18fév 12

La campagne électorale rebondit

Sarkozy veut un régime plébiscitaire

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09Cette note s’est préparée dans le train du retour de Strasbourg puis à la pause d’hier. Écrire me détend et m’aide à mettre en ordre mes idées. Puisque madame Le Pen s’est dégonflée, j’ai du temps pour préparer très à fond mon discours en Corse où je serai la semaine prochaine. Madame Le Pen a réussi à me gâcher la moitié du plaisir car mes amis avaient dû annuler le meeting prévu pour que je puisse participer à cette émission qui n’aura pas lieu pour finir. Ici, il va surtout être question de Sarkozy et du vote sur les nouveaux traités européens le 21 et le 28 février prochains. Un peu de Hollande et davantage de la vie qui passe. Sarkozy annonce avec son premier discours un régime plébiscitaire. Les commentateurs complètement vissés dans les apparences n’y voient que du feu. Notre réplique, la sixième République, va se montrer le 18 mars à la Bastille !

Les photos qui illustrent ce billet ont été prises par Stéphane Burlot lors du meeting de Villeurbanne dans le Rhône qui a réuni 10000 personnes le 7 février dernier

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J’avais dit que sitôt que je pourrais mettre le lien vers le film réalisé par les femmes qui m’ont accueilli au foyer près de la Bastille, je le ferai. Voici le moment venu de le faire en bonne place et visibilité. Je pense qu’il y aura de nombreuses reprises sur les réseaux sociaux. J’ai pensé de nouveau à elles quand j’étais à la maison de santé de Neuhoff, dans le quartier populaire à Strasbourg. Une nouvelle fois, j’entendais parler de cette difficulté à se faire soigner quand on en a besoin et que l’on bénéficie de la CMU. Et avant cela, tout commence par le temps que dévore l’activité pour faire valoir ses droits. La difficulté des formulaires à remplir. L’impression que tout est fait pour pousser à renoncer, à laisser tomber. Déjà que pour faire valoir ses droits, il faut déjà les connaître ! Et ceux qu’on a sont déjà tellement menacés. Par exemple à propos du travail du dimanche. Sarkozy veut le généraliser ! Hollande bredouille comme d’habitude du mi-chèvre mi-chou. Moi je m’en tiens à ce que m’ont dit les caissières d’Albertville au cours de notre rencontre dont j’ai parlé dans ma précédente note. Je suis radicalement contre. Vivre en famille un jour par semaine c’est un petit bonheur simple. Même ça est disputé !
Résistance !

A Neuhoff, les personnels médicaux et les gestionnaires de la maison me présentaient le régime local alsacien de sécurité sociale. A une exception près, c’étaient des femmes. Le régime local de sécurité sociale est un régime à l’équilibre financier. Il se présente comme complémentaire à celui du régime de base. Moyennant une cotisation supplémentaire de 1,6 pour cent du salaire, on est remboursé à 90%. Et les forfaits sont effacés. Comme celui à dix-huit euros par jour d’hôpital. Et ainsi de suite. On a parlé des ouvrières de la distribution. Les caissières. Elles brassent trois à quatre tonnes par jour avec un bras. Les tendinites et autres maladies frappent durement. A 57 ans et même avant les gens sont cassés. Mais il faut des mois pour faire reconnaître la maladie professionnelle. Des mois sans couverture ni beaucoup de revenu. Combien de fois, de guerre lasse, la femme devenue sans ressource doit retourner au travail, aggraver son mal avant d’être de nouveau indisponible du fait des progrès de la maladie. J’ai pris des pages de notes. Ça va faire des arguments de discours et de médias. C’est mon travail, celui-là. Ce que je vois c’est un monde d‘institutions et de règlements destinés à expulser les « ayant droits ». Les soi-disant « assistés » sont en vérité les cibles d’une vaste machinerie qui tourne davantage pour écarter que pour quoi07 que ce soit d’autre. Comme me l’a dit un ami : « Etre pauvre c’est une activité à plein temps devant les guichets .

Là-dessus Sarkozy annonce sa candidature. Quel incroyable cynisme que celui de cet homme ! Le travail au poste de commande, le peuple au pouvoir et ainsi de suite, tout le contraire de ce qu’il a fait durant tout un mandat. Par exemple, lorsqu'il dit que « ce qui affaiblit la France, c'est cette obsession de dévaloriser le travail alors que nous devons au contraire, tout faire pour valoriser le travail ». Celui qui le dit est celui-là même qui a refusé le moindre coup de pouce au SMIC depuis cinq ans. Or, la première valeur du travail, n'est-ce pas le prix qu'on le paye, donc le salaire ? Ici je touche la maladie cruciale de la vie politique : la falsification des mots, leur retournement. Tony Blair et Nicolas Sarkozy auront été les champions de cet exercice. Avec eux les mots ont été rendus inoffensifs à force de servir à tout et son contraire c’est-à-dire à rien. « La France du non » est vidée de sa charge quand un Sarkozy, qui l’a odieusement trahie avec l’adoption du Traité de Lisbonne, l’évoque à 27son profit. Toutefois ce n’est pas le plus important de ce que je crois qu’il fait et prépare en ce moment dans l’hypothèse qui est la sienne d’un prochain mandat.

Ceux qui ont fait des charges si violentes contre le populisme et m’ont si souvent imputé des positions politiques qui n’étaient pas les miennes ont crié au loup quand il n’y était pas. Maintenant, il y est et vous noterez leur silence. Sarkozy vient en effet de tirer tout le profit possible de la confusion créée par le mot « populisme ». Il s'est livré à une charge violente contre les « élites » et « les corps intermédiaires ». Cela n’a plus rien à voir avec ma dénonciation de l’oligarchie. C’est un basculement inouï dans un autre univers sémantique. Les petits rigolos ont bien préparé la banalisation de tout cela en m’attaquant des mois durant sur le thème « vous dénoncez les élites donc vous êtes un danger pour la démocratie ». Pour eux il s’agissait de nier ou de masquer le contenu de classe que je donnais au slogan « Qu’ils s’en aillent tous ». Il fallait le diluer dans la solidarité corporatiste, en quelque sorte. Sarkozy bénéficie de l’accoutumance que ces gens ont préparée. Maintenant ils se taisent. Mais lui a bel et bien repris et théorisé le fond d’un discours hostile aux élites. Dans le détail, Sarkozy a d'abord déclaré : « Il y a de plus en plus de Français qui ont l'impression que tout se décide en dehors d'eux ». Ensuite, il a dit : « J'ai pu mesurer pendant cinq ans à quel point les corps intermédiaires font écran entre le peuple et le gouvernement : les syndicats, les partis, les groupes de pression, les experts, les commentateurs. Tout le monde veut parler à la place du peuple, sans jamais se soucier de ce que23 le peuple veut, de ce qu'il pense et de ce qu'il décide ». C’est d’un culot à couper le souffle. On se demande si lui-même se souvient comment il a odieusement trahi la volonté populaire exprimée dans le référendum de 2005.

Puis il nous indique qu'il a « beaucoup réfléchi à cette question de l'entre-soi des élites politiques, des élites économiques, des élites administratives, des élites syndicales. De cet entre-soi, il ne sort que des compromis boiteux et au final il ne sort que l'immobilisme ». L’habileté c’est évidement de partir du constat que tout le monde fait dans les milieux populaires. Nous l’avons-nous même popularisé en dénonçant la grande collusion des riches, qu’il ne nomme pas, avec les médiacrates et les têtes d’œuf corrompues par l’idéologie libérale. Mais il en donne une autre formulation. Il montre du doigt « les élites ». Ce que personne n’avait fait avant lui. Et il y inclut les syndicats. C’est le point crucial. Notons d’abord quelle claire doctrine cela exprime. Détruire les corps intermédiaires et inclure dans la liste, comme seuls corps identifié et doté d’une personnalité juridique et morale, les syndicats, c’est le fond de sauce des mouvements autoritaires. La haine anti-syndicale, c’est la haine de la classe ouvrière organisée. Ce discours-là, on le connaît. C’est une doctrine politique connue. Puis Sarkozy affirme que : « S'il y a blocage, je me tournerai vers le peuple ». Pour contourner le blocage qui ne peut venir, d'après lui, que des corps intermédiaires, c’est-à-dire des syndicats ouvriers, il créera un lien direct avec « le peuple ». « Je savais très bien que je m'attaquerais à des intérêts puissants, à des castes qui ne veulent rien lâcher et dont la violence des réactions donnent la mesure de ce qu'elles ont peur de perdre ». Ce n’est pas des riches dont il parle. Les « castes » ce sont les salariés des diverses professions qui ne veulent pas lâcher leurs conquêtes sociales. Il veut instaurer 21une relation directe entre un « guide » et le peuple. Il recourt au plébiscite pour effacer toutes les médiations qui constituent comme classe le très grand nombre.

On ne peut mieux apercevoir ce fond doctrinal que dans cette vantardise de Nicolas Sarkozy : « Une de mes plus grandes fiertés est de n'avoir jamais cédé à la pression de la rue ». La « rue » dont il parle, ce sont les manifestations et grèves contre la suppression de la retraite à 60 ans. C'est le « peuple » défini par des intérêts collectifs de classe. Non comme la masse informe et manipulable par de bas instincts de haine et de jalousie dont il rêve et qu’il cherche à instituer. Pour toutes ces raisons j’estime que l’extrême-droitisation de la droite vient de franchir un palier. Nicolas Sarkozy est passé de la manipulation de ses thèmes de propagande à l’expression construite d’une doctrine politique. Il se situe dans la veine des 26Berlusconi et Viktor Orban. L’histoire est coutumière de ce genre de polarisation politique. Nous en sommes l’autre face. Tout se met en ordre.

Nous avons décidé Pierre Laurent et moi que « l’incident » était clos avec François Hollande après qu’il a fait amende honorable et qu’il a dit ses regrets d’avoir injurié les communistes. Pourquoi ? Parce qu’il y avait la déclaration de candidature de Sarkozy qui arrivait. Et que nous ne voulions pas être scotchés dans une polémique subalterne qui ressemblait très fort à une provocation. A preuve la une du « Figaro ». Bien sur les communistes ont de la mémoire. Moi de même. Je suis aussi le candidat des communistes. En cessant le feu, nous devons compter sans cesse sur l’intelligence populaire. Elle a capté la faute. Pas la peine d’en rajouter en se laissant déporter hors de notre rail conquérant. Notre ligne d’action de campagne veut tenir à distance les polémiques avec François Hollande. Il n’est pas notre sujet. La délimitation avec lui est finie depuis la fin de l’année dernière. La vie se chargera du reste à faire. Nous gagnons nos galons en étant utiles au combat contre la droite 28et l’extrême-droite. Le terrain que nous voulons reconquérir n’est pas de ceux qu’on reprend par des disputes avec lui sur notre existence ou non. Notre existence se constate.

Pour autant, pas question non plus de mentir par omission ou bien de faire preuve d’une complaisance qui se retournerait contre la confiance qui se crée pour nous. Comment passer à côté des provocations qu’il distille de réunion en réunion. Surtout quand il apparaît clairement que celles-ci fonctionnent comme autant de coups de force. Contre nos positions ? Après tout ce serait bien son droit. Mais ce n’est pas son sujet. Sa façon de faire est une véritable mise au pas du PS lui-même. Car les thèmes où les positions qu’il exprime seraient ultra-minoritaires s’il les mettait en débat dans son parti. Profitant de son altitude sondagière et des compétitions pour les postes qui sont engagées autour de sa « prochaine présidence », il sait que tout lui est permis, sans réplique. On a vu les dirigeants de la gauche du parti se coucher sans bruit sur la retraite à 60 ans, le SMIC et ainsi de suite. Qui a déjà bu la mer doit aussi digérer les poissons. Tout allait y passer. Arrive le vote du « Mécanisme européen de stabilité ». Cette fois-ci c’est la fin pour ceux qui cèderaient. Les bases ne suivraient plus. Le harcèlement des interpellations à la base a déjà donné ses fruits. Le mouvement en cours vers nous s’accélère. Ils vont donc résister. Ils l’ont dit au bureau national de 20mardi soir par la voix de Benoît Hamon et Marie-Noëlle Lienemann ! Emmanuelli et Montebourg ne tarderont pas, souhaitons-le. Ceux qui voteront « oui » ou s’abstiendront pour laisser passer le texte sans s’y opposer ne peuvent survivre qu’en se reniant du tout au tout. On verra jusqu’à quel point tous sont prêts à aller dans notre direction. Mais le coin est enfoncé. Si notre pression aboutit à une majorité contre le vote, tout sera changé. L’espace de notre programme sera élargi considérablement. Celui du retour de la gauche encore davantage. Hollande devra changer son cap et la campagne électorale peut alors voir le centre de gravité de la gauche beaucoup bouger. C’est l’enjeu du moment. Donc il faut absolument continuer la mise sous surveillance citoyenne des députés jusqu’au 21 février. Et des sénateurs jusqu’au 28. Interpellations, publication des réponses sur le net et les réseaux sociaux : au travail ! Attention à ne pas lâcher d’une semelle les députés de droite car leur vote deviendra vite notre premier argument de campagne législative contre eux.

Dans les jours qui viennent de passer j’ai suivi de l’œil l’affaire de l’introduction de la loi de 1905 dans la Constitution proposée par Hollande. C’est énorme quand même ! A la fin cela aboutit à introduire le Concordat dans la Constitution sous prétexte d’y faire entrer la laïcité. Comme la laïcité est déjà dans la Constitution, on se disait que c’était soit une erreur, une confusion, soit une combine. C’est une combine. Pourtant tout le secteur laïque du PS se tait. On voit ce que valent les principes 25au pays des carrières. Les Glavany, Guy Georges, Vincent Peillon, Alain Vidalies, Emmanuel Maurel, Philippe Gugliemi et tous les autres ont disparu. On attend avec intérêt de savoir si les obédiences maçonniques ont aussi l’intention de regarder ailleurs. Pourtant ceux qui ont plaidé auprès de moi l’erreur ou le cafouillage en sont pour leurs illusions. Dans une lettre, François Hollande s’adresse aux « représentants des cultes reconnus d’Alsace-Moselle » le 13 février 2012. « Reconnus ». Les musulmans sont donc exclus des cajoleries socialistes. L’intérêt de cette lettre est que François Hollande y est d’une absolue clarté : « Le maintien du Concordat doit être abordé avec respect et compréhension de ce que fut l'histoire de ce territoire français ». Respecter les conséquences de l’annexion de l’Alsace au Reich et de deux défaites de nos armes face à l’envahisseur, voilà qui est nouveau à gauche. Les communards doivent se retourner dans leurs tombes. Pour manifester ce « respect », il indique vouloir insérer à l'article 1er de la Constitution un deuxième alinéa ainsi rédigé : « La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des églises et de l'Etat, conformément au titre premier de la loi de 1905, sous réserve des règles particulières applicables en Alsace-Moselle ». Donc le Concordat en tant que tel ferait bien son entrée dans la Constitution par la porte honteuse des « règles particulières ». Oui, mais le « sous réserve » disaient d’aucuns, voudrait seulement dire qu’il s’agit d’un compromis temporaire, bref de la continuation de ce qui est déjà. J’ai objecté que c’était 24précisément faire du définitif avec du provisoire que de le mettre dans la Constitution.

Pour finir, Hollande a lui-même fourni la clef d’interprétation de son propos. C’est la version la plus anti-laïque qui prévaut. Car dans sa lettre, il écrit : « Bien loin de porter atteinte aux règles qui régissent, de façon particulière, les relations entre l'Etat et les cultes concordataires en Alsace-Moselle, elles seront au contraire confortées dans leur spécificité, en se voyant reconnues au niveau constitutionnel ». Ainsi grâce à cet étrange version du socialisme, François Hollande ferait entrer Dieu et ses églises dans un alinéa de la Constitution. Ce que personne ne lui demandait, pas même en Alsace-Moselle. Le crime contre l’esprit est signé quand on sait que le même Hollande n’envisage pas d’abroger le « délit de blasphème » contenu dans les dites dispositions concordataires et résultant du droit hérité de l’occupation après 1870. L’acquis de Bismarck doit-il être « respecté » du fait de l’histoire ! Cela ne sera pas admis. Jamais. Par aucune conscience éclairée qui connaît les enjeux de ces 22sortes de questions. Surtout quand, au même moment, au cours d’une réunion en Alsace où se trouvaient trois ministres on déclare que le Concordat est le « futur de l’Europe ».  Sale ambiance !

Voici une nouvelle passée quasi inaperçue. Les nord-américains ont voté une loi nommée « Dodd-Franck » pour limiter les prises de risque des banques américaines. Quelle saine préoccupation ! Mais comme d’habitude quand ils prennent une mine raisonnable, c’est toujours l’indice du fait qu’il y a anguille impérialiste sous la roche des pieuses intentions. Celle-là n’est pas mal du tout. Car la dite loi ne s’applique pas seulement aux banques américaines mais, de fait, à toutes celles qui travaillent aux Etats-Unis quelle que soit leur nationalité. Ou bien qui mettent en garantie de leurs opérations des titres américains. C’est-à-dire, en fait, tout le milieu bancaire mondial. Avant de regarder ce que cela implique, notons cette habitude qu’ont prise les Etats-Unis d’obliger tout le monde à se conformer à leur législation. C’est une autre façon d’exprimer qu’ils se donnent le statut de maîtres du monde ! C’est avec cette méthode qu’ils parviennent à imposer le blocus de Cuba, pourtant condamné par les Nations Unies, à tous les fournisseurs et transporteurs du monde. Je reviens à cette législation pour contrôler les prises de risques. Donc, dès qu’une activité est réputée trop risquée, couic, elle est sanctionnée. Qu’ils fassent comme ils veulent chez eux c’est bien leur droit. Mais de quel droit par contre viendraient-ils sanctionner une transaction faite entre deux banques européennes en Europe au motif de leurs contreparties en titres nord-américains ? Bizarre ! Surtout que certains titres spécialement dangereux ne sont pas inclus dans le périmètre des sanctions potentielles. Lesquels ? Ceux de la dette fédérale des USA ! Gros malins ! Et l’inverse ? 08C’est-à-dire la possibilité pour les banques européennes de proposer aux Etats-Unis des titres de dette d’états européens ? Sur ce point il n’y a pas de garantie. Tout simplement.

Imaginons la suite : un Etat lambda a une mauvaise note. Les autorités nord-américaines décident que ces titres de dette souveraine sont un placement dangereux. Aussitôt il devient interdit d’en acheter aux Etats-Unis. Ou d’en posséder ailleurs si l’on a une activité aux Etats-Unis. Et ainsi de suite. Ce pauvre Michel Barnier, commissaire européen issu de l’UMP française a donc couiné et tapé du pied. « Nous demandons que les titres souverains de l’Union européenne reçoivent le même traitement que les titres souverains américains ».  Mais oui, biquet ! Compte là-dessus ! Cette nouvelle loi entre en vigueur en juillet prochain. A partir de là, une note des agences de notation devient un instrument direct de blocage pour les USA qui peuvent interdire à un Etat l’accès au marché financier. Donc le condamner à mort puisqu’il est interdit aux Etats européens de se financer ailleurs. Imaginons encore. Supposons que les Etats-Unis veuillent faire exploser la zone euro parce que la monnaie unique serait un placement refuge par rapport au dollar pourri jusqu’à la moelle. Supposons qu’ils aient attaqué un pays pour faire tomber la zone et même plusieurs alentours pour accroître la tension. Supposons qu’ils aient ordonné à leurs banques de bloquer les liquidités en dollar pour les assécher et déstabiliser le prêt interbancaire des seuls agents autorisés à venir à la rescousse de l’Etat attaqué. Supposons que tout cela n’ait servi à rien parce que la Banque Centrale Européenne aurait aussitôt ouvert une ligne de crédit illimitée aux banques nationales. Oui supposons ce scénario. Paranoïaque, bien sûr. Pure hypothèse d’école, cela va de soi. Alors, dans ce cas, la nouvelle loi « Dodd-Franck » permettrait de disposer d’un nouvel instrument pour étrangler sans être contourné. J’ai bien dit que c’était de l’imaginaire. En fait les Etats-Unis sont nos alliés et nos amis. Bien sûr. La preuve en 2015, grâce au « Grand Marché transatlantique » le marché commun unifié sur les deux rives de l’atlantique sera constitué.

Cette fois-ci les trompettes de la renommée populiste n’ont pas sonné tranquillement. Le grand titre de la une du Monde assimilant le Front de Gauche et le Front national par une même étiquette « populiste » a fait long feu. Nombreux ont été les commentaires défavorables dans les médias eux-mêmes. Outre la chronique de Pierre Marcelle dans « Libération », Jack Dion dans « Marianne 2 », et même « Les Inrockuptibles » ont réagi. D’après moi nous ne sommes plus loin du moment où cette basse manœuvre ne sera plus possible compte tenu du nombre des mises en garde que les intellectuels ont formulé contre cet amalgame. « Le Monde », qui se veut le journal de référence ne pourra pas longtemps en rester à ce niveau d’inculture politique. D’autant plus après le dérapage de l’odieux faux naïf Plantu qui a fait un dessin germanophobe plus que suspect contre Eva Joly à la une de l’édition du mercredi 15 février.  Pour contribuer au débat qui semble s’imposer encore on doit recommander la lecture du livre de Benoît Schneckenburger « Populisme, le fantasme des élites » aux éditions Bruno Leprince. Et dans l’attente je vous propose ce texte de Rafael Correa, président de la République d’Equateur. Il s’agit d’un message qu’il destina à l’Institut Egmon en Belgique en 2009. Savoureux.

«Ils sont nombreux à dire, en Europe et en Amérique, qu'actuellement il existe deux gauches dans la région latino-Américaine : l'une populiste et l'autre pragmatique, la première est révolutionnaire et l'autre réformatrice. Cette distinction cache mal une forte charge normative qui prétend délégitimer les perturbateurs qui veulent rompre avec l'ordre hérité du Consensus de Washington. En Sciences sociales, rares sont les concepts unanimement acceptés, et « le populisme », est justement l'un d'entre eux. A l'origine, on l'a employé pour résumer les processus sociaux menés par Juan Domingo Perón en Argentine et Guetúlo Vargas au Brésil. Aujourd'hui, malgré son élasticité, on l'utilise de façon systématique pour critiquer des Présidents qui, paradoxalement, ont été élus avec un large soutien populaire. Le mot est sorti des cénacles universitaires et s'est imposé comme qualificatif unificateur pour les mandataires de Bolivie, d'Equateur et du Venezuela. L'objectif est clair : disqualifier des dirigeants qui ont le mauvais goût de ne pas s'adapter aux canons qui, au XXIème siècle, selon les critiques de droite, devraient caractériser les leaders de gauche.

Dans son emploi contemporain, le populisme désigne deux caractéristiques : premièrement, la supposée irresponsabilité politique qui implique de faire des promesses que l'on peut tenir immédiatement, selon les attentes de l'électorat, deuxièmement, qu'il n'y a pas de médiation entre le leader démocratique et les citoyens. Une « promesse que l'on peut tenir immédiatement » correspond à « l'économie politique du possible ». Mais, comment peut-on définir à l'avance « le champ du possible »? Est-ce qu'une politique destinée à remettre en cause les structures économiques et sociales d'un pays ne court pas le risque de se voir toujours accusée de populisme, sans que l'on puisse en débattre ? Il s'avère que si l'on accepte cette critique du populisme, l'on doit aussi accepter que cela implique l'affaiblissement de l'espace politique. La négation de la politique du possible, préconisée par les spécialistes du populisme, constitue, en elle-même, un projet politique. Et si l'on ajoute à ce projet, la crainte du retour du totalitarisme, cette vision du populisme suppose un « possibilisme » qui, d'emblée, condamne tout projet de transformation sociale.

C'est précisément ce type de politique, qualifiée de populiste, qui a promu les droits universels consacrés dans les nouvelles constitutions de Bolivie et d'Equateur. Une politique qui n'a pas eu peur, en engageant cette conquête sociale, de courir le risque de perdre les mécanismes traditionnels de contrôle sur les populations les plus pauvres. Au vu de ces considérations, il est évident que ni la scène mondiale, ni la scène latino-américaine, ni la scène européenne ne sembleraient favorables à l'intensification et à l'approfondissement des relations bi-régionales. Le problème de fond n'est cependant pas un problème de scènes. Le problème fondamental repose sur le fait que les relations bi-régionales restent enclavées dans des présupposés caractéristiques du milieu des années 90, qui correspondent à des réalités très différentes, à des intérêts latino-américains et européens distincts et à des cycles d'intégration latino-américains et européens qui ont été dépassés."
Rafael Correa Delgado, Président de la République de l'Equateur

Plantu l’interlope, lauréat du prix de la liberté (10 000 euros) décerné par le Qatar a encore frappé. Sous couleur d’humour contre Eva Joly, il s’est abaissé à un dessin germanophobe à la une du « Monde ». Mon ami Alexis Corbière a immédiatement réagi par un communiqué qui pointait le côté nauséabond de ces sortes de « plaisanteries ». Le faux naïf, suivant sa technique habituelle, loin de regretter son dérapage a répondu comme si nous critiquions le droit à la caricature. Lisez ce qu’on en lit dans « Le Point.fr » : « Je les laisse s'enfoncer », rétorque Jean Plantu, lassé des « attaques régulières et dérisoires » du Front de Gauche contre ses dessins. « Je constate que tous les fronts ne sont pas mûrs pour la démocratie, déplore le dessinateur. C'est sûr qu'il est plus confortable de faire dans l'anti-sarkozysme peinard ou de l'anti-Le Pen. La gauche a encore beaucoup à apprendre en matière de tolérance. Je reviens d'Algérie où j'ai remplacé un dessinateur. J'ai caricaturé le leader du FLN. Il accepte plus facilement la plaisanterie que certains ici. » Vous avez bien lu : l’ami du Qatar ne nous croit pas « mûrs pour la démocratie », nous reproche notre hostilité à Sarkozy et Le Pen et déclare que la gauche a « beaucoup à apprendre en matière de tolérance ». Vous avez compris cette fois-ci ce qu’est Plantu ? Le reste on connaît. C’est sa façon de botter en touche. Pris la main dans le sac d’un dessin répugnant où il m’assimilait aux Le Pen, mis en cause de tous côtés, il s’était déjà défendu en m’imputant le régime cubain ce qui n’avait rien à voir avec le sujet. Ce genre de vache sacrée n’est pas habitué à ce qu’on lui tienne tête. Pour lui aussi la vie va changer avec nous. Au-delà de trois cent mille euros : on prend tout !


1 508 commentaires à “Sarkozy veut un régime plébiscitaire”

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  1. 301
    zenzab dit:

    @Cécile63:
    Saluons au passage le "courage" de cet élu du Peuple qui ne siègera pas en séance et espère ainsi se dédouaner à bon compte des responsabilités qu'il n'aura pas prises...
    C'est lamentable...
    Peut-être s'attend-il à être réélu les doigts dans le nez...?
    Faites vous plaisir: libérez le d'une charge qui, visiblement, est au dessus de ses forces.
    Vive La VIème ! Vive La Sociale !

  2. 302
    JULES IMPRÉCATEUR dit:

    Le caméléon
    De Neuilly à l'Élysée, de TF1 à Annecy, il aura tout dit, tout promis, et son contraire, au gré du vent, avec une conviction et un pouvoir de conviction sans égal auprès de ses fans, avec une expression de sincérité constamment renouvelée, comme un gourou de l’opportunisme permanent.
    Il poursuit, sur la scène du théâtre politicien, sa performance d'acteur. Rien n'a d'importance, il joue des rôles multiples, comme un caméléon, sans autre conviction que se maintenir au pouvoir.
    Comment un fantôme errant, [Macbeth Acte V scène 5].

  3. 303
    Humanity2357 dit:

    Mr Mélenchon,

    Votre complément de présentation des évenements prouve que l'oligarchie exécute son opération de "flooding" (innondation) dans le cadre de sa "stratégie de choc" du Peuple pour le soumettre et faire passer un maximum de mesures anti-républicaines à l'ocasion de ces élections. Cela fait beaucoup à integrer et nous aurons besoin que vous demontiez ce processus et proposiez une contre-stratégie dans nos assemblées pour rassurer et reprendre l'ascendant, comme au rugby.

    NS et sa clique sont capable de tout, et surtout du pire pour le peuple. NS ou FH ne peuvent être élus que si la classe laborieuse, que leurs politiques austéritaires lamineront, vote pour eux. Il faut donc comparer les programmes et leurs conséquences. Recentrer le ton de nos interventions médiatiques sur nos propositions et solutions et en quoi elles sont nécessaires et réalistes serait le bienvenue. "L'Humain dabord!".
    Ceux qui s'abstiendrons ou voterons NS/FH/FB n'auront que leurs yeux pour pleurer quand ils se rendront compte combien encore une fois ils auront été couillonné. Elire NS, FB ou de FH en 2012, c'est faire le lit de l'arrivée triomphale du F-haine au pouvoir en 2017, alors le seul le vote utile, c'est le vote Front de Gauche. Les mesures de FH ne lui permettront pas de relancer l'activité. Il sera obligé, comme en Grèce, de prendre MLP comme 1er ministre en pleine mandature...
    Je ne cautionnerais pas un gouvernement qui nous ménera droit dans le mur, à 130km/h pour FH, 150km/h pour FB et à 200Km/h pour NS. Il ne tient qu'à FH de défendre les vraies valeurs de Gauche. Lui seul portera la responsabilité de son échec.

    La Résistance, c'est "Mélenchon au 1er comme au 2nd tour"!

  4. 304
    BJ dit:

    Lu dans "Brèves d'Europe" du député européen socialiste Henri Weber : « Il y a aussi quelquefois des bonnes nouvelles qui arrivent de Bruxelles ». Il veut parler du Mécanisme Européen de Stabilité" (MES), qu'il trouve très bien et qu'il suffira juste d'amender à la marge si FH arrive au pouvoir. Il n'y a décidément rien à attendre de cette engeance...

  5. 305
    Paul Volfoni dit:

    Bonjour,

    J'ai envoyé un mail à Madame le Député de la Nièvre, Martine Carillon-Couvreur. On verra bien ce qu'elle votera cette fois-ci. Avant, j'avais confiance en elle. Au Congrès, elle s'était abstenue comme Messieurs Gaëtan Gorce, Député de la Nièvre et Didier Bouleau, Sénateur et Maire de Nevers à cette époque.
    Quant au 2ème tour, à quoi ça servirait de voter pour des députés qui s'abstiennent de voter le moment venu. Ce serait un vote bien inutile.
    Le PS n'est plus de gauche. Après Besson, Allègre, qui sera le prochain ? Avec ces transferts on voit bien la porosité, la similitude quant à la politique menée, choisie sciemment par l'UMP et le PS.
    Non, il faut convaincre, convaincre les gens autour de soi et mettre le doute chez les gens qui s’apprêtent à voter utile. Il suffit de voir où cette politique a mené la Grèce. C'est bien révélateur. Le PS a bien un problème de cécité ou alors ils sont tombés dans le piège abscons.

  6. 306
    jeanmarc dit:

    Diffusons

    Dans mon secteur de 1500 logements, pour la campagne des cantonales, on était 6 pour distribuer
    En Novembre, à 5 nous avons diffusé 64 L'Humain D'abord.
    Depuis, l'un des diffuseurs a déménagé, une autre est tombée malade, mais pour la diffusion du premier tract, on s'est trouvé 9 (7 PCF et 2 sans-parti), c'est le 4 pages, petit format prenons le pouvoir (au passage, il est très bien, il dit l'essentiel; sauf sur les retraités pour lesquels il faudra un tract spécial): chacun a un petit secteur, ce qui permet éventuellement de discuter avec les habitants, nos voisins.

  7. 307
    Julien dit:

    Moscovici vient d'annoncer sur Canal+ qu'il votera le MES et il argumente. Il ferait mieux de lire le texte du traité ou le blog de Mélenchon...

  8. 308
    Ardéchoise dit:

    A J-Louis (301)
    "Au passage, force est de déduire qu'un(des) représentant(s) du peuple, qui plus est vice-président de la commission des affaires européennes, chargé(s) d'engager le pays sur des questions ô combien cruciales, ne semblent pas plus informés que çà, et s'apprêtent à voter des textes importantissimes sans, apparemment, bien savoir ce qu'ils vont voter ! "

    Les parlementaires, une fois élus, oublient qu'ils sont les représentants du peuple et qu'ils sont payés pour ça. Dans le meilleur des cas,ils se contentent d'appliquer les consignes données par leur parti politique. Dans le pire des cas, ils ne sont pas présents à l'Assemblée. Pour que les parlementaires assurent correctement leur mandat, il faudrait qu'ils aient des comptes à rendre aux citoyens qui les ont élus. Pourquoi ne pas faire du sénat une assemblée de citoyens tirés au sort chargés de contrôler le travail des parlementaires?

  9. 309
    marj dit:

    Non Sami tous le monde ne pense pas pareil, en cas de second tour Sarko/Hollande, je dis bien "en cas", je voterais Hollande (comme JLuc, comme les leaders de LO ou du NPA) pr les raisons que j'ai donné (voir mes posts). Je ne crois pas que les interventions de ce blog sur le sujet soient représentatives de la majorité des Français. J'entends bien et je comprends vos arguments (Zora, superbo etc). Si la France devient la Grèce et Hollande agit comme Papandréou ben peut-être que je m'en voudrais et que l'on m'assimilera à cette "gôche" mais je sais aussi que si Sarkozy passe j'en porterais la responsabilité aux yeux de bcp qui ne seront pas prêts à me le pardonner. Le choix est cornélien et d'ailleurs pas nouveau, chacun a ses arguments..Je crois qu'il faut faire confiance au peuple Français, nous avons fait entendre notre différence et il ne s'agit pas de participer à un quelconque gouvernement, il s'agit juste de faire barrage à la droite qui devient extrême.
    D'autre part je ne vois pas en quoi discuter de cette éventualité serait Tabou et qu'il faudrait se mettre la tête dans le sable en attendant d'être ds l'isoloir, pr moi faire de la politique c'est aussi savoir anticiper ttes les options, et personnellement cela ne m'empêche nullement d'être dans le présent et de militer, au contraire cela me motive encore plus à convaincre.
    Sinon j"ai envoyé à tous mes contatcs des infos sur le MES,mais comme je l'ai déjà dit, je pense qu'il serait bien de faire un lien en récapitulant les votes aux différents traités depuis 2005 selon les partis et les positionnements des uns et des autres sur les plans "d'aide" à la Grèce avec leurs conséquences, il est tjs bon de rafraîchir la mémoire à ts cx qui s'apprêtent à voter NS ou FH ou...

  10. 310
    patrice31.19 dit:

    Dans les mails envoyés aux députés, il faudrait peut-être leurs spécifier que s'ils ne répondent pas à celui-ci, on considérera qu'ils voteront pour le traité et que l'on s'en souviendra au moment de mettre le bulletin de vote dans l'urne.

  11. 311
    stephane dit:

    Invité ce matin sur Canal+ Pierre Moscovici a déclaré que les socialistes voteront "oui" au MES...
    Ca démarre mal!

  12. 312
    Antigone 34 dit:

    @308 Julien
    Vous dites que Moscovici va voter le MES et qu'il devrait s'informer auprès de nous. Là, il ne faut pas tomber dans l'excès de naïveté, je sais que d'aucuns ici ne parviennent pas à se résoudre au fait que le PS est un parti tenu par un groupe ultralibéral. Bon et bien Moscovici élève de DSK et membre des Think tank les plus libéraux comme la fondation Jean Jaurès et Terra Nova mais aussi est un absolu libéral convaincu et pour lui nous sommes plus ses ennemis que Sarkozy. Il faut bien comprendre cela pour pouvoir avancer. Donc, bien entendu il votera le MES et il n'en à rien à faire des protestations de "gauchistes" comme il nous stigmatise en nous méprisant, pour l'instant, ils croient que l'étiquette PS suffit à les faire élire.

    @ Cécile
    Très bien d'avoir eu une réponse de Jérôme Lambert, mais il vous le dit : IL ne sera pas là. Donc c'est encore pire que l'abstention c'est la fuite et les autres s'abstiendront, ce qui équivaut à l'approbation pour son application.Le vote est nominal il n'y a pas de pouvoir, c'est JL Mélenchon qui a dit que nous avions obtenu cela pour savoir qui avait voté quoi. On ne lâche rien! rien!

  13. 313
    Souquenille dit:

    Les medias nous refont le coup de 2006
    ça s'en mauvais !
    Bel article de mise en valeur du meeting de Marseille lu dans le nouveau Rue 89 racheté par le nouvel obs : Belle collaboration !
    C'est Sarkozy qui va syphonner les voix du parti de gauche ?
    "16h30. L'esplanade du parc Chanot se vide. « C'était un discours très bien mené », résume une retraitée. « Il a parlé de la France, c'est bien », confirme son mari. Un autre reprend ce qui semble la blague du jour :
    « Je pensais voter Mélenchon, mais je crois que je vais voter Nicolas ! »
    tourner le canon de l'escopette plutôt vers la droite que vers là gauche

  14. 314
    ES43 dit:

    Bonjour,
    Bien que lectrice régulière et fermement décidée à voter Fdg au premier comme au second tour, c'est la première fois que je poste un commentaire. En effet, personne ne fait allusion à la prestation de Michel Sapin hier soir sur France inter. Il me semble avoir bien compris en l'écoutant que le PS votera le MES et qu'ils espèrent que Jean Luc Mélenchon fera de même car il comprend "ce qui est bon pour la Grèce"! Peut-être ai-je mal compris? Je l'espère en tout cas...
    Merci à Jean Luc Mélenchon et à tous les militants qui font un formidable travail.

  15. 315
    Elodie Laverde dit:

    Très loin de moi l'intention de verser de l'eau tiède ou de l'eau froide sur notre belle campagne, mais je peux témoigner ici que j'ai rencontré ces derniers jours bien des personnes dont la culture et l'information politique se limitent à ce qu'ils lisent dans leur quotidien préféré : i "le Progrès", ici en région Rhône Alpes, qui titrait il y a deux jours encore : "Hollande/Sarkozy, le duel sans concessions" ! Autrement dit, hors de ces deux-là point de salut ! Le bi-partisme est mis dans la tête de nos concitoyens au point que la campagne du FdG et de notre candidat est considérée comme une cause perdue d'avance et "l'humain d'abord" comme un objectif sympathique mais impossible à atteindre.Dans ces conditions le "vote utile" au premler tour ou notre ralliement sans barguigner au second en faveur de FH nous est présenté comme la seule solution admissible si nous voulons vraiment battre NSarkozy et si nous sommes de gauche ! Et il est vraisemblable que même dans l'hypothèse la plus favorable pour nous (15% à Jean Luc et au FdG) nous avons peu de chance de figurer au deuxième tour. Alors, même si nous devons accumuler et engranger des forces pour les législatives de juin, il n'en demeure pas moins qu'il va nous être très difficile de contribuer à l'élection de l'homme de la City contre l'homme du Fouquet's pour ensuite inévitablement lui tailler des croupières.
    "Présidons,Mélenchon " ! oui cent fois oui, mais après ? Qui vivra et luttera verra !

  16. 316
    bernard hugo dit:

    Je ne suis pas d’accord avec l’inflexion stratégique qui se dessine et qui consiste à enterrer la hache de guerre avec Hollande et les caciques du PS. Ils sont partie prenante de l’oligarchie internationale comme l’a prouvé DSK nommé à tête du FMI par Sarkozy. Non l’incident n’est pas clos, bien qu’il s’agisse d’une balourdise ! Nous sommes tous des communistes ! au moins de cœur, sans être forcément encarté et sans approuver les anciennes dérives staliniennes, mais ce beau mot originel de communisme, il est notre ! L’incident pourrait être clos s’il ne s’agissait que de cela, mais il y a tout le reste qui se prépare, comme l’abstention d’une partie des députés PS, qui va permettre que soit adopté le MES et la liquidation de la souveraineté de chaque peuple de l’Europe, sacrifié sur l’autel de l’intégration aux mécanismes de la technocratie financière. Renoncer à la perspective de la victoire du Font de gauche, alors qu’un mouvement populaire inimaginable il y peu, monte de partout et s’enthousiasme comme jamais, c’est admettre la dictature des médias et des sondages, c’est déjà accepter, avant le vote, le triomphe de Hollande, c’est à dire le pire des gouvernements, celui des renoncements à tout, des coups de poignards dans le dos qui vont permettre à toute la clique des importants de la gauche pourrie d’aller à la soupe, mais tellement coupés des réalités populaires et de la souffrance des gens, qu’ils préparent en réalité le retour en force des fascistes dans toute l’Europe, dont Sarkozy nous a déjà fourni la pâle copie opportuniste.

  17. 317
    lilou 45 dit:

    @ julien (308)
    Moscovici est le vice président du Club des Entrepreneurs, qui regroupe tous les dirigeants du CAC 40. Rien d'étonnant à ce qu'il vote le MES. Il n'est pas plus socialiste que Paul le poulpe.
    Résistance.

  18. 318
    Alain44 dit:

    Les marionnettes Sarkozy et Hollande manoeuvrées par la finance infantilisent la population de notre pays. Une victoire de Hollande ne fera qu'assurer notre descente aux enfers économiques irrémédiablement à la manière de l'Italie. Non la lutte des classes n'est pas terminée, il faut reconstruire tout le tissu citoyen de militants. La Grèce, berceau de la Démocratie mérite que nous prenions sa défense pour sauver notre honneur et retrouver notre dignité de citoyens responsables. Mais ou sont donc passés les intellectuels ? Cartoriasis doit faire des bons dans sa tombe.

  19. 319
    Daniel Mérino dit:

    @marj 310
    " si Sarkozy passe j'en porterais la responsabilité aux yeux de bcp qui ne seront pas prêts à me le pardonner".

    Et vous, leur pardonnerez-vous le courage de détourner les yeux de la seule voie à même d'éviter le chaos inévitable qui se profile, que se soit à très grande vitesse ou à la vitesse de l'omnibus qui prend le temps de s'arrêter à toutes les gares de l'austérité? Soyons les cheminots de la rupture, mettons le train sur de nouveaux rails. Il n'y a qu'un billet à composter pour arriver au bout du voyage et c'est celui du Front de Gauche.

  20. 320
    mafifan dit:

    Expliquez nous comment s'organisera bientôt la création de la 6 ème république,comment se prépare une Assemblée constituante.Donnez nous du concret pour expliquer le "possible" pour bientôt, (j'y crois fort au point de "lasser " parfois mon entourage proche!) .Cette utopie est donc possible.
    Nous avons besoin de parler d'un futur concret avec les gens qui pensent que tout est utopique...merci d'avance !

  21. 321
    Jérémy dit:

    Voila de quoi appuyer nos arguments: "Pas de solution dans le marché" - Slavoj Zizek (01/2010)
    Soit dit en passant, je vous recommande à tous (même le webmestre, JL Mélenchon et son staff compris) de lire si vous le pouvez First as Tragedy, Then as Farce [PDF] du même Zizek. Le livre existe en français sous le titre: "Après la tragédie, la farce! : Comment l'Histoire se répète". Zizek y décortique très les événements qui ont déclenché la crise, la droite à la Berlusconi et à la Sarkozy, la notion étriquée de capitalisme vert et ses limites, entre autres.
    Amitiés militantes.
    Jérémy.

  22. 322
    Cyril dit:

    Re-bonjour,
    Mail pour le MES envoyé à M. Pierre Forgues (député PS), aussi Conseiller Régional de Midi-Pyrénées. Et à Mme Chantal Robin-Rodrigo (PRG), aussi Vice-présidente du Conseil Général des Hautes-Pyrénées.
    Sinon j'èspère que l'on me répondra ici sur la possible interpellation ou pas du conseil constitutionnel concerant le MES et sa non légitimité possible par rapport à la constitution française et au transfert de souveraineté qu'il entraine.
    Merci

  23. 323
    sebidf dit:

    Je suis entièrement d'accord avec beaucoup d'entre vous mais partons du principe que nous devions choisir entre deux candidats que nous ne voudrions pas au 2ème tour. (bien sur pure supposition car nous savons tous que Jean-Luc Mélenchon sera au 2ème). Certains prônent l'abstention (je les comprends) élisant du coup NS, d'autres le vote "utile" du second tour pour FH pour chasser NS avec le risque que je défends depuis toujours (et c'est mon principal argument pour les non-convaincus par FH qui veulent voter pour lui quand même) à savoir: un fascisme victorieux en 2017 et un fdg détruit par la chute du PS, 1er parti de la "gauche" selon les médias et idéees reçues.
    D'où l'inconfortable position de JLM: il faut faire comme en Grèce (l'"extrême-gauche" est en tête dans les sondages), toujours refuser toute appartenance à la politique menée par le PS, l'amalgame ne doit pas avoir lieu même face à des propositions de ministère ou autres circonscriptions, il n'y a qu'à ce prix que le FdG ne chutera pas. Une fois ce problème réglé, je pense qu'il faut que FH soit élu maintenant s'il doit l'être. Pourquoi? car il est d'accord sur beaucoup de points avec l'UMP (ex le MES), que le système s'écroulera comme beaucoup l'ont montré, comme en Grèce mais il restera peut-être dans ces 5 ans de souffrance (peut-être moins s'il doit partir face à la bronca populaire) un peu de nos acquis sociaux (naif encore). Si NS est réélu,il ne restera rien, nos yeux pour pleurer et les gens risquent de choisir qui dans 5 ans: le PS et encore 5 ans perdus. Le masque doit tomber maintenant et vite avec un fdg qui devienne une véritable force d'opposition sur le dos du PS dès que celui-ci bougera. Sinon, comme diraient certains: le fascisme dans 5 ans, la guerre dans 10... Le fdg est...

  24. 324
    Cyril dit:

    Je pose la question de la non constitutionalité possible du MES par rapport au fait que Corinne Lepage en a évoqué la possiblité, devant une professeur de droit constitutionnel qui intervient dans l'émission Politique Matin sur LCP, ce jour le 20 février, cette dernière n'ayant pas infirmé les propos de Mme Lepage.
    A suivre

  25. 325
    Sergio dit:

    A propos des retours de type "user unknown" ou autre des courriels envoyés aux députés sur le vote CONTRE le MES demain à l'assemblée, je signale à tout hasard, que le site "quadrature du cercle" propose des adresses plus fiables que celles utilisées en partie de groupes politiques comme "Vos député-e-s socialistes de..." qui présentent parfois des adresses privées erronnées ou modifiées depuis. J'en ai fait l'expérience à l'instant.
    Y croire face au "silence assourdissant" des médias et des politiques autres que ceux du FdG, à la veille d'un vote crucial à l'assemblée nationale.Aucun papier, aucun débat sur le mES ni sur ce qui se passe en Grèce ! on sait pourquoi, nous.
    En tout cas, bravo, les journalistes aux ordres !
    A ce sujet, ça pourrait peut-être donner à Clémentine des idées, de l'énergie et de l'inspiration pour sa rencontre des daltons ce soir à la télé, que cet enjeu et ce silence radio, télé et papier sur le vote du MES ?

  26. 326
    Jean Louis CHARPAL dit:

    @ 286 gabriela 23h41
    " je me permets de compléter mon anterieur texte en invitant vous à lire cet article avec Lavagna, ministre d économie Argentin à l'époque de sortie de crise. C'est pour montrer comment il y a plusieurs façons de s'en sortir."
    L'interview de Lavagna, par Libération (signalée par Hold-up @256), est incontournable. Tous les gens, dans tous les pays, devraient connaître ce qui est dit là ! Cela confirme que par un discours de 3 minutes à la télé Papandréou pouvait régler la question. Permets moi, chère gabriela, de modifier un peu ton propos. Je ne crois pas qu'il y ait
    " plusieurs façons de s'en sortir ", il n'y en a qu'une : dire "non". Tout simplement, clairement et fermement. C'est ce qu'explique, avec des arguments techniques à l'appui, Jacques Généreux. Il dit bien que lorsqu'un pays, qui dispose de la puissance publique, s'oppose à des créanciers illégitimes, ceux-ci ne peuvent strictement rien faire. Lavagna l'explique bien aussi. Devant sa froide détermination, les sbires du FMI se sont trouvés impuissants et pitoyables. La peur a changé de camp en 2 minutes. Il a suffi d'un froncement de sourcils. Leur seule réaction, leur seule riposte, qui n'était même pas une menace : " vous remettez en cause les fondements du capitalisme ". C'est tout ? Oui, c'est tout.Pas de chars, d'avions de combat, de représailles,de fin du monde, de toutes ces catastrophes imaginaires dont les chiens de garde rebattent les oreilles des moutons, qui les croient. Le MES et le traité qui va suivre sont le mur de la honte qui prétendent protéger les banksters et empêcher que des hommes relèvent la tête.Mais ce mur s'écroulera si les peuples le veulent.

  27. 327
    Zapping dit:

    Emission "Dimanche+" avec Jean-Luc Mélenchon hier dimanche 19 février publiée sur le Blog :
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/02/19/invite-de-dimanche-sur-canal-2/

    Nous l'avons bien dégraissée des reportages que Jean-Luc Mélenchon ne commente pas, du château et autres marionnettes signées "esprit canal". Une précision : l'avocate qui défend des personnes sans-papiers dans un reportage s'appelle Mylène Stambouli (et non Stamboul) et c'est d'ailleurs une militante du Front de Gauche, ancienne des Verts qui a rejoins le PG.

    Hauts les coeurs ! Ardents à la lutte !

  28. 328
    Invisible dit:

    Il faudrait maintenant rechercher dans les archives et diffuser des vidéo ou articles de presse sur l'histoire du FN et son racisme viscéral de toute urgence. A entendre les reportages TV, cette fille est la plus sympatoche du PAF et je me demande si tout à coup elle ne va pas chanter l'Internationale. Elle barjaque totalement et elle embrouille le citoyen.

  29. 329
    Charles dit:

    Bonjour, rien à voir directement avec le billet, mais juste pour battre le rappel pour les franciliens.
    Mardi 21 Février à 15h, rassemblement prévu pour le vote sur le MES, place Edouard Herriot (c'est au coin de l'assemblée nationale) On va voir si le PS se contentera de s'abstenir. Prions que non...

  30. 330
    redline69 dit:

    Nous sommes le 20 Février !
    La veille de l'enterrement en grande pompe du clan des Sapins, Moscovici, etc...mais aussi des Hamon, des autres qui sont planqués sous leur bureau lâchement.
    Le 21, demain je serais si je peux faire confiance dans le "concurrent" ! en cas de trahison, je n'aurai aucun scrupule à sauter le deuxième tour si par malheur notre candidat de Gauche n'était pas présent au second tour.
    Vomme vous tous, j'attends du peuple de gauche le courage nécessaire pour faire le seul choix crédible ! aller sur télé de Gauche, il y a la vidéo en 14 questions de J Généreux ! vous y noterez clairement que le clan PS n'est en réalité que la courroie de transmission de l'UMP et donc du petit Nicolas.
    Demain, le PS sera mon Ennemi ! au même titre que MLP ou l'UMP. Me battre à coté de traitres ! Jamais !
    Résistons ! tous à fond sur le 1er tour, on peut tous les coucher.

  31. 331
    zora dit:

    @marj 310
    « je voterais Hollande (comme JLuc, comme les leaders de LO ou du NPA) »
    Je comprends mieux la formule « tout changer pour que rien ne change ». Moi, j'appelle ça cautionner le système qu'on dénonce et s'accommoder, la bonne conscience du devoir accompli en prime, d'une démocratie « low cost ». Il faut s'interdire alors de s'étonner du rejet (dégoût) des politiques et de l'abstention. Tout ça manque de courage et cache mal les petits intérêts particuliers.
    Que LO et NPA ne s'investissent pas dans la construction d'un vrai Front du Peuple pour lutter contre l'oligarchie, au prétexte d 'un « problème » PS, et votent Hollande. Je ne sais plus s'il faut en rire ou en pleurer.

    «  j'en porterais la responsabilité aux yeux de bcp qui ne seront pas prêts à me le pardonner. ».
    Je pensais que, en démocratie, on votait en conscience et selon ses convictions, non pour faire plaisir à son voisin. Accepter de subir les conséquences du choix des autres est justement le principal défaut de la démocratie (quid des droits de la minorité) et cela suffit pour ne pas y ajouter un reniement de ses valeurs.

    « il est tjs bon de rafraîchir la mémoire à ts cx qui s'apprêtent à voter NS ou FH « 
    Il est toujours bon de commencer par s'appliquer ce qu'on préconise pour les autres.

  32. 332
    J-jour dit:

    Et dans la série le Front de Gauche fait des émules, qui a prononcé "lhumain d'abord" ce matin sur LCP en détaillant son programme? Corinne Lepage.

  33. 333
    marj dit:

    @323 Daniel
    Non je leur dirais en temps voulu ce que j'en passe comme je ne me cache pas auprès de quiconque (sympathisants et militants PS compris) de dire ce que je pense des positions actuelles de FH et du PS. Toutefois, je ne crois pas que la gde masse de ceux qui pensent voter FH soient bien au courant de ce que cela signifie que voter FH, ils voient juste que ce qu'ils vivent aujourd'hui avec NS est invivable et que ça n'a js été pire. JL Mélenchon le dit lui-même, les médias de masse font leur travail de sape et là dedans, ce n'est pas parce que moi, je suis mieux informée que je vais taper sur cx qui ne le st pas, c'est complètement contre productif.
    "Je ne suis pas d’accord avec l’inflexion stratégique qui se dessine et qui consiste à enterrer la hache de guerre avec Hollande et les caciques du PS" dit B Hugo.Il ne faut pas caricaturer...Continuons à expliquer nos propositions, faisons les connaitre et soulignons les contradictions du PS sans s'énerver,comme sur le MES,car c'est ce travail d'explication de terrain qui compte.A part l'extrême droite qui joue la provoc, bcp de gens ont bien compris que le PS et ns ça fait 2.

  34. 334
    naif dit:

    @marj (310)

    Si la France devient la Grèce et Hollande agit comme Papandréou ben peut-être que je m'en voudrais et que l'on m'assimilera à cette "gôche" mais je sais aussi que si Sarkozy passe j'en porterais la responsabilité aux yeux de bcp qui ne seront pas prêts à me le pardonner

    Beaucoup de gens pensent comme vous. Depuis 40 ans, d'aucuns diraient depuis 150 ans, nous, forces de gauche, avons tout essayé. Pas de candidat, un programme commun, un candidat commun, participation au gouvernement, démission, reparticipation... et les "yeux de bcp" nous ont toujours fait porter la responsabilité de leurs échecs et ont revendiqué les succés (souvent liés aux luttes). Les "yeux de bcp" sont des joueurs de PMU. Ils se comportent comme les investisseurs de marché. Ils misent sur le vote des français et non sur leurs convictions. Les sondages leur donnent la cote et ils s'étonnent de ne rien gagner. Les "yeux de bcp" devraient regarder dans quel état sont les écuries. Depuis 5 ans ont ne peut pas dire que l'entrainement au PS ait été à la hauteur de l'enjeu.Les Boxs ont perdus tous leurs écussons (la rose et le poing) la peinture est délavée, javellisée et les décisions sont comme la barbe de Moscovici (un coup j'te vois et un coup j'te vois pas). Les "yeux de bcp" nous ont demandé d'être plus démocratiques, plus environnemental, moins agressifs, moins ci, plus ça.... Nous l'avons fait. Et bien nous demandons simplement que le PS soit à gauche. Est-ce possible ? Pour moi, c'est clair: FdG au 1er et 2ème tour. Je fais monter la cote de leur poulain et peut-être leur gains.

  35. 335
    Invisible dit:

    Est-ce que la banderole Mélenchon est toujours accrochée au balcon du 8, rue de la Convention ? Est-ce que d'autres sont apparues à d'autres balcons ?

  36. 336
    de passage 54 (64) dit:

    Corinne Lepage se scandalisait, elle, d'une «violence à l'état le plus pur».
    «Les invectives et la violence remplacent le combat d'idées», regrette cette dernière, sur Europe 1. La candidate de Cap 21 relève notamment, dans le discours de Marseille, «la violence contre les corps intermédiaires, c'est-à-dire, les syndicats et les associations». «Je trouve ça extrêmement grave, c'est comme ça qu'a commencé la montée du fascisme en Europe dans les années 30, c'est par l'attaque contre les partis politiques et tous les corps intermédiaires», ose même l'avocate écolo. Corinne Lepage se dit «scandalisée par la manière dont la violence à l'état le plus pur est entrée dans la campagne avec l'entrée en campagne de Nicolas Sarkozy».
    Quant à Borloo, il est "muté" chez Veolia, AH, AH, AH!

  37. 337
    jean 28 dit:

    A tous ceux qui pensent que le PS est encore un parti qui répond aux besoins des salariés et du peuple français, je leur demande d’ouvrir les yeux en grand, son seul souci c’est de se répartir les postes ministériels.
    Deux exemples :
    - Des milliers de salariés, en grève dans les rues pour exiger la retraite à 60 ans, le PS s’assoie sur cette demande,
    - Des milliers de salariés et d’usagers manifestent et sont en mouvement contre la suppression de lits, de centres médicaux, mais qui est Directeur Général auprès de Mme Bachelot pour mettre en musique ces suppressions? Claude Evin (ancien ministre PS de la santé).
    Pourquoi les députés PS ne voteront pas contre le MES ? Mais s’abstiendront : parce que déjà ils ont déformé l’appellation ; pour eux ce n’est pas le Mécanisme Européen de Stabilité, mais le Mécanisme Européen de « Solidarité » subtil, non ?
    Ils suivront ainsi leur chef qui à toujours approuvé les différents traités : comme en 2005, ou lors du vote en 2007 où il se trouvait en accord avec NS qu’il tutoyait

  38. 338
    J-jour dit:

    @ Bastille,
    Je ne comprends pas pourquoi vous mettez "non ferme ou abstention indifférente" sur le même plan, l'abstention pour moi est autant une trahison que le vote "oui" comme ça l'a été à Versailles sur le Traité de Lisbonne.!

  39. 339
    Marvejols dit:

    180, 162 ou 182 : je vois que mon interrogation (forte) sur le 2d tour n'est pas isolée du tout. Rien de plus freinant en effet que la désagréable sensation qu'on va nous mener sur Holly au second tour. Désistement républicain = piège à c... en effet.

    (merci au webmestre de bien vouloir me répondre sur le fonctionnement du site au lieu d'effacer mon post)

  40. 340
    Nicolas G30 dit:

    Demain c'est Mardi gras, le dernier des jours gras ! pour le vote du MES, on pouvait pas mieux choisir, hasard ou moquerie ? Cette date se situe juste avant une période de jeûne, c'est fou le respect des traditions quand même !

  41. 341
    marj dit:

    Je ne veux pas polémiquer avec Zora, inutile,ds une situation politique aussi complexe car la caricature c'est pas mon truc : juste à préciser que la phrase "Tout ça manque de courage et cache mal les petits intérêts particuliers" relève du procès d'intention. Perso n'étant ni élue ni autre chose juste un individu lambda se déterminant ds mon "âme" et conscience et qui pense avant tout au bien collectif et en premier lieu à mes élèves sans papiers,je ne vois pas ce que veut dire cette phrase.
    Par contre j'entends très bien ce que dit Naïf, ça ressemble d'ailleurs un peu au discours de Pierre Laurent à la fête de l'Huma.
    Bon, je crois que chacun est libre et merci de m'avoir laissé exprimer ma position sachant que je ne juge pas celle des autres. De mon côté, la discussion est donc close, je me concentre maintenant sur le premier tour.

  42. 342
    redline69 dit:

    Mme Lepage ancienne collaboratrice de Juppé, vient parler de l'Humain d'abord ! on s'en réjoui sachant quand même que cela ne la dédouane pas des actions qu'elle a eu avec la droite !
    Si la situation en Grèce, en France est celle qu'on connait, et bien madame Lepage y a une part de résponsabilité !
    c'est très bien de venir critiquer l'UMP 15 jours avant la fermeture ! on aurai voulu une condamnation plus clair dès les évenements de retraite qui annoncait le gros temps !
    elle était où Madame pour les manifs sur les retraites ?
    Borlo, en gentil garçon va retourner dans la cage doré que Sarkozy va lui offrir ! une petite laisse doré, et un collier serait pas du luxe.
    Ah,elle est belle l'oligarchie !

  43. 343
    Dunizel dit:

    Parce que le 21/02 c'est demain, j'en ai remis une petite couche auprès des députés.
    J'étais moyen contente de n'en avoir sollicité que 4, alors j'ai envoyé le courrier suivant à tous les députés de France

    Madame, Monsieur le député,
    Nous avons en mémoire le résultat du référendum sur le TCE, devenu traité de Lisbonne, voté par déni démocratique au Congrès de Versailles avec la bienveillance des abstentionnistes.
    Cet épisode reste à jamais une blessure.
    Le 21/02/2012 arrive à l'Assemblée Nationale la ratification du traité établissant le MES assorti d'une révision simplifiée pour son intégration dans le traité de Lisbonne.
    Nous atteignons l'ultime d'un déni des principes de base de la démocratie: négation des compétences fiscales et budgétaires des parlements nationaux, impossibilité d'opposer un véto, immunité judiciaire totale, opacité des documents...
    Madame, Monsieur le député, pour l'ensemble de ces considérations, au moment où nous avons sous les yeux la tragédie du peuple grec, nous vous demandons avec insistance d'avoir le courage politique, par-delà les éventuelles pressions de votre groupe, de voter contre le traité MES.
    Aux citoyens attentifs à votre responsabilité personnelle, nous ne manquerons pas de faire connaître votre réponse à ce présent courrier.
    Il va sans dire que votre position sur cette question cruciale justifiera mon vote lors de tous les prochains scrutins.
    Je ne donnerai plus jamais ma voix à un parti qui aura voté « pour » ou qui se sera abstenu.
    Nous vous élisons pour vous positionner, non pour vous abstenir !

    [...]

  44. 344
    Cécile 63 dit:

    @ bastille 300, J-louis 301, zenzab 302 et à tous les autres camarades:
    Réponse ce matin de ma demande de précision (vote contre le MES ou abstention?) au Vice-président socialiste de la Commission des Affaires Européennes:
    Bonjour,
    Sur la procédure parlementaire, je tiens à vous préciser que le texte sera voté même si je vote contre et que tous les socialistes votent contre. Nous sommes minoritaires. Le texte sera donc voté "facilement" selon votre expression, quelque soit le vote des socialistes car il est assuré d'obtenir environ 350 voix sur 577 députés. Ne nous berçons d'aucune illusion.
    Cordialement.
    Jérôme Lambert
    Député de la Charente
    Vice-Président de la Commission des Affaires Européennes

    Précision: je n'ai jamais dit dans aucun de mes courriers que le MES serait voté "facilement", sinon je ne perdrais pas un temps fou derrière mon écran, en revanche j'avais bien écrit la chose suivante:
    "le rejet de ce traité est loin d'être acquis car vous n'êtes pas majoritaires à l'Assemblée"
    Conclusion: encore un peu d'enfumage. Est-ce si difficile d'assumer un peu des choix politiques clairs? Je vous copie-colle ma réponse dans un prochain message.

  45. 345
    l'hallebardier_95 dit:

    Au lieu de palabrer sur quoi faire au 2ème tour, il sera bien temps de commencer à faire le point au soir du 1er tour. Vous feriez mieux de tracter, boiter, convaincre pour que Jean-Luc Mélenchon fasse le meilleur score au 1er tour.
    Un minimum de pragmatisme et d'efficacité sont plus que jamais nécessaires à 2 mois du 1er tour.

  46. 346
    Dunizel dit:

    (Suite du courrier à tous les députés - commentaire 348)

    Je ne donnerai plus jamais ma voix à un parti qui aura voté « pour » ou qui se sera abstenu.
    Nous vous élisons pour vous positionner, non pour vous abstenir !
    Par ailleurs la loi prévoit un referendum quand la constitution se trouve modifié et la souveraineté de notre pays engagé, ce qui est le cas avec le MES et le traité suivant !
    Si vous êtes citoyen et démocrate, vous devez appeler au referendum.
    Recevez mes soucieuses salutations.

    J'ai préparé une variante pour les sénateurs, mais je ne trouve aucune liste de mail, si quelqu'un l'a je suis preneuse !

  47. 347
    Cécile 63 dit:

    Suite de 349:
    Bonjour à vous,
    effectivement, nous ne nous berçons d'aucune illusion quant à l'issue du vote (à moins d'un miracle républicain). L'enjeu n'est pas là: il s'agit de constater la capacité des socialistes à comprendre les enjeux de ce texte et à agir politiquement en cohérence avec leurs positions affichées (renégociation du traité, résistance à la finance en faveur de la démocratie), et ceci en vue des élections présidentielles et législatives. Le choix est clair:
    -vote pour, abstention ou non participation au vote: les électeurs comprendront que vous avalisez (avec plus ou moins de franchise) les dérives néo-libérales, anti-démocratiques et austéritaires de l'Europe.
    -vote contre: les électeurs sauront qu'ils peuvent vous faire confiance pour peser en faveur d'une Europe réellement plus sociale et protectrice des peuples.
    Devons-nous comprendre de votre évitement à nous répondre clairement que vous utiliseriez l'argument de votre minorité à l'assemblée pour vous dédouaner de la signification de votre vote?
    Cordialement,
    -Cécile Bourdaud-

  48. 348
    antoine dit:

    "La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des églises et de l'Etat, conformément au titre premier de la loi de 1905, sous réserve des règles particulières applicables en Alsace-Moselle "

    L'insertion d'une référence législative dans la constitution n'est pas sans poser de problème. Forméllement la loi de de 1905 reste une loi. Serait-il encore possible après cette modifictaion consitutionnelle de modifier le titre 1 de ladite loi par la voie parlementaire habituelle ? Si oui, quel serait l'effet sur la constitution ?

  49. 349
    maturin j dit:

    salut @ 324mafifan
    Vous remontez en haut de ce blog,vous cliquez sur "sites et blogs amis", vous choisissez "Front de Gauche". La, vous téléchargez " L'humain d'abord".
    La réponse a votre question se trouve au chapitre 6 : "convoquer l'assemblée constituante". Vous pouvez imprimer ces trois pages ou tous le texte, si vous en avez la possibilité.
    Bon courage vous n'êtes pas seul.
    "qu'ils se cassent, se barrent, dégagent, e carapatent, se trissent,tous"
    Mélenchon, Front de gauche, présidons

  50. 350
    Roland011 dit:

    241 ermler dit: 19 février 2012 à 18h37
    "A lire, depuis des mois, les interventions sur ce blog on pourrait croire que 95% des électeurs du Front de Gauche ne voteront pas au 2e tour pour Hollande....."

    Un peu de retard de lecture, Mais !
    Et si, sur ce blog au minimum, « on » arrêtait de fantasmer de si de la sur le 2em tour ? C’est hors sujet, pour l’instant il n’y a qu’un horizon le 1er tour. Point.
    Et après, demain est un autre jour. Ça gagnerait du temps de lecture et de clarté dans les interventions.
    Avec de légères dérogations type : Au 1er tour ce sera JL Mélenchon. (ou variante ?)
    Au 2ème, Jean Luc également. Sinon, le 2ème tour se passera sans moi.
    Place au peuple.
    C’est bref et largement suffisent, Merci a vous et Cordialement

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