20mar 13

En bloc et en détail

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La crise à Chypre

Communiqué de Jean-luc Mélenchon

Déclaration d'Alexis Tsipras, Président du groupe parlementaire Syriza-USF

alexis06

Nous étions en réunion, en train d’analyser la situation de Chypre, quand tomba la nouvelle de la démission de Jérôme Cahuzac. L’ambiance délétère que Chypre déverse sur la légitimité de dirigeants européens assez stupides pour provoquer un risque de crise systémique bancaire s’aggrave en France d’une effarante ambiance de sortie de route du système gouvernemental. La direction du petit Parti de Gauche, à la veille de son troisième congrès, rencontre les événements qu’elle a prévus, annoncés et sur lesquels elle a construit son programme et sa stratégie. J’étais alors de retour du congrès de la CGT. La clameur qui avait accueilli l’annonce de ma présence aux bancs des invités m’emplissait encore le cœur d’émotion, de reconnaissance et de sens politique. Voilà qui fit mieux que compenser la tristesse de l’attaque gratuite et embolique de Daniel Cohn-Bendit contre moi face à Martine Billard. L’idiot utile du système en sera pour ses frais car il a donné des verges pour se faire battre. Le temps où on pouvait affirmer sans être contrôlé est bel et bien fini ! La blogosphère s’en est mêlée et Dany le jaune en sort davantage rabougri.

Lisbonne Le congrès de la CGT fait souffler un tout autre air. En France s’assemblent les éléments d’une capacité de riposte de la société dont le syndicalisme nourrit la force. Cette force se perçoit aujourd’hui elle-même non seulement comme une résistance mais aussi comme un projet concret pour le futur. Les pages du document d’orientation concernant le modèle du développement durable, et la multiplication des projets de coopératives en attestent. Comme c’était bon pour moi, le soir même à Toulouse de parler devant une salle comble, rassemblée en quelques jours, pour ma conférence sur l’éco-socialisme. Bon, allez zou ! Je vais faire ma valise pour le congrès de Bordeaux du PG. Avant cela j’aurai été à PSA, à l’invitation des salariés de l’usine en lutte. Quelle semaine exaltante que celle qui commence par le congrès du premier syndicat du pays et se conclut par celui de l’ardent Parti de Gauche.   

Le théâtre d'ombre

Que vit la démocratie parlementaire pendant ce temps ? Une comédie de plus : la motion de censure du gouvernement déposée par la droite. A cette occasion, Copé annonce qu'on va voir ce qu'on va voir… En fait on va voir une gesticulation sans objet. En démocratie, une telle motion confronte deux visions alternatives. C’est du sérieux. C’est un acte grave qui doit appeler la conscience civique. Bien sûr, l’exercice est assez formel dans la cinquième République, mais son sérieux devrait au moins sauver les apparences. Ce n’est pas le cas.

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Lisbonne

Car que défend Copé de si alternatif que cela justifie une telle dramatisation ? Qu’a-t-il vraiment à reprocher au gouvernement ? Voyons. M. Guéant a dit tout le bien qu'il pensait de la politique de Manuel Valls, dure envers les faibles et les populations discriminées comme les Roms. L'adoption du traité Merkozy sur ordre de François Hollande après qu’il a abandonné sa promesse de renégocier le traité a fonctionné comme « reniement utile » selon Borloo. Il a surtout signifié une approbation de la politique européenne de Sarkozy et l’engagement de la poursuivre. En ce qui concerne les budgets d'austérité, la droite n'aurait pas fait mieux. En réalité elle a fait moins. Dès son premier plan d’austérité budgétaire Jean-Marc Ayrault a fait des coupes budgétaires du double de celle opérées par Fillon en deux plans de rigueur. Et puis, les parlementaires UMP voteront bien sûr, comme un seul homme, le projet de loi "Made in Medef" qui reprend quasiment l'accord compétitivité-emploi de Nicolas Sarkozy et qu’acclame le Medef. Ce n’est pas tout. Coïncidence fâcheuse, l’épisode chypriote éclaire crûment la connivence de la droite et du PS sur la loi bancaire inconsistante du gouvernement Ayrault. Cette loi est en débat au Sénat cette semaine. Elle ne touchera les grandes banques que d'une façon anecdotique. Elle n'interdit ou n'encadre les activités spéculatives que de façon marginale. Et elle n'oblige absolument pas les banques à séparer leurs activités de dépôts de leurs activités d'investissement. Encore une promesse de Hollande dont il s’avère, une fois de plus, qu’elle n’a été mise en scène que pour contrer notre influence électorale. Bref, cette loi bancaire est tellement favorable aux grandes banques que l'UMP monte en ligne aux côtés du PS pour la voter au Sénat. En effet les sénateurs Front de Gauche ne la voteront pas. Une fois encore, l'UMP et le PS voteront main dans la main pour contourner l'obstacle. C'est ce qui s'est passé en commission. Et Philippe Marini, président UMP de la commission des Finances du Sénat l'a dit clairement. Il a vanté assez cruellement « un débat consensuel, très loin de "la finance est mon ennemi" ». En fait, sur les sujets essentiels, la droite et le PS votent ensemble. Peut-on rêver mieux comme opposition de droite ? Il s'agit donc d'une motion de censure de pacotille pour une adhésion à une même politique : celle de l'austérité et de la « baisse du coût du travail ». En fait entre l’UMP et le PS, la connivence est permanente.

Dans l’affaire chypriote, cette complicité s’est affichée comme une évidence. Elle est d’autant plus écœurante que les solfériniens ne cessent de se donner des grands airs pour fustiger notre refus de nous soumettre à ses diktats sous prétexte que cela ferait le jeu de la droite. Fin février, Moscovici et le ministre allemand de droite Wolfgang Schäuble s'étaient félicités dans un communiqué commun de la victoire du candidat de droite à la présidentielle à Chypre. Selon eux, cette élection devait "permettre la formation d'un gouvernement qui pourra rapidement continuer les négociations sur le programme d'assistance financière à Chypre. Nous sommes confiants que le prochain gouvernement accélérera significativement le rythme des réformes en faveur d'une croissance soutenable et de la stabilité budgétaire et financière". Le précédent président de Chypre, un communiste, s'opposaient aux conditions de la troïka pour le "plan de sauvetage". On comprend pourquoi les libéraux des deux rives étaient contents de s'en débarrasser. Sur place les socialistes du cru avaient évidemment voté pour le candidat de droite. Comme en Grèce où François Hollande était venu nous tirer dans le dos et où il a encore refusé de recevoir nos amis de Syriza lors de sa dernière tournée.

Chypre, le début de l'avalanche

Au moment où j’écris, mardi soir, le Parlement chypriote a donc rejeté le plan "d'aide" européen. C'est une bonne nouvelle pour le peuple chypriote. Mais c’est aussi le début d’un enchaînement de circonstances désastreuses pour tout le système dont on va voir très vite l’insondable ampleur. C’est peut-être le commencement de notre heure en Europe. Les grands capitalistes ont des raisons d’être très mécontents de leurs domestiques politiques. Leur sottise et leur aveuglement idéologique vient de déclencher une crise majeure qui peut expédier tout le système à terre.

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Dans cet épisode, les ministres européens des Finances montrent l'étendue de leur incompétence. Leur remède aggrave le mal. A peine avaient-ils annoncé leur "plan" que la panique s'est répandue partout à Chypre provoquant l’imminence d’un collapse bancaire. Le système bancaire chypriote est à présent, au vu et aux su de tout le monde, en perdition. Dans ce domaine la mauvaise réputation est fatale. Les banques ont dû être fermées jusqu'à jeudi pour éviter un écroulement généralisé du système. Elles ne peuvent plus assurer les dépôts des épargnants. Elles menacent de faire faillite. Pourquoi ? Parce qu'elles étaient gangrénées par la spéculation. Et parce qu’elles n’ont pas su masquer ni amortir les effets du petit processus d’annulation partielle de la dette grecque décidée ces derniers mois. J’en dis un mot d’explication.

Madrid

Depuis le début de l'attaque spéculative contre la dette grecque, nous répétons qu'il faut que la Banque centrale européenne prête directement à l'Etat grec à des taux très bas. C'est la seule solution qui permet de briser la spéculation. Au lieu de cela, les libéraux dogmatiques qui gouvernent ont imposé des cures d'austérité toujours plus drastiques. L'austérité a aggravé la crise économique. L'économie grecque s'est contractée de près de 20% en deux ans ! Il y a donc eu moins d'impôts et de taxes perçues. Et la dette grecque s'est creusée au lieu de se réduire. C'est le cercle vicieux que j'ai déjà présenté des dizaines de fois. Face à leur échec, les libéraux et les sociaux-libéraux européens auraient pu se ranger à l'idée de mobiliser la Banque centrale européenne. Non, ils ont préféré rester dans le cadre, ne rien changer à la règle du jeu en mettant au point une restructuration de la dette grecque. Cet exercice comprenait une annulation partielle de la valeur des titres de la dette grecque. Au royaume des menteurs qu’est le monde la finance et de la spéculation, personne n’a abattu ses cartes. Les grosses protestations des banques européennes n’ont ému personne, à juste titre. D’autant que la Banque centrale européenne achetait le papier pourri de titre de dette sur le « second marché ». Mais personne n’avait l’air de savoir que les banques chypriotes étaient déjà totalement enfoncées. En l'occurrence, les deux grandes banques de Chypre détenaient beaucoup de dette grecque. 4,5 milliards d'euros. Donc, en croyant atténuer le problème en Grèce, les dirigeants européens l'ont étendu à Chypre. Belle réussite !

Evidemment le système bancaire de Chypre était déjà extravagant. Ceci explique cela. Les banques de Chypre étaient déjà malades de la dérégulation totale de la finance. On apprend à présent que les oligarques, les banques et les grands groupes russes possèdent entre 20 et 30 milliards d'euros dans les banques chypriotes. Chypre est une sorte de paradis fiscal dans la zone euro. La finance chypriote a attiré ces fonds en profitant pleinement de la liberté totale de circulation des capitaux dans l'Union européenne, et entre l'Union européenne et le reste du monde. Ce modèle fou conduit à des situations incongrues. Ainsi, le président russe Vladimir Poutine se sent obligé d'intervenir dans le règlement d'une crise interne à la zone euro alors que son pays n'est pas membre de cette zone, ni même de l'Union européenne.

On apprend aussi que les banques chypriotes possèdent des actifs correspondant à huit fois la richesse produite par le pays. Dans ces conditions, le défaut d'une des deux grandes banques ferait exploser l'économie du pays et les finances de l'Etat ne suffiraient pas à garantir les dépôts des épargnants. Bien sûr, tout le monde crie au scandale. Mais personne ne se demande comment une telle chose a pu arriver. Ni comment il se fait que les importants moyens de la presse euro-bêlante ne lui ai jamais permis de voir la situation. Dès lors, le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, a beau jeu de donner des leçons. N’était-il pas membre de la réunion où ces décisions stupides ont été prises ? Il ferait mieux de lutter contre la reproduction de cette situation en France : les actifs des banques représentent quatre fois la richesse du pays. Et à elle seule, la BNP possède des actifs supérieurs à la richesse produite par la France en une année !

La BCE, la Commission européenne et le FMI veulent faire payer le peuple pour la folie des banques. Ce fut le cas en Irlande, en Espagne et ainsi de suite. Comme aucun gouvernement n’a regimbé, lorsque le tour de Chypre est arrivé, la méthode était déjà prête. Compte tenu de la faiblesse de l’île, le plan pouvait même être plus féroce. C'est ainsi qu'ils ont imaginé leur "plan de sauvetage". Pour faire face à la situation de ses banques, Chypre aurait besoin de 17 milliards d'euros : dix venant des Etats de l'Union européenne, un milliard venant du FMI. Les 6 milliards manquant alors devaient être pris dans la poche des Chypriotes eux-mêmes. En fait, c’était un test. Ce plan est en effet le premier qui contient cette idée. Car la mesure est d’une violence sans précédent. Une telle idée n'a été appliquée en Europe que deux fois dans tous le vingtième-siècle selon le journal Le Monde. Et encore, que ce soit en Italie en 1992 ou en Norvège en 1936, la mesure était bien plus limitée que ce qu'ont proposé les dirigeants européens !

Ces six milliards de rançon, la troïka voulait les prélever grâce à une taxe sur les dépôts des particuliers et des entreprises dans les banques du pays. Avec sa brutalité habituelle, la troïka proposait que tous les épargnants soient taxés ! Ceux disposant de plus de 100 000 euros devait être taxés à 9,9% de leurs économies. Mais les petites gens qui ne disposaient que de quelques centaines ou milliers d'euros d'économies devaient aussi être taxées ! Que vous ayez un euro ou 100 000 euros, l'Union européenne proposait de vous taxer à 6,75% sur vos dépôts. Même si vous ne les retiriez pas et les laissiez à la banque. C'est cette invention stupide qui a provoqué la ruée sur les guichets, chacun essayant de sortir son argent avant d'être spolié. C'était une sorte de hold-up en silence, pour éviter aux actionnaires des banques de perdre leur mise. La légitimité d’une telle mesure est déjà on ne peut plus discutable du point de vue de la cohérence des eurocrates eux-mêmes. En effet, la directive européenne du 2 juillet 2010 prévoit que les Etats doivent garantir les dépôts des épargnants jusqu'à 100 000 euros en cas de défaillance des banques. Taxer ces dépôts est donc une violation de cette garantie. Bravo "L'Europe qui protège" !

Pour mémoire, notez que le système inventé n'était pas du tout progressif. D’abord parce qu’il contenait seulement deux tranches. A première vue c’était une belle combine à effet d’annonce comme les aime Hollande. Les plus riches paient davantage ! Couine ! Couine ! En fait ceux qui ont plus de 100 000 euros d'épargne ne seraient que peu touchés. Evidemment ! Quand on a plus de 100 000 euros  « d'économies », on ne les laisse pas sur un compte en banque. Ces sommes sont généralement placées en titres et produits financiers. Et ne sont donc pas touchées par la taxe. Enfin, notez bien la chose : les actionnaires des banques ne sont pas mis à contribution.

Sous la pression populaire et face à la panique créée, même la droite chypriote a refusé de voter un plan d'une telle violence. La crise s’étend donc. Au point que la troïka a dû modifier un peu son plan. Les personnes ayant moins de 20 000 euros d'épargne ne devraient finalement rien payer. Trop tard. Les protestataires ont pris le goût du sang. Ils ne seront pas faciles à faire rentrer dans leur boîte. En Argentine la crise a commencé exactement de cette façon. « Allons, allons, monsieur Mélenchon ! L’Amérique latine n’est pas l’Europe ! ». C’est bien vrai ma bonne dame, mon beau monsieur le journaliste ! Non, en effet, les « merkelistes » en Europe sont nettement plus balourds que leurs homologues d’outre-atlantique.

Pendant que les dirigeants européens s'accordaient, la panique a gagné les marchés. Je ne sais pas ni si elle s’arrêtera ni quand, ni à quel prix. Mais je note : pour la seule journée de mardi 19 mars, l'action de la BNP a chuté de 4,2% à la bourse de Paris, celle de la Société générale de 3,9%. Pour ces deux banques, le total correspond à une chute de la "capitalisation boursière" de trois milliards d'euros en quelques heures. Or ces deux banques françaises font partie des établissements systémiques c’est-à-dire capable de mettre en danger le système global en cas de difficultés. Voilà le magnifique résultat de l'indigence dogmatique aveuglée de la prétendue élite européenne ! En tous cas tout le monde apprend quelque chose dans cet épisode. C’est que les failles mortelles du système ne sont pas seulement dans ses lieux centraux. Justement : le talon d’Achille est… au talon.

Ce qui se joue à Chypre est un révélateur à plusieurs titres. Cet épisode illustre parfaitement la fragilité du système bancaire, sa folie et son caractère incontrôlable. Le jour où un domino tombera, il emportera peut-être tout avec lui. Ensuite, le plan imposé par la troïka est un exemple du caractère anti-social des plans "d'aide" de l'Union européenne. Celui-ci propose de faire payer les épargnants pour les folies des banques. Enfin, c'est un symbole du caractère anti-démocratique. Dans les précédents norvégien et italien, l'instauration d'une taxe sur les déposants avait été décidée souverainement par le parlement de ces pays. Là, elle sera imposée par l'Union européenne et le FMI. Comme le dit l'économiste Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, interrogé dans Le Monde : « Ce plan de "sauvetage" s'inscrit dans une ligne de décisions anti-démocratiques ». Petit à petit la thèse d’abord isolée que nous avons soutenue, sur le lien entre le déclin de la démocratie et la montée du système de l’Union européenne libérale est davantage partagée. Et le scénario de la rupture de la chaîne en un point méditerranéen et fortuit se confirme.

Un coup d'oeil sur le congrès CGT

Thierry Lepaon, le nouveau secrétaire général de la CGT prend ses fonctions cette semaine. A peine désigné comme successeur de Bernard Thibault, la présidente du Medef espérait déjà que cet ancien salarié du privé, qui siégeait au Conseil Economique, Social et Environnemental serait plus timoré que son prédécesseur. Laurence Parisot voulait croire qu’il « aiderait la CGT à accepter les compromis »… On sait ce que veulent dire ces sortes de conseil. Mais ici, de nouveau, peine perdue.

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D’abord cet homme, ancien leader des Moulinex, originellement formé à la chaudronnerie, n’est pas le messager du consensuel CESE où il siège. Il prend la tête de la CGT après une carrière jalonnée des épreuves qui sont le lot des salariés d’aujourd’hui. Il a vécu trois licenciements et dix-sept plans de restructuration. Malheureusement pour madame Parisot, Thierry Lepaon n’est pas un homme du sérail où se recrutent les gentils garçons qui mangent dans sa main.

Madrid,

Ensuite, il faut se souvenir que la personnalisation ne permet pas de comprendre les enjeux de l’évolution de la CGT. Quelle que soit la personnalité de son leader, on ne saurait faire de la CGT autre chose que ce qu’elle est depuis toujours : un organe collectif de luttes et de propositions qui résiste aux attaques du patronat et des différents gouvernements libéraux. La CGT est non seulement le premier syndicat du pays avec près de 700 000 adhérents, mais elle est aussi et surtout une boîte à idées anti-crise dans tous les secteurs d’activité qu’elle représente. La centrale a enregistré 41 000 nouveaux adhérents en 2012, dont une majorité de salariés du privé, quarante-cinq pour cent de femmes et un tiers de jeunes de moins de 36 ans. Elle est donc jeune et de plus en plus paritaire. J’ai plaisir à faire ce bilan car je ne sais que trop quel était le pronostic et les espérances il y a quelques années lorsque d’aucun rêvait que la centrale ne résiste pas à la chute du mur de Berlin. La vision grossière d’après laquelle le syndicalisme que représente la CGT dans notre histoire nationale serait un produit d’importation a fait long feu. Je sais aussi que le rêve de Sarkozy était d’obtenir un choc frontal avec la CGT, qui serait l’équivalent en France du choc de madame Thatcher avec les mineurs. Le choc eut lieu chez les cheminots puis sur les retraites. La ligne de combat tint bon. Loin de s’effondrer ou de se diviser, le syndicat s’est renforcé.

Thierry Lepaon a donné, depuis sa nomination, des signes de combativité et de volonté de conquête sociale non équivoques. Élu en novembre par le Comité confédéral national, il n’a cessé de dénoncer l’insolence et l’absence de stratégie industrielle du gouvernement pour le pays. Nous nous reconnaissons dans son propos lorsqu’il déclarait, dans une interview à Médiapart en mars, que la politique du gouvernement Ayrault est « dans la lignée de celle de Sarkozy », où quand il disait avoir l’impression que « le gouvernement est plus attentif aux demandes du Medef qu’à celle émises par les syndicats de salariés ». La convergence est totale quand il ne tolère pas que le travail soit présenté comme un coût ! Enfin nous sommes en phase complète avec sa dénonciation depuis le début l’accord "Made in Medef" que le gouvernement a prévu de transposer dans la loi. Cette convergence n’est ni feinte ni affectée. Elle part du contenu concret des positions respectives de chacun d’entre nous. Il n’y a là de courroie de transmission ni dans un sens ni dans l’autre. Et ni l’un ni l’autre n’en souhaite puisque cela entraînerait un affaiblissement respectif de nos capacités d’entraînement et d’écoute. Fort heureusement la CGT rassemble des salariés de toutes convictions politiques. Fort heureusement le Parti de Gauche rassemble des salariés membres de tous les syndicats. Une réalité qui fait notre force. Elle interdit la confusion des genres. Et quand elle est solidement comprise, elle permet des convergences décomplexées dans les idées, dans l’action et dans les coudes à coude. 

Lundi à Toulouse, j’ai assisté à son discours d’ouverture du 50ème Congrès de la CGT, le crayon à la main. Dans son « projet syndical de conquête », Lepaon a tenu des propos très fermes à l’égard du Gouvernement. Il a rappelé que la politique de rigueur et d’austérité que mène le gouvernement « constitue la toile de fond de toutes les réformes en cours et annoncées : l’accord sur la sécurisation de l’emploi, le financement de la protection sociale, les retraites ou l’assurance chômage, la décentralisation. » Il a terminé son discours sur un appel rassembleur au changement. Mais pour la CGT, ce changement doit avoir un contenu. Il s’agit, selon les mots de son nouveau secrétaire général, d’élaborer « un nouveau modèle de développement social, économique, humain, écologique. » J’ai eu en main et j’ai lu le document d’orientation paru dans le numéro Spécial du Peuple de décembre 2012. La CGT intègre aujourd’hui dans son discours la nécessité « d’articuler besoins de développement et enjeux environnementaux. » Les thèses sur la planification écologique qu’il contient font écho à celles que nous développons dans le cadre de nos réflexions sur l’éco-socialisme au Parti de Gauche. Je ne fais qu’une citation après avoir hésité sur son choix. « [II.217] L’urgence écologique exige de repenser notre relation à la nature et de refonder notre développement sur des bases économes en ressources et en énergie, respectueuses de l’homme et de son environnement. L’organisation du travail et des relations industrielles se doit de prendre en compte cette exigence tout en anticipant les transitions nécessaires de manière à ce qu’elles ne pèsent pas sur les travailleurs et travailleuses et leurs familles. » Cette orientation nous intéresse. Elle nous implique en ce sens qu’elle permet une prise en charge par les salariés des objectifs de l’écologie politique telle que nous la concevons. Et cela nous en avons fait le constat concret quand se sont présentées au quartier général de ma campagne présidentielle les délégations des entreprises en lutte que menaient le plus souvent des salariés syndiqués à la CGT. Toutes ces entreprises avaient en commun de défendre un contre-projet à vocation écologique. Le tournant est pris en profondeur dans notre gauche.

Élection européenne : Hollande et Ayrault paniquent

Hélas pour les eurocrates, à intervalle régulier les citoyens sont appelés à donner leur avis sur l’Europe. Comment malgré cela faire en sorte que cet avis soit le plus dilué possible ? La question prend un contenu concret. Les élections européennes de 2014 se dérouleront-elles dans une circonscription unique sur l'ensemble du territoire français ? Ou allons-nous continuer la simagrée des huit "grandes régions" ? L'Assemblée nationale devra se prononcer le 28 mars prochain.

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Voyons l’affaire. Depuis les élections de 2004, l'élection des députés français au Parlement européen se déroule dans huit circonscriptions. Huit circonscriptions découpées au hasard. Ce découpage ne correspond à aucune réalité géographique ou administrative. Officiellement, il s'agissait de "rapprocher les élus des citoyens". Chacun mesure l'arnaque d'un tel argument à propos de circonscriptions aussi vastes ! Ainsi, j'ai été élu dans une circonscription qui va de Bordeaux à Perpignan. C'est le "grand sud-ouest". La circonscription compte trois régions et 18 départements ! Les autres circonscriptions sont du même acabit : de Lyon à Bonifacio, de Brest à Poitiers, de Dunkerque à Cherbourg… Même le journal Le Monde a fait un bilan très critique de ce découpage dans son édition du 5 mars dernier : « Triple échec. Ces "grandes régions" restent des regroupements artificiels, sans cohérence d'aucune sorte. Le "lien" entre l'électeur et l'élu est inexistant. Quant à l'abstention, elle n'a cessé de croître : les deux scrutins européens qui se sont tenus selon ce mode d'élection se sont soldés par une abstention de 57,24% en 2004 et 59,37% en 2009 ».

Ce découpage n'a que deux buts. Premièrement : empêcher l'émergence d'un débat national sur la politique européenne du pays et l'orientation de l'Union européenne. Découpé en huit régions la discussion s’enlise dans les clochemerleries pour la plus grande joie des amateurs de « dossiers de proximité ». Pendant ce temps les commissaires peuvent rester des autocrates hors de tout contrôle. Deuxièmement il s’agit surtout de réduire au maximum l’effet de la proportionnelle qui est censée s'appliquer. Là encore, Le Monde est très clair : « Ce mode de scrutin par circonscriptions régionales favorise, en outre, les "grands" partis. En théorie, dans le cadre national, une liste doit obtenir 5 % des voix pour avoir un élu. Il n'en va pas de même au niveau interrégional ». Ainsi, lors des européennes de 2009, la liste Front de Gauche conduite par Marie-France Beaufils dans la grande région "Centre/Massif-Central" avait obtenu 8,06% des voix mais aucun élu. Pour obtenir un élu dans cette circonscription, il fallait obtenir plus de 13% des voix ! Près de trois fois le seuil affiché ! Pourquoi ? Parce que la circonscription ne compte que cinq sièges à pourvoir, rendant quasiment inopérante la proportionnelle.

Lisbonne

Ce tripatouillage a été imaginé en 2003 par l'UMP. Le mode de scrutin précédent, la proportionnelle sur des listes nationales, était en vigueur depuis 1977. Ce changement a été imposé au détour d'une loi sur les modes de scrutin pour les élections régionales. Cette loi a été imposée par un coup de force à l'Assemblée nationale. Le gouvernement de l'époque avait en effet eu recours à l'article 49-3 de la Constitution qui met immédiatement fin au débat et permet que le texte soit considéré comme adopté sans vote. Pour s'y opposer, l'Assemblée doit voter une motion de censure contre le gouvernement. C'est ce que la gauche avait fait. Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS était le premier signataire de cette motion de censure de protestation contre le changement de mode de scrutin. Les députés communistes, verts, radicaux de gauche et chevènementiste étaient tous signataires. La motion avait été rejetée logiquement par la droite et, conséquence automatique, le texte avait été "adopté". L'Assemblée n'avait même pas pu discuter des articles sur les élections européennes. Seul le Sénat avait pu débattre. Mais un point au moins était clair : toute la gauche s'était opposée à ce charcutage électoral. L’histoire n’est pas finie.

Le débat à l'Assemblée aura encore lieu dix ans plus tard. Les députés du Parti radical de gauche ont inscrit à l'ordre du jour une proposition de loi pour revenir à une circonscription unique et à des listes nationales. Cette proposition de loi a déjà été votée au Sénat le 23 juin 2010. A l'époque, toute la gauche avait voté pour, PS compris. Et même le groupe centriste. Seule l'UMP avait voté contre. Si l'Assemblée vote la proposition de loi telle que le Sénat l'a votée, elle sera définitivement adoptée. Le débat à l'Assemblée devrait avoir lieu le 28 mars. Et le vote devrait avoir lieu le 2 avril. Le texte doit être examiné au préalable par la commission des lois de l'Assemblée nationale le 20 mars prochain.

Le PS semble hésitant et divisé. Harlem Désir a dit publiquement qu'il était pour le retour à des listes nationales. Mais Manuel Valls, ministre des élections, est contre. Je lis qu’il craint qu'une campagne nationale renforce le Front de Gauche. Mais selon la rumeur solférienienne, il craint surtout que Harlem Désir en conduisant une liste nationale ne lui vole le premier rôle auquel il aspire. De son côté, l'Elysée craindrait un vote sanction en juin 2014 si l'on revenait à la circonscription unique dans tous le pays. Naïfs ! De toute façon il y aura un vote sanction quel que soit le découpage ! De son côté, le ministre des Affaires européennes n'a pas d'avis sur la question. Interrogé sur Médiapart, Bernard Cazeneuve a botté en touche. Il a répondu : « Il appartient au président de la République de trancher ». Le ministre de l'Europe n'a pas d'avis sur l'élection des députés européens ! Et on apprend désormais que c'est le président de la République qui décide tout seul des modes de scrutin. C'est pourtant une compétence du Parlement établie par l'article 34 de la Constitution. Mais qu’est-ce que ça peut bien leur faire ?

Les radicaux de gauche répètent que François Hollande leur a dit qu'il était "favorable" au retour à la circonscription unique lors de rendez-vous passés. Nous, au Front de Gauche, nous sommes vaccinés contre les promesses de Hollande en tête-à-tête. Il m'avait dit qu'il était favorable à l'amnistie sociale mais nous avons dû batailler rudement pour arracher le vote des sénateurs PS fin février. Là encore, c'est Manuel Valls qui freinait tant qu'il pouvait. Le PRG, c’est évident, est une succursale  sans pouvoir. Mais il sait très bien sauter dans le cerceau en feu ou faire tourner des ballons sur son nez. Il sera donc docile. Pourtant il faudrait que le débat ait lieu. On verrait alors si le PS vote pour le retour à une circonscription unique comme il l'avait fait au Sénat en 2010. Ou s’il adopte une fois au pouvoir une autre position que celle qu'il avait quand il était dans l'opposition. La réponse n’est pas difficile à deviner. Pourtant, quel dommage ! Dans un moment comme celui-ci, n’est-ce pas plutôt urgent d’avoir la possibilité d'un vrai débat national sur la politique européenne ? François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne disent-ils pas avoir un bilan admirable grâce à leur ferme politique de rigueur dans la justice et d’austérité dans la croissance ? Que craignent-ils à le défendre ?  La preuve qu’ils n’y croient pas eux-mêmes : le mode de scrutin qu’ils veulent conserver pour égarer le sens politique de l’élection. Ces grands Européens qui se drapent dans leurs inepte discours sur l’Europe qui protège sont en fait de petits politiciens sans conviction, surtout soucieux de se protéger eux-même. En l’occurrence c’est un reniement de plus. Mais qui tient encore les comptes ?


333 commentaires à “En bloc et en détail”
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  1. Donatien Moricet dit :

    Ces analyses, comme les précédentes, me confortent dans l'idée que " la deuxième gauche " d'autrefois aura bien concouru à faire du PS et de son gouvernement " la deuxième droite " d'aujourd'hui.

  2. Damien dit :

    Excellente analyse de Jean-Luc Mélenchon, on y prend goût !
    Cahuzac un homme seul ? Observez comment l'oligarchie politico-médiatique lui rend hommage toute cette journée et on comprendra sans problème pour qui il roulait (personne ne le découvre ici je l'espère).
    Point d'orgue de ce nouveau tourniquet de propagande, l'émission "Carrément Brunet" sur RMC ce midi avec la participation du secrétaire national du PG Eric Coquerel, l'animateur a rendu plusieurs fois hommage à Cahuzac en des termes tellement dithyrambiques qu'il en décrédibilisaient l'auteur et le louangé. Bref, leur monde s'écroule et ils ne s'en rendent même pas compte, enfermés dans leur cécité de caste. Ils étaient ainsi hermétiques aux arguments et démonstrations développés par Eric Coquerel.

  3. Léonidas dit :

    @jacquelin
    Le fait d'affirmer ce que vous affirmez sur un ton vaguement condescendant n'en fait pas pour autant une vérité, même en prenant à témoin le "pequin moyen" imaginaire, sensé incarner le "bon sens populaire".
    J'ai, tout au contraire, dans mon entourage militant des quantité d'exemples qui semblent indiquer que le message véhiculé par Jean-Luc Mélenchon porte, de mieux en mieux, auprès d'un public jusqu'à présent sceptique et résigné.
    Et le genre d'émission évoqué (C/politique) en raison de son horaire, le dimanche, se prête particulièrement à l'exercice. Même si le numéro parfois risible de l'intervieweuse interferait assez lourdement avec le propos grave de Jean-Luc Mélenchon, les "nouveaux convaincus" lui reconnaissent à la fois compétence, conviction et sincérité. De plus, fait nouveau, Jean-Luc Mélenchon n'est plus seul dans son analyse, ce qu'il ne manque jamais de souligner avec intelligence. Ainsi, du Cassandre qui annonçait les pires catastrophes, il est devenu celui qui avait raison un peu avant tout le monde.
    Et ça, les "péquins moyens" le comprennent très bien. En plus de comprendre très bien ce qu'est la gauche, et ce qu'est la droite (je note au passage que vous ne vous embarrassez pas de fioritures pour dire tout votre mépris, j'espère simulé, des gens simple, comme votre "brave péquin moyen").
    Le plus surprenant, c'est que vous inventez des problèmes où il n'y en a pas (style, contenu, pédagogie...) et que ça vous désespère (sic).
    Essayez plutôt ma méthode. Le co-président de mon parti a suivi jusqu'à présent une trajectoire exemplaire. Il met à la portée de tous des explications lumineuses sur l'emballement désastreux de la finance et du capitalisme, il démontre avec constance l'inefficacité des solutions apportées auxquelles il ne manque jamais d'apporter des solutions alternatives. Il a donc tout mon soutien, et je m'abstiendrai de venir sur son propre blog lui donner des leçons de pédagogie, quand il n'en a nul besoin. Et je ne suis pas désespéré...

  4. JeanL dit :

    Juste pour dire à Olivier 24 attention aussi. Si au niveau militants inscrits, le PG est très minoritaire dans le Front de gauche, au niveau électeurs sans le Front de Gauche et JL Mélenchon en particulier le niveau électoral du PC aurait été comme ces dernières années autour de 3% et le resterait. Alors unité et soutien à un "porte parole", au sens etymologique, aussi présent, précis et pugnace que JL Mélenchon.

  5. alinber dit :

    Je ne sais pas si c'est fortuit, mais je trouve que ça commence a être fort de café l'affaire Chypriote, entre une politique européenne dont on peut de demander ce qu'elle cherche tellement c'est énorme, l'implication de la Russie, la présence de la Turquie, la Syrie toute proche, des ressources de gaz annoncées très importantes. Manque plus que la fuite et l'étincelle.

  6. Jean-Claude dit Avanaco dit :

    68ar non bobo, je lève mon poing gauche haut et fort. Bravo Jean-Luc tes analyses sont claires et confortent mes idées, je ne me suis pas trompé non plus ! Quelques errements dans les commentaires ne sont pas bienvenues, à nous d'expliquer un peu mieux certaines idées !
    à bientôt.

  7. bern ike dit :

    Il parait même que l'affaire de Chypre serait en fait une mesure de rétorsion contre la Russie, car Poutine venait de signer un décret interdisant aux banques européennes de créer des filiales en Russie !
    Réaction à chaud des banquiers européens, catastrophique donc ! Quand l'affect s'en mèle, il arrive qu'on fasse n'importe quoi.

  8. Courrierlecteur dit :

    C'est politique. Les chiens de garde aboient, le message passe. Dans les réactions d'un bref article "Mélenchon s'énerve..."(jeanmarcmorandini.com) quelques perles.
    Celle d'un jeune de 18ans, militant ou sympathisant FdG, qui serait vraiment bien venu pour s'exprimer sur ce blog: "Le jour où les journalistes seront élus par le peuple, ils comprendront ce qu'est la "légitimité" à parler. En attendant, leur rôle se limite à apporter l'information que leur apporte leur source, et non l'information qu'ils déduise de leur source. Si les sources ne sont pas des maîtres à penser, les journalistes le sont encore moins. Celui qui doit traiter l'information, ce n'est pas le journaliste, c'est le public. Parce que c'est lui qui vote."

    Et celle ci, de Rose[...], relevée par ce jeune militant (Rose ne semble être ni militante, ni sympathisante du FdG, sinon je suis convaincu qu'elle s'exprimerait sur ce blog): "Mélenchon ne demande qu'a être invité pour parler - et éventuellement être contredit - sur ses propositions. C'est logique. C'est comme si vous invitiez Philippe Manoeuvre dans une émission pour parler de rock'n'roll et que vous ne cessiez de lui parler de Justin Bieber et de vedettes de ce calibre. A un moment, il va tout naturellement vous recarder. Ce que fait Mélenchon dans ce cas précis est exactement la même chose : il force la journaliste à parler de ce qui à ses yeux sont les vrais sujets et à écouter son explication. Il ne lui demande pas d'acquiesser, il ne lui demande pas de lui "servir la soupe", il lui demande de pouvoir expliciter son point de vue et, le cas échéant, qu'on lui apporte la contradiction. Or pour apporter la contradiction à quelqu'un, encore faut il avoir écouté les propositions de ce quelqu'un, quoi qu'on pense de ces dernières. Ce qu'à fait Mélenchon là, c'est ce que tous les politiques devraient faire devant un interviewer qui veut imposer sa logique plutôt que d'éssayer de comprendre la logique de son invité, fut-ce pour la contredire ensuite. Le politique doit rester la "star" de ces émissions, par le/la journaliste ! Sinon, vous allez encore fabriquer plus d'abstension. Et, je le répète, cela vaut pour les politiques de tous bords."

    @jacquelin dit 19h09
    "Je sais ça fait pas forcément plaisir. Mais la voix de Jean-Luc Mélenchon n'attrape plus l'intérêt autre que parmi les convaincus."

    Et le sympathisant de 18ans, il était convaincu depuis sa naissance? Et Rose?...

  9. Etienne dit :

    Cahuzac aujourd'hui était le clown, le clown à la triste figure, le clown triste...
    Bon débarras!

  10. Harry dit :

    L'épisode Chypriote démontre à quel point les euro-capitalistes sont acculés. La crise du capitalisme signifie la crise de tous les dogmes et la déchéance de tous les partis qui œuvrent à son maintient. Par conséquent, et à partir de maintenant, la moindre loi, le moindre décret, la plus insignifiante décision politique, est susceptible de faire s'effondrer l'ensemble de l’édifice; cet effondrement est en lui même inéluctable. Mais quand ce produira t'il ? probablement dans les mois qui viennent : la nervosité actuelle des élites et des places boursières en est un bon indicateur. Après cet effondrement et face aux ravages sociaux que leur bêtise libérale aura provoquée, les élites décideront alors qu'il y a trop de chaos, trop de gréves, et ils tenteront alors de nous imposer leur "solution" ultime,soit, le règne des grosses brutes épaisses de l'extrême droite. Le pire est à craindre de la part des capitalistes, nous sommes à l'aube d'un millénaire qu'ils rêvent de pouvoir écraser sous leur botte.

  11. Christophe dit :

    Tout à fait d'accord avec Courrierlecteur 21h54.
    Si je prends mon cas personnel, à un moment où je voté PS plus pour battre la droite que pour les idées du PS, j'ai découvert Jean-Luc Mélenchon dans une émission où il critiquait le dalaï-lama. Sans être complètement d'accord avec lui je me suis dit que cela faisait du bien d'entendre quelqu'un qui casse les consensus et les règles politico-médiatiques. Puis je me suis mis à l'écouter de temps en temps pour le plaisir d'entendre autre chose que les discours pré-mâchés et je me suis rendu compte que j'avais beaucoup plus d'idée en commun avec lui que je n'aurais pensé au départ. Après j'ai fais des recherches sur internet et écouté ses discours qui ne passent jamais sur nos antennes. Alors je me dis que si ça à marché avec moi c'est que ça doit pour d'autre surtout en ces temps où beaucoup de gens doivent se poser des questions. Je pense donc que Jean-Luc Mélenchon suit une bonne stratégie mais le plus dur c'est de trouver le bon dosage pour ne pas être trop agressif.

  12. Empathie dit :

    Dans ses précédents billets Jean Luc a abordé plusieurs fois l’accord "made in MEDEF" (ou ANI : Accord National Interprofessionnel). Pour aller plus loin je vous propose de découvrir un décryptage vidéo de l'ANI par Gérard Filoche et que publie aujourd'hui le site "L'Humanité".

  13. pichot mont dit :

    Avez-vous entendu les propos de Copé à l'Assemblée Nationale ? On aurait pu croire que c'était un socialiste pas content de l'action du gouvernement tellement le vocabulaire et l'expression était vigoureuse. Preuve que ces gens-là savent très bien porter les coups où cela fait mal. Sauf qu'un gouvernement UMP ferait la même chose que le gouvernement PS. Cette magnifique démonstration de duplicité prouve, s'il en est besoin, que l'on pourrait permutter à loisir les groupes UMP et PS et à l'inverse on verrait Ayrault demander à Copé s'il sait où va son gouvernement. Ce sont les mêmes. La place doit être rudement bonne pour se la disputer ainsi.
    Bilan : ! Que se vayan todos !

  14. le Prolo du Biolo dit :

    @fmercun à 14h33
    "C'est en grande partie à cause des 68_tars, qui depuis se sont transformés en bobos chics, et s'accrochent à leurs strapontins comme des bernicles à leur rocher!"

    Juste un détail, l'immense majorité des soixante-huitards n'ont jamais viré de bord, et ne sont devenus ni ministres ni PDG. Merci d'éviter ce genre de généralisation aussi oiseuse qu'inutilement vexante.

  15. Courrierlecteur dit :

    Merci Christophe (22h19)
    Mon histoire est la même. Du positif, c'est agréable à entendre à côté de ces tristounets défaitistes, tellement défaitistes qu'on se demande pour qui ils militent. Du positif il y en a. Dans le dernier sondage Ifop Paris Match, Jean-Luc est encore en tête des hommes politiques (hors gouvernement) chez les jeunes (30 ou 35 ans et moins) N'est-ce pas la catégorie de population qui est la plus familiarisée avec internet? Celle qui zappe le plus la TV? Même dans les émissions politiques tordue, une bribe de message passe. Peut-être faudrait-il profiter de ces émissions pour faire la promotion de ce blog en disant quelque chose du genre (version "soft") "Je n'ai que quelques secondes pour parler de..." ou "Nous n'avons pas eu le temps de parler de... mais, je parle de ce sujet plus profondément sur mon blog" ou "je vous invite à prendre connaissance de mon analyse de la situation", etc. En version dressage de chiens de garde, pour les manipuler, les retourner contre leurs maîtres à leur insu, je ne sais que dire. Je n'ai que des leçons à prendre.

  16. Siamy dit :

    @pichot mont 23h01
    Oui, j'ai entendu Copé à l'Assemblée Nationale aujourd'hui, reprocher (entre autres) d'une voix acide au gouvernement Ayrault les éloges à l'égard d'Hugo Chavez et je le cite "ce dictateur aux petits pieds qui fait verser des larmes de crocodiles à Jean Luc Mélenchon".
    Non seulement les représentants de l'UMP et du PS sont interchangeables, mais leurs débats sont d'un niveau consternant et comme disait Coluche " Ne riez pas, c'est sur votre dos qu'ils bouffent". Oui les places sont bonnes, mais qu'est-ce qu'ils en font?

  17. marj dit :

    Sur l'affaire Chypriote merci d'avoir fait remarquer que le racket proposé n'avait rien de trés progressif et que les "péquins moyens" qui avaient quelques économies étaient les premiers à payer. Petit détail que nos chiens de gardes habituels se sont bien gardés de relever en mettant en avant les placements des riches Russes. J'ai été très étonnée aussi du soutient de Sterdyniack (économistes atterrés) à ce plan, même si Sterdyniack ne représente pas le plus révolutionnaire des Atterrés (c'est d'ailleurs sans doute pour ça que c'est lui qui est invité sur France Inter).
    Comme le relève JL Mélenchon, cette dérégulation financière (libre circulation des capitaux, développement des produits bancaires de plus en plus sophistiqués) ne tombe pas du ciel mais provient directement des traités européens signés entre autre par le PS avec Hollande à sa tête en 2005. Ces mêmes qui ont soutenu le traité de 2005 nous disent maintenant que nous sommes liés par les traités et donc qu'on ne peut pas faire grand chose.

  18. rayana dit :

    Comme Léonidas(53) je constate autour de moi de plus en plus d'esprits ouverts à la parole de Jean Luc, et de nouveaux adhérents au pg66. Nos idées se propagent lentement mais sûrement, s'infiltrant peu à peu jusqu'à ébranler des certitudes anciennes. Personnellement je n'ai jamais trouvé notre porte parole trop agressif : il parle comme nous, s'énerve comme nous (voir les minutes 40 à 46 dans l'interview C/politique) et met tous son cœur à défendre les petits et les sans voix que les hommes politiques ont complètement oubliés (sauf quand ça les arrange). Peu à peu la sincérité fini par payer. Que se vayan todos !

  19. ermler dit :

    Voilà qui va déclencher une salve d'ovations parmi tous ceux qui, sur ce blog, ne jurent que par la sortie de l'euro :

    S’il faut désormais choisir entre la souveraineté du peuple et celle de l’euro, la France doit choisir le peuple.
    (Jean-Luc Mélenchon)

  20. jacquelin dit :

    @Léonidas
    Désolé pour le ton s'il t'a déplu, le but était de poser une question et certainement pas de mépriser ou donner une leçon a Jean-Luc Mélenchon.
    Nous ne percevons pas la situation de la même façon.

    @Courrierlecteur
    Tu ne peux mieux illustrer ce que je ressens en citant "...la contradiction. Or pour apporter la contradiction à quelqu'un, encore faut il avoir écouté les propositions de ce quelqu'un, quoi qu'on pense de ces dernières. Ce qu'à fait Mélenchon là, c'est ce que tous les politiques devraient faire devant un interviewer qui veut imposer sa logique plutôt que d’essayer de comprendre la logique de son invité, fut-ce pour la contredire ensuite. Le politique doit rester la "star" de ces émissions, par le/la journaliste ! Sinon, vous allez encore fabriquer plus d’abstention. Et, je le répète, cela vaut pour les politiques de tous bords."
    On a ce problème. Moi je parlais d'une émission mieux ciblée, cela revient au même, si c'est pour avoir les singeries d'un journaliste qui ne fait que du spectacle et force le trait, on ne gagnera pas grand chose.
    Bien sur qu'on a de nouveaux militants ou regards attentifs, des jeunes surtout. Mais j'ai tellement la sensation qu'on est loin du compte !
    La situation est cependant bien bizarre. Gauche, droite, gauche de la gauche, extrême droite, toutes ces notions arrivent dans un amalgame épouvantable, (poses la question qu'est ce que la Gauche ou la Droite, fais toi peur, au marché vendredi). Pour emporter l'adhésion il faut que notre interlocuteur entende une réponse a une question qu’il se pose. Et celle qu'il se pose n'est ni dans le fond ni dans la forme semblable a notre discours. Je parlais de gauche ou droite. Essaie aussi avec ce mot "finance". De suite tu rigoles. Nous on sait. Ou on croit savoir. Et c'est la tout le fond de ma question.

  21. Michel Berdagué dit :

    Oui Jean-Luc nous ne sommes pas saignés à blanc (bien qu'avec ces Diafoirus), nous devenons de plus en plus rouge, écarlate de colère et révolutionnaire pour proposer. C'est fait avec le programme l'Humain d'abord et, que plus que oui, nous pouvons battre monnaie et en euros, pièces et billets, dans notre Hexagone debout.
    "...il leur en cuira..."

  22. Messines ch. dit :

    Bonjour Jean-Luc
    je viens de vous écouter sur France Info. Bravo, bravissimo, oui, enfin, mettez vous en colère contre ce Draghi, cet immonde personnage qui met la tête sous l'eau des peuples d'Europe, et contre cette Europe !
    Oui, vous avez raison également sur les pleurnicheries des cahuzaquiens et des UMP, alors que des syndicalistes défendant leur vie et celle de leur famille ont été malmenés par ces mêmes politiques et par les médiacrates !
    Continuez, nous sommes à vos côtés.

  23. citoyenne21 dit :

    @69 ermler
    Et oui, moi la première ! Si on ne peut pas réformer dans le bon sens, pas faire chanter Merkel, alors qu'on reprenne nos billes, pas d'autres choix. Moi ça me va très bien cette position là qu'à prise Monsieur Mélenchon et qui n'a rien à voir avec celle de Marine Le Pen, qui elle n'avait jamais envisagé de réformer quoi que ce soit pour le bien du peuple.
    Ce matin sur France Info, court mais incisif à souhait. Bravo !

  24. Cécile 63 dit :

    @siamy (23h50), et @Jean-Luc
    Oui nous sommes notre propre média, et oui le meilleur moyen pour faire grandir nos idées reste Internet. Partant de ce constat et la bataille culturelle étant loin d'être gagnée, Jean-Luc ne pourrait-il se servir de chacune de ses interventions en milieu hostile pour renvoyer à son blog ? En encourageant les citoyens à se faire une opinion par eux-mêmes vu qu'il n'y a vraiment pas moyen de développer quoi que ce soit d'intelligent dans ces conditions et que tout est toujours réduit aux petites phrases et aux caricatures sournoises. Pour nos concitoyens, prendre le pouvoir commence par aller chercher l'information là où elle est. Encore faut-il savoir où chercher...

  25. minary dit :

    Nous recevons les nouvelles de toutes les luttes, nous pouvons donc propager les nouvelles et les idées au niveau local. Le net est efficace pour les 45 ans et plus.
    Contente de vos déclarations sur l'euro, nous attendons la suite sur la construction européenne car la recherche va défiler avec l’université, les deux aux mains du privé dans un maillage administratif européen, il en sera de même pour le reste. Quand dénoncerez vous cette "résolution" bancaire faite par les banquiers pour les banquiers, avec leur "haircut" qui finit par être celui des déposants alors que cette reforme bancaire se veut protéger les citoyens ?
    UE est l'incarnation du néolibéralisme, toute sa structure reposant sur un droit facilitant l'expropriation des citoyens pour la liberté et l’intérêt de quelques privés que sont actionnaires et créanciers des multinationales financières ou non. L'UE est un capitalisme d'état à la chinoise qui devra devenir tyrannique pour sa survie. La coopération entre les peuples continuera après une révision de toutes les constitutions nationales. Le ménage chacun peut le faire chez lui, la distinction entre droite et gauche est caduque et si vous denoncez l'UE vous aurez les gens de droite attachés au modèle du CNR (mon père est de droite, il est inquiet et partage mon point de vue sur la destruction de l’état nation).
    France culture a des lueurs de révolte : personne ne défend plus les Roms. Hubert Huertas ce matin (un must a écouter). La commission a perdu son crédit chez les anglo-saxons pourtant ses défenseurs (elle n'avait pas de légitimité).
    Hier après la lecture de "greekcrisis" je me suis sentie grecque. Un blog us parlait de EUstapo (a partir de naked capitalism). Sur euractiv, l'OCDE prône la disparition des départements et dans son rapport la moindre taxation du capital
    par rapport a la taxation du travail.
    Un pouvoir administratif n'est pas suffisant a une société c'est donc un communauté d'esprit : l'Eglise qui doit faire le reste. Exit le théologien vive le politique, tel l'empereur le pape s'est fait légitimer par la clameur de la foule. Nous pouvons donc répliquer par la communauté des destins qui s'occupe elle de l'"esprit" des lois et qui ne définit nos vies non seulement par des valeurs humanistes individuelles (urgence a toutes les redéfinir et a recréer le discours perdu) mais aussi par des valeurs collectives de distribution imprimées dans...

  26. Empathie dit :

    Pour un moral regonflé à bloc : Jean Luc ce matin sur France Info.

  27. marcopolo dit :

    Je me souviens de ce que rappelle Jean-Luc constamment, à savoir que la chaîne va se rompre quelque part en Europe et ce sera le début de réactions en dominos, dont on ne sait pas où comment elles s'orienteront. Le triumvirat européen, conditionné également par Merkel droite allemande, franchit une barrière jusqu'à présent inconcevable. La déstabilisation monétaire. Si la BCE persiste dans ces choix, elle va engager un processus dont les conséquences peuvent effectivement remettre en question l'Euro, avec une aggravation de la crise sans précédent. Sans aller plus loin, la question qui se pose non pas dans l'avenir, mais maintenant, faut-il rester dans cette zone euro ?
    C'est ce que me semble suggérer le communiqué de Jean-Luc qui précède la déclaration de Alexi Tsipras.
    En attendant, j'attends avec attention les déclaration et prise de position de Hollande à ce sujet. Va-t-il faire comme à son habitude ?
    Peut-on raisonnablement espérer que Mario Draghi change de position, c'est possible, mais j'en doute, et au mieux à la condition que le peuple Chypriote s'empare lui-même de la question.
    Autre question d'importance, quelle est (ou sera) la position du Front de Gauche sur cette question. Elle me paraît décisive, conditionnant la suite des actions.
    Cohn-Bendit, ça devient de la petite bière, il en est réduit le pauvre à tenir la feuille de présence de Jean-Luc, il ferait mieux de se rappeler de ses gesticuations, positions et votes au parlement européen, qui ne font pas honneur à la gauche, mais Cohn-Bendit n'est pas de gauche. Il ne mérite pas plus de commentaires !

  28. durluche dit :

    Le fric attaque les peuples, nous sommes la voix du peuple en France mais le peuple ne s'en rend pas encore compte parce qu'on est pas assez visible dans les medias traditionnels. Nous avons internet à notre portée et là, pour augmenter notre visibilité, il y a les bandeaux publicitaires de gougueule par exemple, il suffit de donner du fric au fric pour qu'il fasse notre pub. Pourquoi ne pas prendre une partie du budget communication pour ce genre d'action ? Moins de papiers et plus d'octets.

  29. Invisible dit :

    Bizarrement, alors qu'il était question du Pape, les commentaires sur France Inter ne fonctionnaient plus hier et avant-hier. Toute tentative pour parler de l'Amérique Latine était éteinte dans l’œuf. J'ai du mal à croire à une coïncidence.
    Moi, je suis persuadée qu'avec la mort de Chavez et l'arrivée de ce pape plus latin que latino, une reprise en main est en train de s'opérer. Mais France Inter ne dit presque rien sur le rôle politique du pape et de la foi dans ces pays. Seulement un encensement benêt et un chœur de louanges sans analyse critique.

  30. Colette dit :

    Jean Luc Mélenchon France Info, le 21 mars 2013 – 8 h 15

  31. jacquelin dit :

    a propos de Chypre, non seulement c'est une manoeuvre test comme le dénonce Jean-Luc, mais il se porrait que l'envergure du problème soit tout autre. Lisez ce billet jusqu'au bout. Outre le passage sur Hollande qui fait rire jaune, la fin illustre un enjeu non apparent de cette crise. C'est a se demander pour qui roule la banque centrale européenne, ou par qui elle est manipulée. Jean Luc a raison. Cette zone euro devient de plus en plus nauséabonde. Et la encore qui manipule sa dégringolade inexorable.

  32. hopfrog dit :

    Remarquable billet, écrit par un Jean-Luc Mélenchon en grande forme. Dévissage du hautain Cahuzac, conspuage en règle de Danny le Jaune. Deux victoires de la toile sur la pseudo-info des médias mainstream.
    Par ailleurs, et comme Jean-Luc Mélenchon l'annonce depuis longtemps, les tensions s'accumulent partout dans le système. Chypre et l'Italie viennent s'ajouter à la Grèce, à l'Espagne, au Portugal, au Royaume-Uni... et à la France.
    Sarkozy peut bien échafauder tous les plans qu'il voudra pour revenir en 2017, l'épreuve de force risque bien de se jouer avant cette date.

  33. Maziers dit :

    L’intervention de ce matin était un coup de fraîcheur intellectuelle, une éclaircie printanière revigorante. Il était question de supers pouvoirs et du paradoxe du slip au-dessus du pantalon
    La tenue de superman de nos supers héros s’est transformée en un slip à paillettes éliminé que porterait un has-been never been. L’élastique flasque d’un caoutchouc fatigué force d’efforts budgétaires laisse choir le drapé au raz d’un peuple révolté. Apparaît alors la légitimité des saignées à blanc aussi décharnée qu’un mannequin anorexique. Autrement dit, que font les institutions bancaires de nos vies et avec quelle légitimité ? Oui, question simple en somme : qui est habilité à déterminer le sort d’un peuple ? Superman ? Un élu du peuple ? une agence de notation ? une institution bancaire ? Des siècles de combats pour une monarchie bancaire ?
    On peut pendant longtemps regarder un superhéros le cœur plein d’espoir puis un jour on se rend compte que c’est un mec qui a son slip par-dessus le pantalon… On peut doucement apprendre à manger des cailloux puis un jour en avoir assez.
    Il nous coûte de reposer la question fondamentale de la démocratie. Une question simple que nous devrions nous poser quand on nous met sous le nez des décisions qui broient nos vies : avons-nous été consulté et avons-nous vraiment choisi cette voie ou l’a-t-on choisie pour nous ?
    Les Islandais semblent, eux, s’être posé plus de questions que nous.

  34. Michel dit :

    Bonjour,
    Sur l'ANI dernière proposition patronale signée par les syndicats réformistes. Comprendre l'ANI par M. Filoche. Vision obligatoire pour tous travailleurs.

  35. rodolphe13 dit :

    Génial ce matin sur France info ! Bravo ! Ai bien noté le changement de ton sur l'euro. Sur Cahuzac et la "tendresse" des puissants à son égard, c'est parfait, sur Chypre la BCE et Draghi, encore parfait. Sur les magistrats qui font de la politique sans le dire encore bravo. Le ton, le verbe, l'énergie tout était au rendez-vous. Que cela fait du bien ! Cela me rappelle le Mélenchon de la campagne des présidentielles. En 9mn 30 tout est dit et c'est limpide.
    Voila qui remotive.
    Une toute petite remarque : C'est pas Théodore mais Franklin Roosevelt pour la taxe à 85% dans les années 30.

  36. pichenette dit :

    @jacquelin 50
    Des remarques qui permettent de comprendre le maigre pourcentage obtenu lors d'élections, en regard par exemple de celui du FN. Oser dire qu'il y a échec à ne pas être compris par le peuple serait faire un grand pas au lieu d'être béat devant des paroles qui nous remplissent de satisfactions intellectuelle et mentale quand notre cerveau est ouvert aux causes et à la vérité.
    Que Cahuzac quitte le gouvernement ne change rien à la politique actuelle, stop à la personnalisation dont ici on se défend. Un de parti, vite remplacé, mais il me semble qu'en bout de chaîne, un membre disparaît, lequel ?
    Et si les français sont touchés (coulés) comme les Grecs, les Espagnols, les Portugais, on pourra dire "Ils l'ont bien mérité" ! Mais dans cette belle époque, personne n'est responsable de rien, tout se poétise sombrement dans le virtuel ou les blocages démocratiques.

  37. Nicks dit :

    La BCE ne peut en aucun cas se substituer à la volonté citoyenne. Il est urgent de réformer ses statuts. Il n'est pas nécessaire de sortir de l'euro. Nous pouvons juste désobéir. La France a encore les moyens de le faire. Cela suffira à briser le statu-quo et entrainer la discussion...

  38. sergio dit :

    Merci @ empathie et @ colette pour le lien de l'émission de ce matin sur France Info. Brillant et vigoureux, M. Mélenchon, comme d'habitude mais quand l'actualité devient terrible, ce que nous avions redouté sur ce blog avec l'orientation droitiste de Hollande et d'Ayrault, la parole de Jean-Luc n'en est que plus forte et efficace. Exemple : dans le petit forum de France Info, qui suit l'émission sur leur page officielle, des lepénistes se réveillent et se demandent si Marine anc Co sont vraiment à la hauteur par rapport au FdG et à Jean-Luc.
    C'est avec le bon sens et une parole tournée vers ces millions d'exclus, d'abstentionnistes et de gens égarés provisoirement (pas ceux du PS perdus depuis longtemps dans leur langue de bois ou trop bien planqués ou se croyant planqués face à la crise) que nous allons vaincre les clowns UMP, FN et PS.
    Bravo Jean-Luc et tous les autres du FdG !

  39. Dauphinoise dit :

    A propos de Chypre, lu sur Greekcrisinow (17/03) : « le ministre des Finances chypriote Michalis Sarris a déclaré que c'était une décision difficile, ajoutant que le FMI et d'autres organisations ont exigé un prélèvement de 40% direct sur les comptes » (Mega-TV, 16/03)
    Plus loin, le 19/03 : Les dirigeants allemands depuis hier font semblant de rejeter la responsabilité de la « bourde » sur l’Eurogroupe et sur les initiatives du gouvernement chypriotes, faux, rétorquent les ministres chypriotes, « ils nous ont mis le couteau sous la gorge, d’ailleurs les débats ont été enregistrés » (rejoints par Mega-TV, 18/03 zone matinale, je cite de mémoire)
    Et le 20/03 : ces déclaration sans langue de bois d’un parlementaire chypriote interviewé ce matin (20/03) sur Real-FM : « Nous avons rencontré les représentants de tous les partis politiques allemands. Tous, mais vraiment tous, (nous) ont fait signifier, certes poliment, la même chose : ils souhaitent notre esclavage sous un nouveau joug néocolonialiste »

    D'ailleurs cette solution n'avait-elle pas été voté à l’unanimité des 7 ministres dont Pierre Moscovici qui a dit que c'était la meilleure solution.
    Tout cela me rend dingue. Ça me rend dingue qu'il y ait des Français pour se montrer déçus par la politique du gouvernement alors qu'il fallait vraiment avoir de la peau de saucisson devant les yeux et des paquets de coton dans les oreilles pour ne pas prévoir ce qui arrive. Ça me rend dingue de voir comment les chiens de garde se mettent au garde à vous et mentent délibérément sur l'ANI, le TSCG et autres joyeusetés. Ça me rend dingue de savoir qu'en Grèce les femmes qui ne peuvent payer les 800 ou 1600 € pour accoucher à l'hôpital le font dans la rue avec tous les risques que cela comporte, que la rage est en passe de virer en pandémie (alors qu'il n'y a pour tout le pays que 400 doses antirabiques dont une partie périmée), de savoir qu'ils commencent même à ne plus pouvoir enterrer leurs morts faute d'argent. Et j'en passe. Et ça me rend dingue de voir qu'ici la majorité des gens au mieux ne se rendent pas compte que cela nous pend au nez, au pire s'en foutent. Oui tout cela me rend dingue. Enfin espérons que ça bouge enfin là-bas, en Espagne, ici ou ailleurs... Il est grand temps !

  40. vert pomme dit :

    Avec tout mon respect et bien modestement, permettez qu'une coléreuse chronique torde le cou une bonne fois pour toutes à ces histoires de colère. S'il vous plait d'exprimer votre colère, alors légitimez la et jusqu'au bout. Oui, je suis en colère. Et j'ai raison d’être en colère. Et voilà pourquoi. Oui je parle fort car mon indignation est grande devant cette injustice. Et il faut qu'on m'entende. Merci de votre attention.

  41. citoyenne21 dit :

    Notre porte parole a exactement dit ce matin sur France info : "Ou bien on réforme les statuts de la Banque centrale ou faudra passer par dessus-bord, l'euro" et rien que de très évident !
    Surtout, le fait d'avoir émis cette hypothèse, en cas de grisou insoluble, permettra à ceux qui se sont dirigé vers le FN, uniquement pour sa position, anti-Europe, de mieux cerner les enjeux et de pouvoir choisir, si sortie de l'euro il devait y avoir, celui qui aura une méthode moins barbare et plus réfléchie et ne causant pas de dommages plus insurmontables que la situation l'exigera.
    D'autres proposent la sortie de l'euro mais ne sont pas entendus, certains par manque de charisme, d'autres par invisibilité médiatique et ne trônait en tête de gondole sur le sujet que Marine Le Pen qui si elle se trouve sur la même ligne (une fois n'est pas coutume) confrontée au FdG, proposant lui aussi, une sortie, seulement et seulement si le viol du peuple est sans issue, alors nous aurons sans doute l'occasion de voir des gens venir au FdG parce que ce dernier aura marqué des points par rapport au FN, du fait d'un programme de sortie de crise existant et cohérent (et de plus à visée écologique) à mettre à l'épreuve de la réalité (alors qu'en face avec Marine Le Pen, c'est on sort à la hussarde de la zone euro et advienne que pourra !).
    Il fallait que Monsieur Mélenchon laisse entendre de manière claire, cette option de sortie de l'euro pour tout ceux qui ne croient pas en une remise à plat des traités de l'UE à l'avantage du peuple et qui jusqu'ici ne sont pas allés vers le FdG, uniquement sur cet aspect des choses qui les rebutaient. C'est tout bénéfice pour nous que d'avoir fait savoir notre position, en cas de grabuge inéluctable !

  42. DAVID JV dit :

    @ Ermler - 69
    Oui, satisfait par cette prise de position mais en ce qui me concerne, je "ne jure pas que par la sortie de l'euro". Et ce n'est même pas une question de stratégie de com, c'est une question de réalité ! Rester dans l'euro, tout en contrant l'actuelle politique monétaire de la BCE (à supposer qu'elle existe) implique que tous les pays de la zone Euro soient d'accord sur des orientation budgétaires et fiscales allant dans le sens d'une harmonisation sociale vers le haut, tous d'accord et au moment ! Et oh ! on fait comment ?! C'est impossible dans la configuration actuelle.
    De même pour les traité européen instaurant la libéralisation totale des services publics (énergie, poste, et bientôt régimes de retraites) comment on fait pour appliquer un programme de rupture avec ces règles tout en demeurant dans l'UE ? Car l'UE dont on parle, ce sont ces règle ! Ne pas les respecter revient de facto à sortir de l'UE.
    D'ailleurs à lire les propositions très pertinentes de J. Gadrey à propos d'une vision 100% alternative de concevoir le financement des retraites, la croissance, etc.

    Pour revenir à L'Europe et plus particulièrement à l'Italie, [...]

    [Edit webmestre : Vous tentez pour la nième fois d'introduire un hors-sujet, que vous concluez en accusant Jean-Luc Mélenchon de sectarisme parce qu'il n'a pas la même admiration béate que vous pour le clown italien. Je vous rappelle que Jean-Luc Mélenchon est fondé à choisir les sujets dont il parle, et ceux dont il ne parle pas sur son propre blog, ce qui détermine ipso facto la notion de hors-sujet. Rien ne vous empêche d'aller exprimer votre soutien sur le blog de Grillo, où les commentaires sont ouverts...]

  43. Michel Berdagué dit :

    Oui vert pomme tu vas avec tous les camarades femmes et hommes sur le site de CGT, PSA-Aulnay où la colère est immense et filmée pendant 16 minutes à la gare où Montebourg avec son train de la honte a refusé de recevoir la classe ouvrière en lutte avec la presse, en catimini quoi. Bravo pour cette colère active très intelligente des grévistes et un grand salut à tous et à toutes. Nous ne lâchons rien et rien de rien, devant la BCE, troïka et consorts.
    Justice, ils sont mal barrés les lâches, les profiteurs et les casseurs.

  44. Dauphinoise dit :

    C'est ainsi qu'ils ont imaginé leur "plan de sauvetage". Pour faire face à la situation de ses banques, Chypre aurait besoin de 17 milliards d'euros

    Provenant de la même source que sur mon précédent comentaire : Joint aussi par téléphone, Yorgos Lillikas, candidat perdant aux récentes élections chypriotes (AKEL, gauche) a aussi rappelé l’évident (chaîne de télévisons Kontra-TV, 19/03) : D’ailleurs, les capitaux nécessaires sont plus petits que ceux prétendument annoncés et surévalués par les experts allemands et leurs alliés finlandais, il ne s’agit pas de 17 milliards (d'euros) mais de 5 à 7 milliards
    et sur le "sauvetage" proprement dit :
    Ce mardi matin (19/03) la normalité journalistique reprend son rythme. Sur Real-Fm et dès sa toute première zone on apprend que le « sauvetage » décidé de Chypre, « fera passer la dette chypriote de 35% à 150% de son PIB », si c’est vrai, cela dit long sur le sens de tous les « sauvetages » en cours
    Ou l'art du quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage en l'occurrence, quand on veut saigner à blanc les peuples on "invente" des chiffres (?). Cela rappelle curieusement la magouille des chiffres à l'époque où la Grèce est entrée en zone euro, magouille qui a rapporter 600 millions d'euros à Goldman-Sachs (lire Pascal Canfin : Ce que les banques vous disent et pourquoi il ne faut presque jamais les croire).
    Mais les méchants, c'est bien connus, ce sont les salauds de Grecs qui ne payaient pas d'impôts, les Chavez qui sont des dictateurs et les Mélenchonistes qui ne comprennent rien aux affaires et qui sont populistes.

  45. sebidf dit :

    Je vous ai écouté ce matin sur France Info. Brillant, tout fut dit et j'espère que les chypriotes ne se laisseront pas faire. Je continue de penser que la France et l'UE ont loupé quelque chose en avril dernier lorsque vous n'avez pas accédé au second tour. Merci pour tout.

  46. leremede dit :

    Salut, en tant que militant CGT cela me fait très plaisir d'entendre que Jean Luc Mélenchon a été ovationné lors du congrès confédéral. De nombreux militants ont soutenu la campagne du front de gauche et son programme l'humain d'abord. Beaucoup de syndicalistes se sont retrouvés dans les discours de Jean-Luc Mélenchon et du Front de gauche. Comme il est dit dans le billet il n'y a pas de courroie de transmission mais simplement une convergence d'idées sur une vision de la société.
    A ce sujet la Fédération Santé de la CGT (dont je fais parti) a décidé d'une initiative qui me paraît fondamentale : organiser une grande journée d'action à Paris le 15 juin prochain sur le thème du financement de la protection sociale. Je souhaite que cette action s'élargisse bien au delà de notre Fédé de la Santé, nous sommes tous concernés ! Le financement de la protection sociale est la clé de voute d'une société solidaire ou chacun donne en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins. Pour cela évidemment il faut un autre partage des richesses et c'est là le sens de cette initiative : convaincre que d'autres choix sont possibles!
    Vive la lutte !

  47. Diogene dit :

    Magnifique démonstration de JL en peu de temps sur France info, si certains pensent encore que notre parole est inaudible, c'est a désespérer !
    Un sentiment de catastrophe annoncée flotte dans l'air et la dernière trouvaille de Mario Draghi pourrait bien être sa dernière. Une partie importante de la dette grecque se trouve a Chypre, sa défection ferait imploser la zone euro, et la confiscation sur les comptes est un poison qui s'est diffuse a travers toute l'Europe du sud. Si les peuples du sud se ruent a leurs guichets pour retirer leur argent, les banques européennes tombent en quelques jours : la rapacité a trouve ses limites. L'église de Chypre se dit prête a mettre en garantie son immense patrimoine par peur de tout perdre, elle qui n'a pas bougé le petit doigt pour la Grèce, c'est un signe qui ne trompe pas. Le peuple n'acceptera pas non plus de brader ses ressources énergétiques contre une soi-disant aide a la grecque. Attendons nous a voir arriver l'inéluctable bien plus vite que l'on pense. J'espère que toute cette colère populaire ne finisse pas chez les bruns mais vers l'intérêt général.
    Le mépris affiche pour nos propositions va très vite susciter un tout autre regard car le boulet est passe très très près de l'ensemble des citoyens, riches comme pauvres, et les sociaux-dém. des classes moyennes/supérieures en arrivent a se demander si leur tour va bientôt arriver car pour la finance, ils sont pauvres eux-aussi et sont justes bons a payer comme les autres. Certains vont devoir réaliser très vite qu'ils ne font pas partie de ces quelques 1% et qu'à ce titre, leur intérêt rejoint le notre car ils ne comptent absolument pas a leurs yeux. Les libéraux leur ont toujours fait croire qu'ils faisaient partie des riches, un peu comme les pauvres des familles de riches, ils vont vite se sentir orphelins et trahis. Ils n'ont jamais fait partie de la classe dominante, ils l'on juste singée en oubliant, c'est tellement facile, qu'ils faisaient partie d'un tout.
    En ce deuxième jour de printemps, je suis plein de confiance en l'avenir de nos idées pour les élections européennes. On ne lâche rien, qu'ils s'en aillent tous, ils devront rendre des comptes !
    Amitiés fraternelles
     

  48. Dauphinoise dit :

    @ Diogène
    Le mépris affiche pour nos propositions va très vite susciter un tout autre regard car le boulet est passe très très près de l'ensemble des citoyens, riches comme pauvres, et les sociaux-dém. des classes moyennes/supérieures en arrivent a se demander si leur tour va bientôt arriver car pour la finance, ils sont pauvres eux-aussi et sont justes bons a payer comme les autres.

    Surtout s'ils lisent ça dans dans Libé:

    Le président français François Hollande a souligné lors d’un entretien avec M. Anastasiades la nécessité que Chypre apporte la «contribution convenue» au plan d’aide européen.

    Si après ça ils refusent toujours de comprendre.....

  49. Sophie Clerc dit :

    Je mettrais ma main au feu que la majorité des gens ignore en quoi le fait que la BCE ferme le robinet serait un problème à Chypre et pourquoi l'Etat chypriote serait menacé de faillite, et ce que cela signifie. Cette majorité ne comprend pas, et ne demande pas des explications compliquées qui la dépassent. Mais elle va s'affoler, c'est une question de jours. Elle entend par les bruits qui courent qu'on va lui piquer ses économies. Elle va donc crier au secours sans comprendre, et se précipiter... vers qui? D'abord à la banque. Bonjour le chaos. Puis où ? Là est la question-clé. La réponse-clé, vers le parti qui saura se faire connaître de tous, avec des explications très simples, des explications simples pour les couches les moins informées aux plus grands intellectuels, qui ne comprennent pas non plus, n'en déplaise. Tous doivent connaître le nom du port où trouver du secours. Son nom, son adresse, et là son programme en trois lignes claires, rappelées à chaque chapitre. Tous doivent penser instinctivement et en tout premier lieu à cette adresse. Ce n'est pas encore le cas. Ce serait pourtant faisable et il est encore temps. Cette adresse ne doit pas être celle de l'extrême-droite.

  50. Antraigues dit :

    Juste pour approuver modestement ce que disent ici certains camarades : petit à petit, j'oberve autour de moi que les gens deviennent plus réceptifs au discours de Jean-Luc Mélenchon. Il y a encore beaucoup de travail à faire, mais incontestablement, nous marquons des points.


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