02avr 13

Semaine noire

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Alsace : pour la République une et indivisible !

Les comités du Parti de Gauche des départements alsaciens ont adressé un message d’alerte à tous leurs camarades du pays. Il s’agit de l’odieuse question soumise à référendum dimanche prochain. Je me fais un devoir de rendre public ce message sur ce blog.

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Cette semaine commence à l’Assemblée nationale la discussion de l’accord "made in MEDEF". C’est un moment honteux de la vie de la gauche où l’on va voir les députés solfériniens (peut-on dire socialistes à ce sujet ?) refuser aux députés du Front de Gauche ce qui a toujours été le minimum des revendications du monde du travail face au capital depuis au moins un siècle. Les solfériniens aux côtés de députés de la droite traditionnelle vont être les caisses enregistreuses du MEDEF. Un tournant dans l’histoire de la gauche. En ce sens, ces jours-ci feront date. Et en fin de semaine, une nouvelle fois unis, droite et solfériniens vont militer pour la dissolution de deux départements et la reconstitution d’une province d’ancien régime nommé « collectivité territoriale unique d’Alsace ». Le projet libéral s’accomplit ainsi, jour après jour, contre l’unité des droits sociaux désormais dépendant d’une entreprise à l’autre, et bientôt d’une portion du territoire à l’autre. Semaine noire pour l’idéal social républicain.

Et qui fait cela ? Un gouvernement dont le chef, à l’Elysée, avouent eux même qu’ils n’ont rien vu venir et qu’ils ne savent désormais où aller.  

Hollande et Pujadas : sidération bavarde 

L’interview du chef de l’Etat aura été un moment spécialement sidérant. Le journaliste comme le président semblait revenir d’un long week-end sur Mars. Ce qui ne les a pas empêchés de parler ensemble une demi-heure de plus que prévu. Au point qu’en ressentant un ennui qui nous collait bientôt les paupières, on finissait par se demander si nous ne les dérangions pas. Tout ça pour nous annoncer la nouvelle doctrine politico-économique des « modernes » : « Le choc de la simplification administrative ». Dire que pendant ce temps on s’épuisait à mettre au point « le manifeste de l’Ecosocialisme » ! Mince encore une modernisation de retard. Mais il est vrai que le monsieur n’est plus socialiste. Il est « de tous les français » ! C’est si nul que même les enjoués de service au « Monde », au « Nouvel Obs. » et à « Libération » ont jeté l’éponge !

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Deux poids, deux mesures, sur France inter

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Patrick Cohen complaisant avec Le Pen, méprisant avec Mélenchon

par Matthieu Lépine

On reproche souvent à Jean-Luc Mélenchon ses propos très critiques concernant les journalistes. Pour certains cette défiance s’apparente davantage à de la paranoïa qu’à de la clairvoyance. Pourtant, l’inégalité de traitement médiatique entre le co-président du Parti de gauche et la plupart des autres personnalités politiques est flagrante. Il suffit de comparer son dernier passage à la matinale de France Inter avec celui de la présidente du Front national, Marine Le Pen, pour s’en convaincre…

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D’abord voyons le journaliste. Etrangement il ne pose aucune question à partir de la gauche. Aucun des engagements du candidat Hollande vis-à-vis des salariés n’est interrogé. Aucune préoccupation concrète des salariés n’a la moindre place dans le questionnement. Exemple. La loi sur les licenciements boursiers ? Le droit de préemption des salariés dans l’entreprise ? Rien. Aucune question politique en cours non plus. Par exemple, sur le référendum en Alsace, sur le retour ou non à la circonscription unique aux Européennes, deux questions pourtant directement dans l’actualité au moment de l’entretien : rien. Sur le « modèle allemand », sur Chypre : rien non plus. Même manque complet de curiosité quand le président dit ostensiblement n’importe quoi. Exemple. Hollande affirme que le texte de l’accord "made in MEDEF" doit être voté tel quel, à la lettre. Aucune question sur le droit de veto ainsi donné au MEDEF. Puis il affirme que son résultat devra être évalué par les signataires. Ah bon ? Comment ? Et que se passe-t-il s’ils ne sont pas contents du vote ? On ne le saura pas. Rien ne lui sera demandé. 

Voyons ensuite le président. Pourquoi ne nomme-t-il pas une fois son premier ministre ou l’un quelconque de ses ministres. Le journaliste ne s’en rend même pas compte. C’est qu’un fait est devenu évident. Le président est seul. Se sent-il lui-même si seul ? Evidemment oui. Tout le monde le sait, le sent, le devine. Cela veut dire qu’ayant éprouvé cette solitude, il voudra bientôt s’entourer. J’en fais le pronostic. Ses récréations actuelles ne suffiront pas longtemps à le distraire du sentiment que provoque en lui, par instinct, le sentiment du vide qu’il a laissé se creuser autour de lui. Ce vide ne le protège plus de l’habituelle et harcelante voracité des carriéristes et des intrigants. Le vide le menace. Parce que de l’impatience à la débandade il n’y a qu’un pas dans ces milieux d’affamés. Surtout quand il s’agit de partager un naufrage. C’est ce que prouve l’ambiance actuelle dans les cabinets ministériels. Pour des raisons liées à l’extrême droitisation du journal « L’Express », Christophe Barbier a choisi de harceler sur ce thème madame Taubira qui présente la double facilité à ses yeux d’être une femme, une indienne, en charge de la justice, et défenseuse d’un texte de loi sur le mariage des homosexuels. Voilà quatre caractéristiques qui stimulent toujours violemment l’imaginaire de la vieille France rassie. Un rédacteur en chef capable de titrer sur les immigrés voilés qui envahiraient les caisses d’allocations familiales, regarde aussi de haut les allogènes, se méfie du laxisme des juges, et entend que les gens hors normes religieuses ou sexuelles soient « discrets ». Mais la vérité est que le malaise des cabinets ministériels est général. En effet, qui veut tuer sa vie professionnelle et familiale vingt heures par jour pour la gloire d’avoir participé au « choc de compétitivité » qui va échouer ? Et maintenant qui veut le faire avec pour projet le « choc de simplification » de l’administration ! Le pantouflage va connaître une heure de pointe.

Heureusement que le génome conformiste de l’interrogeant a protégé d’une question qui aurait pourtant eu une grande importance. François Hollande a déclaré qu’il n’avait pas prévu que la « crise » durerait et qu’elle s’aggraverait. Aveu majeur. Que croyait-il d’autre ? Quel genre d’idée se faisait-il de l’état du système économique mondial ? Comment a-t-il pu croire qu’il s’agissait d’un « dérèglement » provisoire ? Quelles étaient ses prémisses à ce sujet ? Cette question sur le pronostic qui a guidé ses décisions depuis son élection est fondamentale. Mais pour le journaliste, du moment que le mantra a été récité dans le bon ordre, son attention n’est pas piquée. Il passe au point suivant. Et du coup il oublie encore une question de fond. Quel est dorénavant le diagnostic du président ? Que pense–t-il de cette « crise » et de son extension à des zones de plus en plus large ? On ne le saura pas non plus. Pourtant ce n’est pas la même navigation à prévoir selon que c’est la tempête ou les eaux calmes. La simplification administrative ! Le nouvel horizon du socialisme « réaliste ». Le nouveau projet des « modernes ». Le logiciel de ceux qui ont compris que « quand le monde change, il faut changer » : la simplification administrative. A la préfecture de Corrèze on s’angoisse : « N’est-ce pas un peu déjà la révolution ? »

Alsace : pour la République une et indivisible !

Les comités du Parti de Gauche des départements alsaciens ont adressé un message d’alerte à tous leurs camarades du pays. Il s’agit de l’odieuse question soumise à référendum dimanche prochain. Je me fais un devoir de rendre public ce message sur ce blog.

Message aux comités PG de tous les départements.

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Chers voisins dans la République,

Au nom du principe d'expérimentation régionale que la loi permet d'appliquer depuis 2010, les électeurs alsaciens vont devoir se prononcer dans une semaine sur la fusion immédiate des deux départements et de la région en une seule entité : la collectivité territoriale d'Alsace.

Qui ailleurs dans la République a pu débattre de cette question ? Les médias nationaux en ont-ils seulement informé l'ensemble des citoyens français ? Le référendum régional du dimanche 7 avril est pourtant un événement inédit qui devrait faire réagir les citoyens de l'ensemble du territoire de la République. Pour nous, il ne saurait y avoir qu'un seul territoire, un et indivisible, dont les partitions administratives ne remettent jamais en cause l'unité de la loi commune votée à l'Assemblée nationale.

Ici en Alsace, le Front de Gauche a compris à quel point ce projet était risqué non seulement institutionnellement, mais aussi dans ses conséquences sociales. Le choix d'une fusion est le premier pas d'une autonomisation législative qui tôt ou tard permettra une adaptation régionale du code du travail et du droit. Au nom d'une économie de moyens -à la fois contestable dans sa réalité et dans son principe- et d'une efficacité douteuse, la plupart des élus de la région, soutenus par le patronat, s’apprêtent à ouvrir la boîte de pandore de la division.

La mise en concurrence de territoires dans une compétition féroce où les plus riches triompheront, y compris au prix de renoncements sociaux, et où les plus pauvres n'auront d'autres choix que de s'engager dans la même voie, au prix de plus grands renoncements encore, n'est pas l'idée que nous nous faisons d'une communauté politique unie par l'intérêt général et l'égalité, qui pratique la péréquation des moyens à l'échelle nationale.

Si un débat démocratique sur une réorganisation administrative du territoire n'a pas à être pas tabou, c'est à la seule condition qu'il ait lieu de manière transparente à tout niveau des institutions légitimes de la République. Mais ce n'est pas la voie qui a été choisi, puisqu'un droit d'expérimentation conduit aujourd'hui une seule région, sans concertation avec les citoyens des autres régions, à s'engager dans une réforme visant à sa territorialisation.

Si ce projet aventureux devait aboutir, c'est-à-dire si le OUI l'emportait sur le NON le 7 avril en Alsace (avec au moins 25% des inscrits dans chacun des deux départements), alors la voie serait ouverte à d'autres conseils régionaux et généraux qui manifesteront bientôt leur volonté d'un même processus. Ce n'est alors rien de moins que les anciennes provinces qui renaîtraient de leurs cendres dans le cadre du projet néolibéral d'une Europe des régions.

[...]

Congrès, écosocialisme et municipales

Le Congrès du Parti de Gauche ne se résume naturellement pas à la dispute contre la grotesque accusation d’antisémitisme lancée contre moi par Harlem Désir et son plagiaire Jacques Attali. Ni au résumé à un mot, bien adapté, « salopard » dans une intervention de trente minutes et un débat de trois jours ! J’ai commencé à évoquer ce point dans mon précédent post. Notre congrès a été très dense politiquement et idéologiquement. Les difficultés que contenaient nos prises de position sur le fond ont été visibles. Mais elles ont été maîtrisées. Par exemple, l’adoption des thèses sur l’écosocialisme n’était pas une formalité. Rappelons l’opposition qu’avait exprimée à ce sujet Marc Dolez au point d’en faire un des motifs de sa séparation d’avec notre parti. Mais ce n’était pas tout. Ici je parle aussi des municipales.

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De toute façon, l’adoption d’un texte prévu aussi pour l’international et immédiatement traduit déjà en dix langues n’est pas un exercice facile. Le débat sur « l’après Chypre » posant de façon nouvelle celle de l’euro n’était pas simple non plus. Ce fut le travail de toute la journée du samedi consacrée au débat sur notre texte d’orientation. Après un très long travail des organisations de base du parti, puis de la « Commission des débats », sur une masse de trois mille amendements, la résolution a pu être adoptée à la quasi-unanimité : 665 voix sur 670 suffrages exprimés ! Ce qui n’est pas rien compte tenu du nombre des thèmes nouveaux que les militants devaient évaluer, discuter et valider ou non. Dans la mesure où cela demandait un effort intellectuel et un minimum de connaissances dans divers domaines, aucun grand média n'a parlé de ce texte. Tant mieux car cela n’aurait été que pour caricaturer et embrouiller. Pour autant nous devons maintenant commencer notre travail de diffusion. Le document est intitulé : Osons. Il est décisif par bien des aspects. Dans la lignée de la campagne présidentielle, il appelle à la "révolution citoyenne" pour "renverser l'oligarchie". Mais il va plus loin.

Le Parti de Gauche a adopté la doctrine de l'écosocialisme. Il l’a fait d’abord dans son texte d’orientation et ensuite en adoptant le Manifeste de l’Ecosocialisme. Ce vote en deux temps a sa raison. L’orientation appartient en propre au PG et à ses militants. Le « Manifeste »  est un bien commun dont la rédaction ne nous appartient pas en propre. Car ce « Manifeste » est le texte sur lequel ont débouché les premières assises ouvertes pour l'Ecosocialisme organisées en décembre dernier. Venons au fond. Cette doctrine fait la synthèse entre une écologie radicale et un socialisme débarrassé du productivisme. Voici comment ce point de vue est résumé. "L’Ecosocialisme est une refondation de l’écologie politique qui serait impuissante sans stratégie de dépassement du capitalisme. C’est aussi une refondation du socialisme débarrassé du productivisme. Il part d’une limite du capitalisme que le mouvement socialiste originel n’avait fait qu’entrevoir et dont la prise de conscience constitue aujourd’hui le point d’appui le plus fort pour proposer le dépassement du capitalisme, désormais mondialisé. La logique de l’accumulation capitaliste menace à un horizon de plus en plus proche les conditions propices à la vie humaine sur Terre". Mais l'Ecosocialisme n'est pas une théorie abstraite. Il part des problèmes concrets et cherche à les résoudre par des actes concrets. Pour cela, nous nous sommes accordés sur quelques principes clairs. En voici quelques uns : "L’Ecosocialisme proclame la supériorité de la valeur d’usage sur la valeur d’échange. La transition globale qu’il propose consiste en effet à privilégier les biens répondant aux besoins réels des personnes, utiles et durables, compatibles avec la préservation de l’écosystème, produits par un haut niveau de qualification et dans un processus respectueux du travailleur plutôt que des marchandises inutiles et jetables mais « compétitives » et lucratives."

Cette nouvelle formulation de la doctrine progressiste, et le mot lui-même « Ecosocialisme » est déjà partagée par plusieurs organisations du Front de Gauche. Nous allons poursuivre le débat à ciel ouvert avec l'ensemble des écologistes mais aussi les forces sociales et syndicales qui seraient intéressées. Nous le faisons en France mais aussi à échelle régionale et mondiale. Cette extension du débat avait commencé sur place, avec la réunion du PGE, le parti de la gauche européenne, qui s’est tenue le vendredi matin. Elle s’est confirmée dans les échanges avec les quatre-vingt délégations étrangères présentes au congrès. Et nous nous sommes immédiatement mis au travail au FSM de Tunis en tenant une réunion avec plus de dix partis maghrébins sur la base de ces thèses. J’avais commencé, vous vous en souvenez, par une tournée de conférences dans les trois capitales maghrébine il y a deux mois. Le document commence à circuler dans le monde et déjà les demandes de rencontres et de débats affluent.

Notre Congrès a aussi très largement adopté la référence à un "protectionnisme solidaire". Le débat a porté sur le fond mais aussi sur le mot lui-même. Jusqu'ici, notre programme proposait des mesures contre le libre-échange comme les "visas sociaux et écologiques aux frontières" mais nous n'utilisions pas le mot "protectionnisme". Il fallait que le débat ait lieu pour que chacun s'en empare et qu'il entre dans notre vocabulaire commun. Ce fut fait et bien fait. Le texte précise bien pourquoi "le libre-échange compromet gravement notre souveraineté"  en organisant "un nivellement par le bas des normes sociales et environnementales et mettant les peuples en compétition". Notre résolution dit que notre protectionnisme est "le compagnon logique" de la conversion écologique de l'économie, de la relocalisation des productions et de la "souveraineté alimentaire". Il explique bien aussi en quoi il est un outil pour lutter contre le dumping social, les délocalisations et la désindustrialisation de notre pays. Enfin, il indique que pour nous, ce "protectionnisme" est "solidaire" car il s'inscrit dans la voie d'"échanges commerciaux internationaux sur la base de la coopération et de la complémentarité" plutôt que sur la concurrence.

Le Congrès a aussi débattu de notre relation à l'euro. Bien qu'il ait été écrit il y a plusieurs semaines, le passage du texte sur ce sujet et le débat qu'il a suscité ont pris une autre dimension compte-tenu de l'affaire chypriote. Notre congrès a rappelé avec force notre stratégie. Elle est tranchée : il s'agit de mettre en place un rapport de force pour obtenir de changer l'euro. Notre résolution le dit nettement : "Il n'y a aucune raison d'aborder cette confrontation avec frilosité : l'Europe ne peut pas fonctionner sans la France". Elle envisage plusieurs moyens de pression comme la suspension du paiement de la contribution française au budget de l'UE ou le retrait de la garantie de la France au Mécanisme européen de stabilité. Dans les deux cas, la machine européenne se bloquerait.

L'extraordinaire menace de la BCE contre Chypre a bousculé notre congrès. Elle m'a obligé à revenir sur cette question dans mon interview à Sud-Ouest. Voila ce que j'ai déclaré : "L'euro est devenu le garrot avec lequel on étrangle les peuples. Dire que nous voulons sortir de l'euro reviendrait à capituler et à clamer la victoire de Mme Merkel. Mais, s'il faut choisir entre la souveraineté des Français et l'euro allemand, nous n'aurons pas peur de choisir la souveraineté". En disant cela, j'étais parfaitement en accord avec l'amendement voté par le Congrès samedi qui rappelait qu'"un gouvernement du Front de Gauche refuserait d’appliquer l’euro fort de la BCE et qu’il serait prêt à prendre des décisions unilatérales en ce sens, par exemple en mobilisant la Banque de France". Nous espérons ne pas avoir à en arriver là. Mais nous sommes des gens sérieux et décidés à diriger ce pays. Donc nous devons envisager toutes les hypothèses. Car nous ne renoncerons pas à appliquer notre programme une fois au pouvoir.

C'est l'autre aspect de notre congrès. Il a confirmé notre objectif politique : la conquête du pouvoir. Et la stratégie pour y parvenir : celle de l'autonomie conquérante pour rassembler une majorité alternative, populaire et politique. Le texte précise que les élections municipales et surtout européennes s'inscrivent dans cet objectif. Le but est de passer devant le PS pour réorganiser la gauche autour de notre programme, de nos valeurs. A l'occasion de ce congrès, le PG a ainsi annoncé une première liste de 60 villes grandes et moyennes où il présentera des listes autonomes. Ces listes autonomes se feront dans le cadre du Front de Gauche partout où ce sera possible, dans d'autres cadres là où ce sera nécessaire. C'est ce que dit le communiqué diffusé par le Parti de Gauche à la clôture du congrès : "Le 3ème congrès du Parti de Gauche a confirmé la stratégie d’autonomie rassembleuse et conquérante. Elle s’exprimera dans les deux échéances électorales de 2014, municipales et européennes. C’est pourquoi le Parti de gauche travaille dès maintenant à la concrétisation de cette stratégie lors du scrutin municipal partout où c’est possible en France. Dans les semaines à venir, dans toutes les grandes villes pour commencer, le PG va localement prendre contact avec ses partenaires du Front de Gauche et tous ceux qui, à gauche, refusent la politique d’austérité du gouvernement, pour avancer sur ces listes. D’ores et déjà, en comptant sur ses forces et ceux de ses partenaires qui se sont déjà montrés disponibles pour cela, il a établi une première liste de 60 villes qui répondront à cette ambition. Parmi elles les dix plus grandes villes française et déjà 17 des 21 capitales régionales".

Fallait-il ou non rendre publique cette liste à la connaissance des médias ? Nous avons conclu que oui. Pourquoi ? Parce que nous ne voulons pas être assimilés à l’orientation inverse, d’union autour du PS. Nous n’acceptons pas que cette confusion nous soit imposée. Cette publication a été rendue nécessaire par l’ouverture de négociations entre le PCF et le PS à propos des municipales, au niveau national et souvent aussi au niveau local. Les dirigeants solfériniens en ont fait état au niveau national. Au niveau local il en va souvent de même. Dans certaines villes nous avons appris par la presse que des listes seraient en cours de négociations. Dans un département au moins, c’est même le texte d’orientation du Front de Gauche qui a été rejeté par un vote du congrès départemental du PCF en même temps qu’était annoncée une liste commune avec les solfériniens. C’est en Haute-Garonne et dans la ville de Toulouse. Naturellement nous respectons le droit du PCF de faire l’union autour du PS. Ce n’est pas notre analyse de la nécessité du moment. Ni notre lecture du document d’orientation du Front de Gauche. Mais qu’y pouvons-nous ? Nous n’approuvons pas davantage la formulation d’un vocabulaire et d’initiatives avancées sans aucune discussion entre partenaires du Front de gauche comme « coopératives citoyennes », « place au peuple » et ainsi de suite dans le cadre des municipales. Il existe un fort soupçon dans nos rangs que toutes ces formules ne soit pas autre chose qu’une passerelle pour habiller un accord déjà conclu ou à venir avec les solfériniens. Ou bien parfois, à l’inverse, juste un moyen de pression avant accord. Bref nous ne voulons ni être instrumentalisés ni impliqués par une négociation secrète, dont nous supportons les inconvénients. La seule manière de la mettre à sa place relative, et limitée à un partenaire, est de faire savoir que les négociations en cours ne nous engagent d’aucune manière, ni nous, ni le Front de Gauche auquel nous appartenons. Dès lors, la publication d’une série de villes où nous savons qu’il y aura une liste autonome est destinée à éviter le brouillage résultant des tractations en cours. Le choix de notre congrès est l’autonomie. Nous sommes prêts à discuter des exceptions. Nous ne sommes ni buttés, ni sectaires, ni incapables de comprendre une situation locale. Mais nous ne sommes pas d’accord pour nous faire infliger l’union autour du PS comme règle et l’autonomie comme exception. Nous soutenons que c’est l’inverse qui doit être la norme. Cette attitude est-elle contraire à la cohésion du Front de Gauche ? Non, bien sûr. La lecture du texte d’orientation suffit à le savoir. La meilleure preuve est que la liste que nous publions est faite de communes où il est déjà acquis entre tous les membres du Front de Gauche qu’une liste autonome sera constituée et parfois même que sa tête de liste préférée serait communiste.

EADS pillé ! Ayrault et Montebourg regardent ailleurs !

Retour sur le feuilleton EADS. J’ai déjà traité le thème à plusieurs reprises sur ce blog. La nouvelle direction du groupe aéronautique a été installée par l'assemblée générale extraordinaire du 27 mars. Faute d’un gouvernement qui indique une volonté clairement exprimée, la France est en train de laisser franchir une nouvelle étape de la financiarisation du géant européen de l'aéronautique qu’elle a créé.

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En septembre 2012 déjà, il était question d’une fusion entre le géant franco-allemand et le britannique BAE, héritier de British Aerospace. On avait craint les conséquences stratégiques désastreuses du tropisme libéral de Thomas Enders, le remplaçant allemand de Louis Gallois. Finalement, cette fusion ne s’est pas faite. C’est l’Allemagne qui a stoppé le processus. Pour un motif que les Français n’avaient même pas imaginé formuler : parce qu’elle redoutait une perte de souveraineté industrielle et stratégique. Mais le pire était à venir. Depuis décembre 2012, avec l’aval du gouvernement Ayrault, la finance n'a cessé de conforter son emprise sur EADS. Cette attaque se matérialise par « un accord de gouvernance ». Il fait suite à la sortie d’actionnaires privés du capital d’EADS. Cet accord entérine un recul des parts des Etats français, allemand et espagnol. Dès lors ceux-ci sont empêchés dorénavant de bloquer les décisions stratégiques qui pourraient leur nuire. De cette façon, EADS est un peu plus mis dans la main de la finance internationale. Cette mascarade à un prix. Elle oblige EADS à racheter une partie de ses propres actions aux actionnaires privés. Ceux-là même qui s’enfuient. Au premier rang desquels on trouve Arnaud Lagardère. Et il lui faut encore vendre le reste au plus offrant sur les marchés financiers. A l’annonce de cet accord absurde, l’action valait 25 euros. A peine 3 mois plus tard, elle vaut 40 euros ! EADS ayant annoncé longtemps à l’avance le rachat des actions, il était évident que le cours monterait et que l’opération de rachat qui était alors estimée à 3,3 milliards d’euros serait largement plus coûteuse. Résultat : le rachat d’actions pourrait coûter deux fois plus cher que prévu. Un gigantesque gaspillage financier au détriment de la stratégie industrielle pour l'aéronautique. Et à la table de ce gaspillage, l’assemblée générale des actionnaires tenue le 27 mars a décidé que Lagardère serait prioritaire sur les autres actionnaires pour accéder au programme de rachat d’actions. Avec la bénédiction du gouvernement français actionnaire, EADS a donc décidé d’accorder un privilège de rachat à l’oligarque Lagardère. Une sorte de prime à ceux qui fuient le navire.

Le changement de « gouvernance » acté en décembre 2012 a donné lieu le 6 février 2013 à la publication par EADS de la liste des personnalités proposées pour le renouvellement de son conseil d’administration. Cette liste a été validée par l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires du 27 mars. Elle est extrêmement inacceptable. Côté français, on est sûrs que les intérêts industriels du pays ne seront pas défendus. La direction exécutive a choisi de donner des gages aux marchés financiers en proposant des traitres patentés, des banquiers ignares en matière industrielle et des incompétents notoires pour siéger à son conseil d’administration. Jean-Claude Trichet, qui ne connaît rien à l’aéronautique ni à l’industrie mais qui a le grand mérite de ramper devant Mme Merkel, est confirmé comme administrateur. Rappelons que c’est cet obsédé de l’euro fort qui s’était attiré les foudres de Louis Gallois, alors PDG d’Airbus, quand il était président de la BCE. L’équation était la suivante : à chaque fois que l’euro monte de 10 centimes, Airbus perd 1 milliard. Sans rancune, EADS fait de lui un de ses dirigeants. Le banquier Michel Pébereau est aussi de la partie. Cet homme a participé à toutes les orgies libérales depuis les années 1990. Dirigeant de la BNP dont il avait conduit la privatisation et la fusion avec Paribas, il a produit en 2005 un rapport aux allures de manifeste pour l’austérité dans lequel il dénonçait la « préférence française pour la dépense publique ».

Pour le reste, le nouveau conseil d’administration d’EADS reconduit Lakshmi Mittal, le grand industriel qui ne tient pas ses engagements et qui saigne aux quatre veines l’industrie de notre pays en organisant sciemment la hausse des cours de l'acier, dont pâtit d'ailleurs EADS. Doit aussi être reconduit « Sir » John Parker, dont le groupe minier britannique Anglo American spolie et maltraite les populations des pays dans lesquels il fait ses profits. Doit enfin entrer au conseil d'administration l’allemand Manfred Bischoff qui a caché aux Français les problèmes de production des usines allemandes pour l’A380 quand il était président du conseil d’EADS.

La question de la présidence non-exécutive d’EADS aura donc servi de leurre pour masquer le pillage. Pendant que les propositions de l’Etat et des dirigeants d’EADS se neutralisaient sur la question de la succession d’Arnaud Lagardère, l’abandon de l’influence de la France dans cette entreprise hautement stratégique au profit des marchés financiers était acté par la constitution du nouveau conseil d’administration. C’est finalement Denis Ranque qui fait figure de favori pour présider le conseil d’administration. Comme Lauvergeon, ce membre du Corps des Mines connaît au moins l'industrie. Mais quoi qu’en disent le gouvernement français et les dirigeants d’EADS, cette hypothèse consensuelle pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur la stratégie du groupe. PDG de Thalès de 2000 à 2009, Denis Ranque s’est principalement intéressé aux activités de défense et de sécurité, au point qu’il a fermement recentré le groupe sur ces deux activités. Cela a eu pour conséquence la vente, sous sa direction, des filiales Service informatique, Navigation et Positionnement GPS, ingénierie et Conseil, électronique et composants industriels civils. Il a initié chez Thalès la logique de filialisation qu’a poursuivie Luc Vigneron. Cette logique conduit à brader des pépites de l’industrie française sur des secteurs que le monde entier nous envie. J’avais d’ailleurs rencontré fin août dernier à Grenoble les salariés de Trixell, en lutte contre le désengagement de Thalès du secteur de l’imagerie médicale. Il faut espérer que Denis Ranque ne continuera pas chez EADS ce qu’il avait commencé chez Thalès.

Ce gaspillage et cet abandon stratégique aux marchés financiers est un crève-cœur. Il se fait alors même qu’EADS aurait tant à gagner et à offrir s’il engageait les grands projets d'intérêt général dont la charge lui revient naturellement : l’investissement dans la recherche sur les nouveaux carburants, le développement de l’avion du futur, la transition écologique du transport aérien. Mais ça c’est un autre monde. Celui de l’industrie et de l’exploit technique. Rien à voir avec le monde mental des agents de la machine à cash qu’est la bande de financiers qui vient de s’abattre sur l’entreprise. Montebourg, lui, est aux abonnés absents.

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282 commentaires à “Semaine noire”

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  1. 201
    mathias95 dit:

    Cohen, à force de faire l'âne, a bien reçu sa ration, mais il n'a pas encore compris, il y reviendra ! Curieuse conception du journalisme, faire les yeux doux à la représentante de l'extrème droite et fustiger le représentant de la vraie gauche, ce monsieur à peut-être eu la chance de ne pas avoir eu de parents qui ont passé quelques années en Allemagne. Ce type me file envie de vomir, il nous a montré à quel niveau il plaçait sa déontologie, qui a ce jour là, a volée en éclats. Aphatie, l'autre soir sur Canal, s'en est également mangé une bonne quand E.Joly lui a dit "Vous avez mis votre plume au service des puissants" à propos de l'affaire Cahuzac. On est en droit, maintenant de se poser la question. Les Cohen, Clark, Aphatie et consorts ont-ils encore leur place pour informer le pays ? La triplette enfin démasquée, des clowns menteurs et bien seuls, la morale de cette histoire, c'est qu'il ne sert à rien d'accuser les autres de ses propres faiblesses, car tôt ou tard, elles vous reviennent en pleine figure. Le pédalo est en train de couler.
    Nous apprenons maintenant que le directeur de campagne de Hollande possède des comptes aux iles Caimans. C'est la réponse à nos interrogations. Nous savons maintenant pourquoi la liste des fraudeurs, balancée par le comptable d'UBS, dort dans les tiroirs de Bercy, n'est-ce pas monsieur Moscovici ?
    Cela répond également à la question : pourquoi Bercy ne lutte-t-il pas efficacement contre la fraude/évasion fiscale annuelle de 600 milliards (250 milliards par les 200 000 hypers riches français et 350 milliards par les entreprises et multinationales) rémunérés à 7,5%, qui constituent une double fraude pour les finances de l'état. Le termes s....p.....d ou s.....ud sont -ils suffisamment forts ?
    C'est pour cela que la cagniotte de la fraude accumulée en 40 ans dans les paradis gris, rien que pour la France, se monte entre 25 et 36 000 milliards. On nous a dit la crise, mais quelle crise ? Curieux que les Aphatie, Clark, Cohen deviennent autistes quand il s'agit d'aborder ce thème, étonnant non ?
    Saluons au passage les prestations de JL qui ne tombe plus dans le piège que lui tendent ces "journalistes" il reste bien plus crédible en gardant son calme.

  2. 202
    colonel vabien dit:

    Le pédalo prend l'eau de toutes parts, dirait-on ! On tire le bout de la ficelle et la pelote se déroule, jusqu’à une collusion entre Cahuzac et un ex GUD, avocat d'affaires, collaborateur et ami de Marine Le Pen. L'intéressant dans cette histoire est la démonstration que le FN est dirigé par des financiers et des milliardaires et que si ces gens là œuvraient pour le bien commun, ça se saurait depuis longtemps. L'extrême droite se situe effectivement bien à droite, dans le camp du capitalisme et de la haute finance, et le peuple n'a rien à attendre de ces gens là, si ce n'est plus d'exploitation, de misère et de drames.

  3. 203
    jean ai marre dit:

    Que peut faire Hollande pour sauver son gouvernement ?
    Si le capitaine de pédalo ne fait rien, il est cuit. Attaqué de toutes parts, il se doit de répondre en prenant des mesures qui pour lui se veulent rassurantes, mais pour les citoyens ne sont que rapiéçages. Même s'il se sépare de Moscovici, personne ne sera convaincu. Il lui faut faire dans le lourd. Deux solutions. Ou il prend Bayrou comme premier ministre, et reforme un gouvernement qui offrira un semblant de crédibilité, ou il tend la main à sa gauche et demande à Jean-Luc Mélenchon de former une équipe. Le caractère et la l'idéologie de Hollande penche pour la première solution. Pour nous, ce serait enfin clair, très clair, car plus d'ambiguité, il s'agirait bien de la social démocratie et dans ce cas, plaisir pour Valls qui changerait le nom du parti de la rue Solférino. Le masque tombé, la Gauche, serait nous. Nous aurions alors les coudées franches pour faire passer nos idées, les Filoche, Montebourg et Cie pourraient rejoindre le Front de gauche.

  4. 204
    Jmk011 dit:

    Entièrement d'accord avec l'analyse de ermler (145), qu'il conviendrait de développer.

  5. 205
    tchoo dit:

    Je ne vois pas Hollande tendre la main au FdG, mais pencher de l'autre coté vers Bayrou, lui qui avec sa pétition et sa façon de la défendre, présente comme à son habitude de bonnes intuitions mais des mauvaises solutions, comme si il avait peur de lui-même peur d'aller jusqu'au bout des ses perceptions. On s'achemine vers une crise de régime sans précédent, d'entrer dans une zone d'incertitude dont on ne sait ce qu'il va en sortir.
    L'époque est passionnante!

  6. 206
    brisedemer dit:

    Une question. C'est à partir de la vision de Cahuzac qu'a été établi le plan fiscal pour la France l'an dernier. Sachant maintenant que Cahuzac est un menteur qui a préservé ses intérêts particuliers au dépens de l'intérêt général, et fait le nécessaire pour dissimuler sa fraude fiscale, pourquoi les aveux aujourd'hui de ce ministre du budget d'hier ne remettent pas en cause la légitimité de son projet de loi de finance dont on peut craindre qu'il vise à préserver les intérêts de bien d'autres fraudeurs parmi les sociétés les plus riches et les particuliers ?
    N'y a t'il pas de procédures administratives de recours ou procédures judiciaires pour obtenir l'annulation de décisions prises par des personnes reconnues comme fraudeuses ?
    N'y aurait il pas là un moyen une porte ouverte pour rediscuter et envisager autrement que par un serrage de ceinture pour les plus pauvres du mode de financement de la dette et des plans d'investissement ? Pourquoi n'est pas revu le projet de loi de finance ?

  7. 207
    Eric dit:

    Indigestion de couleuvre ! que faire ?
    D'abord merci au parler vrai de Jean-Luc Mélenchon, il faut le dire, le répéter et soutenir Jean-Luc partout ou on l'attaque car il parle comme nous. Ceux qui n'aiment pas n'aiment pas le peuple, un point c'est tout.
    Car où que l'on regarde, la classe médiacratique et politique-oligarchique confisque bel et bien la parole du peuple (Démos). Peuple dont ces "belles personnes" tirent ce qui les légitimait (avant... parce que maintenant...), sur le dos duquel elles ont établi leurs sinécures... à vie. Ils s'offusquent des mots injurieux et voudraient imposer leur langage et tabous de classe, mais nous ne sommes résolument pas du même monde, il ne nous représentent pas... nos oppresseurs qui parlent bien. Disons leur m****,... au minimum et réhabilitons l'injure, la révolution même citoyenne c'est pas un cocktail mondain.... Leur république de 50 ans elle pue, on veut la 6 ème tout de suite et rien d'autre, à bas les privilèges... Quand à tous ces minables, c'est on une fois posé la question du rapport entre les profits qu'ils tirent des positions dans lesquelles nos bulletins de vote les ont placé et l'efficacité dont ils ont fait preuve à résoudre nos problèmes de vie en société ? Alors!

  8. 208
    Magda Corelli dit:

    Tout ça m'a valu une nuit blanche et une rage mes amis mais une rage. Enfin, on savait. Droite, extrême-droite, prétendue gauche, tout ce beau monde se fréquente, fait des affaires ensemble (et quelles affaires!) avec
    des valets qui leur mangent dans les mains, les médiacrates ! Mais on a beau savoir, la nausée est là, persistante. Je m'accroche à la justice. Qu'elle avance vite, le plus loin possible sinon gare !

  9. 209
    Nuno dit:

    Le cas Cahuzac n'est pas isolé car dans le système néo-libérale qui imprègne les classes dirigeantes la cupidité est le moteur et elle est justifié par toute une théorie économique qui repose sur le mythe de l'homo économicus calculateur froid, égoïste et rationnel uniquement préoccupé à maximiser ses bénéfices et minimiser ses pertes et tout un modèle mathématique prouve que la somme des égoïsmes conduit à l'optimum ainsi tout les représentants de cette fable accaparent l'espace médiatique pour nous présenter les nécessaires et courageux efforts pour réduire le déficit et toutes ses aides qui encourage paresse et démotivation des pauvres. Un autre trait de nos oligarques est que les sommes colossales qu'ils arrivent à accumuler il les considèrent comme leur appartenant en propre car elles ne sont que le fait de leur seul et unique mérite et voient finalement l'impôt comme un vol manifeste.
    C'est le système tout entier qui est pourri et considère désormais que la libre circulation des capitaux comme est un droit fondamental, à la différence de ces prétendus droits qui sont pourtant garantis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : santé, éducation, emploi décent, sécurité et autres droits que les gouvernements considèrent désormais comme autant de « lettres au Père Noël", absurdes, de simples mythes.

  10. 210
    tilk dit:

    L'assistante sociale de mon secteur me dit que la chasse aux fraudeurs du RSA est ouverte, ce que nous savons depuis lurette puisque des gens se sont vus ponctionnés des 15 ou 20 euros par mois pour soi-disant recouvrir un trop perçu d’après l’enquête d'un "chef" qui a lecture des relevés bancaires des allocataires, qui chipotte quand des euros sont injectés sur leur compte pour recouvrir leur découvert déjà taxé par la banque, d'où viennent ces euros et comment et pourquoi ne pas le signaler. Mais elle insiste car c'est sérieux, la chasse est sévère, des rendez vous et des questions quant au train de vie suspicieux si l'un a une voiture ou l'autre a des retraits bancaires trop irréguliers. Le parcours du combattant pour ceux qui contestent le rapport du "chef", le mot immolation revient souvent, et aussi meurtre, et terroriste, pour dire combien il y a des désespérés. Alors quand tombe un pourri qui les traque, c'est de l'espoir, que je modère en leur signalant que c'est périodique et sans conséquences.
    Ils devraient être syndiqués, n'est ce pas?

  11. 211
    rodolphe13 dit:

    Ca s'accélère, la décomposition de notre "modèle" est en voie de parachèvement, les nouvelles révélations sur Cahuzac et ses liens avec l'extrême droite, celles concernant le directeur de campagne de Hollande et son (ses) compte(s) aux Caïmans, l'obtention de 260Go d'informations sur les places offshores, les 130 personnalités physiques ou morales françaises concernées, la crise chypriote, tout cela nous ramène aux mêmes paradis fiscaux qui constituent le poumon de recyclage central de tout le système financier globalisé. Je pressens un déclenchement de révélations aux conséquences incalculables qui affectera le monde entier. Copé qualifie Hollande de "chef de gang" (!), des demandes de dissolution, de référendums qui fusent de toutes parts. Moscovisci qui compte ses jours à Bercy... Il va falloir changer de braquet au FdG, c'est à dire d'abord nous les militants et sympathisants. Tout se tend à l'extrême et la côte de popularité de l'exécutif est désormais au plus bas, la parole présidentielle est inaudible. Le vent tourne incontestablement...l'heure n'est décidément plus aux manœuvres d'appareils et de couloirs pour les élections municipales. La crise est partout, le sol se dérobe.

  12. 212
    phil68 dit:

    Il faut frapper et frapper encore. On a la un boulevard pour faire entendre nos idées sur la fraude fiscale, les paradis fiscaux et comment les combattre. Utilisons le pour crédibiliser notre politique !

  13. 213
    david18 dit:

    Le sol se dérobe. Ne croyons pas pour autant que les gens vont se tourner vers nous en masse. Les médias traditionnels vont se débrouiller pour que notre parole soit inaudible ou censurée.
    Nos responsables, Jean-Luc Mélenchon en tête vont devoir être pugnaces et convaincants dès que l'occasion leur en sera donnée. Et tous les autres, simples militants, nous allons devoir être visibles, s'adresser aux gens, pour expliquer combien ce monde qui s'écroule n'est pas le nôtre. Nous devons avoir la crédibilité nécessaire pour devenir un recours possible. Inutile de dire combien c'est irresponsable d'envisager être sur des listes avec des socialistes !

  14. 214
    jpp2coutras dit:

    @ tou(te)s bonjour et merci pour ces réactions diverses qui instruisent les non-politisés de base comme moi.
    Merci et bravos à Jean-Luc Mélenchon pour ses dernières interventions vitaminées. La meilleure défense c'est l'attaque et le temps est venu de passer à l'offensive contre ce gouvernement (et les précédents) totalement anti-populaires ! Exigeons la gauche pour une société fraternelle. Malgré le carcan du système, oui nous on peut, car on fera systématiquement passer la volonté des citoyens pour l'intérêt général comme ce qui est bien engagé en Amérique du sud et en Islande aussi où l'utopie est plus facilement réalisable.
    Quel chahut ! Autrefois on traitait un vilain menteur d'arracheur de dents, aujourd'hui on peut aussi le qualifier d'implanteur de cheveux ou de ministre du budget au choix. En tout cas la chasse au Cahu'(vous savez l'animal qui a les pattes de gauche plus petites que celles de droite pour pouvoir se déplacer sur les pentes glissantes) est bien ouverte et au grand jour. Notons que ce hallali-là nous change de la viande hallal-ci, souvenons-nous, c'était il y a un an déjà. Mais que voilà une bien belle diversion pour cacher l'ANI (mal-profond) à la vue des radars médiatiques. Pour bien conduire le pédalo solférinien faut avoir un peu de chance et le bon dieu de la finance à ses côtés, bordé de nouilles même. Probable que FH a dû faire un crochet à la cahutte à jéjé pour aérer et faire brûler un cierge, Marakech est si belle au printemps. Pendant ce temps le Barbier de Sévices lui-même parle de sixième république! ça vient, mais sans oublier le petit coup de blaireau avec la mousse bleue et le petit coup de pied de l'âne contre Jean-Luc Mélenchon, faut pas rêver quand même, le vice'est dans l'air! Et que je t'interviewe la Marion aux dé-zin-formations télé, bien poudrée, éclairée façon star avec décor de fond présidentiel, le seul fond d'ailleurs puisque l'essentiel est dans la forme. Va y avoir un sacré ménage à faire, de l'emploi en perspective. Du balai! Tornade rouge FdG du sol au plafond. Place au Peuple!

  15. 215
    Daniel du 93 dit:

    Oui il y a de l’argent dans notre pays. Un exemple. La Banque de France est soumise à l’impôt sur les sociétés et aux contributions additionnelles. L’impôt à verser au titre de l’exercice 2012 progresse de 1 096 millions d’euros à 3 110 millions d’euros, dont 143 millions pour la contribution additionnelle de 5% mise en place par la loi de finance rectificative n° 2011-1978 du 28 décembre 2011 et 6 millions au titre de la taxe sur les dividendes mise en place par la loi de finance rectificative pour 2012. Après confortement du Fonds pour risques généraux, une reprise de 2 millions d’euros aux amortissements dérogatoires et paiement de l’impôt sur les bénéfices, le résultat net de la Banque de France pour l’exercice 2012 s’établit en hausse de 1 576 millions d’euros, à 3 146 millions d’euros.

  16. 216
    Claudius dit:

    Il faut d'abord frapper les paradis fiscaux qui cumulent les milliers de milliards pour le remboursement desquels on saigne les peuples. Le moyen pour les atteindre c'est de réglementer l'activité des banques. "Impossible, elles sont trop puissantes!" Leur puissance ne tient qu'à la complicité des politiques. Il est facile de dresser la liste des députés qui déposent des amendements copiés collés, sans même en changer une virgule, sur les textes issus des cabinets de lobbying. Il est facile d'enquêter sur les ressources des dits députés au mieux coupables d'abus de salaire et au pire de corruption. Ensuite la bonne vieille méthode qui consiste à semer la zizanie conduira ces messieurs à se cafter les uns les autres. Il ne reste plus qu'à tirer les fils. Il n'y a donc rien d'impossible à moraliser cette pourriture de vie publique et d'accumulation privée.
    Cela dit je ne croie ni au matraquage fiscal ni à la redistribution, c'est la distribution qu'il faut organiser de manière plus équitable, par exemple avec la limitation de 1 à 20 de l'écart des salaires, puis de l'écart des revenus.

  17. 217
    Dauphinoise dit:

    @ Ermler (145)
    Votre analyse n'est pas mauvaise. Il faut juste ne pas omettre une petite chose à propos de MLP. Elle a dans son giron Philippot, ex chevènementiste, qui est très intelligent. Le fait que le FN emprunte systématiquement partout ailleurs, qu'il mange à tous les râteliers n'est pas non plus à écarter. Au sujet de l'immigration je suis d'accord avec vous qu'il ne suffit pas de l'appréhender sur la question morale. Elle ne passe pas. en revanche il faut l'aborder sur la question économique. MLP l'a encore (une fois de plus mais c'est normal c'est le créneau sur lequel elle s'appuie) la semaine dernière et a une fois de plus souligné que l'immigration nous coûte cher. Or, et ce n'est pas moi qui le disait mais E. Lechypre en 2012, grand bolchévique devant le ciel et les hommes c'est bien connu : l'immigration coûtait 10 Milliards mais en rapportait 12. De plus si l'on considère les flux migratoires, 130 000 personnes entraient régulièrement sur le territoire chaque année mais 60 000 en repartaient. Quant aux priorités données en matière de protection de santé ou de logement aux sans papiers, c'est archi faux quoi qu'elle en dise. C'est sur cela qu'il faut se baser pas sur la morale qui, malheureusement ne touche personne. sans oublier les politiques néo-coloniales et les soutiens divers et variés aux dictateurs et aux corrompus en tout genre.
    Ce qui m'amène à l'interview de J-L Mélenchon sur France Inter, suivie le lendemain par MLP. Ces journalistes sont non seulement irresponsables, ils sont dangereux, criminels. Ils jouent avec le feu et ne s'en rendent même pas compte. Et Patrick Cohen qui donne des leçons de déontologie à Frédéric Tadéï, on croit rêver. J'ai envoyé un mail dans ce genre. je sais que cela ne changera rien mais ça m'a soulagée !
    Pour en revenir à Cahuzac, on serait très très loin des 600 000 € (cf le journal d'hier 03 avril à 19 H, à 9 minutes 55 et l'intervention d'Antoine Peillon).
    J'espère que Gérard Filoche aura enfin compris !

  18. 218
    marcopolo dit:

    Le temps se couvre les camarades ! Mettre en avant les complicités avec la finance est devenu presque un lieu commun... même le Monde joue sa partie ! En fait la partition qu'entonne la presse joue sur l'air du "tous pourris". Résultat ? La politique devient synonyme de gros mots, dès qu'on ouvrira la bouche c'est le rejet qui répond. Pas ceux qui comme ici ont les yeux et les oreilles attentifs, mais comme le quidam qui chômeur, qui précaire, qui-qui ne comprend plus rien mais dont il voit que le fric lui passe par dessus et ne lui laisse pour solde de tout compte que ses yeux médusés pour pleurer, qui voit qu'en plus il est question de lui serrer la ceinture de plusieurs crans par solidarité, dont il n'a de moins en moins que foutre et qu'il ne croit pas plus que tout le reste.
    À qui profite le crime et qui ramasse les jackpot ? Eux, c'est-à-dire pas nous. Hurler si fort et faire passer par dessus cette cacophonie nauséabonde que d'autres réponses sont possible, que le monde de la finance qui corrompt et qui nous met à genoux, nous pouvons le soumettre et lui faire rendre gorge ! Je me répète mais qu'attend-on, sous la bannière du Front de Gauche pour descendre dans la rue, dans les usines, partout, porter les réponses, ces réponses si nécessaire. Le monde des salopards ne s'émeut que lorsque nous l'appelons par son nom : salopard, j'écris ton nom ! Il faut le faire d'une même voix. La révolution citoyenne devrait être cette marée qui balaie ce paysage délabré. Pendre le train en retard, c'est le rater.

  19. 219
    mercure40 dit:

    Bonjour à tous et à toutes et à toi Camarade Jean Luc
    Hé oui, il va falloir remanier, mais pas dans le sens de perfectionner ou de parfaire, mais dans le sens de nettoyer, purifier, purger, assainir, désinfecter et ça va être difficile dans ce milieu de canailles de menteurs de brigands et crapules en tous genres. La pègre qui entoure le pouvoir ou plutôt qui le vandalise sera difficile à balayer. Car ils ne font pour la plupart rien d’illégal (comme le dit le directeur financier de F Hollande) puisque ces grands commis de l’état se sont servis de celui-ci, pour sévir et se servir à leurs profits exclusifs en se constituant une panoplie législative leur permettant de profiter de ses largesses en toute légalité. M. Le Pen aura beau essayer de se dédouaner de ses amitiés « très recommandables », comme certains Viennois, elle fait la preuve que jour après jour, scandale après scandale, qu’elle est bien chez elle, chez les « tous pourris ». Gageons que la boule de neige du scandale se transforme en avalanche. Plus que jamais une nouvelle République est à l’ordre du jour, comment FH va-t-il pouvoir se sortir de ce marigot ? Plus il s’exprime plus il s’enfonce, aujourd’hui c’est lui l’homme seul ! le pauvre. Vivement le front du peuple.
    Vive la Sociale ! Vive le Vie ! Résistance !

  20. 220
    Resistance51 dit:

    Bonjour à tous,
    Hollande avait déclaré pendant la présidentielle qu'il détestait les riches. Il aurait du préciser sauf Cahuzac et son trésorier de campagne.
    Maintenant concernant les discussions entre PC et PS au sujet des municipales, j'ose espérer que le PC ne va pas commettre cette tragique erreur au risque de porter un énorme préjudice au combat du FdG. Qu'en est-il réellement? peut-on m'en dire plus sur cette affaire ?
    Une fois de plus, merci à Jean-Luc Mélenchon de nous fournir tant d'arguments afin que nous puissions jouer le rôle de virus positif auprès de nos entourages.
    Vive la Sociale! Vive le FG! Vive le programme du CNR! Résistance!

  21. 221
    Erick dit:

    @nicks 65
    Camarades, oui je pense que que nous ne devons pas nous replier dans un réflexe de "belle âme" et qu'il existe au P.S. des socialistes convaincus et honnêtes avec qui on peut travailler au niveau local. Qu'ils restent dans leur parti, c'est un tropisme que je ne peux expliquer. Un brave homme comme Filoche reste un cas d'école par les questions qu'il nous pose. Je ne le prends pas comme prétexte, mais comment peut-il rester dans ce bateau qui prend l'eau de toute part ?
    Il y a beaucoup de "Filoche" chez les militants, et chez certains élus. Nous ne devons pas leur fermer la porte. C'est nous qui avons l'initiative de recomposer la gauche. Nous ne le ferons pas seulement entre nous, entre soi. Bien sur, hors de question de s'allier avec ceux pour qui le sauvetage du PS est plus important que le sauvetage du pays. L'occasion du délitement actuelle n'est ni belle ni heureuse, mais il faut sauter dessus.
    Aussi je m'étonne de voir l'importance donnée aux alliances municipales, qui de toute façon, j'en suis sur (c'est un avis bien personnel bien sur), risquent de surprendre tous ceux qui ont un parti partenaire au FdG et qui ont une mairie. A ce moment précis, c'est viser petit, tout comme attendre les européennes.
    Je pose la question suivante aux dirigeants des différentes instances du Front de Gauche. Comment se fait-il qu'il n'y ait pas une conférence de presse, un communiqué commun, un rassemblement de tous les dirigeants devant les médias, pour dire que les dix mois de présidence socialiste ont été faites de forfaitures (TGSP, S.M.I.C. à minima, A.N.I., etc.), de renoncements, (hors sociétal), et que l'affaire Cahuzac n'est qu'un nouveau symptôme de l'impasse ultralibérale et austéritaire (ceux qui demandent au peuple de se serrer la ceinture encourage la financiarisation de l'économie, sauvent les banques, et sont près à dépouiller les chypriotes comme Moscovici l'a fait, tout en permettant aux riches de s'enrichir et au MEDEF de régner). Il est temps d'exiger notre 6ème République, et de remettre sur la table les solutions de notre programme "L'humain d'Abord".
    Si personne ne nous entend (aucun député FdG n'a été interviewé), le FN va prendre l'avantage. Messieurs Mélenchon et Laurent, profitez de votre meeting en Alsace pour mettre au point l'offensive commune, et non dispersée. Cela devient urgent.

  22. 222
    naif dit:

    A t-on un compte rendu du meeting de hier soir à Mulhouse concernant la collectivité d'Alsace ? Aucun journal local, ni l'Huma n'en parle. A t-il eu lieu?

  23. 223
    mercure40 dit:

    D’accord avec Erick 222
    Je suis sur moi aussi qu’il y a beaucoup de Gérard Filoche au PS, et ils doivent souffrir de voir leur parti se déliter à ce point. Ce parti a malheureusement été « parasité » par les énarques, les technocrates de tous poils qui sont là parce qu’ils y ont trouvé une place, par hasard, par copinage, par accointance à Gauche ou à Droite quelle importance le tout est de faire carrière. Les Militants de base eux ne sont pas différents de nous, ils vivent pour la plupart les mêmes souffrances au travail et dans leur vie de tous les jours. Il ne faut pas rejeter en bloc ni généraliser, le FdG aura besoin d’eux pour accéder au pouvoir et ils auront besoin du FdG pour trouver une sortie honorable, lorsqu’ils auront à faire un choix qui leur sera ardu, ne rendons pas ce choix plus difficile en les brocardant.

  24. 224
    yann dit:

    @rodolphe13 (212)
    Pour avoir plus d'infos sur cette histoire d'offshore leaks, j'ai bien l'impression qu'il va falloir aller voir chez nos amis belge ou chez Médiapart. Un lien très intéressant vers cette histoire de offshore leaks. D’après l'ICIJ, les seuls journaliste français travaillant avec ICIJ sont Fabrice Arfi (Médiapart), Aurore Gorius et Karl Laske (Médiapart).

  25. 225
    orero ramon82 dit:

    Bonjour,
    J'ai bien lu le message d'alerte concernant la collectivité territoriale d'Alsace qu'il faut bien entendu refuser comme mauvais coup supplémentaire porté à cette région et à notre République. Las, impossible de trouver trace des discours prononcés à cette occasion à Mulhouse. Nous seront-ils proposés ? Compte tenu du peu de publicité que les politiques et les médias officiels (et donc complices de ce forfait) ont réservé à cette question, ne serait-il pas bon, si cela était possible, et si ces documents existent, de les faire circuler sur la toile ?

  26. 226
    mercure40 dit:

    Un lien sur le meeting de Mulhouse d'hier soir ici.

  27. 227
    Nafissatou dit:

    Bon, Cahuzac menacé de prison, branle-bas au conseil des ministres, Hollande dans la tourmente doit annoncer des mesures fortes pour "renforcer" la République Irréprochable !
    Sauf que le site de Matignon n'a pas mis à jour la fiche du nouveau ministre datée du 22/05/12. Sa déclaration d'intérêts ne mentionne ni SICAV, ni SCP, ni assurance vie, pas même un Livret A ! Son patrimoine financier, néant à l'époque de sa première nomination aux affaires européennes, a bien du s'étoffer un peu quand même. Fort heureusement, elle n'est pas signée et incomplète, puisqu'il a publié un livre, ce qui fait de lui un écrivain, mais qu'il ne l'a pas mentionné dans ses fonctions/responsabilités. Cette fiche est un miroir aux alouettes, comme on s'en doutait.
    Qu'ils s'en aillent, tous!

  28. 228
    wackes dit:

    Et oui c'est très curieux. Le meeting de Mulhouse a bien eu lieu et nous étions plus de mille personnes. Curieusement aucune mention dans L'Alsace et un petit article sur des déclarations de Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon en marge du meeting. J'ai eu l'impression d'avoir rêvé. Et pourtant que de caméras et d'appareils photos ! Radio Dreyekland a diffusé ce matin quelques interviews de participants. Mais il y a vraiment un silence médiatique sur le NON au Conseil unique.

  29. 229
    CEVENNES 30 dit:

    Bonjoue à tous,
    L'Humanité de 4 mars 2013, Pierre Laurent a demandé ce jeudi que le parlement suspende ses débats pour se consacrer à la lutte contre l'évasion fiscale. Excellente initiative du PCF qu'il faudra marteler jusqu’à obtenir une réponse du gouvernement. Bayrou estime que Cahuzac n'a pas bénéficié de protection, que le couple exécutif avait des doutes mais pas de preuves et qu'il a attendu que la justice fasse sont travail. Si ce n'est pas un appel de pied, je n'y connais rien. Bayrou futur premier ministre ? Ainsi les choses seront claires après le débauchage des élus de gauche par Sarkozy, nous verrons peut être un débauchage des élus de droite par Hollande.
    Suite à l'intervention d'Antoine Peillon, la somme de 600 000 euros est ridicule à ce niveau et il cite le chiffre de 16 millions d'euros. Pourquoi pas. Pour un retraité qui gagne 1000 euros, j'ai de la difficulté à faire la nuance.

  30. 230
    Michel Berdagué dit:

    Tu crois Eric que l'on reste les bras croisés complètement sidérés devant ces planques d'argent très sale, et laissant faire, ce soir rien mais demain et tous les jours, manifestations, réunions, conférences, actions diverses et variées et distributions de tracts dans les gares parisiennes contre l'ANI. Depuis le 30 septembre 2012 nous n'arrêtons pas, ah si un flottement ravageur pour le militantisme des luttes, ces manifs alors que la loi passait. Nous avons là perdu du temps comme de projeter ce qui se passerait en 2014 dans telle ou telle ville. Vivons les luttes et pleines de 2013 et ce n'est qu'un début. Oui le pouvoir bourgeois capitaliste à la sauce de Solferino de la rue est touché mais pas coulé pour faire appel à tout le Front de Gauche pour gouverner dans des eaux non polluées. Urgence, les jours de 2013 et nuits éclaireront et feront dissiper ce brouillard persistant, fumeux. Soyons là avec tout le peuple et les peuples européens puisque nous sommes du peuple, la classe quoi ! Ce Medef va mettre à coup sûr un patron de choc très dur car en France il y a une sacrée résistance, bof nous pouvons faire face avec les troupes de choc et les réserves à nous rejoindre. Mieux qu'en 68, ça rappellera à des camarades que nous avions obtenu quelques 30% d'augmentation pour acheter des épinards.

  31. 231
    wackes dit:

    Le discours de Jean-Luc Mélenchon hier à Mulhouse, ici.

  32. 232
    rayana dit:

    En plus de la liste des 130 noms exilés aux Caïmans, exigeons également que soit publiée la liste transmise en 2010 par UBS au parquet de paris concernant les gros comptes secrets en Suisse. Il y en a marre. Je partage la colère d'éric 208 et de marcopolo 219. Que nos représentants soient à la tête de ces exigences, qu'ils réclament des lois pour faire revenir le pognon et stopper l’hémorragie financière. Ne lâchons rien !

  33. 233
    Red@rt (13) dit:

    J'ai entendu Bayrou ce jour sur France Info. Souple mou comme d'habitude. Très peu de virulence de sa part et aucune prise de position relative aux responsabilités des différents membres du gouvernement. Il est clair qu'il prend garde à ne froisser personne. De fait, son discours m'a parut clairement opportuniste et surtout, parfaitement inadapté à la gravité de la situation. Il me semble qu'au delà de mon point de vue partisans, toute personne suivant un temps soit peu l'actualité trouverait ses propos profondément inconsistant. Il propose une grande démarche de moralisation bla bla bla... C'est au moins autant crédible que les déclarations de François Hollande et celles de Jean Marc Ayraut.

  34. 234
    ermler dit:

    On peut être socialiste et frauder le fisc. On peut être socialiste et avoir comme conseiller fiscal et ami un ponte du Front National. On peut être socialiste et fréquenter les paradis fiscaux aux îles Caïmans. On peut être socialiste et concocter des accords de brigands avec le Medef. On peut être socialiste et mentir à l'AN, au gouvernement et au président. On peut être socialiste, président et mentir à ses électeurs. On peut être socialiste et faire la même politique que la droite et même, quelquefois, pire. On peut être socialiste et lécher les pieds des banquiers, piétiner les droits des salariés, leur apporter des croissants juste avant de les trahir. On peut aussi être socialiste et dire qu'on n'est plus socialiste !
    On peut même être socialiste et dire qu'on est "de gauche", critiquer, s'indigner, gémir, pleurer à chaudes larmes en s'arrachant les cheveux parce que les socialistes trahissent, ne font pas une politique de socialistes et qu'on a fanchement honte....! Oui on peut tout être, tout dire, tout faire quand on est socialiste... et même passer des accords municipaux avec le PC ! Tout est possible quand on est "socialiste" du moment qu'on aime son parti, qu'on le défendra toujours et qu'on ne le quittera jamais ! N'est-ce pas monsieur Filoche ?

  35. 235
    Denis F dit:

    Vous pensez tous être mieux que tous ces salauds de médiacrates "à la manière sartienne" que vous pourfendez à longueur de commentaires, mais vous êtes du même tonneau, ceux qui sont percés par le cul. Pourquoi cette colère me direz vous ? Lisez ce qui suit, vous la comprendrez certainement.

    Bon, eh bien on continu doucement à tourner en rond et à ronronner sur ce blog, des discours et digressions tout aussi soporifiques les uns que les autres, des portes ouvertes enfoncées à grands cris outrés, c'est à vomir…
    Des dénonciations qui n'ont plus de secrets pour personnes, de l'air et du vide, 6h30 de lecture pour rien, du vide et encore de l'air, bien que patient, je commence à bouillir de colère, mais où vivez vous les gens, les têtes dures sont où ?
    Cela fait des mois pour pas dire des années que nous savons tout cela, que nous le dénonçons à s'égosiller, mais tout ça ne me dit pas comment on fout se système capitaliste en miette, comment on le piétine, comment on jette toute cette racaille dans les geôles de la république, dans les pénitenciers de Guyane à se faire bouffer par la vermine, comment on récupère toute cette montagne de fric qui se trouve dans les coffres des paradis fiscaux, non pas pour le distribuer*, mais pour le faire brûler comme certains ont fait brûler les livres en 1934.
    Quelqu'un va me dire comment on sort de cette crise systémique sans remettre en question le fric et le "capitalisme", sans remettre en question les systèmes politiques tous aussi pourris les uns que les autres !
    Qui est prêt à remettre en question son petit confort personnel pour effectivement entrer de plain-pied dans "l'écosocialisme" qui ne pourra se faire qu'en décroissant, je n'ai entendu personne ici, ni au Parti de Gauche ou au Front parler de décroissance. D'abord faire admettre aux communistes de laisser tomber le productivisme, là y a vraiment du boulot ! Alors la décroissance !
    On en sort quand du capitalisme ?

    * car le redistribuer signifierait changer de main pour mieux recommencer tout ce cirque qu'on veut foutre cul par dessus tête, donner un peu plus que ce dont a besoin un individu quelconque, et le meilleur moyen pour le rendre plus stupide et bête que nature, moi y compris, on dit que c'est humain !…

  36. 236
    jacquelin dit:

    @ Denis F
    T’as plus ou moins raison. On voudrait convaincre tout le monde avant de commencer la grande démolition. Je crois qu'on a surtout peur de ne pas savoir quoi mettre à la place, et c'est pour ça qu'on cherche à convaincre, nous avec.
    Système = capital = actionnaires. Supprimons les actions, transformons-les en "obligations" remboursées au fil du temps. L’outil appartiendra alors a ceux qui le font tourner.
    Capital = dominants = compétition. Supprimons la compétition par une rétribution égalitaire. Le but ne sera plus la possession en rapport a autrui mais la nécessité de remplir son existence humainement.
    Ce n’est pas redistribuer qu'il nous faut faire, c'est raser et considérer le travail comme œuvre collective avant une réussite individuelle.
    Tu crois que beaucoup sont certains d'accepter cette démarche ? C’est le vrai sens de Gauche qui n'existe pas. Qui est pour l'abolition des privilèges ? Tous, mais quels privilèges ? On est formatés depuis des lustres à cette compétition qui nous fait organiser notre vie pour réussir et non pour vivre libres et heureux. Tu la visualises la pente à remonter ?
    Ceci dit, un coup de gueule ça fait toujours du bien.

  37. 237
    orero ramon82 dit:

    @mercure40 et @wackes,
    Merci pour ces liens sur le meeting de Mulhouse et les discours de J-L Mélenchon. Où peut-on trouver les paroles de Pierre Laurent ?

  38. 238
    Denis F dit:

    @ 237 jacquelin dit: 4 avril 2013 à 17h45
    Merci camarade je vois que tu es toujours là à charbonner (au charbon), remarque quoi de plus normal pour un ch'ti de ch'nord qui sait ce qu'est la mine est le turbin qui va avec. Oui tu as raison la route sera longue avant que d'entrevoir ne serait ce que l'horizon de l'espoir d'un tout petit changement de mentalité, c'est ce qui me troue le cul et me fait le plus mal, cet égoïsme même chez les plus sincères et convaincus.
    Bien sûr que je la vois cette pente à remonter, camarade, mais je vois aussi, en me retournant, la même pente qui elle descend dans les limbes de la misérable condition humaine que nous réserve ces salauds de l'oligarchie capitaliste.

  39. 239
    vm dit:

    @ ermler 235 (17h26)
    Lucien Sève disait de certains communistes qu'ils préfèrent "parti" à "communiste". Beaucoup de socialistes préfèrent eux aussi "parti" à "socialiste".
    Les uns et les autres s'attachent affectivement (ou par intérêt) à un acronyme (PCF, PS), comme si c'était un symbole sacré, oubliant que ce sont là des formations humaines historiques et fluctuantes, peuplées d'humains et dirigées par des humains, et non pas par des principes absolus. Récemment encore, sur rézocitoyen, G. Filoche affirmait que son parti était un parti... de lutte de classe !
    Il serait temps que les "socialistes" qui le sont resté s'aperçoivent que le clan Solférinien n'a plus rien de "socialiste", et comprennent quelle nouvelle formation est vraiment porteuse de leurs valeurs. Qu'ils regardent le réel en mouvement, l'actualité des problèmes économiques et sociaux, et qu'ils mettent l'Humain d'abord, l'humain avant la structure ! Onze millions de Français de gauche qui ont voté NON au TCE, dont on a piétiné le vote, et qui ne veulent pas de la politique austéritaire, ni au niveau national, ni au niveau local, mais bien des services publics qui marchent et des emplois, y compris industriels, et des salaires et des retraites, pourraient aussi être prêts à nous suivre, si nous savons leur transmettre cette simple vérité.

  40. 240
    ducono69 dit:

    L'affaiblissement du PS aura t'il comme conséquence surprenante une baisse de ton du PS pour les municipales ? J'ai la sombre impression que des listes PS contre des maires FdG au 1er tour prendraient de sacrées claques. Le seul souci est la désertion des électeurs de la gauche toute entière en 2014. A nous d'expliquer aux Français que le changement c'est nous.
    Voilà du travail pour tous !

  41. 241
    jpp2coutras dit:

    @wackes
    Merci beaucoup pour cette vidéo en "live": ça aurait été dommage de rater un tel moment d'intelligence stimulante. Non seulement Jean-Luc Mélenchon "décrypte" parfaitement le problème posé, mais je dirai qu'il dégoupille cette tentative de mise en principauté de ce "territoire", de ce "fief" UMP. Et tout ça avec un humour ravageur. Du très bon Mélenchon comme on l'aime sans modération. A visionner impérativement!

  42. 242
    marj dit:

    @218 Dauphinoise
    Dans ta liste concernant le coût supposé de l'immigration, tu as oublié de mentionner les entreprises françaises qui s'en foutent plein les poches en Afrique : Total, Areva, Bollore and co, tous ceux qui exploitent les ressources et les hommes, prennent les marchés et font, qu'au final, le continent Africain rapporte à l'Europe et à la France bien plus qu'il ne coûte.
    C'est vrai que le traitement médiatique fait à La Le Pen est affligeant et dangereux en pleine crise économique et sociale mais les chiens de garde ne se rendent même pas compte qu'ils jouent avec le feu, ils n'ont rien appris des leçons de l'histoire. Au lieu de comémorer, ils feraient bien d'essayer de comprendre les mécanismes qui mènent aux divisions, aux replis identitaires et aux guerres.
    Imaginez un peu si, dans ses discours et ses propos,Marine Le Pen remplaçait le mot "étrangers" ou "musulmans" par "juifs", ce serait un tollé général et Cohen ne l'inviterait pas...mais aujourd'hui,même si la situation ressemble beaucoup à celle des années 30 (chasse aux étrangers, caricatures des "juifs suceurs du sang des pauvres"), les boucs émissaires ont changé, l'extrême droite (et la droite) ont trouvé de nouveaux responsables, de nouveaux ennemis pour ne surtout pas remettre en cause le fonctionnement du système économique. Et le pire c'est que ça ne choque plus grand monde puisque Mme Le Pen a acquis toute la légitimité pour aller déblatérer tranquillement ses énormités et ses mensonges sur les plateaux télévisés !

  43. 243
    françois dit:

    Je me demande la tête que ferait de Gaulle s'il revenait et que constatant l'orientation politique il essaye de lancer un appel sur les médias actuels.

  44. 244
    Vince_BZH dit:

    @Denis F et Jacquelin
    Pour le coup vous niez un peu la nature humaine messieurs. Vous revez d'un monde ou tout les individus seraient fait sur le même moule. Mais certains ont besoin de compétition pour exister, l'Homme s'est toujours mesuré à lui même pour connaitre sa valeur. Ce qu'il faut c'est créer un cadre ou chacun puisse exprimer sa personnalité et ce sans le faire aux détriments des autres. Ce que vous faites d'une certaine manière.

  45. 245
    LE BRIS RENE dit:

    Nous vivons une période complètement loufoque. Le minimum qu'un président de la 5ème République aurait dû déjà fait, c'est de changer d'équipe gouvernementale. Mitterrand, Chirac, l'ont fait. Evidemment Sarko se croyant dépositaire de la pensée unique de la droite décomplexée, c'était pas dans ses gènes. Ce qui est sûr, c'est que pour les citoyens français, l'équipe Hollande n'est plus légitime. Si Hollande veut sauver les meubles, qu'il appelle Martine Aubry au secours !
    L'autre solution serait l'ouverture vers Bayrou mais avec les dégâts que l'on sait. Dans ce contexte, le Front de Gauche doit rester uni sur une alternative écosocialiste ! Alors oui, si des négociations secrètes ont lieu avec le PS au niveau des futures municipales entre le PS et le PC, non seulement c'est ntable, mais c'est un couteau dans le dos à tous les militants(tes) de base. Et c'est grave. Nous devrions au contraire affirmer que nous mettrons le carton rouge à tous les députés de gauche qui voterons pour l'ANI ! C'est à dire qu'ils ne seront plus considérés comme de gauche. Heureusement, Le Front de Gauche est pluriel, ceux qui s'écartent de cette dynamique s'exclueront d'eux mêmes.

  46. 246
    Naco dit:

    Merci Denis F (236) pour tout ce que tu dis, et la façon dont tu le dis.
    Si ce blog n'était pas coincé par ses obligations strictement politiques, il serait intéressant que le gens qui y écrivent, puissent y trouver les moyens de se rencontrer, en dehors de toutes obligations partisanes. Tu as raison de poser cette question. On en sort quand du capitalisme ? Car a ce moment précis, on pourrait un peu s'expliquer sur certaines choses entre nous, et donc entre tous. Ça serait sans doute cruel. Mais ce petit jeu, dans cette période sans lumière, n'a jamais tant valu sa chandelle.

  47. 247
    Nicolas Rousseau dit:

    Bonjour,
    Je réagis juste aux premières lignes du billet de Jean Luc parce que sur ces 20 premières lignes, je vois déjà ce qui m'exaspère.
    Sur l'accord ANI qui va être retranscrit tel quel en loi par le PS, je me demande comment Jean-Luc Mélenchon peut encore dire que c'est sans précédent. La trahison date de 1983/1984, avec le tournant de la rigueur. Cet accord est la suite logique de la pensée du PS devenue sociale-libérale en 1983, alors qu'elle avait encore quelques brevets de socialisme avant ça. Je regrette que ce simple constat ne soit pas plus facile à faire pour Jean-Luc Mélenchon.
    Pour le débat sur l'unification de la région Alsace en une seule collectivité, je suis tout autant perplexe, d'autant plus qu'Alsacien d'adoption, je ne sais pas quoi en penser. Pour faire simple, j'ai reçu un matériel électoral, et je suis invité à aller voter dimanche. Je n'irais pas. Déjà parce que je ne comprends pas ce pour quoi je vais aller voter, et d'autre part je ne vois pas ce qui va changer si le "oui" passe. Il est dit dans le communiqué du FdG Alsace que "Le choix d'une fusion est le premier pas d'une autonomisation législative qui tôt ou tard permettra une adaptation régionale du code du travail et du droit." Ben oui, mais la particularité législative, c'est déjà une réalité en Alsace (et en Moselle), et tout particulièrement au niveau du droit du travail ! Et c'est vachement mieux ici que dans le reste de la France. J'explique : si on oublie le fait que le Concordat est toujours d'actualité ici, et donc notamment que les curés sont payés par l'Etat, il y a quand même des compensations!

  48. 248
    Hold-up dit:

    @ ermler
    Par rapport à ton propos n° 145. Il me semble qu'il est inutile de se focaliser sur le FN. En parler c'est gonfler la baudruche inutilement. Il faut continuer à tracer notre sillon et sortir de tout ça par "le haut", vers la VI république. Nous sommes les seuls à l'appeler de nos vœux, voici le levier républicain que nous devons renforcer pour soulever les montagnes. Pour nous faire entendre durablement voici aussi certaines mesures politiques claires et radicales préconisées par P.Jorion qui, si nous nous en inspirions, nous ferait apparaitre aux yeux de nos concitoyens comme les seuls opposants à l'oligarchie qui s'est taillée depuis plusieurs décennies la part du lion via la cinquième république malade. Reprenons les mesures suivantes et faisons-le savoir : " 1/ Accorder à nouveau la priorité aux salaires plutôt que favoriser l’accès au crédit, lequel est nécessairement cher et se contente de repousser à plus tard la solution des problèmes se posant d’ores et déjà - 2/ Mettre hors-la-loi la spéculation en rétablissant les articles de la loi française qui l’interdisaient jusqu’en 1885 - 3/ Mettre hors d’état de nuire les paradis fiscaux en interdisant aux chambres de compensation de communiquer avec eux dans un sens comme dans l’autre - 4 / Abolir les privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques, privilèges ayant permis de transformer de manière subreptice dans nos démocraties le suffrage universel en suffrage censitaire - 5 / Redéfinir l’actionnaire d’une société comme étant l’un de ses créanciers et non l’un de ses propriétaires ; établir les cours à la Bourse par fixing journalier. 6/ Éliminer le concept de « prix de transfert » qui permet aux sociétés d’échapper à l’impôt par des jeux d’écriture entre maison-mère et filiales - 7 / Supprimer les stock-options pour instaurer une authentique participation universelle. 8/ Ré-imaginer les systèmes de solidarité collectifs, au lieu des dispositifs spéculatifs voués à l’échec en raison de leur nature pyramidale que sont l’immobilier ou l’assurance-vie, par lesquels on a cherché à les remplacer - 9/ Enfin, dans un monde où le travail disparaît, la question des revenus doit être mise à plat et faire l’objet d’un véritable débat " - Bonsoir.

  49. 249
    Jean Emmanuel dit:

    Puisque nous en sommes dans les mauvaises nouvelles, le procureur s'est prononcé dans un réquisitoire où il demande le non lieu dans l'affaire Sarkozy Bettencourt.
    Quand à l'affaire Cahuzac, Hollande continue de ne rien voir et d'ailleurs il a annoncé qu'il n'y aurait pas de remaniement. Ce qui est bien dommage, car il faudrait mettre à la porte tous les Strauss-Khaniens etc. qui ont protégé ce salopard. Je n'attends à titre perso que la démission de ce Gouvernement pour leur lâcheté hier en Conseil des Ministres sur le non cumul des mandats.
    Quand à l'ANI oui il faut continuer à le dire, c'est une loi inique. J'ai d'ailleurs vu sur Twitter que certains ont commencé à mettre de côté la CFDT et à rentrer dans le lard de Chérèque et ils ont raison. Parler dru et clair c'est ce qu'il faut, plus de temps pour de la politique à la papa. Les médiacrates ne comprennent que ça donc il faut continuer à les infantiliser.

  50. 250
    Diogene dit:

    Hollande fait une sacrée dissonance cognitive. Il persiste dans la voie de la faute d'un seul homme qui l'aurait de surcroit trahis. Petit calcul d'énarque qui regarde le monde du haut de sa tour d'ivoire. En bas, le peuple gronde mais il n'entend pas, il est trop haut. Hollande est une machine a gravir les marches du pouvoir, mais une fois au sommet (par défaut/DSK), il se trouve dans un costume bien trop grand pour lui. Prêt a tout pour y parvenir, politiquement bon a rien une fois aux commandes. Il restera de lui le souvenir cuisant de celui qui a eu toute sa vie une fascination pour le pouvoir, les puissants,et qui aura tout fait pour être le bon élève de sa classe qui malheureusement n'est pas celle de ses électeurs. S'il fait le choix de laisser pourrir la situation, j'emploierai un terme a la mode pour le désigner. La lutte des classes est une réalité. Le socialisme n'est pas une marque déposée par les dirigeants du PS, ils ont tout trahis, et tout est a reconstruire mais sans eux.

      

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