12juin 13

Le gouvernement grec ferme l’entreprise publique de télévision. C’est-à-dire une chaîne internationale, 19 chaînes régionales, six radios, un magazine de programmes de télévision, un site internet et la totalité des archives nationales audiovisuelles. Trois mille personnes sont débarquées. Même la dictature des colonels n’avait pas osé. Pourtant cette décision monstrueuse est parfaitement logique. Elle est même sage du point de vue qui guide l’action du gouvernement qui a déjà accepté la dictature de la troïka. (Attention : je suggère au journal « Libération » de recopier les phrases qui suivent pour les citer hors contexte et titrer « Mélenchon trouve sage la fermeture de la télévision grecque »). A quoi sert une télé publique quand il y a déjà des chaînes privées qui ne coûtent rien à l’Etat ? (un tweet pour Aphatie : « Selon Mélenchon la télé publique coûte trop cher ! ») Il est logique que le raisonnement du moindre coût, en tout et pour tous les sujets, conduise à cette décision. Il n’y a aucune limite à l’extension du domaine d’application de ce raisonnement. Pour les libéraux, tout ce qui est public est illégitime. Tout ! On entend dire parfois que les libéraux voudraient réduire l’Etat à ses fonctions régaliennes. C’est faux. L’armée et la police par exemple sont d’ores et déjà en voie de privatisation comme le montre la prolifération des officines de sécurité dans tous nos pays et celle des compagnies de mercenaires déjà à l’œuvre en Irak et en Afghanistan. Tout, absolument tout, sera donc privatisé soit par mise en vente des secteurs publics soit par leur disparition pure et simple. Bien sûr nous allons dire haut et fort notre indignation et réciter les diverses mantras d’usage sur de tels sujets. Mais il ne se passera strictement rien. (« Le Monde : « Mélenchon pense qu’il est inutile d’agir contre la fermeture de la télé grecque ») L’Union européenne et les eurobéats nous ferons dévaler la pente libérale jusqu’au bout. flyerA5.inddLe Parlement européen, avait bondi pour condamner le changement d’une attribution de fréquence au Vénézuéla ! Cette fois-ci la Commission s’est contentée de « prendre note » de la décision du gouvernement grec en rappelant que c’est une décision souveraine. Le comble de l’hypocrisie. Bien évidemment dans la mesure où il s’agit cette fois-ci de médias on doit s’attendre à l’expression de beaucoup d’émotion. De belles tartines de bons sentiments seront beurrées en public. Mais il s’agit tout de même d’un gouvernement d’union nationale en Grèce. Imagine-t-on que les socialistes et la droite vont se tirer dessus eux-mêmes ? Quelqu’un a-t-il l’intention de leur poser à Paris une question gênante ? Allons donc ! Je conseille donc de ne pas se laisser manipuler. Inutile de courir devant. Voyons ce que vont déclarer et faire les sociétés de rédacteurs et autres comités de vaches sacrées dans les différentes rédactions « prestigieuses » du pays. Voyons comment elles expliquent que le libéralisme s’applique à tous sauf à elles ! Pourquoi prendre seuls à notre charge de défendre la main qui nous frappe ? La vérité est que la disparition de ces outils de propagande officialistes n’a aucune espèce de conséquences concrètes pour nous. Que rabâchaient du matin au soir les « journalistes » éthiques et indépendants de ces organes de presse ? Qu’il n’y avait « pas d’autre politique possible ». Ils sont servis ! Les défendre est une posture médiatiquement profitable. Mais elle ne saurait être aveuglée.

La liberté qu’il s’agit de défendre c’est celle d’une caste en accord avec le système, qui l’a bien défendu et qui renvoie systématiquement dos à dos victimes et bourreaux. Il s’agit d’un milieu qui permet sans broncher une surexploitation des précaires et intermittents absolument éhontée. On ne saurait défendre la liberté de la presse et le droit à l’information en donnant l’impression d’avaliser les privilèges moraux et matériels d’une caste. Je ne défendrai pas la télévision publique grecque sans rappeler ce que doit être un vrai service public de l’information. On ne défendra pas le service public de l’information sans parler des conditions de sa démocratisation. On ne défendra pas la télévision grecque sans exiger que soit dénoncée la politique qui conduit à cette monstruosité et notamment celle qui frappe tous les jours les pauvres gens. On ne défendra pas les journalistes sans rappeler que les métallos, les cheminots, les hospitaliers, les enseignants, qu’ils méprisent et ridiculisent le reste du temps, dont ils ont dénoncé sans relâche les « privilèges »et contre qui ils ont soutenu avec zèle toutes les mesures qui les frappaient sont eux aussi dignes de respect. Bref notre indignation contre une mesure insupportable ne doit pas fonctionner comme un blanc-seing et une amnésie. Au contraire il faut que l’exécution de la télé publique grecque fasse réfléchir les personnels des médias. Il faut qu’une prise de conscience s’opère dans leurs rangs. Il faut qu’elle aille au-delà du cercle des précaires et des techniciens déjà majoritairement conscients et politiquement convaincus, jusqu’aux bureaux où trônent les bons statuts professionnels. C’est là qu’il est temps d’ouvrir les yeux. C’est là qu’il s’agit de comprendre de quel monstre est en train d’accoucher la hiérarchie des normes à laquelle tous ces gens ont cru et qu’ils défendent chaque jour. A eux de comprendre que la liberté de penser et de s’exprimer n’est pas menacée par les « rouges » mais par ceux qu’ils ont adulé et par les normes qu’ils ont encouragées. Vous verrez : il ne se passera rien. Rien. La sphère médiatique est la deuxième peau du système, pas son antidote.

Après le meurtre, à quand la dissolution ?

Cette semaine j’avoue que j’ai broyé du noir. Le meurtre de Clément Méric m’a sonné. Pas seulement politiquement quoi que ce soit là un grand malaise pour moi. Mais dans une dimension purement humaine. Pourquoi ce visage si jeune m’obsède-t-il ? J’ai beaucoup pensé à ce jeune homme dont je découvrais au fil des heures des aspects de la personnalité qui le rendait touchant de pure et brûlante sincérité. Et la dimension criminelle du geste qui l’a tué m’a saisi d’effroi. Clément  Méric est mort quasi sur le coup parce que l’arête de son nez est entrée dans son crâne. La perforation l’a plongé immédiatement en coma phase 4. Celui qui l’a frappé à cet endroit avait nécessairement conscience de ce qu’il faisait. En effet, les amis sportifs qui connaissent quelque chose aux questions de combat m’apprennent qu’on ne peut parvenir à ce résultat à poing nu, sauf à se détruire le poing. Raison pour laquelle personne ne frappe jamais cet endroit du visage en boxe ou combat. Si donc celui qui a frappé l’a fait c’est qu’il savait son poing protégé du choc. Et donc qu’il savait la violence du coup qu’il donnait. Le procureur avait incriminé un « homicide volontaire ». Le juge d’instruction a requalifié à la baisse. J’en suis pantois. Pendant que je mâchais ces cendres, me parvenaient par intervalle les échos de la sphère médiatique. Dans une absolue irresponsabilité et paresse intellectuelle, elle  renvoyait dos à dos les protagonistes du drame. D’aucun n’hésitèrent même pas à en faire quasiment une querelle de clients venus à des soldes de chiffon. Au fil des heures on a vu aussi se construire une barrière de protection médiatique autour des Le Pen pour empêcher que le lien soit fait entre les groupuscules de cette mouvance et leur vaisseau amiral : le parti de Marine Le Pen. Mon ami Alexis Corbière a publié une note qui est une véritable bombe par le nombre des renseignements qu’elle contient ! Comment comprendre que des nuées de photographes et de journalistes ont fait les beaux dans le bistrot d’Ayoub sans voir l’effroyable tableau qui se trouve derrière lui. Cette cécité est-elle le résultat d’une commande, ou seulement un effet du panurgisme médiatique, ou un effet d’auto-aveuglement ? J’en parle.

La dissolution des groupes violents comme mesure durable

Dans les suites étranges de cette séquence politique j’ai noté aussi le barrage construit contre la dissolution des groupuscules d’extrême-droite. J’ai capté qu’on consultait ici et là sur les plateaux des « experts ». On se gardait bien d’indiquer depuis quel balcon chacun parlait. Pour l’un d’entre eux au moins je savais cependant qu’il appartenait à une fondation de droite. Je connais l’argumentaire. C’est le même depuis quinze ans. Ces soi-disant experts concourent à l’expulsion des politiques, réputés « partisans », au profit de prétendu techniciens supposés impartiaux. Dans le cas qui nous occupe c’est spécialement choquant. L’expérience historique et militante est une expertise autrement plus informée que le point de vue prétendument « technique ». Le journal « Libération » aurait gagné à demander l’avis des partisans de la dissolution plutôt que de nous infliger ses deux pages prétentieuses de leçons « d’experts » pour servir la soupe très suspecte du refus de dissoudre ! Juste histoire de respecter un minimum d’équanimité entre deux séances de confusion organisée. Comment oublier que cet inepte journal pourtant issu du maoïsme militant a été capable de publier dans le même numéro un éditorial dénonçant la violence des bandes organisées et l’ambiance tendue dans la manifestation contre le mariage pour tous, et, quelque pages plus loin, un reportage valorisant « l’ambiance bon enfant » et paisible qui y régnait.

Au demeurant ici le raisonnement des adversaires de la dissolution est démenti par l’expérience historique. C’est en dissolvant les ligues fascistes que la France parvint à désorganiser la force qui partout ailleurs en Europe avait fini par prendre le pouvoir. L’exception française, celle du Front populaire au milieu d’une Europe brune, n’a pas d’autre origine. La dissolution des ligues était le point un du programme du Front Populaire. S’en souvient-on ?

Dissoudre, paraît-il, n’empêche pas la reconstitution des groupes. « Au contraire » prétendent même certaines bonnes âmes. Cet argument méconnaît un point décisif. Les groupes ne se reconstituent que si on les laisse faire. La « tentative de reconstitution de ligues dissoutes » est également répréhensible. Elle est punie. Par conséquent l’argument selon lequel la dissolution n’empêche pas les groupes de ses reconstituer ne vaut qu’en raison de la faiblesse et la pusillanimité de ceux qui dissolvent. Une fois le groupe dissout, ses membres doivent être surveillé et leurs tentatives de reconstitution peuvent être poursuivies. Ainsi la dissolution peut-elle produire tous ses effets. Le principal de ces effets est la désorganisation, la confiscation des moyens matériels et la dissuasion d’appartenir à un groupe sous surveillance. Cela revient à se demander d’où viennent et comment se propagent les pratiques et les idées. Elles ne tombent pas du ciel. Il leur faut un terreau, certes, mais pas seulement. Il y faut surtout un agent opérateur qui en tire parti et l’ensemence. Cela est vrai à droite comme à gauche. C’est une organisation qui est capable de se donner un mode opératoire, une stratégie et une tactique pour élargir sans cesse son audience ou l’impact de son action. Dissoudre brise le tout. Dissoudre ouvre un espace de récupération et donc de dilution. Pourquoi croyez-vous que madame Le Pen se prononce pour la dissolution de ce groupe sinon parce qu’elle se prépare à en accueillir les membres et davantage encore les sympathisants.

Face à des groupes de cette nature c’est la détermination qui compte. La protection médiatique accordée depuis le meurtre a été un encouragement pour cette mouvance qui s’est sentie reconnue et validée par l’impunité qui lui a semblé acquise. Loin de baisser le nez, dans la honte du meurtre et la crainte du châtiment, ils se sont enhardis. Dès le lendemain des violents attaquaient une femme voilée dans l’Oise. La queue de cortège à Rouen était aussi prise à partie. En fait une semaine après le meurtre de Clément Méric, les menaces et les provocations des groupes d’extrême-droite continuent de plus belle. Dans le Cher, le Bloc identitaire menace et fait savoir à : « tous les soi-disant antifas que, si ils viennent agresser des militants comme à leur habitude, la mort peut être malheureusement au tournant. » Ce genre de déclaration est le résultat direct des caresses médiatiques. Dans le Lot-et-Garonne, à l’occasion de l’élection législative partielle, la candidate du Front de Gauche a vu ses affiches recouvertes d’inscriptions antisémites. Dans ce dernier cas, l’activité repérée de groupuscules d’extrême-droite, manifestement Renouveau national ou Bloc identitaire, détruisant les affiches de gauche, va de pair, dans une répartition des rôles évidente avec la campagne du FN qui, elle, n’est jamais visée par ces brutes. Enfin, de nombreux témoignages attestant de violences verbales contre des militants antifascistes ou du Front de Gauche nous reviennent. Cette rage inonde aussi les réseaux sociaux, les commentaires des blogs, etc. Incontestablement, tous les indicateurs attestent une montée en puissance de l’agressivité des groupes d’extrême-droite. Si Valls tergiverse encore, s’il ne réprime pas la totalité de la mouvance, la situation s’aggravera. Jusqu’à ce qu’un nouveau palier de violence soit franchi. Ce que j’écris ici est de l’ordre de la prévision plutôt que de la crainte. Mes lecteurs militants doivent en tirer des conclusions pratiques réalistes et raisonnées. Déjà dans tous nos comités nous avons commencé la sensibilisation de nos adhérents que nous appelons à la vigilance, bien sûr, mais surtout à l’action déterminée.

Les tendresses du « Monde » pour le FN

Un moment je me suis demandé si je n’allais pas devenir la tête à claque du show médiatique qui a entouré le meurtre de Clément Méric. Ainsi quand j’ai entendu par exemple Christophe Barbier de « L’Express » interroger le sénateur Jean-Vincent Placé sur la responsabilité de mon langage dans « le climat de violence ». La formulation de sa question reprenait mot pour mot les arguments du barbare Serge Ayoub. Je connais le sens de cette pose éditoriale. Ce genre de question, du seul fait de leur formulation puis de leur répétition par toute la volière médiatique, fabriquent comme on le sait un environnement. J’ai d’ailleurs retrouvé l’argument tournant en boucle sur les réseaux sociaux venus aussi bien de l’extrême-droite que du PS. J’avais la nausée. Auparavant nous avions eu droit à une longue série de dénonciations indignées des mêmes contre la « récupération politique ». L’opération permettait bien sur de stigmatiser le Parti de Gauche. Mais surtout elle avait deux visées concrètes : si la riposte au meurtre ne doit pas être politisée c’est que le fait qui l’engendre ne l’est pas lui non plus ! Bref il n’y a pas meilleur moyen de transformer en fait divers un meurtre politique ! L’autre résultat était d’isoler la mouvance « anti-fa » présentée comme sectaire et hostile à toute forme de présence de militant politique. En réalité il s’agissait d’isoler les « anti-fa » seuls avec l’espoir de débordements violents. C’est contre cette manœuvre que mes amis s’arcboutèrent en entourant d’amitié, de solidarité et de camaraderie les réseaux anti-fa avec lesquels nous étions en contact tout au long de la nuit pendant laquelle Clément agonisa.

La nouvelle de la bagarre était parue dès 19 heures sur le site du journal « 20 minutes ». Cela suffit pour que le corporatisme joue à fond : aucun organe de presse ne la relaya du fait du traditionnel mépris des médias officiels pour la presse gratuite. Aucun journaliste ne vint rôder autour de l’hôpital pour pêcher les informations. Pourtant cette nuit-là il y avait au moins deux cent jeunes venus aux nouvelles et beaucoup repartis en larmes. Les dirigeants de notre service d’ordre national, le réseau Gracchus Babeuf, y vinrent. Ils y passèrent la nuit aux côtés de leurs camarades. C’est eux qui nous alertèrent et nous donnèrent l’analyse du contexte. Alexis Corbière me contacta à Rennes où je me trouvais. Pour eux tous, c’était un nouveau franchissement du niveau de violence des groupes de l’extrême-droite. Il venait après celui du premier mai ou l’on avait vu sortir les couteaux et les bombes à acide. C’est alors qu’il fut décidé, en parfaite harmonie avec les responsables anti-fa présents sur place, de donner l’alerte politique et de ne pas laisser l’affaire se diluer dans les faits divers. L’AFP réagit au quart de tour et donna une dépêche à partir du communiqué informatif d’Alexis Corbière. Dans la nuit tous les responsables de notre parti se mirent en mouvement pour préparer le rassemblement de la place Saint-Michel. Objectif central : entourer politiquement et syndicalement au maximum la mouvance « anti-fa » pour éviter son isolement et les provocations. Les échanges entre nous nous trouvèrent unis sur la même conviction : si après un meurtre les « anti-fa » étaient stigmatisés et mis sur le même plan que les assassins, ce serait une déroute pour tous et un encouragement incroyable donné aux groupes d’extrême-droite. Notre idée était aussi d’élever le niveau de prise de conscience de toute la gauche sur le sérieux du problème qui nous est posé à tous. Car il est évident à nos yeux que Manuel Valls, qui en sait autant que nous depuis des mois et qui dispose de surcroît d’une vision des faits mieux alimentée, a totalement sous-estimé la situation et bloqué la prise de conscience nécessaire. Peut-être parce que ça l’arrangeait pour laisser pourrir les manifestations contre le mariage pour tous. Impossible de comprendre sans cela qu’il ait déclaré en octobre dernier « réfléchir à l’interdiction » du groupuscule responsable de l’occupation du chantier de la mosquée de Tours et qu’il n’ait rien fait. Et cela alors même que cette inertie permis une véritable escalade attestée de tous côtés par nos amis sur le terrain.

J’ai déjà dit ce qu’il faut penser de la campagne contre « la récupération politique ». Puis il fallut subir le spectacle inouï de ce Serge Ayoub paradant sur les plateaux de télévision. Puis l’incroyable veulerie de ceux qui avalèrent tout rond les explications de madame Le Pen prétendant ne pas connaître ces groupes et leurs responsables. Le paroxysme de cette ambiance glauque fut la page du « Monde » consacrée à un tendre portait de Serge Ayoub. L’homme est dépeint comme une sorte de baroudeur romanesque que l’on retrouverait même protégeant des « femen » de la vindicte des groupuscules fascistes. Pas un mot, là encore, des liens de ce dernier avec Marine Le Pen. La stupeur vient du nom de la signataire de l’article. Il est en effet rédigé par quelqu’un qui est une spécialiste du dossier et qui a été la première à révéler ce lien dans un chapitre d’un de ses livres. Qu’est-ce que tout cela pouvait bien vouloir dire ? Le sentiment du danger me serrait la gorge. A cette heure encore je ne comprends pas tout ce qui s’est passé. Je sais qu’il s’est passé quelque chose. Le plus évident c’est que la population droitière des rédactions a évolué dans le même sens que tout le reste de la droite dans la direction décomplexée que lui a proposé Nicolas Sarkozy en son temps et que résume si bien Patrick Buisson dans son interview au journal « Le Monde » (titre respectueux du contenu et photo correcte) quand il parle d’un nouveau « populisme chrétien ». Ceux-là parfois aussi jubilent à voir les musulmans maltraités et humiliés par ces groupes et leur vouent une tendresse parfois agacée mais quand même  bienveillante.

Dans ce ciel tout noir des percées ont fini par venir. Un soir, « Le Petit Journal » fut grand en étant seul à montrer le lien entre les Le Pen et les groupuscules d’Ayoub. Et ce mardi dans l’hémicycle, Jean-Marc Ayrault redevint socialiste le temps de ces interventions où il refusa d’arrache-pied l’amalgame entre l’extrême-droite et ceux que la droite appelle « l’extrême-gauche » sans pouvoir citer un seul nom à mettre en parallèle avec les violences meurtrières des groupuscules lepénisants.

Austérité : rien ne marche comme prévu

L’absurdité de la politique d’austérité du gouvernement se confirme. Comme prévu et annoncé par nous, et par moi notamment, partout où l’on m’a donné la parole depuis deux ans : les recettes de l’état se sont mises à baisser. Le déficit va donc se creuser. A moins que l’on diminue les dépenses de l’Etat d’autant. Ce qui ralentira l’activité économique encore davantage. Et donc fera baisser les recettes fiscales. Et ainsi de suite. Comme nous l’avons annoncé et comme cela s’est produit déjà au Portugal, en Grèce et en Espagne. Quand on regarde le détail de cette baisse de revenus de l’Etat, on est frappé par la netteté de la conformité des faits avec nos prévisions. Car les recettes de l’impôt sur le revenu progressent de 11% ! Le changement du barème en est la cause. Preuve que cet outil fonctionne pour produire le résultat attendu de lui. Mais la TVA, elle, produit une recette en recul de 2,3%. C’est peu ? Il faut se souvenir que ce recul s’applique à la moitié des recettes de l’Etat ! La baisse de rendement de la TVA ne signifie qu’une chose : la baisse de la consommation. Vérification faites par le fait que le rendement de la taxe sur l’usage des produits pétroliers est lui aussi en baisse. On circule moins, on consomme moins. Dans le modèle économique productiviste actuel, c’est mortel. Notre pronostic se réalise. Hélas.

Mais restons-en aux pures questions de gestion dont les petits « je sais tout » qui nous gouvernent font si souvent leur apanage. Parlons donc de cette magnifique gestion « sérieuse », de la rigueur qui n’est pas de l’austérité et qui se pratique comme chacun le sait dans la justice. Ramenons tout ce blabla à l’essentiel de ses prétentions. Je rappelle que cette politique a pour objet de réduire la dette du pays. Je rappelle que la dette est égale au montant du déficit augmenté des intérêts dus aux emprunts qu’il faut faire pour le financer. Je rappelle que ce déficit résulte de la différence entre les recettes et les dépenses dans le budget de l’état. Je rappelle que cette différence vient soit de l’accroissement des dépenses soit de l’abaissement de recettes. La politique d’austérité diminue les dépenses de l’état et augmente les recettes de l’impôt direct ou indirect. En tous cas c’est ce qui est prévu. Mais en réalité les choses se passent exactement en sens inverse. Les dépenses augmentent. Ainsi, celles des comptes sociaux du fait, par exemple, de l’indemnisation du chômage croissant provoqué par la baisse d’activité lui-même engendré par la baisse de la dépense publique. C’est ennuyeux car ces dépenses-là comptent pour l’évaluation à Bruxelles du déficit total de la France et pour la formation de sa dette publique. La baisse des recettes que je viens de décrire achève de détruire les pronostics sur lesquels reposent cette politique. J’espère avoir rendu tout cela plus clair par mes explications pour tous ceux qui en avaient besoin parmi mes lecteurs. Et maintenant, que prévoient de faire les aigles qui dirigent notre pauvre pays ? Citons ce qu’ils en disent dans leur programme de stabilité transmis à la Commission européenne, notre bon maître. « Après avoir fait porter majoritairement l’effort sur les hausses de recettes en 2012 et 2013, le gouvernement privilégiera l’ajustement sur les économies de dépenses publiques ». Compris ? Après avoir augmenté des recettes qui en fait ont diminué le gouvernement se prépare à diminuer des dépenses qui vont encore faire baisser les recettes ! Les intelligents et réalistes c’est eux, les irréalistes pas sérieux c’est nous. Evident, non ?   

Les Socialistes crucifient les Solfériniens sur l'Europe

De bonnes nouvelles viennent du parti socialiste en pleine décomposition. Un bon point pour les socialistes du rang. Ils parviennent à desserrer l’étau de François Hollande sur la question de l’Allemagne et de l’Europe en général. Le groupe « la gauche populaire », pourtant composé d’une majorité d’anciens Strauss-Kahniens, fortifié par l’appui de Claude Bartolone et Arnaud Montebourg, a remis sur le devant de la scène la question de l’alignement du gouvernement Ayrault sur la politique des conservateurs allemands. Peu importe que leurs « quatre propositions clé » soient très molles et quasi inefficientes compte tenu du fait que les traités qui les rendent inapplicables ne sont pas mis en cause. Il n’en reste pas moins que rien ne fait davantage de bien à notre argumentaire que cette prise à revers du dispositif officialiste venue des rangs même du parti de la rue de Solférino. Comme l’ambiance a changé ! Il y a trois ans, j’ai publié mon livre « Qu’ils s’en aillent tous » et j’y évoquais l’impasse dans laquelle Angela Merkel conduisait la France et l’Europe. Aussitôt, Cohn-Bendit et sa bande avaient aboyé contre ma prétendue mise en cause des « boches ». L’habituel chœur des indignés et des « déçuuuus » avait jeté des grosses larmes sans même aller s’assurer de ce que j’avais réellement écrit où il n’était nullement question de « boches », évidemment, mais bien de l’émergence de l’hégémonie de la droite allemande en Europe. A l’époque l’angélisme régnait. « L’iréalpolitique », triomphait. Aveuglé par la propagande doucereuse d’Outre-Rhin, saoulés de certitudes libérales en acier chromé, ivres d’argumentaires iréniques, tous les Jeannot-lapins de la politique gambadaient dans les prairies hallucinogènes où vivent les Bisounours. De son côté, le Parti de Gauche, de réunion en congrès a progressivement fait sienne d’une façon détaillée et argumentée la dénonciation de l’hégémonie de la droite allemande sur la construction européenne. J’ai publié une suite de notes que j’ai réunies en un recueil ordonné de textes et celui-ci a déjà été traduit au moins dans une revue espagnole, du fait de l’appétit pour ce type de décryptage partout en Europe ! Nous avons mis à nu le cœur du moteur libéral de cette politique et fait un inventaire soigneux de ses conséquences néfastes pour les Allemands eux-mêmes. Autour de nous l’ambiance est devenue plus perméable à nos thèses. Ainsi, même le journal « Le Monde », au moment où Marine Le Pen a repris elle aussi cet argumentaire, s’est lui aussi fendu d’un titre barrant toute une page pour mettre en cause « l’Europe allemande ». En fait, la ligne de fracture à propos du rôle de l’Allemagne recoupe celle sur les politiques d’austérité. Mettre en cause le gouvernement allemand et mettre en cause les politiques d’austérité, ce sont deux façons de dire la même chose. C’est pourquoi tout ce qui disloque le dispositif européen de madame Merkel est bon à prendre. A condition de ne pas se laisser embarquer dans le nationalisme où vont bientôt tomber les convertis de la dernière heure. Autrement dit l’hostilité à la politique allemande n’a de sens que vue et pensée depuis le point de vue anti-austéritaire qui permet le trait d’union entre nos peuples.

Le cœur du dispositif de madame Merkel est à Paris. Tout l’espace qu’elle peut occuper repose sur la soumission de la France. Tant que la France consent, aucun autre pays ne peut résister. Du coup cela explique pourquoi nous devons nous attacher à aider de toutes les façons possibles ceux qui minent de l’intérieur, quelles que soient leur motivations, la construction politique qui permet a François Hollande et aux solfériniens de tenir son pacte néo-libéral avec les Allemands de la CDU CSU et du SPD héritier de Gerhard Schröder. Savourons donc le vote qui vient d’avoir lieu au PS la semaine passée. Il est deux fois profitable. D’abord à cause du résultat dans tous ses aspects. La très faible implication des militants, venus voter à moins de 35 %, et la majorité acquise aux amendements hostile à la politique de François Hollande sur l’Europe sont deux signes avancées de la décrépitude de la prétendue majorité qui gouverne le parti du président de la République. Ensuite à cause de la manipulation des résultats pour rendre très minoritaires les votes pourtant majoritaires. Cette basse manœuvre montre que même quand la « gauche du parti socialiste » gagne un vote, elle a quand même perdu ! Dès lors, tous les discours sur l’utilité du « combat à l’intérieur » se voient signifier de façon humiliante leur limite. Le PS ne sert qu’à une chose : donner des places. Et pour les prendre il faut accepter de cotiser au système en le protégeant. Je prends le pari que l’indignation des « vainqueurs/vaincus » n’ira pas plus loin que ce qui est compatible avec les prochaines investitures aux municipales et aux européennes. La preuve : ce résultat ne tiendrait pas une seconde devant un juge. Mais bien sur aucun juge ne sera saisi ! Même pas ceux de la Commission des conflits du parti solférinien, qui est pourtant habilitée à apprécier si le règlement intérieur du parti est respecté. La direction du parti solférinien le sait bien. C’est pourquoi elle n’épargne aucune humiliation à ceux qu’elle a décidé de traîner derrière son char de victoire. A preuve l’arrogance du communiqué de la direction donnant son analyse du résultat. Qu’on en juge. "Les résultats du vote, pérore l’équipe d’Harlem Désir, témoignent d’un très large soutien du Parti socialiste au projet européen défendu par le gouvernement et le Président de la République avec l’adoption du texte « Notre Europe » par près de 90% des votants. La cohérence et l’équilibre d’ensemble du texte ont été préservés dans la mesure où au maximum un peu plus d’un quart des votants a souhaité le compléter par un amendement." Le sel ultime de cette gifle en pleine face est que les 90 % de votants n’avaient pas d’autre choix que ce seul texte dans la mesure où la direction n’avait pas autorisé que le texte de la minorité soit mis aux voix. Bonjour les donneurs de leçon de démocratie ! Un proche d’Henri Emmanuelli a exprimé sa colère dans des termes très durs. Stéphane Delpeyrat, pourtant secrétaire national chargé de la recherche, retweeté par Emmanuel Maurel, a tonné : "J'invite mon parti, en ce jour si triste, à ne pas injurier son histoire en adoptant les méthodes de comptage des votes en vigueur à l'UMP".

Evidemment, les courants Maurel-Lienemann (« Maintenant La Gauche ») et Hamon (« Un monde d'avance ») affirment que leurs amendements ont obtenu plus de 50% des voix. Il est difficile de leur donner tort. Mais la direction du PS persiste à affirmer que ces amendements ont recueillis autour de 25% des "votants à la convention". Voilà une nouveauté en démocratie ! D’habitude l'adoption des amendements est validée en fonction des votes "pour" et "contre" sur chaque amendement. Quand il y a davantage de pour que de contre l’amendement est adopté ! C’est comme ça que ça se passe dans toutes les Assemblées du monde. D’ailleurs le bulletin de vote officiel du PS prévoyait explicitement une case "pour" et une case "contre" pour chaque amendement ! Pour gagner, quels que soient les votes, la direction du PS auraient pu se contenter de confier le dépouillement à Philippe Kemel, l’illustre député d’Hénin-Beaumont ! Non ! Ils ont carrément inventé une nouvelle théorie du débat démocratique et du vote des amendements ! Pourquoi une telle brutalité ? Pourquoi une telle violence faites aux usages les plus constants de la démocratie la plus ordinaire ? Pour le comprendre voyez plutôt quels amendements l’ont emporté au vote. Ils remettent totalement en cause la politique européenne de François Hollande. Ainsi contre le pacte de stabilité, le "dogme des 3%" et le "budget européen en baisse", l’amendement 4 (Maurel) et 5 (Hamon), quasi identiques étaient majoritaires. L'amendement Maurel demandait même la "suspension" et la "renégociation" du pacte de stabilité. L'amendement Hamon demandait son "adaptation". Ensuite le vote a donné une majorité à un amendement pour "réformer les statuts de la BCE" et lui permettre de "pouvoir acheter directement les titres de dettes publiques des Etats lors de leur émission sans que ces Etats aient à subir les conditionnalités prévues par le Mécanisme européen de stabilité" (Amendement 8, commun aux deux courants). C’est mot pour mot notre position sur le sujet. Enfin cet amendement pour "refuser le traité transatlantique" et "suspendre les négociations" (Amendement 10, commun aux deux courants). Un amendement d’autant plus novateur que Benoît Hamon avait voté favorablement à toute les étapes antérieures de la mise en place de ce grand marché quand il était député européen. Enfin, je ne veux pas oublier l’amendement 13 présenté par Emmanuel Maurel. En effet il reprend les 4 points clé du texte que son courant n’avait pas été autorisé à déposer : "suspension du pacte de stabilité", "la fin de l'euro cher", le refus d'un budget en baisse, "la suspension des négociations du traité transatlantique". Il proposait d'en faire la "feuille de route du PS" pour une "confrontation démocratique avec la droite européenne". Il va de soi que nous allons en faire un élément essentiel de notre propre feuille de route aux élections européennes ! Et dans ces conditions, la gauche du parti solférinien devra arbitrer si elle accepte de prendre position contre son propre programme en servant comme d’habitude de flanc-garde chargé de la sale besogne contre nous. Je prends le pari qu’ils ne vont plus accepter ce statut. Ce vote devrait même être un seuil pour de nombreux socialistes de cette culture. Nombreux voteront avec nous en juin prochain ! J’estime aussi que la tonalité de nos assises du 16 juin prochain sera largement imprégnée de cette nouvelle ambiance. Car l’équipe de Maurel et de Lienemann qui a décidé d’y participer y sera reçue en compagnon d’un même combat.

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223 commentaires à “Si la télé publique coûte trop cher, le gouvernement, le parlement et les élections encore plus !”

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  1. 1
    Lucille (@Alternactiviste) dit:

    Ce crime démontre bien la violence des groupes comme le JNR, leurs actions violentes tout simplement. Le meurtre de Clément Méric doit nous interpeler sur la nécessité de combattre l'extrême droite en France, mais aussi en Europe, car malheureusement la dissolution ne résoudra pas tout, si cela va décourager certaine cela ne découragera pas les plus radicaux et plus violent voir même le contraire. Il est nécessaire de lutter au-delà des clivages politiques et de s'unir entre toutes et tous les militant(e)s qui font de l'Anti Fascisme un combat de tous les jours. Pour terminer il est également nécessaire de combattre les mesures injustes et antisociales du gouvernement, lutter contre le chômage, la précarité et la pauvreté, car elles font le nid de l'extrême droite dont la nécessité des aussi bien des luttes anti fascistes que des luttes anti capitalistes au sein du Front de Gauche et même au-delà avec les autres partis anticapitaliste, les syndicats, les collectifs antifascistes... Ce n'est que dans l'unité des luttes que nous pourrons combattre efficacement l'extrême droite et ces idées fascisantes.

  2. 2
    orchidee dit:

    J'espère que cette gauche du PS démissionnera en bloc afin d'obliger Hollande à changer de premier ministre et de vous mettre en charge de ce poste, Monsieur Mélenchon.

  3. 3
    Jacques dit:

    Concernant la baisse des recettes fiscales, un chroniqueur matinal de France Culture aux idées néolibérales assumées, a indiqué sans sourciller qu'elle était due au fait que les contribuables riches avaient fui la France (et donc consommaient moins) du fait du niveau trop élevé des impôts. Et de citer JFK qui avait été une personne raisonnable qui avait baissé les impôts car il avait constaté que trop d'impôt tue l'impôt. Ces néolibéraux sont incurables. ils ont foutu le monde à genoux et ils trouvent encore que leurs idées sont les bonnes. Affligeant.

  4. 4
    Marie LECHEVREL dit:

    Oui, nous sommes "hantés" par le visage de ce jeune Clément, et je ne peux en parler sans larme tant sa mort est effrayante. Quant aux informations, c'est silence radio-télé chez moi ! J'apprends beaucoup en consultant quotidiennement ce blog. J'y trouve du réconfort et ça fait du bien. Merci à Jean-Luc pour tout ! Même si parfois je le trouve "cinglant" merci au webmestre, sans qui ce blog ne serait pas ce qu'il est et merci à tous pour vos commentaires.

  5. 5
    Alain dit:

    Emotions partagées face au crime. L'amalgame entre extrême droite et extrême gauche doit être combattu. Chacun doit le faire, à sa manière. Pour ma part j'ai téléphoné pour protester à iTélé, j'ai été écouté. Je l'ai fait par mail à mon quotidien régional, on m'a répondu en disant qu'on ne faisait pas l'amalgame. Soyons nombreux à protester à chaque occasion. Pour l'austérité ne t'inquiète pas Jean-Luc on a compris, grâce à tes interventions depuis 5 ans (j'étais à "ça suffit comme ça") et pour le PS je reste sceptique sur l'attitude de son aile gauche. J'aimerais bien...

  6. 6
    françois dl dit:

    Alerté par un intervenant de ce blog je suis allé faire un tour sur celui d'Alexis Cobière pour constater combien les attaques du FN y sont présentes car les notes d'Alexis les dérangent. La bagarre verbale y est dure mais l'épisode du petit journal a (peut-être) bien calmé les trolls qui ont dû aller chercher de nouvelles consignes auprès de Mme et de son papa, tant ces gens la sont incapables de penser par eux même et ne savent qu'obéir.
    Merci de votre éclairage sur les coulisses de la politique qui s'étendent de la rue au parti solférinen avec pour dénominateur commun la manipulation encore et toujours. Vous aviez raison il y a trois ans avec votre livre "qu'ils s'en aillent tous" et vos prédictions sur la Grèce se vérifient maintenant avec l'arrêt de leur télé nationale. Si au moins cela pouvait créer une prise de conscience de nos médiacrates. Continuez Jean-Luc, beaucoup vous soutiennent et beaucoup d'autres vous admirent sans pouvoir l'avouer. Votre travail finira par porter ses fruits.

  7. 7
    breteau jean claude dit:

    L'épisode "vote" au PS est extraordinaire, comme beaucoup ce parti me fait vomir, pourtant sa disparition souhaité par Hollande serait une catastrophe pour la gauche. Ce parti grâce aux média dispose d'une force de manipulation qui empêche les électeurs de s'émanciper et faire le choix compatible avec leurs intérêts et préfèrent démissionner en s'abstenant, le pire choix, laissant la voie libre aux libéraux. Les récentes élections profitent peu au FdG. Les abstentionnistes font le bonheur du pouvoir en refusant d'exprimer leur colère. Le week end prochain est important, mais quelle information auront nous, la censure, sans doute alors que le pouvoir est dans l'entonnoir comme le démontre l'hommage à P Mauroy vandalisé. Nous devons avancer plus vite, la séquence retraite peut et doit être utilisée avec force, pour porter le coup de grâce à cette politique réactionnaire.

  8. 8
    lilou 45 dit:

    Je me méfie de tout ce qui est " socialiste ", et même de leur gôôche ", donc, amis et camarades, attention.

  9. 9
    Antraigues dit:

    De mieux en mieux dans les médias : après la dédiabolisation du FN, voici la dédiabolisation des groupuscules fascistes violents. Serge Ayoub, personnage violent, ex–trafiquant de drogue, incitant à la haine et au racisme en permanence, est présenté ce matin dans le journal gratuit « métro » comme un brave type un peu turbulent mais «… utile, qui maitrise des gens qui seraient tout le temps sur le fil sinon.» Quelle honte !

  10. 10
    Nicks dit:

    Nous devons parvenir à éclairer les liens entre le FN et ses groupes d'intervention ultra-violents. C'est à cette condition que nous pourrons l'éliminer car sa dédiabolisation par tous ceux qui en ont besoin ne sera plus tenable. Si nous n'y arrivons pas, compte tenu de l'échec programmé et déjà effectif des politiques menées actuellement, le pire est envisageable. Parmi les irresponsables, les hypocrites et les cyniques du PS ne sont pas les moins bien placés. Dans ce contexte, les agitations inoffensives de l'aile gauche de ce parti sont pathétiques. Plus que jamais nous devons faire tout ce qui est possible pour présenter des listes indépendantes aux municipales. Nous paierons durement toute proximité avec le parti solférinien.

  11. 11
    LUISA dit:

    Bonjour M. Mélenchon
    Je suis très souvent sur la même longueur d'onde que vous et regrette que vos idées notamment dans le champ politico/économique ne soient pas plus portées sur la place publique par les médias. Là où je ne vous suis pas du tout, c'est en ce qui concerne la demande de dissolution des partis ou groupuscules d'extrême droite : on dissout un mouvement, un groupuscule, un nom et il en poussera d'autres sous d'autres pseudos, et leurs idées ne vont pas pour autant mourir avec leur dissolution, voire ils pourront jouer aux victimes, officier dans la clandestinité avec plus de hargne ou de rancoeur.
    Ce qui me terrifie et m'attriste profondément dans la mort de Clément Méric c'est bien que des êtres humains - avec l'étiquette fascistes ou extrême droite - ne voient plus en face d'eux un autre être humain, avec tout ce que cela suppose de vie, de tendresse, de fragilité, d'amour puisque Clément luttait pour plus de justice, il avait comme nous tous toutes ces valeurs en lui, toute cette force qui le mobilisait sincèrement. Ce geste d'ôter la vie à quelqu'un en se déchaînant à plusieurs sur un seul être, c'est la pure barbarie en marche, celle qui ne voit plus en face d'elle la précieuse vie humaine. Faut il qu'ils soient à ce point déshumanisés et remplis de haine, et qu'ils soient réduits à des étiquettes "extrémistes de droite" contre "extrémistes de gauche". C'est un crime odieux comme tous les crimes, un homicide volontaire, et à ce titre à juger et punir, en espérant que les criminels prennent conscience de la gravité de leurs actes.
    Vivons et luttons pour redonner sens et valeur à la vie humaine, redonner la dignité à chacun et surtout aux plus démunis et aux plus faibles, luttons pour plus d'humanité et de justice.
    Fraternellement dans la lutte pour la vie

  12. 12
    tersa dit:

    Merci à vous et à Alexis Corbière, c'est une lumière dans les ténèbres médiatiques polluées ! Il faut s'attendre à d'autres combats avec la bête immonde. Heureusement nous grandissons aussi en nombre et le vrai cœur du peuple a à présent, grâce à ce Front de gauche, une organisation populaire qui lui permet de lutter ensemble pour un avenir plus humain. La TV publique Grecque est en berne et les 2650 Employés aussi. La révolte organisée peut devenir Révolution. L'austérité est de moins en moins crédible vu les apparatchik milliardaires qui se pavanent sur toutes les ondes et revues people. Nous vous attendons dans notre capitale Francomtoise ce samedi.

  13. 13
    Lilly54 dit:

    Bonjour Jean-Luc, bonjour Amis. La même peine étreint nos coeurs. Nous avons participé aux divers rassemblements pour Clément dans nos villes et nos régions. Partout le même étranglement dans nos gorges nouées. Chez nous un camarade du Front de Gauche a lu un texte d'Emile Zola exhortant la jeunesse à prendre sa part du combat et à relayer leurs aînés. Une question. Les obsèques de cet enfant, Clément, ont-elles eu lieu ?
    Après avoir vomi toute la semaine devant nos téléviseurs, nous avons pu nous réjouir hier soir. France 2 a fait oeuvre utile. Lucet a bien travaillé. Son investigation dans les milieux de l'exil fiscal a fait mouche. Le documentaire infrarouge qui suivait a démontré la nocivité de la troïka pour les peuples européens. Enfin une soirée intelligente. Hier soir France 2 s'est "frontdegauchisée" et ça faisait un bien fou. Mais hier soir aussi, un décret scélérat a noirci les écrans de la télévision publique grecque pour une période non définie. La dictature financière est une terrifiante dictature. Attention grand danger ! Comment notre médiacratie et nos éditocrates parfumés, nos journalistes avisés et experts en tout genre vont-ils réagir à cet attentat ?
    Chez nous, alors que les plans sociaux se multiplient, les solfériniens nous préparent l'assommoir des retraites. Et c'est reparti pour les mêmes discours qu'à l'époque Sarkozyenne, avec les mêmes experts, les mêmes rapports sortis des cartons et copiés collés, les mêmes éditocrasses et gnagnagna. Quelle fatigue ! Mais on ne lâche rien et le travail inlassable d'explications de Jean-Luc, le travail de terrain de tous les militants du Front de Gauche finira par porter ses fruits. Merci à vous !

  14. 14
    durluche dit:

    De l'expression populaire qu'on entend de plus en plus: "il est pire que l'autre" parlant de Hollande en comparaison de Sarkozy, on doit devenir la force de recours populaire. Le déni démocratique passant de la fonction étatique vers l’intérieur du PS nous aide et il est vrai que le gros du combat doit se porter contre l'extreme droite, laissons le PS se dém****r tout seul avec ses divisions, réclamer le départ de l'aile gauche du PS c'est vouloir laisser le PS au libéraux purs et durs, les contestations internes sont plus éclairantes pour les militants et sympathisants que l'abandon du navire par les tenants de la contestation, s'il est une chose à leur demander, c'est juste d'être cohérents dans leurs votes aux AN.
    Comment devenir un bon acteur qui sait pleurer sur commande? En pensant à Clément.

  15. 15
    boom dit:

    Incroyable que ce soit le petit journal qui est relaté en premier l'affaire à la TV. Même si leur pratique du journalisme est plutôt limite, je crois sincèrement, Mr Mélenchon que c'est dans votre interêt de ne pas les boycotter, voir d'aller sur leur plateau pour toucher une audience plus large auprès des jeunes, adorateurs de cette émission de divertissement. Et comme vous l'avez si bien dit à "Touche pas à mon Poste", les animateurs de divertissements sont souvent beaucoup moins corporatistes que les soit disant "journalistes politiques" qui ne sont en fait que les messagers du gouvernement et du système social libéral !

  16. 16
    jeannine dit:

    Oui je suis allée voir le blog d'Aléxis Corbière, pour la première fois et je regrette de ne pas l'avoir regardé avant. J'ai lu attentivement, car en plus des horribles informations données, sa façon d'écrire vous prend aux tripes. Criante de vérité et de réalité. Ces images, cette fresque en particulier, je l'ai reçue en pleine figure, tellement inhumain que c'est effrayant. Comment, je ne crois pas m'être trompée, comment cette fresque peut être exposée dans un lieu public, car il s'agit bien d'un bistrot n'est ce pas ? Il y a la quelque chose qui m'échappe, et les journalistes ne l'ont pas vue ? Allez ! Mais c'est scandaleux et certainement passible de poursuites, car antisémite etc. Bravo la presse concernée, en plus du manque de déontologie, avoir pu regarder ces images sans réagir, on peux affirmer que vous êtes des gens bien. Quant a moi après ça, ma journée est fichue !

  17. 17
    Invisible dit:

    La semaine dernière j'ai posé ma petite pierre. Alors je raconte vite-fait. Avant d'aller chez la coiffeuse, j'achète l'Humanité Dimanche. Je la lis sur mon siège pendant que la chimie pas du tout bio agit sur moi pour me faire 20 ans de moins. A la caisse, j'offre mon magazine à ma gentille et jeune patronne-coiffeuse avec du sourire en lui conseillant tout particulièrement de lire la page 20. Ce fut un plaisir ce court échange.
    Et voilà ! Je verrai la prochaine fois si elle l'aura laissé parmi ses revues people, ce qui serait vraiment le summum du bonheur.
    Il vaut mieux progresser lentement mais honorablement (même si nous doutons souvent à cause du culot insupportable des droites, qu'elles soient feutrées, d'extrême ou décomplexées).

  18. 18
    Denis F dit:

    Il est hors de question de répondre à la violence par la violence, de cela je pense que nous en sommes tous d'accord, il est question d'éradiquer la violence en l'interdisant, comment peut on interdire la violence ? Seulement en supprimant les factions et groupes fascistes qui la prônent, ils sont tous connus des services de police, et monsieur Valls en est parfaitement informé, il ne lui faut que quelques minutes pour établir un décret ministériel, pourquoi ne l'a t-il pas encore fait ? Mon avis est que ces groupes fascistes lui sont et seront utiles pour mener à bien ses basses œuvres, nous avons pu le constater lors des manifestations contre le mariage pour tous, c'était flagrant, cet homme est de droite incontestablement, n'est-il pas carrément d'extrême droite ? En tous cas il est de la trempe d'un Papon.
    Jean-Luc, je vous souhaite sincèrement que vos vœux deviennent réalité concernant la gauche du PSolférinien, mais pour ma part je crois que vous vous trompez totalement concernant ces gens, ils ont pour l'heure avalés trop de couleuvres pour être restés indemnes et près à combattre leur propre parti comme vous avez eu le courage de le faire en 2008, vous les connaissez trop bien pour en être dupe, alors à quoi rime cet espoir vain, attention de ne pas mettre la gangrène dans nos rangs !
    Merci à Élise Lucet qui hier soir sur France2 a eu le courage d'affronter la veulerie des hommes politiques, qui lors de cette émission ont montré leur vrai visage que ce soit A. Montebourg ou A. Santini, de montrer image à l'appui les compromissions écœurantes des hauts fonctionnaires français, la finance à mis l'intégrité de nos élus plus bas que l'on puisse se l'imaginer, décidément le fric pourrit tout ; enfin de la télévision telle que nous souhaiterions en voir plus souvent, que cette dame ait des ennuis dans sa chaine publique il n'y a pas loin, à suivre … Cela sera un bon indicateur !

  19. 19
    micmousse dit:

    "Le PS ne sert qu’à une chose : donner des places."
    Voici une assertion nouvelle de la part de Jean-Luc mais que je répète depuis toujours. C'est aussi une déclinaison du vote utile pour ces places. Mais je suis de plus en plus rassuré que ces places, du fait de leurs mensonges, leurs renoncements et de l'austérité que cela implique seront perdues pour ces serviteurs de la finance. Les faits nous donnant déjà malheureusement raison, si le FdG ne se perd pas en alliances sur des compromissions avec l'aile gôche du PS (qui je le rappelle a tout avalé), nous pourrons viser à remplacer ces pseudos socialistes non pas pour l'argent, la gloire ou la renommée que cela procure mais bien pour appliquer le programme du FdG et tendre vers l'écosocialisme.

    "Car l’équipe de Maurel et de Lienemann qui a décidé d’y participer y sera reçue en compagnon d’un même combat."
    Tu attends trop de tes anciens camarades. Ils ne veulent pas jouer avec toi mais simplement te prendre tes jouets. Il n'y a aucune remise en cause la politique du PS par cette gôche de droite, mais seulement une tentative d'en atténuer les coups plus le rendre plus acceptable et garder des voix.

    "Nous devons chercher le moyen de rassembler le plus largement possible, évidemment à gauche mais sans céder sur le coeur, c'est-à -dire sur les idées. Si nous donnons de nouveau le sentiment que nous sommes en train de nous accorder avec les socialistes, de faire notre popote, un jour on se dispute, le lendemain on avale tout rond ce qu'ils nous proposent, nous serons balayés comme les socialistes"
    Ca c'est de toi Jean-Luc.

  20. 20
    Ardéchoise dit:

    Le décés de Clément Méric a provoqué chez moi un électrochoc. Il y a quelques années, je ne supportais pas les propos racistes que j'entendais autour de moi et j'intervenais à chaque fois pour rappeler les valeurs de notre République et les lois anti racistes qui en découlent. J'ai même mis dehors des invités sous prétexte que je ne voulais pas entendre des propos racistes sous mon toit. C'était l'époque où l'on n'osait avouer que l'on votait FN. Depuis, les propos racistes se sont banalisés, grâce à l'"exemple" de nombreux hommes politiques bien en vue et pas des moindres, en toute impunité. Il est devenu de bon ton d'être islamophobe et anti-rom. La preuve, les gens qui votent FN ne le cachent plus et s'en vantent même parfois. Alors, j'ai fini par supporter les propos racistes sans intervenir. A quoi bon puisque l'"exemple" venait de ceux-là même qui nous gouvernaient ? J'avais même l'impression que je serais ridicule si j'intervenais, qu'on me rirait au nez ou qu'on me dirait que je ne suis pas une bonne patriote.
    J'espère que la mort de Clément ne sera pas inutile et qu'elle va réveiller d'autres consciences comme la mienne. Brel disait: "On n'oublie rien, on s'habitue, c'est tout". Faisons en sorte de ne pas nous habituer comme le font les jeunes antifa.

  21. 21
    luz11 dit:

    Ayant vu l'émission Cash investigations hier soir, le gouvernement reconnait à reculons 60 milliards de fraude fiscale annuelle, maintenant il va nous faire le coup du régime des retraites en déficit en 2020 de 20 milliards et donc de demander de reculer l'age de départ et réduire nos maigres montants. Il est temps que le FdG déploie une grande action nationale pour exiger un suivi de de l'action anti-fraude et surtout que l'on ne vienne pas pomper à nouveau le peuple. En exemple Amazon, pour qui le PS régional y compris Montebourg ont approuvé le financement de l'Etat à hauteur de plus d'un million d'euros, sachant pertinemment qu'ils ne paieraient aucun impôt en France sur les résultats français ! Une honte ! Pour notre part nous sommes prêts à soutenir toute action nationale du FdG.

  22. 22
    durluche dit:

    Et bien micmousse, ici, on est prêts à accueillir des membres du PS dans nos listes autonomes, pour avoir assez de noms à y mettre mais aussi dans un but tactique de pêche aux voix et ceci, sur la base de notre programme. Il en va de même pour les membres de EELV qui souhaitent déjà nous rencontrer. Ne tirez pas sur l'aile gauche de PS, en faisant ça vous tirez surtout sur les idées proches des nôtres. Ce que nous combattons, c'est le verbe et les idées libérales et les fachos qui les servent.

  23. 23
    Floréale SAVARRE dit:

    Si la merdiacratie, c'est à dire la propagande de l'oligarchie, est bien la deuxième peau du système-analyse que je partage complétement. Il est à craindre que le fascisme, idéologie et groupuscules, en soit une peau supplémentaire, discrètement protégée quand on n'en pas l'usage, mais qu'on préserve consciemment ou non, car cela pourrait servir un jour. Car la fabrique du consentement, le lavage de cerveau médiatique, ne suffisent pas forcément à produire la résignation à un désordre des choses pas naturel du tout. Alors on fabrique des boucs émissaires, on construit méthodiquement la peur du voisin de galère. Cela non plus ne suffit pas toujours.
    Troisième étape. La violence physique dans sa nudité brutale, et mortelle. Individuelle quand un climat délétère vaut pour les brutes les plus dérangées autorisation de donner libre cours à leurs pulsions meurtrières. JJe trouve obscène, nauséeux, et significatif que les medias donnent complaisamment la parole au représentant d'un micro groupuscule lui offrant une visibilité injustifiée, assortie d'une image curieusement euphémisée. La dictature des actionnaires et des rentiers est vraisemblablement prête à tout pour préserver ses intérêts, qui reposent sur la misère du plus grand nombre.

  24. 24
    Denis F dit:

    @ Durluche 22
    Prendriez-vous les électrices et les électeurs pour des abrutis par hasard ?
    Si vous n'arrivez pas à faire une liste autonome du FdeG par manque de personnes ouvrez vous en au peuple pour les faire vos listes, mais pas en vous compromettant avec les socialistes qui nous ont ignoré comme si nous étions de la vermine, maintenant qu'ils sont mal en point, on les voit un peu partout se rapprocher du PG et du PCF, qu'ils continuent donc à nous ignorer nous nous en porterons que mieux. La ligne politique du PG est l'autonomie totale au premier tour, aucune alliance hormis le FdeG, le PS hors de question! Seriez vous contre la ligne de votre parti ?

  25. 25
    cerise verte dit:

    "Car l’équipe de Maurel et de Lienemann qui a décidé d’y participer y sera reçue en compagnon d’un même combat."

    Quelle bonne nouvelle, j'espère que des membres d'EELV suivront le même chemin. Même si on se méfie quelle autre solution pour la gauche que de rassembler tout les opposant à ce "hold up en bande organisée" à l'oeuvre en Europe ? C'est un sacré coin enfoncé dans la manœuvre de ghettoïsation du PG.

  26. 26
    Nuno dit:

    Ainsi donc tout ce "progrès" scientifique, technique, toute cette informatisation, automatisation qui ont permis ces gains de productivité, de valeur ajouté, immenses donc tout ça pour se retrouver avec sur les bras le néolibéralisme qui nous propose pour tout horizon toujours plus de réformes retraites, sécu, chômage..., un aller simple vers le prolétariat du 19e. Pourtant en 45 avec un pays à l'économie en ruine une dette publique à 400% du PIB, le CNR met en œuvre son programme on cri au fous, les importants supplient, qu'on attende au moins que l'économie du pays aille mieux.
    Dans un pays à genoux, où il n’y a plus de ponts, plus de char­bon, plus d’acier, plus d’énergie... pour beau­coup c’était de la folie que de vou­loir mettre en place la sécu­rité sociale et les retrai­tes. Mais ces jeunes résis­tants n’ont pas hési­ter à bous­cu­ler les choses, ce qui montre qu’il faut faire confiance dans la jeu­nesse. « Nous sommes passés outre et nous avons fait les choses. Et la preuve a été faite que c’est grâce à la légis­la­tion sociale que les pro­grès ont été accom­plis. » Ceux qui exploi­tent les autres n’ont pas de scru­pu­les à penser que cer­tains doi­vent pro­fi­ter et d’autres subir, ce qui aggrave les empoi­son­ne­ments sociaux. Mais ce n’est pas immua­ble, et bien au contraire, il est clair désor­mais que « le fait de garan­tir des droits sociaux résout les pro­blè­mes » (Propos de Maurice Kriegel-Valrimont membre du CNR).

  27. 27
    Un partageux dit:

    Petite remarque sémantique
    "Le paroxysme de cette ambiance glauque".

    Glauque est une belle couleur bleu-vert que l'on trouve chez les plantes. Ainsi le cèdre bleu porte le nom botanique de cedrus atlantica glauca. Quel dommage et quelle erreur que la belle couleur du cèdre bleu devienne, par un néologisme pour le moins bizarre, synonyme de repoussoir malsain. Jean-Luc, toi qui aimes les jardins, ne cède pas à cette mode qui trotte et emploie les adjectifs "fangeux", "funèbre" ou bien "malsain" qui qualifient bien mieux une abomination...

  28. 28
    gp91 dit:

    Grace à la troika, la radio télé grecque de service public est morte. l'UE,le FMI et la BCE demandent le licenciement de 12 000 fonctionnaires ! La télé du parti communiste grec KKE continue la diffusion. C'est en grec bien sur et c'est la.

  29. 29
    Tommy dit:

    @LUISA
    La dissolution des groupuscules n'est pas une fin en soi, bien sur ceux-ci renaitront tôt ou tard sous un autre nom. Ceci dit, la dissolution est bonne à prendre car elle permet une désorganisation de leurs outils de propagande et de recrutement. Il ne faut pas en faire le centre de notre action, et axer davantage sur la critique des politiques antisociales qui constituent un terreau favorable à de tels groupes, mais dans la course dans laquelle nous sommes engagés tout ce qui peut mettre des bâtons dans les roues de l'extrême droite peut finalement s'avérer salutaire.
    Encore une chose concernant la dissolution. Il est évident que si celle-ci ne s'appliquait qu'aux JNR-Troisième voie, elle ne servirait absolument à rien. Le groupe de Batskin regroupe en tout et pour tout une petite centaine de personnes, avec une moyenne d'âge de 50 ans, et ne recrute personne. Le véritable danger politique vient du bloc identitaire et des jeunesses nationalistes.

  30. 30
    cr_sud dit:

    Les diktats de la Troïka sur la Grèce sont purement scandaleux. Je pense comme dans le reportage Cash Investigation d'hier soir à France 2 (chapeau bas les journalistes!), que le but caché est mis en lumière par la stratégie du choc. Ils alignent une décision si brutale et impopulaire, si dictatoriale, si scandaleuse, qu'ils souhaitent après coup mettre au pas tout le monde et mettre en place tout le programme de la Troika. Ce choc, ils veulent que cela provoque l'angoisse chez tout le monde, en Grèce et ailleurs. Même la mediacratie du service public est très certainement en état de choc, et j'espère pour ma part que certains journalistes dignes de ce nom vont réagir, car cela commence sérieusement à suffir. Je n'ai pas d'autres mots. Il est plus que temps de s'insurger pour soutenir chez nous une contestation, et soutenir en même temps les Grecs. Tous ensemble en Europe contre tout ce système illégitime qu'il faut éliminer!

  31. 31
    thierryjj93 dit:

    @ Denis F - 24
    "Seriez vous contre la ligne de votre parti ?"

    Ce n'est pas un argument en soi, et cela fait très stalinien. Quand on prétend être un parti accueillant les têtes dures, et c'est en soi un esprit de grande ouverture, on ne peut pas en même temps exiger que "pas une tête ne dépasse"., Le Front de Gauche n'est pas une armée mais un mouvement conscientisé notamment par des argumentations. Aux élections municipales, l'alliance avec les solfériniens est une question qui se pose essentiellement au PCF du fait de leur implantations locales. Sur les fondements idéologiques, les divergences entre le Fdg et les solfériniens ont désormais atteint un point de non retour pour un temps probablement long malgré quelques rares points de convergences comme le mariage pour tous. L'ampleur de ces divergences est publique. Les électeurs le savent et c'est tant mieux car cela signifie que le FdG représente potentiellement une force alternative aux solfériniens.
    A mesure que la ligne merkhollande s'approfondit, l'isolement des solfériniens s'accroît tant chez ses encore alliés verts que vis-à-vis de l'aile gauche du PS (pas seulement de leurs dirigeants peut-être trop accrochés à leur statut d'élu, mais leur nombreux militants actifs). Cet isolement aura probablement un très fort impact électoral en 2014 car il est lié à une politique que rejette très majoritairement l'électorat de gauche. Cette perspective de future et méritée débâcle électorale des solfériniens est sans doute prise en compte tant par l'état-major du PCF mais aussi des élus locaux. L'hostilité très puissante de la base militante communiste à toute alliance avec les représentants des solfériniens rend très difficile la position des quelques élus communistes restant encore partisan de l'alliance. Il est donc très probable qu'à l'automne, la situation se décantera naturellement en faveur de la ligne de l'autonomie dès le 1er tour sans que pour cela, il...

  32. 32
    Cram Cram dit:

    Lecture édifiante du blog d'Alexis Corbière. Des faits, des documents. Précis et accablants. Preuves de la collusion du FN et des groupes JNR et alter.
    En tant que citoyens d'un pays démocratique (faut-il rajouter des guillemets ?), nous avons droit à une information honnête et pluraliste (cf statuts du CSA). les journalistes professionnels doivent donc faire leur travail, et donc dans ce cas précis et compte-tenu des preuves fournies, nous informer de ces liens entre le FN et les groupes ouvertement fascistes. On peut donc déplorer et s'indigner, ici ou ailleurs, de ces manquements gravissimes à la plus élémentaire des déontologies professionnelles, c'est utile et cela soulage et réconforte. Mais il me semble qu'on doit aussi pouvoir saisir une instance officielle (CSA ? organisme qui vérifie la déontologie journalistique ? institutions nationale et européenne sur ce thème ?) pour exiger un traitement professionnel de cette information et demander aussi les sanctions qui s'imposent contre les journalistes ou les médias qui ne respectent pas leur devoir d'information. Avec une pensée particulière pour ceux qui se sont commis à inteviewer le Acoub devant cette fresque innommable et dont il faut demander la saisie au plus tôt. Des camarades mieux informés pourraient-ils nous renseigner sur ce recours possible ?
    Sinon, il faut faire aussi comme le suggère Alain (n°5) que nous soyons nombreux à écrire aux médias qui se sont déconsidérés en désinformant, et en ne posant aucune question documentée à Marine Le Pen, en particulier.

  33. 33
    reneegate dit:

    Bien venu aux gens de gauche. Sinon moi aussi j'ai broyé du noir, je n'ai pas pu ne pas penser à mes enfants, aux parent de Clement. Cependant je n'ai pas eu ton efficacité, car tes dernières interventions étaient parfaites et j'ai vraiment aimé le ton "et bien il vous faudra faire un effort pour comprendre".
    Je communique ici aussi un article où je parle au final de toi.

  34. 34
    jeannine dit:

    @Cram Cram
    J'ai aimé ce que vous écrivez sur la "lecture édifiante d'Alexis Corbière". Depuis l'instant de la vision de cette fresque je ressent une brûlure et si j'ai envie d'en reparler c'est que je sent l'urgence de faire quelque chose quoi ? Particulièrement inciter tout le monde a se pencher sur cette fresque pour en décrypter l'horreur, indignez vous, pour alerter et poursuivre ce combat même avec de pauvres moyens, les petites sources forment parfois d'énormes torrents. Et puis nous lui devons cela a Clément.

  35. 35
    Denis F dit:

    @ 31 thierryjj93 à 13h32
    " Ce n'est pas un argument en soi, et cela fait très stalinien. "

    N'avez vous remarqué qu'un point d'interrogation clos la phrase, et que par conséquent ce n'est pas un argument émis mais une question posée, s'il faut en plus réapprendre la langue française, on n'est pas sortie de l'auberge. Quant au "stalinisme" avez vous vécu sous son emprise pour en parler si savamment ? Surtout qu'ensuite, vous abondez pleinement dans mon sens, ceci est une question : seriez vous une girouette, ou manqueriez vous d'à-propos pour entamer un commentaire, qu'il vous faille flinguer quelqu'un pour ce faire ?

  36. 36
    Benedicte T dit:

    Lorsque j'ai appris la nouvelle de la mort de Clément je me trouvais seule dans la petite chambre que j'ai occupé pendant un mois pour une mission intérim à 300 km de ma famille. Il était 6h30 du matin et l'impression que j'ai ressentie à ce moment là c'est que le ciel me tombait sur la tête, que je manquais d'air tant ma gorge était serrée. J'ai pleuré pour ce jeune qui pourtant n'est pas mon enfant, pour cette vie détruite. Il était l'un des nôtres, il aurait pu être notre fils à tous (j'ai 3 enfants tous membres du mouvement antiFa), il faut continuer le combat et ne rien lâcher pour que nous puissions espérer que nos enfants vivent dans une France où enfin la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" soit respectée.

  37. 37
    citoyenne21 dit:

    Non pensez-vous, ce n'est pas de l'évasion, mais de l'optimisation fiscale, parole de Balkany. Des Elise Lucet, il nous en faudrait une armée. La scène du restaurant, c'est gonflé hein mais les truands ne se déboulonnent pas pour autant, fiers de leurs petits arrangements entre amis. Nous, honnêtes gens, on peut bien se crever le cul jusqu'à 70 balais et y laisser sa peau sur son lieu de travail, pas leur problème à ces profiteurs. Dégagez qu'ils nous disent et crevez en silence !

  38. 38
    micmousse dit:

    "Nous devons chercher le moyen de rassembler le plus largement possible, évidemment à gauche mais sans céder sur le coeur, c'est-à -dire sur les idées."
    Bon là rien à redire.

    "Si nous donnons de nouveau le sentiment que nous sommes en train de nous accorder avec les socialistes, de faire notre popote, un jour on se dispute, le lendemain on avale tout rond ce qu'ils nous proposent, nous serons balayés comme les socialistes"
    Par contre dans ce cas il faudra jouer serré car en invitant la gôche du PS,le FdG montrera qu'il n'y a aucun ostracisme envers le PS tout en sachant qu'ils ne jouent pas exactement la même partition et qu'ils restent dans un parti de droite et voyez-vous je pense que les médias ne nous seront une nouvelle fois pas favorables. C'est vrai que Filoche ou Lienemann, quand ils s'expriment, ils feraient pleurer même la droite mais moi ce qui me fait pleurer c'est que leurs déclarations et leurs actions ont toujours été suivies par un vote ou abstention qui installe le contraire et qui favorise l'austérité et le maintien de l'affreuse politique libérale de leur parti.

  39. 39
    pascal des landes dit:

    Bonjour à tous camarades et amis...
    Il y a comme un malaise, et même de la fronde parmi les camarades de l'autre gauche de Solférino. Tout aura été fait pour que se taisent tous les sceptiques voire les opposants, à la ligne CDU si facilement adoptée par le gouvernement français. Ca pousse dans les entreprises, dans les services et la colère enfle à mesure que le chômage s'accroît, que les plans sociaux, les soi-disant redéploiements de services publics comme à la SNCF. A ceux qui en doutaient encore, plus on parle de remise en ordre des comptes publics (traduction on sabre les politiques publiques) plus on cède sur les salaires, bref, plus la déflation est promue, plus c'est le bordel partout. Et en prime, ceux qui s'y oppose dans les rangs du PS ont le droit de s'assoir sur le vote de leurs partisans, et de se taire.
    C'est bien de les accueillir aux assises, mais il va falloir être clair. Devant les enjeux, les anti-déflations les anti GMT du PS seraient bien inspirés de grossir les rangs du parti de gauche dans le Front de gauche, car le temps est malgré tout compté. C'est peut être la seule issue pour que le gouvernement entende vraiment raison.
    Une autre illustration de ce non sens déflationniste européen, c'est cet écran noir et ce coup de force incroyable contre la télévision publique grecque et les 2950 salariés publics remerciés d'une minute à l'autre. Et chacun dans le gouvernement d'y aller de son message rassurant "on ne nous ferait pas ça en France et blablabla". Ben si ! Cela pourrait arriver en France, car on a signé le pacte de stabilité qui voit le bon néo colonel Barroso apprécier la validité des destructions sociales dans chacun des pays signataires. Demain c'est grève générale en Grèce.
    C'est vraiment une réussite ! Ah, j'oubliais. La majorité socialiste à l'assemblée ne tient plus qu'à trois voix depuis les quelques défaites subies ces dernières semaines, lors d'élections partielles.

  40. 40
    Michel Matain dit:

    @Jean-Luc Mélenchon
    Ce vote devrait même être un seuil pour de nombreux socialistes de cette culture. Nombreux voteront avec nous en juin prochain !

    Et auparavant pour la préparation des municipales. Il va être plus facile de présenter des listes Front de Gauche + EELV + Gauche socialiste en concurrence des listes officielles du PS. Rappelons nous que les européennes seront fortement marqués par le résultat des municipales qui auront eu lieu quelques semaines avant. Les municipales vont conditionner les européennes. Les Assises du 16 juin devraient encore nous aider dans cette direction.

  41. 41
    Michel Berdagué dit:

    Tous les jours passent des résurgences vers le pire et sur le terrain nous faisons comme on peut. Ce soir mobilisation à 18h30 à l'appel de démocrates grecs devant l'ambassade à Paris. Voilà le terrain. Alors que rien n'est décidé pour les municipales et surtout les listes et ça jacte, ça me rappelle qu'à une mobilisation active convoquée par des Grecs à Paris il y a plusieurs mois, en distribuant un tract PCF/Fdg, un quidam m'a demandé et sa seule phrase "Mais que va faire le PC aux municipales ?" et ça, alors que des camarades Grecs décrivaient toutes les répressions et l'état dangereux allant vers le pire. C'est une véritable obsession ces élections, alors que les mesures actuelles sont catastrophiques pour tout le monde du travail, pour la citoyenneté, pour notre démocratie et pour notre République, et même que nous pouvons prévoir que les mesures suivantes seront l'aggravation tout azimut, les retraites en cause et autres directives réactionnaires, certains ne voient que les municipales. Certes nous savons que cette Europe actuelle est pour la régionalisation avec le fédéralisme aux ordres des financiers véreux et privés à détruire toute vie communale et les Communes, d'où l'importance que ces Communes soient des lieux de résistance et de vie et sur des bases républicaines et démocrates avec notre programme au cœur, il doit être facile de trouver des noms. Nous savons de plus en plus qui soutient quoi. Mais d'ici l'automne avec un printemps pourri, surtout que des mesures seront prises encore une fois pro-Medef contre le prolétariat et tout le monde du travail, beaucoup d'eau sera passée, genre marée ultra-réactionnaire.
    A nous de constituer la force alternative. Eh bien y a du boulot.

  42. 42
    red2 dit:

    @gp91
    Si le KKE ne s’était pas présenté en solitaire et avait fait alliance avec Syriza, la gauche aurait probablement gagné les élection de 2012 en Grèce (je rappelle les resultats: Nouvelle démocratie 29,88 %, Syrza 26,89 % (...) KKE 4,50 %). Ils portent donc une lourde responsabilité dans les événements actuels. Regarder leur TV et les soutenir revient dans ces circonstance à mettre de l'huile dans le moteur de la troïka...

  43. 43
    sergio dit:

    Si peu à peu des élus et des adhérents socialistes courageux, comme ça commence à être le cas maintenant, se démarquent de Hollande et de sa ligne libérale-suicidaire, on peut vraiment espérer une belle victoire d'un bloc progressiste autour du Front de Gauche aux municipales et aux européennes. Une union de la Gauche contre les autres vendus au capital ou vendus au capital et fascistes. Le travail inlassable d'explication nuancée et claire à la fois de Jean-Luc et de nos représentants du PG et du FdG auront sacrément payé. Le nôtre de manifestants de base, argumentateurs au travail ou distributeurs de tracts aussi. Il fallait bien veiller à distinguer les solfériniens planqués ou affairistes coulant la Gauche réelle et le pays, des militants de base intègres (il y en a encore) et des anti-libéraux et pro-républicains du Parti. Idem pour EELV. On commencerait à reprendre le chemin du bonheur, de la justice et de la raison.
    Je suis sinon allé moi aussi sur le blog d'Alexis et il m'a été difficile de résister à la nausée devant ces images de grands malades, grands drogués, piteux malfrats et mythomanes fréquentant les " belles personnes " du cirque politicomédiatique à Paris et en province. Félicitations à Alexis et au PG pour ce travail d'investigation précis et courageux qui sauvera des tas de jeunes ou humiliés qui pourraient se perdre dans cet enfer.

  44. 44
    vm dit:

    red2 15h23 - Salut les amis !
    Puisqu'il est opportunément question de la Grèce, on peut dire que le KKE grec (PC grec, anciennement dit "de l'intérieur") est à peu près sur les positions de Lutte ouvrière, et surtout, il est depuis toujours non seulement contre le TCE, mais aussi pour que la Grèce sorte immédiatement de l'UE. C'est vrai que cela ne lui a pas procuré beaucoup d'avancement, et c'est vrai aussi qu'il ne cesse de traiter les Syriza de mous et de traîtres, au point d'avoir fait rater une majorité anti-Troïka qui aurait été historique ! Malgré tout, cela ne fait pas d'eux des "alliés objectifs" de la droite, selon la vieille formule, à juste titre critiquée par JL Mélenchon. Par exemple en France, JP Mercier était le bras droit de Nathalie Artaud pour la campagne présidentielle, mais cela n'empêche pas que sa conduite de la lutte CGT-Peugeot à Aulnay a été exemplaire (j'ai suivi sur rézocitoyen leurs actions et leurs déclarations). Un pas de plus et une union politique énergique est possible. Il faut faire masse (sans dévier du "coeur" évidemment), ce sont les masses qui font l'histoire, témoins les GA du NPA qui nous ont rejoints.

  45. 45
    Mihou dit:

    Le coup mortel porté à Clément est une évidence... atténuée par la mention "involontaire". Les liens FN/groupuscules fachos sont évidents... atténués ou tus par les médiacrates à la botte de l'UMP/PS.
    L'intérêt commun UMP/PS de maintenir l'épouvantail FN me paraît donc une évidence criante.
    Qu'il nous appartient de ne pas taire ni même d'atténuer.
    Alors clairement et sans état d'âme. Aux européennes pas de problème. A gauche toute avec délice et vive la proportionnelle. Aux municipales ne sachant plus reconnaître la différence profonde entre un solférinien et un UMP, je les élimine tous les deux de mes intentions de vote. Clément, ce sera ma façon à moi d'être anti-fa, en mémoire de toi.
    Basta!

  46. 46
    Michel S. dit:

    Après la lecture de la note d'Alexis Corbière, on reste abasourdi. La connivence de la grande majorité des médias avec l'extrême-droite est effarante ! (et effrayante). Que ceux qui savent le faire envoient cette note sur les sites des médias, en rafales, la honte finira peut-être par les saisir ?

  47. 47
    gp91 dit:

    red2.
    Sur le résultat des élections tu as raison.
    Le KKE met son canal télé à disposition des virés de ERT (la télé publique grecque). Dire que la regardé c'est mettre de l'huile dans la Troïka montre plusieurs choses. Tu ne connais pas la réalité de la Grèce actuelle, tu ne connais pas l'histoire des 60 dernières années de la Grèce, le KKE n'a pas ma préférence dans la gauche grecque et la pureté révolutionnaire n'a jamais rien amené.

  48. 48
    jorie dit:

    Excellent billet de Jean-Luc Mélenchon avec lequel je partage exactement les mêmes sentiments concernant la mort de Clément. Sale semaine en effet, on a tous le cafard. Pour la mort brutale d'un môme de 18 ans, roué de coups par une brute fascisante. Pour le traitement médiatique qui en a été fait. Tout le monde "déplore" et transforme ça en fait divers regrettable alors que c'est bien plus grave que cela. Cette banalisation du meurtre politique "entre extrêmes" prouve l'indifférence générale, l'anesthésie de la conscience politique chez ceux chargés de nous alerter, ou de faire preuve de vigilance. Ils n'ont ni coeur, ni conscience, ni aucune intelligence des faits. Ils ne sont pas concernés. Quand j'ai entendu les âneries de Elisabeth Levy à 28 mn qui considérait "l'interdiction des ligues" comme une condamnation pour "délit d'opinion" en disant :"où va t on s'arrêter?" j'avais envie d'exploser et de lui hurler "au meurtre madame" et de lui apprendre le BA Ba de la république: le racisme, la haine, les discours ethniques,religieux ou racistes ne sont pas des opinions mais des crimes anti républicains. Autour d'elle, tiédeur généralisée des "sachants". On s'est farci toute la semaine des ponts d'or au Front national, à Ayoub, Collard, Philippot, Alliot et Robert Ménard le dimanche. Trop, c'est trop. Les cérémonies de commémoration me gavent, le PS et l'UMP adorent les résistants, les "grandes figures", mais uniquement quand elles sont mortes. Cela ne mange pas de pain. Pour le reste, ils continuent leur sale besogne : faciliter l'audience du FN et nous ostraciser comme "extrême gauche". Fastoche. Autrement dit, on sait maintenant que le terme "salopard" est un crime de lèse majesté, tandis que le meurtre d'un gosse de 18 balais, un "fait divers regrettable" sans signification politique. Quand je vois mon pays basculer ainsi dans cette mélasse, cette connerie crasse relayée à haut niveau, et bien oui, j'en ai pleuré cette semaine.

  49. 49
    Ouilya dit:

    Bienvenu en enfer Jean-Luc, car c'est l'enfer qui se construit actuellement sous nos yeux. Les réactions infâmes des médias ont tué une seconde fois ce jeune homme et de la manière la plus monstrueuse qui soit, je parlerai de complicité de tous les meurtres à venir, d'encouragements même. Nous sommes entrés de plein-pied dans les sables mouvants de la haine imbécile, initiés par des salopards et suivis par des barbares dont la seule raison d'être est le massacre et la terreur. On y retrouve tout ce qu'il y a de plus bas et de plus mauvais ! Le pire est de voir une certaine approbation dans notre entourage quotidien : ils ont hâte de se débarrasser d'Hollande mais c'est pour mieux installer l'extrême droite.
    Peut-être que dans un premier temps, il serait bon d'unir en profondeur les gauches européennes et les associations humanistes. Il doit bien y avoir un moyen de s'allier des esprits éclairés et écoutés..... sais plus, trop c'est trop, avalanches qui nous paralysent l'esprit et nous laissent en état de choc, c'est dur la conscience parfois....
    Je vais lire le chapitre suivant.

  50. 50
    aaa dit:

    Concernant la division entre le KKE et Syrisa, il faut bien admettre que si Syrisa avait gagné les législatives de 2012, il leur aurait été impossible de réorienter l'UE et la BCE. Et il aurait été donc impossible de changer de politique sans sortir de l'Euro, chose que Syrisa a toujours exclu. D'ailleurs, je vous invite à lire les déclarations de Tsirpas auprès du FMI, du MEDEF grec ou encore récemment auprès du PSOE qui sont assez claires. Syrisa veut juste devenir le "gérant loyal du système".
    La question sur l'Euro et de l'UE est une question centrale, et les position de Syrisa et du KKE sont opposés. On ne peut donc pas dire que le KKE soit sectaire vis à vis de Syrisa car il y a un profond désaccord sur un problème crucial. Le KKE a depuis toujours été contre l'UE et l'Euro, c’était d'ailleurs également la position du PCF jusqu'à peu. Je vous invite, au passage, à lire les position du PCF des années 90 sur le traité de Maastricht et l'Euro qui étaient pleines de lucidité et de clairvoyance sur ce qu'allait inévitablement devenir l'Euro. De plus, outre les question européennes, il y a aussi une divergence sur le capitalisme, Syrisa l'accepte alors que le KKE veut la socialisation des moyens de production. Je pense aussi qu'il n'est pas judicieux de le comparer à Lutte Ouvrière car (outre la différence idéologique marxiste léniniste vs trotskiste) le KKE a une vrai implantation dans la population, ils ont notamment été à l'origine en 1999 de la création d'un syndicat le PAME (Front militant de tous les travailleurs) qui est assez rapidement devenu l'un des plus gros syndicat grec et qui se positionne clairement sur des position de lutte de classe.
    Je vous invite si vous voulez plus d'infos à aller sur le site internet du KKE qui possède une partie traduite en français régulièrement mise à jour.

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