16juil 12

A Barquisimeto, tous souriaient

No Volverán

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Considérez que cette note a traversé l’Atlantique. Elle est donc décalée de toutes les façons possibles dans cette sorte d’exercice. Je vis à un rythme magiquement ralenti par rapport à tout ce que j’ai vécu ces derniers mois. Pour autant je ne peux pas dire que je suis tout à fait sorti du champ de bataille. Ici, au Venezuela, je participe un peu à la campagne électorale qui a commencé en vue des élections présidentielles d’octobre prochain. Je raconte quelque chose d’une de ces journées extraordinaires dans lesquelles j’ai reconnu tant de traits communs avec les nôtres.

Je dis un mot à propos de la place de l’affaire PSA qui va être la signature du moment politique qui commence en France. Mais je parle aussi de la lutte victorieuse des femmes de Sodimedical. Je donne une place spéciale au dépôt de mes comptes de campagne. Il me permet de souligner l’injustice totale du calcul de l’attribution du financement public qui ne tient aucun compte du résultat de l’élection présidentielle ! Pourquoi ? Je jette un œil aussi sur le coup d’Etat au Paraguay. Je suis le désespoir de ceux qui n’aiment pas qu’on regarde ailleurs qu’au bout du nez des « vrais problèmes » de leur clocher.

J’ai fait le voyage vers Barquisimeto en avion. C’est là qu’était convoqué le « rassemblement Bolivarien » du jour. La ville se trouve dans l’état de Lara. J’avais l’honneur d’être assis sur le siège en face de celui au nom de Chavez. Mais il resta vide car « le commandant », comme il disent, travaillait ses fiches dans son carré privé. J’ai trop pratiqué l’exercice pour ne pas en comprendre l’importance. Ce temps où l’on entre dans ce que l’on va dire et où il faut en quelque sorte commencer à l’incarner doit être fait avec sérieux et méthode. Car les émotions qui vont suivre submergent tout, ensuite. Elles risquent alors d’effacer la fragile trame que l’on a posée sur la surface de l’esprit. Le mouvement des mots qui vont devoir venir quand ce sera leur tour en dépend pourtant. Il faut donc bien gérer cela. Impossible de passer à côté de l’émotion que dégage un rassemblement. D’ailleurs, il ne faut pas y résister si l’on veut s’imprégner de l’ambiance et du message qu’il porte. Pour ma part j’ai été saisi d’émotions et emporté par elles chaque fois qu’il fallait traverser un bout de la salle de nos meetings. On cessa de le faire quand il devint évident que ce déplacement mettait en danger les gens qui participaient à l’accueil si chaleureux qu’ils me faisaient ! Mais j‘en fus très frustré. Ce que j’ai vécu sur place, à Barquisimeto, m’a confirmé cette intuition de la dialectique du rationnel et du sensible dans la production du message politique. Ce qui nous attendait à l’arrivée, la télé le nommait « l’ouragan Bolivarien ! » pour intituler les images qu’elle donnait à voir.

Un ouragan en effet ! Sur les trois kilomètres du trajet une foule compacte hurla sans discontinuer à mesure que les camions sur lesquels nous étions installés avançaient. Le rassemblement commença aux portes mêmes de l’aéroport, ce qui n’était pas prévu. Les véhicules du cortège ont donc fendu la foule au pas, entourés d’un impressionnant double cordon de militants qui protégeait autant le passage que les gens qui se précipitaient sur les voitures. Suffoqués par l’effort, ruisselants sous le soleil des Caraïbes, ils tinrent bon leur part de tâche ! Je voyais sur leurs jeunes visages la lumière que j’ai vue sur celui de mes camarades, filles et garçons qui ont fait cet exercice à Strasbourg, à Paris, et à combien d’autres endroits encore ! Puis on descendit des voitures et on monta sur le toit des bus qui avaient été postés face à un podium d’accueil, à cet instant totalement submergé. Commença alors le parcours. Ce fut comme un ailleurs de tout ce que j’ai connu. Jamais je n’ai vu telle ferveur politique se concentrer de telle façon dans les corps et les visages. A mi-chemin je m’aperçus que j’avais le visage en larmes. A côté de moi, Max Arvelaiz et Ignacio Ramonet montraient un visage inconnu. Le saisissement, l’effroi sacré qui nous habitait est un moment qui n’a pas ses mots pour le décrire raisonnablement. La force de la passion politique qui s’exprimait à cet instant sculptait et remodelait tout ce qui passait entre ses mailles fines. Je comprends à présent que notre position était singulière : perchés sur ce camion nous avons été touchés en continu par quelque chose qui n’a duré que quelques minutes pour chacun de ceux qui s’y sont impliqués, à terre, autour de nos camions et à mesure qu’ils passaient. Ce qui était un paroxysme momentané pour eux fut un jet continu pour nous. Et il dura presque une heure me semble-t-il. Et voici ce qu’il faut retenir : c’était les nôtres, sans aucun doute possible.

Les nôtres ! Vous vous souvenez peut-être quand j’interpellais notre rassemblement à la Bastille. Je disais : « Où était-on passés ? On s’était perdus ! On se manquait, on s’est retrouvés ! » Vous saviez tous de qui et de quoi je parlais, sans qu’il y ait besoin d’en dire davantage. Ici c’est de cela encore dont je parle. Vous savez instantanément de qui il s’agit : les nôtres. Cela se voyait. D’abord par la couleur de peau : partout dominait en profondeur ce superbe marron que montrent les plus beaux êtres humains. Ici la couleur de peau est un signal social. Ceci était une marée de pauvres venus des quartiers populaires. Je ne dis pas qu’il n’y avait pas de mélange de toutes sortes ! Rien n’est plus bigarré qu’une foule des Caraïbes : mille nuances de couleurs et d’habits saturent tout, tout le temps. Pas de haillons ici. Mais les pauvres et les humbles comme on dit pour désigner les invisibles aux yeux des importants. Les humbles et les pauvres en habits de classe, en visages de classe, leurs slogans politiques, les pauvres, les humbles faisaient le gros du fleuve humain qui s’était formé là. Voilà ce qui me saisit au plus profond de moi et me mettait ces larmes aux yeux. Les damnés de la terre en mouvement. Le sourire aux lèvres. Comme chez nous quand on s’est retrouvés. Les gens souriaient. Ces mille sourires n’en faisaient plus qu’un dans le creuset du cri sans fin qui entourait ce camion ! Je pensais à ces images filmées en noir et blanc à l’entrée de Pancho Villa et Emiliano Zapata vainqueurs à Mexico. Une marée de tenues de paysans pauvres et de haillons entourait leurs chevaux. Le film est muet bien sûr. Et il n’y a pas de pancartes ni de banderoles. Mais je demandais quel pouvait bien être le bruit de cette foule déjà, le jour où j’ai vu ces images, l’an passé, dans l’exposition des photos de la révolution mexicaine à Arles. Cela n’a rien à voir avec ce que l’on peut observer au retour d’une équipe de foot victorieuse ou autour d’une pop star. C’est un son humain particulier. Je dis « le son », comme je le dirais pour désigner le ton qu’avait la voix de notre mère quand elle nous berçait, le ronronnement de notre chat, le grondement de la bête qui a faim, la gorge qui bée à la vue d’une merveille. Ou n’importe lequel de ces messages essentiels qui court-circuitent les mots. C’est le bruit particulier d’un événement humain singulier. Vous savez ! L’un de ces bruits qu’on connaît sans qu’il ait de nom : le craquement de la neige sous le pas, la pluie qui plouic plouic sur le bord de la fenêtre et celle qui frrttrr frrtrr sur le carreau quand l’averse tombe en biais. Ici, c’est le son que fait la révolution. Un rugissement a dit Chavez, une clameur selon mon esthétique.

Mais si violente que fut la ferveur autour du passage de Chavez, jamais le sens politique de ce qui se passait ne s’effaça. Pancartes, bannières, slogans, cris et salutations, poings fermés levés en cadence, saluts militaires, drapeaux rouges, tout le temps, tout le long, du cœur de la masse agglutinée contre le camion, sur les branches des arbres, comme du bord opposé de l’avenue, rien n’effaça un instant la marque de l’engagement politique ! Incroyable discipline que celle de ces gens occupés des heures à attendre, puis après le passage des camions à attendre le discours, puis à l’écouter en scandant slogans et consignes qui en accompagnaient le sens et les incluaient dans son déroulement. Et parmi ceux-ci ce cri guttural et jaillissant comme un éclat de rire : « no volverán ! ». Ils ne reviendront pas !

Comme c’était le quatorze juillet, et peut-être parce que je le lui ai mentionné, Hugo Chavez a rendu hommage à la Révolution française. Il a expliqué la contribution décisive de cet événement au mouvement pour l’indépendance du Venezuela, à travers le personnage du maréchal Francisco de Miranda, militaire vénézuélien qui combattit avec nous à Valmy et commanda victorieusement les armées françaises en Belgique contre l’agression de l’union de l’Europe féodale et des émigrés. Ces mots de Chavez, l’évocation de ma belle patrie républicaine, le « viva » qui conclut ce passage de son discours, aussi bien à l’académie militaire le matin que le soir à Barquisimeto, nous touchèrent beaucoup, on le devine, à la tribune où nous étions. Dans ma forme de patriotisme, l’évocation de la France révolutionnaire est centrale. S’y trouve résumé le contenu de l’identité française. Chavez en a bien compris toute la profondeur : il a expliqué comment la Révolution française est la révolution du monde entier dans la mesure où elle agissait au nom des droits universels de la personne humaine et non d’une nationalité en particulier ! Cela me rend ce moment plus mémorable et plus intéressant pour mon pays que la rencontre du nouveau président français avec les journalistes désemparés qui voulurent l’intéresser à leur conversation. Mais le nouveau président français a aussi connu une mobilisation populaire si j’en crois « Ouest France ». La Pravda la plus sectaire de France, qui s’honore de ne jamais me donner la parole, mentionne : « À Brest, le chef de l’Etat a fait un véritable tabac, dans une sorte d’hystérie collective. » Comme « Ouest-France » est bien à droite, j’en déduis qu’à leurs manières les gens qui se trouvaient à Brest autour de Hollande étaient de gauche, puisqu’ils sont décrits comme « hystériques ». Mais peut-être à Brest a-t-on entre-aperçu une petite braise du grand feu que j’ai vu incendier Barquisimeto ? Hollande ferait bien de se méfier de tous ces gens capables de s’enthousiasmer. Car ils finiront par demander des raisons de le faire.

De ce que j’ai vu des nouvelles d’Europe j’ai compris que nous sommes entrés dans une nouvelle phase de l’histoire sur le vieux continent. Le niveau de confrontation sociale grimpe d’un cran décisif. Les actualités d’Espagne ont été beaucoup commentées ici, au Venezuela, parmi nos amis. Le défilé des mineurs, la répression qui a suivi, ont marqué les esprits. Je crois que c’est ce qui leur donne le plus matière à penser du fait de la communauté de langue qui leur permet de vivre de plus près ce qui se passe. Car d’une façon générale j’observe que peu de gens sont informés du degré de verrouillage « austéritaire » en Europe. Je pense qu’il en est ainsi parce qu’ils croient que les horreurs qui leur sont arrivées dans la phase précédentes de leur histoire, celle où le FMI et la Banque mondiale leur serraient la gorge, sont connues en Europe. Ici ils pensent que tout le monde a tiré la leçon de cette politique. Il leur est difficile d’admettre que ce n’est pas le cas. Quand j’explique que la Banque centrale européenne ne prête pas directement aux Etats tout le monde est stupéfait, se fait répéter l’information pour être certain d’avoir bien compris. Et ainsi de suite. Pour moi aussi, en dépit de tout ce que je sais, je suis estomaqué comme tout un chacun à l’heure où nos prévisions deviennent des réalités matérielles et humaines. Le nouveau plan d’austérité en Espagne est une façon de mettre le doigt dans l’engrenage qui a déjà détruit la Grèce. Comment se fait-il que les décideurs ne le sachent pas ? Comment peuvent-ils agir de cette façon en sachant que cela ne mène nulle part ? Les coups assénés au monde du travail sont d’une incroyable violence. Le surgissement des gueules noires dans les rues de Madrid donne à la situation une tonalité qui va maintenant donner un autre visage aux luttes en Espagne. Au temps des « indignés » succède celui des révoltés. Je crois que c’est la tonalité de toute la période qui arrive pour nous aussi en France. Cette phase est celle qui a précédé en Amérique du sud le collapsus final, celui où surgissent des masses immenses de population qui crient « qu’ils s’en aillent tous ! ».

Si je peux m’avancer de cette façon dans les pronostics c’est évidemment en tenant compte de la répétition des expériences réelles. Chacune a confirmé que la ligne politique austéritaire n’ouvre aucune issue aux peuples qui acceptent de s’y soumettre. Récession et misère sans issue sont la constante, jusqu’à l’explosion. Mais ce qui hier ne s’était vérifié, pays par pays, qu’en Amérique du sud est dorénavant bien installé sur notre continent. Le naufrage de la Grèce en a témoigné. L’Espagne entre à son tour dans la spirale mortelle. Elle ne s’en sortira pas davantage. La logique voudrait que commencent bientôt les grandes manœuvres politiques en vue d’une grande coalition pour sauver le plan d’austérité. Ces gens-là sont comme ça. Quand Hollande a été à la télévision grecque pour appeler à voter à droite plutôt que pour l’autre gauche, il a en quelque sorte signifié cette implacable alliance des eurocrates pour maintenir leurs plans envers et contre tout. Dignité incluse !

Une telle série d’événements soulève bien la question que je viens de poser. Pourquoi les gens qui dirigent prennent-ils des décisions si évidemment contre-productives ? Pourquoi le dirigeant espagnol Mariano Rajoy met-il en place un plan qui conduit tout droit à la récession alors que la récession va augmenter les difficultés budgétaires qu’il prétend régler ? Du fait même du caractère si hautement prévisible des conséquences de telles décisions, on devine que la situation peut se lire de façon bien différente. Laissons de côté pour l’instant l’idée que ces dirigeants soient idéologiquement ou personnellement corrompus. Essayons d’imaginer qu’ils croient à leur propre propagande. On peut imaginer alors qu’ils pensent sérieusement être mis en demeure de réparer les « erreurs de gestion » de leurs prédécesseurs. Que « de toute façon il faut payer ses dettes » et ainsi de suite. C’est la musique dominante. On entend dire en Espagne comme en Grèce et comme en France que « le pays a vécu au-dessus de ses moyens ». La dette ce serait de la dépense irresponsable. Le piège qu’est ce discours fonctionne bien. On peut y croire sans difficulté parce que son énoncé paraît évident. Mais ce n’est qu’un discours. Il ne résiste pas à un examen attentif des faits.

Commençons par le commencement. Quand a-t-on dépensé trop ? Pourquoi était ce vivre au-dessus de ses moyens que de vivre comme nous vivions ? L’histoire fiscale et économique permet vite de situer le début de l’explosion, d’ailleurs relative, de la dette publique. Je ne vais pas seulement évoquer le moment où il est devenu impossible à l’Etat de se financer auprès de la Banque centrale et où il a dû se tourner, par obligation institutionnelle, vers le marché des banques privées. Je veux revenir sur le moment où la droite et les sociaux-libéraux ont commencé à baisser le niveau des impôts sur les bénéfices des sociétés et sur les particuliers. Si nous avons vécu au-dessus de nos moyens c’est parce que nous avons réduit nos moyens. Là encore mettons de côté la collusion de classe comme facteur d’explication. Acceptons de croire que cela a été fait, comme cela a été annoncé, « pour relancer l’économie, améliorer la compétitivité des entreprises » et les autres bla bla bla. Pourtant le résultat est sous nos yeux : rien ne s’est passé comme prévu. Ce démenti des faits est le plus cruel démenti opposable à cette politique ! Elle ne marche pas ! Dès lors la cohérence du système se lit d’une autre manière. Il s’agit d’une organisation en vue de rendre possible et de protéger la perception d’un immense impôt privé, celui que le système financier prélève sur la société. La rente financière et sa protection est la seule logique du système et non l’apparente volonté de faire ceci ou cela, habituellement énoncée par ceux qui prennent les décisions visibles. En ce sens ce qui est usuellement nommé et présenté comme une « crise », un dérèglement provisoire dû à une mauvaise gestion passée où actuelle n’en est pas une. C’est un système permanent. Ce que l’on nomme la « crise » est la norme de fonctionnement désirable et profitable du système.

Vu d’un point de vue des relations sociales que cet état implique pour fonctionner, le système peut se lire comme une méthode de confrontation de ceux qui profitent contre ceux qui sont ponctionnés. Au-delà de tout ce qu’il peut dire sur le sujet et même peut-être de ce qu’il croit lui-même, Mariano Rajoy réorganise l’Espagne pour que puisse continuer la prédation du système financier sur l’Espagne aux conditions que ce dernier a  déterminé. Il n’y a pas de « crise » en ce sens que « la crise » est seulement le nom d’une méthode de confrontation sociale. Elle part de la sphère financière et elle s’exprime dans tous les compartiments qui s’y rattachent ou qui lui sont liés. A chaque étape de la confrontation, les agents du système, qu’ils en soient dupes où qu’ils croient réellement à sa nécessité, présentent la soumission comme une règle de bon sens ! Mieux, c’est une nécessité de la modernité, un choix pour le futur. Tout ce qui n’en convient pas est de « l’idéologie ». Vous connaissez cette musique, n’est-ce pas, mes amis. Au début le grand nombre y croit. Il se soumet en majorité, même en râlant. La propagande fonctionne alors à plein régime. Elle ne s’arrête jamais d’ailleurs. Puis vient le moment où les pires dupes, c’est à dire les catégories sociales moyennes qui ont cru y trouver leur compte, sont tellement piétinées qu’elles se réveillent. « Nous avons des familles » crient les manifestants madrilènes. Comme si c’était une façon d’appeler les gouvernants au retour au réel qu’eux viennent de faire. La corde se tend. Tant qu’elle tient, la logique du système augmentera la tension ! Elle se tend au sommet de la hiérarchie sociale des salariés. Jusqu’à la dernière minute la propagande tourne à plein régime.

Lisez l’éditorial ahurissant de Joffrin à propos de PSA pour comprendre à quel point ce système peut durcir ses méthodes d’intoxication mentale. Deux grammes de protestation avant trois couplets d’appel à la soumission aux normes dominantes et de dénonciation de l’idéologie anti-mondialisation. Le médiacrate social libéral enragé voit dans l’affaire PSA, « le cimetière des illusions idéologiques françaises »!  Intellectuellement c’est révulsif. Surtout venant de gens qui se disent de gauche. Mais, politiquement, nous n’avons pas meilleur allié. Ces gens maintiennent tout le monde dans un état de stupeur qui ne se résout pour finir que par des explosions du type de celles qui ont eu lieu en Amérique latine. Car à la fin des fins, les lecteurs du « Nouvel Observateur » aussi, même intoxiqués à mort par ce qu’ils lisent, eux aussi savent qu’ils « ont des familles » ! Et ce n’est pas l’opium de Joffrin qui leur permettra de les nourrir ou de leur assurer un vécu décent ! Le mur de béton que construisent de tels médias hallucinogènes explique pourquoi tant de gens des classes moyennes et moyennes supérieures se tournent vers nous comme vers une alternative intellectuelle.

Chez nous, en France, le système de confrontation que constitue la « crise » prend aujourd’hui le chemin des usines. PSA aujourd’hui. Ce n’est pas le pire cas pour nous. En effet, il s’agit d’un milieu ouvrier fortement structuré par le syndicalisme. La bataille va donc prendre une forme contrôlée et dirigée qui affaiblit la portée des manœuvres et coups tordus gouvernementaux ou patronaux. Ce matin jeudi, à Caracas, j’y ai tout de suite pensé quand je me suis levé avec l’annonce des plans de licenciements massifs chez PSA. Les camarades m’alertaient depuis le site d’Aulnay et la ville où milite une section du Parti de Gauche. Mais aussi depuis notre équipe nationale où cette affaire déclenche une grosse émotion militante. Moi aussi je bouillais. Je suis si loin ! Mais sur place évidemment tout notre dispositif est en place. Les copains se disposent donc pour aller à la rescousse si on les y invite à le faire. Comme d’habitude, nous sommes à la disposition des syndicats des travailleurs. Nous appliquerons les consignes qui seront données par ceux qui luttent. C’est notre doctrine. Pour autant nous ne sommes pas inertes politiquement. Le Parti de Gauche vient de rappeler sa prise de position pour une loi en faveur de l’interdiction des licenciements boursiers et pour un moratoire sur les licenciements de cet été. Je voudrais rappeler que la loi contre les licenciements boursiers a été présentée au Sénat l’an passé par Dominique Watrin, sénateur du Front de Gauche, et qu’elle a été votée alors par les socialistes. Ils pourraient donc la mettre en débat à l’Assemblée et elle pourrait être effective avant la fin de la session parlementaire. Le cycle qui commence est un temps de confrontations sociales ouvertes. Je pense que le nouveau gouvernement ne l’analyse pas de cette façon. Il ne sera pas le seul. Comme par le passé, beaucoup vont examiner le problème comme un « vrai problème économique », lié à la « compétitivité des entreprises ». Et ainsi de suite. Vous connaissez tous la chanson. Mais combien vont souligner que PSA fait tout de même plus de cinq cent millions d’euros de bénéfices ? Et combien vont rappeler cette évidence : le marché n’est malade que de son ouverture incontrôlée. Exemple : trois Renault sur cinq qui se vendent en France viennent d’usines délocalisées. C’est là le modèle économique que veut appliquer dorénavant à son tour PSA. Il ne le fait qu’en raison de l’impunité dont ont bénéficié les autres constructeurs en agissant de cette façon. C’est parce qu’on a laissé faire que tout empire ! De même la question de la nécessaire transition écologique de l’industrie automobile qui doit venir à l’ordre du jour. Là encore le problème ne peut plus être traité en fonction de nos propres desiderata. En effet toute la recherche et développement de cette grande entreprise a été déjà délocalisée à l’occasion du précédent plan l’an passé ! De nouveau, on a laissé faire et tout empire. On notera aussi la discrétion des « analystes » sur le bilan de la politique de « réduction des coûts salariaux », menée pourtant sans désemparer par le précédent gouvernement. Je pense en particulier à la suppression de la taxe professionnelle ! Un somptueux cadeau de douze milliards d’euros aux « entreprises », offert sans aucune contrepartie ! C’est cependant dans cette voie de la réduction des coûts salariaux que veut persister le nouveau gouvernement. Donc il n’y a pas de solutions au problème posé sans prendre à bras le corps la question de l’organisation du modèle économique national et européen. Cela dépasse donc ce que peuvent faire seuls les travailleurs localement. Leur lutte doit rencontrer une volonté d’appui déterminée, gouvernementale et législative. C’est ce que ferait une majorité parlementaire dirigée par le Front de Gauche. Nous allons voir à présent les bavards du « vote utile » au pied du mur des réalités de la lutte sociale. Hélas.  

Mais mercredi, ma journée en décalage horaire de six heures et demie avec vous en France avait très bien commencé. C’était un message de Laurence Sauvage. Laurence j’en ai déjà parlé ici. C’est la secrétaire nationale du Parti de Gauche en charge des luttes sociales. Elle a succédé en catastrophe à un camarade qui était fort habile à faire des textes et des recommandations pontifiantes mais absolument inapte à quelque activité concrète que ce soit. Beaucoup ne donnaient pas cher de cette jeune femme sans passé politique catapultée à la place d’un cacique aigri dans un univers dominé par les hommes. Le bilan fut tout simplement à couper le souffle. La recette ? Militer ! Agir ! Laurence n’arrête pas. Elle est présente. Non pas derrière un bureau ou à travers un pouvoir de nuisance fielleusement entretenu. Elle se rend sur place, elle téléphone, elle soutient, elle va, elle revient, elle m’oblige aussi, autant que possible, à aller et venir en courant derrière elle. Ma première visite d’après campagne présidentielle, sur l’insistance de Laurence, fut pour ces femmes au combat ! C’est Laurence qui a centralisé au Parti de Gauche la lutte des femmes de Sodimedical en entretenant la flamme de l’intérêt pour elles. C’est à elle que je dois d’avoir cité si souvent ce combat dans mes discours et interventions tout simplement parce que j’étais continuellement informé par elle de ce qui se passait. Ce matin son sms et son mail d’appui m’a mis les larmes aux yeux. Après tant de mois d’angoisse, sans salaires, de décisions de justice non respectées, de renvoi en report de jugement, ces femmes ont gagné ! J’imagine la joie sur place. J’en ai les larmes aux yeux. Je vois le visage tranquillement déterminé d’Angélique, la première de cordée de cette lutte ! Voici le message de Laurence : « Bonjour à tous, s'il fallait qu'aujourd'hui le soleil brille de tous ses rayons, il fallait que cela soit dans l'Aube. Et bien bingo ! Les salariés de Sodimedical ont gagné contre le groupe Lhomann & Rauscher. Le groupe est condamné à payer les salaires avec astreinte de 1000€ par jour de retard. Mieux : le jugement fait obligation de reprendre l'activité à Plancy. Quand nous avons parfois le doute que tout est perdu, même en allant régulièrement les soutenir et en leur apportant une aide morale par téléphone, cette victoire nous prouve que rien n'est jamais perdu ! Bravo à elles et à leurs avocats. Je fais un communiqué de presse ce soir mais je t’avoue que c'est en tremblant car l'un des premiers appels d'Angélique Debruyne, leur "leader", était pour le PG afin de savourer leur victoire en direct. Bises. Laurence »

A présent mon compte de campagne présidentielle vient d’être déposé en bonne et due forme. Un travail de titan pour les deux camarades chargés de cet exercice, Marie-Pierre Oprandi, ma mandataire financière et Jean-Pierre Masson son co-équipier dévoué. Juste pour mémoire, il faut savoir qu’au cas particulier cette présidentielle ce fut 15 000 documents scannés, 4 800 lignes d’écritures comptables, 2 400 chèques pour la seule Association de Financement du Compte de Campagne « JLM 2012 », 2 000 heures de travail assumées par le tandem que je viens de citer. Et bien sûr, j’en oublie forcément… A présent commence une période de concertation avec la Commission chargée de vérifier la régularité de tout cela. Je me sens obligé de vous rappeler que je suis tenu pour personnellement responsable sur le plan juridique de cet exercice. C’est moi qui paye si le compte de campagne est rejeté. C’est moi qui serais puni si quelqu’un a triché dans mon dos ici où là avec les règles vétilleuses de cette comptabilité. On voit quel rôle est aussi celui du candidat. Et les risques. Car bien sûr il y a toujours des irresponsables dans le circuit. Aux élections européennes, un responsable départemental partit en vacances sans rendre ses documents. Il fallut, en plein mois de juillet, tout reconstituer, aller de villages en villes pour récupérer les bons documents comptables. Ici ce fut autre chose : 2 000 pièces comptables soudainement arrivées quatorze jours avant la clôture du compte à saisir, analyser, et intégrer pour un montant de plus d’un million d’euro ! La désinvolture confine parfois de si près avec le sabotage que j’en ai des sueurs froides rétrospectives.

Mais si de tels risques sont mis sur le dos du candidat, comment ne pas pointer du doigt une énorme injustice du système de financement public. Comme vous le savez les subventions publiques aux partis politiques sont attribuées sous certaines conditions. Il faut avoir fait un minimum de voix dans un minimum de département pour accéder à ce financement. L’injustice ? La voici. L’élection présidentielle ne compte tout simplement pas dans ce calcul. Ne sont pris en compte que les voix acquises aux élections législatives ! On comprend le coup tordu destiné à favoriser les partis qui dominent cette sorte d’élection à deux tours ! Ainsi nous sommes responsables de tout, en tant que candidat, mais bénéficiaires de rien. La prise en compte du résultat à l’élection présidentielle me semble être une mesure de simple justice dans le cadre d’un système que je continue à qualifier d’intrinsèquement injuste.

Je veux aussi pointer, par humour cette fois-ci, une autre extravagance. Des candidats qui recueillent des millions de voix à l’élection présidentielle où vote tout le pays, sont ensuite astreints à aller en circonscription, au suffrage à deux tours, ce piège à loup, pour recevoir l’onction nécessaire pour représenter le peuple français à l’Assemblée nationale ! Sachant qu’un député est élu en moyenne avec trente mille voix, faites la division des quatre millions de voix qui se sont portées sur mon nom et vous constaterez que ma représentativité est équivalente à l’addition d’une très grosse quantité de ceux qui siègent à présent. Je m’amuse aussi en pensant à une autre singularité. Un ancien Président de la République est censé acquérir la science infuse du droit constitutionnel à la fin de son mandat, ce qui le rend automatiquement membre du Conseil qui surveille la constitutionnalité des lois. Mais un candidat à la représentation du pays n’est pas censé l’avoir acquise après avoir recueilli des millions de voix dans une élection un mois avant.  Pourtant il est tenu pour responsable sur ses deniers et droits civiques de toutes les factures de sa campagne. Pas belle la cinquième République ?

J’ai évoqué dans ma précédente note le coup d’Etat au Paraguay. Je me fais un devoir de poursuivre l’information de mes lecteurs sur le sujet. Je le fais bien sûr pour que vous sachiez. Savoir c’est aussi se préparer. Il est important de savoir de quoi sont capables nos adversaires et quelle est la pratique ordinaire des Etats-Unis avec leurs voisins rebelles. Cela permet de faire la part des choses quand déferle la propagande médiatique contre les gouvernements « dictatoriaux » de nos amis en Amérique du sud et dans les Caraïbes. Je le fais aussi comme un défi. De ce dont je vous parle il n’est question nulle part ! Imaginez que cela se déroule à Cuba ou à Caracas ! La presse sous influence regorgerait d’articles et de « reportages » de « correspondant locaux » comme nous en sommes régalés à l’ordinaire dès qu’il s’agit d’un gouvernement de gauche à mettre en cause ! Il est important pour moi de guérir mes lecteurs de toutes les façons possibles contre la tendance à oublier que sont en réalité les « médias de référence » quand ils parlent de questions internationales. Donc, le président « déchu », Fernando Lugo, s’est adressé à l’opinion publique nationale et internationale. Cherchez-en la trace dans vos journaux ! Il raconte comment vit dorénavant son pays, depuis le putsch. Son texte s’intitule : « Non à la violence du régime illégitime et putschiste ! ». On y apprend comment se met en place une répression politique de grande envergure. Ainsi les sénateurs Carlos Filizzola et Sixto Pereira qui ont refusé de voter la déchéance de Fernando Lugo sont dorénavant menacés par leurs collègues putschistes ni plus ni moins que d’expulsion du pays ! Mais il y a plus glauque. Le nouveau prétendu président est à la tête d’une grande entreprise de vente de pesticides. Il s’est donc immédiatement attaqué au CENAVE, l’organisme de contrôle des semences. Plus de cent employés ont été licenciés sous l’accusation d’être des « luguista », c’est-à-dire des partisans du président Lugo. Ici la lutte contre les putschistes devient aussi une lutte écologiste. Le licenciement politique ferait le régal des outragés stipendiés s’il s’agissait de Cuba ou du Venezuela. Ici, quoi ? Pourtant ça tape dur. L’appel international de Fernando Lugo signale un exemple frappant à Itaipu Binacional, la plus grande centrale hydroélectrique du monde ! L’actuel directeur général paraguayen, membre dirigeant du parti du président pesticide, annonce le licenciement de 300 employés ! Motif officiel : ils sont « gauchers ».

Le silence des médiacrâtes s’étend même à des domaines où ils ont pourtant d’habitude les nerfs à fleurs de peau. Je veux parler de la sacro-sainte défense des collègues opprimés parce qu’ils « font seulement leur métier » et de « la liberté d’informer », et des bla bla habituels de la caste ! Car au Paraguay, le nouveau régime vient d’essayer d’assaillir la TV publique ! Les occupants des lieux ont opposé une défense héroïque. Dorénavant il y est procédé à des menaces de licenciements massifs pour faire cesser la résistance. Quel silence entoure tout cela ! Dorénavant vous savez donc ce que valent les sanglots mouillés des médiacrâtes à propos de la liberté de la presse et tous leurs bla bla ordinaires sur le sujet ! Leurs indignations signalent la présence de la laisse, leurs silences indiquent sa longueur maximale ! Touchant de naïveté, Lugo s’adresse pourtant à cette engeance : « Ce sont quelques-uns des faits qui invitent l’opinion publique internationale et nationale, tous et toutes les démocrates de la région et du pays, les institutions internationales et régionales à ne pas faiblir dans leur accusation afin d’empêcher que le viol de la Démocratie et de la Constitution paraguayenne reste impuni. » Aphatie, Duhamel, Ménard, Barthès, Elkabbach, au secours ! Trop drôle ! 


336 commentaires à “No Volverán”

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  1. 1
    Nicolas VDR dit:

    J'ai pu lire, sur différents journaux en ligne, quelques réactions de lectrices et lecteurs à propose des plans dits sociaux qui sont au programme dans un futur proche : parmi les réactions, celles qui m'ont le plus frappé, ce sont celles qui écrivent "on l'entend pas beaucoup Mélenchon sur les plans sociaux" ou bien "que fait le Front de Gauche ?".
    Force est de constater que les gens sont gonflés : les personnes qui écrivent cela n'ont probablement pas voté pour nous et aux présidentielles, et aux législatives et ils voudraient que, quand ça va mal, le Front de Gauche vienne à leur secours ! Un peu de décence, quand même !
    D'autant plus que ces personnes là n'ont pas dû remarquer que depuis le changement de président, l'UMP est partout à la télé et à la radio afin qu'ils puissent donner leur avis sur les moindres faits et gestes du gouvernement. Sur France Inter, ils ont leur rond de serviette. Il ne se passe pas une semaine sans que quelqu'un de ce parti intervienne. Cela devrait ouvrir les yeux aux auditeurs et auditrices, à savoir pour qui roulent les médias : ils sont d'ores et déjà en campagne pour 2017.

  2. 2
    michel de toulon dit:

    Ce qui se passe au Paraguay est incroyable, aucune ligne dans les journaux, aucun reportage a la tv, comme nous le dit Jean-Luc, il n'y a que Cuba qu'ils les intéresse, les médiacrates valets du capitalisme.

  3. 3
    Lilly54 dit:

    Bonjour Amis, Bonjour Jean-Luc. Magnifique billet, magnifiques images, si rouges, si belles, si pleine d'espoir. Qu'elles nous arrivent de ce pays si éprouvé et si fier, quelle belle leçon de courage et d'obstination citoyenne ! On en rêve ici ! Ici où le temps semble s'être arrêté tant les nouvelles assomment ! Combien de temps encore avant que tout n'explose et que nos drapeaux soient de retour ! PSA amorce le désastre qui s'annonce. Le peuple en a-t-il conscience ? Je ne crois pas encore. Il n'est pas encore mûr trop enfumé qu'il est ! Il va falloir attendre hélas d'autres coups de bâtons bien frappés ! Mais cela ne saurait tarder ! A vous lire, nous partageons votre émotion. Merci.

  4. 4
    Invisible dit:

    Ce billet, c'est de la vitamine C pour le front de gauche et la révolte sociale. Je ne dirais pas de la dynamite, car le webmestre me censurerait....
    Qu'est-ce que Jean-Luc a eu une bonne idée de s'incruster un peu là-bas. Quelle pile, quelle batterie, quelle énergie ça nous donne !

  5. 5
    Jacques Ga. dit:

    Dans nos journaux, c'est Jean Plantureux qui, dans L'Express du 11 juillet, apporte son soutien aux dessinateurs anti-Chavez.

  6. 6
    Nicolas VDR dit:

    Il est vrai que lorsque l'on entend depuis de nombreuses années que la main d’œuvre est trop chère en France par rapport aux pays de l'Est et à l'Asie, c'est proprement effarant. D'autant plus que 70% de ce qui est fabriqué en Europe est vendu en Europe.
    Les Peugeot, Citroën et autre Renault sont achetées par des gens a faibles revenus en général : mettre les individus au chômage, baisser leur pouvoir d'achat, c'est se priver d'autant de ventes de véhicules. Ce n'est pas difficile à comprendre et il ne faut pas avoir fait science po ou autre usine à formater pour comprendre ça et je pense qu'ils le savent très bien !

    Alors, où veulent-ils en venir à par le fait de nous sucrer nos acquis sociaux ?

    Et j'en revient aux trois cargos dont les chantiers STX de St Nazaire auraient refuser la construction sous prétexte que, bah, des cargos, c'est pas aussi prestigieux que des paquebots, apparemment cela n'a intéressé absolument personne, ni dans les médias (on peut comprendre) ni même ici (là, je comprends plus du tout si ce n'est le fait que, même à gauche, tant que l'on n'a pas goûté au chômage, on ne se sent pas concerné)

  7. 7
    Philippe 13 dit:

    Bonjour tout le monde,

    Bon depuis les élections législative je comate, je digère. C'est long à avaler un boa.
    Il ya deux jours lors des célébrations du 14 juillet tout à coup je me suis dit "mais Sarkhosy n'est plus là" et là j'ai respiré et j'ai été heureux que ce malade ait été dégagé par les français.
    En fait ce Sarkozy est un bienfait car il a réussi à ravager l'UMP = :) ce parti d'incapables réveurs qui ne jurent que par "challenge", compétitivité et autres mots idéologiques dont ils ne connaissent pas le sens.

    Merci Sarkho d'avoir ravagé la droite ronflante et tentée par le FN au dernier moment.

    Il fallait un kamikase et Sarkho fut celui ci et comme tout despote il a entrainé avec lui dans sa chute toute la clique de Copé (le pire) Fillon (l'humilié compulsif) etc etc etc.

    Maintenant le sujet n°1 c'est PSA. Un raisonement simple: si les gens préferrent acheter Volkswagen ou Nissan ou je ne sais plus quelle autre voiture plus "compétitive" c'est tout simplement car ils ont perdu du pouvoir d'achat. On sous estime de trop la relance interieure en voulant à tout prix "exporter" (bref le sempiternel mythe du "succes story") or il y a meilleur que PSA pour cela. Le capitalisme désuet est autophage, il se détruit lui même sur le moyen terme. Comme scier la branche sur laquelle on est assise.
    Quand on prône le libéralisme à tout crin après on pleure car on a trouvé plus fort que sois.

    Bonne vacances à tous et à vous Monsieur...

  8. 8
    Colette de Villeparisis 77 dit:

    Bonjour Jean Luc

    Billet émouvant et aussi dur réalité pour les peuples et chez nous aussi on est mal barré.
    Je vais continuer la lecture de ton billet un peu plus tard.
    Merci, pour toutes ces nouvelles, c'est un très grand plaisir de te lire.
    Cordialement
    Colette

  9. 9
    Philippe 13 dit:

    Re,
    Je suis fier d'être français et que notre pays ait voté à gauche dans une Europe de droite qui a chopé la gangrene à force de piétiner sur les plates bandes du néo-libéralisme suicidaire. On a commencé à se relever.
    Le FdG va vite revenir sur le devant. Car la réalité commence déjà à rattrapper le PS.
    Etape 1 = dégager la droite.
    Etape 2 = on revient car la place est libre.
    Tous derrière Jean Luc.

  10. 10
    carole grébert dit:

    Cher camarade,
    8000 emplois chez PSA,1000 emplois chez les sous-traitants sont en jeu.Les salariés de PSA ont beau être structurés par les syndicats,le Front des luttes a beau être présent partout,la désinvolture du gouvernement fait peur.Pour le 14juillet,nous avons eu le droit à un discours ronronnant de satisfaction de la part de notre président et à l'intérêt saugrenu des journalistes pour le twit de sa compagne et l'intervention de son fils à ce sujet et à une folle dépense en carburant pour le défilé vu le contexte économique et social.Avec les faits divers relayés par la télévision dont les acteurs sont des Français de type nord africain,on a oublié que la majorité des Français issus de l'immigration sont honnêtes et que beaucoup d'entre eux défendent les valeurs de notre grande Nation en tant que soldats dans nos Armées.Trois militaires Français avant toutes autres considérations furent lâchement assassinés par Merah.Leurs familles n'ont même pas été conviées par François Hollande ce 14 juillet pourtant leurs enfants sont morts dans le cadre de leur fonction,tous victimes d'un acte de guerre:le terrorisme!Monsieur Albert Chennouf a raison c'est la République qu'on a tuée!Un point positif ce week-end,un joli pied de nez de Madonna au FN semble avoir marqué les esprits.Pas un seul mot sur le coup d'état au Paraguay,là encore c'est la vraie gauche qui informe!Enrichis-toi d'expérience à Caracas,récupère bien,toi qui a tant donné,tant subi.On a besoin de...

  11. 11
    mafifan dit:

    Je fais suivre régulièrement et particulièrement à présent le lien de ce blog de JLMélenchon,je le mets sur facebook ;ne pas hésiter à relayer car rien de tout ceci n'est expliqué dans les médias.Nous manquons cruellement de vrais informations.Et beaucoup de gens n'ont aucune idée des lieux où la chercher !en tout cas pas dans ces chaînes de TV citées...!
    Merci de nous faire partager l’enthousiasme des personnes et leur lutte.

  12. 12
    Alain Losco dit:

    Merci Jean-Luc pour ces témoignages dont tu nous fait profiter, cela nous est utile, on se sent moins seuls,.ils nous galvanisent, ils nous motivent encore davantage, la rentrée va être chaude, nous sommes prêts nous t'attendons avec impatience pour nous mener au combat.
    En attendant, rechercher l'information, la vraie, celle qu'on ne trouve pas dans lesmédias officiels et la diffuser le plus largement possible sur les blogs et les réseaux sociaux pour informer le plus grand nombre.

  13. 13
    fruleux serge dit:

    merci Jean-LUC Mélenchon tous avec toi

  14. 14
    erlea2904 dit:

    No volveran! Pour nous en Europe, ils sont encore là et bien là! Rajoy en Espagne avec ses "recortes" à n'en plus finir. Pour sauver l'Economie des pays qu'ils disent! Mais à quoi sert de sauver un pays en étranglant son peuple?
    Mais ils sont malins ces gouvernants et autres technocrates européens, ils ont détricoté toutes les mailles de souveraineté sociale de chaque pays et maintenant ils ont beau jeu de dire que plus rien ne marche! « Le cimetière des illusions idéologiques françaises » comme dit Joffrin
    Ces médiacrates qui depuis les années 90 nous bassinent avec le système déficitaire des retraites et de la sécu, tout en nous disant que nos entreprises ne sont pas assez compétitives (que ce mot m'agace!). Résultat: baisse constante des cotisations sociales (les fameuses charges!), et coupes dans les droits sociaux! Pourquoi s'arrêteraient-ils en si bon chemin? A moins que les citoyens ne se réveillent de leur torpeur Bouygesque!
    Que se vayan todos!
    Merci pour ce récit des événements sud-américains qu'on ne lit nulle part ailleurs! C'est très émouvant et votre vécu là-bas sera fécond pour l'avenir, j'en suis sure.

  15. 15
    Nathanael Uhl dit:

    Merci pour la mention de mes articles sur ce qui se passe en Espagne Jean-Luc. Avec les camarades du Parti de Gauche et du Front de gauche, un 14 juillet, nous avons rassemblé une grosse cinquantaine de militants à Paris et plus de 100 à Bordeaux, selon notre amie Fanfan qui y était (toute en vacances qu'elle soit, mais tu la connais) en soutien au peuple espagnol.
    Avec la mobilisation qui nous attend à Aulnay, les congés vont être agités j'en ai bien peur.

  16. 16
    tidivoit dit:

    Grâce à toi, Jean-Luc, je prends conscience des forces qui pèsent sur mon destin, et je commence un travail pour m'en affranchir.
    Dans le même temps, je me suis engagé et je travaille à permettre à d'autres de ne pas demeurer en servitude.
    J'ai retrouvé la santé.

    Voici le lien vers l'entrée d'Emiliano Zapata et Pancho Villa dans la ville de Mexico:
    Emiliano Zapata y Pancho Villa entran en la ciudad de México

    Organisons la contre offensive médiatique!

  17. 17
    Espéranza dit:

    Ces lignes ouvrent notre horizon de réfléxion.Vous êtes las bas et vous êtes içi,faisant le lien avec nos amis d'Amérique du sud.
    Je suis heureuse pour vous que vous puissiez vivre ces moments historiques.
    Je me souviens parfaitement de vos paroles à la Bastille,je ressentais tellement cela au plus frofond de moi même.
    Je penses que notre combat politique porte beaucoup d'affectivité et le bonheur que vous décrivez au passage de Chavez va dans ce sens, parceque notre combat porte en lui la reconnaissance de l'humain dans toute sa compléxité.
    je me reconnais aussi dans toutes ces batailes au féminin
    .En ayant conduit quelques unes,je mesure les difficultés a se faire entendre dans un monde masculin.
    Hier sur Arte j'ai vu le documentaire,sur l'engagement de footbaleurs et leurs prises de positions courageuses ces denières décennies!
    j'ai fait le parelèlle avec ce que nous vivons aujourd'hui.

  18. 18
    Poncet dit:

    Je ne suis pas certain d'avoir compris le paragraphe sur le financement des partis politiques. Les frais de la campagne présidentielle ne sont pas remboursés en fonction du nombre de voix obtenues à cette élection ? Si l'on parle du financement des partis indépendamment de leurs frais de campagne, c'est autre chose. Le principe en place me paraît conforme avec l'esprit de la Vème république (le candidat n'est pas le candidat d'un parti, bla bla bla).
    Et puis dans notre cas, la répartition du financement aurait été bien compliquée, et une source de conflit entre les partis membres. A moins que l'on revendique que les voix de la présidentielle soient comptées pareillement pour le financement de tous les partis, autrement dit que les voix d'un même candidat soient comptées autant de fois qu'il y a de partis qui le soutiennent... Ceci aurait un effet d'incitation sur les petits partis à soutenir les "gros" candidats. Est-ce vraiment ce que l'on veut ?

  19. 19
    savigny egalite dit:

    Il faut au PG un hebdo type Humanité Dimanche,il en a les moyens intellectuels, les militants pour le diffuser comme les CDH,.La force de nuisance des médiacrates doit être affrontée sur son terrain:On ne sait rien du Paraguay, Chavez est sali régulièrement, les Joffrin et Cie continuent sans contradiction à déverser au nom de la gauche des analyses que la droite ne prend plus la peine de formuler tant il y a consensus de ces vaches sacrées pour aborder la" crise". Sans parler des journaux gratuits chargés du complément alimentaire, et du mépris à l'égard de l'écrit; on en trouve chaque jour des milliers par terre, alors qu'on ne jette pas d'ordinaire son journal.

  20. 20
    Tom-Meursault dit:

    Cela fait si chaud au coeur de voir ce meeting de Chavez et du PSUV décrit avec tant d'ardeur. Savoir que le leader bolivarien nous a rendu hommage un 14 juillet, quelle honneur ! Mais Chavez ne pensait qu'à nous, les Le Penistes n'ont rien à voir avec cette France-là, tellement l'anticommunisme est dans leurs gênes.
    Sur la situation en Espagne, il faut savoir que maintenant les capitalistes jouent à un jeu dangereux. Les mineurs asturiens ou catalans, ont montrés en 1934 et contre Franco leur hargne de lutter. Tout le peuple espagnol soutient les mineurs. Ils étaient 100 000 à manifester ! Rajoy, tout comme Samaras jouent, avec le feu, qui leur reviendra inéluctablement dessus.
    En étant radical nous réussirons ! Bientôt le Front de Gauche suivra Syriza, Izquierda Unida, le Parti socialiste néerlandais,... Le socialisme est internationaliste ! Soutien aux peuples en lutte partout dans le monde: Cuba, Venezuela, Honduras, Paraguay, Népal, Russie, Syrie, Grèce, Espagne, Quebec,...
    Vive le socialisme international ! Vive Chavez !

  21. 21
    Dominique dit:

    Jean-Luc fait un travail remarquable, encore et toujours. Ce blog démentre à l'envie la puissance de contrepoison intellectuel d'un média... Mais combien sommes nous à en profiter, combien de lecteurs interpelle-t-on par cette voie ? Je vais adhérer au parti de gauche prochainement, et défendre une idée qui m'est chère : nous devons trouver le (et les) moyens de nous adresser à des couches plus élargies de la population, sinon la médiacratie aura encore et toujours le dernier mot dans les esprits. Un exemple comme dirais Jean-Luc Mélenchon ? en l'espace de quelques mois le FdG et son leader electoral ont modifié le paysage mental du peuple de gauche en l'élargissant, et tout celà a été possible pour une raison simple et évidente : nous avions la parole dans les médias par la voix de qui nous savons... seulement voilà, la tribune electorale est éteinte.

  22. 22
    mimi dit:

    Bonjour et merci pour ce billet,pour info la révolte gronde encore ce jour en Espagne.

  23. 23
    teresa dit:

    Il n'y a que la confrontation sociale pour faire grimper le niveau politique...car il n'y a aucune ligne politique austéritaire qui ouvre une issue au peuple exploité par le capital. Mais pour l'instant une majorité des français s'en sort pour faire face au pouvoir d'achat....c'est pourquoi, l'austérité menaçante ne les font pas encore trembler et agir avec nous.ou alors endoctrinés pour croire à la relance économique afin d'éponger la dette qui se dit publique... intoxication mentale...
    Nos explications et contacts doivent continuer toute l'année et non seulement quand il y a des élections...où tout est médiatisé et déformé.C'est l’oxygène d'un militant de faire parler les autres...c'est déjà désobéir à cette fausse majorité et construire une vraie gauche qui prenne ses affaires bien en main...dans la ligne universelle des droits humains...

  24. 24
    Poncet dit:

    La dernière saille de Christian Estrosi est magnifique... "Si nous étions en place, PSA ne fermerait pas Aulnay" !
    Il y a deux interprétations possibles. La première est qu'il s'agit d'une ridicule fanfaronnade de mauvais perdant, et c'est sans doute comme ça que tout le monde va le comprendre.
    La seconde est qu'il s'agit d'une gaffe, d'une sorte d'aveux : la fermeture d'Aulnay serait une mesure de rétorsion contre le peuple, surtout celui qui vote mal et s'agite, voire se syndique.
    La vérité est peut-être entre les deux. Nul ne sait ce qui se serait passé à Aulnay si l'UMP était toujours au pouvoir, mais dans un certain milieu on se fait peut-être plaisir en se disant que, cerise sur le gâteau, on casse un noyau dur de la contestation ouvrière et du vote anti-UMP.

  25. 25
    Philippe Stg dit:

    PSA... RSA !
    Sommes nous encore une nation souveraine ? Si oui, alors: " Le gouvernement est le serviteur du peuple: il doit être renversé s'il ne fait pas son bonheur"... "Le bonheur, c'est la justice, et la justice c'est la souveraineté du peuple!" (Discourt de Buonarroti devant la haute cour de "justice").
    Jusqu'où devra aller la misère pour appeler le peuple de la 6ème République, et soutenir ceux qui sont injustement privés de leurs droits au travail pour des raisons fallacieuses! De Aulnay à la Bastille il n'y a qu'un pas! Qui osera appeler à le franchir? Les syndicats ? Trop compromis avec les socialauds!... Alors JL tu nous as demandé où nous étions passés! Nous sommes là ! Et maintenant ?

  26. 26
    Antraigues dit:

    Au risque de me répéter, je voudais dire combien vos billet sont toniques et combien votre campagne a redonné l'espoir dans un monde où l'horizon semblait totalement bouché. Ces impressions du Vénézuela, où tout cette mobilisation populaire force le respect, sont riches d'enseignements. Ce dernier billet, c'est du grand Jean-Luc Mélenchon. Bien à vous.

  27. 27
    dan dit:

    Très bien ce billet, et milles merci. Mais pourquoi donc cette position du PG sur René BALME ? Vous vous soumettez aux injonctions d'un site comme Rue 89, qui a été racheté par le Nouvelobs donc qui est sous ses ordres ! Pourquoi ne pas laisser aboyer les chiens, qui ne seront de toute façon jamais satisferait de tout ce qu'on leur donnera. Et je considère qu'on leur a donné un militant de très grande valeur. Ils en voudront d'autres, ne nous y trompons pas. Allez, on continue quand même !

  28. 28
    pmjtoca dit:

    Tres interessant récit de là-bas.
    Tant que notre gouvernement sera assuré par des élus, nous ne nous en sortirons pas. Le pouvoir corrompt.
    Internet, nous pemet aujourd'hui de penser le déploiement d'une démocratie directe (la seule vraie démocratie) qui fera de chaque électeur un véritable citoyen (capable de gouverner l'avenir commun: décider, mettre en oeuvre et contrôler).
    Qu'en est-il de cette réflexion en Amérique Latine, eux qui ont pris de l'avance sur nous en terme de démocratisation.
    La Constitution du Vénézuela est à ce titre très intéressante. A lire et étudier.

  29. 29
    Alain Tétart (60)(73 ANS) dit:

    Nous avons noté ici même un jour, la participation de plus de 4 millions qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon et le PdG, et puis plus rien ou si peu ! à peine dix élus pour nous représenter à l'Assemblée ! alors il faut bien que l'on fasse ce constat ! nous avons des soldats plus de 4 millions, 10 députés, et une locomotive capable de rassembler, mais nous n'avons pas d'armée ! alors on fait quoi ?
    A la présidentielle, la consigne était.....". pas de consigne", il fallait faire feu tous azimuts ! et pour cette opération ponctuelle ça a marché !
    Maintenant il faut faire une armée car la débandade qui fait masse ne fait pas une force, ou alors une force visuelle et c'est tout ! il nous faut une force qui fasse le boulot, c'est à dire qui commence à s'organiser, car avant de prendre des positions sur le terrain, faut il encore que l'on sache ce que l'on veut faire et comment on veut le faire !
    A mon humble avis,la première des choses à faire est celle qui consiste à connaître nos troupes ! donc se mettre à une date ou un jour fixe dans un endroit calme pour enregistrer nos sympathisants afin le jour venu de les faire agir dans la bonne direction. Donc au début faire connaissance, et comme on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre il faudra bien trouver un truc pour les faire venir,
    la suite dans un prochain commentaire, si le WM le permet, sinon !....Jean-Luc Mélenchon continuera à se battre seul et j'ai peur qu'il en meurt sous le poids de la charge !

  30. 30
    el jefe dit:

    salut citoyens
    pour ceux qui captent l'español ici le meeting de Chavez à Barquisimeto
    hasta la victoria siempre!

  31. 31
    Philippe Stg dit:

    PSA a perdu 21% de son chiffre d'affaire (200 000 vehicules) pour satisfaire son partenaire (Generals Motors); lisez et écoutez JP Mercier délégué CGT chez PSA
    Les intérêts américains sont plus importants que le bien du peuple français! Révoltez vous! Resistencia!
    Lien: http://lejournaldusiecle.com/2012/07/15/general-motors-a-pousse-peugeot-psa-a-renoncer-a-son-2eme-marche-mondial-liran/

  32. 32
    simone dit:

    Eh oui vous êtes vraiment le meilleur dans "la dialectique du rationnel et du sensible dans la production du message politique " Vos premiers mots de la Bastille en sont en effet un bel exemple : ils ont fait pleurer plus d'une ou d'un __ endormi(e) - résigné(e)- qui ne s'attendait pas à voir et entendre à nouveau un homme politique parler --aussi bien-- d'espoir en une autre société et juste retour des choses : la passion politique de la foule vous fait aussi pleurer. Bon Passons à votre analyse : le " de toutes façons il faut payer ses dettes " c'est sûr ça fonctionne pour la majorité des gens puisqu'ils ont voté F.H.Ensuite,, la crise permanente du capitalisme c'est décrit par les marxistes j'y souscris (à l'analyse) Sur les révolutions citoyennes des pays d'Amérique du sud qui vous inspirent pour l'évolution des luttes sociales en Europe je suis grande ignorante mais en vous lisant j'apprend et me demande si la France n'est pas plutôt à la place des USA :étant une "relative" grande puissance mondiale et non pas un pays en développement comme les pays d'Europe du Sud et du Magreb :ça risque donc de péter + tôt en Espagne (maintenant ?) en Italie ? (gauche mal en point) au Portugal ? et d'être plus corsé en France le PS agitant de la poudre de perlin-pinpin ; bonnes vacances ,surtout n'arrêtez pas d'écrire et d'envoyer vos messages si intéressants

  33. 33
    Chantal Charles dit:

    c'est le meilleur feuilleton de l'été bien rouge bien concret et comme cela n'est pas une fiction cela prouve que l'impossible est possible mais au prix de beaucoup de misères en amont,parti comme c'est parti c'est à nos portes, nous réagirons nous nous sommes un peu entrainés durant votre magnifique campagne et toutes les occasions seront bonnes pour remettre du rouge là ou cela est nécessaire donc pratiquement partout,que le gouvernement PS tombe laisserait la place au FN malheureusement la conscience politique en France ne brille pas à gauche les poltrons pour le vote utile comme si nous n'étions pas sérieux trop reveurs trop idéalistes et qui sait trop humanistes,et pour ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez la faute à l'immigré,mais nous ne sommes plus seul isolé avec nos belles idées intelligentes vous etes là avec nous et nous avec vous un peu de patience encore et nous serons de retour partout ou les points rouges ont changé la donne politique, le Front de Gauche est bien vivant et ses composants piaffent d'impatience pour se faire entendre,merci pour tout.

  34. 34
    Nicolas G30 dit:

    On serait mal barré si il n'y avait pas le Front de Gauche, mais est ce suffisant ? Vos nouvelles d'Amérique latine me réchauffe le cœur, qu'il est bon de prendre du recul, pour explorer d'autres perspectives. La lutte est désormais mondiale à n'en point douter. Les petites structures de résistance sont laminées une à une et mise au pas par un système inhumain et tout puissant. Avant c'était des usines, des groupes, des banques, maintenant des états et des peuples sont asservis pour mieux gaver les multinationales. Sous leur pressions ou ingérences, les lois sont faites pour asseoir leur pouvoir et laminer leurs opposants. L'exemple de la condamnation de l'association Kokopelli est édifiant. Le monde à l'envers !
    Si le peuple était informé correctement, il ne l'accepterait pas, prenons des forces pour les tempêtes prochaines.
    J'espère que nous rattraperons nos camarades sud américains, et que nous aussi on pourra crier : No Volveràn.
    La seule issue est la solidarité, et l'union pour un objectif commun, l'humain d'abord.

  35. 35
    Corinne dit:

    Merci de penser encore à nous

  36. 36
    Garnier dit:

    "Comme d’habitude, nous sommes à la disposition des syndicats des travailleurs. Nous appliquerons les consignes qui seront données par ceux qui luttent."

    Je ne partage pas cette phrase de Jean-Luc, bien sûr hors de son contexte ici, mais sa portée va au-delà de tout contexte. Il ne peut y avoir soumissions aux consignes de ceux qui luttent, même si nous sommes et devons être à leur côté. Non la portée même d'un message politique est de savoir s’extraire de l'immédiateté et de l'habitude, est de savoir s'extraire du moment social et culturel pour proposer une alternative, une vision. Soit cette phrases se prononce dans le passage sur les licenciements chez Peugeot, mais c'est aux syndicats de se mettre à la disposition d'un mouvement politique ayant pour objectif, au-delà même du règlement d'un problème immédiat, de se projeter sur une vision non partisane, en dehors de toute chapelle, pour une modification en profondeur de la société. Oui nous soutenons et soutiendrons nos camarades, Jean-Luc, mais c'est à toi qu'il appartient de donner le LA, c'est à toi qu'il appartient de prendre la tête du mouvement. Les syndicats ne peuvent cela, de par leur fonction même. C'est à toi, et aux leaders de chacun des partis qui nous composent de prendre le pouvoir, en notre nom, pour notre nom.

  37. 37
    franchitto dit:

    Bonjour Jean Luc et merci à toi d'être ce que tu es...Notre lumière à tous! on attends ta chaleur et tes informations que l'on ne voit nulle part ailleurs et tes analyses qui ns poussent à réfléchir toujours davantage. Ton billet-ci est encore une fois une sollicitation plus grande pour aller de l'avant. Ma préoccupation est, comme déjà énoncée par les camarades ci-dessus, celle de regrouper cet élan formidable du FdG en un seul mouvement de "front populaire" incluant tout adhérent au programme "l'humain d'abord". il faut, je pense humblement, détricoter cette dénomination de "parti": elle est vieillotte et ne ressemble pas à cette formidable union d'un peuple pour un avenir commun! elle est au contraire associée à de vieux rouages et mécaniques usées et décridibilisées de toute part (=abstension massive), tant par leurs manières autoritaires dans une dynamique seulement verticale(et pas horizontale comme on la souhaite).Comment faire? inventer, par les débats en assemblées citoyennes (= séances d'exercices pratiques du pouvoir), regrouper toutes les sensibilités autour du programme fondateur : on sort des monopoles induits par les "partis", on traite les questions de société, les enjeux immédiats, en utilisant des "outils" permettant la communication des petits groupes locaux vers d'autres, on fait remonter et on rassemble, etc etc...
    En ce sens, je suis impatiente de participer aux "estivales citoyennes" de Grenoble où...

  38. 38
    Francis Veillard dit:

    Merci Jean-Luc pour l’information il est utile d’être informé, à savoir qui est derrière pour déstabiliser les efforts des peuples, surement toujours les mêmes.

  39. 39
    la pavana dit:

    Bonjour jean Luc, et tous les lecteurs
    Toutes mes félicitations pour Laurence Sauvage, Angeline et tout le personnel de SODIMEDICAL... la lutte et le soutien sont enfin reconnus...Espérons que pour PSA ce sera pareil...
    l'Espagne est en état de choc oui c'est un fait. Cependant les syndicats ne lâchent rien et les mineurs qui ont le soutien du peuple savent oui qu'ils ont une famille! on ne lâche rien on résiste.
    Que se vayan todos!

  40. 40
    paul dit:

    NB : n'oublions pas non plus le Honduras. C'est de l'oubli que se nourrissent les ombres.

  41. 41
    phiphi the biker dit:

    Bonjour à tous !
    N'oublions aussi les ruptures conventionnelles qui fleurissent de plus en plus un peu partout, et qui permettent aux entreprises d'éviter les plans sociaux.
    Mr Hollande a dit qu'il ne ferait pas inscrire dans la constitution la règle d'or. Personnellement, je pense qu'il faudrait pousser beaucoup plus loin sa décision en y inscrivant, pour toujours, l'interdiction à quelque gouvernement que se soit d'inféoder la souveraineté budgétaire d'un pays à des institutions non élues par le peuple souverain.
    Qu'en pensez vous ?
    Liberté, égalité, fraternité !

  42. 42
    flo dit:

    Bonjour Jean-Luc M. et merci pour ce nouveau billet.
    A chaque fois, il me semble que l'on se rapproche du coeur du sujet : le capitalisme est-il réformable et s'il l'était, pourrait-il l'être autrement que mondialement ?
    En Espagne, la population est là auprès des mineurs. Les fonctionnaires sont aussi dans la rue. J'aimerais manifester mon soutien à ceux de PSA. Que faire ? Comment faire ?

  43. 43
    deporte delphine dit:

    Merci pour cette page si forte si belle, avec un gout, oui un gout de la Bastille... venceremos venceremos. Et on l'a a l'oeil mr Hollande et aussi son petit ministre des affaires etrangeres (encore un va t'en guerre) et tous ses compagnons si peu révolutionnaires. On ne baissera ni la tete ni les bras, ça suffit comme ça !

  44. 44
    Jean Louis CHARPAL dit:

    Ce billet est très intéressant car il démontre à quel point, dans le monde actuel, tout est lié. La guerre faite par les ultra libéraux à l'Humanité toute entière est une guerre mondiale et concerne absolument tous les pays sans aucune exception. La dictature des marchés et la dictature médiatique ont fait leur jonction et ne constituent plus qu'une seule et même force, un rouleau compresseur unique, qui vise à soumettre tous les peuples au dogme de la sauvagerie économique et de la barbarie financière. C'est pourquoi il est vain et même absurde d'opposer ce qui se passe en France et en Europe et ce qui se passe ailleurs. L'oligarchie, c'est à dire l'Internationale des accumulateurs de fric, comme le nuage de Tchernobil, se moque des frontières et coordonne ses actions à l'échelon planétaire. Il ne faut pas croire que les divagations réactionnaires de Joffrin sont spécifiques à la France. L'oligarchie a couvert la planète de petits Joffrin qui font partout le même travail de désinformation, en s'adaptant bien sûr au contexte local, mais en délivrant toujours le même message : soumettez vous, résignez vous, il n'y pas d'autre politique possible que celle concoctée par le cercle étroit des spéculateurs, des banksters et des multinationales. Il n'y pas d'autres riposte que l'union universelle de toutes les forces progressistes, une nouvelle Internationale, de fait ou formalisée, peu importe.

  45. 45
    kalamar31 dit:

    Un hors sujet évident, pardon d'avance, mais je ne sais ou poster. Que devient ou que deviendra la radio L'oreille gauche qui continue d'émettre sur le net, mais où l'on ne peut poster de commentaire ni de question. Si quelqu'un peut m'éclairer, merci

  46. 46
    Favrot dit:

    Mon soutien à Jean-Luc Mélenchon est indéfectible, que ceux qui ne lui ont pas fait confiance se mordent les doigts ?
    Ne lâchons rien !

  47. 47
    Chistine dit:

    Merci pour ce billet tonique, et si bien écrit .
    C'est un plaisir de lire le récit puissant et émouvant de ce rassemblement Bolivarien.
    Merci de ce partage.

  48. 48
    Jmb dit:

    Je commence à réaliser, message après message, combien l'engagement dans le Fdg n'est pas anodin. À lire, ces informations qui renseignent sur ce qui vient le jour d'après quand il faut entrer dans une lutte sans perdre ni son âme, ni le but et pour qui et quoi on se bat, ce jour d'après, qui peut, qui doit, non simplement, mais fortement, violemment peut-être, va arriver !
    À lire, ces informations, je me dis que cette rencontre à la fin du mois d'août est chargée d'une nécessité (s'organiser bien sûr) mais plus encore d'une responsabilité, il faudra y aller ensuite, sans fléchir ! Chacun avec nos armes, stylos et intellect, capacité d'analyse des rapports de force et des alliances possibles, prose politique et temps donné, et des bras et des jambes… chacun-e mais ensemble !
    À bientôt, camarade-s !

  49. 49
    Christine Duplaissy dit:

    @nicolas vdr (10h08)
    Sur france Intox (euh ! Inter !), c'est la "sacro-sainte alternance". Un matin, l'UMP. Un matin, le PS ! Y'a pas d'autres partis ou courants de pensée, pour eux et c'est voulu. Z'ont vraiment très peur d'un soulèvement populaire. Alors ils essaient de nous (r-)endormir. Mais nos campagnes et particulièrement la présidentielle, sont passées par là. Ceux qui ont vibré dans nos meetings et dans les manifs du 1er mai, ils sont encore dans la torpeur de l'été, ils ont encore des vacances à prendre, même s'ils sont de moins en moins nombreux à partir (pour celles/ceux qui ne sont pas encore au chômage). Mais ça ne pourra pas durer longtemps. Comme vous dites, Monsieur Mélenchon, la "réalité des familles" va les rattraper. Et ce n'est pas les sociaux-libéraux qui pourront les satisfaire puisqu'ils ont réfuté "l'Humain d'Abord" ! Ce jour-là les gens se souviendront de vos mots, de l'évidence des propositions de notre programme partagé. Ils se souviendront de ce sentiment indescriptible d'être des nôtres. En attendant, M. Mélenchon, et vous compañeros de là-bas et d'España, et ceux du Québec (au fait ils en sont où ?), et vous les camarades du FdG, c'est moi qui me sens heureuse et fière d'être des vôtres depuis le début, car je sens que nous sommes l'Histoire du Monde ! Beau programme, hein : 1° No Passaran ; 2° No Volveran !

  50. 50
    Naco dit:

    @ (47)kalamar31
    Franchement, est-il vraiment intéressant de te poser des questions sur le problème de cette radio? Depuis qu'elle existe, elle ne fait que diffuser des listes de musiques totalement imposées par son hébergeur-provider Radionomy qui paye les droits des musiques diffusées, et qui héberge par ailleurs des radios situées aux antipodes de l'esprit du FdG. Même s'il y avait une petite volonté au départ de cette initiative, elle mérite avec bonheur d'être gommée de l'espace qui nous concerne. Aucune présence, aucune programmation personnelle (leur système les en empêche), jusque leur blog vide et triste comme un jour sans pain. Il ne suffit pas de trouver une façade avec un beau logo, et de s'identifier dans son titre à une gauche improbable pour exister. Qu'on diffuse des vidéos juke-box Youtube et Dailymotion, ou de la musique comme un robinet qui coule.
    Radionomy propose également aux entreprises d'avoir leur radio privée (gratuitement). Comme ça, le matin, au lieu d'écouter France Inter ou France truc ou n'importe qu'elle radio encore plus stupide et tête de chien, vous vous branchez directement à 7h sur la celle de votre patron, et vous déjeunez avec lui en chantant. A 7h30 vous découvrez sur le blog de la radio de votre patron qui s'occupe mieux de la comm, que vous allez être bientôt licenciée. Mais c'est pas grave, parce que vous aimez la musique. Et parfaitement flexible, vous partez quand même au boulot en chantant.

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