02mai 13

Il fera bon et beau peuple dimanche

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Ici je donne des raisons supplémentaires de venir marcher dimanche. C’est-à-dire que je vous raconte les derniers cadeaux faits à la finance et les dernières muselières posées par les solfériniens sur la bouche de ceux qui veulent bien se laisser faire. Mais ces lignes sont une sorte « d’ordre du jour » adressé à tous ceux qui préparent avec détermination et méthode la mobilisation du 5 mai. D’abord je voudrais vous féliciter pour avoir tenu le choc. La brièveté du délai de convocation, la gêne de la période de vacances, les bisbilles locales parfois bien pénibles, rien ne vous a fait négliger votre devoir, rien n’a éteint votre engagement. Vous êtes sortis des tranchées avec efficacité. Tractages, boîtages, porte à porte même, tout a été couvert autant que possible. J’ai bien aimé la petite vidéo de nos camarades de Lozère, racontant la campagne d’un colleur d’affiche militant dans les interminables kilomètres d’une zone rurale du pays. Au final, le niveau de mobilisation des transports depuis les régions vers Paris est supérieur à ce qu’il était pour le 30 septembre dernier. Comme d’habitude la SNCF n’a fait aucune facilité. Son PDG, qui vante les low cost, continue d’exprimer son appartenance de caste anti-populaire et son hostilité viscérale contre nous, comme pendant la présidentielle. Pourquoi se gênerait-il ? S’il agissait autrement, Jean-Marc Ayrault et François Hollande pourraient le traiter aussi mal qu’ils traitent tout le monde à gauche. Etre de droite et hostile au Front de Gauche est une bonne recommandation aujourd’hui pour le pouvoir actuel. Naturellement vous ne tiendrez aucun compte de ces oukases. Prenez le train si cela vous est nécessaire pour venir le 5 mai.

De notre côté, au niveau national, j’affirme que nous avons aussi déployé une activité efficace. Non seulement par la présence médiatique épuisante, mais aussi par l’organisation de la production de matériels. Tout ce qui a été produit a été massivement utilisé. Deux millions de tracts, deux cent mille affiches, des centaines de messages de toutes sortes relayés de tous côtés, avec un bon niveau de circulation des initiatives spontanées et de leur relais partagés dans les réseaux sociaux. Et aussi, je mets à notre crédit au niveau national le travail de conviction qui a permis que se joignent à nous tant de personnalités si diverses et même d’organisations politiques et syndicales (oui, syndicales, comme l’UD CGT de Paris et la FILPAC CGT !), de sites internet (comme Acrimed), de journaux et de blogs. A tous ceux-là, d’ailleurs nous devons un salut complice. Car vous devez savoir que le pouvoir n’a négligé aucun moyen de pression pour les faire renoncer à leurs appels à participer nos côtés au 5 mai. Je dis bien : aucun. Même échec pour les maigres troupes supplétives rameutées par Daniel Cohn-Bendit contre Eva Joly et ses amis. Les courageux d’EELV qui ont choisi de co-organiser la manifestation avec nous ont redoublé d’activité. La seule déception sera venue des dirigeants socialistes « de gauche ». Ils avaient déjà été méprisés et humiliés par la direction de leur parti dans l’affaire de l’ANI, puis de façon plus outrageante encore dans celle de l’amnistie sociale. Le sommet est atteint quand pour la première fois dans l’histoire du PS le droit de présenter un texte alternatif leur a été refusé à propos de la prochaine convention du Parti Solférinien sur l’Europe. Pour autant ils ne se rebellent pas. Ils se montrent totalement aveuglés par un esprit de parti qui confine à la religiosité. En réalité beaucoup de leurs amis à la base, qui n’ont pas de mandat municipal à protéger, seront là. Et ceux-là nous importent autant et parfois davantage que leurs dirigeants si timorés, il faut bien le dire. 

Pour les dernières heures voici un peu de météo médiatique. J’annonce une grosse averse de mises en causes personnelles contre moi. Puis un déni de réalité dans les premières heures de la manifestation, puis un gros bidonnage de chiffres. Sans exclure une diversion de dernière heure…

Comme d’habitude notez les noms pour vous en souvenir. Et passez à l’ordre du jour.

Hollande cajole la finance

Les banquiers sont à la fête. Non seulement ils ne connaissent pas la crise mais ils sont choyés en période d'austérité. Au niveau européen la Banque centrale européenne vient de leur faire un nouveau cadeau sans contrepartie en abaissant à 0,5% le taux auquel elle leur prête de manière quasi illimitée. Au niveau français le ministre Moscovici a fait voter la loi bancaire la moins contraignante du monde développé comme j'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer. En février, 75 économistes ont signé un appel dénonçant une loi qui "laisse libre cours aux activités spéculatives des banques et sauvegarde leur pouvoir".

Au comble de leur puissance, les banquiers ont aussi réussi pour l'instant à traverser l'affaire Cahuzac en préservant leurs activités dans les paradis fiscaux. Pourtant les méfaits de ces activités sont chaque jour plus éclatants : évasion fiscale, blanchiment d'activités illicites mais aussi prolifération des instruments spéculatifs les plus toxiques. Or les mesures envisagées par François Hollande contre ces activités bancaires dans les paradis fiscaux se sont considérablement allégées depuis la campagne présidentielle. Dans son discours du Bourget, François Hollande avait affirmé : "Aucune banque française ne pourra avoir de présence dans les paradis fiscaux". Abandonnée, cette proposition a été remplacée par une décision de « publier la liste des filiales dans les paradis fiscaux ». Une publication qui est un attrape-nigaud puisque ces filiales sont déjà bien connues. Au point que des rapports annuels en tiennent la triste comptabilité. Les banques françaises comptaient 547 filiales dans les paradis fiscaux en 2012. Une implantation en progression de 11% par rapport à 2011, puisque les banques françaises ont ouvert 53 nouvelles filiales rien qu'en 2012 dans ces trous noirs de la finance mondiale. Bien sûr, tout le monde a oublié que les mêmes banques avaient annoncé en 2009 la "fermeture" de leurs filiales dans les paradis fiscaux. 

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Signe supplémentaire de leur impunité, les financiers français ont décidé de s'octroyer en 2012 de copieuses augmentations de salaires. Le mieux payé d'entre-eux, le patron d'Axa, Henri Lacroix de Castries, a empoché une rémunération de 3,22 millions, en hausse de 8%. Cela représente 244 années de SMIC. Juste derrière lui, le patron de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé a reçu 2,87 millions, soit 217 années de SMIC. Il s'est octroyé une augmentation de 42%. Alors que les bénéfices de la BNP sont en hausse de 8%. Sa paye augmente donc 5 fois plus vite que le résultat de la banque. Cette générosité récompense peut-être un autre exploit de son établissement : celui d'être le champion français de l'activité bancaire "off shore", avec 360 entités ouvertes dans les paradis fiscaux.

L'impunité des banquiers est telle qu'ils s'octroient des augmentations même quand leurs banques voient leurs résultats s'effondrer. Frédéric Oudéa le patron de la Société Générale s'est ainsi augmenté de 30%, avec une part variable de sa rémunération qui s'est même envolée de 70%. Alors que le bénéfice de la banque a chuté de 67%.

La fête des financiers ne concerne pas que les banques. Les entreprises du CAC 40 ont par exemple décidé de relancer massivement les plans de stock-options. 18 d'entre elles ont prévu pour 2013 des enveloppes de stock-options pour un total de 700 millions d'euros. A ce sujet aussi les propositions présidentielles de Hollande sont enterrées. Lors du discours du Bourget, il avait en effet affirmé : "Les stock-options seront supprimées". Non seulement elles ne sont pas supprimées mais elles s'étendent même à des entreprises dont les actionnaires prétendent qu'elles sont en difficultés financières. C'est le cas de PSA dont la direction invoque ses énormes pertes pour justifier 11 200 suppressions d'emplois, dont la fermeture des usines d'Aulnay et Rennes. Les mêmes difficultés sont aussi avancées pour lancer des négociations en vue d'un accord sur la compétitivité qui contraindrait un peu plus les salaires et les conditions de travail. On voit au demeurant que ces fameux accords de compétitivité ne permettent pas du tout de sauver des emplois. Cela devrait faire sérieusement réfléchir les sénateurs de gauche qui doivent rendre leur vote final le 15 mai sur la loi qui transpose l'accord Made in Medef qui autorise ces accords de régression sociale. Comble du cynisme et de l'hypocrisie, la direction de PSA a proposé au même moment de réserver 30 millions d'euros pour verser des stock-options à ses dirigeants. Et 300 millions pour racheter ses propres actions, afin de soutenir le cours boursier de l'entreprise. Et là aussi ce sont des évadés fiscaux qui sont à la manœuvre, puisque la plus grosse partie de la famille Peugeot, principal actionnaire de PSA s'est enfui en Suisse. Là aussi ces abus sont commis en toute impunité vis-à-vis du gouvernement. Celui-ci a pourtant accordé 7 milliards d'euros de garantie à la filiale financière de PSA, sans aucune contrepartie utile en matière d'emploi et de production. Pourtant le nouveau Commissaire général à l'investissement, Louis Gallois, siège désormais au conseil d'administration de PSA. Peut-être expliquera-t-il un jour en quoi les stock-options, les rachats d'actions et les suppressions massives de postes dans la recherche & développement peuvent contribuer à la relance de "l'investissement", mission dont Gallois est chargé.

Non seulement le gouvernement n'affronte pas la finance mais il invente même de nouveaux cadeaux en sa faveur. Avec ses annonces en faveur des plus-values de ventes d'actions, Hollande a fait encore plus fort lundi 29 avril que Copé avec sa fameuse niche favorable aux grands groupes. Notons d'emblée qu'il s'agit d'un nouveau "geste" de Hollande en faveur des actionnaires. Ils sont incessants depuis la fameuse visite pléthorique du gouvernement à l'université d'été du Medef en août dernier. Mais pas un geste n'est en vu en direction des salariés.

Pourtant acceptés au départ par les socialistes, l'amnistie sociale et l'interdiction des licenciements boursiers sont désormais combattus par les solfériniens avec l'aval de Hollande. Ses annonces de lundi montrent à quel point il ne comprend rien à l'entreprise. Avec ses annonces sur les plus-values, il réduit l'entreprise à ses actionnaires. Il passe ainsi à côté du collectif humain que représente l'entreprise à travers les qualifications des travailleurs et le capital productif qu'elle mobilise en technologie et en machines. Selon la même logique que celle du pacte pour la compétitivité, Hollande ne parle qu'aux actionnaires. Il a annoncé une réduction massive de l'imposition de leurs plus-values de ventes d'actions. Jusque-là ceux-ci avaient droit à 20% d'abattement au bout de 2 ans de détention des actions et 40% au bout de 6 ans. Ces abattements passent à 50% au bout de 2 ans et même 65% au bout de 8 ans de détention. Ce régime conduit à étendre à tous les actionnaires, la logique de la niche Copé qui profitait jusque-là uniquement aux plus-values réalisées par les grandes entreprises. Cela profitera notamment aux plus-values sauvages en "LBO", dont les actionnaires entrent et sortent des entreprises au bout de deux ans en compromettant leur développement productif à long terme.

Sous couvert d'égalité d'imposition des actionnaires, ces mesures vont encore creuser l'inégalité de taxation entre le capital et le travail. Dans mon débat face à Cahuzac de janvier dernier, j'avais pointé que les dividendes, l'autre grande source de revenus des actionnaires avec les plus-values, bénéficiaient déjà grâce au gouvernement d'un abattement de 40%. Alors que les salariés ne bénéficient que d'un abattement de 10%. Loin d'être remis en cause comme le proposait Hollande pendant la campagne présidentielle, le privilège fiscal du capital est donc fortement renforcé par ces nouvelles mesures. Le leader des fameux "pigeons", le multi-millionnaire et exilé fiscal Carlos Diaz a d'ailleurs twitté des félicitations à Hollande : "Job done : François Hollande courtise le monde des affaires par des baisses d'impôts".

En choyant les actionnaires, le gouvernement ignore complètement le cancer financier qui ronge aujourd'hui la production en France. Comme je l'ai déjà expliqué à plusieurs reprises, ce n'est pas le prix du travail qui compromet la production et l'emploi en France. Mais le coût du capital. Les dividendes qui rémunèrent les actionnaires des entreprises ne représentaient que 3% de la richesse créée en 1982. Ils en représentent désormais plus de 9%. Cela représente une ponction supplémentaire de 120 milliards par an que le capital prélève sur l'économie. Si cette somme était distribuée en masse salariale, elle permettrait de payer plus de 4 millions de salariés au SMIC. Si elle était prélevée en impôts, elle suffirait à combler le déficit de l'Etat et à payer deux fois et demi les intérêts de la dette.

Notre critique du coût du capital n'est pas seulement théorique. Le Front de Gauche avance toute une série de propositions pour définanciariser l'économie. Le Pôle financier public que nous proposons de créer permettrait de réduire la dépendance des entreprises face aux marchés financiers. Et de financer réellement l'investissement productif au service de la bifurcation écologique de la production. J'ai aussi proposé que les pouvoirs de vote des actionnaires soient fortement modulés en fonction de la durée de détention des actions. Cela permettrait de briser le pouvoir néfaste des fonds spéculatifs sur les entreprises. La fin de la cotation en continue des actions serait aussi une mesure de salubrité économique, pour que les marchés soient remis au même rythme que la production réelle. Un nouveau droit de réquisition publique devrait aussi permettre d'empêcher le pillage d'une production stratégique pour le pays par des actionnaires voyous. Un autre remède au cancer financier serait de développer la propriété sociale des entreprises quand les salariés le souhaitent. C'est le sens du droit de reprise en coopérative que nous souhaitons reconnaître aux salariés, avec droit de préemption sociale en cas de cession de l'entreprise par ses actionnaires.

Hollande pense-t-il dissoudre le PS ?

Après avoir dit qu’il n’était plus socialiste, François Hollande pense que son parti ne doit plus l’être non plus. C’est pourquoi il vient de corriger le texte d’orientation de ce dernier et d’interdire le droit de la minorité de présenter un document alternatif. Au PS donc, le débat sur l'Europe est interdit. C'est ce qu'a docilement accepté le bureau national du parti solférinien mardi 30 avril sur ordre express de l’Elysée. Une première dans l’histoire de ce parti. Une étape supplémentaire dans sa déchéance en parti démocrate à l’italienne.

Les membres du PS devaient discuter de l'Europe. Ils organisent une convention sur le sujet le 16 juin. Le texte-unique officiel est très fade. Il a été bien purgé. Une version provisoire avait fuité dans Le Monde de vendredi 26 avril. Ce premier texte avait été écrit par Jean-Christophe Cambadélis. Il critiquait "l'intransigeance égoïste" d'Angela Merkel, décrite en "chancelière de l'austérité". Ces critiques étaient parfaitement fondées. On a cru un instant que le PS nous rejoignait dans la critique du prétendu modèle allemand et de l'impasse dans laquelle Mme Merkel conduit toute l'Europe. J'en profite pour dire que ceux qui sont intéressés par le sujet peuvent retrouver l'ensemble de mes textes sur ce thème puisque je les ai regroupés en un seul document.

C'était d'autant plus vrai que ce texte arrivait deux jours après la sortie du président PS de l'Assemblée nationale Claude Bartolone contre la droite allemande. Déjà dans « Le Monde », il avait appelé à une "confrontation" avec la droite allemande. On pouvait se demander si les lignes n'avaient pas un peu bougé. Patratas ! Sitôt le document provisoire connu, les solfériniens sont montés en ligne pour servir de bouclier à Mme Merkel et à son gouvernement conservateur. Michel Sapin a tiré le premier : "Le terme de confrontation, qui a été utilisé ces derniers jours, est un terme totalement inapproprié, inadapté. C'est-même un contre-sens dans la relation. Si on veut le débat, il faut éviter les mots qui blessent". Il a été suivi par Pierre Moscovici : "L'idée qu'il faudrait une confrontation avec l'Allemagne est fausse et totalement contre-productive. (…) Ce n'est pas en entrant dans une logique de dénonciation, de stigmatisation ou de rupture que l'on peut espérer faire avancer les choses." Enfin Manuel Valls a été le plus ridicule. Il a dénoncé "des propos irresponsables, démagogiques et nocifs. Il ne peut pas y avoir de recherche d'un bouc émissaire qui aurait le visage d'Angela Merkel. Si elle gagnait les élections en septembre, que ferions-nous ? Nous déclarerions la guerre à l'Allemagne ?". Oui c’est ça, Manuel Valls, tu as bien compris : Claude Bartelone veut déclarer la guerre à l’Allemagne ! Comme il est subtil et modéré ce Valls ! Ce n’est pas lui qui oserait parler de « balai » ou d’une « outrance » de cette sorte ! Jean-Marc Ayrault voulait probablement dire la même chose en vantant "l'amitié franco-allemande" dans deux tweets en français et en allemand. Comme si le débat sur la politique économique en Europe était une question d'amitié entre les peuples !

Les solfériniens veulent tuer le débat. Dès le samedi, Jean-Christophe Cambadélis a rétropédalé. Il a fait retirer du texte toutes les références contre Angela Merkel. Moins de 72 heures après avoir fait semblant de crier très fort, le PS est rentré dans le rang. Peut-être craignait-il qu'on lui fasse remarquer en Allemagne comme en France qu'il applique en France une politique très proche de celle d'Angela Merkel.

Le débat est impossible au PS. Les solfériniens verrouillent. C'est ce qu'ils ont fait de manière brutale. Le courant d'Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Liennemann en a fait les frais. Il voulait déposer un texte alternatif à celui de la direction du PS sur l'Europe. Depuis des mois des tractations avaient lieu avec le reste de la « Gauche » du PS, les Hamon-Emmanuelli. Il s’agissait de faire un texte commun. « Pas question ! » a rugi Hollande, « pas de ministre sur une ligne anti Europe ». Les Hamon-Emmanuelli ont pleuré très fort. Ils ont dit « mais Les autres vont maintenir un texte et nous allons être marginalisé dans la « gauche » du parti ». Très bien a dit Hollande et il a convoqué Harlem Désir : « Pas de texte du tout face au tien ! » a-t-il ordonné. Pour la manœuvre de congrès personne n’est plus fort que Hollande ! Lienemann et Maurel sont donc grossièrement et contre les statuts de leur parti privés de l’occasion qu’ils préparaient et attendaient depuis six mois.

Leur texte faisait quatre propositions. La gauche du PS proposait de "stopper immédiatement les politiques d’austérité, suspendre le pacte de stabilité, avec la marche forcée vers la réduction des déficits publics à 3%". Maurel et Lienemann proposaient ensuite "une relance écologique et sociale avec un grand emprunt et un budget communautaire en augmentation. C’est pourquoi ils demandent aux eurodéputés socialistes français, de voter contre le budget de l'UE 2014 et 2019". Leur texte demandait aussi "un changement radical de politique monétaire, mettant fin à la surévaluation de l’Euro ainsi qu’une modification en profondeur du rôle, des missions, des interventions de la BCE. Elle doit prêter directement aux Etats". Enfin, ils demandaient que le gouvernement "refuse d’ouvrir les négociations en vue du traité transatlantique" de libre-échange que prépare la Commission européenne. On le voit, ce texte reprend plus ou moins plusieurs propositions du Front de Gauche. Le vote à son sujet aurait ouvert un espace politique commun entre la gauche du PS et nous. Hollande l’a vu. Il a coupé court.

Le texte n'existe plus. Bien sûr, il existe toujours au sens littéraire. Mais politiquement, il est mort-né. Les solfériniens ont interdit qu'il soit soumis au vote des adhérents comme texte alternatif à celui de la direction du PS. Après avoir caporalisé le parlement dans le débat sur l'Accord MEDEF, les solfériniens caporalisent leur propre parti ! C'est pourtant une règle de base de la démocratie que de pouvoir choisir entre deux orientations. Au PS, ce n'est plus possible. On connaît le résultat : démoralisation et division.

Bien sûr, le fonctionnement interne du PS ne nous regarde pas. Nous n'en sommes pas membres. Mais cet épisode intéresse toute la gauche. Il en dit très long. On voit avec cet épisode qu'être « raisonnable » avec les solfériniens et « ne pas parler trop fort », « respecter les règles », ne mène nulle part qu’à la honte et au ridicule. Pour les solfériniens, c'est toujours trop. Cette stratégie de l'aiguillon repose sur l'idée qu'en parlant tranquillement, poliment, on arrivera à convaincre, ou au moins qu'on arrivera à un compromis avec les sociaux-libéraux.

Cette ligne n'est plus opérante. Elle ne permet plus d'obtenir rien. La seule réponse des solfériniens est le mépris et le coup de force. Dès lors, la seule chose qu'ils comprennent, c'est le rapport de force. Et ce rapport de force ne peut plus se construire dans le PS. Ce parti est totalement verrouillé. Il doit donc se construire ailleurs. C'est le sens de la création du Parti de Gauche puis du Front de Gauche. Et il doit se construire au grand jour, pour résister aux arrangements de couloirs. C'est le sens de la grande marche de ce dimanche 5 mai. Tous ceux qui veulent que le débat sur l'Europe et l'austérité ait enfin lieu à gauche et dans le pays savent à quoi s'en tenir. S'ils le veulent vraiment, il faut venir à la Bastille à 13h30 dimanche. Nous l'imposerons par nous-mêmes. Par notre nombre.

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519 commentaires à “Il fera bon et beau peuple dimanche”

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  1. 51
    lergonomiste dit:

    C'est passé un peu inaperçu mais Jean-Luc Mélenchon était également invité d'une interview de LesIndésRadio-Metro-LCI. Bon les journalistes sont bien loin du débat de Médiapart mais l'invité est toujours en forme !

  2. 52
    Claude Andrée dit:

    Voici les liens pour les interventions de Jean-Luc Mélenchon à Mediapart.
    Le débat Jean-Luc Mélenchon / Pascal Durand
    Mélenchon et la politique française
    Mélenchon et l'Europe
    Et en première mondiale sur ce blog, le Parti de Gauche vient de mettre en ligne le message de Jean-Luc pour ce dimanche : "Faisons beau ce dimanche pour la 6ème République".

  3. 53
    Gilbert La Porte dit:

    Bien sûr que l'on ne pouvait que savourer cette belle soirée médiapartienne !
    D'excellents journalistes (si, si, même la dame qui a pris l'interview à la fin. Elle a permis à Jean-Luc Mélenchon de dégonfler la baudruche alors que ses consoeurs et confrères médiacrates, d'habitude, évoquent le sujet et passent rapidement à autre chose sans laisser le temps à la réponse), excellent interviewé : mais ça, nous en étions convaincus depuis longtemps.
    Mais quel plaisir toujours renouvelé et toujours plus grand à l'entendre parler d'Histoire, de géopolitique, d'ethnologie, de sociologie, de philosophie... en parlant de nous, ces concitoyennes et concitoyens et nos enfants. Le tout, avec amour et passion. Je ne suis pas mécontent de mon abonnement à Médiapart, tiens !

  4. 54
    Michèle dit:

    Et pendant que les patrons financiers se partagent le butin de manière exorbitante, la calotte glaciaire fond: -18% depuis 2007 de manière angoissante et les chiffres d'évaluation de ces deux phénomènes sont aussi monstrueux qu'implacables pointant une proportionnalité de la prédation et de son impact sur la nature.
    Alors oui, la marche du 5 mai est d'envergure proportionnelle à l'enjeu et à la prise de conscience qu'il y a l'humanité à sauver dans le sens de notre marche pour la 6ème république et comme les querelles, intimidations, manipulations politiques apparaissent misérables et relèvent de la pathologie du déni.

  5. 55
    Gabriela Balkey dit:

    @54 Michèle
    Avez vous remarqué que Jean-Luc Mélenchon c'est le seul a parler d'écologie dans le debat ? Pourtant Durand est le leader des verts n'est pas ? Bizarre.
    En ce qui concerne le billet, toujours éclaireur: Je me demande bien lequel peut être le calcul de l'aile gauche du PS. Ils sont en train de se suicider en masse politiquement! S'ils continuent dans ce gouvernement ils perdent toute crédibilité, tout comme les verts d'ailleurs.
    Si on va dans un chair qui veut être lapide par la multitude, même si on n'est pas d'accord avec le chauffer, on se prend plein la gueule de toute façon!

  6. 56
    colonel vabien dit:

    bravo à Jean Luc Mélenchon pour sa prestation sur Médiapart. Nous avons eu droit au "grand Mélenchon", celui des meetings, le pédagogue, le philosophe des lumières. Quelle merveille quand les roquets de garde ne sont pas là pour poser leurs insipides questions.
    Maintenant un peu d'humour. Sur politis, un article concernant Cohn-Bendit au parlement européen. ça ne surprendra personne ici, mais ça vaut son pesant de cacahuètes.

  7. 57
    archerducher dit:

    Grand merci à @louis pour nous avoir mis le lien pour le débat, chez Mediapart, de grande qualité.
    Mais @stephane, comparer Durand (EELV), je ne suis pas d'accord car J-luc et lui même était bien d'accord sur quelques points importants, il y a, c'est vrai des divergences, au point qu'ils se réunissent en atelier. Le comparer à Attali, vous faites fort, Attali est un rat, Durand un presque partenaire.
    Quand à H. Desir le refus du débat nous montre le débat tronqué qu'il peut y avoir mis dans ce PS.

  8. 58
    SLP dit:

    A tous ceux qui comme moi ne pourront en être, accrochez donc un balai à votre balcon ! Le mien sera de rouge vêtu !

  9. 59
    Ouilya dit:

    Cher Jean-Luc, merci de débuter votre dernier papier en saluant les "vôtres", camarades, amis et sympathisants qui, tout comme vous, saluent le travail de Titan qui est le vôtre et vous en remercient de tout coeur.
    Vous êtes nôtre, nous sommes "vôtres, nous ne formons plus qu'une volonté, qu'une force fraternelle et confiante. Vous êtes ce soir à Lille pour mon plus grand bonheur.
    Prenez le temps de vous ressourcer vous nous êtes trop précieux. Merci d'exister.

  10. 60
    Marie-France L'HUILLIER dit:

    Résidant dans le sud de l'Espagne, je ne pourrai donc participer à la Marche de ce dimanche 5 mai. Je le regrette profondément. Je suis de tout coeur avec vous tous. Merci infiniement pour tout cet immense travail que vous réalisez. Je vous envoie tout mon soutien. Toutes mes meilleures pensées vous entourent tous pour vous donner beaucoup beaucoup de courage... et continuer...

  11. 61
    domdom62 dit:

    après avoir écouté Jean Luc et Edwy hier en ma compagnie, c'est le torse bombé que mon fils est parti à Arras ce matin à son lycée nommé Robespierre et il a décidé de m'accompagner à la marche citoyenne ce 5 mai ! Continuez à éveiller les consciences.

  12. 62
    Lilly54 dit:

    Bonjour Jean-Luc, bonjour Amis,
    Cette semaine médiatique qui précède notre 5 mai est revigorante. Mediapart bouscule les débats politiques traditionnels qui ne sont que foire d'empoigne et où les intervenants sont inaudibles tant ils ne font que s'écouter parler et si possible les uns par dessus les autres. Cette soirée fut un régal. Un haut niveau politique grâce aux journalistes de Mediapart et au talent bien sûr de Jean-Luc. Bravo à Jean-Luc et un grand merci à Mediapart. L'émission sur RMC vient de se terminer et ce fut aussi très agréable à suivre. Quant à France Inter j'ai appuyé sur on car ce matin encore c'était un encouragement à Barjot contre nous. Barjot ! Rendez-vous compte dans quel état de déliquescence est rendu cette radio publique ! Rendez-vous donc dimanche pour notre VIe République ! Nos idées ne peuvent qu'avancer !

  13. 63
    Invisible dit:

    Je remarque que les super-riches qui nous gouvernent n'apparaissent jamais en première ligne. Quand par exemple on nous met en scène dans les téloches des soi-disant débats, ce sont toujours des seconds couteaux qui s'y collent et qui escomptent probablement de gagner des points dans l'estime de leur caste. Quand J.P Mercier avec Eliane Assassi sont au débat du grand soir3, ils n'ont pas en face un membre de la famille Peugeot mais des moyens patrons sans lien avec PSA.
    Quand c'est Martine Billard avec toujours J.P Mercier, idem sur Public Sénat. Ces gens restent très haut au-dessus de la mêlée. Je pense sincèrement que la présidence de la république n'est que le bureau des ressources humaines et que le pouvoir, c'est pas là qu'il se trouve.

  14. 64
    malak dit:

    Il y a un an j’ai du voté Hollande pour sortir Sarko du pouvoir. Je n’aurais jamais pu imaginé êtres trahi à ce point par le gouvernement en place, qui pratique une politique de droit, adieu le code du travail, adieu la retraite à 60 ans et d’autres reforme horrible qui nous attends.

  15. 65
    Poncet dit:

    Marc (36, 2 mai 2013 à 23h42)
    "Si les Filoche and co avaient un peu d'honnêteté intellectuelle, ils devraient comprendre d'eux-mêmes. Comme ils ne le font pas, leur intention est de brouiller les pistes..."

    Non, je connais Filoche (il m'a dispensé sa "Formation marxiste de base", il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine...). Il a commencé à militer au PCF et s'est fait exclure, dans les années 1960 -en ce temps là, le parti confondait un peu discipline et flagornerie pour la pensée des chefs. J'imagine que ce fut une expérience blessante et cela peut expliquer la suite. Il a ensuite longtemps milité à la LCR, c'est à cette époque que je l'ai connu. Je ne sais plus très bien quand il a rejoint le PS, c'était dans les années 1990 je crois. Sans doute, comme tout militant révolutionnaire normalement constitué, avait il fait le constat que les partis d'extrême gauche sont faits pour se complaire dans l'opposition. Je comprends très bien qu'après un tel parcours il lui soit difficile d'envisager un nouveau changement de maison. Mais je lis de temps en temps son billet dans l'Humanité Dimanche et je crois qu'il finira par rejoindre le Front de gauche, même s'il a un peu raté le départ du train. Si un jour la voiture Lienemann-Maurel ou une autre s'y attelle...

  16. 66
    henri dit:

    Très bonne démonstration de Jean-Luc Mélenchon sur le fonctionnement du Parti Socialiste mais c'est l'affaire du PS, ceux qui sont en désaccord profond ont toujours la solution du départ car ce parti est à bout de souffle.

  17. 67
    Ouilya dit:

    @ 61 Invisible
    C'est exact, la poignée qui gouverne le monde n'est connue de personne. Mais cette poignée est très bien servie par des individus sans foi ni loi, (que je nomme des goules) et qui ne sont pas regardants en plus d'être muets et sourds. Ils servent et sont payés en conséquence, ça s'appelle "vendre son âme au diable", mais ça les regarde. Nous, le peuple, sommes le nombre et l'âme de chaque pays, de chaque civilisation, nous n'avons rien à faire de cette poignée de tarés qui veulent jouer à dieu. Alors battons-nous.

  18. 68
    Paul dit:

    D'après Météo france, dimanche il fait... beau toute la journée !

  19. 69
    Farida Ouchani dit:

    Le 5 mai, je joue au théâtre un spectacle sur le thème de l'école (avec des jeunes) dans la ville de Meaux, et oui! Meaux ! Je n'ai pas le don d'ubiquité, mais toutes mes pensées seront tournées vers la Bastille.
    Je recommande au passage la lecture du livre de Hervé Kempf: "l'oligarchie, ça suffit, vive la démocratie" (Points essais) un passage très instructif sur les supposées "compétences" analytiques d'un certain J. Attali (page 105) j'ai été dégoûtée par sa suffisance et sa sortie affligeante, lors de DPDA.
    Biz à tous

  20. 70
    Denis F dit:

    A la lecture du billet de jean-Luc Mélenchon on ne peut que constater que la décrépitude du parti socialiste est telle que son plus haut représentant, le président de la République, précise bien qu'il n'est plus socialiste (c'est le fameux changement), et que d'autre part l'un de c'est plus prestigieux ministre (J.Cahuzac) donne la réalité de ce parti qui ne croit plus depuis belle lurette " à la lutte des classes".
    Voilà avec quel parti politique, l'armada communiste s'apprête à passer des accords électoraux pour les municipales. Est-ce que cela est admissible ou contestable ? Je pose la question !… Qu'on ne vienne pas me dire que je créée la discorde. Sinon il faut avouer que nous sommes au même stade que ce parti qui interdit à ses membres de proposer aucune autre motion (texte) que celle de la direction.
    La prestation de monsieur Durand, président de EELV, hier soir fut à l'image de leur comportement depuis plus de deux ans, celui de la compromission et de la nullité politique, il n'y a malheureusement rien à espérer de gens tels que cela, le premier acte que madame Duflot a fait suite à sa nomination, a été de faire une loi de défiscalisation, cela est la preuve évidente de leur pratique héritée des conseils de leur mentor Daniel Cohn Bendit. Durant à l'égal des solfériniens fait parti du sérail libéral, tu as tort Jean-Luc de lui accorder quelque crédit que ce soit comme tu as essayé de le faire lors d votre débat hier soir chez Médiapart.

  21. 71
    gégé dit:

    Une belle démonstration tant sur Médiapart que ce jour chez Bourdin. Vos explications simples, imagées permettent à toutes les catégories sociales de comprendre facilement ce que nous voulons mettre en place: une vrais pédagogie conquérante qui ouvre les yeux comparée à toute cette bouillie pour les chats faite pour brouiller les cartes. Un grand bravo tout en mesurant les comportements indignes que vous subissez de tous ces complices du système pour qui tous les moyens sont bons pour tenter d'empêcher la vérité d'apparaitre au grand jour. Je découvre avec bonheur et surprise parfois que nombre de gens, autour de moi auxquels je ne pensais pas ne ratent aucunes de vos émissions dans lesquelles vous exprimez "la stratégie "
    Courage et bravo pour cet immense travail que vous accomplissez ! A dimanche avec un panneau "imagé" sur la finance, l'austérité, les paradis et la misère qui s'en suit !

  22. 72
    Alain Curieux dit:

    Merci pour votre intervention d'hier soir sur Médiapart.
    Et merci pour votre enseignement politique si indispensable.
    Je serai au rdv le 5 mai muni de mon balai.

  23. 73
    Invisible dit:

    Ouilya@66
    la poignée qui gouverne le monde n'est connue de personne

    Dois-je en conclure qu'elle n'a pas de nom et pas de visage ? Je crois que ça va me donner matière à réflexion pour toute la journée. A plus !

  24. 74
    Comité citoyen de Sète dit:

    Pour de différentes raisons les citoyens Sètois ne seront pas en nombre à la Marche citoyenne du 5 mai. Mais le plus grand nombre d'entres eux seront présents à un pique-nique citoyen en écho à la manifestation de Paris. Rendez-vous donc à partir de 11h00 à l'Esplanade oû il sera question et mis en débat, avec toutes et tous, de l'urgence d'une 6e République.

  25. 75
    Sylvette Le Moal dit:

    Bonjour,
    Vous ayant écouté ce matin, je voudrais revenir sur les questions posées par les « patrons » qui vous ont interpellé. Certes, la première des réponses est la création d’une banque publique d’investissement à hauteur des besoins (et qui n’a rien à voir avec la BPI de Hollande), qui permette aux artisans, commerçants et PMI/PME de respirer un peu (prêts, autorisations de découvert, avance de trésorerie, etc). Mais la mesure, me semble-t-il, la plus emblématique serait celle que fait Attac et qui concerne la modification du calcul des cotisations sociales (qui pénalisent actuellement les entreprises à forte main d’œuvre).
    Je cite : « il faut modifier la répartition primaire des revenus dans les entreprises afin de dégager des ressources supplémentaires dont les caisses de retraite ont besoin. Deux moyens sont possibles :
    Augmenter le taux de cotisations dites patronales
    Ou élargir l’assiette des cotisations sociales à l’ensemble de la valeur ajoutée : la masse salariale plus les profits (ou tout au moins les profits distribués et non réinvestis), de manière à limiter l’avantage dont tirent parti les entreprises employant peu de travailleurs relativement à leur activité ou licenciant à tour de bras : sur ce point, il convient de dépasser certaines préventions à l’égard de l’élargissement de l’assiette, qui ne rompt pas le lien entre travail et cotisations puisque la valeur ajoutée est en totalité le fruit du travail.
    »
    Mettre l’accent sur cette mesure, proposée du reste initialement par la CGT (cf. PDF de JM Harribey sur le sujet) serait immédiatement compris par cette catégorie socio-professionnelle. Avec le PG65, nous avions envoyé une contribution dans ce sens l’an dernier.
    Cordialement

  26. 76
    monde indien dit:

    Les attaques personnelles dont tu fais l'objet J.Luc, sont un classique du genre. Quand on ne trouve rien à répondre à des arguments, alors on se déplace sur le terrain de l'affect. Tu réagis très bien. On est avec toi ! Nous sommes tous ensemble. Marchons !

  27. 77
    Pauline dit:

    L'émission Médiapart Live hier soir m'a donné l'impression de regarder un rêve où la société est un débat d'idée, la politique une voix du peuple et le journalisme un relais et une antenne efficace et féconde d'intelligence et de philosophie politique. Je me sens impatiente de venir dimanche pour que nous vivions ça au quotidien, à l'avenir. De ton mon coeur, je sais que cette marche va provoquer une secousse chez chacun, opposé ou partisans du mouvement.
    Le débat m'a tellement captivé que j'en ai oublié de remplir des engagements auprès de mes amis, m'attendant sous l'orage avec une bière à la main. Ca m'a beaucoup remué et a provoqué en moi un retour d'une espoir qui me semblait être loin derrière moi. Je me suis mise à imaginer un monde où les institutions sociologiques comme politiques utiliseraient les manières d'être identiques à celles qui ont été présentes dans le débat d'hier soir. Je pensais cela inespéré, mais j'ai compris l'ampleur du mouvement et sa force. L'avenir nous réserve bien de nombreuses choses.
    Et la stigmatisation du mouvement, et de la personne de Jean Luc Mélenchon, comme tous peuvent le voir sur une vidéo vide de tout bon sens et bon gout dans le Monde.fr, ne peux nous faire reculer. Le mouvement grandit, les citoyens se mobilisent en dépit des attaques et du renversement de l'information contre toutes les entités appelant à un changement en profondeur.
    Je me sens ce matin pleine d'espoir.
    Et j'ai hâte de voir la beauté de la marche de Dimanche prochain. Je suis impatiente de vous voir tous.

  28. 78
    mathias95 dit:

    Entendu ce matin, dans les Gégés les 2 gr.....ches déblatérer à qui mieux mieux sur JL., insupportable car ces nénettes n'avaient aucun contradicteur en face d'elles, c'est l'info sur RMC-NEWS.
    L'ampleur de la manifestation agite les séides et affidés des oligarchies financières, çà bouge dans le landerneau, c'est très bon signe...

  29. 79
    champa dit:

    JL Mélenchon, pourquoi vous parlez toujours d'ouvrir les bras vers Arnaud Montebourg du PS ? Je pense qu'il préfère être derrière Hollande. Ne perdez pas votre temps avec cette case de bourge. Et vive la 6e république avec vous.

  30. 80
    thersite69 dit:

    « Voilà avec quel parti politique [le PS], l'armada communiste s'apprête à passer des accords électoraux pour les municipales » écrit dans son style provocateur habituel Denis F 69.
    Bonjour ton travail, camarade, pour désassembler au lieu de rassembler une gauche électoralement majoritaire dans le pays et désorientée par la politique du gouvernement [solférinien] ! Le secrétaire national de cette "armada", Pierre Laurent, écrit dans l’Huma du 30 avril : « Nous, les communistes et le Front de gauche, devons organiser le rassemblement d’un maximum de forces, et c’est possible au niveau communal, pour faire peser dans les futures majorités de gauche des orientations de promotion des services publics et de la démocratie locale. Il faut organiser d’urgence autour de ces questions un grand débat populaire… » (un paragraphe particulier dans un long entretien). Pour aucune des composantes du FdG, il n'est question de passer par des accords secrets d’état-majors partisans. Lis et écoute et estime ce qui se dit, camarade, et tu estimeras après coup qui tient parole et qui aura menti. L'unité du peuple de gauche est affaire de confiance accordée entre les membres de l'union à construire.

  31. 81
    phil68 dit:

    Question du jour sur le site de BFM TV : Jean-Luc Mélenchon se dit "prêt" à être Premier ministre: y êtes-vous favorable?
    Inutile que je vous dise d'aller voter et quoi voter.

  32. 82
    robin des voix dit:

    Enfin du grand journalisme politique digne de ce nom sur Médiapart. Durand n'a rien compris il a les pieds et poings liés et à coups de pieds dans leurs gueules qu'ils se prennent ces écolos par les socialos infects au possible. Ils continuent de rêver et de croire qu'ils parviendront par leur minorité à changer les choses de l'intérieur et plus grave il a délibérément remuer l'épouvantail de la baudruche Le Pen pour 2017 pour faire peur aux effarouchés comme Vals car il était à court d'argument devant J-L et ses propos confus car pas clair dans leur comportement ! De doux rêveurs ces gens là utopistes et masos.L'intérieur de ce gouvernement est putride et infect de libéralisme décomplexé plutôt que complexé !Ce sont de véritables tyrans au sein de leur propre partis.Tout simplement vendus aux riches et aux actionnaires !Les gens dignes n'ont plus rein a y faire point barre.

  33. 83
    Ali dit:

    Merci pour la clarté dont vous avez fait preuve, une fois de plus, chez Médiapart.
    Une petite question de fond (d'un sympathisant qui n'est pas Français) : l'article de Kojève sur la nécessité de bâtir un empire latino-africain pour contrebalancer l'hégémonie allemande est-il une référence explicite au sein du Front de gauche ? Ou est-ce juste une "coïncidence" plus ou moins consciente de vues? Car on est quand-même là très proche de ce qu'a expliqué JL Mélenchon chez Médiapart.
    On est avec vous pour le 5 !

  34. 84
    fred dit:

    La commission européenne donne deux ans à la France pour corriger son déficit. Mais quel homme politique au pouvoir aura-t-il le courage de leur dire "Allez vous faire f....!".

  35. 85
    YAN dit:

    @phil68
    C'est Seulement si Hollande change de cap !

  36. 86
    Blonde. mais je me soigne ! dit:

    Je souscris à la demande de Jaco13, une pétition de soutient pour ceux qui ne peuvent être présents ? Autrement, je vous enverrais bien mon avatar de Second Life, mais je n'ai pas trouvé la manip (tiens, à ce propos, Jean-Luc, créer une sim "parti de gauche" sur SL me semblerait une bonne idée. Sauf que ça demande un peu de sous, que je n'ai pas.
    En tout état de cause, je me suis baladée en tenue "Mélenchon" (t-shirt et bannière) durant les élections et je compte bien la ressortir le 6 mai.

  37. 87
    R.B dit:

    Bonjour,
    Voici une réflexion que j'ai déjà publié sur RMC afin d'avoir des commentaires et personne n'a pour l'heure répondue.
    Aveuglement volontaire ou victime de la pensée unique ?
    Tous les dirigeants, politiques et pire économistes ne voient en France que manque de compétitivité, privilèges à abroger et système sociale à réformer car trop couteux par rapport aux autres pays. Mais personne ne regarde cela d’un autre point de vue. IL faut reformer la pensée keynésienne car le libre échange ne fonctionne que si les différentes parties ont les mêmes systèmes économiques et surtout politiques. Pourquoi n’impose-t-on pas des droits de douane ou autres taxes à des produits venant de pays où la main d’œuvre est nettement moins chère ? L’exemple criant des marques distribuant en France des vêtements venant du Bangladesh produits dans des conditions plus que discutables puisqu’on est presque revenue sur de l’esclavage et ou les morts se comptent par centaines pour le profit de quelques uns ? Les tenants du libre-échange vont nous dire que l’enrichissement de ce pays se transforme en commandes de produits plus techniques, plus luxueux ou plus innovant produits chez nous mais tout cela est faux ! Ils ne tiennent pas en compte les régimes politiques ou sociaux économiques de ces pays. Il faut leur rappeler que la Chine est toujours une dictature communiste gangrenée par la corruption, qu’en Inde les castes font que les couches les plus basses n’accéderont jamais aux privilèges de certains.

  38. 88
    Ghislaine A. dit:

    La question de Durand à Jean-Luc dans l'hypothèse où il serait 1er ministre est particulièrement "intéressante". Il persiste et signe après les explications de notre porte-parole, sous-entendant que sous un gouvernement de véritable gauche, un certain nombre d'élus dits de gauche et majoritaires aux deux assemblées (sauf erreur de ma part) ne suivraient pas! C'est juste incroyable de le voir se positionner de la sorte à moins qu'il ne soit lui aussi atteint par le virus de la "perfidie de dernière minute". Ne connaissant pas ce monsieur, je lui laisse le bénéfice du doute! Je préfère penser que quelques subtilités m'ont échappées dans la compréhension de cet échange!
    Au 5 mai Camarades, no pasaran.

  39. 89
    slvain dit:

    Il semblerait que le paradis sur terre germanique convienne de moins en moins aux principaux intéressés.

  40. 90
    Poncet dit:

    Second Life... ça existe toujours, ce truc ? Bon, ceci dit il ne faut déserter aucun terrain.
    Sur la constitution de la 6ème république, je crois qu'il faudra y inscrire le principe "une personne, une voix" comme universel, applicable à toute activité humaine et contradictoire avec tout autre système de décompte des voix. En clair, l'idée est de rendre anticonstitutionnel le principe "une action, une voix" et de mettre l'entreprise au diapason de la démocratie. Ce sera une bataille. Nous verrons les arguments de ceux qui essayeront d'expliquer qu'il est démocratique que les actionnaires puissent décider du sort des entreprises.
    Nous n'en sommes pas encore là, mais après la pluie d'attaques personnelles et le brouillard sur le nombre de manifestants, viendront les questions sur notre programme.

  41. 91
    Antraigues dit:

    « J’annonce une grosse averse de mises en causes personnelles contre moi. Puis un déni de réalité dans les premières heures de la manifestation, puis un gros bidonnage de chiffres. Sans exclure une diversion de dernière heure… »
    Tout à fait exact ! Mais on s’en fout, la rue est à nous !
    A tous ceux qui disent : « je serai bien venu mais j’ai autre chose à faire … », il ne faudra pas venir vous plaindre après. Nous devons faire une démonstration, préférez vous laisser la rue à Frigide Barjot ? Souhaitez vous que l'on continue avec la Ve ? Approuvez-vous la politique d'austérité ?

  42. 92
    Caouec dit:

    Mediapart confirme qu'il fait bien partie du club du vrai journalisme de service public...

  43. 93
    Invisible dit:

    Cela va vous faire plaisir Jean-Luc : le flash de 14h de France Inter annonce qu'une commission de je ne sais trop quoi préconise l'énergie de la mer comme alternative écologique.
    Bien entendu, le flash ne rajoute pas "comme le dit Jean-Luc Mélenchon depuis qu'il a débuté sa campagne présidentielle" !
    Ah ! Vous en faites des petits, Jean-Luc ! Mais aucun ne vous sera reconnu.

  44. 94
    Gerard Blanchet dit:

    Comme pour les élections la dernière journée est importante.
    A tous vos ami-e-s qui ont chassé Sarkozy l'an dernier dites le titre de l'Humanité-Dimanche d'aujourd'hui : "Le 5 mai la gauche joue son avenir".
    C'est pourquoi il faut y être, quitte à taper ses proches pour payer le billet de car ou de train. En somme dimanche nous serons les représentant-e-s de tout le peuple de gauche, car désormais c'est nous La Gauche.

  45. 95
    Olivier Picot dit:

    Moi, c'est pour France 2 et Libération que je m'inquiète. Après l'enquête de Médiapart au sujet de Cahuzac et la conclusion que l'on sait, Libération fait allusion à "des rumeurs émanent de Médiapart" pour "argumenter" ses articles. De là à ce que Pujadas tente de s'inspirer de la qualité des émissions "télévisés" de Médiapart pour rendre un peu de consistance à son "des paroles et des actes", il n'y a pas loin.
    Médiapart inventerait-il un nivellement de la presse par le haut ?
    En tout cas très belle émission, bravo et merci aux organisateurs et aux intervenants.

  46. 96
    jean ai marre dit:

    Excellent de pouvoir dire pour Jean-Luc Mélenchon et écouter pour nous, dans un débat d'idées. Il forcément des journalistes à la hauteur, capable d'écouter les réponses et de ne pas penser que la question est préférable à la réponse.
    Un bémol tout de même, lorsque Martine Orange a questionné Jean-Luc sur ses assiduités contestées au parlement européen, notre leader a sorti "sa feuille de présence". Pour ma part, c'est cousu de fil blanc, ça permettra à Médiapart de confirmer le bon élève Jean-Luc au parlement.

  47. 97
    Michel Matain dit:

    70 @ Denis F
    Voilà avec quel parti politique, l'armada communiste s'apprête à passer des accords électoraux pour les municipales. Est-ce que cela est admissible ou contestable ?

    La méthode Attali fait des petits : le coup de la peau de banane qui n'a rien à voir avec le sujet. Pour travailler à l'union de tout le Front de Gauche, rien à redire, une petite vacherie anticommuniste, c'est vraiment parfait !

  48. 98
    Invisible dit:

    Ouilya@66
    la poignée qui gouverne le monde n'est connue de personne

    Déjà quelques noms apparaissent ! Ils sont dans le chapitre "Hollande cajole la finance", ci-dessus. Il suffisait de lire le billet.
    Bon, je crois que c'est comme un écheveau de laine emmêlée : il faut tirer par un bout et méthodiquement.

  49. 99
    jp dit:

    Je ne serai pas de la manifestation dimanche car je travaille ce weekend (milieu hospitalier, 1 weekend sur 2..)
    Merci de nous représenter, moi et mes camarades sommes de tout cœur avec vous !

  50. 100
    Denis F dit:

    @ 80 thersite69
    L'union de la gauche, il y a fort longtemps que l'on en a parlé, il me semble qu'elle a été consommée et de quelle manière !
    De quelle gauche parle t'on, camarade, pour ma part il n'en est plus qu'une qui puisse se targuer de l'usage de ce terme, ceux qui s'en réclament en pratiquant une politique considérée libérale, se sont exclus d'eux même de la gauche socialiste, et les hésitants ou indécis n'ont qu'à prendre une décision courageuse, mais apparemment ils ne sont pas pléthore ; quant aux apparatchiks de solférino où des fédérations, nous savons tous qu'ils ne quitteront le bateau que lorsqu'il coulera, le courage n'ayant jamais été leur fort, j'en parle d'expérience.
    Qui osera prétendre le contraire, que dés aujourd'hui des socialistes se targuant d'appartenir au parti libéral dit socialiste représenté par Harlem Désir sont à l'œuvre dans les communes de France pour convaincre les élus communistes de les suivre, sinon … Dis que je mens, camarade, dis que je souffre de paranoïa !… je repose la question est-ce admissible ou contestable ? Ce n'est pas moi qui les y pousse, tout de même !…
    Oui il existe un peuple de gauche en France, bien qu'il ne soit pas majoritaire, là aussi il serait bien de s'en convaincre une fois pour toute, peut-être le deviendra-t-il une fois que tout le monde sera réduit à ne manger que des racines, ne riez pas, cela est arrivé il n'y a pas si longtemps que cela, et, je ne souhaite pas que cela revienne ; autrement dit, oui nous pouvons infléchir la politique dans ce pays, mais certainement pas en se compromettant.
    Je veux bien discuter d'accord électoraux avec des socialistes, je le suis moi même socialiste, mais seulement avec des gens libres qui se sont affranchis de ce parti renégat, ceux qui s'y refusent sous quelque prétexte que ce soit ne sont plus de gauche puisqu'il adhèrent à un parti libéral, c'est cela que j'aurais aimé entendre dire par Pierre Laurent.

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