18déc 11

« Plutôt Hitler que le Front Populaire »

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Copeaux-papeterieJ’ai écrit une nouvelle fois ce post tout en allant et venant entre les meetings, les réunions et tout le quotidien surchargé d’une campagne. Mon blog s’efforce aussi de rendre compte de tout cela dans la mesure où cela peut aider chacun à militer de son côté. Des photos, des vidéos, des carnets de route et dorénavant des encadrés s’ajoutent, chemin faisant. Parfois même, une note est rallongée quand j’écris à la suite d’un événement lié à mon thème. Vous ne vous êtes jamais plaints de ces façons de faire dont je conviens qu’elles ne sont guère très classiques. Je reviendrai à mon clavier avant une pause pour faire le vide, le silence et recharger les batteries.

Ici je ne reviens pas sur l’adresse que nous avons faite, Oskar Lafontaine et moi. Il faut la faire vivre. Vous avez vu en effet que la presse, si pressée de traquer le « germanophobe » à gauche il y a une semaine, ne s’est pas vraiment intéressée à notre travail. Sur place à Strasbourg, même « Les dernières Nouvelles d’Alsace » nous ont placés en pied de page dix-sept, dans la rubrique des « informations régionales ». Il ne restait plus de place ailleurs sans doute, compte tenu du drame local lié à l’élection de miss France. Cela n’a pas vraiment d’importance dans la mesure où le réseau internet a beaucoup repris le document et que cela compte davantage que les décevantes « Pravda » locales de ce style.

Mille sujets sollicitent la réflexion. De tous c’est l’entrée en récession de l’économie française qui est sans aucun doute le plus lourd de conséquences. Mais ne nous y trompons pas, de multiples seuils sont franchis dans le moment politique de ces derniers jours de décembre. Non seulement du point de vue des faits mais aussi de la mise en scène qui en est faite. J’en examine quelques-uns au fil de cette note.

Pas d’union sacrée pour le nouveau traité

Communiqué du 19/12/2011

Daniel Cohn-Bendit s’égare. Il propose que les partis d’opposition et le président de la République s’entendent sur la crise de l’euro. Il n’y a pas d’arrangement possible avec Nicolas Sarkozy ! Cette sorte d’union sacrée existe déjà en Grèce et en Italie. C’est une machine à faire taire le peuple !

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Merci à Simon de Montpellier qui nous a envoyé cette série de photos illustrant la filière bois dont il a été question notamment au salon Marjolaine…

Le mot « récession » est appliqué lorsque l’on constate deux trimestres successifs de baisse de la production du pays. Quelles sont les causes de cette contraction de l'activité selon l'INSEE ? D’abord la chute de la consommation des ménages en produits manufacturés. Ensuite la poussée du taux d'épargne qui grimpe à 17 % du revenu, ce qui est le record depuis 1983 ! Les gens mettent de côté tout ce qu’ils peuvent par précaution pour la suite. « L'élan de la demande interne semble s'être grippé » conclut l’Insee. En effet. Tout se passe donc comme nous l’avons dit et répété. Je ne le dis pas par auto-congratulation mais de rage de voir que rien n’ait été écouté ! Les coups qui vont pleuvoir sur les gens et le pays auraient pu être évités. Le plus dur arrive. Car dans ces conditions, comme prévu par nous, les recettes de l’Etat vont baisser et rendre le service de la dette plus lourd. Donc les agences de notation vont frapper la France comme elles l’ont fait ailleurs sur le thème : « vous ne tiendrez pas vos objectifs de réduction des déficits ». A ce moment-là, le coût de l’emprunt va augmenter et la dette s’alourdir. Et ainsi de suite. Mes lecteurs connaissent ce mécanisme mille fois décrit sur ce blog et dans tout ce qu’écrit l’autre gauche depuis des mois. La ATT24099conséquence sociale est facile à deviner. Tout le monde va descendre d’un cran vers le bas à l’exception de ceux d’en haut qui vont monter d’un cran. La conséquence politique suit aussi. 

A présent nous allons entrer dans la deuxième phase des prémices de la révolution citoyenne. Après la mise hors-jeu sociale et politique de la classe ouvrière et des employés arrive celle où les catégories sociales d’encadrement vont aller au tapis et se faire sortir de la piste de danse elles aussi. Car parmi les premières victimes de la récession il y a les petites entreprises innovantes, les projets audacieux, les budgets de recherche et développement, ceux de la communication. C’est déjà dans ces milieux que sévissaient une précarité généralisée. Elle était supportée comme un accessoire des rêves de réussite pour demain, ou comme la condition pour refuser le déclassement. A présent c’est la dèche ! L’ascenseur social redescend au sous-sol. Endettés pour leurs logements, habitués à des standards de vie bohème, ivres d’illusions sociales, les bobos explosent en vol quand ils rentrent dans l’atmosphère sociale des classes populaires. Les jeunes couples se disloquent, la désocialisation est vite là avec ses maladies corrélées. C’est cela la récession vue depuis mon pallier. Quand elle aura frappé fort et que de toute façon tout ira plus mal à force de « rassurer les marchés » viendra la phase suivante. Le bug imprévisible qui bloque tout. Pour l’instant, cet effritement par le haut combiné à la dilution par le bas augmente la masse de déstabilisés, désorientés, désemparés. La masse de ceux qui le moment venu diront : « Qu’ils s’en aillent tous ».

Les sondeurs ont aussi fini par accepter de le constater. On n’en est donc plus aux sondages « en ligne » dans lesquels 100% des gens étaient supposés prêts à voter et savaient exactement pour qui. Plusieurs entreprises sondagière reconnaissent à présent que la moitié des personnes interrogées ne sont pas certaines de leur intention de vote. C’est exactement le pronostic sur lequel est fondée notre évaluation du moment politique. C’est lui qui fonde une bonne part de notre stratégie de campagne. Il fait notre force. Mais il contient aussi toute la difficulté de notre tâche. Quel est le sens de cette « indécision » ? Ce n’est pas de l’indifférence. Bien au contraire. Nous y voyons un état de perplexité entre révolte et résignation. Révolte et résignation ne s’annulent pas. Elles coexistent, souvent dans la même tête. La perplexité est le résultat de cette tension intérieure que vit le citoyen de ce moment-ci. Pierre Marcelle dans sa chronique pour « Libération » ce 16 décembre, décrit cet état en partant d’un autre angle d’observation. Entre autres choses, il montre comment une double vie semble se dérouler devant nous. L’une est faite des problèmes qui obsèdent la vie quotidienne. Elle inclut bien sur la perception que chacun peut avoir de ce qui les explique. L’autre est faite du spectacle de la campagne électorale et des raisons mises en avant pour en expliquer les déroulements. Les deux semblent n’avoir aucun rapport entre elles. Cette perplexité ne va pas diminuer. Elle a une racine. A mesure que l’action politique des dominants se réduit à un simple accompagnement de situation dont ils reconnaissent haut et fort qu’elle leur échappe, ces derniers sont conduits à fabriquer ailleurs et surATT24101 d’autres sujets leurs affrontements. Plus Sarkozy et Hollande sont d’accord sur la politique d’austérité en Europe, plus la mise en scène de leurs opposition devient opaque et confuse.

Dans cette opération, Sarkozy asphyxie littéralement Hollande. Persuadé d’avoir gagné d’avance, ce dernier se situe en gestionnaire de l’existant. En quinze jours, avec l’appel à Bayrou et avec le renoncement sur la retraite à 60 ans, le candidat socialiste a abandonné deux marqueurs historiques de la gauche française. Puis en Italie il s’est réjoui de l’union nationale autour de Mario Monti et de son programme. Ce programme c’est la retraite à 66 ans, la TVA à 23 %, la baisse des pensions de retraites et ainsi de suite. Certes cet épisode, après celui identique en Allemagne et en Espagne, n’a pas été beaucoup repéré dans les larges masses des citoyens. N’empêche le tout fait système. Dans les milieux politisés, on suit tout cela d’assez près. Chez les socialistes et en particulier dans l’encadrement intermédiaire de ce parti, non seulement il n’y a plus trace de la flambée des primaires mais le repli est visible. Ainsi a été augmenté le niveau de perplexité générale.

La contre-attaque de la droite a été habile. D’un côté elle a lourdement mis en avant l’appartenance de Bayrou à la droite. A l’utile électoral s’ajoutait l’agréable politicien. Car ainsi était surlignée l’incongruité de la danse du centre de Hollande en direction de Bayrou. De l’autre, elle a dénoncé le flou et l’irrésolution du candidat socialiste. Celui-ci s’est senti obligé de démentir par des explications. Mais on ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens. Les explications ont donc souligné à la fois l’ampleur de la dérive et une grossière envie de le cacher.

Ainsi quand Marisol Touraine dans « Le Monde » confirme le lâchage de la retraite à 60 ans. L’aggravation du mal vient de sa tentative maladroite de faire passer pour une grande nouveauté et une victoire le droit au départ à 60 ans de ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans. Car tout le monde a bien entendu que c’est à condition d’avoir cotisé 42 ans ! De plus Raffarin avait fait la même chose, mais pour 40 annuités !

Même mésaventure pour les explications de Hollande lui-même sur ce qu’il entend par « renégociation du traité européen ». Premièrement : « Je partage la nécessité d’adresser de nouveaux signes de crédibilité par des procédures de contrôle des engagements budgétaires des Etats ». Deuxièmement : « Je souhaite des moyens efficaces d’actions sur les marchés, conjuguant ceux de la Banque Centrale Européenne, dans le respect de son indépendance, et d’un fond de secours financier puissamment doté pour décourager la spéculation ». Le contrôle du budget des Etats et l’indépendance de la Banque centrale : les deux verrous essentiels sont posés. Le reste alors n’est plus rien. Tout connaisseur du dossier qui lit les balivernes dont Hollande farcit le reste de son texte sait à quoi s’en tenir. Qu’il se sente lui-même obligé de dire que toutes les mesures qu’il énonce « même le président du conseil européen Herman Von Rompuy le propose » suffit à situer leur audace ! Il n’en reste pas moins le désagréable sentiment que l’on se moque de soi. Les lecteurs du « Monde » ont tout de même un niveau d’information qui leur permet de s’en rendre compte.

« Qui sont les déjà déçus de Hollande » demande la une du journal « Le Monde ». Voici la réponse : « Un tiers de ces déçus se reporteraient sur Jean-Luc Mélenchon, un second tiers à part égales entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy, les autres ne sont plus sûrs d’aller voter ». Ainsi, la décomposition politique du bloc cristallisé autour de la candidature socialiste engendre des produits très divers. Mais elle augmente aussi la perplexité. La masse des désorientés et désemparés s’accroît. Loin d’avoir clarifié la scène le résultat de la primaire socialiste l’a obscurcie. Pour autant « les enquêtes d’opinion » qui l’établissent d’une main, le récusent de l’autre. Elles continuent d’afficher une assurance de marbre dans leurs annonces. Le même « institut » qui « observe » un glissement du tiers des pertes de François Hollande vers ma candidature me retire cependant un point dans sa dernière enquête ! En toute logique bien sûr ! Ce n’est qu’un exemple ! Les écarts constatés entre les différents « instituts » qui publient des résultats ont rarement ATT24122été aussi importants ! Qui a raison, qui a tort ? Et, puisque tout le monde ne peut pas avoir raison en même temps, peut-être que tout le monde à tort ! Voyons cela de près, dans l’espoir de contribuer à améliorer l’éducation à la méfiance de mes lecteurs.

Entre fin novembre et début décembre, trois sondages ont été publiés à des dates très proches. Un sondage TNS-Sofres le 30 novembre, un IFOP le 1er décembre et un BVA le 6 décembre. Ces trois sondages publient le détail des intentions de vote qu’ils ont recueillies. On peut donc y « observer » le vote ouvrier. Surprise ! Les sondeurs ne sont pas d’accord du tout. Pour TNS-Sofres, les ouvriers votent majoritairement pour François Hollande avec 37% des intentions de vote. Marine Le Pen recueille alors 27% des voix, suivie par Nicolas Sarkozy à 18%. L’IFOP annonce des résultats bien différents. Pour ce sondeur, les ouvriers plébiscitent Marine Le Pen à 37%. En deuxième place on trouve François Hollande et Nicolas Sarkozy à égalité : 17%. Donc : 10 points d’écart entre les deux sondages pour le score de Marine Le Pen et 20 points d’écarts pour le score de François Hollande ! BVA donne également ses propres résultats pour le vote des ouvriers : 33% pour Hollande, 31% pour Le Pen et 13% pour Sarkozy… Pourtant, le 22 novembre dernier ce même institut annonçait des résultats forts différents : 43% du vote ouvrier pour Le Pen, 22% pour Sarkozy et 20% pour Hollande. En l’espace de deux semaines, un événement décisif a dû se produire qui a bousculé l’adhésion de la classe la plus nombreuse de notre société. Mais lequel ? Oui, lequel ?

Trois nouveaux sondages ont été publiés, à la fin de la semaine du 18 décembre, par l’IFOP, OpinionWay et Harris-Interactive. L’incohérence des résultats saute aux yeux. Pour l’IFOP, en à peine deux semaines, les ouvriers auraient complètement changé leurs intentions de vote. Alors que l’institut nous expliquait que 37% des ouvriers voteraient pour Marine le Pen, ils ne sont plus que 28% aujourd’hui. Par contre, 27% voteraient pour François Hollande alors qu’ils étaient 17% la semaine dernière. Sans doute se sont-ils réjouis de l’abandon de la retraite à 60 ans !

Encore plus fort : les prédictions sur les intentions de vote pour le Front de Gauche selon l’âge des électeurs. Il y a deux semaines, l’IFOP nous expliquait que 2% des 18-24 ans exprimaient une intention de vote Front de Gauche contre 10% pour les 25-34 ans. Cette semaine, la situation serait complètement inversée : 8% des 18-24 ans voteraient Front de Gauche contre 1% pour les 25-34 ans. 1% : mieux vaut en rire ! De son côté, OpinionWay affirme que seulement 1% des électeurs socialistes voteront pour le Front de Gauche !  Ils n’ont pas dû lire la une du « Monde » ni fréquenté le moindre bistrot en zone socialiste ! Quand à Harris-Interactive, cet institut a trouvé la bonne solution pour ne pas que l’on critique ses méthodes : il a tout simplement choisi de contourner la loi. A l’heure où j’écris ces lignes et alors que les résultats du sondage ont déjà été publiés dans la presse, l’institut n’a toujours pas mis en ligne sur son site internet la notice technique du sondage. Pourtant la loi du 19 juillet 1977 relative à la diffusion des sondages l’exige !DechBoisTritu Mais comme cette loi est appliquée par la commission ratapoil chargée des sondages où officie derrière son clavier, aux heures de pointe, un individu submergé mais consentant, les fraudeurs peuvent dormir tranquilles.

Mais au bout du compte, c’est l’usage et l’impact de ces « enquêtes » qui compte. Les commentateurs de ces résultats les avalent tout rond. On pourrait imaginer qu’ils s'étonnent de voir des résultats variant de plusieurs dizaines de points. A défaut de les dénoncer, ils pourraient s’interroger, ou au moins nous alerter, sur l’existence de résultats contradictoires. Il n’en est rien. Tout au contraire. Ils agissent et commentent comme s’ils étaient en face d’une certitude établie. Depuis plusieurs semaines, ils font le choix de relayer en boucle la même information purement construite. Par exemple pour eux, Marine Le Pen serait « en tête chez les ouvriers ». On vient de voir ce qu’il en est pour les instituts de sondages. La formule donc fonctionne en fait comme une assignation à résidence politique !

Une petite anecdote va montrer comment il s’agit souvent d’une véritable crampe mentale. Ce jour-là, le quotidien gratuit « Métro » affichait les portraits de quatre candidats à la présidentielle selon le classement d’un improbable sondage sur le degré d’opinions positives qu’ils sont censés recueillir. En tête Hollande, puis Sarkozy, puis Le Pen, stable à 30 % puis Joly en recul de neuf points, également à 30%. Photos à la clef. Je lis l’articulet qui accompagne cette iconographie. J’y découvre alors que je fais l’objet de 37 % d’opinions positives, en progrès. Cela me placerait en deuxième position des opinions favorables. Pourquoi ne suis-je pas représenté dans l’iconographie ? Facétieuse, une camarade appelle donc le journal pour en connaître la raison. La personne qui répond est tout à fait aimable. Elle est désolée car elle admet que ce n’est pas très normal. Renseignement pris par elle, voici « l’explication ». L’espace a dû être raccourci pour placer un encadré. Donc on a retiré un des personnages. Moi. Pourtant je n’étais pas au bout de la rangée. Selon ce classement, j’étais le deuxième, juste après Hollande ! Mais, hop, le coup de ciseaux enginpassait là ! Je m’amusais en pensant à cette photo où Staline fit subir le même sort photographique à Léon Trotski pourtant présent aux côtés de Lénine sur ce cliché célèbre ! Mais bien sûr toute comparaison entre la presse libre éthique et indépendante de notre paradis démocratique et celle d’une période de dictature ne saurait avoir aucun sens !

La négation de notre existence, qu’elle se produise du fait d’un coup de ciseaux dans les photos ou du fait d’une sous présence de fait dans les médias, comme le montre les statistiques du CSA, correspond à un effet de système. Une idéologie implicite est à l’œuvre ! A un bout, on trouve des gens pour qui nous sommes tellement hors système que notre entrée dans le paysage ne coïncide avec aucune norme connue d’eux. S’ils nous effacent, pour eux inconsciemment, « ce n’est pas grave », tout simplement parce que nous ne signifions rien pour eux. Ou bien ce que nous signifions est pire que tout de leur point de vue. Donc il pratiquent l’occlusion mentale.

A l’autre bout, il y a par contre des « militants médiatiques » conscients. Ceux-là ont fait un choix. Pour que la pince à « vote utile » fonctionne et colle chacun à sa place, il faut structurer l’imaginaire collectif. D’un côté les raisonnables, dont on organise une confrontation superficielle pour mieux souligner à quel point ce sur quoi ilsFondsDeCageots sont d’accord est une évidence. Ainsi quand un journal titre : « Sarkozy et Hollande : deux conceptions de l’Europe ». Tu parles ! Dupon et Pondu ! Le « phénomène » Bayrou achève de border le tour de table ainsi préfabriqué. Là, c’est un vrai coup de gonflette. En un mois l’homme est censé avoir doublé dans les intentions de vote ! Il gagne six points dans les sondages. On se demande pourquoi. C’est sa quatrième déclaration de candidature en trois mois. Et il venait de faire une prestation ratée sur France 2 qui a été le premier échec d’audience de cette émission. Le lendemain, son meeting au pays natal ne réunit qu’à peine mille personnes. Ce résultat est d’autant plus suspect que l’institut concerné par cette divination n’explique pas pourquoi il avait déjà coté le même Bayrou à 12 % cet été avant de le ramener à 6% en octobre et de le replacer de nouveau à 12 %. Mais qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. Voici Bayrou au « centre du jeu » comme le dit un titre de grande diffusion. Dans ces conditions le système d’alliance majoritaire est bien dessiné. L’austérité de droite ou l’austérité de gauche ? Laquelle des deux sera soutenue par l’austérité du centre ? Quel suspense ! Frissons garantis.

Une fois mise en scène cette « confrontation » des « raisonnables » comme dit Bayrou, il reste à la verrouiller avec une opposition qui contienne son propre révulsif. C’est là que commence le numéro « Marine Le Pen seule candidate des milieux populaires ». Ce n’est plus une observation, c’est une assignation. La bonne société indique de quel côté répugnant se situe le peuple. Le choix du diable n’est pas neutre. Ce n’est pas le Front de Gauche. Car les vrais connaisseurs savent quelle est la situation. La Marine Le Pen est en panne, comme je l’ai dit. Son meeting à Metz n’a rien donné : à peine mille décatis dans une salle morose. Ses militants ne tiennent pas le terrain à part dans quelques poches locales limitées autour d’elle dans le Pas-de-Calais et autour de son père en PACA. Deux endroits où le Parti Socialiste leur réchauffe les plats sur les braises de ses « affaires ». Son opération en direction des syndicalistes est un bide total. Et pour un socialiste ou un ancien électeur communiste des années 70, qui s’égarent chez elle et qu’immortalise une caméra, trente passent au Front de Gauche en silence et sans spotlight. Sur le terrain, le seul encadrement présent au quotidien est celui des syndicalistes et des associatifs de quartier qui sont ultra majoritairement au Front de Gauche. Comment le Papiersauraient-ils, ces gens qui ne connaissent du terrain que les images que leur donnent les sondages ? Mais en répétant en boucle le refrain « Le Pen populaire » il est incontestable que cela pèse sur les perplexes. On leur dit comment exprimer leur colère. Vers Le Pen plutôt que vers le Front de Gauche ! Ce n’est pas nouveau. C’est la ligne « plutôt Hitler que le Front populaire ».

A l’extrême droite de ce système on trouve enfin les provocateurs et les barbares. Ceux-là sont en mode actif pour les injures et les coups bas. Il s’agit de nous discréditer par des provocations, la disqualification personnelle ou la répétition d’injures. J’ai déjà dit comment ces gens s’y prenaient contre moi sur ce plan. Je prévois une énergie redoublée dans ce domaine à mesure que l’évidence de nos progrès ne pourra plus être occultée. J’ai été frappé par la violence d’un Alexandre Adler, ardent relais des campagnes des agences d’influences nord-américaines. On se souvient de ses injures racistes contre Chavez qu’il avait traité de primate. Il jouait l’autre soir, dans l’émission « C dans l'air » de son statut auto-proclamé « d’ancien communiste ». Il le fut en effet à l’époque où cela pouvait rapporter quelque chose. Aujourd’hui il vote Sarkozy et ses convictions l’identifient assez largement au Front National à mesure que les lepénistes jouent et obtiennent des soutiens dans la fraction la plus réactionnaire des soutiens du gouvernement actuel d’Israël. Ce soir-là il déversa une bile spécialement fielleuse contre les communistes. Un festival de haine et de propagande nauséabond. Après quoi il passa à moi pour me peindre dans l’habit du populiste trotskisant qui est le cœur de l’argumentaire à mon sujet dans son milieu. LePelleSciure pompon vint quand il m’accusa de « quasi homophobie » pour avoir parlé de « capitaine de pédalo » ! C’est si stupide que je me demande dans quelle mesure cela ne traduit pas plutôt une difficulté plus personnelle.

Les socialistes convaincus par la ligne de la Fondation Terra Nova qui recommande l’abandon des milieux populaires, se coulent avec délice dans ce moule. Il est plus facile de se débarrasser d’un milieu stigmatisé. Alors la table est mise. C’est celle qui a été testée au cours des trois précédentes élections. Quatre convives à table. L’UMP, le PS et le FN ont leur rond de serviette. Seul le quatrième convive peut changer. C’est soit le Modem soit les Verts, selon les élections ! C’est surtout le décor de 2005 qui est remis en scène pour servir la nouvelle cause sacrée des importants : l’austérité, « seule politique possible ». Les partisans de la relance sont au Front de Gauche. Ils sont aussi martiens que l’étaient les partisans du « Non » au référendum en début de campagne. L’austérité est l’alpha et l’oméga du club des raisonnables. Ils se croient inspirés d’en répéter les mantras. Leurs mentons magnifiques sont tournés vers la ligne d’horizon qu’ils ne quittent pas des yeux : du sang et des larmes pour tous vagissent-ils quand ils sont distraits de leurs pensées profondes par le souci des mortels qui attendent leurs oracles. Quelle blague que ces postures ! La vérité est qu’ils n’ont aucune espèce d’idée sur la façon de faire face. Ils se contentent de vouloir être le bon élève de la classe et de mériter la bonne note des agences de notation.

C’est parce qu’il se pense « prochain président » que Hollande cotise aussi intensément à ce club. Le dernier épisode du reniement sur les retraites coupe le souffle par sa brutalité. J’y reviens parce qu’il faut mesurer l’ampleur du tournant pris. Souvenons-nous. En 2003 c’était la réforme des retraites. Et c’était aussi le congrès socialiste pour faire le bilan de la déroute terrible de 2002. Tous les barons du PS s’étaient pilesmobilisés pour assurer avec leurs méthodes traditionnelles pour que rien ne change. François Hollande fut reconduit à la tête du parti en dépit de la catastrophe du 21 avril. Tous les barons s’étaient amnistiés de toute responsabilité dans ce désastre. Le congrès connut cependant un temps fort très spécial. En effet, des vivats et un tonnerre d’applaudissements imprévus saluèrent l’entrée dans la salle de Bernard Thibault. Pris de court, Hollande dû s’engager à revenir sur la réforme des retraites qui donnait déjà lieu à une mobilisation générale. Jamais il n’avait accepté d’en dire autant auparavant. Il vient de recracher le morceau qu’il avait si mal avalé il y a huit ans. Il a approuvé la réforme des retraites, la première, la seconde et celle qui viendra. En effet, à petites étapes, de ballons d’essai en tortillages, il a fini par avaliser la réforme Fillon et donc toutes les précédentes. Depuis la primaire il enfumait déjà sévèrement. Lors du troisième débat, il avait affirmé : « Ceux qui ont fait 41 ou 41,5 années de cotisation doivent pouvoir partir à 60 ans ». C’était déjà dire sans le dire vraiment que tous les autres ne devaient plus y penser. Quand nous l’avons souligné, on nous a accusé de lui faire un procès d’intention « qui-sert-la-droite-et-l’extrême-droite » comme dirait Jack Lang. Mais, patatras, dorénavant Hollande a clairement fixé sa position. C’était lundi 12 décembre, sur RTL. Ses déclarations sont nettes. « Devant les auditeurs, je prends cet engagement : ceux qui ont commencé leur vie professionnelle à 18 ans, qui ont fait 41 années de cotisations, 42 ans, pourront partir à 60 ans. Ceux qui n'ont pas leur durée de cotisation, ne le pourront pas ». Une page est tournée. Le candidat du PS a enterré l’une des conquêtes majeures de mai 1981, le mot d’ordre le plus constant de toute la gauche depuis plusieurs décennies jusqu’à l’année dernière. L'engagement du programme socialiste était, rappelons-le, de « rétablir l'âge légal de départ à 60 ans ».

Ce qui m’a frappé c’est que Hollande ait pris le temps de faire une pause verbale avant cette déclaration. Il a même demandé qu’on l’écoute soigneusement en notant qu’il savait que les auditeurs « dressaient l’oreille » sur le sujet. Personne ne pourra dire qu’il n’a pas été prévenu. Voter Hollande c’est donc renoncer à la retraite à 60 ans. Voilà qui est clair. C’est déclarer que la lutte et les sacrifices des mois derniers et ceux de 2003 étaient bidons. C’est récuser les arguments d’alors. C’est demander la réforme que l’on avait voulu repousser. Car comme chacun le sait, Hollande considèrera que le vote au premier tour lui tiendra lieu de mandat, exactement comme il l’a prétendu à propos du vote des primaires qui valait selon lui approbation de tout ce qu’il avait dit. Toute la gauche est prise en otage. Les amis du vote utile devront aussi s’avaler ça. Sans oublier les « supplétifs », comme dirait Jean Vincent Placé, de chez les Verts. Ce qu’a fait Hollande sur RTL s’apparente à un véritable coup de force. C’est aussi un vrai chantage pour faire Plaquettesaccepter une grande reculade. A gauche donc, seul le Front de Gauche ne change pas d’avis depuis la lutte contre la réforme. Le soit disant « vote utile » est un vote très futile. 

Voici des nouvelles du "modèle allemand". Lundi 12 décembre, le gouvernement Merkel a dû reconnaître que l'espérance de vie des Allemands pauvres avait reculé. C'est Matthias Birkwald, un de nos camarades de Die Linke, qui avait interpellé le gouvernement sur le sujet. En Allemagne, les parlementaires peuvent obliger le gouvernement à fournir des chiffres précis. Et les chiffres qu'il a obtenus sont très peu flatteurs pour l'Allemagne. Des journaux aussi différents que L'Humanité et L'Expansion s'en sont fait l'écho. L'espérance de vie des Allemands les plus pauvres est passée de 77,5 ans en 2001 à 75,5 ans en 2010. Moins deux ans en une décennie ! Et la situation est encore pire dans l'ancienne Allemagne de l'Est. Là, l'espérance de vie des plus pauvres a reculé de 77,9 ans en 2001 à 74,1 ans en 2010. Moins 3,8 ans en une décennie. En 2001, l'espérance de vie des plus pauvres était supérieure en ex-RDA qu'en moyenne pour toute l'Allemagne. Dix ans plus tard, la moyenne en ex-RDA est inférieure à la moyenne allemande. Voilà un des aspects du bilan du passage au capitalisme !

Ce recul social est la conséquence directe des réformes anti-sociales votées par les sociaux-démocrates, les Verts et la droite allemande. Celles-là même dont François Hollande a déclaré « qu'elles ont trop tardé en France ». Les réformes du gouvernement SPD-Verts de Gerhard Schröder ont augmenté le nombre de travailleurs pauvres et la précarité de l'emploi. Donc les retraités ont désormais des pensions de retraites plus faibles et peuvent moins bien se faire soigner, se nourrir, se chauffer, etc. Dans le même temps, le report de l'âge de la retraite a accentué ce phénomène en augmentant le nombre de salariés qui partent à la retraite en étant au chômage, à temps-partiel, ou avec un faible salaire. Les chiffres publiés lundi indiquent en effet que seulement un quart des Allemands âgés de Plaquettes260 à 64 ans occupaient en mars 2011 un emploi soumis à cotisations sociales. Et moins d'un sur cinq occupait un emploi à temps complet. Notre camarade Matthias Birkwald a ainsi pu démontrer que le relèvement de l'âge de la retraite « ne représente rien d'autre qu'un grand plan de réduction des retraites qui touche avant tout les plus faibles revenus et ceux qui occupent les emplois les plus pénibles ».

Mais le report de l'âge de la retraite n'a pas seulement rendu plus difficile l'accès à une retraite décente. Il a aussi épuisé davantage les travailleurs allemands en les obligeant à travailler plus longtemps. C'est la grande leçon que nous opposons en France et en Allemagne contre le relèvement de l'âge de départ en retraite. Les libéraux expliquent qu'il faut repousser la retraite car l'espérance de vie augmente. Nous répondons que l'espérance de vie augmente car on a abaissé l'âge de la retraite. Et que le relèvement de l'âge de la retraite fera baisser l'espérance de vie. Les chiffres de Madame  Merkel viennent de nous donner raison !


532 commentaires à “« Plutôt Hitler que le Front Populaire »”
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  1. Berdagué dit :

    Notre Programme c'est du sérieux, rien que la Planification écologique avec les finances pour l'appliquer le Pôle Public financier et bancaire montre que le Front de Gauche est incontournable pour le choix de l'Humain d'abord avec toutes nos propositions pour retrouver la place et toute sa place celle de la Nation à visée universelle des Droits.
    Face à cette conception européenne qui a du plomb dans l'aile à se fourvoyer arcboutée dans l'ultra dirigisme dépassé notre pays avec tout ce qu'il représente et qui sait dire NON aux dérives financiéres d'unique valeur,a toutes les capacités et compétences pour conduire à la défaite toutes les attaques du capital financier mondialisé.
    Encore faut-il que tout le monde du travail se mobilise dans ce sens et avec courage ose l'alternative.
    Car d'entendre Estrosi,alors qu'ils sont en échec flagrant et qu'ils ont tous les pouvoirs depuis 10 ans avec accentuation depuis presque 5ans,des casses industrielles multiples,mis en danger des services publics,être contre les plans de licenciements boursiers,et une certaine réinsdustrialisation de notre pays,montre tous leurs discours d'images de coms à engager la campagne en rupture (encore 2007) et que ces traités européens sont obsolètes et nuls, même allant accuser les capitaux se baladant à Londres, c'est incroyable, nous savons que le capitalisme a une plasticité remarquable de récupération des idées mais à ce point...
    Nous espérons que personne n'est dupe... enfin...il y a un sacré boulot...

  2. laurence dit :

    Merci JL Mélenchon pour cette intervention sur BFMTV.
    Vous avez enfin pu avoir un espace de parole pour développer un peu mieux vos arguments, parler du programme et tenter une approche pédagogique, ce qui n'est pas facile sur ce genre de plateau. le journaliste voulant absolument parler de Le Pen à dû apprendre quelques choses. Ce qui ne doit pas leur arriver souvent avec leurs idées toutes faites.
    Je pense qu'il ne faut pas hésiter à aller commenter ce débat (0 commentaire !), afin de compléter et d'affirmer ce que dit JL Mélenchon. Notamment, le lien trouvé par @yohan prouvant le mensonge d'Estrosi.
    Il me semble même que JL Mélenchon nous a fait un appel en disant : " il y a des gens sur internet qui sont en train de répondre à ce que vous venez de dire" !
    Il doit rire Estrosie de voir que personne ne répond... :(

  3. Sylvain dit :

    Bonsoir! François Hollande s'est suicidé, paix à son âne! Nous on continue et on va se battre jusqu'au bout. Nous garderons les yeux ouverts et les armes à la main (le programme du Front de Gauche, le clavier, les meetings, les réunions citoyennes). Résistons, résistons, résistons !

  4. marechal dit :

    @ Jean-Luc Mélenchon
    Après quoi il passa à moi pour me peindre dans l’habit du populiste trotskisant qui est le cœur de l’argumentaire à mon sujet dans son milieu. Le pompon vint quand il m’accusa de « quasi homophobie » pour avoir parlé de « capitaine de pédalo » ! C’est si stupide que je me demande dans quelle mesure cela ne traduit pas plutôt une difficulté plus personnelle.

    Vous avez de cela il y a quelques billets de votre facture, rendu compte de poursuites sur un plan juridique par le biais de votre avocate il me sembles à l'encontre de la feuille de salades si bien nommée pour sa mentalité végétale "le parisien".
    Où en sont vos poursuites de ce côté ?
    Et que va-t-il advenir de petit lapin Adler, cracheur de salades à toutes heures de toutes journée, côté poursuites sur le même plan ?

  5. numero ouno dit :

    à Cyrille / 15
    La candidature de Chevènement vue par Dominique Voynet :
    « Il porte une lourde responsabilité dans la défaite de 2002. Je n'ai pas oublié comme il renvoyait dos à dos Chispin et Josrac, alors qu'il se ménageait des accords discrets avec le PS pour devenir sénateur. Chevènement est en service commandé, peut-être pour marginaliser Mélenchon. Dans tous les cas, il vendra cher sa peau après. Au nom de ses beaux grands principes et autres visions sur l'Europe, c'est un homme de 72 ans, seul, sans troupes. »

    à alexos / 26
    En 2005 Montebourg et Mélenchon étaient pour le non au référendum. Seul Jean-Luc a fait campagne pour le non en désobéissant à la discipline de parti. Montebourg est rentré dans le rang.
    Lors des primaires ce fût pareil, après avoir fait campagne pour la démondialisation, Montebourg soutient aujourd'hui Hollande sans contreparties. Il ne rejoindra jamais le Front de Gauche.

    à FdG 43 /44
    Les syndicats français, sauf exception, intègrent les principes de la Charte d'Amiens dans leur statuts. Elle stipule qu'ils ont pour objectif : "la lutte pour une transformation d'ensemble de la société, en toute indépendance des partis politiques et de l'État". Avant les années 1990, ils appliquaient la 1ère partie de cet objectif mais pas la 2de partie. Dans les années 2000 ils ont fait l'inverse. Comme moi, vous êtes un "multicarte", syndicaliste et militant politique, n'ayez aucun scrupule, les luttes syndicales et politiques poursuivent un même objectif : changer la société.

  6. xuxu dit :

    De retour de BFM TV et notamment le set avec Estrosi.
    "je parle sur toi comme ça on t'entend pas"
    D'après ce surdoué (très bien coiffé, belle couleur) Sarko aurait sauvé Halstom (sais plus comment ça s'écrit) notre bijou technologique national.
    J'habite un petit village du Sud Seine et Marne par où passent de nombreux convois exceptionnels et particulièrement ceux qui apportent des pièces de rechange à la centrale nucléaire de Dampierre en Burly. Récemment passait un énorme convoi de plusieurs gros porteurs tapissés des logos nucléaires et "griffés" en plus petit "Halstom Hungria".
    Faites savoir autour de vous puisque son porte voix l'a omis que notre bon maître Sarko a sauvé la France mais également la Hongrie.

  7. numero ouno dit :

    à JL Mélenchon
    Pour enfin décoller dans les sondages, il est temps de se poser en seule alternative de gauche à Sarkozy. Rôle que devrait tenir Hollande. Profitons qu'il soit aphone. Si le vote utile c'est nous, il ne faut plus chercher à se faire un électorat de niche en récupérant les déçus du PS. Mais au contraire, il faut s'adresser à tous les français. Pas de démagogie pour plaire à son électorat donc, que ce soit sur l'immigration où la sécurité, je sais que le programme du Front de Gauche est inattaquable sur ces sujets.
    Il est temps aussi de parler des problèmes concrets des français. L'emploi et le pouvoir d'achat. Nous savons depuis 2007 au moins que ce sont des sujets porteurs. Les français voient mal le lien entre l'Europe et la dette, et leurs difficultés quotidiennes. Avoir raison sur l'Europe c'est bien, avoir raison sur l'emploi c'est le 2d tour assuré.

  8. HYBRIS dit :

    Dans la grande tradition d’imposture de l’extrême droite hors du pouvoir, la boutique Le Pen tente de capter des voix populaires en singeant un discours social, après avoir défendu durant des années des positions ultralibérales.

    Plutôt Marine Le Pen que le Front de Gauche ? C’est de façon évidente le choix inconscient de beaucoup de faiseurs d’opinion, avec même un petit soupçon de pleine conscience pour quelques autres. Cette propagande a été réactivée ces dernières semaines, tout le monde a pu l’observer. Un premier épisode de quelques mois s’était déjà déroulé en début d’année autour de l’intronisation de la fille du chef. On l’avait même vue une fois surpasser tout le monde dans un sondage, hormis le directeur du FMI ainsi promis à un avenir radieux ; ça tombait bien, c’était le but recherché. Et puis sont arrivées les cantonales et il a bien fallu observer que malgré cette promotion, le FN ne récupérait que des voix anciennes qui s’étaient portées en 2007 sur Sarkozy, cet autre grand défenseur de la classe ouvrière. Des voix de droite pur sucre.

    Il s’agit pour le FN et les médiacrates de tenter de détourner de nous le vote populaire. Comment ça marche ? Le plus simplement de monde. On essaie de créer un effet d’induction en piaillant autour d’un vote virtuel des ouvriers en faveur de l’extrême droite présentée implicitement comme leur défenseur naturel. Et puis on balade quelques micros pour solliciter l’opinion des gens. Beaucoup ne répondent pas. Et ceux qui le font, très souvent ne livrent pas une véritable opinion, - qui loin du scrutin, n’est pas encore arrêtée - mais un reflet du bruit des médias. Et je vous passe l’alchimie des « redressements ». Il n’empêche, on chantera partout que 43 % des ouvriers envisagent de voter pour « Marine ».

  9. Superbo dit :

    Plusieurs semaines après sa naissance, le "capitaine de pédalo" est à nouveau renvoyé à Jean-Luc Mélenchon, encore ce soir sur BFM-TV. Accompagné de la même rengaine : "vous faites le jeu de la droite", "vous êtes plus dur avec le PS qu'avec l'UMP" et gnagnagna et gnagnagna...
    Bon. Désormais, ne pourrait-on pas répondre plus définitivement à cette question ?
    Voici donc la réponse systématique que je propose : "Oui, notre ennemi c'est la droite et la politique qu'elle mène. Et c'est précisément parce que nous combattons cette politique que nous attaquons tout ce qui s'en rapprocche ou s'en inspire. Il en va donc des Socialistes comme de tous les autres : commettre l'erreur de se laisser séduire par la politique de droite, a fortiori si l'on se dit de gauche, c'est s'exposer à notre critique."
    Qu'en dites-vous ?

  10. Hélène GRESSIN dit :

    @ Mr Mélenchon Ce qui vous différencie de tous les autres candidats, c'est que votre parole est sincère et qu'elle porte à la fois les analyses de votre raison et les raisons de votre cœur. Vous êtes le porte-parole fidèle et exact de ce que pensent et ressentent ceux et celles que ce gâchis capitaliste dans tous les domaines de la vie collective et individuelle fait vomir, ceux et celles qui n'en peuvent plus d'entendre les mensonges éhontés des candidat (ou porte-paroles de la droite de Bayrou à MLP) et les reniements du candidat socialiste dont la pensée et les propos n'arrivent pas à la hauteur de votre cheville.
    Tout à l'heure sur BFM-TV, il était étrange d'entendre Mr Estrosi revendiquer le projet de mettre fin à l'Europe passoire, stigmatiser les patrons-voyous qui s'emparent d'une entreprise française pour dérober les brevets avant de la faire disparaître. La droite se pare d'oripeaux vertueux, qu'elle emprunte sans vergogne au Programme du Front de gauche, pour mieux tromper les gens!
    Qu'ils rétablissent donc la retraite à 60 ans, s'ils sont si attentifs au bien-être des ouvrier!... Et qu'ils fassent payer à leurs richissimes amis et donneurs d'ordres ce qu'ils ont pillé à la Nation, sous forme de fraudes fiscales et sociales en tous genres, ces «tiques financières» qui nous parasitent et rendent malades les peuples européens!

  11. numero ouno dit :

    Quand les mauvais chiffres du chômage sont tombés début décembre, c'est Joly qui a annoncé que l'écologie pouvait créer 1 million d'emplois. C'est le Front de Gauche qui aurait dû faire cette annonce ! Et mettre en avant la planification écologique.

  12. Hélène GRESSIN dit :

    @ tous
    Le 17-12-2011 sur LCP, j'ai regardé l'émission «Objectif Elysée, la vraie campagne-à droite toute» à laquelle participait M-G Buffet. Le documentaire donnait à voir les coulisses de la campagne de l'UMP et par exemple, on apprenait de la bouche de Copé que le programme du prochain quinquennat aurait comme enjeu majeur «l'Education nationale» avec une proposition de bouleversement total des structures actuelles. Par exemple ils envisageaient de regrouper l'école primaire et le collège dans un établissement unique, en commençant l'expérimentation dans certaines zones. Il a été également question, sous couvert de «rassemblement de tous les Français autour d'un idéal fort», d'établir «une journée nationale du drapeau»... Si ce n'est pas du Vichy tout craché!...
    Dans les coulisses de la cérémonie du 11 novembre on a pu voir Guéno (la plume de Sarkozy), Guéant et Bachelot côte à côte. Guéant faisait remarquer aux deux autres, quatre chars dont il venait de doter la Gendarmerie. Et Bachelot souriante, opinait du bonnet en susurrant: «...pour le maintien de l'ordre...».
    Vous êtes prévenus!...
    Malheureusement, ce documentaire n'est pas visible sur le site de LCP.

  13. Menjine dit :

    Le vote PS n'est certes pas un vote utile, il est bien pire qu'un vote futile: c'est un vote péril.
    Vous faites une magistrale démonstration du caractère vital,au sens propre du mot, des acquis sociaux.
    La retraite, ils nous la réduisent par les deux bouts: le départ en retraite est toujours retardé et l'arrivée vers le grand départ se rapproche de plus en plus rapidement...
    La retraite n'est pas qu'une "question de vieux " elle est un élément déterminant, comme salaire différé, de la valeur à laquelle est rétribué le travail et de la part que subtilise le capital.
    Les salaires des jeunes en dépendent non, parce que les vieux ne penseraient pas aux générations futures en partant plus tôt, mais parce que les vieux qui ont cotisé toute leur vie de travailleurs ramènent au camp des travailleurs une partie de la plus-value que sinon le capital s'octroierait comme sien sans le dire.
    Jeunes et vieux en luttant pour les retraites et les salaires,en ne nous laissant pas faire,nous tirons dans le même sens : celui de la vie et d'une vie qui vaut d'être vécue.

  14. PATRICK F 32 dit :

    "Pour enfin décoller dans les sondages, il est temps de se poser en seule alternative de gauche à Sarkozy... Il est temps aussi de parler des problèmes concrets des français. L'emploi et le pouvoir d'achat. Nous savons depuis 2007 au moins que ce sont des sujets porteurs. Les français voient mal le lien entre l'Europe et la dette, et leurs difficultés quotidiennes. Avoir raison sur l'Europe c'est bien, avoir raison sur l'emploi c'est le 2d tour assuré."

    Tout à fait Numero Oubo (59). Je dirai même plus c'est urgent!
    Le "prolo" ne connaît pas la plupart du temps Jean-Luc Mélenchon (il y a 2 ans qui connaissait Jean-Luc Mélenchon ?). Triste à dire mais il faut le constater: Jean Luc n'a pas hérité d'un nom comme une certaine Marine.
    J'ai vu un reportage (sur France 2) consacré à la carrière de Guy Bedos: il avait un échange très chaleureux avec Clémentine Autin. Des artistes comme Guy Bedos devraient être sollicité pour soutenir le FdG

  15. Passant Pensant dit :

    Il n'y a pas de main invisible, la main du libéralisme est bien visible et on sait où elle est.
    Coupons-là!

  16. Jacques G dit :

    Dans les années 30, la formule "Plutôt Hitler que le Front populaire" (ou "Plutôt Hitler que Blum") était très courante à droite et dans les milieux patronaux. En voilà une déclinaison par Thierry Maulnier (voir sa biographie sur Wikipédia) : "Nous nous sentons plus proche d'un national-socialiste allemand que d'un pacifiste français" (article "Horizons, querelles de génération" dans l'hebdomadaire 1933, 11 octobre 1933). A signaler qu'un lycée de Nice porte le nom de ce Thierry Maulnier.

  17. numero ouno dit :

    à PATRICK F 32
    Je ne crois pas que Jean-Luc (je te kiffe) apprécie la politique people qui vise à rameuter les gens "vu à la TV".
    Cependant, je reconnais que j'aime bien l'idée que le chanteur Bernard Lavillier et le cinéaste Robert Guédiguian soutiennent le Front de Gauche. Ils sont crédibles. Bedos, je ne suis pas certain...

  18. Superbo dit :

    Si les questions des journalistes tournent si souvent autour des reports de voix du 2e tour ("Appellerez-vous à voter pour François Hollande ?") c'est la preuve qu'ils n'ont rien compris, d'une part, à l'enjeu de notre combat et, d'autre part, au rapport de forces qui doit s'opérer à l'occasion d'un 1er tour - et d'écarter d'un gloussement volatile, comme la demoiselle de ce soir sur BFM-TV, la possibilité d'une présence Front de Gauche au second tour...
    Et nous ? Avons-nous compris ? Sommes-nous si sûrs de ce que nous gagnerions avec l'équipe du Hollandais-Pédalant au pouvoir ? Si j'en juge par les positions prises jusque là par le PS, son mandat risque d'être aussi désastreux que celui de la droite et le monde du travail sera peut-être davantage gêné aux entournures de réagir face à un gouvernement de "gauche"...
    Alors ? Alors, j'ai bien peur que la déception que ce quiquennat engendrera nécessairement (la "gauche" aura largement fait la preuve de son incompétence !) n'amène un grand nombre de nos compatriotes à se tourner vers des choix plus radicaux : après de longues années d'UMP (les cinq dernières étant le pompon) puis une ultime tentative de retour décevant de la "gauche", il ne restera plus qu'à essayer... une blonde, fille de borgne et dépositaire du même fond de commerce.
    Alors... Sommes-nous prêts à assumer la déception à venir... et ses possibles conséquences pour 2017 ?

  19. alexos dit :

    47 Houlbecq
    Je peux me tromper...mais une banque pour gagner de l'argent peut l'utiliser dans la spéculation financière...sans le réinjecter dans l'économie concernée par la consommation.
    Et par ailleurs, comme dans toute activité, un stock varie en volume. Il peut donc aussi augmenter et alors il coûte s'il n'est pas utilisé, et dans notre cas s'il n'y a pas de client pour emprunter. Ceci peut arriver au stock d'épargne pendant une certaine durée...On est précisément dans cette situation.

  20. jefmergen dit :

    j'ai encore eut le plaisir de voir cette intervention sur BFM, ce ne sont malheureusement pas les quelques emplois relocalisés, qui feront passer l'énorme gâchis industriel, oeuvre du gouvernement Sarkozy.
    Quand même les usines et centre de recherche de pointe sont désintègrés, ils peuvent toujours promettre, on est pas duppes...!
    qu'ils s'en aillent tous, on n'a pas besoin de ces musiciens de sérénade.

  21. joëlle dit :

    @ tous
    Je reviens sur l'autre billet (en écho à ce billet-ci "Plutôt Hitler que le Front populaire") où Jean-Luc disait "Madame Le Pen est en panne de public (faisant référence à l'un de ses meetings qui ne rassemblait pas plus de 1000 personnes). Ne nous y trompons pas ! Ceux qui veulent voter FN sont les plus démunis d'entre nous. Ce sont ceux qui s'enferment le plus dans leur misère du quotidien. Rien d'étonnant à ce qu'ils ne se déplacent pas dans les meetings ! Ils sont laminés. Ils voteront avec leurs tripes ! Ils sont convaincus que marine (j'arrive pas à y mettre une majuscule) est la solution à tous leurs problèmes. Pour eux, marine, c'est le messie ! La crise, ils la vivent au quotidien mais sans en comprendre les tenants et les aboutissants. Le triple A, et le système financier leur sont étrangers (tout ce qu'ils savent, c'est que les étrangers, il ne les aiment pas et qu'ils pensent qu'ils sont la source de tous leurs problèmes). Alors...à quand une explication, en termes simples, qui leur ferait comprendre que le FN ne s'est jamais battu pour le peuple dont ils font partie ? J'attends avec impatience une vidéo, brochure ou autre, qui puisse leur expliquer, dans un langage qu'ils peuvent comprendre, ce en quoi le FN leur est nocif. Comment leur faire comprendre que ce n'est pas un problème de race mais un problème de classe ? (certains diront que je me répète, mais cette population-là est celle à laquelle j'ai affaire le plus souvent). Si nous voulons réellement gagner les classes populaires, c'est à mon avis, là qu'il faut frapper le plus fort.

  22. thierryjay93 dit :

    numero uno - 59

    Vous dites "Pour enfin décoller dans les sondages, il est temps..."

    Ouvrez les yeux et relisez l'article de Jean-Luc Mélenchon entre les lignes la démonstration sur les scandaleuses manipulations sondagières sur le vote ouvrier, sur les mystérieuses soudaineté de l'envolée Bayrou, sur l'étonnante plasticité hollandaise...

    Avez-vous connaissance des données brutes des sondages actuellement rendus publics ?

    Avez-vous connaissance des redressements et de leur méthode,

    Comme moi, vous n'en savez rien et pourtant vous savez, comme moi, que les instituts de sondages sont dirigés soit par des Sarkozystes soit par des socialocompatibles.

    Comme moi, vous savez que tant que nous ne sommes pas à une date trop rapprochée des lélections proprement dit, toute manipulation même grossière n'est pas de nature à "descréditer les instituts de sondages" qui pourrant toujours retomber sur leur patte en expliquant ici des dynamiques, là des ratés.

    Donc comme moi, vous voyez que les sondages hésitent sur Jean-Luc Mélenchon : stabilité autour de 6 %,? ou autour de 8 % en progression ?

    Autrement dit, Jean-Luc Mélenchon est d'ores et déjà au-dessus de 10 % mais tout est fait pour empêcher que la dynamique constatée sur le terrain (succès des réunions et meeting du Fdg, progrès des idées défendues par le FdG, et accueil de plus en plus favorable des citoyens lors des diffusion de tracts, excellente audience lors des passages de Jean-Luc Mélenchon) ne se traduisent dans les sondages

    Jean-Luc Mélenchon a déjà percé.

    Si les données brutes demeurent ainsi en Janvier, les instituts vont se tirer par les cheveux entre deux possibilités : se coller à la réalité ou continuer la manipulation ?

  23. Comme je lis très régulièrement et commente peu, j'en profite pour vous remercier. Ce blog est très instructif, très clair, pas du tout "langue de bois". Qu'on soit en accord ou en désaccord, on sait sur quoi et pourquoi.

  24. PATRICK F 32 dit :

    @ Numéro Ouno (69)
    Le problème ce n'est pas de mettre des gens "vus à la TV" comme tu dis mais d'avoir un collectif d'artistes connus...Ok pour Lavilliers, Guédiguian bien évidemment et les volontaires car il faut d'abord qu'il le soient!
    Je vais pas faire de commentaire sur G. Bedos mais sauf erreur de ma part je crois qu'il s'est toujours affiché à gauche

  25. numero ouno dit :

    à PATRICK F 32
    J'adore Bedos, il me fait beaucoup rire, et il a toujours été de gauche. Mais je ne crois pas qu'il soutienne un jour Mélenchon, il soutiendra Hollande.

    à thierryjay93
    Mélenchon est sous-estimé par les sondages, il est sûrement à 10% depuis des mois... et il ne décolle pas.

    Les sondages sont approximatifs, contradictoire, il ne faut pas les prendre au chiffre près, mais ils dessinent une tendance à suivre attentivement.

    Bayrou a progressé de par l'annonce officielle de sa candidature, comme Hollande après sa victoire aux primaires, cet état de grâce ne vas durer toujours et il va baisser un peu.
    Mais il y a une autre explication à sa progression. Il veut sauver des emplois en incitant à acheter français. Même si sa solution ne vaut rien, elle parle aux français de leur emploi...

  26. Superbo dit :

    Jean-Luc Mélenchon a raison dans son analyse : les repères sont brouillés. Le PS, c'est pas la gauche ? Le Front de Gauche, c'est l'extrême gauche ? Et les centristes, c'est pas la droite ? Et Estrosi qui rejoint certains arguments du Front de Gauche au cours du débat de ce soir sur BFM-TV : alors, l'UMP c'est du libéral ou du social ? Et le candidat des invisibles, c'est Jean-Luc ou la-fille-à-son-père ? Etc. Etc.
    En somme - et notre candidat comme nous autres, dans nos discussions quotidiennes, devrons le répéter et le marteler - le choix dans la présidentielle à venir doit donc être présenté non pas entre "la droite" et "la gauche" mais avec le genre d'alternatives suivantes : "pour les plans d'austérité, comme en Grève, avec les mêmes résultats ou pour la relance économique ?", "pour la rigueur budgétaire et le gel des salaires ou pour une politique de redéploiement des services publics ?", "pour la loi des marchés financiers ou pour la loi des états ?" etc.
    C'est dans les orientations concrètes que nous devons toucher l'électorat, pas dans les étiquettes traditionnelles, sinon beaucoup continueront, en toute bonne foi, à croire qu'ils votent à gauche avec Hollande ou qu'ils votent pour le peuple avec LePen.

  27. Hold-up dit :

    @ 69 numero ouno - Guy Bedos a toujours été assez critique vis à vis du PS même s'il était l'un de ses soutiens inconditionnels. Il pointait souvent la pente vers laquelle ce parti supplétif des marchés financiers est en train actuellement de dévaler à vitesse " grand v " - Personnellement je me réjouirais à l'heure où Alain Wauquiez veut réserver les HLM "à ceux qui travaillent " et tandis que M. Hollande applaudit à Mario Monti et veut en finir avec la retraite à 60 ans, que M. Bedos nous rejoigne. Mais ceci étant dit, il faut poursuivre notre réflexion au delà du "show-bizz " et de l'univers télévisuel. L'espace médiatique à l'heure d'Internet n'est plus central et ce blog où les photos montrent des personnes œuvrant au travail nous montrent les pistes d'avenir. C'est le peuple dans toute sa bigarrure, sa patience et ses exploits qu'ils nous faut montrer. Il n'y a pas que les " amuseurs publics " et autres
    " chansonniers " qui doivent faire leur "one man show" et leur annonce publique sympathico- politique. Faire apparaître toutes et tous les invisibles c'est faire mentir la télévision et les sondages ! A nous de les convaincre.

  28. le Prolo du Biolo dit :

    @ - 47 - A-J Holbecq

    Réf.: l'argent épargné sera aussi investi dans l'économie.

    "Mais l'argent épargné est recyclé pour "travailler" /.../ Si ce n'était pas le cas aucune banque ne paierait d'intérêts aux épargnants".

    Le problème est peut-être qu'il n'est pas toujours (pas souvent ?) recyclé pour travailler dans l'économie réelle, et que l'intérêt que les banques versent aux épargnants n'est souvent issue que d'une bulle spéculative.

    Et en ce sens on peut dire que l'argent épargné est de plus en plus souvent stérilisé et inutile pour l'activité, et qu'il vaudrait mieux parfois pour l'Economie qu'il soit dépensé et "consommé".

  29. labadie dit :

    Bravo pour votre émission face à Escosie.

    Vous avez été bon face à ce professionnel de la non réponse, qui parle beaucoup en brouillant les pistes pour empêcher les autres de parler.

    Je pense qu'il a appris ça à l'E.N.A comme les autres?

  30. Marco dit :

    Sur bfm tv il a été opposé par Mazerolle à Jean-Luc Mélenchon "qu'on ne peut pas dépenser plus que ce que l'on possède" (classique...). Jean-Luc Mélenchon a répondu que "si on encaisse plus on peut dépenser plus" (ok c'est clair...).

    Mais j'aurais aussi aimé entendre (si les journalistes lui en avait laissé le temps probablement) que cette pseudo évidence envoyée par Mazerolle ne s'applique pas à un état. Qu'un état n'est pas un ménage. Qu'un état qui a tous les attributs de la souveraineté a notamment le contrôle de l'émission monétaire (la banque centrale peut préter directement au trésor). Et que cela peut être une bonne politique et aussi un élément important de correction du système (par exemple à travers un peu d'inflation, ou du 100% monnaie) pour empécher la captation de la plus value par le secteur financière et le réorienter vers l'investissement productif et les salaires.
    On ne doit plus laisser passer cette affirmation que un état comme un ménage ne peut pas dépenser plus que ce qu'il possède car on accepte déja partiellement le cadre de pensée (faux) de l'adversaire.

    Avons nous tous tellement intériorisé cette fausse évidence ? Ou il y quelque chose que je n'ai pas compris ?

  31. Pouet dit :

    Voici les témoignages d'élèves en grande école, futurs ingénieurs "Comment je vais faire pour vivre avec un salaire en début de carrière, ce n'est pas suffisant, j'aurai jamais assez pour payer mon loyer, mes charges, ma nourriture et tout le reste?!", pour information le salaire moyen à la sortie de mon école est de 2500€ net.
    Et un autre qui me dit "Pourquoi tu te plains au sujet des vacances, si tu as travaillé deux mois alors que j'étais en vacances c'est un choix"
    Et celle là est collector: "Si le gouvernement prend ces mesures, c'est qu'ils ont leurs raisons et que c'est pour notre bien"
    C'est pour illustré qu'il est assez difficile de comprendre dans quel monde certaines personnes vivent...

    Moi aussi je vous attends avec impatience le 14 janvier à Nantes. Je distribue votre programme aux élèves qui se disent socialistes autour de moi et j'essaie de les convaincre de venir assister à votre meeting. Toutefois je n'ose pas vraiment parler politique avec les élèves qui s'affichent ouvertement UMP ou FN (qui sont très majoritaires autours de moi).

  32. Guilloux dit :

    Un excellent billet de Jean-Luc Mélenchon qui décrypte parfaitement les enjeux de la campagne et qui est le seul candidat à avoir compris et pris la mesure du moment historique, dramatique, que nous vivons actuellement. Je pense effectivement que l'une des clés de l'élection de 2012 réside dans le basculement des indécis de gauche dans le camp du FdG. Ces derniers ont parfois un a priori défavorable à l'égard de Jean-Luc Mélenchon dans la mesure où il reste sur l'image caricaturale qu'en donne, à dessein, les médias. Pour peu, qu'avec nos conseils, ils se donnent la peine de lire ou d'écouter ses propos et son programme et leur perception change complètement, un vote FdG devient alors possible.

  33. jacques bounoume dit :

    Quand je vois et surtout que quand j'entends cette mafia politique et médiatique se vautrant dans le fric et nous donnant des leçons à longueur d'antenne, ces marionnettes aux ordres des ultra-riches, la moutarde me monte au nez !
    Foutons les dehors avec fracas!
    Puis faisons le ménage en grand,toutes fenetres ouvertes,faisons le travail qui n'a pas été fait en 1945!
    Les puissances de l'argent,les descendants de la synarchie, veulent nous imposer leur dictature encore une foi ! Brisons leur les reins! Rétablissons la République ! L'eau tiede n'est plus de saison!
    Dans le calme,en bons pères de famille,sans une goutte de sang ni rien qui ne soit contraire à nos principes,mais sans faiblesse ni oubli!
    Parce qu'eux nous font une guerre totale depuis quelques années,le programme du CNR n'est pour eux qu'une facheuse parenthèse dont ils sont décidés à se débarasser.

  34. Hold-up dit :

    86 - Jacques bounoume - Oui, leurs attaques contre le CNR et toutes les valeurs humaines qu'il induisait, prouvent que nous sommes entrés dans le " Libéralisme de Guerre ". La crise financière internationale est là et les néolibéraux tentent de sauver les meubles dans la tourmente. Il y a 5 ans je me disais que Sarkozy allait finir comme Guizot. En fuite, avec le peuple français à ses trousses ! Il n'en est pas loin. Poursuivons-le ! Votons pour le Front de Gauche en 2012 !

  35. rom dit :

    l'aile ou la cuisse ?

    je pensais vraiment que les USA avaient donné un mot d'ordre de plomber la l'Europe économiquement grâce a leurs agences de notation.
    mais je ne m'attendais pas à ce qu'ils le fassent de façon autant contre productive. ou alors ils sont persuadés que quelle que soit la politique Française, l'Europe coulera.
    déclencher une telle artillerie sur des banques et entreprises Françaises avant les présidentielles me parait être contre productif pour le politique de droite de base.
    le risque de soulèvement par les élections sera d'autant plus grand.
    et le rapprochement des USA et de l'Europe dans un grand bloc "occidental" impérialiste pour 2015 risque d'être d'autant plus compromis si la France se rebelle.
    si ils intensifient le tir, il pourrait y avoir des licenciements massifs et plusieurs plans de super austérité avant les présidentielles, accompagnés de grèves dures.
    je ne vois pas bien en quoi la droite serait avantagée juste avant les élections.

    je suis un peu perdu la j'avoue.
    mais bon, tant mieux si j ose dire.
    l’Europe et la France foncent droit dans le mur.
    sur cette trajectoire politique, aucun avenir.
    autant la mettre le plus a genou avant les présidentielles du coup, vu que c'est inévitable.
    ça nous fera d'autant plus de bulletins de vote.

  36. Dim dit :

    Bonsoir,
    Je suis ravi de voir la place qu'a pris le thème du protectionnisme à l'échelle européenne dans l'émission de ce soir sur BFMTV, les gens n'en peuvent plus de la chanson de" la mondialisation heureuse" et du refrain "le libre échange c'est la paix, le protectionnisme, c'est la guerre". C'est malheureusement dommage que ce thème fasse débat dans "l'autre gauche".

  37. Julien dit :

    Bravo M. Mélenchon pour votre prestation sur BFMTV.
    Vous auriez pu cependant envoyer Mazerolles au bois quand il vous a interpellé sur votre positionnement de centriste au sujet de la grève des transports aériens.
    En effet, il vous a demandé de quel côté vous étiez. Celui des grévistes ou celui des clients "pris en otage" ? (combien je déteste cet élément de langage obscurantiste - au point que chacun se l'approprie - tant il désigne en filigrane, les mouvements sociaux comme autant d'actes terroristes).

    Alors, M. Mélenchon, êtes-vous un terroriste ou bien une victime ?
    J'ai mon avis sur la question, et quand je dis que vous auriez du envoyer Mazerolles au bois, c'est bien que de façon implicite, il mettait dos à dos (comme il convient de le faire) des grévistes et des usagers... Des hommes qui luttent et d'autres qui voudraient ne pas avoir à lutter... Il participe par la simple formulation de sa question, à la division du peuple et au renforcement de l'individualisme de tout un chacun.

    Vous avez pris de la hauteur en évoquant les responsabilités de la direction, mais vous auriez pu l'interpeler sur ses responsabilités quant à sa lecture de la situation, et de ses protagonistes.
    Cette question, comme elle était formulée, était indigne. Indigne de ses spectateurs et indigne de vous.

    Rendez-nous solidaires! Merci.

  38. bonjours à tous et à toutes,
    @ Julien,
    Poser la question à JL Mélenchon n'est pas très sympa.Sa position me semble cohérente avec sa pensée jusque là c'est à dire qu'effectivement le mouvement est légitime voir nécessaire mais que de l'autre coté des gens se sont saignées voir endettées pour pouvoir passer des vacances et cela est aussi légitime et nécessaire.Comment prendre parti ? Le seul vrai coupable n'est pas cité une fois de plus ?Les gros patrons qui se sont une fois de plus gavés avec le marché de la peur.C'est eux qui exploitent pour des salaires de misère ces personnes qui ne demandent qu'à faire en sorte que les passagers puissent prendre leur avion tranquille et heureux de leur vacances.

  39. citoyenne21 dit :

    Entièrement d'accord avec thierryjay93, notre candidat est certainement en réalité au delà de 10 % dans les intentions de vote ! mais motus et bouche cousue, consignes ont été données de cacher le résultat, vous imaginez le risque qu'ils courraient d'annoncer cela ! ! Sinon les salles ne seraient pas archi combles à chaque meeting et les bouquins ne se vendraient pas et ce n'est que le début car beaucoup de gens ne s'intéressent sérieusement aux candidats qu'un mois avant les élections ! je m'en aperçois quand j'en parle autour de moi, en leur demandant si ils savent déjà pour qui ils vont voter, la réponse est "c'est encore trop tôt, je verrai ça le moment venu" ! et c'est vrai que ca passe mieux en disant, "soit tu es pour la rigueur, tu votes Hoillande, Sarko ou cie, soit tu ne veux pas la subir et tu votes Mélenchon" ! là ça parle bien et plus on voit les ravages de la rigueur imposée dans les autres pays, plus les français que j'espère pas totalement maso ni résignés, n'auront qu'une seule envie, ne pas être les prochaines victimes !

  40. brelge dit :

    Les instituts de sondages sont les agences de notation de l'opinion. Même prétention à donner la température en faisant monter la fièvre, mêmes méthodes de potaches à l'andouillette, même vocation à se remplir les fouilles au passage. Question : on sait qui paye les instituts de sondages. Mais qui paye les agences de notation ?

  41. Gilles06 dit :

    "On ne construit pas une entreprise sur le confort de ses salariés" ; voilà ce qu'a répondu un entrepreneur à l'un de ses employés cours d'une conversation sur le rythme de travail et la rémunération.
    Cette phrase résume à elle toute seule les rapports de prédation et de force qui s'exercent entre humains, dès que le contexte politique l'y encourage.
    Je plains Eva Joly de découvrir que "la France est malade du chômage", car ce dernier n'est pas la maladie, mais bien le moyen de coercition poussant les salariés à s'appauvrir, le rendant ainsi indispensable au mécanisme d'exploitation d'autrui.
    Le chômage n'étant plus un objectif affiché de lutte dans les programmes présidentiels (hormis le FdG qui préconise une transformation profonde de l'activité productive), j'en déduis que la production de chômeurs et le sous - investissement ont atteint un point d'équilibre qui maximise un pouvoir politique fondé sur la domination, sans partage.

  42. CN46400 dit :

    Bravo pur la prestation de Jean-Luc Mélenchon sur BFM (J'ai pas vu le débat avec Estrosi, mais apparemment je n'ai rien perdu- la droite UMP a décidé de torpiller systématiquement tous les débats avec la gauche. Tant que les meneurs d'antenne ne prendront pas des dispositions pour garantir à chacun un temps de parole équitable, on n'en sortira rien de valable pour les auditeurs)

    Au sujet des retraites, il faut, à mon avis, mettre tout le monde devant l'alternative suivante: Que préfère-t-on, des vétérants qui jouent tranquillement à la pétanque dans le square ou bien des juniors qui tiennent les murs des halls d'immeubles en fumant du H? Parceque, et tous les patrons le disent, il y a un lien de cause à effet entre le recul de l'âge de la retraite et l'embauche des jeunes. Et si en Allemagne, cela se passe apparemment mieux, c'est parcequ'il y a beaucoup moins de jeunes sur le marché du travail qu'en France!

  43. Sylvain dit :

    Bonjour! Eva Jolly et Jean Luc Mélenchon se réunissent autour de la dette!...peut-être l'embryon d'un petit quelque chose à venir?

  44. Re bonjour à toutes et à tous,
    Je viens de discuter avec une personne que j'essaye de convaincre et cette personne m'a rappelé le cas Molex et les propos de Mr Estrosi concernant le representant syndical.Et là que dire OUPS qui a raison ?Aucune réponse aussi je pense camarades que la force du front de gauche c'est les idées,les propositions, les femmes et les hommes mais aussi une certaine valeur de l'honnêteté.J'ai adhéré aux idées du front de gauche en espérant qu'ils n'ya pas trop de pourris qui ne pense qu'a leurs intêréts personnels et que beaucoup d'entre nous sont dans le même cas aussi si certains ont des information sur la vérité de Molex mais surtout sur l'attitude de son represantant syndical qu'ils veuillent bien le dire merci car nous devons être encore plus irréprochable que tout ces personnes qui ne prêchent que pour un poste et une rente à vie.

  45. Bernard SAUVAT dit :

    Bonjour, je reçois ce texte ce matin :
    Tous fichés !
    Alors que le Sénat l'avait supprimée, la majorité présidentielle de l'Assemblée nationale, toujours aux ordres du pouvoir exécutif, a, par un amendement, rétabli une disposition qui autorise la création d'un fichier centralisé des nouvelles cartes d’identité dotées de puces électroniques.
    A terme, l'ensemble de la population française verra donc ses données biographiques et biométriques d’identité (état civil, adresse, taille, couleur des yeux, empreintes digitales, photographie) fichées au ministère de l’Intérieur. Une disposition démesurée et dangereuse pour les libertés publiques, unique dans les pays démocratiques et qui laisse la porte ouverte à toutes les dérives.
    Ce choix, sans justification raisonnable, est dans la continuité de la politique de surveillance généralisée des citoyens menée par les gouvernements de droite successifs qui, en moins de dix ans, ont fait voter pas moins de 42 lois sécuritaires et doublé le nombre de fichiers de police.
    Nous ne pouvons accepter cette politique de fuite en avant irrationnelle et nous militerons pour l’abrogation de cette disposition autoritaire.
    Paris, le 16 décembre 2011.
    Ligue des Droits de l'Homme
    Syndicat des Avocats de France
    Syndicat de la Magistrature
    Quelle est la position du Front de Gauche et que sera sa réaction quand il aura été élu?

  46. A-J Holbecq dit :

    @71 Alexos
    @80 le Prolo du Biolo

    Ce que je veux dire, sans vouloir poursuivre un débat ici, c'est que, épargne ou pas épargne (puisque l'INSEE considère que le ralentissement économique est du à l'épargne),on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif, c'est à dire que si les salaires sont insuffisants, si la confiance dans l'avenir et dans un "ascenseur social" disparait, si les entreprises estiment qu'elles n'auront pas assez de débouchés, personne n'investira et les banques n'auront pas de demande pour les crédits qu'elles seraient prêtes à distribuer... tout cela engageant un cycle néfaste de récession avec effectivement une épargne morte; mais c'est la conséquence, pas la cause!.
    Actuellement les capacités de production sont en moyenne utilisées à 70%.

    Lorsque le privé a peur, c'est au "public" d'engager, par ses commandes au privé, le cycle vertueux de la croissance, laquelle peut tout à fait être une croissance " écologique " (privilégiant les économies d'énergie et de matières premières). Mais on nous dit "l'Etat n'a pas d'argent!"... c'est ce contre quoi je m'insurge car, outre la répartition fiscale, si l'Etat n'a pas d'argent c'est qu'il s'est interdit lui-même d'en créer (loi de 73, article 104 de Maastricht, article 123 de Lisbonne), en laissant au banques commerciales (et privées) non seulement le droit de créer de la monnaie privée mais aussi en leur donnant l'exclusivité totale de toute création monétaire.

    Comme je l'ai déjà écrit plusieurs fois ici, une création monétaire ne "coûte" rien et n'est pas inflationniste lorsque les capacités de production (main d'oeuvre, outillage, friches, etc) sont loin d'être "au taquet" et qu'il reste des besoins collectifs non satisfaits. J.Généreux s'est exprimé dans le mêmes sens dernièrement.

    Par contre, et il faut en tenir compte, les "fuites" (déficit du commerce extérieur) finissent par accumuler la dette publique et la dette privée;...

  47. Sylvain dit :

    Tiens, comme c'est Noël j'ai envie de faire un cadeau aux rapaces de la finance en virant des fonctionnaires: Sarkozy et les sbires de son gouvernement minable, ramassis de pleutres sans idées et sans avenir!

  48. Pulchérie D dit :

    A propos des " provocateurs et des barbares, spécialistes des coups bas et des injures,"
    J-LM nous dit " être frappé par la violence d’un Alexandre Adler, ardent relais des campagnes des campagnes des agences d’influences nord-américaine."
    On se demande comment ce bonhomme, qui sûrit en vieillissant, dont on se débarasse successivement, au Courrier International, à Libération, au Monde, à France-Culture, soit encore invité sur les plateaux de télévision.

    En juin 2005, dans le Diplo, Mathias Raymond dépiste déjà les incohérences du bonhomme.
    Le 3 mai 2001, dans le Courrier Intern., Adler n’hésite pas à voir dans le triomphe de Berlusconi « une catastrohe morale. » Mais 20 jours après cette exécution, il écrit dans l’Expansion : « La victoire totale de Berlusconi permet de liquider enfin la Ligue (...). C’est en soi une victoire de la démocratie. »

    En tant qu’historien sorti de la rue d’Ulm (!), il commet en 1998 un condensé de l'histoire du XXe siècle italien qui scandalisera l’Italie et sera réfuté point par point dans le Corriere della Sera.
    Il n’hésitera pas à maquiller l’histoire des USA dans ses démêlés avec le Canada au XIXe siècle pour exalter la noblesse des Américains.
    Quant aux références (si importantes en sciences, et en histoire en particulier), il s’en sert rarement.
    Les qualificatifs utilisés par ce Pic de la Mirandole pour désigner les gens de gauche, sont parfois drôles : ainsi, il cite le brejnevien Daniel Mermet, Chavez est un populiste quasi-fasciste. Les altermondialistes sont les ennemis de la liberté !

    Pour Adler, les armes de destruction massive ont bien existé en Irak, mais on ne les a pas trouvé en 2003, parce qu’enterrées très profondément…
    Adler apparaît de plus en plus comme un problème psychiatrique qu’il faut faire connaître en tant que tel.

  49. Michel Matain dit :

    74 thierryjay93
    Autrement dit, Jean-Luc Mélenchon est d'ores et déjà au-dessus de 10 % mais tout est fait pour empêcher que la dynamique constatée sur le terrain (succès des réunions et meeting du Fdg, progrès des idées défendues par le FdG, et accueil de plus en plus favorable des citoyens lors des diffusion de tracts, excellente audience lors des passages de Jean-Luc Mélenchon) ne se traduisent dans les sondages

    Complètement d'accord. Je pense que les sondages vont nous faire trainer en bas de l'échelle le plus longtemps possible. Plus tard les agences commenceront à rectifier pour ne par perdre totalement leur crédibilité par la suite.

  50. thierryjay93 dit :

    @ Sylvain 95

    Vous dites "Eva Jolly et Jean Luc Mélenchon se réunissent autour de la dette !...peut-être l'embryon d'un petit quelque chose à venir?"

    Tout rapprochement entre Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon est impossible avant le 1er tour.

    Pourquoi impossible ?

    Non pas qu'Eva Joly soit elle-même opposée à un tel rapprochement mais elle est prisonnière d'un mouvement EELV qui éclaterait à l'instant même où ce rapprochement serait annoncé.

    Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé, carriéristes et apparatchiks de la pire espèces ne concoivent leur avenir politique que bicheronnés par le PS

    Daniel Cohn Bendit ne conçoit pas l'avenir européen hors des traités actuels et futurs de l'UE et pour lui, le capitalisme vert est son slogan. Enfin, son tropisme centriste et son anticommunisme primaire s'opposent à ce rapprochement.

    Enfin, rajoutons toutes les personnalités ayant en perspective une écharpe de député en raison de l'accord électoral avec le PS, cela fait beaucoup de monde chez les élcolos qui pour des raisons essentiellement politiciennes s'opposeraient à Eva Joly.

    Bref, le parti EELV est aussi mal en point que le PS, ils préfèrent perdre leur âme que perdre les élections.

    Eva Joly, en effet, est sûrement avec quelques rares autres, l'exception à la règle.


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