28sept 12

Entre manifestation et budget : agir pour ne pas subir !

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sanofi_01Dans cette note je traite de ma participation à la lutte des salariés de Sanofi à Toulouse. Un cas caricatural de prédation capitaliste sur une activité de très haut niveau de qualification intellectuelle et pratique. Puis je fais le point sur le débat à propos du traité européen et sur la préparation de la manifestation de dimanche 30 septembre contre le traité européen et contre l’austérité. J’étais en train de boucler ma note lorsqu’est arrivée l’information concernant le projet de budget présenté en conseil des ministres. Je commence donc par quelques appréciations sur le sujet. L’analyse de détails viendra quand je disposerai du document complet. Mais avec ce qu'on découvre il y a déjà de quoi penser que tout cela est bien mal parti.

Ce billet est illustré par les portraits de quelques salariés de Sanofi, en lutte à Toulouse dont le site est menacé est menacé alors que le groupe Sanofi est fortement bénéficiaire. Photos : S. Burlot

Les grandes orientations du projet de budget 2013 sont donc connues. Sous réserve d'un examen plus approfondi une fois les documents issus du conseil des ministres rendus publics, voici ce qu'on peut déjà en dire. Pour les recettes, le budget 2013 est un budget inadapté pour riposter à la violence de la finance. Les revenus du capital ne seront pas taxés comme ceux du travail, contrairement à la promesse de Hollande : la taxe à 75% ne concernera que les "revenus d'activité" et pas les revenus du capital. A l’inverse, le gel du barème de l'impôt sur le revenu frappera les 16 millions de ménages gagnant plus de 991 euros sanofi_00par mois. Enfin l’impôt sur les sociétés ne sera pas rééquilibré entre les grandes et les petites entreprises, contrairement à la promesse de Hollande.

Voyons pour les dépenses. Ce sera un budget d'austérité. En dehors des ministères dits "prioritaires" (école, police, justice), la RGPP Sarkozy sera prolongée et même aggravée. En effet les postes créés dans l'Education seront presque tous supprimés ailleurs. (- 2500 postes à Bercy, – 650 dans le logement et autant dans l'écologie, – 7200 postes dans La défense etc.) Au total, le gouvernement annonce une baisse de 10 milliards d'euros des dépenses publiques. Dans le détail les dépenses de fonctionnement sont gelées en valeur, c'est-à-dire qu'elles baisseront du montant de l'inflation soit près de 2%. C'est aussi le cas des dotations aux collectivités locales. Ce sont pourtant les premiers investisseurs du pays. Les dépenses d'intervention (subventions) baisseront de 7%.

On nous l’a assez dit : ce budget 2013 s'inscrit dans l’objectif de réduire le déficit de 4,5% à 3% du PIB fin 2013. Mais il est fondé sur une hypothèse de croissance de 0,8%. Il n’y a pas de consensus des spécialistes sur ce chiffre. Le budget présenté est en réalité un plan d’austérité de 37 milliards d’euros soit près de 2 points de PIB en additionnant baisse des dépenses et hausses des impôts. C’est cohérent avec le traité Sarkozy. Il est d’ailleurs stupéfiant de constater que lesanofi_02 gouvernement Ayrault prévoit une rigidité encore plus grande que le traité. Il prévoit en effet de supprimer la totalité du déficit structurel en 2016 alors que même le traité tolère un déficit minime de 0,5% du PIB. C’est la confirmation de ce j’avais dénoncé pendant la campagne lorsque François Hollande s’était engagé à respecter la règle des 3% de déficit en 2013.

  • C’est un contre-sens économique qui va aggraver la récession. Le montant de l’austérité du gouvernement Ayrault correspond a plus de deux fois les plans Fillon de 2011. Nombre d’économistes, de banquiers, de syndicalistes comme la Confédération européenne des syndicats, disent que cela va asphyxier l’activité. Le FMI estime que le retour à 3% de déficit va créer 300 000 chômeurs de plus.
  • Le résultat de ce type de politique est connu par les exemples grec, espagnol et portugais où les sociaux-libéraux l’ont appliquée : contraction de l’activité, hausse du chômage et des dépenses sociales d’indemnisation, baisse des rentrées fiscales et donc augmentation des déficits et de la dette.

Jeudi j'étais à Toulouse. Je participais au treizième rassemblement des salariés de Sanofi contre la fermeture du pôle toulousain de cette grande entreprise de la chimie pharmaceutique. J'étais l'invité de l'intersyndicale. Je m'arrête un instant sur ce point. Je suis parfaitement conscient du fait que ma présence en soutien dans une lutte prend très vite un caractère assez spécial compte tenu de la place particulière que m'a donné la dernière élection présidentielle. Et comme mon intention est d'appuyer les luttes du mouvement social et non de les perturber, je m'astreins donc à quelques règles simples. Je ne me déplace jamais sans une invitation formelle à être présent. Cette invitation doit être le fait d'un syndicat ou de l'assemblée des travailleurs elle-même. Quand c'est l'intersyndicale qui le fait, la situation est idéale. Ce fut le cas à Toulouse. Je me suis donc rendu au point de rassemblement devant l’entreprise puis en cortège vers le rond-point où il se sanofi_03plantait un arbre pour marquer la volonté d’enracinement des salariés et de leur entreprise. Un mot ici pour dire combien j’étais heureux de cette plantation d’arbre. Car les syndicalistes évoquèrent à son sujet l’exemple et le souvenir de la plantation des arbres de la liberté pendant la grande révolution de 1789.

Le cas de cette lutte me paraît bien des façons tout à fait exemplaire de la période dans laquelle nous vivons. La direction de l'entreprise a prévu une grosse vague de licenciements. Pourquoi ? Il n'y a aucune raison liée à la production. Le pôle de Toulouse qu'il s'agit de fermer ne connaît aucun dysfonctionnement. Il est à l'origine de quelques-unes des plus brillantes mises au point pharmaceutiques de l'entreprise. Par exemple c'est là qu'a été mise au point la molécule qui a donné ensuite un médicament, le PAVIX, qui a été ensuite le deuxième chiffre d'affaires du groupe mondial. Il a encore produit cette année deux des six molécules mises au point par le groupe. L'unique raison de supprimer du personnel est de parvenir à un plus haut niveau de redistribution des bénéfices vers les actionnaires. C'est aussi simple que cela et aussi grossier. Il s'agit de passer de 35% de reversement des bénéfices aux actionnaires à 50%. Peu importe ici pour moi de décrire les arguments spécieux avec lesquels les dirigeants de l'entreprise enrobent le massacre. Ce qui coupe les jambes quand on examine le détail du dossier c'est de voir comment la financiarisation d'une entreprise se construit et la détruit. Toute la chaîne de la production des molécules depuis le choix des projets à traiter jusqu'à la mise en route des procédures devant déboucher sur son utilisation concrète, tout est re-formaté par l'obsession de la rentabilité et du profit sans aucune considération particulière pour les bienfaits, petits ou grands, pharmaceutiques. Dans ce cas si particulier on voit comment la productivité inventive et créative de personnel ultra qualifié et super diplômé est totalement encadrée et donc limitée par un paramètre extérieur sans aucun rapport avec le sujet du travail engagé : le profit ! Ce n'est pas tout. Les conditions caricaturales dans lesquels ce processus s'opère sont du niveau d'une brochure de propagande. Imaginez que les deux plus hauts responsables de l'entreprise sont des libéraux avérés, l'un d'entre eux ayant été successivement conseiller de George Bush puis de Nicolas Sarkozy, sans aucune qualification particulière pour la chimie sanofi_04pharmaceutique. Les deux sitôt nommés se sont accordés d'extravagantes et pharaoniques augmentation de salaire et de revenus. Ils ont aussi déménagé le siège de l'entreprise pour le placer dans un endroit prestigieux sur les Champs-Élysées. Ils ont fait installer un restaurant de luxe à leur usage avec un chef cuisinier étoilé !

Le tableau a profondément bougé en ce qui concerne le rapport de la gauche avec le traité européen. On se souvient comment nous avons été accusé de « diviser la gauche ». A présent c’est bel et bien François Hollande et son impayable Jean-Marc Ayrault qui sont clairement identifiables comme les plus grands communs diviseurs de la gauche. Car enfin, qui soutient ce texte ? Pas les partis du Front de Gauche, évidemment ! Pas Europe-Ecologie-Les-Verts, on le sait assez. Pas le MRC de Chevènement. Et, bien-sûr, pas les organisations trotskistes comme le NPA, le POI ou Lutte Ouvrière. Pas les syndicats non plus. Aucun n’approuve le texte. Aucun ! Qui soutient le texte alors ? Le PS ? Même pas ! La pantalonnade du vote du bureau national du parti acclamant le texte s’est joué devant des bancs vides. La gauche du parti était allée voir ailleurs pendant la cérémonie votive. Donc ce n’est même pas tout le PS qui soutient le texte. Ça se verra dans les votes. Le PS ne fera passer le traité qu’avec les voix de sa motion majoritaire et grâce à la droite. La droite c’est normal qu’elle approuve un texte qu’elle a écrit et signé de la main de son chef ! Un fait à mettre sanofi_05en rapport avec toutes les leçons de morale amplement données par cette petite équipe pleine de mépris et d’arrogance pour tout ce qui n’est pas à ses ordres ! 

La motion approuvée par 70% du conseil fédéral d’Europe-Ecologie-Les-Verts n’est pas un texte de surface. Il aborde le fond. Et ce qu’il dit a une signification qui porte loin. Dans cette motion, EELV « se prononce contre la ratification du TSCG, dont une lecture stricte ne répondra pas durablement aux crises auxquelles est aujourd’hui confrontée l’Union européenne et constitue un obstacle à la transition écologique ». C’est un point décisif. Pour le parti Vert, le traité n’est pas seulement un mauvais moment. C’est un « obstacle » pour l’avenir et « un traité inadapté et facteur potentiel d’aggravation des troubles ». Nous partageons totalement ce point de vue. EELV va même plus loin  et « exprime le vœu que dans la préparation du budget 2013, l’objectif de réduction du déficit budgétaire à 3% soit différé ». C’est aussi ce que dit Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, non ? Enfin, le conseil fédéral d’Europe-Ecologie « soutient les mouvements sociaux européens de lutte contre l’austérité, en particulier l’alter Summit et les mobilisations appelées par la confédération européenne des syndicats ». A la lecture de cette dernière phrase, on ne comprend pas bien pourquoi Europe-Ecologie n’appelle pas au « mouvement de lutte contre l’austérité » qu’est la manifestation du 30 septembre à Paris. Mais peut-être n’y a-t-il pas besoin d’appel de la direction d’EELV. Car il y a déjà un appel de plusieurs centaines d’écologistes pour la manifestation du 30. Dimanche, les écolos des luttes seront dans sanofi_06la rue. C’est cela qui compte !

En tous cas les Verts auraient bien tort de se laisser impressionner quand Daniel Cohn-Bendit dénonce leur incohérence. Ils peuvent au contraire lui demander des comptes ! Car qui en effet sinon lui a le premier expliqué que le traité ne valait rien ? Mais peut-être personne ne lit-il ce qu’écrit Cohn-Bendit à la direction des Verts. Je leur propose donc l’extrait qui compte à ce sujet. Il s’agit d’une tribune parue dans le journal « Le Monde » le 25 février de cette année sous le titre : « Le Mécanisme européen de stabilité : la bourde historique de la gauche ». Comme on le comprend, il s’agissait déjà d’une admonestation en forme de fessée. Elle était signée par Jean-Paul Besset, Alain Lipietz, Shahin Vallée et Daniel Cohn-Bendit soi-même. Ça commençait fort : « A l'Assemblée nationale, les députés de la gauche française et des écologistes ont commis le 21 février une bourde historique : ils ont fait le choix de s'opposer ou de s'abstenir lors du vote sur la ratification du traité créant un outil de solidarité à l'égard des pays de la zone euro qui ne peuvent plus emprunter, le Mécanisme européen de stabilité (MES). » Le texte déroulait ensuite plusieurs arguments. Et c’est alors qu’on a pu lire ces phrases où l’on apprenait qu’il fallait voter le MES mais pas le traité européen parce que celui-ci est nuisible. Voici ce qu’écrivait Cohn-Bendit : « Que reproche-t-on au MES ? Il y aurait une bonne raison, son couplage avec un autre traité, à venir : le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l'Union (TSCG), qui instituerait la " règle d'or " dictée par la chancelière allemande, Angela Merkel. Ce couplage a été "convenu" par la déclaration des gouvernements du 9 décembre 2011 et n'a pas plus de valeur légale. Nous sommes contre le TSCG, nous l'avons combattu et, d'ici qu'il soit ratifié, de l'eau coulera sous les ponts. Mais ce couplage ne figure pas dans les articles du traité MES : la déclaration du 9 décembre 2011 est seulement évoquée dans ses " considérants " ! Une fois le MES ratifié, une fois le TSCG rejeté, le MES existera et il faudra renégocier le TSCG. ». En toute logique la sanofi_07question que devrait poser aujourd’hui Daniel Cohn-Bendit serait de savoir si le texte a été renégocié favorablement. Ce n’est pas ce qu’il fait. Son argumentation ne porte donc pas sur le fond du sujet mais sur la forme de la décision à prendre. Dans cette circonstance c’est lui qui est dans la posture politicienne au prix de l’incohérence. Et les Verts peuvent lui répondre en s’appuyant sur ses propres arguments.   

Je ne finis pas ce tour d’horizon sans évoquer un autre renfort. Quelqu’un qui a pourtant avalé toutes les couleuvres pour garder son pré carré. Il s’agit de Jean-Pierre Chevènement. Il a également confirmé que les quatre parlementaires du MRC voteraient contre le traité. « Pour deux raisons principales : premièrement, l'effet récessionniste qu'aura assurément l’application de ce traité dans toute l'Europe ; deuxièmement, la dépossession réelle des pouvoirs du Parlement qu'il entraîne. ». Tout cela, c’est exactement ce que nous disons. Mais ce n’est pas tout ce que dit Chevènement. Il y a mieux. Pour alimenter la légitimité de son propos, il cite un extrait de l’accord signé le 9 mars 2012 entre le MRC et le Parti Socialiste. Voici ce que contient ce document signé par Martine Aubry, au nom du PS : « Les deux partis conviennent que le traité européen tel qu'il a été convenu par le sommet du 30 janvier 2012 et signé le 2 mars dernier est inacceptable. La vision purement budgétaire et disciplinaire qui est celle du traité déboucherait sur une austérité et une récession généralisée ». Les parlementaires PS qui s’opposent encore au traité sont donc en fait cohérents avec lasanofi_08 ligne de leur parti au moment de l’élection.

En fait l’isolement de la direction socialiste est total. Pas seulement sur la scène française. Tous les syndicats européens s’opposent aussi au traité. Dans un communiqué de presse publié le 2 mars, « la Confédération européenne des syndicats dénonce l'adoption du traité de l'austérité permanente » et elle « rappelle qu’elle est opposée au nouveau traité qui vient d’être signé par 25 pays lors du Sommet européen. Ce traité imposera davantage d’austérité budgétaire en Europe et empêchera la relance de l’emploi ». Cette position n’a pas varié après le sommet européen de juin où François Hollande prétend avoir « réorienté la construction européenne ». Suite à ce sommet, Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES a déclaré : « Le pacte pour la croissance ne prévoit rien de vraiment nouveau. A part une augmentation du capital de la Banque européenne d’investissements, il s’agit d’une utilisation améliorée des fonds européens et d’une mise en œuvre de programmes déjà existants. Rien ne nous permet, hélas, d’espérer que les plans d’austérité vont être stoppés. Ces plans, pourtant, ont été socialement désastreux et économiquement inefficaces ». Cette opposition au traité est relayée en France par les principaux syndicats : CGT, FO, Solidaires, FSU et même la CFDT. Le gouvernement Ayrault méprise aussi cette unanimité syndicale. Pourtant il passe son temps à vanter le « dialogue avec les partenaires sociaux ». Bonne blague ! La seule force sociale qui soutient le traité est le MEDEF. Laurence Parisot, sa présidente, l’a dit clairement dans « Le Monde » du 28 août 2012 : « On ne doit pas se poser la question de la ratification du traité européen : il faut le sanofi_09signer des deux mains ». François Fillon, ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy a utilisé exactement la même expression dans Le Figaro du 13 septembre : « Tout le monde à l’UMP votera le traité des deux mains ».

C’est là un autre fait décisif. Certes, François Hollande divise la gauche. Mais il rassemble toute la droite ! C’était le cas dès le 3 juillet, au moment de la déclaration de politique générale de Jean-Marc Ayrault devant l’Assemblée nationale. Ce jour-là, Christian Jacob, président du groupe UMP s’était réjoui : « Où est la renégociation du traité de stabilité européenne ? Nulle part, fort heureusement ! ». Juste après lui, Jean-Louis Borloo pour la droite centriste avait félicité le gouvernement : « Permettez-moi, monsieur le Premier ministre, de commencer par vous adresser un satisfecit. Le premier renoncement, le premier reniement de votre action politique est en réalité salutaire. (…) Merci, donc, d’avoir bien voulu d’une ratification rapide dans les termes exacts du document signé par le Président de la République française de l’époque. C’est nécessaire. Le plus vite sera le mieux ». Depuis, Jean-François Copé sur France Info le 3 septembre est allé dans le même sens : « Je voterai le texte et je serai intransigeant sur la stricte application de la réduction des déficits par le gouvernement ». Puis Philippe Marini, président UMP de la commission des finances du Sénat, dans Le Monde du 14 septembre : « Soyons logiques. Le TSCG a été négocié par Nicolas Sarkozy et nous l'avons défendu. François Hollande avait dit qu'il renégocierait le traité, il n'a pas été en mesure de le faire. En termes de cohérence politique, il faut assumer ce que nous avons défendu ». Et dimanche 23 septembre sur Europe 1, François Bayrou a, à son tour, félicité le gouvernement : « François Hollande s’est engagé à plus de discipline budgétaire. Il s’est rangé derrière le traité budgétaire européen, que je soutiens (…) Cela va dans la bonne direction. ». François Hollande est aujourd’hui le seul capable de mettre d’accord Fillon et Copé qui s’écharpent pour la présidence de l’UMP. Et aussi Jean-Louis Borloo et François Bayrou en concurrence pour incarner la droite sanofi_10centriste.

Dès lors, les socialistes ont bien du mal à trouver des arguments. Ils racontent donc n’importe quoi ! Ainsi Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée. Le 18 septembre, il a déclaré : « Ce n’est pas un débat pour ou contre un traité mais c’est un débat de soutien ou non au président de la République qui est posé ». Ah bon ? Pourtant le vote porte sur une loi de ratification, pas sur une motion de censure ni un vote de confiance au gouvernement et encore moins au président. A-t-il seulement réalisé l’absurdité de ces propos ? Si voter « oui » au traité c'est soutenir Hollande, alors Copé, Fillon et Parisot soutiennent Hollande ! Dans l’absurdité, Elisabeth Guigou n’est pas en reste. Dans le JDD du 18 septembre, elle a déclaré : « Je n'aime pas, enfin, nous n'aimons pas ce traité. Simplement, je dis qu'il n'est pas nécessaire d'aimer un traité pour le ratifier ». Voici une parlementaire de la République qui préconise de voter à l’aveugle, sans regarder le contenu et même contre sa conviction profonde ! Le ministre des affaires européennes Bernard Cazeneuve est lui aussi à court d’arguments. Dans « Libération », il explique que « le traité est un sujet d’hier. On ne va pas focaliser sur un texte qui est un héritage ». Etrange argument. Car ce traité, comme tout texte de loi, concerne l’avenir. De plus, celui-ci est conclu pour sanofi_11une durée illimitée. Et il prévoit l’obligation d’inscrire la règle d’or dans le droit national d’ici 2013. C’est donc bien de demain qu’il s’agit, et pas d’hier. Il le sait bien. C’est donc un embrouilleur.

Depuis 2005, nous sommes habitués aux arguments catastrophistes des partisans du « oui ». Généralement, ils montrent leur grande fébrilité et leur incapacité à convaincre. On se souvient de Ségolène Royal affirmant en 2005 que si le non l’emportait, elle serait obligée de « privatiser les cantines scolaires ». Le gouvernement a renoué avec la méthode. Ainsi ce même Bernard Cazeneuve a expliqué sur Public Sénat que « demander une renégociation de ce traité aujourd’hui, c'est bloquer le fonctionnement de l'Union européenne ». Il lui reste à apprendre que le TSCG n'est pas un traité de l'Union Européenne. C’est un traité international, distinct du droit de l’Union européenne. Pourquoi ? Parce que deux Etats membres de l'UE ne l'ont pas signé : le Royaume-Uni et la République Tchèque. Et il lui reste aussi à apprendre que l’article 14 du traité prévoit que pour entrer en vigueur, le TSCG n'a besoin d'être ratifié que par 12 des 17 Etats de la zone euro. La France, ni aucun état en particulier, sanofi_12ne peut donc pas le bloquer.

Mais dans les arguments bidons et les malhonnêtetés intellectuelles, la palme revient à Jean-Marc Ayrault. Il n’a cessé de mentir sur ce traité. Après avoir affirmé que « les lignes avaient bougé », il a reconnu dans une interview à Mediapart que « juridiquement c’est vrai, le texte reste le même » que celui signé par Nicolas Sarkozy. Mais qu’est-ce qu’un traité si ce n’est un texte « juridique » ? Dans la même interview, il affirme que « la conséquence logique » de l’opposition au traité budgétaire, « c’est la sortie de l’euro ! ». Là encore c’est un mensonge. D’abord parce que comme je viens de le dire, le traité n'a besoin d'être ratifié que par 12 des 17 Etats de la zone euro pour entrer en vigueur. Il prévoit donc qu'on peut être dans l'euro sans le ratifier. Ensuite, ce faux-argument revient à considérer que l’euro est la propriété de madame Merkel et du gouvernement conservateur allemand. Enfin, la phrase d’Ayrault signifierait que la monnaie « euro » n’est compatible qu’avec une politique : l’austérité. Or une monnaie n’est qu’un outil. Et elle peut donc être mise au service d’une autre politique. D’autant que ce qui conduit tout droit à la sortie de l’euro, c’est la poursuite de la politique sauvage d’austérité comme en Grèce. Mais tout est dit à propos de ce personnage méprisant et arrogant quand il n’a pas d’autre réponse à propos de ma position sur le traité que cette pauvre réplique de politicien à la ramasse : « J’aime ce qui marche, pas seulement l’incantation, la mise en scène. En 1992 il était un des orateurs les plus lyriques sur le traité de Maastricht. Moi je préfère la constance plutôt que les coups politiques qui d’ailleurs ne marchent pas souvent. » Ce qui marche ? Qu’est ce qui marche ? La politique d’austérité ? Quand au traité de Maastricht, on connaît la musique ! Ayrault a été chercher l’argument chez Le Pen. Vous connaissez ma réponse à ce sujet, je ne vous l’inflige pas une fois de plus. Ce qui est intéressant c’est de voir le niveau du personnage. La vérité est qu’il ne lit rien, ne connaît rien. Il ne sait donc rien à propos des arguments contre le traité actuel. Il est donc incapable de répondre à quoi que ce soit de précis. Il est d’ailleurs incapable de dire quoi que ce soit en faveur du traité. Il est juste capable de faire des phrases contre les personnes. sanofi_13L’incantation c’est lui ! Il devrait aller à Florange expliquer son truc qui marche ! Ou bien à Pétroplus, ou à Sanofi, ou à Sodimédical ! Il y a un grand problème avec cette gauche sectaire et Ayrault est une bonne partie du problème !

La manifestation du 30 est dorénavant l’œuvre d’un large arc de force. Au fil des heures l'information remonte sur Manuel qui centralise pour le compte du collectif tout ce qui peut permettre d'évaluer la situation en vue de la manifestation du dimanche. Le nombre des associations et des syndicats qui appellent à marcher le 30 septembre s'étoffe dans toutes les directions. Lundi par exemple ce fut un bel événement d'apprendre que la CGT-cheminots se joignait à nous. Puis ce fut le DAL (droit au logement). Au cours de la semaine passée, l'événement, cela avait été une motion du conseil régional Nord-Pas-de-Calais condamnant à une très large majorité le traité européen. Depuis, j'ai appris que dans de nombreuses collectivités des élus ont voulu porter cette question à la connaissance de leurs assemblées. Que leurs interventions aient donné lieu ensuite à des votes ou pas n'est pas le plus important. Ce qui compte c'est la stupeur de ceux qui apprennent que leur budget local est aussi visé par le traité. En effet le « déficit public » dont il est question dans le traité et que François Hollande veut ramener en dessous de 3 %, inclus les comptes des collectivités locales et de la sécurité sociale. L'austérité va donc se répandre comme une logique invariante d'échelle, dans tous les compartiments de la vie du pays, jusqu’au moindre recoin, le plus petit village. La maladie qu'elle va déclencher et qu'elle va se propager atteindra tout le monde partout et jusque dans la vie quotidienne la plus élémentaire de chacun. Le mécanisme de transmission de l'austérité d'État à celle des collectivités va se construire à partir de l'édiction de nouvelles règles d'attribution pour les dotations de fonctionnement que sert l'État. Il a commencé à se mettre en place. Les budgets de « rigueur» sont en place déjà un peu partout. Le premier investisseur du pays va être bientôt en panne totale. Il y a donc deux catégories face à cela : ceux qui sont complices par sanofi_14leur silence ou leur soumission et ceux qui ne se résignent pas. Ceux là agissent. Par exemple en manifestant le 30 septembre.

Donc la liste des organisations qui appellent à la manifestation s’allonge. Pour les syndicats j’ai noté la CGT Cheminots comme je l’ai dit. Mais aussi la CGT Finances, la CGT Educ'action, la CGT Equipement-environnement, la CGT Livres (Filpac), la CGT Personnels des Organismes Sociaux, la CGT-FSA, la CGT Fonctionnaires (UGFF), et l’Union Régionale CGT d'Ile-de-France (URIF CGT). Pour la FSU, il y a la FSU-Île de France,la  FSU Culture (SNAC-FSU), la FSU Administration Scolaire (SNASUB-FSU), la FSU Enseignement Supérieur (SNESUP-FSU), le SNU Pôle Emploi FSU, la FSU Territoriaux (SNUITAM FSU), la FSU Service Public de l'Emploi (SNUTEFI FSU), la FSU Assistance Sociale (SNUCLIAS FSU), l’EE(Ecole Emancipée) FSU. Avec SUD Solidaire je trouve en plus de l’organisation nationale tout entière, Solidaires Finances Publiques, Solidaires Douanes, Sud Banque Populaire / Caisse d'Epargne (BPCE),l’ Union Syndicale de la Psychiatrie. Et il y a aussi CFF (SPUCE CFDT). Je crois que cette liste n’est pas exhaustive. Pour les associations et collectifs voici la liste dont je dispose à cette heure : Association Internationale de Techniciens, les Experts et Chercheurs (Aitec-IPAM),Agir ensemble contre le Chomage (AC!), Association Nationale des Elue-e-s Communistes et Républicains, Attac, Comité pour l'Annlutation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM), Centre d'études et d'initiatives de solidarité internationale (Cedetim-IPAM), Convergence services publics, Collectif National Droits des Femmes (CNDF/CADAC), Démocratie Réelle Maintenant ! Paris, Collectif des Associations Citoyennes, Droit au Logement (DAL), Fédération des Associations de Travailleurs et de Jeunes (DIDF), Les Économistes Atterrés, Fondation sanofi_15Copernic, Femmes Egalité, Jeunes Communistes, Les efFRONTé-e-s, Marche Mondiale des Femmes France, Mémoire des luttes, Marches Européennes, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, Transform!, Union des Familles Laïques (UFAL), Utopia, et « La gauche par l’exemple » le réseau des élus du Parti de Gauche et citoyens.

Pour clore ce chapitre, j’y ajoute un argument que je tire d’un travail du  groupe parlementaire de la Gauche unie européenne – gauche verte nordique (GUE-NGL) au Parlement européen, le groupe dans lequel je siège. Il vient de rendre publique une expertise juridique qui prouve que le Traité budgétaire (TSCG) est contraire au droit européen au plan formel comme au plan matériel. Le constat du Professeur Andreas Fischer-Lescano est clair et argumenté. D’abord la forme que prend le TSCG empêche son application. Mais surtout, sur le fond, les choix en matière de « gouvernance », le « frein à l'endettement » et les sanctions automatiques, sont contraires au droit de l'Union. Le rapport pointe notamment le fait que les droits du Parlement européen y sont bafoués car « La commission n'est pas suffisamment soumise à un contrôle démocratique dans le cadre de l'exécution du traité fiscal». C'est un argument nouveau. Il plaide évidemment en faveur du rejet de ce traité dans nos assemblées. Je profite de cette nouvelle mention du niveau européen de notre engagement de combat pour signaler que de nombreux élus et responsables politiques de la Gauche européenne seront avec nous à la manifestation du 30 septembre à Paris.


306 commentaires à “Entre manifestation et budget : agir pour ne pas subir !”
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  1. Antoine dit :

    Ce traité sera retiré de gré ou de force. Il faut se battre sans relâche, d'abord pour que les médias en parlent sérieusement (les rares émissions TV consacrées au TSCG sont consternantes : on ne parle que de la "nécessité" de réduire le déficit, et si vous êtes contre, c'est que vous êtes anti-europe etc...) Ensuite il viendra bien un moment où le gouvernement sera obligé d'arrêter de mentir sur le fond. Comment ont-ils pu à ce point nous prendre pour des imbéciles endormis?

  2. jean ai marre dit :

    @ Jean-Luc Mélenchon
    "Les grandes orientations du projet de budget 2013 sont donc connues."

    Ce n'est donc pas une surprise. Un premier ministre qui se définie social-démocrate, ne peut faire qu'une politique du même nom Ce qui est grave, c'est que les promesses Hollandaises ne sont pas tenues. On a l'habitude de vérifier que le programme du candidate n'est pas le même que le programme de son parti, dans ce cas d'espèce, le programme de Hollande candidat n'est pas même pas honoré ! Si l'on poursuit l'analyse, on s'aperçoit que le programme appliqué n'est pas celui du parti Socialiste, on en est très loin. Une question de bon sens voudrait que le PS quitte ce gouvernement. Quant pensent nos camarades Socialistes, ceux qui comme nous tiennent la queue de la poile qui triment pour joindre les deux bouts ?

  3. Fred Barbosa dit :

    A dimanche.

  4. roussel dit :

    Quelques mots inspirés de ce que Victor Serge nous enseigne dans "Mémoires d'un révolutionnaie. 1905-1945".
    Résistance était déjà le mot souverain, le mot d'ordre permanent. Nous sommes tous dans ce monde sans évasion possible et pourtant acculés à nous battre pour cette évasion impossible. Alors dimanche, comme toujours, j'y serai. Trop fier, trop honorer d'éviter les scléroses, les enlisements stériles, les formules vides de contenu, la stagnation, voire la régression et la corruption qui guettent jusqu'aux meilleurs. Notre combat s'inscrit plus largement au coeur de celui, historique de la guerre contre l'aliénation. Ne nous y trompons pas: nous sommes en guerre. Une guerre faite de 1 et de 0 qui organisent les formules mathématiques. Elles vident nos corps, violent nos cultures, mettent à genou des peuples entiers.
    Non, je ne suis pas un "ayant droit" de mon vote Hollande. Je ne réclame rien! Hormis ma liberté de lutter.
    Comptons-nous, regardons-nous, repérons-nous ce dimanche à Paris.

  5. David dit :

    Je monterai de Nîmes à Paris demain, en espérant qu'on soit des dizaines de milliers pour faire entendre notre voix et que les débats soient enfin lancés dans les médias.
    Je mets beaucoup d'espoir dans cette manifestation, ça a nécessité d'immenses sacrifices financiers et temporels de pouvoir monter, espérons qu'on soit nombreux à réclamer la fin de l'austérité et la voie de l'Europe sociale des peuples !

  6. MARTINE CAPDEPONT dit :

    Des militants de Roosevelt 2012 seront également présents à la manif du dimanche 30 septembre à 13h30 à Paris.

  7. lîdgeux dit :

    Bonjour à tous, merci Jean-Luc pour ces intéressants billets. Voisins français, profitez de votre chance, en Belgique, nous n'avons même pas de lieu pour exprimer notre désaccord, pas de manifestation. Pourquoi ne pas manifester ensemble, au niveau européen, pourquoi ne pas adopter un programme européen commun - genre autre vision économique, nationalisations des banques, défaut des dettes, législation sociale et fiscale commune au niveau européen? Bref, pourquoi ne pas inventer la révolution européenne après la dictature des marchés européens et avant la disette européenne? après tout, notre travail n'a pas besoin de leur argent mais leur argent a besoin de notre travail, quant aux différences culturelles, n'existent-elles pas également au sein d'un même pays, n'avez-vous pas 35 (de mémoire) langues régionales en France et n'êtes-vous pas capables d'avoir un code du travail commun?
    Alors, pourquoi ne pas construire des services publiques européens, une sécu européenne, des banques européennes (ah, ça, c'est fait, oups)?
    Pour conclure - et ça n'a rien à voir avec le début - bon courage à tous pour la manif, je suis de tout coeur avec vous et je gage que je ne suis pas le seul outre-quiévrain (de votre point de vue, du mien, c'est vous qui êtes outre-quiévrain) et tous mes voeux de succès.
    amitié

  8. mercure40 dit :

    Bonjour à toutes et à tous et à toi Camarade Jean Luc,
    D’abord un grand merci pour ce nouveau billet. Depuis des décennies le scénario est toujours le même des multinationales ou trusts acquièrent par divers moyens voire par OPA hostile (Mittal pour Arcelor) des entreprises à seule fin de réduire ou mieux d’éliminer la concurrence. Les intérêts particuliers de certains de nos dirigeants en opposition avec l’intérêt général et supérieur de la nation ont planifié la désindustrialisation de notre pays et aujourd’hui on voudrait nous faire croire que le retour en arrière est possible. De même on se plaint que de moins en moins d’argent n’entre dans les caisses de l’État, comment pourrait-il en être autrement lorsque celui-ci brade au secteur privé les plus belles de ses créations laissant celui-ci recueillir les fruits de l’arbre planté par la nation. L’Europe nous oblige à privatiser (au nom de la sacrosainte concurrence libre et non faussée Ici) pour mieux « gaver » les intérêts particuliers de ces ogres avides de richesses. GDF SUEZ réclame 6% d’augmentation. Le gaz prend 2 %. Les régies du gaz de Bordeaux de La Réole et de Bazas, en Gironde, et d'Aire-sur-l'Adour, dans les Landes vont elles baisser leur tarif de 3%, cherchez l’erreur ! Ici
    Vivement la VIème République, au vu des résultats de la politique actuelle, qui je l’espère pourrait arriver plus vite que prévu, si le Peuple le veut.

  9. Marie-Christine 67 dit :

    TSCG - La Stratégie du Choc (N. Klein) Je ne peux m'empêcher de faire le lien...
    A demain à la manif à Paris !

  10. Aveline dit :

    Nous sommes bruxellois et, nous aussi, nous serons à Paris demain pour la manifestation contre le TSCG.
    Merci Jean-Luc Mélenchon pour votre courage, vous nous inspirez. Et merci de n'avoir pas peur de dire haut et fort ce que nous pensons tout bas; mais là aussi nous commençons à nous laisser inspirer...

  11. Michel Berdagué dit :

    Il n'y a que 2 options. "De cet énorme stock de dette,il va bien falloir se débarrasser. Or la chose ne peut se faire que selon deux options - soit en préservant le droit des créanciers - l'austérité jusqu'à l'acquittement du dernier sou,- soit en allégeant le fardeau des débiteurs - par l'inflation ou le défaut". Frédéric Lordon.
    C'est quand même simple de choisir pour le plus grand nombre, et la préférence de faire payer le petit nombre responsable, les moins de 1% est d'une tentation normale et ce n'est à rien comprendre que la frêle embarcation prise dans la gouvernance des sables mouvants ne se dégage pas dans l'enfumage du Bourget.
    Sûr que nous allons faire payer les créanciers, pour une fois, et comme nous l'enseigne Yves Dimicoli des monstrueuses accumulations des milliards des dividentes, qui viennent des casses humaines après avoir exploité tout le suc des forces de travail, mains calleuses et cogito, vont pouvoir être mis dans un pot commun. A chaque pas de la grande marche libératrice et citoyenne, la Justice de récupération tout ce qu'il y a de normal sera dans tous les esprits. Surtout que beaucoup ne seront pas là mais nous délèguent leur marche, en renfort. Nous allons stopper net leurs dérives et d'échecs programmés en traités successifs et de viser les conseils d'administration privés et donneurs d'ordres des casses multiples.
    Vive la Sixième. Et : " Agir pour ne pas subir ! "

  12. Pascale DE dit :

    Malheureusement je ne pourrai pas mis rendre, c'est vraiment a contre coeur, avec toutes les dépenses ce mois-ci il ne me reste que 25 euros, il fallait que je fasse un choix, je suis très déçu car un car part de chez moi pour 20 euros, mais je suis, je serai de tout coeur avec vos.

  13. Diogene dit :

    @Pascale DE
    Des milliers vont marcher pour toi et pour tous ceux et celles qui ne pourront défiler, avec pour seul objectif le vrai changement. T'es pas toute seule, nous étions 4 millions et ça enfle comme la colère. Les berceuses perdent de leur efficacité,le peuple se réveille et va demander des comptes !
    On ne lâche rien, on ne renonce a rien !

  14. Hubert dit :

    Etant un electeur de gauche depuis toujours, je n'hésite pas à revendiquer mon attachement à la gauche, mais je précise à chaque fois, et ce, bien avant les présidentielles, que la gauche des socialistes (leur politique je parle) n'est pas ma gauche. Comme beaucoup, je me sens berné, trompé, et aussi, comme des millions de gens, manipulé par un président qui a eu la bouche plus grande que l'estomac à travers ses jolies promesses. Cela m'a toujours laissé septique, mais que dire, puisque Hollande est en poste, et les beaux jours, les lendemains des grands soirs sont arrivés plus vite que prévu. On voit Hollande venir à la télé pour rassurer les français, il parle pendant une demi-heure/ trois quarts d'heure, et qu'à t'on appris de plus après son intervention ? On voit Montebourg parlementer avec les représentants de chez PSA à Aulnay-sous-Bois, et dernierement chez ArcelorMittal, à Florange, et qu'est ce que les salariés savent de plus pour leur avenir ? Si on prend ces deux exemples, on s'aperçoit que l'intervention télévisée du président ou les deux interventions sur le terrain de Montebourg n'ont servi à rien ! Du vent et du temps de perdu. On nous enfume avec de belles paroles, avec de beaux projets de loi, sans jamais consulter le peuple ! Quand est-ce que nos dirigeants prendront conscience de la réalité des choses ? Comment voulez-vous que ces gens soient conscients des difficultées du peuple ? Savent-ils ce qu'est la vie de tous les jours quand on ne gagne que 900 ou 1000 euros par mois ? Pourquoi pondre des lois systématiquement au lieu de demander au peuple (principal interressé bien souvent) ce qu'il en pense ? Personnellement, je suis de gauche, et ce qui me réconforte, c'est qu'il y ait encore des gens comme J-L Mélenchon, qui conservent et appliquent une véritable politique de gauche...

  15. Doudou dit :

    @ Aline
    Le pire aurait été qu'aucune réaction n'ait été lancée. Bien sûr cette manif n'emportera pas de résultat immédiat sur le vote des parlementaire, mais ils sont "dans leurs petits souliers", alors même qu'ils viennent d'être élus!C'est du jamais vu, car d'habitude il est impossible de mobiliser la rue juste après une élection nationale, qui donne l'onction du peuple.
    Le timing du gouvernement était fait pour que nous n'ayons pas le temps d'organiser la mobilisation, juste après l'élection et les vacances...Ça a failli marcher, on a même reproché à Jean-Luc Mélenchon d'avoir lancé une date, alors qu'il n'y en avait plus qu'une de possible pour se donner le temps d'organiser la manif avant le vote fatidique.
    Là, nous allons lancer une dynamique qui rejoint ce qui se passe en Grèce, en Espagne, au Portugal. Cette dynamique n'attendra pas 5 ans, au rythme où vont les choses, pour obtenir une nouvelle donne politique.
    Et nous avons le Front de Gauche qui est déjà organisé pour la porter.
    Juste un mot sur les coupes budgétaires: la RGPP est amplifiée et accélérée sous un autre nom, comme il fallait s'y attendre; la puissance publique se condamne à l'impuissance, dans un immense gâchis humain. Il est urgent de stopper cela, 10 ans de droite ont déjà tout cassé, on ne peut supporter 5 ans de plus de casse des services publics sans se retrouver dans l'état d'un pays du Tiers monde. Les enfants de Bernard Arnaud doivent donc payer de toute urgence à la France les taxes sur leur héritage!

  16. jeff dit :

    Le Portugal cette apres midi de grosse manifestations se sont deroulées grâce aux reseaux sociaux sans les syndicats habituel. Cela a étè de la sorte en Espagne cette semaine. On voit que les peuples s'organisent hors partis et syndicat traditionnels. Un manque d'info par les medias et flagrant.
    J'ai appris la manif de demain que sur le journal de 13h de france 2. Pourquoi ne pas organiser des manifs aux grandes villes frontieres de la France Strasbourg, Lille, Perpignan, Pau, Nice afin que un grand nombre de citoyens européens manifestent ensemble. Heureusement que le front de gauche est là.

  17. Bruno dit :

    Non seulement ce traité entraîne la France dans une récession chronique mais en plus il annonce le contrôle définitif de l'économie par la finance qui elle continue a faire grandir sa bulle spéculative en jouant sur la dette sans limite. Il faut être encore plus explicite et pédagogique sur ce point pour faire comprendre au plus grand nombre ce qu'il se passe avec ce traité, ça manque encore de clarté pour beaucoup malgré votre excellente intervention sur LCP qui est également trop peu visionnée mais c'est comme ça. Vos interventions qui pourraient être diffusées suite au rassemblement de ce dimanche en est l'opportunité.

  18. Michel Berdagué dit :

    Nous c'est avec les syndicats de Luttes les Partis qui ne sont pas en reste et inutiles et les associations citoyennes et républicaines.d'opposer les organisés et encartés et de les rejeter c'est une catastrophe. et tout bon pour les réactionnaires pour faire perdurer le système.
    Rendez-vous demain et les jours suivants debout.

  19. François Châtelet dit :

    Il faut le faire: Barbara Romagnan, députée PS, qui votera contre le Traité mais pour la Loi organique (!) dit à trois phrases d'intervalle sur Mediapart:
    1) "Sauf que le traité qu’on nous demande de ratifier est le même que celui que nous (le PS) dénoncions pendant la campagne." (argument qu'elle oppose à Catherine Trautmann, eurodéputée PS, fana du Traité)
    2) "Quant à un référendum aujourd’hui, j’y suis opposée car la question européenne a largement fait partie de la campagne présidentielle, les parlementaires viennent d’être élus, et les électeurs ont voté en connaissance de cause."
    De deux choses l'une: ou les électeurs sont schizophrènes, ou le PS se fout de leur gueule.
    A dimanche !

  20. Le Canut dit :

    La Révolution Citoyenne est en marche, plus rien ne l'arrêtera !
    A demain dans la rue !

  21. marj dit :

    Faut le faire, black out médiatique total sur la manif de demain : rien sur FI, rien aux JT de France 3 et France 2. Comme je l'ai dit plus haut, on peut faire le parallèle avec l'hystérie autour de pseudos incidents et de pseudos manifestations après les caricatures,manifestations qui, finalement, n'ont pas eu lieu !
    Conclusion. Tout se qui divise le peuple et attise la haine est bon à prendre, tout ce qui rassemble fait visiblement bien plus peur !

  22. Pulchérie D dit :

    @ J-LM
    La commission n'est pas suffisamment soumise à un contrôle démocratique dans le cadre de l'exécution du traité fiscal». C'est un argument nouveau..

    Bien sûr. Mais ne faudrait-il pas ajouter que les commissaires qui constituent cette honorable institution ne sont pas élus démocratiquement, mais par cooptation ?
    Vivement demain, que le peuple français par l'ampleur de sa participation, exprime clairement son désaveu du nouveau traité !

  23. yvelinpatrick dit :

    Nous seront à Nation demain et ça va faire du bruit. A tous ceux qui ne peuvent se déplacer pour x causes et qui sont de coeur et de raison avec nous, par notre présence, nous nous proclamons ambassadeur de votre pensée humaniste et crierons haut et fort "NON" à cette infame et ignoble traité fomenté par ces voyous. Résistance.

  24. JCM31 dit :

    Effectivement, c'est l'omerta complète de la part de nos médias concernant le grand rendez vous de demain à Paris. Je crains que demain ce ne soit la même chose. Rien n'a changé les mêmes basses manoeuvres pour éloigner le plus possible le peuple des évènements primordiaux qui les concernent. Comme sous l'ère Sarkoland. Demain c'est sûr les journalistes de "là bas si j'y suis" seront présent sur place puisqu'ils préparent l'émission de lundi sur cet évènement qui fera date,c'est une certitude. [...] Nous serons de tous coeur avec ce qui vont marcher pour nous et notre révolution citoyenne. Y a pas de doute quelque chose est en marche. "là où il y a une volonté, il y a un chemin".
    Résistance!

  25. Siamy dit :

    Les états, le parlement Européen et la commission Européenne. Ou pour résumer, nous sommes tombés dans un beau traquenard.

  26. libre62 dit :

    Sur le thème de la "dictature des médias", je vous conseille la vidéo "la révolution ne sera pas télévisée" indiquée dans le kit militant "élections vénézuéliennes" (rubrique prêt à diffuser de ce blog). On y constate le même phénomène de censure qu'en France de la part des médias libéraux dès lors que l'évènement concerne le succès populaire.
    Demain sera un grand jour, digne du message porté par notre porte-parole: el pueblo unido jamas sera vencido!

  27. lemetayerv dit :

    Je suis estomaqué, je croyais qu'il existait une loi référendaire mais je n'ai rien trouvé sur internet dans ce sens. Cela voudrait dire que si nous voulons un référendum sur les sujets primordiaux de la société. Il faudrait que nous le fassions nous-même, "le peuple" car législativement c'est impossible sauf volonté bonhomme des politiques. On peut toujours rêver. Ils nous faut donc de la détermination pour l'obtenir dans la constitution, se battre et ne rien lâcher. Demain, il faut aussi revendiquer le droit du peuple de s'exprimer par référendum. Sinon, demander un référendum en sachant que c'est prêcher dans le désert où est l'intérêt ? Où en est ce processus ? Est ce qu'on y a pensé ? Si on pouvait m'éclairé ça me rassurerai ou pas ! Vivement la VIème !

  28. Odile dit :

    Cette semaine, le jour même de la prise de parole de Rajoy à la tribune de l'ONU, le New York Times titrait : " En Espagne revient la faim ! ". Le rapprochement familial ne suffit plus à assurer le quotidien de certaines familles frappées par le chômage. Carlos, syndicaliste espagnol intervenant ds le cadre du meeting à Lyon, jeudi dernier, au sujet de la dette; témoigne et dit : " la pension du grand-père est parfois le seul revenu de la famille..." !. L'Europe des peuples unis, solidaires et forts de leur dignité humaine. On leur explique cela demain.

  29. Humaniste dit :

    Bonne manif !
    Je serai de tout coeur avec vous car je ne serai pas en France mais dans un pays qui subit lui aussi le pillage des financiers.
    JL Mélenchon 1er Ministre pour renverser JMH !

  30. grya26 dit :

    Pour ma part je ne serai pas à Paris le 30. C'est pour moi une grande tristesse, mais mes moyens financiers du moment ne me le permettent pas, j'habite sur Montélimar.
    Mais sachez chers camarades que je serai de tout coeur avec vous. D'ailleurs, j'ai contribué à ma façon à la réussite de cette action nationale en distribuant les tracts argumentaires y affairant. De toutes façon nous aurons bien d'autres occasions d'aller au charbon.
    On ne lâche rien !

  31. ermler dit :

    Chers amis, je ne pourrai me rendre à Paris cet après-midi. Mes pensées fraternelles vous accompagnent. Soyez nombreux, déterminés, combattifs.
    A bientôt, on lâche rien !

  32. JONATHAN dit :

    Bonjour les ami(e)s!

    Ca y est. C'est le grand jour. Il me tarde de battre le pavé parisien avec mes camarades venus de toute la France et de Belgique (un salut particulier à eux).
    Quant à tous ceux qui ne peuvent venir, sachez que nous penserons bien à vous et que nous vous emmenons dans nos cœurs : notre détermination n'en sera que plus forte.
    Vive la Révolution citoyenne!

  33. mad dit :

    De tout coeur avec ceux qui "montent" à Paris et avec ceux qui auraient tellement voulu.
    Le salon de l'auto a été un aperçu. Manifestation applaudie par de jeunes visiteurs ! Les journalistes ne pouvaient pas rater ça. Quelques belles images. Il fera un grand soleil sur cette journée !

  34. jacques G. dit :

    Place de la Nation, hurlez fort pour moi qui ne pourra être au milieu des miens. Bonne manif a tous. Vite la sixième.

  35. un révolté dit :

    A 6h pas un mot sur Europe 1, j'envoie des mails à plein de gens pour qu ils sachent qu'il se passe des choses partout en Europe pour dénoncer l'austérité. On parle des roms, de ces 2 gamins assassinés, bref de quoi faire voter pour le Front. Mais pas le notre. Je pars lever du lit au fauteuil mes malades sclérosés, je suis brancardier. Je penserai tout le matin à cette énorme manif pacifique et j'ose croire qu elle ne sera pas totalement occultée. Merci aux camarades et ami(e)s

  36. Bison ravi dit :

    @invisible 41
    Les 8 à 900 chercheurs actuellement sur la sellette à Sanofi sont effectivement la plupart spécialisés pour travailler en laboratoire, pas pour créer et diriger une entreprise. D'autre part ils n'ont aucun moyen de production et commercialisation qui permet à cette entreprise de financer cette recherche. Sanofi emploie 28000 personnes en France et c'est cette puissance qui lui permet à la fois de faire des bénéfices et payer des chercheurs. Actuellement 35% de ces bénéfices sont redistribués aux actionnaires et la direction souhaite faire passer ce taux à 50% d'ici 2015, cela explique la volonté forcenée de diminuer les coûts!
    Pour plus d'information, visitez le site de leur lutte et à l'occasion, signez leur pétition.
    Les Sanofi toulousains et montpellierains seront à Paris le 3 Octobre devant le siège social et devant l'assemblée nationale, accompagnés de délagations des autres sites du groupe.
    Certains seront également probablement dans la rue le 30/09 et le 09/10 même si les labos ne sont généralement pas un repère de gauchistes forcenés!
    En tout cas, Merci à Jean-Luc Mélenchon d'être passé jeudi dernier!

  37. turmel jm dit :

    A 10H28 départ de BX St jean, arrivée Paris 13h 30. Entre temps bon "casse-croute" dans le train. A tout à l'heure les amis(e).
    On ne lache rien! (Aucun mérite, nous ne payons pas le train, avons une pensée fraternelle pour toutes celles et ceux qui,faute de moyen ne peuvent être physiquement présent, mais qui nous le savons sont de tout coeur avec nous).

  38. obermeyer dit :

    Solidarité et fraternité à tous ceux qui faute de moyens, ne peuvent monter à Paris pour la manif (ce que je considère scandaleux, personne dans ce pays ne devrait être réduit à choisir entre manger ou prendre un train). Des actions locales sont toujours possible,comme vu sur ce blog. Pour ceux qui pensent (à juste titre) que notre combat doit dépasser nos frontières, il existe depuis quelques semaines le Front des peuples européens qui n'est pas un parti mais un réseau de résistance, d'information et de coordination des luttes à l'échelle du continent.
    On se retrouve tout à l'heure.
    Vive le FdG !

  39. lilou 45 dit :

    Départ à 11 h en car de Chalette sur Loing, va y avoir de l'ambiance pendant le voyage.
    RV à tous à Paris.

  40. christian de B dit :

    Jean Luc, je suis politiquement d'accord avec vous sur ce traité et la gauche qui encore une fois trahit une partie des électeurs. Il convient également de ne pas vivre au-dessus de ses moyens comme le veut l'intérêt des banquiers et autres spéculateurs. Le remboursement de la dette (intérêts et capital) est une catastrophe nationale. Il ne convient de s'endetter à court au long terme que contre l'intérêt des capitalistes. Comme acquérir un bien utile pour ne pas payer la rente de la location. L'état français est dans une logique capitaliste qu'il faut combattre. De cette dette qui engraisse les riches et appauvrit les pauvres, soit l'on pense qu'il convient de la rembourser (en totalité ou partiellement) soit on la refuse car immorale et nous tentons de reconsidérer ces logiques économiques qui sont parfois critiquées par des capitalistes qui s'ignorent, comme vous le faites souvent. Relancer la consommation pour ceux qui en ont besoin, oui! Pour les autres il est des valeurs à ne pas oublier comme la culture, les joies relationnelles gratuites, la nature que sais-je encore!
    La souveraineté parlementaire...il y a longtemps que je ne la vois plus.
    Les consignes de vote des partis politiques, le financement des campagnes électorales, les pressions des lobbys, des groupes particuliers, religieux...ont totalement dégénéré la république. Le cumul des mandats et leurs rémunérations en monnaie, en fiscalité particulière ou avantages en nature, les carrières personnelles de certains, la pensée unique politique, privée ou administrative finissent le long travail de sape contre la république.
    Ils ne servent plus le peuple, mais les riches et au passage se servent.
    Notre civilisation, comme d'autres, a atteint les limites de l'acceptable et devient de plus en plus violente pour demeurer encore... Votre combat est respectable, mais n'est-il pas vain? Cette force violente ne se limite pas elle.

  41. pit dit :

    Aller on se met en route, le temps de récupérer les copains à gauche et à gauche et c'est parti, une pensée pour les nombreuses personnes qui ne pourront pas venir, et pour ceux très nombreux non informés. En tout cas ce matin sur l'ortf j'ai pas entendu un mot, ils tiennent bien le couvercle, ont leurs muselières bien serrées....

  42. jacques chanéac dit :

    Un petit mot à tous.
    Comme certains ici, je suis aussi bloqué (en région parisienne, dur, dur...) par mon boulot et donc, contraint, la mort dans l'âme à renoncer à vous rejoindre à Nation. Mais mon épouse et tant d'amis parisiens et de Loire-Atlantique m'y "représenteront". De tout coeur avec vous. Entre nous résigner et combattre, le choix est vite fait. Soyons fiers, heureux de notre engagement partagé, et ne lâchons rien.

  43. Titus dit :

    Bon, comme nous le savons Cohn-Bendit n'est pas à une contradiction près, mais ne perdons pas de temps avec cet individu spécialiste du retournement de veste! Ses analyses sont généralement opportunistes. Bravo à Chevènement, qui reste cohérent comme toujours, avec ses valeurs.
    Nous serons très nombreux aujourd'hui à Paris, c'est certain, et pour la première fois depuis la campagne, mais je n'oublie pas l'immense succès de la fête de l'Huma, nous allons pouvoir constater sur le terrain que la mobilisation est toujours présente, comme on le voit aussi dans les assemblées citoyennes.
    Message pour grya26(message 80): souviens toi que la prochaine fois, je veux bien t'aider à payer le transport, c'est aussi cela la solidarité.
    Bon dimanche révolutionnaire à tous.

  44. Sabrrr dit :

    A tous.
    N'oubliez pas qu'une grande majorité dont je suis, ne pourra faire ce déplacement et ce, pour de multiples raisons, dont une et non moins négligeable, question financière. Nous n'en sommes pas moins concernés ou mobilisés avec nos petits moyens et comptons sur ceux qui peuvent encore se rendre à Paris pour se faire entendre et tous nous représenter. Je serai donc de tout coeur avec vous en cette journée et vous souhaite à tous une manifestation solidaire et digne de ce "non".

  45. Genialle dit :

    Bon courage à ceux qui seront sur le front de la Nation (et à ceux qui comme moi sont chez eux). Pensez à nous donner des nouvelles de Paris, car nous ne comptons pas sur la TL, ni autres. Nous sommes avec vous en pensées. Merci

  46. Jérémie dit :

    Ouverture du 13h sur France Inter. L'événement fait flop, peu de monde rassemblé. Quel empressement pour tirer un bilan (négatif) d'un rassemblement dont le point de ralliement est prévu pour 13h30 !

  47. JCM31 dit :

    C'est une honte. 13h et sur tous les JT,rien ! Quedale ! Nada! Ils ignorent totalement et volontairement l"évènement de ce jour, c'est tellement énorme c'en est grossier. Notre mouvement du 30 septembre pour un référendum contre ce projet hideux TSCG passe à la trappe. Je me demandes si ces journaleux collabos tenus en "laisse et muselière "(la preuve est bien là), sont conscients de ce qu'ils sont entrain de faire germer dans la tête des 4 millions et plus de citoyens(nes) qui attendent une information juste et objective. Le plus grave, c'est cette immonde attitude venant des télés du service public qui est encore plus insupportable. Payer une redevance télé pour se faire traité et enfumer le cerveaux de la sorte est au dessus de tout ce qui ne peu plus être accepté de ma part. Je m'apprêtes à prendre des résolutions efficaces. Même si elles n'auront que peu de conséquences en général, elles me réconcilieront avec ma conscience de partisan. Voilà ! Mes amis (es) il ne nous reste plus qu'a écouter lundi à 15h sur FR Inter, une émission qui me semble t-il correspond à ce que nous attendons tous du service public. Honte à tous ces médiacrates et journaleux indignes de la fonction qu'il occupent et qu'il bafouent. Résistance!

  48. rodolphe13 dit :

    Bon sang, pas moyen de suivre la manif et quasi black out médiatique, ça va être dur de tenir. Camarades je vous espère nombreux et au sec ! Résistance !

  49. octobre dit :

    Bien d´accord avec toi JCM31. Moi aussi là j´y suis sur France inter autant que possible de 15 à 16h tous les apres-midi. La seule émission encore supportable sur cette chaine avec "Sur les épaules de Darwin". Cherchons désespérement un lien pour suivre l'événement en direct.

  50. Zinga dit :

    France 2 a consacré quelques minutes au 13h et à 14h, BFM a ouvert son JT avec quelques images et un reporter sur place qui disait qu'il faudrait attendre la fin de la manif pour compter les "ouailles" mais qu'il dénombrait déjà des milliers de personnes. C'est mieux que rien
    De tout coeur avec les résistants qui marchent !


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