04juil 11

DSK et femme de chambre, of course ! Et le reste.

Après Stalingrad, entre Argelès et Lézan

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Nous avons donc passé le cap. Ce rassemblement place Stalingrad à Paris, c’était vraiment énorme ! J’ai lu ici et là : « 4 000 personnes selon la police et 6 500 selon les organisateurs ». Pas du tout ! La police n’y est pour rien.

 

 

Nous avons compté six mille personnes, au début du discours de Pierre Laurent, à partir d’un plan très précis établi par un architecte, bénévole, cela va de soi qui a dessiné notre implantation sur cette place. Mais comme nous avons annoncé d’abord un premier chiffre de 4 000 en début de soirée, ce fut celui-là qui circula, en même temps que l’autre. La surprise fut aussi pour nous. Le caractère massif de la présence ne doit rien aux méthodes de convoyage en car, utiles d’autres fois. Le Parti de gauche, dont c’était le tour d’organiser les choses, ne faisait pas ce pari. Je veux en disant cela souligner que ce rassemblement est en soi un fait politique. Il y a eu un appel et il y a eu une réponse populaire. Nous comptions qu’en fin de mois de juin, après une telle année, ma candidature étant déjà annoncée aux sept millions de téléspectateurs de TF1, l’intérêt pour ce rassemblement en plein air se concentrerait sur les réseaux militants. Nous pensions qu’avec 2 500 participants, la place serait convenablement occupée. Il en vint près du triple. De tous âges, de toutes couleurs, de tous milieux. Si bien qu’il s’agit de toute autre chose que d’un rassemblement de vieilles connaissances.

Personne d’entre nous n’avait imaginé cet entassement ni ce débordement sur les côtés et les talus qui encadrent la place. D’où quelques problèmes de sonorisation, d’ailleurs. Et comme il y a eu un problème de micro par-dessus le marché, j’y ai laissé ma voix. Je l’ai cassée dans ce discours prononcé certes lentement, mais à plein poumons. Ce qui ne fut pas sans effet non plus sur le style oratoire. On ne peut parler de toutes ses forces, en appuyant la voix autant que possible sur le ventre, sans allonger la phrase et moduler la cadence. Ceux que la chose oratoire intéresse iront trouver mon discours prononcé à Nice qui est de la même eau, pour la même raison de problème de micro. J’ai, en toute modestie, la certitude que je ne suis pas le premier à connaitre cette obligation technique. Jaurès qui parlait sans micro faisait des phrases très longues d’autant qu’elles devaient, de plus, être répétées tous les cinquante mètres par un camarade crieur !

Ce nombre et cette diversité venus place Stalingrad, me font penser aux rassemblements que j’ai observés pendant la campagne de 2005. Bon présage puisque c’est la construction politique que je vise. J’en fus impressionné, je peux bien l’avouer, au moment où l’on me demanda de monter sur la tribune. La foule, sa bigarrure et sa densité me sautèrent aux yeux et au cœur. Comme une délivrance. Politique, puisque le pari s’avérait gagné. Mais personnelle aussi. En effet j’étais auparavant consigné dans une tente à l’arrière de la scène, scrupuleusement surveillée par l’escouade numéro un, le groupe des camarades qui font de la protection rapprochée dans les foules et que dirige le philosophe Benoit Schneckenburger (vous ai-je déjà parlé du livre qu’il vient de publier sur Epicure ?) J’ai suivi tout le début sur un écran de contrôle. Quelle énorme frustration de ne pouvoir comme autrefois me mêler à la fête ! Mais de l’avis de tout le monde, et compte tenu de ce que nous constatons, dans ces sortes de rassemblement avec nos amis, si je me balade de cette façon, il peut se produire de terribles bousculades qui peuvent être dangereuses non seulement pour moi mais aussi pour toute les personnes qui se trouvent sur le parcours. Sur scène il y avait le groupe « la belle rouge » qui déchira le ciel et le canal qui coule à deux pas de là. Après eux, la température émotionnelle avait fait exploser le thermomètre politique. Vint « la parisienne libérée » et j’ai craint bêtement qu’elle se noyât seulette en scène devant cette foule ! Mais je vis bien que je n’y connaissais rien. Car la voila qui vous empoigne entre la cervelle et le cœur et vous bat comme un tapis les raideurs du sentiment. A l’issue des deux,  tout ce talent nous fit tout déliés et fins mûrs pour les discours. J’attendais mon tour en suivant fasciné ce qui se disait. Trois femmes, trois hommes. Ce qui impressionne c’est désormais l’unité de ton et de vocabulaire. Dernière arrivée, pour l’instant, au Front de Gauche, Danielle Obono de « Convergences et alternatives », mouvement issu du NPA s’est installée en souplesse, dans son registre particulier preuve que c’est possible.

Monté sur l’estrade, dans un premier temps, j’étais surtout ému de voir réunis sur ce plateau les représentants de tous ces groupes et partis de l’autre gauche ! Nous étions presque au complet ! Quelle bêtise que le NPA n’y soit pas. Quoiqu’il en soit, je pense que nous avons à présent un impact sans commune mesure avec l’addition même de nos influences respectives. Ce jour-là fut celui d’un déclic. Et je crois qu’il nous reste à en comprendre toute la portée. L’alchimie de l’unité fonctionne. Pour ma part j’ai ouvert encore plus grand les yeux pendant la tournée que j’ai faite à la suite, à partir du vendredi. Car j’ai voyagé entre Argelès dans les Pyrénées Orientales et Lézan dans le Gard avec une escale à Montpellier. J’intervenais dans les deux fêtes populaires des communistes dont j’avais accepté l’invitation de longue date. Affluence record dans les deux cas. Accueil extraordinairement chaleureux. J’évoque ici non seulement celui des communistes mais celui des personnes de toutes origines qui, pour la circonstance, sont venues à notre rencontre. Il y a de l’enthousiasme naissant. Un rien peu mettre le feu à la plaine. Tous les cadres politiques avec qui j’ai fait le point partagent cette impression, fugace, mais assez forte pour qu’on se la dise, même en mesurant sa fragilité.

Cela nous fait devoir. On ne fera pas campagne de la même manière si ce démarrage se confirme. Nous le saurons rapidement. Il n’y a pas d’avenir pour les traines patins dans cet environnement. Ni pour qui voudrait tout contrôler, tout régenter. Il faut être sur la vague et s’y maintenir en l’encourageant. Je crois que c’est une très bonne chose. Car dans mon esprit il ne s’agit pas seulement d’une campagne électorale, comme je l’ai dit à Stalingrad et répété à Argelès et Lezan. D’après moi il faut penser ce que nous faisons comme une composante du moment politique globale et notre campagne comme une contribution au processus de la révolution citoyenne que nous voulons faire naitre. J’en reste là pour cette fois-ci mais j’attire l’attention sur ce point pour pouvoir en avoir écho dans les commentaires qui se feront à la suite de ce billet et que je lis toujours comme un thermomètre. De mon côté, bientôt je dirai par un exemple concret comment cela peut se nouer. Pour cela j’évoquerai, le moment venu, ma rencontre à Montpellier, avec les initiateurs de l’appel du Front de Gauche des quartiers populaires.

Mon mérite est d’avoir pu traverser toute cette fin de semaine sans être étouffé par le nouvel épisode de l’affaire Strauss Kahn. Je me suis contenté de répondre aux deux questions posées mais j’ignore où elles ont été diffusées et comment. J’en dis mon mot. Je répète ce que je vous ai toujours dit ici et mis en pratique dans mes propres déclarations. Chacun de nous n’est ni juge ni policier. La justice n’est pas la vengeance ni l’instruction un pilori. Dans ces sortes d’affaires, la décence commande la réserve et la raison exige de s’en tenir strictement aux principes. Naturellement ce que je dis ne servira strictement à rien. La mécanique qui produit les scènes lamentables dont les médias nous rendent de gré ou de force partie prenante ne peut être enrayée. Elle est inhérente au système médiatique contemporain. Aucun sens moral, aucun respect de la loi n’entravera jamais le voyeurisme radical et obsessionnel des médias de notre temps. Tous ont violé la loi avec une bonne conscience absolue en produisant des images interdites d’un DSK enchainé. Au nom du devoir d’information qui malheureusement ne nous permet pas encore d’être régalé des scènes de pendaisons ou de lapidations qui ont pourtant lieu sans que le devoir d’informer n’en tienne compte. De féroces inquisiteurs sentant à plein nez l’obsession sexuelle sublimée se proclamèrent autorisés à enquêter sur la vie privée de toutes les personnalités politiques. Et ainsi de suite.

Plus subtil que la moyenne, Nicolas Demorrand a commencé dans « Libération » le premier jour une introspection professionnelle. Les journalistes avaient-ils abusé ? Quatre contorsions  plus loin le procès était conclu immédiatement par une amnistie générale ! Ouf ! J’ai eu peur un moment que se brise la loi d’organisation du discours médiatique sur lui-même que j’ai déjà décrite à propos du premier épisode : lynchage, introspection, repentance, amnistie, rebond sur l’épisode suivant. Ici je peux annoncer la suite. Après une brève phase d’introspection, on passe de la crucifixion de DSK à celle de la femme de chambre. Notons au passage qu’il mange bon deux fois. A l’aller comme gros lourd, donc voué au viol selon la logique des nouveau inquisiteurs médiatiques qui sentaient déjà si bien tout le commerce qu’ils pourraient faire dorénavant de leurs obsessions voyeuristes. Puis il mange au retour comme inapte à revenir dans la politique dont il a été exclu par une affaire qui dorénavant n’existe plus parait-il. Notons au passage que la femme de chambre aussi mange bon deux fois : à l’aller où elle était l’oubliée des émotions publiques, au retour où elle figure en qualité de menteuse, tricheuse dont il est indifférent de ce fait de savoir si oui ou non elle a été violée. Et ensuite ? D’abord il y aura une brève séquence de sanctification de DSK. Puis  il sera de nouveau flétri par le doute car l’avocat de la femme de chambre n’a pas l’air de lâcher l’affaire. Il y aura un rebond. Un truc bien graveleux pour accrocher le chaland. Ce sera la troisième séquence. Et ainsi de suite. Jusqu'à ce que ça ne fasse plus vendre de papier et que l’audimat décroche. Ce n’est pas demain la veille.

Doit-il revenir dans la primaire ? Hum, une case est sautée dans cette question. C’est celle du FMI. Car il n’a démissionné qu’a cause de l’affaire qui n’existe pas. Donc s’il ne va pas aux primaires il devrait être normalement réintégré dans sa fonction. Non ? Et s’il n’y retourne pas, c’est donc pour aller à la primaire. Quel est l’obstacle s’il n’est pas coupable ? Ce que nous avons appris de son train de vie ? Mais ça, ils le savaient tous avant, non ? Ça n’empêchait rien à première vue. Bon, assez musardé. Ce qui va empêcher son retour dans la primaire, c’est que les caciques du PS ne se déterminent absolument pas d’après des principes quoiqu’ils fassent tous grand bruit à leur sujet. Comptent pour eux les sondages et les analyses « qualitatives » des instituts d’opinion. C’est tout. Si entre un avis sur la forme des barquettes de poissons et un autre sur votre odeur préférée vous répondez aux sondages que vous voulez DSK, vous en aurez. Tenez-vous le pour dit et répondez jusqu'à la dernière question en ligne pour toucher la prime.

Jour de honte pour l’Internationale Socialiste que ce deuxième vote au parlement grec pour le deuxième plan d’austérité. Ce sont les socialistes grecs, et eux seuls, qui ont fait passer ce plan, tous les autres partis votant contre, droite incluse. Ce naufrage ne tire pas un commentaire aux camarades socialistes français. Il est vrai que personne ne leur demande rien, non plus. Tous les commentaires portent sur la forme de ce qui se fait. Ainsi à propos de Martine Aubry et de sa déclaration de candidature. Le ciel bleu derrière elle, son apparence présidentielle, son logo, ça oui ! Que de commentaires ! Mais le fond : pouic ! A peine si quelqu’un a noté ce qu’a relevé Roland Muzeau, le porte parole de notre groupe à l’assemblée nationale. Lequel a bien entendu le couplet d’Aubry sur « les sacrifices à répartir » qu’un discours « réaliste » ne pouvait pas manquer de comporter et qui est une signature politique. Les commentateurs ne s’y intéressèrent pas. Les socialistes peuvent donc regarder ailleurs. Le feuilleton new-yorkais arrive à point pour relancer une diversion bienfaisante.

Je ne voudrais pas que ces lignes soient interprétées comme une mise en cause particulière de Martine Aubry. Bien entourée comme elle l’est par la gauche du parti nous espérons bien qu’elle engagera l’inversion du curseur qui, jusque là, a poussé son parti sans pause vers le centre. Je ne le dis pas parce que j’aurais des accointances. Au contraire. Les proches de Martine Aubry se sont livrés à une guerre implacable contre mes amis notamment dans mon département d’origine, l’Essonne. Pour ne rien dire de leur arrogance dans le cadre des élections sénatoriales. Qui recevra sa réplique, bien sûr. Je ne dis pas cela non plus parce que j’aurais des informations. Et encore moins parce que j’aurais des illusions. Mais seulement parce que j’ai l’espoir que la gauche du parti ait au moins obtenu autre chose que des places dans cette campagne interne où elle n’aura pas de candidat du fait de son évaporation. Car je crois que même si Aubry se contente de gauchir un peu le discours, c’est toujours ça de pris pour aider à construire une conscience de résistance dans le pays et nous finirons par en bénéficier. L’inverse nous desservirait tous. Car j’observe que la presse du «cercle de la raison» est déjà en campagne pour s’assurer que les candidats de l’opposition officielle ne sortent pas du cadre sur l’essentiel. Si Aubry fait le choix de se recentrer pour doubler François Hollande sur son terrain cela constituera un renforcement du mur de la résignation dans le pays.

Ce qui est absurde dans la situation qui résulte pour toute l’Europe de ce qui se passe en Grèce c’est que les mesures ne sont pas prises pour empêcher l’effet domino. Je veux dire dans les autres pays qui se trouvent menacés du fait des causes exactement similaires qui existent partout et produiront sans aucun doute le même résultat que celui qui s’est produit en Grèce. On me dit que c’est précisément le but du plan d’austérité « euro plus ». Je crois que c’est totalement absurde. La contraction de l’économie que va provoquer ce plan est une certitude. Comment dans ce cas remplir les caisses publiques d’impôts et de taxes si le nombre des transactions diminuent et si le nombre des personnes en état de les payer diminue lui aussi ? D’une part l’Etat de plus en plus pauvre se désagrège. La société se disloque. Faute de ressources, le déficit de l’Etat s’accroit, la dette augmente et son financement coûte de plus en plus cher accroissant encore mécaniquement la dette. On connait, c’est le cas grec. Alors que le déficit du budget de ce pays a à peine augmenté cette année après les coupes claires pratiquées, la part de la dette par rapport à la richesse produite, elle, a augmenté de plus de dix points du seul fait de l’augmentation des taux d’intérêt ! D’autre part, les personnes privées, privées d’emploi, les commerçants sans activité, et tout le maillage de base de la production et de l’échange en quel que sorte, qui ne peuvent plus payer leur dette menacent le système bancaire. Après tout c’est cela qui s’est passé avec la crise des subprimes aux USA. Au bout de ce chemin c’est le système lui-même qui s’écroule. On croit gagner du temps en étranglant tout doucement la Grèce pour éviter qu’elle se mette en défaut de paiement et ne coule les cinq grosses banques européennes dont elle est la cliente. Erreur, avons-nous démontré mille fois. Les artisans de ce plan ne peuvent l’ignorer. Je me dis : ils le savent, alors pourquoi n’en tiennent-ils aucun compte ? Pourquoi ne nous donnent-ils pas raison et ne permettent-ils pas que notre plan B s’applique dans leur propre intérêt ? Racheter la dette grecque et ouvrir les vannes de l’emprunt à taux zéro pour les autres pays pris à la gorge ne coûte rien pour finir et éteint d’un coup l’incendie.

Si notre plan B était appliqué que ce se passerait-il ? De l’inflation hurle la banque centrale européenne. Nous dirions "et alors ?". Où est le problème de l’inflation? Les sommes en causes ne feraient pas exploser cette inflation. Elle produirait juste une dévaluation raisonnable de  l’euro par rapport aux autres monnaies. Et alors ? Ce serait juste une prime à l’exportation des marchandises européennes, donc un effet de relance. Bien sûr il y a un aspect très ubuesque. La banque centrale rachèterait des titres de dette grecque aux banques qui les possèdent… grâce aux emprunts qu’elles ont fait elle-même à la banque centrale, et… au prix exorbitant qu’ils ont couté à la Grèce… Mais du moins ces établissements retrouveraient leur mise et il n’y aurait pas de panique ni d’effondrement. Il sera toujours temps de les taxer sur ces profits exceptionnels. L’empêchement n’est donc nullement comptable. Seulement politique. Faire cela c’est changer le statut de la BCE. L’horreur pour les libéraux. Car si on commence là, où ira-t-on ensuite ? Donc ils préfèrent s’arcbouter sur la défense de ce qui est. Même si cela doit pour finir tout faire tomber.


277 commentaires à “Après Stalingrad, entre Argelès et Lézan”

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  1. 1
    Alin dit:

    M. Mélenchon, continuez de la sorte, vous êtes bien parti et vous arriverez bien à la fin :-) Sillonnez tant que possible le pays, c'est la meilleure façon de convaincre sur le terrain.
    Camarades, les jours qui restent jusqu'à l'élection nous sont comptés, n'en perdez pas un seul. Le FdG disposera de 3 millions d'euros pour la campagne (et encore), le PS et l'UMP disposeront de plus de 20 millions, chacun. Et même si nous disposions de la même somme d'argent, rien ne remplace le travail militant.
    Bataillons, bataillons, nous créerons la surprise.
    Place au peuple!

  2. 2
    Guillaume dit:

    M. Mélenchon,
    Je trouve que vous représentez réellement une politique sociale qui manque aujourd'hui au "centre" gauche, ce qui forcément plaira aux français.
    Cependant j'essaye de comprendre quelles sont les limites de cette politique et pourquoi continuer à maintenir un clivage droite/gauche là où certaines questions demandent un consensus national, bien au-delà des ambitions politiques de chaque candidat.

    Certaines questions m'interpellent, telles que l'éducation, l'immigration et son intégration, la stratégie industrielle de la France. Ces préoccupations ne se règlent pas en 5 ans, donc au lieu de faire et défaire le travail de chaque président (car travail il y a), ne sommes nous pas assez intelligents pour trouver un terrain d'entente commun pour des projets à long terme ?

    Bien à vous,

    Guillaume

  3. 3
    ALAIN LE VOT dit:

    Paris le 29 juin, j'y étais. Très beau rassemblement, Jean Luc nous donne ses impressions vu de son côté, pour ma part j'étais enthousiasmé mais un peu frustré des défauts de la sono (j'étais sur les talus, loin). Heureusement j'ai pu le réécouter sur internet.
    Concernant le feuilleton DSK, bravo à Jean Luc et aux dirigeants du Font de Gauche qui ne se sont pas vautrés dans les délires médiatiques et autres théories complotistes les plus extravagantes. Ils sont restés dignes et le restent.
    Une partie des dirigeants socialistes veulent représenter DSK à la présidentielle. C'était déjà de la folie pour la victoire de la gauche avant les événements, cela l'est encore plus maintenant : à la néfaste image de son action au FMI, il faudra ajouter désormais celle de ses moeurs, de son goût pour l'argent, le luxe et de ses liens avec l'oligarchie. Beaucoup de français l'ignoraient, ce n'est plus le cas maintenant.
    Le retour du "chouchou des sondages" ne change donc rien sur le fond. Nous sommes au début de la catastrophe sociale et écologique, vite le Front de gauche avec un grand score de Jean Luc à la présidentielle et de tous les candidats aux législatives !
    Ne nous laissons pas détourner par toutes les agitations médiatiques qui n'ont qu'un seul but : nous faire oublier la terrible réalité des choses.

  4. 4
    laguêpe dit:

    Cher camarade,
    Cette affaire à Montpellier de "Front de gauche des quartiers populaires" ne sent pas bon quand on a le nez dessus. Elle pue la magouille et la manipulation. Tu ne devrais pas te laisser embarquer sans savoir ce qui se passe là vraiment.
    Fraternellement.

  5. 5
    jacques87 dit:

    Bonjour à toutes et à tous
    Hier, dimanche matin, nous avons été tracter dans un vide-grenier de la Haute-Vienne avec quelques camarades du PG87, le paquet de tracts Place au peuple a fondu en un rien de temps, personnellement seulement 3 personnes ont refusé de le prendre. Et bien que n'y figurait pas la mention règlementaire "ne pas jeter sur la voie publique", les gens se le passaient entre eux (nous n'en donnions qu'un par groupe) ou le pliaient avec soin pour le ranger dans leur poche. Je n'en ai vu aucun jeté par terre.
    Avec 3 ou 4 fois plus de tracts, tout aurait été distribué (nous n'avons couvert qu'à peu près le quart du vide-grenier, et tout était distribué en 1/2 heure).
    L'espoir grandit, les messages passent, les idées progressent. Et ça fait drôlement du bien au moral.
    Et quel bonheur, nous qui avons suivi sur LCP de voir sur la scène toutes ces camarades, ces femmes et ces hommes, divers et unis, et visiblement heureuses et heureux d'être là, et quels regrets de ne pas avoir aussi le concert, mais ça sera pour une autre fois.
    Et merci Jean-Luc et bon courage, et nous savons que tu n'en manques pas.

  6. 6
    redline69 dit:

    Jour de honte pour l’Internationale Socialiste
    Jean-Luc Mélenchon, aborde le problème Grec sous l'aspect "socialiste". C'est une bonne chose car chaque personne soutenant le FdG doit savoir quel genre de comportement on les socialistes vis à vis des pauvres gens de Grèce.
    Mme Guigou n'est pas loin de partager l'avis de l'UMP en demandant que les Grecs payent plus d'impôts. Alors que les proposition de Jean-Luc Mélenchon beaucoup plus intelligente ne lui viennent même pas l'idée à cette responsable socialiste.
    Chaque électeur doit savoir que l'internationale socialiste à un relai en France qui s'appelle le PS. Avec ou sans DSK, le programme sera le même. Moins de social, plus d'impôt, une oligarchie préservée.
    Maintenant, il reste à s'inscrire sur les listes électorales et de faire son devoir social en votant pour le FdG.
    Il est des moments de l'Histoire où le premier tour d'une élection et le moment de dire Basta, de faire comme pour le vote du NON.
    Le peuple est souverain, ici comme en Grèce. Le moment est venu d'abandonner un PS à la remorque de l'UMP.
    Votons pour le FdG ! Parlons au NPA, et le peuple prendra sa responsabilité.

    cordialement

  7. 7
    Henri-Georges Naton dit:

    Merci, de nous faire partager tes sentiments lors de ce grand moment qu'était le meeting de Paris que je n'ai pu suivre qu'à posteriori sur la toile. Ton commentaire nous fait comprendre la forme, mais ce qui m'importe c'est le fond et ce discours était vraiment très riche et très beau. Continuons sans se faire embrumer par les médias et leurs lubies momentanées. Bravo pour la tenue face à cette affaire nauséabonde à l'acronyme de trois lettres. Je suis atterré par la vague de commentaire partout que je découvre après quatre jours d'abstinence webique. Je suis partie jeudi le cœur rempli de joie et la rage de vaincre au ventre grâce au meeting du 29 et des commentaires qui ont suivis sur la toile et je reviens submergé par la vague des commentaire sur l'Affaire à trois lettres, même sur les réseaux que j’apprécie.
    Ouf, ici ça reste digne, merci.

  8. 8
    gerald rossell dit:

    La parole de notre ami Pierre Laurent sur France Inter ce matin confirme la solidité et la crédibilité de notre démarche commune.
    Front de Gauche toute.
    Vamos !

  9. 9
    benjamin dit:

    Moi aussi je sens le frémissement dont vous parlez. Fragile, tenu, mais présent.

  10. 10
    Louis st O (PG31) dit:

    @Alin à raison, « Sillonnez tant que possible le pays, c'est la meilleure façon de convaincre sur le terrain. »
    Oui, parce que la propagande continue. Seules les UMP/PS ont droit de télé, hier, il y avait 4 sociaux-démocrates sur 4 chaînes de TV en même temps. Maintenant ils ont décidé de boycotter le Front de Gauche et JL en particulier.
    Il faudra nous battre, ne rien lâcher, nous serons là à vos côtés.
    Place au Peuple

  11. 11
    Hélène GRESSIN dit:

    Bonjour Mr Mélanchon
    J'ai découvert votre discours sur Internet dimanche matin. J'ai 70 ans.
    Je ne regarde qu'exceptionnellement la télé, tellement l'uniformité du discours des présentateurs et leur désinformation m’écœurent.
    Avec mon mari (73 ans), nous avons beaucoup apprécié votre analyse et la manière imagée de dire les réalités de cette société ignoble et dangereuse que nous ont façonnée jour après jour depuis 30 ans des majorités parlementaires dont les membres sont plus préoccupés de leur pouvoir et de leurs avantages personnels que des intérêts du peuple qui leur fait de moins en moins confiance.
    Nous sommes heureux que vous présentiez à la population française et au monde une autre image de notre pays que celle dévoyée des Le Pen et Cie, des Sarkozy et consorts dans laquelle nous ne pouvons nous reconnaître. Nous avons franchement honte d'être d'un pays raciste, xénophobe, policier, dur aux pauvres qu'il génère, adorateur et esclave du Veau d'or et où la loi suprême est celle du plus fort.
    Nous en avons franchement assez d'un pays qui tourne le dos à l'humanisme et dont les dirigeants font l'apologie de la guerre par le développement et la promotion de l'"économie militaire".
    Clore votre discours par la promesse d'une politique active en faveur de la Paix nous a fait un immense plaisir.
    Car s'il y a bien des dépenses inutiles, improductives, hautement polluantes et extrêmement dangereuses pour la population de notre pays comme pour tous les humains, à l'heure actuelle, ce sont les dépenses pour l'armement. Principalement les bombes atomiques et les armes à uranium appauvri.
    Pour inverser l'ordre des valeurs dans notre société, il faut que le plus grand nombre se mette à y croire.
    Les larbins médiatiques influent négativement sur chaque individu soumis inconsciemment à leur pouvoir sans contrôle.
    Avec le Front de Gauche, nous retrouvons l'espoir d'une société meilleure et celui d'un avenir pour nos...

  12. 12
    Jean-Louis CHARPAL dit:

    Concernant DSK, lu ce matin une dépêche AFP qui, telle que rédigée, vaut le détour :
    "Près de la moitié (42%) des Français pensent que Dominique Strauss-Kahn a un avenir politique après sa remise en liberté sur parole vendredi, contre 51% qui pensent l'inverse, selon un sondage Ipsos pour Le Point publiable lundi."

    Voilà comment on manipule les foules. Pourquoi ne pas dire, à supposer que ce genre d'info élève le niveau de conscience politique des citoyens :
    "La majorité des français (51%) pensent que DSK n'a plus d'avenir politique malgré sa remise en liberté sur parole vendredi " ?

    De plus j'apprends que d'après les medias, 42%, à moins d'être un maniaque qui coupe les cheveux en quatre, si ça n'est pas la moitié, c'est tout comme !

  13. 13
    laforcedupeuple dit:

    En effet le NPA commet une erreur en ne rejoignant pas le FdG, mais tout comme moi, ancien du NPA des premières heures et, pour ma part, à ce jour sans famille politique, je suis avec le plus grand interet le chemin du FdG auquel mon vote est acquis.
    Merci à tous, merci au FdG pour l'espoir qu'il me redonne.
    Courage à nous tous et Place au Peuple.

  14. 14
    Berdagué dit:

    A propos de leur plan démentiel "euro-plus" oui tu as raison. "Ils le savent".
    C'est là qu'ils sont d'autant plus dangereux. Ils veulent nous faire payer un max pour que nous soyons tous occupés à survivre et surtout pour ne plus penser et de ne pas agir dans le collectif d'alternative, car effectivement nous sommes en période comme jamais dans l'histoire humaine de faire des choix si essentiels, nous comprenons pour faire passer cette soupe imbuvable il leur faut du religieux de sacrifice divin de souffrance.
    Pour cette gestion de la BCE avec leur obsession de propagande mensongère l'inflation comme si aujourd'hui y a une stabilité telle et un contrôle tel que les prix à la conso sont comme en 2007 nous le voyons tous les jours avec 20 euros plus de 130 fr, t'as plus rien, oui tu as encore raison, la menace de la terrible inflation si nous battions monnaie, c'est à dire faire marcher la planche à billets d'une façon contrôlée et réfléchie leur ferait perdre tout pouvoir et tous les pouvoirs et en particulier l'idéologique celui de la pensée économique voire morale.

    "Ou est le problème de l'inflation ? Les sommes en cause ne feraient pas exploser cette inflation "
    Voilà ou tous les penseurs, le peuple, le prolétariat, devraient interpeller tous les économistes férus des finances des monnaies et de tous les mécanismes installés de domination pour entrevoir une autre perspective gagnante en victoire sure.
    Je crois que l'inflation est brandie comme une épée de Damoclès pour faire peur et nous soumettre à leur dogme criminel pour les peuples et pour faire perdurer leurs privilèges obscènes.
    Nous allons les virer. C'est sûr !

  15. 15
    Michel Maurice Fortin dit:

    Monsieur Mélenchon

    Merci pour le discours de la place Stalingrad ! Il nous est allé droit au cœur. J'aimerais cependant attirer votre attention et celle de ceux qui s'occupent de l'aspect technique de vos prestations publiques : je vous ai vu à plusieurs reprises parler hors du champ du microphone. Puisque les foules deviendront fort probablement de plus en plus nombreuses à venir écouter "la bonne parole", peut-être serait-il opportun de prévoir un micro qui suivrait vos déplacements. Les chanteurs utilisent pareils appareils et tout le monde peut même les entendre chuchoter, si besoin est. La technique est là pour être utiliser, non pour être servie.
    Ceci dit, nous croyons énormément en vous et en ceux qui portent dans leurs tripes les solutions à tous ces problèmes qui nous rendent l'enfer trop... quotidien... Bonne énergie à vous !
    Merci d'être qui vous êtes.

  16. 16
    Sans terre dit:

    « Il y aura un rebond. Un truc bien graveleux pour accrocher le chaland. Ce sera la troisième séquence. Et ainsi de suite. Jusqu'à ce que ça ne fasse plus vendre de papier et que l’audimat décroche. Ce n’est pas demain la veille. », écrit Mélenchon.
    Géraldine Muhlmann s’y était essayée : « dans vos rapports quotidiens, voire amoureux avec les femmes …». C’est là, à 20:30 mn.
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/05/22/invite-de-c-politique/
    Géraldine Muhlmann qui, 30 secondes plutôt, s’était déjà pris les pieds dans le tapis : « Maintenant qu’il n’est plus impuissant… » en parlant de DSK. Ça alors !
    Ça fait vendre !

  17. 17
    Michèle dit:

    Sans doute avez-vous forcé votre voix pour vous faire entendre et elle a frayé la voie de l'émotion extraordinaire créée par ce premier meeting unitaire. Un ami du NPA que je sollicitais m'a rétorqué: "tu peux toujours rêver!" et moi: "c'est la condition pour que les rêves se réalisent, d'en avoir!"
    Et sans doute le témoignage ici, de votre propre émotion, métro Jaurès, tient-il à la réalisation d'un rêve, un rêve en train de prendre vie, un rêve collectif en marche.

  18. 18
    Louis st O (PG31) dit:

    Je ne voudrais pas encore insister sur le NPA et son non rapprochement avec le FdG, mais d’après ce que j’ai compris la GU est issu du NPA, « convergence et alternative » l’est aussi, tous deux ont rejoint le FdG sans y perdre leurs âmes, sans parler des autres organisations, beaucoup, en tout cas certains, comme @laforcedupeuple nous le dit (ancien du NPA), nous ont rejoint de leurs propre chef sans appartenir à une organisation.
    Alors qu’attendez vous ?
    Avec tous les appels que nous vous faisons, expliquez nous, qu’est-ce que vous attendez ?
    La Révolution ? Mais nous ne sommes pas en Égypte ou en Tunisie.
    D’ailleurs, après la Révolution, Quoi ?
    Ahmed Maher, (cofondateur des jeunes du 6 avril égyptien) dit « Il n’existe aucun leader politique ni coalition capable de faire le poids aux prochaines élections » alors, voyez vous, même après la révolution il y a des élections, mais chez nous, il y a un leader et une coalition, peut être cette coalition n’est pas parfaite à vos yeux, il ne tient qu’a vous, qu’à nous, pour qu’elle soit améliorée et plus forte.

  19. 19
    Le gaucher dit:

    Cher camarade,
    Faut-il que je sois accroc pour tapoter sans cesse ce Jean-Luc Mélenchon de mes favoris pour voir si ma dose de sang neuf est prête.
    Je crois aussi que quelque chose se passe. Je n'en doute pas en fait et dans les concertations avec nos partenaires, j'explose les relativismes et réalismes. Que savions-nous de ce merveilleux début d'année qui ouvre vraiment le siècle et relègue au passé les guerres grasses et crasses du bushisme?
    Il se passe quelque chose parce que toi et l'équipe du bureau national vous avez réveillé quelque chose d'enfoui sous des couches de négativité qu'on retournait contre soi. De manière suicidaire. J'appartiens à une génération bientôt quadra, qui s'est pas mal blessée, sans comprendre où étaient passées les années de révolte, d'émancipation et de critique. Un feu qui tue quand il n'arrive pas à s'embraser.
    Cet après-midi, je vais à un entretien d'embauche et tout ce boulot que j'ai fait depuis trois ans pour me reconstruire, je le dois en partie à vous, à d'autres bien sûr aussi, mais à vous pour vos exigences (j'ai compris l'espace laïc, ce qui n'était pas donné d'avance!), votre sens du matérialisme historique, l'implication qui m'a permis de découvrir beaucoup d'amis et d'activismes (ma stratégie pour dépasser le Comité vers l'Extérieur m'a englouti heureusement), le plaisir du verbe et les doutes qui cèdent un à un, comme un château de cartes inutile.
    Bon voyage à vous tous!

  20. 20
    Daniel du 93 dit:

    @ gerald rossel (8)

    Merci d'avoir attiré notre attention sur la matinale de France Inter et l'interwiew de Pierre Laurent.

  21. 21
    thierryjay93 dit:

    @ JLM

    Tout d’abord, mes encouragements pour cet excellent début de campagne qui sent l’envie profonde du peuple français de se saisir par tous les moyens, dans le cadre de cette élection présidentielle, de montrer, enfin, le chemin par lequel, comme en 2005, la France doit emprunter à l’avenir en refusant la radicalité néolibérale des marchés à l’opposé de la radicalité concrète progressiste que le Front de Gauche et donc, vous-même, Jean-Luc Mélenchon propose au pays comme projet alternatif.
    Cet enthousiasme populaire qui peint votre parcours initiatique est encourageant.
    Il serait bon, si possible, d’avoir le retour en image de vos prestations à Argelès et à Lézan et d’y goûter cette volonté populaire du refus de la résignation tel que j’ai moi-même constaté à Paris, Place Stalingrad. On sent cette osmose particulière rare, et propre aux élections présidentielles, entre le peuple et un candidat.
    Soyez certain, qu’en dépit des sondages, qu’aucun socialiste, ni Sarkozy, ni Marine Le Pen, placés à ce jour plus haut que vous, n’entrainent cet élan populaire.
    Au bout de dix années d’opposition, c’est souvent sur le mode de « faute de mieux », que des français par volonté farouche d’en terminer avec la droite, se résignent à voter socialiste, non par adhésion à un programme, que personne n’est capable d’en résumer la substantifique moelle, mais par défaut.
    Ceux des français qui envisagent de voter Sarkozy, ce n’est pas là non plus par adhésion, sauf pour la vieille droite « pétainiste » ou « élégante » à l’image des Mme Lagarde née avec une cuiller d’argent sans y avoir mis les pieds ailleurs dans les milieux mondains, mais parce que Sarkozy incarne tout simplement la droite.
    Ceux des français qui auraient un penchant auprès de MLP, ce n’est surement pas par adhésion mais plutôt par colère à l’encontre des gouvernants incapables selon eux de s’attaquer aux problèmes quotidiens auxquels ils sont confrontés. Certes le rejet de l'autre motive une frange de cet électorat.

  22. 22
    kalamar31 dit:

    Jacques 87
    ou a qui sait
    Ou peut-on se procurer le tract "Place au peuple" dont tu parles?

  23. 23
    antigone dit:

    @4laguêpe
    A propos de la Paillade et le PG 34, je suis d'accord avec vous et je soutiens à fond le FdG et JL Mélenchon, mais j'ai les plus expresses réserves sur le PG 34 et pas que sur la Paillade.
    Il faudrait, pour continuer à se rassembler, pour préparer un futur plus démocratique, avoir un moyen d'exprimer les dysfonctionnements constatés, liés aux personnes ou aux groupes infiltrés dans les partis sinon ça devient le PS, un nid de traites et de profiteurs libéraux au sein du socialisme lui -même et nous finissons par partir, dégoutés.

  24. 24
    thierryjay93 dit:

    @JLM
    S’agissant des raisons profondes pour lesquels le plan B ne sera jamais mis en application par les actuels gouvernants européens figurent l’incroyable déclaration faite par l’actuel Président de l’Europgroupe Jean-Claude Juncker ce dimanche 3 Juillet 2011 dans le cadre d’une interview accordée au quotidien allemand Focus disant ceci « La souveraineté de la Grèce sera énormément restreinte en raison de la vague de privatisation à venir d’un montant de 50 milliards d’Euros ».
    Tout est dit, dans un inconscient inimaginable de la part de ce haut dirigeant politique. Pourquoi l’étranglement des Etats pourtant souverains et non pas le plan B ?
    A qui profitera le crime ? Autrement dit : A qui profitera la privatisation massive ? Aux oligarques !
    La mise en coupe réglée de tous les secteurs stratégiques, jusqu’alors publics, entre les mains d’oligarques étrangers, revient à retirer non pas provisoirement mais durablement toute souveraineté aux Etats ainsi mis en état de quasi-faillite.
    Bref, ce qui est redoutablement efficace dans ce plan machiavélique, tel qu’acté par le Président de l’Eurogroupe, c’est qu’à la faveur de la crise financière de 2008, une opportunité s’est offerte aux requins de la Finance :étouffer tous les Etats, ceux qui ne comptent pas vraiment dans la compétition mondiale, (comprenez ceux qui ne font pas partie du G20) en rendant impossible une sortie rapide de la gestion des dettes souveraines ; puis s’approprier tous les beaux bijoux nationaux qui, plus tard, seront « multinationalisés » dans le cadre des inévitables plans de restructuration.
    Ce plan a un avantage considérable : tout en évitant l’ordre de totalitaire, rendre futile, la démocratisation avec la fatale abstention massive qui sera analysée comme une incapacité des partis politiques à proposer des solutions fortes à même de mobiliser l’électorat populaire.
    Voilà pourquoi le plan B ne verra jamais le jour sauf si la révolution citoyenne voit le jour.

  25. 25
    Michel Matain dit:

    Rappelons-nous que François Mitterrand comme Salvador Allende n'ont remporté la présidentielle qu'à leur troisième tentative, et ils l'ont emporté parce qu'ils ont été capables d'unir toute la gauche. Jean-Luc Mélenchon n'en est qu'à son premier essai et, pour le moment, seuls les mouvements à la gauche du PS sont unis. Mais l'Histoire s'accélère... Avec mes copains socialistes, le vent tourne : j'attaque directement sur la question de leur désistement en notre faveur. Ce qui apparaissait comme une blague il y a peu se transforme en discussion concrète. C'est un signe. L'inenvisageable devient possible.

  26. 26
    jacques87 dit:

    @ kalamar31
    Ce sont des camarades qui l'ont ramené du siège du PG, je ne l'ai pas encore vu sur le site du Parti de gauche, mais je pense qu'on va l'y trouver prochainement (http://www.lepartidegauche.fr)
    Mais ont peut aussi télécharger des tracts à partir du site http://www.placeaupeuple2012.fr rubrique "militer".

    @ tous
    Pour ceux qui ont envie de militer, de rejoindre ou pas une formation, ne vous découragez pas, je vais parler du parti de Gauche, mais je suis sûr que c'est valable pour beaucoup de nos organisations, surtout les petites, j'ai adhéré sur le site national et au bout d'un certain temps, je ne voyais toujours pas de contacts venir du niveau local, j'ai vu sur le site du PG l'adresse mail de la correspondante du PG dans mon département (le 87) alors je lui ai envoyé un mail et elle m'a répondu très rapidement. Nos organisations sont petites, essentiellement peuplées de bénévoles qui font un boulot formidable, mais dont beaucoup croulent sous les nouvelles adhésions, sous l'ampleur de plus en plus en plus grande des choses à gérer, alors, ce n'est pas toujours facile de faire redescendre au niveau local les nouvelles adhésions, de distribuer les tracts, les affiches, etc.... et l'argent manque. Alors contactez, téléchargez, venez, par exemple au PG 87 les sympathisants sont les bienvenus aux réunions du comité départemental, etc. Et si vous êtes plusieurs, groupez vous en assos et adhérez directement au Front de Gauche si vous préférez. Formez des assemblées citoyennes, faites comme vous voulez, mais faites, nous en avons tous besoin !
    Salut et fraternité

  27. 27
    Pierre Sélim LEBRUN dit:

    Merci Jean-Luc Mélenchon de rappeler sur ce blog cette information : "Pour cela j’évoquerai, le moment venu, ma rencontre à Montpellier, avec les initiateurs de l’appel du Front de Gauche des quartiers populaires".
    Je rebondis à cette initiative, fondamentale à mes yeux mais probablement pas évidente à mettre en œuvre ! J'ai la conviction que c'est la clé pour que nous devenions en 2012, ou un peu après, un mouvement politique vraiment ancré dans la société.
    Paradoxe, nous (militants de mon département) sommes encore si peu nombreux, convaincus à défendre cette vision, c'est pourquoi nous espérons un déclic à partir de l’initiative montpellierraine: contact a été pris.
    Bien à toi, en attendant le plaisir de te rencontrer en Avignon.

  28. 28
    marco dit:

    Jean Luc, je te remercie de m'avoir donné un nouvel intérêt pour les solutions politiques que tu développe dans ton livre et que tu as su incarner dans un programme partagé. J'étais assez dubitatif sur les capacités de la "gauche de la gauche" à surmonter son divisionnisme, sa capacité infinie à couper les cheveux en 4. Pour l'instant, c'est une belle réussite, et je compte soutenir ta campagne. Cependant je n'oublie pas les raisons qui m'ont fait quitter le PC il y a bien longtemps (du temps ou il fallait soutenir un "bilan globalement positif"). Je ne dis pas ça par amertume, mais dans un esprit constructif : tout cela ne pourra avoir de sens que si nous savons intégrer l'expérience du socialisme réel dans notre réflexion, et convaincre nos camarades communistes qu'une refondation de la gauche passera un jour par la construction d'un mouvement politique unifié, qui ne soit pas forcement un clone du PC. Pour moi, l'effondrement de l'URSS, et surtout la transmutation effroyable du PC Chinois en un instrument du capitalisme le plus dévoyé, est un frein à notre travail de conviction en direction des plus pauvres (ou des moins informés). Pour moi le Front de Gauche ne doit pas rester une simple alliance électorale.

  29. 29
    Jean-Louis CHARPAL dit:

    L'oligarchie a tiré des leçons de la crise de 29, mais pas les bonnes. Ou plutôt les bonnes pour elle, mais pas pour les peuples et le progrès social. Le système est virtuellement mort et ne tient qu'au prix d'un acharnement thérapeutique démentiel. Ce qui est génial (et révoltant à la fois) c'est que la facture de ces soins hors de prix est présentée aux peuples qui n'y sont pour rien et à qui on ne demande pas ce qu'ils en pensent, alors qu'ils sont sensés vivre en démocratie.
    La vraie leçon à tirer de 29, c'est que les gouvernements doivent intervenir dans la finance, la règlementer, ne pas laisser les peuples sombrer dans la misère, relancer l'économie notamment en augmentant les salaires et en présentant l'essentiel de la facture à ceux qui sont responsables de la situation : les rentiers et les spéculateurs.
    L'oligarchie se battra jusqu'au bout pour différer l'échéance des règlements de compte et injectera le plus d'argent possible pris aux pauvres dans le système. Elle a deux atouts : des gauches molles dans presque toutes les démocraties et 95 % des médias à sa botte pour la simple raison qu'elle en est propriétaire.
    C'est la leçon qu'elle retire de la crise de 29. Elle pense qu'on peut désormais éviter une crise systémique, non en s'en prenant à ses causes (la spéculation et une déflation structurelle galopante) ce qui serait intelligent et propose le Front de Gauche, mais en s'en prenant aux pauvres, ce qui est particulièrement stupide. Ca ne fait qu'aggraver les choses et c'est moralement ignoble.
    C'est pourquoi, je le dis sans rire, je suis toujours déçu que le système à chaque crise, s'en sorte. Qu'il s'écroule une bonne fois pour toutes et que l'Humanité qui depuis 30 ans marche sur la tête, remarche sur ses pieds !

  30. 30
    4 Août dit:

    @ JLM
    "Comptent pour eux les sondages et les analyses « qualitatives » des instituts d’opinion. C’est tout."

    Attention. Dorénavant, ce ne sont plus les sondages qui décident du futur Président, mais directement les agences de notation. On va bouffer du chantage au triple A pendant 9 mois. Tout ce qui ira à l'encontre du "AAA" et des banksters sera qualifié (au choix) de "non crédible" ou de "pas sérieux"
    Quelle bande de larbins...

  31. 31
    Paco Necté dit:

    Prêter de l'argent à la Grèce, c'est prêter de l'argent au capitalisme qui sévit en Grèce comme presque partout ailleurs.
    Prêter à taux zéro revient à dire que les contribuables français (entre autres) vont financer les entreprises capitalistes grecques qui vont donc gagner en compétitivité et faire perdre des marchés, via cette concurrence déloyale, aux autres pays de l'union et y générer plus de chômage.
    De plus, il est assez probables que ces multinationales grecques investiront immédiatement ces profits nouveaux dans des contrées où elles auront encore plus de latitude pour spéculer contre l'intérêt général.
    Prêter de l'argent à la Grèce, c'est maintenir la population grecque dans l'état de dépendance financière où l'ont plongée les spéculateurs européens (gros et petits) avides de percevoir un confortable revenu complémentaire en refusant d'admettre qu'il est nécessairement lié à la précarisation de leur voisin, collègue, ami... quand ce n'est pas la leur.
    Mais alors, les épargnants risquent de ne pas revoir les petites économies qu'ils avaient placé chez leur banque/assurance en espérant que la misère des autres allait leur rapporter plus d'intérêts ? Probable...
    Ce n'est pas moi que ça dérange de mettre les capitalistes en faillite; c'est la meilleure façon de récupérer les outils de production pour les remettre entre les mains de ceux qui les font fonctionner.
    Et toi, Jean-Luc, toi qui défends les intérêts des travailleurs, ça te dérange qu'ils confisquent les outils et les profits des capitalistes ?

  32. 32
    Nicolas B. dit:

    Merci 20 et 8, pour l'info sur le passage de Pierre Laurent à France Inter, il a été très bien, avec ses réponses constructives et mettant en valeur la dynamique du Front de Gauche. Comment savoir à l'avenir l'actualité des divers intervenants du Front de Gauche pour diffuser l'info autour de nous et être réactif. Je sais bien, c'est le Blog de Jean Luc Mélenchon, mais il pourrait y avoir un agenda commun, cela ferait une belle synergie.
    En tout cas merci M Mélenchon de nous dire votre ressenti du meeting, l'humain avant toute chose et la politique ne s'en portera que mieux. J'ai bien aimé le commentaire 11 de Hélène, comment ne pas être sensible à ce Front de Gauche rassembleur, leur millions ne suffiront pas, le peuple n'est pas à vendre et encore moins la France et ses valeurs républicaines.
    Place au Peuple !

  33. 33
    Pierre34 dit:

    laguêpe dit:
    "Cette affaire à Montpellier de "Front de gauche des quartiers populaires" ne sent pas bon quand on a le nez dessus. Elle pue la magouille et la manipulation. Tu ne devrais pas te laisser embarquer sans savoir ce qui se passe là vraiment"

    Ceci est une provocation, peut-être du FN.
    Il n'y a aucune magouille, ce sont simplement des citoyens, de diverses origines qui en ont assez d'être les oubliés de notre société et qui relèvent la tête pour construire un autre avenir, assis sur la défense d'une France sociale et démocratique.
    Il n'y a pas de manipulation, le dialogue avec la population est la règle générale, ce qui a permis d'obtenir un score de 22 % au premier tour des élections cantonales, d'être présent au 2ème tour en éliminant UMP et FN, de réaliser 35 % au 2ème tour en face du président du Conseil Général PS.
    La révolution citoyenne est en marche, dommage pour les paranoïaques et les tenants de l'immobilisme !

  34. 34
    Gerard Blanchet dit:

    Partant de la question posée par Jean-Luc : "Car dans mon esprit il ne s’agit pas seulement d’une campagne électorale, comme je l’ai dit à Stalingrad et répété à Argelès et Lezan. D’après moi il faut penser ce que nous faisons comme une composante du moment politique globale et notre campagne comme une contribution au processus de la révolution citoyenne que nous voulons faire naitre. J’en reste là pour cette fois-ci mais j’attire l’attention sur ce point pour pouvoir en avoir écho dans les commentaires qui se feront à la suite de ce billet et que je lis toujours comme un thermomètre." et aussi des doutes de Claude Debons sur la possibilité d'y arriver compte tenu des 2 fossés creusés entre la gauche et la classe ouvrière (traduite par l'abstention et pas seulement en France) et entre le mouvement social et les partis politiques de gauche. Michel Matin commence à répondre à cette vraie question, comment combler ces deux fossés? Il y a c'est certain une vague qui est en train de monter, plein de signes montrant qu'elle va emporter toutes les réticences notamment du côté du NPA (je suis limité en caractères donc une prochaine fois). Le fondamental c'est que nous avons un précédent et qui a déjà réussi : 2004-2005 qui à l'arrivée a entrainé les responsables syndicaux et associatifs et établi le contact avec le peuple malgré tous les médias qui nous étaient hostiles. Et le NON de gauche a fait 31% et peu d'abstentions. Même si un référendum et une présidentielle c'est différent, nous sommes (le front de gauche élargi et transformé) les seuls à reprendre ce flambeau. Donc nous pouvons y arriver. C'est un objectif raisonnable. la condition c'est que comme en 2004-2005 on s'y mette tous, chacun(e) sa(son) propre directeur(rice) de campagne, pour un travail de fourmi. Nous sommes le nombre c'est POSSIBLE et RAISONNABLE.

  35. 35
    Un camarade dit:

    C'était rude mais tellement bon cette dernière semaine avant la pause d'été ! Bravo pour tout, on y arrive, enfin. Localement ça s'organise aussi. Un travail de fourmi, beaucoup d'effort pour faire renaître l'espoir des collectifs du 29 mai. L'énergie populaire est disponible, le climat est presque explosif ! On peut y arriver !

    à voir >> http://www.romain-jammes.fr/?p=1244

  36. 36
    Visser Patrick dit:

    Je regrette que tu n'aies pas eu un mot au sujet du blocage de la flottille par les autorités grecques. Cela t'aurait permis de faire le lien entre ce blocage et la mise au régime sec du peuple grec, entre la dérive social-libérale des "socialistes" et leur alignement, en politique internationale, sur la politique d'agression des peuples menée par les états-uniens et leurs alliés. Tu ne pourras pas rassembler durablement les Français contre le libéralisme si tu ne les mobilise pas en même temps contre la guerre impérialiste. Car si tu ne le fais pas, tu seras condamné à suivre les pseudo-socialistes dans leur dérive droitière. Plutôt que de regarder vers Martine Aubry, regarde plutôt vers Olivier Besancenot. Il est tout petit (politiquement), mais il a fait le bon choix : il est sur le bateau qui s'appelle "Dignité-Al Karama". Même si cette opération se termine par un fiasco, il aura fait partie de ceux qui auront sauvé l'honneur de nos pays dits démocratiques.
    Souviens-t-en, Jean-Luc... et bon courage !

  37. 37
    Point Noir dit:

    @ Paco Necté et Jean-Louis Charpal

    Selon moi, une faillite généralisée, serait le prétexte pour justifier la déclaration de l'état d'urgence dans tous les États occidentaux. Dés lors suspension de toutes les élections, puis la loi martiale serait appliquée pour réprimer les révoltes de tous les citoyens qui s'en offusqueraient. Tout cela encouragé par la propagande médiatique... On passerait de la démocratie purement formelle à la dictature assumée.
    On en voit déjà les prémisses: il faut regarder les vidéos en ligne sur les "manifestations" en Grèce... Les qualifier de manifestations est un euphémisme, c'est de la guerre civile ! Les directeur de l'agence de santé grecque à porté plainte contre la police car elle aurait employé des gaz asphyxiants en plus des lacrymogènes...
    L'invasion militaire entre pays occidentaux n'étant plus possible, l'ennemi vient de l'intérieur, sournois et impalpable.
    Bien sur que j'espère avoir tord, mais je sens que le scénario que j'évoque semble de plus en plus possible.

  38. 38
    Pascale dit:

    Le mercredi 6 juillet à partir de 12 h : le procès contre Gérard Filoche en tant qu’inspecteur du travail pour “entrave au CE Guinot” (sic) se tient
    - conférence de presse unitaire à 12 h face au palais de justice.
    - audience devant la 31e chambre correctionnelle.
    Pour le soutenir, présentez vous à partir de 12 h M° Cité Palais de justice de Paris avec votre carte d’identité – information, signature et soutien financier sur le site solidarite-filoche.fr.

  39. 39
    Rodfab dit:

    J'ai beaucoup aimé la fin de la note qui vulgarise très bien ce qui se passe avec la BCE et qui nous donne des arguments simples pour expliquer à notre entourage la politique actuelle.
    Merci

  40. 40
    Jake B dit:

    @ 38 Point Noir
    Selon moi, une faillite généralisée, serait le prétexte pour justifier la déclaration de l'état d'urgence dans tous les États occidentaux. Dés lors suspension de toutes les élections, puis la loi martiale serait appliquée pour réprimer les révoltes de tous les citoyens qui s'en offusqueraient. Tout cela encouragé par la propagande médiatique... On passerait de la démocratie purement formelle à la dictature assumée.

    Qui, aujourd'hui, pourrait encore déclarer la loi martiale en France ? Si il y avait un mouvement de masse de grande ampleur, ni les flics, ni l'armée n'interviendraient parce qu'ils sont aussi mal traités que ceux qu'ils seraient censés réprimer.
    On assisterait à un exode massif des plus riches qui, pris de trouille, chercheraient refuge vers quelques république bananière.
    N'est-ce pas, au contraire, cela qu'il faut viser ?

  41. 41
    Louis st O (PG31) dit:

    31 @Jean-Louis CHARPAL
    « Je suis toujours déçu que le système à chaque crise, s'en sorte. Qu'il s'écroule une bonne fois pour toutes et que l'Humanité qui depuis 30 ans marche sur la tête, remarche sur ses pieds ! »
    33 @Paco Necté
    « Ce n'est pas moi que ça dérange de mettre les capitalistes en faillite »

    La Grèce ne sera jamais en faillite et encore moins les capitalistes, le but du jeu est de tester un « petit » pays pour tout rafler, tout racheter le service publique, baisser les salaire au delà du possible, et attendre, et vous verrez, à la dernière minute, juste avant l’effondrement, quand plus rien ne restera de public, et quand les ouvriers seront payés ce que gagne aujourd’hui un chinois, alors là, on trouvera « la » solution qui permettra au peuple de vivre (enfin je veux dire de survivre). Et si ça marche, à qui le tour ?

    Place au peuple

  42. 42
    Air One dit:

    L'affaire DSK et ses rebondissements nauséeux ont achevé de me convaincre qu'on pouvait s'informer sans passer par les grands médias.
    Désormais je me contente du Monde Diplomatique, Bakchich, Acrimed, Politis et avec parcimonie Rue89 pour sa politique de commentaires assez ouverte. Le reste n'est que ramassis de girouettes et d'experts autoproclamés qui éditorialisent au doigt mouillé sans enquête ni analyse de fond. J'en retiens que ça ne fait qu'agacer et générer des sentiments de rancœur dont on peut se passer pour mobiliser ses forces positivement.
    Très beau rassemblement, ceux qui ricanaient à la création du PG en sont pour leurs frais et tous les Le Boucher du microcosme médiatique n'y feront rien, il y a une place pour la vraie gauche en France, et pas seulement à la marge.
    Ca réchauffe et ça motive d'autant plus !

  43. 43
    Arte dit:

    Je me dis : ils le savent, alors pourquoi n’en tiennent-ils aucun compte ? Pourquoi ne nous donnent-ils pas raison et ne permettent-ils pas que notre plan B s’applique dans leur propre intérêt ?

    Oui, "ils le savent". Mais ce n'est pas leur propre intérêt. Il n'y a pas de crise de la dette, il y a une stratégie d'effondrement. Le plan A, c'est que tout s'effondre. "Tout", c'est à dire la démocratie.
    Et quand quand tout se sera effondré, alors la BCE rachètera la dette Européenne...
    La crise des subprimes n'est qu'une répétition générale. On fait payer les peuples pour se faire acheter !

  44. 44
    D Baron dit:

    Magnifique en effet ce meeting de lancement mais aujourd'hui j'ai une pensée pour l'équipage du seul bateau qui reste de la flotte pour Gaza. Décidément, ce gouvernement grec aidé de la CIA- non content d'affamer son peuple, a tout mis en œuvre pour empêcher la solidarité internationale d'agir ! Qu'en disent les "socialistes" ? Courage aux militants à bord du bien nommé Dignidad

  45. 45
    Christian B dit:

    C'est exact, le plan néolibéral qui se dessine en Europe, passe par la raison, c'est à dire la leur : "L'inéluctabilité de la situation et la seule solution possible".
    Les populations noyées dans des torrents d'informations diverses mais au fond unique, tombent dans le fatalisme pour les uns, le rejet pour d'autres, c'est humain. La situation est tellement ahurissante qu'on ne peut pas la digérer de manière brute. Si nous, nous sommes convaincus du constat et de la solution, la majorité ne l'est pas.
    Il faut donc trouver les formes pour ne pas à notre tour les noyer dans un flot d'informations, c'est pure perte.
    On ne fait pas courir un 100 mètres à un homme à terre. Nos concitoyens sont aussi capables que nous de comprendre, mais encore faut-il que cela les intéresse. Si nous parvenons à transmettre l'information de manière intelligente, c'est à dire respectueuse, simple et carrée. On aura fait notre travail. Le reste dépend de la volonté de nos concitoyens. La révolution citoyenne, c’est d’abord le respect de l’autre, de sa parole sur le même plan d’égalité.

  46. 46
    Jean-Louis CHARPAL dit:

    @42 Louis st O (PG31)
    " La Grèce ne sera jamais en faillite et encore moins les capitalistes".

    Dans mon message 29 il y avait une part d'humour et de second degré, mais sur le fond, je maintiens totalement mon point de vue. D'après moi, il n'est pas exact de dire que le système capitaliste ne peut être en faillite. Cela pour deux raisons :
    1° En 29 il l'a déjà été bel et bien et les mêmes causes produisant les mêmes effets, il peut l'être à nouveau. Affirmer le contraire est dangereux et contre productif : c'est accréditer la thèse que ce système est indestructible et sombrer dans le défaitisme.
    2° Sa prétendue infaillibilité, à laquelle je ne crois pas plus qu'à celle du Pape, est d'autant plus contestable que virtuellement, ainsi que je l'ai dit dans mon message, le système est moribond. Il suffit d'ailleurs d'observer ce qui se passe autour de nous.
    Le but du Front de Gauche est bien, en France, de mettre en échec, ou à tout le moins de faire reculer un maximum, le capitalisme absolu de droit divin et la dictature des marchés, avec toutes les injustices sociales qui vont avec. On ne va quand même pas se plaindre que ce système chéri par l'oligarchie qui dirige l'économie de la planète soit en très grande difficulté.
    Si plusieurs peuples réussissent à le mettre en échec tant mieux, s'il s'écroule de lui même tant mieux aussi. Et si les forces progressistes de tous les pays achèvent la bête ça sera très bien.
    Je suis peut-être un cas, mais je n'ai pas peur du tout de l'effondrement du capitalisme sauvage mondialisé. Je m'en réjouis même à l'avance. Face à des situations dramatiques et nous y sommes, il y a toujours deux possibilités. Après 1929, il y a eu l'issue vers le bas en Allemagne : le nazisme. Et l'issue vers le haut, en France : le Front Populaire. Que le Front de Gauche se prépare à l'issue vers le haut !

  47. 47
    Point Noir dit:

    @ Louis st O (PG31)
    Concernant l'argument que ni la police ni l'armée ne soutiendraient la loi martiale, regardez ce que la police "anti-émeute" fait aux citoyens grecs pour quelques 800 et quelques euros par mois. Cela me laisse dubitatif. J'espère que vous avez raison, mais je suis loin d'être aussi certain que vous sur la tournure que prendraient les choses. D'ailleurs, l'adoption de la loi martiale ne se ferait certainement pas avec ce nom, elle serait nommée : pacte de sauvegarde solidaire, ou loi de sécurité citoyenne. Des jolis mots pour endormir la plupart des gens.
    Que le système politico-financier-kleptocrate actuel tombe, bien sur que je suis entièrement pour, mais attention à ce que ne soit pas, en réalité, qu'un prétexte pour abolir nos droits sociaux de la part des gouvernants actuels.
    Les oligarques ne savent que trop que le système financier est sur la brèche, ne pensez vous pas que leurs solutions de repli sont déjà prêtes et opérationnelles.
    Désormais, ce n'est plus un problème de système financier, mais de système politique dans lequel une aristocratie s'est recrée. J'ai entendu parlé de néo-féodalisme pour illustrer le monde dans lequel nous vivons; si le système financier et économique tombe, je crains bien que ce ne soit le point de départ officiel de notre nouvelle condition de serfs.

  48. 48
    JR84 dit:

    Cher Jean-Luc, le gouvernement Grec (chef de l'Internationale Socialiste!) a décidé (sur ordre de qui?) de bloquer la flottille de bateaux contre le blocus inadmissible, intolérable et inhumain de Gaza. Comment ce gouvernement peut il se revendiquer socialiste? Il est à la solde du capital et des banksters. le Peuple Grec aura raison de son action contre lui. Le PS français ne dit mot sur un tel comportement de dirigeants socialistes d'un pays d'Europe. Ce n'est pas normal ! Le Peuple Palestinien est en train de crouler sous le joug d'Israël. Donner le message du Front de Gauche concernant cette trahison socialiste, en Grèce, en Espagne, au Portugal, en France. Les Français doivent savoir !

  49. 49
    Nicolas B. dit:

    @30, 30Août
    Pour abonder dans ton commentaire, en zappant, j'ai entendu Madelin dire à Sapin, qu'avec l'affaire DSK, la "gauche" avait perdu son seul candidat Tripple A. Je n'ai pas retenu la réponse, ça valait pas la peine.
    Je sais pas quelle étiquette il vont donner au candidat du Front de Gauche, mais il s'en serviront d’épouvantail, ça s'est sûr !

  50. 50
    redline69 dit:

    bonsoir,
    En reprenant la globalité de la crise grecque, on se rend compte des responsabilités très importantes des socialistes. Pas besoin de désigner seulement la droite.
    De quoi est il question si ce n'est :
    1/ démantèlement des services publics de l'Europe.
    2/ vision du bipartisme (PS-UMP) excluant vers les "extrêmes" tout les autres.
    3/ égocentrisme d'une Europe des banques et assurances où l'argent est le moteur d'une Europe en remorque des USA.
    4/ libéralisme politique et social entrainant plus de pauvreté et surtout un écart de plus en plus large entre très riche et très pauvre.
    5/ impérialisme Européen sur des crises où l'on voit des états comme le notre outrepasser les mandats ONU en Libye.
    Et bien tout çà est un partage idéologique entre le PS et l'UMP ! Personnellement rien ne me rattache à ce Parti Socialiste et encore moins ceux qui seraient prêts d’accepter d'être sous la toise PS.
    On a choisi par le FdG de révolutionner la façon de voir à gauche en impliquant les gens. Si l'on veut utilement être entendu avec le NPA (nos alliés, même s'ils ont des choix différents) il faut en finir avec le PS.
    Quel meilleur moment que le 1er tour de 2012 !
    Le PS fera tout pour nous moquer, nous instrumentaliser, il l'a déjà fait en n'ayant pas peur de fournir certains de ses cadres à des missions pour Mr Sarkozy.
    La grandeur du rassemblement de Stalingrad est justement de vouloir définir une gauche autrement, sur des bases différentes du PS. On joue plus la partie à gauche pour participer, mais bien pour contrer le PS. C'est bien parti.

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