07juil 15

Il a la classe notre Tsipras, tra-la-la-la-lère !

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Mis à jour le 8 juillet à 8h00

Je rédige ces lignes dans l’urgence après une fin de semaine spécialement occupée : le congrès du Parti de Gauche et le vote en Grèce ont mobilisé tout mon temps nuit et jour depuis jeudi dernier ! Je me trouve à présent à Strasbourg où le Parlement européen va devoir se prononcer sur le projet de Grand Marché Transatlantique. Je survole tout cela. Les vidéos de mes diverses interventions permettent à ceux qui veulent en savoir davantage sur mon point de vue de disposer d’un ample matériel. Je n’insiste donc pas. Mais je veux dire quelques mots d’ambiance à présent.

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Cette semaine s’est joué un bras de fer terrible. Les dirigeants de l’Eurogroupe ont essayé de faire tomber le gouvernement grec. La réplique est venue : un appel au vote ! Et malgré un véritable blocus, le peuple grec a voté « non ». Désormais la situation est retournée. Si les puissants mettent la Grèce en banqueroute ils devront payer eux-mêmes la dette grecque en application des traités ce sujet ! Tel est pris qui croyait prendre !

En tous cas, je ne suis pas prêt d’oublier cette soirée de dimanche. De retour de l’émission sur RTL « Le Grand Jury », nous fîmes halte au « Y Grec », rue Godot de Mauroy, où Syriza-Paris a ses habitudes. Une petite foule joyeuse s’y était rassemblée et des chansons furent inventées sur place dans les rires et les embrassades à mesure que l’ampleur de notre victoire s’affirmait. Une nouvelle fois, les sondages truqués, les médias serviles et la foule de catéchumènes mercenaires se sont ridiculisés ! Leur haine et leur mauvaise foi a éclaté aussitôt passées les premières heures de stupeur, déchaînant de nouveaux torrents d’injures et de mensonges contre les grecs. Jubilatoire ! On se sentait revenu en 2005 !

D’ailleurs, depuis plusieurs jours, la matinale de France Inter et les éditos de Libération sentaient déjà à plein nez la hargne de cette époque, et le bourrage de crâne battait son plein ! J’avais appelé à se retrouver place de la République pensant relayer une consigne de Syriza Paris. On se retrouva donc à plusieurs centaines et sans doute plus d’un bon millier à l’heure dites, serrés au pied de la statue de la République. Après qu’on ait épuisé la répétition de nos chansons, j’improvisais un discours sans micro.

C’est alors que des jeunes gens décidèrent de répéter chacune de mes phrases ! Quelle scène inouïe pour nous tous ! C’est la première fois de ma longue vie militante que je vis une situation comme celle-ci. Si jamais la fonction de tribun du peuple a jamais eu un sens concret ce fut bien à cet instant où la foule et l’orateur parlent ensemble avec les mêmes mots ! Je veux dire que selon moi, à cet instant, la véritable Europe était là : celle de gens se sentant solidaires les uns des autres, émus les uns par le sort de autres et en communion avec leur combat. L’autre Europe, celle du fric et des postures médiatiques, se tortillait dans son venin seule et triste dans les salles de rédaction et les palis d’impuissance ! Le coup d’État contre Tsipras a échoué, la mobilisation populaire en est venu à bout, comme hier les pauvres du Venezuela ont sauvé Chavez du coup d’État fomenté par les USA et les élites sociales corrompues de ce pays.

Je ne veux pas oublier de vous recommander de ne tenir aucun compte de ce qui se dit que j’ai dit à propos de ma candidature pour 2017. C’est du manger pour la foire médiatique. Si la question vous intéresse, je vous renvoie à la vidéo de mon discours pour que vous puissiez bien comprendre la portée de mon raisonnement sur la stratégie que nous devons déployer dans le proche avenir sur ce sujet !

Le coup d'état contre Tsipras a échoué

La semaine qui vient de s’écouler dans le cas grec doit être étudiée avec soin et méthode. Je ne prétends pas le faire en quelques lignes et aussi près des évènements. Mais il faut partir de ce qui s’est passé en le regardant en face. L’Eurogroupe a essayé de faire tomber un gouvernement démocratique de l’union européenne. Il s’agit d’une tentative de coup d’état en vue de soumettre un pays en détruisant son gouvernement et l’idée qu’il incarne aux yeux d’un peuple qui l’a choisi librement. Dès lors, en mesurant la gravité du sujet nous devons étudier avec soin toute la séquence en pensant à nous et à notre futur possible après le jour où nous aurons commencé notre libération en France. Etudier et apprendre car nos adversaires n’ont pas une imagination très importante. Ils agissent d’une façon assez mécanique et avec reproduisent toujours les méthodes qui leur ont réussi une première fois. Ainsi quand la CIA et les USA organisent des complots pour abattre un gouvernement, ils suivent presque à l’identique d’un pays à l’autre leur méthode de travail de sape. On l’a bien vu aussi dans la vague des soit disant « révolutions » contre les gouvernements réputés pro-russes à l’est. Le folklore, le matériel distribué (autocollants, drapeaux, affiches), les campagnes internationales dans les médias liés aux agences d’influence sont les mêmes pour chaque « révolution », orange, violette et ainsi de suite. En Amérique latine la technique des putschs s’est elle aussi reprécisée et uniformisée d’un pays à l’autre passant partout par les mêmes phases et les mêmes rebonds sur place et dans les médias en Europe. En Europe dorénavant, il en va de même.

Le sort réservé à la Grèce est à l’identique de ce qui fut fait contre Chypre. Je rappelle que ce pays a voulu résister à l’application d’un « mémorandum » austéritaire après l’effondrement en vue du système bancaire sous le poids de spéculations semi maffieuses. Il ne s’était pas trouvé un seul député chypriote pour accepter le transfert sur le dos du peuple de l’apurement de ces comptes. Le mémorandum fut repoussé à l’unanimité. La réplique fut foudroyante. L’Eurogroupe se réunit. Le verrouillage quasi instantané du circuit financier réussit en quelques jours à faire céder le parlement chypriote. Il accepta le mémorandum. Le peuple ne fut pas consulté. François Delapierre avait qualifié de salopards les ministres des finances qui avaient voté ce dispositif de contrainte et les mesures qui suivirent. Grosse émotion médiatique, non sur les faits mais sur ce qu’en avait dit Delapierre ! Les mêmes montèrent une campagne de diffamation contre moi parce que j’avais dit  « Moscovici ne parle plus que la langue de la finance ». Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, à la suite de plusieurs journalistes socialistes, m’accusa d’antisémitisme ce qui en dit long surtout sur leurs propres associations d’idées. Mais chacun comprend mieux à présent comment ce genre de campagnes sur « le ton » « le style » fonctionnent comme des diversions pour bloquer la parole et même la réflexion  sur le fond !

Cette méthode de la diffamation et de la disqualification des protagonistes par des arguments ad hominem est une constante dorénavant. On a vu comment a été disqualifié de cette façon Yannis Varoufakis. Et bien sûr Alexis Tsipras de même. Il faut admettre que cela fonctionne bien dans la fraction boboïde la plus influençable de l’opinion. Il y a là un secteur très soucieux des apparences et des « bonnes manières ». C’est typique de l’obsession des parvenus ou des gens qui ont peur du déclassement social. Ceux-là répercutent directement sur nous la pression de l’ennemi sur un mode personnel extrêmement insidieux. Il est intéressant aussi de noter qui reprend ce genre de campagne dans les médias. Car par là même, elles nous montrent que ce sont des personnes agissent sous l’emprise des agences d’influence qui orchestrent des campagnes générales. Et quand ils font une campagne, ils les font toutes. Les amis des putschistes au Venezuela sont évidemment pour le oui en Grèce, favorable au gouvernement « européen » de l’Ukraine et ainsi de suite.

Commençons par le commencement. En Grèce, l’Eurogroupe a tenté de reproduire le coup de force qui avait fonctionné à Chypre. Paul Krugman, prix Nobel d'économie en 2008 fait le constat : « La Troïka a choisi de faire une offre à Tsipras qu'il ne peut pas accepter. Elle l'a fait en connaissance de cause. L'ultimatum est fait pour remplacer le gouvernement grec, ce qui devrait être perturbant pour tous ceux qui croient aux idéaux européens ». Je pense exactement la même chose. La proposition des créanciers était inacceptable. Elle était absurde sur le plan économique : la poursuite de l’austérité aurait aggravé la crise empêchant toute reprise de l’activité en Grèce. Et le principe d’un déblocage des versements par tranches mensuelles jusqu’en novembre actait la poursuite d’un chantage permanent sans donner aucun horizon de long terme à l’économie grecque. La proposition ne menait nulle part. En refusant de renégocier la dette grecque globalement, les créanciers empêchent un règlement durable de la situation financière de la Grèce. De toute façon si l’on met de côté les gesticulations et les effets d’annonce un examen même superficiel de la proposition de l’Eurogroupe se résume vite : le seul but des créanciers était de se sauver eux-mêmes. La quasi-totalité des sommes promises par les créanciers dans leur dernière proposition devaient servir à … rembourser les créanciers eux-mêmes ! Une fuite en avant qui reporte tous les problèmes liés à la nature et à l’importance de la dette ! J’ai montré ici comment les vivres furent coupés graduellement avec la raréfaction de l’argent liquide en circulation. L’asphyxie devait culminer à la date de refus de payer la traite du FMI. La stupeur de l’Eurogroupe fut que Tsipras convoque un référendum.

Puis les manœuvres de désinformation ont commencé pour annoncer tantôt que le vote n’aurait pas lieu tantôt que le oui semblait l’emporter. La propagande a marché à plein régime. Sur les télévisions grecques, le « oui » avait portes ouvertes et le « non » portes closes. La guerre médiatique repose d’abord sur des armes de désinformation massive. Il est intéressant de voir comment les bruits les plus absurdes ont été répercutés en France sans aucune vérification. Alors que tous pariaient sur l’annulation du référendum, Tsipras a parlé. Et là, « coup de théâtre ! » comme l’a écrit le site internet du Point : « Tsipras confirme son appel à voter non » et le référendum ! Diantre, un dirigeant qui ne change pas d’avis en trois jours, comment est-ce possible ? Heureusement, Libé à trouvé la parade. Il suffit de garder le même article qu’avant mais en changeant seulement le titre ! Toute la semaine un nombre considérable de médias français ont purement et simplement recopié les éléments de langage de leurs homologues grecs dont même le journal le Monde dit qu’ils « assument leur subjectivité ». Ainsi quand le site internet de BFMTV a écrit le mardi 30 juin que « « le gouvernement grec pourrait appeler à voter « oui » au référendum » ! Rien de moins ! A peine plus mesuré, le site internet de 20 minutes écrivait le lendemain matin que « Athènes n'exclut en tout cas pas de suspendre le référendum prévu dimanche ». La palme revient comme souvent à Libération qui a passé la journée du 1er juillet à écrire que « Alexis Tsipras est prêt à accepter la plupart des demandes des créanciers ».

Pourtant on aurait tort de croire, selon moi, à une véritable organisation de campagne en bon ordre. L’effet de système fonctionne ici à plein. Sous l’effet de la doxa dominante et sous le prisme de la vision allemande (pour faire court) du problème posé, les médias se sont surtout intoxiqués eux-mêmes. Et ils ont intoxiqué les dirigeants qui se sont pris à croire à leur propre propagande sans tenir aucun compte des alertes reçues de longue date sur le sujet. Pourtant, selon moi, dès cet instant le ver est dans le fruit. Je crois que, pris de court, les chefs de l’Eurogroupe se sont affolés au pire moment pour eux. Je le crois au vu de l’activité de François Hollande. Il a pris conscience seulement cette semaine de la gravité de la crise qui s’ouvrait. Il avait longtemps pensé qu’elle n’aurait pas lieu et que tout finirait par s’arranger comme d’habitude. Lui, comme les autres, n’ont pas cru que Tsipras résisterait. Et encore moins qu’il se dégagerait du piège en le retournant contre ses auteurs avec ce referendum. Ils ne pouvaient pas croire à un referendum convoqué pour une semaine plus tard ! Rappelez-vous que ces gens ont détruit sans coup férir deux gouvernements dans le passé, celui de Berlusconi et celui de Papandréou en nommant à leur place dans les deux cas un « technocrate » directement issue du sérail de la bureaucratie européenne. Dès lors ils se croient tout possible. C’est Arnaud Leparmentier, éditorialiste du journal Le Monde qui a en quelque sorte vendu la mèche. S’il en est ainsi c’est parce que cela lui paraissait tellement évident ! Il l’a écrit dans son journal le 18 juin : « La Grèce doit trouver un accord avec les Européens. Signé par Alexis Tsipras ou un autre, peu importe. Il existe des précédents peu reluisants. C'était en novembre  2011, au G20 de Cannes, au plus fort de la crise de l'euro : le premier ministre grec, Georges Papandréou, et l'Italien Silvio Berlusconi avaient comparu au " tribunal de l'euro " devant Sarkozy, Merkel et… Obama. Bien sûr, ils ne furent pas renversés par un putsch comme de malheureux démocrates sud-américains victimes de la CIA. Mais, de retour dans leur pays, ils ont comme par miracle perdu leur majorité. Papandréou fut remplacé par le banquier central Papademos, et Berlusconi, par l'ex-commissaire européen Mario Monti. Imaginons donc un scénario de crise : (…) constitution d'un gouvernement d'union nationale, avec ou sans Tsipras ; (…) retour des négociateurs à Bruxelles-Canossa. Odieusement antidémocratique ? Les Grecs jouent au poker. Pourquoi pas nous ? ».

Aucun de ces beaux et grands personnages ne se donne le mal de penser et de s’informer autrement qu’ils ne le font dans leurs cercles et réseaux habituel parmi les animaux domestiques de la ferme, gras et dodus. Il y a longtemps qu’ils n’ont plus rencontré quelqu’un qui fait de la politique en mouvement en se servant des règles du jeu pour mieux les rendre inopérante. Pour eux, les dix années qui viennent d’avoir lieu en Amérique latine pour sortir des mêmes problèmes de « politique d’ajustement structurel » n’ont pas eu lieu. Ils ne se sont intéressés à rien. C’était une affaire de latinos ! Et les répondeurs automatiques de la presse me rabâchaient « oui mais la Bolivie, (le Venezuela, l’Equateur, l’Argentine, etc.) ce n’est pas la France, gna gna gna !». Leur souci était de nuire, pas de comprendre. Nous avons survécu, ils ont gardé leur poison en eux. Ils en payent aujourd’hui tout le prix ; ils sont totalement aveuglés. Rien ne s’est passé comme prévu parce que tous ces gens ne fréquentent plus depuis longtemps personne qui soit capable d’audace. Ni de ruse avec des actions qui utilisent une situation pour la retourner contre ses inventeurs. Je pense qu’au moment où le referendum est lancé c’est déjà panique à bord dans l’Eurogroupe. Ils ne s’y attendaient pas. L’espionnage ne pouvait rien leur apprendre d’avance compte tenu des conditions de la prise de décisions. Car évidemment ils croient aussi que nous nous nous répandons par mails et téléphones comme si nous n’avions rien appris. Et tout le monde n’est pas aussi pleutre que Hollande pour accepter de discuter dans la portée des grandes oreilles de l’ambassade des Etats-Unis.

A partir de là il n’y a plus eu de pilote dans l’avion chez les eurocrates. Les uns ont joué la désinformation (« le referendum est annulé », « Tsipras accepte les conditions » etc.  Campagne circulaire en Europe qui en dit long sur la nature des réseaux à l’œuvre. Le but constant semblait être de désamorcer la crédibilité du référendum lui-même soit pour l’annoncer annulé soit promis à un résultat « serré ». Au point sans doute d’y croire eux-mêmes. Les autres ont joué la campagne pour le « oui ». C’est d’abord le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, demandant au peuple grec « de voter oui, quelle que soit la question » ! C’est ensuite François Hollande faisant pression insidieusement en agitant les épouvantails, comme il l’avait déjà fait à l’élection législative précédente: «  si c’est le « oui », la négociation peut très facilement s’engager. Si c’est le « non », on rentre dans une forme d’inconnu ». Ou bien, comme Merkel, il y a eu ceux qui ont essayé de changer la question pour faire croire que le référendum ne portait pas sur l’acceptation de la proposition des créanciers mais qu’il « est évidemment lié au maintien dans l'euro ».

Les sociaux-démocrates allemands se sont particulièrement illustrés dans ces basses œuvres. C’est le prix à payer en tant qu’allié de Mme Merkel au gouvernement de l’Allemagne. Ainsi Martin Schulz, président du Parlement européen. Pour lui « Alexis Tsipras est imprévisible et manipule les gens en Grèce, cela a presque un caractère démagogique ». Relevez au passage que les mots sont les mêmes pour cet ami de François Hollande que chez Sarkozy. Martin Schulz a surtout confié qu’il espérait la victoire du « oui », permettant « la fin de l’ère Syrisa » et l’arrivée d’« un gouvernement de technocrates pour que nous puissions continuer à négocier» ! Là encore, comme Sarkozy qui avait appelé Tsipras à démissionner en cas de victoire du « oui » ! Au parti social-démocrate allemand, Martin Schulz n’est pas le seul sur cette ligne. Le président de son parti, Sigmar Gabriel avait donné la consigne. Il est aussi vice-chancelier d’Allemagne et ministre de l’Economie de Mme Merkel. Il appelait carrément à ce que Tsipras « annule le référendum ». Les sociaux-démocrates n’étaient déjà plus sociaux, désormais ils ne sont même plus démocrates ! Il est même allé plus loin que Mme Merkel dans la désinformation. Alors que Merkel disait que le référendum était « lié au maintien dans l’euro », Sigmar Gabriel ne s’est pas embarrassé d’une telle subtilité. Pour lui, la question était "oui ou non au maintien dans la zone euro". Son hostilité l’a conduit à un aveu de taille. Il a en effet déclaré que le problème tenait au fait que le gouvernement grec veut en fait "politiquement, idéologiquement une autre zone euro" que celle qui existe. Or pour eux, les sociaux-démocrates européens, notamment allemands, sont convertis à l’ordo-libéralisme. Pour eux, le peuple est le problème. Il ne doit pas se mêler d’économie, ni même de politique d’ailleurs ! C’est ce qu’a dit crument le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker en affirmant qu’ « il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens » quatre jours après l’élection de Tsipras en janvier !

Rien n’a marché. Comment ont-ils pu passer à côté de la perception d’un peuple qui s’apprêtait à voter aussi massivement de cette façon ? 61 % de non constituent une victoire immense et sans appel. Elle explose la situation en retournant le piège du chantage contre ses auteurs. Que peuvent-ils faire à cette heure ? Tsipras a rassemblé tout son pays et enfoncé sa propre opposition interne qui dorénavant fait bloc au moins dans cette phase avec lui face à l’union européenne.

Mais avant de venir au moment présent, faisons le bilan et le résumé de la méthode du coup d’état qui a été tenté et qui a échoué. Premier temps a l’approche d’une échéance de remboursement, créer une crise de petite ampleur bien maitrisable mais dramatisée à l’extérieur. Là, la crise est déclenchée pour 1,5 milliards dus au FMI alors qu’il y a 19 milliards encore en réserve pour la Grèce à la banque centrale européenne ! A ce moment-là ils savent que les prochaines traites arrivent en juillet et qu’il faut en finir avant avec Tsipras. De cet instant date le durcissement de l’étranglement financier. Deuxième temps, après un premier niveau d’étranglement financier, le second vient par un resserrement brutal de l’accès à l’argent liquide pour créer la panique et les effets d’effondrements partiels qui impressionnent et terrorisent. Troisième temps une campagne de doute sur la détermination de l’adversaire pour ébranler ses soutiens. Quatrième temps jeter dans la balance toutes les émetteurs médiatiques pour disqualifier et inverser le sens du tableau. Je pense que dans un tel processus si nous ne nous laissons pas gagner par la peur nous pouvons trouver dans les méthodes de nos adversaires l’aliment essentiel de notre rebond. Le pays se sent en état de guerre et les élites semblent liées à l’ennemi, les médias sont vite vomis et ce qu’ils disent est transformé en indication du contraire de ce qu’il faut croire. Enfin nos adversaires n’ont pas de plan B. Dès que la situation leur échappe, à condition qu’ils s’en rendent compte à temps, ils ne savent plus que faire. A ce moment-là commence la discorde chez l’ennemi. Car si tous suivaient pour la victoire acquise d’avance, il en va tout autrement lorsque se dessine un désastre qui peut atteindre le système en profondeur. Dans ce moment, eux sont dans la position de défensive et nous à l’offensive. Et dans ce cas l’important est de creuser les divergences pour disperser l’énergie de l’adversaire. Les premiers propos de Hollande et de Junker montrent qu’on peut compter sur des débandades productives pour nous.

Pour nous, le peuple est la solution. Cette victoire éclatante ouvre donc une nouvelle page en Europe. Le choix est désormais entre l’austérité et la démocratie. Le peuple grec a choisi son camp. Et nous avec lui !

Les créanciers sont obligés à présent négocier pour trouver une solution qui ne les ruine pas. Ils doivent donc céder et peu importe la forme que prendra leur capitulation ! Il faut organiser la restructuration de la dette grecque. Commençons par décréter un moratoire pour discuter calmement des moyens techniques pour alléger le fardeau pour la Grèce. Mais le problème est plus global. La dette publique grecque n’est pas la seule dette illégitime et insoutenable en Europe. J’ai donc proposé que l’on organise une conférence européenne sur les dettes souveraines pour discuter du problème dans son ensemble et tenir compte des implications des décisions à prendre pour chaque pays sur ses voisins et l’équilibre financier en Europe. Evidemment, la France s’honorerait de prendre une telle initiative.

La balle est désormais dans les mains de l’Eurogroupe et de la Banque centrale européenne. La situation est la suivante : la Grèce ne veut pas sortir de la zone euro et aucun mécanisme n’existe dans les traités pour l’en exclure. Les discussions sur une éventuelle sortie de la zone euro sont donc de la propagande. Sauf à vouloir préparer les esprits à un coup de force supplémentaire, d’une ampleur inédite. La BCE peut techniquement éjecter de fait la Grèce de la zone euro. Il « suffit » pour cela de couper définitivement tout accès aux liquidités en euros aux banques grecques. Celles-ci s’écrouleront alors en quelques heures, obligeant le gouvernement grec à les nationaliser ou la banque de Grèce à leur fournir d’autres liquidités que des euros. Les conséquences sur le système bancaire et financier européen et mondial sont imprévisibles. Surtout, aucun traité ne prévoit ce droit pour la BCE ni pour personne dans l’Union européenne. L’euro est aussi la monnaie de la Grèce. Il lui appartient autant qu’aux autres. Le blocus monétaire déjà en vigueur est déjà une agression. L’éjection de la Grèce serait un acte de guerre. Une guerre dont les perdants principaux seraient le reste de l’Europe ! Sans oublier la commotion du capitalisme mondial que cela peut contenir. Je pense que le point n’est plus loin ou bien des gens vont se dire que mieux vaut changer de place madame Merkel que monsieur Tsipras !

Premier vote en Europe sur TAFTA

Mercredi 8 juillet, le Parlement européen se prononce sur le Grand Marché Transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique. Depuis que je combats ce projet et notamment depuis 2009 où je fus le seul candidat à mentionner son existence dans ma profession de foi européenne, tout a été rendu plus difficile à expliquer puisque le texte a changé plusieur fois de nom : les acronymes TAFTA ou TTIP après GMT ont bien embrouillé les pistes ! Le vote portera seulement sur un rapport d’initiative parlementaire. C’est-à-dire un texte sans aucune valeur juridique contraignante pour la Commission européenne ou le Conseil des chefs d’Etat. Il n’empêche, c’est un vote important. Un vote contre du Parlement européen serait une déflagration politique. Mais la droite et les sociaux-démocrates européens complotent ensemble pour que le texte soit adopté.

D’ailleurs, nous devions voter sur ce texte il y a un mois, le 10 juin. C’était sans compter les magouilles et l’autoritarisme de Martin Schulz, le président social-démocrate allemand du Parlement européen. La veille, le 9 juin, il a décidé tout seul que le vote serait reporté à plus tard, sans donner de nouvelle date. Pourquoi ? Officiellement en raison d’un trop grand nombre d’amendements empêchant un vote dans les conditions prévues initialement. Rires dans la salle, chacun se souvenant assez bien de ces séances où l’on vote en chaîne des dizaines d’amendements écrits et oraux a la cadence parfois d’un vote toutes les trois ou quatre secondes… Alors, le matin même, il a encore fait voter une motion repoussant aussi les débats ! Elle a été adoptée à 2 petites voix de majorité ! Ni voter ni débattre ! Du Schulz tout craché. Au Parlement européen comme en Grèce pour le « socialiste » Schulz, la démocratie est un encombrement. C’est que le malaise était bien plus profond. Si Schulz a reporté le vote, c’est qu’il craignait de le perdre !

En effet, le refus de ce projet grandit partout en Europe : ONG, syndicats, associations écologistes, défenseurs des libertés numériques… tous alertent sur le danger que représente ce projet d’accord de libre-échange et de libre-investissement entre les deux rives nord de l’Atlantique. Une question rend ce projet encore plus dangereux. C’est celle de la possibilité offerte aux firmes transnationales d’attaquer des décisions publiques devant des tribunaux privés d’arbitrage sur le modèle de celui qui a donné 400 millions d’euros à Bernard Tapie. C’est une remise en cause fondamentale de la souveraineté des États et de l’égalité devant la loi. Cette justice privée favorise aussi les copinages et les magouilles. Ces tribunaux d’arbitrage s’appellent en anglais ISDS – Investor-State-Dispute-Settlement : mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États. Derrière des formules tortueuses, les sociaux-démocrates européens se sont ralliés à ces tribunaux. Ils en contestent quelques modalités mais en acceptent le principe. C’est officiel depuis une réunion des dirigeants sociaux-démocrates européen à Madrid en février en présence de Manuel Valls. 

Le report du vote prévu le 10 juin dernier était une première victoire. Je ne suis pas peu fier d’avoir été le premier, et le seul, à avoir parlé de ce sujet dans la campagne européenne de 2009 et dans la campagne présidentielle de 2012. A l’époque, on m’accusait de faire de « l’anti-américanisme primaire ». Mme Le Pen, elle, est une opposante de pacotille à ce Grand Marché Transatlantique. Le 28 mai dernier, la commission du Parlement européen chargé du Commerce international examinait le texte et discutait de ce projet funeste. Mme Le Pen est membre de cette commission. Elle n’était pas là pour ce débat et ce vote ! Son suppléant Aymeric Chauprade non plus d’ailleurs ! Pour ma part, j’ai voté contre le 31 mars dans la commission des Affaires étrangères où je siège.

Depuis 2009, sous la pression citoyenne, les écologistes ont rejoint le camp du « non » à ce traité alors que Daniel Cohn-Bendit a soutenu les premières résolutions en sa faveur. Désormais, il y a même des sociaux-démocrates pour s’opposer au texte. Je me souviens pourtant comment Benoît Hamon avait adopté sa première version au début du processus à la fin des années quatre-vingt-dix ! Mais ce sont évidemment les tribunaux d’arbitrage qu’ils ont le plus de mal à avaler ! Le 10 juin, une large partie d’entre eux menaçaient de ne pas voter la résolution proposée. Or, comme tous les textes au Parlement européen, cette résolution ne peut mathématiquement être adoptée qu’avec un accord entre la droite et les sociaux-démocrates ou au moins une large partie d’entre eux. C’est la grande coalition à l’allemande qui dirige l’Europe. Sans ces voix, Martin Schulz risquait de voir le texte rejeté. Il a donc préféré déterrer un article du règlement pour bâillonner le Parlement européen.

Depuis le 10 juin, Martin Schulz a donc travaillé pour « retourner » une partie des membres du groupe social-démocrate en faveur de ce projet. Le tout en lien avec le rapporteur du texte, un autre social-démocrate allemand. Pour ma part, mon opposition à ce projet de grand marché est constante et totale. Je suis contre cette nouvelle déréglementation des échanges puisque je prône un protectionnisme solidaire. Je suis contre les droits spécifiques reconnus aux multinationales et aux « investisseurs ». Je suis contre le renforcement de l’arrimage de l’Europe aux États-Unis au moment où ceux-ci nous espionnent et nous engagent dans une guerre contre la Russie en Ukraine. Je vote donc contre ce projet. Je ne serai pas seul, croyez-moi bien. Et une fois de plus il sera très intéressant de regarder comment chacun vote, notamment dans la délégation des socialistes. Et parmi eux, il faut regarder de près le vote des députés PS français.


110 commentaires à “Il a la classe notre Tsipras, tra-la-la-la-lère !”

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  1. 1
    Quenette laurent dit:

    En Allemagne comme partout ailleurs, les socialistes ont disparu pour laisser la place a des sociaux démocrates à la botte du FMI. Je suis communiste de coeur et depuis les années 90 je dis que l'avenir n'est pas avec les socialistes mais bel et bien avec les hommes et femmes de gauche, la vraie gauche. Cette semaine a vu l'avènement de la force d'un peuple qui au bord de l'asphyxie s'est pris en main et montrer au monde entier que l'union fait la force....

  2. 2
    durluche dit:

    Et que dire de cette petite musique médiatique qui veut faire passer Syriza pour le FN grec et Tsipras pour un Le Pen grec ? Ca me donne des hauts le cœur!
    La notion fondamentale dans la démocratie: "Le peuple a le pouvoir". En Grèce, le pouvoir de l'argent est rentré dans un mur démocratique, un sursaut d'intelligence politique de masse. L'intuition démocratique est elle en progrès en France ? Déjà, les gens se disent que l'UMP ou le PS aux manettes, c'est pareil et qu'ils s'en foutent des gens. Pas mal commencent aussi à se dire que prendre des décisions aussi nulles que celles prisent par les dirigeants, c'est pas bien malin et qu'ils pourraient faire mieux. Enfin que ce serait mieux s'ils suivaient l'avis des gens. Le non respect du referendum de 2005 et les conséquences actuelles sont un point d'appuis.
    Vive la démocratie ! L'éco-socialisme suivra.

  3. 3
    monde indien dit:

    Enfin un pas qui nous éloigne de l'échange monnayé !

  4. 4
    Beaujean dit:

    On peut se demander si la sortie de la Grèce de la zone Euro n’a pas commencé depuis maintenant une semaine à l’instigation de la BCE et du poids de l’Allemagne au sein de la BCE. Comme Hollande est aussi lâche qu'un Sapin (voyant Varoufkis se faire virer scandaleusement et illégalement le 27 juin d'une séance de l'Eurogroupe), l'étranglement financier va se poursuivre jusqu'à l'exclusion de facto du pays. Les déclarations de Schulz, Juncker, Gabriel et Merkel sont assez éclairantes, il me semble. Et comme il est évident que Tsipras n'avalera pas les couleuvres de l'austérité. Un effet domino politique (et économique) se profile donc, plein de possibles faits de terribles difficultés comme de libertés nouvelles, dans les mois à venir. Un écroulement de cet ordre européen pour une véritable Union solidaire et sociale. On peut enfin rêver...

  5. 5
    C.Moulin dit:

    Pourquoi Tsipras ne s'empare-t-il pas des conclusions de la Commission d'audit de la dette grecque, mise sur pied par la Présidente de la Vouli ? La Commission démontrait le caractère illégal, illégitime, insoutenable et odieux de cette dette.

  6. 6
    PEYRET dit:

    La Grèce, berceau de la démocratie vient de donner une leçon à cette Europe de la finance, à ces technocrates et non-élus de Bruxelles et aux spéculateurs.
    Bravo et merci au peuple grec d'avoir eu le courage de nous montrer l'exemple !

  7. 7
    Nicks dit:

    Toute la thématique de ce billet porte sur la guerre d'une infime minorité, gorgée d'argent et de pouvoir, contre les velléités des citoyens de décider démocratiquement de leur avenir. Nous devons impérativement constituer un mouvement unifié de résistance pour, ne serait-ce qu'à l'échelle de notre pays, renverser la tendance. Pour réaliser ce rassemblement, nous ne pouvons plus nous permettre de nous éparpiller en vaines divisions sur des points sans doute légitimes, mais de détail, considérée la situation. C'est la souveraineté citoyenne qui doit être notre priorité. Alors nous trouverons la ressource militante pour arriver à convaincre.

  8. 8
    jean ai marre dit:

    Plusieurs réflexions s'entrechoquent. Varoufakis gagne les élections et démissionne, alors que Juncker est désavoué mais reste ! Ensuite Valls, qui parle différemment de Hollande, veut un rééchelonnement. L'un est inféodé à Merkel, et l'autre pense à 2017, et ne veut pas se couper des frondeurs du PS. En fait, ce ne sont pas les Etats qui vont agir sur la dette et le grexit mais les "institutions" (mot qui déplait à BH Lévy) que sont le FMI, l'Eurogroupe, la BCE. Ce sont eux qui, armés de la finance, vont décider. Saluons Tsipras qui est l'homme de l'Europe, c'est le seul qui tient tête aux commis du capital, qui est capable de dire NON aux traité Européens.
    Mais dans ce discours imbuvable des libéraux européens, aucune vérité n'est évoquée. On nous dit que les Français ne veulent pas payer pour les Grecs, mais pourquoi ne dit on pas que le France touche 400 millions d'€ d'intérêt ?
    Même Obama flippe, car si la Grèce est mise hors de l'Europe, est ce que Poutine ne va pas prêter l'argent ?

  9. 9
    Francis dit:

    Pablo Iglesias a raison de parler de caste car c'en est une stricto sensu. La caste du 1% et ses affidés grassement rémunérés. De grâce ne laissons pas Le Pen s'emparer de cette analyse pertinente pour une fois de plus abuser notre peuple sur ses intentions réelles. Ceux d'entre nous qui ont accès aux médias doivent marteler cette idée de caste ultra minoritaire qui accapare tous les pouvoirs. Nous mêmes dans les forums nous devons faire passer cette idée que nous sommes les 99% et que nous devons pas nous laisser contraindre par la caste.

  10. 10
    CEVENNES 30 dit:

    Bonjour à tous,
    la BCE n'a pas augmenté le niveau des crédits de l'ELA destinés aux banques grecques mais a augmenté la décote sur les collatéraux avec la cadence des retraits actuels les banques grecques seront à cours de liquidités sous huit à dix jours, l'épée de Damoclès est toujours au-dessus des banques grecques, un accord doit être trouvé très rapidement. Tsipras signera un nouveau mémorandum ou sera poussé vers la sortie.
    Dimanche soir sur les plateaux de télévision P. Laurent au côté du socialiste Weber demandait une autre Europe plus sociale, on croit rêver quand comprendra-t-il qu'il est dans la posture des "Frondeurs" qui essaient en vain de changer le parti de l'intérieur, le FdG ira au désastre électoral sur les pas du parti socialiste.
    Cordialement

  11. 11
    ETIENNE dit:

    Il y a comme cela des jours historiques. Vote contre le grand traité transatlantique, négociation sur le nucléaire iranien et devenir de la Grèce dans l'Europe.

  12. 12
    Camel dit:

    Et si c'était l'Allemagne qui quittait la zone euro ? Le Non au référendum a obtenu plus de 61% pour rejeter les propositions des institutions du 25 juin 2015. Le ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel a jugées «difficilement imaginables» de nouvelles négociations avec Athènes dans ces circonstances. Sigmar Gabriel a considéré que le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait «coupé les derniers ponts» entre son pays et l'Europe, dans un entretien au quotidien Tagesspiegel à paraître lundi. Vu la virulence des propos du ministre allemand de l’économie Sigmar Gabriel et la fermeté qui s'en suivra de la part du ministre des finances Wolfgang Schäuble et de la Chancellière Angela Merkel, la question est posée de la sortie programmée par l'Exécutif de l'Allemagne de la Zone Euro voir de l'Union Européenne car il parait très peu probable que le Gouvernement Allemand fasse des concessions significatives au Gouvernement Grec, restructuration globale de la dette et mise en oeuvre de la politique de progrès social ?

  13. 13
    Mohamed dit:

    Il est temps que la consolidation du peuple français se concrétise. C'est grâce à la solidarité assumée par chaque collectif ou classe que ce peuple peut émerger et se rendre efficace. Chaque collectif dans sa propre identité et chaque individu dans ses propres convictions doivent (c'est un devoir citoyen) trouver les ponts qui font solidarité pour être en mesure de "renverser la table en 2017".

  14. 14
    fernand dit:

    Quoique de tout coeur avec les grecs et Syriza, pourquoi Tsipras ne décrète-t'il pas que l’église et les armateurs devront dorénavant payer l’impôt ? Il est vrai qu'il faudrait amender la constitution. Et n'oublions pas non plus que Syriza est une coalition, et que dans cette coalition, il y a effectivement quelques membres de l'extreme droite. S'il demande cela, c'est la coalition qui éclate, l'extreme droite votant contre. Donc, c'est vrai, pas facile. Il a l'air assez bon et j'ai cru comprendre qu'il était, économiquement assez bien conseillé. Inch'allah et de toute façon, bravo !
    Autre source de satisfaction, 75% des Francais seraient contre la poursuite des politiques austéritaires. Tremblez socialos, tremblez libéraux, la défaite vous pend au nez, que vous avez d'ailleurs sans flair !

  15. 15
    Louis31 dit:

    @Fernand
    Il ne faut pas propager les mensonges des médiacrates. Ou avez-vous vu « que dans cette coalition, il y a effectivement qq membres de l'extrême droite.. » ?
    Avant de diffuser de telles infos, il faut se renseigner.

  16. 16
    denis alexis dit:

    Il est clair que les TAFTA, CETA, TISA doivent être rejetés en bloc.
    Nous faisons des réunions régulièrement sur La Rochelle, nous mêmes (collectif stop tafta) et avec l'aide de Frédéric Viale, Susan George. Pour info, ce serait bien de signaler qu'Emmanuel Maurel, député PS, vote contre le TAFTA. Sur notre circonscription, Suzanne Tallard, députée nationale PS "frondeuse" nous soutient de manière active.

  17. 17
    Michel dit:

    Le ministre de l'économie qui vient de démissionner a dit hier dimanche que les imprimantes des anciens billets de banque grecs avaient été jetées. J'espère qu'il s'agissait d'une boutade pour dire que leur désir était de rester dans l'euro. M. Tsipras dans ses discours et son attitude fait tout pour ne pas froisser les importants de Bruxelles en espérant là aussi qu'il n'est pas dupe de l'intention des libéraux et qu'il a donné déjà l'ordre de nettoyer les imprimantes. Car, tout concours a précipiter la Grèce hors de l'Europe, il en va de l'avenir de leur Europe ! Ils veulent faire un exemple, car frappent à la porte les autres pays qui ont besoin d'une restructuration de leur dette : Espagne, Portugal, Irlande et pourquoi pas Italie, France plus tard. Il faut casser, dans ces pays, toutes tentatives, même de toutes velléités de vouloir une autre politique, sinon Exit.
    Alors M. Tsipras préparer les imprimantes, faites chauffer l'encre, vous allez en avoir besoin, car l'Allemagne nous fait la guerre autrement.

  18. 18
    Vincent dit:

    La démocratie, la vraie, emm**** les puissants dans leur recherche de plus de puissance encore. Ils bafouent nos libertés, ils piétinent l'égalité, et nous divisent pour mettre à mal la fraternité dans le seul but de cumuler fortune et pouvoir aux dépends du plus grand nombre et de notre environnement. Ils n'ont que faire des conséquences à plus ou moins brève échéance ("après nous le déluge"). Soit le luxe dans lequel ils vivent les rend aveugles, soient ce sont de véritables psychopathes, quoi qu'il en soit, ce sont des parasites, et le propre du parasite c'est de finir par tuer son hôte !

  19. 19
    Moulin dit:

    Pourquoi Tsipras ne s'empare-t-il pas des conclusions imparables de la Commission d'audit sur la dette grecque mise sur pied par la Présidente de la Vouli ? La dette est en très grande partie illégale, illégitime, insoutenable et odieuse.

  20. 20
    Kontarkosz dit:

    Nous avons bien compris qu'au delà du peuple grec et de ses dirigeants, il s'agit pour l'oligarchie européenne d'adresser un message implacable pour ceux qui auraient aujourd'hui ou à l'avenir des velléités de remettre en cause l'euro et son fonctionnement, la BCE, les créanciers, le FMI,la suprématie allemande sur les affaires européennes, etc. Vous avez tout à fait raison Mr Mélenchon quand vous affirmez qu'il s'agit là d'un processus mené à la trique et qu'en dehors de celui-ci point de salut, et gare à ceux voudraient s'en émanciper.

  21. 21
    melle delavalliere dit:

    La France va quand même perdre 40 milliards dans cette histoire, la Grèce devrait prendre exemple sur l'Argentine qui a envoyer balader ses créanciers et elle est arrivé à s'en sortir quand même !

  22. 22
    Normandie-Niemen dit:

    Il est crouistillant de voir que le Bild réclame une "Chancelière de fer", mais que le Spiegel (appartenant au groupe Bertelsmann, pas franchement une officine bolchevique) titre son édition hebdomadaire "Die Trümmerfrau". Un jeu de mots renvoyant, d'une part, à l'Allemande qui, ayant participé au déblaiement des ruines de l'Allemagne d'après-guerre, a contribué à son redressement, et, d'autre part, à cette femme qui, dirigeant l'Allemagne d'aujourd'hui, sème ruines et désolation, avec son co-religionnaire Schäuble.

  23. 23
    Marwen dit:

    Le plus glaçant dans cette affaire c'est la réaction du SPD, Sigmar Gabriel en tête, qui est limite plus sévère avec les Grecs que ne l'est Merkel.

  24. 24
    Kontarkosz dit:

    Je pense qu'il faut organiser un référendum en France pour savoir si il faut étouffer les Grecs à coup de talon ou lui asséner un coup de gourdin et qu'on en parle plus.
    D'autre part je m'étonne que certains à droite et chez les socialos libéraux poussent des cris d'orfraie quand il s'agit de la dette grecque, alors que Hollande et consorts balancent 40 milliards d'euros aux grands groupes français au titre du pacte de responsabilité et cela sans contrôle et sans contre- partie.

  25. 25
    François003 dit:

    Si j'étais grec, j'aurais voté non. Non à la poursuite de l'austérité évidemment. Mais je ne suis pas grec et j'appartiens à un pays que ses dirigeants politiques ont mis depuis quelques décennies en grande difficulté, par leur volonté de faire primer leur dogmatisme idéologique sur les réalités économiques, le plus bel exemple en étant la création de l'euro alors que les conditions de viabilité d'une monnaie unique n'étaient pas réunies et ne le sont toujours pas comme l'illustre brillamment la situation grecque. Comme le disait un journal grec avant le référendum, il n'y aura pas d'issue heureuse à la crise actuelle. Il faut tout de même rappeler que, pour prêter à la Grèce, les pays de la zone euro, dont la France, ont dû emprunter les dizaines de milliards correspondants sur les marchés financiers et qu'ils doivent rembourser ces emprunts, alors que leurs finances sont déjà exsangues.

  26. 26
    Philhellène dit:

    Je connais très bien la Grèce pour y avoir passé mes vacances pendant une trentaine d'années avec un mari né en France mais d'origine grecque. J'ai pu apprécier ce peuple chaleureux, discuter avec la famille sur place, tout en désapprouvant leur économie souterraine, un jeu national du fait que "les politiques de tous bords sont tous pourris et corrompus" (sic). On me disait même "la Grèce est pauvre (pas de ressources fiscales bien sûr) mais les Grecs sont riches" (ils avaient un bon niveau de vie et savaient profiter de la vie). Mais tout ceci c'était avant l'entrée dans la zone Euro. J'aime trop ce peuple pour lui jeter la pierre, et je suis très peinée de voir leur souffrance actuelle. Je prends régulièrement des nouvelles de la famille, deux jours avant le référendum encore. Ils sont au bord de la dépression. J'espère de tout coeur qu'une solution sera trouvée. Je suis écoeurée de lire les commentaires dans la presse allemande. Non, je ne veux pas d'une Europe dominée par l'Allemagne, dont les citoyens sont eux-mêmes manipulés par leurs dirigeants.

  27. 27
    SouverainetéPopulaire dit:

    Monsieur Mélenchon, vous savez très bien que l'union européenne actuelle est irréformable, elle a été construite pour supprimer la souveraineté monétaire des états, et maintenant que c'est fait, elle impose une austérité inhumaine à tout les peuples d'europe, au profit des oligarques à la tête des grandes entreprises. Ne laissez pas le FN monopoliser le thème de la sortie de l'euro (je n'ai pas d'illusion concernant ce parti, il le fait par pure démagogie). Sinon la gauche française (la vraie) finira dépassée par les événements, avec un FN qui aura su tirer parti de la situation à son avantage.

  28. 28
    step dit:

    Pour ceux qui sont surpris de l'attitude des "socialistes" (allemand ou français) et leur intransigeance. Tsipras démontre l'étendue de leur trahison. Ce qui est inacceptable. Syriza n'est pas un parti d’extrême gauche, et n'aurai pas fait tâche dans le socialisme des années 60/70. C'est dire la dérive des autres partis.
    Maintenant l’Allemagne va expulser de son strapontin la Grèce, en violation de tous les traités (par asphyxie des arrivages d'euros par la BCE). Démontrant par là que la conséquence d'une politique de gauche en Europe c'est "dégage !" Vas t'on enfin assister au coming out des partis de gauche pour une sortie de l'euro ? La nature politiquement totalitaire de l'Europe et structurellement et irrémédiablement néolibérale de la monnaie apparait désormais au grand jour. Va-t'il y avoir enfin une réaction de la gauche ou va-t'on encore laisser au FN cette vérité histoire qu'il fasse 10 points de plus ?

  29. 29
    Georges ROULLIER dit:

    La réponse de Merkel et Hollande par l'intermédiaire des ministres de l'UE à ce magnifique résultat de référendum par "OXI" ultra majoritaire, vous êtes encore dans l'Europe, pour vous nous allons organiser la solidarité, des médicaments et un peu de billets. D'autres arguments transpirent, ce gouvernement grec ne sait pas gérer son pays, nous le peuple allemand savons, et nombre d'arguments qui frôlent l'insulte. Au cas ou Merkel et Hollande proposeraient à Tsipras une sorte de protectorat, le temps des colonies est révolu. Podemos.

  30. 30
    tagore dit:

    Et si, au delà de cette histoire de dette, tous ces vautours qui sont derrière nos marionnettes de dirigeants européens, tout ne tournait pas, en l'affaire, autour du fait qu'il a été découvert ces dernières années que la Grèce, décrite comme un pays sans ressources sérieuses, possède en fait des gisements colossaux de gaz et de pétrole qui font d'elle, potentiellement, le plus grand producteur européen. La rendre moribonde pour pouvoir la piller sans vergogne, n'est-ce pas la stratégie souterraine ? Étonnant que nos "chers médias indépendants" et nos "spécialistes" de l'économie n'aient pas relevé ce détail.

  31. 31
    Laurent dit:

    Vous avez entendu Sarkozy au sujet de la Grèce ? Incroyable, du vrai sang Turc, l'ennemi juré de la Grèce depuis toujours, lui l'ami des féodalités du Quatar, de l'oligarchie mondiale mais l'ennemi des peuples, de la démocratie et de la République. Lui qui ose se baptiser républicain ! Alors qu'il ne ressent même pas ce que cela implique.
    L'Allemagne à toujours voulu dominer tout le monde, par les armes d'abord, "remise en place" 2 fois, elle domine maintenant par l'économie et la finance et ça n'est pas fini car sa mégalomanie est maladive, à nous de monter la garde et de la mettre à sa place courtoisement, car elle n'est qu'un des pions de l'échiquier en Europe, non la dirigeante, au point de vouloir mettre mât les autre pions.

  32. 32
    JeanLouis dit:

    @ 14 fernand
    Non Tsipras n'est pas allié avec l'extrême droite, le FN du coin c'est Aube Dorée. Et c'est avec un parti souverainiste du type Dupont Aignan que Tsipras a été contraint de s'allier pour gouverner car les communistes grecs ont tout refusé !

    @ 21 melle delavalliere
    Peut-être mais peut-être pas si on est intelligent, et combien pour sauver les banques en 2008, combien au moment de la réunification de l'Allemagne, combien en effaçant la dette de guerre de l'Allemagne, combien pour l'Ukraine, combien, combien... Arrêtez avec l'arithmétique. Pensez aux êtres humains, faites de la politique ! Et s'il faut in fine payer 700e pour les Grecs sur je ne sais combien d'années est ce un drame ?

  33. 33
    fred dit:

    Après des millénaires les Grecs nous redonnent une leçon de démocratie.
    Quel bonheur d'observer que pour une fois la volonté des gens dame le pion aux manipulations en tous genres, à la propagande et à la coercition.

  34. 34
    Floréale SAVARRE dit:

    Il semble que les eurocrates choisissent ouvertement le coup d'état financier ce lundi contre la Grèce après avoir saccagé et pillé le pays depuis 2010. Une seule question, que pouvons nous faire, maintenant, depuis Paris, comme militants, pour soutenir le peuple grec ? Nous sommes tous grecs.

  35. 35
    Denis F dit:

    Merci Jean-Luc pour ton engagement et ta pugnacité, mais quel dommage d'avoir perdu 3 ans !… Il ne fallait pas aller à Hénin, ce fut l'erreur fatale, nous t'avons perdu à l'Assemblée nationale où tu aurais pu mieux combattre la vermine oligarchique, ce n'est pourtant pas faute de l'avoir écrit et publié en son temps, hélas, mais qui ne commet jamais d'erreur ?

  36. 36
    gelmad dit:

    Sans être un spécialiste, il me semble que la meilleure proposition que j’ai entendue jusque là est celle de Th. Piketty et qui semble devoir régler, au moins pour un temps assez long, le problème de la dette non pas en Grèce mais dans l’ensemble de la zone Euro. Il propose, en gros et en résumé, de mettre dans un mécanisme spécial l’ensemble de la dette de la zone euro au dessus de 60% du PIB. Il explique très bien tout cela dans une interview en vidéo qu’il a donnée au Monde le 2 Juillet dernier et que vous trouverez facilement sans que je ne mette le lien (durée 25 mn). Bien entendu, les banques qui prêtent aux états (après avoir emprunté pour rien à la BCE) vont y perdre quelques intérêts et c'est peut-être pour cela que l'interview en question n'a pas eu l'impact médiatique qu'elle mérite. Après, et cela a été difficile pour moi, mais bon j’ai fait l’effort, de supporter l’interviewer !

  37. 37
    Mat dit:

    Bonjour à tous,
    Quelle victoire ? Sans mandat pour introduire une monnaie parallèle, le gouvernement Grec va tomber. La BCE vient de resserrer les vis en réduisant encore la valeur des collatéraux de prêts proposés par les banques Grecques. A votre avis, combien de temps la détermination d'un peuple peut survivre au contrôle des capitaux ? C'est une véritable arme de guerre, quand elle est bien utilisée. Bien sûr, nous devons tout faire pour soutenir le peuple grec (pétitions, manifestations), mais il y a peu de chances...

  38. 38
    Mat dit:

    Quelle victoire? La BCE vient de resserrer encore plus la vis en diminuant encore la valeur des collatéraux de prêt offerts par les banques Grecques. A votre avis, combien de temps le gouvernement Grec peut-il survivre au contrôle des capitaux de plus en plus serré? C'est une véritable arme de guerre! Syriza cédera la place pour abréger les souffrances de son peuple. Bien sûr, nous devons tout faire (pétitions, manifestations) pour soutenir le peuple Grec, mais il y a peu d'espoir.

  39. 39
    Jean-Paul B. dit:

    Bonsoir,
    pour compléter les propos sur la Grèce de Jean-Luc Mélenchon, je vous propose de lire l'article de Romaric Godin publié ce jour dans La Tribune.

  40. 40
    cassis38 dit:

    L'Union européenne est manipulatrice, autoritaire, antidémocratique et guerrière. Qu'est-ce d'autre que le fascisme ? Que comptez-vous faire de la constitution de la 6° république, au sein de l'UE et dans le TAFTA, si ce n'est, comme les autres constitutions, des leurres de papier pour attraper les carpes. C'est à notre génération de quitter l'UE, si nous laissons cette charge à nos enfants, ils les appelleront terroristes et ils leur enverront les troupes, les blindés et les avions de l'OTAN. Si vous ne dites pas haut et clair que nous allons quitter l'UE, nos seulement vous n'êtes pas crédibles mais aussi vous êtes complices. Il faut quitter l'UE parce que nous ne pouvons pas quitter l'Europe (même en ramant très fort !).

  41. 41
    educpop dit:

    Dire dans les médias que Le Pen est le Tsipras français risque de faire chavirer la barque. Si le peuple français choisit l'action plutôt que la résignation il pourrait bien s'aligner la dessus. Rien n'indique vraiment la suite des évènements, il faut se préparer à des engagements plus compliqués que de suivre simplement l'exemple grec. Les représentants du peuple sont les travailleurs qui font des doubles journées au travail et dans leurs engagements associatifs, très majoritairement ils ne sont pas interressés par notre attitude générale. Ils attendent une position simplificatrice à suivre, pourvu qu'elle leur donne à penser que la France va se dresser contre les abus de toutes sortes. Il y a un amalgame entre les crimes du capitalisme financier et ceux de supposés ennemis de l'intérieur. Celui qui dira en avant marche à la foule sera celui qui lui montrera un adversaire familier, pas une hydre lointaine.

  42. 42
    Jacques dit:

    Le coup d'état financier contre Syriza a été mis en échec par le référendum, très bien, mais le blocage continue. Rester dans l'euro ne serait qu'un replâtrage, même avec une restructuration de la dette, dont les créanciers ne veulent pas. Quand une économie est endettée à cause d'un manque de compétitivité, la dévaluation est indispensable. Or l'euro est un système de change fixe. La dissolution de la zone euro est nécessaire à toute relance.

  43. 43
    maximilien R dit:

    Les dirigeants européens pensaient tomber sur un tout mou comme Hollande qu'ils allaient pouvoir embarquer avec eux la main sur l'épaule mais avec Tsipras ils sont tombés sur un os. C'est pour cela qu'ils écument de rage.

  44. 44
    Mohamed dit:

    @ 34 Floréale
    Pour soutenir les grecs, il faut partir chez eux en touriste ! A mon avis la meileure manière de les soutenir est de militer au quotidien pour les droits des êtres humains près de chez vous. Il ne s'agit pas de sauver le monde. Il s'agit juste d'apporter du soutien aux personnes qui ont besoin de vous.

  45. 45
    esternome dit:

    La crise grecque est tout la fois une illustration écoeurante de la fracture nord-sud, philosophique et économique, et une dernière alarme qui sonne pour l'Europe. Quel avenir offre-t-elle à sa jeunesse ? L'Allemagne avide de ces jeunes cerveaux, de ces muscles qui lui font si cruellement défaut n'a-t-elle pas tout intérêt au chômage inouï qui atteint les 16-30 ans dans le sud de l'Europe ? Sans cette main d'oeuvre formée, enthousiaste, où en serait-elle aujourd'hui, où en sera-telle demain ? Cynique ? Pas plus, et plutôt moins sans doute que le contenu des cours délivrés à Harvard, HEC, ou à la London School of Economics. Dans les années 50 des millions de jeunes Grecs, Italiens et autres sont allés reconstruire l'Allemagne. Aujourd'hui, ils lui servent d'étais pour ne pas s'écrouler. C'est sans doute l'enjeu majeur de la crise que nous traversons, et dont personne ne parle, pas même vous Jean-Luc.
    PS: l'analogie avec la légende du Minotaure et de Thésée, pour ceux qui la connaissent, n'est pas sans saveurs, même s'il en est de plus douces.

  46. 46
    Titoune dit:

    Elle est magnifique cette victoire du Non oxi, enfin des émissions sur l'économie enfin des réactions contre l'austérité et puis bien sur les monstruosités, Le Pen Mélenchon ben voyons rien ne les étouffe ! Ce que je retiens c'est que plus rien ne sera comme avant une brèche s'est ouverte à nous de faire tout ce qu'il faut pour prendre la main. Bravo au peuple grec sa détermination son courage auront raison de tous ces pignouffes pantins marionnettes de la finance. Enfin il se dit que cette politique austérité apporte le fascisme, oui il est phénoménal Alexis, merci de porter haut les valeurs de notre gauche, euh je n'ai pas tout compris sur les prochaine présidentielles mais si Pierre Laurent se présente c'est la cata assurée, rien ne pourra se faire sans toi qui aime la France comme elle le mérite.

  47. 47
    Thomas Giry dit:

    Un appel de 43 parlementaires français reprend, tout comme l'a déjà fait Eva Joly, l'idée d'une conférence européenne sur les dettes souveraines. A lire ici. Ca a mis de temps, mais enfin, grâce à notre-Tsipras-qui-a-vraiment-la-classe, les lignes bougent !

  48. 48
    mathias95 dit:

    Ils écument de rage. le PS est encore à la rue et Hollande totalement déconfit, lui qui avait parié avec ses ectoplasmes à une victoire du oui ! Ce qui les inquiète, c'est que plus de 60% des gens se réjouissent de la victoire de Tsipras. Aujourd'hui, c'est prouvé, une autre voie existe. Les sondeurs et les nouveaux chiens de gardes pourront toujours essayer de formater l'opinion, le peuple a compris et s'est retrouvé en s'identifiant au peuple grec ! Le Front de gauche est assez grand, majeur pour avancer et il doit cesser d'attendre des kryptos socialistes déguisés en vert, qui ne sont là que pour semer le trouble, et pratiquer une division le moment venu, assez grand pour se passer de certains de ses alliés qui complotent dans son dos pour sauver quelques meubles. Ceux qui souhaitent participer au naufrage du PS à venir, libres à eux. Assez de temps perdu avec les gens là qui ne supportent que leur leadership soit entamé. Faut appeler un chat un chat ! Oui JL doit se positionner dors et déjà comme un recours potentiel en en adoptant la posture.

  49. 49
    jeannine dit:

    Après toute la clique des "sachants" tout sur la Grèce, voila que nos chaines d'information a court d'arguments vont gratter dans la naphtaline pour nous mettre en garde en recevant, doctement, un ancien président de la République et ceci pour venir donner son appui a l'Allemagne (bon sang mais c'est bien sur !) en affirmant froidement que la Grèce doit nous quitter pour se débrouiller toute seule (tiens fallait y penser) et revenir plus tard si elle le souhaitait. Et voilà ! C'est pas intéressant ce raisonnement ? Non mais franchement il y a un temps pour tout dans la vie, même pour la retraite. Et certains média a l'éthique de leur métier.

  50. 50
    Jacques dit:

    Dites, si le problème de l'homogénéisation de l'Europe est posé, et si les intérêts de chaque pays sont tellement divergents, ne serait il pas temps d'exclure celui ou ceux qui oeuvre(nt) à contre-courant de la majorité des autres ? Et de demander, donc, l'exclusion et la sortie de… l'Allemagne. Je serais personnellement pour le Deutchexit !

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