17oct 12

En route de Buenos Aires vers Montevideo

Chronique de la violence des puissants, là-bas et en France

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Un agenda chargé m’attend à Montevideo où je me trouve dorénavant. J’y viens faire provision de savoir-faire auprès des dirigeants du « Frente Amplio ». Il est parvenu à faire élire deux fois de suite un président de la République issu de notre gauche ! Et, entre autre chose, à réduire de plus de moitié la pauvreté qui accablait ce pays. Je publie ce que j’ai écrit en Argentine par petits bouts quand j’ai eu le rare loisir de m’asseoir devant mon clavier ces derniers jours. La conflictualité est si grande là où je suis passé ! J’ai donc cru meilleur de ne rien raconter pour l’instant des rencontres que j’ai eues. Ainsi nul ne pourra abuser sur place de mes propos pour les batailles qui se mènent avec tant de férocité. Ainsi, par exemple, de mes entretiens avec la présidente de la Nation, Cristina Kirchner ou de son vice-président Amado Boudou, ou bien avec le très exposé Martin Sabatella, en première ligne pour la mise en place de la loi de libération des médias. Mais cette note traite aussi de l’incroyable abandon du gouvernement devant les liquidations des entreprises qui ont été les symboles de la campagne électorale à gauche. J’ai suivi ça chaque jour. Quand on m’a raconté le procès de Roanne, j’avoue que j’ai eu du mal à garder la distance. Au total, l’écœurement emporte tout. Et c’était avant que j’apprenne l’évacuation par la force des opposants à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.

A Buenos Aires, la presse en main

Les quelques jours que j'ai passé à Buenos Aires m’ont montré quelle ambiance de violence politique entoure l'action du gouvernement de Cristina Kirchner ! Ici la droite ne se contente pas de s'opposer. Elle articule des complots spécialement venimeux.

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J'ai déjà évoqué la grève des gendarmes et des agents de la préfecture de marine qui sent si fort l'odeur dorénavant bien connue du complot politique qu'on a déjà vu se réaliser en Équateur, en Bolivie et au Paraguay. Ces jours derniers, une nouvelle affaire défraie la chronique. Une goélette de la marine nationale argentine faisait escale au Ghana. Aussitôt une décision du tribunal de commerce local en a ordonné la saisie. C'est à peine croyable, mais c'est ainsi. En effet, un fonds de pension possède des titres de dette que l’Argentine ne paiera pas. Il continue de réclamer son dû. Il y ajoute, en plus, le total des intérêts qu'il aurait dû toucher ! Le scandale est encore plus grand qu'il n'y paraît. En effet, ce fonds de pension a acheté ses « bons » au marché gris, c'est-à-dire pour quelques centimes. Il veut à présent se les faire payer à leur valeur faciale. C'est-à-dire à la valeur qu'ils avaient avant leur dévaluation et leur achat par ce fonds à un prix inférieur à celui d’un papier peint ! Cette requête a pourtant suffi à faire saisir le bateau ! Les élèves marins et officiers, les invités à bord, sont cloués sur place. Le ridicule et la provocation sont à leur comble ! Qu’un état souverain se fasse confisquer un navire de sa marine nationale est un fait sans précédent de toute l’histoire, je crois bien. Depuis deux jours la droite accable donc de sarcasmes le gouvernement. Le méga groupe de presse « Clarin » se déchaîne. Mais, rebondissement, un matin, le journal de gauche « Pagina 12 » fait une révélation. L'état-major de la marine aurait volontairement changé l'itinéraire de la goélette ! Celle-ci aurait dû faire escale au Nigéria. Pourquoi ce changement ? « Une décision aussi inexplicable que suspecte » affirme le quotidien qui publie un duplicata de l'ordre de changement d'itinéraire émanant du plus haut niveau de la hiérarchie de la marine argentine. Le soupçon est que l’événement ait été volontairement provoqué. Le chef d’Etat-major des armées, un amiral, démissionne. Il a tenu un an. Son prédécesseur avait été mis à la retraite d’office pour avoir organisé de l’espionnage politique. Ce n'est pas la seule provocation en cours.

Depuis quelques jours les membres du conseil de la magistrature qui appartiennent à l'opposition bloquent la nomination des titulaires des cinq postes vacants au tribunal civil fédéral. Sans entrer dans les détails sachons seulement ceci : dans ces conditions, la loi sur la libération de la presse ne peut entrer en pleine application le 7 décembre prochain. Martin Sabatella, le ministre en charge du dossier de la nouvelle loi dénonce « une nouvelle manœuvre contre la liberté d'expression et la démocratie. » Pour les commentateurs de gauche, c'est en effet clairement une manœuvre du méga groupe de presse « Clarin » pour se soustraire à l'obligation de démembrer son empire. Le journal « Tiempo argentino » de son côté révèle le lien qui unit ce méga groupe à l'un des juges impliqués dans ce blocage des nominations. Pendant ce temps, au Brésil se réunit la fameuse société de presse inter-américaine (SIP) dont j’ai déjà parlé dans ma précédente note. Je n’en ai que le compte rendu du méga groupe « Clarin ». Cela signifie que ce que j’en ai lu est peut-être tout à fait mensonger. Je le rapporte tout de même puisque cela occupe une pleine page du journal réactionnaire dont l’éditorial du jour, tout en nuance et sous le titre « une polémique qui ne respecte aucune règle », compare les kirchneristes à des nazis dont l’activité « ferait envie à Goebbels ». Le syndicat patronal de la presse américaine aurait condamné l’Argentine, mise au même plan que l’Equateur et le Vénézuela. Bien sûr ! Il a aussi décidé d’envoyer une commission d’enquête en Argentine pour demander des explications. Si cela est vrai, on mesurera toute l’arrogance d’une corporation d’entreprise qui se sent le droit d’une telle mission ! En notant que les mêmes n’ont pas un mot pour la situation des pays qui ont vécu un putsch comme le Paraguay et le Honduras. Bref, rien que du déjà-vu. Mais cela devrait servir d’avertissement aux naïfs toujours prêts à croire n’importe quelle calomnie du moment qu’elle est signée par de fumeux organismes auto proclamé « droits de l’homme », « liberté de la presse » et autre emprunts honteux à notre vocabulaire, repris pour justifier d’infectes activités de déstabilisation des gouvernements de notre gauche. En évoquant ces événements mon intention est d'attirer votre regard. Vous mesurez l'ampleur du silence qui entoure ce qui se passe ici par comparaison avec la multitude de ce qui s’est dit à propos du Vénézuela. Pourquoi ? Je pense que c’est en raison même de la charge d’exemplarité que contient l’histoire récente de l’Argentine. Depuis son refus de payer la dette, depuis sa renaissance, depuis ses politiques anti-libérales hautement assumées, le pays est contagieux. Bien plus proche des structures culturelles et sociales de l’Europe, il est par excellence le mauvais exemple qu’il est beaucoup plus difficile de caricaturer que le Vénézuela ou la Bolivie. Mais vous prenez aussi sans doute la mesure des résistances qu'une politique finalement assez raisonnable déclenche chez les possédants et spécialement dans la sphère médiatique. Au cours du symposium auquel j'ai participé, le philosophe Ernesto Laclau, sous les applaudissements de la salle, insista sur ce fait qu'en Argentine le méga groupe est à lui tout seul le plus grand parti d'opposition du pays, tout puissant et sans contre-pouvoir. Et nous ?

La loi sur la libération des médias qui va s’appliquer le 7 décembre prochain en Argentine nous donne une leçon de chose. Nous devrions commencer à travailler pour être prêts à faire nous aussi une proposition. Pour l’appliquer le moment venu. On gagnerait donc à préparer une proposition de loi. Il faudrait le faire dans la forme des « ateliers législatifs » dont j’ai proposé la formule pendant la campagne présidentielle. C’est à dire dans une forme ouverte à l’action de la société. C’est-à-dire non seulement en proposant aux professionnels de s’en mêler mais aussi aux citoyens qui le souhaitent de s’en mêler et de participer à la mise au point du dispositif à créer. En même temps, on devra faire de l’action de communication pour donner envie et montrer qu’un grand nombre de gens sont demandeurs. Je suis certain que le point de saturation et d’indignation n’est plus loin dans ce domaine aussi. Je note que nous pourrions recevoir une aide, même involontaire, d’une partie de la droite. En effet, j’ai lu que le sénateur Francis Delattre et vingt-six sénateurs du groupe UMP ont déposé une proposition de loi visant à « rétablir un pluralisme équilibré dans l'expression politique des médias ». À leurs yeux, le CSA est incapable de garantir l'expression de la pluralité des courants d'opinion. Disons que pour notre part nous n’avons pas été convaincus qu’il en ait même eu l’envie. On se souvient de ce que furent les grossiers abus impunis ni réprimandés en faveur des candidats de l’UMP et du PS qui bénéficièrent de 75 % du temps de parole dans la période dites de « l’équité ». Quoi que nous ayons dit, rien n’y fit. C’est à peine si l’on nous répondit. Et encore je ne dis rien ici de notre situation actuelle ! La répartition est monstrueusement monopolisée par le PS et son gouvernement !

Pour ces messieurs de l'UMP qui protestent à présent, la cause du mal est économique. Elle vient « par le jeu des groupes propriétaires des entreprises médiatiques, dont nombre d'entre eux prospèrent dans les contrats et commandes publiques. Ces relations économiques stratégiques, pour nombre d'entre elles, n'inclinent pas à l'indépendance, mais à l'anticipation de la victoire. » Je crois avoir lu tout ça déjà ailleurs, non ? Leur proposition de loi veut donc limiter le poids des industriels possédant une chaîne de télévision quand ceux-ci dépendent pour 40 % de marchés ou de contrats publics. Ah ! Ça y est, ça me revient ! C’était autrefois dans le programme du PS ! Dans ce cas, les sénateurs de droite proposent que ceux-ci ne puissent détenir plus de 10 % des capitaux ou des droits de vote de ladite chaîne de télévision si celle-ci fait de l'information générale et politique. Ne soyons pas dupes des intentions réelle de ce groupe de sénateurs UMP. Ils visent Martin Bouygues et son groupe. Si cette loi était appliquée, il devrait céder TF1 pour n'en garder que 10 % au maximum, ou bien il devrait retirer de TF1 toutes les émissions d'information et ne conserver que les divertissements. Mais l’initiative nous indique qu’un espace existe pour élargir le front du rejet du système actuel, en général et sans vengeance personnalisée comme c’est le cas avec cette proposition. Je donne donc cet exemple pour montrer comment une bataille commencée de façon assez isolée est en train de gagner de l’autorité et de l’audience dans tous les secteurs de la société. Je considère que c’est une opportunité à saisir.

Et maintenant un petit coin de ciel bleu dans le monde fermé et gris des médias d’opinion. « Tout n'est pas à jeter dans le modèle Chavez » ose déclarer sur « Le Point.fr », Hervé Gattegno, rédacteur en chef au « Point ». Pour lui, « la vérité, c'est que le régime vénézuélien est moins caricatural que son dirigeant Hugo Chavez ». Il aurait dû ajouter que cette caricature est celle qu’ont fait ses collègues. Et notamment son propre journal. N’empêche ! Gattegno fait partie de ces journalistes qui ont posé sac à terre après le résultat et qui par un clin d’œil, montrent qu’ils n’étaient pas dupes. A moins qu’il se soit, lui aussi, lassé des numéros d’enragés du type de ceux du journal « Le Monde ». Celui-ci continuait sa campagne politique le lundi encore en annonçant dans son titre que Chavez aurait fait le même résultat qu’en 2006. Une autre façon de souligner l’importance du score du candidat de la droite, de l’extrême-droite et des socialistes. La vérité c’est pourtant que Chavez a gagné cinq cent mille voix depuis la dernière fois. Il ne reste plus qu’à attendre le rectificatif ! Mais « Le Monde » n’est pas France 2 qui a accepté de présenter des excuses et de démentir que 80% de la population du Vénézuela soit en dessous du seuil de pauvreté comme l’avait affirmé son « reportage ». 

Donc Hervé Gattegno réhabilite Chavez. Son confrère n’en revient pas. Il s’angoisse : « Le président vénézuélien Hugo Chavez a été réélu hier après 13 ans de pouvoir. C'est une figure pour la gauche de la gauche, mais on le présente souvent comme un dictateur. Vous voulez nuancer ce portrait. Votre parti pris : tout n'est pas à jeter dans le modèle Chavez. Êtes-vous sérieux ? ». Le pire survient alors : « Mais oui ! » affirme Hervé Gattegno. « On peut oser plaider la cause de Chavez contre la pensée automatique et les idées reçues sans être enrôlé d'office au Front de Gauche. La vérité, c'est que le régime vénézuélien est moins caricatural que son dirigeant. Vu d'Europe, on retient plus le culte de l'ego que les mesures sociales, et la pratique plébiscitaire que l'enracinement de la démocratie. Mais il faut passer outre le cliché du potentat sud-américain sorti de Tintin pour comprendre ce qui fait son succès dans son pays… et son rejet à l'extérieur. » Le confrère frise l’apoplexie. « Et alors ? couine-t-il. Qu'est-ce qui, d'après vous, explique des jugements si contrastés ? » La réponse semble sortir d’un autre univers médiatique : elle est nuancée ! « L'expérience chaveziste est unique : il n'y a pas de référence possible », ose déclarer Gattegno ! « Pour juger, on est plus dans l'intuition idéologique que dans le raisonnement politique. Mais le fait est qu'un pays où, sur 13 millions de votants à la présidentielle, le perdant recueille 6 millions de voix et admet sa défaite sans incident est plus démocratique que la Russie – où une autocratie capitaliste a remplacé la dictature communiste et où il y a toujours des opposants en prison. Or, curieusement, même dans la gauche européenne, on juge moins sévèrement Poutine que Chavez. Alors qu'on adore le Brésilien Lula… qui, lui, soutient Chavez ! » Je crois que là le confrère comprend que c’est grave. Aussitôt il récite un mantra salvateur : « On ne peut pas non plus taire que Chavez soutient des pays comme l'Iran, la Syrie et Cuba, qui ne sont pas franchement des modèles de démocratie… » Je suppose qu’après ça il comptait percer le cœur d’Hervé Gattegno avec un poinçon et l’asperger d’eau bénite. Peine perdue, le fautif allume la lumière de la raison et pulvérise d’un seul argument l’exorciste lui-même. « C’est exact, confirme-t-il, mais il faut faire la part de la provocation et de l'antiaméricanisme. Après tout, les USA ont longtemps soutenu (et installé) des dictatures militaires sans qu'on mette en cause leur attachement à la démocratie. Et la France a soutenu la Tunisie de Ben Ali et l'Irak de Saddam Hussein. Et Chavez continue par ailleurs de vendre son pétrole aux Américains – et il a même dit qu'il soutenait Obama ! Il ne s'agit pas de le défendre – surtout quand il est indéfendable -, mais de relativiser. Et d'admettre que, si le modèle vénézuélien nous met mal à l'aise, ce n'est pas parce que Chavez est un peu dérangé, mais parce que son parcours est dérangeant. » C’est dit !

Dur avec les nôtres, doux avec les autres

Pétroplus, aussi, est liquidé ! Après Sodimédical ! Après Florange ! Je ne commente même pas le dégoût que m’inspirent toutes ces capitulations du nouveau gouvernement. Et l’évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes ! Et pendant ce temps, la répression contre les syndicalistes ne faiblit pas. Cinq mois après le changement de gouvernement, les procès sarkozistes continuent ou sont relancés contre de nombreux militants syndicaux, associatifs et politiques en raison d’actions collectives ou de mouvement sociaux. Mais les riches et les patrons eux entendent une musique bien plus prévenante !

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Dans la répression anti-syndicale, les procureurs font même de la surenchère. Ils relancent régulièrement les poursuites. Et cela même quand des relaxes ont été prononcées en première instance. Et même encore quand les plaignants contre les syndicalistes ont eux-mêmes retiré leurs plaintes. C’était lundi à Lyon où 5 syndicalistes CGT de Roanne étaient poursuivis en appel pour avoir apposé une inscription « casse-toi pov’con » sur un mur lors du mouvement des retraites de 2010. Ils ont été condamnés en première instance à 2 000 euros d’amende pour « dégradation légère de biens » et à l’inscription de cette condamnation à leur casier judiciaire. Le procureur a requis la confirmation des condamnations ! Et cela alors même que les plaintes contre les syndicalistes ont été retirées par le sous-préfet de la Loire et un député UMP qui les avaient déposées. Le délibéré du jugement a été repoussé au 19 novembre. Une délégation du Front de Gauche était présente ce lundi devant le tribunal de Lyon. Il y avait là en particulier Pierre Laurent aux côtés d’Eric Coquerel. Leur présence voulait marquer l’importance que nous donnons au premier niveau de représentation de nos partis à cette cause. Evidemment ils ont renouvelé notre total soutien à ces syndicalistes harcelés. Mais surtout ils ont rappelé que les parlementaires du Front de Gauche ont déposé en juin une proposition de loi pour arrêter les poursuites contre des syndicalistes et amnistier les condamnations prononcées à l’occasion de mouvements sociaux.

Car les cinq de Roanne ne sont pas isolés. D’autres cas existent dans toute la France. Ainsi le 28 septembre dernier, un syndicaliste CGT d’Alès, Sébastien Migliore, était poursuivi en appel au Tribunal de Nîmes pour des faits liés au mouvement des retraites dans le Gard en 2010. Un grave crime : on le rend responsable des lancers d’œufs sur la sous-préfecture après que des manifestants aient été gazés par les forces de l’ordre. Bien sûr, sa responsabilité directe n’est pas établie. Les poursuites se sont tournées contre lui car il est le secrétaire de l’Union locale CGT de la ville. Devant l’absurdité de cette poursuite, le tribunal l’avait d’ailleurs relaxé en première instance. Mais, sous le gouvernement socialiste, le procureur a fait appel. Certes, lors de l’audience, le tribunal a requalifié les faits de « violence envers les forces de l’ordre » en « outrage envers les forces de l’ordre. ». Et le jugement a été reporté au 15 février 2013. Rien de tel que de faire mijoter longuement la trouille. Aller, hop on dit merci à qui ? D’autres poursuites continuent contre les mêmes syndicalistes. Ils ont en effet refusé de se soumettre à des prélèvements ADN. Un refus qui est passible de lourdes peines comme on le sait. Le détail de ces affaires montre que l’on est face à des poursuites purement politiques. Leur seul but est d’intimider les syndicalistes. Rien n’est trop cher alors ! En ces temps d’austérité, ces procédures judiciaires aussi lourdes et à rebondissements sont incongrues alors que la justice a autant de mal à fonctionner correctement faute de moyens. Peut-être reste-t-il quelqu’un de gauche parmi les têtes d’œufs et les ex-banquiers qui entourent les nouvelles excellences pour leur rappeler qui les a faits rois ! Au cas précis, l’amnistie et l’arrêt des poursuites contre les syndicalistes condamnés ou poursuivis pendant la période Sarkozy ne coûterait pas un euro ! Et cela soulagerait même la justice qui a autre chose à faire. Surtout cela aiderait des centaines de militants syndicaux et associatifs qui sont dévoués depuis des années pour défendre nos retraites et nos services publics. Pour sauver les emplois et les usines. Empêcher les fermetures de classes ou de services hospitaliers. Autant de luttes qui ont contribué à chasser Sarkozy du pouvoir. François Hollande m’avait promis de s’en occuper. Non seulement il ne fait rien mais les procureurs qui sont, eux, tenus de suivre les orientations générales données par le Garde des Sceaux continuent de poursuivre ou relancent les poursuites après les relaxes ! Pourquoi ce comportement ? Pour se faire bien voir du patronat, seul bénéficiaire de ces violences anti-syndicales ? Mendier la bienveillance du patronat est la spécialité du gouvernement Ayrault semble-t-il.

Par contraste, je veux revenir aussi sur les développements de l'affaire des "pigeons". Après l’épisode lamentable du défilé des dix ministres socialistes à l’université du MEDEF, cela aura été un nouveau signal particulièrement nuisible donné aux milieux d’argent. Un signal de faiblesse qui est un encouragement à la rébellion permanente des gros portefeuilles. Jamais le mécontentement des puissants n'avait été aussi vite entendu sous un gouvernement de gauche. Le recul du gouvernement sur la taxation des plus-values de ventes d'actions est d'autant plus injustifié que la révolte des "pigeons"' semble bien avoir été en réalité un complot monté de toute pièce par la finance, la droite et le MEDEF. Voici les éléments que j’ai rassemblés au fil des informations publiées. Si j’en ai disposé, j’estime que le gouvernement les a eues autant que moi et, sans doute, avant, non ? Sa capitulation n’en est que davantage pitoyable ! En regardant de près le fameux collectif de soi-disant "jeunes entrepreneurs innovants" dit "pigeons", on découvre d'abord que le premier initiateur est un entrepreneur français installé à San Francisco ! Il est donc assez mal placé pour faire du chantage à l'évasion fiscale puisque son activité n'est déjà plus taxée en France. Autre découverte : cet initiateur de la pétition internet "foudroyante" des "pigeons" est le frère du responsable de la campagne internet de Sarkozy pendant la présidentielle. On comprend mieux pourquoi l'UMP était aux avant-postes de cette soi-disant "révolte". Enfin, il s'avère que les initiateurs n'ont réussi à faire augmenter leur nombre de soutiens sur internet qu'avec le parrainage personnel et logistique de grands patrons comme Xavier Niel de l'opérateur Free ou Geoffroy Roux de Brézieux de l'opérateur Virgin Mobile. On est donc à mille lieux de la défense des "petites entreprises innovantes". Dans cette histoire les vrais pigeons sont ceux qui y ont cru.

La suite de la polémique l'a confirmé. En effet, alors que la CGPME s'est retiré de la "fronde" après la première reculade du gouvernement, les "pigeons" ont reçu le soutien bruyant du MEDEF et de l'AFEP, organe qui regroupe les principaux patrons du CAC 40. Cette reculade devant les "pigeons" est d'autant plus grave qu'elle intervient après plusieurs autres reculs sur la taxation des revenus du capital. Désormais l'engagement n°14 du projet présidentiel de François Hollande est complètement enterré. Le candidat Hollande y avait repris la proposition du Front de Gauche d'« imposer les revenus du capital comme ceux du travail ». Une bataille que nous menons depuis des années et qui m'a valu d'innombrables polémiques avec les amis de l’argent roi dans les médias. Notamment lorsque j'avais relayé les propos du banquier de Natixis Patrick Artus qui affirmait dans le Monde du 15 mai 2011 : « Il faut aligner la taxation des revenus du capital sur celle du travail. Cela pourrait rapporter 100 milliards d'euros ». Par la suite, cette estimation a été révisée par différents économistes entre 42 et 113 milliards. Rien qu'en prenant la fourchette basse, cela aurait permis d'épargner au pays les coupes dans les dépenses publiques et dans les revenus des travailleurs qu'a prévu le gouvernement dans son plan d'austérité. Il n'en sera rien malheureusement. Car, par une série de reculades discrètes mais nettes, le gouvernement a rétabli la plupart des privilèges fiscaux qu’il fait mine de pourfendre. Voyons cela.

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Il y eut d'abord les avantages pour l'assurance vie. Il s'agit d'un véritable paradis fiscal pour les placements. Les revenus d'actions ou d'obligations qui y sont déposées ne sont en effet taxés qu'à 15% au-delà de 4 ans de détention et 8 % au-delà de 8 ans. De tels taux préférentiels expliquent qu'aujourd'hui les contrats d'assurance vie drainent 75% des flux de placements en France. Et derrière la masse des 17 millions de Français qui y ont souscrit se cachent les 1% les plus riches qui en détiennent à eux seuls le quart de l'encours total ! Un rapport de la cour des comptes présenté par son président Didier Migaud expliquait d'ailleurs que « l'incitation fiscale ne bénéficie véritablement qu'à une minorité d'épargnants détenteurs des contrats d'assurance-vie les plus importants. La très grande majorité des ménages – ceux imposés dans les trois premières tranches de l'impôt sur le revenu – ne retire qu'un faible intérêt des dispositions fiscales censées les inciter à détenir leur épargne au-delà de huit ans. » Un privilège que Hollande et son équipe s'étaient explicitement engagés à abolir. Ainsi, après une première déclaration en ce sens de Hollande lui-même le 27 février 2012 sur TF1, Michel Sapin avait affirmé le lendemain : « L'assurance-vie sera soumise au barème de l'impôt sur le revenu. Nous ne prévoyons pas de maintenir des abattements exonérant le fruit de ces placements. Par définition, les personnes disposant au total de faibles revenus (salaires ou pensions de retraites, plus fruit de l'épargne) continueront d'être non imposables. Les autres paieront comme tout le monde. » Un engagement qui n'a pourtant même pas tenu jusqu'à la fin de la campagne. Avant même d'arriver au pouvoir, Hollande et son équipe avaient en effet annoncé discrètement, via une déclaration de Michel Sapin à l'AFP, que les privilèges de l'assurance vie seraient maintenus. Entre temps, l'équipe de Hollande avait rencontré la Fédération française des sociétés d'assurance, deuxième grand lobby financier du pays après la Fédération française des banques. Ceux-là ont été plus vite et mieux entendus que de vulgaires Sodimédical et autres Pétroplus !

La deuxième reculade fut sur la taxation à 75 % des revenus de plus d'un million d'euro. Là encore les revenus du capital en sont exonérés. L'annonce a été faite par Hollande lui-même après que la première fortune de France, Bernard Arnault, a protesté contre cette taxation. Ceux qui gagnent plus d'un million en travaillant, façon de parler, seront donc taxés à 75 %. Mais ceux qui gagnent plus d'un million en dormant ne le seront qu'à 45 %. Voire moins compte tenu des autres reculs qui ont suivi.

Lors de la présentation du budget 2013, le gouvernement a continué à communiquer sur la fin des « prélèvements forfaitaires libératoires » qui permettent aux revenus du capital d'échapper à l'impôt sur le revenu. Beaucoup de mes lecteurs ignorent de quoi il s’agit. J’explique. Si vous avez un revenu quelconque, il s’ajoute sur votre déclaration de revenus pour les impôts. Mais si vous avez un revenu par vos actions, cela se passe autrement. Vos profits ne sont pas ajoutés sur votre déclaration d’impôt. Vous payez un pourcentage dessus : au revoir et merci. Pour le nouveau gouvernement, il s'agissait de maintenir un affichage qui sonne bien et qui puisse faire illusion. On apprit donc que ce « prélèvement forfaitaire libératoire » était abrogé. Le coup de communication marcha très bien compte tenu du niveau moyen de sous information des médias. Je me suis vu demander dix fois si j’étais satisfait que « François Hollande taxe le capital comme le travail ». Il suffisait de faire l’effort de demander les détails contenus dans le budget, pour découvrir la vérité. Petit malin ! Quelle que soit la somme que vous gagnez grâce à vos actions en bourse, celle-ci bénéficie d’un abattement spécial de 40 % ! La somme à inclure dans votre déclaration d’impôt est donc 60% seulement de ce que vous aurez gagné de cette façon. Rappelons que l'abattement appliqué aux salaires ne s'élève lui qu'à 10%. Le gouvernement a donc effacé un privilège des revenus du capital d'un côté pour le rétablir de l'autre à l'intérieur de l'impôt sur le revenu.

La dernière reculade sur les revenus du capital est enfin celle de l'affaire des "pigeons". Là, ce sont les plus-values de ventes d'action qui sont concernées, c’est-à-dire les gains obtenus entre la valeur d'achat d'une action et sa valeur à la revente. Pour une partie de ces plus-values, le gouvernement a carrément rétabli le prélèvement forfaitaire de 19 % qui les fait échapper à l'impôt sur le revenu. Et pour les autres, le gouvernement a aussi instauré un abattement de 40 %. Fromage et dessert !


185 commentaires à “Chronique de la violence des puissants, là-bas et en France”
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  1. obermeyer dit :

    Salut à tous.
    Lisez l'excellent discours de Jean-Luc : le défi de la politique dans un monde multipolaire. Cliquez dans voyage en Argentine et Uruguay. Quelle vision de l'avenir ! Quelle analyse géopolitique et stratégique ! Quel espoir pour un monde plus juste (malgré les chocs à venir) ! Ces analyses vont beaucoup plus loin que tout ce qu'on entend généralement. Prêtez attention aux chapitres 16 à 19, ça va encore bouger, et nous ne serons pas derrière.

  2. sourdon dit :

    Salut à tous.
    Sarko, Hollande, ont été sélectionnés par les mêmes Maîtres.
    Les peuples ne choisissent plus leurs dirigeants: ils leurs sont imposés par le biais de l'endoctrinement et de la propagande fondés sur l'utilisation de nos peurs triviales qui, loin d'être apaisées sont accentuées et entretenues afin que nous ne puissions agir de concert pour enrayer la domination des déviants qui mettent en place nos dirigeants à des fins morbides.
    ILS ont des plans dans les plans, établis depuis des siècles pour dominer et contraindre les masses, alors que nous n'avons que de la bonne volonté à leur opposer et des plans décousus.
    Sans frontières, leurs influences et connivences globales tuent dans l'oeuf les initiatives nationales aussi aisément que nous écrasons une fourmi !
    Alors comment mettre en évidence l'absurdité de leurs choix de société quand nous sommes écrasés par le sentiment d'impuissance toujours plus grand ?
    Puisqu'à présent ILS ne se cachent même plus, font l'apologie et tire gloire de la bêtise de l'ignorance et de la guerre sans que personne ne puisse plus s'y soustraire et que le plus grand nombre soit contraint d'y participer, la besogne consistant à croire qu'une issue existe devient un défi quasi insurmontable.
    Mille preuves accumulées devraient conduire en prison, ou plutôt en psychiatrie, la quasi totalité des richissimes de ce monde. Laisser mourrir de faim est un crime.
    Comment l'effronterie et la mauvaise foi peuvent encore prétendre dominer des êtres munis d'une conscience et capables d'actes d'une somptueuse beauté ?
    Celui qui obtient plus qu'il n'a besoin grâce à son habileté à aider et à contenter les autres, devrait en priorité consacrer son excédent aux plus démunis.
    Afin d'établir la liste des priorités des actions censées nous aider à être biens dans notre peau, nous devons comprendre que nous ne pouvons obtenir ce que nous attendons de la vie qu'en aidant assez les autres à s'accomplir; qu'il ne faut autoriser personne à nous avilir au point de le haïr; que les seules mains secourables que nous trouverons se trouvent aux bouts de nos propres manches; qu'une seule loi suffirait à la bonne marche de l'humanité: celle du respect de soi et du vivant dans son ensemble; que chacun détient la solution d'un des problèmes du monde et qu'il convient d'exprimer son potentiel sans réserve en se rappelant que quelle que soit notre position, nous pouvons y édifier du solide dessus. Nous pouvons choisir le bien.

  3. ETIENNE dit :

    @ 51
    Le rôle d'un gouvernement de gauche c'est d'abord de donner confiance au peuple pour qu'il prenne ses affaires en mains. Que fait le PS ? Ou est l'amnistie pour les syndicalistes, ou est la loi contre les licenciements boursiers, ou est le droit de véto dans les entreprises, ou sont les programmes d'éducation populaires sur les chaines de télé, ou sont les aides aux associations. Rien.
    Dormez braves gens, vous nous avez élus, nous travaillons pour vous. Tu parles !

  4. Pierre dit :

    La Révolution de Sable,
    comme suite imaginaire au § 14 du "Défi de la politique dans un monde multipolaire".
    Ou l'art de jeter un contre-sort à la "sorcellerie capitaliste", ou encore comment faire du lisse avec le strié…
    Contre les murs érigés, il ne reste qu'à poser la tête pour pleurer. Mais le mur n'est rien pour qui le contourne, pour qui invente sa ligne de fuite. Je m'en suis trouvé une excellente. Je dépose de minuscules tas de sable aux endroits qui me déplaisent, je laisse une trace magique et quasi-imperceptible. Je n'ai pas choisi le sable sans dessein : le sable est fluide, il est une multitude, il est naturel, il possède tous les prolongements symboliques qui me conviennent, il indique une trace ou un territoire, il tranche sur le noir ambiant, il grippe les mécanismes, il est on ne peut plus facile à trouver et à utiliser. Oh! ce n'est pas grand-chose : un signe, un signe de ralliement à distance, un éclair de l'esprit, peut-être une ombre de menace, une incongruité dans un paysage morne, n'ayez crainte, ce n'est que de la culture.
    Cette marque ne remplace pas la mise en oeuvre pratique ou la réflexion politiques. Mais elle est déjà de la micropolitique, l'incorporation d'une prise de conscience, la montée en puissance d'un devenir. Vaudou !
    Il faut bien ajouter que c'est un acte joyeux, ça au moins on ne peut pas lui retirer. Joyeux et irrécupérable. Et puis surtout, ça vient d'ailleurs : ni pile ni face de la même pièce, que voulez-vous, mon bon monsieur, l'étrangeté, ça fout les jetons !
    Salut et fraternité.

  5. FranLesp dit :

    Très bon article (comme d'hab).
    Ca fait du bien de voir qu'en Argentine on fait quelque chose contre les grands groupes capitalistes médiatiques. Quant on voit la situation désastreuse en France et ailleurs en Europe, ça fait peur. La propagande bat à plein régime. Une telle loi ne risque pas d'arriver avec notre cher PS, qui a bien besoin du max de propagande médiatique pour faire passer son programme copié-collé sur celui de Sarko: retour des accords compétitivité-emploi (= démembrement du code du travail, suppressions massives de taxes sur les patrons, et ultra-flexibilité - un pas de plus vers le pur esclavagisme), flicage des immigrés, des précaires (être RSAste à Paris, c'est: menaces de radiation non-stop, pressions pour faire n'importe quoi, injonctions thérapeutiques pour certains, qui sont suivis par des associations grassement subventionnées par Delanoé et dont le montant des subventions dépend du nombre d'allocataires radiés).
    Ce qui est triste, c'est qu'il va falloir en arriver au niveau de la Grèce pour pouvoir espérer que bon nombre d'électeurs en France arrêtent de voter pour le PS/Pasok et votent plutôt pour le Front de Gauche.

  6. Michel Berdagué dit :

    Pour arriver au pouvoir et le prendre et remettre en cause toutes les directives, injonctions, matraquages du discours du maître, nous devons continuer à échanger et se former. En cela je ne crois pas que plus ça ira mal plus nous serions majoritaire, c'est plutôt en lisant tous les § du défi politique écrit par Jean-Luc ; En effet le 14 ième est précis en avançant 3 éléments pour l'engagement non pas fluctuant voire éphémère mais déterminé et réfléchi avec de bonnes racines qui sont des fondations contre tous les séismes d'amplitude impérialiste donc le max. Le sable est en grain l'élément pour qu'ensemble en petits tas et en dunes passer au-dessus du mur dressé à nous faire peur, il peut aussi servir à nos châteaux d'enfance où la mer à cette époque moins chargée de déchets faisait place nette, avec l'imaginaire et le symbolique où le réel n'était pas obstrué,impossible par ce système non fraternel.
    Politique et passage culturel,ensemble, construisons notre futur.
    Dans la " Revue du projet " d'octobre 2012, des petits tas de sable à savoir, le liant est là.

  7. ermler dit :

    Pour les endormeurs, les lénifiants et tous ceux qui minimisent les conséquences de la forfaiture du TSCG, Merckel met les points sur les i : rejet des budgets nationaux par l'UE, droit d'ingérence revendiqué !
    On attend la réplique de nos gouvernants.

  8. CEVENNES 30 dit :

    Bonjour à tous,
    @Maignial 17/10/2012 20H
    "la peur de voir leur électorat glisser vers le FdG aux prochaines élections va les obligés à changer de comportement "
    Je n'en suis pas si sur, comment expliquer la côte de popularité de Valls ? Qui prépare les présidentielles de 2017. Si glissement de l'électorat il y a, il bénéficiera très certainement au FN.

    "on a assez montré qu'on n'est pas d'accord avec la politique actuelle du gouvernement "
    Ce n'est pas mon avis. Il faut nous démarquer davantage du gouvernement Ayrault car on nous assimile à des alliées, il faut revendiquer haut et fort notre indépendance pour des listes autonomes FdG au premier tour dans toutes les élections locales peu importe les conséquences ultérieures. Je vais te choquer en disant qu'il faut brandir la menace le cas échéant de voter une motion de censure. Personnellement je ne vois aucune différence entre le gouvernement Fillon et celui de Ayrault.

  9. Diogene dit :

    Très beau billet de JL, il est possible de se sortir du racket des marches et de la main mise de l'information par les spéculateurs pour ceux qui en douteraient encore !
    Ceci est plein d'espoir et mérite notre soutient.
    Chez nous, la confiscation de notre souveraineté est un fait, plus une vue de l'esprit, la clochardisation du grand nombre est lancée.
    Tous ces efforts pour uniquement rembourser la dette, sans autre profit que nourrir les spéculateurs impose un grand mouvement citoyen pour exiger un audit de cette dette.
    C'est bien sur ce point que les masques tomberaient enfin et que la prise de conscience citoyenne prendrait appui.
    Le pouvoir actuel fera tout pour occulter ce point, car c'est le point faible du système, et c'est la qu'il nous faut appuyer bien fort.

  10. Le système actuel n'aurait pu se mettre en place sans un conditionnement médiatique permanent. Jamais les gens n'auraient accepté "d'aller à l'abattoir" si on les avait prévenus de ce qui les attendait. Imaginez qu'on leur ai dit en 1980 ou dans ces eaux là : le système que vous avez connu depuis la fin de la guerre va beaucoup changer. Les gouvernements n'aurons plus de politique économique, sauf pour diminuer sans cesse les moyens de l'Etat en baissant les impôts des rentiers et des multinationales, ils vont ainsi créer d'importants déficits dans les budgets.Pour combler ce trou qu'ils auront eux mêmes créé, ils emprunteront non pas à taux zéro ou faible aux banques centrales mais à des banquiers privés et à des taux démentiels.Le déficit à cause de ces intérêts va faire des petits. Mais on dira que ces trous budégétaires sont de votre faute. Comme l'Etat ne pourra plus faire face à ses obligations, il privatisera tout ce qui peut l'être ce qui permettra à nos petits copains de s'en mettre plein les poches. Mais vous pourrez de moins en moins compter sur les services publics, soit qu'on les supprime, soit qu'on les fasse "devenir chèvres" par manque de moyens.On va mettre en concurrence des travailleurs ayant acquis des droits avec d'autres qui n'en ont presqu'aucun. Pour nous le résultat est couru d'avance : de nombreuses entreprises vont couler et on ira fabriquer ailleurs les marchandises par des quasi esclaves. Cela de plus vous paralysera de trouille de perdre votre emploi. On pourra donc vous faire travailler toujours plus, en gagnant moins, mais grâce au chômage massif qu'on aura créé, vous vous tiendrez tranquilles. Nous allons acheter grâce à tout le fric que vous allez nous donner, quasiment tous les journaux, TV, radios et on infiltera les médias publics "d'experts" payés grassement (jetons de présence dans nos conseils d'administration). L'objectif: enfoncer dans le crâne des gens qu'il n'y pas d'autre politique possible et que tout ce qui va mal est de votre faute, car vous êtres des feignasses trop assistées et trop payées. Résultat vous créerez toujours plus de richesses, nous serons de plus en plus riches et vous de plus en plus pauvres. S'il y avait eu un référendum sur ces éléments qui aurait dit "oui" ? On comprend donc bien pourquoi c'est sur ce terrain là que se situe la bataille décisive : en Europe, en Amérique latine et même partout.

  11. carole dit :

    Mais de quoi vous plaignez-vous, Monsieur Mélenchon ? Vous nous avez bien appelés à voter pour Hollande ! Vous ne connaissiez pas le personnage avant ? Et vous avez le culot de vous plaindre maintenant ! Je me suis faite couillonner par le Front de Gauche en me laissant convaincre de voter pour un ersatz de Sarkozy. On ne m'y reprendra plus.

  12. Jean Jolly dit :

    Je ne me sens pas trompé d’avoir glissé le bulletin " Hollande " le 6 mai puisque je n’attendais rien de lui ni même du gouvernement qu’il allait nommer. " Notre " mode de scrutin présidentiel nous impose deux candidats à la finale, en l’occurrence, en reprendre pour cinq ans avec un fanatique de l’ultralibéralisme, qui se serait lâché complètement du fait d’un dernier mandat (je laisse imaginer les conséquences), et d’un autre côté ouvrir les yeux des français sur le faux socialisme représenté par le PS, avec en prime, de faux écologistes…Quoi de mieux pour servir notre cause ?
    J’avais tiqué sur l’abstention des députés du FdG lors du vote sur la confiance du gouvernement, préférant le vote " contre ". Et puis avec le recul je m’aperçois que c’était la meilleure des stratégies, nous n’étions pas sensés connaître les mensonges futurs de ce gouvernement, c’est bien sûr ironique puisque nous savions pertinemment qu’ils étaient de faux socialistes mais il fallait faire " comme si " nous étions dans l’attente de pouvoir juger la direction prise par ce gouvernement, donc ni pour ni contre mais précaution par l’abstention.
    Et puis badaboum ! François Hollande a menti effrontément sur la renégociation du TSCG si bien que les faux socialistes se sont ligués avec les ultralibéraux pour ratifier ce traité qui pue la traîtrise envers le peuple français et la république…Ce n’est ni plus ni moins que la corde vendue par le capitalisme dont parlait Lénine.
    Le budget, qui va être voté au parlement découle directement du TSCG, sur lequel nos députés du FdG ont voté contre, il est clair qu’ils vont voter contre ce budget. Et voilà ! Nous avons gagné sur toute la ligne grâce à la cohérence qui nous caractérise. Les petits cailloux que nous semons vont nous mener directement à la victoire, tout simplement parce que nous sommes assurés que la politique d’austérité mènera notre pays à la récession avec tout le lot de mécontentements qui l’accompagne. La seule crainte étant le FN car l’histoire nous apprend que le capitalisme se sert toujours de ce fléau pour conserver la main sur le pouvoir.

  13. Michel Berdagué dit :

    Je ne crois pas que Jean-Luc Mélenchon est en plainte, en lamentation, et prêt à se frapper c'est ma très grande faute et le reste à se flageller et se morfondre tout juste religieusement à faire le parcours à genoux en pleine rédemption.Ce qui saute aux yeux à part pour les autruches et encore elles doivent bien en entendre c'est que plus jamais les Solférinos ne se feront passer pour une quelconque gauche, nous nous ne nous faisions aucune illusion, ce qu'on a gagné c'est que nous sommes en dynamique et de pouvoir à chaque instant appliquer a minima l'Humain d abord. Carole avez-vous lu le défi politique?
    Jean-Louis : chapeau, tu as déroulé le film des 60 ans vécu, de mettre en lumière les mécanismes pervers vont bousculer les enfumeurs.

  14. Nuno dit :

    Comment définir notre capitalisme mondialisé et financiarisé : faire produire à des quasi esclaves pour vendre à des futurs chomeurs.

  15. Jake B dit :

    Comme Carole # 63, je ne suis pas loin de penser que le vote Hollande est une belle couillonade. Bon, je savais que cela ne servirait à rien et sur ce point je ne reproche rien à Mélenchon. Mais je n'osais penser que sa politique serait pire que celle du nain et que le FdG se contenterait de discours pompeux et inutiles. On se fout de notre gueule ! Il ne reste plus beaucoup de solutions pour arrêter tout cela. Pendant encore 4 ans Hollande va nous pomper, la droite va dire que c'est n'importe quoi, les cons vont voter pour elle, et dans 5 ans on se fera pomper de plus belle, et la gauche redira que c'est n'importe quoi. Plus aucune confiance dans ce système de m****. Je vais donc passer au plan B

  16. Papa dit :

    Un grand merci à notre porte-drapeau de la présidentielle. Toutes ses informations sur le continent sud-américain nous démontre que si notre peuple le souhaite, nous pouvons nous emparer de ses lignes de conduites et nous servir de canevas pour la mobilisation en France.
    Sans surprise, nous apprenons dans l'Huma de ce jour qu'une directive de la commission de Bruxelles incite les états à ouvrir "les services de sécurité obligatoire au privé" ! Cherchez l'erreur.
    Ce que notre "Front de gauche" prévoyait est en route ! Je suis demandeur de la réaction de Jean-Luc. C'est la démonstration que nous avions tord d'avoir raison. Aux assujétis de réagir!
    Un fraternel salut aux grévistes Grec qui sont dans l'action aujourd'hui!

  17. Flo dit :

    Bon retour en France et merci de cette mlse au point sur la reculade scandaleuse sur la fiscalité du gouvernement. Une fois de plus, les vrais pigeons vont être les classes moyennes sans revenus du capital, qui paient déjà le taux maximum sur leurs revenus. On attend aussi votre réaction à la venue de Viviane Reding au parlement pour remettre des bons points (bientôt des images ?) aux députés et au gouvernement pour son budget de rigueur et ses réformes. On croit rêver. Et Moscovici qui dans les Echos aujourd'hui en remet une couche, en expliquant que "ne pas faire les réformes structurelles ne nous serait pas pardonné par nos interlocuteurs internationaux". N'est ce pas plutôt à ses électeurs que le gouvernement doit des comptes ? Je suis scandalisée par cette façon qu'a le gouvernement de se lancer comme Sarkozy avant dans le programme de rigueur et baisse des salaires voulue par l'Europe et les marchés, en faisant croire qu'il garde la liberté de faire ce qu'il veut. Il est où le changement ?

  18. aaa dit :

    @pierre34 (50)
    Désole, je n'ai pas été assez clair. Quand je parle de logiques capitalistes, je ne pensais pas au libéralisme mais de l'organisation capitaliste de la production c'est à dire la division entre les propriétaires du capital de l'entreprise et les travailleurs de cette même entreprise, ce qui implique ensuite que les propriétaires dirigent l'entreprise et qu'ils s'approprie la richesse crée par les travailleurs. Apres je suis d'accord pour dire que le libéralisme est directement issu des logique capitaliste (car le patronat ne veut pas que l'état puisse s’immiscer dans "ses" affaires et défendre les intérêts des travailleurs), et que le Front de Gauche s'oppose à cette politique. Mais le problème justement c'est que l'on s'attaque seulement aux conséquences du capitalisme (le libéralisme) et non à la cause de ce système (la propriété des moyens de productions).
    Je pense que notre programme devrait devenir plus révolutionnaire avec la réquisition et la mise sous contrôle démocratique des travailleurs des banques (bien sure) mais aussi des entreprises (au moins les plus importantes). Et ceci sans indemnités pour les actionnaires (ou alors très peu) car les capitaux des entreprises sont le fruit des richesse crée par les travailleurs (qui on été extorquées par les capitaliste par leurs réappropriation des bénéfices).
    Je pense qu'on a pas suffisamment analysé les erreurs de 81 où on a voulu organiser le partage des richesses sans remettre en cause la propriété capitaliste des entreprises. Pour moi, je pense que le problème venait du fait qu'on laissait les actionnaires s'approprier les richesses produites par les travailleurs et donc qu'on était par conséquent dépendant de l'investissement de ses mêmes actionnaires. Or comme on avait imposé des règles contraignantes (en faveur d'un meilleurs partage des richesses) aux actionnaires, ils avaient un meilleurs intérêts à investir dans des pays où l’état imposait des règles moins contraignantes. Ceci à provoqué une importante fuite des capitaux (bien faire la différence entre capitaux et capitalistes, on a besoins des 1er mais pas des 2ème), puis une dévaluation du franc.
    Malheureusement, quand Jean-Luc analyse 81, la crise aurait été causé uniquement par la dévaluation du Franc, et maintenant il n'y aurait plus de problème car l'€uro empêcherait ceci.

  19. Jean Jolly dit :

    @ Jake B.
    Quel est donc ce "plan B" sans indiscrétion (je crains le pire) ? Il y a aussi le "plan C" de Étienne Chouard mais vu l'impatience que tu démontres il m'étonnerait que tu puisses attendre la conscientisation populaire qu'exige le modèle souhaité par Étienne (que j'approuve).

  20. tdmpatou dit :

    Je suis très étonné de constater que sur 3 personnes interrogées dans mon entourage ce matin à propos du TSCG ou de la règle d'or, personne ne sache de quoi il s'agit. Les médias, qui en ont très peu parlé, y sont très certainement pour quelque chose mais je me pose tout de même la question de savoir comment faire pour transmettre l'information malgré mon militantisme actif que ce soit sur le terrain ou sur internet et surtout comment faire pour rendre les gens moins cons !

  21. ermler dit :

    @ carole, jake B. et autres "déçus couillonnés" qui (re-) découvrent que le PS est incapable de mener une politique de gauche.
    Les plaintifs c'est plutôt vous ! A quoi vous attendiez vous ?! Qui d'entre nous se faisait la moindre illusion?
    Le FdG a appelé à voter FH au deuxième tour pour éliminer du pouvoir Sarkozy et sa bande. Point barre ! Maintenant que c'est fait, on peut passer à l'essentiel, à savoir la preuve par les "actes" que le PS ne peut pas être une réelle alternative aux politiques de droite, ce qu'on savait depuis longtemps via Schroeder, Blair, la Grèce, l'Espagne, le Portugal... Les masques tombent et les derniers naïfs (quelques millions de citoyens quand même) vont devoir ouvrir les yeux sur la réalité. Le PS requinqué par dix ans d'"opposition", dans cette crise-là, sera pulvérisé ici comme ailleurs ! Alors viendra le temps de la révolution citoyenne. Quand ? Comment ? Je n'en sais rien, mais ce que je sais c'est que le FdG est LA force politique décisive de ce processus. Pour l'instant Mélenchon fait exactement ce qu'il a à faire : Il ne lâche rien !
    Allez camarades ! On cesse un peu de gémir sur la complainte éculée du "on s'est fait avoir" et on tient le "Front".

  22. ouiNDDL dit :

    Attention à l'opposition un peu facile de l'aéroport NDDL, dont on ne peut pas dire qu'il rentre clairement dans une alternative "capitalisme/autre gauche".
    Ou alors, il faut considérer que les communistes qui le soutiennent ne sont que des vendus à Vinci, ça parait dur à croire. Certes il s'agit d'un Ayraultport, et si les arguments suivant sont dans "la propagande de Vinci", on ne peut pas oublier qu'il y a des considérations écologiques et humaines à le faire, comme éviter que trop d'avions ne survolent Nantes (il ne resterait que l'activité lié à Airbus), et aussi la possibilité de transformer en simple aérodrome ceux de Rennes St Jacques, et Angers-Marcé. C'est plus écologique d'avoir un seul aéroport pour le grand ouest que de multiples petits. C'est plus écologique et plus pratique d'avoir par exemple 3 rotations quotidiennes entre le futur aéroport NDDL et Marseille que d'avoir comme actuellement, 2 Nantes-Marseille, 2 Rennes-Marseille, 1 Brest Marseille etc. D'autant que cet aéroport emporte avec lui la création d'une nouvelle voie ferrés entre Rennes, Nantes et le sud Bretagne, ce qui est écologique pour mettre les gens dans les trains plutôt que les voitures, indépendamment de l'aéroport. C'est plus écologique d'avoir un aéroport qui a la taille critique pour des relations vers les principales villes européenne, car alors, cela diminue la longueur des pré-acheminement en train ou avion (et un avion Paris-Copenhague, ca pollue autant qu'un avion NDDL-Copenhague).
    Attention, à ne pas tomber dans un soutien systématique à tout ce qui s'oppose, car comme "la grève des gendarmes et des agents de la préfecture de marine", c'est pas forcément l'intéret général.
    Le jour où, comme le souhaite Jean-Luc Mélenchon, on fera des forages pour exploiter la géothermie, il se trouvera aussi des opposants qui viendront expliquer que ça pollue telle ou telle chose. c'est pas pour autant qu'ils auront raison. C'est donc l’intérêt général qui doit prévaloir, et donc la démocratie. Nous disposons de procédure pour cela (DUP et article 17 des droits de l'homme "La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité."). Et l’intérêt général doit pouvoir décider de faire ici des éoliennes, là du nucléaire, là fermer le nucléaire, là une voie ferré. Sans que d’égoïstes intérêts...

  23. Menjine dit :

    En y réfléchissant bien dans l'expression "planification écologique" de notre programme partagé,le terme qui m'avait intéressé c'était" planification", pas plus qu'écologique,mais en relation avec écologique. la réorientation de la recherche etc..
    Or, on assiste à une confusion,une dilution dans l'expression convenue "transition écologique" certes reprise tant par la droite que par le PS, mais sans aucune idée de réflexion, projection et prise en compte de ce qu'une réorientation de l'économie vers des objectifs de sauvegarde et de gestion des ressources naturelles réclame.
    Une planification pour moi ne doit pas être bureaucratique mais cela doit marquer la réflexion sur toutes les interactions possibles que les activités humaines établissent entre elles.
    Or, plusieurs choses deviennent totalement incompréhensibles et même délirantes dans les lois qui sont proposées et votées en ce moment et qui se prétendent "écologiques".
    D'abord les histoires de bonus et malus "écologiques" qui vont pour l'essentiel être des bonus pour les voitures diesel dont nous savons qu'elles sont nocives pour la santé, pas à long terme mais dans l'espace d'une vie humaine, pour tous les individus d'un territoire, cette aberration de santé publique se double d'une aberration économique pour la France puisque nous raffinons ici essentiellement de l'essence et non du gaz oil cf. Petroplus je ne sais pas si la diminution du parc automobile à essence est une des causes lointaines de la fermeture, mais peut-être y a t-il de cela?
    Autre chose tout à fait ahurissant : La totale anarchie proposée(votée) dans l'implantation des éoliennes. D'une part les éoliennes vont complètement pouvoir miter le paysage de nos campagnes, d'autre part cela va s'assortir d'une libéralisation complète de la production d'électricité, qui va bien de pair avec une certaine vision de l'écologie qui avec un phraséologie "sociale" réintroduit le "laisser faire, laisser aller" du début du capitalisme. Pour les détails voyez l'article de Chassaigne sur son site.
    Bref, la réflexion "écologique" n'est en aucun cas mise en oeuvre dans le sens de l'intérêt général, mais reste une douce exaltation vers la bien-pensance "sauver la planète" qui cache mal les intérêts particuliers de groupes privés eux bien réels et soucieux de "casser les acquis" des entreprises ex publiques.

  24. Michel Berdagué dit :

    Si, il y a des manques/erreurs en 1981 :
    1- la non mobilisation du prolétariat et en particulier la classe ouvrière pour conquérir de nouveaux Droits dans les entreprises et bancaires nationalisées,
    2- de laisser à des gestionnaires les X secteurs nationalisés au seul pouvoir des bureaucrates / technocrates surtout nourris au fiel de l'ultra-libéralisme
    3- la fuite vers la City a été organisée, hors la Loi, par la droite,bien avant 1981, tout en espèces, en valises entières et par avions basés dans l'oise, à la "barbe" de la maréchaussée, douanes et fisc et tous les services de justice et de renseignements, il y avait le contrôle des changes
    4- il se trouve que la manne à plusieurs milliers milliards de francs en se trouvant à Londres et pas très regardant sur la provenance de ces fonds sans limite a permis une spéculation effrénée et d'aubaine pour les ultra-tatchéristes/pinochet
    5- comme pour un audit de la dette et ses intérêts scandaleux, il est facile de prouver que l'on ne leur doit rien, aux banques privées, à Mittal, à Total, à Unilever,à Sodimédical, à Pétroplus à Alshtom, à Peugeot, et aujourd'hui à Alcatel Lurens qui se permet de licencier 1450 salariés -ées et Pplus de 5000 sur le globe et à la seconde prêt les machines automatiques programmées se sont fendues d'une augmentation juteuse à la Bourse, comme on le voit c'est très moral et juste les capitaux des capitalistes
    En 2012 c'est 31ans après.il faudrait être bouché pour ne pas prendre en compte les dérives du parti de Sollférino et en tirer les conséquences, c'est ce que les 4 millions ont compris MAIS qqs semaines après nous n'étions plus que même pas 2 millions pour voter contre ce TSCG;
    Alors retroussons nos manches remue-méninges et neurones affûtés pour avoir une majorité du Peuple non suiviste mais en esprit critique pour construire.

  25. ouionpeut dit :

    @ Sourdon 53
    Par l'accomplissement personnel s'opère la transformation du monde, merci à vous de le dire si bien. La réflexion et l'action politique dans leur prise en compte du réel y mènent aussi. Nous oeuvrons au bien à tous en nous libérant de nos chaînes, vive Le Front de Gauche qui porte au plus haut niveau les valeurs de l'humain !

  26. pichenette dit :

    En fait, il ne nous reste plus qu'à devenir riches, très riches et à inoculer quelques petites bêtes gloutons dans ce milieu doré pour le faire partir en poussière. Relevons la tête, arrêtons de nous flageller, c'est parce que ceux qui ont les pouvoirs sont hideux en eux et de bonne apparence qu'ils trompent comme les éléphants en arrosant les plus riches.
    Crions bravo, célébrons leurs actions, une grande fête où dans des carrosses, des trônes, des chaises à porteurs nous transporterons ces rois de la finance et de la complaisance crasse; allons tous ensemble nous savons qu'ils nous prennent pour des c... alors jouons leur jeu autour de banquets joyeux. Ils nous veulent couchés, courbés, c'est debout un verre à la main que nous porterons nos toasts à la bonne santé du pays. Ils nous ôtent la souveraineté, devenons des benêts aux plaisirs simples: poubelles (à recycler) les objets non indispensables...
    Continuons à être proches de tous les battants licenciés..
    Où quand les prochains banquets solidaires?

  27. juju dit :

    @Ermler 72
    Sur ce coup là,résume parfaitement ce que je me serais permis de répondre à Carole et autres décus. Les trahisons et autres anneries commises par les socialistes se retourneront fatalement contre eux. Et les trahis réagiront de toutes façons. Il faudra bien sûr inévitablement s'investir pour changer la donne. Pas si simple sans ce système d'informations cruciales confisquées et maintenant verouillé par les médiacrates. Gardons espoir.

  28. lou passejaïre dit :

    @ 73 ouiNDDL
    Je passe sur le soutien que nous devons apporter à ce magnifique outil de planification écologique aéronautique ferroviaire et tout, pour dire deux mots à propos de ça "Le jour où, comme le souhaite Jean-Luc Mélenchon, on fera des forages pour exploiter la géothermie, il se trouvera aussi des opposants qui viendront expliquer que..."
    Oui, il y a une opposition, ou tout au moins un débat face à la géothermie profonde, et le minimum serait d'aborder le débat sans se soumettre aux positions d'un leader, fut il éclairé. Ou alors, devenons monarchistes. Quand aux DUP et autres qui protégent, il faudra un jour me dire en quoi la construction d'un grand Grand Stade a quoi que ce soit à voir avec l'intérêt général, par exemple.
    Les Grands Projets Inutiles se multiplient, partout, vendus avec autant de talent qu'un paquet de lessive ou qu'une créme anti-ride, au nom de l'éternelle jeunesse, du nomadisme effréné, de l'échange (marchand), de l'intérét général, par des gens (entrepreneurs, lobbyistes, élus, etc) qui ne connaissent qu'un intérêt, le leur !

  29. lemetayerv dit :

    Je suis d'accord avec pas mal d'intervenants sur le fait de se désolidariser du gouvernement en s'affichant dans l'opposition et non dans je ne sais quel accompagnement du fait que nous aurions fait gagner Hollande. Je rappelle que ce n'était pas le but car pour ma part, j'ai toujours compris que nous n'avions rien en commun avec sa politique. Nous l'avons fait pour virer, non pour adhérer. Donc il faut être clair, nous ne sommes pas des moutons, alors prouvons le. D'autre part, être leur supplétif, nous empêche d'avancer et d'être crédible, on ne peut pas être PS et FdG, n'est ce pas ?

    @Maignal (35)
    En quoi être dans l'opposition, nous empêcherait de demander des comptes, il faudrait s'acoquiner pour avoir droit à la parole ? La preuve que non ! D'autre part, le PS a une autre ligne politique et n'en dérogera pas, c'est pourquoi il y a le PS et le FdG, sinon pourquoi deux entités différentes pour une même politique ? Etre dans l'opposition, c'est d'avoir d'autre point de vue sur la manière de construire une société, ce n'est pas être de droite (je dis ça car beaucoup confonde l'opposition d'idée à l'opposition bi-partisme si t'es pas PS, t'est UMP). Si, la révolution citoyenne devait attendre le bon vouloir des Gouvernements que nous savons ne pas nous représenter alors c'est qu'on y penserait sans la vouloir.

  30. @ 63 Jean Jolly- 12h48 @ 72 ermler -15h16
    Merci pour ces mises au point très claires et pertinentes à l'attention de ceux qui se sont fait des illusions et qui oublient que d'un mal peut sortir un bien. Bien sûr, on aurait pu souhaiter ou imaginer, que les sociaux libéraux au fur et à mesure de leur atterrissage suite au dégrisement de la victoire, réaliseraient que leur politique était trop Bisounours et grâce à un dialogue discret avec le Front de Gauche, considéré comme un laboratoire d'idées, auraient adopté progressivement, sinon tout notre programme, du moins suffisamment de dispositions de celui-ci, pour réorienter le cours des choses dans le bon sens. Le FdG aurait pu alors apporter dans un premier temps un soutien (vigilant) sans participation au Gouvernement, puis avec participation, en cas d'accord sur une engagement précis de prendre certaines mesures. Personnellement, dans mon for intérieur, quand j'ai voté contre Sarkozy je n'y ai pas cru une seconde. Mais si cela s'était produit, j'aurais été très content et aurait convenu avec moi même que je m'étais trompé. Ce n'est de la faute de personne au FdG si les sociaux libéraux nous ont complètement ignorés. Tant pis pour eux. Non seulement si c'était à refaire je le referais, mais à chaque jour qui passe, je m'en félicite d'avantage. Imaginons que Sarkozy, réélu parce que nous aurions boudé au 2è tour, applique le TSCG, concocte un budget de guerre au peuple, on verrait alors Montebourg et Cie se draper dans des postures de gôche et on en prenait pour 10 ans d'austérité. Or il faut que les gens comprennent que l'ultra libéralisme de gauche ou de droite n'est pas la solution. Des reclassements sont donc indispensables et une remise à plat idéologique aussi. La montée en puissance des mécontentements et des autres gauches dans le monde, accompagnant la clochardisation généralisée, entraineront ces remises en question. Il ne s'agit pas du tout d'un calcul machiavélique du FdG mais d'une adaptation réaliste et pragmatique à la réalité du moment. Nous n'avons pas d'autres choix que de ne rien lâcher jusqu'à la victoire de nos idées.

  31. gerald rossell dit :

    Aux camarades qui usent leur énergie à savoir si le FdG est ou non dans l'opposition au gouvernement, je leur conseillerai de lire le texte de la motion du dernier conseil national.
    Ainsi, libérés du petit caillou qui dans la chaussure les empêche de penser ils pourront continuer la bataille citoyenne.

  32. Michel Berdagué dit :

    Quel enfumeur le vlà à vouloir superviser les banksters, et il parle de croissance et pas un mot des 1450 licenciés de ce jour et hier Sanofi, l'Ex voulait moraliser par la bénédiction du curé, éjecté, lui,normal, voit de la croissance,accompagné et prendre la main de Merkel en adoptant toutes ses directives. Quelle soumission.
    Citoyenne pichenette il est grand temps de faire des banquets Républicains biens garnis de victuailles et rouge de qualité, nous danserons la Carmagnole, un vrai banquet du siècle pour soutenir les grévistes en conquêtes de Droits.

  33. jacques G. dit :

    Que savez vous de nos enfants qui mangent la meme chose depuis 8 jours en regardant vos publicités consuméristes, que savez vous grands spécialistes de nos attentes, de nos envies, de nos espoirs, que savez vous de la faim, pas celle du tiers monde, mais celle de ce monde que l'on cache, que l'on ose avouer mais qui vous tiraille, que savez vous de notre honte de ne pas etre un heureux et payant citoyen, que savez vous de la terreur du lendemain, que savez vous encore de ces murs qui nous regardent et que l'on va devoir quitter pour je ne sais ou ? Que savez vous des huissiers, des gendarmes, des serruriers accoquinés pour vous mettre dehors ? Que savez vous de cette minute ou votre vie bascule dans un néant qu'il va falloir habiter. Révolution, je ne sais rien de tout cela mais je crois que je t'aime encore...

  34. sourdon dit :

    Ouionpeut 76
    Merci pour votre compliment. La plus grande perte que nous puissions subir est de ne pas exploiter les richesses que chacun nous contenons. Nos ressources naturelles, à l'opposé des ressources de la planète, ne seront gaspillées que si nous ne les utilisons pas. Je n'ai jamais entendu dire qu'une femme avait mis au monde un échec ou une réussite. C'est chaque fois un garçon ou une fille. Des talents ? Nul doute que nous en sommes tous pétris. Pourtant, la plupart partent sans les avoir exprimés, étouffés qu'ils le sont par des peurs animales encore trop influentes pour les jeunes humains que nous sommes. Nous nous élevons vite n'en déplaise aux partisans du bonheur instantané, tout se construit à des rythmes qui ne tiennent pas compte de la brièveté des Hommes. La moyenne de durée de vie d'une espèce sur terre est de 18 millions d'années et nous n'en avons pas accompli 1 ! Notre espèce est un nourrisson empreint de maladresses, de gestes manqués et de curiosité et non une chose incapable d'évolution. Certains diront que nous ne pouvons rien attendre de bon des Hommes ! Et de qui d'autre devons-nous attendre du bon et pour qui ?
    Aussi, bien que nous soyons dotés d'une conscience qui nous permet d'exiger de nous-mêmes une attitude sage et d'en décrire par le menu détail au travers de bibles ou de traités philosophiques les vertus et les moyens de la vivre, l'empreinte dans nos cellules de la méfiance nécessaire au vivant pour survivre depuis 500 millions d'années nous retient de nous livrer tout entier sans l'angoisse de se retrouver dans la peau d'une proie.
    L'intensité et la beauté d'une oeuvre ou d'un défi accomplis doivent surtout leur valeur au déploiement des efforts consentis et/ou des dangers encourus pour les parfaire. Car, l'habileté, le talent et la persuasion sont importants mais ne pèsent pas lourd si la fiabilité et la loyauté ne leurs sont pas associés.
    Nous aurions dû apprendre; à nous situer dans l'espace et le temps; à évaluer nos forces et faiblesses, nos attirances et répulsions; à tracer un plan pour notre existence; à le communiquer aux autres; à l'intégrer dans un planning, et ainsi nous ne serions pas de frêles esquifs trimbalés au gré des vents et marées. Nous aurions un cap. Ainsi, quand nous demanderions aux gens ce qu'ils attendent des demains de leur vie, nous en trouverions davantage qui sauraient de quoi nous parlons. Ces enseignements existent et doivent construire nos enfants.

  35. Jean Jolly dit :

    @ Jean Louis.
    En réalité j'avoue avoir joué quitte ou double en votant Hollande au second tour car ce dont je redoutais le plus était que les sociaux -libéraux nous refassent le coup de la sociale-démocratie, je m'explique.
    Pendant trente ans ces faux socialistes ont joué, eux, un double jeu qui consistait à faire croire au peuple qu'ils étaient de gauche en lâchant quelques miettes tout en faisant des énormes cadeaux aux capitalistes en catimini. Ce tour de passe-passe fonctionnait à merveille tant que la croissance était au rendez-vous, seulement, ils n'ont pas pris conscience qu'à force de déséquilibrer la balance ils creusaient leurs propres trous puisque les recettes fiscales ne suffisaient plus à combler les dépenses sociales.
    Ces idiots sont encore plus stupides que je ne le pensais car ils se sont alignés franchement sur la politique capitaliste en imposant le TSCG par la force et donc en se privant du sac de miettes qui leur permettait d'alimenter les pigeons que nous sommes.
    Nous avons donc gagné puisque l'austérité va accentué ce cercle vicieux et faire sortir de ses gonds le peuple français qui manquera de pain inévitablement.

  36. jean ai marre dit :

    @ 31 DAVID JV
    Rien que du classique !
    Pas d'accord avec ta réponse qui n'est pas à la hauteur de l'évènement.
    V. Hugo " Le principe de la liberté de la presse n'est pas moins essentiel, n'est pas moins sacré que le principe du suffrage universel'
    Faut il rappeler que l'Education et la liberté de la presse sont deux piliers de la démocratie ?'
    En 2008, la quasi -totalité des organisations et syndicats des journalistes ont quitté les Etats Généraux de la presse, organisés par le Président Sarkozy qui avait (fait du Prince) lui même, choisi les experts et le comité de pilotage!. Les journalistes ont quitté ces Etats Généraux par ce qu'ils n'étaient pas à l'initiative de la Profession et qu'ils ne respectaient aucun formalisme démocratique.
    Les journalistes résistent puisque plusieurs tables rondes ont émergées : RSF - Médiapart et " cent paroles d'Aix". Les journalistes sont liés par la charte de leur journal qui leur demande en règle générale : exactitude des faits et objectivité. C'est la volonté du journaliste à appliquer cette déontologie, qq fois déplaisante pour ceux qui dirigent la politique locale, qui fera la presse libre. Savoir dire non. La mission du journalisme, c'est d'apporter des informations d'intérêt public. C'est peut être le manque de culture démocratique qui amène l'affaiblissement du métier. Le journalisme qui favorise le coté people, le portait à la une,la proximité consommateur et non citoyen, ne favorise pas l'intérêt public, donc ne favorise pas l'éducation et la démocratie.
    Il serait tout naturel, sous un gouvernement de gauche, que la presse dans son ensemble développe une stratégie d'audience qualitative plutôt que de cultiver l'audience de masse.
    Quand on donne 800 millions d'Euro d'aide à la presse, (chiffre d'affaire : 3,4 milliards dont 2,2 proviennent de la vente et 1,2 de la pub). Nous citoyens de ce pays on est en droit de demander des comptes.
    J L Mélenchon a posé le pb c'est à nous de pousser à la roue. C'est réagir en étant dans l'initiative.
    G. Blanchet @ 32 peut le rajouter dans sa proposition.

  37. alinber dit :

    @obermeyer 9h12
    Merci d'avoir signalé ce discours de JL qui m'apparaît très important pour bien comprendre, ce qui se joue,sur quoi s'appuie le programme qui nous fédèrent "l'humain d'abord". Début annoncé de la révolution citoyenne le 14/11/2012 avec nos frères et soeurs Espagnols, Portugais, Grecques et tous les Européens lucides qui voudront bien exprimer leur rejet de cette politique suicidaire pour y mettre fin. Pour ceux qui comme moi seraient passés à coté de ce discours éclairant, dans la colonne de gauche agenda le gros bouton rouge "voyage en Argentine et en Uruguay" puis "Le défi de la politique dans un monde multipolaire".

  38. rayana dit :

    Alcatel licencie 5000 personnes dans le monde dont 1500 en France. Aujourd'hui, l'action a grimpé de 7,88%. y'en a qui se frottent les mains pendant que la liste de chômeurs s'allonge sans fin. le point de basculement se rapproche !
    on résiste pour le futur.

  39. dan dit :

    Je suis un peu surpris de tous ces commentaires sur la question de savoir si on est ou pas dans l'opposition : v a t on disserter longuement là dessus...?
    La situation est pourtant claire : on a voté Hollande pour ne pas réélire Sarkozy : A ce titre n'oublions pas que sans nos voix Hollande ne serait pas Président : mais ce n'était mettre qu'un social libéralisme en place, et certains semblent le découvrir....
    Il est vrai que Hollande a fait fort. Ne pas renégocier ce fameux traité est vraiment la preuve qu'il n'y a rien à attendre de ce gouvernement, que c'est d'ailleurs mon marqueur pour dire que ce gouvernement n'est pas de gauche. Ce qu'il y a de plus grave c'est qu'avec l'aggravation de la crise qu'entraînera toute l'austérité promise par le budget 2013 et les recommandations déjà présentes et futures de la Commission européenne, c'est l'idée même de Gauche qui va en prendre un sacré coup : A nous de démontrer le contraire.
    Nous devons développer dans notre entourage, nos réseaux une véritable contre culture, une critique positive à toutes les décisions prises par ce gouvernement. Sur le terrain nous devons être présents et visibles (et je trouve la CGT bien timide au niveau national).
    ça ne va pas aujourd'hui et je dis courage à tous les licenciés quotidiens et à ceux qui sont sur la sellette. Faut il attendre une situation à la grecque ou espagnole pour se bouger : c'est cela qu'on doit dire autour de nous, et excusez moi pas seulement se demander si voter hollande était bien fondé ou pas.
    Je viens de lire que Espagne grèce et Portugal seront en grève générale le 14 novembre : Avons nous des prises de positions officielles en France : j'ai bien peur que non à ce jour.
    J'aime bien l'Amérique latine, ça a un petit côté romantique révolutionnaire qui réchauffe, mais franchement je me sens beaucoup plus fort et convaincu après avoir lu dans l'Huma de mercredi l'Humanifeste du PC :"il est grand temps de rallumer les étoiles"
    A me relire je me sens un peu énervé. Désolé !

  40. jacquelin dit :

    Et la valse des licenciements continue, sur fond de budget terrifiant, d’élucubration de tarification EDF fantaisiste. On peut tout échafauder comme replâtrages, mesures, en tous genres, mêmes bardées de bonnes intention, de luttes sporadiques pour sauvegarder quelques acquis. L'ennemi c'est le capital. Invisible avec ses capitalistes sournois a l'abri du besoin quotidien.
    On parle a mots feutrés, on imagine tous les scénarii de sortie de crise. Mais le capital se nourrit de ces crises et enfonce ses griffes dans le peuple. Le peuple, dis, quand est ce que tu crieras "A bas le capital", quand est ce que tu en feras le principal cri de tes revendications ? Nous aurons ce choix a faire de remplacer le capital par le socialisme, en voulant abolir cette propriété privée de nos outils, de nos moyens.
    L'air qu'on respire, la terre, l'eau, tout ce que les humains peuvent produire doit etre le bien commun. Et non plus la propriété de quelques uns. Notre ennemi est diffus, personnifié par des actionnaires sans âme.
    Sauf a pointer le doigt sur ce principe du Capital. J'attends le jour ou Jean-Luc Mélenchon saura prendre ce motif comme principale résolution de programme. Nous y viendrons, et peut être plus vite que nous nous y attendons.
    Proposons de remplacer ce capital par des obligations remboursées au fil du temps et faisons disparaître ce lien d’esclavage. Nous ne volons rien en ce qui concerne la mise de fonds placée par les actionnaires. Nous leur remboursons. Et le remboursement fini, les outils de production appartiendront au peuple qui travaille pour vivre. On en a marre d’engraisser sur notre sueur ceux qui ne prennent aucun risque si ce n’est celui d’attendre les résultats pour encaisser les dividendes. C’est la collectivité toute entière qui peut exiger cette collectivisation de nos outils et de nos réalisations.

  41. @Klode 75
    "le Front de gauche ne votera pas le budget 2013"

    Attention ! Moi aussi en lisant le titre de cet article dans l'Huma du 16 octobre, j'avais cru tout d'abord que la cause était entendue, or on s'apperçoit bien vite en lisant l'article que ce n'est pas du tout le cas. Lors de sa conférence de presse hebdomadaire du même jour, André Chaissaigne a déclaré ceci : "En l'état actuel nous ne voterons pas la partie recettes de ce projet de loi de finances, nous prendrons notre décision à l'issue des débats, ce sera un vote contre ou une abstention".
    Donc, la décision de voter contre le budget 2013 n'apparaît pas d'ores et déjà acquise, ce qui me paraît constituer une erreur très grave. Comment pourrait-on par exemple "ne pas voter la partie recettes" et envisager de voter la "partie dépenses" alors que ces dernières sont directement orientées vers une austérité que nous dénonçons et étroitement encadrées par le TSCG et la loi organique votés la semaine dernière. On perdrait à l'avenir toute crédibilité dans nos critiques à l'égard de la politique économique et sociale du gouvernement si nous votions, ne serait-ce qu'en partie, ce budget qui foule aux pieds tous les principes pour lesquels nous luttons. On ne saurait pas davantage s'abstenir, en tout ou en partie, sans se mettre au niveau des députés socialistes dont nous avons à juste titre stigmatisé l'hypocrisie et la lâcheté des abstentions, lors des votes sur le traité de Lisbonne puis du MES. Cette déclaration d'André Chassaigne est donc particulièrement regrettable par son ambiguïté et il devient extrêmement urgent de mettre clairement les choses au point.

  42. jjmomo1 dit :

    Quand je pense que Mr Todd interviewé dans Marianne a dit qu'il envisageait avec Hollande un 1981 à l'envers avec un début libéral et un revirement impérativement guidé par les évènements pour faire une vraie politique de gauche. Drôle de prophétie ! Selon E Todd "Dans 5 ans, Hollande sera un géant ou un nain !"
    Mr Hollande commence vraiment à rétrécir ! Quant à E Todd j'avoue ne pas comprendre son entêtement à soutenir ce qu'on appelle le "parti socialiste" en France ! Désormais il me semble que l'UMP est le parti conservateur et le PS le parti libéral !
    Aux USA on parle de parti démocrate ?!? Mieux vaut prendre le parti d'en rire !
    Courage Jean-Luc Mélenchon et continuez à écrire avec autant de sincérité et d'honnêteté car hormis des erreurs mineures (on ne parle pas d'abattement de 10% mais de déduction forfaitaire), les informations fournies sont très souvent précieuses.
    A force de nous prendre pour des cons, les "pigeons" se feront bien épingler en vol par quelques faux cons !

  43. Dhersi dit :

    J'ai voté Hollande parce que j'avais soif de virer Sarko tout en étant lucide que le PS ne nous apporterait pas le changement attendu. Mais là, pourquoi Hollande et sa clique n'ont pas leur carte à l'UMP ? Avons-nous eu raison, nous les 4 millions, d'avoir fait ce choix ? Le PS ouvre une voie royale au FN et malheureusement, je crains le pire pour les élections à venir.

  44. Vince_BZH dit :

    Bon si je puis me permettre une critique, non sur le fond mais sur la forme... y'en a tout de même quelques uns qui conceptualisent vachement trop les chose. Alors c'est intéréssant mais plutôt que de vous convaincre entre gens convaincus et si vous sortiez un peu des forums pour rendre abordables toutes ces idées à des gens normaux ? Celui que l'on défend tant mais qui n'a pas les outils pour comprendre tout ce qu'on lui dit ? Un électeur du FN par exemple, ça c'est un beau challenge.

  45. largillier genevieve dit :

    Oui je partage l'opinion de Alain Doumenjou (ce jour 94) : l'ambiguïté de la déclaration d'André Chassaigne m'inquiète. Certes il faut un débat avant tout mais pourtant il y a déjà eu me semble-t-il suffisamment de décisions (et de non-décisions) prises par ce gouvernement, pour qu'il nous emmène droit dans le mur, avec le même déni démocratique que son prédécesseur. Pour moi, ce n'est plus possible de se positionner de son côté en votant ce budget. Si le groupe Front de Gauche devait le voter, et même s'abstenir, vraiment je ne comprendrais plus rien et je pense vraiment que le Front de Gauche y perdrait sa crédibilité. J'ai cru comprendre, dans les discours de J.L. Mélenchon, que "c'est la tradition" de voter le budget quand on est de la même "famille politique". Mais je crois que le PS, c'est fini maintenant. Il a choisi son camp par la manière dont il nous a imposé ce traité, appuyé par les votes de la droite. Alors il faut que le Front de Gauche choisisse aussi le sien, même si cela doit changer la donne de "la majorité de gauche".

  46. Menjine dit :

    @Alain Doumenjou
    Chassaigne dans son avant dernier billet sur son blog, met les choses au point et montre la difficulté accrue à laquelle est confronté le travail parlementaire de notre groupe après les élections législatives de Juin. La réalité parlementaire,irréductible, c'est que notre nombre de députés a été divisé par deux. Il n'a pas dû t'échapper qu'il y a eu un membre de notre groupe le député de Guyane qui s'est abstenu sur le TSCG,et pourtant nous sommes bien déterminés dans le refus de ce carcan. Ces remarques pour dire que si on veut, un tant soit peu faire entendre notre voix au Parlement, il faut jouer serré,avec notre groupe. Que je sache nous nous sommes présentés aux élections, nous ne sommes pas pour l'isolement, sans chercher à participer aux assemblées. Au contraire depuis les années 20, nous nous présentons toujours et partout, cherchant à profiter de tout ce qui nous est confié par les citoyens pour faire avancer nos idées.
    Le groupe Communiste/ fdg à l'Assemblée va participer et veut peser sur les débats, son but est de modifier, infléchir les propositions, montrer les insuffisances, le caractère droitier et trompeur de chaque proposition, mais aussi de repérer les avancées. Il faut,on doit aux électeurs qui ont voté socialiste au deuxième tour des législatives et qui sont de gauche, montrer proposition de loi par proposition qui est resté de gauche ou pas. C'est un corps à corps qui demande souplesse intellectuelle et travail de dossier.
    Qu'ailleurs qu'à l'Assemblée ou au Sénat nous nous positionnions comme opposés frontalement à la pseudo-gauche PS, que soient justes bien sûr les analyses qui disent que nous n'avalisons rien des mesures sur l'énergie, sur les sur-cotisation des retraites et les cadeaux aux pigeons,et comment!
    Que nous soyons capables de faire bouger, vite, nombreux,comme en Grèce, en Espagne, au Portugal, les masses populaires, la classe ouvrière et les progressistes, c'est une nécessité impérative.
    Mais le travail parlementaire ne se règle pas comme cela, nos camarades sont au premier rang, et dans les circonstances actuelles ce n'est pas une place au chaud, bien ronronnante et complaisante. C'est une place de combat qu'ils ne sont que dix à pouvoir tenir,dix parce que le fdg ne s'est pas compromis comme EELV. De reculade en reculade le gouvernement se manifeste à droite chaque jour, nos députés le feront voir sans atermoiements.

  47. Oliv dit :

    Salut à toi Jean-Luc, le plus audible d'entre nous, et salut à vous tous (même les croyants couillonnés, les sceptiques et les francs hostiles)
    Ici aucun message politique au sens politicien. Juste un moment d'espoir et d'amour (je sais j'utilise des mots bannis) sur ce blog où je me sens "chez moi". Entre gens de coeur et de conscience. Le seul où je publie quoi que ce soit.
    Merci à vous d'être là, ensemble. De résister, ne pas renoncer et imaginer et construire un monde différent.
    Je cherche comment changer le monde (oui oui je suis dingue je sais, baba hyppie stalinien corée du nord j'ai l'habitude). Je cherche par la culture, par l'art, la parole aux ignorants. Je sais que cette Terre est un paradis d'harmonie et d'abondance. Nous en sommes juste momentanément spoliés par une poignée de fous et criminels. Nos sciences et nos technologies sont incomplètes mais déjà immenses. Quand elles seront émancipées de la finance, nous feront des merveilles sur cette planète et dans le reste du cosmos. Je travaille à un livre (grand mot) sur les merveilleux possibles de l'Humanité une fois libérée de ce système monaitaire hérité du fond des ages et maintenant vidé de sens, retourné contre son créateur et devenu notre prison mortelle.
    Notre Front de Gauche est un incroyable mouvement. Une belle surprise. La planification écologique est probablement son plus fort pilier. L'humain d'abord, et la vie autour.
    Fraternité à tous,
    Olivier, 30 ans, ex artisan carreleur, musicien peintre curieux de tout, les jours sont trop courts.

  48. gregoire dit :

    La bataille politique au Parlement consiste notamment à se saisir de tous les textes soumis au débat et au vote pour proposer des amendements modifiant ces textes dans le bon sens. Déclarer d'entrée qu'on ne votera pas un texte, c'est renoncer à la bataille politique qui est menée pied à pied par nos élus.
    C'est la même chose sur le budget qui se vote en deux parties : recettes d'abord, dépenses ensuite.
    Il faut savoir que les dispositions actuelles qui régissent le débat budgétaire sont très contraignantes (sans rapport avec le TSCG) pour les parlementaires (temps de paroles, interdiction de proposer une dépense nouvelle sans recette correspondante...)
    Les députés PC/FdG ont déposés de nombreux amendements ciblés conformes au programme l'Humain d'abord, et leur vote (abstention ou contre) sera décidé en fonction de la prise en compte ou non de ces amendements (par exemple un nouveau barême de l'impôt sur le revenu).
    Procèder autrement reviendrait à dire qu'on dépose des amendements pour la forme et qu'on déserte le combat politique. Après, les rapports de forces se construisent dans les assemblées mais en lien direct avec les rapports de force dans la société. On arrête les procès d'intention et on se bouge pour faire connaitre et soutenir les propositions de nos députés.
    La CES appelle à une journée européenne d'action dans toute l'Europe le 14/11, la Cgt a déjà annoncé sa participation. Nous devons dès maintenant travailler pour que cette journée soit un succès en France !

  49. Sniper68 dit :

    Bonjour les camarades et camarade Mélenchon, je me sent trahis (dans le dos) par le changement, ma rage est d'autant plus forte que j'ai contribué à leur victoire du 6 Mai dernier sur "Libé" comme dans les urnes après ce que je viens d'entendre et de lire.
    Vivement que nos camarade et ami(e)s de l'aile gauche du PS aient un score conséquent ce soir pour faire comprendre au gouvernement du changement qu'ils vont dans la mauvaise direction en soutenant le MEDEF et surtout depuis l'épisode désastreux des "pigeons" de pacotille.
    Mais sinon camarades et camarade Mélenchon, on ne lâchera rien durant ces 5 ans ou 10 ans si le peuple décide de continuer dans le changement au lieu de nous suivre dans la Révolution Citoyenne qui est pourtant la seule alternative au réel changement dans ce pays.

  50. gabriela dit :

    Ce n'est pas un fait anodin que Jean Luc soit ici, à Montevideo, le même jour où notre parlement à approuvé la loi sur l'IVG qu'on discutait depuis 1978! et qui nous positionne comme le troisième pays à le faire en Amérique Latine après Cuba (1965) et la Guyane (1995).
    Salut Jean Luc, tu pourrais revenir plus souvent, (rires)


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