08mar 09

Vous pouvez visionner ce discours en vidéo ci-dessous, et retrouver sur le site du Front de Gauche, les autres discours prononcés au meeting du Zénith.

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Comme nous sommes heureux de nous retrouver si nombreux et si ardents! Et ce n’est que le début. Merci à tous ceux qui, par leur travail et leur dévouement militant ont rendu possible ce beau moment. A présent d’ici, c’est au pays tout entier que nous nous adressons, avec gravité et sens des responsabilités.

La limite atteinte

Chers concitoyens qui nous écoutez, comme vous, nous avons conscience d’entrer dans un moment charnière de l’histoire de notre pays et du monde. Devant nous est commencé l'effondrement du système construit sur la financiarisation et la marchandisation de toutes les activités humaines. Chacun commence à bien sentir que la rapacité, l'égoïsme, la cupidité du modèle d’accumulation capitaliste de notre temps conduisent la société humaine à l’abime. Ainsi on voit bien que le changement climatique est commencé. Il porte en lui des bouleversements inouïs. Notre écosystème est en cause. Impasse du capitalisme. Impasse du productivisme. Les bases même de la civilisation contemporaine atteignent leur limite sous nos yeux.

Les esprits sont disponibles

Dès lors bien des gens révisent leurs anciennes certitudes. Dorénavant, ils sont prêts à entendre ce qu’ils n’auraient pas écouté hier. Dépassement du capitalisme, nationalisation, planification écologique ne sont plus des mots bizarres. En quelque sorte, les esprits sont devenus disponibles. Un grand chambardement est engagé. Dans la vie et dans les têtes. Beaucoup de gens recherchent honnêtement des points d’appui pour réfléchir et agir utilement. Ils ne pensent pas seulement à leur situation personnelle. Ils cherchent des solutions bonnes pour tous. Ils sentent bien qu’il va falloir écrire un autre futur collectif, une autre civilisation, c'est à dire non seulement un autre partage des richesses mais aussi d'autres modes de vie, d'autres façons de produire et de consommer. L'action politique doit être à la hauteur de cette exigence! C’est une immense responsabilité. Cette responsabilité, nous ici, nous proclamons que nous l’assumons.

Quelle gauche nous sommes

Chers concitoyens, le Front de Gauche vous propose un autre chemin pour le peuple français, pour l’identité républicaine de notre patrie et pour l’Europe. Nous sommes la gauche stable et concrète. Nous sommes la gauche qui s’intéresse au pays davantage qu’à elle-même. Nous sommes la gauche qui sait qu'on ne peut en finir avec la crise sans quitter le système économique et politique qui l'a provoqué… Nous mesurons l'ampleur de la tache. Nous savons qu'elle nécessite une nouvelle majorité politique et une intense implication citoyenne. Donc nous prenons nos responsabilités. Voilà pourquoi nous sommes la gauche qui sait se rassembler, et pas celle qui cultive les divisions. Nous nous unissons pour rendre possible le rassemblement du peuple lui même.

Un programme, une stratégie

Chers concitoyens, nous ne vous mentons pas. Ce que nous vous disons aujourd’hui à propos de l’Europe nous l’avons défendu avec constance et sans jamais céder depuis que nous nous sommes mobilisés ensemble pour la victoire du non à l’Europe libérale en 2005. Nous nous présentons devant vous, franchement, honnètement,
-avec un programme: changer d’Europe, nous allons le présenter tout au long de la campagne électorale.
-avec une stratégie concrète pour constituer une nouvelle majorité politique populaire: le front de gauche,
Une nouvelle insurrection civique
Chers concitoyen, comme en 2005, nous appelons à une insurrection civique contre le programme que vient de rappeler le communiqué commun des chefs d'État européen à Bruxelles. Alors quoi ? Encore ? Je lis : 
• «plein respect des règles de concurrence»
• «Souligner que le protectionnisme n’est pas une réponse à la crise actuelle»
• «promouvoir l’ouverture des marchés» «au niveau mondial» et «au plan interne.
C'est consternant! Voila le bilan de cette folie: l’Europe ce devait être la solution, mais maintenant l’Europe c’est le problème. L’Europe va mourir du libéralisme. Pour nous il faut faire le contraire de ce programme.
-moratoire immédiat sur toutes les ouvertures à la concurrence: rail, poste, électricité!
-bouclier douanier sélectif au frontière de l'Europe pour tarir le dumping social et réduire l'empreinte écologique du contenu des échanges commerciaux
-abolition de la semaine de 65 heures, – -salaire minimum interprofessionnel dans tous les pays
-critères de convergence sociale par le haut,
-instauration d'un droit de veto suspensif sur les licenciements pour les Comités d'entreprises européens

La solution c'est le peuple

Comment y parvenir? Nous ne sommes pas le camp des résignés et des «à quoi bon». Nous, nous croyons que notre pays contient une formidable réserve d’énergie, de savoir faire, de dévouement pour peu qu’on s’adresse à qui la possède: le peuple, la classe des salariés, madame et monsieur tout le monde, les femmes et les hommes du rang qui chaque jour font tourner la machine du quotidien, du mieux qu’ils peuvent, leur grand cœur tout entier dans l’ouvrage. Nous affirmons qu’il est vain de s’en remettre à l’homme ou à la femme providentiels, de se laisser intimider par les belles personnes qui caquètent ou les puissants qui pérorent!
Nous nous proclamons que face au tohu-bohu qui s’avance, toute la solution est dans le peuple, dans son intelligence collective, dans son implication civique dans sa volonté politique. Libérer cette énergie populaire tel est le projet du Front de gauche.
Notre premier adversaire c’est l’abstention
Alors s’il en est ainsi, si l’implication populaire est bien la clef de toute solution, alors l’élection européenne est une chance. Oui une chance car le peuple va parler. Le peuple doit parler. Il a le pouvoir avec ses bulletins de vote de renverser la donne. Il peut imposer ses priorités politiques. Nous voulons commencer maintenant, de cette façon, la révolution par les urnes dont ce pays à tant besoin. C’est pourquoi, nous disons des à présent que notre premier adversaire dans cette élection c’est l’abstention. Le peuple absent des urnes! C'est le rêve de tous ceux pour qui le peuple présent dans la politique est un cauchemar. C'est déjà un scandale que le découpage de ces circonscriptions bidons destinées seulement à réserver la grosse part aux grosses bouches! Alors n'allons pas, en plus, leur servir les plats!

Une élection politique décisive

Ceux qui disent que cette élection ne compte pas vous enfument! Comment pourrait-elle ne pas compter! C’est la première élection politique nationale depuis la présidentielle! Les bulletins de vote vaudront donc bilan! Ce sera la dernière élection politique sur un sujet global avant la prochaine élection présidentielle! Les bulletins de vote vaudront donc projet. Qu’on ne me dise pas que ce n’est pas la question posée par une élection européenne. Au contraire! Car cette élection unit comme jamais, indissolublement, la politique européenne et la politique nationale. Voici pourquoi.

La politique du quotidien

C’est en application des politiques décidées au niveau européen que la vie quotidienne des français est mise aux normes libérales. Et avec quelle ampleur! Depuis 1992, 37000 règlements et 6000 directives, chaque année 700 directives nouvelles entrent en application. 80 % des lois qui s’appliquent à nous sont des transpositions de directives. 100% de nos lois doivent être conformes aux traités européens. Mais rien de tout cela ne se fait sans l’accord des gouvernements nationaux. Ils sont donc tous responsables et tous coupables. Mais le pouvoir de droite en France est davantage responsable et davantage coupable qu’ailleurs. Davantage, oui!

Coupables du traité de Lisbonne

Davantage coupable car c’est le président Sarkozy qui est l’auteur du traité de Lisbonne, du moins si l’on en croit ses vantardises de l’époque! Ici, dans cette salle comme dans le pays, personne n’a jamais admis que le «non» des français en 2005 ait été méprisé et bafoué et que ce soit le représentant des français qui ai lui-même commis ce mauvais coup. Forfaiture! Nous n’avons jamais admis la légitimité du Traité de Lisbonne! Il est la copie en plus long et en plus compliqué du Traité Constitutionnel que le peuple français a repoussé. Nous n’avons jamais admis, la confiscation de la décision qu’a été l’adoption par le parlement de ce traité. Nous sentons encore la brulure de la colère que nous ont inspiré les députés et sénateurs, socialistes, Verts et Radicaux de gauche qui par leurs votes au congrès de Versailles ont rendu possible cette honteuse manœuvre! L’honneur de notre démocratie, à gauche a été sauvé par les parlementaires communistes et ceux des socialistes qui ont été fidèles au mandat populaire comme nous l’avons été par exemple à cette tribune avec Marc Dolez et Marie Georges Buffet.

Coupable de la présidence française

Oui Nicolas Sarkozy est coupable plus qu'un autre du désastre actuel. Car le président de la République français vient d’être Président de l’union. Et c’est sous sa présidence que des dizaines de directives libérales ont été prises, avec son approbation!
Il et donc responsable et coupable, par exemple
-quand la directive de la honte a été finalisée, lors d'une réunion du conseil présidé par ses ministres Borloo et Bussereau.
-quand a été relancée avec l'accord du gouvernement français la directive temps de travail avec l'opt out à 65h hebdomadaire,
-quand a été confirmée la libéralisation du transport ferroviaire de voyageur dès 2010
-quand a été validée l'achèvement de la libéralisation électrique et gazière
Dans chaque cas c’est lui qui tenait tantôt le stylo tantôt le buvard!

Coupable de bellicisme

J’ajoute à ce bilan particulier de la droite au pouvoir en France ce qui reste comme une misérable capitulation sans condition devant l’Empire nord américain. Je veux parler de la décision de réintroduire notre pays dans le commandement intégré de l’Otan. Ainsi finit, conformément aux décisions du traité de Lisbonne, l’esprit de défense indépendante tous azimut qui singularisait notre République. Il fournissait pourtant à l’Europe un contre modèle, un point d’appui pour une politique de défense réellement indépendante. Anti laïque ardent, le président Sarkozy, chanoine de Latran a déjà beaucoup cotisé à la théorie américaine du «choc des civilisations». A présent il vient d’enchainer la France aux aventures militaires de l’Empire. Tel et dorénavant notre abaissement. Nous voulons en sortir dès que possible car il y va de la pmaix du monde autant que de notre honneur de peuple libre.

Pour dire oui à l’europe il faut dire deux fois non à Sarkozy

En résumé, français !, si vous vous voulez dire « oui » à une autre Europe et oui à une autre politique vous devez commencer par dire deux fois «non». Non au traité de Lisbonne de Nicolas Sarkozy, non à la politique de Nicolas Sarkozy en métropole et outre mer. Pour nous donc cette élection c’est deux référendums en un seul vote. Nous appelons les français à dire qu'ils veulent une autre politique, une autre europe! Nous leur proposons donc pour le dire de sanctionner sévèrement les listes de l’UMP. L’UMP de Sarkozy! « Union pour Maintenir la Profitation! » Voilà ce que c'est! Pour nous, le moment est venu de faire dans les urnes ce que nos compatriotes des Antilles et de la Réunion ont fait dans la grève!

Une nécessité politique

Comme ils ont fait front dans la lutte sociale, front dans la rue, faisons front dans la lutte politique, front dans les urnes. La lutte sociale et la lutte politique sont pour nous les deux formes d’une même réalité. Telle est le sens de la proposition qu’ont formulé ensemble le Parti Communiste français et le Parti de Gauche en commençant a construire le Front de gauche. C'est cette ambition que nous mettons en partage. Ce front de gauche vient de s'élargir sous vos yeux avec la déclaration de Christian Picquet. Sa construction est dorénavant notre travail et notre bien collectif. Nous ne nous mobilisons donc pas pour un coup électoral à la gloire d’un parti ou d’un leader. Nous nous mobilisons pour que les français disposent d’un outil fiable à gauche libèrent leur énergie politique, pour qu’ils puissent maitriser leur destin. Notre but ce n’est pas la simple union entre nos Partis politiques, même si tout commence par là. Notre but c’est l’union et l’implication populaire. C’est que le peuple lui-même puisse former un front de gauche face au désastre du capitaliste qui s’avance. L’accord de nos organisations est un facilitateur, un déclencheur de rassemblement populaire. C'est pourquoi nous maintenons tendue la main à nos interlocuteurs du NPA, des Alternatifs, du MRC, de L'ADS, des écologistes de gauche. Ni rebuffades, ni prétexte à géométrie variable ne nous lasseront. Car nous connaissons l'enjeu. Tous unis nous pouvons à la fois battre la droite et passer en tête de la gauche, réglant de cette façon tous les problèmes qui ont condamné la gauche à l'échec.

Au sommet et à la base

Pour autant nous n'attendrons pas pour commencer notre travail de mobilisation. Nous avançons, nous construisons Nous prenons nos responsabilités. C’est le sens de notre rassemblement aujourd'hui. Mais il est essentiel de rappeler qu'il ne se limite pas à un accord national. Dans les départements nous voyons déjà des groupements locaux, des associations politiques, venir se joindre aux comités d’initiatives du Front de gauche. Ce processus nous voulons qu’il fasse boule de neige, qu’il s’amplifie, qu’il soit contagieux. Et nous devons aller plus loin. Nous voulons l’ouvrir à chaque personne qui voudrait y prendre sa place. Oui on peut participer à titre individuel au Front de gauche. Chacun peut rejoindre le comité de soutien, chacun peut participer au travail d’information et d’éducation populaire que nous allons entreprendre. Notre tache est immense. Au moins une réunion par canton! Des milliers d’initiatives partout dans le pays. Toute aide sous toutes ses formes est la bienvenue. Notre première force c’est notre nombre, c’est que nous sommes partout, que nous parlons à tous et d’abord à ceux à qui personne ne parle jamais de politique. Je veux résumer mon propos par une formule. Le Front de gauche veut devenir un Front Populaire. A la base et au sommet. Le Front de gauche doit être le peuple lui-même qui agit politiquement. Voila notre ambition. Aujourd’hui nous ne faisons que commencer. Mais nous commençons. Et dorénavant parce qu’il y a chaque jour qui passe ajoutera sa pierre si modeste qu’elle soit à l’édifice qui se construit.

Mots de fin

Amis et camarades, chers concitoyens qui nous écoutez, je conclus. Des temps troubles s’avancent, mais des horizons nouveaux se dessinent. Le pire n'est pas qu’il y ait tant de problème à affronter. Le pire serait que nous renoncions à trouver des solutions. Comme l'a dit le président bolivien Evo Morales, «Le pire ne serait pas que le capitalisme du vingtième siècle s’effondre, le pire serait que le socialisme du vingt et unième siècle soit incapable de se lever».
Le temps qui vient est celle de l’audace, du courage et de l’imagination. La France indomptable et insoumise, la France « ma belle, ma rebelle, qui donne quelque chose du gout du bonheur et laisse la lèvre sèche » comme l’a si bien chanté Ferrat, regorge d’énergie pour changer le monde. Nous sommes ses serviteurs.

Vive le Front de Gauche! Vive la république!


45 commentaires à “Discours au meeting du Front de Gauche pour changer d’Europe – Zénith”

  1. 1
    dudu 87 dit:

    Ouf! en avant et au boulot!

  2. 2
    maxou dit:

    Enfin nous allons nous unir pour gagner et comme dit dudu 87, Ouf! en avant et au boulot!

  3. 3
    Anny Paule dit:

    Merci Jean Luc pour ce discours qui nous PARLE si bien, si juste, si vrai!

    Un bémol à la clef: le NPA ne veut rien entendre, le PC a du mal à reconnaître ceux des siens qui ont opté pour la version "unitaire" et sont confondateurs de la Fédération... d'autres encore se font prier...
    Or, nous avons le DEVOIR de permettre que ce Front soit le plus large possible.
    Comment ouvrir les yeux de tous ceux, autour de nous, qui nous ressemblent, qui ont des idées si proches que nous pourrions les fondre, les confondre?

    Nous savons tous, et toi le premier, que sans cette union des forces nous ne réussirons pas... "Le pire", effectivement, "serait que le socialisme du XXI° siècle soit incapable de se lever"!

  4. 4
    maxou dit:

    Bonsoir à toutes et à tous,
    Il serait fort dommage qu'il n'y ait pas un ou deux autres blogs comme celui de Jean-Luc Mélenchon, au PCF, ou aux autres formations pour pouvoir discuter rassembler unir encore et encore d'autres camarades et former un Front de gauche, toutes les bonnes volontés serons les bien venu, j'espère que le facteur Olivier Besancenot changera d'avis, en effet il risque gros dans ce coup là !
    de toutes façons rendez vous le 19 dans la rue si mes souvenirs sont bons ?

  5. 5
    maxou dit:

    En effet je ne compte pas sur les médias pour parler du Front de gauche !

  6. 6
    Xavier Darcos l'aristocrate. dit:

    Une petite phrase qui en dit bien long...

    Voilà la scène. On est à Bordeaux, lundi 9 mars, à Cap Sciences. Xavier Darcos intervient dans le cadre de la signature d’une convention pour la promotion de l’égalité dans le système éducatif. Il y a là aussi une délégation de parents d’élèves, hostiles aux réformes en cours dans le primaire, qui demande à être reçue. C’est alors que, les apercevant, le ministre s’écrie : « C’est encore ce peuple braillard et gavé de tout ».

    Chacun appréciera le décalage abyssal entre le thème de l’intervention de Darcos, consacré à l’égalité, et les propos qu’il tient en off. M. le ministre adopte ici la posture de l’aristocrate méprisant la plèbe et totalement coupé du quotidien de ses contemporains qu’il croit « gavés de tout » en ces temps de crise. Autant de mépris de classe affiché sans vergogne, ça vous scie les jambes.

    Le « peuple braillard » vous salue bien.

  7. 7
    Jennifer dit:

    Communiqué du MRAP (pour info)

    "Le Parquet de Pointe à Pitre a annoncé, samedi dernier, l'ouverture d'une enquête judiciaire à l'encontre de Elie Domota, porte parole duLKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon) pour " incitation à la haine raciale ". Le MRAP s'étonne d'une telle démarche alors qu'elle ne s'applique pas aux policiers ayant proféré des injures racistes à l'encontre des manifestants.
    Elie Domota avait en effet déclaré, jeudi 5 mars, sur " Télé Guadeloupe" à propos des patrons refusant d'appliquer aux bas salaires la hausse de 200 euros prévue aux accords signés par le gouvernement français:"soit ils appliquent l'accord, soit ils quitteront la Guadeloupe. Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage". C'est bien des " patrons békés " - c'est à dire descendants des colonisateurs des Antilles qui firent jadis régner l'esclavage - dont parlait Elie Domota et non de personnes qualifiées en fonction de leur couleur de peau. Pour le MRAP ces propos ne relèvent donc pas de " l'incitation à la haine raciale " mais de la dénonciation d'une politique sociale aux relents colonialistes contre laquelle le peuple guadeloupéen s'est dressé depuis des semaines. L'annonce de l'ouverture d'une enquête judiciaire à l'encontre de Elie Domota et la publicité qui en a été faite constituent une provocation à l'encontre du mouvement social tout entier qui s'est déroulé dans la dignité. Le MRAP l'a soutenu dès ses débuts et considère, avec LilianThuran que si " les békés sont montrés du doigt ", c'est bien en tant que ceux " qui détiennent le pouvoir financier alors que la population vit dans la misère " et que " la spécificité antillaise est liée à l'histoire : les békés sont les descendants d'esclavagistes, leur fortune vient de l'esclavage ". Cette vérité historique est sans doute difficile à entendre, mais le rappeler ne saurait être considéré comme une " incitation à la haine raciale " mais comme un inéluctable devoir de mémoire auquel le MRAP est attaché.

    Paris le 10 mars 2009

  8. 8
    Denise dit:

    Maxou @ 4
    " j’espère que le facteur Olivier Besancenot changera d’avis"

    « L’Anticapitalisme révolutionnaire de droite »
    Article de Michel Onfray dans Siné Hebdo n°26 du 4 mars 2009

    « … La droite est unanime : la constitution du Nouveau parti anticapitaliste est une aubaine : la faveur grandissante d’Olivier Besancenot dans l’opinion publique est une bonne nouvelle ; les très bons sondages dont on crédite le NPA font jubiler Nicolas Sarkozy : et, signe qui ne trompe pas, les commentateurs politiques, chroniqueurs et autres puthies télévisées, toutes vendues au libéralisme et aux pouvoirs se partageant l’alternance, dissimulent mal le plaisir qu’elles ont à voir le NPA camper sur les position non unitaires qui feront incontestablement le jeu de la droite en place.

    De sorte que les termes de l’alternative sont simples : ou bien le NPA fédère la gauche anti-libérale sur de bonnes idées, mais de refusant à la prise des pouvoirs possibles de la commune à la nation via la région, il persiste dans le ministère de la parole revendicative où les choses sont faciles : « y a qu’à » … et dans ce cas de figure, Sarkozy est assuré de pouvoir nuire pendant dix ans ; ou bien le NPA arrête ses génuflexions devant Platon, il redescend sur terre et se soucie moins de pureté révolutionnaire que de vie quotidienne de millions de victimes du capitalisme libéral.

    Dès lors, il va au charbon pour gérer des villages, des cités, des villes moyennes et grandes, des départements et des régions avec d’autre forces de gauche car le NPA ne sera jamais majoritaire seul. S’il joue la logique du tout ou rien, il n’aura rien car jamais il n’aura tout.

    Si le NPA ne s’allie pas avec la gauche non socialiste, il est certain de rester dans une éternelle opposition où il conservera une relative pureté – car peut-on encore se dire ou se croire pur si on laisse le champ libre à une horde de barbares de droite que l’on ne combat pas quand la défaite n’est pas écrite ? Il existe un délit de complicité, et la gauche antilibérale rassemblée n’allant pas au combat commun serait clairement responsable de la défaite en ne mettant pas ses troupes à disposition du combat antilibéral de gauche.

    Pas question de gouverner avec le PS, certes. Mais pourquoi dès lors refuser de gouverner avec la gauche antilibérale que, de ce fait, on envoie dans les bras du Parti socialiste faute de mieux ?

    Je suis attentif à l’idéal, à la morale, à la pureté aussi. Mais cela ne doit pas conduire à cesser d’être soucieux de la misère concrète et réelle du peuple souffrant qui en assez des querelles de sectes et qui veut une autre vie dans laquelle il ne gâcherait pas la sienne à survivre. Je vois d’un bon œil la fédération dans le NPA de forces sinon dispersées. Mais c’’est une étape. Si ce nouveau parti n’a pas de stratégie d’union de la gauche anti-libérale dans la perspective d’une prise de pouvoir à tous les échelons de la société, il sera le meilleur allié de la droite. Qui, à gauche, peut vraiment voir cela ? ».

    Michel Onfray

  9. 9
    maxou dit:

    Bonjour à tous,

    Primaire, collèges, lycées, universités,… Visés par des réformes séparées qui mettent en pièce une ambition de formation de qualité pour tous, ils se mobilisent mercredi.
    Reportage à la Croix-Rousse, à Lyon, où des écoles ont choisi le "service maximal" pour interpeller le ministre de l’Education nationale.
    http://www.humanite.fr/Une-journee-contre-l-ecole-sacrifiee

  10. 10
    maxou dit:

    http://www.pcf.fr/spip.php?article3544

  11. 11
    Jennifer dit:

    Le maire de Grigny (69) rejoint le PG. Il est vraiment super. Ecoutez plutôt! Il parle de son jumelage avec le Venezuela, de son expérience unique en France de démocratie participative

    http://www.rene-balme.org/24h00/spip.php?article1209

    Et aussi

    http://www.rene-balme.org/24h00/spip.php?article1213

  12. 12
    Carol DEBY dit:

    A Jennifer
    J'ai relevé ce passage du discours de Jean-Luc Mélenchon au Zenith:
    "bouclier douanier sélectif aux frontières de l’Europe pour tarir le dumping social et réduire l’empreinte écologique du contenu des échanges commerciaux".

    Mais c'est une forme de protectionnisme, cela, chère Jennifer !
    Un protectionnisme sélectif, intelligent, qui ne saurait léser le prolétariat des
    pays émergents.
    Pour conforter Jean-Luc Mélenchon dans cette voie, je lui signale que Lordon a prôné de la manière la plus claire ces formes de protectionnisme, auquel il faut avoir recours de manière urgente; c'est dans le numéro de mars 2009 du "Monde Diplomatique".
    Je félicite chaleureusement les orateurs de ce meeting, sans aucune réserve.
    Quelle gifle à la gueule de gens comme le polygraphe Max Gallo, qui a publié
    ce monument de sottises "La Gauche est morte".
    J'ai apprécié le passage de la déléguée polonaise, qui nous prouvait qu'en Pologne non plus, la gauche n'est pas morte.

  13. 13
    Carol DEBY dit:

    Propos fuligineux:
    «Nous développons une politique étrangère autonome, indépendante, adaptée, mais nous tentons de jouer collectif. Souvent nous avons été précurseurs. Et souvent nous avons été suivis.»
    B.Kouchner Le Figaro du 9 mars

  14. 14
    ERIC 63 dit:

    http://www.frontdegauche.eu/

  15. 15
    Jennifer dit:

    Cher Carol Deby
    Oui c'est du protectionisme et c'est une erreur. La vraie question si on veut résoudre la crise c'est d'empêcher que la production au niveau mondial ne stagne voire ne chute, ce qui serait catastrophique. De ce point de vue-là on est plutôt très mal parti, même comparé à 1929.
    Comme le dit cet article de SEB (socialist economic bulletin) "The present present decline in world trade is so far more rapid than in 1929" à savoir le déclin actuel du commerce mondial est jusqu'à présent plus rapide qu'en 1929.

    A l'âge du capitalisme mondial où nous sommes, les boîtes produisent surtout pour un marché mondial, pour l'exportation. Si on enlève ces débouchés ce seront immédiatement des productions invendues et des gens qui perdront leur boulot et cela s'étendra partout. Le protectionisme est une grave erreur sur le plan immédiat de défense des masses populaires. Nous devons nous préparer maintenant au pire des scénarios.

    Dans la gauche, on mélange tout: se débarrasser du capitalisme ne se fera pas en limitant le flux des capitaux mais comme le postaltermondialisme l'a compris par la politique. Lordon, Sapir et cie... ne comprennent pas cela, OK car ils sont économistes mais au moins qu'ils tirent les leçons du passé (crise de 1929) d'un point de vue strictement capitaliste. Le protectionisme ne va ni nous mener au socialisme (en restreignant le libre échange) et surtout va amplifier la crise économique du point de vue capitaliste même.

    http://socialisteconomicbulletin.blogspot.com/2009/03/present-decline-in-world-trade-more.html

  16. 16
    4 Août dit:

    Jennifer, si tu veux garder tes moyens de production et tes travailleurs, pour faire face à une éventuelle reprise (ou je l'espère "alter-reprise"), il va falloir user de protectionnisme. Sinon tout va être délocalisé dans les BRIC.

  17. 17
    Jennifer dit:

    4 août
    Ce ne sont pas "mes" moyens de production mais ceux du capitalisme, et encore moins "mes" travailleurs. Le capitalisme mondialisé est plutôt un progrès pour l'humanité (cf le manifeste du parti communiste) car il crée les bases d'une production pour l'ensemble du monde. C'est la répartition et l'exploitation des pays sous développés qui est mauvais. Mais ces pays aimeraient bien avoir un peu plus de biens à consommer.
    Tu te trompes d'ennemi en désignant les BRIC. Quand tu parle de "nos" moyens de production et de "nos" travailleurs ça a des accents anti BRIC, trop nationalistes à mon goût. Oui les USA sont furieux contre les BRIC car ils remettent en cause leur hégémonie avec leurs taux de croissance à deux chiffres avant la crise. Mais n'entrons pas dans leur logique, celle des USA en en faisant nos ennemis.

  18. 18
    Jennifer dit:

    Les délocalisations c'est aussi les pays de l'Est. N'ayons aucun doute: faire des BRIC le bouc émissaire c'est juste continuer la concurrence pour le plus grand profit des grands (en se protégeant des économies émergentes) et pas pour nous. Les licenciements auront lieu frontières fermées ou pas.

    Ce qui déplaît aux puissances occidentales c'est que les BRIC proposent des produits bon marché. Mais nous on aime plutôt des produits moins chers. Là les "grands" découvrent les droits de l'homme et l'absence de protection sociale des travailleurs chinois et indiens!
    Ils sont pour la libre concurrence que quand cela les arrange. Donc là on ferme les frontières contre les BRIC mais on continue le capitalisme à outrance au sein de ces mêmes frontières!

  19. 19
    carlo dit:

    Le parti de JP Chevènement a-t-il ou non rejoit le front de gauche?

  20. 20
    Jennifer dit:

    Carlo
    Non, il y a des discussions

  21. 21
    Jennifer dit:

    suite: des discussions en cours...

  22. 22
    julie dit:

    pour faire quoi avec eux?
    petit rappel:
    http://www.chevenement.fr/Grande-reunion-publique-a-Belfort-avec-Arnaud-Montebourg-PS-,-Sami-Nair-MRC-et-Jean-Pierre-Chevenement_a203.html

  23. 23
    julie dit:

    MRC
    et pour une info + récente:
    http://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-L-Allemagne,-la-crise,-l-Europe_a768.html?PHPSESSID=a88d3ad602814c0ba9c6c874fe022829

    Aucune personnalité proche de Die Linke invité, mais des milieux d'affaires (Financial Times) et SPD, dont le représentant du Think Tank proche du SPD.

  24. 24
    carlo dit:

    @ Jennifer
    Merci de m'avoir répondu.

    @ Julie
    Le parti de JP Chevénement a toute sa place à l'intérieur du Front de gauche, au meme titre que le PC. JP Chevènement a joué, avec Jean-Luc Mélenchon, un rôle très important dans la campagne pour le non au TCE. Il avait été un des meilleurs opposants au Traité de Maastricht qui est à l'origine du processus de libéralisation que nous déplorons aujourd'hui. Le ralliement de JPC serait une excellente nouvelle.

  25. 25
    julie dit:

    @Jennifer
    comment tu comprends la "planification écologique" dans le programme du PG?
    il y a des contradictions énormes dans ton discours, je cite:
    "La vraie question si on veut résoudre la crise c’est d’empêcher que la production au niveau mondial ne stagne voire ne chute, ce qui serait catastrophique."
    Ce raisonnement ne tient absolument pas compte de la façon de produire, "l'empreinte écologique" ni de la finalité de la production (pour nous permettre de bénéficier de biens de consommations moins chers?)
    le n° du Monde Diplomatique sur la problématique d'une forme de protectionnisme (à inventer) mérite une lecture attentive et non séléctive...

  26. 26
    julie dit:

    @Carlo
    comme tu dit: il a été...

  27. 27
    julie dit:

    @Carlo
    et quelle perspective avec Sami Nair en tête de liste ! voir ses résultats récents:
    "Candidat aux élections législatives des 10 et 17 juin 2007 dans la troisième circonscription de Seine-et-Marne au titre du Mouvement républicain et citoyen, soutenu par le Parti socialiste et le Parti radical de gauche, il ne recueille qu'un peu plus de 13 % au premier tour et 35 % au second dans cette circonscription pourtant tenue par la gauche jusqu'en 2002."

  28. 28
    Carol DEBY dit:

    "Qu'est-ce donc le libre-échange ? C'est la liberté du capital....
    C'est la liberté qu'a le capital d'écraser le travailleur..."
    Karl Marx, 1848.

    Comment restreindre le libre-échange ? Je pose la question.

  29. 29
    Nipontchik dit:

    Demain au collège d'Espagne de la Cité Universitaire à Paris:

    " Conférences 19h30
    Jeudi 12 Mars
    La déficience énergétique de l’Union Européenne : une dépendance dangereuse
    Cet hiver, les citoyens européens (surtout de l’Est) ont pu se rendre compte des conséquences de la dépendance énergétique dont souffre l’Union européenne. Se sont de nouveau posées les questions relatives à l’énergie nucléaire et aux énergies alternatives et à leur effet sur le modèle de développement durable. Tant que l’Union européenne sera excessivement dépendante au niveau énergétique, il est évident qu’elle ne pourra devenir une puissance digne de ce nom. Interventions de Romualdo Bermejo (Univ. de León) et Patrick Daillier (Univ. Paris X-Nanterre). "

  30. 30
    4 Août dit:

    @ Jennifer

    Julie a répondu à ma place. Une croissance exponentielle (qu'impose l'économie de marché pour fonctionner) dans un monde fini est tout simplement impossible à tenir. Il faut en finir avec l'indicateur "PIB".
    Et je n'ai jamais pris les BRIC pour des ennemis. Ce sont encore tes réflexes pavloviens qui ont parlé. Je pense toujours que tu confonds protectionnisme et nationalisme.

  31. 31
    Nipontchik dit:

    intéressant article d'El Pais:

    M. Á. BASTENIER
    Un arc de crise
    M. Á. BASTENIER 11/03/2009
    Les soucis stratégiques de Washington se concentrent sur un arc de crise qui comprend depuis la Méditerranée l'Indien, et il comprend, d'un ouest à cela, l'Israël - Palestine, la Syrie - Liban, la Jordanie, l'Irak, l'Iran, et l'Afghanistan - Pakistan. Dans ce contínuum géographique de 3.850.000 kilomètres carrés et 325 millions d'habitants, il y a moins de 2 % de chrétiens et quelques Juifs; 300 millions, d'obéissance islamique, divisés en environ 200 millions de suníes et de 100 millions de chiíes, plus de sectes apparentées; environ 65 millions d'Arabes en face de 260 millions d'asiates islamizados; entre les non Arabes la langue prédominante est l'urdu (Pakistan), avec 100 millions; suivie par le farsi (l'Iran) avec 70 millions; le pushtu, avec 20 millions (l'Afghanistan et le Pakistan); le kurde, avec environ 10 millions à l'Irak, en Syrie et à l'Iran; et d'autres 6 millions, l'hébreu. Malgré la diversité, le conflit est seulement l'un. Les États-Unis sont en congé, avec l'une modeste

  32. 32
    Nipontchik dit:

    et encore mieux l'original complet:

    "M. Á. BASTENIER
    Un arco de crisis
    M. Á. BASTENIER 11/03/2009

    Las preocupaciones estratégicas de Washington se centran en un arco de crisis que abarca desde el Mediterráneo al Índico, y comprende, de oeste a este, Israel-Palestina, Siria-Líbano, Jordania, Irak, Irán, y Afganistán-Pakistán. En ese contínuum geográfico de 3.850.000 kilómetros cuadrados y 325 millones de habitantes, hay menos de un 2% de cristianos y otros tantos judíos; 300 millones, de obediencia islámica, divididos en unos 200 millones de suníes y 100 millones de chiíes, más sectas emparentadas; unos 65 millones de árabes frente a 260 millones de asiáticos islamizados; entre los no árabes la lengua predominante es el urdu (Pakistán), con 100 millones; seguida por el farsi (Irán) con 70 millones; el pushtu, con 20 millones (Afganistán y Pakistán); el kurdo, con unos 10 millones en Irak, Siria e Irán; y otros 6 millones, el hebreo. Pese a la diversidad, el conflicto es sólo uno. Estados Unidos libra, con una modesta contribución occidental, dos guerras simultáneas en Irak y Afganistán, más zonas fronterizas de Pakistán, contra pueblos musulmanes, lo que en absoluto parecía molestar a su inductor el anterior presidente norteamericano George W. Bush, pero sí es percibido por su sucesor, Barack Obama, como un pésimo negocio de imagen. Y si Washington va cerrando el capítulo iraquí con fecha de caducidad militar en 2011, no por ello menos recurre en Afganistán a una abrumadora y contraproducente potencia aérea, que causa graves estropicios civiles en bodas y banquetes.
    Desde Palestina hasta Pakistán, pese a la diversidad, el conflicto es sólo uno
    La militancia se nutre en Irak de terroristas de Al Qaeda y un resto de radicales suníes que defiende el predominio de que gozaba bajo Sadam Husein; y en Afganistán, de talibanes o integristas religiosos del régimen derrocado en 2002; de poderes tribales que se alían a conveniencia con los talibanes; de señores de la guerra; y de bandoleros comunes. Estados Unidos ha recurrido este último año en Irak al llamado surge -irrupción- que consiste en estipendiar a más de 100.000 suníes que han dejado de hacer una guerra a la que se dedicaban desde que quedaron en paro con su desmovilización del Ejército en 2003. Ese sistema es el que quiere aplicar Obama en Afganistán, completado con la negociación con talibanes dispuestos a integrarse en un poder en Kabul, que sea suficientemente teocrático para darles cabida; en Pakistán, paralelamente, es el propio Gobierno quien aspira a negar apoyo local al terrorismo, acordando una autonomía en la aplicación de la ley coránica a territorios diversos, como ocurre en el valle de Suat, próximo a la zona donde se refugian los terroristas. Si en el primer caso, el antídoto fue dinero y poder; en el segundo deberá ser poder y dinero.

    Obama ha nombrado a George Mitchell, maronita de origen libanés, como enviado especial para Oriente Próximo, lo que garantiza la imparcialidad; a Richard Holbrooke en idéntica posición para Afganistán-Pakistán, demócrata conservador, pero contrario a la simplicidad de Bush; a Dennis Ross, agente histórico de Israel, para el Golfo, pero no como enviado sino sólo asesor especial de la secretaria de Estado Hillary Clinton; y a Rahm Emanuel, tan israelí como norteamericano, de jefe de Gabinete. Pero otras operaciones que desmienten ese eclecticismo están ya en marcha. Mientras Clinton anunciaba la semana pasada un diálogo con Siria, dos enviados norteamericanos llegaban a Damasco y el embajador de este país árabe era recibido en EE UU, y la propia Clinton invitaba a Irán a una conferencia de Estados limítrofes sobre Afganistán, el 31 de este mes. Y Londres, a quien tanto gusta hacer de edecán, reanudaba contactos con Hezbolá, la fuerza libanesa próxima a Teherán, que la UE y EE UU llaman terrorista.

    El conflicto con Irán se reduce, por último, a que EE UU acepte que el país chií sea la gran potencia del Golfo, y decida sin interferencias si se dota o no del arma nuclear, como ya la tienen en el vecindario Israel, Pakistán e India. Pero ese acuerdo sería más fácil si hubiera progresos en Palestina. Y en una conferencia celebrada en el colegio de Defensa de la OTAN en Roma los pasados días 4 y 5, voces árabes resumieron lo que se esperaba de Washington: que la Casa Blanca fuera parte negociadora y no sólo gestora, hasta imponer, si llegaba el caso, una solución aceptable para los palestinos; que la paz se extendiera a todo el mundo árabe; y para hacerlo posible, que se congelase la colonización israelí de los territorios.

    Ése es el arco de la crisis para Obama. Y en su centro, Palestina."

  33. 33
    Jennifer dit:

    Julie
    Il y a des gens qui meurent de faim dans le monde. Faisons une production de masse et de qualité, il y a plein de façons de produire écologiquement et de protéger l'environnement et il faut le faire, mais résolvons la question de la faim dans le monde.

    Carol
    Le libre échange c'est le capitalisme. Aucun doute là-dessus. Mais que proposes-tu? Comment tu éradiques le capitalisme: en fermant les frontières? Tu crois que le capitalisme entrepreunarial au sein d'un pays est mieux que les multinationales? Pour se débarrasser du capitalisme, il faut prendre le pouvoir.

    Donc oui je ne suis pas pour le capitalisme mais une fois dit cela, on n'a pas avancé d'un pouce surtout si tu dis "protectionisme" pour mieux construire le capitalisme au sein d'un même pays. Pierre L avait raison de nous traiter de "réformistes" quand on parle de protectionisme (du capitalisme).
    La seule différence c'est que la révolution ne se décrète pas et donc je suis pour des réformes à l'heure actuelle, pour être plus précise je suis pour toutes les luttes défensives pour protéger nos conditions de vie en tant que travailleurs. Mais le protectionisme, non! C'est une vue étroite, xénophobe et qui en dernière analyse ne défend que nos capitalistes de la concurrence externe. En plus c'est terrible en temps de crise, voire dramatique comme facteur accélérateur de la crise, et complètement illusoire en termes de protéger nos emplois.

  34. 34
    4 Août dit:

    @ Jennifer

    "Mais le protectionisme, non! C’est une vue étroite, xénophobe "

    Tu as bien retenu ta lecon (bourrage de crâne) de dénigrement néo-libéral.

  35. 35
    Jennifer dit:

    Merci 4 août d'éviter l'insulte (réflexe pavlovien) que moi-même je ne pratique pas avec l'ensemble des bloggers ici dont aucun n'est d'accord avec moi.

    En attendant, je te réponds:
    tu dis "Une croissance exponentielle (qu’impose l’économie de marché pour fonctionner) dans un monde fini est tout simplement impossible à tenir. Il faut en finir avec l’indicateur “PIB”."
    la production de masse est ce qui est nécessaire pour résoudre la faim dans le monde. Bon il faut la rendre écologique mais produire plus vite et plus est un progrès de l'humanité. Maintenant des machines font ce que les hommes faisaient avant. Par exemple les fraiseuses numériques font de façon très rapide des pièces qui demandaient des heures et des heures pour un fraiseur à suer la plus value, et franchement, mieux vaut qu'il aille à la pêche et bouquiner un livre. Donc je ne suis pas pour un retour en arrière aux formes d'exploitation les plus usantes pour l'homme d'autrefois.

    Moi aussi, ça m'ennuie le PIB et tout le reste. Ca m'ennuie aussi le capitalisme mais malheureusement c'est dans ce monde dans lequel on vit. Alors on peut aller planter des choux écologiques, mais cela ne règlera pas la faim et la misère dans le monde. La Chine et l'Inde et le brésil etc.. sont des pays qui se construisent, qui commencent à avoir des machines, du capital (les machines sont je le rappelle selon Marx, du travail mort, à savoir que c'est fait par la force de travail comme tout dans l'économie) et c'est un progrès. Bon on peut leur souhaiter de continuer à planter du riz et c'est tout, et que tout le reste ils l'importent des puissants. Certes il faut qu'ils le fassent écologiquement mais nous n'avons certainement aucune leçon à leur donner là-dessus. Certes aussi, la misère continue dans ces pays mais c'est sûrement pas parce qu'ils commencent à accumuler du capital et à investir.

  36. 36
    Carol DEBY dit:

    @ Jennifer

    « …. en général, de nos jours, le système protecteur est conservateur, tandis que le système du libre-échange est destructeur. Il dissout les anciennes nationalités et pousse à l'extrême l'antagonisme entre la bourgeoisie et le prolétariat. En un mot, le système de la liberté commerciale hâte la révolution sociale. C'est seulement dans ce sens révolutionnaire, Messieurs, que je vote en faveur du libre-échange. »
    K.Marx, 1848

    Marx préférait au protectionnisme (généralisé), maladie chronique comme la tuberculose, le libre-échangisme, sorte de peste détruisant rapidement la société bourgeoise, par activation de la lutte des classes.

    Faut-il aujourd’hui souhaiter une révolution sociale armée,
    ou attendre que la société capitaliste achève de s’auto-détruire ? Il me semble que la maladie chronique qu’est le capitalisme, dont l’issue fatale s’aperçoit de plus en plus nettement, est préférable à un bouleversement brutal où les prolétaires paieraient une note très salée.
    Le protectionnisme, qui apparaissait à Marx comme conservateur, ne devrait pas, aujourd’hui, arrêter l’autolyse capitaliste mais pourrait peut-être atténuer le choc économique chez les prolétaires.

    Remarque : ce n'est pas en s'engueulant qu'on comprendra mieux la situation.
    Nous sommes dans une fameuse purée de poix, et j'ai tendance à écouter
    des gens qui ne m'ont jamais menti comme Sapir ou Lordon, qui ont une expérience d'analyste vieille d'au moins 2 décennies.

  37. 37
    4 Août dit:

    @ Jennifer

    Je n'ai jamais eu l'intention de t'insulter, tu es trop susceptible, tu as des réactions démesurées !

    Bon, le mieux est d'attendre que Jean-Luc Mélenchon nous fasse un post sur sa vision du protectionnisme, comme ça on partira sur de bonnes bases... et une bonne compréhension mutuelle.

  38. 38
    maxou dit:

    Le carré VIP de l'hôpital
    La direction de l'institut de cancérologie Gustave-Roussy (IGR) de Villejuif (Val-de-Marne) semble avoir trouver LA solution pour enrayer son déficit : taxer les patients étrangers provenant de
    « quelques pays du Moyen-Orient » - entendez : pays à forts capitaux. Depuis le 2 mars, la direction de cet établissement, certes privé mais à but non lucratif, applique en effet « une grille tarifaire » et une « organisation spécifique » à ces malades. Une note interne explique que, « grâce à ces tarifs pratiqués », ce petit nombre de patients (100 à 150 par an) « devraient apporter chaque année un recette d'environ 3 millions d'euros pour une marge nette d'un million d'euros ». Conclusion : « Cette activité contribuera de manière significative au retour à l'équilibre financier de l'établissement. »
    Cerise sur la gâteau, la direction a mis en place un système d'intéressement collectif des équipes encadrant ces malades VIP : 10 % de la recette générée dans ce cadre leur seront redistribués. Une
    « honte », dénoncent les syndicats, alors même que les négociations salariales annuelles se sont soldées par une fin de non-recevoir.
    Ce procédé « va à l'encontre de nos missions de service public », réagit Josiane Delbos, secrétaire du syndicat CGT. Dans une lettre ouverte au directeur de l'établissement, les organisations syndicales (CGT, FO, CGC et SUD) demandent le retrait de cette note, rappelant que la vocation de l'IGR est de « soigner les malades quelle que soit leur situation financière ou leur origine ». Voilà, en tout cas, un exemple illustrant à souhait les dangers de la loi Bachelot, qui voudrait transformer les hôpitaux en pompes à finances.
    Alexandra Chaignon

  39. 39
    J. Halpern dit:

    Les "protectionnisme" ne veut rien dire, c'est une notion-épouvantail bâtie de toute pièces par les apôtres de la libre circulation du capital. En réalité nous vivons dans un monde où les "échanges" internationaux sont pipés par des taux de change artificiels liés à la spéculation et/ou a des politiques de dumping, comme en Chine ou par le moins-disant social et écologique en Europe... cf. sur ces questions le blog de Lordon par exemple (http://blog.mondediplo.net/2009-02-17-La-menace-protectionniste-ce-concept-vide-de-sens). Si un pays veut reprendre en main ses affaires, exercer sa souveraineté en matière économique, il devra subir l'accusation de "protectionnisme". Si nous voulons rétablir l'emploi ou modifier les circuits de financement, il faudra nous "protéger" de la fuite des capitaux et du dumping social. Sinon autant rejoindre le PS et réduire nos ambitions à l'accompagnement du néocapitalisme...

  40. 40
    julie dit:

    @Jennifer
    réponse partielle "Faim dans le monde" de José Bové:
    José Bové : Il est parfaitement scandaleux de laisser croire que les OGM peuvent être une solution pour résoudre la faim dans le monde. Le problème de la malnutrition n'est pas une question de quantité d'aliments produits mais de possibilité pour les paysans du Sud de vivre de leurs productions. En effet sur les 850 millions de personnes sous-alimentées plus de 600 millions sont des paysans ! La véritable solution pour résoudre la faim dans le monde c'est la protection des agricultures paysannes et vivrières face aux exportations des excédents subventionnés de l'Union européenne et des USA. Il faut que la souveraineté alimentaire soit reconnue comme un droit fondamental des peuples et que l'OMC n'oblige pas les pays à démanteler leurs protections aux frontières face au dumping des pays riches. Les OGM sont à l'opposé d'une agriculture durable et diversifiée, seule garante d'un équilibre écologique de la planète.

  41. 41
    Jennifer dit:

    Julie,
    J'espère que tu ne penses pas que je suis pour les OGM! Oui je suis d'accord avec Bové, les pays européens "protègent" leurs propres productions agricoles aux dépens des pays du Sud en les subventionnant. C'est scandaleux. Oui il faut qu'ils puissent développer leurs propres agricultures mais pas avec des charrues voire même des tracteurs importés des pays riches. Si il y a besoin d'un protectionisme c'est bien pour protéger les pays pauvres, pas les pays riches qui se protègent des BRIC.

    Carol deby
    Oui j'ai été chercher ce texte de Marx sur le libre échange et ça n'aide pas vraiment à pense pour ou contre le protectionisme en soi. Bien sûr qu'à l'époque il expliquait que le libre échange était le capitalisme etc... Non je fais référence aux textes où il dit que la production capitaliste à grande échelle est une avancée pour l'humanité, au niveau productif mais bien sûr une calamité au niveau des rapports sociaux, à cause de l'appropriation privée des moyens de production et la recherche du profit pour mettre dans les poches privées.

    4 août
    Ben voyons 4 août, je suis susceptible quand tu me traites de pavlovienne. Je devrais forcément être flattée de l'être, comme d'entendre que je récite bien ma leçon (bourrage de crâne). Toi tu ne vas bien sûr pas être vexé si je te dis qu'il te faut que le grand Papa Jean Luc Mélenchon te dise quoi penser pour savoir ce qu'il faut dire...

  42. 42
    Pierre L dit:

    M'dame Jennifer, pas d'inquiétude, Pavlov et moi-même avons aussi des réflexes, heu, pavloviens...

  43. 43
    Pierre L dit:

    Et Sarkozy est pour le protectionnisme (de sa personne) :
    http://www.bakchich.info/Cette-Manie-Etonnante-Qu-Il-A-De.html

  44. 44
    Jennifer dit:

    Merci Pierre L de me faire rire! J'en ai bien besoin en ces temps de militantisme ardu où le stress s'accumule!

    Pour changer de sujet: Elie Domota persiste et signe et il a bien raison!

    http://www.lepost.fr/article/2009/03/08/1449986_guadeloupe-domota-maintient-ses-propos-et-se-dit-pret-pour-le-tribunal.html

  45. 45
    Pino dit:

    Bon début de campagne de Mélanchon:
    http://toulousoscopie.over-blog.com/article-28923045.html


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