28août 12

Après les estivales citoyennes

En marche contre le traité européen

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Je publie un post super bref. J’y traite de nos « estivales citoyennes » et de notre appel à la marche sur le traité européen le 30 septembre prochain. Puis de la méthode « la muselière ou la gomme » que pratique le premier ministre du nouveau gouvernement, Jean-Marc Ayrault. Je replace à la fin de ces lignes celles que j’avais données dans mon précédent post car elles se complètent bien pour exprimer ma façon de voir et je ne voudrais pas qu’elles passent tout de suite dans les eaux sombres de l’oubli des profondeurs de mon blog. Le tout est en effet en quelque sorte mon rapport politique à propos de la stratégie que je crois utile de mettre en œuvre.

imp02Nous avons fait du neuf. Nos « estivales citoyennes » se distinguent totalement des universités d’été traditionnelles. Ni défilé mondain comme le rendez-vous de la Rochelle, ni hall de gare comme celle des Verts, le but pour nous n’est pas de se mettre en scène. Notre objectif était de faire de ce moment un temps d’action. Je laisse donc de côté à cet instant tout l’aspect formation et échange qui représente pourtant 90 % de l’activité effective du temps que passent sur place ceux qui participent aux estivales. De cette estivale venait une interpellation en direction de Jean-Marc Ayrault. Elle permettait un débat public qui aurait polarisé la rentrée sur la gauche dans l’opinion du pays. Nous avons essayé d’être utiles à notre camp. J’y reviens dans quelques lignes. Mais le plus important est l’appel à la marche sur le traité européen le 30 septembre prochain. Nos « estivales citoyennes » ont ainsi accompli une fonction d’appel à l’action de façon concrète et politique. Nous n’avons pas fait perdre leur temps à ceux qui sont venus ni à ceux qui nous ont écouté. Le sujet de nos estivales ce n’était pas nos nombrils, notre bronzage, ni nos vacances, ni l’applaudimètre de nos imp03porte-paroles comme entre Valls et Ayrault à la Rochelle, mais l’attente politique des nôtres et du pays.

Cette campagne revêt à mes yeux une importance majeure. Les « bénis oui-oui » du traité européen le savent ! Seule « la rue », comme ils disent, peut faire capoter le projet du PS et de la droite unis pour faire passer le traité ! Tout leur calcul est de réussir cette fois-ci comme en février dernier avec le MES un passage en force en étouffant toute possibilité pour le grand nombre de se rendre compte de ce qui se passe. C’est pourquoi le nouveau gouvernement se donne tant de mal à vouloir empêcher que le trouble de sa propre majorité se voie, alors même qu’il sait d’avance que le vote de la droite et des oui-ouistes de l’Assemblée lui donne une majorité parlementaire. La présence du « non de gauche » en masse dans la rue modifie la donne. Il donne à voir la force intacte de ceux qui n’acceptent pas. Donc il pèse sur la décision de chaque député et sénateur au moment de son vote, comme sur le chef de l’Etat qui a le pouvoir de convoquer le référendum. Il donne de la force à la motion référendaire que déposeront sans doute nos groupes. Cette marche sera le marqueur politique qui signalera le niveau de conscience acquis à propos du piège qu’est ce traité européen. Sa réussite ne concerne donc pas un parti, une personnalité ni même notre Front de Gauche mais tout le mouvement social. Notre but n’est donc pas de faire « notre »  marche mais de nous faire imp04récupérer et de nous dissoudre dans la marche de tous à gauche contre le traité.

Je reviens au deuxième aspect de notre utilisation des estivales. L’interpellation de Jean-Marc Ayrault. En début de semaine il m’avait traité de haut. Et même de très haut en donnant une dimension personnelle à sa réplique contre moi qui ne se trouvait pourtant pas dans mon entretien de presse avec le « Journal du Dimanche ». J’ai donc repris l’interpellation par un autre bout. J’ai posé des questions encore plus précises. Il pouvait y répondre dès le lendemain. L’offre de dialogue public que j’avais fait un an avant au même endroit, en vain, prenait là un nouveau sens. C’était simple, immédiatement réalisable. Pour faciliter les choses j’avais appelé à la tribune des travailleurs qui se trouvaient dans les cas que je décrivais dans mon discours. De cette façon Ayrault le sectaire n’était pas obligé de me répondre personnellement. Il pouvait saisir le prétexte de répondre aux travailleurs. La liste des sujets choisis pour l’interpellation n’était pas la plus rude à affronter pour lui. La gestion des mandats de l’Etat actionnaire dans le cas de Thalès, la réquisition de Fralib après les provocations de la multinationale Unilever, l’amnistie des syndicalistes, la punition du chef de cabinet de Le Foll qui s’est vendu dans un lobbying contre Gabriel Amard, la demande de recevoir nos deux présidents de groupe pour faire le point sur nos proposition de lois, rien de tout cela n’était hors de portée pour lui. En choisissant cette entrée facile pour lui nous voulions rendre l’échange possible et fixer le débat à gauche sur le contenu concret du changement plutôt que sur les bêtises dilatoires à propos du rythme de la durée et ainsi de suite ! Vous avez tous vu de quelle façon il aimp05 tout ignoré, tout méprisé. Il faut donc trouver un autre ouvre-boîte. C’est la marche du 30 septembre sur le traité. D’autant que le passage télé de Jean-Marc Ayrault ce lundi soir sur France 2 a encore épaissi le voile de ses intentions.

Le premier ministre a parlé. « Qu’a-t-il dit ? » ai-je demandé sitôt sorti du plateau de Canal + où je me trouvais ; « Je ne sais pas je n’ai pas regardé ! » « Hein ? Non, je ne sais pas », « Ah ? Bon ! il parlait ce soir ? » A la fin quelqu’un me répond : « Ils disent qu’il a recadré Montebourg sur le nucléaire ! ». La rentrée du nouveau gouvernement est faite. La gauche de retour au pouvoir après dix ans d’exil et une énorme vague anti-libérale a un message : recadrer Montebourg. La nombrilite aigüe des socialistes s’aggrave.

Ce pauvre Ayrault m’a l’air en voie de « cressonnisation » médiatique. Les moins de trente ans ne peuvent pas savoir. En moins de deux mois la parole du premier ministre de l’époque, Edith Cresson, était devenue inaudible. C’était d’ailleurs parfaitement injuste et souvent très lourdement et stupidement machiste. Mais l’idée avait fini par s’imposer que ce qu’elle disait ne portait pas à conséquence. La politique était ailleurs. Sarkozy a fait fonctionner son « collaborateur », François Fillon, de cette façon, mais cette fois-ci de propos délibéré. Ce que disait Fillon n’avait pas d’importance. Seule comptait la parole du président ou des membres de son cabinet. C’était délibéré et cela correspondait à une stratégie globale. Et bien sûr à une stratégie de communication. Le but était de submerger les journalistes d’informations et d’initiatives, trois les jours, parfois deux fois par jour et davantage, pour subjuguer la possibilité de recul et de regard critique pour donner le sentiment d’une présidence hyper active, efficace et réactive. Son fil à plomb c’était de donner le sentiment que la politique imp11pouvait changer le cours des choses. Chaque situation lui servait pour pousser plus loin le curseur des solutions libérales. Au cas actuel, quel est le sens de cette façon de diluer toute réalité dans un discours sans ancrage ni fil conducteur concret ? Mettons de côté l’hypothèse que les grands taiseux le sont souvent parce qu’ils n’ont rien à dire. Partons de l’idée que c’est une méthode et une stratégie. Laquelle ?

Hollande mise sur « l’apaisement ». Le choix d’un bonnet de nuit politique comme Jean-Marc Ayrault, combinaison mi-chair mi-poisson du soporifique et de l’autoritaire l’exprime très bien. L’aveu de Cécile Duflot à propos de la « muselière » qu’on lui aurait passée en entrant au gouvernement et le numéro de mépris absolu à l’égard du Front de Gauche dévoile la méthode. J’ai appelé ça « la muselière ou la gomme » ! En trois jours nous l’avons vu fonctionner besogneusement, sans délicatesse mais très méthodiquement. La stratégie de « l’apaisement » n’a d’apaisée que l’emballage du mot. C’est une anesthésie générale instillée de force.imp01

La « présidence normale » est une stratégie de communication qui vise deux cibles. La première est de reproduire sans cesse le contraste personnel avec Sarkozy. Façon de renouveler à perpétuité ce qu’il estime être la base de son succès. Façon aussi de tout ramener à une question de personne. Les réalités, elles, seraient les mêmes. Comme les réponses. Le numéro d’Ayrault devant les jeunes socialistes à propos de la dette que nous « allons léguer aux générations futures » est une pure et simple resucée des refrains libéraux de l’ère Sarkozy ! Voilà pourquoi il y aura d’autant plus de vocalises sur la « normalité et l’apaisement que pour le reste, comme dans le cas des roms ou du traité européen Merkozy, tout a changé pour que rien ne change ! Mais la seconde est surtout de tourner la page du contenu social de la défaite de Sarkozy parce que ça c’est la base de toutes les « impatiences »  comme ils disent. Eux connaissent la suite. Martine Aubry a tout dit crûment en rappelant que ceux qui ne voteront pas le traité européen annoncent qu’ils ne seront pas d’accord avec la suite. Elle a raison. Et vice versa. Ceux qui le voteront avaleront la suite. C’est à dire l’austérité à vie.

Dans les journaux « Var matin », « Nice matin », « Corse matin », l’expression qui a été retenue de mon propos pour résumer notre positionnement c’est : « Nous sommes les ayant droits de la victoire de la gauche ». J’en suis très satisfait, car cela décrit bien notre état d’esprit. Pour ceux qui n’auraient pas la patience de tout lire je surligne ici un moment de l’entretien qui décrit bien mon état d’esprit personnel. « Etes-vous déjà en campagne pour 2017 ? » demande André Fournon de « Nice Matin ». Voici ma réponse et je vous demande de bien imp09la noter : « Non, je veux des résultats tout de suite ! J’essaie de réveiller l’appétit politique en mettant des idées concrètes sur la table ! Les socialistes répondent sur la forme jamais sur le fond. Ils rêvaient de se débarrasser de nous, pendant la campagne des législatives. Ils ont une pratique brutale et monarchique de la République. Et là ? Cent jours et ils sont déjà dans leur tour d’ivoire ! »

Pourquoi s’inquiéter de cela, m’a-t-on dit parmi mes amis. Est-ce que cela ne va pas nous servir au contraire ? Précisément non ! Pour moi les stratégies du pire sont toujours perdantes pour toute la gauche. Voyez comment le torpillage de la campagne de Ségolène Royal par l’état major socialiste en 2007 nous a coûté cher pendant cinq ans ! Je sais qu’un certain nombre de mes lecteurs ne voient pas les choses de cette façon. Je le comprends d’autant plus facilement que l’arrogance des dirigeants du PS braque un nombre considérable des nôtres. Vous écrivez beaucoup pour dire que vous n’attendez rien d’eux et que dans ces conditions je perdrais mon temps à les interpeller. Funeste erreur selon moi. C’est renoncer au sens de la victoire contre Sarkozy que nous avons rendue possible. Nous avons fait la victoire, nous voulons notre dû. Pas des « places » ou des « postes » comme le pensent les caciques du PS qui sont incapables d’imaginer que les autres aient d’autres motivations que les leurs. Notre dû, cela signifie le fruit social et écologique du rapport de force démocratiquement obtenu avec la droite, la finance, le Medef. Ce sont des choses très concrètes, des lois très précises comme celles contre les licenciements boursiers, l’amnistie des syndicalistes condamnés pendant le règne de Sarkozy et ainsi de suite. Nous ne demandons pas l’application de notre programme. Celui-ci forme une cohérence globale. On ne peut en détacher des petits bouts comme s’il s’agissait d’un catalogue de mesures à prendre sur étagère. La cohérence économique de la relance de l’activité que nous proposons s’appuie sur un modèle économique global où la planification écologique et la reconstitution d’un secteur public nouvelle génération jouent un rôle central. Rien de tout cela n’est dans le programme socialiste. L’élection a eu lieu. Nous respectons sa décision. C’est la règle de la démocratie. Mais pour nous le débat n’est pas clos, il ne le sera jamais. Il ne faut pas qu’il le soit. Pour nous la démocratie ne se limite pas au jour du vote ! Le vote fait la décision légitime. Il n’impose pas une conviction. Faire vivre la diversité c’est aussi maintenir des voies de recours en cas de difficulté ou d’échec. Notre imp16démarche reste donc bien globale, puisque nous continuons à vouloir convaincre de notre programme dans son ensemble et que nous sommes prêts à l’appliquer nous-mêmes à tout moment, si nous y sommes appelés. Mais notre action est aussi inscrite dans le concret immédiat.

Pour cela nous partons du possible c’est-à-dire de ce sur quoi le plus grand nombre à gauche peut se retrouver. Le but est à la fois d’unir le grand nombre et de le dynamiser. Mais on ne peut ni l’un ni l’autre si l’on ne part pas du sens politique que les électeurs ont donné à leur rejet de Sarkozy. Et on ne peut agir efficacement et dans la durée si on n’a pas la lucidité de réaliser combien la victoire a été acquise de justesse, c’est à dire à quel point la société a pu être travaillée par les thèses de la droite extrémisée. Un pouvoir de gauche doit être sans cesse à la conquête de la conviction s’il veut durer et agir. Il dure parce qu’il agit, il agit parce qu’il peut durer. Au cas présent, nous partons de ce que les socialistes affirmaient vouloir faire et qui correspond à cette double exigence de dynamisation et de résultat.

Comment me répondent-ils ? Par le mépris. Aucun ne répond sur le fond, c’est-à-dire a propos des projets de lois ou des décisions que je suggère. Bien sûr, avec les heures le ton est monté. Je n’en suis pas surpris et je ne leur en veux pas. D’une façon générale je vois bien que la réplique quand elle ne se limite pas à la forme se imp07concentre sur le flingage personnel. La loi contre les licenciements boursiers par exemple ? Je l’évoque, je la réclame dans cet entretien de presse. Que répondent-ils ? Rien. Absolument rien. Habituel. Il ne faut pas s’arrêter à l’aspect tour de passe-passe ni aux agressions personnelles. Personnellement celles-là me sont dorénavant indifférentes. Il ne faut retenir que leur refus de répondre sur les mesures concrètes. Ce qui les aide, évidemment, c’est qu’aucun journaliste ne leur pose de question à ce propos. Beaucoup de bavardages donc à propos de la forme de mon intervention. Et beaucoup d’attaques personnelles, parmi les plus burlesques. Je m’amuse ainsi de voir que mes vacances au Venezuela deviennent un argument à charge contre mon argumentation. Michel Sapin, Jean-Marc Ayrault, Daniel Cohn-Bendit, y reviennent, lourdement persuadés qu’ils sont de me diaboliser. Grand renfort : « Le Monde » publie même une nouvelle fois son papier de cet été sur mon passage dans la campagne de Chavez ! Le ridicule de ce genre de répétition ne doit pas faire perdre de vue le but visé. Il s’agit d’établir la suite que voici : qui fait du social et se prononce contre le traité est pour Mélenchon, or Mélenchon c’est Chavez et Chavez comme tout le monde le sait c’est le diable ! On ne saurait mieux nous aider. A notre tour de retourner le théorème. En posant la question du bilan des révolutions démocratiques de l’Amérique latine, et notamment, bien sûr, de celle du Venezuela. Ce bilan ne nous fait pas peur. Au contraire.

Si je le propose ce n’est pas seulement parce que c’est l’intérêt de la démonstration de l’efficacité de nos politiques. C’est un enjeu du débat à gauche. Car c’est bien ainsi que le posent les sociaux-libéraux eux-mêmes. C’est ce que fait Michel Sapin. Il commence par dire que mon propos est « hors de la réalité ». Son interview au « Figaro » met les points sur les « i ». « Les imp10Français ne sont pas à la recherche d'un affrontement de plus. Ils sont lassés des discours fracassants, ils apprécient au contraire le climat d'apaisement que leur apportent le président et le gouvernement ». Sur Europe 1, il a complété sa pensée en la situant sur un terrain plus large. Voici ce que j’en ai lu sur le site d’Europe 1. « Interrogé sur la réponse que le gouvernement compte apporter à l'équation "rester compétitif et garder une approche socialiste de l’emploi", Michel Sapin a opposé deux gauches : celle du gouvernement… et celle de Jean-Luc Mélenchon » Ah ? Donc il y a deux gauches ? Lesquelles cher Michel ? "Mais c’est nous. C’est ça la social-démocratie. C’est la gauche d’aujourd'hui. La gauche qui réforme, la gauche qui apporte des solutions". Et le journaliste qui rend compte de ces déclarations, Geoffroy Bonnefey, ajoute : « Il a ensuite embrayé, expliquant que "[ce n'est] pas la gauche tonitruante. Pas la gauche qui manie uniquement le verbe, pas la gauche d’Amérique du sud". Oui, vous avez bien lu. La social-démocratie, le nouveau gouvernement, fait quelque chose et la gauche latino ne fait rien, sinon parler ! Le monde à l’envers ! Certes. Mais acceptons la confrontation entre ces deux conceptions de la gauche. Ne laissons pas passer cette disqualification méprisante de la lutte et de l’action des peuples de l’Amérique du sud passer comme une évidence ! Nous avons tout intérêt à la comparaison des résultats et des politiques.


200 commentaires à “En marche contre le traité européen”

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  1. 151
    jean ai marre dit:

    @ J-L Mélenchon
    " La « présidence normale » est une stratégie de communication qui vise deux cibles. Martine Aubry a tout dit crûment en rappelant que ceux qui ne voteront pas le traité européen annoncent qu’ils ne seront pas d’accord avec la suite. Elle a raison. Et vice versa. Ceux qui le voteront avaleront la suite. C’est à dire l’austérité à vie.

    C'est une Lapalissade, et pour ceux qui cherchent l'axe principal de la politique suivi par ce gouvernement, elle est limpide : faire une politique de social-démocrate en accord avec Berlin, ne rien changer, ne pas déplaire à la Haute Finance ! Le MES est l'exemple parfait. Sa ratification va empêcher la séparation des activités des banques. Envolée la promesse.
    Par engagement avec la Commission Européenne,par mesures sécuritaires, les banques sont tenues de garder un ratio de liquidités. Ces liquidités sont fournies pas le dépôt des particuliers et des entreprises.Imaginons que le gouvernement vote une loi séparant les activités bancaires, il mettrait certaines banques en situation difficile par le manque de liquidités. Comme un boomerang, celles ci demanderaient à l'Etat de les aider. ( c'est de votre faute !!) Cette aide si elle était accordée, augmenterait la dette publique, donc obligation de demander la permission au MES, car la règle d'or ne serait plus respectée. Dans ce cas, le MES aurait tout pouvoir pour exiger l'annulation de la séparation des activités bancaires. La boucle est bouclée.
    Cette explication accrédite les dires de Martine Aubry et valide la volonté de Jean-Luc de demander un référendum.
    Si le MES passe soyez sûr qu'aucune mesures promises ne verra le jour : les Socialiste se cacheront derrière l'Europe et ses fatalités ! Nous rentrerons contraints et forcés dans la récession et les plans d'austérité. Alors qu'au contraire, le séparation des activités bancaires favoriserait la venue des capitaux et donc l'investissement industriels, et diminuerait le chômage.

  2. 152
    jcmig dit:

    Et en plus ils en rajoutent une couche avec Batho (ministre de l'écologie) qui annonce qu'elle est favorable à la construction de l'aéroport "Notre Dame des Landes". Vraiment ce gouvernement fait n'importe quoi.

  3. 153
    Alain Guillou dit:

    "Trop tard" ? Oui, ce sera "trop tard", pour suffire à changer le cours des choses, le 30. Mais je crois quand même à l'utilité immense de cette manif populaire annoncée, et dont un sondage confirme le potentiel écho dans l'opinion, surtout si, entre autres "initiatives populaires", le peuple de gauche envahit la Fête de l'Huma dès le 14. Pour annoncer sa résistance, et je crois aussi que l'annonce faite par le FdG ainsi que la superforme de Jean-luc comme des autres leaders du Front en cours d'élargissement, ce sont des "informations" qui pèsent lourd sur la conscience des élus "PS" : ils savent, ils ne peuvent pas faire mine de ne pas savoir, que le peuple de gauche s'élargit et se renforce uniquement par la vertu du Front de gauche en action ! Donc l'annonce du 30 est importante, pas suffisante, mais hautement nécessaire. Le miracle promis par le Front de gauche, c'est ce que nous nous sommes promis : transformer nos différences en atouts pour que le peuple reprenne confiance en lui et revienne massivement sur la seule scène décisive : celle qu'il décide de faire prévaloir ! Ne soyons pas "perdants" face à cette Europe qui se ridiculise jusqu'à ressembler à un volatile entrain de courir sans tête.

  4. 154
    nina dit:

    Et bien les amis, on leur fait vraiment peur ! Vous avez lu le "papier" de Duhamel dans Libé daté de ce jour ? J'ai rarement vu une telle violence ! Ne vous précipitez pas pour le payer. Vous le lirez demain en accès libre !
    Libé... ah oui ce journal qui nous avait traité de xénophobes en 2005.
    Au 30 septembre !

  5. 155
    lou passejaïre dit:

    Quand RESF et la gauche interpelle le pouvoir sur les expulsions de camps de Roms, la réponse vient sans attendre : une expulsion par jour.
    quand Jean-Luc Mélenchon interpelle le pouvoir sur la question de l'amnistie des syndicalistes, la réponse se fait pas attendre. La réponse, elle a été donnée par le Parquet lors du procès de militants : 1 an d'interdiction de manifestation !
    Certains pensaient avoir un remake de 1981 avec Badinter, et on a juste un remake de 1947-1950, on a juste un commando de Jules Moch !
    La France rappelée à l'ordre par des experts de l'ONU...
    J'ai honte d'avoir voté pour l'homme normal au 2nd tour !

  6. 156
    Noëlle Molinelli dit:

    L'échec annoncé (désormais visible) de la politique de Hollande et du PS rend encore plus urgente la (re)conquête des médias. La réussite de votre examen de passage de la rentrée sur l'hostile Canal+ me donne pleinement confiance en votre capacité à accomplir cet exploit. Je voudrais tant que les malheureux qui n'ont accès qu'à l'information médiocre diffusée par les chaînes traditionnelles puissent avoir une idée plus juste de ce que vous êtes et de ce que vous représentez (le PG et le FdG)...

  7. 157
    Denis F dit:

    @ 147 Jean Louis CHARPAL
    Excellente démonstration comme tu sais si bien les faire cher camarade, mais acceptes-tu que je me dise en contradiction avec tes propos qui viennent casser toute mon argumentation concernant l'Europe et l'€uro.
    Tout d'abord tu ferais un très mauvais oligarque, car vois-tu ce n'est pas l'argent qui les intéressent, cela ils l'ont en quantité plus que suffisante, l'argent chez eux, c'est comme l'hydre de Lerne qui se multiplie dés qu'ils le dépensent ; seul le pouvoir les animent, l'argent est pour eux un outil pour accéder à ce pouvoir démoniaque de vie et de mort qu'ils veulent acquérir sur les peuples, regarde comment ils pratiquent entre eux, et contrairement à la rumeur ils sont rarement amis entre eux, ils se battent comme des hyènes qu'ils sont pour avoir la suprématie.
    Non l'Europe et l'euro ne sont pas des faux problèmes ce sont malheureusement les seuls problèmes que nous devons régler rapidement, l'Europe telle qu'elle a été enfantée en 1992 à Maastricht, n'est pas l'Europe des peuples mais celles des marchands et de l'argent, nous le savons tous, et nous ne pourrons la changer qu'en sortant de la "zone euro", croire le contraire et du domaine du rêve et de la forfanterie, donc nous devons sortir de cette zone tout en restant dans l'Europe des 27, et, le plus vite sera le mieux ; ensuite nous devons abolir la loi dite "Rotschild" de 1973 que nous devons au très libéral Giscard d'Estain, rétablir la Banque de France dans ses prérogatives antérieures et remettre le franc comme monnaie nationale, monnaie n'étant convertible qu'en euro, et là seulement nous pourrons envisager les mutations que nous souhaitons mettre en place ; le restant c'est du verbiage ou babillage politique ou du baratin abscons au choix, ne prends pas cela pour toi s'il te plaît.

  8. 158
    Diogene dit:

    @Thierry 149
    Extrait ", je croyais possible l’union sur de grands objectifs et du travail en commun. "
    On crée une commission peut être ?...
    Il n'y a jamais eu de la part du PS d'autre volonté que d'imposer son programme (qui déjà ne risque pas de voir le jour), aucune proposition de dialogue émanant du FdG n'a obtenu de réponse, a part quelques marques de mépris ou de condescendance...

    "Tant pis, cela semble définitivement clos."
    Le PS ferme la porte au dialogue,interroges plutôt le PS, car au FdG, tout ce qui peut faire avancer la justice sociale y trouve un écho.

     "De manière générale, je suis très intéressé par vos débats mais je déplore le ton violent envers le PS et ses électeurs, et surtout je trouve que vous avez (pas vous mais globalement) une manière de penser que vous détenez la vérité sur tous les sujets qui pose problème et ne rend sans doute pas facile le débat"
    Le mépris souverain, la tentative de neutralisation envers le FdG explique peut être cela...
    Le FdG, sans contrepartie, a clairement permis de sortir NS, sans nos voix, le score du 2ème tour le confirme clairement, il y avait NS pour 5 ans encore. Aux législatives, nos candidats ont été éreintes par le PS...
    Je ne pense pas que le rappel aux fondamentaux de gauche soit violent, mais franchement, la règle d'or de merkosy, les expulsions de roms,les syndicalistes condamnes sous l'ère Sarkozy, le carambar en guise d'augmentation, les courbettes devant le medef, l'imposition des revenus du capital. Bref, nous avons l'impression, l'agitation en moins, que la même ligne politique continue.
    Le FdG est autonome, nous proposons, argumentons, nous ne détenons pas la vérité mais nous apportons des réponses concrètes, nous sommes Prets pour mettre en œuvre notre programme qui a le mérite de mettre l'humain au centre et de ne pas chercher a "rassurer les marches ".
    Car ici on ne lâche rien, même pas pour un plat de lentilles !

  9. 159
    jacques87 dit:

    J'ai une question (ou plutôt deux) :
    Ne serait-il pas plus responsable sur le plan écologique de rassembler à Paris les gens de la région parisienne (qui peuvent faire le déplacement en RER, et faire des marches locales ('ou provinciales) dans les capitales régionales, ce qui économiserait les transports et permettrait probablement à beaucoup plus de monde d'y participer, car beaucoup ne viendront pas à Paris, entre autre parce que ce n'est pas une dépense anodine.
    Cela ne rendrait-il pas plus compte de notre volonté de faire participer le plus grand nombre (pour les raisons que j'évoque ci-dessus) en tout cas pour moi ce sera marche du 30 à Paris ou fête de l'Huma, mais pas les 2, j'aurais préféré des marches contre la ratification du traité partout en France ET une grande fête de l'Huma, ou alors une fête de l'huma avec une grande marche à Paris, mais aussi en province.
    Dommage

  10. 160
    Jean Louis CHARPAL dit:

    @ 156 Denis F - 9h48
    Je n'ai absolument pas écrit mon message pour le plaisir de casser ton argumentation, crois le bien. Je connais ton point de vue et tu as tout à fait le droit de l'avoir et de l'exprimer. Concernant ton 2 è § je partage le même avis. Pour l'ultra libéral oligarque, le principe est simple: fric= pouvoir. C'est son e=mc2 à lui ! Donc pour jouir du pouvoir, il a besoin d'accumuler le fric. Encore que je pense qu'il y a un plaisir névrotique chez certains à cette accumulation absurde et pathologique
    Maintenant, mon point de vue est le même que celui de Jacques Généreux dans son ouvrage "nous on peut". L'Europe et l'euro vont dans le mur non par nature, mais parce qu'entre les mains des ultra libéraux. Il faut donc réorienter l'Europe, comme on a le désir de réorienter la France. Si l'euro se casse la figure, on a la parade : constituer une monnaie de référence, à partir des monnaies nationales pour éviter la spéculation. Repartir à zéro ? Pourquoi pas, si toutes les tentatives de réorienter l'Europe ont échoué. Mais à mon sens pas d'emblée. L'outil existe, mais il est entre les mains de mauvais ouvriers. Cela dit la politique n'est pas une science exacte. C'est bien pourquoi il y a débat...

  11. 161
    Jean Jolly dit:

    Je trouve Thierry (du PS) particulièrement courageux de venir ici exposer son désaccord sur notre manière de considérer ce que devrait être la gauche en oubliant l’histoire de la gauche dans son ensemble, c'est-à-dire la plus récente jusqu’à remonter à 1789.
    Est-ce que Thierry ne se pose pas la question du pourquoi Jean-Luc Mélenchon, Marc Dolez, Jacques Généreux, François Delapierre, Alexis Corbière et tous les autres ex-PS ont quitté ce parti pour créer, avec d’autres déçus de partis de gauche variés, justement le Parti de Gauche (le nom n’est pas anodin) et pour finalement parvenir au Front de Gauche ?
    Ce n’était pas pour le « fun » ou pour un « buzz » puisque ces personnes courraient un réel danger d’être exclus du paysage politique purement et simplement alors qu’ils auraient pu se la couler douce dans le sein douillet du PS jusqu’à la retraite sans prendre le moindre risque.
    Donc, ils ont pris ce risque par convictions sincères en s’apercevant clairement que le PS virait à droite toute (il faudrait que Thierry et les inconditionnels du PS revoient les vidéos où Jean-Luc s’exprime sur cette fracture irréversible).
    Il n’y a pas si longtemps (quelques mois), nous étions un certain nombre de commentateurs à demander sur le blog de Gérard Filoche ce qu’il fichait encore au PS, cet extraordinaire inspecteur du travail, qui a fait un boulot génial durant sa vie professionnelle, répond inlassablement qu’il souhaite réformer le PS de l’intérieur. Mais bon sang de bois, c’est précisément parce qu’il est devenu impossible ce changement de direction bornée du PS vers la droite que tous les ex-PS ont créé le Parti de Gauche.
    Ouvrez les yeux que diable, le PS est devenu définitivement un parti soumit à la puissance des financiers, il est devenu irrécupérable et je forme le vœu pour que les 30 % des sympathisants de ce parti de droite qui ont hésité à voter FdG nous rejoignent au plus vite car on ne va plus rigoler dans les mois qui viennent… pour peu que l’actualité soit à la rigolade.

  12. 162
    tchoo dit:

    Ah j'aime bien tous ces conseilleurs: "eh! Jean Luc fait pas ci, fais pas ça, fait comme ça, va pas là..."
    Vous y allez vous, au charbon? Et si M Mélenchon n'était pas ce qu'il est, serait-il tout aussi écouté par nous tous?

  13. 163
    Adrien dit:

    Mais où sont passé les Verts, surtout ceux qui ont la muselière dans ce gouvernement ?
    Cécile Duflot et sa muselière ! Les autres aussi, à l'image de la Ministre Batho ou plutôt "bateau".
    Je pense qu'ils ont changé leur orthographe pour devenir des "vers" et se sont enfouis 10 pieds sous terre !

  14. 164
    Siamy dit:

    Le "jeu" du PS est de susciter l'espoir en faisant des promesses en trompe couillon, tout en sachant qu'elles ne seront évidemment pas tenues (exemple renégociation du traité Merkozy, alors qu'on a délibérément laissé passer le MES par une galéjade intitulée "l'abstention dynamique") dans le seul but de se faire élire. Tout ceci va devenir de plus en plus flagrant, de plus en plus cynique, de plus en plus révoltant. Une majorité d'electeurs ayant cru voter à gauche, va finir par se dire : on nous a pris pour des benêts (et c'est pas faux!). Rassurer les marchés : quelle drôle de formulation ! Il s'agit en fait de rassurer les banksters. Ce traité est une forfaiture supplémentaire, un outil de pillage des populations, de liquidation de leurs acquis sociaux, et ceci réalisé par un gouvernement prétenduement socialiste. Est-on en train de franchir les limites du cynisme?

  15. 165
    Jean Jolly dit:

    Tout à fait Siamy, la désormais célèbre formulation "I'm not dangerous" lancée à la City de Londres était un message tout ce qu'il y avait de plus clair à la finance. Le PS a clairement choisit de favoriser les banksters au détriment de l'intérêt général. Savent-ils au moins où ils peuvent se carrer leurs dérisoires aumônes sur le smic et le carburant ?

  16. 166
    Alain Tétart (60)(73 ANS) dit:

    Nous devons tous devenir des "De Gaulle", en effet ceux qui vont voter ce fameux traité vont trahir leur pays donc le notre, alors nous nous devons de prendre les armes, certes pas celles qui retirent la vie mais celles qui obligent à respecter les lois ! et la trahison est punie chez nous !
    Donc il serait utile que chacun de nous prévienne par écrit son député qu'en cas de signature de sa part pour le traité, hé bien celui-ci se retrouverait à faire face à des milliers de plaintes pour haute trahison, notre pays est en guerre économique et passer à l'ennemi ou remettre entre les mains des ennemis les clefs de notre économie, c'est pareil et ça équivaut à une haute trahison, Amis spécialistes de droit faites nous un courrier que nous enverrons dés demain à tous ces députés qui veulent voter pour ce traité, ainsi ils ne pourront pas dire qu'ils ignoraient les suites de leur vote !
    SVP dépêchez vous le temps presse !

  17. 167
    naif dit:

    Je viens d'écouter et de regarder: Les émissions "le téléphone sonne sur FI" et "C dans l'air sur France 5". J'en déduis qu'il vaut mieux se nommer Mitt Romney (Parti républicain voire extrème droite) aux USA que JL Mélenchon en France. En effet le leader Américain, mormon et sabordeur d'emplois, qui a bâti sa fortune en rachetant des entreprises comme B.Tapie, est considéré comme un homme d'affaire brillant, honnête et tout à fait respectable ! sauveur de Salt lake city ! my good ! Les Mormons sont des modèles de valeurs, tolérants, abstinent d'alcool et de café...bref très bien sous tous rapports, un de leur représentant en France a pu s'exprimer en toute quiétude. Nos grands médias français occultent le nouveau faucon qu'est Mitt Romney !
    Quand il s'agit de JL Mélenchon on sort la faucille et le marteau et tous les clichés....

  18. 168
    obermeyer dit:

    Ok pour une manif monstre contre le traité, pour faire connaitre cette forfaiture à un maximum de citoyens, et pour tenter de peser sur le vote du parlement. le plus important dans cette mobilisation, je crois, c'est que quoi qu'il arrive, nous serons gagnants : soit nous arrivons à empêcher la ratification du traité, et imposer une renégociation globale au niveau européen (prêts aux états par la BCE, renégociation des dettes, taxes aux frontières de l'Europe...) ça vaudrait mieux pour tout le monde.
    Soit ils nous le passent en force et ça sera rapidement la dégradation des services publics, de nos acquis sociaux, le chômage massif etc. ça c'est pas cool, bien sûr, mais au moins, par cette mobilisation massive, nous pourrons dire : on vous avait prévenu, tout le monde l'aura constaté, et nous avions raison !
    les élus PS vont se retrouver avec une grosse pression sur le dos, en constatant qu'ils ne pourront pas nous la faire en douce, et que les citoyens de tous bords s'en souviendront ! ça sera de toutes façons une étape de plus vers la révolution citoyenne.
    On lâche rien les amis et on se retrouve bientôt dans la rue !

  19. 169
    Ouilya dit:

    Bonjour à tous,
    totalement d'accord avec Alain Tétart. Depuis longtemps déjà je m'étonne qu'aucune accusation de haute trahison ne se soit pas présentée depuis les 30 dernières années. Il est pourtant indispensable pour la survie de notre pays d'entamer, entre autres, ce type de démarche citoyenne.
    Bonne journée à toutes les têtes dures.

  20. 170
    sergio dit:

    Un plaisir infini à vous relire tous et à réentendre Jean-Luc aux rares moments concédés par les médiacrates.
    Je pense indispensable que les relais FdG que sont les autres personnalités du PG, du PCF, etc., se réemparent très vite et au maximum des tous les accès possibles médiatiques lors de cette rentrée qui commence.
    Que cette réappropriation par les responsables du FdG, les cadres et les mandatés, propage rapidement et efficacement l'idée d'une nécessité du référendum sur le Traité libéral et antidémocratique et d'une urgence de manif nationale le 30 septembre.
    J'espère enfin que les sections FdG locales vont reprendre rapidement vie pour oeuvrer à la préparation concrète du succès de cette Manifestation républicaine du "NON".
    Mon amitié à tous !

  21. 171
    Denis F dit:

    @ 166 Alain Tétart (60)(73 ANS)

    Comme toujours je suis en adéquation totale avec vos commentaires et propositions, il y a au Parti de Gauche un service juridique et une avocate qualifiée, il faut que ces gens face leur boulot, j'ose espérer que celui-ci est fait dans les temps, si ce n'est pas le cas, cela est grave.

    Maintenant effectivement si des juristes qualifiés ou en cours d'études nous lisent, nous leur demandons leur aide, le sujet est un thème de thèse de doctorat très intéressant me semble-t-il, donc ceci est a considérer comme un appel d'urgence et de sauvegarde nationale et humaine.

    Je pense que le webmestre laissera passer toutes infos concernant cette demande, dans la mesure de son soucis notoire de justice et d'équité, je l'en remercie à l'avance.

  22. 172
    vert pomme dit:

    Tous les verts bien acides sont maintenant au front de gauche ou au pg. Pourquoi croyez-vous que Duflot drague Mélenchon ? Ce n'est pas seulement pour ses beaux yeux.le blog d'Eva n’étant pas encore ouvert, faites lui bien passer le message. Viens avec nous Eva. Aujourd'hui, les ringards ce sont ceux qui avec la droite, attaquent Jean-Luc Mélenchon et le PC.

  23. 173
    jacquelin dit:

    Pour reprendre a la fois l'idée d'éducation populaire et de l'impasse dans laquelle la politique socialiste actuelle s'enferre, je ne peux que vous inciter à visionner cette petite vidéo de Paul Grignon, "l'argent dette". Ce n’est pas sorcier comme explications, il manque beaucoup de développements a effectuer, mais tout de même ça laisse rêveur.
    De toute façon, on le sait, notre système économique motivé par l'emprunt, qu'il s'agisse de l'état, de l'Unedic, des entreprises des ménages génère un premier parasite qui a lui seul ruine toute l'activité humaine: l'intérêt des emprunts.
    Car si la monnaie est créée de toute pièce par le banquier, ce qui permet d'engendrer l'activité, l'intérêt lui n'est créé par personne et seule la cavalerie (les dettes qui couvrent les dettes) opérée par de nouveaux emprunts créé la possibilité in fine de rembourser les emprunts, capital plus intérêts.
    L'explication est simple: si une banque, une seule, créé un prêt, un seul a un seul acteur, un prêt de 1000 euros et demande un remboursement de 1100 euros au total, d'ou proviennent les 100 euros ? Ils n'ont pas été comptés dans le prêt initial et pourtant le banquier les encaisse.
    Cette voracité financière ne peut exister que parce que d'autres prêts sont consentis et c'est bien la le problème fondamental du système capitaliste actuel (depuis 3 siècles). L'argent est créé avec un déficit systématique qui nécessite une croissance permanente de l'activité (la "Croissance" dont on nous rebat les oreilles), a tel point qu'on peut supposer qu'in fine la banque possèdera inexorablement toutes les ressources et œuvres de l'humanité toute entière, laissant au peuple la seule place qu'il lui destine a savoir la force de travail qui lui permet d'exister, un esclavage sans espoir d'épanouissement puisque le seule raison de survie de ce système est la domination par ceux qui profitent directement du système au dépend de ceux qui les nourrissent.
    La pérennité d'une telle situation n'est possible que par l'armée de larbins qui profitent en retour des avantages acquis par la banque, ceux qui peuvent sans compter vivre de revenus supérieurs a ceux qui produisent.
    Deux voies : soit on arrête de les favoriser, c'est la lutte contre les inégalités, celle que devrait mener le PS, soit on arrête d'accepter la tyrannie bancaire, et la on arrive dans la révolution qu'on devra mener, le refus de l’esclavage par la finance.

  24. 174
    jean ai marre dit:

    @ 166 Alain Tétart (60)(73 ANS
    Donc il serait utile que chacun de nous prévienne par écrit son député qu'en cas de signature de sa part pour le traité, hé bien celui-ci se retrouverait à faire face à des milliers de plaintes pour haute trahison,

    Cher Alain, nous avons dans un passé très récent, demandé aux députés de gauche de ne pas voter le pacte et le MES. Par pression ou par stratégie, les députés PS se sont dynamiquement abstenus. Les députés de droite, ont clairement exprimé leur choix. Le mien s'est abstenu.
    Maintenant, il faudrait intenter une menace de procès sous couvert de haute trahison ! Le chantage peut marcher en politique, mais pas en démocratie. C'est pourquoi je ne partage pas ton point de vue. Ils sont élus, ils ont reçus mandat, et bien voilà le résultat. Notre rôle, c'est d'informer, d'avertir sur les risques de ratification (post 151) de manifester massivement pour demander un référendum, mais pas de menace de procès.
    Désolé de peut être te décevoir...

  25. 175
    DAVID JV dit:

    @ A. Tétard et @ Denis F

    En fait cette notion de haute trahison est très peu décrite tenant à 2 raisons :
    - la quasi-absence de précédents (or c'est la jurisprudence qui s'en charge en temps ordinaire)
    - le flou d'une notion "fourre tout" dans laquelle chacun pourrait mettre un peu ce qu'il veut, ce qui recèle, aussi, des dangers.
    Et c'est bien tout le problème...tout crime doit être définit en vertue d'abord d'une loi, et ici, il n'y a rien de rien de rien !
    Pour G. Vedel, c'est une "violation grave des devoirs de la charge. [...] La haute trahison est donc une notion d'ordre politique non légalement définie.".
    Maurice Hauriou, grand constitutionnaliste, considère lui que « la haute trahison est un crime essentiellement politique ; en fait, ce qui est visé, c'est la tentative de coup d'Etat, c'est-à-dire la haute trahison vis-à-vis des institutions constitutionnelles, bien plutôt que la trahison au point de vue patriotique »

    Pour d'autres, il s'agirait "d'actions contraires aux intérêts de l'Etat" (Maurice DUVERGER)

    Dans un rapport présenté au sénat, celui qui avait fait le meilleur travail de définition possible était encore Etienne Dailly qui définissait les cas de Haute trahison comme ceux dans lesquels le Président de la République « trahit sciemment les intérêts de la France au profit d'une puissance étrangère ; lorsqu'il s'abstient sciemment d'accomplir les actes auxquels il est tenu en vertu de la Constitution, lorsqu'il s'arroge un pouvoir qu'il ne tient pas de la Constitution ou lorsqu'il fait un usage anticonstitutionnel des pouvoirs que la Constitution lui confère »

    Vous le voyez, tout cela est particulièrement délicat. Ceci étant, je vous rejoins au fond.
    De la même manière, que devrait-on dire du conseil constitutionnel qui a estimé qu'une modification de la constitution n'était pas nécessaire pour traduire en droit français le TSCG, ce qui est totalement scandaleux, vu les abandons de souveraineté consenties !
    Dans le sens de la définition d'Etienne DAILLY, je trouve que cette décision, ou plutot son application constitue précisément une haute trahison.

  26. 176
    Alain Tétart (60)(73 ANS) dit:

    @jean ai marre
    Désolé moi aussi l'ami, je suis comme mon chien, je ne lâche pas facilement un os que je ronge ! donc le député que j'ai élu en votant pour lui l'a été parce qu'il m'a promis de tout mettre en œuvre pour me rendre la vie meilleure donc il a promis de me défendre en me représentant à l'assemblée et en aucun cas il doit faire quoi que ce soit pour me nuire, je veux bien admettre qu'il ne peut pas tout gérer comme je le voudrais et que dans certain cas si il se retrouve minoritaire qu'il laisse passer telle ou telle loi car la démocratie fait que sur ce point il est minoritaire, mais quand on lui demande de prendre part en votant, je ne vois pas de quel droit il voterait pour me nuire donc pour nuire au pays et au peuple auquel j'appartiens donc il ne doit pas voter pour ce traité présenté par des administratifs qui ont concoctés un traité qui leur plaît à eux mais pour lequel je suis fortement opposé donc si mon député vote pour ce traité c'est qu'il tient un rôle pour lequel je ne l'ai pas élu ! donc il trahit le peuple et trahit donc son pays en l'occurrence le mien, et pour cela je me réserve de porter plainte contre lui si par malheur il vote contre ma volonté, et l'ayant prévenu en temps en en heure à l'avance il n'y aura pas circonstance atténuante, et là pour moi et mes amis j'y vois de la démocratie, même si je te l'accorde c'est un acte politique !
    je tiens à mon os et j'espère que je ne serai pas le seul !

  27. 177
    jeannine dit:

    Bonjour a tous.
    Même silencieuse, je suis toujours fidèle a ce blog, a tout ce qui s'exprime sur le plan humain, et aussi de la part de certains, plus politique, et très intéressant. Je retiens certains noms depuis longtemps et suis leurs commentaires avec intérêt. La lutte pour le triomphe d'une certaine idée de Gauche continue et s'exprimera de plus en plus fort. Pour ma part, je suis P-G et je le reste, et dans la voix et dans le geste. Un Jean-Luc Mélenchon en pleine forme pour les combats en cours et a venir. Quoi de plus ?

  28. 178
    jacquelin dit:

    Concernant cette notion de "haute trahison", le plus important n'est pas forcément de gagner légalement sur ce terrain mais tout simplement de faire circuler ce vocable dans le peuple. Le chemin qu'une telle idée peut parcourir a bien plus d'importance pour les jours qui viendront que le simple fait de pouvoir ou non poursuivre ceux a qui nous voudrions l'imputer. Elle revêt la notion de faute, au delà de la simple erreur, et induit en raisonnement au niveau du peuple qu'il est instrumentalisé en dépit de ses aspirations.
    Diffusons ces mots, placardons au pochoir sur tous supports ces simple mots: le MES et le TSCG sont des hautes trahisons envers le peuple.
    Les discours et réflexions tous azimuts reliront la forme et le fond. Les questionnements feront plus de chemin que nos sentiments personnels outragés. Et si les mots MES et TSCG ne parlent pas suffisamment au gens autour de vous, remplacez simplement ces deux mots par "les accords financiers européens actuellement en cours d’élaboration". Ah bon ! C’est pas encore signé ? On peut s’opposer ? Comment on fait ? Qu’est qu’il veulent faire ?
    La porte reste ouverte alors a l’espoir de prendre notre destinée en main, au lieu d’être assommés par une fatalité qui nous échappe sempiternellement.
    Le premier but étant de réveiller le peuple par des mots simples, et non de le gaver avec des on peut, on ne peut pas, y'a pas de lois qui, conseil constitutionnel.
    Et pour compléter le tableau, faites un petit sondage autour de vous. Demandez simplement : mais d'où vient l'argent que nous utilisons ?
    Je suis preneur des réponses que vous obtiendrez. Faites le, je vous jure que nous avons du travail a réaliser dans ce domaine.

  29. 179
    Michel Berdagué dit:

    Attendu qu'avec l'application de l'antiemme traité transfèrerait des pans entiers de souveraineté à des quidams d'une Commission non élue et au-dessus des Lois de chaque pays, et que le bras armé financier se -le Mes - permet de s'amnistier en amont, au-dessus de toute poursuite de Justice, et quelque soit le délit et le crime,
    Attendu que l'évaluation et le contrôle seront au-dessus du rôle du Parlement élu par le Peuple, notamment contrôle du budget avant les débats de l'A.N., alors que ces contrôles et avis sont sous surveillance de la députation, et des instances telles que la Cour des comptes et de Bercy
    Attendu que le Peuple Français a voté en 2005 en toute souveraineté et a tout pouvoir du Peuple souverain même en Cinquième République,et à la majorité,a refusé tout traité dérivant vers un transfert de souveraineté et une fixation du choix économique du libéralisme avec ses dérives financiéres
    Attendu que depuis 2005 toutes les manoeuvres de style autocratique ont sévi pour contourner le rejet par le Peuple de cette europe
    Attendu que la normalité sur cette question essentielle pour notre avenir et de la pérennité de la République Française soient en toute Liberté et démocratie tranchées et décidées par le Peuple, un référundum obligé et obligatoire, après mises en lumière des conséquences, doit se tenir en Urgence.
    Si le pouvoir politique actuel comme le précédent et à son image, manoeuvrait pour faire passer en force, des pertes de pans entiers de souveraineté visant un pouvoir fédéraliste,d'experts à la botte de puissances surtout financières et de classe possédante faisant fi de toute souveraineté populaire de notre Histoire révolutionnaire contre tous les despotes et dérives étatiques contre la République, le Peuple en toute légitimité prendra toutes les dispositions comme le précise notre Constitution pour arrêter ces relents obscurantistes et nostalgiques des pouvoirs absolus.
    Et que l'on ne dise pas qu'il y avait avec ces dernières élections présidentielles et législatives l'inclusion de ce traité comme paquet cadeau , car pour le M.E.S. 20 socialistes du P.S. avaient voté contre et la majorité du groupe s'était abstenu !
    Pas question d'être entre deux chaises, et d'étre en abstention sur des questions aussi essentielles que la République, surtout en regard de toutes les luttes pour obtenir les Liberté, Egalité, Fraternité, du boulot reste à faire !
    Messieurs du courage, votons.

  30. 180
    jacques bounoume dit:

    A Tétard, DenisF : pleinement d'accord avec vous, il serait temps de faire comprendre à ces politicards professionnels qui s'auto désignent avec une honteuse suffisance comme "les élites", comprennent qu'ils détiennent leur légitimité du peuple et qu'ils ont des comptes à nous rendre !
    Je crois me souvenir d'ailleurs qu'ils ont pris soin de modifier la notion juridique de haute trahison juste avant de commettre la forfaiture du traité de Lisbonne. A vérifier. J'avais d'ailleurs interrogé ici la spécialiste Sonia Bastille qui n'avait pas répondu à ma question !
    Alors oui et cent fois oui, il faut agir concrètement sur ce sujet !

  31. 181
    Aline dit:

    Obermeyer, d'accord que nous n'avons que le choix, parfaitement citoyennement machiavélique, de montrer notre"opposition" et l'exigence du référendum... Sergio, je ne comprends pas non plus que la vie des composantes soit encore en repos... Jean ai marre, manifester massivement sont les mots des actes, donc mobiliser d'abord... Alain Têtard, je pense que ce devrait être ça la démocratie: Mais, lucide et pas encore désillusionnée, on sait, c'est une représentation de jardin potager pour diverses soupes... D'où la VI république...j'espère qu'elle sera soumise" à la souveraineté directe du peuple"(dans "L'Humain d'Abord") et qu'on n'aura pas que du bouillon clair.

    Ils (aristocratie) veulent être, par nous le peuple, entendus/élus pour ne plus, nous, le peuple, écouter/entendre? Logique aristocratique.
    De l'abstention dynamique à l'adoption... Thierry, ps, expliquez,svp, de l'intérieur? Merci.

  32. 182
    Mycroft dit:

    @ Denis F: Pas trop de flagornerie avec le webmaster. A chaque fois, je me bidonne.
    @ Alain Tétart et co : Ca phospore ! Ton député, 6ème de l'oise (Patrice Carvahlo PCF, groupe GDR) votera contre le TSCG. Actuellement, le mandat est représentatif (pas impératif). L'alinéa 1 de l'article 68 de l'actuelle constitution énonce : "Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour." Ne pas oublier que Montebourg fut isolé à l'époque (2001) pour envoyer Chirac devant cette Haute Cour et la composition actuelle ne devrait pas inquiéter Hollande. Ne pas oublier que le procès pénal, c'est la société (représentée par le ministère public contre le poursuivi). Je vois mal un procureur de la République (subordination hiérarchique des magistrats du parquet à la Chancellerie, soit au gouvernement) poursuivre un député (lequel dispose d'une immunité parlementaire). Néanmoins, comme je me suis bien marré à vous lire je vous invite pour la campagne sur le TSCG à solliciter l'intelligence avec un puissance étrangère (l'Allemagne) laquelle est réprimée ainsi par le code pénal :
    article 411-4 "Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d'agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450000 euros d'amende. Est puni des mêmes peines le fait de fournir à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents les moyens d'entreprendre des hostilités ou d'accomplir des actes d'agression contre la France.
    article 411-5 "Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, lorsqu'il est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150000 euros d'amende."
    Sinon, je suis d'accord avec Jacquelin et je pense que Me Raquel Garrido a d'autres affaires plus urgentes à traiter pour le PG et Jean-Luc (diffamation de Copé; Faux tracte de Le pen etc.). Il ne faut pas tout placer sur le terrain juridique (et pénal).

  33. 183
    Michel 65 dit:

    Concernant le TSCG, et la question d'une trahison des élus, c'est déjà fait, depuis 2005 et le MES. Je pense que depuis longtemps la 5ème république est un toboggan, ciré ou savonné (comme vous voulez) par les différents pouvoirs depuis plus de 30 ans. A chaque fois qu'il y a eu un dérapage les constitutionnalistes, les dirigeants et élus de tous bords ainsi que nous citoyens, nous avons dis "bon, cette fois- ci ce pas trop grave, il faudra faire attention etc...", jusqu’au dernier le TSCG.
    Je pense cependant que la voie juridique et judiciaire doit être explorée. Actuellement pourtant je pense que c'est la voie politique qu'il faut immédiatement prendre et vite, comme le dis Jacquelin.
    Il faut prendre à témoins nos concitoyens sur la trahison des élus et le traduire en langage simple et concret.

  34. 184
    Gerard Blanchet dit:

    Je suis assez d'accord avec ceux qui disent qu'il faut placer la question de "haute trahison" sur le plan politique et non sur le plan juridique. Quand l'Humanité-Dimanche du 23 août titre "Nouveau traité européen : vers un coup d'Etat à froid" c'est bien cela qu'il faut diffuser auprès de nos concitoyen-ne-s. On prépare dans votre dos un sale coup qui va vous amener plus vite que vous croyez dans l'état de la Grèce, du Portugal ou de l'Espagne. Les 72% du sondage de l'Huma de lundi montre que cette idée d'un référendum (avec le souvenir de 2005) est très très majoritaire. Et à Jacques87 si tu dois choisir c'est le 30 septembre qu'il faut choisir. Cette manifestation doit être un immense succès. Il faut viser le million de participants, comme pour la manifestation laïque de 1994.
    Et s'il y a effectivement coup d'Etat à froid alors la réponse politique est la VIe République et dans la foulée de ce référendum sur le traité, un nouveau référendum pour une Constituante.

  35. 185
    naif dit:

    Moi, j'ai écris aux quatre député de "gauche" de mon département. J'ai fait court:

    "Si vous votez la ratification du TSCG, sans demander l'avis du peuple de France vous trahissez les électeurs qui ont voté pour vous en 2012.
    En effet, en aucun cas ils n'ont été informés du contenu de ce traité pendant la campagne. En aucun cas ils ne savent de quoi il en retourne. Par contre, certains savent que vous vous êtes abstenus à l'assemblée nationale ici en février sur le Mécanisme Européen de Stabilité, affirmant que lorsque vous serez au pouvoir vous renégocierez ce traité qui inclue le MES.
    Je vous demande de représenter le peuple. Rien que le peuple. Recevez, monsieur le député...."

  36. 186
    jacquelin dit:

    À Alain Tétart
    Dit: "...je tiens à mon os et j'espère que je ne serai pas le seul !""

    Reste plus qu'à définir l'os !
    Si ce n'est seulement que "avoir une vie meilleure", alors on peut très bien refaire la peinture des murs de la prison, ce sera déjà gagné.
    Par contre s'il s'agit d'abattre les murs, alors on n'est plus dans le même engagement. Je ne suis pas sur que nous ayons voté socialiste (par dépit au deuxième tour) avec la franche illusion de faire tomber les murs.
    Le PS n'a rien de révolutionnaire, et nous le savons tous. Il s'accorde seulement a replâtrer à minima la cambuse et n'a jamais proposé de reconstruire la baraque.
    Pis même si t’aimes les clebs, ce que je partage avec toi, rappelles toi que le chien n’a que l’os qu’on lui donne à ronger. Toi tu peux espérer, je te le souhaite, avoir la bestiole entière à partager avec les tiens, bestiole que tu auras chassé toi-même ou élevée toi-même.
    J’apprécie beaucoup cette image d’os a ronger, elle donne toute la mesure du chemin que nous avons a parcourir : récupérer notre fierté et notre force par simple prise de conscience que nous ne sommes pas des chiens à qui on donne un os a ronger. En tout cas je ne veux pas qu’on me considère dans cet asservissement, ni mes gamins, ni tous mes semblables. C'est eux mon but, c'est eux l'avenir.

  37. 187
    bernard dit:

    J'ai profité de mes vacances estivales pour revenir aux classiques:
    -M Clouscard:les Métamorphoses de la lutte des Classes(le Temps Des Cerises) 1996=
    "Sous la pression de la crise...et des fameux critères de Maastricht(notamment la réduction des déficits publics...NDLR:confirmée par le traité de Lisbonne passé en force et rebeloote avec le TSCG)pour en venir à la monnaie unique,le pouvoir a fait un choix définitif:la désinflation(NDLR compétitive-débats sur la flexibilité-la productivité-le lèche bottes récent du gouvernement avec le Medef). Alors le petit jeu technocratique de rattrapage(une goutte de social et de relance dans un océan d'austérité)et de compensation n'est plus possible.Les exigences de l'orthodoxie financière ont comme conséquence immédiate de sacrifier l'emploi:chômage massif et nouvelle pauvreté...."
    Le modèle libéral européen entériné par les sociaux libéraux et la droite européenne ne peut conduire qu'à une implosion systémique.
    -Karl Polanyi: La grande transformation (Gallimard)écrit en 1944
    ou comment l'économie s'est désenclavée(et avec son aide)du politique et comment la finance s'est désenclavée de l'économie réelle, préface de L Dumont 1982.
    FH est rentré dans les pantoufles de ses prédécesseurs(depuis le tournant de 1983),rien ne pourra changer sans volontarisme progressiste.
    Nous vivons dans l'attentisme et la "proscratino-commissionite",le capitaine de pédalo pédale dans la semoule concoctée par Papandreou et consort.
    NB:Concernant ses choix de politique étrangère,atlantisme,atlantisme quand tu nous tiens

  38. 188
    jean ai marre dit:

    Pour aller dans la même démarche qui est de manifester contre notre perte de souveraineté, je vous propose une lecture "Nous sommes régis par un ordre juridique européen contraignant sur lequel, jamais, aucun peuple de l’Union européenne n’a eu à se prononcer. Nous sommes régis par des institutions européennes – la Commission et la Cour de Justice – qui produisent du droit obligatoire et dont les membres n’ont aucun compte à rendre aux citoyens. Les peuples d’Europe sont totalement dépossédés du pouvoir de choisir leur avenir et les démocraties nationales sont vidées de leur substance. La formule « tous les pouvoirs émanent du peuple » inscrite dans les Constitutions nationales n’est plus qu’une fiction."
    C'est celle de Raoul Jennar : L’héritage des Lumières, un legs en péril
    Jennar vient de rejoindre le P de G.

  39. 189
    louis dit:

    Une video intéressante pour ceux qui ne la connaitrait pas, rencontrée sur le blog de Paul Jorion, concernant la technique imperialiste neolibérale américaine.

  40. 190
    Diogene dit:

    @toutes et tous
    Une ferme et citoyenne pression sur nos députes est impérative.
    J'ai envoyé a mes députes un petit mail en ce sens!...ils avaient vote contre le MES, oui, il y en a...
    Ne croyez pas que cela soit inutile, bien au contraire: leur montrer que nous avons une mémoire d'electeur est une excellente chose!
    J'encourage comme beaucoup ici l'ont fait avant moi a écrire un mot a nos députes.
    Leur adresse mail est facile a trouver sur le site de l'Assemblee Nationale.
    Amitiés fraternelles,

  41. 191
    marechal dit:

    @ JLM
    Vous faites ici le bilan de la communication minable du PS, vous avez tout à fait raison.
    Avec ce commentaire je vais faire parti des conseillers rabat-joie, de tous les "t'as qu'as faire ci" ou t'as qu'as faire ça". Tant pis...
    Dans une révolution qui se veut citoyenne il me semblerait légitime de démultiplier nos interlocuteurs d'en haut, comme on démultiplierait les oriflammes de la cause populaire... vous le savez.
    Le pis est que l'interlocuteur que vous êtes, et qui mouille la chemise comme il se doit, à plus ou moins long terme je veux le virer pour mettre à sa place le peuple, au besoin je veux le virer à coup de trique s'il lui advenait l'idée de vouloir rester en place, même après avoir fait gouté aux gros bonnets le goût de la justice populaire au moyen d'un tribunal bien mérité. c'est en ce sens que je n'ai pas voté Hollande au second tour.
    Bref, une chose me chiffonne, je ne trouve pas de blog digne de ce nom pour Raquel Garrido, et surtout je ne trouve pas de médias de masse qui représentent assez ses qualités, elle est votre avocate, à ce titre sa parole elle est importante pour notre mouvement, alors je voudrai qu'elle soit davantage représentée, et avec elle d'autres personnalités pour venir vous (nous) prêter main forte.
    Il me semble que cela est urgent, d'autant plus urgent si le rassemblement du 30 septembre devient caduque et fait ressembler ce pays encore davantage à une dictature déguisée.
    Non, vraiment, je ne m'explique pas cet atavisme qui veut qu'il n'y ait qu'un porte parole majeur, oui vraiment c'est de l'idéologie pure et simple, mais je crois que c'est de la logique directe, et je ne pense pas que faire intervenir des (simples) citoyens à nos meetings soit assez signifiant tant que vous en demeuré l'acteur d'exception. Il n'y a pas d'exception populaire qui tienne, encre moins dans un contexte où le droit du peuple à la parole est confisqué.

  42. 192
    alinber dit:

    Discours de François Hollande à Chalon en champagne de ce jour: "Mon devoir c'est de dire la vérité aux Français".
    C'est le moment de lui demander de s'expliquer sur ce que sous-tend la ratification du TSCG.

  43. 193
    Trovel dit:

    Touchée par le commentaire de Patricia K,de retour des estivales. Nous étions dans les mêmes ateliers. Peut-être est-ce avec vous que j'ai échangé des regards complices... ça fait un bien fou!
    Moi aussi,j'ai vu rougir Aphatie à Canal. Ce n'était pas son bronzage, rien qu'un blush de confusion, face à l'offensive! Bravo, c'est comme ça qu'il faut les déstabiliser,car ces médias nous colonisent les têtes avec leur propos ultra-libéraux.Résistons donc et n'ayons pas peur de leur dire qu'ils nous trompent!
    Et puis,comme nous devons apparaître au plus grand nombre,être visibles dans nos paysages politiques locaux,créons partout,des Maisons du Front de gauche, comme les maisons du Peuple, cf l'écrivain Louis Guilloux, pour nous retrouver, échanger parler et lire, inviter, boire un coup, et accueillir toutes et tous.

  44. 194
    Ludovic dit:

    Les billets de trains sont réservés! Deux mauvaises nuits en train couchette a l'horizon entrecoupées d'une manifestation, qui, je l'espère, va réunir du monde. Au fait... c'est quand le changement?! Allé Jean-Luc, je serai derrière toi pour ma première vrai manif!

  45. 195
    justin dit:

    Désolé camarades, mais j’ai du mal à suivre :
    D’abord sur les « ayants droits ». « Ayant droit » de quoi ? De pas grand-chose je pense si je me souviens bien du soir du premier tour et d’un appel « sans condition » à voter Hollande. Le droit fut donc celui de battre Sarkozy. Ce qui fut fait. Justement. Je n’avais aucun espoir en Hollande, juste un outil pour ne plus avoir Sarkozy. Je ne suis pas déçu. Je vois juste que, pourri jusqu’à l’os par le projet européen, le PS d’aujourd’hui renonce à presque tout de presque rien en quelques semaines quand celui de 81 mettait 2 ans pour abandonner après avoir fait beaucoup.
    Dans un sens, Hollande l’européen contre Sarkozy l’européen ce sera peut être comme avoir voulu chasser Pétain en choisissant Déat. Oui je sais, c’est un peu excessif et méchant. On verra bien…
    J’en arrive donc au propos sur le traité européen et l’euro et « la marche » et tout ça. Et là je comprends encore moins. J’avais cru lire que l’euro était « notre bien commun ». Or, l’ensemble des traités et dispositifs pris actuellement par Bruxelles et la BCE ne visent qu’à une chose « sauver l’euro à tout prix ». Certes, selon moi, ça ne sauve rien du tout mais cela fait juste gagner du temps. Au passage cela se traduit par une casse économique et une paupérisation sans précédant des peuples européens. Je ne développe pas, vous le faites mieux que moi en décrivant les effets des politiques austéritaires sur la vie des gens.
    Le hiatus, ce produit entre le constat : euro= europe = paupérisation et le positionnement, « l’euro bien commun ». Je ne vois pas comment on peut défendre un projet, un outil, dont les effets sont manifestement délétères pour les salariés et l’ensemble du corps social. Et maintenant je ne vois pas comment on peut défendre un outil, « bien commun » en refusant les politiques qui font tout pour « le sauver à tout prix ». Pour faire, une autre politique, il faut commencer par déclarer que l’on ne veut plus utiliser les instruments de contrainte de l’Union Européenne. Et l’Euro est un instrument de contrainte du libéralisme et de l'UE.
    Un garrot, ca ne sert pas à mieux respirer et ca ne pourra jamais servir à cela. Ca n’est pas non plus synonyme de liberté.

  46. 196
    SOUTEIRAT Guy dit:

    J'ai signé l'appel à un référendum sur le TSCG, parce qu'il faut le faire malgrès tout, les désillusions sur celui de 2005; quant on sait que le traité de Lisbonne l'a remplacé. Mais ne pas le faire c'est pour moi abdiquer.
    C'est la remise en cause de tous les traités passés, non négociables, qu'il faut, pour une autre Europe sociale, démocratique, écologique. Or nous en prenons pas le chemin.
    Un référendum, il va de soi qu'il fait parti d'une démocratie participative et directe. Mais la lutte de classe ne peut se passer d'un gigantesque mouvement populaire, pour les 300£ de plus sur les salaires, le smic à 1700 £, pour une santé publique et une école publique gratuite, pour un seul secteur bancaire public, pour l'interdiction des licenciements, pour l'appropriation des moyens de production afin d'empêcher les délocalisations etc...etc...
    C'est avec tous les salariés et les peuples européens qu'il faut nourrir et faire grandir ce grand mouvement libératoire contre cette troïka capitaliste. Après 2005 tout devait changer à gauche avec une majorité anti-libérale du NON, les contours de deux gauches apparaissaient alors. Mais les responsables du PCF pensaient et pensent toujours qu'il y a qu'une gauche, quitte à se compromettre (mutation oblige) avec le social-libéralisme cher à Robert Hue. Et depuis c'est dans la majorité avec le PS que les élus du FdG gèrent par exemple les régions et les départements. On comprends mieux leurs réticences à faire vraiment bouger les choses.
    Je leur dis à tous les camarades du FdG, un référendum c'est bien, mais quitter la majorité pour une opposition de gauche c'est ouvrir des nouvelles orientations et perspectives de rassemblement populaire pour une vie meilleure et de battre en brèche la droite revancharde et les idées populistes et souverainistes de l'extrême-droite.
    Guy Souteirat

  47. 197
    Colette de Villeparisis dit:

    Bonjour Jean Luc et à tous
    « A foire de Châlons-en-Champagne
    «Le changement, c'est pour quand?».
    « Sodimédical, Les ouvrières ont gagné trente deux procès et F Hollande leur répond : c'est à moi de leur dire les étapes qui permettront d'y parvenir", a ajouté M. Hollande.

    Moi, quelle réponse, hardi, à la foire de Châlons-en-Champagne, sur il est pas près de bouger, tout mou il était, tout mou il sera toujours, eh bien c'est fou, ce qu il les a rassuré !
    Non à la ratification du pacte budgétaire par le parlement européen, exigeons un référendum polaire, haut et fort.
    Puisque tout ce fera à Paris, oui, il faut être présents et déterminés en s'imposant partout où sont, ceux qui ont le pouvoir de faire et qui nous cassent. Jean Luc a raison – tout le monde est concerné, même si côtoyer l'UMP et le FN. Entre autre le FN, ne viendra pas, car il a une trouille de Jean Luc Mélenchon et du Front de gauche, qu'ils les accueillent avec des barres de fer (Florian Philippot), quant à l'UMP, ils sont très favorables au traité, je serais très étonnée qu'ils soient présents. Les idées dans les commentaires sont bonnes, tout maintenant est dans l'organisation, qui sera gigantesque à la hauteur de cet enjeu si grave, non au traité Européen tel que le veut Merkel, Sarko et Hollande. Cordialement à tous
    On lâche rien !
    Colette

  48. 198
    GISE dit:

    Nous ne sommes pas des aliénés pour comprendre la fumisterie volontariste de FH de retarder au maxi le contenu sosifié du traité de la règle d'or de sarko-merckel, FH savait qu'il était noué et scellé à la queue du "veau d'or" dont le "cavalier" néo-capitaliste dictatorial de la finance mondiale veut mettre en esclavage les peuples européens et mondiaux. Oh, FH et quelques uns ont manifestés de mettre dans ce traité de la poudre aux yeux "la croissance", quelle croissance? Si nous nous battons pas contre ce traité, nous tous les peuples nous aurons perdus notre liberté, notre dignité humaine, et même faire un recul dans le temps du passé de plusieurs centaines d'années là où les droits acquis commençaient à se développer. La seule ethnie culturelle qui comptera sera l'épaisseur du porte-feuilles. Je m'aperçois aussi que les mots du dictionnaire, ont été remis à la page de ce "cavalier" qui a changer les racines de chaque mot ex : démocratie, république etc. quels sont leur valeur réelle actuellement, plus rien ils sont vides de sens humains.
    Quant aux médias français en accord avec les médias mondiaux, sont sous les ordres de ce "cavalier", c'est à tous les peuples de prendre sérieusement en considérations que vont devenir nos générations si nous ne nous battons pas en disant NON à ce traité et convaincre par la rue de chaque pays du monde entier tous les gouvernements à se résigner de ne pas signer, et battons nous aussi pour les pays ou les dictatures ont mains prises sur leur peuples, soyons solidaires, ce n'est pas la moitié d'une baguette que nous allons partager, mais la liberté et la dignité de l'Humanité entière. Si nous ne faisons rien, nous entendrons les larmes, les souffrances, les rugissements de nos enfants et de nos futurs générations. Le "si" conditionnel est à bannir de nos esprits humanité, il "faut y aller". N'ayons pas peur car c'est par la peur que ce "cavalier" et son armée veut nous anéantir. Soyons plus forts.
    Merci Monsieur Jean-Luc Mélenchon, ainsi que les gouvernants qui veulent sauver leurs peuples, merci aussi à tous les êtres Humains de l'Humanité qui luttent contre ce cavalier de l'enfer.
    Je vais adhérer au Front de Gauche la semaine prochaine quand ma pension handicapé sera sur mon compte.

  49. 199
    Pénéqué dit:

    Annonce pour le 30 sept !
    Grosse envie de monter à Paris contre le traité, mais pas trop les moyens pour un AR en TGV…
    Existe-il des bus ou du covoiturage au départ d'Avignon (et environs) ?
    Merci d'avance pour vos infos, je suis sûr d'une solution !

    Ne jamais ramollir ! À bientôt.

  50. 200
    Renaul-Motta dit:

    Il est absolument inenvisageable de combattre un traité en réclamant un référendum en France alors même que l'affaire identique qui s'est produite précédemment en 2005 n'est toujours pas éclaircie à ce jour. Nous avons, au Front de Gauche, même si ce dernier n'était pas créé statutairement parlant toutes nos parts de responsabilités.

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