19mar 12

On s'est retrouvés !

De la fête aux larmes

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Communiqué de Jean-Luc Mélenchon

Le 21 mars 2012

L’identification du criminel dégénéré qui nous défiait est une bonne nouvelle. Je félicite la police nationale et salue très chaleureusement ceux qui ont été blessés ce matin au cours de l’opération. Si les informations de la matinée se confirment nous serons d’autant plus déterminés à combattre tous ceux qui ont en commun la haine des autres, la guerre religieuse et les autres habillages de la démence criminelle. Dorénavant notre premier devoir est de lutter contre les assimilations et stigmatisations haineuses à qui cette situation pourrait servir de prétexte.

Ce matin la fête est finie, déjà. L’idée de nos pauvres petits assassinés et de ce criminel qui court nous déchire le ventre. En une seconde, sitôt qu’on sait, on s’identifie. Nous sommes tous les parents foudroyés, ce sont nos petits qui nous ont été arrachés ! De toute part on m’assaille pour que je fasse je ne sais quoi. J’écris. C’est le mieux. Un communiqué. Rien ne serait plus obscène, selon ma manière d’être, que d’imposer le fracas et les bousculades de la campagne présidentielle aux familles et aux enfants qui vivent cette horreur. Chacun choisit sa façon de dire. Mais le plus urgent du point de vue de la vie commune que nous menons ensemble dans notre pays est de se sentir et de se montrer unis étroitement dans la compassion. Aucun criminel ne doit s’attendre à autre chose qu’à un mépris universel. A l’antique, il ne faut pas prononcer leur nom propre pour qu’ils n’aient pas droit à la renommée que l’ignominie peut donner. On dira le « fou », le « criminel », le « détraqué », pour que les autres dérangés qui errent n’aillent pas se rêver une part de notoriété au prix du sang. Si la suite montre qu’il y a une motivation, en réalité une prétexte et une croûte sur la démence, on aura soin de ne pas la mettre en scène. Ces enfants, comme ces militaires assassinés, sont nos enfants à tous. Un point c’est tout ! Je suis certain que la police et la justice vont rattraper le criminel sous peu. Citoyens policiers, vous n’avez pas besoin qu’on vous le dise, mais quand même je le fais : mettez les bouchées doubles. On compte sur vous. On a besoin pour la paix civile que vous régliez ça très vite. Pour l’heure, nos cœurs saignent.

C’était seize heures place de la Bastille. Eric Coquerel puis Marie-George Buffet venaient de quitter la petite tente où je terminais de préparer mon discours. Sur les écrans nous suivions la suite de la marche que nous venions de finir puisque nous marchions dans un improbable « carré de tête » pourtant précédé de plusieurs milliers de marcheurs ! Entrent Gabriel Amard, l’homme de l’organisation logistique et François Delapierre. Ce sont mes compagnons de combat depuis des années bien qu’ils soient plutôt jeunes. Nous avons les mêmes codes les mêmes mots pour désigner les choses. A leurs mines exaltées et à leurs sourires ennuyés j’ai compris qu’on allait se dire des choses peu banales. Alors j’ai su que nous avions atteint notre objectif. Ils sont venus me poser le problème le plus extravagant que j’ai jamais rencontré dans mon parcours d’orateur politique. Un problème technique. Résumons en mots aussi brefs que furent les leurs.

« La place de la Bastille est pleine. Les avenues et les rues immédiatement adjacentes se remplissent. Les issues de dégagement de la place seront donc bloquées dans peu de temps. Le parcours jusqu’à Nation est toujours plein. Et la place de la Nation ne s’est toujours pas vidée ». Pour décoincer un système qui est déjà quasiment incontrôlable, il faut vider la place de la Bastille ou du moins la débonder. Trop de gens commencent à s’écraser sur les barrières, notre propre service d’ordre ne peut plus circuler, les véhicules de secours ne pourraient pas passer, il y a beaucoup d’enfants au milieu de la foule. Bref il y a danger. Je dois donc limiter la durée de mon temps de parole. « On pense qu’une fois que tu auras fini, les hymnes étant chantés, la place se videra. Ton discours étant filmé il pourra être diffusé une seconde fois quand la place se sera remplie une seconde fois. Mais là encore il ne faudra pas bloquer trop longtemps car la place de la Nation continue de se remplir » De cette façon le flux sera possible. J’approuve le dispositif qui m’est proposé. Je me suis donc adapté. Faire plus court que les trois quart d’heure de prise de parole prévue sur le format de notre premier meeting place Stalingrad en juin dernier.

Commence un exercice littéraire dont à la vérité je suis très gourmand : la contraction de texte. Merci aux années de travail la plume en main et aux maîtres qui m’ont enseigné la littérature. Le défi me galvanise. Je change la musique, je change le rythme, j’allège la phrase, je reprends tout le travail d’envahissement du texte dans mon esprit. Tout cela ce sont des images. Car je n’écris rien. Juste un plan posé sur un format à l’italienne. Il faut avec un quart d’heure de moins, déchirer le ciel et m’envoler avec le génie de la Bastille. C’est une image, bien sûr, chers lecteurs nouveaux venus ici qui ne connaîtraient pas ma façon de dire. Je répète la voix haute les quasi vers que j’ai improvisés dans mon esprit : « Ça se voit, ça se sent, ça se sait, le printemps est dans trois jours. Chaque matin qui commence la lumière étend son domaine dans la journée, la nuit recule. Viennent le temps des cerises et des jours heureux ». Le moment politique y est, et les deux programmes : la Commune de Paris et le Conseil National de la Résistance. Plus une touche empruntée au phrasé des révolutions de l’Amérique du Sud : « Se ve, se siente, Allende esta présente ! ». La maquilleuse tâche de faire son travail tandis que je suis déjà ailleurs ruisselant d’adrénaline. Son sourire apaisant me tient vaguement au sol. Ça y est je dois y aller, la chef de l’escouade vient me chercher. Passage dans le carré des dirigeants du Front de Gauche. On se tombe dans les bras. Martine, Marie-George, Danette en chaise roulante, tous, toutes, et Pierre Laurent, si ému tandis qu’on n’en finit plus de se taper dans le dos. Tous nous savons que la partie est gagnée.

Car pour nous l’événement ce n’est pas seulement le discours. Le discours compte bien sûr. Celui-là comptera, je le sais très bien et je ne fais pas le faux modeste. Mais l’important c’est la marche. Car la marche c’est l’implication populaire concrète. Une action à laquelle chacun participe et fabrique de soi-même. Tout le monde le savait en venant ! Tous sont venus pour cela. Chacun a compris ce qu’il devait faire ce jour-là non comme un badaud mais comme acteur à part entière de cet événement. Les délégations ouvrières des entreprises en lutte s’étaient réparties tout au long des vingt-sept cortèges. Certaines venues de bien loin et partie fort tôt le matin, qui en co-voiturage, qui en car, qui même en avion comme ceux de Bastia ! La réussite du rassemblement tenait à sa forme joyeuse, bonne enfant, faites de sourires partagés et de mots narquois ! Dans les rames de métro, à l’aller et au retour, des groupes chantaient et scandaient encore des slogans. Des chars défilaient, les pancartes les plus inventives pullulaient. C’est cela l’événement : la naissance d’une force consciente, active, politiquement éduquée, autonome qui agit sans besoin de consigne ni organisation infantilisante comme chez les gros bonnets du showbiz politique. Voila pourquoi nous sommes les plus forts et que notre heure est inéluctable. Que ceux qui en doutent voient Ridan, courageux et facétieux aller chanter chez Hollande et les précieux pour leur dire à la fin qu’il votait Front de Gauche. Et toute la salle d’applaudir réduisant à néant le flot des postures prétentieuses dont j’avais été accablé peu avant.

J’ai donc enlevé un quart d’heure de discours. Et tout s’est passé tranquillement comme mes amis l’avaient prévu. Le soir venu, les responsables du service d’ordre m’ont raconté ce moment d’angoisse qu’ils ont vécu quand tout était bloqué et que mon discours stoppait l’écoulement depuis Nation, qu’on commençait à se bousculer et à envahir un nombre croissant de rues entre Nation et Bastille. A la joie et le bonheur de notre éblouissante réussite s’est ajouté un moment terrible de peur rétrospective.

Des couinements fielleux des jaspineurs et politiques hors sol, qui miaulent ce matin leur jalousie blasée, je me console en pensant à ces magnifiques militants que j’ai vus hier à la manœuvre. Je suis très fier du sang-froid de l’organisation de mes camarades. Comment pourrions-nous avoir l’audace d’appeler à une insurrection civique si nous n’étions pas capables de cette superbe discipline d’action ? Les gens qui se sont spontanément relayés par centaines pour donner le coup de main savent que nous sommes une force responsable, stable et forte ! Contrôlant le déroulé de la marche, le service d’ordre du PCF sous la direction de Xavier, a fait une tâche politique formidable. Quatre cent camarades disciplinés ont fluidifié le parcours en dépit de tout ce qui s’y opposait. C’était le poste le plus exposé et incertain car c’est celui du mouvement. L’amont commande l’aval comme on l’a vu. Fantastique ! Pas un incident, pas une casse, des gosses extraits à la chaîne. Sur la place et sur les camions deux cent pégistes, répartis en trois escouades sous la direction générale de Benoît, ont essuyé un rude baptême du feu avec plus de cent engagés volontaires, filles et garçons. Ils ont diffusé deux tonnes de matériels, quadrillé la place et son flux. Valérie, la musicienne et Manu, le docteur en maths, dirigeants sur la place ont tenu la place sans répit de quatre heures du matin à vingt heures le soir ! Autour de moi, qui suis devenu un problème physique non négligeable en raison des mouvements imprévus que mon passage peut provoquer, l’escouade a souffert chaque fois qu’il fallait me faire passer d’un endroit à l’autre. C’est à peine si je reconnaissais mes camarades de la première escouade tant on devait « faire vite », la consigne générale s’agissant de mes déplacements. Laurent, l’instit spécialisé, Clémentine l’étudiante, Henri mon pote le cadre télécom, Hubert, Nathalie, Sakina, tous âges toutes professions, soudés comme les doigts d’une main, eux parmi qui j’en connais qui ne faisaient pas une heure de politique il y a encore un an ou deux et que je vois ici, le sourire aux lèvres ou bien le visage tendu par l’effort et la fatigue, manœuvrer comme une force aguerrie ! Ils concentrent ce que je comprends et ressens de ce qui se passe dans notre campagne. Le processus de la révolution citoyenne c’est celui de la montée de cette insurrection civique et du mouvement politique cohérent qui la porte et l’organise. Amis qui êtes venus, aucun effort n’a été perdu. Le respect dû à ceux qui ont fait des sacrifices pour être là s’ancre dans la claire conscience du travail qu’il nous reste a accomplir. Car il faut penser à la suite. Les mobilisations suivantes. Et notamment les deux répliques prévues à Toulouse et à Marseille. Nous avons un plan de marche qui commence le 18 mars mais s’étend bien au-delà. L’insurrection ne se décrète pas, elle se construit.

Le monde pourri où l’imaginaire d’un misérable détraqué prend pour cible des enfants finira.


1 963 commentaires à “De la fête aux larmes”

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  1. 1951
    Brigitte dit:

    Monsieur Mélenchon,
    Les médias vous traitent de "nationaliste", c'est parfaitement insupportable! Vos victoires semblent susciter l'inquiétude des politiques, même à gauche, comme le montre leur ton agressif.
    Et puis, viendrez-vous dans l'Est, il y a un énorme travail à faire, cette terre des Vosges est à droite bien majoritairement.
    Bon courage, il en faut pour faire triompher nos idées qui n'envisagent pourtant que le bien-être du plus grand nombre.

  2. 1952
    jo dit:

    Aller vous voir vous entendre, nous unir le jour de mon anniversaire le 5 avril à Toulouse sera le plus beau des cadeaux! alors merci d'être là.

  3. 1953
    Marie-Therese Hartzoulaki dit:

    C'est de ma lointaine Crete que j'adresse ce message au Front de Gauche et a son candidat Jean-Luc Mélenchon pour temoigner a mon tour de ce qui se passe en ce moment dans la societe grecque. Vous savez peut-etre deja que le peuple s'organise, quartier par quartier, progressivement, a la base, hors du cadre, il est vrai des partis de gauche qui, malheureusement ici, n'ont pas su rassembler le peuple. Des assemblees citoyennes se constituent dans plusieurs villes et villages, dans lesquelles les travailleurs partagent leurs preoccupations et leurs inquietudes concernant leur avenir et celui de leurs enfants. A travers les discussions, on decouvre que tout ce qui nous unit est plus important que ce qui nous separe. Alors que beaucoup pensent encore que l'on ne peut rien faire contre cette politique devastatrice, voila qu'ensemble nous realisons que tout est possible. Partout, peu a peu, la resignation et la peur cedent le pas a la volonte de changer les choses. partout on se donne les moyens de la lutte, partout l'on se mobilise . Nous sommes a l'aube d'une insurrection souterraine mais qui va en s'amplifiant pour se transformer en un veritable ras de maree.Cette nouvelle Revolution nee du mouvement des indignes est en marche pour instaurer une societe plus juste, plus fraternelle, un monde ou tous les hommes mangeront a leur faim, pacifiquement, dans un environnement qui ne sera plus menace. Ce vent de revolte qui souffle partout en Grece doit rejoindre le grand mouvement d'insurrection qui se repand dans la classe ouvriere europeenne. L'ascension du Front de Gauche suscite un immense espoir et encourage a la lutte jusqu'a la victoire contre le capitalisme imperialiste. Merci a vous, donc, mes compatriotes et camarades de combat. Venceremos!

  4. 1954
    Elisabeth Hernandez dit:

    Enfin la Gauche en politique!
    Surtout tenez le coup M Mélenchon, vous portez nos espoirs: espoir de justice, d'humains, de valeurs....Ne vous laissez pas tenter par les sirènes chantantes de toutes parts, tous ces espoirs sont si fragiles!
    je vais le rêve, celui de vous voir au deuxième tour....Comment puis-je vous soutenir plus? Etre plus active?
    J'ai rendez vous avec vous le 22 avril....mais avant?
    Merci de me renseigner!
    Une terrienne qui gràce à vous a retrouvé l'envie de me rendre aux urnes!
    Elisabeth

  5. 1955
    sourdiaux dit:

    De Belgique, allez Jean Luc écrasez-moi toutes cette vermine. Vous avez redonné du courage aux Français, après venez faire la même tornade chez nous, on n'est dans les choux avec notre gouvernement de droite gauche.

  6. 1956
    tartaut-mayer claire dit:

    Cher Monsieur,
    La politique ne m'intéresse pas car comment représente-t-on les gens lorsque l'on ne sait dire que "je"?
    En bientôt 54 ans d'existence, c'est la première fois que je prends plaisir et suis parfois émue à écouter le message que vous et vos collaborateurs (Clémentine Autain, pour ne citer qu'elle) faites passer, vous êtes non seulement un visionnaire mais également un "être humain" dans tout ce que la définition de ce terme a de plus grand, car le chemin de la vie humaine n'est pas toujours facile.
    J'espère, de tout coeur, vous voir atteindre le but.
    Prenez soin de vous.

  7. 1957
    COLLET dit:

    toujours bien ancrée dans la gauche anti capitaliste,, anti UE,, anti euro, mais très attachée à l'indépendance nationale, je n'ai pas beaucoup de réponses à mes interrogations. Tant que nous n'oserons pas quitter cette UE, qui n'a été construite que pour le "capitalisme international", je ne vois pas bien quelle politique sociale, humaniste, laïque, etc... Mr Mélenchon pourra construire. J'ai peu d'espoir que Mme Merkel et les autres pays de la soit disante Union,n'acceptent les propositions du front de gauche français. Une grande partie des pays européens sont très "à droite" direction "néo-libéralisme débridé".
    au fait, qu'expriment les drapeaux rouge, bordé de vert dans le bas, est-ce une alliance avec les "Verts" d'Eva, Joly ?,Ronsard44

  8. 1958
    democratep dit:

    Bravo! Pour avoir bousculer la table des critiques adressés au front de gauche.
    Avec 15% des intentions de votes et en reléguant Le Pen bien dèrrière, on devient le troisième homme de la campagne et du même coup, l'on fait taire les tenants du vote utile. Le programme est donc maintenant sur la table à nous de le faire aboutir.
    Discutons en!

  9. 1959
    gagnaire dit:

    Je vois avec plaisir que Mr Mellenchon prône une sixième république. Parfait, dans ce cas il est urgent de commencer par une réforme de l'Etat. Trop de ministres (voir le reportage comparatif entre la France et l’Allemagne). Trop de députés et sénateurs (comparatif entre 2 démocraties. Etats-Unis: 300 millions d'habitants, 100sénateurs et 435représentants. France : 60 millions d'habitants, 350 sénateurs et 577 députés). Nous pourrions carrément supprimer sans être méchant et perturber en quoi que ce soit le "bon" fonctionnement de notre beau pays la bagatelle de 250 sénateurs et 142 députés. Je vous laisse le soin de calculer au plus juste mais il me semble qu'à la louche cela ferait : 6000€ x 342= 2.052.000 par mois et donc 24.624.000€ par an. Redondance entre conseils départementaux et régionaux : trop de conseillés inutiles et payés à ne rien faire,et surtout beaucoup trop de cumulards (83 % de l'Assemblée/ 82 % du Sénat) etc. Il y a là plusieurs millions d'euros d'économies. Et ça n'est qu'une partie de l'iceberg dans les réformes à engager dans ce pays. Le coup du prix du travail s'en trouverait drastiquement baissé, d'où retour de la concurrence etc. cela tous les candidats le savent parfaitement, alors qu'ils arrêtent de nous vendre leur salade, les français ne sont plus aveugles (il y a Internet).

  10. 1960
    mey josiane dit:

    Bravo a vous, j'ai 66ans et enfin j’espère en un monde meilleur grâce a vous. Continuez votre marche en avant pour nous tous. Notre énergie (silencieuse mais forte) vous accompagne.
    Mille mercis
    pomme

  11. 1961
    Gouillon Nathalie dit:

    A vous tous içi même,
    Le front de gauche est une grande famille! Le front de gauche et mon soutien donne un sens à ma vie! Mr Mélenchon, Mme Buffet, Clémentine et les autres n'avez pas votre pareil pour me redonner le sourire! Résistante de caractère depuis mon plus jeune âge, j'abhore l'injustice et la mesquinerie! Et de me retrouver militante à vos côtés me procure une grande joie! Collage d'affiches d'autocollants, destruction des affiches FN etc me satisfont grandement! Une immense chaine humaine pour l'amour de soi et de sa patrie dans une grande ouverture de coeur et d'esprit. Merci d'exister Mr Mélenchon, je suis de tout coeur avec vous, Nathalie

  12. 1962
    chouly dit:

    Tout n'est pas réalisable mais ça vaut le coup de voter Mélenchon !

  13. 1963
    cassola dit:

    J'ai deux enfants autistes.
    Aujourd'hui grande cause nationale ! Et personne n'en parlent !
    Un enfant sur cent est toucher par ce syndrome.

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