31août 08

 L’indigne merdier de La Rochelle m’a galvanisé. Ni de près ni de loin, je ne veux rien avoir à faire avec cette sarabande de girouettes. Quand je pense que tous ces agités sont ceux qui se donnent de grands airs d’importants responsables et me font des leçons de maintien le reste de l’année! Bien fou qui voudrait confier son pays à de tels vibrions. La seule synthèse dont ils semblent capables à cette heure c’est celle de toutes les tares de la politique, du bourrage de liste électorale en passant par le fractionnisme des groupuscules. Il faut s’écarter des parages de ce cirque. Et se tenir, ferme et stable, en fidélité à soi même. Il y aura donc, en toute hypothèse, une motion de la gauche du parti, une vraie. Donc pas ce qu’on me propose. Pas ce collage de repentis du «non» au TCE avec des débris de l’ancienne majorité du PS baptisé avec un nom de tendance du PC italien. « Reconstructeur ». On rêve ! Surtout quand ces derniers ont pour principal brevet d’audace politique l’art de faire porter au seul malheureux Hollande le poids de leurs décennales turpitudes communes. Car du peu de dignité qu’il reste à n’importe quel socialiste, après qu’a eu lieu le spectacle global rochellais, il ne faut plus perdre une miette. Ce congrès est la dernière limite après que tant de bornes ont été franchies. J’y entre comme j’en sortirai : sans concessions. Et je ne serai pas seul à faire ce choix. Loin de là ! 

DE LA LIBERTE
En décidant avec Marc Dolez de faire cause commune pour le prochain congrès (voir communiqué à la note précédente) nous avons été bien inspirés. Du moins ne dépendons-nous plus des rebondissements du mariage des carpes et des lapins de l’étrange attelage des prétendus «reconstructeurs». Ainsi nous sommes en mesure d’éviter que le choix au congrès du parti socialiste soit limité à l’alternative ou bien Ségolène ou bien l’un des représentants de la variété de sociaux libéraux avoués et fiers de l’être ! Depuis, on nous a harcelé pour connaître nos intentions et savoir à qui nous serions prêts à nous associer. Et avec celui-ci et avec celle là ? Et patati et patata. Le syndrome du poisson rouge ayant largement contaminé le petit monde anxieux des bêtes de congrès, la mémoire politique de tout un chacun doit être reconstruite toute les trois minutes. Comme pour le poisson rouge, toujours curieux de savoir ce qui se cache derrière le rocher autour duquel il tourne pourtant sans trêve. Trois minutes. C’est aussi le maximum que fixe une conscience politique alimentée par le spectacle médiatico politique. Que c’est épuisant. Et rageant ! Tout ce que ce blog comporte de note à ce sujet, tout ce que déclare jour après jour le site de Trait d’union est pourtant là ! N’empêche. Soit. Donc je mets les points sur les i un peu plus loin dans cette note, afin que nul n’en ignore. Nous voulions être autonomes et indépendants, bref libres. Nous le sommes.
DE L’EGALITE
Samedi, à la Rochelle, j’animais avec Najat Belkacem, Caroline Fourest et Alain Gresh un atelier intitulé « La laïcité à la croisée des chemins ». On nous avait confinés dans une petite salle à l’étage. Il y vint foule et le service d’ordre refoulait au pied même de l’escalier qui y conduisait. Pendant ce temps la salle plénière était vide. Je me suis demandé la raison de cette étrange organisation si dissuasive. Quand le débat a commencé j’ai compris. Je crois que le PS n’avait pas trop envie de s’exposer. D’ailleurs, le responsable en titre du sujet au parti n’était pas là. Sujet chaud. Que penser de la révision de la loi de 1905, du rapport Machelon quand on a du mal à être clair sur les principes philosophiques à l’œuvre. Le différencialisme et le communautarisme ont fait des ravages considérables dans nos rangs. Significatif : nombre de personnes qui intervenaient depuis la salle se présentaient en donnant une carte d’identité quasi ethnique « je suis untel homosexuel chrétien », « je suis une telle de culture « arabo musulmane » et ainsi de suite. Une thèse très dangereuse a aussi beaucoup avancé chez nous : celle selon laquelle la collectivité doit prendre en charge l’édification des lieux de culte. Et chaque fois qu’elle est reprise il est toujours question de « dissoudre » la radicalité de l’islam des caves. Quelle sottise ! Il n’y a que l’islam en panne de locaux ? Et comment croire un instant que la nature du local de prière fait le contenu du discours ? Mes amis ont filmé tout le débat et il devrait être bientôt mis en ligne sur internet. Le site du PS fait un compte rendu. Je rappelle que mes conférences sur le discours de Latran et le choc des civilisations sont elles aussi en ligne sur internet  pour ceux qui s’y intéressent. J’ai hâte cependant que ce débat soit disponible en images. J’ai trouvé Caroline Fourest très percutante et très claire. Gresh interpellait beaucoup. Najat posait bien les termes du débat qui nous préoccupe au PS. Je sais que c’est dans ces contradictions d’énoncés et de solutions proposées qu’on forme son jugement de la façon la plus structurée. Là ce fut un moment de bonheur intellectuel. Puis il fallut retourner sur le parvis brulant sur lequel se jouait le festival « off » de la Rochelle, celui qui a effacé le « on ». Des journalistes (c’est leur métier), des militants qui veulent rentabiliser en information de première main l’investissement qu’est leur présence (ils paient près de 500 euros pour être là), des touristes qui suivent l’actualité m’ont tellement questionné sur mes intentions d’alliance ! Comme si c’était une obligation de s’allier pour faire un bon congrès du point de vue des idées que nous défendons en commun avec Marc Dolez ! Mais je comprends bien qu’on m’interroge. Il régnait une telle ambiance de rebondissements et intrigues ! Quand on suit le fil des dépêches de presse, on voit que d’heure en heure les alliances se retournaient, s’emmêlaient et ainsi de suite. Je faisais figure de martien avec mes amis puisqu’on ne se souciait de rien. Mais pour être honnête la gauche du parti avait disparu de la photo. Le cœur de l’intrigue était fourni par les turbulences produites par la pulvérisation de l’ancienne majorité du parti. Le récit se lit dans toute la presse.
DE LA FRATERNITE
Donc comme promis en début de note je vais mettre les points sur les « i ». Ce que j’écris là n’a évidemment d’intérêt que pour les seuls amateurs de vie interne du PS et pour mieux dire aux connaisseurs. Je m’en excuse auprès des autres. Mais soyons francs : les bons festins commencent par une cuisine souvent longue et exigeante. Certes il et très peu probable que le congrès du PS soit autre chose qu’un désastre. Ce n’est pas une raison pour ne pas le mener correctement et avec conviction. C’est le propre des militants. Deuxième précision liminaire : ce que j’écris exprime une pensée collective. Il faut le préciser car la plupart du temps j’écris «je» dans l’unique but d’être en phase avec la tendance de mon époque. Sinon il me faudrait utiliser le pluriel sans cesse et dire « avec mes camarades », «avec les dirigeants du mouvement» et ainsi de suite. Ce serait certes la pure vérité. Mais ça ne vaudrait rien pour la communication. Car aujourd’hui « je »  est considéré comme plus sincère que «nous». Je ruse donc. Je dis «je». Il faut lire «nous». Allons-y. Je (nous) fixe mes conditions pour quoique ce soit. Mais pas avec qui que ce soit. Je (nous, n’oublions pas) m’adresse à la gauche du parti. Qui est-ce ? Ceux qui se déclarent s’y trouver. C’est ma première condition. Pour s’accorder avec moi (nous), il faut montrer patte blanche et se déclarer clairement et sans ambigüité partie prenante de la gauche du parti. En tous cas pas le récuser comme le faisait le NPS de l’époque (Peillon, Montebourg et Dray) qui nous accusait Henri Emmanuelli et moi d’être la «gauche archaïque». Cette «gauche» pas archaïque mais tellement girouette a montré depuis comment la modernité était l’autre nom du plus noir opportunisme. Il est donc tout a fait exclu que cela inclut les Strauss Kahniens si sympathiques que soient nombre d’entre eux. Deuxième condition : aucune discussion n’est possible sans un socle minimum et préalable : 1) refus de l’Europe du traité de Lisbonne et du grand marché transatlantique 2) alliance à gauche, rien qu’à gauche et sans exclusive à gauche. Troisième condition : pas de dialogue par journalistes et dépêches de presse interposés, pas d’arrangement de comptoir au bistrot. La discussion a  lieu dans un cadre formalisé, autour d’une table avec crayon et papier disponibles dans la discrétion qui est une forme du respect de l’autre, ce qui exclut les mises au pied du mur, comptes rendus précoces et  intempestifs et autres puérilités groupusculaires. Ca c’est le ticket d’entrée. J’ai (nous) pris le petit déjeuner avec Benoit Hamon et Paul Quilès dimanche matin. Exploratoire. Et je commence par m’appliquer la règle que je viens d’énoncer à propos des comptes rendus. J’en reste là. A bientôt.


145 commentaires à “Un cirque inacceptable”
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  1. H2 dit :

    J'ai hâte de visionner le débat sur la laïcite ! Bravo !
    L'Education Populaire sur le Net voilà une des logiques sous-jacentes possibles et bénéfiques pour tout le monde.
    PRS devrait mettre d'autres contributions en ligne ce qui inciterait par voie de conséquence, les gens à venir dans leur ateliers et à redevenir acteurs.

    Un point hallucinant cependant en rapport avec le PS (!)

    A vous lire M. le sénateur, les militants " paient près de 500 euros pour être là" ! Vraiment ? 500 euros !

    Pas de doute un vrai parti " populaire " !
    La messe est dite !

  2. perdreau dit :

    Bonsoir,

    Très bonnes tes idées sur la laïcité. Sinon j'ai un cruel dilemme, comment choisir entre votre future motion et une motion présentée par NPS et ses amis?
    J'attends le 23 septembre pour connaitre les différentes motions et voter pour celle qui correspondra le mieux à mes idées.
    D'après toi qui sera le ou la futur premier secrétaire du PS : Delanoë, Royal, Aubry, Moscovici... pour toi qui est le meilleur?
    Amitiés socialistes

  3. paul dit :

    Ok, boss !
    On va faire notre travail jusqu'à la fin du "congrès", ou du désastre. On s'autorise nos états d'âme sur ce blog et on met les choses au point dans nos sections.

    Une question pratique: après ce (premier j'espère) accord avec Forces militantes, faisons nous la présentation des deux contributions quand l'occasion nous en est donnée?

    A signaler que dans le 13, troisième fédé du pays, çà ne s'anime pas des masses pour que le débat ait lieu. Peut-être Caselli le réerve-t-il aux seuls ceusses qui ont déboursé 500 Euro. Il y avait au moins le "baron" Guerini qui a raqué.

  4. Pierre L dit :

    Sénateur,
    "Caroline Forest" c'est pour Caroline Fourest je suppose ?

  5. julie dit :

    @ l'équipe JLM
    intéressant d'apprendre que vous aussi, vous étiez à La Rochelle, pas d'écho dans la presse, où ai-je mal vu?

  6. Sylvain dit :

    La première condition est ridicule. La Gauche du Parti, ça ne veut absolument rien dire.. On ne se détermine pas par rapport à une "Gauche du parti" autoproclamée.. (c'est même ce que vous dite).. ni par rapport à une "Droite du Parti" (il se prénomme souvent autrement) également autoproclamée. Vous allez voir que bientôt Royal se déclarera de l'aile gauche du Parti, et vous serrez bien embêttez !

    C'est le degré zéro de la politique.

    Que signifie refus du grand marché transaltantique... ? Refus de Tous Grand marché Transatlantique (même bien construit et "De Gauche" comme vous dite) ou Refus du Grand Marché Transatlantique tel que l'a voté le Parlement en Résolution debut 2008 ?...L'alliance uniquement à gauche est largement partagée dans toutes les contributions (sauf Royal et Collomb).

    La troisième condition me fait doucmenet rigoler, car vous avez il n'y a pas si longtemps pratiquer ce petit jeux (Hamon doit choisir entre papa et maman.. etc...). Plus sérieusement, que pensez vous du devoir d'information des militant tout de même ?... Des CR des échanges doivent avoir lieu et être diffusés aux militants. C'est un respect minimal pour eux de savoir ce qui "se trame"...

  7. Julie a raison, la gauche du ps (pas nps, faut pas exagérer, ce n'est pas la gauche du ps) n'a pas du tout été montré dans les médias.
    Volontaire censure, ou discrétion des camarades?

    Sinon, pour rebondir sur l'idée d'H2, peut-être serait-il utile de filmer nombre d'ateliers de prs pour mettre ces discussion en ligne ensuite? Une formation par le net, et ludique...

  8. gilles (prs) dit :

    @Jean-Luc Mélenchon

    Faîtes le maximum (Trait d'Union et Forces Militantes) jusqu'au congrès sur les bases de votre motion et puis ensuite engager le processus au sein du PS et hors du PS, dans toute la gauche en vue de la construction d'un parti républicain socialiste et pour une union des gauches.

    Une suggestion : peut-être une note explicite ici sur le grand marché transatlan tique pour les fidèles de votre blog et les citoyens intérés par ta démarche;

    Dans le cadre de PRS, un atelier de lecture avec cahier et documents serait peut-être judicieux car je me rends compte que peu de personnes sont au fait ou même au courant (certains ignore même ce futur espace)de grand marché transatlantique !

    Le PS français est tombé plus bas que l'ancienne SFIO, la gauche socialiste et communiste a disparu du parlement en Italie, la sociale démocratie est en déroute partout ! Il faut éviter cela à toute la gauche en France !
    Lançons les bases d'un processus comme ce qui amena à la réalisation et à la création de Die linske en Allemagne. Créons un parti républicain socialiste sans tarder. C'est l'unique espèrance et c'est vital pour les militants de gauche, les salariés, les citoyens et la république de notre pays.

  9. alib dit :

    merci de votre demarche, depuis que je milite dans diffferente structure,je commencais a deseperer de la maniere dont on nous fait avale des couleuvres(manoeuvre d'adhesion a la pensee majoritaire).j'attends avec impatience la suite.
    une precision pour les droitistes,qui commente votre blog nous petits citoyen de base nous ne sommes pas dupent! vous devoilez votre incompetence a repondre aux vrai question de notre temps.votre seule ambition est d'empêchee l'emancipation du peuple de vos machine de propagande. Notre tolerance nous dicte que vous pouvez critiquer mais avec des donnees serieuses. "la verité appartient à ceux qui la cherchent et non point à ceux qui pretendent la de tenir "condorcet. en bon entendeur salut!

  10. Grégoire Travaillé dit :

    Que dire sinon que j'applaudis des deux mains votre position intransigeante et vos idées pas si archaïques que les pseudos modernes de tout poil du PS (Don Guérini et co. en tête) voudraient nous faire souper.

    Petite question : qu'est ce qui vous fait penser que le congrès de Reims sera le désastre que vous annoncez ? Imaginons dans un monde idéal qu'une ligne politique claire soit choisie. Que devrait il en être pour les partisans au PS de la ligne éconduite ?

    J'aimerais votre avis là dessus. Merci encore pour votre combat !

  11. Ironeïa dit :

    Désespérant cette histoire de "communautarisme." En fait c'est le mot de l'exclusion. Allez expliquer à ces jeunes femmes excluent de l'école, que votre république est juste.

    Quand on appel à respecter les droits de chacun selon un contrat simple et sans exclusive : "liberté égalité fraternité", quand on appel la république à la rescousse, et que l'on nous donne pour toutes réponses, une république qui n'en fini pas d'exclure et de faire des lois d'exceptions, on est taxé "de communautaires". Circulez. La république n'excepte pas les diversités. Tout le monde doit se ressembler. Et bien non, tout le monde ne se ressemble pas, mais on peut tous vivre selon des devoirs et des droits égaux, sans exiger que l'on masque ce que l'on est. Oui je suis différente de vous Monsieur Mélanchon, mais je suis exclue de votre république.

    Dommage.
    je ne trainerais donc pas d'avantage sur ce forum.
    Au revoir Monsieur Mélanchon.
    Vous aussi vous êtes tombé dans le piège.

  12. dominique dit :

    3 fois hélas...

  13. Je pourrai dire "je" mais je vais aussi dire "nous" !
    Nous appelons de tous nos voeux une motion réunissant la gauche du PS (Mélenchon-Dolez-Filoche-Hamon-Lienemann-Moglia). J'ai bien noté tes préalables nécessaires mais qu'est-ce qui coince avec le NPS ?
    Comment peut-on faire pour débloquer les divergences ? si divergences il y a, quelles sont-elles et sont-elles si énormes pour que tu ne puisses faire alliance avec le NPS ?
    Merci par avance d'apporter une réponse si tu le peux ?

  14. dominique dit :

    il habite ou Hamon? avec Emmanuelli ou avec N. Mamere? et j'aimrai un peu de cohérence entre théorie et pratique...parce que les suiveurs NPS qui la jouent UMP....pffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff

  15. Le Monolecte dit :

    Toujours pas décidé à quitter le PS pour enfin aller dans un parti qui sera à la mesure de ton engagement?
    Tu nous fais toujours plaisir à lire, et on attendra patiemment que le dernier des socialos se décide à quitter ce marigot que faux-derche pour rebâtir la vraie gauche.

  16. anita dit :

    D'accords pour les régle de fonctionnement que tu (vous) ennonces dans les discussions collectives, mais pourquoi,une interview a " Profession politique" où une belle attaque est lancée contre Hamon.Je cite:

    "Hamon doit choisir entre maman et papa"

    Je pense que tu (vous) cherches a te dedouaner de l'echec annoncer de la gauche du partie, car c'est pas avec ce genre de déclaration que l'unité est favorisé.

  17. JM dit :

    Sacré Jean-Luc Mélenchon, il a du faire le cours Florent... :)

    Cet air outré, comme s'il venait de découvrir à qui il avait affaire ; excellent!
    Il écrit même ça : "La seule synthèse dont ils semblent capables à cette heure c’est celle de toutes les tares de la politique, du bourrage de liste électorale" ; comme si cela datait de la Rochelle... Cela fait 10 ans au minimum que ça dure. Ouh ouh Jean-Luc, tu viens de te réveiller?
    Ou alors plus probablement comme tu es viré de la cour de jeu des"grands", ben tu boudes et tu le fais savoir.

    Sinon c'est sympa la laïcité ; un peu étroit comme programme, mais bon...

    Enfin... disons que ce presque rien de théâtre c'est mieux que rien.
    Mais remarque, où en sommes nous arrivés pour que les gens de gauche aient le choix entre les innommables politicards du PS actuel, et des"presque rien" comme cela?!

    Eh Jean-Luc, si tu lâchais les vérités qui fâchent vraiment aux français, aux citoyens, du genre le niveau de collusion du PS avec les intérêts privés et surtout communautaires qui le soutiennent en sous main au mépris de toutes les valeurs républicaines, et avec les résultats que l'on voit?

    Aaaaah, là oui tu serais un Vrai Républicain. C'est que ça demande du vrai courage d'être républicain de nous jours :)

  18. jennifer dit :

    Moi aussi j'ai hâte de voir la vidéo sur la laïcité car finalement d'après ce que dit Jean-Luc Mélenchon, il y aurait beaucoup de désaccords sur cette question. Ironeïa ne part pas! Peut être que ces désaccords sont au contraire fort intéressants et montreront que le PS est quand même obligés de prendre en compte toutes ces différentes cultures présentes sur le sol français.
    Je trouve cela plutôt rassurant si les choses changent un peu face à cette unanimisme qu'on a pu voir antérieurement pour rejeter la diversité.

    Je remarque aussi que Jean-Luc Mélenchon s'excuse de ne parler que de la cuisine interne au PS vis-à-vis de nous blogueurs qui ne sommes pas au PS. C'est plutôt rassurant face à ceux qui voulaient nous exclure du blog sur ce même prétexte.

  19. jennifer dit :

    J'aime bien cette phrase de Sylvain post 6

    "La première condition est ridicule. La Gauche du Parti, ça ne veut absolument rien dire.. On ne se détermine pas par rapport à une “Gauche du parti” autoproclamée.. (c’est même ce que vous dite).. ni par rapport à une “Droite du Parti” (il se prénomme souvent autrement) également autoproclamée. Vous allez voir que bientôt Royal se déclarera de l’aile gauche du Parti, et vous serrez bien embêttez !

    C’est le degré zéro de la politique. "

    Je ne suis pas au PS mais de l'extérieur cela semble inintéressant de mettre des étiquettes gauche droite reconstructeur etc... Ce qui compte c'est sur quelles idées plutôt. Sinon on en arrive à la dépolitisation actuelle et au culte des personnalités diverses de la direction, de la peopolisation.
    Ce qui me chagrine encore c'est de savoir le mépris que ces petits bourgeois parisiens qui ont fait les grandes écoles et se retrouvent à la tête du PS, ce mépris qu'ils peuvent avoir pour quelqu'un qui défend des idées comme Jean-Luc Mélenchon. C'est insupportable. On a envie de leur casser la gueule (excusez moi mais je vois rouge quand on utilise ce genre de procédé) à ces politiciens de salon qui se croient "intelligents" et qui ne sont que mots et du vent.

  20. H2 dit :

    Dimanche 31 août 2008

    Raoul Marc Jennar : " Europe du rêve au cauchemard "

    Parce que nous sommes internationalistes, nous avons fait, avec Jaurès, le rêve d’une Europe où les peuples vivent en amitié, après des siècles de guerres civiles européennes. Mais ce rêve est devenu un cauchemar lorsque certaines chancelleries ont favorisé l’éclatement de la Yougoslavie et de la sorte un règlement violent du conflit.

    Parce que nous sommes les enfants de l’Europe des Lumières, nous avons fait le rêve d’une Europe qui soit une communauté de valeurs. Ce rêve devient un cauchemar chaque fois que nous vérifions qu’il ne s’agit que d’une communauté d’intérêts ou, pour le dire avec les mots de Pierre Bourdieu, une Europe des banquiers et des hommes d’affaires.

    Parce que nous sommes porteurs de l’espérance qu’ont fait naître celles et ceux de 1789, de 1793, de 1848 et de 1871, nous avons fait le rêve d’une Europe démocratique qui soit autre chose que la caricature de démocratie que nous connaissons au niveau national.
    Ce rêve est devenu un cauchemar avec une Union européenne qui ne respecte aucun des principes de base de la démocratie : pas de séparation des pouvoirs, pas de justice indépendante, pas de parlement pleinement législateur, pas d’exécutif responsable.
    Ce que certains appellent « déficit démocratique » c’est tout simplement l’absence de démocratie. Nous pouvons changer le maire de notre commune, nous pouvons changer le président de notre région, nous pouvons changer - c’est même fortement recommandé - le président de la République. Nous ne pouvons pas changer la Commission européenne. Et sauf à changer dans le même sens et en même temps 27 gouvernements, nous ne pouvons pas changer le Conseil des Ministres, l’organe suprême de la décision européenne.

    Avec la Commission européenne, nous atteignons le degré le plus poussé de la délégation, au point qu’il ne reste plus rien de la souveraineté que détient chaque citoyen avec le suffrage universel.
    L’Union européenne, c’est la négation du principe arraché en 1789 : tous les pouvoirs émanent du peuple.

    Parce que, comme Jaurès et d’autres penseurs du socialisme, nous refusons de dissocier émancipation politique et émancipation sociale, nous avons en même temps que celui d’une Europe démocratique, fait le rêve d’une Europe sociale, d’une Europe de la solidarité, d’une Europe cohérente avec les valeurs dont elle se prétend porteuse. Ce rêve n’est qu’un cauchemar puisqu’il n’y a pas d’Europe sociale, puisque de Delors à Barroso, tout a été mis en œuvre pour qu’il n’y en ait pas.
    L’actuel président en exercice des institutions européennes l’a dit clairement à la veille de son entrée en fonction : les questions sociales ne relèvent pas de l’Union européenne. Le rêve d’une Europe de la solidarité, sans doute fondé sur une lecture distraite du traité de 1957, est devenu un cauchemar lorsque Jacques Delors, avec l’Acte unique européen de 1986, a décidé d’activer la disposition de ce traité relative à la « liberté d’établissement et de circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services ». Ce qui signifie qu’ils circulent dans le cadre d’une concurrence libre et non faussée et que doit disparaître toute disposition constitutionnelle, légale ou réglementaire qui, dans un Etat membre, privilégierait d’autres priorités que celles du profit. Comme, par exemple, des priorités démocratiques, sociales ou écologiques.

    Parce que nous avons fait le rêve d’une Europe européenne, fondée sur des valeurs qui nous sont propres, nous avons espéré une Europe renonçant à la société du gaspillage et privilégiant d’autres manières de consommer que celles pratiquées aux USA. Nous avons fait le rêve d’une Europe respectueuse de la santé de ses habitants et de leur cadre de vie, une Europe soucieuse d’établir des rapports nouveaux entres les humains et la nature.
    Ce rêve n’est qu’un cauchemar puisque l’Union européenne écoute d’abord ceux qui polluent et empoisonnent et organise l’exploitation et des hommes et de la nature.
    Je pourrais allonger cette liste d’exemples où nous sommes, à propos de l’Europe, passés du rêve au cauchemar. Je pourrais expliquer ce que l’Europe n’est pas - elle n’est pas un facteur de paix ; elle n’est pas un frein à la globalisation ; elle n’est pas respectueuse de la souveraineté des autres peuples dans le monde - mais je crois que l’énoncé de ce qui précède suffit pour conclure : il n’y a pas de construction européenne ; il n’y a que de la destruction des acquis démocratiques et sociaux. En entrant dans le 21e siècle, l’Union européenne nous ramène au 19e, au capitalisme le plus sauvage où les femmes et les hommes sont mis en concurrence entre eux.

    Alors, me direz-vous, pourquoi s’engager dans le débat européen ? Pourquoi ne pas sortir de l’Europe comme certains le demandent ? Parce que l’autarcie est une utopie dangereuse. Aucun peuple ne peut survivre durablement dans l’autarcie. Parce que la France n’est pas une oasis au milieu d’un désert, ni une île au milieu de l’océan. Et enfin et surtout, parce que si nous ne nous occupons pas de l’Europe, en tout état de cause, l’Union européenne s’occupe de nous.
    Ce qui se décide à Bruxelles anticipe ce qui se décide ensuite à Berlin, Madrid, Paris ou Rome. La destruction des services publics, le démantèlement du droit du travail, la privatisation de la santé comme celle de l’éducation, ce sont, avant d’être des projets français, des décisions européennes qui, faut-il le rappeler, étaient déjà inscrites dans les accords de l’Organisation Mondiale du Commerce. Nous pouvons déserter le champ de bataille européen. Mais sachons que nous nous condamnons alors à toutes les défaites.

    L’actualité nous confronte à deux temps forts : la présidence française de l’Union européenne et le renouvellement du Parlement européen.
    Sur la présidence française, nous avons un travail important : opposer la pédagogie à la propagande ; expliquer que ce qui se fait, n’est pas ce qui se dit ; dénoncer les choix réels qui sont l’inverse du discours dominant. A chaque propos de Sarkozy ou de Kouchner, nous avons à rétablir la vérité des faits.
    Sur l’élection européenne, je voudrais d’abord dire ceci : il ne sert à rien d’élire des députés si ceux-ci se laissent engourdir par la terrible machine à niveler qu’est le Parlement européen. Le champ institutionnel n’est pas celui que nous privilégions ; c’est celui de la droite. Si nous y allons, c’est pour pratiquer une opposition résolue à cette Europe des marchés et des marchands, à cette Europe du traité constitutionnel européen que nous avons combattu.

    Nous inscrire dans la campagne électorale n’a de sens que si nous nous engageons sur 5 points :
    a. nous engager à construire dès avant même la campagne un réseau européen porteur de la même analyse et des mêmes propositions ; nous ne changerons pas l’Europe tout seuls ;
    b. nous engager à dénoncer inlassablement cette Europe qui n’est ni démocratique, ni sociale, ni écologique ;
    c. nous engager à refuser de participer au consensus mou et à dénoncer l’unanimisme de façade de la sainte alliance des chrétiens démocrates et des sociaux démocrates, des libéraux de droite et des libéraux de gauche. L’opposition de celles et ceux que nous élirons devra être une opposition de combat ;
    d. nous engager à combattre toutes les propositions de la Commission qui accentuent l’Europe néolibérale, cette Europe qui donne tous les pouvoirs aux firmes privées et ne conçoit pour les Etats qu’un rôle répressif ; refuser toute extension des pouvoirs de la Commission européenne ;
    e. nous engager à promouvoir les 9 objectifs suivants :
    exiger l’abrogation des traités existants et réclamer la rédaction par les voies les plus démocratiques d’un texte constitutif d’une Europe démocratique, sociale, écologique et solidaire des peuples du monde ;
    exiger l’harmonisation par le haut des droits démocratiques et sociaux ;
    interdire toute forme de dumping fiscal et social ; créer un smic européen ;
    instaurer la citoyenneté de résidence et le droit du sol ;
    instaurer une absolue égalité entre la femme et l’homme et généraliser le droit à l’avortement libre et gratuit dans tous les pays ;
    instaurer le principe de laïcité, c’est-à-dire la liberté des cultes et la séparation de l’espace public et des communautés confessionnelles ;
    interdire toute privatisation du vivant, imposer un moratoire sur les OGM, mettre fin au nucléaire militaire et reconvertir le nucléaire civil ; privilégier les énergies renouvelables et les transports en commun publics ;
    abolir totalement la dette des pays pauvres, renoncer définitivement à toute pratique néocoloniale, s’engager à supprimer ou à réformer la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International et l’Organisation Mondiale du Commerce ; dissoudre l’OTAN et organiser la participation de l’Europe à un ordre mondial basé non pas sur le droit de la force, mais sur la force du droit.

    En 2009, il nous faut faire campagne dans toute l’Europe pour y porter cette indispensable révolution dont dépend le bonheur des peuples. Je parle de révolution parce que, nous nous en rendons bien compte, la Commission européenne, c’est la nouvelle Bastille à renverser.

  21. dudu 87 dit :

    Bonsoir à vous.

    Tu dis 500 euros! OUF...Un détail, me direz-vous et pourtant!
    Que dois-je faire, garder le silence ou....exploser de colère!
    Ce qui se passe au PS est un véritable sabotage.

    Par contre, je suis très... très... amer pour la majorité des honnêtes socialistes de base.
    Vous le savez, je fais parti des inorganisés mais j'ai souvent lutté aux cotés de socialistes de base.
    Combien de milliers d'adhérants /tes, de militants/tes vont partir dans la nature après ce foutu congrès de Reims?
    Je sais, certains pensent ou vont penser que la politique est pourrie, que les partis sont pourris et que les gens sont des "moutons".
    Trop facile ce raisonnement à 2 balles et qui fait froid dans le dos. Après c'est le...Néant et la porte ouverte à toutes les catastrophes! N'oubliez pas Eltsine n'avait que ce slogan...et nous connaissons la suite!

  22. Plus t'en mets, moins t'en as dit :

    Faudrait peut-être aussi penser à ceux qui lisent pas tout un tas de bouquins sur la politique. On peut être sincère sans être crédible. C'est quoi le truc qui ferait qu'on peut à la fois se garder tout plein d'avantages sociaux sans consentir à des sacrifices. Faut-il se coltiner toutes les analyses de la politique sud-américaine pour se faire une opinion. Peut-être une idée maîtresse même caricaturale du genre travailler plus pour gagner plus?

  23. dudu 87 dit :

    H2, très bon article Raoul Marc Jennar qui est aussi membre de Ofxam:
    http://www.oxfamfrance.org/

    "nous engager à construire dès avant même la campagne un réseau européen porteur de la même analyse et des mêmes propositions ; nous ne changerons pas l’Europe tout seuls ;"

    Enfin quelqu'un qui parle d'ANALYSE et de propositions mais l'un sans l'autre et surtout pas l'un avant l'autre!

  24. NOBELLO dit :

    C'est à pleurer d'entendre et de lire que la seule véritable ambition des dirigeants du PS est de gagner les élections. Accéder au pouvoir : c'est bien sûr la nature même du combat politique, mais pour quoi y faire ? Si c'est pour mettre en oeuvre une nouvelle fois une politique libérale, prétendument sociale mais en vérité au service des intérêts d'une minorité, qu'ils laissent faire la droite elle est là pour ça. Ce n'est pas un hasard s'ils ont tant de mal à présenter depuis longtemps une critique de gauche de la politique menée par la droite. Ils prétendent faire de la politique et ils ne s'occupent en vérité que de leurs carrières. Il y a bien longtemps qu'ils ont oublié que la mission des hommes et des femmes politiques consiste à relever les défis de notre époque et à ouvrir ce faisant des perspectives à leurs concitoyens afin de créer un rapport de force propice à la mise en oeuvre d'une politique réellement au service du pays et du plus grand nombre. Face à leur médiocrité collectivement et individuellement consommée, merci infiniment pour la qualité de vos analyses. Elles nous aident à faire acte de résistance. Mais que faites vous donc encore au PS qui n'est décidément pas un parti de gauche ? (l'a-t-il été véritablement un jour ?) A l'intérieur de cette auberge espagnole vous continuerez à perdre votre temps et votre énergie. De surcroît, que vous le vouliez ou non, vous leur servez de caution de gauche. Une seule issue s'impose : travaillez au rassemblement des forces de gauche à l'extérieur de ce conglomérat de carriéristes.

  25. dudu 87 dit :

    "exiger l’abrogation des traités existants et réclamer la rédaction par les voies les plus démocratiques d’un texte constitutif d’une Europe démocratique, sociale, écologique et solidaire des peuples du monde ;"

    un texte constitutif d’une Europe démocratique, là je mettrai un bémol: nous recommençons avec une Europe fédérale ou c'est d'une Europe confédérale qu'il s'agit?

    "dissoudre l’OTAN" 100 fois d'accord mais aussi départ des troupes US de tous les territoires européens.

  26. dudu 87 dit :

    Laurence Parisot: "Sarkozy nous manque"
    http://www.humanite.fr/Parisot-Sarkozy-nous-manque

  27. Christophe dit :

    Un militant socialiste schizophrene qui vous salue !

    Il aime autant Mélenchon que Royal. Bizarre ? Non car j'y trouve tout à fait mon compte avec les deux.

    Ainsi vont parfois les contradictions qui nous traversent...

  28. carlo dit :

    "J’ai (nous) pris le petit déjeuner avec Benoit Hamon et Paul Quilès dimanche matin". Puisse ce rapprochement se concrétiser. La ga

  29. carlo dit :

    La gauche du PS doit d'abord s'unir puis envisager un rapprochement avec L. Fabius. L'alliance avec M. Aubry qui a toujours approuvé la construction de l'Europe libérale et qui a reçu le soutien d'une partie des strauss-kahniens est inenvisageable.

  30. Boris Yarko dit :

    Cher camarade sénateur,

    Au fond de moi, je partage votre rêve d'une motion unique de la gauche du parti au prochain congrès. Cela aurait le mérite de la clareté et je n'aurais pas à faire de concessions à d'éventuels sociaux-ibéraux reconstructeurs lors des débats internes.

    Et pourtant, jamais l'ancienne mouvance majoritaire a été aussi divisée : leurs 50-60% de voix devront se diviser en 4 (Delanoë, Royal, Aubry, Moscovici). Il s'agit d'un moment historique pour prendre la direction du parti. Un moment qui ne se reproduira sûrement pas...
    Seulement, je doute fortement que l'aile gauche du parti soit majoritaire à elle seule (Dolez+Mélenchon+Vidalies+Hamon+Emmanuelli+Quilès+Lienemann+Filoche+éventuellement Utopia), il faudrait en passer avec l'un des débris du bloc strauss-kahno-jospiniste et lui dicter nos conditions.

    Vous avez voté la synthèse au congrès du Mans et fait alliance avec le social-opportuniste Fabius. Niveau compromission, c'était tout-de-même assez spectaculaire.
    Pourquoi était-il possible d'être accomodant hier quand il n'y avait rien à y gagner et pourquoi faudrait-il être intransigeant aujourd'hui quand il y a tout à y gagner ?
    Pourriez-vous m'expliquer ?

    Cette question mise à part (et quelques outrances sur la Chine), je tiens à saluer votre courage, votre probité et la qualité de vos analyses politiques, camarade sénateur, en particulier sur les questions relatives à l'UE et à la laïcité.

    Boris Yarko, PS 41

  31. H2 dit :

    @ Salut dudu 87 !

    Oui face à la ridicule cuisine du PS, ça nous change n'est-ce pas ? On avait oublié que penser pouvait être encore possible. Voire même concevable sous les empires médiatiques où la suffisance le dispute à la niaiserie. Cependant je ne sais si " Penser " est encore praticable avant la troisième guerre mondiale. Celle que l'on nous prépare de façon nonchalante, mais au moins certains s'y essaient. On a l'honneur qu'on peut.
    Bien à toi

  32. H2 dit :

    @ "Plus t'en mets, moins t'en as"

    " Mais aujourd'hui, il est tout simplement surréaliste de se féliciter de la poursuite de l'accroissement du nombre de ces heures supplémentaires. Un petit calcul de coin de table illustre l'absurdité d'une telle démarche dans le contexte actuel : un emploi salarié coûtait en 2007 41 000 euros en moyenne en France. Au lieu de dépenser 4 milliards d'euros avec comme résultat de dissuader les entreprises qui le pourraient d'embaucher, l'Etat pourrait donc, avec la même somme, financer entièrement 100 000 emplois supplémentaires ou encore, avec une subvention correspondant au tiers de leur coût, 300 000 de plus... Si les pouvoirs publics doivent aider des gens à « travailler plus pour gagner plus », qui pourrait contester que ce soient d'abord les chômeurs, dont le nombre augmente de nouveau, qui doivent en priorité profiter de cette aide ? "
    Extrait / Alternative économique / Guillaume Duval

    A lire ici : "Chômage et heures sup : au royaume d'Ubu"

    http://www.alternatives-economiques.fr/chomage-et-heures-sup---au-royaume-d-ubu_fr_art_633_38403.html

  33. H2 dit :

    Pour revenir sur l’affaire ossète, outre le " canard enchaîné", une autre source mentionne la complicité de l’armée des États-Unis dans l’agression de l’Ossétie par la Géorgie, qui a causé la mort de plus de 1500 personnes. Il s’agit de Jacques Sapir, Directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Dans une tribune publiée par Rue89, Sapir écrit en effet : "L’agression a eu lieu en présence d’officiers américains au sein des troupes géorgiennes dans le cadre du « Georgia Train and Equip Programme » (GTEP). Il est ainsi inconcevable que Washington n’ait pas été au courant du projet du président géorgien. Force est de constater que rien ne fut fait pour l’arrêter. Il ne fut pas non plus donné ordre à ces officiers américains de se retirer des unités qu’ils entraînaient. Par son inaction, pour ne pas dire plus, le gouvernement américain s’est fait le complice d’actes de guerre contre les forces ossètes et russes et de crimes de guerre en ce qui concerne le bombardement de Tskhinvali".

  34. Militos dit :

    A part Ségolène et Bertrand, je ne vois nulle personnalité charismatique suffisamment puissante pour rallier une majorité de voix à l'intérieur du Parti, ou chez les électeurs pour une Présidentielle.
    Tout le reste est en fait, quand on y réfléchit bien, ou même rien qu'un petit peu, une machine à perdre, une machine à faire gagner le nain Sarkozy.

  35. H2 dit :

    Voir article de " Plume de Presse " de Olivier Bonnet http://www.plumedepresse.info/

  36. Militos dit :

    H2, tes commentaires éternellement hors sujets sont plus que lassants, pour rester poli.
    Tu n'as pas MSN, comme disait un autre intervenant ?

  37. H2 dit :

    @ Militos

    Tu es étrange " militos " tu nous refourgue " Ségolen" comme si elle n'avait pas déjà perdu ! ... tout en nous disant qu'il n'y a qu'elle qui peut gagner ? Sur quelles bases ? Quelles idées ? Quel programme ? Quelle vision du monde ?
    Et en plus tu vas chercher encore plus sur sa droite : " Delanoë" !
    La machine à perdre ce sont EUX ! Tu n'as toujours pas compris ?
    Ils perdront car ils veulent ressembler en tous point à leurs adversaires politiques ! C'est quoi cette pathologie ?
    Pour que la gauche gagne il faudrait qu'elle soit à droite ? C'est quoi le nom de cette pathologie ? As tu un nom pour la nommer ?
    Plus profondément il faudrait qu'il y ait encore une production d'idées à la tête du parti et à la base. Instaurer une remise à plat du fonctionnement démocratique pour enfin cesser les alignements sans fin sur le camp adverse.
    A quand Delanoë ministre de Sarkozy ?
    L'année prochaine ?

  38. Militos dit :

    Je pense que n'as pas de carte de militant, à écrire tes âneries, tel un moulin à vent nuit parès nuit.
    Une taupe de la LCR, du F.N ?

  39. H2 dit :

    @ Militos / N° 37

    Oui, c'est vrai je te promets de ne plus parler politique à l'avenir. Juré, craché !
    En pleine cuisine " socialiste " je comprends que tu sois agacé. Il y a des choses plus importantes il est vrai, à cette heure. La rigueur est de savoir qui va " gagner " au PS.
    "Elle" ou "Lui".
    Deux titres de magazines " People ".
    On va se les kiffer grave !

  40. Militos dit :

    Tout un chacun à le coeur à gauche.
    Tout un chacun souhaite des changements radicaux.
    Le pragmatisme, le réalisme c'est de se poser la question, unique : qui pour battre Sarko ?
    Parmis les militants du Parti, la chose sera vite établie, sous peu.

  41. H2 dit :

    @ Militos / N 39

    No comment. bonne nuit. Fait de beaux rêves. Je te rappelle que les simples citoyens peuvent intervenir sur ce blog LIBRE !
    Comprends tu ? LIBRE !
    Tu es vigile de profession ? Flic ? Détective ? Emm****ur ?
    Tu ne comprends pas que l'on a pas à présenter ses papiers ici à tout bout de champ ? Je ne suis pas encore un bloggeur en rétention surveillé. Merci.
    Quelle triste mentalité que celle là !
    France malade !

  42. dominique dit :

    moi j'le trouve très tolérant Jean-Luc Mélenchon, car apres X commentaires..ca dérive toujours en crépage de chignon de petites filles...ca s'appelle du aboatge de blog ? bonne soirée...

  43. miluz dit :

    "personnalité charismatique suffisamment puissante"... Nous sommes puissants. La puissance, qu'"aucun individu isolé ne peut détenir, car elle ne trouve son origine que dans l'action commune de plusieurs"(*) est à distinguer de la violence - (si nous nous débarrassons de la politique en mettant cette puissance entre les mains d'un seul, ce ne sera que le "monopole de la violence de l'Etat" sensé "empêcher la guerre de tous contre tous") - dont "un individu peut en revanche s'emparer". Qu'une personne charismatique nous représente, c'est déjà le cas. Rien de nouveau sous le soleil d'été 2008.

    (*) citations d'Hannah Arendt, "Qu'est-ce que la politique?"Seuil, nov 95

  44. Les va-t-en-guerre. dit :

    Après le NON du peuple français, après le NON du peuple hollandais, après le NON du peuple irlandais, les partisans fanatiques de l’Union Européenne n’ont plus qu’une seule chance de consolider l’Union Européenne : désigner un ennemi commun, la Russie, et préparer les peuples européens à faire la guerre contre cet ennemi commun.

    Cette stratégie de va-t-en-guerre est la seule possibilité pour les ultra-européens de sauver leur construction européenne. De plus en plus de peuples rejettent leur Europe libérale, libre-échangiste, antisociale, atlantiste, américanisée.

    Les partisans fanatiques de l’Union Européenne constatent que les peuples commencent à détester leur construction européenne. Les partisans fanatiques de l’Union Européenne veulent donc mobiliser les peuples en leur expliquant qu’ils ont tous un ennemi commun, la Russie, et qu’ils doivent tous préparer la guerre contre cet ennemi commun.

    Dernier exemple en date : le correspondant du journal Libération à Bruxelles, Jean Quatremer, vient d’expliquer cette stratégie belliciste le 31 août. Jean Quatremer reconnaît d’ailleurs lui-même, je le cite : « Les citoyens ne croient plus au mythe fondateur européen. »

    Voici son article :

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/08/leurope-par-lp.html#more

  45. Denis Collin dit :

    "Bien fou qui voudrait confier son pays à de tels vibrions.": excellente remarque, camarade Jean-Luc. Mais si tu la prends au sérieux cette remarque, il en faut tirer les conclusions - pour n'ajouter point des vibrionages à d'autres vibrionages. Car si c'est folie que confier la direction du pays à ces apparatchiks, alors il faut un autre parti et sans plus attendre.

  46. agustin moreno dit :

    Camarade senateur, La seule condition pour faire motion commune est la ligne politique, le fond pas la forme, surtout pas celles que tu signales. En attendant, a cette heure, il y a que deux poles a vocation majoritaire, l'un autour de AUBRY, l'autre de DELANOE, Les deux issus de la majorite dite eclatee, bien que la ligne Delanoe est bien plus ravagee que celle de Aubry. Si on a que deux soupes, il faut choisir et peser, jamais s'abstenir, Ce qui est vraiement eclatee ce sont les personalites supposes etre la gauche du parti, qui du coup ont renonce a avoir la vocation majoritaire au niveau militant, unis il auraient surement le parti (Dolez+Mélenchon+Vidalies+Hamon+Emmanuelli+Quilès+ Lienemann+Filoche+éventuellement Utopia, Montebourg, Fabius) ils manquent a leur obligation

  47. jennifer dit :

    Pauvre Militos
    Heureusement qu'il y a des gens hors sujet ici car c'est ce qui donne de la vie à ce blog. Si être "dans" le sujet c'est suivre les débats foireux du PS, alors on n'est pas prêts de faire tomber Sarkozy. C'est le PS qui est complètement hors sujet. En quoi ont-ils traité de la politique et de la situation actuelle mondiale et nationale. Qu'ont-ils fait depuis que Sarko est au pouvoir? A peine commenter ce qu'il fait.
    Ce blog montre de quoi on devrait discuter et la liberté d'expression donne la vie à ce blog, nous permet de stimuler nos neurones endormis par les beni oui-oui socialistes envers Sarko, ceux qui sont "modernes" et s'adaptent si bien qu'ils n'ont plus rien à dire de politique et encore moins à "faire".

  48. Claire Strime dit :

    "Le différencialisme et le communautarisme ont fait des ravages considérables dans nos rangs. Significatif : nombre de personnes qui intervenaient depuis la salle se présentaient en donnant une carte d’identité quasi ethnique « je suis untel homosexuel chrétien », « je suis une telle de culture « arabo musulmane » et ainsi de suite. Une thèse très dangereuse a aussi beaucoup avancé chez nous : celle selon laquelle la collectivité doit prendre en charge l’édification des lieux de culte." (Jean-Luc Mélenchon)

    On se demande s'ils n'allaient pas jusqu'à exhiber des tests ADN! Comme quoi la base du PS peut souvent être pire encore que ses dirigeants. Je me rappelle la capitulation en rase campagne devant l'Eglise catholique en 1984 (après, il est vrai, la bien imprudente loi Savary et les énormes manifs du "peuple de droite" en juin 1984) et, un an plus tard, le lancement de SOS Racisme, la "gauche morale" s'adressant volontiers aux minorités en tant que telles pour faire oublier la gauche historique et sociale, ses programmes socialistes et républicains.
    Mitterrand avait l'art et la manière de présenter ses reculs et renoncements comme le nec plus ultra de la stratégie politique; mais ses épigones...


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