31mai 13

Wir werden nicht kapitulieren, Frau Merkel !

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Je suis rentré d’Espagne pour aller manifester à Toulouse puis à Perpignan dans le cadre de la mobilisation européenne des 1er et 2 juin. J’étais dans la péninsule depuis lundi pour présenter à l’université de Madrid « Le manifeste pour l’écosocialisme » adopté par le congrès du Parti de Gauche. Après Tunis, Alger, Rabat, c’était ma part de la tâche que mène Corinne Morel-Darleux. Elle-même a déjà fait le même travail à Rome et elle se prépare à le faire encore à Bruxelles, Londres et Budapest, en plus des sessions régionales qu’elle anime sur le territoire national.

Puisque j’étais à Madrid, j’ai également tenu une réunion publique avec Izquierda Unida au siège mis à disposition des conférences par le journal « El Pais ». Le lendemain j’étais à Valence. J’y ai tenu une nouvelle réunion publique avec la branche valencienne d’Izquierda Unida. La réunion était modérée par le « Mundo Diplomatico » au siège des Commissions Ouvrières, le très puissant syndicat ouvrier espagnol. Je n’avais pas connu jusqu’à présent le spectacle de l’Espagne ravagée par les politiques austéritaires et la dictature de la troïka. Glaçant. Le hasard a fait que je me trouvais là-bas pendant que François Hollande et Mariano Rajoy, le Président du Conseil espagnol, deux ectoplasmes euro-béats, se rencontraient à Paris. Deux phraseurs sans consistance qui ont pris soin de se donner rendez-vous la veille du jour où la Commission allait humilier nos pays respectifs par de nouveaux diktats austéritaires. Compréhensifs, les « journalistes » n’ont donc pas eu à leur demander si par hasard ils comptaient avoir une réplique coordonnée… en relation avec le style « monsieur muscle » que ce pauvre Hollande a voulu se donner pendant quelques heures le lendemain. De son côté, de retour au pays, Mariano Rajoy imite Hollande, à moins que ce ne soit l’inverse. De retour il explique que l’Europe a commencé « à changer dans le bons sens ». Les nigauds qui voudront le croire devront oublier que la Commission vient d’exiger de lui de nouvelles coupes budgétaires, une nouvelle hausse de la TVA et une nouvelle baisse des retraites. Ils devront sauter la page du journal où l’OCDE annonce 28% de taux de chômage l’an prochain. Ce post est donc consacré pour l’essentiel, de nouveau, à cette question de l’évolution de l’Europe sous domination ultra-libérale allemande. J’y parle de l’Espagne bien sûr et de nous les Français vivant sous l’autorité d’un président qui s’est fait une spécialité de jouer avec les mots et de s’attribuer comme un mérite d’exécuter de son propre chef les décisions de son prédécesseur et celle de la Commission. Un paroxysme vient d’être atteint : il se fâche parce que la Commission annonce comme un ordre ce qu’il se préparait à faire tout seul.

J’écris aussi vite que je peux. J’ai commencé à préparer mes lignes chemin faisant, le soir venu, en Espagne. Il faut que ce post soit installé pour le départ du « Petit courrier du Blog » avant que je parte à Toulouse et de là à Perpignan pour les marches citoyennes des 1er et 2 juin. Samedi dernier j’étais à Figeac, dimanche à Durbans dans le Lot, après quatre jours à Strasbourg. En quinze jours j’aurai dormi quatre jours chez moi. Tel est ma vie de « roi fainéant » comme m’a surnommé un gros parasite embusqué dans son bureau de « journaliste » dans un hebdomadaire national.

Le nouveau miracle espagnol

En Espagne, aucune parole officielle n’a plus de valeur. Les officiels ne parlent que pour enfumer et tout le monde le sait. Sur fond d’affaires de corruption dans tous les compartiments du pouvoir, la lecture des quotidiens consterne. Hier c’était Mario Draghi, le banquier central européen, qui demandait au gouvernement espagnol d’y aller moins fort avec les expulsions de personnes qui ne peuvent plus payer leurs prêts. Ah le brave homme ! Mais l’avant-veille, la Commission européenne avait menacé le gouvernement espagnol de représailles si la région andalouse persistait à exiger des banques qu’elles remettent en location les logements vides ou saisis ! Ce matin on voit à la une du journal « El Mundo » des gardes civils en train de tabasser un pompier dans une manifestation en Catalogne. Les pompiers manifestent car la région catalane va supprimer mille postes de pompiers. Ces pompiers sont déchaînés on dirait. J’ai rencontré les représentants du collectif des pompiers à Madrid. Un homme, une femme. Ils ne veulent plus obéir quand ils sont réquisitionnés pour ouvrir de force les logements pour des expulsions. Il faut dire qu’on les réquisitionne car les serruriers non plus ne veulent plus faire ce sale boulot ! Dans le même journal je découvre un graphique qui présente la carte de la pauvreté quartier par quartier à Valence. Je note le coin où on compte 40% de pauvres ! Dans « El Pais », je lis un papier où on apprend que le gouvernement allemand offre 3000 euros de prime aux infirmières qui veulent bien venir travailler chez eux en gériatrie. Dans le hall d’entrée de l’université j’ai lu une affiche : « S’exiler est une violence ». C’est l’organisation « Jeunes sans futur » qui placarde ça, un collectif de citoyens désemparés comme il en existe des centaines !

Madrid

L’Espagne est devenue l’anti-modèle. Le pire a lieu ici autant qu’en Grèce. Donc tout ce qui s’y passe nous intéresse. Les cadres du Parti de Gauche ont donc pris leur bâton de marche. Avant moi, trois d’entre eux sont venus ici participer à des actions populaires de masse. Après moi, Martine Billard ma co-présidente y vient. Deux autres responsables vont en faire autant. Sur place un professeur membre du bureau national du parti depuis notre dernier congrès, François Ralle, assure une coordination permanente avec les mouvements et organisations qui nous sont liés. L’internationalisme concret et l’implication personnelle de tous ceux qui participent aux instances d’animation du parti sont considérés comme des impératifs dans nos rangs. La circulation et les déplacements ne cessent donc pas. Partout il faut apprendre. La crise européenne et le chaos final qui s’avance ont lieu partout dans l’Union. Pour ce qui concerne l’Espagne, c’est une caricature comme elles tendent à se multiplier dans l’Europe du sud. A tout point de vue : anti-modèle de croissance avant la crise, anti-modèle dans la crise tant la politique d’austérité produit un désastre dans ce pays.

Notre gauche le dit depuis longtemps. Nous le disions déjà il y a plusieurs années. C’était le temps où les libéraux et les sociaux-libéraux vantaient le « tigre espagnol » aux côtés du « tigre celtique » irlandais. Nous, nous disions déjà que le modèle de croissance de l’Espagne ne devait pas être suivi, qu’il reposait sur un artifice comptable de la richesse produite et du stock réputé disponible. La suite nous a donné raison. L’Espagne a été l’un des pays les plus touchés par la crise de 2008. Sa croissance reposait pour l’essentiel sur une bulle immobilière soutenue par un système d’emprunts hypothécaires proches des subprimes américains. On connaît la suite. La crise financière de 2008 s’est propagée à l’économie réelle entraînant une récession féroce. Cette récession a fait augmenter le chômage. Les nouveaux chômeurs ont été incapables de faire face au remboursement de leurs prêts hypothécaires. Le marché immobilier s’est effondré, les banques ont été frappées de plein fouet, la crise s’est aggravée, le chômage a explosé. A présent voici les coupes budgétaires et la TVA bombardier. L’engrenage de la récession n’est donc pas prêt de cesser. C’est donc en toute logique que les prévisions des organismes officiels prévoient une nouvelle hausse des déficits et du chômage.

Tout le système espagnol reposait sur un endettement privé considérable, en particulier celui des ménages. Un trait caractéristique de la nouvelle politique de l’offre à l’américaine qui prétend compenser par le crédit ce qui n’est pas accessible par le salaire. Au cœur de cette « dynamique », l’immobilier. Car pour acheter un appartement ou une maison, de toute façon, il faut emprunter. L’endettement privé des ménages espagnols représentait ainsi 220% de la richesse du pays en 2010 ! Tant que l’activité économique se développe, les emprunts sont remboursés. Lorsque les salaires stagnent ou baissent, et que le chômage augmente, les prêts sont moins bien remboursés. C’est ce qui est arrivé à l’Espagne. Et la dette privée des ménages devient un problème pour les banques qui ont prêté un argent qu’elles ne récupèreront pas. Bien sûr, elles essayent de le récupérer en expulsant les gens de leur logement. En 2012, près de 40 000 logements ont ainsi été saisis au cours de l’année. Dans les trois quarts des cas, le logement en question était la résidence principale des gens à qui on l’a pris. Mais cela ne suffit pas car les prix de l’immobilier ont baissé. Les banques ont donc perdu de l’argent, elles aussi.

Madrid, à saisir appartement 216K€ eu lieu de 330.

Quand les impayés sont trop importants, les banques deviennent explosives. Elles risquent la faillite. Comme l’effondrement d’une seule banque menacerait de faire s’écrouler tout le système bancaire, l’Etat espagnol est intervenu pour recapitaliser les banques. C’est-à-dire qu’il leur a apporté de l’argent pour éviter leur faillite. Mais lui-même n’avait pas les sommes qu’il leur a versé. Il les a donc empruntées. Voici comment la dette privée des banques est devenue une dette publique. Ou dit autrement, comment la dette privée des ménages a fini par devenir la dette de l’Etat. Ou encore, comment les citoyens-emprunteurs-contribuables n’ayant pu rembourser leur dette à la banque ont été obligés de payer en TVA, diminution de service public et chômage pour éviter aux banques qui les avaient pris à la gorge de s’écrouler.

Bien sûr, les vautours de la finance sont venus encore aggraver les choses. L’Espagne ayant adopté l’euro comme monnaie, elle n’a pas pu faire financer cette nouvelle dette publique par la Banque centrale européenne. Elle a dû emprunter sur les « marchés ». Elle est donc dépendante des notes des agences de notation. Après la Grèce, l’Espagne a été un des premiers pays de la zone euro agressé par les agences de notation et la finance. Les taux d’intérêts se sont envolés. Les banques se sont gavées.

Pourtant pendant des années, ce pays a été présenté comme le modèle de la zone euro, le « bon élève » du pacte de stabilité, l’un des rares qui respectaient les critères du traité de Maastricht. Voyez donc, en 2008, au début de la crise, la dette de l’Espagne représentait 36% du PIB, nettement en dessous des 60% exigés par la Commission et les traités européens. Entre 2005 et 2007, l’Espagne a dégagé pendant trois ans un excédent budgétaire ! Alors que les traités européens autorisent un déficit public de 3% de la richesse du pays, l’Espagne a dégagé un excédent de 1% de son PIB en 2005, 2% en 2006 et même 2,2% en 2007, dernière année avant la crise. Et en 2011, le premier ministre social-libéral Jose-Luis Zapatero a même fait introduire dans la Constitution la fameuse « règle d’or » exigée par Angela Merkel, cette règle qui interdit les déficits publics ! On pourra consulter quand on voudra les nombreux articles enthousiastes des docteurs « je sais tout » de notre pays, mes contradicteurs habituels qui nous ont adjuré d’entrer dans la voie espagnole de développement.

En tous cas voici une leçon pour le nouveau candidat a être le « bon élève de la classe européenne », le sieur président normal. On le voit, l’Espagne ne peut absolument pas être comparée à la Grèce, accusée de tous les maux et de toutes les tromperies par les dirigeants européens. Et pourtant ! Le bon élève est aussi attaqué par la finance que le prétendu cancre ! C’est bien la preuve qu’être le premier de la classe de l’Europe libérale n’est guère récompensé et ne protège pas contre les agressions des financiers.

L’anti-modèle espagnol ne s’arrête pas là. Attaquée comme la Grèce, l’Espagne applique le même « remède » : l’austérité. Depuis 2010, les plans d’austérité se sont succédés. A chaque fois, la même potion amère est servie au peuple : coupes dans les dépenses publiques et sociales, réduction du nombre de fonctionnaires et du service public, flexibilisation du marché du travail et précarisation des salariés, reculs des droits sociaux comme le droit à la retraite, hausse des taxes et impôts pesant sur le peuple comme la TVA, etc. Lisez la liste tranquillement c’est le programme commun européen.

Les dernières mesures ont été imposées par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy. Mais comme en Grèce, c’est le parti socialiste, en fait social-libéral, qui a appliqué les premières cures d’austérité. Avant d’être battu aux élections fin 2011, Jose-Luis Zapatero, chef du PSOE, le Solférino local, s’est montré un digne compagnon de George Papandréou. En mai 2010, c’est lui qui a annoncé le premier plan d’austérité et engagé l’Espagne dans ce cercle vicieux. Ce premier plan comprenait déjà la baisse des salaires des fonctionnaires, un gel des retraites, une flexibilisation du marché du travail. Puis, un an après, ce sont encore les socialistes espagnols qui ont relevé l’âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans.

Depuis les élections de novembre 2011, la droite a succédé aux sociaux-libéraux. Pour les Espagnols rien n’a changé. Les plans d’austérité succèdent aux plans d’austérité : décembre 2011, avril 2012, juillet 2012. Entre-temps, pour recapitaliser ses banques et faire face à l’attaque de la spéculation, l’Espagne a dû faire appel à « l’aide » européenne. Le pays est donc passé sous les fourches caudines de la troïka Union européenne, FMI, Banque centrale européenne. En échange de cette « aide », le gouvernement espagnol de droite a prévu plus de 92 milliards d’euros de coupes dans les dépenses publiques d’ici 2014. Un peu plus que François Hollande n’en a décidé de son propre chef ! Le plan de juillet 2012 contient aussi une baisse des salaires des fonctionnaires et des indemnités de chômage de 7%, une hausse de la TVA de 18% à 21%. Et l’âge de la retraite passera de 65 à 67 ans plus vite que prévu ! Mais pour autant, rien ne change, tout s’aggrave. Un nouveau plan d’austérité commence. L’anti-modèle d’austérité a produit ici comme ailleurs une apocalypse économique et un désastre social. Le pays enchaîne les années de récession. La richesse du pays s’est contractée de 1,4% en 2012. Elle va encore baisser cette année d’au moins 1,5%.

Madrid

L’austérité augmente la dette et le déficit public alors qu’elle est censée les réduire. Ainsi, en 2012, l’Espagne a connu un déficit public record à 10,6% de son PIB, la richesse du pays. Le gouvernement de droite tablait sur un déficit de 7%. Cela aurait signifié une réduction du déficit puisqu’il était de 9,7% en 2010 et 9,4% en 2011. Au lieu de cela, le chiffre de 2012 est pire que ceux des années précédentes. C’est une nouvelle preuve que l’austérité ne marche pas. La dette publique a aussi explosé. Elle est passée de 36% du PIB avant la crise à 90% attendu cette année. Une bonne partie de la hausse a eu lieu pendant la première phase de la crise en 2008 et immédiatement après, compte-tenu de l’aide apportée aux banques, de la récession et des plans de relance. Mais l’austérité appliquée depuis 2010 n’a pas du tout stoppé la hausse de la dette publique, au contraire. La dette publique espagnole représentait 68% du PIB en 2011. Elle représentait 85% de la richesse du pays en 2012. Et elle devrait encore croître en 2013 pour atteindre 90% !

La récession a fait exploser le chômage. Le mot explosion est même faible. On compte aujourd’hui six millions de chômeurs en Espagne. Oui, six millions. Depuis 2008, le taux de chômage a bondi de 20 points. Le taux de chômage officiel dépasse désormais les 27% de la population active. En France, il se rapproche dangereusement des 11% et cela nous est déjà insupportable. Imaginez ce que peut être la situation d’un pays quand un actif sur quatre est au chômage. Cela signifie que toutes les familles ou presque sont frappées. Cela signifie que dans certaines familles, les enfants et les parents sont tous au chômage. Cela signifie qu’un quart de la population essaye de survivre en jonglant entre les allocations chômage pour ceux qui y ont droit, les petits boulots au noir quand il y en a, et la misère. Donc le cercle vicieux économique se prolonge. Car dans un océan de misère, de chômage et de peur du lendemain, la consommation populaire est étouffée. Et l’activité économique ne peut pas repartir. L’austérité aggrave la crise.

Le gouvernement espagnol prévoit que le chômage continuera de frapper environ un quart de la population active espagnole jusqu’en 2016. Ses prévisions rendues publiques le 26 avril tablent sur un taux de chômage de 24,8% en 2016, à peine moins que les 27% d’aujourd’hui. Chez les jeunes de moins de 25 ans, on compte près d’un million de chômeurs, une génération « sacrifiée » avec un taux de chômage supérieur à 57% ! Là encore, aucune amélioration n’est attendue avant plusieurs années. Toutes ces souffrances ne servent donc à rien.

Madrid

En Espagne, ce n’est même plus une crise sociale. C’est une crise de civilisation. Rendez-vous compte, pour la première fois depuis que la statistique existe, la population totale de l’Espagne a reculé en 2012 par rapport à l’année précédente ! Le pays a perdu des habitants. 200 000 environ en une année. Pour la première fois, le nombre d’émigrants, ceux qui quittent le pays, a été supérieur au nombre d’immigrants, ceux qui arrivent. Parmi ceux-ci, on ne compte plus les latino-américains venus chercher du travail en Europe et qui sont repartis dans leur pays d’origine faute de pouvoir survivre dans « l’Europe qui protège ». Le Monde a même publié un article sur le malheur des dissidents cubains qui regrettent d’être venus voir de si près le paradis capitaliste. Je souhaite qu’ils restent ici partager les joies du modèle qui leur est si cher : la liberté de la misère et la liberté d’en être satisfaits. Et bien sûr, des milliers de jeunes espagnols quittent leur pays pour essayer de trouver du travail ailleurs. L’Allemagne se frotte les mains car bon nombre d’étudiants et diplômés viennent chez elle. L’Allemagne de Merkel importe ainsi les jeunes qu’elle n’arrive pas à faire naître sur son sol. Elle offre trois mille euros de prime pour venir travailler en gériatrie. L’Allemagne ne peut en effet envoyer tous ses retraités et personnes âgées vivre en Thaïlande ou en Afrique ou se trouve la main d’œuvre pas chère respectueuse des personnes âgées.

Mais, nous disent les « journalistes » illuminés par les éléments de langage de la Curie euro-béate, il y aurait de « bons signes en vue ». Voyons cela. Avec ces cures d’austérité, les salaires ont diminué de 7% entre 2009 et 2011. Cela a permis à l’Espagne de gagner en « compétitivité ». Les libéraux se félicitent même du fait que, grâce à ce remède de cheval pour faire « baisser le coût du travail », l’Espagne a dégagé un excédent commercial en mars 2013. Pour la première fois depuis 42 ans, le pays a moins importé qu’il n’a exporté ! Génial ! Bien sûr, cela tient au fait que les importations se sont effondrées de 15% vu que plus personne n’a d’argent pour acheter quoi que ce soit. Mais les libéraux s’en moquent. Le pays a un excédent commercial. Pour eux, c’est le signe que l’Espagne va mieux. Même si personne ne veut plus y vivre. Tel est le modèle libéral. L’actuel miracle espagnol est le suivant : comment se fait-il que l’on ne soit pas encore arrivé au point destituant « qu’ils s’en aillent tous » ? Ça vient.  

Pépère fait de la résistance ?

Une déclaration de guerre sociale. C’est ainsi que j’ai dénoncé l’attitude de la Commission européenne, sitôt connues ses « recommandations » pour la France. Elles ont été rendues publiques jeudi. Ces « recommandations » consistent en fait en une liste de tous les acquis sociaux à passer au broyeur libéral. Ou, dans la novlangue libérale, la liste des « réformes structurelles » que la Commission exige du gouvernement français. François Hollande a aussitôt fait le malin. Il prétend résister ? Comme d’habitude avec lui, les apparences sont destinées à tromper. Il ment de A jusqu’à Z. Non seulement il fera ce que la Commission a décidé mais il le sait très bien et n’a pas le choix compte tenu du traité budgétaire qu’il a lui-même signé. D’ailleurs dès qu’il s’est retrouvé aux côtés de madame Merkel, il a baissé le ton et minaudé une capitulation sans condition. Son gouvernement collaborera franchement à la politique décidée à Berlin et propagée par la Commission. Je vais le démontrer.

La Commission fait ses recommandations dans le cadre du « semestre européen ». C’est la loi en France et en Europe puisque François Hollande a renoncé à renégocier le traité. Depuis l’an dernier, les Etats de l’Union européenne doivent fournir à la Commission leurs prévisions budgétaires au printemps. Lorsqu’un Etat a un déficit public supérieur à 3% du PIB, la Commission peut demander des sanctions contre lui. Elle peut aussi décider de ne pas appliquer de sanctions immédiatement, mais « recommander » des réformes en « contrepartie » d’un délai pour ramener le déficit sous les 3%. En fait, ces « recommandations » sont des exigences. Et le « délai » n’est qu’un « sursis » correspondant à la durée pendant laquelle la Commission pourra faire du chantage en menaçant d’appliquer les sanctions prévues pour « déficit excessif ». néanmoins, ces recommandations sont présentées comme la contrepartie du délai accordé par la Commission à la France pour ramener son déficit public sous les 3% du PIB. Comme Sarkozy avant lui, Hollande s'était engagé à le ramener sous les 3% en 2013. Cet objectif ne sera pas respecté. La Commission a renoncé à prendre des amendes contre la France. Trop gentille ! Elle exige que le déficit soit ramené à 3,6% en 2014 et 2,8% en 2015. Elle laisse donc deux ans de « délai ». Mais elle exige en échange que la France utilise ces deux ans pour faire des « réformes structurelles ». Le commissaire européen Michel Barnier a été très clair vendredi matin sur Europe 1 : « Ces deux années que nous recommandons (pour ramener le déficit public du pays à 3% du PIB), ce ne sont pas deux années de répit, mais deux années de réformes ».

Et quelles réformes ! On peut résumer par une formule simple. Pour la Commission, tous progrès social doit disparaître ! Les « recommandations » menacent presque tous les secteurs et toutes les populations du pays. Le cœur de l’agression concerne les retraites. Hollande avait déjà annoncé qu’il ne reviendra pas sur la contre-réforme Sarkozy. Il avait aussi déjà annoncé qu’il ferait pire en allongeant encore la durée de cotisation pour avoir droit à une retraite à taux plein. La Commission frappe encore plus fort. Elle appelle à « prendre des mesures d'ici à la fin de l'année 2013 par exemple en adaptant les règles d’indexation, en augmentant encore l'âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein et en réexaminant les régimes spéciaux ». Vous avez bien lu, tout doit y passer : l’âge de départ déjà relevé à 62 ans, l’âge du taux plein déjà relevé à 67 ans, la durée de cotisation déjà portée à 41,5 années mais aussi les régimes spéciaux. A chaque fois, la Commission réclame de nouvelles régressions sociales. Et les retraités seront aussi mis à contribution. Car pour la Commission, « adapter les règles d’indexation » signifie arrêter d’indexer la hausse des pensions sur les prix. Donc rogner le pouvoir d’achat des retraités. En fait, les seuls gagnants sont les patrons. Car la Commission prend soin d’appeler à « éviter une augmentation des cotisations sociales patronales ».

« Salariés à la diète, patrons à la fête ». Ça pourrait être le slogan de la Commission. En effet, elle appelle à baisser encore le "coût du travail" et même à relancer la TVA sociale ! La Commission regrette la hausse du SMIC de juillet dernier. Pour elle, augmenter le SMIC d’un carambar par jour, c’est encore trop car ça menace la « compétitivité ». Pour le reste, en langage bruxellois, ça donne ça : « S’assurer que le crédit d’impôt pour la compétitivité réduit bien du montant envisagé le coût du travail et qu’aucune autre mesure n'annulera ses effets ». Parisot a gagné 20 milliards, Barroso veille qu’on ne les lui reprenne pas. Ou encore ceci : « poursuivre la réduction du coût du travail, notamment en adoptant d’autres mesures pour réduire les cotisations sociales patronales ». Et toujours « prendre des mesures supplémentaires déplaçant la charge fiscale sur le travail vers les taxes environnementales ou la consommation ». Vous avez bien lu, la Commission appelle à alléger les cotisations payées par les employeurs en les transférant sur une « taxe sur la consommation » c’est-à-dire sur la TVA. C’est déjà ce que Hollande a prévu pour le 1er janvier 2014. Mais pour la Commission, ce n’est pas encore assez ! Hollande a déjà fait 20 milliards d’euros de cadeaux aux actionnaires mais Barroso en veut toujours plus !

Il en va de même sur la précarité pour les salariés. La Commission en réclame toujours plus. Elle appelle ainsi à « mettre en œuvre intégralement et sans délai l'accord interprofessionnel de janvier 2013 ». La loi qui entérine cet accord « Made in MEDEF » n’est pas encore promulguée. Le Conseil constitutionnel ne s’est pas encore prononcé sur sa conformité avec la Constitution. Mais la Commission se moque complètement de la Constitution des Français. Elle en profite même pour appeler à « prendre des mesures supplémentaires pour lutter contre la segmentation du marché du travail », c’est-à-dire rogner les droits des salariés en CDI pour les rapprocher de ceux en CDD. Et comme la Commission ne veut pas s’arrêter en si bon chemin, elle propose de renforcer la précarité du travail très tôt en faisant encore plus « la promotion de l’apprentissage » pour les jeunes.

Après les retraités et les salariés, les chômeurs sont aussi dans la ligne de mire de la Commission. Elle appelle à rendre dégressive et plus difficile l'indemnisation du chômage. Avec les mots de Barroso, on dit « lancer sans tarder une réforme du système d'indemnisation du chômage, pour garantir la viabilité du système tout en faisant en sorte que celui-ci encourage de manière adéquate le retour à l’emploi […] les conditions d’admissibilité, la dégressivité des allocations dans le temps ou les taux de remplacement pour les salaires les plus élevés, devraient être adaptés pour garantir l’adéquation des mesures d’incitation au travail ». Alors que la France vient de battre un nouveau record du nombre de chômeurs avec plus de 5 millions de chômeurs, Barroso reprend l’idée selon laquelle les chômeurs seraient des fainéants qui ne veulent pas travailler. Un chômeur sur deux ne bénéficie déjà pas de l’allocation-chômage. Près de 100 000 chômeurs arrivent en fin de droits chaque mois. Mais Barroso appelle à durcir encore les conditions d’indemnisation des chômeurs !

La Commission passe tous les droits sociaux au lance flamme. Et le pouvoir d’achat populaire va souffrir. En à peine huit pages, la Commission appelle aussi à augmenter la TVA en « rapprocher les taux réduits du taux normal de TVA et en supprimant les taux réduits inefficaces ». Mais dans le même temps, la Commission plaide pour de nouveaux cadeaux fiscaux aux riches et aux entreprises. Elle appelle ainsi à « réduire le taux de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les sociétés ». Mais oui !

Le dogmatisme ultralibéral de la Commission lui fait perdre toute intelligence. Officiellement, ces mesures sont censées soutenir la « compétitivité » de l’économie française. Dans les faits, c’est un prétexte pour arracher des reculs sociaux au peuple. La Commission se moque de la « compétitivité ». C’est tellement vrai qu’elle propose de casser deux éléments importants dans l’attractivité de notre pays et sa capacité de développement économique. La Commission appelle ainsi à « mettre fin aux tarifs réglementés du gaz et de l’électricité » pour les entreprises. Les PME verront ainsi leur facture de gaz ou d’électricité exploser. Et Barroso exige que la France ouvre « le transport ferroviaire intérieur de passagers à la concurrence ». Ce serait un coup terrible porté au réseau ferré français et au service public de transport, du TGV au TER. Qui peut croire qu’en abimant les moyens de transport ferroviaires, notre pays se portera mieux ?

La réaction de François Hollande est d’une hypocrisie totale. Jeudi, après l’annonce de ces recommandations, François Hollande a déclaré : « La Commission n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire. Elle a simplement à dire que la France doit rétablir ses comptes publics. Pour ce qui concerne les réformes structurelles, notamment les réformes de retraites, c'est à nous et à nous seuls de dire quel sera le bon chemin pour atteindre l'objectif. »

Hollande ment. Le système des « recommandations » est prévu par le traité budgétaire Merkozy. Or François Hollande a accepté ce traité. Il ne l’a pas renégocié. Hollande ne peut pas ignorer que la Commission est dans le rôle que lui confie l'article 7 de ce traité TSCG. Que dit cet article ? Il dit que « les parties contractantes dont la monnaie est l'euro s'engagent à appuyer les propositions ou recommandations soumises par la Commission européenne lorsque celle-ci estime qu'un État membre de l'Union européenne dont la monnaie est l'euro ne respecte pas le critère du déficit dans le cadre d'une procédure concernant les déficits excessifs. » J’ajoute que la procédure des recommandations et sanction prévue au « semestre européen » est aussi prévue par le 6-pack adopté avant l'élection de François Hollande mais qu'il n'a jamais dénoncé. Hollande est pris à son propre piège. Il voulait un « gouvernement économique » de l’Europe. En fait, ce gouvernement économique existe déjà ! C’est la Commission et ses « recommandations ».

Surtout, la Commission empêche Hollande d'être hypocrite sur les retraites comme il espérait l’être. François Hollande voulait pouvoir allonger hypocritement la durée de cotisation « sans relever l'âge légal de départ ». Une pure manipulation. Pourtant à la fin, cela revenait à empêcher les salariés de partir à la retraite lorsqu’ils atteignent l’âge légal de départ. Car l’allongement de la durée de cotisation augmente très fortement le nombre de salariés qui n’ont pas assez cotisé au moment où ils atteignent l’âge légal. Ils ont alors le choix entre continuer à travailler ou partir à la retraite avec une décote. La proposition de François Hollande revenait donc à vider l’âge légal de sa substance. Mais Hollande espérait pouvoir sauver les apparences et tromper les moins informés. La Commission exige qu'il assume une contre-réforme totale, en reportant aussi l’âge légal de départ au-delà de 62 ans !

Alors que Hollande a fait semblant de rejeter les recommandations de la Commission, Pierre Moscovici et Jean-Marc Ayrault ont dit vouloir les respecter. Le ministre des Finances a été le plus favorable. Pour lui, « pour l'essentiel, ces recommandations confortent les chantiers du gouvernement, notamment le Pacte pour la compétitivité, la croissance et l'emploi, la réforme du marché du travail, la modernisation de l'action publique, la réforme des retraites ». Quant à Jean-Marc Ayrault, il a déclaré : « Il n'y a pas de surprise, nous sommes dans la droite ligne de ce qui avait été annoncé, et donc la France va respecter ses engagements, ce qui implique un certain nombre de réformes que nous ferons à notre manière. Si je pense à la réforme des retraites, ce n'est pas Bruxelles qui nous le demande, c'est parce que nous savons qu'il y a nécessité de sauver notre système par répartition ». François Hollande a fini par dire la même chose jeudi soir aux côtés d’Angela Merkel. Il a déclaré que la Commission « peut avoir confiance » dans sa volonté d’appliquer les « réformes structurelles » qu’elle exige.
Ces recommandations doivent encore être approuvées par le Conseil des chefs d’Etats et de gouvernement des 27 et 28 juin. Mais elles ne devraient pas changer ou alors évoluer uniquement à la marge. En effet, selon le traité budgétaire Merkozy, il est très difficile de s’y opposer. Pour cela, il faut rassembler une majorité qualifiée des Etats européens contre la Commission. Et le pays concerné ne participe pas au vote.

Le gouvernement français doit refuser ses recommandations. Et si ces recommandations sont validées par le Conseil des 27 et 28 juin, il faudra désobéir. La Commission a publié ses « recommandations » le 29 mai 2013. Huit ans jour pour jour après le « non » du peuple français au référendum du 29 mai 2005 sur le Traité constitutionnel européen. C’est une provocation de plus. Le peuple français doit être capable du même sursaut qu’à l’époque.

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287 commentaires à “Wir werden nicht kapitulieren, Frau Merkel !”

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  1. 151
    cata dit:

    rabin et Jmk011
    Pour ma part je serai pour refonder une autre Europe à côté de l'existante. Le problème est comment fait-on pour "sortir" de l'Europe ou plus simplement de l'euro ? Même si j'en suis persuadé une majorité de Français sont pour la sortie de l'euro, les partis majoritaires qui ne représentent que des courants de la même idéologie, font tout pour sauver cet euro et cette Europe. Lordon, encore lui, rappelle que "l’on n’a jamais vu les dominants quitter d’eux-mêmes leurs positions de domination, et qu’un vœu conséquent de justice sociale ne peut exclure qu’il faille les pousser dehors — car ils ne rendront pas les clés spontanément." dans Le balai comme la moindre des choses.
    Alors...

  2. 152
    tchoo dit:

    Quitter l'Euro n'est pas quitter l'Europe. Merci de ne pas tout mélanger.
    Et détruire tout (quitter l'Europe revient à cela) pour tout reconstruire est pour le moins hypothétique, voire quasiment impossible avant bien longtemps.

  3. 153
    teresa dit:

    146- Courrierlecteur
    Merci pour ce lien ! Grâce à Jean-Luc, cette Intermittente a soulevé le voile qui cache la vie inhumaine des feux de la rampe ! Cs IS travaillent aussi pour nous, et sont exploités, au nom du fric et des pouvoirs abusifs ! Elle est très généreuse et ce qu'elle dit de sa vie personnelle bien des jeunes le vivent.

  4. 154
    Jean Jolly dit:

    @ Courrierlecteur.
    J'ai l'impression que tout comme moi Jean-Luc a cru à un piège de prime abord, une sorte de montage habituel dans ce genre d'émission, on le voit sceptique et prudent, puis à mesure de l'intervention de cette courageuse demoiselle on s'aperçoit que ce n'est pas du cinéma et ça prend aux tripes. Une belle leçon de courage de la part d'une exploitée.

  5. 155
    gauther5 dit:

    Après les marches citoyennes et le combat magnifique de Jean-Luc Mélenchon, que restera t il du manque de pouvoir des éco-socialistes et de ceux qui ont voté non au referendum sur l'Europe, sans alliance ?
    Préparer les futures élections, militer rue par rue semble impératif (bien qu'il soit difficile de convaincre son voisin ou même les membres de sa propre famille), comment combattre les infamies médiatiques déversées quotidiennement ? L'optimisme et l'ouverture voudraient une alliance politique avec les verts, les déçus du solférinisme et les anti-oligarches européens. Mais que de querelles de clochers, sans compter sur l'aveuglement et le gonflement sournois du camp des lepénistes.
    Résistance oui, mais plus concrète et moderne.

  6. 156
    Victoire Cambourg dit:

    Nous, peuple Européen avons compris que nous étions hélas dans une guerre économique ultra violente décidée et conduite au départ par les financiers ultra libéraux et lobbys de Washington et leur homologues Européen et Anglo-Saxons.
    Cette commission Européenne dirigée par des traîtres non élus, en la personne de Barroso, de Draghi, encouragée par Merkel qui ne joue que l'enrichissement de l'Allemagne (grave erreur stratégique!) nous met de force en esclavage en nous faisant croire que nous n'avons pas le choix. Ils n'ont pas compris que nous n'étions pas dupe et que le temps de les renvoyer à leur délire qui n'est qu'une insulte permanente au vivant approche à grands pas de liberté et d'envies de rires.
    Soyez maudits pour tous les morts et toutes les désespérances nées de votre bêtise. Morts et désespérance en Grèce, en Espagne, en Italie, au Portugal, en Allemagne, en France. Vous serez jugés par le peuple Européen !

  7. 157
    Victoire Cambourg dit:

    Je vous invite à lire La servitude volontaire de la Boétïe, ça c'est pour comprendre que l'on peut toujours dire non, et Désobéissance civile et Démocratie d'Howard Zinn, très d'actualité et qui explique magnifiquement que les mêmes "fous du profit" ont demandés autrefois les mêmes diminutions de salaire etc. et les conséquences.

  8. 158
    carlo dit:

    @tchoo
    Et détruire tout (quitter l'Europe revient à cela)
    Mais désobéir aux traités, comme le préconise Jean-Luc Mélenchon, revient aussi à cela. Si on n'accepte que les règles qui nous conviennent, il n'y a plus d'Europe.

    ... pour tout reconstruire est pour le moins hypothétique voire quasiment impossible avant bien longtemps.
    Et transformer l'Europe de l'intérieur ne vous semble pas un peu hypothétique voire quasiment impossible avant bien longtemps.

  9. 159
    cata dit:

    @ tchoo
    Me crois tu assez naïf pour tout mélanger ? J'envoyais un +1, à deux commentaires qui parlaient de l'euro et de l'Europe.
    J'ai essayé de recentrer sur l'euro. Mais...
    Mais objectivement, si un pays décide de quitter l'euro, surtout la France, combien suivront dans la foulée ? Si c'est la France, à mon avis un bon paquet suivront, et pas des moindre. Et j'imagine qu'immédiatement, naturellement, ils se mettraient d'accord pour refaire autre chose (une autre Europe), quelque chose de plus intelligent (et ça n'est pas difficile, avant la crise climatique et énergétique). Le seul problème, de taille, comment fait-on pour quitter l'euro avec un UMP, un PS et un FN aux affaires.
    Il est beaucoup question d’oligarchies, la lecture de La Boétie est effectivement rafraichissante comme le signale Victoire Cambourg.

  10. 160
    Pierre Rouve dit:

    Bonjour
    Je fais partie des traitres qui ont fui notre belle France que la peste brune menace. Il n'y a pas que les Espagnols qui font baisser les statistiques démographiques de leur pays. Le nombre de Français (surtout des jeunes) qui viennent frapper à la porte du Québec est chaque mois plus important. Tout "droitier" qu'il est, le Canada reste encore plus social que la France à la mode PS. Pour ma part, j'ai 60 ans passés et j'ai renoncé à subir davantage. J'avais un statut d'auto-entrepreneur, le seul qui me permettait de survivre. Si j'ai bien compris, même ce statut, pourtant ultra-limitatif, est encore trop généreux et risque fort d'être passé au broyeur. J'ai ce même statut ici, mais sans aucune des réserves, limites et contraintes conçues pour maintenir les gens avec l'eau à ras du nez.
    Courage aux courageux qui reste ! Et bravo à Mélenchon, même si je ne suis pas toujours à 100% d'accord.
    Pierre

  11. 161
    Vinnie Reb dit:

    La lecture de ce billet me renforce dans mon opinion. On ne peut rien faire avec cette UE. La Commission, le bras exécutif de l'Union, bafoue le droit des Etats. Elle est irrécupérable. On ne peut pas plus la changer de l'intérieur, qu'on ne peut changer le PSolférinien de l'intérieur. Qui peut croire que désobéir sera suffisant ? Si l'on adhère plus aux règles d'une institution, cela revient de fait à la quitter. De plus, désobéir ouvrirait sûrement une crise institutionnelle que l'on ne pourra résoudre qu'en faisant sécession. Dans tous les cas, on arrive au même résultat. Autant alors le faire de manière réfléchie et planifiée. D'une manière ou d'une autre, donc, il ne nous reste plus que la solution de la sécession. Je pense qu'un certain nombre de pays serait prêts à en faire autant. Franchement, mais qui veut rester dans cette Union ? (A ne pas confondre avec l'Europe, entité géographique, qui n'a rien à voir avec l'institution de l'UE.) Alors, qui veut rester ? Qui veut continuer à voir le droit des Etats être constamment bafoué par des mesures stupides ? Qui veut voir l'héritage du CNR dilapidé par une bande de tyrans ? Moi pas !
    Le gros obstacle reste que nous avons un gouvernement qui, tout comme la Commission d'ailleurs, n'a pas la moitié de l'intelligence que le Bon dieu a donné à un navet. Un tout petit navet. FH en tête, en tant que Navet-en-Chef. Suis-je trop généreuse ? Alors, okay, le dixième de l'intelligence d'un tout petit navet.

  12. 162
    Denis F dit:

    Il y a des trolls sur ce blog qui passent entre les mailles du filet du WM. Les mêmes prônaient la réussite d'un "Grillo Beppe" et trouvaient ce pitre génial (pitre à la limite du fascisme), et aujourd'hui, ils jouent les chaisières effarouchées, mais ils se moquent de qui ces trolls ?

    @ 155 Jean Jolly à 16h28
    "… à mesure de l'intervention de cette courageuse demoiselle on s'aperçoit que ce n'est pas du cinéma et ça prend aux tripes. Une belle leçon de courage de la part d'une exploitée."

    Oui Jean, il lui a fallu un courage énorme, pour oublier sa peur et ses tripes nouées, j'aimerais tant que son exemple nous serve de leçon à nous toutes et tous, que son exemple et son courage serve aussi aux élus de la GUE qui en besoin pour monter au créneau du parlement européen, nos représentants doivent bouger, bouger fort, créer le clash au Parlement européen. Car si nous souhaitons un changement rapide de système, et désirons réellement stopper la dérive extrême du système capitaliste pour rétablir la démocratie et mettre l'humanisme au devant de la scène autrement que par les paroles, le choc doit venir de là bas, sinon au lieu de l'humanisme ("l'humain d'abord") suite au libéralisme ce sera le fascisme qui s'installera.
    Pour éviter des pertes de temps et des verbiages inutiles, voilà le rôle exact du Parlement européen. Élus directement par les citoyens tous les cinq ans, les membres du Parlement européen (les députés européens) sont les représentants du peuple. Le Parlement partage le pouvoir législatif avec le Conseil de l'Union européenne («le Conseil»).
    Le Parlement européen joue trois rôles essentiels. Il examine et adopte les actes législatifs européens avec le Conseil, il exerce un contrôle sur les activités des autres institutions de l'UE, notamment la Commission, afin de garantir que celles-ci fonctionnent démocratiquement, il examine et adopte le budget de l'UE avec le...

  13. 163
    Victoire Cambourg dit:

    Non Carlo, quitter l'Europe ne détruirait pas tout. C'est ce que l'on veut vous faire croire. ON respirait avant, on respirera après !
    Nous sommes et étions Européens avant même que l'euro existe. Et l'économie européenne fonctionnait. Bien avant que les traités scélérats qui n'ont rien à voir avec l'Europe originelle nous oblige à obéir aux fous du pognon et de ce dogme mortel, faire du chiffre.
    IL suffit d'inverser le rapport de force. Le PIB le plus grand du monde a tous les atouts dans ses mains pour se défendre mais une poignée d'hommes non élus par le seul fait de quelques règles imposées provoquent notre asservissement pour renforcer l'économie américaine qui se meure parce que nourrie à coup de crédit et d'argent fictif (pour faire court). L’hégémonie américaine qui a fait tant de dégâts de par le monde et qui sent bien que d'autres prennent le dessus.

  14. 164
    Ouilya dit:

    Le problème que nous rencontrons n'est pas tant l'Europe, l'euro, mais les gouvernements qui se sont suivis en ne respectant pas le vote du peuple de 2005, (pourrait-on exiger son application ? je l'ignore mais ce serait déjà un pas) et en appliquant avec zèle la folie de la troïka et ce malgré l'évidence des faits la récession détruit tout sur son passage. En fait, nos dirigeants ont accepté tous en bloc de déclencher la guerre au Peuple. Ce n'est pas à nous de quitter le pays, mais il nous appartient d'oser, je dirais même plus, nous avons l'obligation de nous débarrasser de ces dirigeants, pour nous, pour nos enfants. Nous devons reprendre le pouvoir, nous devons continuer de dénoncer jour après jour.
    D'ici un an, les conditions de vie se seront considérablement aggravées et il nous faudra être présents. Pour ma part j'envisage d'organiser à mon domicile des après-midi entre voisines pour boire le café afin de les sensibiliser aux réalités qu'on leur cache bien. Les femmes ont un mari ou compagnon, de la famille, elles sont confrontées davantage que les hommes aux prix, aux soins des enfants, etc...
    Vous me direz, il y a des réunions politiques prévues et organisées par le PCF, le PG, mais ces femmes d'origines modestes, illettrées pour la plupart sont "tenues" au domicile et n'ont aucune vie sociale hé oui, ça existe et plus que jamais et il me faudra y aller sur la pointe des pieds. Je vais tenter un travail sous-terrain, mais que faire d'autre en temps de guerre ?

  15. 165
    pascal des landes dit:

    Bonjour à tous, camarades et amis,
    Quitter l'euro ne résout rien... Cette monnaie commune et unique, après tout n'est pas gérée démocratiquement. BCE irresponsable devant le peuple, indépendante en d'autres mots : il est là le problème. L'Euro n'est qu'un instrument. C'est sur la politique qui le gère que doit peser le peuple, et depuis vingt ans, on confisque, on rompt le lien démocratique entre la monnaie et le peuple. Le choix n'a jamais été aussi simple finalement. Soit le peuple européen prend conscience de sa force et de la nécessité de s'unir dans ses organisations, dans ses votes, soit, au contraire, il décide de se retrancher derrière ses frontières et se divise. L'exigence doit donc porter sur la redéfinition du lien politique. D'où l'exigence d'une constituante pour une sixième république. Mais en Espagne, au Portugal, en Irlande, en Grèce, à Chypre, en Italie.... C'est la même chose, le même combat. Résistance pour sauver ce qui dans le tissu industriel, économique peut échapper à la destruction qu'organise la finance européenne, sauver les compétences, sans lesquelles aucune réindustrialisation ou croissance n'est possible, et d'autre part, Offensive politique, pour doter d'un pouvoir politique démocratique dans chaque pays, et au niveau européen, afin de donner à l'Euro une valeur plausible, et s'emparer de la BCE comme de l'outil économique qu'elle n'a jamais été. Parler de retour à la croissance de la part du gouvernement français, ou autre, alors que l'industrie s'effondre emportant avec elle le tissu économique vital des région est une supercherie, comme l'est le prétendu bon signe d'une amélioration du commerce extérieur espagnol après la purge infligée. Les espagnols n'ayant plus les moyens de consommer des produits d'importation, les importations sont moindre... Quelle victoire ! La réalité est qu'un espagnol sur trois est au chômage, un jeune sur deux... et pareil dans toute l'Europe du Sud qui migre vers...

  16. 166
    cr_sud dit:

    Créer des grains de sable pour lutter contre ce rouleau compresseur européen est impératif.
    Serait-il positif pour le PG et serait-il à notre portée, organisationnelle et financière, d'organiser une "votation" indépendamment des votes prévus par notre République, ayant pour thème: "Pour une application du NON au traité sur le projet de Constitution Européenne de 2005 et une annulation de la ratification du Traité de Lisbonne en 2008 qui a suivi, comme contraire à la souveraineté du peuple Français"
    "Votation" qui pourrait être organisée également par nos collègues en Europe, Espagnols, Italiens, Portugais, Grecs,...

  17. 167
    Louis dit:

    Je ne suis pas économiste et j’aimerais que l’on m’explique en quoi la finance et les marchés financiers sont si importants pour l’économie si, “Le troc n'a pas été incompatible avec de grandes civilisations organisées qui ont existé pendant des siècles voire des millénaires. Le troc a été le seul mode d'échange de nombreuses économies anciennes comme celle de l'Égypte des Pharaons ou celle des peuples amérindiens (Wikipedia) ”? La monnaie facilite les échanges mais qu’en est-il des marchés financiers ? La finance n’existe-t-elle pas grâce au travail de toute la société ? N’est-ce pas ce travail, cette production de richesses qui sont accaparés pour une grande partie par ces marchés financiers ? C’est ce que nous dit Jean-Luc Mélenchon quand il précise qu’une trop grande part de la richesse produite est allée au capital et non aux travailleurs et au bien commun.
    Donc si la finance et les marchés financiers dépendent du travail pourquoi actuellement sont-ce les travailleurs, les peuples, qui dépendent d’elle ? S’il n’y avait plus de richesses produites par l’ensemble des travailleurs dans le monde qq’un pourrait-il me dire ce que deviendrait la finance. A moins que l’on puisse vivre de numéros sur un compte offshore ou un compte tout court (dur de se nourrir de chiffres). Je pense qu’il serait important, avec un vocabulaire simple et Jean-Luc Mélenchon saurait faire, d’expliquer à travers les médias, à toute la population et surtout la plus en difficulté (précaires, chomeurs…) que le lavage de cerveau sur la finance et les marchés financiers indispensables à la vie de la société est un énorme mensonge, que nous n’avons pas à leur obéir et à nous soumettre à leurs injonctions car ils ne survivraient pas sans notre travail, notre production de richesses. A mon humble avis, la richesse d’un pays n’est pas la finance mais sa capacité d’innover (la recherche) pour vivre mieux, d’industrialiser l’innovation, de la produire dans les meilleures conditions pour le bien de tous.

  18. 168
    Claude Andrée dit:

    Sur le blog de Raquel Garrido (Parti de gauche) vous pouvez trouver un billet sur la Manifestation pour une Sixième République à Toulouse, ainsi qu'une vidéo du défilé et quelques interventions du Sieur JL Mélenchon.

  19. 169
    jacques B du 87 dit:

    @ les jeunes, vous qui parlez couramment le tweet et le facebook, remerciez et encouragez de notre part la jeune intermittente de D8.
    @ tous : soyons vigilants pour intervenir si Canal + s'en prenait à elle

    J'ajouterai juste un petit mot pour signaler que j'utilisais jusqu'à présent jacques87 comme identifiant pour participer à nos échanges. or il se trouve que cet identifiant avait été utilisé avant moi par un autre camarade du pg87 portant le même prénom que moi, mais je n'avais pas encore eu l'idée me permettant de ne plus usurper son identifiant, et ça m'est venu à l'instant, ce qui montre qu'il ne faut pas désespérer. je signerai désormais : jacques B du 87
    amitiés militantes.

  20. 170
    Alain Tétart 60150 74 ans dit:

    @Louis
    Je ne suis pas économiste et j’aimerais que l’on m’explique en quoi la finance et les marchés financiers sont si importants pour l’économie si,(.....)A mon humble avis, la richesse d’un pays n’est pas la finance mais sa capacité d’innover (la recherche) pour vivre mieux, d’industrialiser l’innovation, de la produire dans les meilleures conditions pour le bien de tous.

    Petites explications amicales évidemment si tu le permets ami Louis ! (j'ose espérer que tu m'autorises ce langage ?)
    Jean-Luc Mélenchon ne conseille pas de revenir au troc car celui-ci ne peut se faire que sur des produits courants et donc sur et dans des secteurs restreints, donc aujourd'hui la finance est indispensable pour équilibrer les échanges qui ne sont pas des trocs (le calcul de la valeur des produits échangés quand ils sont sophistiqués sont impossibles à faire par le lambda de base, donc les trocs ne seraient pas "équitables" et cela reviendrait aux même). Et pour suivre "ton humble avis" la réponse faite par Jean-Luc Mélenchon et surtout les conseils qu'il nous explique régulièrement, vont dans ce sens, puisque Jean-Luc parle du marché de la demande en demandant de suspendre le marché de l'offre !
    Comme ex prof du marketing en retraite je peux te rassurer il est en parfaite opposition avec tous les capitalistes de la planète puisque ceux-ci veulent que leurs capitaux placés génèrent de gros profits, plus ils vendent les produits qu'ils fabriquent (et pour lesquels ils paient de moins en moins leurs ouvriers,) plus ils gagnent de l'argent alors comment veux-tu qu'ils arrêtent ? Comme au moyen âge il faut pour redresser l'économie interdire les prêts par des particuliers (banques, sociétés de crédits etc.) et ne faire que des investissements avec des crédits de la Banque de France, ainsi les intérêts profiteront à l'état, donc à nous, et ne nourririons plus ces capitalistes qui nous égorgent !

  21. 171
    Louis dit:

    @Alain Tétart
    Merci pour ces explications.J'entends bien que Jean-Luc Mélenchon ne conseil pas le retour au troc en effet impossible dans nos sociétés modernes avec énorméments d'échanges. La monnaie est nécessaire et le financement des crédits par la Banque de France comme tu le dis. Ce que je voulais dire est, qu'il faudrait insister sur l'inutilité des marchés financiers et que la richesse produite ne dépend que du travail au sens large du terme et non de la finance pour la finance. Que ces marchés financiers ne servent à rien si ce n'est pomper l'argent de ceux qui produisent la richesse, ils ne produisent rien, ce sont des boulets. Alors pourquoi nous faire croire (les mediacrates) que si on ne fait pas et ci et ca les marchés financiers vont nous pénaliser?
    Ils ne peuvent subsister que si on produit des richesses. Alors qui est en position de force, le travail ou la finance?
    Trouver un langage simple pour le faire comprendre a la grande majorité et bloquer le systeme. C'est ce que je souhaite de la part de Jean-Luc Mélenchon.

  22. 172
    Femme d'aujourd'hui dit:

    Est ce que quelqu'un a un lien pour visionner l'intervention de Jacques Généreux sur "Ce soir ou jamais" je crois il y a quelques jours, je trouve que l'on ne l'entend pas assez et rien sur les vidéos du site? Merci.

  23. 173
    Louis dit:

    @Femme d'aujourd'hui.
    Lien pour visionner l'intervention de Jacques Généreux sur "Ce soir ou jamais".

  24. 174
    Michel Matain dit:

    Est-ce qu'un Marseillais pourrait nous donner un témoignage de ce qui s'est passé le samedi 1er juin à Marseille ? Manif du Comité contre la violence, position du Front de Gauche et de ses militants... ?

  25. 175
    cr_sud dit:

    @Louis 168
    J'apporterai de l'eau à votre moulin concernant la Finance. Si l'économie réelle n'existait pas, ou venait à disparaître, cas d'école, bien entendu que la finance n'existerait pas. Faut bien qu'ils vivent les acteurs de la finance, qu'ils bouffent, qu'ils se logent, quand ils sortent de leur univers virtuel financier, une fois collectés leurs profits, ils préemptent dans l'économie réelle ce qui est bon pour eux. La finance d'après les théorie financières du risque contribue au partage de celui-ci par une meilleure adéquation du capital au risque. Et d'après ces mêmes théories, maximisent l'utilité de gain pour tous les acteurs (spéculateurs, investisseurs, assreurs, fonds de pension et donc chacun de nous). Le problème est que les déviances organisées par les plus gros acteurs, leurs règles de fonctionnement hors cadre de souveraineté du peuple, tendent à piper les dés à leur profit. Information asymétrique dans les marchés quand les acteurs deviennent trop puissants (exemple de Goldman Sachs avec la Grèce ou avec les subprimes), liquidités et sauvetage organisés par les politiques de connivence avec les banquiers quand il y a krach (quand tout va bien je gagne, quand tout va mal je ne perd pas). La finance et la théorie financière pourraient remplir des rôles nobles si non entachés de ces déviances qui font que quelques uns accumulent au profit de la collectivité. Un exemple. Les assureurs de grands risques catastrophe (cyclone, earthquakes) présents dans tous les pays, réassurent leur risque auprès de réassureurs, qui eux-mêmes titrisent ces risques dans des fonds que des investisseurs achètent (des ILS, insurance linked securities) pour ne pas conserver trop de risque par rapport à leur bilan. Les investisseurs prennent du risque décorrelé des risques du marché financier (taux ou actions), et contribuent à une meilleure allocation risque capital. Tout n'est donc pas à jeter. Faut réguler.

  26. 176
    MICHEL D dit:

    @ Michel Matin 175
    Trois fois rien ! Nous étions une poignée, 200 peut-être. Mais Chassaigne ne méritait sans doute pas davantage. En tous cas ses troupes ne se sont pas mobilisées. Quelques applaudissements polis à son discours que j'ai entendu dos tourné en discutant de choses bien plus intéressantes avec les copains. Du combat des Fralib qui étaient là notamment. Achetez leur ouvrage "Avec les Fralib, de la résistance à l'alternative". Et de la cuvée "6 eme République",un très honorable coteaux d'Aix-en-Provence, que j'ai goûté avec des copains et que je vais m'empresser d'offrir autour de moi car il fait une excellente pub pour le Parti de Gauche (!)
    Et Toulouse maintenent ? Quelle ambiance ? J'étais à deux doigts d'y aller mais n'ai pas pu au dernier moment.
    Sur le site de l'huma, tu verras une photo de Chassaigne devant la plaque "Rue de la 6eme République". Impossible de présenter les spectateurs sous peine de ridicule.

  27. 177
    Adrien dit:

    Que ce passe-t-il au FdG ?
    Rassurez-moi, à Toulouse comme dans d'autres communes, j'ai l'impression que les sièges de conseillers voir plus tard de députés ou Ministres sont plus important que le regroupement du peuple dans une résistance qui portera obligatoirement ses fruits. Nous avons condamné EELV de se plier au "dictat" des solfériniens et il ne faudrait pas que dans notre unité collective, l'intérêt individuel de telle ou telle composante du FdG fasse pareil. Comment peut-on s'allier avec les solfériniens qui mènent une telle politique ? Je mets le lien de La Dépêche du Midi pour que vous vous rendiez compte du danger.
    Notre union est la seule voie possible.

  28. 178
    LE BRIS RENE dit:

    Ce soir à Caen, manifestation devant la préfecture. Des dizaines de familles se retrouvent sans logement avec des enfants de bas âge. Le tribunal administratif a dit prendre son temps puisque des bénévoles aidaient ces gens sans toit ! Voilà la gestion du gouvernement "socialiste-verte" de 2013. N'en déplaise à Mr Chassaigne, oui des coups de balais s'imposent le plus vite possible et cela ne veut pas dire que des militants(tes) politiques sont tous pourris. Certainement pas au Front de gauche !

  29. 179
    Thirel dit:

    Bonjour Monsieur Mélenchon,
    Je vous soutiens. Je suis persuadé que votre démarche politique est la bonne. Merci pour tout le travail que vous faites. Mais pourquoi dans les manifs du Front de Gauche n'y a t'il pas ou si peu de drapeaux français ? Pourquoi laisser ce drapeau symbole de notre Etat laïc et républicain aux seules mains du Front national ? En auriez vous honte ?

  30. 180
    marc h dit:

    Merci jean luc pour ton combat et tes alertes pour sauvegarder la souveraineté du peuple.
    En regardant les média, doucement on voit un peu plus d'info sur ce qui se trame dans notre dos avec les accords de libre échange UE-USA, j'ai acheté le livre de Ricardo Cherenti et Bruno Poncelet que je recommande à tous. Mais je m’inquiète de voir par exemple que le monde agricole n'en parle dans aucun de ses sites internet, sont ils alerté de ce qui se trame ? le vote est pour le 14 juin, et franchement cela commence à me stresser sérieusement.
    Amitié

  31. 181
    pichenette dit:

    Grand merci aux liens donnés pour réécouter l'émission "ce soir ou jamais", interventions plurielles, intéressantes, dont celle claire, posée, percutante de J Généreux et celle de Judith Davis bien "sentie". Les grands enjeux actuels confrontés aux choix politiques ont été bien évoqués et les échanges de cette soirée peuvent redonner confiance à ceux qui se sentent un peu perdus, isolés. Préserver une identité tout en étant ouvert, continuer le combat, ce qui nous arrive, n'est qu'un début.

  32. 182
    cr_sud dit:

    @jcmig et j-jour 176 et177
    Merci pour le lien vers l'émission de Taddei avec Jacques Généreux. Le cri de Jacques Généreux sur l'évolution prévisible de notre économie et de l'Europe est si poignant de vérité et d'alerte, qu'il ne souffre d'aucune critique sur le fond du problème, ni sur le plateau, ni même objectivement en dehors de ce cadre. La montre joue à fond contre les populations qui ne sont déjà pas épargnées, et celles qui vont être touchées prochainement. La clairvoyance, de son côté, pour mettre en lumière l'aveuglement fou des dirigeants sociaux-libéraux, et des solfériniens, qui sont en train de sacrifier une ou deux générations d'hommes et de femmes, au mieux, et de nous faire aller vers un conflit, au pire. Merci à Jacques Généreux qui arbore haut et fort les valeurs du FdG que je partage.

  33. 183
    reneegate dit:

    Et bien Jean Luc il est temps de revenir vers la base car ton abscence de réaction et de soutien personnel à cette intermitente qui intervient dans l'émission de D8 m'a choqué. [..]

    [Edit webmestre : Je laisse les premiers mots de votre apostrophe calomnieuse, qui méritait indiscutablement la poubelle, uniquement parce qu'un certain nombre d'intervenants vous remettent ensuite sèchement à votre place. Mais pour qui vous prenez vous ?]

  34. 184
    Denis F dit:

    Merci à j-jour,
    Que chacun aille écouter les explications de Jacques Généreux (13 minutes). Tout y est dit, absolument tout, merci à lui, quel dommage que cela ne soit pas dit au JT ou en prime-time mais dans des émissions trop tardive pour être écouté par les travailleuses et laborieux de ce pays.

  35. 185
    j-jour dit:

    @Marc h
    Je m'inquiétais moi aussi de la non réaction que vous soulevez du monde paysan au Grand Marché Transatlantique (ou Accords de Libre Echange UE-USA, les termes employés diffèrent, pour ne pas simplifier les choses). Tout de même un communiqué trouvé sur le site de la Confédération Paysanne qui affirme qu'ils ne laisseront pas passer ces accords. C'est plutôt laconique.

  36. 186
    Rouge dit:

    Tout simplement merci pour accepter de ne dormir que 4 jours chez vous en 15 jours. Le pays à besoin de vous. A vous lire nous grandissons. Il faut que cessent ces mensonges, cette hypocrisie et ces discours qui voudraient nous persuader que réformer (à la "euro-béats") c'est sauver. Moi, j'ai confiance. Un peuple se réveille même si les yeux s'ouvrent lentement.

  37. 187
    Vince_BZH dit:

    @reneegate187
    Vous auriez au moins pu prendre le temps de regarder la séquence intégrale plutôt de de nous ressortir le discours de BRP sur l'absence de réaction de Jean Luc.
    Je vous invite donc à revisionner l'émission sur ce blog et à lire l'interview de l'intermitente qui remercie Jean Luc de son soutien. Il y a déjà de nombreux liens sur les commentaires de ce billet je pense que vous pourrez les trouver aisément.

  38. 188
    Courrierlecteur dit:

    reneegate (12h17)
    "Et bien Jean Luc il est temps de revenir vers la base car ton abscence de réaction et de soutien personnel à cette intermitente qui intervient dans l'émission de D8 m'a choqué."

    Ce n'est pas du tout l'avis de l'intermittente ! "J’espérais qu’il (JL Mélenchon) soutienne mon propos et la cause des intermittents. Et il l’a fait ! Il a dénoncé avec force notre précarité et nos conditions difficiles de travail." (source les inrocks) lien proposé au commentaire 146.
    Voir aussi sur ce même sujet (article du Nobs de Bruno Roger Petit) le commentaire 91. Ce matin, le l'ai interpellé, directement. Peut-être donnera-t-il une réponse, mais j'en doute. Son raisonnement très sectaire (point de vue avec des œillères focalisées, uniquement, exclusivement, sur un passage de l'émission, et non l'ensemble du sujet des intermittents du spectacle ou du monde des médias) est difficilement explicable.

  39. 189
    Magda Corelli dit:

    Je viens de prendre connaissance sur ce blog de l'entretien fait par le journaliste Marc Endeweld (pour les Inrock) avec la jeune femme qui a dénoncé sa baisse de salaire en direct de D8. Je réalise qu'elle n'a été la seule à être touchée par ces mesures iniques. Jean Luc Mélenchon dénonce à juste titre le milieu des médias et de l'audiovisuel. Et tout cela pas seulement dans le privé mais aussi dans le public. Lire l'excellent livre de ce même journaliste France Télévisions (off the record) chez Flammarion.

  40. 190
    papa dit:

    Une anecdote Jean-Luc,
    Hier sur mon marché, une militante du PS avec qui j'échangeais, t'accuse ne pas avoir voté le budget européen de solidarité, que les Ong ont dans leur ensemble dénoncée. Il aurait donc été de bon aloi d'accepter une diminution de plus 50% ! Voila où en es la réflexion du PS! J'ai bien sentie dans ses propos la haine que tu peux leur inspirer. Ils sont aux abois devant nos propositions qui s'attaques véritablement à la finance internationale! Prend un peu de repos tout de même tu le mérite.

  41. 191
    Lucio dit:

    Bonjour Camarade Jean Luc,
    J'ai vu ton passage dans "Touche pas à mon poste" et j'ai beaucoup aimé. Tu as tout à fait réussi à parler de politique sans parler de la politique et du coup tu as pu dire des idées de fond sans être embêté sur la forme.
    Bravo! En plus c'était frais, drôle, rigolo, et j'espère que tu referas ce genre d'émissions à l'avenir parce que dans ces émissions comme ailleurs, notre programme et nos analyses ont tout à fait leur place.
    PS: Je suis un jeune de 35 ans qui a un master en sciences humaines (pour les camarades qui font des stats).

  42. 192
    vladie38 dit:

    Merci Jean-Luc pour nous redonner les mots.
    A ceux qui fustigent nos élus. Expliquez-moi comment faire une révolution citoyenne sans élus ? Sûrement en mettant sur le trône en 2017 notre sauveur saint Jean-Luc ! Je crains que les discours de Jean-Luc ne soient mal compris.

  43. 193
    Denis F dit:

    @ Jean-Luc Mélenchon
    Cher camarade, cher député européen, que font tes collègues et toi même vis à vis d'une commission qui ne respecte pas son obligation de démocratie ?N'êtes vous pas les gardiens avec le conseil de l'Europe de la bonne exécution des engagements et des traités ? Hors aucuns traités n'a dans ses textes l'obligation d'appauvrir les états et les nations et donc par là leurs peuples, n'êtes vous pas les législateurs de l'Europe ? Auriez vous perdu vos pouvoirs ? Je pense que vous devez nous en rendre compte, et nous préciser d'où viennent les responsabilité !

  44. 194
    Antraigues dit:

    @reneegate
    Jean-Luc Mélenchon s'est tenu sur la réserve pendant quelques instants, pensant à un piège (technique très courante dans ce genre d'émission). Il a ensuite magnifiquement réagi.

  45. 195
    carlo dit:

    @Denis F
    Hors aucuns traités n'a dans ses textes l'obligation d'appauvrir les états et les nations et donc par là leurs peuples,

    C'est exactement le contraire. La politique de la commission est inscrite dans les traités. La limite des 3% est dans les traité, le principe de la concurrence libre et non faussée est dans les traités, le rôle de la BCE est dans les traités. Ce n'est pas la commission qu'il faut mettre en cause, ni l'Allemagne, ni la BCE. C'est l'Europe elle-même, telle qu'elle a été conçue et telle qu'elle existe effectivement.

  46. 196
    sergio dit:

    @ Claude Andrée
    Merci beaucoup pour le lien en effet visible et audible sur le site de François. ONPC était inaccessible sur le site télépluzz. François Delapierre fait du très bon boulot et comme Jean-Luc sur D8, attire le respect du responsable de l'émission.
    @ jcmig et Louis
    Merci à vous pour le lien France2 afin de suivre J. Généreux mais nous avons le même problème qu'avec télépluzz, y compris en allant sur le site de Jacques et en cliquant sur l'étiquette de l'émission.
    La belle foule compacte venue dimanche contre les austéritaires et les banksters à Toulouse fait chaud au coeur. Merci pour les images bien censurées ailleurs. Je ne sais pas pourquoi mais nos idées et notre crédibilité FdG et PG m'ont l'air de faire du chemin.

  47. 197
    Jean-Paul dit:

    Bravo pour l'énergie, Jean-Luc ! pourtant le combat fut perdu 20 ans plus tôt. Les industries perdues ne reviendront pas, les jeunes espagnols partent en masse en Allemagne et ne reviendront pas. Ils partent certes pour fuir le chômage mais aussi pour gagner leur vie et ils réussiront car telle est la faculté de la jeunesse. Ils trouveront l'amour et feront leur vie dans ce pays plein d'opportunités tourné vers le monde et la compétition mondiale.
    L'Allemagne impose un effort immense à toute l'Europe où les plus faibles devront trimer "à l'asiatique" pour que l'industrie allemande puisse continuer à dominer partout dans le monde. Je rentre de Chine et d'Argentine et partout, dans tous les secteurs, les Allemands et l'Allemagne deviennent la référence absolue.
    Bon courage quand même!

  48. 198
    Denis F dit:

    @ carlo 199
    Merci d'apporter involontairement de l'eau à mon moulin, puisque c'est au cœur même de l'Europe que le néolibéralisme étant sa chape de plomb sur les États et les Nations donc sur les peuples, c'est bien là qu'il faut lui foutre la gueule parterre, abattre cette commission en la bouffant par le trognon, dixit mes commentaires pro révolutionnaires que vous remettez en question sans cesse en nous rappelant que c'est très vilain de désobéir ou de vouloir faire la Révolution citoyenne.
    C'est grâce à nos bulletins aux européennes et aux mandats que nous donnerons à nos députés GUE; un mot d'ordre doit être communiqué dans toute l'Europe, ce sont les peuples qui votent pas les oligarques ; ensuite le travail sera à faire par les députés que nous viendrons aider bien évidemment. Cela est la voie légaliste et républicaine.
    Si par malheur les peuples en majorité, en décident autrement (ce qui serait fort de café), ils sera encore temps de faire la Révolution pays par pays, mais je doute fort de sa réussite dans ce cas là, car la répression militaire et policière battra sont plein, nous pouvons faire confiance aux salauds que sont les libéraux au pouvoir partout en Europe, et nous n'aurons plus que 2 choix, crever aux combats ou subir le fascisme, je crois que vous avez fait votre choix, si je ne m'abuse.

  49. 199
    Jean-Paul dit:

    Ce combat devrait être celui de la jeunesse, mais sur un continent vieillissant où l'électorat des retraités est prépondérant et se renforce, il n'a aucune chance de triompher démocratiquement. Le nombre de citoyens de plus de 45 ans qui sont prêts à "renverser la table" au risque de perdre le peu qu'ils ont, est minimal en France, négligeable en Allemagne, en Autriche, au Benelux et, de manière générale au Nord de la Loire. Les Français sont les premiers épargnants au monde, un moratoire sur les dettes ne trouvera jamais de majorité et la rue sera contre. Même chose pour les Espagnols dont le patrimoine immobilier reste énorme malgré la baisse des prix. Au delà du chômage, la grande peur de la classe moyenne paupérisée est de voir son patrimoine valorisé en Pesetas et non plus en Euro, alors que c'est la seule garantie d'éviter la misère dans leur vieillesse. (garantie illusoire mais seule valide à leur yeux). Je sais, c'est pas enthousiasmant mais c'est la réalité.

  50. 200
    vm dit:

    Bonjour à tous et pardon si c'est un doublet (ces jours-ci, je n'ai pas pu lire les derniers commentaires). J'ai trouvé sur le Grand Soir cet excellent démontage de la mauvaise fois des éditocrates, à propos de l'émission "Touche pas à mon poste", au cours de laquelle est intervenue une intermittente du spectacle grâce à JL Mélenchon.

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