sur des niveaux intermédiaires de décisions suivant des règles variables régionalement, départementalement et même localement. Nous ne participerons pas à cela. Et nous sommes certains que vous partagez notre analyse à ce sujet. Nos partis et nos directions doivent assumer leurs responsabilités. Nous vous proposons la mise en place d’une commission des candidatures. Elle recueillerait les propositions présentées à titre individuel ou collectif pour chaque circonscription et chaque élection. Sur cette base,  la commission des candidatures ferait des propositions et nos directions les présenteraient au vote de nos adhérents qui seraient appelés à les valider globalement selon nos procédures internes respectives. C’est en tous cas d’après ce scénario, dont il conviendra de préciser plus en détail les modalités, que nous allons nous-mêmes avancer et vous faire nos propositions.

Voilà, chers camarades, les propositions et arguments que nous voulions porter à votre connaissance avant la réunion. Nous proposons que nos responsables des relations unitaires se rencontrent sans tarder pour la préparer."

 


499 commentaires à “Pendant le choc préparer la suite”

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  1. 1
    jean ai marre dit:

    Monsieur le Président du Parti de Gauche

    Il faut avoir les moyens de ses ambitions

    La Gauche a les moyens de peser sur les évènements. Le principe des petits pas, l'occupation du champ médiatique et surtout la convergence des objectifs, pas seulement pour gagner les élections mais pour la mise en place d'un programme social.

    Garder ses spécificités, certes, mais parler d'une même voix.

  2. 2
    JM dit:

    Beaucoup de travail et de négociations en perpectives mais l'enjeu est de taille.
    Juste une question, sortir du traité de Lisbonne, bien évidemment, mais Nice, Rome... Maastricht?
    On s'arête où et dans quel but Jean- Luc?
    Encore merci, pour votre engagement communicatif et à demain !

  3. 3
    jide dit:

    Voila qui va dans le bon sens!
    Décidément, le Parti de Gauche ne fait que me surprendre en bien. La fenêtre de tir sera courte, mais la chance est inespérée de voir les valeur de gauche dignement représentées.
    Juste une question: Quand vous dites "unité de la gauche au second tour pour battre la droite", où s'arrête la gauche ?
    DSK, Valls, de gauche ?

  4. 4
    peupledegauche dit:

    Tout à fait d'accord,

    Comme je le disait précédemment le 27 mai doit pourvoir trouver rapidement une représentativité politique unitaire. Il n'est plus temps de tergiverser, il faut pouvoir proposer à notre peuple une espérance, montrer que les problèmes peuvent être réglés autrement, qu'il ne s'agit que d'un changement de répartition des richesses à mettre en oeuvre.

    Il n'est pas vrai que nous avons le temps, la situation demande de l'audace, de l'imagination, et le refus des calculs identitaires qui paralyse la gauche de la gauche depuis des années.

  5. 5
    Nicole RIOU dit:

    Rien à ajouter, tout y est !
    Les insultes de PC contre Jean-Luc Mélenchon proviennent de communistes qui n'accepteront jamais que ce soit le Président du Parti de Gauche qui soit le représentant FdG candidat à l'élection présidentielle.
    Pourtant, nous tous de la vrai gauche, voulons vraiment gagner contre la droite pour un gouvernement de toutes les composantes du FdG. En conséquence le PC doit comprendre et admettre qu'en France un communiste n'a aucune chance d'être élu Président de la République, uniquement parce que c'est un communiste. C'est dramatique, injuste, tout ce qu'on voudra, mais c'est comme çà. Point barre.
    Alors autant que ce soit Jean-Luc Mélenchon, politique expérimenté, ayant un don d'élocution incroyablement efficace pour convaincre.
    Et en avant pour la campagne dès maintenant ! L'UMP a déjà commencé !
    Ne sous-estimons pas l'adversaire = il est très puissant et les grands médias sont à sa botte ! Ses coups-bas vont être durs, on va avoir besoin de tout le monde !
    il n'y a pas de temps à perdre, il faut s'y mettre dès maintenant.
    Oui à l'adhésion directe au Front de Gauche sans obligation d'être encarté !

  6. 6
    Philippe Deferre dit:

    Vive le Front de Gauche et ses composantes !
    Le Front de Gauche doit être la première force de gauche pour transformer véritablement la composition politique de notre pays

  7. 7
    pichenette dit:

    Ah quelle saine lecture, claire, tenant bien compte du passé..puisse chaque électeur prendre le temps de lire tous ces travaux préparatoires de réflexion, d'implication et ne pas se gargariser du "tous pourris" pour se dédouanner de leur non engagement et voter pour celui qui va le mieux les caresser dans le sens du poil.
    Le PG tout neuf a tout à gagner à persister dans ses convictions, ses analyses et à agir en connaissance de cause en soutenant des actions citoyennes, syndicales, culturelles ou en manifestant sa désapprobation. Il ne faut pas quitter son enthousiasme créateur, créatif et se renier par des négociations qui peuvent être préjudiciables.
    Le PC est chargé d'histoire(s), pas toujours facile de déployer les ailes...La campagne et l'élection présidentielle ont montré que le passé resqtait bien présent dans quelques têtes...
    Quant au choix de candidat, il faudrait en faire un portrait robot à partir de réponses à des questions, ne pas oublier qu'un bon candidat est celui qui se fait élire! Donc se mettre dans la "peau" des électeurs!

    Merci pour ce texte, essence du PG.
    Photo intéressante d'une brochette masculine, alors qu'il y avait aussi des femmes, mais l'intérêt est dans les postures, à analyser! Quelle belle personnalité, l'inspecteur du travail!

    Scoop, l'esclavage, en fait n'est pas aboli, il y a eu erreur sur l'info, de même ce n'est pas à 65 ans que la retraite pourra être prise mais à 23 ans!

  8. 8
    Nicole RIOU dit:

    4 - jide
    Juste une question: Quand vous dites « unité de la gauche au second tour pour battre la droite », où s’arrête la gauche ?

    Moi aussi, je pose cette question

  9. 9
    ahbon ! dit:

    Bonjour,
    Je me demande encore comment après un an d'existence, le front de gauche n'a -t-il pas de comité de liaison permanent, c'est un non sens, une faute de stratégie politique. Nous devons nous exprimer au travers d'une seule organisation sur les questions d'actualité politique, il en va de la crédibilité et de la prise au sérieux par les citoyens de notre démarche. Ce qui est fort de café, c'est qu'à la base nous avons l'impression d'y croire plus que dans les états majors. Il est vraiment contre productif d'apprendre par la presse que les dirigeants des organisations composant le FdG ne se soient pas réunies depuis les régionales. NOUS NE VOULONS PAS D'UNITE DE FACADE, nous exigeons une vrai collaboration de tous les acteurs, la dynamique ne se créera qu'à cette seule condition. Si l'on veut que le citoyen pas ou peu politisé soit séduit par la démarche, il faut lui prouver, cohérence, honnêteté intellectuelle. Le temps presse, nous avons déjà pris trop de retard, 2012 c'est demain.

  10. 10
    Yalfeuaulac dit:

    Cette lettre est bienvenue, même si tard venue

    Le groupe dirigeant du PCF a toujours privilégie sa survie à toute ambition politique. Tant qu'il pensera que seul le PS peut l'assurer, il se ralliera, comme il l'a fait après les régionales

    Si le PG ne s'appuie pas sur les mouvements citoyens hors des partis issus de la bataille contre le TCE, il ne pourra créer un rapport de force politique qui obligera le PCF à clarifier sa paticipation au FG

    Le FG à 6%, ce n'est pas à la hauteur. En refusant de s'ouvrir aux mouvements citoyens pour les européennes, en acceptant que le PCF sabote l'unité dans des régions essentielles (IDF, Aqutaine, Rhône-Alpes...pour, placer ses dirigeants, sans même atteindre ce but (Dartigolles mendiant une place en Aquitaine) le FG n'a pas crée de dynamique à la hauteur des possibilités, le seul point positif étant d'être devant le NPA.

    Regagner les citoyens (j'entends la formidable dynamique de la campagne du non au tce) ça ne peut se faire par une démarche de parti à l'ancienne, la plus-part a déja donné et se méfie beaucoup des certitudes partisannes

    Donc, pas de culte de la personnalité, fut-il la meilleure possible, mais un projet élaboré COLLECTIVEMENT, avec les forces diverses qui y sont prètes, dans le respect des formes que chacun estime le plus éfficace.

    Les collectifs et les associations réunis dans la FASE peuvent être un atout décisif pour élargir le FG. Etant rejeté par le PCF du fait que les Communistes unitaires en font partie, c'est au PG de s'ouvrir franchement vers eux, et nous verrons alors renaitre le véritable espoir de créer un rapport de force imposant à la fois un projet anticapitaliste crédible et interdisant de nouvelles compromissions avec le social libéralisme

  11. 11
    Le Yéti dit:

    Il n'y aura pas de candidat unique du Front de gauche en 2012 !

    J'apprécie beaucoup votre parcours et vos idées M. Mélenchon. Juste un point faible dans votre démarche, cependant : votre alliance avec la pesante et étouffante et essoufflée machinerie PCF. Ne perdez pas votre temps avec eux. Vous en avez eu un avant goût pendant les dernières régionales. Ils ne font plus que s'accrocher aux ruines de leur passé et entraînent par le fond tous ceux qui menace de les dépasser à gauche (cad à peu près tout le monde !) A quoi bon vous obstinez dans cette voie sans issue ?

    Passons à des choses plus sérieuses : j'écris des chroniques sur mon blog, reprises sur Rue89. Je me suis permis d'y proposer un petit programme de gouvernement en 8 volets qui présentre, je crois, quelques similitudes avec votre projet.
    Dernier volet publié : la retraite par répartition des gains de productivité (avec des liens vers les 7 autres volets).
    Vous en faites ce que vous voulez. Tout y est totalement "libre de droit".

  12. 12
    JLB dit:

    Oui aux adhésions directes pour tous ceux qu'il veulent s'engager pour que ça change vraiment à Gauche, sans passer (à tort sans doute) par un parti politique.
    Il est urgent effectivement d'offir une autre perspective au "duel" annoncé Sarko-DSK en 2012.
    Il faut une candidature crédible du Front de Gauche pour faire autre chose que du témoignage. On peut renverser le rapport de force à gauche autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
    Que ceux qui s'y oppose propose un autre nom (crédible!).

  13. 13
    Cédric dit:

    seulement est ce que le PCF et ses dirigeants veulent suivre cette ligne unitaire?
    n'y a-t-il pas de leur part des réticences structurelles et personnelles trop importantes pour que cette union, de raison semble-t-il, soit viable à long terme? la mariée serait-elle si belle?
    bref peur qu'une nouvelle fois le soufflet ne retombe alors pourquoi avoir besoin de gens qui ne s'y collent pas à 100%?
    comme dit l'adage mieux vaut être seul que mal accompagné.

  14. 14
    peupledegauche dit:

    @Cédric

    Le PCF existe avec ses défauts et ses qualités. Dans le champ politique, qu'on soit d'accord ou pas, il représente un courant politique qui compte.

    Dans la situation actuelle c'est une composante importante du Front de Gauche.

    Il n'est plus temps de faire la fine bouche, il est nécessaire que la gauche de la gauche s'appuie sur toutes les forces politiques anticapitalistes.

    Nous devons, partout ou nous le pouvons, mettre en place un rapport de force qui rende évidente aux dirigeants, la nécessité de ce mouvement unitaire structuré (que j'appelle de mes voeux) que le peuple pourrait s'approprier et en faire un instrument de lutte.

  15. 15
    Ddier dit:

    Oui à l'adhésion directe mais surtout oui à un véritable programme de gauche qui rassemble toutes ses sensibilités (des différentes composantes du FdG juqu'à la Gauche Libertaire en passant par le NPA !).

  16. 16
    Dominique dit:

    @ yalfeuaulac

    Beaucoup reste à faire pour federer les diverses sensibilites pour le combat à mener :"battre cette droite et ce ps divisé...
    pour autant le" debat" sur la retraite est vital..meme si pour beaucoup de nos concitoyennes (ens) tout parait "plié" helas..les medias ont entrepris un travail extraordinaire de sape..et de desinformation..
    je reve que le combat mene face au tce en son temps soit revécu.avec la meme forme de convictions...
    Il est evident que pour ma part demain je serai..dans la rue meme avec un parapluie !.

    Voici la" proposition" de texte qui va etre envoyee au FG par la..Gauche alternative Lille métropole (FASE

    "Bonjour,

    Suite à votre appel nous vous vous faisons part des remarques suivantes

    Notre fédération adhère complètement à l’idée d’un rassemblement large à gauche de la gauche

    Notre fédération dans ce rassemblement défend des idées écologistes et alter mondialistes, elle vise à une reprise du pouvoir par les citoyens par des pratiques autogestionnaires et par un contrôle serré des élus ; idée qui va contre la professionnalisation du politique, contre toute idée de cumul des mandats. Nous ne recherchons pas des élus mais simplement l’expression des idées que nous défendons.

    Notre dernière campagne a montré que ces idées ne sont pas encore installées dans le front de gauche et les organisations qui se sont rassemblées autour : tendance à la prise de pouvoir d’une organisation sur les autres : exemple le candidat au régional (sans être un mauvais candidat) s’est plutôt autoproclamé, le rassemblement large a été plutôt sur le Nord, la discussion du programme a plutôt été le fait d’une cellule opaque (la décision a été difficile à identifier), le programme a parfois eu l’allure électoraliste (ne pas effrayer l’électeur potentiel). A l’heure de la constitution de l’ordre du deuxième tour des enjeux de partis se sont clairement fait entendre.

    Bien sûr cette campagne a été un temps fort de discussion et d’action entre nous. Les perceptions et pratiques ont ainsi quelque peu évolué.

    Nous jugeons donc, bien évidemment intéressante, l’idée de rassemblement pour les échéances électorales futures. Toutefois il n’est pas question de donner « un chèque en blanc »
    La réalité de notre implantation fait également que pour des élections locales nous ne pouvons assumer de campagnes où nous ne sommes pas implantés

    Dans ce cadre nous sommes disponibles pour une éventuelle rencontre"

  17. 17
    Mario Morisi dit:

    Réflexion à voix haute…

    Ce matin, une fois de plus la purge sur France Inter.
    C’est terrible, on est en pleine fascisation de l’information (fascio en italien, veut dire faisceau, c’est à dire les faisceaux d’un seul soleil sur le peuple, sur le monde, une seul source de vie et de vérité sur la société).
    Tous les intervenants ou presque martèle la « vérité » avant qu’elle ne s’exerce. CA Y EST, LA DECISION EST PRISE, FINI LE TOTEM OU LE TABOU DE LA RETRAITE A 60 ANS !
    Sur RTL, Europe, RMC, on comprend, mais sur France Inter et France Culture, c’est à gerber.
    Il va donc falloir faire autrement…

    Autrement, c’est dans la vie, dans la rue, avec nos voisins.
    Pour cela je crois qu’il faut passer à la vitesse supérieure.
    Lorsqu’un pote en pleine déprime est résigné, lorsqu’il maugrée, lorsqu’il baigne dans son jus de défaite, il faut hurler, il faut lui coller une paire de baffe, il faut le sortir de là.
    Or je crois que, cette fois, notre seule chance, c’est de frapper fort…

    Tout d’abord, il faut hurler qu’on va défaire absolument tout ce qui a été fait par la droite depuis des années. Mais alors TOUT, tabula rasa dans un premier temps.
    Il faut hurler qu’on va leur faire très très mal.
    Il faut fermer la bourse pendant un mois, trois mois, six mois.
    Il faut mette les banques qu’on a aidés à l’amende et ne les aider que si elles aident à l’investissement et à la reprise par l’emploi
    Il faut réquisitionner les banques et tout ce qui spécule. Comme le disait Jean Luc ; Ils ont joué, ils ont spéculé, ils ont perdu. Dans un an, deux ans, dix ans, on verra si on peut leur rendre leur mise.
    Il faut dire tout de suite que la France sous le Front de Gauche, ce sera le OPT OUT pour les services publics et toutes les directives sociales. Les Anglais n’ont pas voulu de l’euro, les Irlandais ont échangé le non contre un oui sur le dos du ventre de leurs femmes (IVG), les Allemands nous imposent leur Banque centrale monstrueuse et leurs structures sans vouloir de politique… eh bien nous leur diront « allez vous faire frire », pour cela pas touche.
    Il faut immédiatement s’opposer au Grand Marché Transatlantique et sortir à nouveau du commandement intégré de l’OTAN, ce sera un signe extraordinaire en direction des pays émergents, de l’Amérique latine et du reste du monde anti impérialiste.
    Il faut à tout prix travailler sur des mesures de coopération non intrusive avec cette même Amérique latine.
    Il faut encourager les circuits courts, les nouvelles énergies, les coopératives…
    Il faut faire une guerre impitoyable à la grande distribution
    Il faut quadrupler le budget de l’Education et de la Formation professionnelle
    Il faut lancer des grands investissements sur dix ans, selon la planification écologique

    En bref, il faut annoncer un coup de tonnerre, vindieu !
    Et pas se perdre dans les négociations, même si elles sont sine...

  18. 18
    cording dit:

    La conjoncture économique et financière va bousculer la conjoncture politique d'ici 2012. Si j'en crois les analyses de Frédéric Lordon dans le "Monde Diplomatique" et sur son blog : le pire est à venir et va discréditer définitivement tous les libéraux de droite et de gauche Sarkozy -Strauss-Khan!
    Le système bancaire sera à ramasser pour même pas une bouchée de pain et alors la puissance publique : l'ETAT en reprendra le contrôle total (nationalisation) et mettra enfin la politique économique et financière en vue du bien commun de TOUS les citoyens, l'UE risque d'être dans un tel état qu'elle ne pourra qu'acquiescer à ce que feront les états et le nations qui sont la seule réalité vivante, le seul cadre de la démocratie parce qu'il n'y a pas de peuple mais des peuples composant l'Europe de l'Atlantique à l'Oural en incluant la Turquie.

  19. 19
    Kremlinois dit:

    Je me retrouve de plus en plus dans ce Front de Gauche, que je suis (encore) en train de découvrir. Je suis juste un peu surpris par cette volonté de rompre avec la Ve république. Si elle est imparfaite, comme en attestent les dérives présidentialistes récentes, ainsi que le problème de représentativité liés aux scrutins majoritaires, elle n'en est pas moins intéressante au niveau de la séparation des pouvoirs et du fonctiollement de ses institutions.

  20. 20
    Piettro dit:

    Bravo monsieur Mélenchon pour votre combat qui est aussi le nôtre, merci pour l'espoir que vous nous donnez et les arguments qui nous permettent de débattre en contrant la pensée unique et formatée des partisans de la concurrence libre et non faussée.

    Je suis ravi de vous voir et vous écouter enfin de plus en plus souvent sur nos média.

    Je ne suis pas en phase avec votre billet d’aujourd’hui, mais je me permets quand même d’ajouter un petit grain de sel à ce qu’il faut bien appeler le monumental bourrage de crâne sur le soit-disant allongement de la durée de la vie pour nos concitoyens et bien sûr ce qui en découle pour les retraites.
    On nous bétonne les oreilles avec cet argument qui justifie toutes les abominations anti-sociales de ce système ultra libéral.

    Toutefois il convient de dénoncer cet argument qui relève de la plus cynique imposture.

    J'ai pu entendre la démonstration de ce mensonge dans un film très intéressant "Nos enfants nous accuseront".
    Cet allongement qui permet de faire tout gober est en fait très relatif. Voici pourquoi:

    Les personnes qui atteignent un âge avancé et qui servent d'exemple et d'argument à cette thèse de l'allongement, sont TOUTES nées avant 1925.

    Le début de l'agriculture intensive et industrielle correspond aux années 70. L'explosion de la pollution date également de cette époque.

    Cela signifie que toutes ces personnes “âgées” ont un "capital" d'alimentation saine d'environ 50 ans.

    Chez les gens comme moi, issus du baby-boom, ce capital n'est au maximum que de 25 ans. Quant à nos enfants nés dans les années 70 et nos petits enfants, ce capital est nul.
    Toutes les populations qui ont aujourd'hui moins de 35-40 ans ont toutes été nourries avec des produits agricoles gorgés d'engrais, de pesticides, d'insecticides, de désherbants.

    L'épidémie (car s'en est une) de cancers est en pleine expansion et la proportion des personnes touchées ne cesse d'augmenter.

    Beaucoup de chercheurs et de défenseurs de l'agriculture saine, sont formels. Nos enfants et nos petits enfants vivront probablement moins longtemps que nous.

    Les progrès de la médecine nous permettront peut-être de vivre aussi longtemps que nos parents, mais je pense que les générations suivantes n'auront peut-être pas cette chance.

    L'allongement de la durée de la vie ne concerne en fait que nos parents et permet à tous ces crânes d'oeufs de formater les cerveaux et d’y enfoncer des idées fausses afin de pouvoir justifier le démantèlement méthodique de tous ce que nos parents ont réussi à obtenir par leurs luttes passées.

  21. 21
    Delbrayelle Gilbert dit:

    Puisse cette lettre faire bouger enfin les choses.
    Il faut absolument mettre en valeur vos idées !
    > Conférences de presse médiatisées du front de gauche. Une conférence de presse sur les retraites s'impose et vite !
    > Réunion/meeting en régions partout en France ! Les discussions entre partis en interne et les blogs (seulement lus par les motivés) ne suffisent pas.
    Il faut occuper le terrain ! Et se faire connaître du peuple.
    N'oubliez pas... 51 %... !

  22. 22
    Asse42 dit:

    Camarade Jean-Luc,

    Je peux déjà commencer par dire que beaucoup de Royalistes regardent le FdG. Contrairement à ce que certains peuvent laisser entendre, Désirs d'avenir n'est pas un mouvement de bobos droitistes c'est bien un mouvement populaire ancré dans la réalité. Et avec nos 10000 adhérents, et sûrement plus lorsque Ségolène Royal donnera le top départ, nous ne sommes pas une quantité négligeable à gauche surtout si l'on compare avec les 20000 votants du PS pour le projet. Je dois donc dire que nous ne soutiendrons pas la social-démocratie qui nous a déjà trahis dans le passé, nous le peuple de gauche, et qui a déjà trahi les militants socialistes à Reims et depuis. De plus on partage l'idée qu'il faudra tout refonder et même la construction européenne. C'est là-dessus que nous attendons une prise de position ferme et claire de Ségolène Royal pour nous engager car c'est de cette vision européenne que toute la politique découlera. On ne peut être socialiste républicain dans un ordre mondial libéral:
    http://www.fraternite-royal.com/article-la-future-trahison-des-sociaux-democrates-50976691.html

    Je lis avec attention les bisbilles politiciennes au FdG car elle sont inhérentes à la vie politique dominée par des partis. Ca me fait rire d'entendre qu'il faut d'abord le projet avant les personnes. Les électeurs qui voteront s'en foutent pas mal du programme du moment qu'ils ont identifiés les valeurs portés par les uns et les autres. Ensuite c'est le charisme politique qui fait la différence. On a bien vu avec le pacte présidentiel qui n'a même pas été lu j'en suis sûr par des camarades se revendiquant de gauche et qui après se permettent de critiquer le fait qu'elle est tout fait pour s'opposer au Sarkozysme quitte à rechercher une alliance avec Bayrou. Oui il fallait le tenter ne vous en déplaise et ce n'est pas le programme centriste qu'on aurait appliqué mais le pacte présidentiel. Voilà pour être clair à vos petites piques anti-royalistes alors que votre AMIE martine Aubry l'a fait, elle, dès le premier tour à Lille. On sent donc bien que ton, camarade Jean-luc, courroux s'adresse aux personnes plutôt qu'à la réalité concrète. Mais bref passons et tournons-nous vers l'avenir.

    J'entends bien ta proposition de construire une front de gauche élargie sur des positions républicaines. Tu sais peut-être que NDA n'est pas hostile à venir t'écouter mais il pense, à juste titre, que vous êtes sur une ligne extrêmement sectaire et fermé qui n'est plus viable, ni raisonnable en ce début de XXI ème siècle. Lui aussi est pourtant pour sortir de l'euro et même imposer un rapport de force avec cette Europe atlantiste et libérale. Il y aurait donc des convergences à créer. Je crois que l'analyse de la situation politique actuelle devrait entraîner un...

  23. 23
    REMJEA dit:

    Ancien membre presque "historique" du PCF (j'ai adhéré pendant la campagne pour le Programme Commun !), aujourd'hui retiré précisément à cause de certains de ces points qui ont pu donner parfois l'impression qu'on n'y allait pas tout à fait, et surtout que la démocratie interne était... disons difficile !, je reviens vers lui et particulièrement grâce à MG BUFFET à laquelle vous, Jean-Luc Mélenchon, vous rendez un hommage qu'elle mérite. Je pense à la tournure qu'a prise la lutte contre le dopage et l'aide au sport amateur depuis qu'elle est passée par là, mais surtout à sa façon de porter, transport et respecter sa parole en particulier dans les rapports avec le FG.
    Il pourrait effectivement exister une adhésion directe au FG, ou peut-être pour respecter le viscéral attachement un Communiste (je mets une majuscule de révérence), une carte qui laisserait une place où on pourrait indiquer ce désir adhésion à la structure unitaire. Itou évidemment sur les cartes du PG.Matériellement possible ? En tout cas vous m'avez rendu l'espoir de voir la gauche, la Gauche, revivre, merci.

  24. 24
    André Assiétoi. dit:

    Avec l'adhésion directe au PG, le PCF risque de devenir minoritaire au FG, et donc de ne pas être en mesure de choisir le candidat à la présidentielle. Ce qui me fait dire, aux vu de des pratiques habituelles de ce parti, qu'il n'acceptera jamais l'adhésion directe au Front de gauche.

    Vous pensez-vous, que le PCF a changé à ce point ?

  25. 25
    André Assiétoi dit:

    Je voulais dire, bien sûr, adhésion directe au FG.

  26. 26
    carole G dit:

    Vive le front de gauche!

  27. 27
    guillot dit:

    @Gennifer et peupledegauche

    La critique des stratégies syndicales par le NPA passe mal dans une bonne partie de la gauche, y compris au Front de gauche. Effectivement, même dans les syndicats, il faut souvent distinguer leur base de leur sommet. Sinon, on ne comprendrait pas pourquoi une grève tournante en Avril de cinq jours avec blocage de l'entrepôt de transbordement C40 sur le site d'Airbus Industrie à Toulouse soit possible même initiée par… FO, dirigée ici pour moitié par le PS et moitié par l'UMP!

    Cette critique serait aussi mal venue étant donnée la crise que connaît le syndicalisme depuis quelques temps,et sans doute beaucoup chez celles ou ceux qui, comme moi avaient été syndicalistes dans les années 70, notamment dans un syndicat qui avait comme projet le socialisme autogestionnaire. Tandis qu'un autre,(toujours) majoritaire celui là avait gardé sa réfèrence à la charte d'Amiens avec l'abolition du salariat !

    Sur l'origine de cette désyndicalisation, ce serait trop long de décrire toutes les causes (fermetures d'usine, restructurations de branches entières, disparition des bastions comme Renault Billancourt ou les anciens bureaux gares des PTT etc...) Mais les premières vagues massives de désyndicalisation, j'en ai été témoin au l'endemain de la rupture de l'union de la gauche en 1978 et sa défaite aux législatives de la même année. Elle était bien d'origine politique à ce moment là. Mais les successions d'échecs rencontrés par le syndicalisme dans ses épreuves de force ne favorisent pas non plus la syndicalisation

    Même affaibli, le syndicalisme peut et doit jouer un rôle favorisant la naissance d'une perspective politique. Ce fut le cas en 1997 avec le retour d'un gauche plurielle au pouvoir, effet différé pour moi des formidales mobilisations sociales contre les remises en cause des retraites en 1995. En 2003, la trahison de la CFDT au plus fort de la mobilisation a permis à la droite de faire passer sa réforme dite "Fillon-chérèque".En 2006, la jonction du syndicalisme avec la jeunesse contre le CPE a fait reculer le pouvoir.

    Le NPA a tout fait raison d'intégrer la nécessité de défendre un orientation syndicale lutte de classe, et ce n'est pas les affaiblir que de dénoncer leurs stratégies dominantes actuelles d'accompagnement des réformes libérales, à "coup de diagnostic partagés", de fréquentations assidues des salons de l'Elysée ou des ministères en dehors de tout rapport de force construit. Ici, il est hors de question pour le NPA de construire des "syndicats rouges", mais d'oeuvrer de l'intèrieur en faveur d'une orientation lutte de classe

    Avoir une politique d'Intervention dans les luttes syndicales ou autres n'est qu'un "jambe" du NPA. L'autre "jambe", c'est sa volonté d'intervenir dans les institutions, y compris en proposant la perspective d'un gouvernement de rupture avec le capitalisme...

  28. 28
    Delbrayelle Gilbert dit:

    Il est encore temps (mais ça va devenir juste au fil des mois) d'engager les discussions pour réunir un grand front de gauche capable de l'emporter...
    Mais si les querelles enfantines d'appareil freinent encore notre espoir, je pense que Jean-Luc Mélenchon devra y aller "seul".. L'élection présidentielle est finalement la rencontre d'un homme (et son projet) avec le peuple.

  29. 29
    Delbrayelle Gilbert dit:

    J'espère que les commentaires vont continuer à être ancré dans la réalité du peuple comme les 30 premiers d'aujourd'hui (à part le post de jennifer sur le salut nazi dont on se demande bien ce qu'il fait ici)

  30. 30
    peupledegauche dit:

    @Asse42

    Il est trop facile d'utiliser les mots de façon très générale, cela évite de parler du contenu.

    que veut dire : vous êtes sur une ligne extrêmement sectaire et fermé qui n’est plus viable, ni raisonnable en ce début de XXI ème siècle

    Il me serait agréable de savoir qu'est-ce qui est sectaire dans la démarche du Front de gauche :

    Vouloir dépasser le capitalisme
    Vouloir rendre coup pour coup aux spéculateur en nationalisant les banques
    Vouloir déplacer le curseur fiscal du capital vers le travail
    etc...

    Je suis en attente d'une réponse claire précise !

  31. 31
    Delbrayelle Gilbert dit:

    Y a t-il une seule raison objective à l'absence de FO de la journée du 27 mai ?
    C'est un affront au peuple.

  32. 32
    emma78 dit:

    Un bon article synthétique qui permet de comprendre la crise monétaire actuelle intiée par JC. Trichet qui a toujours voulu un euro surévalué, ce qui pénalise les pays comme la France (d’où les délocalisations)

    http://www.marianne2.fr/Sortie-de-crise-il-nous-faut-une-monnaie-commune-et-pas-unique!_a193303.html

    Effectivement après le 27/05, il sera nécessaire aux partis de l’autre gauche et aux syndicats de faire de la contre-information sur
    - d’où vient la crise
    - à qui profite t-elle
    - qui doit payer la note

    L’Europe des banksters contre les peuples de la Grèce, l’Espagne, la France, le Portugal, la GB, lItalie… mais aussi l’Islande et les pays de l’Est..la seule gagnante de ce poker menteur, l’Allemagne !

  33. 33
    emma78 dit:

    LE JEUDI 27 MAI – RV du PG PARIS 13h00

    Grande journée d’action
    pour défendre l’emploi, les salaires et les retraites

    Manifestation de Denfert-Rochereau à Bastille

  34. 34
    peupledegauche dit:

    @André Assiétoi

    Je pense qu'il est normal que le PCF et aussi le NPA, aient des problèmes de stratégie dus à leur histoire. Mais les choses évoluent.

    Notre rôle est d'exiger, partout ou nous le pouvons, la constitution d'une structure de lutte ouverte et conquérante (Front de Gauche élargi).

    Les dirigeants des partis devrons prendre leurs responsabilités face à cette attaque frontale du capitalisme. S'il ne le faisaient pas rapidement ils porteraient une lourde responsabilité historique.

  35. 35
    ydaho dit:

    Bien le PG ! :-)

    Sans rapport avec le billet mais utile je crois : Jean-Luc Mélenchon devrait annoncer qu'il fait GRÈVE demain !

    D'aucun diront que c'est "populiste", d'autre répliqueront VERTUEUX ! Il faut être en accord avec ses idées, jusqu'au bout du bout ! Et la vertu est une valeur en voie de disparition..

    Demain, il faut TOUT LE MONDE !

  36. 36
    emma78 dit:

    Intéressant article de l’Humanité sur la vente à crédit et la spéculation

    http://patricklehyaric.net/2010/05/26/le-monstre-capitaliste-contre-les-peuples/

    Il parle de LEGITIME DEFENSE pour les peuples et c’est vrai qu’on en est là !

    Pour Mario Morisi, le NPA n’a tjs pas compris que les luttes syndicales doivent avoir un relais politique car au final, ce sont les lois qui s’appliquent à tous (les syndicats ne sont pas antinomiques des partis), c’est aussi sur le terrain politique qu’il faut agir et mettre pour çà les mains dans le cambouis (la cuisine électorale, les accords entre les partis…)

    Les salariés sont aussi des contribuables, des usagers des services publics et s’ils veulent changer les orientations actuelles, ils doivent voter pour des dirigeants qui représentent leurs intérêts de classe et qui disposeront de leurs voix au parlement !.

    Les électeurs ne sont pas que des salariés, non plus et s’ils défendent des intérêts catégoriels face au patronat, je ne vois pas à quel titre, ils devraient se désintéresser des choix politiques que de toute façon, ils subiront.

  37. 37
    Nicole RIOU dit:

    26@assiétoi
    Tiens, tiens, t'as p'tet pas tort, j'avais pas pensé à çà...
    Mais ce n'est pas pour çà que je suis farouchement pour l'adhésion directe au FdG de non encarté
    c'est pour que tout le monde encarté ou pas puisse se retrouver dans le FdG

    25@asse42
    Que tu le dises ou pas, il suffit de revoir le passé, les écrits, les paroles... et surtout les votes de Ségolène Royal pour réaliser qu'elle est bien une socialiste de la sociale démocratie.
    Ségolène Royal veut gagner l'élection présidentielle, c'est son obsession et elle est prête à tout, même faire copain-copain avec Bayrou - ce qui, étant à la droite du PS, ne lui est pas difficile.
    Quant à faire croire qu'en cas d'affaires avec lui, elle n'aurait pas appliqué le programme centriste, c'est prendre les lecteurs pour des agneaux nouveaux-nés.
    Ceci dit, ce n'est pas "une tare" d'être social démocrate, elle en a parfaitement le droit, mais son double langage ne passe pas. La vrai gauche la combat et elle a raison.

  38. 38
    Hold-up dit:

    " Pour autant, comme vous le savez, le Parti de Gauche propose dans son programme fondamental adopté à son premier congrès la « refondation républicaine des institutions et de la société ». Elle implique la fin de la monarchie présidentielle qu’est la 5e République. C’est une question politique centrale pour nous. Nous vous rappelons vous avoir proposé fin 2009 un premier forum du Front de Gauche centré sur cette question des institutions. Nous étions tombés d’accord au cours de notre précédent sommet pour organiser cette réunion en février 2010. Si cette réunion n’a pas eu lieu, cela n’est pas de notre fait, mais du vôtre. En tous cas nous n’avons aucune difficulté à affirmer avec vous qu’il faut en finir avec les «excès de personnalisation induits par l’hyper-présidentialisme et revaloriser l’enjeu législatif ». Pour nous, un axe essentiel de notre campagne présidentielle consistera à affirmer qu’en cas de victoire, nous convoquerons une assemblée constituante pour une 6e République parlementaire et sociale. Notre slogan sera de proposer « d’élire le (la) dernier(ère) président(e) de la Ve république ». Cela résonnera en cohérence avec les campagnes des candidats aux législatives."

    MAGNIFIQUE ! ÉNORME ! VIVE LE Front de Gauche ! BRAVO LE PG !

  39. 39
    Nicole RIOU dit:

    Après avoir été très très déçue et aussi très peinée du refus du NPA de s'allier au FdG, finalement, maintenant, il finit par me faire rire.

    Il veut la lutte, la lutte, la lutte ! et encore la lutte !

    C'est quoi la lutte ? -
    Pas d'élections !
    Que tous les "travaillllllleuuuuurrrrrrrrs" descendent dans la rue,
    se bagarrent avec les forces de l'ordre,
    provoquent la grèèèèèèèèèèèèèèèvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvve générale illimitée !

    LE VOTE C'EST BIDON !! TOUS AUX BARRICADES !!

    C'est du NIM-POR-TE-QUOI

    C'est vraiment à se demander : Pour qui il roule le NPA ?

  40. 40
    Hold-up dit:

    @Nicole RIOU

    - " C’est du NIM-POR-TE-QUOI - C’est vraiment à se demander : Pour qui il roule le NPA ? "

    Pour L.O ?

    LO prédit « l’explosion sociale »
    http://www.leparisien.fr/politique/lo-predit-l-explosion-sociale-24-05-2010-934243.php

  41. 41
    prevost dit:

    "Ca me fait rire d’entendre qu’il faut d’abord le projet avant les personnes. Les électeurs qui voteront s’en foutent pas mal du programme du moment qu’ils ont identifiés les valeurs portés par les uns et les autres."

    Considérer qu'exhiber des valeurs suffit aux "électeurs" (très réducteur) me paraît légèrement insultant. La lecture et la compréhension du programme me paraît, à moi, essentiel pour que tous les "l'électeur" deviennent ACTEURS à part entière pour construire un projet de société évolutif et pertinent.

  42. 42
    Laurent MELY dit:

    Quelques réflexions d'un militant PC défendant farouchement le Front de Gauche :
    Le PC est dans une ambiguïté, ou plutôt dans un éventail de prise de position très large, concernant le FdG.
    Beaucoup de camarades croient dans le FdG de manière globale. Mais beaucoup ont aussi peur qu'il ne conduise à un effacement du PCF et refusent une fusion PCF - PG. Le PCF est un vieux parti, un symbole auquel nombre de camarades ne sont pas prêt à renoncer, même si programatiquement, la différence PG - PCF n'est pas énorme. Cette ambivalence conduit à des allers-retours permanents dans les prise de position du PCF.
    Ainsi en va-t-il de la question importante des présidentielles. Pour beaucoup de militant -hélas- ne pas avoir de candidature communiste est impensable. Mais beaucoup sont aussi conscient qu'il n'y a pas vraiment de "candidat naturel" au PCF et qu'organiser une "primaire" au sein du FdG pour départager mettons, Jean Luc Mélenchon et Pierre Laurent n'a pas vraiment de sens.
    Alors certains camarades rappellent qu'ils sont contre la présidentialisation du régime pour évacuer la question, sans oser aller jusqu'à dire qu'il ne faut pas se présenter aux présidentielles (ce qui serait absurde)

    Mais je pense qu'avec des réticences, in fine, la candidature commune se fera. Peu de communiste ont vraiment envie de repartir tout seul aux présidentielles.

  43. 43
    peupledegauche dit:

    @Nicole RIOU
    @Hold-up

    Même si les positions du NPA et de LO ne nous conviennent pas, je crois sincèrement qu'il ne faut pas les diaboliser ou les ridiculiser.

    Je pense qu'il vaut mieux les convaincre pied à pied avec des arguments solides. Beaucoup des militants de ces partis sont des gens sincères qui se trompent, continuons à construire avec audace, lucidité et sérieux et les barrières tomberont.

  44. 44
    Hold-up dit:

    @Nicole RIOU

    Ils n'ont pas compris que depuis les années 80 c'est LA DROITE qui est dans une logique " déconstructionniste ",
    destructrice du monde entier et du notre en particulier. On appelle cela : Le Néolibéralisme.
    Les richards s'excitent le manche avec la formule consacrée de " La Destruction Créatrice " ou de "L'Ouragan Perpétuel " de Joseph Schumpeter.

    Les Irakiens s'en souviennent encore. Nous aussi. Et les Grecs, et les Islandais, et les...et les...et les...

    C'est pourquoi A Gauche aujourd'hui nous devons être à l'inverse dans une démarche de CRÉATION CONSTRUCTIVE pour enrayer la machine du diable qui nous pousse vers l'abime. Les pions du Capital qui s'exaltent en raflant la monnaie au passage reproduisent les usines à cadavres et répètent inlassablement le
    même carnaval de la peine, de la haine et de l'horreur.

    Il n'y a encore qu'une "Extrême - Gauche" en retard de dix batailles qui croie encore qu'elle tient le manche comme en 1917. On braille dans un micro et ça rate le siècle.

    CONSTRUIRE, CRÉER, RÉSISTER : UNITÉ !
    Front de Gauche à 180 ° !

  45. 45
    Roland011 dit:

    A lire : c'est tout neuf

    La dette publique, ou la reconquista des possédants
    mercredi 26 mai 2010, par Frédéric Lordon http://blog.mondediplo.net/2010-05-26-La-dette-publique-ou-la-reconquista-des

  46. 46
    Hold-up dit:

    @peupledegauche

    " Beaucoup des militants de ces partis sont des gens sincères qui se trompent, continuons à construire avec audace, lucidité et sérieux et les barrières tomberont."

    Ce sont mes ami-e-s. Nous partageons beaucoup de chose. Pas tout. Tant mieux !
    J'ai le droit de parler. JE ME DONNE LE DROIT DE PARLER

    Ici, sur le blog de J-L Mélenchon avec son autorisation jusqu'à ce que l'on m'en chasse peut-être.
    Il faudrait que je déconne grave tout de même non ?... pour en arriver là...

  47. 47
    laforcedupeuple dit:

    de Nicole Riou (40),
    "Après avoir été très très déçue et aussi très peinée du refus du NPA de s’allier au FdG, finalement, maintenant, il finit par me faire rire.
    Il veut la lutte, la lutte, la lutte ! et encore la lutte !
    C’est quoi la lutte ? –
    Pas d’élections !
    Que tous les « travaillllllleuuuuurrrrrrrrs » descendent dans la rue,
    se bagarrent avec les forces de l’ordre,
    provoquent la grèèèèèèèèèèèèèèèvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvve générale illimitée !
    LE VOTE C’EST BIDON !! TOUS AUX BARRICADES !!
    C’est du NIM-POR-TE-QUOI
    C’est vraiment à se demander : Pour qui il roule le NPA ?"

    Et voilà! Je me doutais bien que cela ne durerai pas.
    De plus, chère madame, d'où tenez-vous ce que vous affirmer si odieusement? Je pourrais vous éclairer sur la non possibilité pour le NPA de s'associer nationalement au FdG lors des régionales, mais je m'en garderai bien car de toutes évidences ce qui vous intéresse, c'est de polémiquer, polémiquer et encore polémiquer.
    Vous devriez au moins avoir le respect envers tous sur ce blog, de ne pas raconter des contres vérités.

    Pour votre information, effectivement une grande bataille se livre demain et je l'espère, les jours suivant, le tout sans interruption et ce, jusqu'à ce que l'on nous rendent nos droits et nos acquis, à nous LE PEUPLE.

    Je remet spécialement pour vous ce lien:
    http://www.npa2009.org/content/faire-front-pour-rassembler-la-gauche-antiliberale-et-anticapitaliste

    Bonne lecture

  48. 48
    emma78 dit:

    Si les financiers se mettent à prôner l'annulation des dettes des pays, c'est qu'il y a un vrai problème !

    Extrait du site AGORA de ce jour (analyse des marchés)

    'La Grèce, par exemple, a une dette gouvernementale se montant à 120% du PIB. C'est trop. Et même si toutes les mesures d'austérité sont mises en place avec succès -- c'est-à-dire si les Grecs acceptent les coupes budgétaires proposées -- le niveau de la dette grecque grimpera malgré tout à 150% du PIB.

    En d'autres termes, le remède est pire que le mal. Les dettes doivent être abandonnées... et rééchelonnées... non pas augmentées.

    En plus, il n'est même pas certain que le remède agisse comme prévu. Les grands syndicats espagnols prévoient une gigantesque grève pour le 8 juin.'

  49. 49
    ermler dit:

    Ce billet confirme, une fois de plus, que le PG est la composante la plus dynamique de l'autre gauche.
    La frilosité du PCF et son esprit de boutique, le repli du NPA sur ses vieux slogans de "luttes", sont autant de boulets accrochés aux pieds de la gauche radicale.
    La lettre du PG au PC repose clairement les vrais enjeux.:
    - La conquête du pouvoir par une gauche de rupture et par la voie électorale.
    - L'autonomie affirmée vis à vis des forces dîtes "de gauche" incarnées par le PS et EE....
    - L'élargissement du Front de Gauche vers tous ceux qui partagent le combat du retour au progrès social,
    l'adhésion directe au Front de Gauche, devant être un des actes politiques majeurs de cette dynamique.
    Mais l'adhésion directe, le PCF n'en veut pas ! Ses intérêts de parti prennent le pas sur la dynamique unitaire qui seule pourra faire bouger les lignes.
    Quant au NPA, il n'est qu'à lire la réponse que m'a faite Guillot (807, fil précédent) pour comprendre qu'il recule et régresse à nouveau, y compris chez les camarades partisans de la motion C.

    Plus que jamais je me sens solidaire du combat du PG et de Jean-Luc Mélenchon !

  50. 50
    laforcedupeuple dit:

    Sincère, OUI.
    Ils se trompent, sûrement pas! Mais je vois bien que votre objectif et de relancer la division. Alors, sans moi.

    Merci à Mr- Mélenchon pour le choix de la photos. Je pensse que beaucoup n'on toujours pas compris l'importance d'un front de gauche OUVERT A TOUS et clairement Atilibéral et Anticapitaliste.

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