05fév 15

Grèce : refuser le coup d’État financier de la BCE

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La décision de la BCE (Banque centrale européenne) à l'encontre de la Grèce entraîne l'Europe dans une direction autoritaire inouïe et l'Euro vers une crise majeure. Couper les liquidités d'un pays a déjà été fait contre Chypre. Ce pays avait été  mis à genoux par la violence d’un procédé qui s’identifiait comme un acte de guerre. A présent, c’est sur la base d’une « présomption » de blocage de la discussion, appréciation politique qui n’est pas dans ses statuts, que la BCE menace le système bancaire grec d’effondrement.

Par cette décision et la sinistre déclaration de Junker selon laquelle « Il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens » est donc proclamée une théorie de la souveraineté limitée des peuples européens. Ce jour est donc un jour sombre dans l'Histoire de l'Union européenne !

Notre solidarité avec le nouveau gouvernement grec qui veut respecter son mandat doit être très active. Je demande au président de la République François Hollande de s’opposer à la décision de la BCE et d’organiser à Paris un sommet européen pour régler, avec la Grèce, le problème que pose l’austérité sans fin imposée par la Troïka. J’ai demandé à être reçu par lui à ce sujet.

Je propose qu'une initiative de mobilisation dans la rue soit prise. Je crois qu'il ne faut pas tarder à proposer au peuple français d'exprimer sa solidarité avec les Grecs et de défendre sa propre indépendance avant qu'elle soit à son tour mise en cause frontalement comme l'est celle de la Grèce.

D’un mal peut-on tirer un bien ? La violence de la réaction de la BCE contre la Grèce surligne surtout l’impasse du modèle actuel de construction européenne. Il semble se faire comme une raison supérieure à la volonté des peuples et maintenant des nations. Il s’identifie à un modèle imposé de force.

Un tel modèle n’est pas viable. Dans l’immédiat, il menace de faire exploser la zone euro et l’Union européenne elle-même. Face à cela, une autre Europe est possible. Le blocage actuel en est l’occasion. La France peut en être le déclencheur. C’est son intérêt. Car le moment où elle se verrait contester sa souveraineté se voit trop nettement profiler, si l’on tient compte du ton et des méthodes déjà utilisées par la Commission, pour exiger sans cesse de nouveaux tour de vis budgétaires et structurels. François Hollande peut donc faire beaucoup.

Notre pays est membre fondateur de l’Union, il en est la deuxième économie et bientôt la première population. Il ne peut limiter son ambition a être le « bon élève de la classe européenne ». On va voir si la conférence de presse de François Hollande élargit l’ambition et la capacité d’initiative de notre pays. 


180 commentaires à “Grèce : refuser le coup d’État financier de la BCE”
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  1. Michel Matain dit :

    @ 36 Michel
    Et la Grèce aurait de fait une annulation unilatérale de la dette.

    Haiti avait une "dette" avec la France à son indépendance en 1815 (en fait une dette imposée par la France coloniale). Cette dette a perdurée jusqu'en 1946. Quand il s'agit de punir un peuple, le système capitaliste peut avoir la mémoire méchante et longue. Une annulation unilatérale est un long très long combat.

  2. PIETRON dit :

    Nous savons fort bien que l'Europe telle que configurée par le traité de Maastrich n'est pas une Europe des Peuples mais une Europe Capitaliste avant tout. Traité d'ailleurs validé par les électeurs français à une très faible majorité. Les ruades de la BCE, de la commission européenne, de Merkel la nouvelle Tatcher en plus subtile mais aussi foldingue, et de son acolyte Hollande, peuvent ne rester que des ruades tant que Syriza s'appuiera sur la majorité de son peuple qui l'a élu et sur l'aide que sont mesure de lui apporter toutes celles et tout ceux qui ont intérêt au changement (ils sont majoritaires).
    Pétitions ou rassemblements pourquoi pas. Mais pétitions ou rassemblements qui mettent en cause non pas que le comportement totalitaire des tenants de l'Europe actuelle, mais, également, qui mettent en avant la nécessité d'abattre le capitalisme quelle qu'en soit sa forme (libéral, néo, etc), seul moyen d'instaurer un "écosocialisme" durable.

  3. cheg dit :

    Je rêve, demander à Hollande de se bouger ! Lui qui s'est couché devant la Finance sans même commencer à combattre. S'il n'ont que ce bout de mou pour les aider, ils sont dans une mouise noire, un peu comme nous, d'ailleurs, mais nous il ne nous reste que 2 ans à le supporter.

  4. l'écossais dit :

    Les choses sont plus claires désormais. Le petit François a répondu à la question qu'on lui posait hier, est-il solidaire du peuple grec ? Comme du peuple français. "Je m'en fous". Vive la démocratie. La courtoisie ne me semble plus de mise, mon cher Jean-Luc.

  5. maximilien r dit :

    Pour les sociaux démocrates et la droite il faut absolument que Syriza échoue. Des fois que leur réussite donne des idées à d'autres peuples.

  6. Jean78 dit :

    Bonsoir
    Ce sabotage financier de la démocratie est à rapprocher du sabotage de l'économie du Chili par la CIA sous Allende. Mêmes moyens, mêmes buts mais là le PS est du coté de la finance contre la démocratie. Je pense que le rapprochement entre le Chili des années 70 et Allende avec la Grèce de Tsipas est à populariser afin que les mêmes causes ne créent pas les mêmes effets.

  7. maryse dit :

    Je suis aussi désespérée que plein d'autres qui commentent ici, par ces décisions pour démontrer qui a le pouvoir. Je suis d'accord que nous devons tenter par tous les moyens de montrer notre solidarité, tout en sachant que nous ne mobiliserons pas 4 millions de personnes pour la Grèce, les Français ne sont pas encore réellement concernés. Par contre, vous, FdG, PG, et tous les autres, de ND à EELV, tous, toutes les assoc, et tous les citoyens (un grand message FB bien "torché" que tout le monde partagerait, partagerait, partagerait... Oui mille fois oui, mais il faut que ce soit très bien fait et qu'on sache comment diffuser (nous ne sommes assurément pas tous "amis" FB), nous devons faire savoir à Tsipras par tous les moyens possibles que nous le soutenons.
    Je suis d'accord que Hollande une fois encore ne fera rien, si jamais il vous reçoit. Nous ne pouvons plus compter sur lui, et si c'est d'une infinie tristesse et si c'est honteusement lamentable, il va falloir nous y faire. A moins que vous réussissiez un miracle en lui parlant (allez, rêvons deux secondes, çà ne fait pas de mal!)

  8. oberon dit :

    Manifester pour la Grèce ? Les Français ne manifestent pas pour eux, je veux dire que peu de monde se mobilise pour la situation économique et sociale. La manif monstre du 11 janvier est hors sujet. Les syndicats sont out et les partis politiques déconsidérés. La France n'est pas assez en difficulté pour que les Français réagissent comme les Grecs ou les Espagnols.

  9. gabriela balkey dit :

    Argentine a fait defaut et a repris de bon pas aprés. Donc, pas si grave que ca. Une seule question que je ne comprends pas, pourquoi ne sortir pas de l'euro ? J'ai du mal a comprendre pour quoi c'est une mauvaise chose. Après il est le BRICS, son fond n'est pas encore en fonction, mais le sera d'ici peu. La Gréce résiste et vaincra. Syriza avait deja prévue cette maneuvre, je suis sure qu'ils ont une réponse préparé.
    Merci Jean-Luc Mélenchon pour continuer malgré tout.

  10. marco polo dit :

    Si Syriza tombe, les sociaux-démocrates seront les complices actifs de cette chute (comme toujours dans l'histoire les sociaux-démocrates trahissent), ils ouvriront la porte au fascisme et ils le savent, plutôt que de l'ouvrir à la démocratie. Bien sûr qu'il faut se mobiliser pour défendre le peuple grec, mais avons-nous les moyens de cette force ? Un Front de Gauche illisble et des syndicats au fond du trou qui n'entraînent même pas à la lutte contre la loi Macron (qui est la porte ouverte au TAFTA) que voteront les socialistes, même affligés. Et pourtant le 11 janvier, des millions de Français sont descendus dans la rue pour défendre la République. Ils ont compris ce qu'ils ont à défendre. Alors ?

  11. Fabrice G dit :

    La Crète est grecque et des bases américaines y sont installées, si la Grèce bouge de l'Otan et menace de faire partir les ricains, madame Merkel va prendre un grand coup de règle sur les doigts par les US. Les grecs sont loin de ne pas avoir de moyens de pression, Poutine serait très heureux d'avoir une base en Méditerranée.

  12. marj dit :

    @Maximilien R
    Oui je suis d'accord, depuis le début, la Grèce sert de laboratoire aux apprentis sorciers de la finance et leurs laquais à la tête de l'UE. Et tout ce beau monde se mobilise pour éteindre l'étincelle Grecque par peur que le feu ne s'étende. Ils veulent mater les Grecs et ainsi continuer à faire courber l'échine à tous les autres peuples d'Europe. D'accord aussi avec ceux qui rapprochent les agissements de l'UE à ceux de la CIA envers le Chili, sauf que là l'UE ne se cache pas ! Et d'accord aussi avec @Marco Polo, la suite pourrait ouvrir la porte au fascisme et Hollande et toute la clique en seraient les premiers responsables.

  13. laute dit :

    Je soutiens totalement l'initiative d'un rassemblement de soutien au peuple grec et à A. Tsypras. Je viens de publier sur mon blog un article allant dans le même sens, considérant que cette affaire n'est pas qu'une affaire grecque mais bien notre affaire, à nous les peuples européens. Il faut descendre dans la rue ce WE sans plus attendre, dimanche après midi, dans toutes les grandes villes et plus si affinités. L'affaire est grave !

  14. chris_84 dit :

    Si nous marchons, le seul mot d'ordre justifié qui rassemblerait, y compris tous les abstentionnistes, serait je pense la sortie de l'euro, suite au déni de démocratie qui a lieu en ce moment. Car cette construction européenne ne sert pas les peuples, et je pense que l'ensemble des gens, y odu bord de gauche, l'ont bien compris. Ce problème, loin d'être secondaire et populiste comme les mediacrates ont beau jeu de dire, est à la base du malentendu qui existe entre le citoyen et la politique, et explique l'abstention, depuis que le NON de 2005 a été trahi. Aujourd'hui, face à l'horreur qui s'organise pour tuer la démocratie en Grèce, nous ne pouvons plus rêver à faire changer les choses de l'intérieur, c'est une utopie.

  15. Ultréïanères dit :

    Affichons notre solidarité. Drapeau grec à nos fenêtres.

  16. VANGREVELYNGHE JOSE dit :

    Accord complet avec les propositions de Jean-Luc Mélenchon. La situation est d'une extrême gravité puisque Junker qui a travaillé à priver les états de milliards d'euros d'impôts (voir interwiev de Piketty dans l'obs de cette semaine) prétend maintenant court circuiter la volonté démocratiqie du peuple grec en brandissant la supériorité des traités sur la volonté du peuple. Il faut descendre dans la rue et y rester. Il faut mettre un terme à cette horrible dictature de l'union européenne. Mais comment expliquer qu'un premier ministre grec élu pour sauver la Grèce ait pu accepter d'embrasser devant les caméras le fameux Junker qui a contribué à mettre le peuple à genoux. Oui, il faut que Jean-Luc Mélenchon mette en action ses propositions. Il faut que le peuple entier lui fasse confiance.

  17. Al Kant dit :

    Peut-être pourrait-t-on commencer par retirer progressivement nos économies des banques ou groupes bancaires français qui contribuent à la ruine de la Grèce et de l'Europe. Ensuite n'y a-t-il pas possibilité de créer des banques coopératives citoyennes, qui, à l’instar des monnaies locales, tout en étant uniquement rattachées à la banque de France, seraient totalement déconnectées du système capitaliste actuel. Quand pensent nos experts ?

  18. Bruno dit :

    Si je descends dans la rue pour marcher ou me rassembler avec d'autres, j'irai avec une pancarte "Je suis Grec". C'est simple, parlant et ça rappellerait à nos concitoyens que s'ils ont bravé le bitume en début d'année contre la barbarie, ils peuvent le faire également contre l'intégrisme économique et surtout envoyer un message de solidarité à la population grecque qui n'a jamais mérité un tel calvaire. Et pendant ce temps-là Pierre Moscovici, que le PG avait eu raison de traiter de salopard, demande à la France (son pays faut-il le rappeler) de réduire encore plus la voilure pour satisfaire l'appétit gargantuesque des prédateurs. Décidément, il n'avait pas de morale, plus guère d'éthique, mais là il joue à la perfection son rôle de fossoyeur. Sans doute n'a-t-il jamais lu de livres d'histoire. S'il l'avait fait, il se rendrait compte qu'il réédite les erreurs historiques de ses prédécesseurs juste avant l'avènement des nationalismes en Europe. Mais au fond sait-il lire ?

  19. proletaire dit :

    D'accord de rester dans la zone euro, mais il faut changer les règles du jeu. Pour l'instant, il n'y a qu'un gagnant c'est la finance (et ses acolytes).
    D'accord d'aider les Grecs, mais pas pour faire de la même chose, sinon à la fin c'est encore la finance qu'on alimente et la dette grecque ne serait qu'un prétexte pour nous faire aussi les poches. Il faut aider Syriza et les Grecs en ayant un objectif commun, c'est de changer les règles qui nous affligent pour l'instant, pour que tous les Européens en ressortent gagnant. Si notre action serait simplement de partager la souffrance des Grecs, la finance aura trouvé un autre âne qui voudra aider l'âne affaibli, mais nous resterions toujours des ânes et non un peuple souverain.

  20. GaM dit :

    Pour l'instant, et si j'ai tout bien compris, tout se passe comme prévu. Tant mieux, l'Europe oligarchique baisse de plus en plus les masques. Dessous, elle est odieuse, sale, bête, moche. Courage. Fuyons-la !

  21. martin cano dit :

    Mon idée est sûrement naive, mais n'y a t'il pas moyen de faire un don aussi modeste soit-il pour soutenir le peuple grec ? Ouvrir une petition de soutien en ligne pour montrer a la BCE notre desaccord ? Que le peuple dise enfin qu'il n'a jamais voulu de cette Europe. En tous cas l'Union je ne la voyais pas comme ça. L'union des peuples oui, des marches et de la finance non. Aujourd'hui nous sommes tous grecs.

  22. jean sur dit :

    M. Mélenchon, croyez-vous qu'on puisse s'en remettre à Hollande dont vous dites vous-même "qu'il ment tout le temps" (Parisien du 14 mars 2014) et dont vous dénoncez "la servilité à l'égard du gouvernement allemand" (Figarovox d'octobre 2014) ?

  23. Nicolas.B dit :

    Votre confiance en l'être humain est admirable, mais franchement cette lettre, c'est comme si on écrivait au père fouettard pour noël, pas sûr qu'il la lise. Il veut prolonger l'esprit de son 11 janvier, la France au garde à vous derrière son chef et les autres dirigeants pas très clairs, le plan vigie-pirate dans le 06, on ferme sa gueule sinon le voisin nous dénoncera, le service civique pour bien cadrer la jeunesse désœuvrée et sans avenir, et au final la loi Macron qu'on devrait accepter pour raison d'unité nationale, puis peut être la loi Macron II réclamée par Moscovici. Le changement dans la continuité, mais en pire, si seulement les Français pouvaient se réveiller sans avoir besoin d'électrochocs sanglants. Quand à la Grèce, c'est notre espoir, le réveil démocratique tant attendu, ils l'ont bien compris si ils cèdent c'est toute l'Europe qui sera entrainée dans ce printemps si attendu. On peut craindre le pire de leurs côtés, les marionnettes non élues de la commission sont aux abois, notre chef suprême n'aidera pas la Grèce, il n'a pas été élu pour ça. La BCE montre les dents, la bête immonde sort ses griffes. Prolongeons l'esprit du 25 Janvier ce sera...

  24. LARDEUX Régis dit :

    Bonjour Monsieur Mélenchon,
    La décision de la BCE démontre que les conditions minimales d'une négociation raisonnée de l'Union Européenne avec la Grèce ne sont (ne seront ?) pas réunies. Par conséquent, attendons-nous à une sortie de ce pays de l'Euro, voire de l'Union Européenne.
    Cordialement.

  25. Suticos dit :

    Et quoi alors, il faut rester les bras ballants, assister à la fin de tout espoir démocratique en restant vautré en se disant qu'à défaut de liberté, on a, en France, pour certains encore, un peu de marge de confort, tout en voyant passer de plus en plus de monde à la trappe. Y en a marre de la passivité, du cynisme, du nombrilisme et du passéisme, alors oui, il faut se bouger, même si ça n'est que symbolique, participation à une caisse de solidarité, manifestations, drapeaux, le combat du peuple grec est notre combat, celui du combat contre le rouleau compresseur ultra libéral qui détruit tout lien social, tout idée de bien commun, oui il faut marcher mais pas seulement nous mais tenter de convaincre inlassablement aux autres de le faire car cette cause n'est pas seulement juste, elle est vitale. Dons, drapeaux grecs, marches, tout sera bon pour manifester notre rejet de la dictature financière ! Soutien inconditionnel au peuple grec !

  26. gerodon dit :

    Et bien moi je pense que cela va pousser plus vite la Grèce dans les bras de Poutine. Peut-être est ce que je me trompe, mais il y a comme un air malsain où cela serait le but de L'UE, qui se trouveront deux ennemis. Dans quel but ?

  27. Corinne dit :

    On ne prête qu'aux riches et on désendette les pays forts, l'Allemagne fit défaut en 1923 puis en 1953, mais l'Allemagne fait trembler le monde, qui a peur de la Grèce ?

  28. pichenette dit :

    C'est une action sur les banques qui seule peut être efficace, sortir les liquidités des comptes. Ne pas compter sur des manifs, en plus les gens sont bien lobotomisés nombreux sont ceux qui répètent, une dette ça se paie, sans voir que c'est une dette odieuse, qui à contracté cette dette, à qui profite-t-elle, intérêts. Il faut continuer à soutenir les Grecs, leur gouvernement. Oui nous sommes le peuple grec, de quoi avoir envie de changer de nationalité. Quelle honte cet attelage européen mené par Goldman Sachs et les banquiers allemands. Mais ne perdons pas espoir le vent va tourner !

  29. educpop dit :

    Sortir dans les rues, même nombreux, pour dire non non non aux méchants banquiers, on va faire changer d'avis à la banque centrale ? Les grecs ont fait une tournée pour demander qu'on les écoute et pendant ce temps ceux qui les recevaient préparaient un sale coup, ne croyons surtout pas qu'ils vont céder, l'amabilité de façade du président Français est un masque très bien fait, qui cache une expression figée par l'indifférence à l'égard du peuple. Accrochons du rouge partout, mille personnes peuvent nouer 100000 écharpes autour des lieux publics, 100000 personnes peuvent en couvrir les institutions, en attacher les portes. Notre détermination doit s'exprimer avant celle d'un mouvement de foule canalisé par le nationalisme, ce dernier pourrait faire subir à la République un des préjudices terribles dont elle a le secret.

  30. walter dit :

    Il faut la faire cette manif. Le "Je suis grec" proposé par Bruno me paraît un bon mot d'ordre. Un mot d'ordre pour rassembler un maximum, la gauche et la droite non libérales, et ceux qui ne veulent plus détourner la tête quand ils voient un peuple s'appauvrir. Cette pauvreté qu'on nous a trop appris à accepter, ces hommes et ces femmes qui ont tout perdu, et que la société ignore. L'économie libérale s'en accommode. On nous promet la croissance en échange de nos acquis sociaux. Mais la croissance de qui ? Une manif où FH aurait l'air d'un gland s'il n'y participe pas et qui l'obligerait à prendre position s'il y participe. Une manif coordonnée avec nos voisins européens. Rage Against The Machine !

  31. Pierre Pifpoche dit :

    Merci, Jean-Luc Mélenchon, pour cette intervention parfaite.
    L'heure est à une immense mobilisation populaire décisive pour l'avenir de l'Europe, dans cette épisode dramatisé par Draghi de façon anticonstitutionnelle et illégale. S'il faut donc couper des têtes (symboliquement parlant bien sûr), alors des têtes tomberont, et celle de Draghi est déjà en partie sur le billot. Moment décisif et filgurant où notre livre d'histoire voit son écriture s'accélèrer.

  32. JCH dit :

    Ce que fait Syriza et notamment son ministre de l'économie est fabuleux, il démontre la dictature molle mais une vraie dictature d'une secte appelée "marchés financiers", je pense que Syriza a prévu le scénario.
    En France j'attends avec hâte l'assemblée représentative du M6R et surtout le nombre de représentants tirés au sort. L'espoir réside dans la démocratie et comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon dans un discours sur la République il y a quelques années, la République n'est pas neutre, mais la démocratie non plus, sans partage des richesses, de la culture et du pouvoir de décision il n'y a pas de démocratie. La démocratie est l'application de notre devise républicaine dans les faits, rien de plus, rien de moins. Courage et solidarité.

  33. Sophie Clerc dit :

    La troïka, en particulier la BCE, est dirigée par des enragés et des illuminés, du genre Verhofstadt, rappelez-vous le spectacle démentiel qu'il donnait face à Guaino et J-L Mélenchon. Ce qui met en rage ces gens sans scrupules, et les pousse aux dernières extrémités, c'est que le peuple commence à comprendre comment ils s'y prennent, notamment par le recours à l'argent, pour le réduire en esclavage. C'est cette compréhension qui les affole. Il ne faut pas que le peuple comprenne, il doit rester dans son illusion de faiblesse. Ils cognent. Tout leur est bon pour tenter d'empêcher la compréhension de leur manège, mises en scène horribles, distractions événementielles sales et émoustillantes, information pléthorique, infiltration presque totale des médias, dénigrement et gommage de quiconque explique, menace croissante. L'ennemi, le cauchemard de ces milieux exploiteurs, c'est la compréhension. Donc l'arme pour les combattre, c'est l'explication. La prise de conscience. Le démontage. En sachant que leur rage s'amplifie d'autant. Merci, J-L Mélenchon, d'éclairer sans relâche et courageusement comme vous le faites. On ne saurait taper plus juste.

  34. Hervé dit :

    Un sondage réalisé dimanche dernier montre que 70% des Grecs, soit en réalité bien plus que ceux qui ont voté Syriza le 25 janvier, soutiennent le gouvernement et le pensent capable de mener une véritable politique de survie pour le pays. Le gouvernement grec peut donc mettre en place des contre-mesures. (source Jacques Sapir, article à lire : "L'ultimatum de Francfort").

  35. Willia dit :

    Bonjour Jean-Luc, bonjour à tous Camarades,
    C'est bien beau de se battre, de manifester dans la rue, mais ce n'est pas ça qui sortira la Grèce de son désarroi face au refus de Hollande et de tous les autres pays de la zone Euro. Il faudrait dire non à cette Europe menée par l'Allemagne, et comme Hollande fait la sourde oreille, semble ignorer le résultat des élections en Grèce, je pense qu'il sera à la Grèce de se sortir de cette impasse.
    D'autre part, j'ai lu dans ma presse locale que Jean-Luc était d'accord pour s'associer aux frondeurs et à certains socialistes, ça je désapprouve, les frondeurs ne disent toujours pas non à Hollande quant aux socialistes, s'il croit qu'il en reste encore je pense que c'est une illusion, ou un rêve, les soi-disant socialistes se sont toujours servis des voix de la vraie gauche pour faire la même politique que la...

  36. tchoo dit :

    Que pouvions nous attendre de nos médias qu'ils puissent dire sur cette pauvre Grèce et maintenant sur le coup de force de la BCE ? Pas grand chose si ce n'est aller dans le sens montré par tous les pouvoirs. On reste quand même encore étonné de voir autant de mauvaise foi ou d'imbécilité ainsi étalée devant tout le monde, comme entendre un énième expert ou experte vous déclarer d'une voix suave que la BCE à fait des facilités aux Grecs (des faveurs !) et voir la (la) journaliste opiner du chef et rajouter son commentaire qui va bien sur dans le même sens. Tout cela pour nous faire croire que les Grecs, une fois de plus seraient des privilégiés ayant vécu à crédit et à nos crochets, idée qui bien que paraissant complètement farfelue au moindre quidam capable de réfléchir deux secondes est assez largement répandue dans notre société. Le travail d'éducation populaire est encore long et vaste.

  37. luz11 dit :

    Je pense qu'il est temps de dire non à l'Europe et de continuer cette idée illusoire avec les instances telles qu'elles. Je veux bien marcher mais uniquement par solidarité au peuple grec qui était hier dans la rue !

  38. educpop dit :

    Le blog de Jean-Luc Mélenchon est un chemin qu'on peut emprunter tous les jours pour aller à ses occupations, parfois au changement de saison l'attention est attirée par de nouveaux bourgeons ou la présence d'un voyageur inconnu. On passe rapidement et le regard est habitué au paysage, mais une vigilance discrète s'exerce, pour le jour où quelque chose va se produire. Nous n'aimons les routes familières que si elles conduisent parfois à des rendez vous qui font battre le coeur plus vite.
    Si les maîtres du monde réussissent à éteindre la lumière de la Grèce, c'est notre monde qui sera plongé dans l'obscurité. Ces derniers temps je guette les signes du printemps.

  39. Calou dit :

    Allons, allons. Je lus ici où là que ça grince des dents parce que Jean-Luc écrit une lettre au roi des Sans Dents. Croyez vous vraiment que sa démarche soit aussi naïve que de la simple courtoisie ? C'est au contraire une excellente idée qui met le PS hypocrite dans le soutien a Syriza devant ses responsabilités. Bien vu Jean-Luc !

  40. Nicolas Verdier dit :

    Le nouveau gouvernement grec pourrait annoncer qu'il a en projet de faire rapidement un référendum auprès du peuple pour poser la question sur la sortie de la zone Euro voire même de l'UE, histoire de voir comment réagissent les serviteurs de la finance (Hollande, Merkel, la BCE, Bruxelles et les autres). Pourquoi pas ?

  41. Boissier dit :

    D'accord pour une manif Européenne, avec la vraie Gauche de la France, pour un soutien à Syrisa. Mais, hélas je suis pessimiste quant à obtenir une masse considérable de citoyens de notre pays à y participer.

  42. Sophie dit :

    Oui, il faut de grandes manifestations de soutien au peuple grec. Son destin et le notre sont liés. Il faut une manifestation dans toute l'Europe, le même jour. Je suis prête à aller manifester à Paris, bien sur, malgré la distance et le cout. Je suis également d'accord (et j'avais eu l'idée mais comment mettre en oeuvre ?) pour lancer une souscription pour aider le peuple grec. La Troika veut étrangler et soumettre financièrement la Grèce ? Nous nous l'aidons, nous sommes solidaires des Grecs. C'est notre combat. Et il ne faut pas attendre, c'est une priorité absolue. Ne rien faire ou faire trop tard serait criminel.

  43. RiGeL dit :

    Sérieusement ? Demander à être reçu par Hollande pour en parler ? On parle bien de la personne qui avait pour ennemi la finance pendant sa campagne ? Vous espérez vraiment obtenir un soutien quelconque d'une telle baudruche ? Restons sérieux. Si vous y croyez, alors vous êtes d'une naïveté qui dépasse l'entendement. Hollande et le PS semblent se sentir très à l'aise parmi les grands financiers. François Hollande ne peut pas faire beaucoup, et ne fera rien, car ce n'est pas son intérêt (je ne parle pas de celui de la France, dont il se contrefout, de toute évidence). Si l'Europe peut servir à quelque chose, organiser une journée de manifestation européenne (ça veut dire en même temps, dans toutes les capitales européennes) de soutien à la politique grecque me semble personnellement la chose à faire la plus efficace, en tout cas certainement beaucoup plus que d'aller voir Hollande. La simple idée de demander quoi que ce soit qui ressemble à une décision de gauche à cet hurluberlu (traitre était le premier mot que j'avais à l'esprit) me fait éclater de rire. Je sais pas pourquoi, ça doit être nerveux.

  44. fabien dit :

    Bonjour à tous !
    Oui, tous dans la rue, mais faut faire bouger tous les peuples européens. Effectivement il ne faut rien attendre des sociaux démocrate, tout comme j'ai un gros doute sur les PS frondeurs, qui à mon avis pour certains se mettent au vert, pour 2017, je pense entre autre à Montebourg et que l'on ressortira du chapeau comme la gauche providentielle le moment voulu.
    Pour en revenir aux manifestations, il ne faut pas se louper, mais j'ai bon espoir.

  45. vallés dit :

    M. Mélenchon, je vous soutiens et j'apprécie ce que vous dites mais ce qui se passe n'est-il pas la preuve que l'Europe n'est pas transformable de l'intérieur ? Pour ma part, j'ai toujours pensé qu'il était dommage d'avoir laissé de coté la possibilité de quitter l'UE et son euro mortifère. Il est peut-être temps d'y venir.

  46. claudine dit :

    Peuple français, peuple italien, lâche, peureux et égoïste ! Que peut faire Jean-Luc Mélenchon s'il n'est pas suivi du peuple ? C'est pourtant une très bonne occasion, tous ensemble, de lutter contre la dictature de la troïka et compagnie. Tous avec la Grèce !

  47. breteau jean claude dit :

    Le peuple grec ne veut pas sortir de l'Europe et il a raison. C'est Syriza qui a gagné, pas le Front national. Le problème est politique, déserter au premier coup de menton ne serait pas une attitude responsable, ce serait les salauds qui s'en réjouiraient. Notre combat serait plus compliqué encore. Ne rien lâcher, se battre, développer la solidarité, serrer Hollande dans les cordes (la demande de rencontre) même en sachant qu'il n'y a rien à attendre vu la dépendance à Merkel, mais cela concours à l'affaiblir. Autre point important combattre la campagne de mensonges (le défaut de la Grèce couterait à chaque Français) repris même par la nouvelle "amie de Syriza !" milliardaire du clan de Neuilly. Elle a vite repris sa place coté austérité. Cela manque d'éclairage de notre part, d'ailleurs. Dommage. Nous savions que la guerre serait déclarée, il s'agit de milliers de milliards pour les nantis, ou pour le peuple, il n'y a rien de nouveau sauf que grâce au peuple grec, il y a un gros caillou dans la chaussure des libéraux, il n'y aura plus d'unanimité à Bruxelles et j’espère que nos amis dévoileront le contenu des réunions opaques mais si graves de...

  48. François Lacoste dit :

    La BCE, instrument des basses œuvres de la commission, fera t'elle sauter Alexis Tsipras comme un cabri sur sa chaise en lui faisant crier l'Europe, l'Europe! Et rajoutons, l'euro, l'euro ! Monsieur Mélenchon, si on vous écoute et si on vous lit, vous semblez ne pas le souhaiter du tout. Mais paradoxalement, jamais vous ne remettez en cause cette construction européenne autrement qu'en disant que la France est une puissance en Europe et doit faire entendre sa voix pour faire valoir ses intérêts (clouer la main des allemands sur la table n'est pas un projet qui donne particulièrement envie). Votre position sur le sujet de l'Europe est trop vague pour redonner le goût de continuer dans cette voie désastreuse dans ses effets. Il est temps pour vous de nous dire comment vous concevez la souveraineté populaire dans une telle organisation, sans omettre les questions sur la monnaie outils premier du pouvoir mais aussi la défense nationale, les rapporte économique avec les autres parties du monde, la protection des nos industries dans le sens le plus larges et de toutes nos spécificités insolubles dans quelque traité que ce soit. La France qui existe en Amérique du sud, dans le...

  49. Rochas dit :

    En janvier, 4 millions de Français sont descendus dans la rue pour manifester leur attachement à la liberté d'expression, à la liberté d'opinion, à la liberté de culte. Il a fallu des attentats et une communication massive pour faire descendre le peuple dans la rue. Le message de mobilisation était simple et très largement relayé par les médias : nous sommes attaqués, défendons nous, défendons nos valeurs. Hélas, nous sommes incapables de communiquer efficacement, pour expliquer aux citoyens ce qui est en jeu avec les négociations de l'accord TAFTA, nous sommes incapables d'expliquer au peuple comment fonctionne l'Europe, la commission, la BCE, la Troika, les entreprises transnationales etc.
    Il me semble que si nous étions de meilleurs communicants, si nous savions expliquer, si nous savions alerter, si nous savions faire preuve de pédagogie, les citoyens descendraient en masse dans la rue car ce n'est pas la liberté d'opinion qui est en train d'être mise à mal, c'est le principe même de démocratie et dans l'état actuel de nos stratégies de communication, il sera bientôt trop tard et nos concitoyens réaliseront qu'ils ont perdu toute capacité à décider de leur futur.

  50. gerald dit :

    De toute façon l'Europe et ses électeurs est et restera toujours à droite. Tant qu'on en sortira pas nous serons toujours dans la m... On se fout de la grandeur de la France si c'est aux dépends des Français.


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