Lundi 21 novembre, le candidat du Front de Gauche était à la mi-journée l'invité d'Alain Marschall et d'Olivier Truchot sur RMC. Il a dénoncé les politiques de rigueur dans toute l'Europe ; le pouvoir augmenté des agences de notation comme Moody's qui se permettent de noter les dettes souveraines ; ainsi que les campagnes d'affolement sur le niveau de la dette en France. Sur le nucléaire, il a répété sa proposition de référendum.
Dimanche 20 novembre 2011, Jean-Luc Mélenchon était l'invité du journal télévisé de la mi-journée sur France 3. Parmi les sujets abordés dans l'actualité du moment, la transition énergétique et le référendum sur le nucléaire, le plan social chez PSA, l'accord entre EELV et le PS pour des circonscriptions législatives.
Danielle Mitterrand est entrée en résistance dès son plus jeune âge et elle n'a jamais quitté son poste de combat. Elle est un modèle féminin qui ne s'efface pas avec son départ. Son décès nous prive d'une avant garde de l'esprit et du coeur.
Nous l'aimions.
J’ai été absent de cet espace quatre jours. Des jours non seulement très agités mais passés pour partie sous la couverture, avec la fièvre. Cependant la barre a été tenue de main ferme y compris dans des petites tempêtes que me firent les dirigeants socialistes. Je prends prétexte de cette absence pour me permettre une note finalement très longue. Je n’évoque ni mon duel avec Copé sur France 2, ni mon rendez-vous sur France 3 qui va donner lieu à cinquante écoutes collectives recensées. Ni mon passage à Montataire dans l’Oise dont je reviens tout juste à l’heure où je boucle ces lignes. Faute de temps supplémentaire pour écrire. Il y est question, bien-sûr, de la colossale affaire du pédalo. Mais surtout de l’accord Verts-PS avec un premier petit décryptage. Désolé pour les très mauvaises nouvelles qu’il contient. Chacun pourra vérifier et éventuellement compléter. J’en profite pour rappeler que le Front de Gauche a fait une proposition de référendum sur le sujet. Et comme Cohn-Bendit défend aussi cette idée, j’insiste en faisant un rappel. Cette idée date de 1981. Les 110 propositions. Un programme voté par une majorité un certain 10 mai. Avec quarante ans de retard on pourrait tenir parole, non ? Vous lirez ça. Pour ne pas en rester sur du triste, je vous livre une série de remarques sur le nouveau scénario Négawatt que j’avais mise de côté il y a quelques temps. L’affaire du pédalo revient à la fin de la note. Mais pour philosopher un peu.
Dans son édition du vendredi 18 novembre 2011, l'Humanité a organisé une interview croisée entre Jean-Luc Mélenchon et des syndicalistes des entreprises Fralib et Still-Saxby.
Chez Fralib comme chez Still, vous combattez la décision de grands groupes (Unilever dans le premier cas, Kion dans le second), auxquels vous appartenez, de fermer vos usines, en contestant les fondements mêmes de ces choix. Pourquoi ? Olivier Leberquier. Dans notre groupe, les effectifs en France sont passés, dans les dernières décennies, de 12 500 à moins de 3 000 salariés. On a été de restructuration en restructuration. Dès l'annonce de la fermeture de Fralib, la logique, pour nous, était de se battre, non pour obtenir de quelconques indemnités de licenciement, mais pour le maintien de l'activité et des emplois qui vont avec, seul moyen de conserver la possibilité pour nos familles de vivre dignement. Nous avons fait la démonstration que, contrairement à ce que dit Unilever sur notre entreprise, elle est très rentable. En fait, ils ont monté complètement artificiellement le projet de fermeture, parce qu'ils veulent toujours plus de profits. Nous disons qu'à un moment donné, il va bien falloir que quelqu'un les arrête. Ou alors on continue à baisser la tête, et à les laisser nous prendre tout, alors qu'ils nous ont déjà pris beaucoup : en 1989, le salaire d'entrée chez Fralib était 46 % au-dessus du Smic ; en 2009, au niveau du Smic. Dans le même temps, ils ont augmenté la productivité par salarié de plus de 50 %. Et ça ne leur suffit pas : ils veulent continuer à vendre la marque Éléphant, vendue exclusivement en France, mais ils ne veulent plus la fabriquer ici, mais en Pologne. Nous disons donc : « Ça suffit ! »