06avr 11

Guéant déraille, Projet du PS, Le Pen en vert

N’y a-t-il pas trop de Guéant en France?

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Jc_dazin-1’ai rédigé cette note pendant mon trajet vers le Parlement de Strasbourg puis dans le train entre Metz et Strasbourg aller et retour. A Metz je faisais une intervention dans une licence professionnelle de journalisme web. Puis un passage sur France 3 à propos de la présentation de notre proposition de loi cadre sur la laïcité et spécialement sur la question du Concordat d’Alsace Moselle. En chemin j’ai dépouillé la presse avec jubilation. Du coup, je traite ici de la dernière de monsieur Guéant sur les musulmans. Mais surtout je jette un premier coup d’œil sur le programme du PS. Grosse affaire ! Attention à la douche froide ! Non seulement c’est vraiment maigre mais il y a aussi une belle bourde. Une mesure proposée qui existe déjà et d’ailleurs adoptée à l’initiative de Sarkozy contre les groupes parlementaires socialistes. Il s’agit d’immigration. Mince ! Puis je reviens sur une ou deux émissions de télé auxquelles j’ai participé. Où il est question de Marine Le Pen et des frères Duhamel.

Ce billet est illustré par Cédric Dazin. Merci à lui.

Du programme socialiste le Parti de gauche a dit qu’il n’était « ni socialiste, ni réaliste ». Mais le journal « les Echos » et la presse économique sans compter « Le Monde » et « Libération », ont souligné qu’il s’agit d’un programme bien « ancré à gauche ». A la précédente étape de la rédaction du projet socialiste, la droite n’avait pas hésité à dire qu’il s’agissait d’un « retour à 1981 ». Cette fois-ci ne peut-on dire qu’il s’agit d’un retour à la révolution bolchévique ? Il le faudrait pour que chacun tienne sa place dans le jeu de rôle. De toute façon personne ne risque rien à raconter n’importe quoi. Car personne n’a de mémoire, personne ne compare à rien, personne ne tient compte d’aucun évènement récent. Tout est dans l’affiche. Quelques exemples.

Mémoire ? Allons bon, quoi encore ? Question : pourquoi faire moins qu’hier quand on veut faire plus ? C'est ce qu'explique un des rédacteurs du projet socialiste, le secrétaire national à l'économie du PS Michel Sapin, cité par l'Humanité : "les Français savent très bien qu'on ne peut pas promettre autant aujourd'hui qu'en 2007 et encore moins qu'en c_dazin-22002." Exemple. Le programme de Jospin prévoyait 700 000 emplois jeunes dont 300 000 dans le privé. Il n’en réalisa « que » 350 000 dans le public. Dès lors, comment une priorité donnée à la jeunesse, à supposer que cette mesure y corresponde, conduit à proposer 50 000 emplois de moins que ce qui fut fait il y a dix ans et 400 000 de moins que ce qui fut promis alors ? Comparaison. Le Parti de Gauche propose le salaire maximum de un à vingt dans toutes les entreprises, depuis deux ans. A toutes les occasions j’en rappelle l’idée dans les médias qui m’accueillent. Le PS la reprend. Fort bien. Du coup toute la presse chiffre la mesure et cherche des exemples. C’est bon pour nous. Le mot d’ordre avancera dans les esprits. Les socialistes ne pourront plus s’en dégager. Et qui boit la mer doit aussi digérer les poissons. Mais pourquoi le PS réserve-t-il cette mesure aux seules entreprises où l’Etat est actionnaire ? Pourquoi pas à toutes les autres ? En quoi le scandale des sur-rémunérations et son impact global sur le partage de la richesse produite en entreprise est-il limité aux seules entreprises semi publiques ?

Pour nous, avec le salaire maximum, la question posée n’est pas de punir ou de stigmatiser en faisant des exemples. Il est question d’organiser un  nouveau modèle de partage de la richesse et un  nouveau modèle vertueux de ce partage dans chaque entreprise. Cet objectif n’est pas servi avec une mesure qui ne s’appliquerait qu’à 57 entreprises sur les 3 millions que compte le pays et qui n’emploient que 7 % du total des salariés. Comment accepter que sous un gouvernement de gauche 93 % des salariés continuent de travailler dans des entreprises soumises à l'arbitraire patronal en matière de hauts salaires ? En quoi cette discrimination est-elle socialiste ?

Pourquoi le PS renonce-t-il à augmenter le SMIC ? Qu’est-ce que ce simple "rattrapage du SMIC que la droite a déconnecté de la hausse des prix". Il ne s'agit donc pas d'une augmentation véritable du pouvoir d'achat du SMIC au-delà de l'inflation ? C'est un double recul pour le PS. Encore une question de mémoire. D’abord par rapport au texte issu de sa convention thématique de 2010 sur le "nouveau modèle de développement". Celui-ci prévoyait « la revalorisation du SMIC » comme « levier fort ». Le recul est encore plus important par rapport au projet socialiste pour 2007 qui affirmait : « nous porterons le SMIC au moins à 1500 Euros bruts le plus tôt possible dans la législature ». Mais qui se souvient de quoi que ce soit ? Pas les médias qui traitent de ce programme en tous cas. Ils n’ont rien vu, rien comparé.

Pourquoi le texte du programme du PS est-il si timide sur la précarité ? Pourquoi se contente-t-il d’une simple modulation des exonérations de cotisations en cas de "recours abusif aux contrats précaires". C’est combien un recours «c_dazin-3 abusif » ? Qui l’évalue ? Avec cette mesure les entreprises pourront continuer à développer la précarité en payant un peu plus ! Et rien n'est prévu non plus pour les 800 000 précaires de la fonction publique. Ils ne sont pas abusifs ceux-là ? Là encore le programme du PS est en recul par rapport au projet socialiste pour 2007. Celui-ci affirmait beaucoup plus clairement son opposition à la précarité : « Pour lutter contre la précarité, nous réaffirmerons la primauté du CDI sur toute autre forme de contrat de travail. »

Ca ne s’arrange pas avec la question des licenciements boursiers. Le nouveau programme donne moins que la loi Jospin en 2002 dite de « modernisation sociale ». Le PS propose en effet seulement de "renchérir" les licenciements boursiers. Mais sans les interdire, ni donner aux salariés de nouveaux moyens pour reprendre leur entreprise en coopérative.
De même, il n’y a rien sur le temps de travail. Le PS se contente d'annuler la défiscalisation des heures supplémentaires. Mais sans revenir sur les mesures de la droite qui flexibilisent le temps de travail. Le projet PS ne comporte par exemple aucune mesure contre le temps partiel contraint, les horaires fractionnés et autres. Le silence du PS sur la réduction du temps de travail est là encore un double recul. Le texte issu de la convention nationale organisée en 2010 proposait de « revenir sur les dispositifs ayant dégradé les 35h et sur la remise en cause du repos dominical ». Et le projet socialiste pour 2007 prévoyait d’aller plus loin encore: « Nous relancerons la négociation sur le temps de travail, pour étendre le bénéfice des 35 heures, avec création d’emplois, à tous les salariés. Si la négociation n’aboutit pas, la loi interviendra. »

Ce qui ne me parait pas réaliste, c’est que le PS déduise de l’injection de 25 milliards de dépenses nouvelles une croissance de 2,5% de la richesse produite. Comment cela se fera-t-il ? Alors même que le pacte de compétitivité adopté par l’Union Européenne ne donnera aucun entrainement venant de l’extérieur ? Ce qui ne me parait pas réaliste c’est ce que le programme du PS ne dise mot de ce que ferait un gouvernement PS si, au vu de son programme les agences de notations s’attaquaient à notre pays et si le système bancaire l’attaquait ! Nous avons procédé à l’inverse en commençant nos travaux sur notre programme par le forum « gouverner face aux banques ». Croire que la question ne se posera pas dans la nouvelle Europe du pacte de compétitivité et du Fmi est un angélisme au dessus des moyens de notre pays. Surtout quand on annonce une croissance à 2,5% que les narquois diront peu probable dans ce contexte et avec ce programme.

Ce qui n’est pas réaliste non plus c’est de promettre toutes sortes de choses qui ne sont pas autorisées par le traité de Lisbonne. Et comme le programme du PS ne propose aucune remise en cause du cadre actuel de l'Union européenne ces propositions sur l'Europe n'ont donc aucune crédibilité. Humour de situation, le PS propose de "changer d'Europe". Sympa. C’était le titre des listes du Front de Gauche pour les élections européennes de 2009 …  Récapitulons ces impossibilités :
Il y a d’abord cet "emprunts européens pour financer les investissements du futur". Une idée nouvelle proposée par Jacques Delors il y a quinze ans. Mais le traité impose au budget européen d’être équilibré (article 310 TFUE). La création de nouvelles ressources propres de l’Union serait soumise à l’unanimité à 27 du Conseil puis à la ratification dans chaque Etat (article 311 TFUE) ! On a vu comment cela s’est passé pour mettre en place le fond de stabilisation financière face à la crise. Aucun gouvernement social démocrate n’en a profité pour proposer un tel emprunt.

Le programme du PS propose également une "taxation des transactions financières au sein de l'Union". Bon pourquoi pas. Mais cette proposition est contradictoire avec l'article 63 TFUE qui dit : « toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers sont interdites. » Une taxation étant clairement c_dazin-4considérée par l'UE comme une restriction, elle est impossible sans remettre en cause les traités. Même situation pour cette "augmentation des droits de douane au niveau européen sur les produits ne respectant pas les normes internationales en matière sociale, sanitaire ou environnementale." Le traité de Lisbonne ne permet aucune restriction au libre échange et prône « la suppression des obstacles au commerce international » (article 21 TUE et 206 TFUE). Le Traité affirme même que l’Europe doit non seulement contribuer à la « suppression des restrictions aux échanges » mais aussi « aux investissements directs étrangers, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres ». « Et autres » : cela veut dire qu’il est impossible d’imposer des règles sociales ou écologiques aux importations et aux investissements étrangers. Cette proposition du PS est d'autant plus impraticable à mettre en œuvre sans changement institutionnel que la politique commerciale est une politique exclusive de l’Union sur laquelle la Commission a la haute main. Et que penser de cette idée de l’"adoption d'une assiette commune et d'un taux minimal de l'impôt sur les sociétés". Qu’est ce que ce taux minimal ? Ce n’est pas le même pour tous ? C’est juste un seuil en dessous duquel on ne pourrait aller ? Donc le dumping continuerait au-delà ? Comment cette mesure s’articule-t-elle avec la différenciation des taux prévue par ailleurs selon qu’une entreprise réinvestit ou distribue ses bénéfices ? Quoiqu’il en soit, rapportée a l’échelle de l’Europe, cette idée d’un tel taux commun est rendue impossible par le traité de Lisbonne, aux articles 113 et 114 TFUE qui exigent l'unanimité des 27 pour toute mesure dans ce domaine et rendent impraticable l’harmonisation fiscale.

Je me suis arrêté sur une mesure particulière. Celle qui concerne l’énergie. Certes il n’est rien dit à ce sujet sur la place du nucléaire en Europe. Pourtant nous sommes la région la plus nucléarisée du monde avec cinquante huit réacteurs. Sans doute ce silence est-il à mettre en rapport avec la timidité du programme sur ce sujet en France même. Elevé au niveau européen cela donne la rédaction suivante. "Donnons vie aux coopérations renforcées, proposons les contours d'un groupe pionnier adossé à la France et à l'Allemagne, autour d'objectifs précis"" … construction avec les pays qui le voudront, dons le cadre d'une coopération renforcée permise par les traités actuels d'une communauté européenne des énergies ". Donc il s’agit bien d’agir dans le cadre du traité existant. C’est écrit en toutes lettres. Mais alors le texte du PS ignore visiblement le contenu précis de ce traité. Il fait comme s’il suffisait de le décider pour que cela se fasse. Ce n’est pas du tout le cas. En effet celui-ci conditionne le lancement d’une coopération renforcée à l’accord de la Commission européenne. Celle-ci est libre de l’accepter ou pas. Puis après cela il faut encore réunir l’unanimité des 27 pays au Conseil pour l’autoriser. C’est l’article 329 TFUE. Une coopération renforcée n’est enfin possible qu’avec au moins 9 Etats participants. Et encore tout ceci n’est-il possible que dans le mandat explicite de « réaliser des objectifs de l’Union ». Il se trouve que développer un service public de l’énergie n’en fait pas partie. Ajoutons que ces coopérations renforcées ne doivent créer aucune distorsion de concurrence.c_dazin-5 C’est l’article 20 TUE. Toutes ces conditions rendent donc d’un intérêt très limité et d’une faisabilité encore plus aléatoire une coopération renforcée dans ce domaine de l’énergie. Et tout autant pour "poursuivre des objectifs pionniers" par rapport à ce que fait aujourd'hui l'Union Européenne ! Bref ce survol permet de comprendre que dans le domaine même qu’évoque le texte du programme du PS, c'est-à-dire l’action au niveau européen, les propositions ne sont tout simplement pas réalisables. A moins de remettre en cause le carcan du traité et de réclamer des mesures d’opt-out pour la France. Mais là, c’est ce que réclame le programme partagé du Front de Gauche. La cohérence est de son côté.

Le sentiment de travail vite et mal bouclé que laissent de telles approximations se confirme quand on découvre quelques bourdes particulièrement mal venues. Ainsi de cette étrange référence au "pays millénaire" que serait la France. Ce vocabulaire est étranger à la culture républicaine du socialisme français. Il correspond au contraire à la conception Sarkozyste d'une continuité française remontant à Clovis. La France de l’an 1010 ! Ca va pas la tête ? Pour la gauche au contraire, c'est la rupture révolutionnaire qui fait sens et pas une continuité mythique et millénaire depuis l'ancien régime. Mais ce n’est pas le pire.
C’est à propos d’immigration que le PS déraille totalement. Il n’hésite pas à proposer pour les immigrés "un contrat d'accueil et d'intégration, en faisant porter un effort majeur sur la maîtrise de la langue et la compréhension des droits et devoirs républicains". On se pince ! Cauchemar ! En effet ce contrat existe déjà. Et il porte d'ailleurs très exactement le même nom de "contrat d'accueil et d'intégration" ! Il a été créé par la loi Sarkozy sur l'immigration du 24 juillet 2006. Son objet est d'ailleurs aussi le même puisqu'il porte principalement sur l'apprentissage de la langue et le respect de droits et devoirs. Pour savoir ce qu’il faut en penser je renvoie notamment à la critique qu’avait alors exprimée les groupes parlementaires socialistes notamment celui du Sénat où je me trouvais alors.

N’empêche, il me faut le temps d’arpenter tout le texte du PS et celui de lire ce que les commissions et groupes du Parti de gauche analyseront. Car ce n’est pas rien que ce document. C’est à partir de lui que nous pouvons commencer le débat public à gauche. Un débat sans procès d’intention et sans a priori. Une discussion rationnelle qui s’appuie sur des faits et des comparaisons de programme à programme. De telle sorte que le suffrage populaire fixe le centre de gravité de l’action de gauche. A condition bien sûr que le texte soit stable et non remis en cause sans cesse. Ainsi la présentation par Jérome Cahuzac d’un autre plan de réforme des finances publiques le jour de l’annonce du programme du PS lui-même n’augure guère de cette stabilité. Ni l’information selon laquelle ce serait là une "boite à outils"  dans laquelle chaque candidat à la primaire viendrait « prendre selon ses besoins » et « fixer ses priorités ».

Je crois que beaucoup de monde s’est posé la question de savoir pourquoi Claude Guéant s’est exprimé d’une manière aussi provocatrice à propos des musulmans. Croit-il ce qu’il dit ? Pense-t-il qu’il s’agit d’une stratégie payante alors même qu’elle accentue toutes les tensions de la société, ridiculise le parti majoritaire et accroit ses divisions ? C’est c_dazin-6tellement « trop » ! Mais précisément parce qu’il s’agit d’une incroyable provocation et d’une authentique incitation à la haine de l’autre, il faut dépasser le niveau de la seule indignation et argumenter. Contre les brumes du fanatisme et de la philosophie des caniveaux, la lumière de la raison. Toute la manœuvre d’un Guéant est de faire passer pour une évidence ce qui est en réalité l’équivalent d’un pur préjugé sans fondement et sans horizon. Guéant pratique la tactique de la boule puante dans la poche du voisin. Donc affirme-t-il, il y aurait trop de musulmans puisque pour lui "l'accroissement du nombre de fidèles de cette religion, un certain nombre de comportements, posent problème".

Argument ? Il n’y en a pas. Certes, mais il a donné un chiffre : dix millions ! Un français sur six ! Colossal ! Mais quand bien même ! Quel problème cela pose-t-il ? En quoi le fait qu’il y ait des musulmans dans telle ou telle quantité est-il un problème ? En quoi consiste ce problème ? S’il y en a un, une fois qu’on aura dit lequel, peut-on en étendre la prémisse ? N’y aurait-il pas trop de catholiques en France ? Si l’on se souvient de leurs exactions contre les minorités religieuses dans l’histoire la question mérite d’être posée, non ? Voyez Guéant. C’est un catholique pratiquant. N’y-a-t-il pas trop de Guéant en France ? En tous cas n’y en-t-il pas davantage que la paix civile peut en supporter ? A moins qu’il y ait trop de protestants ? Après tout n’ont-ils pas provoqué des décennies de guerre religieuse par leur refus d’admettre la vraie religion ? Ne sont-ils pas aujourd’hui totalement dominés par les sectes évangélistes qui nous saoulent encore davantage ? D’aucun opinent qu’il y a trop de mécréants, trop de païens, trop d’indifférents à la religion et que delà se déduit la perte des repères qui affectent la société.

La liste des questions stupides qui prolongent celle de monsieur Guéant est longue. Je connais des gens qui considèrent qu’il y a bien trop de blonds aux yeux bleus dans notre pays, ce qui lui donne un air nordique qui ne correspond pas à ses racines méditerranéennes. Une de mes connaissances considère à l’inverse que les cheveux noirs et les yeux noirs ne sont guère une référence dans un pays fondé par Clovis parait-il. Sans parler des noirs qui sont étranges depuis tantôt trois siècles sous nos latitudes. Et ne disons rien du nombre  remarquable, dans tous les sens du terme, de jaunes que l’on rencontre à présent, surtout dans le treizième arrondissement de Paris. N’exagèrent-ils pas d’avoir de tels yeux bridés ? Je suppose que si je demande s’il y a trop de juifs chacun comprendra quel point final comporte ce type d’assertion ? Je note donc de nouveau ce que j’ai déjà écrit et ce que je pense. Pour la nouvelle extrême droite les musulmans occupent la place que la génération précédente donnait aux juifs comme figure emblématique du bouc émissaire des malheurs de la société. Mais laissons cela de côté à cet instant. Raisonnons. Justement, c’est l’impasse mentale sur laquelle débouche cette alerte aux "dix millions" qui me préoccupe.

Naturellement il n’y a pas dix millions de musulmans en France. Pour arriver à de tels chiffres le ministère de l'intérieur compte les personnes originaires des pays présumés "musulmans" ou ayant des parents originaires de ces pays. Etant né au Maroc, il y a des chances que je fasse partie des musulmans pour Guéant ! En réalité, les musulmans seraient un peu plus de 2 millions en France, si l'on en croit les calculs de l'Insee et de l'Ined, qui se basent eux, non pas sur l'origine des personnes mais sur les croyances déclarées. Mais quand bien même. Admettons qu’il y en ait dix millions. Et admettons que ce soit un problème comme l’est tout ce qui n’est pas catholique pour des Français du type de Claude Guéant. S’ils sont trop nombreux, oui, que faut-il en faire ? En expulser un certain nombre ? Combien ? A partir de quelle quantité la situation redevient-elle supportable pour monsieur Guéant et ceux qui l’approuvent ? Je ne sais pas. Et monsieur Guéant ne le dit pas. Louis IX, dit Saint louis avait trouvé une solution : bannir les juifs du royaume. Puis Charles VI les avaient expulsés. Tous. C’est bien dommage que monsieur Guéant ne disent pas combien de musulmans sont supportables. Car alors on pourrait se poser des questions pratiques.

Comment expulser des concitoyens du fait de leur religion ? Problème juridique qui mériterait d’être médité par le ministre chargé de faire que force reste à la loi : la peine de bannissement est contraire au droit international en vertu de l'article 15 de la déclaration universelle des droits de l'homme qui garantit le "droit à la nationalité". Donc aucun pays n’acceptera que la France lui déverse dessus dix millions de personnes. Surtout s’ils sont français c'est-à-dire râleurs, gréviculteurs, fainéants au-delà de trente cinq heures, peu doués pour les langues et ainsi de suite comme disent les amis de cocktail mondains de monsieur Guéant.

Mais supposons qu’on trouve preneurs. Ici ou là des pays diraient « donnez, on vous prend vos compatriotes dont vous ne voulez plus ». Allez, zou ! En route ! Allez prier ailleurs, leur dirait monsieur Guéant en levant son verre avec sesc_dazin-7 potes de bar ! Combien de trains, de bateaux et d’avions pour réaliser ce transfert ? Et surtout, qui va payer ? Pas nous, pas nous, disent les amis de bistrot de monsieur Guéant ! Zut ! Il n’y a pas de solutions au problème posé par monsieur Guéant. En fait, si, il y en a une. Convertir les musulmans pour qu’ils ne le soient plus. Voilà la solution. Monsieur Guéant répartirait les musulmans entre les religions qui ne lui posent pas de problèmes et hop, on les convertirait. On pourrait faire comme Louis XIV : des dragonnades. Celui qui ne veut pas se convertir doit accueillir chez lui un soldat chargé de le convertir. Dix millions de nouveaux juifs, protestants et catholiques et même de bouddhistes ! Il n’y aurait plus de problème pour monsieur Guéant. Mais si les musulmans ne veulent pas et si les religions d’accueil n’en veulent pas non plus ? Misère ! Il n’y a pas de solution ! Le problème que pose monsieur Guéant n’a pas de solution ! C’est sa principale caractéristique. Même si on admet l’idée qu’il soulève il n’y pas de solution concrète. Il n’y pas de meilleure preuve qu’en réalité il n’y a tout simplement pas de problème. Ou plus exactement il n’y en a qu’un : monsieur Guéant lui-même. Un Guéant n’est ce pas déjà trop compte tenu de certains comportements qui lui sont propres ?

J’ai eu l’opportunité de participer la semaine passée à deux grandes émissions de télévision. D’abord «mots croisés », animée par Yves Calvi, puis « la semaine critique » de Franz-Olivier Giesbert. Je ne reviens que rarement sur ce blog à propos d’émissions auxquelles j’ai pris part. A quoi bon ? On les a vues, par hasard ou par choix et le contraire va de même. Ensuite on peut les voir ou les revoir, soit dans ma vidéothèque  soit en fouillant sur la toile. Je ne pousse pas à la consommation, d’autant que ces émissions là ont battu leur record d’audience annuel. Que peut-on y ajouter ? Des protestations ? Je n’en ai pas à formuler dans ces deux cas. Des commentaires ? Chacun se sera fait les siens, à mesure qu’il aura suivi ces échanges. Mais les thèmes mis en débat parfois continuent d’agiter ma réflexion après que j’ai quitté le plateau.

De l’émission de Calvi je garde l’image fugace mais bien ancrée d’une Marine Le Pen perdue sitôt qu’elle quitte ses antiennes sur l’immigration. C’est à savoir et à noter. Le dimanche soir, chez Mazerolle sur BFM, elle semblait encore totalement hors de son sujet sitôt qu’il fut question d’économie. Je la voyais fouiller ses fiches comme je l’avais vu faire dans le débat qui nous opposa sur cette même chaine, avant de débiter sans conviction son roman sur les droits de douane à géométrie variable à instaurer aux frontières de la France.

Mais je serai insuffisant si je ne notais pas aussi devant vous un moment du débat qui pourrait revenir et laisser pantois comme le fut Cécile Duflot à cet instant. Je pense à la séquence de « Mots Croisés » où Marine Le Pen affirma, l’air gourmand, que le Front National était écologiste depuis bien aussi longtemps, et même avant, que le parti Les Verts. C’est vrai. C’est un fait établi avec une longue histoire assez glauque. Il nous faut tenir compte de cela. En sachant quoi répondre. Le naturalisme est en effet un courant lié aux origines de la culture de référence de l’extrême droite et même du nazisme. Pour ceux-là, l’inégalité dans l’ordre social a ses racines dans l’état de nature et dans les « lois » de celles-ci. Cette pensée est la réplique à celle des Lumières qui proclamait l’égalité initiale des êtres humains et en déduisit l’universalité de leurs droits. Les penseurs de la contre révolution prétendirent immédiatement appuyer l’existence des inégalités sociales non sur les privilèges mais sur un ordre naturel antérieur à la société politique. Leur refrain : l’égalité est une chimère idéologique dangereuse. Elle n’existe nulle part dans la nature. Au contraire, la loi de la nature c’est la loi du plus fort et son plein exercice garantit un équilibre « naturel ».

C’est la variante naturaliste de « la concurrence libre et non faussée » et de « la main invisible du marché ». Elle en reprend toute la construction. L’ordre social devrait donc rendre compte de cet état de nature et ne pas favoriser artificiellement les faibles et les inférieurs. On connait. Bref les lois de la nature plaideraient pour un ordre social qui s’en déduise et les transpose. Telle est l’écologie d’arrière plan à l’extrême droite. La rupture que l’écologie politique moderne apporte c’est précisément de ne plus faire cette déduction. A l’inverse même, elle ne fait pas de la nature un sujet de l’histoire quand bien même elle cesse d’en faire un pur objet de consommation ou de domination. Notre écologie pense l’interaction entre les êtres humains et la nature. Sa pensée se concentre sur cette interaction plutôt que sur un mythique et réducteur ordre naturel qu’il faudrait étendre à l’ordre social.

S’il en est ainsi c’est du fait du parti pris philosophique matérialiste qui fonde la pensée de gauche. Nature et humanité sont des réalités changeantes en proie à l’histoire. Par exemple, l’air que nous respirons et qui rend la vie c_dazin-8humaine possible est le résultat d’une pollution. Celle des êtres élémentaires des débuts qui inspiraient du carbone et recrachaient de l’oxygène. Je sais combien l’idée d’une histoire de la nature qui relativise notre intuition spontanée d’un ordre naturel immuable peut surprendre. Mais l’idée permet de se familiariser avec le point de vue matérialiste pour qui toute réalité est interaction entre des parties changeantes. Oui, l’histoire et ses rebondissements concernent la nature autant que les êtres humains. Elles ne s’analysent ni séparément ni comme un « en soi ».  Ainsi la nature de la relation entre les humains et leur environnement naturel, son impact global n’est pas la même selon le niveau de développement et la nature des forces productives mises en œuvre par l’humanité. Les chasseurs cueilleurs et les sidérurgistes n’impactent pas de la même façon leur environnement et celui des générations futures. Enfin l’incidence de la prédation humaine doit aussi être analysée en relation avec le nombre de la population globale. L’humanité à cent mille personnes et celle à sept milliards n’interagissent pas avec la nature de la même façon, quoiqu’il en soi de ses forces productives du moment.

Dans ces conditions, il me semble que pour notre écologie politique, le rapport à la nature doit être réaliste. C'est-à-dire qu’il doit se garder d’une illusion dangereuse celle de la transposition d’un ordre qui irait de soi, ordre « naturel » en quelque sorte, et qui nous serait donné de l’extérieur. Ce point de vue est celui de l’extrême droite. Notre écologie est raisonnée en ceci qu’elle situe le problème posé à un autre point de départ. Elle commence avec la conscience d’une nécessité incontournable, celle d’un intérêt général lié à la conservation de l’écosystème qui rend la vie humaine possible. Dans cette approche la liberté humaine reste complète. Son imaginaire social et politique reste libre. Sa mise en œuvre rencontre une condition de faisabilité comme c’est le cas pour toute autre liberté et aptitude. Un point c’est tout. Mais c’est beaucoup. Ignorer la nécessité de protéger l’écosystème dans toutes les décisions que l’on prend est aussi stupide ou inconscient que de s’avancer dans un escalier en décidant de ne tenir aucun compte de la gravité universelle.

Ces réflexions ne sont pas les seules qui m’aient poursuivi après ces deux émissions. Le temps de débat avec les frères Duhamel dans « La semaine critique » de Franz-Olivier Giesbert m’a beaucoup amusé. Le comportement d’Alain Duhamel m’a proprement stupéfait et je ne dois pas être le seul dans ce cas. Mais cette fébrilité assez désordonnée qu’il affichait, et cette condescendance assez surprenante qui le conduisit sur le plateau même à dire que l’émission à laquelle il participait n’était pas de bonne qualité m’ont impressionnés. Il faut comprendre que l’exercice est totalement inhabituel pour de tels hommes. Ce sont eux qui, d’ordinaire, donnent et reprennent la parole, brisent la cohérence du propos des autres en suivant leur seule logique personnelle. Quand il leur faut se soumettre à cet exercice dans la position inverse ils sont totalement désorientés. Toute la situation leur apparait comme elle nous est apparue à nos premiers pas sur de tels plateaux : un odieuse agression humiliante pour l’esprit et l’estime de soi. Mais eux n’auront jamais le temps d’apprendre. D’autant que face à un élu politique leurs préjugés sont d’une violence totale. Elle se conjugue avec un sentiment de toute puissance et de magistère moral qui semblerait insupportable venant de qui que ce soit d’autre. Que ne diraient pas les médiacrates si un élu politique tenait les mêmes propos que ceux d’Alain Duhamel.

Jugez en à partir du livre qu’ont écrit ensemble Patrice et Alain Duhamel. C’est Patrice, assez étonnamment, le plus distancié à l’égard du pouvoir médiatique et des conditions de son exercice. Alain Duhamel au contraire est dans une étrange posture raidie qui donne tous les signes d’un corporatisme de principe.  Voyez comment il apprécie la situation. "Déférence face au pouvoir, relations consanguines avec les politiques…Que n'entend-on dans la bouche de Français qui continuent de se défier, de plus en plus, de la presse !" Loin d’en tirer la moindre remise en cause, Alain Duhamel incrimine la sottise du peuple incapable de faire la différence entre le messager et la nouvelle qu’il porte. "[…] c'est parce qu'ils sont des messagers que les journalistes sont souvent assimilés aux responsables de cette crise et qu'on a tendance à les associer à la classe dirigeante, à les regarder comme appartenant au clan des puissants".

Cette approche condescendante entraine un tour de passe passe supplémentaire : celui de faire croire à un journaliste pur « messager », neutre et impartial. Dés lors, ce qu’il dit ne serait jamais une injonction ou bien une opinion parmi d’autres, mais une vérité objective et quasi indiscutable. Je n’exagère pas. L’arrogance d’un tel point de vue lui donne pour ainsi dire un caractère totalitaire. Car ce n’est pas le fait qu’une personne soit sure de son fait et de son raisonnement qui pose problème. Tous les points de vue raisonnés ont leur place dans l’analyse d’une situation. Ce qui n’est pas acceptable c’est qu’un point de vue s’auto-proclame seul possible et de surcroit se drape dans un argument d’autorité qui le soustrait au débat. Il est clair que dans une telle posture, le mépris du peuple ajouté à l’auto satisfaction et au corporatisme forment un mélange détonnant. En a-t-il conscience ? Je crains que non. Car sinon comment aurait-il osé écrire ce qui suit et que j’ai lu sur le plateau, à propos du référendum de 2005 : "il a été reproché à l'ensemble des éditorialistes français ou presque de "rouler", pour ainsi dire comme un seul homme, en faveur du oui, alors qu'une majorité de Français s'apprêtait à dire non […] ce que personne n'a osé dire à propos de cette question […] c'est que l'opinion avait tout bonnement tort." Tout le reste des propos des deux frères Duhamel est empreint peu ou prou du même esprit de caste. Tout le mal vient des autres, du peuple rebaptisé « opinion » et des « politiques » présentés comme une catégorie globale. Jusqu’au point où Patrice Duhamel rend ces « politiques » responsables de la raréfaction quasi absolue des espaces de débats politiques à la télévision.  Incroyable mais il a osé ceci : "l'un des autres éléments […] qui alimente le climat de suspicion  généralisé, c'est l'absence de grandes confrontations politiques à la télévision ou à la radio, parce que la plupart des dirigeants politiques s'y refusent, les jugeant trop risquées". Tenez vous le pour dit : s’il n’y a pas de débats politiques à la télévision c’est parce que les responsables politiques ne veulent pas débattre !


229 commentaires à “N’y a-t-il pas trop de Guéant en France?”
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  1. lemaire murielle dit :

    Bonjour Monsieur
    Je viens de lire votre billet, très juste comme toujours (si je n étais pas d accord je vous le dirait aussi).
    S'il vous plait, ne changez pas ! Continuez à vous exprimer comme vous le faites, et même avec vos coups de gueule comme disent certains ! Enfin un politique qui nous ressemble et qui parle comme nous !
    Mon avis si vous le permettez
    Guéant = FN,
    Les socialistes = des radis, blancs à l'intérieur, rouges a l'extérieur
    Les fréres Duhamel, surtout Alain = prétencieux, trop certain d'être le meilleur, bahhhh, je déteste l'entendre.
    Faites nous une bonne gauche qui va tenir la route, et qui nous fera emporter 2012, moi je vous fait confiance vous feriez un très bon président.
    Les français ont besoin de vous, il y a du pain sur la planche d'ici là ! Mais on va y arriver
    merci

  2. Gombald dit :

    J-L M a exposé : "dix millions ! Un français sur six ! Colossal ! Mais quand bien même ! Quel problème cela pose-t-il ? En quoi le fait qu’il y ait des musulmans dans telle ou telle quantité est-il un problème ? [...] N’y aurait-il pas trop de catholiques en France ? Si l’on se souvient de leurs exactions contre les minorités religieuses dans l’histoire la question mérite d’être posée, non ?"

    Eh bien, vous avez répondu à la question mais vous aurez accepté le sens de la réponse qu'une fois que vous aurez intégré que la France n'est pas un pays laïc. L'histoire de ce pays est catholique. La laïcité était une sorte de traité de paix à la sauce républicaine entre deux branches du catholicisme.
    Même si les français ne vont pas à la messe, leur culture, leur mode de penser sont imprégnés de la doctrine catholique.
    Nier l'évidence ne vous apportera que des coups de bâtons et de grosses déceptions.
    Laissez donc les Guéant sur leur chemin de croix. Parlez-nous plutôt de vos idées pour une renaissance de la France. (On va voter pour le président de la France, pas pour le président du Monde...)

  3. Alin dit :

    J'ai beaucoup apprécié votre passage dans la "Semaine critique". De l'énergie comme il faut et un ton équilibré. Dommage que vous ayez eu en face de vous un Duhamel Alain si... gamin. Quant à sa méconnaissance du sens du mot "opiner", il ne faut pas lui en vouloir. Il a simplement la culture du larbin, qui ne peut qu'opiner du chef, mais qui n'opine jamais.

  4. Michel Matain dit :

    @ 51 Sylvain
    Voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité ce samedi...

    C'est tout à fait ça : c'est comme ça et pas autrement et ne vous intéressez à rien d'autres.

    Pour la Côte d'Ivoire, on nous répète en permanence en parlant d'Alassane Ouattara "le président élu". Il y a eu près de 5 millions de suffrages exprimés. Dans la région nord controlée militairement par les milices de Ouattara et qui représente 20 % du corps électoral, Alassane Ouattara s'est attribué des scores allant de 85 à 97 % suivant les départements. S'il s'était attribué seulement 70 % des voix dans ces départements, au niveau national Laurent Gbagbo aurait été élu.

    Quand dans une ex-république de l'Union Soviétique un président se fait élire avec 95 % des voix on crie au scandale anti-démocratique. Quand il s'agit de Ouattara dans la zone qu'il controlé, on parle d'un président reconnu par la communauté internationale et il n'y a pas de scandale démocratique. Laurent Gbagbo a bien raison de demander à recompter les votes.

    De fait, Ouattara est le président désigné par la France et les USA. "Elu" grace à ses 95 % de voix dans sa zone militarisée (ce que Gbagbo n'a pas osé faire dans les régions où il est influent). Vive le FMI !

  5. Nicolas B. dit :

    Hier Jacques Généreux était l'invité du Téléphone sonne, émission du 6 avril sur France Inter, lien. Ça fait du bien de l'entendre, merci au blogueur précédent de l'avoir signalé. Ce serait bien d'avoir une page récapitulative des différents agenda des personnalités du Front de Gauche, pour suivre l'actualité et intervenir ou participer si besoin sur les commentaires ou questions.

  6. Meligh dit :

    @Gombald #55
    "la France n'est pas un pays laïc. L'histoire de ce pays est catholique. La laïcité était une sorte de traité de paix à la sauce républicaine entre deux branches du catholicisme. Même si les français ne vont pas à la messe, leur culture, leur mode de penser sont imprégnés de la doctrine catholique."

    C'est un peu rapide tout de même. Et sous prétexte que notre "histoire" est ainsi faite il faudrait quoi ? Refuser tout ce qui va à contre sens ? Vouer un culte au catholicisme comme origine de tout ce qui fait (soit disant) de nous un Français ? Et si on continue comme ça pourquoi les Romains se seraient ils converti au catholicisme ? C'était contre leurs valeurs à l'origine de leur société et tout leur mode de pensée était basé là dessus.
    Et sur la culture c'est encore plus faux. Ma culture n'est pas catholique et comme celle de la plupart des Français, loin de là (allez demander le nom de tous les apôtres de Jésus au quidam moyen, il s'en contre fiche). Et toute le divertissement télévisuel qu'on lui propose au Français, je ne trouve pas ça non plus très "catholique". La pensée, la culture de chacun est libre et indépendante et c'est justement la laïcité qui permet. C'est rien d'autre. La laïcité n'est pas là pour réécrire l'histoire. Elle est là comme vecteur d'émancipation des peuples. Et ça marche plutôt. Sauf quand on veut en faire un outil pour bâillonner certaines opinions (musulmanes aujourd'hui).

  7. Moon Eer dit :

    @51 Sylvain

    C'est typique des médiacrates ! Sur LCI, il y a un journaliste qui conclut un peu de la même façon, il dit toujours "Ainsi va le monde". Il nous impose d'une certaine manière sa vision, celle de sa clique de médiacrates et de puissants (USA - Israël entre autres) qu'il présente comme la vérité révélée !

    @57 Michel

    Ne défendez pas l'indéfendable ! M.Gbagbo est pour la Côte d'Ivoire ce que M.Kadhafi est pour la Libye ! Un dictateur qui ne veut pas lâcher son os. Il a perdu les dernières élections c'est un fait, sinon il faudrait nous en apporter la preuve. De plus, n'utilisons pas la logique de M.Chavez, "l'ennemi de mon ennemi est mon ami" (en faisant réf. à M.Kadhafi), pour la Côte d'Ivoire cela donne : L'adversaire du candidat ex-économiste du FMI est mon ami, donc je le défends, même s'il est désigné perdant des élections.

    Si M.Strauss Kahn se retrouve au deuxième tour face à M.Sarkozy et gagne les élections de 2012, vous n'irez quand même à dire (à coup de statistiques) que le vrai gagnant était M.Sarkozy afin de voir M.Strauss Kahn être évincé de la présidence car ancien Directeur Général du FMI !

  8. Myrrkel dit :

    "Un Guéant n’est ce pas déjà trop compte tenu de certains comportements qui lui sont propres ?"

    Un Guéant ça va! C'est quand il y en a plusieurs qu'il y a des problèmes...

  9. jean ai marre dit :

    @ 54 Gombald,
    La France c'est quoi ? Peut on objectivement étiqueter un pays, une nation à la principale religion qui a dominé le pays ?
    Bien sur qu'il y a eu Richelieu, Mazarin et les autres conseillers de nos rois. Mais pourquoi y a t il eu une révolution ?
    La révolte du tiers Etat a commencé en sourdine avec l'oppression des paysans par la noblesse et le clergé.
    Et naturellement il y a eu la révolution de 1789, c'est de cette date là qu'il faut partir.
    Dire que la France est catholique est une erreur, mais dire que notre culture est influencée par le judéo-chrétien est une vérité.
    Les Français sont critiques sur la religion et leur culture se modifie, leur mode de pensée aussi.
    Je n'ai pas qualité pour les interroger sur l'obéissance au pape, ni sur le célibat des prêtres pas plus sur leur mariage ou l'abstinence, mais pour en parler avec des cathos, je sais ce qu'ils en pensent....
    La religion de la République est la laïcité. Au passage je tiens à vous dire que l'Athéisme n'est pas une religion et la tentation de nos gouvernants est de la classer dans la même nomenclature.

  10. Tomvert dit :

    Réflexions d'un militant de base du PS (qui distribue des tracts et colle des affiches)
    En fait, les présidentielles suivies des législatives représentent un fusil à deux coups:

    1) Il importe d'abord et impérativement de virer les tenants du pouvoir actuels et pour ce faire d'être bien présent au deuxième tour des présidentielles. Désolé M. Mélenchon, mais votre présence à ce deuxième tour me paraît improbable. Dans ce cas peu importe le choix du candidats PS qui sera retenu dans le cadre des "primaires" : Aubry, DSK, Hollande, etc.... Ils sont tous sociaux démocrates, sociaux libéraux ou pire. Ancien salarié de France Telecom, je sais de ce que je leur dois.

    2) S'agissant des législatives qui suivront, vous prenez toute votre importance pour définir la ligne politique (véritablement de gauche) à laquelle je fais le plus confiance.

    Bref. M. Mélenchon soyez bien présent au premier tour des présidentielles mais n'en faites pas trop. Et pour les législatives qui suivront.... Je fais parti des militants du PS qui vous sont favorables.

  11. Pier7 dit :

    @M. Mélenchon JL
    Nous n’éviterons pas le débat sur le statu de la propriété, notamment des moyens de production, et de sa transmission (dons, legs, héritage). Je n'ai pas trouvé sur le site du Partie de Gauche une proposition construite.
    "La propriété, c'est le vol" est un aphorisme facile.

    @Gombald #52
    Un Protestant (non pratiquant) Cévenol te salue. Catholique veut dire universel. On mesure, ainsi, la prétention de cette religion qui a résisté et résiste, toujours, à la suma divisio entre le spirituel et le temporel.

  12. ugh dit :

    Bonjour! Super ce billet, on en redemande... Mais y'en a vraiment marre de cette gauche de droite ! Je ne comprends pas ce qui empêche les Todd, Montebourg... et autres "précis du mot", à venir se rallier derrière vous et le FdG ! (problème d'égo, peut-être du snobisme côté Todd, bref)...
    En tous cas, d'après mes observations sur ce début de campagne, il me paraît difficile (voire impossible) de se ranger derrière le PS si le FdG est absent du second tour, et ce quelque soit le candidat PS !
    Je partage aussi avec amusement le scénario Front contre Front qui nous attend, même si pour certains, l'ennemi juré n'est pas le FN mais bien la gauche.
    Alors, ne faisons pas peur aux gens, argumentons calmement, proposons concrètement et présidons enfin à gauche !

  13. Gombald dit :

    @ 59 jean ai marre qui répondait @ 54 Gombald,
    La France c'est quoi ? Peut on objectivement étiqueter un pays, une nation à la principale religion qui a dominé le pays ?.

    Je me moque des étiquettes, mais pas du réalisme => Le président sera élu à la majorité absolue.
    J'approuve, je bénis, je glorifie la charité chrétienne qui vous porte à prendre la défense des minorités. Mais, les minorité seront d'autant mieux défendues que vous aurez gagnés les élections. Pour cela, il faudrait voir plus loin que votre "front"... Il faut d'abord toucher le cœur de la –majorité– des –Français– (ce sont eux qui vont voter, surtout ceux qui ont un patrimoine, même petit, à défendre...)
    Ne mordez pas à l'hameçon de Guéant qui vous faire dire des âneries... arrêtez de lui faire plaisir...
    Laissez le faire sa croisade...
    Occupez vous de gagner... gagner la ma-jo-ri-té... (vous gagnerez votre place au paradis après...)
    Sinon, vous serez condamné à rêvasser à la "vraie gauche" jusqu'à épuisement.

  14. trebor dit :

    La loi du plus fort, Le gène égoïste, sont des alibis utilisés pour justifier les thèses du Darwinisme Social, du nazisme, voire même dans certains cas, du néolibéralisme économique (mondialisation, Homo Economicus)

    Pourtant en regardant l’histoire des sciences et sans même se placer dans une opposition philosophique entre matérialisme et naturalisme, il faut noter que Darwin lui-même a rejeté ce type de dérive de sa théorie appliquée aux hommes dans un livre « La descendance de l’homme et la sélection sexuelle ».

    Il faut surtout lire « L’entraide : un facteur de l’évolution » (1902) de Pierre Kropotkine (un disciple de Darwin). A partir d’observations scientifiques rigoureuses, il démontre que les sociétés animales (fourmis, abeille, homme) les plus développées, les plus progressistes, les plus solides sont celles qui ont su développer en leur sein les liens de solidarité, d’entraide… nous pourrions dire de fraternité.

    Il faut crier haut et fort que sur le long terme, celui de l’évolution pour les espèces, mais aussi sur l’échelle plus courte de l’histoire des hommes, les valeurs d’agressivité, de compétition au sein d’une société n’ont jamais fait progresser durablement les individus.

    Une anecdote pour finir. En CM2 mon maître d’école, Monsieur Gaillard, évaluait nos connaissances à la fin du trimestre. Il partageait pour cela la classe en 5 groupes volontairement « hétérogènes ». Je garde encore le souvenir ému des épreuves de calcul mental partagé, de courses de relais haletantes, de dictées faites et corrigées à plusieurs.

    Ensemble, nous étions plus fort. Soit.
    Mais ensemble nous étions plus heureux.

    Enseigner à nos enfants ces faits scientifiques est la promesse d’un avenir meilleur.
    Le répéter aux adultes qui m’entourent est une des bases de mon engagement au PG.

  15. E.D. dit :

    Il y a une petite faiblesse dans votre approche du naturalisme, M. Mélenchon. Vous l'opposez au rationalisme des Lumières ; c'est oublier que celles-ci, bien au contraire, se sont puissamment servies de la nature et l'ont conceptualisé contre le monarchisme. Songeons à Rousseau et à Diderot et à leur éloge des sauvages. C'est ce qui fait dire à Clément Rosset, dans "L'Anti-Nature", que le XVIIIème siècle est plus religieux que le siècle précédent, contrairement à ce qu'on en dit !

    Un communiste Mélenchonniste.

  16. Michel Matain dit :

    @ 57 Moon
    M.Gbagbo a perdu les dernières élections c'est un fait, sinon il faudrait nous en apporter la preuve.

    C'est un fait ? Non, dans l'état actuel des choses, il faudrait plutôt apporter la preuve qu'Alassane Ouattara a gagné ces élections.

    Ouattara n'est pas un démocrate. Il était premier ministre de Houphouët-Boigny et en 1998 n'a pas hésité à réprimer sévèrement les manifestations de démocrates et syndicalistes. A l'époque il avait même fait enfermer en prison Laurent Gbagbo et sa famille pendant plusieurs mois. En 2002, il est derrière le coup d'état qui a heureusement échoué. Et maintenant il s'est proclamé vainqueur des élections parce qu'il a reçu 95 % des voix dans une zone hors de tout controle sauf celui de sa milice armée. Comme par hasard, dans toutes les autres régions de Côte d'Ivoire, les résultats sont beaucoup plus équilibrés. Ca fait beaucoup pour un grand démocrate.

    Entre temps, ce monsieur, reconnu par la communauté internationale, dirigeait le FMI avec le succès que l'on sait, surtout en ce qui concerne l'explosion de la faim sur ce continent.

    Je persiste : j'ai des doutes sur la victoire électorale d'Alassane Ouattara. Et je sais que les USA et la France lorsqu'ils interviennent militairment ensemble, ça n'est jamais pour défendre la démocratie. Sinon, ça se saurait...

    Il ne suffit de répéter en boucle Ouattara président élu pour que ce soit vrai. Il faudrait en appporter la preuve. Et je suis étonné qu'aucun journaliste ne se soit offusqué de son score de 95 % qui a fait basculé le résultat final !

  17. Gombald dit :

    @ 64 Trebor qui se souvient :
    Ensemble, nous étions plus fort. Soit. Mais ensemble nous étions plus heureux.

    Voilà les formules qui touchent le cœur !
    (C'est autre chose que : "Melenchon présidons"...)

  18. trebor dit :

    @ Myrrkel 58 :

    Dans la même veine on pourrait dire que :
    "La politique de l'UMP se dirige à pas de Guéant vers le FN!"

  19. Marcailloux dit :

    @ 64 trebor qui dit:
    Il faut crier haut et fort que sur le long terme, celui de l’évolution pour les espèces, mais aussi sur l’échelle plus courte de l’histoire des hommes, les valeurs d’agressivité, de compétition au sein d’une société n’ont jamais fait progresser durablement les individus.
    Ce n'est pas parce ce qu'une réalité est contraire à notre éthique qu'il est légitime de la nier.
    Néanmoins, grand merci pour votre commentaire d'une hauteur que je souhaite rencontrer le plus souvent possible. Cela nous changera des commérages et autres "bizbis" partisans.
    Il est dans la nature de l'homme d'être agressif, compétiteur, égocentrique et tout ce que l'on voudra bien lui reprocher. C'est pour cette raison entre autres qu'il s'est peu à peu distingué de ses ancêtres.
    Simplement il a eu l'intelligence de construire des gardes fous, des organisations et des principes limitant la portée de ses pulsions et protégeant les plus faibles physiquement.
    C'est justement là la noblesse de la politique et c'est aussi par là que les politiques actuelles sont en faillite.
    Mais renoncer à ce qui fait l'essence même de la race humaine revient à réfuter la gravitation universelle.

  20. trebor dit :

    Mon propos n’est pas de nier les différences de nature, de psychologie entre les individus.
    Je me plaçais à l’échelle de l’espèce humaine qui se construit en société, comme les abeilles en ruche.
    C’est à cette échelle que j’indiquais que la construction des sociétés ne peut jamais se faire sans que le facteur d’entraide soit prépondérant.
    Que des individus par leur agressivité, leur intelligence, leur égoïsme aient donné des coups de frein ou d’accélérateur à l’histoire des hommes, cela est vrai.
    Que les règles de la société soient de simples garde-fous pour protéger les plus faibles comme vous le dites est par contre bien trop faux.
    Ce qui fait la société des hommes est bien plus que cela (culture, éducation) alors que ce qui provoque la « dissociété » est toujours l’égoïsme et l’individualisme proclamés ou pas de façon agressive.

    Mais comme la gravitation existe, il est aussi un fait scientifique que le développement de l’homme en tant qu’espèce animale, son évolution en société reposent sur les principes de solidarité et de fraternité. Ce principe scientifique issu des théories de l’évolution, applicable à toutes les espèces et de plus confirmé pour nous les Hommes par le sens de notre Histoire.
    Un exemple : le plus fort, le plus agressif, le plus égoïste des hommes de Cro Magnon n’aurait jamais tué un Mammouth tout seul. Sans doute, victime de la première loi de la théorie de l’évolution : « Entre 2 individus d’espèces différentes (à ma droite le mammouth, à ma gauche l’homme), le plus petit a très peu de chances de bouffer le plus grand ! »
    Cette question encore. Alexandre était un conquérant implacable et sanglant. Parlerait-on encore de lui s’il n’avait pas été aussi l’élève d’Aristote ?
    La mise en avant des instincts d’individualisme ou de compétitions forcenés entre individus comme les conditions du développement optimal de nos sociétés humaines est une fausse route.
    L'espèce humaine survivra tant qu'elle fera le contraire!

  21. jean ai marre dit :

    @ 63 Gombald dit:
    ''je me moque des étiquettes, mais pas du réalisme => Le président sera élu à la majorité absolue"

    Vous avez le sens du réalisme qui dérange.
    Vous préconisez qu'au nom du réalisme, il faut se satisfaire du mensonge ?
    Car ne pas répondre à C. Guéant, c'est acquiescer, car qui ne dit rien consent. Vous arrivez à mentir par omission.?

    Comment pouvez vous être d'accord avec JL Mélenchon" qu'ils s'en aillent tous " et cautionner le contraire : mentir pour arriver à la majorité ?

    2012 est capital pour la transformation de notre socièté, les enjeux sont colossaux. Dans le choix que la Gauche doit proposer il y a les fondamentaux, ce sont ces choix qu'il nous faut défendre et non des programmes ou des voeux pieux des candidats qui une fois élus les mettront à la poubelle.

  22. @Tomvert 60
    Le front de gauche a décidé dans l'accord stratégique du 31 mars de "subvertir" l'élection présidentielle de la 5e République en menant ensemble présidentielle et législatives. Je me félicite de ce terme subversif que j'avais moi-même employé dans ma proposition. Il semblerait que Cécile Duflot soit d'accord pour passer à la 6e République. Je pense que de nombreux socialistes notamment ceux qui avaient voté NON en 2005 doivent aussi être sur cette longueur d'onde. Donc le message essentiel de Jean-Luc doit être celui-là : "voter pour moi et on change de République votez pour tous les autres et on continue comme avant". Les 1200 autres candidat(e)s parlant alors du reste du programme partagé qui tient largement la route face à celui du PS et qui surtout répond aux revendications des classes populaires. Donc si on procède ainsi on gagne et la présidentielle et les législatives qui n'ont pas se suivent mais se mènent de front.

  23. jean ai marre dit :

    @ 56 Meligh,
    " Vouer un culte au catholicisme comme origine de tout ce qui fait (soit disant) de nous un Français ? "

    Je partage ton post
    La nation Française s'est faite par le christianisme, et aussi avec le judaïsme, l'islam. On oublie trop facilement aujourd'hui, il y eut au fil des siècles une Europe musulmane -en Espagne, au Portugal, comme en France, à Malte, en Grèce, dans les Balkans.
    Le faux débat sur la laïcité est en fait un prétexte pour focaliser sur une religion et faire croire à une France imaginaire qui serait originaire d'une seule religion et qu'il faudrait exclure les autres.
    En fait au travers de ces discussion sur la laïcité, il s'agit d'un affrontement de l'école laïque avec l'école libre ou confessionnelle.

  24. le Prolo du Biolo (PG 69) dit :

    Les fast-foods de la politique :

    "un contrat d'accueil et d'intégration". On se pince ! Cauchemar ! En effet ce contrat existe déjà. Et il porte d'ailleurs très exactement le même nom ! Il a été créé par la loi Sarkozy sur l'immigration du 24 juillet 2006.

    Comme avec "Quick" et "MacDo" : pas la même boîte, mais le même menu...

  25. clama dit :

    La France entière ecoute maintenant Claude Guéant tous les matins et tous les soirs.

    Alors que le conducatore est là, toujours avec son mépris du peuple et ses attitudes significatives.
    Il a lancé son chien, fidèle, bête et méchant, qui prendra une bastonade.
    Le maitre a laché la laisse, avec le plus grand mépris pour son chien, il sait ce qu'il risque.
    Enfin dans ces dernières heures Sarko chez Alcan... à entendre à lire et à voir !
    Le maitre, le conducatore

  26. Phil dit :

    Analyse très intéressante du programme du PS.

    Concernant les prestations télé, effectivement l'attitude de Duhamel était totalement stupéfiante.
    Et par-dessus le marché prétendant lors de l'émission vouloir donner des cours de Français (opiner).

    En revanche lors de "Mots Croisés", il y avait pendant une bonne partie de l'émission un vrai malaise. Marine Le Pen seule contre tous. Rien de mieux pour en faire une victime et se présenter comme le seul recours.

  27. Jean-jacques COLIN dit :

    La droite nous donne quelques miettes du gâteau que nous confectionnons.
    Le PS veut nous donner un peu du gâteau.
    Mais nous nous voulons la part de confiture qui va avec.

  28. commandant P. dit :

    je me souviens d'une conférence de Michel Serres, à Paris, en 1999 ou 2000, sur le thème "les racines de l'Europe" (ou quelque chose de même style ?)
    MS y développait l'argument suivant : au tournant de l'An Mille, il y avait plus de mosquées que d'églises dans la ville de Lyon et cela des décennies après que Charles Martel eut "arrêté les Musulmans à Poitiers" !
    Donc, méfions des clichés et des raccourcis simplistes, du genre "la religion catholique a été la seule référence spirituelle de France" ou encore "l'histoire de France majoritairement catholique".

  29. Meligh dit :

    @jean ai marre #73

    En fait au travers de ces discussion sur la laïcité, il s'agit d'un affrontement de l'école laïque avec l'école libre ou confessionnelle.
    Moi j'aurais plutôt tendance à dire que comme les personnes ont beaucoup de problèmes (à raison quand on voit l'actualité) il se retourne vers leurs origines en essayant de trouver des "parents" commun pour aller pleurer dans leurs jupes en montrant du doigts ceux qu'ils pensent à l'origine de leurs maux (ou ceux que certains veulent qu'ils le pensent).

  30. Papa dit :

    Après Borloo, Jean-Luc a eu peu de temps accordé par la "perruche" transformée en petite fauvette !
    Clair et précis de la part de Jean-Luc ! Bravo !

  31. Achelle dit :

    Bonne intervention ce soir sur France 2 : malgré Chabot, l'opération de promotion de Borloo, les remarques délicates des députés à votre endroit, puis le concert des éditorialistes qui a suivi (mention spéciale à Duhamel et son "vocabulaire des années 30" et à Dominique Reygnié le faux-chercheur et politologue-pour-la-télé), vous avez réussi à faire passer posément quelques idées... con-ti-nu-ez !

  32. franck dit :

    Excellente intervention de Jean-Luc Mélenchon ce soir sur France 2. Clair, précis, calme et efficace. Après le gloubiboulga Duhamel, Borloo, cela détonnait. Mention spéciale pour l'utilisation du nous, le Front de Gauche.

  33. citoyenne21 dit :

    Je confirme, ce soir Jean-Luc a été épatant ! Bravo Jean-Luc et même à la fin quand la Chabot fait référence à la perruche espérant sans doute le piquer, Jean-Luc a su rester extrêmement courtois ! Personne ne pourra se servir de ses mots ce soir pour faire le buzz ! Les mauvaises langues n'ont pu qu'à remballer leur fiel (rire)

  34. Christian B dit :

    Je viens de voir l'excellente intervention de Jean-Luc Mélenchon dans l'émission "A vous de juger".
    C'est quand même édifiant de voir cet homme se battre de si belle façon, avec courage et détermination. C'est rare et sans aucune idolâtrie aucune, c'est admirable.
    Cela n'a pas empêché de voir après, la réunion des "experts", pour expliquer aux sourds et malentendants, ce qu'il fallait en penser.
    L'un d'eux dont j'ai oublié le nom a écrit un livre sur le populisme, et n'a pu s'empêcher de jeter son fiel en mettant dans le même sac Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, et bien sur Duhamel en a profité pour glisser son pet verbal, en ajoutant le sigle qui tue "les années trente" !
    C'est minable, honte à eux !
    Mais l'important c'est que Jean-Luc Mélenchon a fait son oeuvre de la plus belle façon, en décrivant de façon habile et limpide les vues du FdG.
    Fraternellement

  35. Née un 19-Août dit :

    Je pense que, question "esprit chrétien", Jean-Luc Mélenchon est infiniment plus "chrétien" que ce gueux de Guéant ! Il est bien plus près de l'esprit du Christ par son humanisme et sa vision du partage ("Nous sommes les partageux") que ces soit-disant cathos à la sauce Guéant bien-pensante, qui par derrière sont les pires serviteurs de Mammon. Comment peut-on se revendiquer d'être chrétien, comme le font nombre de gens de l'UMP, alors qu'en parallèle, ils font partie d'une formation politique qui prône tout le contraire des enseignements du Christ : rejet de l'autre, piétinement des plus faibles, adoration du veau d'or, l'entrée des marchands du temple là où ils ne devraient pas mettre les pieds ?

    Au moins, sans rien révéler de ses croyances, Jean-Luc Mélenchon fait preuve de cohérence entre ses actes et ses paroles. C'est souvent cela qui fait la différence à la fin.

    A lire ce billet, je me suis dite que s'il était élu Président en 2012, on se paierait quelques bonnes tranches de rigolade grâce à cet humour sarcastique (que j'aime beaucoup, surtout quand il est très noir).

    Sinon, je n'ai pu m'empêcher de penser à Johnathan Swift qui dans la même veine humoristique, décrivrait les problems de son époque, notamment la famine en Irlande, et en donnait des solutions comme nourrir les Irlandais en leur faisant manger leurs propres enfants. Ou comment montrer l'absurdité d'un raisonnement, en le décortiquant avec le scalpel de l'humour.

    Quant aux racines spirituelles de la France... pourquoi ne cite-t-on jamais ses racines païennes et druidiques ? Bien avant le christianisme, il y avait les religions celtiques, sans parler du polythéisme des Grecs et des Romains, autre pilier de notre culture. La culture gréco-romaine a aussi contribué à faire de notre pays ce qu'il est. Les pratiques de sorcellerie se sont poursuivies longtemps et perdurent encore. La France est un arbre aux racines multiples, ne les coupons pas.

  36. Nicole RIOU dit :

    A propos de l'émission avec Alain Duhamel, ce "grand maître du journalisme" a dit une belle connerie, il a perdu une belle occasion de se taire, lui qui ne cherchait qu'à déstabiliser Jean-Luc Mélenchon ! Le terme "opiner" ne veut pas seulement dire "acquiescer en hochant la tête", il veut bien dire également "donner son avis" ! Jean-Luc Mélenchon avait parfaitement raison et s'exprimait dans un français correct ! Retourne à l'école Duhamel et cesse d'importuner ceux qui valent bien mieux que toi !

  37. Poitou Coeur fidèle dit :

    Je crois qu'aussi remarquable, consensuel et percutant que puisse être Jean Luc et nous le voyons tous à chacunes de ses interventions télévisées, il me semble surtout très seul dans le combat qu'il a initié depuis la création du FdG ne serait-ce en regard de l'arrogance du PC à se ranger à sa candidature. Rouge depuis toujours j'ai toujours voté PC, je ne le reconnais plus et j'enrage de leur non humilité. Mais c'est fini, j'ai et nous avons compris. Mes collègues fonctionnaires de France Télécom (Ex PTT) et moi-même qui travaillons comme vous le savez pour cet hydre qui dévore petit à petit ses employés et qui fait que les plus faibles et les plus influençables d'entre nous se donnent la mort comme à la Poste et d'autres..., nous n'avons rien oublié. Cette politique a été initiée déjà par le PS en Octobre 1997 qui a cessé de porter les valeurs socialistes encore plus à travers leurs nouvelles propositions (Cf le billet de JLuc)et dont le PC dans sa bonne participation au gouvernement Jospin leur a emboité le pas. Ni M G Buffet ni quelqu'autres du PC n'ont réagi à cet état de fait. Comment le PC peut-il faire pression et avoir de telles velléités d'hégémonie sur le FdG quand c'est Jean-Luc Mélenchon qui a fait tout le boulot et qu'ils en ramassent les fruits. De quoi! 80%PC-20le reste, c'est ca l'égalité d'un partenariat ? Ce serait plutôt 25%PG-25%GU-25PC-25%NPA si Olivier voulait. Il ne faut pas oublier que le dernier score du PC avec M.G B tablait autour de 1,6%env. De qui se moque-t-on?
    Pourquoi Jean-Luc Mélenchon avec la GU ne se dégagerait-il pas du PC, ces derniers reviendraient vite la queue entre les jambes pour ne pas perdre les symphatisants qu'il leur reste.
    Ce qui est sûr pour le 1er tour, pour nous c'est Mélenchon ou rien, si c'est le PS nous irons gonfler l'abstention et ceci quoiqu'il advienne. Juré, craché.

  38. le Prolo du Biolo (PG 69) dit :

    "les racines chrétiennes" de la France, c'est aussi approximatif que "nos ancêtres les gaulois".

    Et puis 1789, qui a mis tout ça cul par dessus tête, a montré que la notion était plus imposée par l'oligarchie de l'époque que partagée et librement consentie.
    Et quand bien même ces "racines" et ces références passées existeraient-elles, nous ne sommes pas non plus condamnés à les perpétuer pour l'éternité, notre libre-arbitre nous permet heureusement d'évoluer et éventuellement d'en changer.
    Enfin quand on sait comme une communauté humaine peut changer au cours des siècles, aussi bien dans ses frontières, sa composition et ses aspirations politiques et philosophiques, on sait aussi qu'insister uniquement sur le "passé chrétien" de la France c'est mettre en exergue une fraction très limitée de son histoire et de son génie.
    Histoire et génie qui en effet ne se réduisent pas à la superstition et aux fantasmagories religieuses.

  39. citoyenne21 dit :

    Voici le lien de la vidéo de "A vous de juger", Jean-Luc est à 01:32 pour ceux et celles qui veulent zapper Borloo : A vous de Juger - Jean-Luc Mélenchon

  40. Michel Matain dit :

    @ 87 Poitou Coeur fidèle
    ... dont le PC dans sa bonne participation au gouvernement Jospin leur a emboité le pas. Ni M G Buffet ni quelqu'autres du PC n'ont réagi à cet état de fait...

    N'en fait pas trop sur la participation du PCF au gouvernement Jospin : rappelle toi que Mélenchon en était aussi ! Et que sans Marie-George Buffet le Front de Gauche n'aurait pas pu être créé.

  41. Robillard Puvinelchantal dit :

    Bravo Mr Mélanchon, vous argumentez avec de plus en plus de calme. On vous soutient : vive la nouvelle république citoyenne
    C.R

  42. Gombald dit :

    @ trebor 70 qui disait en introduction : "Mon propos n’est pas de nier les différences de nature, de psychologie entre les individus.
    Je me plaçais à l’échelle de l’espèce humaine qui se construit en société, comme les abeilles en ruche.
    C’est à cette échelle que j’indiquais que la construction des sociétés ne peut jamais se faire sans que le facteur d’entraide soit prépondérant."

    Oui Monsieur Trebor, cette façon de concevoir une solidarité entre Français de toutes origines sera comprise de cette France de culture catholique. Cette France a fait le choix depuis longtemps de la République. La "religion" de cette République s'exprime par la Constitution. La Constitution définit comment un groupe humain entend vivre ensemble. Ce qui suppose de mettre en avant les valeurs communes et trouver les consensus sur ce qui divise. Les vociférations des Guéant cherchent à enfermer la gauche dans des controverses religieuses. Il n'y arrivera pas si la gauche ne s'attaque pas bêtement à l'identité catholique de la France croyant défendre ainsi les musulmans. Personne ne demande encore à Mélenchon d'aller à la messe, mais la victoire en 2012 vaut bien que la "vraie gauche" respecte les catholiques au moins autant que les autres.
    Le mieux serait de rester sur le terrain de la République et de la Constitution avec cette idée que vous avez si bien exprimée : Ensemble, nous étions plus fort. Soit. Mais ensemble nous étions plus heureux.

  43. Marcailloux dit :

    Jean-Luc Mélenchon écrit:
    En quoi le scandale des sur-rémunérations et son impact global sur le partage de la richesse produite en entreprise est-il limité aux seules entreprises semi publiques ?
    Parce qu’il s’agit d’entreprises qui appartiennent à tous au moins partiellement. Il s’agit donc là d’une spoliation du bien public. Mais ça reste ridiculement dérisoire.
    Et ce qui a des conséquences bien plus désastreuses, c’est la valeur symbolique accordée à l’argent roi, sa promotion comme unité de mesure universelle, son emprise sur toutes les décisions adoptées dans les entreprises.
    Si, par exemple, 10 Mds d’€, c'est-à-dire 2000 « rémunérations » de 5M. par an sont redistribuées à 40 M. de salariés ou chômeurs, cela ne fait qu’une redistribution moyenne d’environ 20 € par mois.
    Pas de quoi changer la vie.
    Il n’en demeure pas moins que ce type de rémunération est tout simplement abjecte dans un pays civilisé, prétendument patrie des droits de l’homme et avec pour devise : Liberté- Égalité – Fraternité.
    Et surtout, cette course permanente à l’échalote engendre – et c’est là le plus grave et de très loin – des décisions de court terme désastreuses pour l’équilibre des relations sociales.
    Ceci se traduit par les délocalisations, les plans sociaux à objectif d’accroissement de la rentabilité, les prises de risque sur la santé des salariés ou même artisans, les spéculations en tout genres, la perversion de bien des détenteurs de pouvoir médiatique ou politique, la corruption banalisée (les « retours d’ascenseurs » tellement sympathiques) etc, etc.
    Lorsque nous applaudissons aux exploits de tel ou tel sportifs, de vedettes du show bizz, et nous laissons influencer par la publicité qu’ils réalisent, sachons que nous participons à notre propre exploitation et qu’en plus nous disons merci.
    Un comble de cécité.
    En « zappant » systématiquement tout ce qui favorise cette pratique, nous ferons un pas vers la justice.
    À méditer !

  44. Rachel dit :

    Camarade ! Hier face à Chabot, à sa première question d'une banalité sans nom, tu aurais dû répondre d'entrée de jeu : c'est nous la gauche pour une raison simple : pas parce que les socialistes ne sont plus personnellement de gauche, mais parce que dans le cadre du Traité de Lisbonne, il n'y a pas de gauche possible ! Dis-le plus clairement ! Soit plus direct ! Pas de gauche possible dans le cadre du Traité de Lisbonne ! Là c'est clair et net, les gens comprennent ! Tu l'as dit, mais tu devrais davantage mettre en valeur cette vérité simple. Commence par ça en interpellant les spectateurs : "écoutez-moi : il n'y a pas de gauche possible dans le cadre du Traité de Lisbonne". Répète-le. Martèle-le. Si tu dis : "les socialistes sont de gauche, mais..." ça reste flou pour les gens. Ils voteront quand même PS par peur de "faire perdre la gauche". Il faut impérativement qu'ils comprennent que c'est en votant PS (donc pour le Traité de Lisbonne) qu'ils feront perdre la gauche ! Le clivage gauche/droite est encore un repère pour plein de Français, et dire cela n'est pas contradictoire avec cet autre fait que tu as rappelé : beaucoup de Français ont perdu ce repère.

  45. Christian B dit :

    @Poitou Coeur fidèle 87

    Tout à fait d'accord.
    Sans Jean-Luc Mélenchon qui a initié ce nouveau contexte (PG, FdG) et qui mène inlassablement bien seul le combat, le PC n'aurait jamais obtenu ces suffrages (dernières élections cantonales), ou du moins il aurait du continuer à être à la botte du PS, pour garde ses élus.
    Mais ce prétexte (de coller au PS pour maintenir la structure et les lendemains qui chantent)
    ne tient plus, il est mort et enterré par les abstentionnistes, et nombre de Français qui n'en peuvent plus d'attendre.
    L'idée du partage et de l'humanisme doit être appliquée dans les actes. Je trouve donc aussi, la Mariée bien frivole, inconsciente, et presque indécente à retarder la date de la cérémonie.

    @Rachel 95

    Oui, bien vu.

  46. ydaho dit :

    C'est acquis : La direction du P.C. se range en bon ordre de marche derrière la candidature de J.L. Mélenchon pour les présidentielles de 2012 ! Voilà un bon début pour le rassemblement de tout ce qui compte a gauche !

  47. Jake dit :

    Moi non plus je n'aime pas les apparatchiks du PC qui ne pensent qu'à leur petit bout de pouvoir perso, mais il ne faut pas mettre tous les communistes dans le même panier. Entre le militant ou l'électeur de base et les berniques de Fabien, il y a un monde. Jean-Luc Mélenchon défend tout le monde, le nous du Front de Gauche. Nous ne devons pas taper sur les communistes mais les convaincre.
    Au fait, à part cela, que pensez vous tous du délitement actuel de la droite ? (Sarko, Boutin, Borloo, Villepin,......). c'est bon ou pas pour nous ?
    Jake

  48. Gombald dit :

    @ Rachel qui concluait : Le clivage gauche/droite est encore un repère pour plein de Français, et dire cela n'est pas contradictoire avec cet autre fait que tu as rappelé : beaucoup de Français ont perdu ce repère.

    Mouais.... Le vieux clivage "lute des classes". Mélenchon propose de débattre de la République citoyenne autour d'une refondation de la Constitution. Voila une bonne idée qui peut intéresser tous les Français, si on veut bien arrêter de les seriner avec ce qui les divisent ou les agacent. En redonnant la souveraineté au citoyen sur sa Constitution, vous pourriez vous apercevoir que les Français, bien au de la "gauche", sont plus révolutionnaires que l'on ne l'imagine et plus solidaires et généreux que les Guéant le laissent entendre.
    Par exemple, la Constitution a mal encadré le droit du citoyen dans l'entreprise privée. Du coup, cet espace est resté féodal. Le "contrat de travail" est légalement un "contrat de subordination". Mieux que la loi, la Constitution pourrait poser les bases du droit en ce domaine pour bâtir les statuts d'entreprises capables de répondre aux critères de besoins et "d'art de vivre" et non aux seuls critères de profits, même si le bon travail doit naturellement être récompensé. Les mesurettes ne suffiront pas ! Si on veut vraiment allez loin, il faudra –associer– tout le monde.

  49. rodfab dit :

    Bonjour,
    J'ai vu que le peuple Suisse va devoir voter pour des salaires plafonnés de 1à 12. C'est encore mieux que le 1 à 20 proposé en France.
    J'espère que cette proposition va passer, ça aiderai la gauche puisque que ça servirai d'exemple à l échelle d'un pays.

  50. Née un 19-Août dit :

    Chouette ! La droite se divise ! Ca, c'est une bonne nouvelle. A leur tour de goûter aux joies de la division, tandis que la vraie gauche, la gauche alternative, se rassemble.
    Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, une seconde : interdiction de l'exploitation des gaz et huiles de schiste en France.
    Et comme jamais deux sans trois : le PC se range derrière JL Mélenchon.
    Alors là, c'est bon, ma journée est définitivement belle.

    @ Rachel (#94) : tout à fait d'accord, marre d'entendre que la "gauche" = PS dans les médias. Il ne faut plus prendre de gants et appeler un chat, un chat. La vraie, la seule, l'unique, l'authentique, l'originale gauche, c'est tous ces mouvements de gauche alternative et anticapitaliste qui ne veulent plus que l'argent régisse tout et ruinent leur vie, ni de la mainmise absolue et tyrannique de la finance internationale sur nos pays. Ce n'est pas le PS, ectoplasme très rose pâle, voire bleuissant, ce fantôme de gauche.


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