05juil 09

Jeudi en fin d'après midi nous étions trois cents peut-être autour de la fontaine Saint Michel pour exprimer notre soutien au peuple du Honduras qui lutte pour ramener son président chassé par un putsch. Pendant la manifestation nous avons eu un appel du président Zelaya (voir le film sur le site du Parti de Gauche). Dimanche, Manuel Zelaya tentait de rentrer par avion au péril de sa vie. A l'heure où j'écris, des centaines de milliers de manifestants déferlent dans la capitale du Honduras pour empêcher les putschistes de l'intercepter. C'est peu dire qu'une houle de dégoût me monte de l'estomac en voyant quel traitement médiatique est réservé à ces évènements. Je n'ai même plus envie de ricaner en voyant la molle absence des people de la gauche officielle et des grands champions des droits de l'homme. Dommage que le Dalaï-lama Lama ne soit pas hondurien. Dommage que les élections iraniennes n'aient pas eu lieu au Honduras. Dommage qu'il n'y ait pas de gaz géorgien au Honduras. Dans cette note je raconte. Et je parle aussi de l'emprunt Sarkozy.

HONDURAS

Si besoin était, ces évènements du Honduras nous dispensent d'avoir demain à nous justifier auprès des belles «grandes consciences» si promptes à nous montrer du doigt et à invectiver! Nous savions que leur indignation était souvent largement suggérée par le goût de plaire utilement. A présent leur larbinage de commande ne s'encombre même plus de précaution. En dehors des heures de bureau, une fois venue la saison des vacances, les bobocrates à grosse crête, faute de commande précise venue des grands centres de l'indignation mondiale, sont aux abonnés absents. Pourtant cette bataille là, au Honduras, c'est celle qui fera jurisprudence pour la démocratie en Amérique latine. Dorénavant, les années de plomb où l'on putschait impunément, peuvent être closes pour de bon. Quatre présidents latino américains attendent pour raccompagner à demeure dans sa capitale Manuel Zelaya. S'ils atteignent leur but, quelque chose d'historique se sera produit sur le continent. Grâce soit rendue à Hugo Chavez qui n'a pas laissé faire et a mobilisé tout ce qui pouvait l'être aussitôt qu'on connut la nouvelle. Raphael Correa (Equateur) et Fernando Lugo (Paraguay) ont assumé crânement leur rôle aussi. Voyons plutôt chez nous. Des phrases ambigües, dans le meilleur des cas. Et encore! Après une longue pause de silence, le temps de savoir de quel côté étaient les américains. Pendant la pause cependant les arguments des putschistes tenaient naturellement le haut du pavé. Le moment venu on récapitulera ce qui s'est écrit dans chacun des grands journaux de ce pays. Comme d'habitude à propos d'Amérique latine, le PS, noyauté jusqu'à l'os, a tenu son registre de complaisance approfondie pour la droite latino et les arguments des agences du Pentagone. Ainsi quand il déclare soutenir les tentatives de conciliation du Mexique. La «conciliation» entre des putschistes et les élus d'un pays, il faut oser! C'est comme si, en 1936, on avait poussé le gouvernement républicain espagnol à la «conciliation» avec l'armée du général Franco! Allende à la «conciliation» avec Pinochet! De Gaulle avec les généraux félons d'Algérie! Pourtant le PS a osé. Depuis que je n'y suis plus, il n'y a plus aucune résistance interne à la dérive atlantiste totale de la direction de ce parti. En fait je connais la vérité. Plus personne à la direction de ce parti ne s'intéresse à l'Amérique latine. Tout est donc écrit dans des bureaux que personne ne contrôle plus du tout et qui expriment seulement les influences auxquels certains se sont volontairement soumis. Informons d'ailleurs que le Mexique ne fait aucune «conciliation» du tout, vu que le président Zelaya et les autres présidents, forts de la condamnation prononcée par l'OEA et les Nations Unies, avancent frontalement pour le rétablissement du pouvoir Constitutionnel au Honduras. D'une façon plus large, le Mexique est absent de la scène. Ce soir, je tape ces mots après avoir eu deux conversations téléphoniques avec des camarades de l'entourage de Zelaya. Ils embarquent dans l'avion qui suit celui du Président. Eux ne sont pas censés atterrir au Honduras. Ils ne m'ont pas donné d'indications à ce sujet. Mais tous y convergeront, dans tous les cas, le moment venu, une fois l'avion de Zelaya posé. Car, juste avant Manuel Zelaya a décollé. C'est lui qui m'a appelé à la fontaine Saint Michel, jeudi. Si peu nombreux que nous ayons été, il était lui très impressionné et renforcé par l'idée qu'on se mobilisait pour son combat à Paris. Moi j'étais très ému d'entendre sa voix et je pensais à ce que nous étions en train de faire tous, c'est à dire régler leur compte aux gorilles et à leur commanditaire nord américain pour qu'il n'y ait plus jamais de putsch, et ce qui a été avec dans le passé: les arrestations et les disparitions et les tortures et tout le reste. L'autre jour j'ai eu des nouvelles des camarades de l'Uruguay qui s'activent pour la candidature de «pépé» Mujica à l'élection présidentielle au nom du «Front élargi». Pépé c'est quelqu'un, lui aussi. Il a été détenu deux ans dans un puits par les putschistes de l'Uruguay. Au total il a passé trois ans avec de l'eau jusqu'à la ceinture la moitié du temps. Compris?

Une rente nommée emprunt

Après mon passage sur France Inter, j'ai eu pas mal d'appels personnels, de mails et de SMS. Sans que j'en prenne la mesure sur le moment, mon argumentation à propos de l'emprunt a paru très intéressante à de nombreux amis. Ils m'ont donc demandé de reprendre par écrit mes arguments de manière à ce que chacun puisse les utiliser de son côté. Je le fais avec plaisir car je me suis bien amusé d'apprendre la pauvreté des arguments présentés par le PS sur le même sujet, Quand il dit quelque chose, bien sûr, et quand celui qui parle n'approuve pas Sarkozy! Ma ligne argumentaire est la suivante. Je pars du fait. Un emprunt va être lancé. Mais on ne sait pas pourquoi faire. D'habitude on sait d'abord ce qu'on va faire, non? Puis on cherche le moyen de le financer. Cette inversion fait sentir le loup dans la bergerie. Mais avant de le désigner il faut faire une pause et reprendre la réflexion. Si l'on emprunte c'est qu'on n'a pas. Ou pas tout. Pourquoi l'État de la sixième puissance économique du monde n'a-t-il pas de quoi? Réponse: parce qu'il a été méthodiquement appauvri. Bon. De tout cela je donnerai plus loin des détails chiffrés. Et maintenant venons en au loup. Qui va acheter des emprunts de l'État? Ceux qui ont de quoi. Ceux qui ont des réserves qu'ils peuvent immobiliser. Vu? Ça veut déjà dire qui ce ne sera pas. Qui n'a pas de réserve a immobiliser dans un emprunt? Je ne fais pas un dessin, tout le monde a compris. Donc je peux renverser la question: qui a des réserves? Devinez. Ceux là ont pourtant déjà été servis avec le bouclier fiscal, non? Justement. C'est là le moche de l'opération. Ceux qui ont reçu un chèque de l'État pour leur rembourser des impôts du fait du bouclier fiscal contribuent moins à l'effort commun. Ceux là vont maintenant recevoir davantage de la collectivité. Non seulement ils continueront comme les autres à bénéficier des services publics et de tout ce qui est payé par l'impôt de tous, mais en plus ils vont recevoir davantage. Ils vont recevoir quelque chose de plus que tous les autres qu'ils aident moins. Et que tous les autres vont se cotiser pour leur donner. Quoi? L'intérêt de l'emprunt auquel ils vont pouvoir souscrire avec l'argent reversé par l'État du fait du bouclier fiscal. 3 506 contribuables les plus aisés ont touché un chèque moyen de 116 000 euros. Ils peuvent s'en servir pour acheter de l'emprunt Sarkozy. Donc qu'est ce que cet emprunt? Une rente de l'Etat servie aux riches contribuables.

La stratégie d'appauvrissement de l'Etat

Nicolas Sarkozy sait parfaitement à quoi s’en tenir car c’est déjà lui qui avait supervisé en 1993 l’emprunt Balladur comme ministre du budget. Un emprunt qui a coûté en intérêts servis plus de 4 milliards de francs à l'État et qui a été remboursé grâce à des privatisations entre 1993 et 1995 (BNP et Elf Aquitaine notamment)! Pour bien comprendre le côté combine irresponsable de cette affaire, il faut savoir que depuis 30 ans, tous les gouvernements de droite ont été les champions de l’endettement car ils ont organisé l’appauvrissement de l'État. Le gouvernement Balladur dans lequel siégeait le petit Nicolas a multiplié par quatre la dette de l'État. En euros constants, les intérêts de la dette ont été multipliés par trois depuis 30 ans. Dans le même temps les investissements de l'État ont été divisés par 2. Depuis 2002, alors que la dette avait diminué sous Jospin, la dette est passée de 57 % du PIB à 67 % du PIB aujourd’hui. Car contrairement aux idées reçues, les recettes de l'État reculent depuis 20 ans! Elles représentaient 21 % du PIB dans les années 1980. Elles n'en représentent plus que 17 % aujourd’hui. Cela constitue une perte de recettes de 60 milliards annuels. Cette érosion des recettes de l'État a été organisée via des baisses régulières d’impôts. Mais aussi par la vente des entreprises nationales qui rapportaient à l'État d’importants revenus. Voyons cela. Depuis 2002, les réformes fiscales cumulées ont amputé de 30 milliards de recettes annuelles l’impôt sur le revenu, l’ISF et les droits de succession. Rien que le paquet fiscal 2007 de Sarkozy fait perdre 7 milliards par an à l'État: 2 milliards de droits de succession, un demi milliard de bouclier fiscal … Les niches fiscales ont atteint un montant de 73 milliards annuels de manque à gagner pour l'État via des exonérations ou réductions d’impôts sur le revenu ou d’ISF! 85 % des réductions d’impôts bénéficient aux 10 % des foyers les plus riches. Exemple de niches fiscales discutables: exonérations des revenus d’actions possédés par les salariés et mandataires sociaux, exonérations des revenus d’actions avec pacte d’actionnaires, exonération et abattement pour investissement immobilier locatif …réductions d’impôts pour emploi de personne à domicile. Résultat: l'impôt sur le revenu ne représente plus que 17 % environ des recettes fiscales, contre près de 22 % en 1993. Vient a présent mon deuxième argument concernant l'appauvrissement de l'État. On en parle jamais. Il s'agit des privatisations. Les privatisations qui amputent l'État de revenus durables. De 2002 à 2007, les gouvernements de droite ont vendu pour 47 milliards d’euros en privatisations. C'est le double de la période 1997-2002. Le record absolu de privatisation a été atteint en 2006 avec 17 milliards de ventes annuelles. Aujourd’hui il ne reste plus qu’une centaine de milliards (essentiellement EDF) et l'État s’est privé de ressources annuelles considérables. Quelques exemples de profits annuels d’ex entreprises publiques :

  • GDF Suez 6,5 milliards de profits 2008 (privatisé par Sarkozy en 2007)

  • France Télécom 4 milliards de profits 2008 (privatisation lancée par DSK en 1998 et achevée par les gouvernements Raffarin et Villepin)

  • Total 10,4 milliards de profits 2008 (privatisation débutée en 1986 et achevée en 1993-1995 par Balladur-Sarkozy)

  • Et même la BNP (privatisée en 1993 par Balladur-Sarkozy) 3 milliards de profits 2008. 

Cette liste incomplète représente 23 milliards de moins dans les caisses de l'État pour 2009. Deux fois le déficit de la sécu. Vous avez bien lu? Et pour quel mieux collectif tout cela a-t-il été vendu, et perdu ? Dès que je reprends la plume sur ce blog je vais traiter de ce sujet: nos marges de manoeuvre financières.
 


201 commentaires à “Le Honduras, l’emprunt Sarkozy”

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  1. 1
    Chris JOUS dit:

    Bonsoir cher Jean-Luc,

    I. Sur le Honduras...

    Je suis inquiet de voir que le président ZELAYA a décidé de revenir dans son pays contre la volonté de ses nouveaux chefs, au risque de se trouver en grand danger. Au mieux il risque de se faire arrêter puis de nouveau exiler, au pire tuer ou emprisonner. Il a du courage en tout cas et il faut le saluer et surtout le soutenir. D'autant plus fort que notre pays, notre Président, notre gouvernement, nos médias ne le font pas. Puissent les putschistes ne pas perdre la raison en agissant de manière inconsidérée. Puissent les Américains ne pas intervenir en faveur des nouveaux gouvernants. Puissent-ils enfin dire le Droit c'est-à-dire soutenir le pouvoir légitime mais là, même avec OBAMA, on rêve! Et ces vœux risquent de n’être que des vœux pieux. Que pouvons-nous faire nous Français ?

    Le Honduras est un « petit pays bien loin de nous » (je dis cela au second degré puisque j'ai répondu sur Marianne2.fr à un blogueur qui précisément méprisait ainsi ce pays) mais il est un cas d'école de l’Amérique Latine de notre temps et du temps notamment de Barack OBAMA. Selon le sens que prendront les évènements là-bas, selon que l’Amérique jouera un rôle traditionnel, restera à l’écart des évènements ou se « risquera » à un « jeu » novateur, les conséquences à long terme seront tragiques ou heureuses.

    La France pourrait et devrait parler fort et clair en tant que patrie des droits de l'Homme et nation initiatrice des Révolutions émancipatrices du XVIIIè siècle mais elle ne le fait pas. Inutile de s'en étonner même s'il faut s'en désoler et le dire fortement. Pourquoi ne pas initier une pétition via internet ? Ceci aurait l’avantage de montrer au Président légitime que le peuple français, en tout cas une partie, est avec lui et à travers lui est au côté du peuple du Honduras. 300 personnes en manifestation à Paris, c’est bien peu. Tous les Français ne peuvent pas se rendre dans la capitale pour mener cette action alors usons des moyens modernes.

    Puisque le pouvoir officiel de la France ne dit rien ou presque et que le prétendu principal parti d'opposition se désintéresse de la question, comme d'ailleurs le MODEM et l'UMP, reste à cette autre gauche en devenir, que vous portez, à délivrer le message républicain et démocratique qui est l'essence même de notre pays et la fierté de notre peuple.

    II. Sur l'emprunt hypothétique à défaut d'être hypothécaire encore que...

    Vous faîtes une analyse qui risque de heurter les oreilles Sarkozystes mais cette analyse est tout à fait pertinente. Je vais la résumer à ma façon « Cet emprunt c'est l'art d'être baisé deux fois! » Oui, c’est un véritable artiste notre Président! C'est vraiment rageant de voir en outre les principaux leaders socialistes se réjouir de cet emprunt, sans le dire mais tout en le disant et en espérant influer un peu sur son contenu. Après tout SARKO a dit que rien n'était décidé et que les décisions seraient prises après consultation alors, comme vous avez eu l’occasion de le dire avec humour, « chacun y va de sa lettre au père Noël » et notre Nicolas préféré se marre de voir le tintamarre que ça produit. Un peu plus de division à gauche avec ceux qui trouvent décidément le Président talentueux, intelligent, adroit et pourquoi pas bien inspiré et les autres qui se refusent à plier devant lui, subissant et assumant en cela les foudres olympiennes de tous ceux qui accusent cette partie de l’opposition qui ne s’est pas ralliée au Maître à penser et agir de s’opposer. Quelle drôle d’idée ! Quand le chef est aussi fort, toute contestation est illégitime enfin ! Et la critique doit laisser la place à la flagornerie. Il y a un journal qui l’a bien compris. Non je ne parle pas du Figaro ni de Valeurs Actuelles car ceux-ci sont de droite et leur soutien, même obséquieux, au Président est somme toute normal pour deux journaux tenus par la famille DASSAULT (le père tient le premier et le fils tient le second, ça ne s’invente pas !). Non, je parle du Nouvel Obs que l’on croyait de gauche. Tiens, fume c'est du Belge! Dorénavant, c’est plus compliqué. De gauche oui sans doute mais de la gauche de Saint-Germain-des-Prés qui aime tant ce Président-là !

    Un emprunt pour sortir de la crise ? Qui y croit vraiment? V’là un attrape-gogo de plus et le pire c’est que ça prend, ça semble marcher ! Chacun dans la bulle se dit qu’il y a du pognon à se faire et que ça va compenser un peu les pertes subies depuis quelques temps…

    Le trouble m’envahit pourtant ou plutôt il ne cesse d’être réalimenté par de nouveaux ferments de colère :

    1/ cet emprunt est annoncé pour plus tard par le Premier Consul pendant que le Premier Ménestrel semble vouloir réduire sa portée ou repousser son ouverture au delà de la date de péremption. Si c'est un effet d'annonce, on est coutumier du fait en France mais c'est toujours exaspérant de voir revenir cette pratique. Si c'est du lourd, alors pourquoi différer? Voudrait-on le mettre en place peu de temps avant les élections présidentielles pour en tirer profit? Non, allons donc, pourquoi allez-vous imaginer cela? ! C'est pourtant l'analyse la plus convaincante que j'ai entendu à ce sujet il y a quelques jours sur une radio mais hélas je ne sais plus ni exactement quand ni exactement où.

    2/ cet emprunt, loin d'aider à la relance et au progrès social, va aboutir à donner plus à ceux qui ont déjà eu plus et faire payer plus ceux qui déjà payent plus. C'est un peu de rab pour les uns (les pauvres, ils sont si nécessiteux nos riches) et c’est la double peine pour les autres (la masse des « économiquement faibles ») alors que SARKOZY, me semble-t-il, avait pourtant supprimé ce châtiment...

    III. La stratégie d’appauvrissement de l’État

    Je rebondis sur le rappel que vous faîtes des mauvaises habitudes balladuro-sarkoziennes et je ne parle pas ici des suites ou des prémisses de l'attentat de Karachi lequel semble une bombe à très forte puissance mais à détonation retardée... Ah si elle pouvait sauter non pas demain mais dans quelques mois...

    Non, je parle de la fâcheuse tendance de ces deux-là à aimer les déficits et de la dette. "Sa Courtoise Suffisance" (surnom donné en 1993 par le Canard enchaîné à notre ancien Premier Ministre BALLADUR) et son Trésorier « GO trouvetou », pardons son ministre des Finances et du Budget d'alors, devenu depuis calife à la place du calife (lui a réussi dans cette entreprise) pratiquent la dette et le déficit comme d’autres pratiquent le dépeçage des entreprises.

    Vous souvenez-vous de ce que disait Alain JUPPÉ, nouveau Premier Ministre après l'élection de Jacques CHIRAC en 1995 ? "La situation des finances publiques est calamiteuse". Et les Balladuriens alors de s'étouffer. "C'est de la mauvaise foi". "Ce sont des mensonges. "La France n'a jamais été aussi bien gérée » qu'ils disaient et c'est sans doute pour cela que le peuple avait dit m**** à ces gouvernants de génie en choisissant leur rival CHIRAC. Ils n'avaient pas tout compris au film qui venait de se jouer mais bon on ne va pas les blâmer, quand on vit dans la bulle et que l’on croit qu’Alain MINC parle comme les Français, évidemment on se prépare à de mauvaises surprises !

    Les accusations juppéennes d'alors qu’on avait pris pour de la médisance n'étaient pas sans fondement. Il est vrai qu'à force d'acheter des électeurs au prix fort, on vide les caisses. Et là je ne parle pas de corruption mais de cadeaux à diverses catégories sociales. Chacun s'en souvient et dans le cas contraire, il suffit de revenir aux sources.

    S'il y a un domaine dans lequel il faudra effectuer un virage à 180 degrés, c'est bien la politique économique et fiscale du gouvernement Sarkozy-Fillon. Bon évidemment, il y a beaucoup d'autres secteurs qui devront être pensés autrement et bien des choix qui devront être remis en cause (sur les libertés, sur la presse, sur les institutions, sur la politique étrangère et de défense, sur l'Europe...) mais la question économique et fiscale est sans doute avec celle du type de régime politique, la plus essentielle. C'est une révolution qu'il faudra entreprendre afin que notre économie soit enfin favorable à tous et pas seulement à la petite caste de nos nouveaux nomenklaturistes et afin que notre fiscalité soit enfin juste, conforme à l'esprit comme à la lettre de la DDHC selon laquelle chacun doit contribuer en fonction de ses capacités.

    Exit donc le bouclier fiscal qui n'est pas qu'un symbole à détruire, un privilège indû à abolir comme on l'a fait le 4 août 1789 une fin en soi mais le premier acte d’une politique de justice fiscale.

    Exit donc les franchises médicales qui font reposer sur le peuple le moins privilégié un fardeau que d’autres n’assument pas !

    Exit les défiscalisations des stocks-options! et des heures sup'qui au lieu d'améliorer la vie des petits salariés incite les employeurs à abuser du procédé.
    La question devra aussi être étudiée d'une nationalisation de secteurs dans lesquels le privé ne gère pas au mieux l'intérêt général mais excelle pour satisfaire les actionnaires. Je pense à l'eau, à l'énergie, aux transports (vous avez vu que les accidents liés à la libéralisation du frêt ferroviaire se multiplient et qu'ils entraînent désormais des morts).

    Je pense à la nécessité impérieuse de disposer au moins d'une banque publique sur fonds publics pour les Français qui ne peuvent pas assumer des crédits à taux usuraire de même qu'il faut une banque (la même ou une autre) destinée à aider à financer des investissements massifs dans les domaines d'avenir ou de service public essentiel (l'éducation, la santé, la recherche...).

    Cher Jean-Luc, j'ai enfin pu honorer ma promesse de vous soutenir financièrement en effectuant hier un don de quelques dizaines d'euros au profit du PG. Ce n'est que le premier. Je renouvellerai ce soutien d'ici peu. Tous les mois si je le peux. Et je ne vais plus tarder à prendre contact avec vos équipes locales du 06 et de Nice afin de joindre à ce soutien financier et verbal via ce blog une action de terrain.

    J'ai presque terminé la lecture de votre livre "En quête de gauche" et je dois dire que j'y ai trouvé beaucoup d'éléments très intéressants. Ce livre devrait être connu de tous les Français qui ne se satisfont pas du pouvoir actuel. C'est plus qu'un livre politique ordinaire. C'est une mise en perspective mondiale de problématiques que nous croyions nationales. C'est un solide argumentaire pour la reconquête. J'aurais l'occasion de vous faire part de quelques réflexions sur certaines questions que vous abordez. Je conseille en tous cas à ceux qui ne l'auraient pas encore lu de combler cette lacune. Après, j'attaquerai le dernier ouvrage de Jacques GENEREUX, "Le socialisme néomoderne" et ça promet encore un moment de réflexion intéressant.

    Amitiés républicaines

    Chris JOUS, Nice

  2. 2
    Hold-up dit:

    Répression des manifestants pacifiques à l'aéroport de Tegucigalpa

    L'armée à tué plusieurs personnes visiblement.Deux personnes ont visiblement été assassinées.

    Dictateur Roberto Micheletti, le peuple Hondurien aura ta peau et tu croupiras en prison pour le restant de tes jours ! Le peuple Hondurien est debout et il reprendra demain sa liberté !

    Prends peur maintenant ! Le peuple te pourchassera partout.Il viendra te chercher où que tu soit !

  3. 3
    Hold-up dit:

    L'avion de M.Zelaya est passé au dessus de la foule à basse altitude pour saluer la foule pacifique et honorer le peuple en lutte.

    Acclamé par la foule, l'avion a poursuivit son vol.
    Empêché d'atterrir à cause de dizaines d'obstacles importants mis sur la piste par l'armée putschiste, l'avion de M.Zelaya aurait été dirigé vers le Salvador, où de nombreux chefs d'État l'attendent pour donner suite à son retour au Honduras afin de restaurer la constitutionnalité de l'État Hondurien.

    La Police a tiré sur la foule pacifique. Deux morts ont bien été confirmés.
    Les fascistes sont de retour à Tegucigalpa.

  4. 4
    Annie dit:

    Petite coquille Jean-Luc, Fernando Lugo est président du Paraguay, pas du Guatemala ! (et le président équatorien est Rafael Correa)

    J'avais posté votre interview de FranceInter à tous mes proches dont beaucoup ont apprécié vos arguments.

  5. 5
    jennifer dit:

    Message reçu dans la nuit
    URGENT EN CE MOMENT REPRESSION AVEC TIRSDE BALLES PAR L'ARMEE A L'AEROPORT CONTRE LES MANIFESTANTS DESARMES ET PACIFIQUES QUI ENTOURENT L'AEROPORT POR RECEVOIR LE PRESIDENT ZELAYA QUI ARRIVE PAR AVION.
    DES MORTS ET DES BLESSES :

  6. 6
    filaplomb (éditeur de bonnes nouvelles !) dit:

    Dommage que Hénin-Baumont ne soit pas au Honduras, on y accorderait quelques lignes et photos…

    Pour l'emprunt, tout est juste, comme toujours mais les journalistes n'ont plus le loisir de faire de l'analyse !
    :-))

  7. 7
    jennifer dit:

    Chris Jous

    Oui tu es vraiment dans le voeu pieu comme tu le dis toi-même! Tes propos pacifistes passifs et tes voeux ne font pas une politique. Tu critiques Zelaya d'avoir voulu revenir mais alors comment tu proposes pragmatiquement de reprendre le pouvoir? Par tes voeux pieux, par de belles paroles verbales en regardant la nouvelle dictature s'installer?

    Je n'ai rien contre les pétitions, mais face aux armes des militaires tu proposes de belles pétitions car "La France peut et doit parler fort et clair en tant que patrie des droits de l’Homme ". Fortiche comme programme, pendant ce temps-là la dictature aura le temps de s'installer et de se consolider. Quid du peuple qui est descendu en masse dans la rue au Honduras? On le laisse se faire massacrer pendant qu'on s'indigne par voie pétitionnaire?

  8. 8
    anna dit:

    Jennifer, je t'en prie propose nous quelque chose de plus efficace qu'une pétition ou une manif à Paris où il est tout de même difficile de se rendre quand on habite le sud de la France. Aide nous à trouver autre chose qu'un voeu pieux et tout le monde te suivra

  9. 9
    Michel D. (PG11) dit:

    Avez-vous vu ceci ? :
    "La Cour suprême allemande conteste leTraité de LIsbonne"
    http://www.marianne2.fr/La-Cour-supreme-allemande-conteste-leTraite-de-LIsbonne_a181445.html

  10. 10
    Nipontchik dit:

    La mort de RL Dreyfus occupait hier les ondes radiophoniques bien plus que le coup d'Etat au Honduras ou le crash de l'avion des comoriens...

    Panem et circenses.

  11. 11
    Michel D. (PG11) dit:

    Pendant ce temps, chez nous... C'est la même logique :
    Communiqué

    "Hausse des frais d’inscription dans les universités
    Une sélection par l’argent

    Malgré les promesses de Mme Pécresse de ne pas augmenter les frais d’inscription, lundi 29 juin, en fin d'après-midi, ont été communiqués leurs montants pour la rentrée 2009. Pour la licence, ils augmentent de 1,2% portant la dépense par étudiant à 171 euros, pour le master une hausse de 2.2 % portant le montant à 231 euros et une augmentation de 2.2% pour le doctorat, portant le montant à 350 euros.

    A cette hausse s’ajoutent les frais de restauration, de sécurité sociale, de dossiers, de logement et de transport qui subissent également une augmentation. De plus, cette décision intervient alors même que les taux de bourses pour l’an prochain ne sont toujours pas connus et que 70% des étudiants en sont exclus.

    Depuis 2001, les frais d’inscription ont augmenté de 27% en licence et de 70% en master.

    Dans un contexte de crise financière touchant fortement les étudiants, cette hausse va s’ajouter aux difficultés des étudiants.
    L'argument, habituellement avancé par le gouvernement, de calquer ces hausses sur celle de l'inflation ne tient plus et ce sont les étudiants qui en font - une fois de plus - les frais.

    Nous ne sommes pas les seuls en Europe à pratiquer ainsi, puisqu’en Grande-Bretagne : la hausse des droits d'inscription à l'université est de 2% et il a été annoncé un gel des bourses étudiantes

    Par cette décision, Valérie Pécresse aggrave les conditions de vie étudiantes. Alors que plus de 50% des étudiants sont obligés de se salarier pour financer leurs études et que plus de 100 000 étudiants vivent sous le seuil de pauvreté, cette nouvelle augmentation est un frein à la démocratisation de l’enseignement supérieur et restaure une ségrégation sociale inacceptable.
    Pour la première fois cette année, la part d’une génération accédant à l’enseignement supérieur est en recul.
    Dans la logique de la loi LRU et du démantèlement des services publics que la FERC Sup CGT combat férocement, l’étudiant est considéré désormais comme un client qui doit payer toujours plus cher le service qu’on lui rend.
    Pour la FERC Sup CGT, ce service, la nation lui doit et, pour elle, il s’agit là d’un investissement social utile !

    Montreuil, le 3 juillet 2009"

    + J'ai appris récemment que dorénavant, pour ré-expédier une lettre, il ne suffit plus de barrer l'adresse, inscrire la bonne (ou la temporaire), et mettre à la boîte : non, il faut repayer l'affranchissement.

  12. 12
    BARDY Dominique dit:

    Au sujet du Honduras, je penses qu'il faut que nous soyons vigilent et que le Président Zelaya retrouve ses responsabilités et que la démocratie voit le jour dans son pays pour le bien être de son peuple mais aussi pour tous les peuples.
    Au sujet de l'emprunt, tes explications permettent de bien comprendre ce que Sarko et ses sbires ont dans la tête.
    Au Parti de Gauche, n'est il pas possible de sortir un tract qui nous permettrait d'introduire les discussions avec les citoyens et aussi ce qui est important de faire des adhésions pour notre parti. Il y va de l'avenir du Parti de Gauche mais également du Front de Gauche ou Front Populaire, termes que je préfère à Front Républicain car cela me fait penser aux élections de Beaumont où à cause d'une gestion indigne le Front National a failli gagné la municipalité. De voir la gauche s'entre déchirée au détriment des citoyens et ensuite de s'allier avec la droite qui est contre nature car le Modem est de droite. Mais quand on voit au PS des têtes allées au gouvernement, quand on voit le trésorier du Modem rentré au gouvernement, on ne doit plus être étonné. Désastreux pour la gauche, mais je penses sincèrement que si tu n'avais pas été avec d'autres à la base de la création du PG, on en serait aujourd'hui au même point qu'en Italie. Plus de gauche, plus de perspective d'un changement pour notre peuple. Cela doit nous encourager à aller plus de l'avant, à être engager pour gagner en 2010 et faire qu'un vrai espoir puisse naître pour 2012.

  13. 13
    julie dit:

    en réponse à Anna p.8

    il faut continuer à faire savoir, par mail, par poste, par téléphone, par SMS, en morse et en patois, comme tu veux, mais fais-le!
    et tu peut ajouter le communiqué de soutien pour le Perou:

    Au Pérou, les mobilisations continuent contre les projets du gouvernement d'Alan Garcia de permettre l'exploitation totale des ressources de la forêt amazonienne dans le cadre des traités de libre-échange en cours de négociation avec les Etats-Unis et, d'autre part, l'Union européenne. Des grèves nationales auront lieu dans tout le pays du 7 au 9 juillet.. Il s'agira pour les mouvements sociaux et populaires de dénoncer, aussi, la politique de répression violente du gouvernement. Lors des manifestations du mois de juin dans le département amazonien de Bagua, ce dernier a brutalement réprimé les opposants au projet. Il est responsable de la mort d'une trentaine de militants (des dizaines ont été blessés), et de l'arrestation de centaines d'autres.

    Le Parti de Gauche s'est solidarisé avec ces mouvements depuis plusieurs semaines. Il participe à un collectif d'organisations (pour la plupart associatives et animé par le Collectif des péruviens en France) qui appelle à un rassemblement :

    le mercredi 8 juillet
    à partir de 18 heures
    à la Place de la République
    Metro République

  14. 14
    Nipontchik dit:

    "La «conciliation» entre des putschistes et les élus d’un pays, il faut oser! C’est comme si, en 1936, on avait poussé le gouvernement républicain espagnol à la «conciliation» avec l’armée du général Franco! Allende à la «conciliation» avec Pinochet! De Gaulle avec les généraux félons d’Algérie! Pourtant le PS a osé. Depuis que je n’y suis plus, il n’y a plus aucune résistance interne à la dérive atlantiste totale de la direction de ce parti. " (Jean-Luc Mélenchon)

    euh...Blum avait "osé" proner la non-intervention en 1936. Tout n'était pas rose avant que vous quittiez le PS, Sénateur!

  15. 15
    Nipontchik dit:

    "Depuis 2002, alors que la dette avait diminué sous Jospin, la dette est passée de 57 % du PIB à 67 % du PIB aujourd’hui. Car contrairement aux idées reçues, les recettes de l’État reculent depuis 20 ans! Elles représentaient 21 % du PIB dans les années 1980. Elles n’en représentent plus que 17 % aujourd’hui. Cela constitue une perte de recettes de 60 milliards annuels. Cette érosion des recettes de l’État a été organisée via des baisses régulières d’impôts. Mais aussi par la vente des entreprises nationales qui rapportaient à l’État d’importants revenus. Voyons cela. Depuis 2002, les réformes fiscales cumulées ont amputé de 30 milliards de recettes annuelles l’impôt sur le revenu, l’ISF et les droits de succession. Rien que le paquet fiscal 2007 de Sarkozy fait perdre 7 milliards par an à l’État: 2 milliards de droits de succession, un demi milliard de bouclier fiscal … Les niches fiscales ont atteint un montant de 73 milliards annuels de manque à gagner pour l’État via des exonérations ou réductions d’impôts sur le revenu ou d’ISF! 85 % des réductions d’impôts bénéficient aux 10 % des foyers les plus riches. Exemple de niches fiscales discutables: exonérations des revenus d’actions possédés par les salariés et mandataires sociaux, exonérations des revenus d’actions avec pacte d’actionnaires, exonération et abattement pour investissement immobilier locatif …réductions d’impôts pour emploi de personne à domicile. Résultat: l’impôt sur le revenu ne représente plus que 17 % environ des recettes fiscales, contre près de 22 % en 1993."(Jean-Luc Mélenchon)

    Si mes souvenirs sont bons, il me semble que c'est en 2000 avec Jospin et Fabius (à l'économie) que la gauche a baissé les impots (et s'en est vantée!). Il s'agissait (avec comme pendant la PPE pour les populations ainsi précarisées et lumpenisées, ce qui économisait aux "entreprises" l'effort d'augmenter les salaires) de gagner les voix des classes moyennes pour la présidentielle de 2002.
    La suite évidemment on la connaît.

  16. 16
    Nipontchik dit:

    je n'arrive pas à poster des liens, vraiment dommage parce qu'1 petite recherche avec:

    "Fabius baisse impots 2000"

    donne des résultats que les citoyens de 2009 doivent absolument se procurer!

  17. 17
    anna dit:

    Je pense que la solution de Julie (13) est bonne mais pas très originale. Transmettre les informations trouvées sur ce blog à ceux dont nous avons les adresses est, j'imagine, ce que nous faisons tous plus ou moins. Dans tous les cas, je le fais.

    Voilà l'idée à retenir: un mélange du commentaire 1 et 12, c'est à dire une pétition ici sur ce blog adressée à son responsable. Si nous demandons tous un tract d'urgence au PG peut-être que Jean-Luc Mélenchon pourrait nous aider à le faire rédiger et mettre sur le site PG où nous pourrions le décharger, l'envoyer à nos contacts et le prendre avec nous pour commencer la discussion avec les autres.

    Personnellement je soutiens l'idée de Dominique Bardy.

  18. 18
    olivia dit:

    Bonjour tout le monde

    Esperons que ce post passe car je ne suis pas publiée une fois sur deux... Nous verrons bien!
    Laicité (désolée, je ne sais pas faire le i tréma sur mon ordi, alors que j'y tiens beaucoup):
    http://www.marianne2.fr/Un-prof-de-Riposte-Laique-agresse_a181443.html

  19. 19
    marillion dit:

    @olivia

    Pour écrire laïque tu frappes sur le clavier sur maj (ou grosse flèche vers le haut) puis sur le circonflexe, tréma, puis sur le i. Tu verras ça marche.

  20. 20
    olivia dit:

    Dédicaces spéciales @ Marillion:

    http://latelelibre.fr/index.php/2008/03/il-faut-sauver-les-semences-kokopelli/
    (25 mars 2008)

    http://www.dailymotion.com/search/illuminati/video/x9s0is_voila-qui-confirme-quils-veulent-no_webcam

    http://www.dailymotion.com/search/illuminati/video/x9rwd5_complot-illuminati-medias-complice_news

    laÏque laÏ (impossible d'avoir le bas de casse!)

  21. 21
    Natalie Béraud dit:

    Un peu d'air dans ce climat de désinformation ou de silence total des médias (ce qui revient au même) avec cet article d'Acrimed sur la façon dont les événements du Honduras ont été traités par nos journalistes français.

    http://www.acrimed.org/article3178.html

  22. 22
    Arnal dit:

    @olivia

    SHIFT + " ¨ " puis tu relaches la touche SHIFT et tu frappes (mais pas trop fort) la touche " i "

    bon courage ;)

  23. 23
    Arnal dit:

    pour info : SHIFT = MAJ

  24. 24
    olivia dit:

    ï yep, Arnal, laïque, j'écris enfin ton nom...
    Merci :-)

  25. 25
    Hold-up dit:

    Manuel Zelaya promet de revenir au Honduras

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/manuel-zelaya-promet-de-revenir-au-honduras_772357.html#xtor=AL-447

    Télésur :http://www.telesurtv.net/solotexto/senal_vivo.php

    Le dictateur du Honduras va déclencher une guerre civile, c'est clair.

    Au delà des apparences on peut dire que c'est le premier coup d'État de M.OBAMA.On va pas être naïf.

  26. 26
    Nipontchik dit:

    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/07/06/la-gauche-doit-se-rassembler-au-dela-des-partis-politiques_1215573_3232.html#ens_id=647065

    On voit bien ce qu'il y a derrière cet appel... Mais Marianne va plus loin en balançant les noms des opportunistes qui vont communier 66 av des Chps Elyséesau nom de l'anti-productivisme.
    Quand on prétend affronter l'idéologie dominante, autant ne pas le afire à moitié, sinon on creuse sa propre tombe (au moins électorale).

  27. 27
    staelens dit:

    Merci Jean Luc de continuer à être le seul homme politique français solidaire des peuples d'Amérique latine. Nous devons continuer de diffuser ces infos car ce qui se passe là-bas est fondamental dans la lutte contre le libéralisme.
    Une question pourquoi ne mentionnes-tu pas Cristina Kirschner dans ton article puisqu'elle faisait partie du groupe des Présidents qui accompagnaient Zelaya ?
    De même, pas un mot dans ton blog sur les élections législatives en Argentine dont les résultats sont aussi préoccupants pour l'avenir de l'Argentine......

  28. 28
    jennifer dit:

    Anna
    Je répondais à Chris avec une certaine colère post n°1 qui critiquait Zelaya d'essayer de revenir au Honduras. Je soutiens au contraire cette initiative des pays d'Amérique latine que je trouve formidable, même si elle a échoué.

    Voilà ce que Chris écrit: "Je suis inquiet de voir que le président ZELAYA a décidé de revenir dans son pays contre la volonté de ses nouveaux chefs, au risque de se trouver en grand danger. Au mieux il risque de se faire arrêter puis de nouveau exiler, au pire tuer ou emprisonner."

    Es-tu d'accord avec ce qu'il dit?

    Quant à faire un tract du PG je suis plus que d'accor. Cela s'impose comme solidarité et pas seulement à distribuer aux gens qui viennent aux rassemblements mais aussi dans la rue. Mais le vrai problème c'est qu'il y a très peu de monde dans les rassemblements, autour de 200 personnes. Certes le PG est vraiment bien représenté sur ce peu de monde, mais peu de camarades se sentent impliqués, ou alors ils sont en vacances.
    Je pense qu'on est victime de la censure médiatique sur cela. dans les réunions du PG, les gens oublient d'en parler. Même moi à mon dernier comité, il y avait tellement de choses à dire que je n'ai pas pris l'initiative alors que le coup venait d'avoir lieu.

    Par ailleurs, personnellement je diffuse un maximum toutes les info aux membres du PG, et à d'autres mais visiblement cela n'est pas assez pour les convaincre de venir aux rassemblements. Au moins sont-ils informés...

  29. 29
    jennifer dit:

    Le Honduras et la politique "à deux voies" des Etats-Unis.

    Hugo Moldiz Mercado

    05 07 09

    Il faut, jusqu'à ce que le président du Honduras, Manuel Zelaya, soit de retour à Tegucigalpa, muni de tous les pouvoirs stipulés dans la Constitution Politique de l'Etat de ce pays d'Amérique centrale, être attentif à la politique "à deux voies". Notre Amérique a trop fait l'expérience des habiles "embrouilles" diplomatiques de la Maison Blanche et de la capacité de ses organismes du renseignement à créer des confusions pour, finalement, arriver à leurs fins.

    "La politique à deux voies", les Etats-Unis l'ont développée contre la Révolution nicaraguayenne, au cours des années 80. Les deux tactiques d'une seule et même stratégie (vaincre le sandinisme) ont combiné la guerre - à partir de la base militaire située au Honduras - et la promotion de dialogues demandés par des secteurs opposés à l'intervention militaire, mais tout aussi opposés à Daniel Ortega, alors président. Tant l'organisation, le financement des "contras" que la fabrication d'espaces de dialogue ont servi à éroder le gouvernement révolutionnaire. Et en 1989, le FSLN a perdu le pouvoir conquis par les armes en 1979.

    Mais, si l'exemple ci-dessus se trouvait disqualifié par le temps écoulé ou justifié par le fait qu'il s'est produit en pleine Guerre Froide, le cas de Haïti suffit à prouver le double discours qui sert de base aux agissements de la bourgeoisie impériale. Le dimanche 29 février 2004, un coup d'Etat renversait le président Jean Bertrand Aristide. Les Etats-Unis et la OEA condamnèrent durement l'interruption du processus institutionnel démocratique. Puis ce fut le tour d'une lettre de démission du président haïtien, lettre divulguée sans confirmation préalable. L'espoir de ceux qui misaient - compte tenu de la position états-unienne - sur le retour du président à Port au Prince, est allé en diminuant à mesure que les jours passaient et dans la mesure où l'empire travaillait à l'instauration d'une transition tenant compte des secteurs en conflit.

    Les déclarations de la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, l'après-midi du dimanche 28 juin, semblent confirmer les données de l'expérience historique. "Lorsque je parle de soutenir le travail de l'OEA, je me réfère à un travail avec les partis du Honduras, pour que tous les partis concernés fassent un pas en arrière et analysent de quelle façon leurs institutions démocratiques devraient fonctionner", a déclaré cette fonctionnaire états-unienne de haut niveau. Qu'aura voulu dire Clinton avec ce "il faut comprendre que beaucoup de choses sont en jeu pour maintenir la démocratie; nous ne voulons pas aller en arrière et nous voulons que tous les partis jouent un rôle responsable à ce sujet".

    Souhaitons que le "ne pas aller en arrière" ne soit pas un aval accordé à la destitution de Zelaya, qui ne bénéficie pas du soutien des partis au Congrès National, pas même du Parti Libéral, au nom duquel il a gagné les élections 2005 dans le but d'assumer des positions latino-américanistes; et que ce ne soit pas non plus un : on efface tout et on repart à zéro, grâce auquel les protagonistes du coup d'Etat - le premier de l'ère Obama - ne seraient ni jugés ni condamnés.

    Ni Dan Restrepo ni Clinton n'ont émis une condamnation de l'enlèvement de Zelaya, puis du coup d'Etat, dans les termes que l'on pouvait attendre d'une administration qui se dit intéressée à reconstruire ses liens avec l'Amérique latine. Qui plus est, notre attention est attirée par la déclaration de la vice-présidente du Congrès du Honduras, Marcia Villeda, à CNN, selon laquelle, pendant plus d'une semaine, elle a recherché une solution capable d'éviter la consultation, au cours de dialogues auxquels participait l'ambassadeur des Etats-Unis, Hugo Llorens.

    D"autres lectures des événements - comme celle de la chercheuse Eva Golinger - conduisent à mettre l'accent sur la participation du Pentagone et de la CIA, ce qui, de toute façon, soulève une quantité de questions sur la réelle information dont a disposé l'administration Obama avant et pendant le coup d'Etat; encore qu'il semble exagéré de suggérer que la cause du coup d'Etat se trouverait dans une expulsion des militaires états-uniens du Honduras.

    Les Etars-Unis - qui, dans la première moitié du 20ème siècle, disposaient d'une United Fruit et d'une Rosario Minning contrôlant quasiment les 100 % des exportations de bananes et de minéraux - ont une base militaire à Soto Cano, à 97 kilomètres de la capitale; et les militaires honduriens ne font à peu près rien sans le consentement de leurs confrères des Etats-Unis. Il est certes peu probable que les militaires honduriens aient pu activer ce coup sans le consentement des hauts commandements militaires installés dans ce pays; ou sans que le service du renseignement états-unien, très actif dans ce pays d'Amérique centrale, se soit rendu compte de ce plan antidémocratique.

    Ce qui ne fait pas de doute, c'est que la réaction de la Maison Blanche s'est modifiée selon que la scène hondurienne et internationale révélait une condamnation catégorique du coup d'Etat que la bourgeoisie de ce pays, profondément liée à des compagnies états-uniennes, a lâchement perpétré, soutenue par le silence médiatique contre la démocratie et le gouvernement légitimement établi. Au début, Obama, par la voix de Dan Restrepo, a exprimé sa préoccupation (pas de recours au mot condamnation) à l'égard des faits survenus et il a exhorté "les Honduriens (à) résoudre leurs problèmes sans la participation d'une quelconque interférence étrangère". Au cours de l'après-midi, le conseiller de l'administration démocrate pour l'Amérique latine a répété à peu près les mêmes mots.

    Les Etats-Unis ont fini par se plier à la condamnation internationale conduite par les pays membres de l'ALBA-TCP. Ils ne pouvaient pas faire autrement, le coût eut été trop élevé. Mais cela ne signifiait pas que la bourgeoisie impériale n'allait pas rééditer la "politique à deux voies". Renoncer à la subversion et à a contre-insurrection reviendrait à nier sa nature même.

    Notre Amérique n'est plus celle des années 70. La rapide réaction des gouvernements progressistes et révolutionnaires, en dépit du comportement des moyens d'information transnationaux, a été décisive pour éviter la consolidation du régime de fait. Par ailleurs, puisque nous parlons des médias, TeleSUR a prouvé, au cas où des doutes auraient subsisté, à quel point la décision de la créer fut à bon escient.

    C'est pourquoi, et pour que le Honduras ne soit pas le Nicaragua des années 80, ni le Haïti de l'année 2004, il est indispensable d'augmenter la pression des peuples et des gouvernements de Notre Amérique et de rester vigilants sur ce que les Etats-Unis seraient à même de faire. Le Honduras peut n'être qu'un ballon d'essai.

    ----------------------

    original en espagnol sur teleSUR,

    trad. LM.

  30. 30
    jennifer dit:

    peut être pas une guerre civile. Il y a une radicalisation soudaine des masses qui sont descendues dans la rue pour défendre leur président. C'est vrai qu'ils ont arrêté plein de dirigeants (125 il y a quelques jours) mais le soutien international et latino est un cadre qui peut faire qu'ils arrivent à convaincre. Il y avait aussi des bataillons qui avaient rejoint le peuple la semaine dernière. On mesure mal comment le mouvement de masse résiste et s'il s'organise. Pour qu'il y ait une guerre civile il faut qu'il y ait beaucoup de gens qui soutiennent la dictature. il peut être aussi possible de l'isoler. On va voir... Le pire c'est une répression tout azimuths, un bain de sang et là ils n'ont pas encore vraiment décidé cela et les exhortations de Zelaya sont aux manif pacifiques tandis que lui il poursuit avec l'aide de l'ALBA des discussions diplomatiques. Il avait l'intention de poser aujourd'hui des questions directes et claires à l'Administration de Washington. Suivons de près ce qui se sera passé.

    Obama n'a pas vraiment intérêt à embraser la région et à se retrouver avec toute l'Amérique latine à dos. Je ne suis pas sûre qu'il ait les moyens d'une telle politique.

  31. 31
    Doxine dit:

    A quand une radicalisation des masses en France ? Ce que Mélenchon explique sur la vente aux enchères des biens communs de la République est bien ressenti par les citoyens, le dépeçage des services publics continue, et depuis quelques jours on discute en deuxième lecture une loi sur le statut des fonctionnaires (et soi-disant leur mobilité) qui prépare la suppression massive de postes, dans l'attente de reprise par le privé des missions de service public rentables...Silence radio général ! C'est les vacances, d'accord, mais la rentrée sera douloureuse et sur les médias nul ne s'oppose à cette destruction programmée. Petit rappel : "La liquidation des services publics, ça suffit comme ça !"
    C'était il y a si longtemps ?

  32. 32
    Annie dit:

    @staelens (post 27) : Jean-Luc Mélenchon avait les yeux rivés sur les élections législatives argentines, qui ont été un échec pour les Kirchner, la présidente se trouvant en difficulté, mais il y a eu le coup d'état hondurien. La défaite de Cristina K. n'est pas étonnante vu les conflits récents qu'elle avait avec les paysans. Cependant, je ne comprends pas comment les argentins peuvent voter autant à droite, eux qui ont connu la faillite du pays en 2001 (et qu'on pourrait connaître aussi) ; bon, il est vrai que la gauche là bas est divisée, même si Projecto Sur porte l'espoir à gauche. Ce serait bien si Jean-Luc Mélenchon pouvait nous donner ses impressions sur Projecto Sur.

    @Chris Jous, il faut effectivement rappeler la qualité du livre "En quête de gauche" et de la biblio de Jacques Genereux.

  33. 33
    vanessbibi dit:

    Le PC n'a-t-il pas vu les conséquences d'une alliance solide ? Pourquoi hésite-t-il à pérenniser le Front de Gauche qui serait élargi au NPA ?

  34. 34
    BA dit:

    Silvio Berlusconi aurait voulu envoyer un message subliminal au reste de la planète qu’il n’aurait pas trouvé mieux. Dévasté par un tremblement de terre, L’Aquila est effectivement le meilleur endroit pour réunir cette semaine les dirigeants du G8. Rien n’illustre mieux l’état du monde actuel que des ruines rafistolées de bric et de broc.

    C’est vrai : il y a aux Etats-Unis, notamment dans la finance, quelques voix pour expliquer que le pire est passé. Que la crise de 2008 n’était que l’éclatement d’une bulle du crédit. Que la purge est désormais faite et que les choses vont repartir comme avant. Les banques n’ont-elles pas déjà remboursé les aides publiques ? Les bonus ne sont-ils pas de retour ?

    Les cent cinquante intervenants (dont une soixantaine d’intervenants étrangers) qui se sont exprimés les 4, 5 et 6 juillet lors des 9èmes Rencontres d’Aix-en-Provence, organisées par le Cercle des économistes, ont, dans leur immense majorité, tenu des propos plus alarmistes.

    Il y a d’abord ces chiffres, terrifiants, de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). D’avril 2008 à avril 2009, le chômage a crû de 40 % dans les pays les plus riches. De 2007 à 2010, il devrait même y avoir 26 millions de chômeurs en plus, un bond de 80 %, sans précédent en si peu de temps. "Le plus gros de la détérioration reste à venir", a mis en garde Martine Durand, responsable de l’emploi.

    Or, selon Patrick Artus (banque Natixis), "les emplois perdus le sont de façon irréversible". "On fabriquera moins de voitures et moins de biens durables. Où seront créés les emplois de demain ? On ne sait pas", reconnaît-il.

    Même Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, doute : "Nous avons créé une entité nouvelle, l’économie mondialisée, dont nous découvrons la fragilité. L’avenir n’est écrit nulle part en ce moment."

    Selon le scénario de Patrick Artus, dans trois ou quatre ans, la dette des pays de l’OCDE va dépasser leur produit intérieur brut (PIB). Résultat : "Il va falloir diminuer la protection sociale, le nombre de fonctionnaires et augmenter les impôts", prévient-il.

    Personne n’a défendu l’idée d’un grand emprunt public comme la France s’apprête à le faire. "Autant boire un pastis pour guérir une gueule de bois", tranche l’assureur Denis Kessler, ancien numéro deux du Medef.

    Alors qu’Angela Merkel promet de baisser les impôts tout en réduisant les déficits publics allemands, qu’au contraire Nicolas Sarkozy s’efforce de théoriser les bienfaits du surendettement et que, dans les pays industrialisés, la petite musique du protectionnisme se fait de plus en plus insistante, le président de la BCE met en garde les gouvernements comme il ne l’a jamais fait jusqu’ici : "Nous avons créé une économie financière mondialisée, il faut évidemment une gouvernance mondiale. Mais le G20 ne suffit pas. Chaque pays doit internaliser les effets de sa politique sur ce bien supérieur collectif qu’est l’économie mondiale."

    En clair, par leurs excédents excessifs (Chine aujourd’hui, Allemagne demain) ou des déficits qui le sont tout autant (Etats-Unis aujourd’hui, France demain), les gouvernements sapent une mondialisation dont ils ne se sentent pas responsables mais dont chacun profite.

    Si solution il y a, elle ne peut être que collective. Or rien n’est moins sûr. On l’a vu au second semestre 2008 : sans Europe volontariste, pas de coopération mondiale possible. "Il y a une demande d’Europe, y compris en Chine. Car, depuis cinquante ans, l’Europe porte la régulation", analyse l’ancien commissaire européen Mario Monti. "Mais je ne suis pas sûr qu’il y ait une offre d’Europe", rajoute-t-il aussitôt.

    Entre la France et l’Allemagne, qui se tournent le dos, la Commission Européenne aux abonnés absents et les Britanniques qui pensent avant tout à sauver la City et tuer dans l’oeuf toute tentative de régulation, l’Europe a déjà perdu l’influence qui était la sienne, en novembre 2008, au G20 de Washington.

    Ceci explique-t-il cela ? Alors que le G20 de Pittsburgh, en septembre 2009, sera déterminant, notamment pour juger de la capacité des politiques à réguler une finance à nouveau folle, Christine Lagarde s’est montrée étonnamment peu ambitieuse. "Le G20 de Pittsburgh sera surtout l’occasion de dresser le procès-verbal de ce qui aura été mis en oeuvre", estime la ministre française de l’économie. De quoi donner raison à Robert Reich, l’ancien secrétaire au travail de Bill Clinton, qui juge que le poids des lobbies est sans doute trop puissant pour que Barack Obama puisse vraiment gagner contre Wall Street.

    Ce serait une très mauvaise nouvelle. Certains imaginent déjà un scénario catastrophe : échec de Pittsburgh suivi, au début de l’année 2010, par l’annonce de bonus records dans la finance, et une augmentation inédite du nombre des faillites et des licenciements.

    Denis Kessler, pour lequel "les troisièmes années de crise se caractérisent souvent par du populisme, du protectionnisme et du patriotisme", aurait alors vu juste.

    N’y a-t-il donc aucune raison d’être optimiste ? Si. Trois. L’Asie émergente ne résiste pas si mal, les besoins sont immenses pour accueillir trois milliards d’habitants supplémentaires d’ici à 2050 et, surtout, les économistes sont loin d’être infaillibles.

    Frédéric Lemaître.

    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/07/06/et-si-la-crise-economique-ne-faisait-que-commencer-par-frederic-lemaitre_1215722_3232.html

  35. 35
    BA dit:

    En exclusivité pour Mediapart, l’un des hommes-clés de «l’affaire de Karachi» s’exprime pour la première fois. Ancien agent de la DST, Claude Thévenet est l’auteur des fameux rapports «Nautilus» révélant que l’attentat de mai 2002 contre des employés de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi, qui coûta la vie à onze Français, pourrait avoir eu pour cause le blocage de commissions, sur fond de guerre Chirac/Balladur.

    L’interview dévastateur pour le clan Balladur-Sarkozy est lisible sur le site des familles des victimes de l’attentat de Karachi :

    http://www.verite-attentat-karachi.org/?p=169

  36. 36
    jennifer dit:

    http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/8135453.stm

    Et ils ont peur de nous parce que nous n'avons pas peur:
    http://www.aporrea.org/tiburon/n138125.html

  37. 37
    jennifer dit:

    Ce que les medias ne disent pas sur le Honduras, c'est l'immense mobilisation populaire en faveur de Zelaya. C'est quelque chose d'inédit ce président qui essaie d'atterrir et qui tourne sans arrêt dans le ciel tandis que de 100 à 200 000 manifestants entourent l'aéroport (ce qui est gigantesque dans un pays de 7,5 millions d'habitants)... et les militaires qui l'empêchent d'aterrir.
    Moi j'ai plutôt confiance maintenant. Mais on verra.
    La mobilisation dans le monde doit se poursuivre. De nouvelles organisations se sont jointes aux appels au rassemblement. Je pense qu'il y en aura un mercredi sans doute...
    Continuons à informer et à demander aux élus et personnalités autour de nous de prendre position, faire des déclarations publiques, communiqués.

  38. 38
    jennifer dit:

    ce rassemblement pour le Pérou va sans doute se transformer en un rassemblement pour le Honduras qui devient l'unique priorité en ce moment. Le sort de toute l'Amérique latine se joue au Honduras

    Voilà l'appel au rassemblement

    Rassemblement de solidarité avec le Pérou le 8 juillet
    Lundi, 06 Juillet 2009 06:22 Commission Internationale
    Au Pérou, les mobilisations continuent contre les projets du gouvernement d'Alan Garcia de permettre l'exploitation totale des ressources de la forêt amazonienne dans le cadre des traités de libre-échange en cours de négociation avec les Etats-Unis et, d'autre part, l'Union européenne. Des grèves nationales auront lieu dans tout le pays du 7 au 9 juillet.. Il s'agira pour les mouvements sociaux et populaires de dénoncer, aussi, la politique de répression violente du gouvernement. Lors des manifestations du mois de juin dans le département amazonien de Bagua, ce dernier a brutalement réprimé les opposants au projet. Il est responsable de la mort d'une trentaine de militants (des dizaines ont été blessés), et de l'arrestation de centaines d'autres.

    Le Parti de Gauche s'est solidarisé avec ces mouvements depuis plusieurs semaines. Il participe à un collectif d'organisations (pour la plupart associatives et animé par le Collectif des péruviens en France) qui appelle à un rassemblement :

    le mercredi 8 juillet
    à partir de 18 heures
    à la Place de la République
    Metro République

  39. 39
    Hold-up dit:

    Pour information :

    "Tribune libre / Humanité 6 Juillet 2009.
    Des pistes fécondes pour élargir le Front de gauche
    Par Pierre Laurent, responsable de la coordination nationale du PCF

    Comment riposter et donner un avenir à une perspective politique progressiste ?
    Le remarquable succès de la soirée qui vient de se tenir le 3 juillet à la Mutualité, à l’initiative des partenaires du Front de gauche, confirme, s’il en était besoin, le potentiel d’élargissement et d’approfondissement de la démarche du Front de gauche. La qualité et la représentativité des grands témoins qui avaient répondu présent, la richesse des échanges qui ont eu lieu tout au long de la soirée, la disponibilité partagée pour des constructions positives qui respectent le rôle de chacun, l’exigence de projets communs permettant aux forces de transformation sociale de reprendre durablement l’initiative face au pouvoir de droite ont marqué cette soirée. Le pari de la tenir à cette date improbable a été réussi. L’affluence était au rendez-vous. Cela doit faire réfléchir. L’attente est bel et bien là. Et, plus que cela, la conviction que nous jouons, là, l’avenir de toute perspective politique progressiste. Les espaces de rencontres ouverts par les militants communistes dans les fêtes locales ou départementales qu’ils tiennent depuis le début de l’été, les discussions poursuivies sur le terrain, dans les luttes, les entreprises ou les quartiers, confirment également ce potentiel. Cela invite à déployer cette démarche tout l’été jusqu’à la Fête de l’Humanité, en saisissant toutes les occasions d’ouvrir le dialogue, en ouvrant en quelque sorte à travers de multiples rencontres décentralisées un espace public de débat national sur les perspectives d’un projet politique de transformation sociale. L’objectif que nous nous sommes fixé au lendemain de l’élection européenne – poursuivre, enraciner et élargir la démarche du Front de gauche – est à notre portée parce qu’il va au-devant d’un large besoin de convergences dans la riposte comme dans la construction d’alternatives. À celles et ceux qui s’interrogent sur les chemins concrets d’un élargissement du Front de gauche, ces premières initiatives indiquent une direction féconde : le travail sur le projet. C’est-à-dire, indissociablement, le travail d’élaboration des politiques nouvelles dont notre pays a besoin et le travail de construction des majorités, qui nous donneront les moyens de les porter au pouvoir et de les mettre en oeuvre avec succès. C’est ce travail de projet qui unira toujours plus largement, qui fondera des bases toujours plus solides pour le rassemblement, qui ancrera la démarche populaire qui fait encore largement défaut à la construction engagée. Il faut inventer en marchant les espaces partagés de ce travail. Les acteurs potentiels du Front de gauche ne sont pas seulement les militants ou les soutiens de tel ou tel de nos partis politiques, ce sont aussi des citoyens, des acteurs engagés du monde social, des électeurs ou des abstentionnistes de toute sensibilité à gauche qui ont un besoin urgent d’ouvrir des perspectives à leur vie et à leurs combats. Lutte contre les inégalités, transformation du travail, sécurisation de l’emploi, relance de la protection sociale, services publics, démocratie sociale, droits nouveaux des salariés, défense des missions publiques et sociales des métiers, écologie et nouveau mode de développement, avenir de la planète, droits et libertés, Europe… rien que les pistes évoquées lors de la soirée du 3 juillet fournissent déjà quantité de sujets et de matière à de possibles ateliers de travail sur le projet, à de possibles luttes communes. Bien entendu, ce travail va de pair avec l’interpellation continue qui doit être la nôtre à l’égard de toutes les forces de gauche et écologistes qui se déclarent intéressées à ouvrir, face à la droite UMP, une nouvelle perspective de transformation sociale. Il ne suffit pas aux uns ou aux autres de faire des déclarations chacun dans leur coin, en continuant en fait de tenter de structurer l’avenir autour de leur propre conception. Le rassemblement souhaité par notre peuple suppose indissociablement unité et cohérence du projet. Il est donc indispensable d’agir pour résorber le décalage patent entre l’éclatement du paysage politique et les attentes populaires d’un projet rassemblé. Et de le faire en imposant comme fondation de toute construction la nécessaire réponse à ces attentes populaires. Le Parti communiste, comme les autres partenaires du Front de gauche, multiplie à cet effet les rencontres bilatérales. Nous souhaitons pour notre part, comme nous l’avons indiqué, une rencontre rapide des partenaires du Front pour tirer ensemble un premier bilan de ces rencontres et du 3 juillet. Notre objectif doit être clairement de faire bouger les lignes, par les luttes et le débat politique, en poussant par exemple à sortir de leurs rails de certitudes les forces qui veulent continuer leur chemin comme si de rien n’était : écologistes qui pensent pouvoir échapper à la confrontation avec les logiques capitalistes, socialistes qui continuent de penser contre toute évidence que le monde de la gauche tournera éternellement autour d’eux et de leurs choix, militants d’extrême gauche qui persistent à vouloir tenir à l’écart l’objectif d’aller gouverner quand c’est précisément le renoncement à l’ambition de réconcilier pouvoir et transformation sociale qui décrédibilise la gauche aux yeux du peuple… À tous, nous disons qu’il y a plus et mieux à faire dans l’intérêt de notre peuple. Nous ne voulons pas de murs considérés comme intangibles entre nous, mais pas non plus de rassemblements factices ou artificiellement tactiques. Nous voulons construire du solide pour notre peuple, pas à pas, déterminés dans la durée, en élaborant de manière transparente nos projets communs. Nous abordons la perspective des élections régionales dans cet esprit. Mais le paysage est déjà dessiné, nous dit-on, et les lignes tracées. Il ne nous resterait qu’à choisir entre les deux places qui nous sont réservées, celle du renoncement à la majorité ou celle de l’alignement. Avec le Front de gauche, nous avons d’autres ambitions de projets et de conquêtes. L’heure n’est pas à en rabattre. Les urgences de la crise nous poussent à tout le contraire. Le travail autour de ces ambitions est, nous en avons la conviction, la voie la plus féconde d’un élargissement réussi et durable du Front de gauche. C’est ce travail qu’il faut amplifier sans attendre."

  40. 40
    Gilles dit:

    Ce n'est pas spécifiquement la présidence Zelaya qui doit être défendu, c'est la légalité constitutionelle et démocratique

  41. 41
    Hold-up dit:

    Honduras: "Etats-Unis et Onu haussent le ton contre le régime de transition" :

    http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-07-06/honduras-etats-unis-et-onu-haussent-le-ton-contre-le-regime-de/924/0/359047

    Et regardez ce que colporte comme contre-vérité le dictateur R.Micheletti :

    "Selon la police, les deux partisans de M. Zelaya ont été tués par des militaires, une version contestée par le ministre des Affaires étrangères du régime de transition, qui évoque des tirs entre "groupes antagonistes".

    Vous aurez vu la mauvaise foi total de ce pouvoir qui n'assume même pas sa propre terreur ! Des tirs entre " groupes antagonistes " la bonne blague :

    Jugez plutôt : http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/8135453.stm

  42. 42
    Françoise GUYOT dit:

    Cher Jean Luc,

    Je suis arrivée en retard au boulot pour pouvoir t"écouter jusqu'au bout sur France Inter...Tu as parlé aussi des retraites, et je t'en remercie, car il me semble que ce sujet intéresse les Français plus que les partis politiques semblent le penser...
    A mon grand soulagement, tu as enfin dit ce que j'attendais: travailler, quel que soit le travail, est par définition fatiguant, surtout lorsque l'amplitude des journées augmente (au revoir les 35h), lorsque le travail du dimanche devient "normal", lorsqu'il faut travailler plus pour gagner plus, lorsque la perspective de la retraite s'éloigne à mesure que l'on avance en âge...Le débat sur la pénibilité est une embrouille insupportable, qui a déjà servi à Fillon et Chérèque pour enfumer les salariés en 2003, Distinguons nous du PS et disons clairement que la France a les moyens de payer des retraites aux travailleurs avant leur "repos éternel".

  43. 43
    jennifer dit:

    Coup d'Etat: ce qui s'est passé à l'aéroport le 6 juillet 2009
    Eva R-sistons
    Rappel

    "Le président de l´assemblée générale de l´ONU Miguel d´Escoto accompagne le président Zelaya dans ce vol vers le Honduras. Les présidents Fernando Lugo, Rafael Correa et Cristina Fernandez le suivent dans un vol séparé a destination du Salvador voisin. CNN, dont la "couverture" du coup d´État, a été dénoncée par le Président Zelaya, répète a l´envie les instructions de Micheletti de ne pas laisser l´avion atterrir au Honduras."

    Je suis les événements en direct, les avions avec leurs Présidents tournent toujours, ils veulent atterrir. Pendant pas mal de temps, les pistes d'atterrissage sont vides. Un camion, quelques voitures le long de la piste. C'est tout. On ne voit personne, que l'avion qui tournoie.

    Et soudain, le peuple envahit l'aéroport ! Il prie, il chante, et au bout de quelques mn, on entend des coups de feux ! Et maintenant, les assassins de la démocratie, au service des USA, chargent !

    Il y a plusieurs TV, les officielles, particulièrement CNN, qui ont arrêté de diffuser, ou qui passent des séries ou du foot. Juste au moment où les civils se font tirer dessus ! Seule fonctionne en direct, fidèlement :

    http://www.telesurtv.net/solotexto/senal_vivo.php

    Voici des notes prises, au fur et à mesure

    En Espagnol (je le parle presque couramment). la TV montre l'avion qui ne peut atterrir ! Les militaires font à nouveau régner la terreur contre les peuples, la CIA est derrière pour reprendre la main sur tout le continent ! Démocratie d'assassins de la liberté et des citoyens !

    Le Honduras vit un coup d'Etat contre un Président démocratiquement élu, et cela n'émeut pas les médias occidentaux comme pour l'Iran (destabilisé par l'Etranger) !

    6 juillet 2009, 2 h 02

    Les avions tournent toujours, interdits d'atterrissage, avec plusieurs Présidents (ONU, Honduras, Argentine, Equateur..) à bord... et maintenant le peuple envahit l'aéroport ! Il prie, il chante ! (Ce sont des peuples très croyants, j'ai partagé leur vie en A. Latine, je les connais, ils sont sincères, spontanés, authentiques !). Cela dure peut-être un quart d'heure...

    Quelle page d'Histoire, les manifestants, par centaines, défient les putschistes !

    On entend des coups de feu ! Le peuple défend la liberté, au péril de sa vie !

    Il y a des chats, à droite de l'écran, commentaires en direct, des messages, pas seulement des images, et il semble que l'incroyable se passe, des policiers contre les militaires au service des pustchistes ! Il y a des blessés, semble-t-il ! Tout ce que les médias taisent !

    02:45

    Oui, les militaires sont en train de tirer contre le peuple non armé manifestant pacifiquement pour le rétablissement de la légalité ! Je les vois, ils sont désarmés, ce sont des civils, et ils tombent ! 2 morts, dit-on à plusieurs reprises ! Tout a basculé en quelques instants !

    Je regarde CNN au lieu de la télé locale indépendante - ils ont éteint au moment où l'Armée a chargé ! Je reprends la télé locale... Plusieurs morts, maintenant ! On voit les blessés en sang, emportés !

    02:53

    J'ai voulu participer au chat avec les habitants du Honduras, j'ai envoyé mon mot, et Blogger a interrompu ! Alors j'ai ressayé le site, impossible, les TV officielles, et d'abord CNN, se taisent, j'ai enfin une chaîne qui montre le peuple dans les rues, ils descendent en masse, et puis sur l'aéroport quelques vues, les blessés, les morts,...
    ça y est j'ai retrouvé la bonne chaîne.

    Le Président du Honduras atterrit au Nicaragua - Ortega l'accueille, il parle, je fais du direct, là, comme si vous y étiez !

    Le Pt du Honduras parle, il est très calme, très déterminé, il incarne la légalité, et puis Ortega prend la parole, il y a la Pte d'Argentine, Cristina, à côté de Zelaya, elle est atterrée, défaite, et puis le Pt d'Escoto prend la parole pour dénoncer les putschistes ! Le passé latino-américain ne doit pas resurgir, les militaires ne doivent plus confisquer la démocratie !

    Les manifestants de l'aéroport, je suis témoin: Tous désarmés. Certains sont en moto. D'autres portent un drapeau....

    3 h 30

    C'est fini, du moins pour ces événements-là, Zelaya a dit qu'il reviendrait dans son pays, qu'il était le Pt élu légalement, et puis il y a les Pt autour de lui, dont Cristina, il sont au Nicaragua avec Ortega.

    CNN se lance dans des considérations électorales, quelques vues de l'aéroport, aucun mot, aucune image sur les blessés et les morts, ils n'existent pas, rien sur les militaires qui ont tiré sur des civils désarmés, je suis témoin ! Je n'ai pas vu d'armes, ils étaient à mains nues, seulement drapeaux et motos... CNN parle maintenant des élections du Mexique. Je vais voir sur les autres chaînes latino-américaines...

    Sur Canal de xmega, un court résumé, et on donne la parole aux putschistes.

    Ici, EN VIVO desde Py, du sport.

    Real Mamore vs Boliviar, du sport.

    OlmecaTV, pause.

    En définitive, à part http://www.telesurtv..net , sports, séries, pause, infos élections, quelques mots sur le Honduras - rien sur les dramatiques événements de l'aéroport ! Elle est belle, l'info ! C'est gênant de montrer les putschistes tirer sur le peuple venu défendre son Président élu!

    Un dernier mot : L'aéroport avait été bouclé. Pendant une heure, les avions ont tourné, pas de manifestants sur les pistes d'atterrissage. Je suppose que les manifestants, trop nombreux, ont forcé les barrages pour, enfin, se retrouver au milieu de l'aéroport !

    On verra ce que diront les infos. Là, c'était une page d'Histoire, du direct..

    3 h 59

    Si, il paraît qu'il y aurait des mouvements de troupe à la frontière du Honduras...

    Rideau, du moins pour le moment.

    TOUS LES EVENEMENTS EN DIRECT ICI :
    http://es.justin.tv/xmega

    Source: Eva R-sistons

  44. 44
    jennifer dit:

    Bonjour Hold up
    Selon ce que j'ai entendu, il paraîtrait que la police s'est retirée à l'aéroport et donc ce sont les militaires qui ont tiré. C'est vraiment important que la police ait refusé de se joindre à la répression à ce moment clef.

  45. 45
    jennifer dit:

    Jean-Luc Mélenchon sur France 24

    "Le putsch contre Hugo Chavez a échoué, le putsch contre Evo Morales a échoué [respectivement en 2002 et 2005, NDLR]… Si celui au Honduras échoue, on pourra dire que l’Amérique latine sera passée à une nouvelle étape de son histoire, où la démocratie est défendue d’un bout à l’autre du continent"

    http://www.france24.com/fr/20090702-honduras-opinion-analyse-jean-luc-melenchon-putsch-coup-etat-honduras-position-etats-unis-obama

  46. 46
    anna dit:

    Jennifer

    Je suis bien d'accord avec toi, en particulier j'ai partagé ta colère contre le paragraphe du texte de Chris Jous que tu cites, mais je t'ai répondu un peu sèchement simplement parce que la vie m'a appris qu'on ne prend pas les mouches avec du vinaigre et que le reste du texte de Chris méritait, je trouve, qu'on n'insiste pas sur ce paragraphe.

    Que le Honduras devienne le sujet le plus important c'est clair. J'aime le site de Michel Collon et je viens d'y lire le texte que tu as posté (41). Il y a aussi beaucoup d'autres textes très intéressants. Le problème c'est que depuis avant hier il n'y avait plus d'accès au site. La censure avance à grand pas semble-t-il. Au cas où le site serait à nouveau bloqué je vous joins cet article très pédagogique

    Notre fil rouge pour décoder l'info :
    les 5 règles de la propagande de guerre
    A chaque guerre, coup d’Etat ou agression menée par l’Occident, les grands médias appliquent ces cinq « règles de la propagande de guerre ». Employez vous-même cette grille de lecture lors des prochains conflits, vous serez frappé de les retrouver à chaque fois :

    1. Cacher l'Histoire.
    2. Cacher les intérêts économiques.
    3. Diaboliser l’adversaire.
    4. Blanchir nos gouvernements et leurs protégés.
    5. Monopoliser l'info, exclure le vrai débat.
    Application au cas du Honduras – Juillet 2009

    1. Cacher l'Histoire. Le Honduras est l’exemple parfait de la « république bananière » aux mains des USA. Dépendance et pillage colonial ont provoqué un énorme fossé riches-pauvres. 77% de pauvres selon l’ONU. L’armée hondurienne a été formée et encadrée - jusque dans les pires crimes - par le Pentagone. L’ambassadeur US John Negroponte (1981-1985) était surnommé « le vice-roi du Honduras ».

    2. Cacher les intérêts économiques. Aujourd’hui, les multinationales US (banane Chiquita, café, pétrole, pharmacie…) veulent empêcher ce pays de conquérir son indépendance économique et politique. L’Amérique du Sud s’unit et vire à gauche, et Washington veut empêcher l’Amérique centrale de suivre la même voie.

    3. Diaboliser l’adversaire. Les médias ont accusé le président Zelaya de vouloir se faire réélire pour préparer une dictature. Silence sur ses projets sociaux : augmentation du salaire minimum, lutte contre l’hyperexploitation dans les usines-bagnes des firmes US, diminution du prix des médicaments, aide aux paysans opprimés. Silence sur son refus de couvrir les actes terroristes made in CIA. Silence sur l’impressionnante résistance populaire.

    4. Blanchir nos gouvernements et leurs protégés. On cache le financement du putsch par la CIA. On a présenté Obama comme neutre alors qu’il refusait de rencontrer et de soutenir le président Zelaya. S’il avait appliqué la loi et supprimé l’aide US au Honduras, le coup d’Etat aurait été vite arrêté. Le Monde et la plupart des médias ont blanchi la dictature militaire en parlant de « conflit entre pouvoirs ». Les images de répression sanglante ne sont pas montrées au public. Bref, un contraste frappant entre la diabolisation de l’Iran et la discrétion sur le coup d’Etat hondurien « made in CIA ».

    5. Monopoliser l’info, exclure le vrai débat. La parole est réservée aux sources et experts « acceptables » pour le système. Toute analyse critique sur l’info est censurée. Ainsi, nos médias empêchent un vrai débat sur le rôle des multinationales, des USA et de l’UE dans le sous-développement de l’Amérique latine. Au Honduras, les manifestants crient « TeleSur ! TeleSur ! » pour saluer la seule télé qui les informe correctement.

    http://www.michelcollon.info/

  47. 47
    Carol DEBY dit:

    Voilà une excellente réponse donnée par Mélenchon (post 43) au message de Chris Jous (post 1), et qui doit rassurer Jennifer, encore toute palpitante d’une saine colère.
    Revenir au Chili, s’il avait réussi à échapper à ses assassins, aurait été impossible, dans les années 1970, pour Allende. Toute l’Amérique latine était sous la botte des pro-consuls américains et sous le contrôle de la CIA : c’était le plan Condor, qui était strictement et impitoyablement appliqué.
    La situation a incroyablement changé. D’ailleurs, si les putschistes se sont contentés d’expulser Zelaya, c’est qu’ils ne sont plus du tout sûrs d’eux.
    Chris Jous a réagi comme si on se trouvait encore dans le début de la décennie 1990, ne tenant pas compte des bouleversements survenus au début du siècle présent : formation de plusieurs gouvernements réellement de gauche en Amérique du Sud et affaiblissement très important des USA, retour de la Russie parmi les très grandes puissances. Ajoutons à cela les défaites de l’axe Washington- Tel-Aviv : victoire du Hezbollah, cessation des menaces d’attaque de l’Iran et victoire-éclair des Russes sur les Géorgiens soutenus par les States. Ne pas oublier les grandes coalitions que les atlantistes essayent de faire ignorer, dont l’Organisation du Traité de Shanghaï n’est pas la moindre.
    Oui, les temps ont changé, Monsieur Chris Jous. Le retour au pouvoir de Zelaya ne s’accompagnera pas d’un bain de sang, si un blocus efficace est appliqué, qui affaiblira une Junte déjà cahotante. La marche vers la liberté des peuples sud-américains continuera.

  48. 48
    julie dit:

    Honduras et traitement médiatique en France:
    http://www.acrimed.org/article3178.html

  49. 49
    dudu87 dit:

    Bonjour à vous,
    Si je suis d'accord avec @Anna et M. Collon et même si nous ne sommes plus en 1974 (Chili), la bête immonde (Cia, Forces spéciales US via Pentagone) n'est pas morte! Elle a même les dents bien aiguisées... Le danger, bien réel celui-là, est que les instances capitalistes mondiales ont créé des instances d'enrôlement, de "formation", de "cassage" de l'opinion publique mondial même créé des milices de mercenaires (véritables commandos d'attaque, Irak) et qu'ils peuvent semer la terreur dans n'importe quel pays. Ils n'ont plus besoin des états, c'est la théorie "Bilderberg" Leurs réseaux sont nombreux et la liste n'est pas close:
    http://www.syti.net/Organisations.html
    Alors prudence pour le Honduras qui peut gagner à une condition, c'est que les menaces de rétorsion contre toutes les multinationales étrangères à l'Amérique latine soient réelles. Ou est passez le Brésil dans tout ça?

  50. 50
    Gilbert dit:

    La meilleure façon de lutter contre la désinformation, c'est de faire circuler cet article d'Acrimed :
    http://www.acrimed.org/article3178.html

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