21jan 12

Un palier dans la campagne

Après Metz

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20De nouveau dans le train entre Strasbourg et Paris, je tiens le clavier pour ne pas m’endormir. J’en profite pour mettre de l’ordre dans ce que j’ai reporté de placer dans ma précédente note et dans les morceaux de texte rédigés puis abandonnés dans le dossier des documents de mon ordinateur. A présent il va être question de la campagne. Ensuite je viens sur le sort fait aux ouvrières de l’entreprise Sodimédical et pour finir je publie le compte-rendu que j’ai reçu de Christophe Ventura à propos de la journée de commémoration à Berlin de l’assassinat de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht. Peut-être des lecteurs se souviennent-ils de ma participation l’an passé à cette manifestation ? Ces pièces et morceaux vous font un paysage de ce qui m’occupe l’esprit lorsque je suis dans le TGV, dans un wagon rempli de parlementaires européens assoupis.

A Strasbourg, je suis donc arrivé après l’élection avec la droite du social-démocrate Martin Schulz. On connaît les cris d’orfraie de la socialiste Catherine Trautmann contre la rude secouée que j’ai faite à cette social-démocratie européenne en pleine collusion avec la droite. Cet épisode, si vous découvrez le sujet, vous pouvez le retrouver en revenant à la note 14bprécédente. N’empêche que je me demande pourquoi le nouveau président éprouve le besoin d’aboyer de cette façon pour nous parler ! Les autres allemands parlent d’habitude avec grâce et parfois même un peu d’onction comme mon camarade Oskar Lafontaine. Pourtant Schulz était libraire et pas marchand de chiens tout de même ! Je n’ai rien compris à ses explications à propos du vote sur les vice-présidents. Mes voisins non plus, et même Helmut Scholz, qui pourtant parle allemand puisqu’il est élu de Bavière et riait à gorge déployée en entendant le charabia procédurier vociféré par notre nouveau président. Ce n’est pas grave j’ai encore voté blanc. J’ai bien noté qu’il n’y a plus un seul vice-président français dans la nouvelle équipe. Notez-le aussi. Ça aide à se faire une idée de la place de la France sous Sarkozy. Pendant cette session le « néo-fasciste » Viktor Orban, premier ministre hongrois, est venu plaider sa cause devant les « européens qui s’inquiètent » bruyamment de ses comportements et législations liberticides. Les mêmes parlementaires indignés et inquiets l’avaient pourtant copieusement applaudi après son discours en tant que président de l’Europe pour six mois. L’UMP français Joseph Daul, président du groupe de droite, l’avait même embrassé devant tout le monde au pied de l’hémicycle. Les élus Verts et nous, avions mis un bâillon sur notre bouche par solidarité avec la presse bafouée et les fonctionnaires persécutés en Hongrie. Que s’est-il passé pour que Orban se fasse lâcher par la droite ? Un fait essentiel du point de vue des droits de l’homme : parmi diverses mesures insupportable Orban a agressé la Banque centrale européenne. Ça c’est trop ! Il n’y avait donc pas de mots assez durs pour flétrir Orban. La preuve : il fut même traité d’émule de Chavez et Castro. Subtil, n’est-ce pas ? De tels chiens de garde du système ne méritent pas qu’on tienne compte de ce qu’ils disent. Orban est un danger d’autant plus grand qu’il est combattu avec de telles méthodes et par de tels personnages ! Car les mêmes « européens inquiets » ne disent mot de la présence d’un parti ouvertement et publiquement fasciste en Grèce. Donc pour eux 16certains fascistes sont bel et bien insupportables et d’autres non. Tout dépend de ce qu’ils pensent de la Banque centrale. On s’en doutait. Mais que c’est étrange de devoir le vérifier !

L’événement politique de cette session parlementaire c’était le vote d’une résolution concernant le futur nouveau traité européen. Je ne reviens pas à cet instant sur son contenu qui durcit les critères d’austérité et les rend constitutionnels dans chaque pays. Il est en cours de négociation entre les représentants des gouvernements des Etats membres. Il faut connaître la procédure pour apprécier tout le piège de ces sortes de résolutions présentées en commun par plusieurs groupes politiques qui sont pourtant censés être différents. La rédaction de ces résolutions se déroule de la façon suivante. Chaque groupe rédige d’abord la sienne. Puis les groupes négocient une résolution commune. Ce texte est alors signé par ceux des groupes que le compromis satisfait. Au moment du vote on commence par ce document commun. Il est adopté et alors tous les autres textes tombent sans être soumis au vote. Cette fois-ci il y a eu une variante. Beaucoup étaient déjà d’accord avant même la phase du compromis. La droite (PPE), les libéraux démocrates (ALDE), les sociaux-démocrates (SD) et les verts (Verts/ALE) proposaient chacun une résolution en tous points identique. Curieux, non ?  Interloqué, le délégué de mon groupe a tout de même voulu se rendre à la réunion de négociation de la résolution commune. En vain. Il n’y en avait pas. La droite, les socialistes, le centre et les verts lui 27ont aimablement expliqué que tout était déjà arrangé entre eux ! La résolution commune de la droite, des sociaux-démocrates et des verts n’a bien sur rien de commun avec celle que nous avons rédigée au groupe GUE/NGL

Dans leur texte, pas de dénonciation de la « règle d’or » renforcée que ce traité impose « de préférence au niveau constitutionnel ». Leur problème n’est pas le contenu « austéritaire » du traité. C’est le fait que ses « objectifs essentiels peuvent être atteints de manière plus efficace grâce à des mesures prises en vertu du droit de l'Union », via la méthode communautaire. Ce charabia signifie que le même résultat peut être obtenu sans que les Etats aient besoin de le négocier eux-mêmes car tous ces gens détestent l’intervention des Etats. Leur texte appelle à la mise en place d’une union budgétaire. Il déclare que  la discipline budgétaire est «  la base de la croissance durable ». Ah les bons élèves du libéralisme !  Ils appellent même les dirigeants de l'Europe à « mettre en œuvre des actions énergiques ». Ils demandent par ailleurs explicitement que le nouvel accord comporte « sous une forme juridiquement contraignante, un engagement des parties prenantes à prendre toutes les mesures nécessaires pour s'assurer que, dans un délai maximal de cinq ans, l'accord sera intégré en substance dans les traités ». Autant de propositions que je dénonce. Mais il y a pire : nulle part, vous entendez, nulle part ils ne demandent qu’un tel traité soit soumis à la décision du peuple. Pas une fois les mots 13« consultation populaire » ou « référendum » n’apparaissent dans leur texte.

C’est tellement gros que même les socialistes français ont eu du mal à avaler. Mais leur courage et leur indignation n’a pas été plus loin qu’une molle abstention. Comme on le devine, avec mes camarades du Front de Gauche, Jacky Hénin, Marie-Christine Vergiat, Patrick Le Hyaric et Younous Omarjee, nous avons voté contre cette résolution. La droite a voté pour. La délégation socialiste française s’est, elle, contentée de s’abstenir. Quant à la délégation d’EELV, elle a réparti ses votes entre le pour et l’abstention. Honteux ! Vous pouvez retrouver la liste des votes sur le site du Parlement européen. Voici mon explication de vote : « Cette résolution commune de la droite, des sociaux-démocrates et des verts marque l'accord de ceux-ci avec le fond du traité en cours de négociation à savoir l'imposition d'une règle d'or renforcée. Cette règle astreint les Etats à avoir des budgets à l'équilibre ou en excédent et à tendre pour cela vers un chiffre de référence: 0,5% du PIB nominal de déficit structurel. Elle les oblige à graver de préférence ce diktat dans le marbre de leur constitution. Elle exige qu'ils mettent en place des mécanismes automatiques de "corrections" de leurs politiques budgétaires suivant les indications de la Commission. Loin de s'inquiéter de telles mesures, les quatre groupes signataires se bornent à réclamer leur participation au processus de création du nouveau traité et l'intégration sous cinq ans de celui-ci dans le droit communautaire. Ils ne réclament pas même le droit pour les peuples de se prononcer par référendum sur ce nouveau tour de vis austéritaire. Je vote contre. »

L’onde de choc de l’émission sur France 2 a été considérable. Elle débloque ce qui était figé, anime ce qui restait inerte. Elle a beaucoup fait réfléchir autour de nous. Est-ce à cela que nous devons la nouvelle et formidable affluence dans nos meetings ? En partie, je le crois volontiers. Les participants aux meetings que nous organisons sont ceux que nous attendions depuis si longtemps. Pas seulement les personnes politisées qui sont si précieuses pour déclencher le mouvement et le nourrir à mesure qu’elles gagnent en confiance dans la campagne. Je veux parler de tout ce peuple qui vient vers nous. Les salles sont de plus en plus nombreuses et populaires. Très populaires. Et spontanées. Elles réagissent en dehors des codes que nous voyons d’habitude fonctionner au quart de tour. C’est là une masse de gens en voie de politisation ou de retour à un choix 26politique. Elle engage ce parcours que nous avons voulu faciliter et préparer. C’est de ce côté que sont tournés tous nos efforts. Reprendre le terrain à l’extrême-droite, à l’abstention, à la résignation.

Qu’un tel déclic se soit produit du fait d’une seule émission de grande écoute rappelle la puissance de l’outil télévisuel. Cela n’en souligne que davantage de quel poids pèse notre élimination du paysage médiatique le reste du temps. Et bien sûr dès le lendemain les vieilles habitudes sont revenues. Les camarades m’ont dit leur rage ! L’autre soir encore, sur les deux grandes chaînes, de beaux plans sur le meeting de Bayrou. Rien pour nous alors que nous étions plus de 2500 à Metz ! Si BFM n’y avait pas fait d’images, nul n’en aurait vu sinon sur nos sites et blogs. Dans la même ville, pour 800 personnes, la Le Pen avait eu un confortable reportage sur toutes les chaînes ! De même qu’il n’y a pas eu une image des 6000 de Nantes. A mon avis ça ne va pas s’arranger. Mardi prochain le CSA va rendre son analyse de la situation. Le déséquilibre s’est creusé de tous les côtés en notre défaveur. C’est encore, là aussi, 2005 qui recommence. Dites-le et répétez-le ! Les réseaux sociaux sont un bon vecteur pour ce travail. Dénoncer ce grossier maquillage c’est éduquer dans le sens de nos idées. Moins les gens croient au sérieux du système médiatique de traitement de l’information plus nos propres médias élargissent leur espace particulier de crédibilité. De tout cela il ne faut retenir qu’une chose. Pendant quelques heures vous avez vu le soleil. Votre travail de militant engagé était facilité par ce fait que vous aviez une référence commune par une émission regardée et réussie. Mais si formidable que cela soit ne perdons jamais de vue que c’est par un ancrage de fond dans les consciences, sur le terrain et par le travail de conviction que14a nous avancerons. Tout le reste, si bon que cela soit, et il faut le savourer sans réserve, est trop volatil.  Au demeurant, pour ce que nous avons à faire ensuite, il nous faut une base d’adhésion populaire consciente et documentée. Et cela dépend de notre travail de contact personnel.

La difficile profession d’imitateur élargit ses rangs ces temps-ci.  Nos mots voyagent et traversent l’espace politique. Jeudi soir, lors d'un meeting  à Dunkerque, François Bayrou a fait du verbe « résister » un refrain de son discours. Le même jour à Nantes, François Hollande a déclaré « mon adversaire c’est la finance ». Avant eux, Marine Le Pen avait repris ma formule « rendre visible les invisibles ». Ces emprunts au vocabulaire ordinaire du Front de Gauche et de mes propres meetings me réjouissent. Pour moi c’est décisif. Peu importe que ceux qui prononcent ces mots ne le fasse que par effet de tribune que leur assistants et rédacteurs de discours leur recommandent. Ce qui compte c’est que les mots circulent et deviennent dominants. Les mots sont davantage que ce qu’ils désignent. Qui les avale, avale avec la grammaire et la syntaxe.  Une manière de décrire le monde est une manière de le penser.

Bien des lecteurs se demandent sans doute ce que veut dire cette contamination de la scène par mon vocabulaire. C’est l’effet mécanique d’un mode de fonctionnement. Les personnages qui n’écrivent pas leur discours, ou qui les préparent à partir des conseils d’agences de communication, ne savent pas ce que disent les autres. Ils n’en ont pas le temps. Ils suivent 21donc ce qui leur paraît être des trouvailles dont on ne leur dit pas d’où elles viennent. Après quoi tout est possible car le système médiatique est lui-même hors d’état de faire mieux que du persiflage quand il s’aperçoit du procédé. S’il est si prompt à repérer les « dérapages », à solliciter des « regrets » et à répéter en boucle des indignations de convenances et autres objets au niveau zéro de la politique, c’est parce qu’il n’est pas en état de faire mieux pour signaler sa vigilance. En effet, il est victime de son propre mode d’organisation pour « suivre la campagne ». Je prends l’exemple de la presse papier. Dans chaque rédaction une personne est désignée pour suivre un candidat. Cette personne ne peut jamais suivre ce que disent et font les autres candidats. Elle est donc aussi aveuglée que le candidat lui-même sur ce qui se passe autour. On vient de le voir quand aucun journaliste n'a relevé que Bayrou faisait du Mélenchon. Si le journaliste qui suit la campagne de François Bayrou était venu dans un de nos meetings, il aurait immédiatement relevé l'imitation. Mais pour cela, il faut qu'il ait du temps pour le faire. Et il faudrait des équipes de journalistes assez nombreuses. Le modèle économique de la presse actuelle ne le permet pas. Par conséquence, il n’y pas non plus de temps disponible pour recouper et échanger entre collègues de travail, pour comparer les déplacements de tous les candidats. Autre aspect de ce modèle de presse, la répartition des moyens pour couvrir tout le champ des candidatures. Exemple : Nous. Quand une personne ou deux est chargée de suivre le candidat PS, il n’y en a qu’une qui suit les quatre candidats du Front de Gauche, des Verts et de l’extrême gauche. Comme c’est bien normal cette personne organise son temps de travail et répartit ses papiers entre les événements des uns et des autres selon sa propre perception de l’importance comparée des événements proposés. La visibilité de chacun d’entre eux dépend donc23 entièrement de cette répartition. En ce sens, la scène politique donnée à voir n’est pas celle qui fonctionne mais celle qui est composée et reconstruite en raison d’un modèle économique et social qui obéit à d’autres exigences que les siennes.

A présent, je veux parler de la lutte des salariés de l'entreprise Sodimédical. D'abord parce que je devais leur rendre visite cette semaine et que cette rencontre a été malheureusement annulée du fait de mon agenda dont vous connaissez le contenu. Ensuite parce que la cinquantaine de salariés mène une lutte exemplaire depuis 21 mois. Enfin, parce que mercredi 18 janvier, le tribunal devait se prononcer sur une nouvelle demande des salariés sur le paiement des salaires et que sa décision est reportée à jeudi prochain. Ceux qui me suivent de près se souviennent peut-être de cette entreprise. En septembre dernier, dans l'émission « Salut les Terriens » de Thierry Ardisson, je me suis trouvé côte à côte avec une salariée de cette entreprise. Elle était aussi invitée. A l'époque, les salariés étaient privés de leur salaire depuis trois mois. Quelques jours après l'émission, le tribunal a condamné la maison-mère française Lohmann & Rauscher France à payer ses employés de Sodimédical à la place de sa filiale. Depuis, le groupe allemand a trouvé un stratagème pour que sa branche en France n'ait plus à payer les salaires. Les salariés sont donc de nouveau privés de salaires depuis octobre. Je vous en reparle pour plusieurs raisons. Le groupe allemand Lohmann & Rauscher a mis sa filiale française sous sauvegarde pour qu'elle n'ait pas à payer les salaires des salariés de Sodimédical. Les salariés exigent donc que le groupe allemand paye lui-même les salaires à la place de la maison-mère et de Sodimédical.

Cette situation dure depuis près de deux ans. L'annonce de la fermeture de l'entreprise date d'avril 2010. Depuis près de deux ans, les salariés ont engagé une trentaine de procédures judiciaires contre leurs patrons. Jusqu'à présent, ils ont 17atoujours fini par obtenir, de haute lutte, gain de cause. Ils ont fait annuler trois demandes de liquidation judiciaire et plans sociaux. A chaque fois, l'entreprise a fait appel et a été déboutée. Ces salariés ont un courage formidable. Face à eux, les patrons voyous sont des multirécidivistes. Mais bien sûr, ni M. Guéant ni Mme Le Pen ne s'en préoccupent. Pour eux, ce sont des patrons avant d'être des voyous. Cette impunité face à la délinquance dite « en col blanc » est une marque de fabrique de la société dans laquelle nous vivons. Inadmissible et insupportable. Elle l'est encore plus quand on sait que cette affaire se déroule à Troyes. Le maire de la ville est François Baroin, ministre de l'Economie et des Finances. Mais même cela n'y change rien, l'Etat laisse faire. Pendant ce temps, les salariés ne sont plus payés depuis octobre. Et les Prud'hommes n'ont pas pu tomber d'accord. Sur le fond aussi cette lutte est exemplaire. L'entreprise Sodimédical produit des draps et d'autres textiles pour les blocs opératoires et les hôpitaux. Un tel travail ne peut tolérer aucune approximation. Il s'agit d'une production cruciale à sa manière. Car nous avons des hôpitaux et ils ne sont pas près d'être délocalisés. Il y a donc une nécessité à protéger cette production. Cela n'a pas de sens d'aller produire en Chine des draps médicaux destinés aux hôpitaux français. Et de réimporter ensuite ces marchandises. Le coût écologique et social est ahurissant. La perte de savoir faire tout autant.

L'autre aspect de la lutte est d'une grande importance pour les syndicalistes et les salariés des filiales de groupe. Il s'agit d'un débat juridique en cours sur la responsabilité des maisons-mères quant aux agissements de leurs filiales. Dans le cas présent, la justice a toujours refusé la mise en liquidation et le plan social. Elle a toujours considéré que l'entreprise Sodimédical ne bénéficiait d'aucune autonomie à l'égard de la maison-mère Lohmann & Rauscher France. C'est donc logiquement qu'elle l’a17b condamnée à se substituer à sa filiale pour payer les salaires. A présent il s’agit de savoir si le groupe allemand peut être tenu pour responsable des activités de sa filiale en France. Et donc s'il peut être condamné à verser les salaires. Le rapport du juge enquêteur du tribunal de commerce indique que le groupe allemand possède 130 M€ de réserves et a réalisé 34 M€ de bénéfices sur deux exercices, avec un chiffre d'affaires qui augmente de 5 %. Il en a donc les moyens financiers. La question est juridique. C'est un point décisif pour de nombreux conflits sociaux. Mais les conséquences seraient fortes aussi en matière de dégâts écologiques. Les groupes ont trouvé une faille pour ne pas assumer les conséquences de leurs actes. Ils font exécuter leurs basses œuvres par des filiales. C'est cette faille qu'il s'agit de combler. Les décisions de justice peuvent y participer. Tout ceci est bien plus important et décisif pour la vie quotidienne de millions de gens que bien des bavardages à la surface des choses qui occupe la campagne électorale. C’est pourtant la face concrète de ce que signifie la « mondialisation » ou bien « l’Europe qui protège » dans les entreprises. C’est pourquoi la question de l'extension des droits des salariés dans les entreprises et les groupes est si essentielle. Il faut un droit de véto sur les décisions stratégiques et un droit de reprise en cas de fermeture ou de délocalisation.

Après 21 mois, la situation des salariés de Sodimédical avance peu à peu. Le 3 janvier, la Cour d'appel a rejeté le nouveau plan social pour « absence de cause économique ». Elle a considéré que la société mère Lohmann & Rauscher France avait mis en concurrence déloyale sa filiale Sodimédical avec des unités de production chinoises et tchèques où les emplois ont été délocalisés. C'est un élément très important qui peut bloquer le dumping social et la mise en concurrence des salariés à l'intérieur des groupes. La Cour d'appel a également interdit à l'employeur de présenter un nouveau plan social. Mais rien n'est définitivement acquis. L'entreprise peut encore se pourvoir en cassation. L'urgence est que les salariés soient payés. Puis que le site reprenne son activité. Bref, pour que le cauchemar des salariés prenne fin. Ils le méritent mille fois. Pierre Laurent et une délégation du Front de Gauche s’y sont rendus. Bientôt j’irai moi aussi.

« Die Toten mahnen uns », « Les morts nous parlent ». C’est le titre du compte-rendu que m’a adressé Christophe Ventura, depuis Berlin, pour faire retour sur une journée singulière avec le Parti de la gauche européenne. « Ce week end, du 12 au 15 janvier, comme chaque année le Parti de la gauche européenne (PGE) présidé par Pierre Laurent tenait la réunion de son bureau exécutif et de ses groupes de travail à Berlin, en marge de la cérémonie annuelle d'hommage à Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. L’occasion d’analyser l’évolution de la crise européenne pour les 26 partis membres (issus de 21 pays) de notre parti européen et d’avancer collectivement dans la construction de campagnes et de mobilisations communes face à l’emprise de la finance sur l’Europe. Je voudrais partager en quelques mots la force d’une journée très singulière au cours de ce séjour berlinois. Comme chaque année donc, nos camarades de Die Linke nous ont invité à participer à l’hommage annuel rendu tous les 15 janvier à Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg au cimetière de Friedrichsfelde. Pour ma part, c'était la première fois que je m'y rendais. Le cimetière se trouve dans le quartier de Lichtenberg dans l’ancien Berlin Est. Jean-Luc avait participé en 2011, aux côtés d’Oskar Lafontaine, à cet événement inoubliable pour qui à la chance de le vivre. 15 janvier 1919-15 janvier 2012 donc. Il y a 93 ans étaient lâchement assassinés les deux dirigeants de la révolution spartakiste par des membres des Corps Francs sur ordre du gouvernement social-démocrate.

Au fil des ans, cet hommage est tout simplement devenu un événement populaire à Berlin. Ce sont des milliers de personnes qui viennent, le plus souvent en famille, toutes générations confondues, se recueillir du matin au soir sur place, au pied de la stèle où se trouvent les tombes de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Une inscription s’impose à tous : « Die Toten mahnen uns », « Les morts nous parlent ». En effet, sur place, beaucoup d’émotions vous saisissent et vous traversent, l’histoire du combat entre les révolutionnaires et les forces réactionnaires, la montée de l’extrême-droite et l’émergence du nazisme dont le mouvement ouvrier allemand sera la première victime. C’est une leçon de l’Histoire que nous rappelle avec force une visite dans ce lieu : le mouvement ouvrier est toujours la première victime de l’extrême-droite. Jamais cet enseignement n’a été aussi important à rappeler dans la période actuelle alors que la crise d’approfondit et que les oligarchies ont décidé de ne rien lâcher et de faire payer la crise aux peuples. Si nécessaire, elles s’appuieront sur les forces d’extrême-droite pour que ces dernières soient, comme toujours et en tout lieu, les chiens de garde de leurs intérêts face aux résistances sociales et populaires. Préparons-nous car ce sera nous contre eux dans les temps qui viennent.

Nous sommes donc arrivés, dès neuf heures du matin en délégation du PGE pour nous fondre dans le flot des nombreuses personnes qui convergeaient vers le Mémorial. Sur le chemin, des stands et des orchestres de cuivres précèdent l’entrée du cimetière. Une fois entré à l’intérieur et foulant les premières marches de l’esplanade, une autre ambiance vous saisit : celle d’un lieu, situé au cœur de la ville qui concentre toutes les fractures du 20ème siècle. Et pourtant il s’en dégage une grande sérénité. Elle appartient à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans le combat pour l’émancipation. A une trentaine de mètres de la tombe de Rosa Luxemburg nous nous sommes rencontrés avec la délégation de Die Linke conduite par Oskar Lafontaine, Klaus Ernst et Gesine Lötzsch (les deux co-présidents actuels de Die Linke) qui allait également déposer, devant une marée de journalistes, une gerbe de leur parti. C’est finalement tous ensemble, côtes à côtes, que Pierre Laurent (qui se préparait à déposer une gerbe en notre nom à tous), Oskar Lafontaine, Klaus Ernst et Gesine Lötzsch ont déposé ces gerbes. Ce moment n’était pas prévu, ce qui lui a conféré une dimension singulière faite d’improvisation chaleureuse et de sentiment d’appartenance à une même famille politique européenne. C’est à cet objectif – construire une famille européenne de l’autre gauche – que nous continuerons de travailler d’arrache-pied dans le futur. Et ce, dès le 18 janvier lors du meeting de la campagne du Front de Gauche au Palais des sports de Metz qui a pu compter avec la participation d’Oskar Lafontaine. » 


923 commentaires à “Après Metz”

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  1. 301
    ermler dit:

    @ mario morisi
    Très bel hommage de Nicolas Domenach à Jean Luc/FdG (et à Bayrou) dans Marianne...

    Euh, bon... ma joie est très attenuée par le "jumelage façon frères siamois" avec Bayrou.
    Si on peut avoir Mélenchon en votant Bayrou, autant voter Bayrou, non ? Il est plus rassurant et il ratisse plus large... Doménach (qui, c'est sûr, vote Bayrou) est peut-être un peu plus pervers que tu ne le penses... Mais j'ai peut-être l'esprit mal tourné.

    @ gerlub
    C'est un début ! Plus Jean-Luc Mélenchon montera et plus il sera obligé de venir sur nos positions !

    Hélas, je ne crois pas. Hollande est au maximum de ses "possibiltés". (Valls doit déjà en faire une poussée d'urticaire !) Au delà, il ferait presque du Montebourg. Il n'a quand même pas gagné les primaires pour ça...!
    J'espère me tromper.

  2. 302
    polnareve83 dit:

    il faudrait faire une distribution totale du programme du front de gauche en boite aux lettres...dans tous les departements...c'est possible
    et oui sinon ce n'est pas les medias qui vont nous aider!
    au moins chacun pourrait etre informé et bien informé...et quel impact!
    evidemment cela a un cout...mais cela vaut surrement...le coup...pour gagner des %...et arriver en tete car c'est le but je crois?
    il ne faut pas se voiler la face étant donné le mepris sur le front de gauche on est pas arrivé...
    on est plus a 20% comme dans les années passées ou on passait faire du portes a portes dans chaques villages et chaques villes...on pouvait gagner une elections cantonnalles legislative ou municipale tout seul...on peut le regretter j'en conviens mais maintenant il n'y a plus la masse de personnes pour faire cela...et surtout la societe a beaucoup changé...
    toujours au combat et "qu'ils s'en aillent tous..."

  3. 303
    Sheraf number One dit:

    Bonjour,
    Ce matin, un article sur Faut-il voter pour Jean-Luc Mélenchon ? sur Agora vox.
    Pour moi la réponse est clairement oui !
    Présidons !
    Bonne journée à tous

  4. 304
    claude bronchart dit:

    Le vocabulaire du Bourget et / ou de Dunkerque- de Guyane et du FN est un vocabulaire de communicant.C'est notre vocabulaire dans le programme du FdG mais aussi comme dit Jean-Luc Mélenchon la grammaire,la syntaxe et évidemment le fond.Ces gens piratent la politique au bénéfice du socio-libéralisme.Le coatch de ces messieurs-dame,comme dit Hollande est invisible mais il porte un nom:la finance.Depuis le rassemblement de Nantes et le passage à France 2,la course est lancée par cet homme invisible.Il s'agit de barrer la route celui qui parle de l'humain d'abord car c'est lui le danger!Cela se ressent déjà quand on écoute les experts et éditorialistes en tout genre à la télé ou dans la presse écrite.L'homme invisible a lancé ses chevaux légers.Nous sommes sur la bonne route.Nous n'avons rien à perdre et tout à gagner.Nous vivons encore aujoud'hui sur les acquis de 1789.Construisons les acquis de 2012!Dans ma famille,le vote utile du 2ième tour vient de perdre 2 voix- A bon entendeur,salut.

  5. 305
    comes georges dit:

    Pour moi idem un 2ème tour droite/PS, je vote blanc.

  6. 306
    Nicolas G30 dit:

    301 Nicolas, Entièrement d'accord sur la dernière phrase de M Poutou, on a rien à espérer du candidat hollande. Je viens de voir quelques images de son meeting, ce qui m'a frappé c'est la couleur dominante le blanc et le bleu, ils ont oublié la couleur de la vie le Rouge. C'est peut être la réponse au discours de jean Luc, "le rouge est de retour" en parlant de notre drapeau. j'espère que les vrais socialistes ne se tromperont pas de couleur. Soyons nombreux derrière nos écrans demain, au fait combien il y a eu d'audience à cette retransmission du Bourget ?

  7. 307
    Sylvain dit:

    Bonjour! Il suffit avec cette mascarade du Bourget. Les socialistes ont assez pris les Français de haut pour ne pas en rajouter avec cette baronnie de bonimenteurs shootés à la sauce Terra Nova et alignés comme des vestiges d'un autre temps dont les dents jaunies n'ont toujours pas fini de rayer le plancher! Les socialistes ont tourné le dos au monde ouvrier avec leurs "réservoirs à idées" de bonimenteurs surpayés. On côte, on estime, on envisage, on dégrade, on relativise et on constitue des "stratégies électorales" là où le peuple hurle de douleur et attend des réponses concrètes. On cible des segments sociologiques, des couches de population estimées, contournées, sondées, ingurgitées et recrachées comme des glaires infectées. La politique des socialistes est la même que celle de sarko. De la publicité au service du pipeau pour people. Un zeste de démagogie, une énorme louche d'arrivisme et un sens inné de la trahison qui veut que la compagne de l'actuel candidat fracasse Jean-Luc Mélenchon avec un déni total et revendiqué de la moindre déontologie journalistique qui en dit long de leur hypocrisie!
    Les socialistes ont trahi, longtemps, beaucoup et trahissent encore. Mitterrand a sacrifié les valeurs de gauche en 1983 leur préférant la rigueur budgétaire, le réalisme économique et le pragmatisme politique. Hollande nous refait la même, 30 après! En pire avec la plongée ultralibérale qui noie les peuples d'Europe, qui veut que l'Etat "ne peut pas tout" et que les socialistes ont réclamé à cor et à cri avec le Traité de Lisbonne, en 2005! Par dessus tout, les socialistes sont à l'origine de la progression du Front National que Jean-Luc Mélenchon est le seul à combattre droit dans les yeux. Je sais pourquoi je ne voterai pas pour eux...et eux devraient le...

  8. 308
    ermler dit:

    @ Nicolas (301)
    Le discours officiel du NPA est toujours le même, depuis sa création ! "Regroupement dans les luttes, mais aux élections, chacun pour soi !". Bref, ils veulent bien lutter avec nous "contre", jamais construire avec nous "pour".
    Quant à leur théorie que nous serions soit naïfs, soit "tacticiens" (c'est à dire hypoctites et retors) je la touve méprisante et bien peu fraternelle.
    Alors...convergences...bof !

  9. 309
    Sylvain dit:

    Je sais pourquoi je ne voterai pas pour les socialistes mais eux devraient le savoir aussi...depuis le temps qu'on leur dit!

  10. 310
    Jean Louis CHARPAL dit:

    Une déclaration très récente qui en dit long sur le double langage d'Hollande.
    A Berlin, le 5 décembre dernier, au Congrès du SPD (la gauche molle allemande qui a préféré s'allier avec la droite qu'avec le parti de gauche Die Linke) Hollande a dit : " Vous avez fait des réformes importantes ici en Allemagne. En France, elles ont trop tardé ".

    En langue ultra libérale, qu'Hollande parle couramment, il veut dire quand il prononce le mot "réformes", " bonds en arrière réactionnaires au détriment du peuple ".
    Que furent ces belles "réformes " ? La retraite à 67 ans, la hausse de 3 points de la TVA, et la démolition de l'indemnisation-chômage.
    Autant le savoir, Monsieur Hollande est "bilingue" : à l'étranger, à Bruxelles, devant les grands patrons du Cac 40 qu'il voit souvent (mais en rasant les murs ; il n'a pas la "franchise" de Sarkozy) il parle " l'ultra libéral ", devant son public, il parle le " Front de Gauche " presque sans accent. Quel homme ! Dommage qu'il ne soit pas de gauche !

  11. 311
    jacques bounoume dit:

    JL Charpal 312 : excellente définition du mot "réformes" et excellent portrait du ps!

  12. 312
    Sylvain dit:

    J'aimerais juste rajouter une dernière chose. Ce discours de Hollande soi disant plus à gauche qu'à l'accoutumée, il n'aura échappé à personne qu'il a pour origine les idées revendiquées par le Front de Gauche. Si les socialistes payent très chers leurs experts de Terra Nova pour venir piquer nos idées, ils feraient mieux de passer directement par nous. Ce que je constate, c'est que même sans conviction sinon de ne pas laisser filer leurs militants au Front de Gauche, ce discours aura eu un impact positif. En effet, ce matin la mère Pécresse a dit vouloir accélérer la course et les sanctions à la fraude fiscale. Vous voyez que le Front de Gauche a raison. Même diluées, réduites, et mal formulées, nos idées provoquent déjà des remous! C'est pourquoi nous aurons un président efficace le dimanche 6 mai au soir. Un président dont je serai fier parce qu'il est un homme honnête qui agit pour ses concitoyens et qui n'a besoin de personne pour lui conseiller ce qu'il a à faire, à écrire ou à dire!

  13. 313
    gerlub dit:

    @ 300thierryjay93 - 23 janvier 2012 à 12h16

    Je préfèrerais le référendum ! en espérant que cette fois et les suivantes on en tienne compte (cf. 2005). Une fois expliqué les tenants et aboutissants je ne suis pas sûr que bcp d'électeurs souhaitent que l'Alsace Moselle continue de rémunérer les prêtres ! entre autres bien sûr (financement des écoles confessionnelles etc.....) sur le budget de l'état
    Quant au congrès, tout dépendra de l'importance de la majorité qui sortira des législatives ?
    cordialement,

  14. 314
    Mandar dit:

    Aux Pays-Bas, l'autre pays du "non", la gauche de la gauche a réussi à faire basculer le balancier pour être à présent le premier parti des sondages... La gauche sociale-démocrate est en chute libre.

  15. 315
    redline69 dit:

    Mr Chevenement, le candidat de gauche lancé devant nous par un état major socialiste aux abois, à dit qu'il était satisfait de Hollande ! super on est content pour lui car si son programme est de sortir quelques mois avant une élection présidentielle pour soutenir celui qui le tient au bout de sa laisse, franchement c'est trop drôle.ceci démontre que ces mouvance qui surgissent de toutes parts non que le but de réduire et grignoter à gauche pour éviter que le peuple fasse un score trop fort ! çà risque de déplaire à mr Sapin qui fait tous les efforts pour que le FdG reste à sa place, pour pas dire dans sa niche.malgré çà, il y a bien un gros problème au PS ! c'est que derrière l'aveuglement d'une équipe des magiciens faisant croire aux miracles, il y a des conseillés qui bossent déjà et depuis longtemps à trouver le moyen de faire passer des mesures "libérales" pour des mesures sociales.
    souvenez-vous des sirènes venant chanter devant Ulysse pour l'entrainer vers les récifs ! la chanson de Hollande peut paraître douce, elle en sera par contre très douloureuse ensuite pour ceux qui croient au Mirage du PS.
    contrairement à ce que les journalistes affiliés du PS sous entendent. il n'y a aucun programme. tout n'est de mousse en surface. une fois l'écume écartée, nous aurons l'eau froide du vote futile.une seule chose nous rassemble ici ! l'Alternative et le vote de courage !qui a t il de courageux à voter pour une personne qui se faisait photographier avec Sarkozy en 2005 pour le TCE ?
    cette élection est une chance, pour ceux qui ont l'esprit de résistance il y a le Front de Gauche. le plus beau beau des rassemblements. celui des hommes, des idées et de l'humain devant les arrangements d'appareils.
    en votant PS ou UMP, vous restez dans...

  16. 316
    l'hallebardier dit:

    @295 ermler
    Oui, FH est au taquet côté "gauche"... il a su dissimuler derrière un discours habile toute velléité de changement réel avec des mots "coquilles vides" parce que sans indiquer le comment?
    La finance est rassurée, tout comme l'est leur porte-voix, les media.
    "Bonnet blanc et blanc bonnet": Voir cette video
    Je suggère même qu'en entrée de meeting de Jean-Luc Mélenchon cette video soit projetée, elle serait sans aucun doute très, très productive.
    Tant qu'il n'y aura pas de réelle rupture et non feinte avec le pouvoir financier, il n'y aura pas de changement.
    Le FdG a toute sa place et quoiqu'il arrive, ses idées et ses propositions ne pourront que se propager.
    Seul regret comme dans la fable du lièvre et de la tortue, si le PG avait été créé juste dans la foulée de 2002 nous serions aujourd'hui en position de force
    Jean-Luc Mélenchon mène cette élection avec son équipe de main de maître, il faut poursuivre ne rien lacher.l'avenir est de notre côté c'est l'évidence.

  17. 317
    JH dit:

    Deux jours durant les médias avaient préparé le premier meeting de campagne du candidat Hollande et avant qu'il n'ait eu lieu annonçaient déjà le nombre des participants. Curieux non ?Avant chaque meeting le candidat du Front de gauche ne bénéficie pas lui, d'une telle promotion. Bien au contraire.Faut-il s'en étonner ? certes pas, "les chiens de garde" sont bien dressés.Le "discours à la France" du candidat -président socialiste a tourné classiquement au discours - programme, c'est-à-dire au catalogue de promesses de gauche tous azimuts qui n'engagent que ceux qui y croient. Or, les paroles de gauche suivies par des actes de droite, il y a belle lurette que les Français et principalement les électeurs de gauche en ont fait l'amère expérience. C'est d'ailleurs pourquoi aujourd'hui persiste cette défiance entre le PS et le peuple de gauche voire au-delà : Jean luc Mélenchon rappelait hier dans une interview au journal Le Monde que les intentions de vote à gauche (toutes tendances confondues) plafonnaient actuellement à 40% ! Nous sommes donc loin d'un soutien électoral majoritaire et massif. Ajoutons, soutien à quoi ? Car enfin au-delà de la forme, il y a le fond et, par exemple, hier au Bourget, ce fut plutôt l'eau tiède des annonces "raisonnables" celles de l'alternance tranquille et non de la révolution citoyenne.

  18. 318
    boris dit:

    J'aurais besoin d'un comparartif des programmes (entre PS, UMP, FN, MODEM, et FdG) sur les principales mesures afin de les exposer à mes collègues (statut de la BCE...). Quelques mesures simples et argumentées suffiraient : Il faut rationnaliser le débat. Merci d'avance.
    L'idée de mettre une équipe sur le petit journal pour les prendre à leur propre jeu, pourquoi pas.
    Tous à Montpellier le 8 fevrier prochain.

  19. 319
    JH dit:

    Deux jours durant les médias avaient préparé le premier meeting de campagne du candidat Hollande et avant qu'il n'ait eu lieu annonçaient déjà le nombre des participants. Curieux non ? Avant chaque meeting le candidat du Front de gauche ne bénéficie pas, lui, d'une telle promotion. Bien au contraire. Faut-il s'en étonner ? certes pas, "les chiens de garde" sont bien dressés.
    Le "discours à la France" du candidat -président socialiste a tourné classiquement au discours - programme, c'est-à-dire au catalogue de promesses de gauche tous azimuts qui n'engagent que ceux qui y croient. Or, les paroles de gauche suivies par des politiques de droite, il y a belle lurette que les Français et principalement les électeurs de gauche en ont fait l'amère expérience. C'est d'ailleurs pourquoi aujourd'hui persiste cette défiance entre le PS et le peuple de gauche voire au-delà : Jean luc Mélenchon rappelait hier dans une interview au journal Le Monde que les intentions de vote à gauche (toutes tendances confondues) plafonnaient actuellement à 40% ! Nous sommes donc loin d'un soutien électoral majoritaire et massif. Pire, ajoutons, un soutien à quoi ? Car enfin au-delà de la forme, il y a le fond,et, par exemple, hier au Bourget, ce fut plutôt l'eau tiède des annonces "raisonnables", celles d'une alternance tranquille et non de la révolution citoyenne.

  20. 320
    patrice dit:

    Ma compagne et moi, premier et deuxième tour, nous votons front de gauche !
    pas négociable!
    Je pense que le vote futile ne servira qu'à faire perdre la gauche. Beaucoup de personnes qui étaient endoctrinées par la médiocratie, ont pris conscience du fait. Nous ne sommes plus dupe, d’où la non négociabilité de nos votes.
    Je suis passé de la droite(erreur de jeunesse) vers le ps en 2007 (par défaut) j'ai enfin trouver un programme qui est en accord avec mes idées et je ne suis pas prêt de le lâcher. Prenons le pouvoir,ne lâchons rien et la victoire n'en sera que plus belle.

  21. 321
    Célia dit:

    @ 317 Mandar,

    Tu peux préciser de quel parti tu parles, et de quels sondages en vue de quelle élection ?

    Merci !

  22. 322
    Pascal397 dit:

    A propos de l'affluence au metting du capitaine de pédalo dont la barre est tenu par la girouette, il faut savoir que sur ce site la salle peut contenir jusqu'à 12000 places! (ouvrir le fichier pdf à télécharger la fiche)

    Post scriptum:je souhaites ne pas m'être trompé de salle.

  23. 323
    Sylvain dit:

    Surtout ne jamais oublié que sans les socialistes, le FN ne se trouverait pas où il est! C'est le plus important et je ne suis pas près de l'oublier, croyez-moi! En abandonnant la classe ouvrière le PS l'a livrée aux Le Pen et les penseurs de Terra Nova sont les principaux conspirateurs du Front National. On a déjà connu la même situation dans l'histoire où pour ne pas perdre ses billes, on a laissé monter le fascisme en l'édulcorant pour les carnages et les pires drames de l'humanité de tous les temps. Le fascisme et le racisme "allégés" à la sauce Terra Nova/Le Pen, ça reste une très grave faute morale et politique. Ne rien faire pour aider les gens à s'arracher de leurs plus bas instincts en dit long du programme de Hollande! Mais que voulez-vous faire du pouvoir, messieurs, si vous ne voulez rien en faire de concret pour le peuple? Il faudrait que les militants socialistes se posent la question parce que le jour où les chosent vont s'aggraver et dégénérer, tous ceux qui auront suivi cette mascarade ne pourront pas dire qu'ils n'étaient pas au courant. Vous avez tourné le dos à la solidarité et au partage pour mieux gagner des parts de marché et vous en voulez encore? Et vous pensez vraiment cette fois-ci on va vous laisser faire?

  24. 324
    Lyendith dit:

    Concert de louanges pour Hollande ce matin, avec une magnifique séance d'onanisme de Bruno Dive dans SO… comme on s'en doutait, ses propositions "montebouriennes" sur la finance lui ont valu un beau label "certifié à gauche" (à moins que ce soit son audacieuse tranche à 45% pour l'IR !). Même si dire qu'on va attaquer la finance sans remettre en cause le traité de Lisbonne, c'est comme dire qu'on va se protéger de la foudre en se ligotant un paratonnerre.

    Décidément, dans les médias il ne faut pas grand chose pour être considéré de gauche.

  25. 325
    Gilbert Duroux dit:

    #311 ermler
    "Le discours officiel du NPA est toujours le même, depuis sa création ! "Regroupement dans les luttes, mais aux élections, chacun pour soi !". Bref, ils veulent bien lutter avec nous "contre", jamais construire avec nous "pour".
    Quant à leur théorie que nous serions soit naïfs, soit "tacticiens" (c'est à dire hypoctites et retors) je la trouve méprisante et bien peu fraternelle. Alors...convergences...bof !"

    Il ne faut pas être aussi péremptoire. Pour ma part, je ne vois pas ce que peut avoir de "peu fraternel" ou méprisant" le fait de se poser la question des alliances avec le PS. C'est une question tout à fait légitime. Je ne suis pas sûr qu'à l'intérieur du Front de gauche tout le monde aura la même réponse à cette question.

  26. 326
    Gerard Blanchet dit:

    Mise en oeuvre de ce que je vous disais hier : les étudiants (jeunes et vieux) de Clermont-Fd seront demain mardi à 20h au CROUS ROAD CAFE 4 rue Etienne Dolet pour suivre en direct le meeting de Besançon à partir du wifi de ce café. Nous retransmettrons même en direct sur ce canal les réactions et nos débats.

  27. 327
    bernard hugo dit:

    Face au rouleau compresseur médiatique dont l’objectif est la non visibilité du Front de gauche, l’ostratisation et la marginalisation de son candidat Jean-Luc Mélenchon, incarnant cette résistance populaire, dans la voie victorieuse du NON de 2005 et la rupture avec les politiques néo-libérales, comment résister à la pression qui s’exerce de tous les cotés ? Le danger principal n’est pas à droite, contrairement à ce que déblatèrent tous les gogos, mais bien du coté du parti de Hollande et de ses soutiens de gauche, dont la capacité de penser s’est rabougrie et nécrosée au vote débile, inspiré par la peur de voir reconduite une politique, dont leur candidat s’inscrivant dans la même logique libérale (Blair, Schroëder, Jospin, Zapatero, Papandréou..)s’apprête à poursuivre l’entreprise de précarisation et de chômage organisé, de souffrance au travail, de démolition des conquêtes sociales et des services publics. Pour l’instant, l’équipe de campagne, les militants des partis et mouvements associés dans le front de gauche et la grande masse des anonymes mènent une campagne ardente, seuls contre tous. Du coté des grandes voix, nous manquent celle de Pierre Bourdieu, qui lui, j’en suis persuadé aurait résolument pris parti pour le Front de gauche comme s’était déjà positionné Jean Ferrat avant de disparaître. Sauf quelques exceptions comme Bernard Lavilliers, Robert Guéguidian, Gérard Mordillat, Annie Ernaux, Anémone, Guy Bedos… (mes excuses à ceux que j’oublie) je ne vois que frilosité du coté des intellectuels et des artistes. Réveillez-vous, les penseurs de la radicalité concrète ! Envolez-vous les économistes atterrés ! A l’assault du ciel les artistes révoltés ! Votre voix publique collective compte énormément pour briser la conspiration du silence...

  28. 328
    Mario Moris dit:

    Et voilà : Benoit Hamon, le Houdini du PS déclare que non non, le programme de FH n'est pas à gauche, il peut séduire le centre...
    Quel noeud visqueux de vicelards. Jamais Hollande, pour moi jamais.
    Jean-Luc Mélenchon au premier, au deuxième et au troisième tour
    Tous demain à Besac au Palais des Sports, déjà des dizaines de citoyens pas FdG nous demandent s'il y a des places dans les bus et les voitures...
    Ca va leur faire drôle, dans quinze jours trois semaines, quand le soufflé libéroflamby se sera aplati !

  29. 329
    citoyenne21 dit:

    Quand je vois des gens au détours d'articles citoyens sur le net, qui disent avoir été éblouis par le discours d'Hollande, en tant qu'écolos de base, qui ont passé leur temps à taper sur Sarko depuis qu'il est élu et qui là ne sont même pas capables de remarquer que le peu d'idées de gauche dont s'est targué Hollande, il l'a pipé sur notre candidat, le seul véritable représentant de gauche, ça me fout hors de moi ! Je ne peux pas croire que les gens soient dans leur grande majorité autant aveugles et sourds ! Battons nous encore et encore, chacun selon ses moyens, pour dénoncer haut et fort cette supercherie !

  30. 330
    rom dit:

    @polnareve83 (305)
    je pense que tu as raison quand tu dis qu'il est plus difficile "qu'autrefois" de battre la campagne et faire du porte à porte. cependant je pense également que tu déprécie trop les nouveaux moyens qui n'existaient "presque pas" y a 20 ans. mails,blogs, forums, média alternatif d'internet, télé de gauche, réseaux sociaux (tous imbriques les uns dans les autres). une idée peut faire le tour de la France en échappant complètement à toute forme de contrôle.
    par exemple : une idée qui inviterai tous les Français à descendre dans la rue en bas de chez eux le 1er Mars à 20h pour faire un p'tit apéro voisinage et discuter des programmes n’était pas organisable au niveau national. de nos jours.. avec suffisamment de mails et de messages sur les "réseaux sociaux"... qui sait. ou tout simplement descendre dans la rue devant chez sois 15 minutes pour dire "non" à une loi en train d'être décidée sans nous etc...
    plus facile à organiser qu'une manif, moins dur d'y aller etc... peut être un jour verrons nous cela arriver.

    @Jean Louis CHARPAL (313)
    bien vu, bien démontré.

  31. 331
    steph dit:

    Le NPA nous attaque sur les retraites suite à une allusion de Jean-Luc Mélenchon en 2010 (écouter à 54:35 ) où il prenait partie personnellement pour 40 annuités de cotisation.
    Aussi il me semble que le PPP ne fait pas référence explicitement aux 37,5 annuités...

    Des éclaircissements s'imposent d'urgence sur ce point de notre part! Qui connaît la ligne offcielle du FdG sur la durée de cotisation?

  32. 332
    JH dit:

    La question de confiance ! Hé oui c'est aussi simple que çà quand on est citoyen - électeur. Même s'il se trouvera encore et toujours des gogos prêts à croire toutes les promesses du monde, ou à opposer la foi du charbonnier à la dure réalité des faits, nous sommes un certains nombre à n'avoir pas la mémoire courte pour avoir subi dans leur profession et leurs conditions de vie les palinodies et les trahisons d'une gauche dominée par le PS acquis au social libéralisme.Alors les promesses d'un Hollande dont on sait qu'elles ne dureront que ce que durent les roses, merci bien, mais nous avons déjà donné !

  33. 333
    Papa dit:

    Ainsi donc Hollande aurait réussi son"décollage". Mais moi ce qui m'intéresse c'est son atterrissage!
    Et bien je vais vous le prédire! Comme tout bon social-démocrate, il souhaite se faire élire avec les voix de gauche,et ensuite pratiquer une politique de droite.
    Il en a toujours été ainsi avec la social démocratie!
    Quelques mesurettes pour le chaland,aucunes mesures de fonds. Donc pas de changements qualitatifs!
    Pas d'inquiétudes pour les tenants du capital avec Hollande. Ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles.
    Plus que jamais: "Front de Gauche"!

  34. 334
    Nicolas G30 dit:

    @321 Boris : voir déjà le comparatif détaillé des programmes sur le Blog de Marc le Rouge

  35. 335
    ermler dit:

    A propos de la grande messe du Bourget (et de Mélenchon sur F2), un joli exercice de décortigage des dits et non-dits de la presse.
    En plus, le style est alerte.

  36. 336
    Michel Berdagué dit:

    Suite au mutisme au meeting du Bourget que remarque Pierre Laurent il faut citer surtout sa conclusion : " Le Front de Gauche va être plus que jamais la garantie d'une victoire solide de la gauche face à Nicolas Sarkozy."
    Là il y a une analyse à approfondir : victoire solide de la gauche face à Hollande et à tout ce Ps ayant virer au centre vers la droite avec dans son objectif : soutenir cette UE et cette Commission et le rôle actuel de cette B.C.E.. On retrouve là le clivage de 2005 sauf que depuis près de 7 longues années nous n'avons pas cessé de donner des limites à cette Europe en votant NON, l'épreuve de réalité ayant passé par là,la vie sociale des européens s'est aggravée et ce n'est pas Solférino qui a contesté la politique majoritaire de cette U.E. il vote comme en Grèce avec cette droite..
    Tout faire pour que la Gauche se retrouve dans le Front de Gauche en votant pour notre Candidat Jean-Luc Mélenchon. C'est dire l'importance de l'utilité du vote FdG.
    Mais dès présent il faut savoir que différentes possibilités sont prévisibles pour les législatives : victoire de Jean-Luc l'inconnue des législatives et le FdG est prévalent: alors notre Programme en alternative se réalise échec du FdG mais il est incontournable se pose avec force les alliances ou pas avec les candidats Ps aux législatives et là tout dépend de notre force à la présidentielle ce qui fait dire à Pierre Laurent: " or personne à gauche ne peut gagner seul", ce qui est à l'évidence fait passer l'idée que le Ps est encore à gauche mais comme le font remarquer plusieurs ici le Ps n'est plus de gauche. Un zeste,une pincée une petite dose pour nous cacher ce qui apparaîtrait aux yeux de toute la population si le Débat avait lieu: Solférino est social-libéral.

  37. 337
    Stéphane B. dit:

    Un chat avec l'auteure de la biographie récente de jean Luc, sur libération, commence bientôt, on peut poser ses questions :
    Je ne sais pas ce que ça peut donner...

  38. 338
    bernard hugo dit:

    Dire aux gens qu’on les aime en période électorale pendant qu’on prépare les mauvais coups au Club de l’Industrie avec les représentants du MEDEF et les patrons du CAC 40, que l’on assènera aux salariés dès que les électeurs auront le dos tourné, n’est pas une nouveauté dans l’exercice du double langage (voir JL Charpal 313) et la pratique de la trahison. Je reprend les excellents propos de Robert F (320) et de Sylvain (326): « Or, les paroles de gauche suivies par des politiques de droite, il y a belle lurette que les Français et principalement les électeurs de gauche en ont fait l'amère expérience. C'est d'ailleurs pourquoi aujourd'hui persiste cette défiance entre le PS et le peuple de gauche voire au-delà : Jean-Luc Mélenchon rappelait hier dans une interview au journal Le Monde que les intentions de vote à gauche (toutes tendances confondues) plafonnaient actuellement à 40% ! ». « En abandonnant la classe ouvrière le PS l'a livrée aux Le Pen et les penseurs de Terra Nova sont les principaux conspirateurs du Front National. » Une fois de plus la social-démocratie reconvertie dans le néo-libéralisme prépare le lit de l’extrême droite dans toute l’Europe. Aux flatteries médiatiques de la démagogie des pires instincts ne manque plus qu’un chef charismatique à la hauteur de la situation, « le jour où les chosent vont s'aggraver et dégénérer, tous ceux qui auront suivi cette mascarade ne pourront pas dire qu'ils n'étaient pas au courant. » Cela dans la pire des hypothèse, mais le soufflé Hollande pourrait se dégonfler très vite !
    Qu'ils s'en aillent tous !

  39. 339
    adisl dit:

    @ Papa (336)
    Je suis tout a fait d'accord. Les caciques du PS et en premier lieu Hollande sont des faux jetons. Comme Chérèque (cfdt) chez les syndicats, on ne peut avoir aucune confiance.
    Mais pour aller plus loin dans leur proposition. Si on les étudie bien, il n'y a rien sur la BCE mis à part leur escroquerie sur les Eurobons. Une mutualisation des dettes des états européennes sur les marchés financier. la bonne blague. Et après on veut tordre le coup à la finance.
    Autre question. Comment augmenter le nombre d'enseignant sans augmenter le nombre de fonctionnaire ? Miracle de Hollande ? non non. c'est simple. Il supprime des postes vacants (départ en retraites) dans les autres services (Hôpital, sécurité, etc...) pour les transférer dans l'éducation nationale. Formidable. Mais alors, contrairement à ce qu'il dit, il garde forcement le principe de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux dans les autres services que l'éducation. Quelle entourloupe mes amis ! avec eux, Plus c'est compliqué, plus ça passe! Ils nous prennent pour des ballots ?
    Sur le logement, les salaires, l'emploi. Rien ! du vide ! du néant !
    Donner des terrains de l’État, durcir la loi SRU en multipliant par 5 seulement les amendes (rire à Neuilly en ce moment) etc...
    Bon j’arrête là car si jamais je rencontre un socialiste (ce qui est rare heureusement) Je lui mets deux paires de baffes ! faut que je calme !
    Le traitement médiatique on s'en fout. On était prévenu (referendum 2005) Ce qu'il faut c'est convaincre chacun à notre échelles (bureaux, usines, clubs de sports, réunions familiale etc...). Et ça portera ses fruits ! 9 a commence à prendre. La baudruche Hollande va se dégonfler car elle n'y a rien qui remet en cause le système de m**** dans lequel on vit...

  40. 340
    Sansebar dit:

    D'accord avec tous ceux qui expliquent que FH ne répondra absolument pas aux aspirations populaires et ne réglera pas les problèmes d'aujourd'hui puisqu'il ne veut qu'accompagner le capitalisme sans rupture.
    Mais je voudrais prolonger aussi ce que dit notamment Sylvain : oui, c'est le PS qui a fait monter le FN, par ses renoncements. Or, si l'histoire ne se répète jamais et se contente de bégayer, elle nous enseigne tout de même que les mêmes causes produisent les mêmes effets : dans une crise grave, avec autant de chômage et de misère, chaque fois que la social démocratie au pouvoir a renoncé, le fascisme est arrivé. Le pire ex est évidemment l'Allemagne des années 20 et 30...
    C'est dire si le pseudo vote utile serait un vote tragique. A partir du moment où nous savons que le Pdt FH ne ferait rien, nous devons expliquer également qu'il amènerait le FN au pouvoir d'une façon ou d'une autre (d'abord sans doute en alliance avec l'UMP tendance droite populaire, puis peut-être seul) car les électeurs de gauche déçus, dégoûtés, désorientés, seraient nbx (hélas !) lors de l'élection suivante, à s'abstenir ou à voter FN...
    C'est très grave et nous pouvons expliquer ça à ceux qui, d'accord avec le programme du FdG, nous disent qu'ils ont peur et voteront FH.
    Le meilleur moyen d'amener le FN au pouvoir est le vote FH, disons le, répétons le, rappelons l'histoire.
    Mélenchon, présidons !

  41. 341
    ermler dit:

    @ gilbert duroux
    Pour ma part, je ne vois pas ce que peut avoir de "peu fraternel" ou méprisant" le fait de se poser la question des alliances avec le PS. C'est une question tout à fait légitime. Je ne suis pas sûr qu'à l'intérieur du Front de gauche tout le monde aura la même réponse à cette question.

    Sauf que de la part du NPA ce n'est pas une "question" mais une affirmation doublée d'un procès d'intention.
    Tu dis qu'à l'intérieur de FdG tout le monde n'a pas la même réponse à la question à propos des alliances. Mais quelle est la "question" au juste ? Pourrais-tu la formuler et donner ta réponse ?

  42. 342
    Citoyen93 dit:

    A votre avis, quel est le candidat de gauche capable de faire une heure et demie de discours sans prononcer une seule fois le mot "syndicat" ou "syndicaliste" ?

  43. 343
    thersite69 dit:

    @thierryjay93
    Pour constitutionnaliser la loi de 1905 il n’y a que la constituante que nous revendiquons, mais qui n’est pas prévue par F. Hollande.

    @tous :
    Jean Luc écrit ci-dessus : « Ces emprunts au vocabulaire ordinaire du Front de Gauche et de mes propres meetings me réjouissent. Pour moi c’est décisif...Ce qui compte c’est que les mots circulent et deviennent dominants. Les mots sont davantage que ce qu’ils désignent. Qui les avale, avale avec la grammaire et la syntaxe une manière de décrire le monde est une manière de le penser ».
    Ne soyons pas sectaires dans la critique du programme socialiste. Ce qui importe c’est de permettre aux gens de faire la différence entre la parole de notre
    porte- parole et le discours de leur leader. Entre un slogan au sens étymologique de « cri de ralliement » « mot d’ordre » de la résistance, et pas au sens dégradé de la publicité pour séduire le chaland, transformer l’élection en piège à cons. Les mots sont les mêmes et les citoyens indécis peuvent se rallier au sens que nous, nous leur donnons, orientés vers l’action, selon la grammaire et la syntaxe de l’histoire des luttes ouvrières !

  44. 344
    Gilbert Duroux dit:

    @ ermler
    La question est posée clairement, je ne vois pas ce que tu sous-entends. On dirait que tu ignores quelle est la force la plus importante du Front de gauche ? Je ne vais pas faire le boulot à ta place. Renseigne-toi, tu verras les différences. Quant au procès d'intention... le passé éclaire souvent l'avenir. Mélenchon tient un discours de rupture par rapport à un passé pas si éloigné. Tout le monde n'est pas forcément sur la même longueur d'onde. Je ne vois pas le problème d'en faire le constat.

  45. 345
    Mandar dit:

    @ 324 Célia
    Il s'agit du SP (Socialistische Partij), anciennement communiste, mais aujourd'hui plutôt de gauche socialiste. Il n'y a pas d'élections en vue aux Pays-Bas mais la coalition de droite au pouvoir (alliance entre libéraux, conservateurs et nationalistes xénophobes) est très fragile. Ce sondage est d'autant plus remarquable que lors de la dernière élection nationale en 2010, le SP était le 5è parti. Par ailleurs, les partis de gouvernement traditionnels (les sociaux-démocrates et les chrétiens démocrates) ne feraient plus que 29 sièges sur 150 au Parlement si l'on en venait à des élections anticipées et l'extrême droite serait en recul pour la 1ère fois depuis son entrée au gouvernement. Donc, ce n'est qu'un sondage mais quand même...

  46. 346
    ermler dit:

    @ gilbert duroux

    Je ne sous-entends rien du tout. Quelle est la question ? Faut-il ou ne faut-il pas passer une alliance avec le PS ? Si oui, à quelles conditions? Quelle type d'alliance ? de simple désistement républicain ? de gouvernement ?
    Il me semble que la question en contient plusieurs... Tu as l'air d'avoir toutes les clés du problême apparemment.! Sans faire le boulot à ma place, tu pourrais exprimer ta propre position. Bon, je te force pas non plus.

  47. 347
    Sylvain dit:

    Les amis, soyons vigilants à ne pas trop nous laisser endormir par le bisounours socialiste. Il se passe des choses dans le monde et notamment en Grèce avec une recrudescence d'abandons d'enfants que les parents n'ont plus les moyens de nourrir, une recrudescence aussi de femmes, souvent mères de familles, qui se prostituent et une forme apocalyptique de dégénérescence d'un tissu social qui explose. Est-ce que Hollande a l'intention de nous en parler un peu? Non parce que c'est bien beau de faire venir Noah pour un meeting au Bourget mais si c'est avec ça qu'il compte donner du sens à la rigueur, il va pouvoir nous expliquer longtemps...! Ces plans d'austérité seront notre tombeau et aucun des pays concernés n'en sortira indemne. J'attends toujours les explications pour savoir comment les socialistes espèrent nous endormir à continuer dans cette voie quand on voit ce que ça donne en Grèce. Jean-Luc nous l'avait dit à Talence. Désormais il est simple d'expliquer aux gens l'absurdité de la rigueur, il suffit de regarder ce qui se passe en Grèce. Commençons par dire cela à ceux que nous voulons convaincre et ne lâchons rien...Jamais rien!

  48. 348
    Michel Berdagué dit:

    Sansebar :Sûr que c'est un vote tragique qui comme tu le dis,il nous conduirait à toutes les dérives qui sont déjà à l'oeuvre dans cette Europe,les Montebourg, Hamon,Dray,Fabuis;Filoche,Emmanuelli auraient d'autant une grave responsabilité eux qui n'ont pas eu le courage de dire stop et de construire avec nous une Alternative. Bien sûr que c'est grave. Mais en même temps cela nous laisse le champ libre: une Liberté telle que les Partis restants à faire bande à part n'auraient aucune prise à toujours nous seriner que nous allons participer à un gouvernement du social-libéralisme.
    De demander avec force Le Débat des 2 positions politiques et l'exiger pour tout le Peuple Français libre de son vote et éclairé doit être obligatoire pour montrer du courage en politique et trancher,car avec les lâchetés historiques nous avons déjà trop donné.
    Certes la Résistance sera toujours là et se renforcera dans le Front de la seule et unique Gauche:.FdG.

  49. 349
    jc de seraing dit:

    Les personnes qui choisiraient François Hollande au premier tour comme « vote utile» doivent connaître cette analyse de Geoffrey Geuens.
    François Hollande et le monde des affaires
    "En choisissant comme directeur de campagne le vice-président du Cercle de l’Industrie – lobby réunissant les PDG des principaux groupes industriels français – le candidat de la gauche de droite aux prochaines élections présidentielles a envoyé un signal, on ne peut plus clair, aux marchés financiers : l’alternance ne constituera pas une menace, bien au contraire, pour les classes possédantes."

  50. 350
    Lupi jean-claude dit:

    @Michel Berdagué
    les Montebourg, Hamon, Dray, Fabius, Filoche, Emmanuelli auraient d'autant une grave responsabilité eux qui n'ont pas eu le courage de dire stop et de construire avec nous une Alternative.

    Entièrement d'accord mais pourquoi Jean-Luc Mélenchon ne leur lance t'il pas un appel solennel pour qu'ils nous rejoignent,Montebourg ne veut il pas la VIeme république,Dray,Hamon ne sont ils pas l'aile gauche du PS.

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