10mar 11

Sondage et gros lot, la scène politique en lambeaux, la CGT défend notre honneur

Avis aux moutons, le grand méchant loup est là. Suivez vos bons bergers !

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J'ai laissé tomber mes notes et mon récit sur les réunions publiques à Dole, Nancy et ailleurs. J'ai mis à part mes commentaires de la visite de la centrale géothermique de Soultz-sous-Forêt. Et, bien sûr, j'ai remisé ce que j'ai à dire des mauvais coups contre les peuples que l'union européenne prépare. 

Il y a le feu chez nous ! Enfants, craignez le loup et courrez vers vos bons bergers : madame Le Pen est présidente. Le Front National est au pouvoir. Ou presque. Mauvaise blague. Mais un coup médiatique sans principe est en train de tourner au tremblement de terre politique. Le président Sarkozy ressort en chaussette de l'épisode. Dans quinze jours après le vote des cantonales, il ne lui restera même pas les chaussettes. Un monde est en train de basculer. Un sondage bidonné suffit à provoquer un ouragan en Indonésie. L'effet papillon en politique est prouvé. Ben Ali et Moubarak en ont su quelque chose.

Profitant aussitôt de l'avantage concédé si facilement, madame Le Pen pousse l'avantage. Elle porte plainte contre moi. Et contre la CGT. Dans les deux cas il s'agit pour elle d'obtenir que le FN soit considéré "comme un parti comme les autres". Pour les sondeurs et le journal "Le Parisien" elle est déjà "un parti mieux que les autres". Il s'agit donc de démontrer que la gauche, celle qui tient tête, elle, est "moins que les autres". Un coup monté de longue main où les compères ne manquent pas, à droite comme à gauche et dans les médias. Mais le cirque n'en a cure. Il est déjà allé battre la grosse caisse plus loin. Un rapide état des lieux s'impose.

Les photographies qui illustrent ce billet ont été envoyées par Franc Servière. Merci à lui.

Madame Le Pen porte plainte contre moi parce que j’ai dit qu’un « Français sur quatre n’est pas prêt à se donner à un fasciste ». Elle n’a pas lu Plantu, l’ami à dix mille euros du Qatar, et elle ignore donc q18ue selon lui nous serions identiques. Assez blagué. Plainte ? Je l’attends de pied ferme ! Elle changera d’avis avant moi. Je ne suis pas accoutumé à défendre mes idées politiques dans un tribunal notamment parce qu’il ne me semble pas que ce soit le lieu. Mais j’irai. Je demanderai moi-même la levée de mon immunité parlementaire. Elle est pourtant strictement réservée à ce genre de cas où la liberté de parole politique de l’élu doit être protégée. Madame Le Pen n’hésite pourtant pas à parler elle de « méthodes fascistes » à propos de l’invitation annulée à radio J sur l’injonction du président du CRIF. Lequel, elle sait comme moi n’est pas un fasciste. Juste quelqu’un qui veut exercer un pouvoir normatif communautaire sur la liberté de parole des autres. On l’a vu avec son interdiction de la réunion autour de Leila Shahid à l’ENS de Paris. Un pouvoir d’intimidation suffisant pour que, tout en protestant bien fort, madame Le Pen porte plainte de nouveau mais prudemment et bizarrement contre l’UEJF. Mais pas contre le CRIF. Pas téméraire la vague bleue Marine ! Quelques heures plus tard on apprenait qu’un nouveau sondage la plaçait en troisième position et que Strauss-Kahn redevenait le sauveur suprême de la gauche. 

Ainsi, les rebondissements rocambolesques et inouïs de la société du spectacle qui ont suivi les jours après la publication du sondage b07idon de l’institut Harris Interactive soulignent un changement d’époque politique. Je fais bref : nous voici dans l’ère du « Qu’ils dégagent tous ». Le système est à bout de souffle. Il tient par le spectacle qui distrait l’attention. Que pense-t-on du moment chez les Toulemonde ? Que la politique des libéraux ne mène nulle part. Inutile de dire pourquoi. Tous mes lecteurs le savent comme moi. Mais ce qui est, pour les esprits qui analysent et dissèquent, un fait politique, est pour la masse des gens un fait de vie quotidienne. Elle voit un monde qui est non seulement injuste mais où on ne peut rien espérer. Un monde où tout doit être payé, cher, et où rien ne fonctionne vraiment comme prévu. Ni l’ascenseur du HLM, ni la hotline, ni le train, ni l’avion, ni les urgences, ni Pôle emploi, et ainsi de suite, toutes choses qui marchaient encore avant. Autrefois. C’est la grande régression que décrit Jacques Généreux. C’est un monde sans horizon. Sacrifice hier, sacrifice demain et après demain. Des efforts, encore des efforts et des puissants qui se gobergent.

Les nôtres, à gauche, savent pourquoi. Ils ont l’apprentissage de la bataille collective, ils ont des traditions, des syndicats, des mots, de l’idée. Mais la droite populaire, la droite d’en bas ne sait rien. C’est à présent une meute affolée qui ne sait pas de quel côté se tourner. Son agitation exaspérée déstabilise à mort tout le système qui, au fond, ne repose que sur eux puisque les nôtres lui tournent déjà le dos. C’est dans ces moments que tout passe par la politique. C'est-à-dire par la capacité de mettre en mots le ressenti et de lui tracer un chemin. A droite cette fonction là est en panne totale. Pour moi, tout part de ce fait qu’il n’y a plus de centre de gravité au pouvoir politique institutionnel.01

L’écroulement de l’autorité de Nicolas Sarkozy à droite est le point de départ. Dans le vide, ce qui avance c’est la seule force cohérente qui combine en un tout une organisation, la notoriété d’un nom et une aptitude à donner un sens à la colère du grand nombre à droite et parmi les désorientés. Madame Le Pen est le vase communicant de la fuite de la droite populaire hors du camp Sarkozyste. Elle est en train de réussir dans son camp ce que nous, l’autre gauche, n’arrivons pas à faire dans le notre : siphonner les dominants et prendre leur place, pour pouvoir enfin agir autrement que d’après les vieilles routines qui ont échoué. Comprendre sans perdre son sang froid, et balayer devant notre porte. Balayons : la division de l’autre gauche du fait du NPA nous cloue au sol. Les lenteurs et les frilosités du Front de Gauche étouffent sur la scène nationale une dynamique pourtant partout visible sur le terrain ! Ceci dit, ne perdons aucun des enseignements de ce qui vient de se passer pendant ces quelques jours.

Face au sondage bidon de l’institut Harris Interactive, il fallait résister ! Immédiatement ! Instantanément ! Comme lors de la parution du rapport du COR sur les retraites qui prétendait prévoir l’avenir sur quarante ans ! A l’époque nous avons résisté séance tenante. Et en deux jours étaient ridiculisés tous ceux qui s’y référaient. Ce point de départ nous facilita considérablement02 la tache de mobilisation contre la réforme Sarkozy. Cette fois ci je me suis senti un peu seul dans les heures qui comptaient, les premières. Sont en cause de misérables réflexes : le manque de sang froid, l’occasion médiocre de coller sur le dos de tel ou tel autre la responsabilité de la situation, le goût de faire des bavardages sociologiques à deux sous, l’habitude de se coucher devant les injonctions de l’industrie du spectacle médiatique. Cependant ajoutons qu’il fallait répondre à un évènement dont personne ne savait rien. Il fallait donc jouer sur ses réflexes. Et précisément ce que l’on a vu n’était pas joli joli. Palme du cynisme, comme souvent, à François Hollande qui a assumé de ne « pas critiquer les sondages » et aussitôt tiré parti du résultat pour exiger de tous les autres candidats de gauche qu’ils se retirent ! Ceci explique cela, évidemment. Je vais en parler. Finalement seule Ségolène Royal a aussi vu venir l’ennemi et sa grosse manipulation. Mais sur le champ, dans les heures d’émotion où des journalistes vous harcèlent pour répondre alors même que la plupart des éléments précis vous manquent, le nombre des résistants au bidonnage fut très restreint. Il fallait avoir une carcasse théorique solide ! Mais la suite a prouvé que mon réflexe était le bon !

Tachons de comprendre comment le bidouillage est désormais inscrit dans le code génétique des instituts de sondage. Aujourd’hui pire que jamais. Apprenez ceci. L’industrie du sondage butte sur un énorme problème. Le nombre de03 gens qui acceptent de répondre est déclinant. Les gens ne veulent plus participer à un exercice qui leur parait futile. D’ailleurs il est amusant de savoir qu’une « enquête » d’opinion a révélé que 54 % des sondés avouent mentir aux sondeurs. Ce qui laisse perplexe sur ce qu’il faut en conclure : mentaient-ils aussi à cette occasion ? Donc pour avoir une personne qui accepte de répondre dorénavant il faut faire vingt fois plus d’appels téléphoniques qu’avant. Vous suivez ? Quelle conséquence ? Il ne s’agit pas d’un aspect intellectuel. C’est une réalité matérielle. Cette situation fait que le coût de la réalisation d’un sondage augmente. D’où l’invention de nouvelles méthodes pour constituer un panel de personnes qui répondent. Dorénavant les sondeurs recrutent au hasard des gens qui acceptent d’être sondés. En échange il leur propose soit de l’argent (une camarade reçoit 2,67 euros pour une série de question sur vingt huit minutes) soit contre participation à une loterie. Ce sont donc souvent des militants qui acceptent de s’inscrire. Mais eux-mêmes avouent qu’ils n’ont pas toujours le temps à perdre pour se torturer le cerveau sur ce qui n’est pas de la politique. D’aucuns me disent qu’ils répondent donc n’importe quoi au bout de dix minutes. Le tout c’est de remplir toutes les cases pour arriver au droit d’être dans la loterie ou recevoir sa prime ou les deux à la fois. Harris Interactive met en place un tel système de participation à un jeu concours, très officiellement contrôlé par huissier. Il permet de gagner des lots qui sont en fait des chèques bancaires par tirage au sort. Selon le site d'information Mediapart, M. Lévy "est bien obligé de reconnaître" que son institut pratique une forme de "rémunération". Pour attirer le chaland et le motiver à répondre à son enquête, réalisée sur internet. Au cas présent, comme tout le monde le sait maintenant, l'institut a organisé un jeu-concours et fait miroiter une récompense. Au final, on apprend que 7.000 euros ont été offerts à l'un des 1.600 membres du panel. Frédéric Dabi de l'Ifop, un autre spécialiste des sondages politiques, admet également que son institut dédommage les gens pour le temps passé à répondre. "Pour cela, on les inscrit à un programme de fidélisation, qui revient à 10 centimes d'euros par questionnaire, ce qui est extrêmement symbolique", a-t-il déclaré à l’AFP. "On ne veut pas instaurer avec eux de relations mercantiles". Ben voyons, c’est juste par amitié.

Apprécions mieux cette dimension de l’affaire en lisant cet extrait d’interview du patron de Harris  Interactive que j’ai trouvé dans Marianne 2. Voici la question : «  Une personne « gratifiée » pour répondre à un sondage politique est-elle dans le même état d'esprit qu'un citoyen ? » Voici la réponse merveilleuse du manipulateur. « L’idéal de démocratie devrait amener les citoyens à participer sans le moindre stimulus. » Un détail : en quoi le fait de répondre a un sondage est-il un 04acte citoyen ? N’est-ce pas plutôt le contraire ?  Voyons la suite « Aujourd’hui, on remarque que certaines catégories de population répondent plus facilement si elles entrevoient une forme de gratification potentielle ou envisageable. L’enjeu est évidemment de faire en sorte que le stimulus ne soit pas l’unique motivation à répondre à une enquête. » La phrase dit clairement que cependant la rémunération est une des dimensions de la motivation. Comment ce biais est-il lui-même ensuite corrigé ? L’est-il ?

 « A Harris Interactive, déclare son patron, nous avons, après avoir effectué des recherches, opté pour la participation à une sorte de loterie. Il s'agit là de la stimulation ayant le moindre impact social. La probabilité de "gain", reste extrêmement faible. Tant qu’à la fin des questionnaires un nombre conséquent d’interviewés nous remercierons de leur avoir « donné la parole », nous pourrons considérer que « l’appât du gain » n’a pas porté atteinte à la sincérité des réponses. » Sans commentaire tant le cynisme est grossier. Notons que personne ne saura jamais qui, ni combien, ont remercié ce monsieur de leur avoir « donné la parole ». Ce que l’on sait : c’est cela que promet sa notice d’incitation à s’inscrire dans un panel de sondés « gratifiés » pour « influencer les décideurs ».

Ce sondage Louis Harris était donc un sondage « en ligne ». Il a donc été réalisé en questionnant des sondés « gratifiés » et bien clientélisés. Non seulement qu’il n’y a aucune certitude sur l’identité de celui qui répond mais il n’y en a pas non plus sur ses motivations : répondait-il à des questions ou avançait-il vers la case d’accès à la loterie ? Ce sondage était aussi un sondage « omnibus ». C'est-à-dire que les questions sur la présidentielle sont posées entre deux questions05 sur la mairie de Paris et sur la qualité de divers produits cosmétiques. Inutile de dire que tout cela aggrave considérablement tout ce que l’on dit d’habitude contre ce type « d’enquête ».

Mais tout de même ! Ca ne faisait pas bon genre de contester la validité du sondage. Des années de débat, des centaines de textes et de livres sur la question, tout Bourdieu (haï de la caste des médiacrates) tout Champagne et Garrigou, pour ne parler que d’eux ont été rayés de la carte intellectuelle par un petit monde cynique et avide de bons coups qui évitent de réfléchir et de créer des stratégies de conquête politique fondées sur de la conviction. C’est tellement plus confortable de commenter un sondage en se donnant le beau rôle sur le mode « ce n’est pas de ma faute c’est celle du voisin ». Dans ces heures difficiles, la voie doucereuses de la capitulation prend mille intonations sinueuses : « il ne suffit pas de casser le thermomètre pour faire tomber la température », « tout de même, il n’y pas de fumée sans feu », « il ne faut pas faire l’autruche ». Et ainsi de suite ! Il ne s’agit pas de nier que l’extrême droite avance. S’il en est ainsi c’est parce qu’elle se nourrit d’abord de l’extrême décomposition de la droite. Et ensuite de l’effondrement de la sphère politique dans un spectacle sans contenu ! On le sait ! Mais dans ce cas  il s’agit de ne pas participer à la manœuvre de ceux qui affirment sans fondement que le premier parti politique du pays serait le Front national et qu’un français sur quatre serait prêt à donner les clefs de la maison à l’extrême droite !  

N’empêche, c’est bien joué. Le piège du sondage bidon de l’institut de massage électoral Harris Interactive a fonctionné à mille pour cent, avec la complicité plus ou moins consciente de bien des belles personnes. Le résultat de l’enquête a été pris pour argent comptant. Comme si avait un fondement la pseudo réalité que met en scène un sondage. Dès lors, ce qui n’exist10ait que dans l’alambic bricolé d’un sondage omnibus est devenu une réalité. Puisqu’elle était en débat. Le débat a créée la réalité du résultat du sondage dans les esprits de ceux qui recevaient l’information. J’ai nommée « méta-réalité » cette réalité fondée par le fait « qu’on en parle ». Le mot désigne un « au delà du réel » comme le mot métaphysique désigne un discours qui prétend décrire la réalité au delà du monde physique. Un au-delà qui n’existe pas. Mais dont l’existence supposée fait agir très concrètement dans la réalité vraie. C’est ce qui s’est passé là. En plaçant madame Le Pen en tête du premier tour tout le débat politique s’est aussitôt recentré sur la magouille de la stratégie électorale. En ce sens la méta-réalité est un moment de la réalité. Il faut en jouer nous aussi. Appuyons nous sur l’indignation et le soupçon que déclenche cette opération pour frapper le système qui les produit. C’est le moment de militer pour la loi Sueur-Portelli, adoptée à l’unanimité du Sénat. Quand viendra-t-elle en débat à l’Assemblée ? Faisons d’une pierre plusieurs coups : discréditons les instituts de sondages, dénonçons le gouvernement qui ne veut pas d’une loi comme celle-ci et préfère la magouille.

En attendant, les pauvres progrès accomplis dans le débat sur le fond ont été aussitôt anéantis. Retour à la case départ. Pour affronter le diable de confort il faudrait se regrouper sans condition vers nos chefs de meute auto proclamés. Pour aborder cet aspect du  sujet je vous donne à lire un éditorial que j’ai découvert dans les « Dernières Nouvelles d’Alsace ». C’est un texte réconfortant. Il l’est en ceci qu’il montre comment de tous côtés, et  notamment parmi les professionnels des médias des interrogations se font jour, des remises en cause peuvent s’opérer par delà tous les corporatismes et les engagements. Car nombreux sont ceux qui sentent qu’une limite a été atteinte. Cette fois-ci un pallier dans la déchéance de la démocratie politique pourrait être franchi. Ce que vous allez lire rend plus urgent que la loi, expression de la volonté de tous fasse respecter l’ordre public démocratique, qui est incompatible avec les mœurs des mercantiles du type de cet institut qui vendraient père et mère pour un coup de pub. Les consciences sont mures pour cette loi ! 

« Où va-t-on, amis journalistes ? L’éditorial d'Olivier Picard. Les Dernières Nouvelles d'Alsace – 9 mars 2011. « Et si on refusait, nous, les journalistes, de nous soumettre à la dictature des sondages ? De refuser d’entrer dans la ronde12 infernale de ces enquêtes d’opinion dont les rouages secrets nous échappent ? De rejeter l’abrutissement progressif que nous assène la mesure d’une majorité sur tous les sujets ? De ne pas répondre à ce besoin de vérifier que nous sommes comme il faut, que nous pensons comme il faut, que nous choisissons au supermarché comme il faut, que nous avons des comportements comme il faut à la maison, dans la rue et jusque sous la couette ? 

Réaction, extrême sûrement, à une dérive extrême. Contestable, évidemment, par son manque de nuance, et par son utopie qui fait fi de la curiosité et de l’irrépressible tentation, tellement humaine, de comparer, de créer une compétition non seulement entre les hommes mais entre les concepts. De jouer, tout simplement… Nous ne sommes pas jansénistes après tout. Ah, l’excitation des classements, des projections avant le verdict des urnes, du calcul des rapports de force : qui niera, sans hypocrisie professionnelle, qu’elle produit l’adrénaline du feuilleton politique ? Ce vertige artificiel qui met en tension l’actualité du pouvoir et des réalités. 

Cette lucidité salutaire, luxe démocrate, en appelle une autre : le sondage, et en particulier le mauvais sondage, est en train de tuer le débat politique. C’est un alcool fort. Une véritable addiction qui ravage peu à peu, élection après élection, la liberté des acteurs de la comédie du pouvoir. Stratégies, attitudes et jusqu’aux décisions majeures comme mineures sont guidées par les réactions supposées de ceux auxquels elles s’adressent. A ce degré, c’est nouveau.

Les communicants qui manipulent l’instrument sondagier comme une règle à calcul infaillible nous font glisser de la démocratie d’opinion, déjà risquée, à une reddition générale de l’instinct et de la raison politiques.

Et voilà qu’on découvre que de nombreux sondages sont régis, d’une façon ou d’une autre par des concours d’argent. Alors là, c’est le pompon clinquant d’un manège politique devenu fou. L’adoption rapide par l’Assemblée de la proposition de loi, votée à l’unanimité par le Sénat, qui exige la transparence d’enquêtes qui ont la puissance de manipuler le jeu politique serait un minimum. Elle ne suffira pas pour autant à réhabiliter une information politique largement décrédibilisée. Encore faudra-t-il, comme nous le faisons aux DNA, savoir dire non aux sondages qui n’ont aucun sens. Être scrupuleux. Sélectifs. C’est simple, après tout. Une question de volonté. Celle de résister à un spectaculaire vide, pour privilégier un journalisme affranchi. Une question de dignité pour des journaux qui doivent à leurs lecteurs ce respect et cette ambition élémentaires. Olivier Picard » Rien à ajouter. 

« L’institut » Harris Interactive a évidemment utilisé subtilement la sottise des premières réactions. Comme j’ai été le seul à critiquer la méthode elle-même et l’abus de confiance, le sondeur se sentait fort. Puisque personne d’autres 16que moi parmi les candidats ne contestait l’outil lui-même, quelle critique restait-il ? La plus stupide et la plus contre performante ! Que l’on n’aurait pas sondé les bons noms. C’était bien le but de la manœuvre. C’est donc « à la demande générale » que le nom de Strauss-Kahn a été introduit dans le tuyau avec celui de ce pauvre Hollande comme faire valoir. Cette méthode a permis de faire d’une pierre deux coups. Premier but atteint : il ne resterait que Strauss Kahn ou Sarkozy dans chaque camp pour représenter la droite ou la gauche. Affirmation scientifique d’un institut de sondage qui a fait l’enquête à la demande des personnes concernées par le précédent sondage. Complément subliminal : l’un ou l’autre est automatiquement élu au deuxième tour. Car bien sûr tout le monde sait que madame Le Pen ne peut pas être élue au deuxième tour. Face à Jean Marie Le Pen en 2002, Chirac pourtant perdu de réputation et pris jusqu’au cou dans les affaires avait été réélu avec quatre vingt pour cent des voix ! Est-ce pour masquer l’ampleur de la manœuvre que « le Parisien » titre « Sarkozy, Strauss-Kahn, Hollande : tous battus !» Battus ? Mais au premier tour de ce sondage. Dans la vraie vie, au deuxième tour, n’importe lequel d’entre eux battrait marine Le Pen sans distribuer un seul tract.

Je donne encore la parole à un journaliste pour expliquer ce point. C’est Philippe Cohen, du journal Marianne. « A l'endroit ou à l'envers, selon le camp dans lequel on tricote sa pelote. Le terrible sondage Harris-Le Parisien souligne un 13drôle de paradoxe : désormais le candidat de l'UMP comme celui du PS va rêver d'affronter Marine Le Pen au second tour pour mettre de son côté toutes ses chances de gagner. Pour Nicolas Sarkozy, cette hypothèse est même en train de devenir la seule lui permettant d'espérer la victoire. Dès lors, la priorité absolue, à droite comme à gauche va être d'éliminer tous ses concurrents et d'imposer une candidature unique dans son camp. » 

C’est évidemment François Hollande qui a frappé le plus fort, séance tenante pour réclamer un retrait général devant le candidat socialiste. Mais à droite aussi il y a eu des grands esprits aussi peu finauds pour saisir trop vite et trop fort l’occasion que préparait ce sondage. Evidemment l’éditorial de « Libération » était là pour monter en ligne dans la bataille des manipulateurs.  « Une fois la compétition lancée, si la gauche radicale devait renvoyer Sarkozy et le candidat socialiste dos à dos, elle apporterait alors de l'eau au moulin frontiste. Une multiplication des candidatures à gauche, au-delà du raisonnable, affaiblirait aussi ses chances de victoire. » Hop ! On se souviendra que ce journal de donneur de leçon relégua en page huit mon débat avec Marine Le Pen et de surcroit en nous renvoyant dos à dos ! Mais j’étais à la une comme « L’homme qui veut faire battre Strauss Kahn ».

Mais c’est encore petite bière que ces grosses ficelles. Le pire a été le traitement médiatique qui a reproduit jusqu'à la nausée l’univers sémantique qui fait pousser dru le Front national. On ne compte plus les unes et les articles à 14l’accroche sensationnaliste lepenisante. « Le sondage qui affole la classe politique » « Qui a peur de Marine Le Pen » et ainsi de suite. Rien n’est meilleur pour l’intéressée que cette façon de la mettre en championne de l’anti système. Juste auparavant les mêmes avaient reproduit en boucle encore les informations qui montraient un FN rallié de tous côtés par des gens de gauche. Ici un syndicaliste CGT, là des militants du NPA et la liste s’allongeait. Aucune enquête, aucune indication de la manière dont ces informations étaient remontées jusqu’aux champions du journalisme d’investigation  « je n’ai pas à vous donner mes sources » que nous connaissons tous. Vu de près, une fois décrypté un à un on découvre là encore la manœuvre. Le cégétiste l’était depuis quatre mois, la NPA n’a jamais eu de carte au NPA mais sa maman en avait une au FN, et ainsi de suite. C’est comme ça que dans une émission une zélée de l’investigation fit surgir contre moi un groupe de quatre membres d’une famille du Pas de Calais composé de deux communistes et deux socialistes passés au FN. Comme si l’extrême droite était composée de transfuges de la gauche.

Evidemment cette journaliste avait mené son investigation de terrain en téléphonant au siège du Front national et n’a jamais vérifié la véracité des affirmations des comédiens locaux. Il s’agit évidemment d’une manœuvre. Au point de départ il y a les manœuvriers retors du Front national et à l’arrivée un journaliste surbooké « qui n’a pas le temps » mais qui a de solides préjugés. Le mythe de l’ouvrier de gauche raciste et xénophobe fait parte de la bataille idéologique de la droite et du monde des belles personnes pour qui le peuple doit être tenu à sa place répugnante. Dans cet environnement médiatico politique voici un document qui fait du bien. Un texte de grande tenue. Celui que vient de diffuser aux secrétaires généraux des syndicats CGT Bernard Thibault. Je le publie pour contribuer à sa diffusion déjà bien engagée sur la toile puisque je l’ai déjà reçu trois fois dans ma boite aux lettres. Il faut évidemment que ce texte soit connu de tous côtés. Il met les pendules à l’heure.

Montreuil, 8 mars 2011 -Bernard Thibault, Secrétaire général de la CGT. « Cher(e)s camarades, à circonstance exceptionnelle, démarche exceptionnelle, je m’adresse directement aux secrétaires généraux des organisations de la CGT suite à l’annonce par la direction d’un parti politique, le Front national, de son intention de porter plainte à l’encontre de la CGT au motif qu’un de ses candidats aux élections cantonales est suspendu dans l’attente d’autres décisions. La direction du Front national revendique au travers de la tenue de ce futur procès d’en faire « un événement dans la vie politique et sociale française en faisant reconnaître le FN comme un parti politique comme les autres ». Pour eux « la liberté d’opinion est bafouée », « il faut déverrouiller l’étau syndical » et cela s’inscrit «dans la s15tratégie de Marine Le Pen de conquérir le champ social et le monde du travail » dixit P. Alliot, Vice Président du FN.

Naturellement, la CGT saura répondre devant tout tribunal de son bon droit. Les jurisprudences européenne et française sont suffisamment fournies pour qu’il n’y ait aucun doute sur l’issue juridique de cette affaire. Ce n’est pas tant le terrain du droit qui motive le FN que la campagne que cette affaire peut alimenter. Nous avons à faire face à une volonté délibérée d’instrumentalisation du combat syndical et donc de la CGT pour promouvoir les thèses du FN parmi les salariés. Après que nous ayons mis en échec par voie de justice, dans les années 90, toutes les tentatives du FN de créer des pseudos syndicats qui n’étaient que des succursales de ce parti (FN-Police, FN-RATP …), nous avons également repoussé la tentative du FN de présenter ses candidats derrière la façade de la Confédération Française nationale des Travailleurs (CFNT) aux élections prud’homales de 2008. Confronté à ses échecs successifs, le FN avait explicitement indiqué dès cette époque que sa stratégie consistait à s’infiltrer dans les organisations existantes. Nous savons qu’il y est parfois parvenu dans des sections syndicales d’autres confédérations peu regardantes. Cet entrisme dans les syndicats a clairement pour objectif d’en faire des marchepieds au service d’une stratégie politique.

C’est ce qu’il a réalisé dans le syndicat CGT des Territoriaux de Nilvange affilié à la fédération des Services publics et à l’union départementale de la Moselle. Comment comprendre le choix du FN de présenter aux élections cantonales un adhérent de fraiche date (4mois) si ce n’est pour instrumentaliser sa première qualité de secrétaire général d’un syndicat CGT. Cette appartenance syndicale qui est historiquement une tare aux yeux de l’extrême droite compte tenu « de la philosophie marxiste de la CGT » devient subitement une qualité en période électorale.

Les deux organisations, union départementale et fédération concernées, travaillent en étroite relation pour faire face à la situation. Les membres de la Commission exécutive confédérale réunis le 1er mars ont apporté un soutien unanime aux procédures qu’elles ont engagées. Nous avons également décidé d’élaborer un argumentaire détaillé pour les organisations qui reviendra sur la véritable nature du FN. J’ai clairement indiqué lors de notre discussion qu’il revenait en particulier aux secrétaires généraux des organisations de la CGT de veiller au respect des valeurs fondamentales et des statuts de la CGT dans leur organisation. Cela nécessite de revenir sur quelques principes : la CGT est ouverte à tous les salariés quels que soient leurs statuts social et professionnel, leur nationalité, leurs opinions politiques, philosophiques et religieuses. La liberté de candidature aux élections politiques est elle aussi reconnue dés lors qu’elle s’exerce en respectant l’indépendance de l’organisation et que nul ne se réclame de son appartenance à la CGT pour des fins autres que l’action du syndicat. C’est 17une règle de vie commune qui s’applique quelques soient les étiquettes et qui préserve ainsi l’unité des adhérents dans la CGT pendant et au-delà des campagnes électorales.

Ces principes rappelés, il n’est cependant pas envisageable qu’au nom de la liberté d’opinion dans la CGT, la CGT puisse être représentée, à quelque niveau que ce soit, par des militants revendiquant par ailleurs publiquement leur adhésion au concept de « préférence nationale » qui est le socle du FN. Ceci pour une raison simple mais oh combien essentielle : cela est contraire aux principes et aux valeurs fondamentales de la CGT inscrits dans ses statuts. La CGT « agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie, et toutes les exclusions » (statuts de la CGT). Le FN, quoi qu’il en dise, ne peut pas être considéré comme un parti politique comme les autres, par la CGT comme par l’ensemble du mouvement syndical. Les positions du FN, en préconisant la préférence nationale sont même contraires aux principes républicains et aux textes internationaux, comme les tribunaux l’ont dit lors de jugements successifs. Il est de notre responsabilité dans ce contexte de faire preuve d’une grande vigilance et d’une réactivité collective déterminée. C’est une exigence supérieure à toute autre considération, y compris la perte éventuelle de syndiqués, voire exceptionnellement la perte d’un syndicat.

On ne transige pas avec les valeurs fondatrices de la CGT. Les organisations syndicales qui, en Europe, n’ont pas su porter les principes d’entraide et de solidarité qui sont au fondement de la constitution des syndicats, sont aujourd’hui en prise aux pires difficultés, avec des partis d’extrême droite très influents, voire au sein de gouvernements.

L’histoire nous enseigne que les partis fascistes se sont souvent parés de vertus sociales pour accéder au pouvoir. Face à ce risque majeur pour les salariés et la démocratie, il est de notre responsabilité d’éclairer les salariés par l’information et le débat sur la réalité des thèses et des positions du FN, sur le plan économique et social comme en matière de libertés publiques. Même repeinte à « la couleur Marine », l’exploitation par le FN des peurs et de la précarité sociale engendrée par les politiques en vigueur demeure la même et trouve sa source selon lui dans une cause principale : l’étranger. L’immigré comme le français qui n’est pas « de souche » sont ainsi présentés comme les responsables de tous les maux. Cela a comme conséquence de détourner l’attention des véritables causes de l’exploitation dont les salariés, quelque soit leur origine, sont victimes et donc de contribuer à entretenir le système tant décrié.

D’ailleurs, régulièrement, les déclarations du FN ont dénoncé les mobilisations syndicales, ce fut encore le cas lors des manifestations pour défendre les retraites.


212 commentaires à “Avis aux moutons, le grand méchant loup est là. Suivez vos bons bergers !”
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  1. Hold-up dit :

    48 -jean ai marre

    Pas de soucis, tu sais bien que je suis toujours d'accord avec tes propos (on va garder un 1% de désaccord tout de même pour être plus prudent et ne pas tout fermer...) : " JL Mélenchon est le seul à faire référence à l'Islande, à proposer une constituante, c'est peut être un trait d'union avec le NPA " - J'ose l'espérer mais la conscience s'éclaircira sans doute après les cantonales. La constituante comme trait d'union ne manque pas de sel. Puisse t-elle aussi nous constituer en un "corps pluriel rassemblé". N'oublions pas que nous faisons déjà campagne ensemble dans bons nombres d'endroits. Personnellement je ne comprends pas qu'on accable à ce point les militants du NPA. On peut être en désaccord mais il ne faut pas non plus abuser. Mais où sont donc " les Verts " ? Vont -ils aussi se coucher demain devant le candidat du FMI ?

  2. Louis st O dit :

    J’ai bien apprécié l’exposé sur les magouilles des sondages, mais je crois qu’il faut ouvrir les yeux, “nous ne décollons pas » avec nos 6 à 7 %, ce n’est pas en dénonçant les sondeurs que l’on va faire descendre les % tages de MLP, ni faire monter les nôtres.
    Ce qu’attendent les français c’est que Jean-Luc Mélenchon nous explique ce qu’il va faire et surtout comment, qu’il nous dise comment il compte relancer le pouvoir d’achat, quels solutions il va adopter devant les augmentations des produits, par exemple le gaz 20% (merci la privatisation qui devait coûter moins cher) comment il va augmenter les bas salaires, comment il va s’y prendre avec l’Europe.
    Bien que ce blog ait une grande audience, nous ne somme qu’une toute petite minorité à le lire, ou à lire les blogs « amis » ou la presse en ligne. Malheureusement, ce n’est pas par internet que l’on va faire notre révolution, c’est par les urnes et beaucoup d’employés, ouvriers ne vont jamais sur internet, et ce qui y vont, pour la grande majorité ils ne se connectent que de lire leurs courriers ou aller sur « Facebook voir leurs amis »...
    Alors l’information, si elle doit être diffusées pour nous faire avancer, ce ne peut être que par la TV, la Radio, les réunions, (heureusement, il va y en avoir pour les cantonales), ou les tracts dans les boite aux lettres, les marchés ou à la sortie des usines.
    Je peux vous dire que même si ils ont entendu parler de Jean-Luc Mélenchon, ils ne connaissent ni le FdG, ni le PG.
    Quelles sont les actions mises en œuvre pour nous faire connaître ?
    J'attends la réunion dans mon village, pour les cantonales, pour leurs demander, ce qu'ils font et comment faire à mon niveau !

  3. Boom dit :

    @ Traducteur (47)

    Je peux volontiers vous aider dans cette tâche. Je vis et travaille avec des anglais en Grande-Bretagne depuis 5 ans. Merci au webmestre de bien vouloir nous mettre en contact.
    D'autres volontaires pour nous aider à traduire les articles de Jean-Luc Mélenchon en anglais?

  4. de passage dit :

    Si le FdG veut progresser, je crois qu'il doit mettre le paquet sur les points suivants :
    l'Europe (le succès de MLP vient d'abord d'un rejet de l'Europe par nombre de Français)
    L'Éducation nationale, dont l'échec est patent.
    La réindustrialisation du pays. La lutte contre le chômage.
    La lutte contre les injustices sociales.
    Il suffit d'écouter les "gens ordinaires" autour de soi pour voir quelles sont leurs préoccupations.

  5. marie dit :

    Eh bien ! Jean-Luc Mélenchon, si vous lisez les messages, il est étonnant que j'ai pointé exactement ce qui allait vous causer "souci" à savoir le terme "fasciste". Je ne savais pas que vous l'aviez employé contre MLP et moi je vous en félicite. Je disais simplement dans mon petit mot que je ne comprenais pas qu'on n'appelle pas un chat un chat. Mais commençant à vous connaître ça m'étonnait aussi ! Et quand je dis "souci" ne vous inquiétez pas, la justice trouverait ce mot inadéquat pour MLP qu'elle devrait se justifier elle-même et démontrer le contraire ! Je ne pense pas qu'elle s'y risquera ! Mais en tout cas, vous voyez que mon observation n'était pas si mauvaise quant au fait de désigner par les mots justes ce FN. C'est cela qui la dérange et vous en avez la preuve ; car c'est cela qu'il faut faire justement et je m'étonne que personne n'ose le faire. Reconnaître, prouver que ce parti est fasciste. Que les personnes qui votent pour elle, sachent qu'ils votent pour un parti fasciste, c'est peut-être pour beaucoup d'entre eux ce qui pourraient les faire réfléchir et ne pas aller dans cette voie.

  6. Cronos dit :

    À n'en pas douter, le monde est tourneboulé par un sondage qui n'a de professionnel que le prix qu'il a dut être facturé.
    Jean-Luc Mélenchon passe, à mon humble avis, beaucoup trop de temps sur ce machin qui ne signifie absolument rien, parce que si vous découvrez les uns et les autres que le FN est si bien en côte auprès des bredins ou bredines, c'est que vous êtes très lent du caberlot, le phénomène commence à dater maintenant, nous ne gagnerons (nous le Front de Gauche) jamais, je dis bien jamais l'estime de ces gens là, alors arrêtons de perdre notre salive et notre temps pour eux.

    Par contre, rapprochons nous des militants, des sympathisants socialistes, eux ont une culture politique, même si elle n'est pas trop brillante, elle a le mérite d'exister, c'est notre vivier d'électeurs ainsi que les abstentionnistes, pas ailleurs, pour convaincre ces derniers, il faut aller vers eux, ils sont en grande partie aux restos du cœur, dans les locaux de Pôle-emploi, dans les cités, sur les fins de marché à glaner les mauvais fruits et légumes, à la sortie des Caisses d'Allocations Familiales, à la sortie du "mont de piété" (chez ma tante) etc… etc. Et que faut-il donner comme argument à ces gens là, tout simplement la prose de Jean-Luc Mélenchon, le texte de son livre "Qu'ils s'en aillent tous" mis en page dans un journal de 16 pages illustré de photos et de commentaires explicatifs (enfin mis à la porté de tous, y a pas beaucoup de boulot de rewritting car le texte n'est pas compliqué) ce journal est distribué gratuitement aux abstentionnistes et vendu 20 centimes d'euro aux socialistes et aux autres : 2 journaux par mois à 500 000 d'exemplaires x 10 mois x 2 à 2,5 lecteurs par journal= 20 000 000 à 25 000 000 de lecteurs, c'est autre chose que 75 000, non !… Ce journal se nome "Espoir", il sera le journal de la vrai gauche.

    Monsieur Jean-Luc Mélenchon, si vous pensez que votre livre est fort, je le pense, alors action…

  7. jean ai marre dit :

    Hold-up,

    Tout va dépendre des conditions de report des cantonales.
    Ils ont des têtes à sauver. Mamère commence à s'agiter.
    Cette réunion du 11 mars est une mine. Le médecin du capitalisme ne pourra pas se présenter.
    En interne ça commence à coincer, leur économiste Liêm Hoang-Ngoc, député européen (PS), fait une critique agressive.

  8. François dit :

    46
    Gilbert Duroux
    Qu'est-ce que ça veut dire, des "échanges plus sereins" ? Il n'y a rien à gagner à se comporter comme une carpette.

    "des échanges plus sereins" ça veut dire tout simplement des échanges où le fond sera toujours plus audible que la forme.
    C'est vrai, on a rien à gagner à faire la carpette, mais entre la façon de mener les débats actuellement, et le mode carpette, il y a de la marge. Pour rassembler, se faire plaisir entre nous ne suffira certainement pas...

  9. Torsade de Pointes dit :

    Traducteur :
    « (…) ceci afin que le monde anglophone (c'est à dire la majorité des lecteurs) »

    Les anglophones sont 6 ou 7% de la population mondiale. Dans les pays autres qu’anglo-saxons, on baragouine un peu l’anglais, tout au plus. Dans mon pays, qui passe pourtant pour être un des plus polyglottes (comprendre : connaissant l’anglais), la très grande majorité des gens ne prendrait jamais la peine de lire un texte entier en anglais, parce que trop fatigant. Dire que les anglophones sont la majorité relève donc de la pure propagande. La langue anglaise est un outil de domination de l’Empire, plus important encore que tout leur attirail militaire. Tout ce bourrage de mou sur l’anglais, en particulier l’imposture selon laquelle l’anglais serait une « langue universelle », fait partie intégrante du système de domination capitaliste, bien décidé à éliminer toute fierté nationale susceptible de leur faire opposition. Si donc les billets de Jean-Luc Mélenchon doivent être traduits, c’est en plusieurs langues, à commencer par celles de nos voisins ― question aussi de courtoisie.

  10. micmousse dit :

    Le lendemain de la visite de Jean-Luc Mélenchon à Nancy : 3 à 4 fois plus de prose sur Le Pen dans l'Est Républicain.

  11. Michel Matain dit :

    @ 35 Claire
    Moi je rêve d'un ticket Royal/Mélenchon

    Dans ce cas, s'il n'y avait pas de candidat PCF, je voterai pour un des trois trotkystes (je ne sais pas encore lequel, je tirerai au sort entre POI - LO - NPA).

  12. Gilbert Duroux dit :

    49 Nicolas 70
    Si tu penses que Causeur est "boulognophobe", qu'est ce que Jean-Luc Mélenchon a-t-il été y foutre ?"

    En effet, on peut se poser la question. Et ce n'est pas insulter Jean-Luc Mélenchon que de se poser la question. On se la pose bien (y compris parmi ses soutiens) à propos de son débat avec Marine Le Pen.
    À propos de Causeur, je lis régulièrement les articles de ce site. Et ce n'est pas par hasard s'il est fréquenté par les bougnoulophobes d'autres sites que je ne citerai pas pour ne pas leur faire de la pub (en gros ceux qui étaient à l'origine de l'appel à un pique-nique saucisson-pinard, vous voyez de qui je parle ?) Il n'est que de lire les forums suivant les articles pour s'en rendre compte.
    Je ne dis pas que tous les rédacteurs de Causeur partagent la même obsession. Par exemple le communiste Jérôme Leroy est très clair sur le sujet et combat ceux qui recherchent des boucs émissaires du côté des immigrés. Mais ce n'est pas le cas pour la plupart des autres et sur Causeur on entend une petite musique à la tonalité très désagréable. Celle qui fait que le site attire ceux que j'évoque plus haut. Leroy, en l'occurrence, joue les idiots utiles en servant de caution de gauche.
    Sur Causeur, on se montrera toujours prêt à défendre un Zemmour ou un Guerlain, au nom de la lutte contre la "bien pensance" ou le "politiquement correct". L'anti-racisme y est considéré comme "le communisme des imbéciles". L'autre idole des Causeurs (avec le réactionnaire Philippe Murray) n'est-il pas Alain Finkielkraut, l'inventeur de cette formule ?

  13. Nicolas 70 dit :

    @ 63 Gilbert Duroux : D'accord avec vous pour constater que de nombreux commentateurs viennent de la droite extrême sur Causeur.

    Après le camarade Leroy n'est pas seul. Il y a également Marc Cohen, le gaulliste Desgouilles et bien d'autres jacobin (chevènementistes notamment).

    Je pense que Jean-Luc Mélenchon y a été pour la richesse du débat intellectuel et, ne vous en déplaise, pour la proximité idéologique avec certains de ces contributeurs voir même avec sa rédactrice en chef.

    Je vous rappellerai également que lors de l"affaire Zemmour", Jean-Luc Mélenchon avait apporté son soutien à Zemmour lors de son passage à l'émission politique d'I-télé. Je pense qu'à cette époque Jean-Luc Mélenchon ne savait pas encore s'il allait s'orienter vers une orientation Socialiste Républicaine ou sur celle qu'il porte actuellement.

  14. Michel Matain dit :

    On est à 10 jours des cantonales et ce soir aux infos RIEN sur ces élections sur la 1 ou la 2. Des étudiants qui s'occupent des vieux, oui, le bruit des voitures sur le périf, oui, la violence en banlieue, oui... mais rien sur les cantonales. Quand toutes les chaines, ensemble, font silence sur ces élections au lieu de faire des zooms sur les départements qui pourraient basculer, montrer l'enjeu de la gestion de ces budgets, comment sontgérés à droite ou à gauche les départements, le possible basculement à gauche du Sénat qui pourrait en suivre, l'enjeu national un an avant la présidentielle et quelques mois après la bataille des retraites, etc etc... Ajouter à ça la campagne de pub permanent pour le FN depuis deux mois (ce soir sur une des deux chaines, c'était des interviews de militants RPR qui majoritairement disaient qu'ils voteraient FN en cas de deuxième tour FN/gauche). Sans être totalement parano, ça ressemble fort à une campagne concertée pour que l'abstention atteigne des niveaux records. Après avoir "oublié" les cantonales pendant des semaines, au lendemain du premier tour, je parie que ces doctes savants s'interrogeront très doctement, en s'entourant d'experts en sondages tirés des urnes bien sur, sur le désintéret des français pour la politique, la cassure entre les électeurs et la classe politique, bla bla bla... Bref rien ne nous sera épargné du côté de la droite et de ses médias dominants, nous ne pouvons compter que sur nos propres forces.

  15. Emmanuel l'Echassier dit :

    Le "tous pareils, droite et gauche confondues", se confirme au cours des portes à portes pour les cantonales.
    Nous profitons d'un "boulevard" avec nos drôle d'idées saugrenues de vouloir restaurer la souveraineté populaire et les services publics, mais nous sommes écoutés. Cela finira effectivement entre le FN et le FdG.
    Haut les coeurs !

  16. lionel-pg44 dit :

    55 marie

    Tu as parfaitement raison, Marie. Nous vivons dans un monde où appeler un chat, un chat est très mal élevé. C'est pas bien !
    Dire que le FN est un parti fasciste, n'est pas positif... et il faut être positif ! On ne doit pas dire le débat Mélenchon contre Le Pen, on doit dire Mélenchon "versus" Le Pen... c'est positif, coco ! Il ne faut pas faire peur aux petits enfants.
    Ce monde lisse m'emm****. Secouons nous, laissons les termes jolis et choisis pour parler vrai, avec les vrais mots.

  17. SIMON dit :

    bonsoir,
    A propos de ce que dit Jean-Luc: "Le système est à bout de souffle. Il tient par le spectacle qui distrait l’attention". Un fait que je livre à votre réflexion sur la puissance des efforts idéologiques du système: "En 2009, pour la première fois, les dépenses publicitaires mondiales ont dépassé les dépenses militaires mondiales"
    Salut et fraternité
    Patrick

  18. julie dit :

    @henri brosse p.62
    c'est effectivement une échelle comme une autre... mais personne ne nous empêchera de la réduire. et en ajoutant "le temps venu" nous sommes au cœur du problème: aujourd'hui il s'agit de faire rentrer dans le débat médiatique cette notion du salaire maximum. Rappelez vous le ricanement quand cela fut avancé pour la première fois. La clé reste l'impôt sur les revenus, mais comment introduire le débat?. Comme disent nos vaillants camarades qui font du porte à porte: l'impôt, c'est toujours pour les autres.
    C'est pourquoi j'approuve la formule, elle est comme le "qu'ils s'en aillent tous" une ouverture et révisable à tout moment.

  19. Citoyen93 dit :

    petit raisonnement par l'absurde sur ces histoires de sondage bidon... où l'on apprend que les enquêteurs doivent tester jusqu'à une dizaine de personnes avant que quelqu'un accepte de répondre... ça me ferait bien rire que l'on s'amuse à chiffrer "le taux d'abstention au sondage...", allez et pour filer la métaphore : "le taux d'abstention au sondage parmi les sympathisants de la gauche radicale" vous me suivez...

    à ce rythme là, vous allez-voir que le lendemain des cantonales, les médias seraient capables de nous pondre un énième sondage pour les présidentielles plutôt que d'annoncer les résultats de la veille.

    Les ficelles sont si grosses en effet...

    Courage Jean-Luc Mélenchon et à nous tous

  20. Née un 19-Août dit :

    Depuis que je manifeste (pour la défense des retraites, de l'emploi, du service public, etc.), je n'ai jamais vu le FN dans les manifs... Ah mais oui, les prolos qui votent FN ne viennent pas dans les manifs donc ils ne peuvent pas s'en rendre compte ! (Mais nous, si.)

    Bravo à la CGT, je suis fière d'y appartenir ! Mon syndicat, je l'aime, je ne veux pas le voir vilipendé par le FN ni que des encartés FN y fassent de l'entrisme, pofitant de la situation sociale actuelle pour y répandre leurs pestilences.

    Il y a quelques années déjà, la CGT, consciente que certains camarades syndiqués étaient tentés de voter FN, avait émis des feuillets qui expliquaient la véritable nature du programme social du FN : ultra-capitalisme ! Recul du droit social, du droit des femmes, du Code du Travail, durcissement de la loi vis-à-vis des plus vulnérables dans la société, j'en passe et des meilleures, sans parler bien entendu du fonds de commerce habituel du FN, la haine de l'étranger. Comme si ce sont les immigrés qui nous mettent au chomage, qui nous font partir à la retraite plus tard, qui suppriment les services publics, etc. Faut pas se tromper d'ennemi : c'est le capitalisme financier qui est notre véritable adversaire - ce même capitalisme financier qui est derrière l'agenda politique du FN.

    Bravo à Mr Mélenchon pour son excellente analyse sur les sondages et l'instrumentalisation médiatique de MLP pour faire gagner Sarko. Analyse que je partage tout à fait.

    C'est à la droite de faire son ménage : si Sarko est une machine à perdre les élections, alors que l'UMP se trouve un autre candidat (Villepin ? Juppé ? *insérez votre choix ici*), au lieu de nous faire monter la MLP en soufflet. Bon, un soufflet, ça retombe aussi. Surtout s'il est mal fait. Mais surtout, qu'on n'accuse pas les gens de gauche d'avoir fait élire MLP en 2012 en ne participant pas au 2nd tour. Bcp de gens ne referont pas ce qu'ils ont fait en 2002.

  21. Philippe dit :

    Pour avoir fait, durant mes études, des sondages d'opinion, je sais qu'on peut y trouver le meilleur et le pire. Qu'un certain nombre d'entre eux soient baclés ou orientés ne fait, pour moi, aucun doute. Il n'en reste pas moins vrai que c'est un outil fiable lorsque le travail est fait sérieusement. Plutôt que de les rejeter en bloc, le PG devrait au contraire, si ses finances le lui permettent, s'en servir autant que possible, déjà pour essayer de comprendre pourquoi M. Mélenchon, malgré toute son énergie, ne décolle pas dans les intentions de vote de nos concitoyens et ce, quel que soit l'organisme qui s'en préoccupe. Cela aiderait surement à voir où ca bloque. Je pense qu'un parti politique est jugé sur sa capacité à bien cerner les problèmes et sur sa volonté d'y apporter des réponses claires, comprises comme étant justes, novatrices et crédibles. Ce n'est pas facile. Le PG y parvient-il ? Quoi de mieux qu'un bon sondage pour le vérifier.

  22. olivier simon dit :

    Politique fiction : L'UMP se préparait à lancer un débat sur l'Islam et la laicité. Vite accusé de vouloir racoler les électeurs du Front national en provoquant ce débat Nicolas Sarkozy le plus grand consommateur de sondage s'achete un sondage Harris. Résultat marine Le Pen arrive en tête ! Colère de Sarkozy non au contraire. Analyse politique révolution dans les médias interrogation sur les causes de ce résultat et.... débat sur la place de l'Islam, l'identité nationale et la laicite sans que l'UMP est eu besoin de l'organiser. Avez vous remarqué le silence de l'UMP depuis dimanche

  23. Née un 19-Août dit :

    @ Julie #72 : Merci pour le lien vers le site. Je suis anglophone moi-même et j'y ai trouvé l'adresse d'un autre site qui explique pourquoi les coupes budgétaires ne sont pas la bonne démarche pour l'économie. Ca me rappelle la RGPP qui sabre les services publics en France. Je vais étudier ça mais sans faire de généralités, je crois que les conclusions valables pour un pays (UK) pourraient peut-être s'appliquer à un autre (France), en matière de coupes budgétaires. Ca me rappelle les tax cuts pour les riches aux USA - et l'on voit dans quel état les USA sont maintenant.

    @ Jean-Luc Mélenchon :
    Au fait, n'y a-t-il pas une contradiction entre l'application du programme politique du FdG, notamment pour la relance économique et le bien-être de la population en France, d'une part, et le fait que les structures/règles légales de l'UE (pacte de stabilité, par exemple) vont faire que ce soit impossible à appliquer ? (Je ne sais pas si j'ai été claire.) Si on persiste dans notre violation de ces règles, on est viré de l'UE ? Ou bien est-ce qu'à terme, pour pouvoir appliquer le programme du FdG, nous faudra-t-il faire sécession ?

    Comment résoudre cette contradiction ? D'autres personnes ici partagent-elles ces questions ?

    Je ne pleurerai pas sur l'UE ultra-libérale et serait même pour la sécession si cela nous permet de relancer notre pays et lui permettre de retrouver sa joie de vivre et son bien-être. (Mes ancêtres confédérés sont peut-être à blâmer pour cette envie de sécession...) Un futur billet de votre part à ce propos serait le bienvenu pour alimenter notre réflexion. Merci d'avance, et courage, surtout ne lâchez rien ! (Nous non plus d'ailleurs.)

  24. Hold-up dit :

    73 - Seti 1er

    M.Mélenchon se fera un plaisir j'imagine de vous répondre point par point à votre question comme il l'a toujours fait ici.
    Le principe de ces votes européens est bien souvent pernicieux. on fait voter les députés par rapport à "un kit de lois". Je vous explique métaphoriquement le principe : Imagineriez-vous voter pour la défense de vos proches tout en sachant que dans le même paquet de lois on vous demande en même temps de vendre vos biens sans contrepartie. Alors ? voteriez-vous pour cette loi ou voteriez-vous contre elle ? Pourtant vous auriez bien aimé défendre votre petite famille mais non, vous allez voter contre, car vous ne voulez pas du second volet de la loi. Ainsi on rajoute plusieurs sujets sans possibilité de voter pour un seul aspect. Il faut prendre tout en bloc. Si vous votez " pour " vous votez pour le bloc entier. Le stratagème grossier de la commission de Bruxelles (non élue) s'amuse à concocter ce genre de paquets de lois et à les proposer au parlement croupion dont les députés ne peuvent que valider ou refuser tout en bloc. Voilà l'usine à gaz qui empêche sereinement de voter démocratiquement pour ou contre sur tel ou tel sujet. Il y a toujours un message paradoxal qui vous fait voter au final contre quelque chose que vous auriez bien voulu voter, mais qui, enchâssé dans un bloc avec des " actifs pourris " ne vous le permet pas. Alors vous votez par " défaut " contre ou pour, selon les cas - C'est ainsi que ce système pervers fait gagner les euro-conservateurs de droite ou de gôche depuis trente ans et que vous vous gaufrer toutes les conséquences de ces votes en "packages pourris" ; l'augmentation du gaz grâce à la concurrence sublime, le démantèlement des services publics pour être plus libre de payer plus cher, le dumping fiscal pour avoir le bonheur de redevenir esclave, etc... M. Mélenchon vous expliquera mieux et de façon professionnelle. J'espère moi, vous avoir imagé la problématique en cours.

  25. Nicolas B. dit :

    Pour les sondages, je demande que soit élaboré une charte "Sondage A.O.C.", bien de chez nous ! je crois que la loi Sueur consiste en cela. Sinon le prochain sondage qui respectera cette charte sera les cantonales ! On pourra voir si les idées du Front de Gauche avancent. En tout cas demain je vais faire le facteur pour distribuer les tracts,et samedi matin aussi, (Bien que ce soit pas évident avec le boulot, internet c'est plus facile effectivement). Si vous voulez aider il faut contacter les comités locaux, le blog du candidat, c'est pas sorcier, on a besoin de bras.

  26. kontarkhosz dit :

    @marie

    Reconnaître, prouver que ce parti est fasciste. les personnes qui votent pour elle, sachent qu'ils votent pour un parti fasciste, c'est peut-être pour beaucoup d'entre eux ce qui pourraient les faire réfléchir et ne pas aller dans cette voie.

    Oui, vous avez raison, mais quelqu'un ici et que je ne citerais pas, objectera que ce parti est le thermomètre, la règle à calcul de la courbe de température de notre pays, car désormais, madame Le Pen fixe et détermine de quoi nous serions malade par je ne sais quel diplôme, que les médias dans leurs ensembles lui ont décernés.Autant dire que les clystères,saignées, purges et poudres de perlimpinpin dont elle a le secret, pourrait tuer les mieux portant d'entre nous.

    Néanmoins, j'insiste pour dire que le parti socialiste est en partie responsable de cette situation, et que bons nombres de nos concitoyens se sont éloignés de lui, parce qu'il n'a fait qu'accompagner le "marché" capitaliste à l'époque ou il avait les cartes en mains, pour et à tout le moins, lui tailler quelques croupières, ce qu'il n'a pas fait, tourné qu'il était vers la construction européenne et ces traités dévastateurs pour notre souveraineté économique et budgétaire et quand je vois le personnel politique de ce parti d'endimanchés, glosant dans leurs cantines médiatiques avec cette morgue et cette assurance propre à la bourgeoisie dont elle est issue,je me pense que les ouvriers,employés et précaires de ce pays ne sont pas près de s'identifier à ce barnum, qu'on ne les y reprendra plus,qu'ils nous appartient de tenir un discours de fermeté et d'intransigeance vis à vis de ce capitalisme repu,mais non rassasié, afin qu'un tant soit peu,ils puissent espérer de nous et revenir "peut être" vers le giron d'un vraie gauche socialiste et solidaire,enfin, soucieuse de leurs préoccupations légitimes, acceptons en l'augure..!

    J'étais hier soir à sevran lors du meeting Jean-Luc Mélenchon, j'en ai pleuré tellement le...

  27. Jonathan L. dit :

    Une chose est importante: l'échantillon d'électeur ou d'abstentionnistes potentiellement influençables par ces sondages qui font honte à un pays qui, officiellement, se pose envers et contre toute forme de dictature: le notre.

    Osons parler du FdG et du PG, ayons la contenance et assumons la cause de nos idées afin de confronter les hypocrites fuyant la réalité à leur propre bêtise, leur propre ignorance inconsciente. Nous y viendrons, les amis, les camarades et frères...la seule piqûre qui soignera nos maux les plus impératifs d'intervention sera cette franchise qui, se tenant loin de tout militantisme chauvin et aveugle, stoppera net n'importe quel débordement de valeur ou d'intention allant contre le bon sens servant l'humanisme auquel notre société aspire si avidement alors même que les chaînes du libéralisme l'en empêche.

    Que les chiens se mangent entre-eux.

  28. Michel Giacomazzi dit :

    C'est bien dommage de devoir aborder un tel sujet, mais malheureusement le système médiatique, une fois de plus, cherche à manipuler les opinions, se faisant ici le complice du FN.
    Au moment de la présidentielle de 2002, les grands médias avaient raconté partout que si le FN était au second tour, c'était à cause des ouvriers (qui n'existaient pas médiatiquement jusque là). Par la suite, il a été clairement montré que cette affirmation était fausse, notamment par le livre d'Annie Collovald "Le populisme du FN un dangereux contre sens". Ce livre montre, pour faire court, que l'électorat de droite qui s'est radicalisé constitue le gros de l'électorat du FN, et qu'il s'agit avant tout des professions libérales et les cadres du privé, et que l'électorat de gauche qui se radicalise se tourne plutôt vers l'abstension.
    On peut se faire une idée du livre en (ré-)écoutant cette émission de 2004 :
    http://dsedh.free.fr/095_28_12_04_Annie_Collovald.mp3
    "Le Canard enchaîné" avait aussi fait quelques articles sur le sujet à l'époque.

    Ces sondages à la chaîne participent aussi de l'idée du "pouvoir aux experts" : on attend l'avis d'"experts" pour nous dire ce qui est le bon choix sur tout un tas de sujets (économie, OGM, nucléaire, etc.) ; le débat démocratique n'a donc plus lieu d'être.
    Les techniques délirantes utilisées n'ont, de plus, rien de la démarche scientifique.
    On savourera l'avis d'Ipsos sur la méthode des quotas :
    http://www.ipsos.fr/faq#n55550
    Dit autrement : "On ne sait pas calculer la marge d'erreur mais on est sûr qu'elle est au moins aussi bonne qu'avec la méthode aléatoire".
    Imaginons le gamin rendant son devoir scolaire "Je ne sais pas démontrer/argumenter mais je suis sûr de la conclusion". Quelle note ?

  29. François dit :

    Les électeurs du FN sont-ils plus nombreux ou simplement décomplexés ? Avant, dans les sondages, on gonflait les chiffres du FN pour inclure les sondés qui n'osaient pas dire qu'ils allaient voter Le Pen. Aujourd'hui, dans le discours ambiant et avec Marine (light) au lieu de Jean-Marie (hard), ces gens se sentent peut-être "autorisés" dans leurs convictions et peut-être osent-ils désormais affirmer leur vote ? Dans ce cas le coefficient est-il toujours le même ? Si oui, on surgonfle là où ce n'est plus nécessaire...

  30. Cronos dit :

    @ Jorie 76 @ Godard jean-François 80 @ Turmel jm 85

    Vos analyses sont pertinentes et totalement dans le vrai, les oligarques ont compris que Jean-Luc Mélenchon n'était pas domptable, car il ne l'est pas !… Donc retour de manivelle, il est ostracisé et interdit de radio et de télévision, il y est trop dangereux et communique trop bien, surtout ces derniers temps ou il s'était enfin calmé. Avant qu'il n'y ai de nouvelles matinales ou des invitations sur les plateaux de télé de l'eau va couler sous les ponts et le matraquage honteux auquel nous assistons ne va pas cesser, c'est pour cela que je désespère de me faire entendre sur le fait qu'il faille changer radicalement de moyen de communication et de propagande.

    Il y a moyen à moindre frais, et même pas de frais du tout, de communiquer en masse, il faut juste faire une avance de trésorerie ridicule, ensuite c'est de l'autofinancement, c'est la presse le journal il faut en créer un au niveau du parti de gauche, je l'ai déjà dit ici et son titre suggérer serait "Espoir", voir mon post 56, je ne pense pas que l'affichage soit une bonne idée, car si vous voulez le faire de manière significative (en grand nombre, et en grand format) cela coûte très cher (achat d'espace) et vous enrichissez nos ennemis, un journal se distribue par les militants et c'est gratuit, nous avons entre les Partis du Front de gauche beaucoup de gens très actifs, et l'on écrit ce que l'on veut au rythme que l'on veut, l'outil de propagande et totalement dynamique.

  31. Micehl Matain dit :

    @ 84 François
    Les électeurs du FN sont-ils plus nombreux ou simplement décomplexés ?

    Il faut le dire et le répéter, au vu de l'ensemble des élections cantonales partielles qui ont eu lieu en 2010 sur toute la France à partir des régionales et jusqu'en décembre, le FN était en recul et le Front de Gauche lui était passé devant. Ca c'est un fait réel, pas un sondage pipeau. De même le syndicaliste nouvellement CGT qui passe au FN ne représente que lui : il n'y a pas un mouvement de cégétistes qui deviennent fascistes. Pareil pour je ne sais quelle rumeur concernant un membre du NPA.qui serait passé à l'ennemi...

    Depuis deux mois, il y a une opération sans précédent depuis la Libération de promotion de l'extrème-droite. De banalisation. De la rendre acceptable, fréquentable... J'ai le sentiment que Sarkozy et la droite préparent leurs propres électeurs à l'idée de voter FN dans le cadre d'une alliance ou, peut être dans un premier temps, de retraits réciproques. Ces cantonales peuvent être le ballon d'essai d'une recomposition de la droite. Pour ça il faut liquider chez les derniers gaullistes l'appréhension à voter pour les soutiens de Pétain et de l'OAS. L'idée finale serait de faire du copier-copier de Berlusconi et d'intégrer le FN blanchi dans une nouvelle majorité de droite. Comme ça a été fait en Italie avec les néos fascistes du MSI.

    Sur ce, une campagne de pub bien faite et persistante comme celle à laquelle nous assitons pour promouvoir le FN peut malheureusement donner d'excellents résultats. Nous serons fixés le 20 mars à 20heures.

  32. Louis st O dit :

    73 - @Seti 1er
    Je pense que tu as tout lu le doc, et que comme le dit @Hold-up tu as lu aussi les petits paragraphes qui y sont insérés du type :
    « Tient à ce qu'il soit précisé qui paiera finalement la taxe, car la charge est généralement supportée par le consommateur… ! »
    « Relève la volonté de la Commission d'accroître le volume du budget de l'Union européenne par le recours à des instruments financiers innovants et mesure les avantages potentiels de maximiser les financements du secteur privé par de l'argent public; … ! »

    je ne peux pas recopier tous les petits paragraphes que notre chère commission nous demande d’avaler « couleuvrement ».

    D’ailleurs sur ce texte, Jean-Luc Mélenchon ne manquera pas de s’expliquer dans la rubrique « au parlement européen »

  33. Gilbert Delbrayelle dit :

    Jorie dit :
    nous sommes totalement effacés de la scène publique !... Moi, je crois en Mélenchon, mais il n'est plus d'actualité apparemment, on ne l'entend plus sur les médias à une époque aussi cruciale (révolutions arabes, repli identitaire, promotion le pen). C'est un cauchemar. La dernière émission de "A vous de juger" n'a rassemblé que des droites, avec juste Moscovicci en opposition. et encore Le pen en premier. le FdG et le PG sont carrément invisibles.

    Oui, le PG et le Front de Gauche doivent faire quelque chose pour que leurs propositions soient visibles du plus grand nombre autrement que par les apparitions "fortes" de Jean-Luc Mélenchon. On va encore nous voler le débat pour les présidentielles. J'ai suggéré de demander un vrai débat citoyen équitable hebdomadaire avec un animateur-médiateur et j'avais laissé un post sur le blog de Martine Billard pour lui demander si cette demande pouvait être faite à l'assemblée lors des questions d'actualité mais pas de réponse... Comment peut-on se laisser occulter de la sorte ? Du côté des communistes, c'est pire :on ne voit jamais Laurent ou MGB...
    Faut-il saisir le CSA ?

    Le deuxième frein est le refus du NPA pour l'union. C'est inadmissible pour nous, citoyens lambda qui n'attendons que ça.

  34. Christian 78 dit :

    Il y a quelque chose que je ne m'explique pas.

    Il y a une quinzaine d'années les sondages étaient réalisés par des instituts. Ce nom avait une consonance scientifique voir universitaire. Par paraisse intellectuelle, je ne m'étais pas posé de question. Puis il y a eu 2002 et 2005 ou les sondages n'ont pas été à la hauteur. J'ai creuser le sujet
    Horreur la société de sondages CSA par exemple n'avais rien avoir avec le conseil supérieur de l'audiovisuel, mais appartenait a l'un des oligarques du Fouquet.
    Les sondages politiques étant une vitrine commerciale de ces boites privées, comment en étant si mauvais sur ces sujets, ont-elles de clients qui payent pour faire des études sur, les couches culotes, la couleur du nouveau joujou technologique révolutionnaire (pas citoyennes faut pas pousser)?
    Soit ces sondages sont de la propagande, c'est fort possible, soit tout le système marketing est bidon, en fait je pense que les deux sont vrai...

  35. Alin dit :

    Je rejoins entièrement les dires de Cronos 86, Jorie 76, Godard jean-François 80 et Turmel jm 85 (ça commence à faire la chaine), mais avec une nuance tout de même: comme c'est la campagne pour les cantonales, Jean-Luc Mélenchon est plus sur le terrain en province et probablement moins disponible pour les grands médias nationaux. Sans interventions directes, j'ai lu davantage le nom de Jean-Luc Mélenchon et du PG dans la presse régionale ce dernier temps que dans la presse nationale. Attendons un peu pour voir si la raréfaction des interventions de Mélenchon se confirme. N'oubliez pas non plus que les médias carburent au "buzz" et que pour le moment Mélenchon n'a plus été sujet de "buzz", ils ont eu d'autres choses pour distraire l'attention.

    Je soutiens l'idée de Cronos concernant le journal. Ce n'est pas une chose facile à faire, mais ce n'est pas une difficulté insurmontable, bien au contraire. Je pense que le retour de la presse de "parti" est nécessaire.

    Je rajoute également les propositions suivantes:

    - diffuser un maximum le lien de la Télé de Gauche. On y trouve des excellentes vidéos.
    - pour ceux qui n'ont plus l'habitude ni la patience ni l'intérêt de regarder des longues émissions, mettons nous au boulot et créons des vidéos avec des extraits, faisons des courts montages (entre 2 et 5-6 minutes par exemple) et diffusons un maximum. Nous avons à disposition de nombreuses plateformes de partage de vidéos. Beaucoup de gens ne s'informent plus et ne se cultivent plus que par des vidéos.
    - créons également une Radio de Gauche, sur internet (possibilité la plus facile, plus rapide et moins couteuse qu'une radio FM). De plus en plus de gens écoutent des radios en stream. Cette radio peut être proposée sur tous les sites du PG, sur les blogs militants, etc. C'est un média qui se prête très bien à la parole réfléchie et aux débats.
    - créons un maximum de sites et de blogs, formons une toile.

  36. Louis st O dit :

    76 @jorie dit « Luc ferry "sur canal+ banalise MLP en disant qu'elle n'est pas pire que les communistes dont l'héritage sanglant n'est plus à prouver. »
    Mais il s’en prend aussi à Besancenot en disant qu’il préfèrerait voter pour MLP que pour Besancenot. On y arrive !

  37. Nicolas B. dit :

    @88 Matain, "...le rendre fréquentable,...(le FN)" suite à ça, une question: dans le cas ou c'est le candidat du front de Gauche (JL Mélenchon, j'espère) et Mme Le Pen qui arrivent au deuxième tour de 2012, est ce que la droite sans complexe, n'envisagerait pas une coalition, du type, " tout, sauf le Front de Gauche" ?. Je pense que le report des voix ne sera pas aussi évident qu'en 2002, pour certains à droite, et peut être aussi quelques uns à gauche qui s'abstiendront, (comme ce fut le cas pour Mme Royal, d’après moi) encore un sondage intéressant à faire !

  38. woshe dit :

    L'argent dont le peuple a besoin pour le maintien de ses services publics et de sa protection sociale n'est pas dans les poches des travailleurs sans papiers, ni des travailleurs immigrés.
    Ce sont les prédateurs du CAC 40 qu'il faut mettre sur des bateaux (des yachts, même, si ça peut aider !)

  39. Née un 19-Août dit :

    Il n'y a rien de tel pour m'énerver que d'entendre à la radio (France-Inter) que "la gauche n'a rien à proposer". Traduction : le PS n'a rien à proposer. Ce qui n'est pas faux. Mais là où ça m'irrite, c'est que pour ces mêmes médias, gauche = PS. Et le FdG ? Et le NPA ? (Pour ne citer que ceux-la !) Où est la société civile ? Où sont les associations ?

    Je me souviens des affiches-chocs du NPA ("Nos vies valent plus que leurs profits"), placardées partout. Au finish, les gens ont fini par bien intégrer le message du NPA et je crois que ça a participé grandement à sa notoriété, en plus de la notoriété d'OB. Est-ce que le FdG pourrait faire la même chose, histoire de marquer les esprits et de bien montrer que non, la gauche ne se résume pas au PS (heureusement !), qu'il y a une gauche alternative.

    Enfin, rappeler à ceux tentés de voter FN, que ce dernier n'est jamais venu dans les manifs défendre les droits sociaux. Le FN a sûrement peur de se faire lyncher dans les manifs... Tiens, à propos de manifs, manifestation monstre prévue le 26 Mars au Royaume-Uni contre les coupes budgétaires dans les services publics et le fonctionnement de certaines collectivités et équipements collectifs - ce qui ressemble furieusement à notre fameuse RGPP en France. A surveiller - et si la révolte allait venir de là ? On ne sait jamais...

    Cela dit, je constate une percée des termes employés par Jean-Luc Mélenchon dans les médias : "oligarchie" en est le meilleur exemple. Je crois que c'est un bon signe. Cela veut dire que les idées du FdG progressent. L'important, c'est qu'elles finissent par triompher.

    Bon courage à tous ! Et en particulier à Jean-Luc Mélenchon pour tout ce qu'il fait pour nous.

  40. citoyenne21 dit :

    Il faut aussi rappeler que Marine Le Pen veut réinstaurer la peine de mort : Copé s'en ai même rendu ridicule à ce sujet ! en diabolisant le FN

  41. Alin dit :

    Je viens de trouver un enregistrement vidéo que j'avais complètement loupé: Jean-Luc Mélenchon chez les postiers en grève à Marseille. Si vous connaissez des postiers ou des personnes utilisant les services postaux, diffusez cette vidéo :-))

  42. Roland011 dit :

    52Louis st O dit: 10 mars 2011 à 18h36
    J’ai bien apprécié l’exposé sur les magouilles des sondages, mais je crois qu’il faut ouvrir les yeux, « nous ne décollons pas » avec nos 6 à 7 %, ce n’est pas en dénonçant les sondeurs que l’on va faire descendre les % tages de MLP, ni faire monter les nôtres.

    Bonjour,
    Tu as raison sur le « nous ne décollons pas », mais, cela me parait difficile de mobiliser a gauche et les abstentionnistes sans savoir qui est ou sera le candidat.
    A partir de la tous pourront tirer dans le même sans, avant, ce n'est que supputation, les troupes (sauf quelques précurseurs) ne partent pas a la bataille sans connaitre par qui et pourquoi elle se battent, et nous perdons beaucoup d'un temps précieux qui risque de manquer, convaincre contre l'ordre établi/parole unique prend beaucoup de temps.

  43. brigitte dit :

    Vite, Jean-Luc Mélenchon, un argumentaire contre le "vote utile"...

  44. Françoise dit :

    Mais comment les français peuvent-ils croire que Le Pen serait pour le peuple, celui qui souffre, on ne l'a jamais vu venir soutenir un quelconque mouvement de lutte, lutte pour une école meilleure, lutte pour les mal logés, lutte pour l'environnement etc.. ils sont tarés ou quoi ? Je me pose des questions sur la santé mentale d'un bon nombre de nos compatriotes. Dans Politis Denis Sieffert rappelle que le curseur politique est à droite, alors c'est la droite la plus bête et la plus vulgaire portée par les clairons médiatiques.
    Ne manque plus au tableau qu'une Sara Palin à la française.

  45. Rémi dit :

    Ce matin à la radio : énorme séisme au Japon.
    Première analyse des médias : aucun bilan humain, mais bien entendu, on diffuse les conséquences sur les places boursières : ventes d'actions et prise de bénéfices, vite, avant qu'il se passe des choses graves sur l'économie japonaise.
    Mon poste a failli valser par la fenêtre tellement j'étais en rage..
    Y'en a vraiment, mais vraiment marre de tous ces "flashs informatifs boursiers" toutes les heures, et sur une radio de service public !. Depuis quand la bourse est un service public ?
    Ma question est la suivante concernant le parti de gauche et par extension le FdG : Quelle est-votre position quant aux places bourisières ? Seriez-vous favorable à leur suppression?
    Merci de m'éclairer là-dessus.
    Cordialement

  46. Arte dit :

    Remi
    Ecoutez France Culture. Regardez la Télé du FdG.

  47. redline69 dit :

    Jean-Luc Mélenchon en visitant l'usine de production hydrothermique, à plus que jamais parlé courageusement et en fixant un cap défini une posible sortie du nucléaire sous 15 à 20 ans.
    Je pense que l'accident des centrales au Japon doit nous ouvrir les yeux sur le danger de tels installations (notamment celles qui sont en bord de mer comme au Japon.
    Finalement sans le vouloir, le PG à peut être été plus lucide que l'ensemble des partis (y compris les verts) qui n'avance aucun programme structuré.

    cordialement

  48. le Prolo du Biolo (69) dit :

    @ - 97 - Redline69

    Géothermie

    "je pense que l'accident des centrales au Japon doit nous ouvrir les yeux sur le danger de telles installations (notamment celles qui sont en bord de mer comme au Japon."

    Ainsi que toutes celles qui sont situées sur les failles sismiques de la vallée du Rhône, vallée où sont répertoriés des tremblements de terre depuis la nuit des temps.

  49. Née un 19-Août dit :

    Je reviens d'une réunion publique du FdG dans ma ville pour les cantonales. Je suis dans le 06, département conservateur s'il en est. Je suis ravie de voir que le NPA soutient le FdG et vice-versa dans tous les cantons à renouveler dans notre département.

    Cependant, je constate que le PS et les écolos font bande à part pour la première fois (alors qu'avant, ils soutenaient tous le candidat PC-FdG). Ce n'est que mon avis perso, mais je pense qu'on assiste là à une manoeuvre locale de dispersion des voix de gauche pour faire échec à la progression du FdG chez nous. Le candidat PS était inconnu auparavant, il a surgi du bleu comme ça. Je pense que cette tactique - au moins localement - montre bien que le FdG fait peur, et pas qu'à la droite. Ce qui est une bonne nouvelle. Constatation confirmée par le candidat FdG qui nous expliquait qu'il y avait une progression des idées du FdG chez nous. Il a ajouté aussi que l'UMP n'est pas "tranquille" en ce moment - ce qui expliquerait en partie le bidouillage avec ce sondage sur le FN, que Jean-Luc Mélenchon explique dans son billet. Je suis sûre que c'est l'UMP qui est derrière, pour faire monter la pression en France, avec le PS en allié objectif.

    Finalement, c'est une bonne nouvelle. Car même si MLP est élue, je crois que ça accélèrera la chute de tout ce system capitaliste de m****. Comme on dit, une calamité est parfois une providence.

    Donc, gardons espoir, allons voter, persuadons nos concitoyens d'aller voter - et si possible voter pour le FdG. Les gens ont vu les dégâts de l'ultra-libéralisme, la bêtise de l'UMP et le PS - dont le seul program est le vote utile, ce qui est un peu maigre. La crise financière, économique, sociale et écologique est là, elle va nous servir. Oui, une calamité est une providence. Courage, votons !

  50. le Prolo du Biolo (PG 69) dit :

    Après l'entrisme du FN à la CGT et à FO pour crédibiliser l'idée que l'électorat populaire vote FN, voici les faux militants racistes du Front de Gauche sur une vidéo bidouillée qui fait le tour du Net en ce moment.

    Ces gens là sont prêts à toutes les manipulations pour arriver à leurs fins.
    On imagine ce que serait la République dans leurs mains sales...

    @ - 94 - Françoise

    Marine LePen, "Sarah Palin à la française" : bien vu !
    Dans le genre obscurantiste, les deux se valent...


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