19sept 09

Au jour le jour, de Strasbourg à Lyon en passant place de la bourse à Paris. Jeudi matin 17 septembre, 11 heures. La note traite des sujets suivant: la manifestation devant la bourse des travailleurs de l'automobile, un débat à Lyon avec Alain Minc pour le forum du journal "Libération, le rebond prévisible de la crise financière, l'élection de Barroso, et d'autres petites choses ici où là au fil des moments.

jeudi 17 septembre 11heures Paris

Place de la bourse.

Il n’y a plus un numéro du journal «l’Humanité» en vente à onze heures place de la Bourse. Tout a été acheté. Tant pis pour moi. Mon abonnement n’était pas encore servi quand je suis parti de chez moi. Je croise Maxime Gremetz, pipe au bec, l’Huma en main. Il me prête son journal. Je survole comme chaque matin, histoire de me faire une idée du jour que nous commençons. Je n’ai guère le temps de la lecture. Voici la manifestation qui arrive venant d’Opéra. C’est pour être là que j’ai séché une journée de parlement à Strasbourg. Je sais qu’il faut être là quand on le peut. Non seulement à cause du thème de la manifestation des travailleurs du secteur de l’automobile livrés aux patrons voyous et aux dépeceurs d’entreprise. Déjà ce serait suffisant. Mais en ce moment je suis davantage sensibilisé par mes camarades qui militent en entreprise à la question des libertés syndicales dans notre pays. Plusieurs groupes de manifestants viennent d’ailleurs spontanément me voir pour m’exposer leur situation. La criminalisation des conflits est maintenant la forme de riposte d’acharnement auquel ont recours les directions d’entreprise et le gouvernement face aux travailleurs syndiqués les plus combattifs. Evidemment il s’agit d’effrayer les salariés pour leur faire rentrer la tête dans les épaules. On connait le coup. Il remonte au dix neuvième siècle. On tape dans le tas mais on cible les fortes têtes pour tarir la source qui produit des meneurs de lutte. Ca peut marcher, car les coups sont très rudes. Les condamnations pleuvent et elles font peur. Ceux de la RATP de la ligne 9 ont décidé une grève mardi pour marquer leur solidarité avec trois collègues qui sont jugés ce jour là pour avoir entravé la circulation des rames, activité sommes toute assez ordinaire pour un gréviste. Le fort de l’affaire est tout de même qu’elle remonte à … 2007. Les camarades s’inquiétaient parce que si leurs leaders sont condamnés, le statut de la RATP permet de les licencier. On devine ce que cela veut dire pour les intéressés d’abord. Pour leur famille. Et pour l’environnement dans l’entreprise. Je pense que dans ce contexte, outre ce qui est du à la solidarité personnelle avec ceux qui trinquent pour les autres, il faut une action des partis politiques de gauche. Je veux dire que la question de la liberté syndicale et de la répression des syndicalistes n’est pas une affaire de syndicalistes. C’est une liberté fondamentale qui est en cause. Donc nos partis ont vocation à s’exprimer et à faire campagne sur le sujet.  De cette façon nous ouvrons un front qui peut soulager celui sur lequel se battent les syndicats. Montrer que le gouvernement se trouve au côté des dirigeants d’entreprises pour poursuivre les travailleurs devant les tribunaux et exiger d’énormes sanctions financières est de nature à l’inciter à moins de zèle. D’après moi cela peut-être même un thème pour les élections régionales dans la mesure où chacun sait bien qu’elles seront politisées et nationalisées. C’est d’ailleurs notre intérêt, à gauche, en général, et dans l’autre gauche, en particulier.

Vendredi 18 septembre. Lyon 14 heures.

VOYAGE A LYON POUR LIBERATION

Aujourd’hui je suis allé à Lyon pour participer à un débat du forum de «Libération». Comme tout le monde le sait, il y a deux gares à Lyon et c’est une source de confusion qui a couté bien des angoisses à nombre de voyageurs. Pour ma part je suis descendu à Lyon Part-dieu, mais il aurait été plus malin de descendre à Lyon Perrache infiniment plus proche de la mairie et du barnum que le Forum de Libération a installé derrière le bâtiment municipal pour faire ses grands débats. Je visite donc le métro une fois de plus et je dois constater qu’il est ici plus propre, plus fluide que celui de Paris. Seul point commun: à Lyon comme à Paris cet espace est réservé aux personnes qui peuvent se servir des escaliers sans difficulté en y portant leurs valises et leurs poussettes à bout de bras. Handicapés, voyageurs et parents d’enfants en bas âge, s’abstenir. Comme «Libération» a oublié de m’inviter au repas qui était servi à l’étage de la mairie comme j’ai pu le constater en venant prendre le café à l’heure où j’étais prévu, j’ai donc pu déjeuner avec mes camarades des comités lyonnais du Parti de Gauche. On a fait un point rapide sur l’état de la discussion dans le Front de gauche et sur l’interview de Marie George Buffet (que tout le monde appelle par son prénom dans mon Parti sans que je sache quand cette mode s’est déclenchée). A lire dans «l’Humanité» de Vendredi, le crayon à la main. A Lyon Le Parti de Gauche recrute bien. J’ai apporté ma contribution car, après le débat au forum de «Libération», nous avons fait trois adhésions dans la salle. Preuve que ce que j’ai dit devait quand même être un peu motivant. Je n’en suis pas peu fier. Mais mon émotion est venue de la rencontre avec Charrier, l’ancien (depuis peu) maire de Vaux en Velin, après le débat, sur le perron de la mairie. Lui a rejoint le Parti de gauche il y a maintenant un mois ou deux et compte tenu de la place qu’il a occupé dans la question de la vie des banlieues c’est pour moi, qui ai été si longtemps élu de banlieue, une référence, une sorte de légende vivante. Savoir qu’il a jugé notre combat digne de sa participation est évidemment très réconfortant et encourageant. D’autres adhésions se dessinent dans le département, venant des rangs «citoyens», d’anciens communistes et de plusieurs socialistes de la gauche du PS. Comme dans beaucoup d’endroits ceux-là sont en train de faire leurs valises. Après les investitures au PS il y aura du mouvement et après l’élection encore. Pas besoin de chercher bien loin pourquoi. Dans la mairie, avant de partir je suis retourné saluer les organisateurs. J’ai croisé dans le hall François Hollande et François Bayrou qui se préparaient au débat qui devait les réunir. Qui le veut peut lire dans «Libération» où en est la conversion des principaux dirigeants socialistes au modèle «démocrate». La déclaration de Martine Aubry selon laquelle elle voit bien que «François Bayrou n’est pas à droite mais il n’a pas encore dit qu’il était de gauche» entre bien dans cette ambiance de glissement savonneux. Ah bon, François Bayrou n’est pas de droite? D’où vient ce certificat? Je vais y revenir sur ce blog dès que ma petite documentation sera reconstituée. Je reviens sur le perron de cette mairie. Evidemment il y avait pas mal de socialistes dans le secteur et j’ai retrouvé de vrais amis de ma vie politique antérieure. Passé les premiers moments de gêne où on se regarde en se demandant comment on va commencer la retrouvaille, l’habitude de plaisanter en auto dérision revient vite, ce qui est le vrai signe de bonne santé mentale. On m’y a associé sans façon. Le sujet du jour c’était l’annonce dans «Libération» du fait que Martine Aubry s’apprêtait à radier 48 000 cartes du PS. Que faut-il penser d’un parti qui déclare que le quart de ses adhérents n’existait pas? Surtout si ça ne les empêchait pas de voter. Je ne veux pas trop y insister mais je veux de nouveau souligner que cela jette un jour tout à fait nouveau sur les votes qui ont conclu les débats auxquels j’ai participé avec d’autres pendant toutes ces années. Retour à Lyon. J’avais donc un débat avec Alain Minc.

Vendredi 18 septembre Lyon 14 heures 30

AVEC ALAIN MINC

Il s’agissait d’un débat demandant si le logiciel social démocrate est toujours d’actualité. Un peu curieux dans la mesure où ni l’un ni l’autre ne sommes favorables à la social démocratie. Certes c’est pour des raisons diamétralement opposées. Mais disons que cela a un peu poussé la discussion dans des directions éloignées du thème lui-même. En réalité nous avons parlé de l’avenir du système capitaliste. Il y a eu un moment formidable quand est venue la question de la dette. Minc a eu cette franchise terrible qui l’honore quand il a fini par dire que la dette, à ce niveau, ne s’épongeait plus que de deux manières, par la guerre ou par l’inflation. C’est exactement ce que je pense aussi. La crise peut se lire comme un effet d’ajustement de la masse des signes monétaires avec la valeur réellement produite. L’écart étant de un a cinquante aujourd’hui on voit que le système, secoué à mort, ne tient que d’un fil nommé «la confiance». A tout instant il peut turbuler. Bien malin qui peut jurer que l’inflation puisse être maitrisée comme un processus progressif et contenu et ne pas exploser au contraire d’une seule étincelle. Cela m’amène sur le sujet de l’état de la crise financière.

 

La crise financière va rebondir

Les bulles financières entre dans une nouvelle phase de dilatation. Elles sont en voie de reconstitution avant même d’avoir été épongées. Les centaines de milliards injectés par les Etats pour sauver les systèmes bancaires n’ont pas été accompagnés de contreparties sérieuses pour changer les pratiques financières et bancaires. Résultat, ils ont regonflé la bulle financière et bancaire, en ajoutant à celle-ci une bulle supplémentaire d’endettement public notamment américain. La preuve: les marchés boursiers sont en hausse depuis 6 mois, alors que l’activité réelle n’a pas repris et que le chômage augmente massivement. N’oublions pas que 200 000 emplois industriels ont été supprimés en France depuis 1 an. Pourtant le CAC 40 a repris 55 % depuis son plancher de mars 2009. Cette valeur financière ne correspond à aucune nouvelle valeur réelle créée puisque sur la même période le PIB français a baissé de 1,2 %. La financiarisation de l’économie continue en toute impunité. Le système bancaire est revenu a ses pratiques initiales, soit pour boucher ses trous soit pour pouvoir afficher de nouveau des résultats de nature a «rétablir la confiance», c'est-à-dire a empêcher les retraits qui seraient bien vite incompensables. Voyons. L’Etat a versé 21 milliards d’aides publiques en capital aux banques françaises. Dans le même temps la France a connu une restriction historique du crédit aux particuliers et aux PME. Selon la Banque de France: l’encours des crédits aux entreprises a baissé pour la première fois depuis 10 ans en juillet 2009. Cette baisse historique concerne aussi bien les crédits d’investissements que les crédits de trésorerie. Le même mois les défaillances d’entreprises ont augmenté de 18 %! Les banques françaises ont pourtant recommencé à dégager des profits dès le 1er semestre 2009. Cela signifie qu’elles ont utilisé les aides publiques pour investir sur les marchés financiers plutôt que pour financer l’économie. Exemple de la BNP. Elle a reçu 5,1 milliards d’euros d’aides publiques. Elle annonce 1,6 milliards de bénéfices au 1er semestre 2009. Cette même banque a provisionné 1 milliard (ramenés à 0,5 milliards) en bonus pour les traders en août 2009. C'est-à-dire 10 % de l’aide publique reçue qui va passer directement dans la poche des traders. Ainsi on voit comment par tous les aspects le système se montre absolument incapable non seulement d’affronter les conséquences de ses pratiques mais seulement de les corriger. Le danger d’emballement tient à la convergence des facteurs qui peuvent effondrer le système. Ainsi la financiarisation de l’économie réelle. Je parle des LBO. Technique d’achat de société ou l’acheteur s’endette à 80 du prix d’achat et se rembourse en dépeçant l’entreprise achetée. C’est à présent la nouvelle bombe qui menace l’industrie et les banques. En effet cette merveille de bidouillage de rapace est doublement explosive: il gonfle la masse de créances à risques dans l’économie et fragilise les entreprises ainsi rachetées par une gestion à court terme qui vise juste à aspirer leur trésorerie. Or, depuis 4 ans, le marché des LBO a triplé en Europe. 140 milliards d’euros de prêts ont encore été accordés en LBO par les banques en 2007, dont 20 milliards en France. Autant dire que le crédit n’est pas rare pour tout le monde. Avec le retournement de l’activité, une grande partie du système des LBO est menacé d’effondrement. A la fin 2008, 70 % des sociétés sous LBO ne respectaient pas leurs clauses de prêts auprès des banques. «Continental» en est un exemple annonciateur. C’est à cause du rachat en LBO, garce à 16 milliards d’emprunts de Continental par le groupe Schaefler, 3 fois plus petit que lui, que l’entreprise est aujourd’hui liquidée. Alors qu’elle est bénéficiaire notamment dans sa branche pneu dont fait partie l’usine de Clairoix. Aucune leçon n’est pour l’instant tirée pour stopper ces mécanismes destructeurs. Au contraire, c’est justement à un fond LBO, le fond américain HIG, que le gouvernement a confié la reprise de l’usine Molex de Villemur sur Tarn. Tout cela n’a rien de marginal. Il s’agit d’un risque majeur pour la France. Dans notre pays, près de 5000 entreprises, aussi diverses qu’il est possible de l’être, comme Picard et Arena ou Télé Diffusion de France, et plus de 1,5 millions d’emplois sont aujourd’hui sous LBO. Cela représente une masse d’emplois égale à celle du total des entreprises du CAC40 ! Ce n’est pas tout. A ce risque d’implosion locale, s’ajoute le risque importé du fait des engagements des banques françaises sur l’étranger. Les banques françaises sont aussi lourdement exposées au niveau mondial. 8,9 milliards d'euros pour BNP Paribas, 6,5 milliards pour le Crédit agricole, 6,2 milliards pour Natixis et 5,6 milliards pour la Société générale. J’en reste là pour que limiter vos cauchemars. Sachez seulement que le scénario latino américain celui d’une transition provoquée par l’auto blocage du système est inscrit dans ce que je viens de décrire et que cela oblige à penser avec sérieux nos propres stratégie à gauche pour le prendre en compte.

Vendredi 20heures

Intermède

Bon, maintenant un flash back. Je publie à la suite de ces lignes mes notes tirées de ma présence à Strasbourg mercredi, jour où l’on y a élu monsieur Barroso pour un second mandat à la tête de la Commission européenne.


Mercredi 16 septembre après midi.

BAROSO SUPER-STAR

 

Je sais bien que tout le monde est déjà bien informé à ce sujet et je ne le raconte que pour mémoire. Ils ont donc réélu monsieur Barroso, dans un fauteuil. Celui-ci les a remercié à la fin de l’ovation debout qu’il a reçu de ces gens qui semblaient avoir remporté je ne sais quelle victoire contre je ne sais qui tant ils applaudissaient furieusement. De son côté Barroso a remercié le Parti Populaire Européen pour avoir « pris le risque » (sic en français dans le discours) d’affirmer son soutien des le début. Puis il a remercié le gouvernement social démocrate du Portugal et son premier ministre monsieur Socratés pour avoir porté sa candidature. Inutile d’évoquer les rires amers dans la salle sur nos bancs et notamment ceux de nos camarades portugais du Bloc de Gauche, notre «parti frère», qui auront des élections générales dans quinze jours au Portugal, le même dimanche que nos camarades allemands de Die Linke. Rendez vous dans les urnes, donc. N’empêche. Sans les abstentions et les votes favorables des sociaux démocrates monsieur Barroso serait resté en cale sèche. Comme j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur plusieurs médias et que je crois que cela a été vu et entendu je n’y reviens pas ici. Maintenir un libéral caricatural de la période qui est un des responsables du désastre financier que l’on sait est totalement pitoyable. Quelle désinvolture! On voit bien ici la limite de la prétendue démocratie d’opinion. Car l’opinion européenne exprimée de toutes les façons possibles dans la dernière période, et même à droite en France, a été massivement défavorable à monsieur Barroso. Cet épisode fonctionne comme une démonstration des effets possibles invraisemblables de l’effet de bulle en politique. L’union européenne est une bulle bien close. Ce vote restera je le crains dans les annales de l’histoire comme une manifestation de l’incurie de ce temps quand s’avanceront les désastres qu’il contient. J’espère que mes lecteurs ont bien noté que Barroso n’est élu que grâce à l’abstention du groupe socialiste du parlement européen. Ce point n’a pas été compris dans les moments qui ont suivi le vote parce que la règle du jeu est mal connue. Dans le cas présent ne sont comptés que les suffrages exprimés par rapport aux présents dans la salle. Dans ces conditions l’abstention est en réalité un vote favorable pour le mieux placé. Ce n’est donc pas un geste bien courageux de Martin Schulz, le président du groupe socialiste d’avoir demandé a ses députés de s’abstenir. Il a contribué à la victoire de Barroso. Si tout le groupe socialiste avait voté contre Barroso était retoqué. A présent c’est fait. «Je prie pour vous monsieur Barroso et je demande à la sainte mère de notre sauveur de vous inspirer les vertus de sagesse dont elle est si pleine» a déclaré un député conservateur polonais. Pourquoi pas, au point où nous en sommes dans cet hémicycle!

Mercredi encore, 16 heures.

HOMOPHOBES

Eh! Celui là je connais son nom! C’est Landsbergis! N’est-ce pas le héros un tantinet folklorique de la lutte contre l’Union Soviétique en Lituanie? Peut-être un homonyme. Quoiqu’il en soit, en ce moment, un immense démocrate de ce nom est en train de défendre le vote contre une résolution qui vise son pays. Ce héros est en train de soutenir une loi votée en Lituanie qui organise la répression de l’homosexualité sous prétexte de protection de l’enfance. Un orateur se risque à faire remarquer qu’il est pitoyable de voir un pays qui a eu à souffrir l’oppression et qui a tant protester contre se mettre à organiser de telles formes dégradantes de répression. Il faut savoir que la Présidente lituanienne a opposé son veto à deux reprises à ce texte qui met sur le même plan l’homosexualité et la nécrophilie, entre autre sottise. Ce débat me change de mes démêlées d’hier à propos des moutons affectés de la langue bleue. S’agissant de l’homophobie de la majorité législative lituanienne, le commissaire Barrot a exprimé courageusement les «réserves» et même «l’inquiétude» de la Commission. Les homophobes de la Lituanie doivent frémir de peur. Mais comme l’a dit un intervenant de droite, favorable aux homophobes, l’Union Européenne n’a pas compétence dans ce domaine. Ce n’est pas l’avis des attaquants. Ils soutiennent au contraire que l’homophobie met en cause un droit fondamental dans l’Union. Bien vite le commissaire Barrot se presse de convenir que l’Union n’a pas compétence pour les lois sur la famille. Mais la loi homophobe peut remettre en cause les clauses concernant la création culturelle et sa diffusion médiatique et aussi la liberté du commerce électronique. Ca c’est du sérieux! Pour moi, il est temps de s’intéresser à ce que font réellement les pays baltes au lieu de les idéaliser. Ces pays contiennent des êtres humains comme les autres. Avec leur force et leur faiblesse, de droite et de gauche. Sans oublier les imbéciles largement répartis entre tous les camps. Il est absurde d’idéaliser ces pays et de fermer les yeux sur certains débordements qui ne seraient acceptés nulle part ailleurs. Le piédestal des premiers prix d’anti communisme est une vieillerie bien trop étriquée pour aider à vivre dans le moment présent. Cette réaction à la législation anti-homo de la Lituanie est un bon début pour une saine banalisation des relations entre les pays européens. Je déplore seulement qu’il n’y ai eu aucune réaction du genre de celles que nous constatons aujourd’hui quand les lettons ont décidé de payer des retraites aux anciens SS de leur pays. Disons pour l’honneur des gens qui sont ici, que la résolution qui flétrit la loi homophobe est portée sur tous les bancs, à droite et à gauche. Et de même en Lituanie. A présent je quitte mon banc au moment où commence la discussion d’une résolution a propos des traitements infligés aux animaux. On aurait tort de croire que cela ma fasse sourire le moins du monde. J’estime que la façon dont il est procédé dans le transport des animaux ou leur élevage hors sol est une des faces les plus hideuses de ce qu’est en réalité cette société du commerce et du fric ou un être sensible peut être traité avec moins de compassion qu’une chose.

L'EUROPE, HELAS

Je vais interrompre mon récit d’ambiance européenne. Je ne l’ai commencé que pour donner un autre regard sur la vie d’une institution en partant du vécu au fil des heures. Je n’ai pas l’intention d’enjoliver le tableau. Mais en faisant preuve d’ironie je ne crois pas forcer le trait. Bien au contraire. Il en reste tant à dire. Du matin au soir j’ai de bonnes raisons d’écumer de mécontentement. Voyez ces textes dont l’existence m’est révélée trois jours avant le début de la session. En version anglaise. Le programme de la séance, encore en anglais, absolument incompréhensibles qui ne permet de surcroit en aucune façon de savoir de quoi traite leur contenu. Que dire de ces réunions sans traduction, de cette désinvolture à bousculer les ordres du jour en dernière minute, et par-dessus tout, de cette obsession de la concision avec ces temps de paroles en spasme de crapaud. Je me garde pour l’instant de faire des rapprochements que l’on me reprocherait pour leur simplicité entre ces méthodes et le caractère intrinsèquement a-démocratique de cette institution. Mais je les pense de plus en plus fort. Et dans le même temps décroit la ferveur fédéraliste qui m’avait animé tant d’années. Car ce que je vois ne m’inspire rien qui vaille pour mon pays tant est violente, ici, la fureur idéologique des libéraux de tous les pays et puissant l’écho que leur renvoie le conseil et la Commission. Ici la plupart des conceptions qui sont un dénominateur commun de la culture politique française sont considérées comme des extravagances gauchisantes… Mars est plus proche de l'Union Européenne que la République française.


216 commentaires à “Des jours et d’autres, de Strasbourg à Lyon”
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  1. mediacideur dit :

    @ Pierre L, commentaire ci-dessus de 20 septembre 2009 à 12:45, et citant Vadrot ds Politis :

    “…Le maire communiste de Grigny, lui pas gêné du tout, a expliqué qu’il n’était pas vraiment contre un tel système. A chacun sa référence sans doute : la police allemande pour les uns, le KGB pour les autres.“

    Le maire communiste de Grigny ? Tout faux : le maire de Grigny n'est affilié à aucun parti politique. Ou plutôt : n'était. Parce que depuis février il a pris sa carte au.. Parti de Gauche !

    Le reste de cet aparté doit être tout aussi faux et mensonger. Où sont les références, les guillemets ? Calomnie, quoi. Dommage de la propager sans la moindre vérification, non ?

  2. mediacideur dit :

    Mon "valider" est parti tout seul alors que je voulais préciser : il a bien été adhérent du PC (de 83 à 97) mais ne l'est plus depuis 12 ans...

  3. richard 30 dit :

    @ 40, 45, Pulchérie D

    OUI, ce son de cloche va être entendu par une majorité de citoyens rendus muets et incapables de s'exprimer, tellement le volume des messages de peur prodigués par les MEDIAS et imposés par les DIRIGEANTS, est FORT

  4. Hold-up dit :

    " Un système économique structurellement irrécupérable " par Gilles Bonafi

    "La récession est terminée, c’est vrai. La dépression commence juste et le chômage de masse en est le révélateur. Nous ne sommes pas en 1929, c’est bien plus grave. Je ne reviendrai pas sur mes différentes analyses car bientôt les évènements vont s’enchaîner (guerres, faillites, krach boursier, etc)."

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15299

    " Les banques françaises portent 64 milliards de crédits en difficulté, selon Goldman Sachs "....

    Site Contreinfo : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2791

  5. Hold-up dit :

    @ Pierre L

    "Si Nicolas Dupont-Aignan, député-maire (Debout la République) de Yerres, «c'est une bonne initiative» si c'est «bien encadré», Gérald Hérault, maire (PS) de Montgeron s'inquiète lui «des effets pervers», parlant de «délation» et appelant à la prudence."

    " Quant au maire (PC) de Grigny, lui, n'est pas contre: " Mais si la victime n'a que cette solution, c'est qu'il y a comme un constat d'échec et que le service public de proximité a échoué», estime Claude Vasquez."

    Il vaut mieux mettre l'entièreté de sa parole, c'est tout de même plus "honnête.

    Le problème dans cette histoire c'est que tout le monde va pouvoir dénoncer tout le monde. C'est la paranoïa États-Unienne qui est exportée chez nous !
    Avez-vous vu ces reportages hallucinants où chaque voisin scrute derrière ses rideaux pour voir si un " Etranger (en fait un simple "non résident") " n'est pas dans les parages ? En quelques seconde on vous colle un flic pour vous fouiller sans raison même si vous ne faites que nonchalamment passer ou prendre l'air.

    L'Ère du Soupçon Généralisé : n'est -ce pas la fin de l'Esprit Républicain basé sur la confiance et non pas sur la suspicion exacerbée et anticipée ?

    Donc au final et dans le fond, Pierre, je suis d'accord avec toi. Si j'étais à Grigny je le dis comme je le pense, je ne voterais pas pour M.Vasquez, maire "communiste" de Grigny. Il n'en serait absolument pas question. Où l'on voit que le Sarkozysme fait des émules jusque chez les "communistes". Sarko doit s'en pourlécher les lèvres. Comme dit" Nipontchik " il les nique tous.

    A lire aussi - Prudence / Demande de confirmation et d'informations complémentaires - Je ne suis pas dupe dans ces histoires d'impôts ni du pourrissement de la situation orchestrée par l'État central qui ne redistribue plus ce qu'il devrait aux communes via les régions - Cela pose vraiment d'énormes questions tout de même une augmentation de 50 % d'impôts : résultat effectif de l'abandon républicain généralisé :
    http://www.yanndarc.com/article-35299718.html

    LES COMPROMISSIONS AVEC LA DROITE SÉCURITAIRE YA BASTA !

    De M.André Gerin qui en pleine crise du Capitalisme Financier ne trouve son bon plaisir qu'en faisant du zèle Sarkozyste sur le dos des femmes en burkas (Et même si personnellement ce sinistre et morbide habit me répugne aussi, mais pas au point d'accentuer et de vouloir renforcer la xénophobie ambiante légalisée à la plus haute tête de l'État en donnant à la vindicte générale, des personnes déjà préalablement ostracisées) jusqu'à M.Vasquez qui ne voit rien venir dans les effets désastreux que vont avoir les délations anonymes de tous ordres, il n'est pas question de renforcer une " Gauche Malade".

    Et quelle que soit son foyer d'infection, nous ne pouvons cautionner des dérives sécuritaires qui accomplissent un penchant de maîtrise totalitaire que Tout Pouvoir quel qu'il soit, rêve toujours d'obtenir. A l'heure où la Justice perd de son autonomie et devient un appareil de commandement de l'État National-Sarkozyste, les électeurs ne doivent pas donner leurs suffrages aux représentants qui n'ont pour but que de renforcer la Révolution Nationale du chef de l'État.

    Le site suivant et concurrent (complémentaire ?) du notre n'est pas d'une lecture inutile en ces temps de mollesses neuronales, de douces lâchetés, et de vastes compromissions :

    http://u-p-r.fr/?p=623

    [Je vous rassure : Je reste au PG !]

  6. Hold-up dit :

    "Puisque le pénal ne se négocie pas de gré à gré entre la République et les gangsters, l'opportunité flotte entre le despotisme et le maffieux. Elle outrage le politique considéré dans la noblesse de sa soumission au législateur. Balzac nous dépeint un Vautrin, ex-chef du gang des forçats et ex-forçat lui-même, puis Ministre de l'Intérieur sous la Restauration, qui fit de "l'État de droit" de l'époque le chef du gang et le quartier général des financiers et des voleurs de la haute bourgeoisie.

    Vautrin a existé: il s'appelait Vidocq et il nous a laissé des Mémoires sacrilèges, donc plus ensevelis dans le silence de la piété démocratique que le traité de réfutation de la transsubstantiation eucharistique par Béranger au XIe siècle ne l'est demeuré sous le tapis des dévotions de l'Eglise. Vautrin s'était si bien reconnu dans le personnage immortel de la Comédie humaine et il en était si fier qu'il a informé ensuite le grand romancier de certains secrets d'État. Mais voyez comment, sous la Vème République, l'arbitraire va se glisser en tapinois dans la cohérence tout idéale du droit public : les Procureurs actuels vont porter à l'audience la double casquette de Vautrin (...)

    On n'a jamais vu une tyrannie reposer sur une autre assise que celle d'une violation du droit public et privé, donc sur la corruption généralisée d'un appareil de la justice mis au service des Vautrin officialisés de la démocratie. C'est pourquoi, mes enfants, vous devez savoir qu'une République fondée sur les "droits de l'homme et du citoyen" tombera tôt ou tard dans un mélange vautrinesque de la tyrannie avec la corruption si elle se passe de vous donner de génération en génération et dès les bancs de l'école une formation juridique qui portera sur les principes fondateurs des civilisations."

    "Un désastre politique: La provincialisation de la justice expliquée aux enfants"
    Par Manuel de Diéguez
    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/actualite/vautrin.htm

  7. Hold-up dit :

    "De quel type de tyrannie la France d'aujourd'hui est-elle devenue la proie ?"

    "Observons maintenant le type de tyrannie judiciaire et de tyrannie politique conjointement planifiées - donc intentionnelles et savamment conjuguées - qui régissent d'un côté la violation systématique des lois et du droit dont souffre la France d'aujourd'hui, puis, de l'autre, les carences d'une scolarité non encore sur ses gardes et soucieuse de jeter le voile épais de l'ignorance sur la violation des principes qui fondent la démocratie. Quand nous nous serons initiés à l'art et à la méthode de plonger une population entière dans la méconnaissance du type d'arbitraire dont elle subira les effets sans en comprendre la nature et les ressorts et, le plus souvent, sans même s'en douter, nous aurons la réponse : il s'agira d'une tyrannie auto apologétique dont la volonté cachée entendra se servir de la décentralisation administrative pour provincialiser tout l'appareil de la justice française sous les apparences les mieux apprêtées de la piété républicaine et du culte de l'universalité des lois. "

    Pareil : Même auteur / même texte - Il faut absolument lire ce texte incroyable !

    “Un désastre politique: La provincialisation de la justice expliquée aux enfants”
    Par Manuel de Diéguez
    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/actualite/vautrin.htm

  8. Hold-up dit :

    "L'enfant dont l'intelligence aura été attirée dès les premières années de sa scolarité sur la connaissance de la vie quotidienne des hommes et des peuples insidieusement asservis apprendra à distinguer deux types généraux de tyrannies municipalisées, mais rattachées à une perversion propre seulement aux régimes républicains : d'une part, celle qui reposera sur un Etat centralisé sur le modèle bonapartiste, donc doté d'une seule tête - à laquelle il suffira de maîtriser les phalanges supérieures du pouvoir démocratique pour régner sans partage sur le pays - et celle, d'autre part, qui dispersera et disséminera des milliers d'encéphales provincialisés sur leurs jardinets et rendus soucieux de défendre leurs apanages locaux, de sorte que leurs platebandes n'opposeront aucune résistance organisée et clairement motivée pour défendre les intérêts supérieurs du pays sur une scène internationale à laquelle, du reste, ils n'entendent goutte.

    Sachez que la tiédeur de ce type de tyrannie permettra à un État infantilisé du haut en bas de l'échelle sociale d'étêter les grands partis politiques, puis de les minusculiser et de les réduire à l'état vicarial, de sorte qu'une provincialisation fatalement inscrite dès l'origine dans la logique interne qui commande la décentralisation intensive d'un État deviendra le levier le plus puissant du pouvoir central, puisque celui-ci aura été magistralement délivré d'opposants sérieux et se trouvera fatalement appelé à régner sur une nation tombée en léthargie. La puérilité politique succède à la tutelle des capitales. "

    J'essaie de vous convaincre de lire ce texte magistral - Ne m'en voulez pas d'insister.

    “Un désastre politique: La provincialisation de la justice expliquée aux enfants”
    Par Manuel de Diéguez
    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/actualite/vautrin.htm

  9. richard 30 dit :

    @ Tous

    Puisqu'il s'agit de mettre en place dans notre pays, la politique de Vichy et que la délation favorisée redevient REINE, surtout, n'hésitons pas à établir, autant que faire se peut, une liste très détaillée de TOUS les tricheurs au fisc, qui possèdent des comptes bancaires dans les PARADIS FISCAUX.

    La loi doit être la MEME pour TOUS.

  10. Nipontchik dit :

    Sénateur vous avez oublié de jeter 1 coup d'oeil sur la progression des bourses de Buenos Aires et Moscou depuis le début de l'année!

    C'est encore mieux que le CAC 40. Et quand on connaît ces "marchés émergents" où tout (ou presque) est possible...

  11. jennifer dit :

    Un discours d'un colon à Hébron devant des français venus apparemment faire "pélerinage". Ca fait froid dans le dos: la solution c'est un Etat juif et pour cela l'élimination des arabes.
    http://www.youtube.com/watch?v=eUh5G5HTcV4

  12. jennifer dit :

    Comment Israel traite les sportifs palestiniens. Boycott du match de foot Bordeaux/Haïfa le 30 septembre

    http://www.dailymotion.com/video/xaj48a_match-de-foot-ligue-des-champions-b_sport

  13. jennifer dit :

    Et une bonne nouvelle: sous l'effet de la pression du boycott, Veolia a finalement renoncé à sa participation à la construction du "tramway de la honte" qui reliera Jerusalem Ouest aux colonies sans s'arrêter (sans stations) dans les parties arabes.

    Reste Alsthom qui est aussi sous pression et qui fournirait 42 wagons... blindés!

    Les 2 sont sous procés intentés par l'organisation de solidarité française AFPS et par l'OLP car c'est un soutien direct à la politique de colonisation israélienne.

  14. Nipontchik dit :

    Ah...si j'ai bien compris ce sont des cohortes de membres du PS déçus (ou d'autres organisations tout aussi vermoulues) qui s'apprêtent à rejoindre le PG 1 fois qu'ils auront compris -si ce n'est fait- qu'ils sont "has been", que M.Aubry est en train de détruire le "vieux" PS (celui de 1905, 1971 et même de 1990), surtout s'ils se rendent compte qu'ils ne seront pas sur les listes -because faut laisser de la place au Modem.

    ça me rappelle de vieux souvenirs, déjà en 1938... (Trotsky, Programme de Transition):

    "La génération la plus âgée, qui a souffert de terribles défaites, abandonnera en grande partie le combat. D'ailleurs, la IV° Internationale ne demande nullement à devenir un refuge pour invalides révolutionnaires, bureaucrates et carriéristes déçus. Au contraire : contre l'afflux, chez nous, des éléments petits-bourgeois qui dominent actuellement dans les appareils des vieilles organisations, de strictes mesures préventives sont nécessaires; une longue épreuve préalable pour les candidats qui ne sont pas ouvriers, surtout si ce sont d'anciens bureaucrates; l'interdiction pour eux d'occuper dans le Parti des postes responsables durant les trois premières années, etc. Dans la IV° Internationale, il n'y a pas et il n'y aura pas de place pour le carriérisme, ce cancer des vieilles internationales. Ne trouveront accès à nous que ceux qui veulent vivre pour le mouvement, et non en vivre."

  15. Nipontchik dit :

    Bah, Sénateur, malgré ce que je viens d'écrire, vous avez, il est vrai, un boulevard. MGB est gâteuse et a autant de retard sur l'analyse de la décomposition de la gauche française que la direction du PCF sur l'analyse des difficultés de l'URSS à la fin de la période Brejnev...

    Elle n'a pas compris que le P"S" français post-Reims et le SPD c'est kif-kif; visiblement elle n'a pas lu ceci (tjrs Trotsky, 1938, Programme de transition):
    "La politique du parti de Léon Blum en France démontre de nouveau que les réformistes sont incapables de rien apprendre des leçons les plus tragiques de l'histoire. La social-démocratie française copie servilement la politique de la social-démocratie allemande et marche à la même catastrophe. Durant des dizaines d'années, la II° Internationale a grandi dans les cadres de la démocratie bourgeoise, en est devenue une partie inséparable, et pourrit avec elle."

    MGB aura beau radoter, le tapis rose est déroulé pour Bayrou. Je verrais bien une une de l'Huma avec la tronche de Bayrou style n°1 de Siné-Hebdo (les sinéphiles comprendront tout de suite).
    Déjà pour le programme de la fête de l'Huma il y avait la tronche de Bartolone, malheureusement le CG du 93 manque d'esthétique, en payant 1 peu + il auraiot pu acheter la 1ère page pour un truc du même style qu'évoqué précédemment.

  16. carlo dit :

    Les militants des Verts ont voté pour des listes autonomes vis-à-vis du PS. Le Front de Gauche doit faire de même.

  17. Pulchérie D dit :

    Actualités afghanes.

    AFP- 21 septembre-Afghanistan: faute de renforts, le général McChrystal craint l'échec de la coalition
    Le général est le plus haut gradé américain en Afghanistan où il dirige la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan et les troupes américaines. Le militaire estime aussi que "la faiblesse des institutions afghanes", la corruption, ainsi "que nos propres erreurs (...) ont donné très peu de raisons aux Afghans pour soutenir leur gouvernement". "Les insurgés ne peuvent pas nous battre militairement (...) mais nous pouvons nous battre nous-mêmes", écrit-il.

    Réflexions personnelles
    Nous allons probablement vers un nouveau Viet-Nam.
    Enormément de discrétion dans la presse sur le moral des Américains, qui sont plongés dans le pays de la drogue. Là se situe peut-être l’explication de ce bout de phrase : « …mais nous pouvons nous battre nous-même ». C’est en grande partie la décomposition morale des soldats américains qui a provoqué la déroute de 1975.

  18. langue-rouge dit :

    @Hold up post 55

    C’est marrant cette manie qu’ont les républicains d’attribuer tout ce qui est mauvais aux pays anglo-saxons. Qu’est ce que les Etats-Unis viennent faire dans cette histoire de délation et de paranoïa ? La paranoïa contre les juifs censés trahir la France pendant l’affaire Dreyfus, c’était une importation US aussi ?
    Vichy c’était pas du 100% français peut-être, le produit d’une culture de haine de l’étranger et de soupçon généralisé qui s’était développé au sein de la sacro-sainte République française ?
    Et non désolé, Hold Up mais l’ère du soupçon généralisé ce n’est pas la fin de l’esprit républicain basé sur la confiance. Ce fameux esprit républicain il n’a jamais existé. C’est au nom de la République que l’on a trompé, massacré, colonisé, exploité, écrasé les révoltes populaires.
    La 3ème république c’est la république qui nait sur les décombres de la Commune de Paris. L’école républicaine aux dires même de Jules Ferry est certes une arme contre l’influence de l’église mais elle est aussi une arme contre le retour des idées portées par les communards. On apprend aux enfants le nationalisme, la haine de l’allemand, le mépris des peuples non européens pour justifier la colonisation, décrite par cette république comme une œuvre de civilisation.

    C’est au nom de la république que l’on a construit un mythe républicain destiné à faire oublier aux travailleurs l’essentiel. Ce ne sont ni les rois, ni les princes qui les oppriment mais c’est bel et bien ce système républicain qui paré de ses plus beaux habits fait croire que ce que les travailleurs ont réussit à lui arracher ne vient pas des entrailles même du mouvement ouvrier mais de cette république incolore, inodore, comme flottant au dessus du genre humain. Qu’elle crève la république ! Et surtout que ce soit nous qui lui donnions le coups de grâce !
    Ce mythe de la République immaculées est dangereux parce qu’il porte en lui le nationalisme, la meilleure arme de la droite réactionnaire pour détourner la colère sociale vers la haine de l’étranger. Et ce n’est pas un hasard si ce sont les républicains de gauche autour de Chevènement qui sont les plus fervents défenseurs du tout sécuritaire et les plus attachés à une politique restrictive de l’immigration.

    Maintenant passé ce mouvement d’humeur, cela ne m’empêche pas de vouloir l’unité aux régionales en espérant que cette campagne commune sera la moins républicaine possible.

  19. coco13 dit :

    Mes Chers camarades,il va falloir atterrir et vous bouger un peu.Merci au candidat du PG.Si au 2eme tour la droite l'emporte la droite gère l'oise bonjour la grande union et geuler unité unité à la fête de l'huma !
    Le candidat UMP a reçu près de 53 % des voix aux élections cantonales d’Argenteuil-Est. Mais faute d’avoir atteint le quorum, il y aura un deuxième tour.
    Ils sont arrivés victorieux, vers 21 heures 30, le sourire des soirs de victoire aux lèvres. Philippe Métézeau, le candidat (UMP) de l’élection partielle du canton est, a investi en rang serré le grand hall de la mairie d’Argenteuil, aux côtés de Georges Mothron, l’ancien maire (UMP) et de Xavier Péricat, figure de l’opposition municipale. Un petit quart d’heure plus tard, Philippe Doucet, le maire PS de la commune, annonçait le couperet, sous un tonnerre d’applaudissements. Le candidat soutenu par l’UMP a atteint près de 53 % des voix, contre 31 % pour Marie José Cayzac, la candidate (PC) soutenue par le PC, le MRC et LO. Les autres candidats de gauche se sont effondrés, avec des scores flirtant avec les 2 %, laissant espérer peu de report pour la candidate de gauche au second tour. De quoi redonner des couleurs à la droite locale. « Tout est à confirmer la semaine prochaine, avance Philippe Métézeau. C’est un signal fort pour sanctionner la municipalité portée par Philippe Doucet, mais aussi la politique de gauche du conseil général. Nous allons rester très prudents, notamment quant aux irrégularités. En face, ils sont capables de tout pour gagner. » La gauche avait une petite mine depuis le début de la soirée. Au fil des résultats des bureaux, les pourcentages sonnaient le glas de leurs espoirs.

    La majorité du conseil général sur la sellette

    Vers 21 heures, beaucoup s’interrogeaient. « Est-ce que Métézeau va être élu au premier tour ? » Il n’atteindra pas les 25 % de votants inscrits. Et les craintes de ce type d’élections partielles se sont confirmées. Seulement 26,44 % des électeurs ont fait le déplacement. « Le taux d’abstention est extrêmement élevé, nous allons chercher les abstentionnistes, analyse Marie José Cayzac, la candidate (PC) affichant une grande forme malgré tout. Je suis même assez confiante, car je vais rappeler ce qu’est une véritable politique de droite. Ils ont voulu municipaliser le scrutin, nous allons le nationaliser ! » Bien plus discret, Didier Arnal, le président (PS) du conseil général, est arrivé quelques minutes avant l’officialisation des résultats. Lui aussi joue la carte de la sérénité. « La droite a municipalisé cette élection. On est à la mi-temps, analyse-t-il. Tant que le match n’est pas terminé, il est gagnable. » Dix-huit mois après sa victoire historique, la majorité du conseil général, détenue par la gauche avec un seul siège d’avance, est plus que jamais sur la sellette. Ville concernée : Argenteuil Inscrit : 19 590. Votants : 5 179 (26,44%). Exprimés : 5 125. Les résultats des huit candidats :

    Fabrice David (Argenteuil Ecologie)172 (3,36%) Ali Romdhane (DVG) 98 (1,91%) Michel Fevry (Parti de gauche) 134 (2,61%) Micheline Bruna (FN) 245 (4,78%) PhilippeMétézeau (UMP) 2 710(52,88%) Erick Fluck (MoDem) 115 (2,24%) Marie José Cayzac (PCF, PS, MRC)1 612 (31,46%) Réjane Doré (Parti de la France) 39 (0,76%)

  20. Nipontchik dit :

    "C’est marrant cette manie qu’ont les républicains d’attribuer tout ce qui est mauvais aux pays anglo-saxons. Qu’est ce que les Etats-Unis viennent faire dans cette histoire de délation et de paranoïa ? "(LR)

    Si tu n'arrives pas à faire la différence entre les monarchies tribalistes-différentialistes cléricales et les républiques laïques avec un fondement nationaliste égalitariste de préférence jacobines...

    Vichy était français mais surement pas républicain!
    La IIIème République (de Gambetta à Herriot) ce n'était pas la même chose que l'Etat français de Pétain, Laval, Darnand... Ceux qui ont vécu à cette époque s'en sont rendus compte.

  21. Pulchérie D dit :

    @ Nipontchik 70

    Merci pour la référence.
    --------------------------------------------------

    Another American Dream
    L’Amérique, terre des rêves.
    C’était il y a quatre ans, dans le Washington Post du 17 avril 2005.
    " Un général prédit la disparition des talibans. Lt. Gen. David W. Barno déclare que les milices talibanes vont s’effondrer, comme force combattante valable, dans les prochains mois."

    Et hier, un autre général, quatre après, lance un appel au secours.

    Aoh ! Rage and despair !

  22. Demetrio dit :

    merci NIPO pour la réponse que tu fais à langue rouge, j'allais lui dire la même chose....
    mais bon les camarades du NPA dès qu'on parle LAICITE REPUBLIQUE NATION, sont bouchés, comme on dit par ici, à l'éméry(?)

  23. langue-rouge dit :

    @Nipontchik
    "Si tu n’arrives pas à faire la différence entre les monarchies tribalistes-différentialistes cléricales et les républiques laïques avec un fondement nationaliste égalitariste de préférence jacobines…"

    Parce que tu crois que je ne fais pas la différence ? Bien sûr que je la fais comme je fais la différence entre une gauche républicaine et une droite républicaine et comme je la fais entre l'UMP et le PS qui sont tous les 2 des partis républicains.
    Mais faire la différence ne signifie pas se laisser endormir par ce discours républicain qui enlève toutes les conquêtes des mains du mouvement ouvrier que ce soit dans le domaine de la démocratie ou des droits sociaux pour les donner à une République abstraite dont l'idéal supposé est à 1000 lieux de la réalité concrète.
    Pour moi, le droit de vote, les acquis sociaux, la séparation de l'église et de l'état, ce ne sont pas des dons d'une République protectrice au bon peuple mais le résultat de luttes concrètes du mouvement ouvrier.
    Quant à la laïcité, elle est dévoyée et transformée en une machine à discriminer, à exclure et à stigmatiser les musulmans de ce pays. Et il semble qu'une partie de la gauche se laisse piéger à chaque fois par les croisades réactionnaires de la droite contrer les musulmans. Et c'est d'ailleurs dramatique parce que nous touchons là au coeur de la popularité de Sarkozy qui s'est d'abord imposé comme celui qui met au pas les banlieues et traque les sans-papiers.

    "Vichy était français mais surement pas républicain!
    La IIIème République (de Gambetta à Herriot) ce n’était pas la même chose que l’Etat français de Pétain, Laval, Darnand… Ceux qui ont vécu à cette époque s’en sont rendus compte."

    Ce que je dis, c'est que Vichy ne surgit pas dans le ciel bleu. Ce sont les élus de la 3ème république qui donnent tous les pouvoirs à Pétain.
    Et le discours de Pétain se nourrit du discours républicain de la 3ème république.
    Quand on justifie les massacres de populations africaines au nom de la civilisation, quand on met les espagnols qui fuient Franco dans des camps, quand on stigmatise les juifs comme ennemis de l'intérieur, quand on parque des africains dans des zoos pour les exposer comme des bêtes aux parisiens, le vers est déjà dans le fruit. Et Pétain finallement c'est quand le vers sort la tête hors de la pomme. La barbarie à l'état pur ça l'était déjà pour les peuples colonisés, ça l'a été sous Pétain aussi pour les juifs et pour les opposants politiques blancs.
    Je caricature bien sûr mais à peine.

    Et si la droite est pire que la gauche, la gauche au nom de la république n'est pas exempte de tout reproche en particulier dans la manière dont elle traite la question de la colonisation à l'époque.

    Il est là le problème. Le discours républicain brouille les lignes. Il établit une communauté de pensée artificielle entre des républicains de droite et des républicains de gauche, il laisse entendre que la république en tant que tel protège le mouvement ouvrier des reculs, il pousse le mouvement ouvrier à accepter le cadre légal imposé par d'autres et surtout il prête le flanc aux récupérations nationalistes.
    Le patriotisme est une version édulcoré du nationalisme mais loin de lutter contre le nationalisme il le répand tel un virus au coeur même du mouvement ouvrier.
    Et le travailleur français finit par oublier que ses intérêts sont d'abord communs avec les travailleurs de Chine, du Maroc, de Bulgarie ou du Cameroun. Il finit par se considérer plus proche du patron français que du travailleur de l'autre côté de la frontière ou même du travailleur sans -papier qui travaille à ses côtés.

    Mon attachement à ce pays, c'est d'abord un attachement à un vécu, aux gens que j'ai cotoyé et que je cotoie, aux peines et aux joies d'une vie en commun avec des gens que j'apprécie. Mais ce n'est pas du patriotisme.

    La France n'est pas un grand pays parce que le sénégal n'est pas un petit pays.
    Le peuple français n'est ni grand ni petit, ni bon ni méchant, ni courageux, ni lâche. Il est l'un et l'autre comme tous les peuples, et surtout il est divisé.

    Donc, non je ne suis pas patriote. Et j'ai les poings serrés quand des travailleurs se battent en Chine de la même manière que lorsqu'il s'agit de travailleurs français au coin de ma rue. Et je ne verse pas une larme quand j'écoute les malheurs des patrons français face aux patrons étrangers. Ce qui m'intéresse c'est le sort des salariés.

    Et si un jour on peut créer démocratiquement une europe des travailleurs, parce qu'une majorité d'européens se seront prononcés pour, alors je n'aurai aucun états d'âme à laisser derrière moi la division de l'europe en états-nations. La France n'est pas éternelle et si on peut faire mieux que ça en particulier pour les travailleurs de ce pays et d'ailleurs, je prends.

    Et pour finir Démétrio, je suis fier d'appartenir à un parti comme le NPA qui est à peu près étanche à ces idées républicaines même si je respecte ceux qui au parti de gauche les ont. Mais je n'ai par contre aucun respect pour les chevènementistes.
    Oui Démétrio, quand tu nous parles de Laïcité, de république et de nation, on est bouché. Mais parles nous de lutte de classe, de mouvement ouvrier, d'internationalisme, et là tu verras nos yeux briller.

  24. gerard91 dit :

    bonjour
    cantonale partielle de Limours 91 :
    PS 10% FdG19,6%
    (rappel : européennes 7 juin PS 14% FdG 4,2%)
    Hélas la droite totalise 63%.
    une hirondelle ne fait pas le printemps mais...
    GP91

  25. richard 30 dit :

    @ gerard91

    Alors, comment faire pour que les chiffres du résultat soient inversés vis à vis de la droite, cette grande entreprise de DEMOLITION ?

  26. Nipontchik dit :

    LR, sur le patriotisme, la nation, l'internationalisme, pas la peine que je développe trop puisque Jaurès a déjà répondu à (entre autres) Jules Guesde (et on sait comment Guesde a fini en 1914).
    Le suffrage universel ce fut la IIème République qui l'établit en 1848 (après 1 Révolution bien entendu).
    L'école laïque, la liberté de créer des syndicats ce fut la IIIème République (dans ce dernier cas sous la montée du mvt ouvrier et socialiste bien entendu).
    Les 40 heures et les congés payés, sous la pression de la grève générale, ce fut la chambre des députés de la dernière législature de la IIIème République qui la vota.
    L'indépendance de l'Algérie c'est le républicain de droite Ch De Gaulle qui comprit qu'elle était inéluctable (au contraire des gvts avec ministres socialistes comme G.Mollet en 1956, à qui l'on doit aussi l'expédition de Suez). Le coup de pied au.... qui mit fin à la présence de bases militaires américaines en France en 1966 ce fut lui aussi.

    Alors il est certains Républicains de droite que je préfère à des hypocrites de gauche libérale (et communautariste).

  27. Nipontchik dit :

    Les 40 heures et les congés payés, sous la pression de la grève générale, ce fut la chambre des députés de la dernière législature de la IIIème République qui les vota (au pluriel).

  28. Nipontchik dit :

    La gestion municipale d'Argenteuil n'a pas l'air de convaincre les classes populaires...

    http://www.leparisien.fr/argenteuil-95100/cantonale-l-ump-en-tete-a-argenteuil-est-20-09-2009-645712.php

  29. Nipontchik dit :

    S'allier avec le PS? En tout cas, en Ile de France ce n'est pas rejoindre 1 équipe qui gagne...

    http://www.leparisien.fr/yvelines-78/yvelines-l-ump-devance-les-ecologistes-20-09-2009-645674.php

  30. langue-rouge dit :

    "Alors il est certains Républicains de droite que je préfère à des hypocrites de gauche libérale (et communautariste)."

    Et justement il est là le problème.
    Quant aux 40 heures et aux congés payés, ce n'est pas la chambre des députés qui les votent mais c'est la grève générale qui l'obtient sachant que les congés payés n'étaient pas dans le programme du Front Populaire.
    Ce que donne De Gaulle, l'indépendance à l'Algérie, ce n'est pas ce qu'il voulait donner c'est ce qu'il est contraint de donner sous peine de tout perdre et c'est le FLN qui l'obtient en contraignant l'état français à céder. De Gaulle profite d'ailleurs pour ceux qui connaissent un peu l'histoire, pour arriver au pouvoir grâce à un coup d'état, contraignant les parlementaires à lui céder tous les pouvoirs (http://www.prs12.com/spip.php?article3240).

    Le problème est que Nipontchik comme de nombreux républicains renversent la logique.
    Au lieu de dire que c'est le mouvement ouvrier qui l'obtient et que c'est la République qui donne sous la contrainte ce qu'elle ne voulait pas lacher à l'origine, vous dites que c'est la République qui donne.

    Et ça change tout puisque dans ce cas, le moteur de l'histoire, il est au sein des institutions, dans cette république alors que ce sont les travailleurs qui font l'histoire quand il s'agit d'obtenir des revendications en leur faveur.
    Et cela a des conséquences parce que cela renforce la légitimité des institutions républicaines face au mouvement ouvrier. Du coups, il faut sauver la République à tout prix pour le pire et pour le meilleur.

    Et cela se retourne souvent contre le mouvement ouvrier quand celui ci s'oppose à la République, c'est à dire aux institutions.
    A force d'entendre que c'est la République qui leur a tout donné, les travailleurs sont pris de vertiges quand un mouvement social d'ampleur risque d'affaiblir les fondations de cette république, même quand elle est de droite.
    Puisque finallement, la République l'est aussi quand la droite est au pouvoir. Il y a donc en filigrane l'idée que même avec Sarkozy à sa tête la République garde des fondements progressistes.

    Ce discours est une véritable machine à condamner le mouvement ouvrier à l'impuissance.
    Heureusement, le PG ce n'est pas le MRC. On y trouve un peu moins de ce discours grandiloquant républicaniste propre à Chevènement et un peu plus de ce discours "lutte de classe" que le mouvement ouvrier n'aurait jamais du oublier.

    Et pour ce qui est de Guesde, il ne fait pas vraiment partie du panthéon des révolutionnaires aujourd'hui comme tu dois le savoir Nipontchik et d'ailleurs il est passé de l'autre côté en 1914.
    Finallement, il s'est avéré plus républicain que Jaurès puisqu'il a fait passer les intérêt de la bourgeoisie nationale française avant ceux des mouvements ouvriers français et allemand.

  31. DEMETRIO dit :

    c'est promis, langue rouge, je ne te parlerai plus que des luttes de classe et des prolos qui sont exploités (mon père était maçon et fut toute sa vie exploité dans des conditions qui étaient celles du XIX siècle, ne fût ce que pour cela seulement mon engagements sera toujours à côté de la classe ouvrière)...; mais laisse -moi te dire juste ceci : reprocher à la REPUBLIQUE le colonialisme et autres crimes c'est comme si on disait que, puisque la RATP a mis ses wagons à la disposition de la rafle du VEL D'HIV, nous,les prolétaires, on ne prendra plus les transports en commun ;
    oh ! je sais bien qu'un certain YVES COCHET a porté plainte contr la SNCF, coupable d'avoir transporté ses parents vers les camps de la mort,... mais la SNCF c'était PETAIN qui la commandair, Bousquet et autres crimineles... si tu vois ce que je veux dire...;
    saches que pour moi, prolétaire avant tout et revolutionnaire, quand je parle de LAICITE REPUBLIQUE et NATION j'en fais aussi un bouclier contre l'EUROPE de la mondialisation qui écrase les peuples... à ce propos Jean-Luc Mélenchon a dit recemment qu'il régrettait le temps de son féderalisme béat... je souhaite que comme lui les camarades du NPA regretterons un jour leurs diatribes contre la REPUBLIQUE !
    quoi qu'il en soit laisse moi te dire aussi que j'ai beaucoup d'estime envers les militants du NPA et que j'ai beaucoup d'amis parmi ces militants;
    bien à toi...

  32. maxou dit :

    Bonjour à tous,

    Le Jour du « Cessez-le-feu »
    Journée internationale de la Paix. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, appelle à un monde sans armes de destruction massive.
    « Cessez le feu. » C'est l'appel lancé par le secrétaire général de l'ONU, à l'occasion de la journée internationale de la paix (1) qui se déroule aujourd'hui, en ce dernier jour de l'été.
    Ban Ki-moun saisit également cette occasion « pour demander aux gouvernements et aux citoyens du monde de concentrer leur attention sur les questions essentielles touchant le désarment et la non-prolifération nucléaires » et pour lancer la campagne d'action « WMD- We Must Disarm ! »
    (Nous devons désarmer !) pour un monde « exempt d'armes de destruction massive ». Ce, à quelques mois de la prochaine conférence de révision du traité de non-prolifération de 2010.
    Pour rappel, l'assemblée générale de l'ONU a décidé, en 1981, de créer une journée internationale de la paix. En 2001, alors que commence la décennie international pour la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix, les Nations unies en fixent la date au 21 septembre.
    « Cet appel au cessez-le feu est important, souligne Pierre Villard, président du Mouvement de la paix, car tous les conflits que l'on tente de résoudre par la force s'enveniment. Le contexte est également marqué par une prise de conscience grandissante, disons depuis l'invasion de l'Irak, de la part des opinions publiques, que la force ne résout rien. On voit d'ailleurs, en Afghanistan, que les solutions militaires ont du plomb dans l'aile. » Le Mouvement de la paix profitera d'ailleurs de cette journée, « qui appelle à une résolution politique des conflits », pour demander le retrait de toutes les troupes d'Afghanistan.
    Le contexte est également marqué par la probable décision de l'administration Obama de revenir sur le projet de Bush dit de bouclier antimissile, à savoir le déploiement de lanceurs en Europe centrale. « C'est une très bonne nouvelle. On aimerait qu'il y en ait plus souvent, commente Pierre Villard. C'est une décision qui est également à mettre au compte des populations de Pologne et de République tchèque qui se sont mobilisées contre ce projet. C'est vraiment intéressant car cela indique la poursuite par Obama d'une attitude de conciliation dans sa politique international. Il faut désormais que les choses se concrétisent. »
    Cette journée sera marquée par des initiatives à travers la France, de Paris, où un cortège s'est dirigé vers le Trocadéro dès hier après-midi, à Marseille, où le conseil régional de PACA accueille une soirée sur le thème « le monde, les enfants et la paix », en présence de la chanteuse Sapho, marraine de cette journée internationale de la paix, qui donnera son spectacle intitulé Universelle.
    Christophe Deroubaix

    (1) L'Humanité est partenaire de cet événement.

  33. mimi dit :

    Ce n'est sans doute pas de Yves Cochet qu'il s'agit !

  34. Hold-up dit :

    @ Langue Rouge

    Tout ce que tu me dis, je le sais ! Que la République ait été le produit aussi de son temps et des mentalités qui sévissaient alors, bien évidemment. Que les idéaux républicain (Liberté Égalité Fraternité) aient été souvent abolis ou détournés par tous les Vautrin (voir fabuleux article plus haut de Manuel de Dieguez) de la Réaction je le sais bien. Il n'y a aucun impensé chez moi vis à vis de la dite République et je sais bien qu'il faut toujours la remettre sur le métier.
    Par contre ta haine de la République Français ne me leurre pas. Ton impensé des tyrannies prolétariennes qui ont cru s'affranchir de l'État de droit Hérité de la Révolution de 1789 ne m'impressionne plus.
    Par héritage familial, on peut dire pour faire court que Staline bouffait avec Trotsky chaque premier dimanche du mois. Tu ne m'apprendras plus à croire à un " Socialisme " hors-histoire, reniant tout de l'évolution démocratique du Droit.

    Nous savons que faire systématiquement " Table rase " de tout, nous a fait perdre du temps, nous a fait reculer en arrière au niveau du droit et ce fut une régression totale frisant souvent l'arriérisme éhonté. C'est ce qui a couté cher à l'histoire révolutionnaire issue du mouvement ouvrier.

    Je n'idéalise pas la République, je sais qu'elle est toujours à réinventer; Elle le cadre il me semble le plus à même de recueillir en son sein le Socialisme. Hors cadre, le socialisme a tendance à virer très vite à l'autoritarisme, à la dictature et à la barbarie. Je ne l'invente pas, nous l'avons tous observé.
    De plus quand la Droite s'empare du pouvoir par la force. Que fait-elle ? Elle abolie la République et l'État de droit. Pétain ne fut à l'époque que l'actualisation de la haine de la République. On comprend pourquoi certains agitent aujourd'hui son fantôme tout en gardant pour l'extérieur l'apparat faussement Républicain.

    Tu comprendras pourquoi je ne cessais de parler de la 6 ° République. Une véritable République issue des Idéaux progressistes et issus du mouvement Ouvrier. Je crois à l'ancrage historique qui a trait à un peuple, à sa mémoire des luttes autant qu'à l'évolution de l'État de droit. C'est pourquoi le projet essentiel est celui de la 6° République Sociale.

    J'arrête là. Il est impossible par blog interposé de poursuivre la conversation.
    Nous en reparlerons.

  35. 4 Août dit :

    Et la poste, on en parle quand ?

  36. maxou dit :

    Le 3 octobre, partis de gauche et syndicats appellent tous les français à voter pour La Poste.
    « Nous allons montrer à quoi sert la gauche lorsque la droite est au pouvoir », annoncer Razzy Hammadi, secrétaire national du PS en charge des questions de service public. Manière pour le dirigeant socialiste de donner la ligne de conduite des dizaines de milliers d'élus sollicités ces jours-ci par les comités départementaux contre la privatisation de La Poste pour l'organisation du référendum citoyen du 3 octobre. Dans toute la France, ces comités ont fait parvenir des demandes officielles aux élus locaux afin que les mairies et les salles municipales accueillent la consultation populaire que le pouvoir n'a pas lui-même organisée. En Indre-et-Loire, le responsable du comité s'est joint à la sénatrice communiste, Marie-France Beaufils, pour expliquer aux élus qu'« à terme, dans les territoires considérés comme non rentables, ce sont les communes et les usagers qui devront payer les prestations postales ». « Nous ne nous résignons pas », écrit encore la maire de
    Saint-Pierre-des-Corps. Dans le Val-de-Marne où les nombreuses mairies communistes ont d'ores et déjà annoncé qu'elles ouvriraient leurs locaux, les comités planchent aussi sur l'organisation du vote devant les entreprises, dans les jours précédent le 3 octobre. L'union locale CGT de Bonneuil estime ainsi que 7 bureaux de vote seront installés devant les entreprises de la circonscription. Et le mouvement paraît tellement légitime que, dans les Côtes-d'Armor, le maire Modem de Saint-Brieuc réfléchit à accepter de prêter ses locaux. Restent donc deux semaines pour populariser la consultation.
    Pour retrouver la carte des bureaux de vote, le matériel de vote, les coordonnées et informations des comités départementaux : http://www.appelpourlaposte.fr

  37. lola dit :

    Avez-vous remarqué comment à l'heure des grands bouleversements de l'Histoire, les mots eux-mêmes sont redistribués?

    Typiquement: "extrême gauche", vieille rengaine des années du despotisme libérale dont l'unique vertue consistait à disqualifier quiquonque critiquait l'Ordre Mondial.

    Nous voilà désormais "gauche radicale" ou "gauche de gauche"...

    Evolution intéressante! Et même une petite victoire car des mots aux choses, il n'y a qu'un fil mince que la force des idées d'émancipations invite à tenir.

  38. maxou dit :

    « Maintenant, il faut vendre, vendre, vendre… »
    Cinq syndicats de La Poste appellent à la grève générale contre la privatisation. En avant-goût du mouvement national, 185 bureaux de Poste de Paris ont lancé une grève « illimitée » contre la dérive commerciale.

  39. etienne verpin dit :

    La bulle financière se regonfle peut-être mais cela ne sera sans doute pas pour longtemps. La situation des banques US est alarmante et elles commencent à sérieusement restreindre le crédit: lisez ceci: http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2781. C'est d'autant plus instructif qu'on ne peut guère soupçonner ceux qui alertent sur la situation d'être des affreux gauchistes. La conclusion rejoint la votre: on sera contraint à la monétisation de la dette publique, autrement dit à la planche à billet et à l'inflation.

  40. jennifer dit :

    Genial le résultat de Limours! cf post 76. Le PG est devant le PS! Et le PCF, il était où? Bien sûr le plus important c'est que la droite a gagné. Mais était-ce le cas avant? Quelqu'un le sait-il?

  41. jennifer dit :

    Un lapsus de Sarko: mais en quoi son inconscient l'a trahi? Pense-t-il que dans son cas, sa foi proclamée n'est en fait qu'une greffe, une entourloupe de plus pour se donner une aura idéologique religieuse?

    http://www.dailymotion.com/relevance/search/greffe+de+la+foie/video/xajapi_sarkozy-lapsus-greffe-de-la-foi_news

  42. Hold-up dit :

    @ Jennifer

    Limours 91 :
    PS 10% FdG19,6%

    FdG ! PG + PC - Le PC devait y être dedans...non ?

  43. jennifer dit :

    Langue Rouge
    Je suis bien d'accord sur beaucoup de choses que tu dis sur la République et la colonisation et cela me fait plaisir de l'entendre vu que j'ai souvent défendu ce point de vue, mais quand tu argumentes sur les institutions de la République, je voudrais juste te demander: la question n'est-elle pas tout simplement que quand les travailleurs se battent pour des acquis, c'est bien d'avoir des parlementaires qui traduisent en lois, c'est-à-dire dans des choses plus durables le rapport de force qu'ils ont gagné par leur lutte.
    Je dis cela parce que je ne comprends pas bien tout ce que tu argumentes sur les républicains qui défendent la République avant de défendre les classes travailleuses. Le PG ne défendra pas un gouvernement de droite sous prétexte qu'il est républicain. Tu te fourvois dans ton argumentation.

    Mais je suis d'accord avec toi: la République n'est pas une revendication de la classe ouvrière mais un mot d'ordre de la bourgeoisie révolutionnaire, à savoir du temps qu'elle fut révolutionnaire avant de devenir la classe oppresseur. Ce mot d'ordre avait son sens dans les pays s'émancipant de la monarchie, ou des dictatures (en Amérique latine). Mais ce n'était pas notre cas en France. En tout cas, avant Sarkozy. Avec lui, on pourrait se battre pour une "République sociale" mais j'insiste sur le "sociale", mot d'ordre qu'on retrouve dans le 18 brumaire de Marx. En gros, comme on me l'a expliqué ici: la république sociale c'est le socialisme...

  44. Hold-up dit :

    @Jennifer

    Mais c'est moi qui suis un peu rapide sur le coup.

    Le FdG est bien évidemment plus étendu que les seuls PC + PG !
    Pardon d'avoir omis mes amis de Gauche Unitaire, Socialisme et République, Les Alternatifs, Alter-écolo etc...

  45. 4 Août dit :

    Merci Maxou !

  46. jennifer dit :

    Oui Hold-up
    J'avais mal lu...

  47. jennifer dit :

    En tout cas, c'est un résultat extraordinaire. Comme quoi l'unité ça marche!

  48. Hold-up dit :

    @ Jennifer

    "Mais je suis d’accord avec toi: la République n’est pas une revendication de la classe ouvrière mais un mot d’ordre de la bourgeoisie révolutionnaire "

    Oui, Ok c'est sans doute vrai à la base mais le XX ° siècle est passé par là et il s'agirait tout de même de ne plus se voiler la face et d'enfin comprendre les ressorts qui ont fait que des révolutions progressistes ont débouché sur la Tyrannie. Ces tyrannies non plus n'étaient bien évidemment pas des REVENDICATIONS de la Classe Ouvrière - N'est -ce pas ? Alors quoi ? Quel procès de l'Histoire ?

    1 / Nous refusons la République tronquée par les classes possédantes qui n'ont eu de cesse de la détourner (Bonapartisme) ou de l'abolir (Pétain).

    2/ Nous refusons de voir la République défigurée par la synthèse bonapartiste et pétainiste qu'est aujourdhui le Sarkozysme matiné d'Atlantisme et de vassalisation accélérée à la puissance dominante du moment : à savoir les USA. (le péché- mignon de la droite éternelle : l'asservissement de soi au plus fort, désiré et toujours accompli) -

    3/ Nous faisons le procès des échecs des révolutions dites "communistes" et des dictatures prolétariennes. Attachés cependant farouchement au meilleur de la tradition ouvrière et populaire qui vise à l'émancipation des personnes et au dépassement du capitalisme toujours destructeur des êtres et des choses et de plus en plus délirant et en voie d'implosion avancée sous de sombres auspices pouvant précipiter à un nouveau conflit planétaire, nous nous hissons à notre responsabilité historique au fruit des expériences passées et nous revendiquons la République Sociale issue des luttes de1789, 1848, 1871, 1936, 1968 et réarrachons aux classes possédantes le projet RÉPUBLICAIN que celle-ci a désormais abandonné pour satisfaire ses appétits insatiables d'exploitation, déterritorialisés et tout puissants, pour reprendre maîtrise de notre destin en tant que peuple ouvert sur les peuples et non pas voulant les conquérir.

    4/ Le Nouveau Projet Républicain synthèse des aspirations émancipatrices de la classe ouvrière et de bien d'autres luttes, réaffirme ses intentions dans le projet fédérateur de la République Sociale (le Socialisme dans un État de droit) et en appelle au peuple POUR LA 6 ° REPUBLIQUE.

    [Merci de me lire encore].

  49. BORIS dit :

    Pour remettre les choses à l'endroit, Bernard Vera présenté par le FdG à Limours, est sénateur-maire, membre du PCF et inscrit dans le groupe CRC-PG au Sénat.


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