15fév 09

 Mon premier message téléphonique ce matin est venu de Caracas. Marc Dolez m’annonce le résultat du réferendum! Hurra! Hurra! "Chavez no se va!"! C’est peu dire que je suis soulagé. L’Amérique latine est notre poumon politique. Et Chavez est le pivot du dispositif. Cela s’est encore vu à Belem, au forum social mondial. De là nous vient inspiration et détermination. On voyait bien roder de nouveau les fossoyeurs que la rumeur d’une défaite possible avaient regroupé. Le monde et Libération, deux journaux qui mettent pourtant courageusement en valeur les thèses de Besancenot en France, ont de nouveau sombré dans la traduction de la propagande nord américaine. Passe pour Libé. Depuis ses accusations d’antisémitisme contre chavez on sait à quoi s’en tenir. Mais "Le monde"! Pourquoi reste-t-il inexplicablement engagé dans l’anti chavisme le plus primaire. Pourtant l’administration américaine a changé. Elle dit renoncer aux méthodes de déstabilisation des régimes démocratiquement élus et aux campagnes de pconditionnement qui les rende possible. Pourquoi alors redoubler d’articles dont les thèmes sont directement ceux de la propagande de l’opposition? Ainsi de la reprise absurde du thème de l’insécurité. Ou de "l’élection à vie" de Hugo Chavez, pur mensonge qu’il ne vient pas à l’idée aux mêmes d’appliquer aujourd’hui à Nicolas Sarkozy ou hier à Tony Blair. Ainsi, si l’on veut savoir ce que cette victoire nous donne ici, il suffit de penser à ce que nous aurait côuté la défaite…Les campagnes anti-chavistes en France, sont certes souvent des produits de commande. Style et arguments sont les mêmes en plusieurs langues. Mais on ne doit pas perdre de vue qu’elles sont aussi destinée à la consommation locale. Elles sont faites pour façonner l’opinion ici même, en général, contre la contamination et ce que nous pourrions faire dans le même sens. Donc, je parle à présent de nous, ici, en France. La France entre en ébullition. Les Antilles et bientôt la Réunion ne sont en rien des exceptions quoiqu’en rebattent les ritournelles bien pensantes des importants. Et le feu universitaire qui se propage dessine déjà un choc frontal.

 Chacun son béké

Les antilles se gagnent un important bruit de fond à prétention historico culturelle pour être bien expliquées aux métropolitains susceptibles d’être contaminés. On comprend pourquoi. Le souvenir de l’esclavage, les particularismes locaux ont bon dos pour tenter de contenir la signification d’une explosion qui trouve des motifs communs en tous points du territoire national. La vie est chère partout. Le pouvoir d’achat est en berne partout, les salaires misèrent partout! Nos puissants qui se goinfrent en métropole sont des békés comme les autres. Lundi, René Revol, l’un des dirigeants du Parti de Gauche sera en Martinique. Chaque jour les contacts de mes amis avec nos correspondants en Guadeloupe me permettent de construire une vision assez ténue de ce qui s’y passe. Les Antilles préfigurent ce qui couve ici en métropole et seuls les frivoles l’ignorent. Une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine.

le feu universitaire

Pour que cette note soit utile, j’ai décidé de la consacrer à argumenter sur ce qui se passe à l’université. En effet, le mouvement en cours dans les universités et centres de recherche ne peut pas être analysé comme les nombreux évènements de cette nature qui ont eu lieu dans le passé en milieu universitaire. Le décret qui dérèglemente le statut des enseignants-chercheurs et suscite la révolte est certes une pièce clef du dispositif. Mais la loi Pecresse, dite «Libertés et Responsabilités des universités» votée à l’été 2007, s’inscrit dans le cadre plus global de la marchandisation de l’enseignement supérieur. Celle-ci ne tombe pas du ciel. Elle procède d’une offensive planétaire sur le sujet. Au niveau européen elle est impulsé par la Commission européenne avec l’obstination coutumière de cette institution si peu démocratique. On ferait bien de s’en souvenir. Et politiquement de ne pas limiter la critique de la loi Pecresse à l’un ou l’autre de ses aspects alors que c’est toute une vision de l’université qui est en cause! Et aussi parce que cette fois ci, la critique de la loi de droite permet une critique plus éten,due d’un système universitaire ou le mandarinat, l’inégalité sociale et la reproduction du capital symbolique des dominant est en crise lui aussi. Car alors on perdrait de vue le caractère central de cette bataille dans le dispositif de la droite et sur le terrain des valeurs symboliques qui structurent notre imaginaire politique collectif. Battre la droite à l’université c’est marquer le premier point de la contre offensive qui est amorcée depuis le 29 janvier dernier.

Une offensive audacieuse

Au fil des ans et des gouvernements de droite, nous avons souvent crié au loup à propos des menaces qui pesaient sur l’université quand tel ou tel texte était présenté au parlement. Combien de fois déjà a-t-on pu voir des tentatives pour infiltrer d’une façon ou d’une autre des logiques marchandes dans un domaine qui parait pourtant si éloigné d’elles! On se souvient de l’emblématique loi Devaquet. Chaque fois j’ai entendu le refrain selon lequel nous exagérions dans nos critiques. Nos accusations étaient dénoncées comme des procès d’intention.. Nos adversaires il est vrai, le plus souvent, avançaient masqués. La loi Pecresse sur l’autonomie des universités a été une rupture audacieuse avec cette tradition des petits pas de droite. Il en est ainsi du fait de ce qu’a signifié l’élection de Nicolas Sarkozy a l’élection présidentielle. La droite pensait avoir une victoire idéologique fondatrice. Non seulement parce qu’elle avait gagné mais parce que la gauche sous bannière socialiste s’était situé sur un terrain commun d’acceptation de la supposée «économie de marché». Ce n’est pas pour rien qu’il se disait, à droite, qu’un «mai 68 à l’envers» était à l’ordre du jour. Il est vrai aussi que sur le plan international, rien ne semblait plus devoir limiter le grand basculement du monde dans la généralisation de la concurrence libre et non faussée. La loi Pecresse alla donc au but directement. La réorganisation du «management» comme elle disait alors, en réalité crée le marché du savoir en installant la concurrence comme mode de fonctionnement et la rentabilité comme norme de succès.

DE QUOI L’AUTONOMIE EST LE NOM

L’autonomie des universités à la sauce Pecresse c’est donc d’abord la création d’acteurs économiques distincts parce qu’ils sont concurrents. L’ancrage de cette concurrence se situe dans le modèle de réorganisation du pouvoir dans les établissements universitaires. Et le cœur de cette réorganisation c’est évidemment l’instauration d’une présidence d’université conçue comme une direction d’entreprise. Et le cœur de ce pouvoir c’est clairement la modification de la nature et de la légitimité du rapport hiérarchique. Maitre des nominations, quand bien même les conseils de spécialités font d’autres propositions, et maitre de la répartition de la masse salariale, le nouveau président est en état de prolonger dans tous les domaines cette logique de situation. Dans l’université Pecresse, la logique marchande, l’utilitarisme grossier des objectifs assigné à la recherche trouve sa matrice dans la réorganisation du pouvoir à l’université. La critique de la loi ne saurait donc se cantonner à une simple dénonciation de certains de ses aspects les plus choquants. C’est l’ensemble du système qui doit être repensé sur d’autres bases, d’après d’autres critères. Je le dis en me souvenant du contexte du vote de la loi. Une gauche en état de sidération avancée laissait faire. Aux groupes socialistes de l’assemblée et du Sénat, les partisans du vote positif s’exprimaient avec force. Nous n’étions qu’une poignée à soutenir le vote négatif. Ce point de vue l’emporta pour finir. Notamment au sénat ou la position d’abord adoptée par le groupe socialiste était l’abstention. Ce qui détermina le vote «contre» se ce fut précisément la question de la décision ultime et souveraine laissée au président d’université de nommer des enseignants fusse contre le choix des commissions de recrutement composée des universitaires de la discipline concernée. Les universitaires membres des groupes socialistes s’indignèrent au point d’emporter la décision défavorable. Mais je suis assez observateur et connaisseur du sujet pour avoir bien vu que cette indignation mêlait des sentiments très divers. Il y entrait aussi une part non négligeable de corporatisme mandarinal. Sur le fond, l’autonomie, ses pompes, ses conforts de situation et ses rentes, suscitait aussi de doux émois. La ministre en jouait. Et la loi fut adoptée dans un silence quasi total. Pour la première fois on pouvait croire qu’une défaite fondamentale était advenue et de surcroit sans résistance du terrain. Celle-ci aura donc mis plus d’un an à se manifester. Il aura fallu un contexte social plus global pour que l’insupportable ne soit plus supporté. Mais pour ma part je ne perds pas de vue ce qui est en cause sur le fond. C’est à dire la marchandisation des savoirs dont l’autonomie des établissements universitaires est le cheval de Troie. Pour en faire la démonstration je fais quelques rappels historiques. Et je récapitule des arguments que j’ai déjà développés dans mes interventions au sénat au cours de la discussion de la loi Pécresse, et sur ce blog.

Le grand marché des savoirs 

Ne perdons jamais de vue qu’au niveau mondial, le secteur de l’éducation représente plus de 1 500 milliards de dollars de dépenses par an. En Europe et surtout en France, la quasi-totalité de ces dépenses sont socialisées. En effet les activités d’éducation sont exercées par le service public et donc soustraites au marché. C’est ce verrou que les libéraux veulent faire sauter. Il s’agit bien d’ouvrir de nouveaux espaces marchands aux firmes. Pour cela l’offensive s’appuie notamment sur l’Organisation mondiale du commerce, à travers l’Accord général sur le commerce des services (AGCS signé en 1994). Celui-ci vise, à terme, à étendre la sphère marchande à l’ensemble des services, y compris l’éducation. Même si elle a été obligée, notamment sous la pression de la France, de défendre une exemption provisoire du secteur éducatif, la Commission européenne se prononce régulièrement pour la fin de cette dérogation. En juin 2000, le représentant de l’Union européenne à l’OMC a estimé que «l’éducation et la santé sont mûres pour la libéralisation.» Puis, en janvier 2003, la Commissaire européenne en charge de l’éducation, MmeReding, a réaffirmé l’urgence de rendre les universités européennes «compétitives sur le marché mondial de l’enseignement supérieur» Afin d’éviter dans un premier temps une confrontation directe avec les systèmes publics d’éducation, la Commission européenne s’est d’abord concentrée dans les années 1990 sur le développement d’un véritable marché de l’enseignement à distance. Elle en a fait un laboratoire pour préparer une ouverture plus large du secteur éducatif au marché. Dans un rapport de mai 1991, la Commission explique ainsi qu’«une université ouverte est une entreprise industrielle, et l’enseignement supérieur à distance est une industrie nouvelle. Cette entreprise doit vendre ses produits sur le marché de l’enseignement continu, que régissent les lois de l’offre et de la demande.» Ce rapport qualifie les étudiants de «clients» et les cours de «produits». La Commission pointe aussi «la nécessité [...] d’engager des actions [...] pour rester compétitif au niveau du marché global». Et elle précise dans un mémorandum sur le même sujet publié le 12 novembre 1991 que la «réalisation de ces objectifs [...] exige des structures d’éducation conçues en fonction des besoins des clients. [...] Une concurrence s’instaurera entre les prestataires de l’apprentissage à distance [...], ce qui peut déboucher sur une amélioration de la qualité des produits. » La Commission a cherché ensuite à appliquer progressivement les mêmes principes à l’ensemble de l’enseignement supérieur. Pour ce faire elle s’est appuyer sur la «Stratégie» dite de Lisbonne qui vise à «adapter les systèmes d’éducation et de formation à la société et à l’économie de la connaissance». Toujours dans la logique d’ouvrir le secteur aux acteurs marchands, la Commission européenne préconise dans une recommandation de novembre 2003 («Éducation et formation 2010: l’urgence des réformes pour réussir la stratégie de Lisbonne») que le secteur privé vienne «à assumer une responsabilité plus grande au niveau des investissements nécessaires dans l’éducation» car «le secteur public ne peut seul supporter le poids financier de la mise en œuvre de l’objectif fixé à Lisbonne».

LMD puis LRU, le libéralisme universitaire

Pour faire de l’enseignement supérieur un marché, il y a des points de passage obligatoire. Beaucoup se concentre sur l’encadrement national des formations, des diplômes et des établissements. Sinon comment aboutir à une mise en concurrence entre établissements? Cette libéralisation a commencé avec le décret LMD. Sous couvert d’harmoniser les parcours universitaires en Europe, le dispositif a surtout servi à dérèglementer le cadre national des diplômes. Les universités ont ainsi été laissées libres d’adapter les cursus et les intitulés de diplôme au grès des circonstances locales, des marges de manœuvre budgétaire et des pressions d’acteurs privés. On connaît le résultat. La baisse de la lisibilité de l’offre de formation a été la porte d’entrée de la mise en compétition de la valeur des diplômes sur le marché du travail. Puis la loi «Libertés et responsabilités des universités», votée en précipitation l’été qui a suivi l’élection de Sarkozy, a ensuite permis de faire sauter les derniers verrous empêchant de passer à un véritable marché de l’enseignement supérieur. Je veux rappeler les principaux points de passage de cette opération.

LA FABRICATION D’UN MARCHE

D’abord l’autonomie totale de gestion des établissements et la globalisation de leurs budgets. Elles permettent un désengagement structurel de l’Etat du financement des universités et la mise en place d’un véritable marché des personnels universitaires. Désormais libres de recruter et de moduler les rémunérations, les présidents d’université sont invités à participer à une sorte de mercato des enseignants. En effet une fois placés dans une situation de concurrence les établissements doivent s’arracher les enseignants jugés les plus performants (ou médiatiquement les plus connus…). A l’inverse il leur faut se débarrasser de ceux jugés les moins attractifs ou les plus «inutilement» couteux. Selon les moyens des universités et selon leur localisation, les universités auront donc plus ou moins de mal à recruter des enseignants. Les «prix» des enseignants et leurs conditions de travail seront amenés à fluctuer en fonction de la plus ou moins grande rareté et rentabilité des différentes disciplines. Le décret Pécresse sur le statut des enseignants chercheurs n’est que la déclinaison de cette gestion du personnel en fonction de la loi de l’offre et de la demande. D’aucun s’y résignaient mais avec une secrète délectation intéressée.

Ensuite vient l’ouverture aux financements privés. Ici intervient une mesure particulièrement perverse: en autorisant désormais le financement des universités sur fonds privés et surtout en permettant la vente des locaux actuels, la loi LRU a certes trouvé une solution pour justifier ensuite le désengagement progressif de l’État. Mais on voit aussi l’impact sur la carte universitaire des conséquences de sa dépendance a ces financements en plus des risques inévitables sur le choix de ses travaux universitaires. En effet les financements privés étant par nature inégalitaires, aléatoires et réversibles, la présence du financement privé interfère donc directement sur l’existence; la localisation et le contenu des centres universitaires, en dehors de toute considération d’intérêt général.

La méthode du dénigrement systématique

Beaucoup se  sont émus des propos dépréciateur du chef de l’État contre les universités, leur niveau, l’évaluation de leur enseignants et chercheurs. On sait bien sur que Nicolas Sarkozy ne connais rien à ces sujets. On ne peu pas tout connaître. Mais la grossièreté du procédé, comme d’habitude avec lui fait partie de sa campagne. Elle est un signe. Sarkozy ne connaît rein à la recherche et a l’enseignement mais il connaît ses argumentaires politiques. Le dénigrement de l’université est une méthode. Pour légitimer ce basculement vers un marché de l’enseignement supérieur, les libéraux se livrent à un pilonnage en règle contre le service public et ses prétendus échecs. Depuis 1998, une série de rapports de l’OCDE expliquent que les universités seraient «peu flexibles, peu efficaces, trop lentes à s’adapter aux changements». Quant à la Commission européenne, elle explique dans ses communications successives que les établissements d’enseignement supérieur sont «repliés sur eux-mêmes» et «pas suffisamment compétitifs». La ministre Pécresse répète exactement la même chose et pointe «une dégradation sensible de l’attractivité internationale de nos universités et de la visibilité de nos travaux de recherche ». Tout est bon pour alimenter la machine a dévaloriser. Jusqu’au mensonge. Ainsi Pécresse n’hésite pas à asséner des contre-vérités comme celle-ci : «le nombre d’étudiants étrangers en France a tendance à décroître». Or en réalité la France dans le peloton de tête de l’OCDE pour l’accueil d’étudiants étrangers, largement au dessus des États-Unis, et du Japon et des pays du nord. Alors que l’accueil dans les pays anglo-saxons (USA et RU) a stagné depuis 1998 (à 10 % pour le Royaume Uni et 3,5 % pour les États-Unis), en France il est passé de 8,5 % en 1998 à 15 % aujourd’hui dans les universités. On fait pire comme baisse d’attractivité. Au niveau du doctorat, les universités françaises comptent même 35 % d’étudiants étrangers! Mais la encore il faut bien cerner d’où part le mal. La propagande des libéraux repose pour l’essentiel sur un argument réputé infaillible. Le soit disant classement dit de Shanghai, mesure de toute les vertus. Les parlementaires de droite l’ont resservi a satiété dans les débats.

 L’imposture du classement de Shangaï:

Valérie Pécresse s’est continuellement référée au classement «de Shanghai» pour asséner que l’université française serait dépassée, stagnant au 45ème rang de ce classement. Or ce classement ne prend pas en compte la sélection faite à l’entrée des universités ni leur mode de financement. Les missions de service public des universités françaises, comme l’obligation d’accueil de tous les étudiants, sont donc évacuées de l’évaluation. En outre, seules les performances en matière de recherche sont évaluées, le taux d’insertion professionnelle des étudiants n’est pas pris en compte. Chez nous, la recherche est très largement duale. Elle est a la fois universitaire et d’Etat comme c’est le cas dans des établissements comme le CNRS, l’INRA, l’INSERM …). Or le classement dit de Shangaï ignore une partie de l’effort de recherche et minore donc artificiellement les performances de notre système universitaire. Est ainsi passé sous silence le fait que le CNRS est le 5e organisme mondial pour le nombre de publications, et le premier en Europe et cela en lien étroit avec les universités, à travers les unités mixtes de recherche CNRS-universités. Une paille! Ajoutons ceci qui a son importance de bien des points de vue: le classement mesure la qualité et l’impact de la recherche en prenant essentiellement en compte le nombre d’articles publiés dans Nature & Science. Le problème c’est que cela favorise le corps universitaire anglophone. Cette orientation sélective transparaît dans le classement lui-même: sur les cinquante premières universités, trente-sept sont américaines, cinq britanniques, deux canadiennes, deux japonaises, une suisse, une néerlandaise, une suédoise et enfin une française. Mais même les universités non anglophones de ce classement, à l’exception de l’université française, délivrent en partie un enseignement en langue anglaise. Les auteurs du classement semblent donc ignorer largement la qualité de travaux de recherches d’universités enseignant dans une langue autre que l’anglais. Enfin, pour finir, l’indexation des travaux de recherches et des publications est elle aussi sujette à caution. Les deux index de référence sont en effet produits par l’Institute of scientific formation, basé à Philadelphie et crée en 1960. Cet institut a été racheté en 1992 par la firme nord-américaine Thomson scientific and Healthcare. Ce n’est pas neutre. En effet la maison mère, Thomson Corporation, est un des leaders mondiaux de l’information financière et économique! Elle possède de plus l’agence Reuters. Elle a aussi une importante activité d’édition scientifique, médicale et juridique. Qui ne voit le conflit d’intérêts avec l’établissement d’un index des publications prétendument neutre et objectif? Aucun organisme public et international ne discute donc de ces méthodes d’indexation ni ne garantit leur impartialité et leur pertinence scientifique. Et tout le monde se tait. Car ceux qui auraient à dire n’ont accès à la parole.


Défendre les réussites du service public:

Face à ce matraquage de dénigrement, il faut rappeler les succès du service public d’enseignement supérieur et de recherche en France. Depuis 1990, le nombre d’étudiants a augmenté de 30 %. On a multiplié par quatre le nombre de diplômés de niveau licence. On a multiplié par quatre le nombre de diplômés de niveau master 2 professionnel. Depuis 1990, on a doublé le nombre de diplômes d’ingénieurs. Et la capacité d’adaptation et d’innovation des universités a aussi été illustrée de manière récente par le succès des Licences pro: en à peine 6 ans depuis 2001, on est passé de 174 filières avec 4500 étudiants à plus de 1400 pour 40 000 étudiants en 2007. Le taux de réussite sans redoublement y atteint 85 %. Ces réussites en termes d’élévation du niveau de formation se traduisent aussi en réussites scientifiques. Même si Sarkozy et Pécresse ne le disent jamais, la France dans le peloton de tête de l’OCDE en matière de diplômes scientifiques. La France compte 2 765 diplômés en science pour 100 000 actifs de la tranche d’âge comprise entre 25 et 34 ans, dont 40 % de femmes, un des taux les plus élevés du monde. On se fera une idée de la performance en apprenant que la moyenne dans la zone OCDE est à 1530 diplômés en sciences sur 100 000 actifs. Cela place la France au 3ème rang de ce classement jamais évoqué, très largement devant les États-Unis, l’Allemagne, le Japon, et devant le Royaume Uni. Les États-Unis comptent 1 400 diplômes en sciences pour 100 000 actifs de 25/34 ans: soit deux fois moins que la France! Quelle raison a-t-on dans ces conditions d’imiter un système qui marche si mal?

 


66 commentaires à “Une seule étincelle”
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  1. José Angel dit :

    jeudi dernier avait lieu dans ma commune à Palaiseau, une réunion dont l'un des nombreux mérites était d'avoir réussi à constituer un Front de lutte entre tous les secteurs de l'éducation, de l'université à la petite enfance.

    Lors de cette réunion un prof en lycée profesionnel nous a expliqué qu'ils avaient perdu 600 HEURES de dotation pour l'année 2008. Combien en perdront-ils pour l'année 2009-2010 ? Si le Front de Gauche politique ne vient pas apporter de débouchés au Front de luttes social ?

    José Angel

  2. samy dit :

    merci jean luc de remettre les pendules à l'heure..et de pousser le pcf à faire le front....en oubliant un peu ses élus!

  3. Jennifer dit :

    Avec toutes les prudences et les réserves des premiers résultats, il semblerait que Chavez ait remporté le réferendum. Mais à confirmer...

  4. Jennifer dit :

    Les cheminots solidaires de l'Education:

    témoignage d'un camarade du SNESUP [de Tours]: les cheminots de Fleury Les Aubrais ont été solidaires avec les 800 manifestants (beaucoup d'étudiants) qui montaient à Paris : non seulement ils leur avaient réservé le train, mais ils ont rajouté une rame pour permettre à tout le monde de partir (gratuitement, bien sûr) ».

  5. samy dit :

    tantôt des contradictions formelles masquent des accords réels

    et tantôt des contradictions réelles sont masquées par des accords formels.

    ///

    Typiquement selon moi, dépasser le capitalisme(pg)/ renverser le capitalisme(npa) est une contradiction formelle ou idéaliste dans l'apparent different pg/npa.

    Enquêtons donc à fond afin de déterminer si nos contradictions réelles priment sur la nécéssité d'être unis chaque fois que cela est possible au service de la révolution socialiste.

    Pour qu'un accord formel (front de gauche) exprime adéquatement nos accords réels en dépit de nos contradictions réelles.

    Mais il serait très dommage de passer à côté d'un tel accord formel s'il était possible.

    Le nucléaire est une contradiction réelle entre grosso modo (pg/npa) et (pcf), cependant secondaire selon moi d'un point de vue d'ensemble. Et gageons que le temps permettra de la dépasser...

    Un engagement ferme du pcf pour l'application cogérée d'un programme libéral représenterait par contre une contradiction réelle telle que la seule conséquence adéquate semble être l'exclusion du pcf du front de gauche. Un tel front étant par vocation anticapitaliste ou autrement dit socialiste...

    ///

    Autre cas de SF: en 2017(présidentielle) le front score à 30% et le ps à 21% au premier tour.

    faut-il prendre le risque que l'emporte un candidat national-capitaliste ou bien le front doit-il proposer un accord de gouvernement à ses conditions?les conditions du socialisme réel...

    Dans ce cas nous gouvernerions bien avec le ps sur la base d'un programme anticapitaliste.

    La question des alliances ne doit pas être posée abstraitement ou séparement des situations concrètes.

    Même, dans d'autres temps, des communistes honnêtes ont fait cause commune avec des nationalistes-capitalistes dans la résistance contre un mal plus grand: le nazisme.

    C'est dire si le matérialisme est pragmatique!Et le plus pragmatique.

    Mais un pragmatisme toujours au service de l'interêt supérieur et non le pragmatisme cynique et serviteur des interêts individuels ou communautaires, celui dont le maître est le capital.

  6. Bruno dit :

    Bonjour à tous,
    Note sur l'université très intéressante car elle permet de situer dans un mouvement plus large le conflit actuel. La référence à l'AGCS de 1994 (dit du cycle d'Uruguay) montre que tout cela vient de loin... Et de mémoire je ne me souviens pas d'avoir entendu à l'époque de fortes protestations côté socialiste !

  7. Etiam Rides dit :

    Il faudrait enfin ajouter que le postulat sur lequel repose le raisonnement Sarkozy-Pécresse est faux: l'autonomisation n'apportera pas plus de capitaux à l'université dont le financement par les entreprises est une illusion.

    Aux Etats-Unis, le financement de la recherche par les entreprises représente 5% du total. Dans la majorité des pays développés, il dépasse rarement 6%, sauf pour l'Allemagne et la Corée (source SLR).

    Cette approche est non seulement inique d'un point de vue éthique mais en plus inefficace d'un point de vue économique (comme c'est souvent le cas avec les réformes néolibérales).

  8. Christian C dit :

    JLM

    Dans la doctrine néo-libérale la qualité ou les vertus du système importent peu, ce qui importe ce sont les gains que l'on peut récupérer du système, de tous les systèmes.
    Même si pour cela ses maîtres à penser doivent passer par le mensonge et le dénigrement.
    Pour le néo-libéralisme: Rien n'est vrai, tout est permis.
    Aussi il inculque au peuple: Tout est vrai, rien n'est permis.

  9. Matthias dit :

    Très bonne note, très utile.
    Mais trois remarques cependant :
    1. les étudiants se sont mobilisés fortement contre la Loi LRU
    2. Si l'enseignement supérieur français marche bien, il ne faut pas tomber pour autant dans l'aveuglement : les conditions matérielles d'études et de recherche sont souvent mauvaises (ce qui met encore plus en lumière les réussites)
    3. Les sciences humaines sont trop souvent ignorées dans les débat sur l'université et la recherche. Pourtant elles sont indispensables.

  10. LMV dit :

    Je suis parfaitement d'accord avec ce qui est dit sur le supérieur.
    Je reste cependant plus prudent sur les 2 premiers points : le Vénézuela et les Antilles.
    L'analyse de la situation politique au Vénézuela doit être plus nuancée et plus critique. Le comportement de Chavez pose problème. Son discours radical à l'égard de l'Empire (des empires) ne lui donne aucun label de démocrate, de socialiste, voire de révolutionnaire. Mais, "c'est quoi la révolution?"
    Le Vénézuela aujourd'hui c'est encore et toujours trop de misère, trop de bidonvilles. Le spectacle entre La Guaira et Caracas est effrayant. Que fait-on des revenus du pétrole?
    Le Vénézuela aujourd'hui c'est une insécurité importante dans tout le pays et particulièrement dans la capitale. Des crimes impunis (j'en parle en connaissance de cause, j'ai été personnellement concerné). Des lynchages, oui des lynchages, le dernier à Caracas au début du mois. (cf "Publico.es")
    Le Vénézuela c'est le culte du chef avec les gigantesques affiches de propagande aux relents staliniens.
    Le Vénézuela ce sont les relations ambigues avec l'Iran, la Bioélorussie,...
    Chavez reste à sa manière dans la lignée des caciques latino-américains.

    Sur le mouvement aux Antilles, on ne peut aujourd'hui que le soutenir mais attention, le LKP est très hétéroclite. Il regroupe des syndicats conservateurs, de droite et d'autres organisations nationalistes, comme l'UGTG et l'UPLG. L'UPLG qui s'est constituée avec pour mot d'ordre : "Un seul peuple, une seule organisation, un seul chemin", tout un programme... La vigilance la plus grande doit s'exercée. Cette crise sociale et politique ne doit pas se transformer en crise identitaire. Nous basculerions alors dans l'irrationnel et la barbarie.

    Je fais mien le dernier voeu de Salvador ALLENDE avant de mourir :" Beaucoup plus tôt qu'on ne le suppose, les grandes avenues s'ouvriront par où passera l'Homme libre, pour construire une société meilleure".
    Fraternellement à toi, Jean-Luc

  11. Christian C dit :

    Comment est née l’Union Européenne et quelles sont ses ramifications avec les USA et le groupe Bilderberg :

    Article très détaillé sur le lien :

    http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=3455#nb32

  12. Christian C dit :

    Où l’on apprend également qui sont les français qui ont participé à la réunion annuelle de Bilderberg de 2008 à Chantilly Virginia USA :

    FRA "Baverez, Nicolas"
    FRA "Castries, Henri de"
    FRA "Collomb, Bertrand"
    FRA: ministre "Jouyet, Jean-Pierre "
    FRA "Kodmani, Bassma" directrice de l'Arab Reform Initiative financé par le "council on foreign relations".
    FRA "Margerie, Christophe de" " Total"
    FRA "Montbrial, Thierry de" "President, French Institute for International Relations"
    FRA "Ockrent, Christine"
    FRA "Pérol, François" secrétaire général adjoint de l'Elysée, inspecteur des Finances
    FRA "Trichet, Jean-Claude" "President, European Central Bank"
    FRA "Valls, Manuel "
    FRA "Védrine, Hubert".

    http://www.ipernity.com/blog/stangrof/69645

  13. Voici les patrons de la Guadeloupe ! dit :

    Voici les patrons de la Guadeloupe !

    L’image est hallucinante. On se croirait revenu dans l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid.

    Les patrons « guadeloupéens » (cf. photo ci-contre) se sont réunis dernièrement pour discuter de la situation de grève générale que vit la Guadeloupe.

    Cette manifestation a été retransmise en direct, pendant deux heures, par la chaîne privée CANAL 10. Tout un chacun a pu voir une salle composée à 95 % d’Européens et de Békés, parmi lesquels étaient perdus une poignée de noirs, mulâtres et Indiens.

    Tous ceux donc qui avaient, ces jours derniers, accusés Elie Domota et le LKP (Lyannaj Kont Pwofitasion) de « racisme » ou « d’incitation à la haine raciale » en ont été pour leurs frais.

    Il est désormais clair que les dizaines de milliers de Guadeloupéens qui manifestent dans les rues sont presque tous d’origine africaine ou indienne, tandis que ceux qui tiennent les rênes de l’économie sont presque tous européens ou d’origine européenne. C’est un constat !

    Chacun en tirera les enseignements qu’il veut...

    http://www.montraykreyol.org/spip.php?article2000

  14. H2 dit :

    @Christian C

    "Pour le néo-libéralisme: Rien n’est vrai, tout est permis.
    Aussi il inculque au peuple: Tout est vrai, rien n’est permis."

    Excellent.

  15. renouard dit :

    Désolés de répondre à des commentaires de l'article précédent, intitulé "Décevant", mais pour nous, c'est très important.

    Sur la parité hommes/femmes certains et certaines s'en étonnent et pensent la ridiculiser en avançant 50%/50% pour d'autres catégories de citoyens (voir sous l'article "Décevant", suite à l'intervention n°195).

    Et pourquoi pas ?

    La démocratie en effet devraient représenter les hommes et les femmes à parité, mais aussi les riches et les moins riches, les fonctionnaires et les professions libérales etc.

    Si les élections ne le font pas, en toute logique, c'est vraiment qu'il y a de gros problèmes de représentation et qu'il faut sérieusement s'y atteler.

    De toutes façons pour l'instant, c'est bien un citoyen=une voix (femmes comprises); il reste à chacun à voter selon sa conscience et ses expériences.

  16. H2 dit :

    Rappelez-vous :

    Renaud Dutreil l'ancien président de l'UMP en 2002 ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État avait proclamé lors de la réunion de la Fondation Concorde, le mercredi 20 octobre 2004 au Café restaurant Pépita à Paris :

    "Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues. "

    Il avait dit aussi :

    "A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000.
    Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques. "

    Et aussi :

    "Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la
    nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. "

    Inutiles ! Ces chiens osent ! Ces mêmes chiens qui ont pillé la planète, fomenté des guerres au quatre coins du monde, accablé des millions d'individus, et poussé le monde vers le gouffre avec la crise économique qu'ils ont propulsé par haine de l'humain, ils osent parler de personnes en les qualifiant d'INUTILES sans rien connaître d'eux.
    La pure psychologie nazillonne de marchandisation de l'humain !
    Décomplexés les connards !

    Le Front de Gauche doit réussir pour demain s'appeler " Le Front Citoyen " vers la 6 ème République ! Nous n'avons d'autres choix que cette perspective. Changer tout le logiciel qui nous gouverne et nous tue à petit feu ou de façon accélérée.

    Que ceux qui refusent en un premier temps " Le Front de Gauche" réfléchissent bien à ce qu'il font. La reconquête a sonné ! S'il n'y viennent pas maintenant ils y viendront demain. Alors ? Ne perdons pas de temps à couper les cheveux en quatre ou à parler du sexe des anges. UNITÉ !

  17. La gauche caviar vous emmerde ! dit :

    La gauche caviar vous emm****, bande de gueux !

    Jean-Pierre Jouyet est un haut-fonctionnaire socialiste.

    Il est marié avec Brigitte Taittinger, l’héritière des Champagne Taittinger.

    En mai 2007, Sarkozy le nomme secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes, auprès du ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner.

    Du 5 au 8 juin 2008, Jean-Pierre Jouyet assiste à la réunion du groupe Bilderberg à Chantilly, à côté de Washington.

    Le 14 novembre 2008, Sarkozy le nomme président du gendarme de la Bourse, l’AMF.

    En plus de son traitement de haut-fonctionnaire « hors échelle », Jean-Pierre Jouyet percevra 220 000 euros par an.

    « Le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, percevra désormais une indemnité annuelle brute de 220 000 euros.

    Le montant de son indemnité a été relevée de 71 000 euros par un arrêté publié samedi 14 février au Journal officiel.

    Signée par le ministre du Budget Eric Woerth, cette augmentation « prend effet au 15 décembre 2008 », selon l'arrêté dont fait état Le Parisien/Aujourd'hui en France dans son édition du lundi 16 février.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20090216.OBS4979/le_president_de_lautorite_des_marches_financiers_augmen.html?idfx=RSS_notr&xtor=RSS-17

  18. Carol DEBY dit :

    Michel Colon s'explique sur Kouchner, en deux vidéos :

    http://www.youtube.com/watch?v=2l-FRVcg0Ew
    http://www.youtube.com/watch?v=vNZMcZYstRE

  19. Justine (PG67) dit :

    Concernant la lutte courageuse de nos compatriotes martiniquais et guadeloupéens, je tiens à faire part de mon profond dégoût des médias français, qui véhiculent des idées nauséabondes à propos de ce conflit.

    L'émission "cactus" de paris première n'a pas hésité passer un reportage sur le sujet avec la "lambada" de la compagnie créole en musique de fond ! (sous-entendu, ne prenons pas ces braves créoles bien sympathiques trop au sérieux).

    France 2 nous a gratifié d'un reportage façon "crise en Thaïlande" : un groupe de touristes "bons français" (blancs évidemment) à l'aéroport, pestant pour leurs vacances gâchées par les locaux (pas une seule interview de la population, aucun syndicaliste interrogé) !

    J'ai honte de mon pays. Une fois de plus, comme ce fut le cas lors des émeutes de banlieue, on explique des conflits sociaux par des facteurs culturels, voire ethnique "c'est l'islam", "c'est parce que ce sont des anciens esclaves"...

    Tout cela sent mauvais, très mauvais.

  20. Erwan R dit :

    Je suis d'accord avec l'article sauf sur le début et Chavez.
    Pourquoi ne laisse t-il pas la place à quelqu'un d'autre de son camp?
    Je suis défavorable à cette mesure et j'ai peur que la révolution socialiste tourne au capitalisme d'Etat.
    Je sais que je vais en décevoir certains mais je ne suis pas du tout influencé par la propagande nord-américaine. Simplement j'aurais espéré qu'Hugo Chavez ne s'accroche pas à sa fonction car je suis certain qu'il y a des gens autour de lui qui sont très bien capables de remplir ce rôle.

  21. paul dit :

    Lutte Ouvrière fait ses propres listes pour les européennes, revendiquant ne pas espérer avoir d'élus. Comportement hautement responsable !

  22. Louis XVI et Marie-Antoinette. dit :

    Depuis samedi, Louis XVI et Marie-Antoinette ont disparu.

    Avez-vous des nouvelles de Louis XVI et de Marie-Antoinette ?

    Vacances : depuis samedi, le couple Sarkozy est à Megève.

    Nicolas Sarkozy a chaussé les skis de fond, hier matin, sur le plateau de la Livraz à Megève.

    Megève. Une station du Pays du Mont-Blanc où le chef de l'État est arrivé en hélicoptère, samedi après-midi, après avoir assisté au slalom dames des Championnats du monde de ski alpin de Val d'Isère, en Savoie, et où il a rejoint son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, arrivée elle la veille.

    Le couple présidentiel s'octroie une bulle d'oxygène dans l'un des plus prestigieux hôtels de la station haut-savoyarde. Un véritable hameau, composé de neuf chalets d'alpage antédiluviens et protégés depuis vendredi soir par une importante escorte.

    Le président de la République et son épouse seraient entourés en effet de 19 gardes du corps, chargés notamment de tenir les médias à l'écart.

    Nicolas Sarkozy ne devrait pas quitter la Haute-Savoie avant mardi 17 février, aucun rendez-vous n'étant inscrit ce lundi sur son agenda officiel.

    Quant à Carla Bruni, il se murmure qu'elle resterait toute la semaine à Megève.

    http://www.ledauphine.com/visite-privee-depuis-samedi-le-couple-sarkozy-est-a-megeve-@/index.jspz?article=100981&chaine=14

  23. rosay dit :

    Bonjour, maintenant je persuadé que tout, le tout est construit pour une éventuelle explosion sociale, réprimée pourquoi pas dans le sang ?
    Méfions - nous se sont de méchants libéraux capable de tout. prudence.!
    Rosay. à +

  24. Nipontchik dit :

    La crise de l'humanité se résume à....
    Outre le fait que pas plus qu'en 1954 l'Algérie n'était la France (et la révolution française ne commença pas dans les Aurès, à la place on a eu 1 variété un peu sénile de bonapartisme qui a emporté la démocratie parlemntaire) il y a 1 différence entre la direction de l'UGTG et celle des syndicats français; l'une est dirigée par des anciens admirateurs de la pensée Mao, les autres ont adhéré à la confédération européenne des syndicats. Une minidifférence non?

  25. Matacha dit :

    je ne comprends pas les notes sur la dernière élection au Vénézuela?
    Je me demande en quoi c'est une victoire de pouvoir se présenter, sans limite,à un mandat local ou national?

  26. Pierre L dit :

    LO - Conférence de presse de Nathalie ARTHAUD sur les Elections Européeenes (16 Février 2009)

    http://www.audiovideo-lo.org/spip.php?article56

  27. Jennifer dit :

    Nouvelle victoire populaire au Vénézuéla :

    Libération se verrait bien désinformer ses lecteurs à vie.

    Une photo de Reuters montre un Chavez solitaire émergeant, narquois, de son château-fort. Le titre : "Chavez se verrait bien en président à vie". Les intertitres : "caudillo" et "insécurité". Les témoins parlent de "caudillisme". La révolution bolivarienne est un "castrisme new-look". Voilà ce que Libération offre à ses lecteurs, le 14 février 2009, en guise d´information préalable sur le nouveau scrutin que vient de remporter le peuple bolivarien avec une marge éclatante de dix pour cent, au bout de dix ans de révolution (1).

    En 2006 ce journal inventait déjà de toutes pièces l´antisémitisme de Chavez au moyen d´un truquage de texte décrypté en détail par l´association Acrimed (2). Cette fois un certain Gérard Thomas met en doute la victoire populaire au référendum de ce dimanche 15 février au motif qu´une "puissante" "union bolivarienne des étudiants" aurait décidé d´appuyer le "non" de droite. Le problème pour G. Thomas c´est que nul n´a jamais vu l´organisation dont il parle. Les médias d´opposition vénézuéliens où il puise ses informations (l´opposition détient la majorité des titres de presse, web et 80 % du spectre radio et Tv) sont passé maîtres dans la manipulation mondiale et dans la récupération du label "bolivarien" pour fabriquer des clones virtuels destinés à semer la confusion parmi les électeurs. Le principal mouvement étudiant au Venezuela, le vrai, s´appelle "fédération bolivarienne des étudiants". Née il y a six ans de l´explosion des missions éducatives et de la création de l´université bolivarienne sur l´ensemble du territoire, cette fédération représente des millions de jeunes qui ont défendu hier dans les urnes la poursuite de la démocratisation d´une université jusqu´ici réservée aux classes supérieures. Les étudiants des universités privées, minoritaires mais ultramédiatisés, n´ont cessé de manifester leur refus raciste de partager l´éducation supérieure avec quelques millions de nouveaux condisciples de milieu populaire. La victoire populaire de dimanche signe leur défaite autant que celle des grands médias.

    Gérard Thomas qualifie la démocratie venezuelienne de "castrisme new look" ? Une seconde, permettez. Après dix ans de révolution le Venezuela compte une quarantaine de partis politiques, de l´extrême-droite à l´extrême-gauche. La grande majorité des medias appartient à l´opposition. L´ONG chilienne indépendante Latinobarometro (3) qui sonde tout le continent vient de classer le Venezuela avec un score de 80% sur l´échelle de la conscience démocratique en Amérique Latine. Le président Lula a souligné récemment que Hugo Chavez est sans doute le plus légitime des présidents latino-américains, vu le nombre d´élections et de référendums organisés sous sa présidence, et qu´il ne voyait que démocratie dans le référendum de dimanche puisque c´est le peuple qui tranche. Rafael Correa, depuis l´Equateur, demande qu´on cesse de donner des lecons à la démocratie vénézuélienne et les Présidents de la Bolivie et du Paraguay, Evo et Lugo ont souhaité bonne chance au Président Chavez quelques heures avant les élections. Si tous ses collègues latinoaméricains le saluent ainsi, c´est aussi parce qu´ils reconnaissent que si aujourd`hui l´ìntégration latinoaméricaine avance à grand pas avec des initiatives comme la UNASUR, l`ALBA ou la Banque du Sud c`est en grande partie grace a la diplomatie vénézuélienne que Thomas qualifie d`«erratique» sous prétexte que le Venezuela aurait rompu ses relations avec Israël par solidarité avec le peuple palestinien et entretienne de bonnes relations avec l`Iran comme avec tous les grand pays du Sud de la Chine au Viet Nam, de l´Afrique du Sud a la Malaisie : ce sud que des médias comme Libé se refusent de voir.

    Pourquoi faut-il que Libération continue à cacher à ses lecteurs que la possibilité de rendre reéligibles tous les élus sans limite permet simplement de multiplier l´offre démocratique des candidats ? Que cela existe déjà dans la plupart des démocraties ? Qu´en France c´est Nicolas Sarkozy qui a fait supprimer cette possibilité de se présenter plus de deux fois à la présidence (sans doute traumatisé par l´hypothèse d´un troisième mandat de Chirac - lequel aurait pu, peut-être, empêcher la France de retomber sous la coupe de l´OTAN). Pourquoi cacher qu´au Venezuela les observateurs internationaux ont jugé transparents, démocratiques toutes les élections, tous les référendums (quinze en dix ans alors qu`entre 1959 et 1998 n`ont eu lieu que 12 elections ), saluant un systeme electoral des plus fiables au monde?

    Au fond ce que craint Libération c´est que la politique puisse encore passer par des projets à long terme, portés par de grands hommes d´État, comme de Gaulle a pu l´incarner à une époque. Pour Libération la démocratie consiste a renouveler rapidement les présidents comme les produits frais au marché. Quelle importance comme le soulignait encore recémment une étude de la CEPAL si la pauvreté a baissé de 20 % et que l´inégalité sociale ne cesse de se résorber, si la santé publique gratuite sauve des millions de vies, s´il y a encore tant à faire du point de vue de la majorité sociale pour sortir à jamais de la misère et construire l´égalité totale des droits ? Quelle importance si les vénézuéliens, contrairement aux francais, ont déjà conquis le droit de monter légalement des médias alternatifs de radio et télévision, d´y user d´une pleine liberté de parole, ou le droit de décider des politiques locales et de les évaluer à travers des milliers de conseils communaux ? Gérard Thomas fait dire à un "habitant de Caracas" que ce ne sont là que "promesses non tenues d´année en année".

    Libération est passée de Sartre à Rothschild, sans sortir des règlements de compte des années 80, rivée au dogme selon lequel toute révolution mène au stalinisme. En fondant le journal Sartre avait prévenu : "Le droit a l´information n´est pas, comme on le croit à tort, un droit du journaliste mais le droit du peuple de savoir ce qui se passe. Le rôle du journaliste, en somme, est de permettre au peuple de discuter avec le peuple".

    Maximilien Arvelaiz et Thierry Deronne

    Caracas, le 15 février 2009

  28. Pierre L dit :

    Superbe reportage de France-Culture en Guadeloupe, réalisé au plus près des grèvistes :
    http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/pieds/

  29. Jennifer dit :

    LMV
    Vous écrivez: "Le Vénézuela c’est le culte du chef avec les gigantesques affiches de propagande aux relents staliniens." Il se trouve que j'ai été au Vénézuela cet été et que je n'ai vu qu'une seule fois une grande affiche de Chavez. Cela m'a d'ailleurs étonnée vu sa popularité. Donc je suis complètement en désaccord avec cette idée que cela ressemble au stalinisme. Rien à voir et surtout la démocratie à la base existe vraiment.

    Par contre partout dans Petare (le plus grand bidonville de Caracas) il y avait des affiches des candidats de l'opposition pour les communales. Ca en regorgeait!

    Qu'il y ait des crimes et de l'insécurité, ça oui! C'est un vrai problème comme tout ce qui concerne les villes, l'urbanisation, le ramassage des ordures etc... Mais on ne peut se débarrasser de décennies de domination par une opposition qui a plongé le pays dans la misère et l'inégalité avec tout son cortège de corruption, inefficacité et insécurité. Les vénézueliens s'étant d'abord centré sur l'alphabétisation, la santé gratuite pour tous, l'éducation et la nourriture s'attellent maintenant à ces problèmes urbains chroniques qui rendent la vie quotidienne invivable.
    Les violences récentes dont vous faites état ne sont-elles pas justement le fait de l'opposition après qu'elle ait gagné des mairies aux dernières élections locales? En effet, cette droite (ultra), forte de ses victoires, a sorti ses griffes, attaquant les missions et agressant les Bolivariens.

  30. dudu 87 dit :

    Bonsoir à vous,

    La Guadeloupe, des Nouvelles...

    Interpellations parmi les grévistes : le pouvoir ordonne la répression

    Douze personnes ont été interpellées et une quarantaine étaient en cours d’arrestation en Guadeloupe lundi, aux alentours des barrages dressés par les manifestants sur les routes.
    Alors que neuf barrages érigés par les grévistes du collectif LKP tôt le matin étaient démantelés par les policiers, d’autres étaient dressés un peu plus loin, ont constaté des journalistes de l’AFP.
    Outre les 12 interpellations déjà effectuées, la police encerclait une quarantaine de manifestants au Gosier, commune proche de Pointe-à-Pitre.
    http://www.humanite.fr/Interpellations-parmi-le-grevistes-le-pouvoir-ordonne-la-repression

  31. dudu 87 dit :

    Jugé mercredi pour avoir vendu l'Humanité-dimanche dans la rue ! Signez la pétition en ligne

    Il devra se présenter au tribunal le 18 février pour avoir vendu « l’Humanité Dimanche » au marché Dejean, dans le 18e arrondissement de Paris, où il est présent depuis vingt ans. Nous mettons en place un comité de soutien pour dénoncer ce déni de démocratie.
    http://www.humanite.fr/Au-tribunal-pour-avoir-vendu-l-Humanite-dimanche-dans-la-rue-Signez-la-petition-en

  32. LMV dit :

    A Jennifer.

    Les affiches, je les ai vues il y a un peu plus d'un an. Je les ai même photographiées.
    J'insiste pour dire que certes, des avancées ont eu lieu mais qu'il nous faut avoir un regard critique sur la révolution bolivarienne car justement, elle n'est pas exempte de critiques. (Ne disions-nous pas autrefois que "seule la vérité est révolutionnaire"?)
    Nous pourrions parler de la corruption des nouvelles "élites", nous pourrions parler des références récurrentes de Chavez au catholicisme, nous pourrions parler de ces plaques d'égouts en fonte volées dans les rues et jamais remplacées, nous pourrions...

  33. PIERRE dit :

    ALORS JEAN LUC TON SENTIMENT SUR LE MEETING DE MARSEILLE
    T'AS VU UN PEU COMME ON SE BOUGE NOUS DANS LE SUD
    FAUDRAIS ORGANISER UN GRAND MEETING REGIONNAL AU STADE VELODROME POUR LES EUROPPEENNES.
    CORSE VAR BDR AM VAUCLUSE RHONES ETC ETC ON TE LE REMPLI LE STADE, COMPLET ET ON Y MET LE FEU
    LE FEU DU COMBAT SOCIALISTE ET REPUBLICAIN
    LE FEU DE L'ESPOIR SUR LA RESIGNATION
    LE FEU DE LA VICTOIRE JEAN LUC

  34. robespierre dit :

    Ici Sarko n'a pas besoin de mettre des affiches de lui partout. Il dispose du Figaro, de TF1, FR2, FR3, C+, FR24, Le Monde,.........

  35. Eric dit :

    Pour compléter les arguments de Jean-Luc Mélenchon sur l'Université.
    A voir et à acheter (il faut bien que les gens vivent et il ne s'agit pas ici d'une major) le film "Universités, le grand soir"
    Réfutations II (68’)

    un film de L’Autre campagne et Sauvons la recherche Paris
    réalisé par Thomas Lacoste
    sur le site http://www.lautrecampagne.org/
    en bas de la page d'accueil

    Faire circuler
    Nous vous invitons à faire connaître, circuler et projeter le film "Universités, le grand soir". Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire :

    "Pour soutenir cette initiative et les futurs opus de la série "Réfutations" vous pouvez acheter le DVD 12 € (frais de port inclus) par paiement en ligne sur le site http://www.lautrecampagne.org ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris."

  36. Jennifer dit :

    Premières échauffourées en Guadeloupe: douze personnes ont été interpellées et une quarantaine étaient en train de l'être en Guadeloupe lundi, autour des barrages dressés par les manifestants du LKP.

    La répression commence...

  37. LMV dit :

    GUADELOUPE

    Je pense que nous sommes sur le chemin de la folie et de la barbarie.

  38. Jennifer dit :

    Voici les notes de l'article de Derrone copié-collé post 21 à 18h11, que j'avais oubliées de mettre. (pour ceux qui veulent vérifier)

    Notes :

    1. http://www.liberation.fr/monde/0101319404-ch-vez-se-verrait-bien-president-a-vie

    2. Sur le journalisme d´imputation pratiqué par Libération contre Hugo Chavez : http://www.acrimed.org/rubrique355.html

    3. Voir http://www.latinobarometro.org/

    4. Tous les résultats des scrutins au Venezuela sont disponibles sur le site du conseil électoral : http://www.cne.gob.ve/

  39. Line dit :

    M Mélenchon,
    Il faut se mettre à notre place de citoyens et de citoyens qui ne voyageons pas donc on ne peut pas aller voir de nos propres yeux ce qu'il se passe là-bas avec Chavez .
    Je n'ai plus la tv. Comment fait-on pour s'informer alors ? Je lis les journaux en ligne, Libé, le Monde et j'essaie de m'approcher de la vérité.
    Et je pense qu'il y a un peu de vérité dans ce que disent les journalistes, parce qu'ils ne peuvent pas dire en totalité n'importe quoi,surtout quand c'est loin de leurs intérêts.

    Sur Chavez, si vous persistez à dire qu'il est formidable, il va falloir argumenter, vu que la "presse fait de l'anti-Chavez", comme vous dites.
    On va être nombreux à tomber dans le "piège", s'il y a.
    Pour ce qui vient de se passer, il a gagné un référendum (perdu en 2007) dont le contenu ne m'emballe pas du tout. Combien de mandats va -t-il faire ? Dans son parti, ne peut-il pas laisser la main ? Je ne crois pas à l'homme providentiel en politique. Ce n'est pas émanciper le peuple que de le conforter dans l'idée que la personne de Chavez est indispensable aux réformes.
    Il va falloir faire de la pédagogie, si vous persistez dans votre enthousiasme, et en premier lieu auprès de certains militants du PG, il me semble.
    Cordialement

  40. Hugo Chavez dit :

    Je réagi à cette phrase :
    "Pourtant l’administration américaine a changé. Elle dit renoncer aux méthodes de déstabilisation des régimes démocratiquement élus et aux campagnes de conditionnement qui les rende possible."

    C'est exactement le contraire, Obama va renforcer les opérations secrètes, il a d'ailleurs déjà augmenté le budget correspondant (je ne retrouve plus le lien) mais voici une analyse intéressante :

    http://www.reopen911.info/News/2009/01/18/interview-de-lecrivain-webster-w-tarpley-les-hommes-derriere-obama/

    Et une vidéo sur l'abominable Zbigniew Brzezinski, le conseiller d'Obama en géostratégie.

    http://www.tagtele.com/videos/voir/31803

  41. Patrix dit :

    Je pense sincèrement que la France n'a aucune leçon à donner au Vénézuela en matière de démocratie. Ici, les résultats d'un réferendum peuvent être purement et simplement bafoués par le président dit "de la république" sans que même l'opposition parlementaire officielle (le PS) ne s'en émeuve le moins du monde. C'est franchement hallucinant ! Et si vous levez le petit doigt, on coupe court à toute discussion en vous assènant le pire qualificatif qui soit dans le landernau politico-médiatique : populiste ! Votre cas est réglé, fermez le ban !

    De plus que dire d'un pays dans lequel la plupart des médias soutiennent sans faille l'opposition ? Ce n'est certes pas dans un système de type stalinien (pour reprendre les termes très contestables de LMV ci-dessus) que l'on verrait cela ! Rien à voir avec la France par exemple, où le président a avec lui la plupart des télés privées, radios, grands journaux et seul reste finalement Internet pour faire entendre des voix vraiment divergentes. Car en France, seul pays "démocratique" dans lequel le président nomme désormais lui-même les dirigeants de l'audiovisuel public, nous avons cette loi qui sous un semblant d'équité est totalement stupide et finalement antidémocratique, celle des trois tiers (sans compter le quatrième tiers, le présidentiel, le plus important actuellement et qui est lui illimité). Cela ne serait pas grave si la télévision n'avait un tel impact sur l'opinion, la manipulation qu'elle véhicule est une insulte à l'essence de nos valeurs républicaines. Il n'est quà repenser à la dernière mascarade télévisée du "président de la république" devant de prétendus journalistes pour s'en convaincre...

    Ce qui terrorise Libé et la gauche caviar incarnée par le PS, c'est que Chavez représente finalement les vraies valeurs fondamentales de la gauche. Leur pire cauchemar. Cela ils ne peuvent le supporter ! Je ne dis pas que Chavez n'est pas criticable, bien au contraire, mais il serait bon que tous ces journaleux soient au moins aussi critiques avec les dirigeants français, allemands, européens ou américains qui ont laissé en connaissance de cause le monde de la finance s'engraisser sur le dos du peuple, sans aucun scrupule.

  42. Christian C dit :

    J'aime Hugo chavez parce qu'il aime le christ, le vrai.
    J'aime Hugo Chavez parce qu'il aime le christ, le vrai, et que Manès aussi l'aimait
    J'aime Hugo Chavez parce qu'il aime le christ et que Manès aussi l'aimait tout autant que Mahomet.
    J'aime Hugo Chavez d'aimer ceux qui aimaient l'homme et son horizon de bonté.

    Et je laisse la pourriture crever les chairs de la déchirure de ceux qui croient qu'ils sont dieu.

  43. Hold-up dit :

    Je viens de regarder la conférence de presse de Nathalie Arthaud de L.O. Beaucoup d'impensé et de vieux langages.
    Elle ironise gentiment sur le " Front de Gauche " et rajoute que l'émiettement n'est pas de son propre chef puisque "Lutte Ouvrière" existe depuis déjà 50 ans !

    Oui. Certes. Et QUELLE FORCE DE FRAPPE DEPUIS 50 ANS ?
    Combien d'élus ? La faute à l'autre ?

    Donc si j'ai bien compris, on ne change pas une stratégie qui gagne et a fait ses preuves...
    Quel étrange sentiment face à ces caricatures ampoulées du verbe ai-je donc ? Franchement. Vous voulez que je vous le dise. Non. ça n'intéressera personne. Par contre il faudra que les éternels 2 % depuis 50 ans m'expliquent leur stratégie politique pour prendre le pouvoir. C'est le moins qu'ils puissent faire non ?
    Rendre des compte eux aussi au peuple !

    A moins... à moins que...du pouvoir on ne veuille pas s'en saisir. Mais alors ? Pourquoi un appareil politique pour n'arriver au bout de 50 ans qu'à RIEN ? Etrange, non ?

    J'essaie de comprendre mais je n'y arrive pas. Désolé. Mais comme dit Jennifer, ne nous usons pas à parler avec ceux qui veulent faire bande à part pour leur petite boutique. Cela ne sert à rien.

    Connaissez-vous cette belle métaphore philosophique des " Chemins qui ne mènent nulle part " du philosophe Heidegger ? Oui, qu'appelle-t-on penser ?

    "Les chemins qui ne mènent nulle part " sont à l'inverse de ce que l'on croit non pas des chemins qui ne mènent à rien mais des chemins qui ne mènent à rien de " déja connu".
    A l'origine ce sont les chemins tracés pas les bucherons dans les forêts profondes et qui subitement s'arrêtent. Oui, le chemin emprunté ne mène
    " nulle part ". Nous ne savons pas. Nous ne savons plus. Et pourtant il faut poursuivre la voie. Il faut avancer.
    Et c'est à ce moment là qu'il faut par ses propres ressources INVENTER et poursuivre l'ancien tracé. Inventer du neuf - OUVRIR LA VOIE que nul n'a jamais emprunté. Et le faire vraiment.

  44. Hold-up dit :

    @ Line

    Je comprends très bien à quoi vous faites allusion. Mais avec le Vénézuéla et la révolution bolivarienne c'est bien à une mutation démocratique du projet "révolutionnaire " dont nous avons à faire. Et à une véritable participation citoyenne en vue d'oeuvrer à une société moins barbare. Nul piège ici et pas de totalitarisme. Les dictateurs en puissance sont plutôt de "l'autre côté" à droite. L'Amérique du Sud, ancienne arrière-cour pendant trop longtemps des USA, avait pris hélas l'habitude depuis plus d'un siècle de multiplier les dictatures militaires sanglantes au service des oligarchie financières locales.
    C'est tout un continent qui s'affranchit à la fois de la tutelle des USA et se réveille de 500 ans de colonialisme impitoyable comme vous le savez.

    Une date importante : 1989 : Caracas : "Le Caracazo "
    Pendant deux jours, les 27 février et 28 février 1989, le peuple se soulève à Caracas et aux alentours, suite à une explosion des tarifs, notamment des transports en commun et à cause des réformes économiques inspirés par le néolibéralisme, suite à des accords avec le Fonds monétaire international.

    Le 2e jour, le président Carlos Andrés Pérez déclenche le plan Avila et envoie l'armée contre la population révoltée, tuant 3000 personnes.

    Autre date importante : 2002
    Avec l'aide des USA, un coup d'état renverse la démocratie pendant 48 heures.
    Le peuple réclame le retour du président Chavez démocratiquement élu et le respect de la Constitution.

    Pour se faire une idée avant toute critique bien légitime, il me semble que regarder le film qui suit est un préalable pour ne pas tomber précisément dans les " pièges " que certains veulent nous tendre.
    Lucidité - d'accord. Ô combien ! Mais nous devons aussi garder la tête froide devant les opérations de falsification de l'histoire et les mensonges à la pelle que nos ondes déversent sur le Vénézuéla qui réussit là où notre révolution de 1848 en France a été stoppé par un coup d'état lui réussi par un certain Napoléon III.

    " Le sujet central de ce film est le coup d’Etat d’avril 2002, qui a vu l’oligarchie du pays, appuyée par le gouvernement américain, tenter de renverser le gouvernement de Chavez. Les putschistes se sont alors heurtés à une mobilisation massive de la population du pays.
    Les journalistes qui ont tourné ce film ont ramené d’excellentes images de ce soulèvement populaire - y compris de la situation, heure par heure, à l’intérieur du palais présidentiel. "

    Le film : VENEZUELA: La révolution ne sera pas télévisée (1h30) :
    http://internationalnews.over-blog.com/article-13879889.html

  45. Christian C dit :

    Comment peut-on passer de 67 post à 45? Qui attaque ce site?

  46. maxou dit :

    @ous,
    Comment mes deux posts, celui de Christian C et celui de robespierre ont-ils réussi à disparaître ?

  47. Christian C dit :

    @maxou

    J'ai l'impression que certains s'amusent à détruire les post compromettants.
    La vérité n'ai pas toujours bonne à dire.

  48. dudu 87 dit :

    @Christian C
    Tu aurais eu la possibilité de lire l'Huma dans les 50 et 60, tu aurais trouvé toutes ces infos. Mais lorsque le PCF le dénonçait, il était à la "soldes de l'URSS" et les communistes "pas français"! Je suis obligé de sourire de... satisfaction! Du texte de Laurence Kalafadites.
    A cette époque, le "Monde", le Figaro" (souvent cités ici) et un certains nombre d'autre participaient à la "Curée", suivez mon regard!
    http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=3455#nb32

    Au faite, pourquoi nous ne voyons plus aucuns dirigeants du Pcf sur les plateaux "télé"? C'est devenu tellement naturel...
    Allez, j'arrête, vous allez croire que je radote...

    Tu es étonné pour ton post du 14 et le texte de Luisa concernant "le socialisme civil" Pareil, pas un commentaire...Bofff! A ce train-là, sans jeu de mot,... Nous verrons bien dans 4 mois, dans 1 an et en 2012, le résultat.
    Fraternellement

  49. maxou dit :

    @tous, j'ai trois posts disparu, et deux réponse 1 de robespierre et 1 de Christian C ?


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