18juin 14

Chaud, le moment chaud !

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Je préfère en rire. Que je me donne cinq jours d’absence de France, puis que je renonce aux fatigues des émissions matinales à la radio et à la télé me vaut un papier dans le « Figaro » sur mon « retrait de la scène politique ». La « scène »… c’est bien dit. On évoque même avec délicatesse ma déprime de 2002 pour suggérer que je suis peut-être de nouveau malade. Quelle élégance ! Mais surtout, quelle comédie ! Les mêmes ne s’émouvaient guère de notre manipulatrice disparition de la scène médiatique pendant les élections municipales et européennes !

Certes, ce n’est pas là le fait marquant de la vie médiatique. La haine aveuglée des médias contre les cheminots et leurs grèves est un révulsif autrement plus notable ! Bien sûr, c’est un classique. On y revient à chaque grève et à chaque diminution des droits de grève dans le service public. Dans le contexte d’un pays à 25 % d’extrême droite, la propagande médiatique anti-syndicale est une contribution directe à la propagande de celle-ci. L’usage obsessionnel des mots « prise en otage » résume l’incitation malsaine à la criminalisation de l’action syndicale qui est recherchée à cette occasion. Les professionnels du vocabulaire cherchent délibérément à provoquer la confusion entre syndicalistes et terroristes, conflit social et guerre. Que les cheminots fassent grève pour défendre l’intérêt général n’a pas effleuré un seul article, un seul reportage. Qu’ils en soient lourdement de leur poche juste avant les vacances ne veut rien dire pour un médiacrate gavé. Que la libéralisation du rail soit une calamité et un échec partout où elle a été appliquée n’est pas le débat pour eux. La seule question qui vaille ce serait la grève, pas ses causes. « Faut-il interdire la grève ? », demande même le Figaro. Question aussi choquante pour les libertés publiques que si les cheminots demandaient : « Faut-il interdire le Figaro ? ». Je m’amuse d’observer jusqu’où va l’esprit de caste chez ces croisés. Ainsi de l’argument glauque des malheureux candidats au bac qui seraient ainsi empêchés. Cela ne concernerait éventuellement, le cas échéant, que 7 % du total. Mais il y a plus intéressant à noter. Le savez-vous : le bac pro avait commencé depuis une semaine sans que les beaux esprits s’émeuvent du sort des jeunes gens concernés. Révélateur, non ?

Cette bataille sociale du rail en France n’est pas la seule. Le pays fourmille d’initiatives et de conflits partout sur le territoire. Celui des intermittents est exemplaire d’une profonde et légitime exaspération sociale. Cette situation entre en résonance avec un contexte de conflits, plus amples encore, qui touchent tout le sud martyrisé du vieux continent. En Europe, la pente des évènements entraîne tous les protagonistes vers un point de rupture dont l’enjeu va croissant. Après les maxi manifestations républicaines d’Espagne, la maxi manifestation de la CGT au Portugal demandant la démission du gouvernement et des élections générales. Clairement, dans l’Europe du sud, la rébellion tient la corde. Et les nôtres l’incarnent. Il n’en va pas de même en France et dans l’Europe d’outre-Rhin, où domine la pulsion d’extrême droite comme réponse aux saccages irresponsables des libéraux. C’est ce qu’analysait le conseil national du Parti de gauche ce week-end en même temps que se tenait celui d’EELV et du PCF. Je dis un mot de réflexion générale sur ce que ces réunions nous apportent selon moi.

La bataille du rail est un combat d'intérêt général

Cette question du Figaro, « Faut-il interdire la grève ? », est tellement révélatrice de la distribution des rôles sociaux actuels. On voit bien quelle différence de taille existe, à cette heure, entre un cheminot et journaliste du « Figaro » qui le décrie ! Le cheminot perd des journées de salaire pour le bien de tous et le journaliste du « Figaro » est payé pour défendre l’intérêt de quelques-uns. Le cheminot fait vivre à ses dépens personnels une liberté fondamentale, le journaliste du « Figaro » milite pour limiter la liberté dont il est censé être l’emblème. Mais pourquoi charger le seul « Figaro » ? Les moutons de Panurge ont plus d’un nom. En France, la presse actuelle est, pour l’essentiel, l’adversaire principal de la liberté de penser autrement, c’est-à-dire de penser tout court.

Sur le terrain, les militants du PG distribuent des tracts de soutien aux grévistes de la SNCF. Ils vont à la rencontre des usagers pour expliquer la situation. C’est décisif. Je crois bien que nous sommes le seul parti à le faire. Quand les gens entendent le message et apprennent la responsabilité de Hollande et de la Commission européenne, leur colère change vite de cible. Le travail est facilité par la méfiance que les gens ont à l’égard des médias quand ils se mettent tous à répéter la même chose. L’écoute est plus grande. L’exaspération, paradoxalement, pousse au débat. C’est de la politique. On ne sait pour combien de gens, cette discussion sera un déclencheur non seulement à propos de ce conflit mais dans bien d’autres registres. Pour chacun d’entre nous, il faut bien comprendre ce qui est en jeu.

La grève à la SNCF aura commencé il y a une semaine. Les libéraux multiplient les insultes contre les cheminots comme Eric Woerth les comparant à des « Talibans ». Manuel Valls, comme un banal homme de droite, mise sur le pourrissement de la lutte et l’épuisement des lutteurs pour gagner son bras de fer. Quoi qu’il arrive, quelle que soit l’issue du conflit, il faut travailler à faire connaitre la vérité : les cheminots en grève défendent l’intérêt général. Plus cette idée gagnera du terrain plus nous tirerons d’un mal un bien. Pour cela, voici une provision d’arguments. Si cet argumentaire vous convainc, prélevez-le et faites-le connaître dans vos listes de diffusion. Une grève ? Mais pourquoi ?

Les cheminots en grève depuis le 11 juin protestent contre le projet de réforme ferroviaire du gouvernement Hollande-Valls. Le gouvernement prétend que sa réforme va « réunifier la famille ferroviaire » aujourd’hui divisée en deux entreprises distinctes. En effet, en 1997, la SNCF a été coupée en deux. Depuis, la SNCF est chargé de « l’exploitation » du réseau, c’est-à-dire de faire circuler les trains. Et une autre entreprise, Réseau Ferré de France (RFF), assure l’entretien des voies ferrées et la construction de nouvelles lignes. Ce système est absurde. C’est d’abord une absurdité technique : séparer les rails et les quais des trains donne le spectacle lamentable des quais trop larges qui doivent être rabotés. C’est aussi une absurdité financière. Dans le ferroviaire, il faut des infrastructures très lourdes pour pouvoir faire circuler des trains. La logique de l’entreprise unifiée est de regrouper toutes les activités. Le système actuel sépare l’activité qui coûte le plus, à savoir entretenir et construire des voies ferrées, de l’activité qui rapporte, à savoir faire circuler des trains. Comble de l’aberration, lors de la création de RFF, c’est cette entreprise qui a hérité de toute la dette issue des investissements de la SNCF pour construire le réseau ferroviaire français. Bilan : RFF est asphyxié par cette dette et son remboursement. Et RFF est donc incapable de financer les investissements nécessaires à l’entretien et au développement du réseau. Pour compenser, RFF augmente les droits de péages que la SNCF doit lui payer pour pouvoir faire passer ses trains. Ce qui aboutit à augmenter les tarifs pour les usagers et à supprimer les trains les moins «rentables », donc a aggraver la désertification humaine et industrielle des zones concernées.

Le gouvernement prétend que son projet va mettre fin à cette division. Il ment. Il ment pour tromper. Que le public s’y laisse prendre, c’est une chose compréhensible. Mais il n’y a aucune chance que les cheminots le croient un instant, qu’ils soient en grève ou pas.

En effet, le projet du gouvernement ne prévoit pas de regrouper les deux entreprises. Il prévoit au contraire d’éclater encore davantage le service public ferroviaire en créant une troisième structure censée chapeauter les deux autres. Pour habiller son mensonge, il propose que le sigle « SNCF » figure dans le nom des trois entreprises. Cela ne trompera que ceux qui le croiront ! Le gouvernement ne veut pas réunifier le système ferroviaire. Car pour le faire, il lui faudrait désobéir à l’Union européenne. En effet ce sont les directives et règlements européens qui imposent la séparation de la gestion des voies et des trains. Hollande veut être le « bon élève de la classe européenne ». Il obéit donc servilement aux injonctions de la Commission qui reviennent à détruire la France pan par pan.

Le but de toute cette manœuvre est l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire. Il s’agit de permettre à d’autres entreprises que la SNCF de faire circuler des trains. Cette ouverture à la concurrence est déjà effective pour le transport de marchandises depuis 2005 et pour les liaisons internationales de passagers depuis 2009. L’Union européenne pousse actuellement pour ouvrir à la concurrence les transports intérieurs de passagers : trains régionaux, trains intercités, TGV. L’ouverture totale à la concurrence est prévue à partir de 2019 par le fameux « quatrième paquet ferroviaire » actuellement en débat au niveau européen. Au Parlement européen, le PS et la droite l’ont déjà adopté en première lecture en février. J’ai voté contre. Un deuxième vote aura lieu dans les mois à venir. La bataille du rail n’est donc pas finie !

Dans ces conditions, il ne faut surtout pas accepter de réduire le problème soulevé par la grève à un conflit corporatif ! Les cheminots luttent pour l’intérêt général. En premier lieu parce que la concurrence, ça coûte plus cher et ça marche toujours moins bien ! Depuis des années, l’Europe et les gouvernements poussent la SNCF et RFF à être gérées comme des entreprises privées et non comme des services publics. Le résultat est aussi clair qu’ubuesque : fermetures de gares, explosion des tarifs, notamment pour le TGV, remplacement des trains par des autocars… Le bilan de la concurrence est désastreux partout où elle est appliquée. En Angleterre, elle s’est soldée par des accidents dramatiques causant de nombreux morts. En France, la concurrence est déjà appliquée pour le transport de marchandises depuis 2005. Bilan ? Depuis 2005, la part du ferroviaire a reculé au profit du transport routier. Entre 2005 et 2012, la part du ferroviaire a reculé de un point, passant de 10,6% à 9,6% des marchandises transportées. Pendant ce temps, la part du transport routier a augmenté de près de deux points, passant de 81,9% à 83,6%. Davantage de concurrence, c’est donc davantage de camions et de pollution !

Le but visé est soigneusement masqué par les vociférations contre les grévistes. Avec sa réforme ferroviaire, le gouvernement Valls organise très directement le passage à la concurrence pour le transport de passagers. Il n’en dit mot publiquement. Mais il l’a écrit noir sur blanc dans son Programme National de Réforme, un document transmis à la Commission européenne en mai 2014 sans aucune publicité ni sans que les fainéants de la plupart des médias fassent le début du commencement de leur fameux « devoir de savoir et d’informer ». J’en ai déjà parlé sur ce blog.

J’en parle de nouveau ici pour que vous voyiez bien l’articulation entre tous les éléments de la politique en cours. Voici ce qu’écrit le gouvernement Valls : « dans le domaine des transports, le projet de loi de réforme du système ferroviaire […] vise à renforcer l’efficacité de la gouvernance actuelle avec la mise en place d’un opérateur unique pour la gestion de l’infrastructure, dans une perspective compatible avec l’ouverture à la concurrence du transport de passagers. (…) Par ailleurs, la pression concurrentielle dans le secteur devrait s’accroître du fait de l’accroissement des possibilités de transport par autocar » ! La logique est claire : « être compatible » avec l’ouverture à la concurrence et « accroître la pression concurrentielle » avec les autocars !. C’est contre tout cela que se battent les cheminots.

Cette lutte est d’intérêt général. J’en donne un autre exemple. Il s’agit de la sécurité du transport ferroviaire. Il y a un an, le 12 juillet 2013, 7 personnes mouraient dans le déraillement d’un train à Brétigny dans l’Essonne. Tout le monde s’en souvient. Les cheminots eux-mêmes n’ont jamais instrumentalisé cet événement tragique. Ils voulaient d’abord savoir ce qui s’était passé. L’enquête a ensuite montré que la raison de l’accident est le mauvais entretien des voies ferrées. Ce n’est pas un cas isolé. Dans « Libération »de ce lundi 16 juin, un conducteur de TGV témoigne du mauvais entretien des abords des voies : « Je suis apolitique, pas syndiqué, je ne vais pas aux AG. Mais je vais vous dire ce que je vois de ma cabine : la direction nous parle de sécurité, mais c’est le TGV qui élague les arbres ! On a alerté dix fois et la hiérarchie fait le mort. On en a marre d’écoper dans une maison qui prend l’eau ». Tout cela est la conséquence directe de la logique financière de la SNCF et RFF, du recul du service public et de l’austérité. C’est contre cela que les cheminots sont en grève. Ils perdent leur salaire pour nos conditions de transport. Ils méritent donc notre soutien.

Une nouvelle fois, François Hollande aurait mieux fait de se taire. Vendredi 13 juin, il a cru intelligent de déclarer « Il y a un moment où il faut savoir arrêter un mouvement ». Il voulait faire référence à la phrase célèbre de Maurice Thorez en 1936. Je me permets donc de rappeler cette phrase en entier : « il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue ». Or pour l’heure, les cheminots n’ont pas obtenu satisfaction. Donc la grève dure. C’est la faute du gouvernement. Les cheminots ont exprimé leurs désaccords avec la réforme ferroviaire depuis des mois. Ils l’ont fait par deux journées de grève de 24 heures le 13 juin 2013 et le 12 décembre 2013. Ils l’ont encore fait par une manifestation nationale à Paris le 22 mai. L’idée d’une grève reconductible en juin était déjà dans les têtes à ce moment-là. Le gouvernement n’a rien voulu entendre et a tenté le passage en force. Son coup a raté. Manuel Valls a pris les usagers en otage pour se faire bien voir de la Commission européenne. Puisse-t-il le payer le plus cher possible !

Après les élections ? C'est le tour de la lutte

Les trois réunions de conseils nationaux ce week-end portent loin. Elle tendent a constituer un nouveau paysage dans la gauche politique. Les Verts ont donné la consigne de ne pas voter le collectif budgétaire du gouvernement, c’est-à-dire l’inepte pacte de responsabilité. Quand on vote contre le budget, qu’est on, sinon dans l’opposition ? Ainsi, d’un seul coup, quels que soient, pour finir, la réalité et le nombre des votes négatifs des députés Verts, l’opposition de gauche s’élargit d’un parti supplémentaire. Il y a trois mois, ce parti était membre du gouvernement….

Le conseil national du PCF a produit un texte qui m’a enchanté. En effet, il approfondit la convergence sur le fond doctrinal avec les thèses du Parti de Gauche. Dans un moment où nombreux sont ceux qui prennent un malin plaisir à souligner les divergences et à essayer d’envenimer les débats, cette convergence est un bien précieux. Lors du dernier congrès communiste, les délégués ont déjà adopté la thèse de la « révolution citoyenne ». Je n’en reprends pas ici la description. Mais je crois que je peux rappeler ceci : il ne s’agit pas de nommer sans le dire l’ancienne idée de « révolution socialiste ». Il s’agit d’autre chose. Le mot nomme le processus qui met en mouvement pour « prendre le pouvoir dans tous les domaines du quotidien » un acteur nouveau. Cet acteur, c’est la population urbanisée, ou vivant en mode urbain, en condition salariale ou précarisée ou durablement sans emploi, pauvre ou incluse dans le circuit du système. Une telle révolution se donne pour objectif et pour méthode la démocratie partout et jusqu’au bout, au service du bien de tous. A noter que ce processus se dote de ses propres organes d’action : le comité citoyen ou l’assemblée citoyenne. A ne pas confondre avec une assemblée de base du Front de gauche. En effet, il s’agit ici d’une assemblée de tous, quelles que soient les opinions, quels que soient les votes, en vue d’une appropriation collective d’un problème a régler. Nommer cet acteur est décisif. Il s’agit du « peuple », concept qui inclut le salariat mais ne s’y réduit pas puisqu’il intègre tous ceux que la condition urbaine met en situation d’interdépendance.

Je demande qu’on me pardonne ce résumé abrupt et somme toute assez abstrait. Mais sans doute nombre de mes lecteurs qui suivent mes réflexions sur ce thème y retrouveront un écho de leur propres analyses. Le concept de peuple fut âprement discuté, et je fus copieusement affublé de l’étiquette de populiste pour cela. L’idée de « Front du peuple » se déduit de cette description. Elle ne nie pas la centralité du conflit pour le partage de la richesse ni la place singulière de la lutte en entreprise sur ce terrain. Elle en élargit le domaine d’application à l’ensemble des questions de la vie commune, que l’on soit salarié ou pas. Ce qui importe ici c’est le mode de vie et la relation d’interdépendance étroite entre individu à travers, par exemple, les prestations communes des services publics, ou de l’extension du domaine de l’interconnexion des individus entre eux. Le « Front du peuple » est donc un mot d’ordre pour tous et en tous lieux. Il unit dans un même mouvement la participation politique traditionnelle des partis mais aussi des syndicats, des associations, des secteurs informels, mais surtout des comités et assemblées de citoyens librement associés dans l’action. On est loin de la formule du « Front populaire », traditionnellement réduit à un cartel d’organisations politiques. Une convergence sur un tel espace idéologique est, à mes yeux, essentielle. Plus nous parlerons la même langue, plus nous avancerons facilement ensemble pour comprendre et agir. C’est par la compréhension commune que l’action commune se renforce le plus vite et le plus profondément. Il est encourageant que, sans concertation préalable, nos deux résolutions de Conseil national s’achèvent par la même référence au « Front du peuple ».

C’est pourquoi je veux rappeler comment notre texte conclut : « Voici notre conviction : le pire de la crise ne serait pas les ravages qu’elle provoque. Le pire serait que nous renoncions à en tirer le moyen de faire naître un monde nouveau, libéré des causes des malheurs du présent. Le Parti de Gauche tiendra son poste de combat. Il se donne les moyens de son développement autonome. Mais il sait que rien n’est possible sans que naisse une union large de tous ceux qui ont compris le danger et le besoin d’en finir avec la politique austéritaire. Et bien davantage encore, rien n’est possible sans qu’un Front du peuple ne se lève pour congédier l’oligarchie, préparer les « jours heureux » et avancer vers l'écosocialisme, seul horizon viable de l'humanité. ».

Ce projet d’une action en vue de la construction d’un « Front du peuple » nécessite sans aucun doute bien des discussion pour en approfondir le sens, les voies et les moyens. Je n’y viens pas à cet instant. J’aurais pourtant bien envie de montrer comment nos marches politico-sociales, et notamment celle du 1er décembre contre l’augmentation de la TVA et pour la révolution fiscale, en ont déjà dessiné les contours. Je ne viens à présent que sur un point. La question de cette construction politique et celle du rapport du Front de Gauche aux dissidents socialistes et Verts. La réunion de mes amis en Conseil national, m’a rendu le service que j’en attendais : y voir plus clair. Un point en particulier m’a frappé. Quelque chose que je n’avais pas vu, du fait de mon implication personnelle dans les discussions avec les partenaires institutionnels de la gauche. Beaucoup me mettent en garde : les regroupements de groupes et partis politiques ne sont pas l’essentiel à cette heure. Il existe une lame de fond de rejet de tout ce qui touche à « la politique ». L’activité de ceux qui veulent tourner la page de ce système ne doit surtout pas donner l’impression de résumer sa préoccupation à la préparation d’élections et aux alliances qui vont avec. J’entends ce message et je crois qu’il touche juste. Surtout si l’on tient compte du fait que les « dissidents » socialistes et Verts sont pour l’instant plus forts en mots qu’en actes. Ils ne sont donc ni le centre du monde ni « les nouveaux héros de la lutte des classes », comme le disait Pierre Laurent à propos de Kerviel. Beaucoup d’entre eux veulent surtout négocier des corrections à l’intérieur de la trajectoire définie par le gouvernement. Non, le cœur du moment est dans l’action de combat et dans les luttes à épauler et conforter autant qu’on le peut. C’est là qu’est le moteur du Front du peuple que nous voulons faire émerger. Et c’est là que va se jouer l’année qui vient. Le message venu du terrain est clair : on ne répond pas à l’écœurement général pour la scène politique en donnant l’impression d’ajouter des épisodes à la farce ! Que les dissidents de toutes sortes fassent mieux que grogner et se plaindre. Qu’ils agissent, qu’ils rompent les rangs, qu’ils renoncent aux arrangements politiciens. C’est l’urgence. Tout doit être fait pour les y aider. Mais c’est à l’aide aux luttes de terrain qu’il faut s’appliquer. Plus le front social sera actif, plus la scène politique sera ébranlée. L’un commande l’autre à cette heure.


222 commentaires à “Chaud, le moment chaud !”

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  1. 151
    lucide dit:

    @Adrien78
    Je lis et comprends votre point de vue, néanmoins permettez moi de vous donner le mien. Personnellement, je n'ai jamais eu aucun doutes sur le fait que le PCF ferait des alliances avec le PS pour les cantonales. En effet, le PS et le PCF se rejoignent depuis la fin de la guerre. Une gauche unie contre la droite. Au début du FdG, jamais il n'a été question de rompre avec le PS la dessus. Donc, ma surprise ne viens donc pas du fait qu'ils aient faient des alliances, non, ma surprise viens que tous soient surpris. Je connais des conseillers PCF dans les mairies, heureusement qu'ils sont là. Ho non, ils n'ont pas vocation à détruire le capitalisme, mais à voter des budgets un peu humain, comme les cantines scolaires ou autres.
    Quand à la trahison de Hollande, pas d'accord non plus, depuis le début des primaires du PS, je ne faisait qu'écrire que c'était le plus à droite du PS, le plus libéral, etc. On aurait eu les moyens de l'éliminer directement. Personne n'a bronché, trop occupé à préparer à l'avance les pancartes contre le PS, espérant naivement récupérer les décus de celui ci. Ne jouons pas les surpris, soyons honnête. Cordialement.

  2. 152
    Bob.pollet dit:

    @lucide
    La loi de Godwin introduit l'idée selon laquelle un argument est inévitable dans un débat qui s'éternise. Et cette loi semble se vérifier chez bien des camarades qui pour couper court à toute contestation (pas question de revenir et d'évaluer le pourquoi de la fracture des municipales) finissent toujours par mettre les citoyens au pied du mur du FN. C'est l'ultime argument qui tue toute remise en cause ! Cette manière de faire ressemble à celle du PS qui, lui aussi, au final, tente de nous mettre au pied du mur pour toutes les élections "Entre le pire du FN et nos moindre maux de PS, vous hésitez camarade "bien à gauche " ?

  3. 153
    AlainV dit:

    Le mot "gauche" est galvaudé, le mot "Front" est déjà pris, de même que "peuple". Alors comment appeler cette union de tous ceux qui rejettent la politique française et européenne d'austérité ? Car c'est bien ce qui prime. Le Rassemblement contre l'Austérité (RCA) ? L'austérité frappe le plus les classes moyennes inférieures et les pauvres. C'est eux que nous voulons défendre en priorité, c'est à eux que nous devons donner la parole. Lutter contre l'austérité, c'est exiger du gouvernement qu'il supprime la dette illégitime, qu'ils mette les banques au pas et qu'il retrouve l'argent dont il a besoin pour procéder à la redistribution des richesses, comme c'est son rôle. Ensuite, l'élan populaire étant acquis, il sera possible d'aller plus loin. Mais pour le moment, l'urgent est de renverser la tendance, de stopper le néolibéralisme. Pour cela l'union contre l'austérité doit rassembler une majorité de Français.

  4. 154
    haulot fr.xavier dit:

    Autant les citoyens comprennent la grève des cheminots (leur propre intérêt est en jeu. Pas d'augmentation des tarifs ferroviaires, pas de concurrence privée sabotant la qualité SNCF par des prestations toujours plus chères!), autant le style de grève "à la papa" des années 60-70, lésant gravement de nombreux salariés et étudiants utilisant le rail seulement pour leur boulot, m'énerve. Et en plus, les grévistes perdent tous un salaire conséquent, requérant un courage digne d'être salué. Mais pourquoi utiliser toujours le même schéma de grève, que l'on retrouve d'ailleurs partout au moins dans le secteur public ? Je pense que cogiter du côté de la trésorerie d'une boîte peut emm****r nettement plus les patrons et politiciens fautifs de la grève SNCF que d'empêcher les usagers d'aller bosser, rendant ainsi la grève plus impopulaire qu'elle ne le devrait, par simple rogne issue de contrariétés dans la vie quotidienne et économique de chacun. Ainsi, ce serait difficile de rendre le transport gratuit tant que dure la grève dans le cadre légal de la dite grève ? Boycott des guichets et bornes. Ainsi les usagers y gagneraient, la direction y perdrait, les politiciens...

  5. 155
    Jakorouge dit:

    Vous récusez « Front populaire » parce qu’il renvoie à un simple alliance, un cartel entre organisations politiques. Sans doute aussi par souci de ne pas réutiliser une appellation historiquement connotée. Or si l’expression « Front populaire » (qui n’a jamais été une marque déposée) s’est imposée aussi naturellement autrefois, c’est qu’elle traduisait bien un dépassement des ententes traditionnelles entre les partis de gauche. Ne serait-ce par exemple parce que l’unité d’action syndicale avait précédé et accompagnait les alliances politiques d’alors. Le Front populaire transcendait largement les blocs et autres cartels auxquels étaient accolé « des gauches », marquant ainsi précisément leurs limites purement politiques, et en fait électorales. L’embellie de 1936 est mère des « jours heureux » du CNR. Relever le flambeau d’un nouveau Front populaire, loin de céder à la nostalgie rétro, ce serait parler au cœur du plus grand nombre.

  6. 156
    Glières dit:

    @AlainV 153
    Tout à fait d’accord avec toi sur les mots « gauche, front et peuple » malheureusement bien trop galvaudés. Mais « Rassemblement contre l’austérité » me semble également trop vague, trop convenu et surtout peu crédible, dès lors qu’on en a pas les moyens. Car même au pouvoir, dans le système politique, économique et social actuel, complètement verrouillé, toutes mesures antiaustéritaires, seraient sous la pression des lobbies en place, notamment financiers, vouées à l’échec. Il faut d’abord faire sauter nos chaînes, c’est-à-dire restaurer la démocratie par la convocation d’une assemblée constituante et un référendum sur la sortie de l’Europe de Bruxelles. La France n’aura alors pas trop de ses forces et de sa liberté de manœuvre pour lutter contre ses ennemis de l’intérieur et de l’extérieur. Sans cette liberté recouvrée, nous n’avons aucune chance de sortir de l’austérité. C’est pourquoi je plaide tant pour un Rassemblement républicain largement ouvert à tous les citoyens en quête de démocratie, libéré de l’emprise des partis et ayant pour seuls objectifs et raison d’être, l’avènement d’une 6ème République et la sortie de l’Europe de Bruxelles.

  7. 157
    Lucide dit:

    @Bob pollet
    Il me semble qu'on a largement débattu de la fracture des municipales, tout le monde a passé son temps dessus au lieu d'expliquer aux Francais notre programme. Résultat des courses, nous 6%, FN 25 %. Bon, on peut fermer les yeux très fort en s'imaginant que le FN n'existe pas.
    La responsabilité du FdG, c'est convaincre en masse. S'il n'y arrive pas, s'il reste un parti minoritaire, alors, oui, j'espere bien que tous, PS, PCF, PG, s'uniront bien contre la droite et l'extrême droite. Sinon je laisse à d'autres expliquer aux Français que face à autant de nuances dans les gauches, certains ont préférés laisser repasser la droite ou l'extreme droite au pouvoir. La véritable trahison au peuple de gauche sera là.
    Donc je n'ai qu'une chose à dire, au boulot pour convaincre, et rangeons les querelles boutiquières qui n'ont plus lieu d'être pour briser la spirale des echecs electoraux.

  8. 158
    Aubert Dulac dit:

    Jean-Luc demandant qu’on lui pardonne un « résumé abrupt et somme toute assez abstrait » du nouveau concept de révolution citoyenne, qui serait « loin de la formule du « Front populaire », traditionnellement réduit à un cartel d’organisations politiques »...

    Bien d’accord avec @Jakorouge (155). Attention à ne pas faire bon marché du Front Populaire. Il est effectivement trop « abrupt » et réducteur de l’évoquer ainsi. Ce qui donna l’exemple d’un cartel d’organisations politiques, ce fut plutôt la formule de l’Union de la Gauche du Programme Commun, dont d’ailleurs le dit échec fut un peu trop vite attribué par le PCF à la nostalgie du Front Populaire ! Certains anciens dirent alors « On nous prend pour des imbéciles » ! Car la mémoire des possibles dont ils se sentaient porteurs, c’était d’un rôle essentiel et non incantatoire de la base. A savoir que tout n’était pas affaire de programme et d'union au sommet, préalable. Par exemple, l’invention des congés payés, cette chose impensable pour les dominants, a pu s’appuyer sur le mouvement des auberges de jeunesse.

  9. 159
    Daniel Mérino dit:

    La tâche des tâches, faire admettre la Force Opérante de la Révolution Citoyenne Ecosocialiste. La force qui révèle au citoyen le peuple, la force qui réveille le peuple-citoyen. Avoir la force sans le savoir n'est que ruine du peuple.

  10. 160
    Nicks dit:

    Quand l'abstention frappe la gauche mais que le fonds idéologique du FdG est repris en partie avec succès par le FN, il faut tout de même se poser la question de la crédibilité de ceux qui portent les idées. Il se trouve que la social-démocratie est en train de tuer la gauche entière par ses reniements et ses échecs. Y être associé c'est perdre à coup sûr. Nous l'avons vu aux municipales et aux européennes. Et il y en a encore pour gérer la pénurie et vouloir continuer à jouer du violon sur le Titanic avec le PS. Non merci. Je crois pour ma part qu'il faut prendre le plus de distance possible avec les solfériniens et en appeler à un mouvement unifié de résistance avec tous les républicains qui récusent l'hégémonie du néolibéralisme. Si le PC ne veut pas en être et je ne pense pas que ce soit le cas pour ce qui est d'une majorité de militants, faisons sans lui, mais arrêtons de perdre du temps avec des gens qui confondent pragmatisme avec corporatisme.

  11. 161
    Arnould F dit:

    Cher M. Mélenchon,
    J'ai parcouru les différents commentaires laissés en réaction à votre article "chaud, le moment chaud". Le commentaire d'Alain, le N°30 me semble très éclairant et je le partage à 100%. Autour de moi, sympathisants et intéressés jugent votre communication à revoir même si le fond reste excellent. Bon courage.

  12. 162
    jeannine dit:

    Oh la, il ne faut pas exagérer non plus ! Tout le monde passe son temps a discuter des municipales dites vous ? Mais il n'y a pas a discuter quand tout le monde reste a sa place, c'est a dire "dans " et non pas "hors" du Front de gauche. C'est pourtant facile a comprendre non ? Des places dans les mairies et patati et patata, mais on s'en fiche. Ce qui présente de l'intérêt chez nous c'est la fidélité aux engagements pris, c'est la victoire de nos idées, pour aller vers la victoire tout court, c'est ne pas se trahir pour être partout a faire quoi du reste, leur politique actuelle ? Non merci, on peut élargir, c'est même très souhaitable mais sur un programme qui ôte toute trahison a l'encontre du peuple. Vous avez vu un accord dans ce sens pour ces fameuses municipales. La valse a quatre temps, très peu pour moi ! Quant aux Français, pour aller revoter pour la gauche, il faudra être crédible en laissant cette valse la de coté. Allez, restons lucides.

  13. 163
    carlo dit:

    @semons la concorde
    Remplacer l'oligarchie au pouvoir par une vraie démocratie, voilà l'enjeu, voilà l'unique but vers lequel on doit tendre. Si le peuple ne reprend pas le pouvoir, rien n'est possible.

    Soit, mais de quel peuple parlez-vous ? Du peuple européen ? Donc si une majorité d'électeurs en Europe souhaitent une Europe encore plus libérale dont nous ne voulons pas en France, il faudrait la réaliser au nom de la démocratie ?
    Vous méprisez "l'UE telle qu'elle existe aujourd'hui", sans vous rendre compte que ce que vous proposez est bien pire. Malgré tous ses défauts, "l'UE telle qu'elle existe aujourd'hui" a au moins le mérite de ne rien pouvoir nous imposer que nous ne voulions pas. La monnaie unique, nous l'avons voulue. Même le traité de Lisbonne, nos représentants l'ont voulu. A la lumière de ce qui s'est passé avec le traité de Lisbonne, notre première revendication ne devrait-elle pas être que tout nouveau traité européen soit nécessairement adopté par référendum ?

  14. 164
    Georges 69 dit:

    Si les 25 % du FN correspondent en fait à 10% de l'électorat compte tenu de 60 % d'abstentions, 6 % +, poussières toujours compte tenu des 60% font 1,35 % de l'électorat. De ce calcul je m'explique l'attitude de Jean Luc le soir des résultats. Nos 11% de la Présidentielle se situent actuellement dans les 40% d'abstentions, est-ce là une réserve de voix pour plus tard qui aujourd'hui désapprouvent les errances pour certaines organisations du FdG ou simplement que les électeurs potentiels ne comprennent plus rien de la politique de gauche. Dans le blog de Jean-Luc Mélenchon s'expriment des électeurs du PS, beaucoup du PCF et des PG qui comme moi se préoccupent de l'avenir de la patrie. Dans ma famille on est archevêque de père en fils depuis des générations, je veux dire de gauche avec ou sans responsabilité de mandat. Compte tenu de l'héritage que j'ai contribué à laisser derrière moi compte tenant compte de mon modeste échelon, mais j'y prends la modeste place qui me revient, je me pose la question du devenir de la gauche. Un PS définitivement plus à gauche, un PCF accroché à ses basques, je viens de relire de Jacques Généreux " Nous On Peut...".

  15. 165
    ait belkacem dit:

    Jean-Luc encore une fois quoi te dire ? Quand on veut tuer le chien, on dit qu'il a la rage ! Moi je suis a la CGT et la lutte de mes camarades est légitime, et toi t'as mille fois raison. Ne nous laisse pas tomber, on a besoin de toi face a ces dingues.

  16. 166
    Pierre de Marseille dit:

    @157
    "FdG... S'il n'y arrive pas, s'il reste un parti minoritaire, alors, oui, j'espere bien que tous, PS, PCF, PG, s'uniront bien contre la droite et l'extrême droite."

    Une orientation politique se traduit dans les choix de la conduites des actions d'un gouvernement. Si un gouvernement dit de gauche pratique une politique identique sur le fond (ou presque) à celle d'un gouvernement de droite, en pensant qu'il n'y a pas d'autre chemin (austérité par exemple, stigmatisation des Roms un autre), alors on ne s'étonne pas qu'un distance soit prise. Il n'y a pas que le FN à combattre, il y a d'abord le respect des engagements d'un Président, dont le combat contre la finance internationale. L'argument FN est un épouvantail pour éviter le dialogue avec les partis de gauche (quatrième roue utile lors des élections). Le PS est un parti en déliquescence idéologique menant un politique lointaine des valeurs de gauche. Que le Parti au pouvoir reprenne le chemin d'un vraie gauche (le pouvoir n'est pas une fin en soi) et l'électorat pourra se réunifier. D'ailleurs si l'aile gauche du PS se décide la situation évoluera.

  17. 167
    mad madeleine dit:

    Sous la chaleur accablante de l'orage à venir (l'orage avec éclairs et tonnerre), je viens d'écouter l'émission sur France inter. Ils ne posent pas de questions les journalistes, ils jouent à mettre en difficulté, à déstabiliser l'invité. Raté, ça n'a pas marché !

  18. 168
    Mick42 dit:

    Comme ça m'a fait du bien d'écouter l'émission de ce soir sur France Inter ! Bravo et merci à Jean Luc Mélenchon pour ne pas s'être laisser enfermer dans les questions complètement vides et creuses de stratégie. Quels cons ces journalistes ! quelle perfidie ! Ça fait vraiment du bien de sentir à votre voix qu'ils n'arriveraient pas à vous mettre dans leurs cases. Merci vraiment et continuer comme ça, vous voyez bien que ça fonctionne mieux. Bravo pour votre pugnacité à nous éclairer et votre soutien aux gens en lutte et au peuple qui souffre.

  19. 169
    reneegate dit:

    De retour de vacances je retrouve un JL qui a pris du recul, toujours aussi synthétique sur l'essentiel (tous politique) et une conclusion de ce billet qui me ravit. Un front du peuple au delà d'une gauche lâchement décrédibilisée, un discours recentré sur notre république hexagonale. Après 15 jours au large en Méditerranée, accueilli par des dauphins, espèce sauvage et intelligente qui faisant fi de toute crainte (pourtant justifiée) ne résistent pas à venir communiquer et jouer avec nous, le spectacle d'un rorqual boréal au petit matin sous un soleil rouge prouve que l'essentiel persiste et que ce fabuleux espace peut nous donner beaucoup si nous le respectons.
    Je viens de perdre mon dernier client, mais je retrouve le même JL et l'envie de me battre contre ceux cupides et décérébrés qui ne respectent rien. Vamos!

  20. 170
    la pavana dit:

    Bravo pour ton intervention si bien maitrisée et claire pour tous ceux qui ont suivi l'émission "tous politiques". Tous les sujets abordés étaient bien expliqués.

  21. 171
    tatoune dit:

    Merci Jean-Luc pour ce tour de force à FI, d'apporter en si peu de temps explications, éclairages, vision long terme, espoir et propositions de résolutions des conflits. Toute cette énergie à expliquer notre projet politique est plus que nécessaire, rares sont les leaders qui savent le faire aussi bien. A nous de reprendre au quotidien dans nos lieux de vie et d'action toutes ces explications pour que petit à petit le plus grand nombre s'empare de nos idées et de nos combats, pour une société juste, réellement démocratique et respectueuse des besoins humains. Sachons nous interpeler pour ne pas baisser les bras devant les difficultés et pour mettre de l'action pas seulement des mots. Bon courage à tou-te-s camarades.

  22. 172
    Titoune dit:

    Superbe intervention ce soir et puis félicitation pour enfin reconnu pour être le représentant de la gauche, la vraie, ne boudons pas ces petits plaisirs et commençons a nous y habituer ça changera un peu bonne route.

  23. 173
    le Dule 39 dit:

    Alors là, je ne peux pas m'empècher d'intervenir. Bravo Jean-Luc Mélenchon ! C'est ça qu'il fallait dire, c'est comme çà qu'il faut le dire (à mon humble avis bien sur). Cette fois on est repartis sur les "bonnes rails" comme on dit chez nous. Cette intervention sur "tous pol" de France Inter marque notre nouveau départ. Encore bravo et merci.

  24. 174
    magda corelli dit:

    Merci pour votre prestation de ce soir sur FI. En présence de journalistes égaux à eux-même vous avez été clair et net et s'ils sont un peu lucides, ils doivent se sentir plutôt morveux. Enfin, c'est leur formation qui veut ça j'imagine. Je traîne dans mon sac le renouvellement de mon adhésion au Parti de gauche depuis deux semaines. Je poste mon chèque demain mais je ne suis toujours pas convaincue qu'il faille faire la route avec le PC, les Verts, les socialistes dissidents et même avec certains groupuscules d'Ensemble. Si les militants de base sont sincères, qu'ils laissent tomber leur parti, on trouve tout au Parti de gauche pour un monde plus juste et meilleur. Le manque de clairvoyance du PC aux Municipales est une grave faute politique. Les Verts qui ont avalé des couleuvres au Gouvernement et qui sont partis trop tard aussi.Les pleurnicheries de la gauche du PS sans effet n'en parlons pas. Et les gros jaloux d'Ensemble qui vous tirent dans le dos Jean Luc c'est trop. Enfin, vous savez ce que vous faites, si ça marche, ça marche mais si ça ne marche pas, je ne vais pas quitter ce monde bien sereine. Merci à toute votre équipe, la seule en qui j'ai confiance.

  25. 175
    Invisible dit:

    Jean-Luc à Tous Politiques : lumineux. Merci. Quel bonheur et quel soulagement face à toutes les médiocrités politiciennes.

  26. 176
    marco polo dit:

    Comme toujours, Jean-Luc Mélenchon s'exprime clairement, malgré des journalistes ne posant leur questions que pour briller dans leur univers maniaco-médiatique, cherchant la phrase nauséabonde pour, croient-ils, se réhausser dans ce monde de rapaces. Rien que pour ça, vous avez un sacré mérite ! Il reste que maintenant il va falloir rester très éveillé dans cette période estivale où tous les coups bas arrivent, et puis préparer une rentrée poltique de très grande envergure.

  27. 177
    educpop dit:

    Pour qu'il y ait un front du peuple, le président Mélenchon dit qu'il faut soutenir les luttes sur le terrain. Il dit aussi que cela ne sert à rien de rajouter des épisodes à la farce, je pense qu'il faut comprendre que la démocratie représentative est désormais de nature à empêcher la constitution d'un front populaire. La lutte de terrain c'est d'être aux côtés de ceux qui refusent la fermeture de leur entreprise ou la privatisation des trains, pourquoi alors n'est -on pas dans les gares ou devant les portails? On veut bien croire le président quand il s'adresse à l'émotion militante mais pas quand il nous demande de résister plus,ce n'est pas brillant de critiquer les stratégies à géométrie variable des autres tout en ne faisant pas mieux nous même. Il faudrait en finir avec notre propre dogmatisme, comme si on avait quelque chose à expliquer au peuple alors qu'on en fait seulement partie. Le peuple prends son élan pour renverser la table, les récupérations idéologiques d'avant ne marcheront pas la prochaine fois. Si nous ne faisons pas de notre propre radicalité un outil de dépassement de nos vanités, nous ne serons pas sur le front.

  28. 178
    rodfab dit:

    Bonjour,
    Un Jean-Luc sur France inter de haut niveau. Du parler cru et dru, le sourire quand il le fallait, une répartie rapide et un langage compréhensible par tous. Pour chipoter (vraiment) je reste persuadé que Jean luc fait plus "nature" sans cravate.

  29. 179
    semons la concorde dit:

    Concernant l'émission d'hier soir sur France Inter, je pense que ce n'est pas tant la façon de parler de Jean-Luc qui a changé, c'est plutôt celle des journalistes. Je les ai trouvés moins agressifs, plus déférents. Ont-ils réalisé que leur attitude était contre-productive ? Je pense surtout qu'ils avaient mission de savoir si le Front de Gauche "préparait en secret des alliances nouvelles ". Ils n'ont pas encore compris que les secrets et les magouilles c'est au PS qu'on les pratique, pas au PG !

  30. 180
    Roland011 dit:

    Bonjour,
    Vu l'état catastrophique des idées de gauche dans l'opinion, conséquence d'une dépolitisation bien organisée, il serait peut être judicieux de prendre une dénomination plus consensuelle et rassembleuse telle que : Rassemblement républicain suggérée plus haut ? Mettre la République au centre de l'action/réflexion a venir ? Même si celle -ci n'a pas donnée entièrement satisfaction, cela peut, peut-être, re-politiser le grand nombre, et qui sait, provoquer un sursaut qui devient assez urgent. La République, pour une 6ème et une constituante ?

  31. 181
    PascaV dit:

    Ferroviaire, enfin une bonne présentation de la situation. Il n'est toutefois pas évoqué la dette de 35 milliards de RFF. A la création de RFF, l’État s'était engagé à l'effacer (elle se chiffrait déjà en dizaines de Mds). Avec un tel trou dans les caisses, qui peut entretenir, développer ? Je rappelle, car peu dit, que c'est une dette d’État (évoquée rapidement lors de l'audition récente de Pepy par les sénateurs, pour la plupart gravement incompétents). Et le futur devenir des cheminots qui sera réglé après la nouvelle organisation.
    Avant la création de RFF, le système ferroviaire était le suivant. État, SNCF et autres entreprises exploitant des lignes secondaires (CBa, CP, CFC, etc.). Le système actuel est : État, ARAF, EPSF, RFF, SNCF, xx EF, entreprises exploitant les lignes secondaires. Simple non ? Dans le futur, il faudra ajouter un EPIC et un certains nombre de placards à copains / coquins comme des commissions "bidule", hautes autorités "machin" (voir rapports des Assises du ferroviaire). Je n'évoque même pas les futurs PPP. Plus simple ? Plus économique ? Certainement pas. Et ce seront toujours les mêmes qui en pâtiront : les...

  32. 182
    Autrement dit:

    @Lucide 143 "D'une part sans le financement du PCF, de nos amis communistes, le PG n'ira pas bien loin.. Et 151 : "Au début du FdG, jamais il n'a été question de rompre avec le PS la dessus." (...) "Je connais des conseillers PCF dans les mairies, heureusement qu'ils sont là. Ho non, ils n'ont pas vocation à détruire le capitalisme, mais à voter des budgets un peu humains."

    Si on raisonne lucide, rappelons tout de même que les PCF dans l'exécutif des mairies sont rétribués avec de l'argent public. C'est la moindre des choses qu'ils fassent leur boulot, et qu'une partie de leurs gains financent tracts et journaux politiques. Mais en tant que communistes, ont-ils vocation à être gestionnaires de l'austérité ? Avant 2012, on pouvait encore penser que ce pouvait être utile à la population. Après 2012, non ! Ce qui est utile, c'est de lui montrer qu'il y a des gens qui la défendent contre le pouvoir PS, et non qui gèrent à l'échelon local la politique de celui-ci ! Quant aux "amis socialistes" (une commission gouvernementale a même renfloué l'Huma de 4 millions d'euros), doivent-ils nous acheter ?

  33. 183
    Michel Matain dit:

    @ 164 Georges 69
    Nos 11% de la Présidentielle se situent actuellement dans les 40% d'abstentions, est-ce là une réserve de voix pour plus tard qui aujourd'hui désapprouvent les errances pour certaines organisations du FdG.

    A Manosque, petite ville où le Front de Gauche fonctionne bien, aux municipales, la liste Front de Gauche réalise 14 % et passe devant le PS 12 %. Aux européennes, nous tombons à 8 et le PS monte à 13 %. Il est difficile de se dire que soudainement entre les municipales et les européennes, les électeurs Front de Gauche se soient dit "mais oui, au fait, à Paris le PCF a fait alliance avec le PS aux municipales, vite il faut les punir en s'abstenant...". Cette analyse manque de profondeur par rapport à la gravité du problème. Pourquoi même nos électeurs aux municipales ont fait défaut aux européennes ? Ce que disait Jean-Luc Mélenchon sur le vol des mots par le PS me parait plus intéressant. Ca rejoint l'idée que la bataille pour l'hégémonie a été perdue. Que nos adversaires, en l'occurence le PS, ont su tromper et pervertir le sens des mots et surtout rendre illisible, incompréhensible et invisible le mot "gauche".

  34. 184
    Genialle dit:

    @ 184
    Mais tout a fait d'accord avec vous. Le PS a galvaudé le mot "gauche" complètement même. Alors Jean-Luc Mélenchon a beau être excellent, tant que nous restons avec le même mot "gauche" que le PS nous serons inaudibles et sans saveur, malgré les bonnes prestations de notre leader, et des nôtres aussi !
    Merci et courage a tous.

  35. 185
    Antraigues dit:

    Je reviens sur le ferroutage évoqué par Jean-Luc Mélenchon sur France Inter. Le trafic effectué actuellement par ferroutage est pratiquement insignifiant au regard du volume de transit des poids lourds à travers la France. La SNCF ayant supprimé ou simplifié nombre d’installations par souci « d’économie » (triages, cantonnement), sera-t-il possible de relancer le ferroutage sans reconstruire en profondeur les infrastructures ? Ne pourrait-on pas alors imaginer la construction de véritables autoroutes ferroviaires sur des infrastructures neuves dédiées uniquement au transit des poids lourds, en utilisant des rames avec un gabarit plus généreux (en s’inspirant par exemple des navettes transmanche), une sorte de « France shuttle » à grand débit ? De plus, ces travaux, remboursés ensuite par le paiement du droit de passage, créeraient de nombreux emplois.

  36. 186
    Nuno dit:

    Il faut reconnaitre à Hollande la volonté d'être un bon petit garçon à sa maîtresse Merkel.
    La maîtresse a exigé la règle d'or aussi se dépêche t'il d'appliquer son plan de redressement/destruction de 50 milliards des services publics, sûr qu'il aura droit à un bon point, voire même une image.

  37. 187
    Ardéchoise dit:

    Je viens de regarder l'intervention de JL Mélenchon sur France Inter. Il a su se présenter en rassembleur sans pour autant renier les valeurs du front de Gauche. J'ai trouvé qu'il assumait pour la première fois la stature d'un futur Président de la République.

  38. 188
    GP dit:

    Au sujet de la révolution citoyenne, je ne vois pas bien pourquoi elle ne concernerait que les urbains. Les ruraux sont citoyens de ce pays, ont des relations d'interdépendances avec les autres, etc.

  39. 189
    Christian B dit:

    Excellent Jean-Luc à l’émission de dimanche C politique !
    Tu étais détendu et le message passe, on sent que tu ne joues pas, tu es là ou il faut, bravo !
    Longue Vie à la Démocratie qui n'est pas neutre car son phare est la dignité de la personne. A bas les politicards, à bas les appareils, vive la Vie !

  40. 190
    Laurent B. dit:

    Je viens de rentrer d'Assemblée Citoyenne avec des camarades du PG, d'Ensemble, du MRC, de plus en plus du PCF, egalement d'Attac, de la FSU, de la LDH et des non encartés. Ca a bien démarré notre affaire, on arrive a bien travaillé ensemble. A chaque nouvelle assemblée citoyenne je comprend mieux, de manière plus concrète le concept d'assemblées citoyennes pour réussir la révolution du même nom. Dans cette période de refondation du Front de Gauche, ça me fait plaisir de te voir dans cette forme après le sprint que tu viens de courir et cela après une longue marche. Un grand merci camarade. D'abord pour ton énorme travail à l'ouvrage ton courage et ta sincérité bienveillante. Que vive la révolution ecosocialiste.

  41. 191
    Baptistina dit:

    Ce que j'aime chez Mr Mélenchon, c'est sa capacité à exprimer ses émotions (signe de spontanéité et donc absence de calcul, de malhonnêteté) ainsi que sa volonté de définir une ligne de progrès dans la démarche qui nous anime.
    Relancer le pays et son peuple via l'écosocialisme, la règle verte et donc ce programme qui reste pertinent, l'Humain d'abord. Tout se tient, l'unité de ceux qui militent pour le transmettre et certains journalistes qui ont du mal à y croire, mais qui peu à peu réalisent que les faits concordent avec l'analyse portée par le FdG. Fédérer, c'est rassembler. Regrouper autour d'un projet commun. Nous avons des divergences aussi, c'est bien et acceptons-les. Sur ce blog, il y a encore trop de commentaires bourrins, du genre de ceux qui préfèrent croirent seuls dans leur coin car les autres sont des traîtres en puissance.

  42. 192
    PatFDG dit:

    La lecture de ce blog et les commentaires foisonnent d'analyses justes, merci a toutes ces intelligences et a Jean-Luc pour sa tenacité, elle finira par aboutir et ce Front du Peuple, pas encore mur à mon avis, mais qui doit pouvoir avec le temps enrichir les débats d'une préparation a notre VIe République de demain. Alors on continue à ne rien lâcher, à réfléchir hier avec les cheminots et aujourd'hui et demain avec les intermittents. Je revois de l'espoir dans les yeux de ceux que je croise.

  43. 193
    JeanLouis dit:

    Très bonne émission dimanche soir sur FI.
    Et si le webmestre veut garder ou au moins communiquer à JL Mélenchon, je voulais juste faire remarquer à JL Mélenchon qu'il utilise à tort et souvent le terme benchmarking, ça n'a aucun rapport avec le pilotage des entreprises avec un horizon de résultats court terme (3 mois). C'est un outil de gestion de la qualité "inventé" par Xerox dans les années 80 "qui consiste à étudier et analyser les techniques de gestion, les modes d'organisation des autres entreprises afin de s'en inspirer et d'en tirer le meilleur. C'est un processus continu de recherche, d'analyse comparative, d'adaptation et d'implantation des meilleures pratiques pour améliorer la performance des processus dans une organisation". Et ce qu'on appelle un benchmark c'est un indicateur chiffré de performance dans un domaine donné (qualité, productivité, rapidité et délais, etc.) tiré de l'observation des résultats de l'entreprise qui a réussi le mieux dans un domaine donné et utilisé donc pour viser une amélioration du management interne d'une entreprise. Excusez moi pour cette explication mais j'ai tellement envie que notre Jean Luc soit parfait !

  44. 194
    françois 70 dit:

    @Ardéchoise 188
    " J'ai trouvé que Jean-Luc Mélenchon assumait pour la première fois la stature d'un futur Président de la République."

    Ce serait une illusion mortelle de penser qu'il est possible d'accéder au pouvoir dans le cadre des institutions de la 5ème république et de l'élection présidentielle. Cette élection anti-démocratique et plébiscitaire, fondée sur le mythe réactionnaire de l'homme providentiel, est par nature incompatible avec les idéaux que nous défendons. Une perspective sérieuse de 6ème République exige la suppression de cette élection, car il ne peut y avoir de démocratie authentique sans que la légitimité politique première soit entre les mains des représentants du peuple.

  45. 195
    Georges 69 dit:

    @184 Michel
    Oui bien sûr dans le FdG des PCF sont restés unitaires et n'ont pas participé au retour de l'Union de la Gauche, y compris chez nous des adjoints PC sortants, chez toi aussi c'est bien ! Mais ça ne fait pas la majorité des cas, la thèse officielle du PC était arrêtée depuis longtemps nous en avions été prévenus. Maintenant tout comme toi je ne bénéficie dans le blog Jean-Luc Mélenchon que de 1200 caractères, et comme tous il me faut raccourcir mes commentaires soit dit en passant qui n'engage que moi, ils émanent cependant de 66 ans de vie militante à gauche. Pour les municipales compte tenu de mon âge et de mon état de santé, je n'étais pas candidat.
    Amitiés partisanes

  46. 196
    klavertrio dit:

    Je viens de voir l'entretien de dimanche sur France Inter, et je souhaite préciser juste une chose : la privatisation du rail ne fait pas baisser les prix non plus. En Suède, les prix sont montés en flèche, suite à la privatisation du rail, tout comme après la privatisation de la poste, de l'électricité, de la téléphonie, etc. Quand les clients doivent choisir entre plusieurs compagnies, ces compagnies ont besoin, pour tenir, de proposer in fine un prix plus haut qu'à l'époque où tout le monde allait au même endroit. L'alternative à la hausse des prix, c'est, comme le disait JL Mélenchon, de détériorer le service (moins de gares, moins de lignes, moins de trajets/jour, etc.), mais le plus probable, je pense, est que l'on arrive à une combinaison des deux (moins de service à un prix plus haut). Le profit prime sur tout dans un tel système, on le voit en Grande-Bretagne, en Suède, etc. Et ne parlons pas de l'état du système ferroviaire aux Etats-Unis...

  47. 197
    Michel Matain dit:

    A propos du vol de nos mots par le PS, je ne suis pas d'accord pour laisser au voleur ce qu'il nous a pris. Notre tache politique, toujours dans une perspective de reconquete d'une hégémonie culturelle et politique, est de reprendre nos biens, nos mots, leur redonner un sens. Concrètement, ça veut dire par exemple "quand on est de gauche, on veut la nationalisation d'Alstom". Tous ces mots volés et ces autres mots interdits ou qui sont devenus des gros mots qu'il ne faudrait plus utiliser, oui tous ces mots, il nous faut nous les réapproprier collectivement, leur redonner vie. Il n'y a aucune raison de laisser toute cette richesse aux mains du PS qui va faire comme les ultrariches qui achètent des Van Gogh : les cacher dans un coffre-fort sans utilité pour personne. Gauche, lutte des classes, nationalisation, contrôle populaire, impérialisme, intervention de l'Etat, classe capitaliste, antifascisme,... Ces mots doivent redevenir publics et être le bien de tous. Que nos leaders dans leurs interventions publiques n'hésitent pas/plus à les utiliser !

  48. 198
    Bruno dit:

    La totalité des services publics sont dans le collimateur d'une libéralisation généralisée. Elle a commencé au début des années 80, puis s'est poursuivi grâce à l'OMC (avec l'accord général sur le commerce des services) et se peaufine aujourd'hui avec la commission européenne (avec l'appui des gouvernements) et s'achèvera certainement avec le TAFTA si l'on n'arrive pas à le repousser. Lorsque je militais activement à Attac, j'ai lu le rapport de l'ex commissariat général au plan (une officine qu'on ne pouvait pas qualifier de gauche) de juin 2000 qui analysait la libéralisation du secteur de l'énergie dans 7 pays européens. Et que disait ce rapport à l'époque ? Et bien que la déréglementation aboutissait d'une part à l'augmentation des prix à termes, une diminution des masses salariales et à la composition d'oligopoles privés. Ce qu'en défenseurs méritants les cheminots ont contesté ces derniers jours, pilonnés en règle par les différentes oligarchies.

  49. 199
    Poncet dit:

    Le vol des mots n'est pas une nouveauté. Le mot communisme fut dérobé dès le milieu des années 1920 par les cliques gravitant autour de Joseph Staline et, dans les décennies qui suivirent, les receleurs s'en donnèrent à cœur joie. Reprendre possession d'un bien volé n'est pas chose facile même quand les autorités agissent pour le respect de la légitime propriété, mais quand presque tous se liguent et sont de mèche avec les voleurs, je ne vous raconte pas la bataille de chien que cela peut être... il faut avoir chevillée au corps la certitude de son droit et la patience de le voir enfin reconnu. Le vol des mots se combat en cultivant cette certitude, mais il faut être conscient que cela implique un certain isolement dans une contre-culture.

  50. 200
    Michel Matain dit:

    Et si nous ne parlons pas de socialisme, qui en parlera ? Personne. Et si nous parlons pas de socialisme, quel espoir de sortie du système capitaliste donnons-nous ? Aucun. Alors pourquoi voter pour nous ? Oui il faut réinventer, redéfinir et réutiliser ces mots disparus. Je suis d'accord avec Poncet, nous serons dans une contre-culture, par définition et par obligation. Dans l'isolement peut être pas si nous savons fédérer de la façon la plus large sur des objectifs concrets. C'est la bataille à mener et nous n'y couperons pas. Il faut la mener.

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